jeudi 27 mars 2014

Yussef Sami Shawamreh, 15 ans, tué de sang-froid par l’occupant

jeudi 27 mars 2014 - 07h:20
Al-Akhbar
Les forces d’occupation israéliennes qui ont abattu un adolescent palestinien en Cisjordanie la semaine dernière, ont utilisé un feu direct, sans avertissement, contre les jeunes innocents à la recherche de racines comestibles, a déclaré mercredi un groupe israélien de défense des droits de l’homme.
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Les membres de la famille de Youssef Sami Shawamreh, âgé de 15 ans et abattu par les troupes israéliennes d’occupation, l’étreignent une dernière fois lors de ses funérailles dans le village de Deir al-Asal al-Tahta en Cisjordanie, le 19 mars 2014 - Photo : AFP/Hazem Bader
Après avoir enquêté sur la mort 19 mars, du jeune Youssef Sami Shawamreh, B’Tselem a déclaré qu’il n’avait trouvé aucun élément de preuve pour soutenir la version de l’armée selon quoi les troupes avaient ouvert le feu sur des jeunes qui « sabotaient » le mur d’apartheid en Cisjordanie.
B’Tselem a déclaré que la principale responsabilité de la mort de l’enfant reposait sur les commandants de l’armée qui ont approuvé l’utilisation de tirs directs sur ​​un site où il est connu que les villageois de Deir al-Asal al-Tahta vont ramasser des plantes sauvages sur leurs propres terres.
Une porte-parole de l’armée avait prétendu devant l’AFP que les soldats avaient repéré trois Palestiniens vandalisant le mur, disant qu’ils les avaient « avertis verbalement » avant de tirer des coups de semonce en l’air, puis à hauteur des jambes.
Mais la famille Shawamreh et les témoins disent que l’adolescent était à la recherche de gundelia, une plante de la famille des chardons utilisée dans la cuisine.
B’Tselem a déclaré que la fusillade s’est produite dans une zone où il y a une large brèche dans la barrière et où les familles vont régulièrement rechercher des plantes comestibles sur leur propre terres agricoles.
« Les deux jeunes survivants ... ont entendu trois ou quatre coups de feu alors qu’ils descendaient sur la route, et sans avertissement préalable », a déclaré le rapport.
Youssef Shawamreh, qui a été gravement blessé mais qui n’a pu être transporté par une ambulance que quelques 30 minutes plus tard, a été déclaré mort à son arrivée dans un hôpital israélien.
L’ONG a déclaré que ses conclusions étaient « très « différentes » de la version de l’armée.
« Les jeunes n’ont fait aucune tentative de vandalisme, ils ont traversé le mur par une brèche existant depuis longtemps, et les soldats n’ont pas appliqué la procédure de l’arrestation de suspects, tirant sur Shawamreh sans avertissement préalable, » dit le rapport.
Les troupes d’occupation dans le secteur étaient « parfaitement au courant » depuis deux ans que les Palestiniens franchissaient la barrière « pour chercher des gundelias sur leur propre terres agricoles, » dit B’Tselem.
Le rapport ajoute que l’utilisation de tirs directs a démontré « un manque cynique de préoccupation pour la vie d’un adolescent palestinien . »
Deux jours plus tôt, des soldats avaient kidnappé quatre adolescents dans le même endroit, les tabassant et leur confisquant des plantes qu’ils avaient cueillies.
« La décision de monter une embuscade armée à un point de la barrière connue pour être traversé par des jeunes, qui ne représentent aucun danger pour quiconque et qui vont récolter des plantes, est très discutable, » dit le rapport, notant que les commandants en faute restaient « extrêmement discrets ».
« La responsabilité première de ce meurtre appartient aux commandants qui ont envoyé des soldats faire une embuscade armée », a déclaré la responsable de B’Tselem, Jessica Montell, dans une déclaration qui exhortait la police militaire à examiner si les commandants devaient « assumer une responsabilité pénale personnelle » pour l’assassinat de Youssef Shawamreh.
26 mars 2014 - Al-Akhbar - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-Palestine.eu

Tsahal responsable de la mort d’un jeune palestinien qui ramassaient des plantes

Les soldats d’occupation israélienne qui ont tué un adolescent palestinien en Cisjordanie la semaine dernière ont utilisé des balles réelles, sans avertissement, contre des jeunes qui ramassaient des plantes, a affirmé mercredi l'ONG israélienne B'Tselem.
Après avoir enquêté sur les circonstances de la mort de Youssef Sami Chawamreh, âgé de 15 ans, le 19 mars, B'Tselem a expliqué dans un communiqué n'avoir trouvé aucun élément permettant d'accréditer la version de l'armée israélienne selon laquelle les soldats avaient ouvert le feu sur des jeunes qui avaient "saboté" le mur de séparation avec l’entité sioniste, dans le sud de la Cisjordanie, près du village palestinien de Deir al-Asal al-Tahta.
"Les jeunes n'ont pas tenté d'endommager la barrière, ils utilisaient un passage (dans la barrière) qui existait depuis longtemps et les soldats n'ont pas utilisé la procédure d'arrestation de suspect, tirant sur Chawamreh sans avertissement", souligne B'Tselem.
"Ce recours à des balles réelles démontre un mépris cynique pour la vie d'un adolescent palestinien", déplore l'association.
Les commandants militaires qui ont ordonné des tirs à balles réelles dans une zone où les villageois de Deir al-Asal al-Tahta viennent ramasser des plantes sauvages sur leurs terres sont les premiers responsables de la mort de l'adolescent, accuse encore B'Tselem.
Interrogé par l'AFP, un porte-parole de l'armée, Aryé Shalicar, a prétendu qu'une enquête de la police militaire avait été ouverte sur la mort de Youssef Sami Chawamreh.
Selon la famille de Youssef Sami Chawamreh et des témoins, l'adolescent cherchait de la gundelia, un genre de chardon utilisé pour la cuisine locale.
L'édification de la barrière, baptisée "clôture de sécurité" par l’entité et "mur de l'apartheid" par les Palestiniens, a commencé en 2002.
Achevée aux deux tiers, elle doit atteindre à terme environ 712 km. Elle se trouve à 85% en Cisjordanie, isolant 9,4% du territoire palestinien, dont Jérusalem-Est, selon l'ONU.
La Cour internationale de justice (CIJ) a jugé le 9 juillet 2004 sa construction illégale et exigé son démantèlement, de même que l'Assemblée générale de l'ONU.

Boycott d’Israël : le célèbre King’s College de Londres vote le BDS

La campagne d’isolement d’Israël vient de marquer les esprits, outre-Manche, après que les étudiants du célèbre King’s College, de Londres, réunis en assemblée générale, ont adopté une motion BDS.
Près de 600 étudiants ont pris part à la délibération, signe d’une préoccupation importante face aux souffrances endurées par le peuple palestinien, même si les effectifs globaux de l’Université sont évidemment bien plus importants.
Et une nette majorité a voté en faveur de la motion.
Dans un communiqué, ses promoteurs soulignent qu’il s’agit maintenant de faire pression sur la direction de l’Université elle-même.
Les premiers objectifs à atteindre, indiquent-ils, concernent le désinvestissement, de la part de King’s College, d’entreprises compromises avec l’apartheid israélien. Sont notamment cités le conglomérat d’origine française Veolia (qui assure toujours des services aux colonies de Cisjordanie), et la multinationale de « sécurité » G4S, qui dispense ses talents dans les check-points et prisons israéliens.
CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com 

Jérusalem : vague d’arrestations d’avocats palestiniens

Alors que les rafles ne cessent de s’étendre en Cisjordanie –avec l’arrestation de nombreux jeunes du camp de réfugiés d’Aïda (Bethléem) pour ne citer qu’un exemple récent- Israël multiplie maintenant les arrestations d’avocats palestiniens.
L’agence Ma’an fait ainsi état du piège tendu mercredi à l’avocat de Jérusalem Amr Iskafi. Convoqué mercredi pour interrogatoire par des agents du Shin Beth, l’avocat a été aussitôt placé en état d’arrestation, sans motif, et placé en détention.
Parallèlement, un tribunal de Jérusalem a prolongé la détention –toujours sans motivation ni mise en examen- de quatre autres avocats palestiniens : Nadim Gharib, Mahmoud Abu Sneina, Amjad Safadi et Shirin Issawi.
On sait que les avocats ne peuvent généralement pas grand-chose pour les milliers de Palestiniens arbitrairement condamnés et détenus par la puissance occupante. Mais pour Israël, les choses sont encore plus simples si les Palestiniens n’ont pas d’avocat du tout.
CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com 

Les négo­cia­tions au Proche-​​Orient sus­pendues à la libé­ration de pri­son­niers palestiniens

Laurent Zecchini, Le Monde, mercredi 26 mars 2014
Si l’enjeu n’était pas aussi déter­minant pour l’avenir de la popu­lation pales­ti­nienne, les trac­ta­tions diplo­ma­tiques qui s’intensifient à l’approche du 29 mars pour­raient paraître déri­soires. Soumis à une pression accrue de l’administration amé­ri­caine, Israé­liens et Pales­ti­niens dis­posent encore d’un peu plus d’un mois (jusqu’au 29 avril) pour tenter de se mettre d’accord sur un consensus minimal : la pro­lon­gation — au-​​delà de la période de neuf mois qui avait été convenue entre eux —, des négo­cia­tions sur les grands prin­cipes de l’accord-cadre pour la création d’un Etat pales­tinien, que doit leur pro­poser Washington.
Mais c’est en réalité fin mars que les choses vont se jouer : Israël doit relâcher le qua­trième et dernier contingent des 104 pri­son­niers pales­ti­niens qu’il s’était engagé à libérer au début de ce cycle de pour­parlers, en échange de l’engagement de l’Autorité pales­ti­nienne de sur­seoir à toute démarche visant à obtenir son adhésion à dif­fé­rentes agences des Nations unies, voire à la Cour pénale inter­na­tionale. 26 pri­son­niers pales­ti­niens, condamnés avant les accords d’Oslo (1993) doivent, en principe, être élargis à la fin de la semaine.
Mahmoud Abbas, pré­sident de l’Autorité pales­ti­nienne, assure que leur libé­ration n’est pas liée à la pour­suite des négo­cia­tions (il se réserve donc la pos­si­bilité de refuser la seconde), tout en laissant entendre que celles-​​ci seraient à coup sûr com­pro­mises si Israël renonce à libérer les pri­son­niers. Le sort des détenus dans les geôles israé­liennes a tou­jours été au cœur des pré­oc­cu­pa­tions de la société pales­ti­nienne (rares sont les familles qui ne sont pas concernées). L’insistance de M. Abbas se com­prend d’autant mieux qu’il ne peut se pré­valoir d’aucune autre avancée auprès de ses conci­toyens pour jus­tifier un pro­cessus de négo­cia­tions jusque-​​là stérile.
La « carte Pollard »
En Israël, de nom­breux res­pon­sables poli­tiques s’expriment sur le sujet : les plus modérés, comme la ministre de la justice Tzipi Livni, qui pilote les négo­cia­tions avec les Pales­ti­niens, sont d’avis de ne pas libérer les pri­son­niers si M. Abbas ne donne pas son accord pour pour­suivre les négo­cia­tions. Les plus ultras, comme Danny Danon, vice-​​ministre de la défense et chef de file de l’aile dure du Likoud, le parti du premier ministre Benyamin Néta­nyahou, sont opposés à la remise en liberté de « ter­ro­ristes ayant du sang sur les mains ». La décision est d’autant plus dif­ficile à prendre que M. Abbas exige que 14 Arabes Israé­liens (qui ont la natio­nalité israé­lienne) soient inclus dans la liste des 26 prisonniers.
Alors qu’il assure avoir reçu des assu­rances en ce sens de la part du secré­taire d’Etat amé­ricain John Kerry, le gou­ver­nement israélien dément l’existence d’une telle clause, et se réserve le droit de choisir l’identité des pri­son­niers libé­rables. Le dif­férend semble inex­tri­cable, sauf à jouer la « carte Pollard »… Jonathan Pollard est un citoyen amé­ricain inter­pellé en 1985 et condamné en 1987 à la prison à per­pé­tuité aux Etats-​​Unis pour espionnage au profit d’Israël. Sa libé­ration est demandée depuis des années par les Israé­liens : il est devenu une cause nationale.
Le mar­chandage diplo­ma­tique (offi­cieux) pourrait être le suivant : la libé­ration de Pollard en échange de celles des Arabes-​​Israéliens. Un tel accord semble très incertain, notamment parce que le pré­sident Barack Obama s’est tou­jours refusé à faire preuve de clé­mence en faveur de l’ancien ana­lyste de l’US Navy. Ces trac­ta­tions se déroulent dans la cou­lisse, mais sur fond de tension crois­sante en Cis­jor­danie, d’accélération de la colo­ni­sation dans les ter­ri­toires pales­ti­niens occupés, et alors que les posi­tions des deux parties sur leurs prin­cipaux désac­cords (le tracé des fron­tières, le droit au retour des réfugiés, la question de Jéru­salem, etc.) n’ont jamais semblé aussi éloignées.
John Kerry interrompt son voyage
Alors que M. Néta­nyahou continue d’exiger des Pales­ti­niens qu’ils recon­naissent Israël comme « Etat-​​nation du peuple juif », M. Abbas répète qu’une telle concession est hors de question. Outre le soutien de la Ligue arabe, il a reçu, mer­credi 26 mars, celui du sommet des diri­geants des pays arabes réunis à Koweït, qui ont affirmé « leur refus total et caté­go­rique de recon­naître Israël comme un Etat juif ».
Ce bras de fer entre Israé­liens et Pales­ti­niens devrait trouver son épi­logue dans les pro­chains jours : les seconds font monter la pression en menaçant de relancer leurs démarches onu­siennes si Israël ne libère pas les pri­son­niers. Ce scé­nario ne com­por­terait alors qu’une cer­titude : ce serait la fin de ce cycle du pro­cessus de paix. C’est pour cela que John Kerry, inter­rompant un voyage en Europe et en Arabie saoudite avec le pré­sident Obama, ren­con­trera Mahmoud Abbas, ce mer­credi à Amman (Jor­danie), dans ce qui res­semble à une réunion de la der­nière chance.

Proche-​​Orient : un échec des négociations mènera à plus de violences selon Kerry

AFP, LE Nouvel Observateur, jeudi 27 mars 2014
Amman (AFP) - Le secré­taire d’Etat amé­ricain John Kerry, en tournée jeudi en Jor­danie, a averti Israël qu’un échec des pour­parlers de paix avec les Pales­ti­niens pourrait conduire à davantage de vio­lences dans la région.
"L’alternative à la reprise des pour­parlers est le potentiel de chaos", a dit M. Kerry dans une interview dif­fusée jeudi soir par la deuxième chaîne israé­lienne et la télé­vision publique palestinienne.
"Est-​​ce qu’Israël veut une troisième Intifada ?", a-​​t-​​il ajouté.
La pre­mière intifada, un mou­vement d’insurrection des Pales­ti­niens contre l’occupation israé­lienne, a eu lieu de 1987 à 1993 et la seconde, très meur­trière, de 2000 à 2005.
M. Kerry a encore appelé à "résoudre la question des colonies (…) et mettre fin à la pré­sence per­pé­tuelle des soldats israé­liens en Cisjordanie".
"Autrement, il y aura un sen­timent croissant(chez les Pales­ti­niens, NDLR) qu’on ne peut pas par­venir à la paix avec une direction engagée à la non-​​violence, et on pourrait se retrouver avec une direction engagée à la vio­lence", a-​​t-​​il prévenu.
M. Kerry se trouvait jeudi à Amman dans le cadre d’une tournée qui l’a conduit mer­credi à Jéru­salem et en Cis­jor­danie lors de laquelle il s’est efforcé de convaincre Israé­liens et Pales­ti­niens d’aller de l’avant dans les négo­cia­tions qui tra­versent une grave crise.
Lors d’une confé­rence de presse avec son homo­logue jor­danien Nasser Joudeh, M. Kerry a assuré que les négo­cia­tions avaient fait "des progrès impor­tants dans quelques domaines".
Il a cependant refusé de révéler aux jour­na­listes tout détail sur ces progrès, suite à l’engagement de toutes les parties de main­tenir un black-​​out sur ces pourparlers.
"Nous avons éclairci cer­tains points" du pro­cessus de paix. "J’en suis satisfait", a déclaré M. Kerry à l’issue de sa ren­contre avec le roi Abdallah II.
"La chose la plus impor­tante est la confiance qui vous est accordée" à l’échelle inter­na­tionale, lui a dit le roi.
Mais alors qu’il s’est dit "abso­lument" convaincu qu’un accord final sur tous les sujets dif­fi­ciles pouvait être signé, M. Kerry n’a pas écarté dans le même temps la pos­si­bilité de conclure, d’abord, un accord intérimaire.
La presse israé­lienne avait évoqué une nou­velle approche de Washington qui pourrait pré­senter aux deux parties une pro­po­sition pour par­venir à un accord inté­ri­maire, des affir­ma­tions qu’avait caté­go­ri­quement démenties M. Kerry jusqu’à présent.
Navettes entre Israéliens et Palestiniens
Cela "pourrait constituer un pas" mais "seulement si cela com­prend le concept de statut final (…) Vous ne pouvez pas juste faire un accord inté­ri­maire et pré­tendre régler le pro­blème", a-​​t-​​il dit jeudi à la presse.
"Si vous laissez les prin­cipaux sujets traîner, (…) de mau­vaises choses arri­veront dans l’intervalle qui ren­dront encore plus dif­ficile l’obtention d’un statut final", a-​​t-​​il poursuivi.
Après une ren­contre mer­credi à Bethléem, en Cis­jor­danie, avec le pré­sident pales­tinien Mahmoud Abbas, M. Kerry l’a vu de nouveau jeudi soir à Amman.
Il doit aussi s’entretenir une nou­velle fois ven­dredi matin avec le Premier ministre israélien Ben­jamin Neta­nyahu, après déjà deux ren­contres qui ont duré au total plus de sept heures entre les deux diri­geants mercredi.
Les négo­cia­tions de paix, qui ont repris fin juillet après qua­siment trois ans d’interruption en raison de pro­fonds désac­cords, se déroulent dans une atmo­sphère de crise, notamment après la relance de la colo­ni­sation israé­lienne en Cis­jor­danie occupée et à Jérusalem-​​Est annexée.
Un res­pon­sable pales­tinien avait annoncé mardi soir la sus­pension des dis­cus­sions face à "une offensive de colo­ni­sation sans précédent".
Selon des hauts res­pon­sables israé­liens, les diri­geants pales­ti­niens et les Etats-​​Unis auraient consenti taci­tement à une relance de la colo­ni­sation, contre la libé­ration de pri­son­niers pales­ti­niens. Ce que Washington et l’Autorité pales­ti­nienne ont démenti.
Les Pales­ti­niens réclament que les dis­cus­sions se tiennent sur la base des lignes anté­rieures au début de l’occupation israé­lienne en 1967, avec des échanges de ter­ri­toires équi­va­lents. Mais Israël veut que le tracé de la bar­rière de sépa­ration en Cis­jor­danie, qui isole 9,4% du ter­ri­toire pales­tinien, serve de base aux dis­cus­sions, selon les médias israéliens.
En outre, Israël exige de main­tenir une pré­sence mili­taire dans la vallée du Jourdain, ce que refusent les Palestiniens.

Colonies israéliennes  : trois ONG tirent la sonnette d’alarme

Françoise Germain-​​Robin, L’Humanité, jeudi 27 mars 2014
L’intensification de la colo­ni­sation et la vio­lence des colons menacent l’existence même de ceux qui vivent près des colonies, les­quelles s’étendent comme des ten­ta­cules étouffant tout  : la vie éco­no­mique, cultu­relle, fami­liale, mais aussi la santé phy­sique et mentale. Au point que depuis un an Pre­mière Urgence et Aide médicale inter­na­tionale (PU-​​AMI) est intervenu dans les 18 vil­lages les plus attaqués par les colons pour traiter la «  vraie souf­france psy­chique  » que pro­voque la vio­lence de ces derniers.
C’est parce que les choses s’aggravent à la vitesse grand V que, déro­geant pour la pre­mière fois à sa légen­daire dis­crétion, l’ONG a décidé, sous l’égide de l’Iris, d’alerter l’opinion. Alexandre Giraud, res­pon­sable des mis­sions de PU-​​AMI, précise que «  les attaques de colons ont aug­menté de 175 % entre 2006 et 2012  ». Il donne l’exemple d’Urif, où les paysans sont empêchés d’accéder à leurs champs par des colons qui ont incendié les oli­ve­raies et dont la der­nière dis­traction consiste à bom­barder de pierres l’école du village. En toute impunité, comme le montre une vidéo tournée par les vil­la­geois. «  Nous leur avons fourni des caméras afin de docu­menter les vio­lences subies  », explique Karem Jibran, de B’Tselem.
Dans la vallée du Jourdain, quasi fermée aux Pales­ti­niens, des vil­lages entiers, comme Jiftlik, sont sous un ordre de démo­lition. Rachel Gorel, de l’ONG pales­ti­nienne Al-​​Haq, renvoie aux conclu­sions du rapport de 2013 de l’ONU sur «  la vio­lence des colons et l’impuissance d’Israël à la com­battre  ». Elle pointe la res­pon­sa­bilité de l’UE, «  qui doit cesser tout com­merce avec les colonies  ». Pascal Boniface, de l’Iris, appelle en conclusion à exiger l’annulation de la cir­cu­laire tou­jours en vigueur de Michèle Alliot-​​Marie, cri­mi­na­lisant le fait d’appeler au boycott.

Abbas a insisté devant Kerry sur la libération des détenus par Israël

AFP
Le président palestinien Mahmoud Abbas a insisté, lors des discussions à Amman avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, sur la libération attendue de prisonniers palestiniens qu'Israël semble réticent à relâcher, a indiqué jeudi un responsable.
Un responsable américain à Amman a qualifié les discussions de MM. Kerry et Abbas mercredi soir de "constructives" et souligné que le chef de la diplomatie allait "rester en contact avec M. Abbas et le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans les prochains jours".
M. Kerry a interrompu mercredi une visite à Rome pour se rendre à Amman, où il a rencontré M. Abbas et le roi de Jordanie Abdallah II, afin d'empêcher un différend sur la libération par Israël d'un contingent de prisonniers de faire dérailler le processus de paix déjà dans l'impasse.
Lors de la rencontre, M. Abbas a "refusé tout compromis sur la libération du quatrième contingent de prisonniers" prévue le 29 mars, a déclaré à l'AFP un responsable palestinien sous le couvert de l'anonymat, à Ramallah en Cisjordanie.
"Il est prévu que M. Kerry mène des contacts avec la partie israélienne, en particulier avec M. Netanyahu en vue d'une réponse dans la journée ou demain sur cette question", a-t-il dit, répétant qu'en "cas de violation par Israël de l'entente sur les prisonniers" M. Abbas a évoqué une relance des "démarches d'adhésion aux organisations internationales".
Le président palestinien refuse également de discuter de toute autre question que la libération des prisonniers, jusqu'au 29 mars, y compris des propositions et des idées américaines sur un accord-cadre" avec Israël, a-t-il souligné.
"Il a dit à Kerry qu'il fallait maintenant libérer le quatrième groupe, qui comprend trente prisonniers, dont les noms ont été remis et la libération agréée, un par un, parmi lesquels 14 Arabes d'Israël, qui retrouveront leur maison en Israël", selon lui.
L'accord qui a permis la reprise en juillet des négociations de paix après trois ans de suspension prévoit la libération par étapes de 104 prisonniers palestiniens incarcérés avant les accords israélo-palestiniens de 1993, en contrepartie de la suspension de toute démarche palestinienne pour adhérer aux organisations internationales, y compris les juridictions à compétence mondiale.
Si les trois premiers contingents de 26 prisonniers chacun ont été relâchés, le gouvernement Netanyahu a indiqué qu'il pourrait annuler la quatrième vague, compte tenu de la dégradation du climat entre les camps, à l'approche de l'échéance des pourparlers le 29 avril.
Le contentieux porte également sur la liste des prisonniers, parmi lesquels 14 appartenant à la minorité arabe israélienne, que le gouvernement Netanyahu renâcle à relâcher, pour des motifs de souveraineté nationale. Il existe néanmoins des précédents, notamment en 2011 lors de l'échange d'un millier de détenus contre le soldat Gilad Shalit.

Israël: la grève des diplomates affecte une réunion à l'ONU

AFP
La grève des employés du ministère des Affaires étrangères a obligé jeudi le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, réuni à Genève, à adopter un rapport sur Israël en son absence.Le rapport, qui porte sur des recommandations en matière de droits de l'Homme, a été adopté à l'unanimité par les 47 membres du Conseil, en l'absence d'Israël (qui n'est pas membre mais qui a le droit de participer aux débats en tant que pays concerné).
L'adoption du rapport aurait dû avoir lieu le 20 mars, mais les débats avaient été reportés au 27 mars en raison de la grève des diplomates.
La grève des fonctionnaires israéliens se poursuivant, le président du Conseil, Baudelaire Ndong Ella (Gabon), a suggéré à Israël d'envoyer des fonctionnaires qui ne travaillent pas au ministère des Affaires étrangères ou de faire parvenir un message vidéo ou texte.
"Le 24 mars les autorités (israéliennes, ndlr) nous ont fait parvenir un courrier indiquant que la grève se poursuivait", a déclaré jeudi M. Ndong Ella devant le Conseil.
Dans cette lettre, dont l'AFP a lu une copie, les autorités israéliennes s'excusent pour les inconvénients causés par son absence à la réunion. Israël indique par ailleurs avoir passé en revue les 237 recommandations formulées dans le rapport le concernant et annonce accepter 105 d'entre elles, "partiellement ou totalement".
Plusieurs pays, dont Cuba, le Venezuela et Pakistan, ont critiqué l'absence d'Israël. Le représentant égyptien a accusé Israël de continuer à dénigrer et boycotter le Conseil des droits de l'Homme.
Israël avait coupé les ponts avec le Conseil en mars 2012 lorsque celui-ci avait décidé de lancer la première enquête internationale indépendante sur les conséquences de la colonisation israélienne dans les Territoires occupés.
Mais le 29 octobre dernier, Israël avait mis fin à ce boycottage en participant à une réunion du Conseil sur la situation des droits de l'Homme sur son territoire, un examen auquel tous les pays membres de l'ONU doivent se soumettre tous les quatre ans.

Mavi Marmara: un accord d'indemnisation Turquie-Israël proche, confirme Davutoglu

AFP
La Turquie et Israël ont fait "de gros progrès" en vue d'un accord sur l'indemnisation par Israël des victimes turques de l'assaut israélien contre une flottille en route pour Gaza en 2010, a confirmé à l'AFP le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu.
"Le fossé qui séparait les attentes des deux parties se réduit. De gros progrès ont été accomplis mais les deux parties doivent encore se rencontrer une fois pour parvenir à un accord final", a déclaré M. Davutoglu lors d'un entretien mercredi à Konya (centre).
Le vice-Premier ministre Bülent Arinç a indiqué mardi qu'un accord formel entre les deux pays pourrait être signé "après les élections" municipales de dimanche.
"Nous attendons une réponse de la partie israélienne" aux exigences d'Ankara, a précisé de son côté le chef de la diplomatie turque.
Les relations entre la Turquie et Israël, alliés stratégiques dans les années 1990, se sont brutalement dégradées lors de l'assaut israélien contre une flottille partie d'Istanbul qui tentait de briser le blocus de Gaza.
Cette opération, le 31 mai 2010, avait coûté la vie à neuf ressortissants turcs à bord du navire amiral de cette flottille, le Mavi Marmara, affrété par l'ONG islamique turque IHH.
Les familles ont porté plainte en Turquie contre quatre responsables militaires israéliens, jugés par contumace par une cour criminelle d'Istanbul. La cinquième audience de ce procès s'est ouverte jeudi.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a formellement présenté des excuses en mai dernier mais la normalisation des relations entre les deux pays reste suspendue aux négociations d'indemnisation. En cours depuis plusieurs mois, ces discussions ont longtemps buté sur le montant à verser aux familles.
Selon le quotidien israélien Haaretz, l'Etat hébreu a offert une enveloppe de 20 millions de dollars aux victimes turques.
M. Davutoglu s'est refusé à évoquer une éventuelle normalisation des relations entre les deux pays. "Ce qui est important, c'est de parvenir à un accord. Les mesures à prendre ensuite seront discutées après", a-t-il jugé.
Le ministre turc a toutefois évoqué la tenue de discussions avec Israël sur la levée des sanctions imposées à Gaza.
En février, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait fait savoir qu'aucun accord d'indemnisation ne serait possible sans engagement écrit de Tel Aviv sur la levée de l'embargo imposé au territoire palestinien.

Les discussions Kerry-Abbas ont été "constructives"

AFP
Les discussions du président palestinien Mahmoud Abbas à Amman avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui cherche à remettre le processus de paix sur les rails, ont été "constructives", a déclaré jeudi un responsable américain.
M. Kerry avait interrompu une visite à Rome pour rencontrer M. Abbas mercredi soir dans la capitale jordanienne avec l'objectif de "rapprocher les positions" entre Palestiniens et Israéliens, selon sa porte-parole.
Le secrétaire d'Etat a été reçu par le roi Abdallah II, avant de s'entretenir pendant plus de quatre heures dans la soirée avec M. Abbas, qui revenait d'un sommet arabe au Koweït.
Parlant de "conversation constructive" entre MM. Kerry et Abbas, le responsable américain a ajouté que le secrétaire d'Etat "envisage de rester en contact avec M. Abbas et le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans les prochains jours".
John Kerry tente de maintenir sur les rails le processus de paix menacé par un différend sur la libération par Israël d'un contingent de détenus palestiniens, attendu le 29 mars.
M. Abbas "a dit qu'il ne discuterait de rien jusqu'à la libération du quatrième contingent de prisonniers", a déclaré à la radio Voix de la Palestine le ministre palestinien des Prisonniers Issa Qaraqaë, accusant Israël de se dérober à ses engagements.
L'accord conclu en juillet pour reprendre les négociations de paix prévoit la libération par étapes de 104 prisonniers palestiniens incarcérés avant les accords d'Oslo en 1993, en contrepartie de la suspension de toute démarche palestinienne pour adhérer aux organisations internationales, y compris les juridictions à compétence mondiale.
Si les trois premiers contingents de 26 prisonniers chacun ont été relâchés, le gouvernement Netanyahu a indiqué qu'il pourrait annuler la quatrième vague, compte tenu de l'impasse dans les négociations et la dégradation du climat avec les Palestiniens, à l'approche de l'échéance des pourparlers le 29 avril.
Après Amman, M. Kerry devait se rendre à Rome où le président américain Barack Obama rencontre jeudi le pape François, avant une visite vendredi en Arabie saoudite, qui devrait aborder le processus de paix israélo-palestinien.

Pénurie d'eau: des résidents de Jérusalem-Est saisissent la Justice israélienne

AFP
Les résidents de quartiers palestiniens de Jérusalem-Est annexée et une ONG israélienne ont adressé une pétition à la Haute Cour de Justice israélienne en raison de problèmes d'approvisionnement en eau.
Selon la pétition, déposée mardi par l'Association pour la défense des droits civiques en Israël (Acri), la plupart des habitations à Ras Khamis, Ras Shahada et Dahyat al-Salam, situés dans le camp de réfugiés de Chouafat, "n'ont pas d'eau, ou quand ils en ont la pression est si faible que le flux s'arrête régulièrement".
Cela a été le cas récemment pendant trois semaines, précise la pétition, qui demande aux autorités israéliennes d'intervenir immédiatement pour que l'opérateur local des services de l'eau assure un approvisionnement régulier. 
Selon Acri, le problème de l'eau est "le dernier exemple, et peut-être le plus aigu, de la négligence par les autorités israéliennes des quartiers" situés, comme Chouafat, de l'autre côté de la barrière de séparation qu'Israël a construit autour de la plus grande partie de Jérusalem-Est.
Dans les zones palestiniennes de Jérusalem, le réseau d'eau peut prendre en charge 15.000 personnes alors que la population est estimée entre 60.000 et 80.000 personnes, précise Acri. 
L'avocate d'Acri, Karen Zafrir, a estimé que la municipalité devait avoir les mêmes obligations, notamment fourniture en eau, envers les habitants de ces quartiers même s'ils se trouvaient de l'autre côté de la barrière séparation. "Il s'agit de résidents de Jérusalem, totalement sous la responsabilité de la municipalité et du gouvernement", a-t-elle indiqué.

Négociations de paix: Washington aurait proposé de libérer un espion israélien

Washington aurait proposé de relâcher Jonathan Pollard, un ancien analyste de la marine américaine condamné à la prison à vie pour espionnage au profit d'Israël, afin d'assurer notamment la libération d'un dernier contingent de prisonniers palestiniens, rapporte mercredi la radio militaire israélienne.Une porte-parole du département d’État américain, Jennifer Psaki, a toutefois catégoriquement démenti cette information.
"Il n'y a actuellement aucun plan pour libérer Jonathan Pollard", a-t-elle déclaré, rappelant qu'il a été "reconnu coupable d'espionnage contre les États-Unis, un crime très grave, et condamné à la prison à vie, et il purge sa peine".
Selon des responsables israéliens cités par la radio militaire, cette proposition permettrait de lever les objections d'Israël à la libération du quatrième et dernier contingent de 26 prisonniers prévue à la fin du mois et conduire à une prolongation des pourparlers de paix avec les Palestiniens au-delà de l'échéance du 29 avril.
Ce n'est pas la première fois que les médias israéliens évoquent l'hypothèse d'une libération de Jonathan Pollard, qui serait interprétée comme un geste de bonne volonté américain pour tenter de sauver les négociations israélo-palestiniennes.
Israël réclame en vain depuis des années la grâce de son espion qui a obtenu la nationalité israélienne en 1995.
Jonathan Pollard, un ancien expert de la marine américaine, a été arrêté aux États-Unis en 1985 pour avoir transmis à Israël des milliers de documents secrets sur les activités du renseignement américain dans le monde arabe, puis condamné à la réclusion à perpétuité pour espionnage.

Manœuvres militaires israéliennes à la frontière libanaise

L'armée israélienne effectue depuis mercredi matin des manœuvres le long de la ligne bleue qui sépare Israël du Liban, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Dans le cadre de ces exercices, qui se déroulent au niveau des régions de Abbassiyé et de Kfarchouba, des drones israéliens ont survolé les fermes de Chebaa. Des explosions ont également été entendues, tôt ce matin, dans le secteur des fermes. Selon l'ANI, ces explosions étaient liées aux manœuvres israélienne dans la région.

Al-Mostaarabin : de nouveaux espions tueurs sionistes

Palestine – CPI
L’appellation d’Al-Mostaarabin est donnée à ces hommes des forces de la sécurité qui se déguisent en Arabes et se mêlent dans la société arabe, afin d’arriver à leurs fins.
Les différents services israéliens de sécurité font recours à de tels procédés. Il y a par exemple cette unité d’Al-Mostaarabine appartenant aux gardes-frontière. Il y a aussi Al-Karaz, une unité spécialisée dans le combat dans les territoires palestiniens de la Cisjordanie.
Les Israéliens cachés et travaillant parmi la population palestinienne sont appelés Al-Mostaarabin. Le rôle de certains d’entre eux est de ramasser des renseignements, uniquement. D’autres mènent un grand nombre d’opérations secrètes. En tout cas, les unités d’Al-Mostaarabin travaillent dans les territoires palestiniens tous les jours, sans relâche.
Ramasser des informations, kidnapper des Palestiniens, découvrir les cellules de résistants palestiniens, assassiner, mener des arrestations font partie des missions de l’unité d’Al-Mostaarabin des gardes-frontière, dans une zone ennemie et dans des conditions très difficiles. Mener ces opérations en se mêlant à la population locale ne rend pas facile leurs missions.
L’unité d’Al-Mostaarabin Duvdevan travaille dans le cadre des gardes-frontière et du service de sécurité intérieure (Shabak). Elle est constituée d’un vaste réseau d’unités partout dans la Palestine. Les unités d’Al-Mostaarabin de la Cisjordanie travaillent sous l’égide de l’armée de l’occupation sioniste et du bureau de la sécurité générale. Elles sont spécialisées dans la guerre dans des zones denses en maisons et bâtiments résidentiels.
De telles unités travaillaient auparavant dans la bande de Gaza. Après le retrait, elles travaillent contre les Palestiniens qui essaient de pénétrer en "Israël", venant de Gaza ou de l’Egypte.
Il y a aussi une unité qui travaille au milieu des habitants arabes de la ville occupée d’Al-Quds (Jérusalem).
Le parcours d’un combattant prend un an et quatre mois. Le début de l’entraînement est bien similaire à celui d’un combattant de l’infanterie : formations de base et formations avancées. Puis, il suivra des entraînements spécifiques dont de combat. Ensuite viendront l’entraînement anti-terroriste, la guérilla, l’atterrissage, la navigation à niveau élevé, le combat de tout près. Certains combattants s’engageront dans l’étude de l’arabe classique, de l’arabe parlé et du camouflage.
Maintenant, on dit que l’unité de Duvdevan est une des raisons principales qui ont fait baisser le taux des opérations menées contre les villes israéliennes à pratiquement 0%, contrairement à ce qui se passait en "Israël" au milieu des années quatre-vingt-dix.
On dit aussi enfin que les combattants de l’unité de Duvdevan sont devenus une sorte de machine militaire et qu’ils payent un lourd tribut pour leur double vie.
Article paru sur le site Tik Debka, le 19 mars 2014, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

Hébron : des hommes masqués écrivent des slogans pro- Hamas

Hébron-CPI
Une vidéo sur les sites de réseautage social appartenant au Mouvement de la résistance islamique " Hamas " a montré des hommes masqués en uniformes militaires dans la ville de Hébron, en Cisjordanie occupée, qui écrivent des slogans pour " Hamas " et son aile militaire dans les quartiers lors de la commémoration de la mort de son fondateur, le cheikh Ahmed Yassine .
La vidéo enregistrée pendant la nuit et attribué au " cercle d'action de masse " en Cisjordanie a montré un certain nombre d'éléments masqués qui intensifient les slogans "Hamas" et " Al- Qassam ", et des dessins et des photographies des chefs de la résistance sur les murs d'un certain nombre de maisons lors de l'anniversaire du martyre du cheikh Ahmed Yassine et Abdel Aziz Rantissi .
Les activistes ont considéré cet enregistrement comme " un défi clair à l'Autorité palestinienne et l'occupation, qui poursuivent les membres du Hamas par les arrestations et les convocations en Cisjordanie, sans pouvoir les empêcher de célébrer l'anniversaire de leurs dirigeants "

Al-Khodhri: la situation humanitaire à Gaza se détériore de façon rapide et effrayante

Gaza-CPI
Le chef du Comité Populaire Contre le Siège de Gaza, le député Jamal el-Khoudhari a confirmé que le taux de pauvreté et le chômage dans la bande de Gaza assiégée dépasse les cinquante pour cent, appelant à la levée du blocus imposé à la bande de Gaza, il y a huit ans .
El-Khoudhari a clarifié dans une déclaration écrite, le mercredi 26 mars, que​​ plus d'un million de personnes dépendent de l'aide d'urgence, avec un revenu moyen par habitant de 2 dollars par jour, appelant pour fournir des secours aux nécessiteux des travailleurs concernés et les familles pauvres.
Il a exigé la mise en place de tous les matériaux de construction et des matières premières à travers les passages, en soulignant que la reprise du secteur industriel et le secteur de la construction prévoit la possibilité de créer de nouveaux emplois.
 El-Khoudhari confirme que la situation humanitaire, à Gaza, se détériore rapidement et de façon effrayante, et touche tous les milieux de vie pour les assiégés, appelant à la levée du blocus immédiatement afin d'éviter d'autres crises humanitaires.
Il a appelé à la nécessité d'ouvrir tous les passages pour l' importation et l'exportation sans restrictions et les listes des substances interdites , et ouvrir les ressources d'eau et le passage en toute sécurité , ce qui permet d'activer le mouvement des échanges entre Gaza et la Cisjordanie .
«Israël en tant que puissance occupante doit mettre fin au blocus, car il est illégal, immoral, et contraire aux conventions internationales et de la 4ème Convention de Genève, ainsi ceci viole les droits de l'homme, et constituent une punition collective contre les deux millions de personnes . "
, a-t-également proclamé.

Hébron : l’occupation libère un prisonnier d’el- Qassam après 12 ans de détention

Hébron-CPI
Les autorités de l'occupation israélienne ont libéré, mercredi soir 26 mars, le prisonnier d’el-Qassam, Monjed Rubin Merka de la ville d'Hébron, après une arrestation de 12 ans dans les prisons israéliennes
Le frère du captif a déclaré qu’il sera maintenant accueilli par une cérémonie devant la porte de Dhahiriya, au sud de la ville d'Hébron, dans le sud de la Palestine occupée. 
Les autorités occupantes ont arrêté Merka, le( 27/3/2002 ), dans une opération spéciale des forces sionistes, dans le quartier de Wadi Harba de la sud d'Hébron, lors de l'invasion sioniste de Cisjordanie à l' Intifada d'el-Aqsa , et l'ont condamné à l'emprisonnement (12 ans ), étant un père de deux enfants dépassant les  ( 13 ans) .

Kerry rencontre Abbas à Amman sans annoncer les résultats

Amman-CPI
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a rencontré le ministre des Affaires étrangères des États-Unis John Kerry dans la résidence de l'ambassadeur de Palestine en Jordanie mercredi soir 26 mars, pour compléter la discussion sur le processus de paix, mais ils n'ont pas annoncé les résultats de la réunion.
La réunion a rassemblé du côté américain l'émissaire pour le processus de paix , Martin Indyk , le Consul général américain à Jérusalem , Michael Ratni, tout en en présence du côté palestinien, le membre du Comité exécutif de l'OLP, Saeb Erekat , le porte-parole présidentiel Nabil Abou Rdainah, Conseiller du Président pour la diplomatie publique Majdi al - Khalidi, et l'ambassadeur de la Palestine en Jordanie Atallah Khairi .
La réunion de Kerry avec Abbas à Amman vient dans le but de combler les différences entre les deux parties impliquées dans les négociations de paix.
Le Département des Affaires étrangères américain a signalé hier, que Kerry aura également une consultation téléphonique ou à huis-clos avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a confirmé hier soir que les procédures et les politiques mises en œuvre par le gouvernement d'occupation sioniste affirme qu'il est sérieux au sujet de la paix et de trouver un compromis .

Un navire militaire israélien ciblé par des tirs depuis Gaza

Nazareth – CPI
Un porte-parole de l'armée de l'occupant israélien a reconnu qu'un navire appartenant à la marine israélienne a été endommagé par des tirs du côté palestinien, le mercredi 26/3.
Des résistants palestiniens sur la côte ont ouvert le feu mercredi sur les forces de la marine israélienne, pour répondre au ciblage des pêcheurs palestiniens, ce qui a causé des dégâts au navire israélien, selon le porte-parole militaire.
Il a souligné que les soldats ont répondu et ouvert le feu vers la source des tirs et que cette opération a eu lieu lors de la poursuite des barques de pêcheurs gazaouis.
Des sources palestiniennes ont déclaré que 4 pêcheurs palestiniens ont été moyennement blessés et transportés à l'hôpital de Rafah.

Un soldat israélien poignardé à Jérusalem

Jérusalem occupée – CPI
Un soldat israélien a été blessé après avoir été poignardé par des inconnus dans la colonie "Pisgat Zeev" à l'est de la ville occupée de Jérusalem, où son état a été décrit comme moyen, le jeudi matin 27/3.
Selon la porte-parole de la police de l'occupant israélien dans un communiqué de presse, qu'un groupe composé de 2 ou 3 personnes inconnues ont poignardé un policier israélien au pied, ce qui lui a causé de légères blessures, et qu'il a été transporté à l'hôpital de Hadasa Harhtisovi, alors que les inconnus ont quitté les lieux.

Une session à la Knesset sans aucune décision sur la libération des prisonniers

Jérusalem occupée – CPI
Le Comité de la Knesset sioniste a organisé mercredi 26 mars une session sans une décision sur ce qu'elle a appelé " les critères spéciaux pour la libération de la quatrième tranche des prisonniers palestiniens. "
La session a été organisée avec la participation de représentants des intérêts des prisons sionistes et les ministères de la sécurité intérieure et la justice.
Des sources médiatiques hébreux ont dit que le président de la commission, l’extrémiste Miri Regev a appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahu à ne pas libérer les prisonniers.
Dans le cas de la décision de le faire, Regev a estimé qu’il doit également libérer les prisonniers Juifs reconnus coupables d'avoir tué des Palestiniens, dans le contexte de nationalisme extrême.
Les représentants du ministère de l'Intérieur et des prisons sionistes ont déclaré qu'il n'y a pas encore une liste de prisonniers devant être libérés plus tard ce mois-ci.
Les familles craignent la non-exécution de ses obligations et que les forces d'occupation ne libèrent pas la quatrième tranche des prisonniers.

Deux enfants morts et des blessés dans un incendie à Rafah

Rafah - CPI
Deux enfants ont trouvé la mort et d’autres ont été blessés à divers degrés lors d’un incendie déclaré cette nuit dans une maison du quartier de Shaboun à l’ouest du gouvernorat de Rafah au sud de Gaza.
Notre correspondant a indiqué que l’incendie s’est propagé de la maison des Al Sheikh Elaid. Cet incendie a entrainé la mort de deux sœurs Malak et Ghina Sheikh Elaid, et blessé d’autres [personnes]. Les équipes de défense civile pour enfants ont déplacé les enfants blessés  depuis leur maison jusque l’hôpital Abu Youssef Al Najar dans le gouvernorat.
Le correspondant a annoncé l’arrivée d’une équipe des enquêtes et des preuves médico-légale et a ouvert une enquête sur l’incident dont l’on ignore les causes et les détails. 

Mechaal présente ses condoléances aux victimes de l'avion Malaisien

CPI
Le président du Bureau politique du mouvement du Hamas, Khaled Mechaal, a téléphoné au Premier ministre Malaisien, Najib Abdul-Razaq, exprimant ses condoléances chaleureuses et sa profonde tristesse pour le sort de l'avion malaisien dont on a annoncé qu'il s'est écrasé.
Il a exprimé sa solidarité avec les familles sinistrées, transmettant les condoléances du mouvement du Hamas et du peuple palestinien au peuple de la Malaisie qui soutient les Palestiniens et leurs droits.
Il a également salué les efforts prodigués par le gouvernement Malaisien dans les recherches de l'avion.
De son côté, le Premier ministre Malaisien a exprimé son remerciement au Hamas et sa solidarité, confirmant la continuation du soutien de son gouvernement au peuple palestinien en toutes circonstances.

Offensive israélienne à Hébron et les flics de l’AP repliés

Hébron – CPI
Les mécanismes de l’occupation ont pris d'assaut, cet après-midi (27-/3), les différents quartiers dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée, au moment où les véhicules de sécurité de l’AP ont fui à leur siège et les rues autour de l'endroit de l’intrusion.
Selon des témoins à notre « Centre Palestinien d’Information », plus de 3 véhicules militaires ont pris d'assaut les domaines de Nemra, Ras el-Joura et Ain Sarah, à Hébron, et ont parcouru les rues là-bas, sans aucune résistance ou empêchement de la part de l'appareil de sécurité de l'Autorité qui a disparu et a fui à son siège bien que la région prise d’assaut est classée comme zone " A ", selon l'accord d'Oslo et est donc sous la souveraineté palestinienne seulement.
Les unités spéciales sionistes ont kidnappé un dirigeant du Bloc Islamique à l'Université Polytechnique, sans résistance de la part des dispositifs de l’AP qui étaient absents de la région, malgré les enlèvements effectués aux portes de l’université contre les étudiants ces derniers temps.

Barak : Après 5 ans les groupes armés peuvent bombarder tout bâtiment dans l’entité

Jerusalem.CPI
L’ex-ministre de la guerre sioniste, Ehud Barak a déclaré qu’au cours des cinq prochaines années la région verra un changement dramatique de la technologie scientifique, qui devrait frapper les missiles des groupes armés à la précision maximale pour leur permettre de choisir n'importe quel bâtiment dans l'entité sioniste et le frapper.
Barak a ajouté lors d'un discours à une émission sur la dixième chaine sioniste sur l'utilisation de la technologie scientifique dans le renseignement de sécurité que les moyens technologiques ne seront pas cher dans l'avenir, ce qui permettra au Hezbollah et le Hamas dans la bande de Gaza de leur utilisation, en soulignant que la question nucléaire iranienne est un produit de la science.

Naplouse: L'occupation impose des mesures renforcées sur Hawara et envahit Bita

Naplouse – CPI
Des témoins oculaires ont déclaré à notre correspondant que les forces armées occupantes ont installé plusieurs Check-Points sur la route et ont arrêté les véhicules, en les perquisitionnant et vérifiant les cartes d'identité de leurs passagers et ont interrogé plusieurs d'entre eux sur leur appartenance politique et si ils ont des relations avec le mouvement du Hamas.
Les témoins ont ajouté que les mesures renforcées ont duré, plus tard, la nuit dernière, bloquant la circulation des véhicules.
Dans le village voisin de Bita, les forces armées occupantes ont envahi le quartier de Bita FOka et le quartier occidental, et ont effectué une vaste campagne de ratissage, pour poursuivre les adolescents qui lancent des pierres sur les véhicules israéliens.

Le sommet de Koweït néglige le blocus de Gaza

Koweït – CPI
Les leaders arabes dans la "Déclaration de Koweït" ont confirmé l'illégalité des colonies israéliennes et leur nullité juridique. Ils ont appelé la communauté internationale à stopper les activités colonialistes et ont fermement condamné les violations israéliennes contre la mosquée bénie d'el-Aqsa et les tentative de saisir le contrôle de la Jordanie.
Ils ont également appelé à la mise en œuvre de l'accord de réconciliation palestinienne.
Les leaders arabes ont assuré que la cause palestinienne restera la cause centrale des peuples de la nation arabe, insistant sur le renforcement de leurs efforts pour créer l'Etat palestinien indépendant et dont la ville occupée de Jérusalem comme capitale aux frontières de 4 juin 1967.
Ils ont appelé dans la déclaration finale du sommet arabe au Koweït, hier, le conseil international de sécurité à assumer ses responsabilités et intervenir pour prendre les mesures nécessaires et mettre les mécanismes pratiques pour résoudre le conflit arabo-israélien sous tous ses aspects et parvenir à une paix juste et globale dans la région.
La déclaration finale du sommet arabe n'a pas souligné au blocus sévère israélien imposé sur la Bande de Gaza, depuis environ 8 ans, ni à la souffrance continue de ses habitants, en raison de la fermeture des passages.

La famille du martyr Wahid Abou Maria confirme la détérioration grave de son état de santé

Naplouse – CPI
La famille du captif Wahid Abou Maria (47 ans) d’Hébron a appelé, à travers le Centre pour l'étude des prisonniers et des droits de l'homme Ahrar, à une intervention d'urgence pour sauver la santé de l’état du captif qui s’est gravement détérioré.
De son côté, Um Hamza, l'épouse du prisonnier Abou Maria, a déclaré que la famille est inquiète au sujet de son mari qui vomi du sang et le battement de son cœur s’arrête parfois. Il n’a même pas la force de se lever. Il réside actuellement à l’hôpital Wilson.
Il est à noter que l'occupation empêche Um Hamza et les membres de rendre visite à son mari depuis qu'il a entamé une grève de la faim, depuis le 9 Janvier 2014 et malgré qu’ils aient une permission de visite.
De son côté, le directeur du Centre Ahrar Fouad Khafach a déclaré que le prisonnier Wahid Abou Maria arrêté, depuis le 30 Octobre 2012, s’est engagé en une grève de la faim en protestation contre la poursuite de la détention administrative menée contre lui et son renouvellement, plus de quatre fois consécutives, malgré que son état de santé soit en grave détérioration. Avant sa détention il ne souffrait d’aucune maladie.
Fouad Khafach a ajouté qu’Abou Maria a poursuivi sa grève de la faim, jusqu'à l’obtention de ses demandes à la fin de sa détention administrative qui devrait finir le 28 Avril prochain.

Dégradation aiguë de l'état de santé du captif Nahed el-Aqraa

Ramallah – CPI
La souffrance du captif Nahed el-Aqraa, détenu dans la clinique de la prison de Ramleh se poursuit encore, en raison de son exposition continue à plusieurs amputations dans ses jambes.
L’avocat du Club des prisonniers a cité, après une visite aux prisonniers malades, que les médecins ont décidé d'effectuer une quatrième opération au prisonnier pour nettoyer sa jambe, à la suite de l'émergence d'une infection grave et de pus à l’endroit de l’amputation qui a aggravé la température de son corps.
Selon ce qu’a été informé par les médecins au prisonnier, l'inflammation est arrivée à l'os et son état s'aggrave de plus en plus. Il doit absolument subir une procédure de nettoyage du pus dès que possible.
Entre temps, l’administration pénitentiaire continue à pratiquer sa négligence médicale et ne lui fournit qu’un traitement apaisant et un antibiotique, mais sa douleur ne cesse pas.
L'état de santé du prisonnier el-Aqraa est considéré l’un des plus dangereux dans les prisons israéliennes, où il a été soumis à une politique systématique de négligence causant l’amputation de ses jambes.
El-Aqraa a, alors, appelé les institutions humanitaires et internationales à prendre des mesures immédiates et rapides pour sauver sa vie, exprimant sa préoccupation au sujet de la propagation de l'inflammation dans son corps, notant que le prisonnier est marié et a quatre enfants.

Hypocrisie israélienne: Galeck interdit d'entrer à el-Aqsa pour 4 mois

Jérusalem occupée – CPI
La police de l'occupant israélien a prétendu avoir décidé d'interdire le rabbin d'extrême droit, Yahuda Galeck, d'entrer dans la mosquée bénie d'el-Aqsa pour 4 mois, en raison de ses invasions provocatrices dans la mosquée.
Il est à noter que le rabbin extrémiste Galeck supervise les programmes du projet israélien "Hilba" nommé par les Juifs par "La liberté des Juifs sur le Mont du Temple" qui appelle les Juifs à envahir les esplanades de la mosquée bénie d'el-Aqsa de manière quotidienne via des programmes talmudiques effectués là.
Il est à noter que Galeck a déjà envahi el-Aqsa, il y a deux semaines, et a effectué des actions provocatrices, y compris l'insulte des gardiens de la mosquée.

4 jeunes palestiniens arrêtés à Bethléem

Bethléem – CPI
Les forces armées de l'occupation israélienne ont arrêté, à l'aube d’aujourd’hui (27/3), quatre jeunes hommes de la région rl-Faradis et la ville de Doha, à l’est et l'ouest de la ville de Bethléem, au sud de la Cisjordanie occupée.
Selon des sources locales à notre correspondant, une force militaire de l'armée israélienne a attaqué la ville de Doha et arrêté les deux frères Ahmed et Malek Zaghari, après la prise d’assaut de leur maison.
Ils ont ensuite été conduits vers une destination inconnue.
Les forces israéliennes ont arrêté les deux jeunes Mahmoud Abdel Ibrahim Tanouh (21 ans) et Ahmad Khaled Khalaf Tanouh (20 ans) du village d’el-Faradis, à l'est de Bethléem, alors qu'ils étaient près de la colonie Nokdim près du village.

Manifestation dans le camp de Dheisha pour protester contre l'arrestation des militants à "Chiiba"

Bethlahem-CPI
Des dizaines de jeunes ont fait, mardi soir 25 mars, un sit-in dans le camp de Dheisha, à Beithléem sud de la Cisjordanie, pour protester contre l'arrestation des services de renseignement de l’autorité d’un certain nombre de militants du front populaire dans la ville. Selon le journaliste du "centre palestinien d’information" : une centaine de manifestants ont organisé un sit -in de protestation contre la détention politique devant le camp dans la rue d’el-Qods, à Hébron, et bloquer la circulation, ce qui a conduit à un important embouteillage.
Les manifestants ont exigé la libération des prisonniers politiques où le nombre a augmenté à 11 prisonniers, dont trois ont été arrêtés, hier, de différents endroits de la ville.
Des sources du front populaire ont déclaré au journaliste du «Centre d'information palestinien » que :" des militants détenus ont été battus durant les interrogatoires  et l'enquête se base sur les pages du site social «Facebook».
Les militants ont menacé les services de renseignements de dénoncer les noms des interrogateurs qui ont battus les militants et de l'escalade en cas de non libération des détenus dans les 24 heures.
Après cela, les services de renseignement ont libéré trois des détenus Nabil Fararjeh, Marcel Zakout et Hamza Assifi.

Naplouse: l'occupation lance une campagne de raids et d'arrestations

Naplouse – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont lancé, le mercredi à l'aube 26/3, une vaste campagne de raids et d'arrestations dans plusieurs village à la province de Naplouse, en particulier le village de Barqa, Madma et Okrba.
Des témoins oculaires ont déclaré au correspondant de notre CPI que des importantes forces de l'armée de l'occupant israélien ont pris d'assaut, aujourd'hui à l'aube, le village de Barqa dans le nord-ouest de Naplouse et ont lancé une campagne d'arrestation, ce qui a abouti à la captivité de plusieurs citoyens.
Les soldats israéliens ont interrogé les dizaines de jeunes hommes et les adolescents sur le terrain. Les habitants du village ont assuré le déploiement des patrouilles de l'occupant accompagnées par un officier de renseignements, dans le quartiers du village, tout en entamant un enquête sur le terrain avec les adolescents qui ont moins de 16 ans, sous prétexte du jet de pierres sur les patrouilles de l'occupation et les colons extrémistes.
D'autre part, des témoins oculaires ont déclaré que l'armée israélienne a commencé à installer les embuscades pour les citoyens palestiniens dans les villages du sud de Naplouse, dans une tentative d'arrêter les militants et les adolescents.
Un témoin oculaire du village de Madma, au sud de Naplouse, a déclaré qu'une force armée israélienne a installé une embuscade dans la région de Qaa Oriental parmi les arbres pour arrêter des recherchés des habitants du village.
Dans le même contexte, des témoins du village d'Okrba, à l'est de Naplouse, ont déclaré qu'une force armée israélienne a pris d'assaut le village, la nuit dernière, et a obligé les propriétaires des boutiques de les fermer, tout en installant des barrages hasardeux à l'extérieur du village.

Un étudiant détenu par l'AP renvoyé à l'hôpital à Naplouse

Naplouse – CPI
Les services de la sécurité préventive fidèles à l'AP ont transféré, la nuit dernière, l'étudiant Namer Hendi à l'un des hôpitaux de Naplouse, après la détérioration de son état de santé.
Il est à noter que Hendi est un étudiant à la faculté d'ingénierie et le membre du conseil de l'Union d'étudiants à l'Université de Najjah, dans la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie occupée.
Des sources ont déclaré à notre CPI que Hendi mène une grève de la faim, depuis plusieurs jours, avec ses confrères détenus pour protester contre leurs détention continue.
En conséquence, le bloc islamique à l'Université nationale de Najjah a tenu les services de sécurité de l'AP responsable complètement de la vie des étudiants détenus politiques, dans leurs prisons, appelant à les libérer immédiatement.
Les services de la sécurité préventive emprisonnent dans leur siège à la prison de Jounaid plus de 14 étudiants du bloc islamique, à l'Université de Najjah, pour le 7e jour consécutif.

L'occupation a prétendu avoir découvert deux charges explosives au sud de la Bande de Gaza

Gaza – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont prétendu avoir découvert deux charges explosives près du cordon de sécurité à l'est de Khan Younès dans le sud de la Bande de Gaza, le mardi soir 25/3, alors qu'elles ont poursuivi une invasion dans l'est de la ville durant plusieurs heures.
Des médias hébreux ont déclaré que les blindés de l'occupation ont effectué des ratissages le long  du cordon de sécurité limitrophe à la Bande de Gaza, et ont découvert deux charges explosives qu'ils ont fait exploser sans causer de blessés ou dégâts.
Les forces armées occupantes ont déjà envahi l'est de Khan Younès, le mardi matin, et ont effectué de creusements de l'est de Khouza'a vers l'est du village de Qarara, avant leur retrait via la porte de Farahin à l'est d'Abassan Kabira.

Jérusalem : les colons tentent de mettre le feu à une boutique palestinienne

Jérusalem occupée – CPI
La radio hébreu a dévoilé une tentative échouée par des extrémistes sionistes de mettre le feu à une boutique palestinienne à Jérusalem-est occupée.
La radio a déclaré que des colons juifs ont tenté la nuit dernière de mettre le feu à une boutique de cadeaux appartenant à un citoyen palestinien dans la rue de Jaffa à l'ouest de Jérusalem. Elle a souligné que les colons ont accroché des affiches sur lesquelles était écrit "Kahana a dit la vérité", avant avoir quitté la région.
La porte-parole de la police israélienne a déclaré dans la presse que la police poursuit les auteurs et enquête sur cette affaire.

208 logements coloniaux prévus près de Bethléem

Jérusalem-CPI
Le journal hébreu Haaretz  a cité hier soir que les forces d'occupation construiront au moins 208 nouvelles unités de logements dans la colonie d’Ephrata près du bloc Gush Etzion entre Bethléem et Hébron dans le sillage de l'appel d'offres qui a été émis en Janvier dernier.
Le journal a indiqué que la commercialisation de terrains pour la construction dans la colonie a atteint son apogée et que ce nombre ne peut être qu'énorme.
Il est clair à partir des données du ministère de la Construction et du Logement sioniste qu'entre 2010 et 2013 le taux de commercialisation des terrains en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est d’environ 20 % de la superficie totale vendue pendant cette période et le tiers de terres a été commercialisé à Haïfa et dans le nord, tandis qu’à Tel Aviv et le centre ce pourcentage a atteint 25%.

Gaza : Deux pêcheurs blessés par des tirs israéliens

Rafah – CPI
Deux pêcheurs palestiniens ont été blessés mercredi à l'aube après que les navires militaires israéliens ont intensivement ouvert le feu sur les barques des pêcheurs et les maisons des citoyens palestiniens près des côtes de Rafah au sud de la Bande de Gaza.
L'agence de presse "Safa" a rapporté des témoins oculaires, que les navires israéliens ont ouvert le feu sur les barques des pêcheurs et sur le côte du village Suédois, ce qui a causé la coupure de l'électricité.
Ils ont souligné que le bombardement a fait deux blessés au sein des pêcheurs et mis le feu à plusieurs barques, démontrant que les équipes de secours et la défense civile sont arrivées sur le lieu et ont commencé à évacuer les blessés et à éteindre le feu.
 Les témoins ont ajouté que la police marine a trouvé deux pêcheurs blessés, environ une heure après le bombardement.
Il est à noter que les barques des pêcheurs s'exposent au harcèlement de manière quasi-quotidienne par les vedettes israéliennes déployées sur les côtes de la Bande de Gaza, en plus de l'arrestation, les tirs et l'interdiction de travailler.

Le Hamas après la tempête

Ayman Abu Nahiya

Le mouvement de résistance islamique du Hamas a organisé hier à As-Saraya dans la ville de Gaza, une fête nationale pour commémorer l’anniversaire du martyr de ses grands leaders. Ceux qui ont porté leur dépôts jusqu’à ce qu’ils aient atteint le martyr dans le sentier d’Allah. Le Sheikh combattant Ahmad Yassin était le père fondateur du mouvement au début des années 80. Après qu’il ait senti que son travail a commencé à porter ses fruits, et qu’il était temps de commencer le programme de la résistance de l’occupation. Le noyau de l’organisation armée s’est formé en 1982 et ne tarda pas à tomber sous les mains de l’occupation. Jusqu’à l’arrestation du Sheikh et sa condamnation à treize ans de prison. Avant de de sortir trois ans plus tard, lors d’une opération d’échange de détenus avec la ligue populaire en 1986.
Le Sheikh a fini sa carrière en achevant la construction du mouvement : jusqu’au moment de son envol lors de la première Intifada qui était sortie des mosquées dans le camp de réfugiés de Jabalyah. A la tête de l’Intifada, on comptait ses hommes et ses partisans. Cela a eu lieu alors que le mouvement nationaliste palestinien était dans une situation délicate après sa sortie de Beyrouth. De ce fait, les conditions internes [de ce mouvement] ne leur ont pas permis de mener une activité de lutte qui aurait affaibli l’occupation.
Sheikh Ahmad Yassin et le Dr Abdelaziz Ar-Rantissy,   ainsi que tous les autres leaders du mouvement ont béni l’établissement la branche armée du mouvement « Les brigades du martyr Azzedine Al Qassam ». C’est ainsi qu’a débuté l’action militaire de Gaza jusqu’en Cisjordanie. Le Hamas a émergé lors de la première Intifada en enregistrant des chiffres qui égalisaient ceux des autres forces nationales. Dont le Fatah. Le mouvement avait ses propres déclarations, ses grèves, ses activités. C’est sur cette base que l’occupation a entamé sa chasse contre le mouvement. Avec l’application de la décision d’exiler ses leaders à Marj Az-Zouhour au sud Liban en 1992, les attentats martyrs du Hamas ont débuté dans le cœur des territoires occupés. Ce qui a prouvé que c’était vraiment le nombre le plus difficile dans l’équation palestinienne. Mais la réalité arabe et internationale est restée sur sa préférence pour le Fatah et l’OLP. L’accord d’Oslo a chassé ces groupes armés ainsi que l’infrastructure du mouvement. Mais l’enracinement du mouvement dans la réalité palestinienne était plus grand que n’importe quelle guerre qui visait à le faire disparaitre. Sa popularité grimpait en fonction de ses souffrances à cause de la censure de l’occupation et l’Autorité corrompue d’Oslo en même temps.
Le patrimoine d’Ahmad Yassin et Abdelaziz Ar-Rantissy est un dépôt entre les mains des leaders [actuels] de l’intérieur et de l’extérieur. Ils n’ont pas le droit de s’en écarter, quoi que cela puisse leur coûter. Car il n’y a pas plus cher que l’âme des martyrs qui ont atteint leur fin dans le sentier de l’élévation de la parole de l’unicité et de la religion. La conservation de ce patrimoine grandiose qu’ont laissé Yassin, Ar-Rantissy, Siyam, Almuqadima et Shahada et tous les autres martyrs de la communauté se concrétise en s’attachant aux constantes nationales et au choix de la résistance avec les moyens du bord. Mais le plus important de tout cela, est que le combat dans le sentier d’Allah soit notre rêve le plus cher, et c’est de cela que l’organisation ne s’est jamais éloigné et n’a jamais changé malgré tous les problèmes rencontrés de la part des proches et des moins proches. En général, le chemin de la résistance et du combat avance et recule selon les conditions.
Le plus important est que l’étendard soit élevé. Le mouvement avait déjà fait cela auparavant lorsqu’il avait boycotté les élections de 1996 et a continué le programme de résistance minimum jusqu’à ce qu’Oslo soit surpris par la création du mur pendant l’été de 2000. Et il est toujours en conflit contre ce mur raidisseur jusqu’à dépasser les limites.
Nous sommes tous confiants que cet excellent patrimoine ne sera pas perdu. Car le travail islamique résistant est le seul à pouvoir libérer la Palestine, et à redonner l’honneur à la communauté. Ce qui nous inspire davantage de confiance en cela, c’est l’échec des négociations. Voire même l‘échec de tous les plans américano-sionistes de purification de la zone.
Aujourd’hui le Hamas est devant un tournant difficile. D’un côté il détient un patrimoine grandiose d’héroïsme et de sacrifices qui ont fait du Hamas, le mouvement le plus populaire dans le monde islamique. Mais d’un autre côté, il vit une crise qui commence à susciter beaucoup d’interrogations sur son rôle et sa présence. Car les populations ne donnent carte blanche à personne mais suivent [les partis] pour un certain discours, et retire l’allégeance si ce discours change. C’est ce que le mouvement a voulu concrétiser en renouvelant l’allégeance et le sermon envers le peuple et ses leaders vivants avant les morts, ceux de l’intérieur avant ceux de l’extérieur. Les masses qui sont descendues dans les rues et qui ont manifesté à Saraya est une preuve irréfutable du renouvèlement de l’allégeance. C’est aussi un message au monde entier, afin de faire taire les langues de tous ceux qui ont comploté, ou ont parlé en mal de ce mouvement et de ses leaders martyrs. Le Hamas est toujours ferme malgré le blocus et les agressions.