mercredi 5 janvier 2011

Azmi Bishara : « La solution des deux Etats a échoué »

Palestine - 04-01-2011
Par Azmi Bishara

Entretien conduit par Fayçal Métaoui. 
Azmi Bishara, 54 ans, fait partie des « Arabes de 1948 ». Militant communiste en Israël puis nationaliste arabe, il a activé au sein du Rassemblement national démocratique. Sous la bannière de ce parti, il a été élu au Parlement israélien (Knesset) en 1996. Il a démissionné de son poste de député en 2007 pour dénoncer des persécutions dont il faisait l’objet en raison de ses positions soutenant le Hezbollah libanais après l’attaque israélienne en 2006.
















Phd en philosophie, il est l’auteur de plusieurs ouvrages écrits en arabe, en hébreu, en anglais et en allemand. Il s’agit, entre autres, de L’identité et la fabrication de l’identité dans la société israélienne, Etre Arabe de nos jours, La société civile, étude critique et Thèses sur une renaissance entravée. Consultant à la chaîne qatarie Al Jazeera, Azmi Bishara enseigne à Doha où il vit.
- Yasser Abd Rabo, secrétaire général du Comité exécutif de l’OLP, estime qu’il est possible de reconnaître l’Etat d’Israël « dans les termes qu’il souhaitera » en contrepartie de la reconnaissance par l’Etat hébreu de la Palestine dans les frontières de 1967. Quelle analyse faites-vous de cette proposition ?
Ce n’est pas nouveau. Cette personne a toujours eu cette position depuis longtemps. Ce n’est pas uniquement son point de vue. Certains, au sein de l’Autorité palestinienne, partagent cette position. Si l’Autorité était contre ce point de vue, on lui aurait signifié de ne pas le répéter à chaque fois. La fonction de cette personne est secrétaire de l’instance exécutive de l’OLP. Donc, il occupe un poste officiel. Il a également signé l’accord de Genève avec Yossi Beilin (ancien ministre de la Justice, ndlr) en 2004. Dans cet accord, il est évoqué l’option de deux Etats pour deux peuples.
Ce qui est nouveau, par contre, est que ces déclarations semblent s’adapter à la demande israélienne de reconnaître « le caractère juif » de l’Etat israélien comme condition pour une solution durable et même, comme cela a été dit dernièrement, comme condition pour mettre fin aux colonisations. Il me semble qu’il y ait une mauvaise perception par les Palestiniens des conditions israéliennes. C’est simple : il y a une série de concessions suivie d’une série de nouvelles conditions israéliennes. Il n’existe pas de cadre référant dans les négociations israélo-palestiniennes. Comme il n’y a pas d’utilisation d’autres moyens tels que la résistance ou la militance. Aussi, Israël sait-il qu’il traite avec un interlocuteur dépouillé de choix. Il n’a pas de références et pas d’autres moyens que la négociation. S’adapter à une condition israélienne est tout de suite suivi par l’imposition d’autres conditions. C’est un cercle vicieux.
- Pourquoi les Israéliens insistent-ils sur la reconnaissance du caractère juif de leur Etat ?
A l’intérieur et pour le sionisme, la demande n’est pas nouvelle aussi. C’est le but même du sionisme : établir un Etat juif. Cela a été exprimé en 1948 et a conduit à l’éparpillement de la plupart des habitants palestiniens. Pour avoir la majorité juive, il fallait disperser la majorité arabe. Ce qui est nouveau est qu’aujourd’hui, Israël demande aux Arabes de le reconnaître comme «Etat juif». Autrement dit, reconnaître le sionisme et le droit d’Israël d’exister. Israël a avancé cela depuis que «la feuille de route» a été proposée, en 2003. Si les Palestiniens le proclament, c’est une forme d’abandon du droit à la terre et du droit au retour des réfugiés. C’est justement là l’objectif de cette demande avant l’entame des négociations. Par ailleurs, Israël ne veut plus se contenter d’une acceptation pragmatique et réaliste de son existence, mais considérer cela comme un droit légitime et idéologique. Cela entraînera, comme effet rétroactif, l’effondrement de toute l’ossature morale, militante et politique arabe.
- Comment voyez-vous la suite des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens ?
Sincèrement, je ne m’intéresse pas trop à ces négociations. Car je ne vois aucune différence entre l’existence de négociations ou pas. La relation israélo-palestinienne est d’abord sécuritaire. Il y a une coordination de sécurité et de renseignement entre l’Autorité palestinienne et Israël. Cette coordination, qui continue avec ou sans les négociations, a pour but de frapper la résistance et d’entretenir la sécurité d’Israël. En contrepartie, il y aura l’existence d’une entité palestinienne qui allègera Israël du poids démographique, celui des Palestiniens qui vivent sous l’administration israélienne. Les négociations intéressent en premier lieu Benjamin Netanyahu, qui apparaîtra aux yeux du monde comme un homme de paix et les régimes arabes seront amoindris devant leurs peuples. Le processus de paix est également un moyen «d’endormir» les peuples.
Cependant, les gens conscients n’y prêtent pas attention (…). Les Républicains américains vont augmenter les obstacles devant le président Barack Obama, qui aura une marge de manœuvre réduite. Cela va décevoir davantage ceux qui avaient nourri des espoirs avec la venue d’Obama. Le président américain n’a rien fait pour les Palestiniens depuis son élection. Rien à retenir ! Il a au moins répété dix fois son attachement à l’Etat juif et l’engagement des Etats-Unis par rapport à sa sécurité. Le Parti démocrate subit le lobby israélien. Obama n’est pas plus mauvais que Bush. Mais pour la question palestinienne, il n’y a rien qui indique qu’il est meilleur que son prédécesseur.
- Est-il vrai que les Arabes se sont détournés de « la question palestinienne » ?
Quand on parle de la question arabe, on évoque le conflit avec Israël et pas la paix avec Israël. La question des Arabes ne peut pas être liée aux accords de paix que les régimes, qui ont fait la paix avec Israël, veulent imposer aux Palestiniens. J’évoque la dimension arabe dans le conflit. Sans cette dimension, la question palestinienne se transformera en un autre dossier de la série de la normalisation avec Israël. Une normalisation sans valeur parce que l’équilibre des forces entre Palestiniens et Israéliens est plus mauvais qu’entre Israéliens et Arabes. La normalisation entre l’Egypte et Israël s’est faite entre deux Etats. Les Palestiniens n’ont pas encore d’Etat ; quand ils se comportent comme Etat, ils perdent « les deux mondes », à savoir un mouvement de libération et un Etat. C’est ce qui est arrivé avec la tentative d’appliquer le modèle du Camp David égyptien sur le cas palestinien.
Ce modèle intéresse Israël car il fait sortir l’Egypte, grand pays arabe, du cercle du conflit en établissant la paix et en reconnaissant son existence. Cela a également permis aux Egyptiens de reprendre le Sinaï, c’était le prix à payer de la guerre de 1967. Le but de la guerre 1967 était de consolider les résultats de celle de 1948. Aujourd’hui, Israël n’est pas revenu aux frontières de 1967 et les Palestiniens n’ont ni Etat ni un mouvement de libération. Ils sont entre les deux. Par conséquent, leur position est affaiblie face à Israël. Cela a également créé une résistance séparée du mouvement de libération. Ce mouvement est arrivé à sa fin dans la forme que nous avons connue jusque-là et sa direction politique est engagée dans un processus de normalisation avec Israël, sans contrepartie. La résistance est prise en charge par des secteurs en dehors de l’OLP. Cette situation est née de la perte de la dimension arabe de la question palestinienne.
- Comment mettre fin à cette division entre Palestiniens ?
Il ne s’agit pas de sortir d’une mésentente. Il y a un véritable différend politique. Différend entre ceux qui assument la coordination sécuritaire avec Israël et ceux qui insistent sur la poursuite de la résistance contre l’occupation. Il s’agit de positions complètement différentes. Il ne faut pas sous-estimer cela. J’ai des réserves à émettre sur Hamas, sur sa manière de gérer Ghaza et l’ambition d’une partie de sa direction de sauvegarder le pouvoir par tous les moyens. Il reste que concilier les positions de Hamas et du Fatah est impossible, à moins que l’une des deux parties change radicalement sa vision pour que l’unité nationale soit possible. Car comment concilier ceux qui veulent résister à Israël et ceux qui veulent se livrer à lui ? Peut-être que les choses changent dans le cas d’un échec des négociations entre l’Autorité palestinienne et Israël. Sans changement radical, l’unité nationale palestinienne est impossible.
- La situation paraît bien compliquée…
Compliquée en raison de l’absence de la profondeur arabe de la question palestinienne. Peut-être que l’intervention des Palestiniens de la diaspora et des pays arabes dans le soutien sérieux à la résistance va faire évoluer les choses. Le discours sur la conciliation ne vise, à mon avis, qu’à calmer les choses. Pas plus.
- On ne parle plus du droit de retour des réfugiés…
Il y a des gens comme nous qui n’ont pas cessé de le rappeler. Des jeunes Palestiniens et des intellectuels arabes nous écoutent. Sur le plan populaire et au niveau palestinien, le droit au retour n’a pas été abandonné.
- Pourquoi la question démographique est-elle toujours présente dans le discours des politiques israéliens ? Il y a comme une crainte…
Il existe deux sortes de ce qu’Israël appelle le « poids démographique ». Si Israël avait annexé Ghaza et la Cisjordanie, les Arabes seraient majoritaires en Israël actuellement, surtout avec le retour des réfugiés. C’est pour cela qu’Israël veut se séparer démographiquement de la Cisjordanie et de Ghaza et interdire le droit au retour des réfugiés. Il y a un autre problème lié aux citoyens arabes en Israël qui constituent actuellement 20% des habitants. Ils seront plus nombreux dans le futur avec presque 30%. Israël traite ce problème en démantelant la conscience patriotique chez les Arabes de l’intérieur et en agitant le spectre de la peur.
Le courant que je représente est un véritable défi pour les responsables israéliens à partir du milieu des années 1990. Nous avons insisté sur la citoyenneté comme une antithèse au sionisme. Aucune citoyenneté égalitaire n’était possible sans combattre le sionisme. Nous avons insisté aussi sur l’identité arabe palestinienne des Arabes de l’intérieur en tant que peuple uni et pas en tant que tribus ou ethnies. Israël a toujours voulu jouer sur le fait que les Arabes de l’intérieur pouvaient accepter des droits amoindris et qu’il était possible de les diviser en groupes et ethnies pour qu’ils ne constituent pas de danger démographique. Israël a combattu ce courant. J’étais moi-même victime d’un exil politique forcé. Les nationalistes arabes de l’intérieur sont pourchassés. Des lois ont été adoptées pour limiter leur mouvement comme celle portant sur l’allégeance à la judaïté de l’Etat d’Israël. Tout cela est lié au combat avec les Arabes de l’intérieur et pas avec ceux de l’extérieur.
- Vous avez fait partie du Parlement israélien. Les règles démocratiques y sont-elles respectées ?
C’est un Parlement qui a été mis sur pied dans la foulée de la création d’un Etat juif. Il est démocratique pour les juifs. Israël n’a pas vu d’inconvénient quant à la présence d’Arabes au sein de ce Parlement à travers le Parti communiste, par exemple. Les problèmes ont apparu avec l’émergence de mouvement nationaliste arabe, comme le Rassemblement national démocratique (RND). Nous avons profité de la démocratie israélienne pour avancer des revendications nationalistes réelles. Cependant, Israël nous rappelle à chaque fois qu’on fait partie de la démocratie, mais nous n’avons pas le droit de demander le démantèlement du sionisme pour le remplacer par un Etat pour tous les citoyens, ni d’utiliser le Parlement pour exprimer l’attachement aux droits des Palestiniens et avoir des positions plus patriotiques que celles de l’Autorité palestinienne. Aussi ont-ils mis des obstacles à notre action. Donc, il s’agit d’une démocratie bâtie sur la judaïté d’Israël et pas sur la citoyenneté.
- C’est une forme d’administration de la vie politique. Les Blancs du temps de l’apartheid étaient démocrates entre eux…
Les Arabes qui ont rejoint le Parlement ont été perçus comme une minorité qui ne constituait pas de danger. Même cette action minoritaire est aujourd’hui mal vue. Le RND subit un très fort harcèlement actuellement. Mais il existe, avec une base populaire auprès des étudiants, des femmes et des intellectuels. Il a des députés connus tels que Hanine Zoybi et Djamel Zahlqa. Le parti essaie de trouver un équilibre dans le cadre de la loi entre ses positions et les exigences de la citoyenneté.
- Certains intellectuels, y compris en Israël, évoquent la théorie d’un seul Etat au lieu des deux Etats. Jusqu’où cette thèse est-elle réalisable ?
Historiquement, l’idée d’un seul Etat a été défendue par les Palestiniens, non par les Israéliens. Le projet de base du mouvement Fatah et de l’OLP est de bâtir un Etat démocratique et laïc en Palestine. Etat laïc pour contenir arabes et juifs. C’est l’OLP qui a remis en cause cette exigence en la remplaçant par la solution des deux Etats. Des intellectuels palestiniens et arabes estiment que la solution des deux Etats a échoué et qu’elle n’est plus juste. Cette solution ouvre la voie à un Etat juif et un petit Etat palestinien sans souveraineté et sans droit au retour pour les réfugiés. J’ai évoqué cette question il y a bientôt vingt ans, dans une conférence à l’université de Beir Zeït. Edward Saïd a également abordé cette option d’un seul Etat. Les intellectuels juifs antisionistes n’ont rejoint cette thèse que récemment.

Netanyahu critique les «trois non» palestiniens

05.01.11
Ghaza
De notre correspondant

Dans des déclarations rapportées hier par le journal israélien Jerusalem Post, Netanyahu a dit que «la direction palestinienne refuse de reconnaître Israël comme Etat juif, comme elle refuse de faire tomber le droit au retour des réfugiés palestiniens, en plus du refus des mesures sécuritaires réclamées par Israël». Ces trois «non» palestiniens empêchent, selon lui, la conclusion d’un accord de paix entre les deux parties. Quant au choix palestinien de se diriger vers l’ONU pour obtenir une reconnaissance internationale d’un Etat palestinien sur les territoires occupés en 1967, Netanyahu a prétendu posséder une panoplie de mesures y répondant sans donner plus de détails, indiquant qu’il préfère que les Palestiniens ne prennent pas cette voie unilatérale, car c’est une orientation négative de leur part.
Le Premier ministre israélien a par ailleurs indiqué qu’il s’est récemment entretenu avec le président du Chili, Sebastian Pinera dans un effort pour empêcher la reconnaissance par son Etat de l’Etat palestinien, ce qui a été fait récemment par un certain nombre de pays d’Amérique latine dont le Brésil, l’Argentine et l’Equateur. Netanyahu a affirmé que «la reconnaissance d’un Etat palestinien éloignera la possibilité de faire la paix et élargira les distances au niveau des négociations, car il renforce le sentiment chez les Palestiniens de pouvoir obtenir tout ce qu’ils veulent sans avoir besoin de négociations avec nous.» Quant à la poursuite de la colonisation dans les territoires palestiniens qu’il a qualifiée de questions de procédures pour les négociations avec Israël, Netanyahu a dit que les Palestiniens ont refusé toute concession.
Le président Mahmoud Abbas refuse toute reprise des négociations avec Israël sans un arrêt total de la colonisation dans les territoires palestiniens, y compris dans la ville sainte d’Al Qods. Une petite analyse des déclarations du Premier ministre israélien montre en premier lieu qu’Israël veut une paix taillée sur mesure, sans rien céder aux Palestiniens quant à l’acquisition de leurs droits nationaux pour lesquels ils luttent depuis plusieurs décennies. D’un autre côté, le président Mahmoud Abbas, l’Autorité palestinienne et l’Organisation de Libération de la Palestine ne semblent pas aussi faibles, comme veulent le faire croire certains opposants, surtout le mouvement Hamas qui contrôle en solo la bande de Ghaza depuis le mois de juin 2007 suite à un putsch armé. Le mouvement Hamas accuse le président Abbas et le mouvement Fatah dont il est le chef d’avoir fait des concessions graves sur les points fondamentaux de la question palestinienne, dont la question des réfugiés palestiniens et de la ville sainte d’Al Qods, ce que vient de nier le Premier ministre israélien en personne.
Plus que cela, devant cette résistance farouche du Président palestinien enveloppée d’un gant de velours, Israël commence une campagne médiatique tendant à dénigrer cet homme, tentant de le montrer comme un antisémite. Un site d’information israélien a commenté la mort du frère du président Abbas lundi à Damas en Syrie, sous un grand titre, disant «Le frère de celui qui ne reconnaît pas l’holocauste, le terroriste Mahmoud Abbas est mort à Damas».
Sont-ce les prémices d’un plan conçu par les Israéliens et les Américains pour faire disparaître Mahmoud Abbas, à l’image du regretté Yasser Arafat lorsqu’il a osé dire non à la paix made in Israël a Camp David en l’an 2000. Si Abbas continue à s’obstiner comme il le fait actuellement, il devrait être très prudent, car en fin de compte, aux yeux d’Israël, aujourd’hui, il ne diffère pas beaucoup de Yasser Arafat
Fares Chahine

Convoi d'Asie à Gaza: La majorité de l'aide est fournie par l'Iran

04/01/2011  
Le chef de la délégation bahreïnie faisant partie du convoi Asie 1 a affirmé que la majorité de l'aide envoyée à Gaza a été fournie par le peuple iranien.
M.Mohammad Chehabi, a exprimé ses regrets quant aux  mesures prises par les autorités égyptiennes à l’encontre des activistes iraniens.
Il a affirmé que l’Iran a joué un rôle primordial dans la mise en place de ce convoi. « Je ne vous révèle pas un secret, la majorité des marchandises qu’on a achetées pour les Gazaouis sont des dons du peuple iranien ».
Par ailleurs, les étudiants iraniens ont réagi à leur façon au refus égyptien d’accorder des visas aux activistes iraniens faisant partie du convoi d'aide d'Asie pour Gaza. Les étudiants des universités de Téhéran se sont rassemblés devant le bureau des intérêts de l'Egypte en Iran.
Ils ont scandé des slogans dénonçant la décision du gouvernement égyptien et critiqué l'indifférence des Etats arabo-islamiques face au blocus de Gaza.
Entre-temps, Salim Ghaffouri, un des activistes iraniens a déclaré que "le refus égyptien de délivrer des visas aux membres iraniens fait partie d’un jeu israélien".
"Cette mesure est conforme à la ligne politique du régime sioniste", a pour sa part affirmé le Chef de la délégation iranienne, au sein du convoi asiatique pour Gaza, Hossein Rouyvaran.
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Israël incapable face aux missiles d’Iran, des milliers d’Israéliens seront tués

04/01/2011  
Des sources israéliennes bien informées, ont rapporté, lundi, que les anti-missiles israéliens seront incapables de contrer les missiles balistiques iraniens, en cas d'éclatement d'une guerre entre les deux parties.  Selon cette même source, les missiles de type Hetz détenus par « Israël » sont incapable d’arrêter le flux de missiles iraniens qui s’abattront au cœur de l’entité sioniste, durant la prochaine guerre.
Ces déclarations font suite aux informations révélées par Wikileaks, selon lesquelles « Israël» se préparait à « une guerre à grande échelle contre le Hamas et le Hezbollah.
Citant le chef d’état-major israélien, Gabi Askenazi, Wikileaks, a rapporté que l’Iran détient 300 missiles de type Chehab.
Pour l’analyste militaire du quotidien Yediot Ahranot ce chiffre avancé par Ashkenazi veut dire que Téhéran est capable de lancer 10 à 20 missiles par jour contre le cœur d’« Israël », sur une période de deux mois.
Dans ce contexte, le magazine britannique, The Economist a prédit une guerre destructrice en 2011 au Moyen-Orient.  
Dans son édition parue la semaine dernière, le magazine britannique, a appelé le président américain à prendre des mesures urgentes en faveur du processus dit de paix.
S’agissant de l’arsenal du Hezbollah, The Economist  a estimé que le Hezbollah détient actuellement 50.000 missiles, ce qui implique que le Hezbollah pourrait, pour la première fois, tuer des milliers d’Israéliens en appuyant sur un bouton. 
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L'ONU indifférente à la demande libanaise d'empêcher le forage israélien

05/01/2011  
Le ministre libanais des Affaires étrangères Ali Chami a demandé mardi à l'ONU de juguler les projets israéliens de forage de champs gaziers offshore en Méditerranée.
"Nous vous demandons de faire tout votre possible pour garantir qu'Israël n'exploite pas les ressources d'hydrocarbures du Liban, qui se trouvent dans la zone économique du Liban telle que déterminée dans les cartes du ministère des Affaires étrangères soumises aux Nations unies en 2010", écrit-il dans une lettre adressée au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. 
"Toute exploitation par "Israël" de cette ressource est une violation flagrante de la loi internationale et une attaque contre la souveraineté libanaise", poursuit le texte cité par l'agence nationale d'information (ANI).
Or, le porte-parole de Ki-moon, Martin Nesirky, a soutenu la position des Forces Intérimaires des Nations Unies au Liban (FINUL) qui refuse un tracé des frontières maritimes entre le Liban et l’entité sioniste.
Interrogé par le quotidien As-Safir, sur le rôle des forces maritimes de la Finul, Nesirky a répété que le tracé des frontières maritimes ne relève pas des forces onusiennes déployées au sud-Liban. Il s’est contenté de dire qu’il y a une différence entre les frontières maritimes et les eaux côtières, sans expliquer quelle est cette différence.
Rappelons que l'enjeu porte sur deux gisements offshore découverts récemment, Tamar et Léviathan, situés dans des zones maritimes contestées. Les réserves de Tamar sont estimées à 8 milliards de m3 de gaz naturel et, selon la compagnie américaine Noble Energy, celles de Léviathan avoisinent les 450 milliards de m3.
Si « Israël » a déclaré qu’il est déterminé à défendre avec "toute la force nécessaire", face au Liban ou à tout autre pays, les champs gaziers, le Liban a quant à lui affirmé son intention d'exploiter son potentiel offshore en gaz et pétrole. 
Le ministre libanais de l'Energie, Gebrane Bassil, a annoncé en août que le Liban travaillait de manière unilatérale sur le tracé des frontières maritimes avec l’entité sioniste, avant d'en soumettre les résultats au Conseil de sécurité de l'ONU, et que le pays devrait lancer début 2012 les appels d'offres pour des contrats de prospection pétrolière et gazière au large de ses côtes.
Dans ce contexte, le ministre d'État Adnan Kassar a plaidé mardi en faveur du vote, dans les plus brefs délais, des décrets d'application relatifs à la loi sur le forage pétrolier et gazier au large du littoral, approuvée par le Parlement en août dernier.
« Il s'agit d'une première étape dans un long processus visant à exploiter nos ressources en hydrocarbures (...) qui s'avèrent être plus importantes que celles découvertes au large de Haïfa (...).  
Nous ne devons plus perdre le temps et nous noyer dans nos conflits internes, d'autant plus que l'exploitation de ce potentiel devrait largement bénéficier à notre économie et réduire la dette, qui représente désormais un poids important (...) », a-t-il souligné.
«Il est donc crucial de lancer le chantier d'exploration et de charger les compagnies concernées de déterminer les zones les plus riches en pétrole et en gaz », a-t-il poursuivi.  
Le ministre Kassar a déploré à cet égard le laxisme des autorités libanaises, soulignant qu'à l'heure où Israël a mis en place tous les plans nécessaires à l'exploration offshore, le Liban « n'a toujours pas progressé » à ce niveau.  
M. Kassar a enfin mis en garde contre une exploitation par l’entité sioniste des ressources naturelles du Liban, mettant l'accent sur le double enjeu territorial et économique d'une telle éventualité . 
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Lettre BDS France à Vanessa Paradis

mardi 4 janvier 2011 - 13h:04
« Parfois on les regarde telles qu’elles pourraient être en se disant pourquoi pas »
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Vanessa Paradis
Universal Music France
20 rue des Fossés Saint Jacques
75005 Paris
Paris, le 27 décembre 2010
Chère Vanessa Paradis,
Nous avons appris qu’après votre tournée française acoustique, vous alliez reprendre la route et faire une série de concerts à l’étranger, notamment en Israël, à l’Opéra de Tel-Aviv, le 10 février 2011.
« Parfois on regarde les choses telles qu’elles sont en se demandant pourquoi », cette phrase, extraite de l’une de vos ballades, rappelle aujourd’hui la situation du pays dans lequel vous vous apprêtez à jouer. Si l’on regarde les choses telles qu’elles sont, on ne peut ignorer l’occupation militaire de la Cisjordanie, la poursuite de la colonisation sur les terres palestiniennes et le déni des droits humains les plus fondamentaux des Palestiniens, comme l’accès à l’eau ou à une éducation de qualité. Tels qu’ils sont, 600 check-points entravent la circulation de milliers de personnes qui ne peuvent se rendre au travail, à l’école ou... à votre concert. Telles qu’elles sont, les véritables politiques d’apartheid, menées par le gouvernement israélien, discriminent les citoyens arabes d’Israël et nient le droit au retour de milliers de réfugiés palestiniens qui cherchent à regagner leurs maisons.
On se demande pourquoi : pourquoi une telle impunité, pourquoi le soutien de l’Union européenne, des États-Unis et des pays voisins, à un État qui a massacré, il y deux ans à peine, la population de Gaza, sans défense et maintenue sous embargo depuis plusieurs années ; un État qui, il y a quelques mois, n’a pas hésité à tirer à bout portant sur des militants pacifistes qui venaient apporter une aide humanitaire dans le cadre de « La flottille humanitaire pour Gaza ».
« Parfois on les regarde telles qu’elles pourraient être en se disant pourquoi pas ». Pourquoi pas, nous aussi, réagir face à cette impunité, de façon non violente ? C’est dans ce cadre, devant l’échec de toutes formes d’intervention internationale et de tentatives de paix, et inspirés par la lutte des Sud-Africains contre l’apartheid que s’inscrit la campagne « BDS » initiée en 2005 par toutes les composantes de la société civile palestinienne. Il s’agit d’un appel au Boycott, au Désinvestissement et aux Sanctions contre l’État d’Israël, jusqu’à ce qu’il applique le droit international et les principes universels des droits de l’homme.
Aujourd’hui, de nombreuses personnalités de vos deux familles artistiques ont choisi de ne pas se produire en Israël tant que cet État ne changera pas sa politique. Parmi les cinéastes, Ken Loach, Jean-Luc Godard, Meg Ryan, Dustin Hoffman ou Mike Leigh. Parmi les musiciens, Roger Waters, Brian Eno, Annie Lennox, Carlos Santana, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Gorillaz, les Pixies, Massive Attack, Gilles Vigneault ou Lhasa, entre autres, ont récemment annulé leurs prestations artistiques dans différentes villes israéliennes.
Vous qui avez participé à de nombreux concerts caritatifs, vous qui êtes mère, vous qui êtes marraine d’une association qui réalise les rêves des enfants, nous vous demandons de penser aux milliers d’enfants palestiniens qui n’ont pas la chance aujourd’hui de pouvoir rêver, ni même de mener une vie normale, d’avoir accès à l’éducation, à l’eau ou à la santé.
Alors que certains ne manqueront pas d’interpréter votre concert comme un soutien politique, et pas seulement culturel, à l’État d’Israël, nous espérons au contraire pouvoir vous compter parmi les artistes du monde entier qui se sont joints aux appels au boycott d’Israël tant que celui-ci n’aura pas rempli ses obligations envers le droit international et reconnu pleinement les droits des Palestiniens.
Nous restons à votre entière disposition pour tout supplément d’information.
La Campagne BDS France
CICP
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
Publié par BDS France le 4 janvier 2011

Deux ans après, les familles de Gaza se souviennent de l’horreur de l’attaque israélienne

mardi 4 janvier 2011 - 08h:44
Rami Almeghari - E.I
« C’était la première guerre dont j’ai jamais été témoin dans ma vie. Tout ce que ma famille et moi pouvions faire pendant l’invasion israélienne du quartier de Tal al-Hawa, c’était rester dans le sous-sol et dire la shahada [déclaration de la foi], que tout musulman doit réciter lorsqu’il fait face à la mort. »
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Gaza : une maman palestinienne et ses deux enfants - Photo : Eman Mohammed/MaanImages
Ahmad Mansour se souvient de la façon dont il a - avec le reste des 1,5 million d’habitants de Gaza - enduré la plus grande attaque jamais lancée en 40 ans par Israël sur l’enclave côtière et qui a débuté il y a juste deux ans d’aujourd’hui.
Entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, Israël a utilisé son formidable arsenal militaire — tanks, hélicoptères, avions de chasse, avions sans pilote, bateaux de guerre et troupes terrestres — pour lancer une guerre totale contre un territoire dont la population misérable se compose en grande partie de réfugiés. Plus de 1400 personnes ont été tuées, dont quatre cents enfants, et des milliers d’autres personnes ont été blessées.
« Je me rappelle très bien que lorsque les tanks israéliens ont attaqué notre quartier, ils ont totalement détruit le parc de jeu Barcelone juste quelques mètres à côté de notre immeuble d’habitation, » raconte Mansour, un père de cinq enfants, dans une entrevue avec The Electronic Intifada dans son appartement. « Les habitants de l’immeuble sont restés pendant presque 12 heures dans le sous-sol, attendant à la mort à tout moment. Un de ces tanks a même enfoncé l’entrée principale du sous-sol, et tout le monde a alors récité la shahada. »
Interrogé pour savoir s’il s’attendait à une autre attaque d’Israël, vu les tensions et les menaces qui ne cessent d’augmenter, Mansour a répondu : « Je peux dire que nous autres Palestiniens n’avons aucun choix si ce n’est faire face à n’importe quelle attaque israélienne avec nos poitrines nues. Nous sommes simplement sans moyens et toutes leurs affirmations selon quoi Gaza est un endroit de stockage pour des armes ou des fusées sont fausses. »
Mansour se référait aux affirmations israéliennes que l’attaque sur Gaza était censée faire cesser les attaques par missiles vers Israël. En fait, les groupes de la résistance palestinienne avaient pratiquement cessé d’envoyer des fusées en direction d’Israël après qu’un cessez-le-feu en juin 2008 ait été convenu avec Israël. Mais le cessez-le-feu a volé en éclat après qu’Israël ait attaqué Gaza, assassinant six personnes quelques semaines avant de mener son plus large assaut.
Rawan, la fille âgée de 12 ans de Mansour, a le souvenir très vif d’avoir été assise dans la cuisine de la famille durant une accalmie dans l’attaque. « Nous avons allumé une bougie, et l’avons dissimulée derrière un des rayonnages de la cuisine pour que l’armée israélienne ne réalise pas qu’il y avait des gens dans l’appartement. » Et souvent, quand elle entend les fréquentes explosions qui secouent Gaza, Rawan « pense que les Israéliens reviennent à nouveau. »
Récemment, les chefs de l’armée israélienne et certains politiciens ont mis en avant des prétextes pour qu’Israël lance une autre attaque à grande échelle sur Gaza, prétendant que les groupes de la résistance se sont fournis en nouveaux missiles plus performants, ou que Gaza est devenue une base pour al-Qaida.
Dans une autre maison du quartier de Tal al-Hawa, le Dr. Asad Abu Sharekh, professeur de littérature anglaise à l’université al-Azhar de Gaza, son épouse Umm Abdelaziz, et leur fils Abdelaziz aujourd’hui âgé de 9 ans, se souviennent de comment ils ont décidé de rester dans leur appartement pendant l’attaque israélienne plutôt que de chercher refuge ailleurs.
« La situation était extrêmement difficile, » raconte Umm Abdelaziz. Les « bruits et les flashs lumineux des avions de guerre remplissaient l’appartement, ainsi que l’odeur écœurante de la fumée, apparemment du phosphore blanc. Nous sommes restés dans notre appartement prêt à faire face à la mort, plutôt que de brandir des drapeaux blancs ou de nous sauver comme d’autres le faisaient. Mon mari nous a dit que que son père avait abandonné al-Majdal [maintenant Ashkelon en Israël] en 1948, et ‘que maintenant je ne suis pas prêt à abandonner mon appartement excepté pour ma tombe ou pour une de leurs prisons’. »
Dans al-Zaytoun, juste au sud de la ville de Gaza, les membres de la famille al-Samouni ont récemment procédé à une reconstruction partielle de leurs maisons dévastées par la guerre. Environ 20 des maisons de leur clan avaient été complètement détruites dans l’attaque israélienne il y a deux ans.
« Sans parler du déplacement que j’ai enduré, je suis passé par des moments très amers, » a rappelé Ziyad al-Samouni, âgé de 34 ans, alors qu’il se tient devant une maison nouvellement construite de 95 mètres carrés, où lui et sa famille de huit personnes vivaient avant la guerre. « J’ai un neveu qui a perdu son père pendant la guerre, qui m’appelle maintenant ‘papa’. Au cours des deux dernières années, je me suis déplacé de location en location. Une fois nous avons même vécu dans une petite pièce qui avait été employée pour de l’élevage de volaille. »
Rania al-Samouni - veuve et mère de cinq enfants dont le mari a été tué dans l’attaque israélienne - a vu récemment aussi la reconstruction de sa maison.
« Pendant la période passée, mes enfants et moi avons vécu dans une chambre de la maison de mes parents, » nous raconte Rania al-Samouni. « La vie sans mon mari est très difficile. C’est trop difficile d’aller d’une institution à l’autre, demandant de l’aide. Il est vrai qu’ils ont reconstruit notre maison, mais je ne ressens pourtant toujours aucune joie parce que mon mari n’est plus là. » Et elle répète, « il n’est plus là. »
Au milieu de l’attaque il y a deux ans, le Dr. Asad Abu Sharekh, qui est également un analyste politique, s’était exprimé devant The Electronic Intifada. Deux ans après, nous lui avons demandé s’il estimait qu’Israël avait réussi à imposer sa volonté aux Palestiniens après avoir lancé son attaque. Abu Sharekh a répondu après réflexion :
« Israël ne pourra jamais gagner sa guerre contre le peuple palestinien. C’est notre terre, notre histoire, notre géographie et notre identité, et nous sommes prêts à nous sacrifier pour notre patrie. Les récentes menaces israéliennes contre Gaza sont seulement un des éléments de la guerre psychologique israélienne contre le peuple de Palestine. Israël souffre de beaucoup de crises au niveau interne ou international, particulièrement après la publication du rapport Goldstone sur les crimes israéliens commis contre les Palestiniens pendant la dernière guerre contre Gaza. De plus, le refus israélien de geler la construction de colonies dans les territoires palestiniens occupés a soulevé des critiques du monde entier, au point que quelques pays ont récemment reconnu un état palestinien dans les frontières de 1967 [frontières de facto du cessez-le-feu de 1949 - N.d.T]. »
Abu Sharekh a également mentionné la campagne internationale de plus en plus forte pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre Israël. Tout ceci, estime-t-il, a commencé à exercer une contrainte sur Israël : « Les menaces israéliennes [contre Gaza] pourraient se concrétiser d’une manière différente. Israël effectuera probablement des attaques ponctuelles ici et là, mais pas une guerre à grande échelle semblable à celle d’il y a deux ans. »
« Mon père m’a toujours recommandé de ne pas craindre les Israéliens, » nous dit Abdelaziz, le jeune fils d’Abu Sharekh, alors qu’il revient d’avoir joué au football à côté de la maison. « Je ne les crains plus. Et comme mon père me l’a toujours enseigné, je préfère mourir dans ma maison plutôt qu’être tué dans la rue. »
* Rami Almeghari est journaliste et conférencier universitaire vivant dans la bande de Gaza.
Vous pouvez le contacter à : rami_almeghari@hotmail.com.
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction : Naguib
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La question de la reconnaissance de l’État de Palestine.

publié le mercredi 5 janvier 2011
Monique Chemillier-Gendreau

 
"L’existence d’un État de Palestine et sa reconnaissance par les autres États ne dépendent pas de la volonté d’Israël. (...) Selon la théorie du droit international, la reconnaissance d’un nouvel État par des États déjà existants est un acte unilatéral souverain de chacun d’entre eux. (...) L’heure semble venue pour les États européens, notamment la France, de faire enfin cet acte diplomatique".
La situation de la Palestine est contradictoire à plus d’un titre. D’une part, par les efforts du premier Ministre palestinien et avec le soutien de l’Union européenne, la Cisjordanie connaît une évolution positive vers le développement d’une administration qui pourrait fournir les bases d’un État, évolution qui s’est accompagnée ces dernières années d’un relatif progrès économique, au moins à l’avantage de certaines couches de la population. D’autre part, le territoire de la Palestine et son peuple sont divisés, à la fois géographiquement par la séparation d’avec Gaza, politiquement par le contrôle que le Hamas exerce sur cette partie de la Palestine et économiquement par la situation dramatique que le blocus entraîne pour la population de la bande de Gaza. Mais surtout, l’avancée continue de la colonisation juive sur le territoire proprement palestinien, compromet les chances de la paix et, par là, les possibilités de construction d’une société palestinienne viable et « normalisée ».
Dans un tel contexte, une issue positive à la crise ouverte il y a maintenant plus de 60 ans semble être un objectif inaccessible. Le droit international est bafoué insolemment par Israël et les autres pays ne semblent pas pour le moment décidés à utiliser les moyens de droit qui sont pourtant à leur disposition. Il s’agit soit des sanctions économiques à l’égard d’Israël comme le permettent aussi bien les accords entre Israël et l’Union européenne que la Charte des Nations unies, soit des sanctions militaires sur la base du chapitre VII de la Charte. Les États disposent encore d’une mise en action de la procédure pénale internationale contre les dirigeants israéliens, auteurs des violations massives des règles du droit humanitaire, ou encore de la mise en œuvre par eux-mêmes de la compétence universelle, c’est-à-dire de l’adaptation de leur droit pénal à la poursuite des violations des règles du droit humanitaire. Mais aucune volonté politique d’user de ces moyens ne s’exprime pour le moment.
Ainsi s’éloigne de jour en jour, la promesse pourtant réitérée à plusieurs étapes des négociations, de voir les Palestiniens disposer de leur État en application du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Par une série de contre-sens, tous les acteurs internationaux ont semblé longtemps attendre d’un accord de paix, donc de la volonté d’Israël, la création d’un État de Palestine. Or, l’existence d’un État de Palestine et sa reconnaissance par les autres États ne dépendent pas de la volonté d’Israël. Croire cela c’est ignorer les règles et procédures du droit international en matière de reconnaissance de l’État. Selon ces règles, deux niveaux sont à distinguer, le niveau des décisions unilatérales des États et celui des relations multilatérales.
Sur le plan des décisions unilatérales, lorsqu’un peuple y est déterminé et lorsqu’il bénéficie du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, il lui revient d’envoyer des signes clairs de sa volonté d’être reconnu par les États déjà constitués. Alors, chaque autre État se détermine librement selon les choix politiques de sa diplomatie. Il est logique, si un État soutient le combat d’un peuple pour son auto-détermination, qu’il lui accorde sa reconnaissance. Le peuple palestinien a pris en 1988 la décision de s’auto-proclamer comme État de Palestine. Cela a entraîné alors de nombreuses reconnaissances de la part d’autres États. Mais il s’agissait essentiellement d’États arabes ou du Tiers Monde ou encore de ceux qui étaient alors les États du camp socialiste. Les États occidentaux engagés dans des relations plus ou moins intenses avec Israël n’ont pas suivi ce mouvement. Mais, protestant de leur bonne volonté à l’égard de la Palestine et de leur détermination à respecter le droit du peuple palestinien à disposer de lui-même, ils ont soutenu le point de vue selon lequel il fallait faire la paix d’abord, la reconnaissance venant ensuite. Ils se sont placés ainsi à la remorque des Israéliens, les laissant maîtres du jeu et du calendrier. On voit ce qu’il en est aujourd’hui. Dans le poker menteur qui se déroule depuis des années, chacun a rusé avec la souveraineté du peuple palestinien. Les Israéliens ont mis un soin extrême à maintenir l’incertitude sur le statut futur de l’ « entité » palestinienne. Les Palestiniens ont misé sur le temps et sur la dynamique de paix pour réserver une question dont l’issue à leurs yeux ne pouvait faire de doute. Une conditionalité artificielle a été ainsi créée suspendant l’hypothèse de nouvelles reconnaissances de la Palestine par des tiers à la conclusion de la paix. Or c’est là laisser dans les seules mains d’Israël des cartes dont chaque État doit garder la maîtrise. Selon la théorie du droit international, la reconnaissance d’un nouvel État par des États déjà existants est un acte unilatéral souverain de chacun d’entre eux. L’appréciation de l’opportunité de cet acte ne saurait dépendre de la volonté d’un tiers, elle n’est soumise à aucune condition, si ce n’est la vérification de l’existence des bases d’un État.
C’est sur ce point que l’on rencontre d’autres réticences qui n’ont pas de fondement. Les éléments qui déterminent l’existence d’un État sont au nombre de trois : une population, un territoire et un gouvernement apte à exercer effectivement le pouvoir interne et international. L’existence d’un gouvernement n’est plus contestée depuis la création de l’Autorité Palestinienne. Pour ce qui est de la population, celle de la Palestine est bien identifiable, même s’il y a la population de l’intérieur et celle de l’extérieur. Le fait qu’une partie de cette population soit en exil n’est pas un obstacle à la reconnaissance d’État. L’État, une fois existant et disposant de la souveraineté, gèrera ce problème. Enfin, pour ce qui est du territoire, c’est le territoire du mandat britannique qui, au moment de la création de la Société des Nations, était la base du futur État indépendant de Palestine. Mais il y a eu à partir de 1948, la résolution de partage de l’O.N.U., puis les guerres et la querelle d’interprétation autour de la résolution 242, enfin l’occupation israélienne accompagnée d’une campagne de colonisation très agressive. Aujourd’hui, de nombreux indices, et notamment la volonté telle qu’exprimée par les Palestiniens eux-mêmes, montrent que les bases du futur État sont le territoire résultant de la ligne d’armistice de 1967, dite ligne verte. Il n’y a donc aucun obstacle à d’éventuelles nouvelles reconnaissances de l’État de Palestine. Israël connaît une situation symétrique avec une population potentielle gérée par la loi du retour et des frontières incertaines et il y a d’autres exemples. Le droit international exige seulement l’existence d’un groupe humain se revendiquant d’une identité nationale et disposant d’une base territoriale effectivement occupée par ce peuple, même si, à la marge, il reste des questions de frontières à régler, ou des parties de peuple qui sont à l’extérieur.
C’est bien parce qu’il n’y a pas d’obstacle que de nouveaux États d’Amérique Latine ont récemment reconnu la Palestine, ajoutant leur reconnaissance à celles qui étaient intervenues dans le mouvement qui avait suivi la déclaration palestinienne de 1988. Il y a là l’occasion d’amplifier cette nouvelle dynamique et l’heure semble venue pour les États européens, notamment la France, de faire enfin cet acte diplomatique qui confortera le peuple palestinien à un moment où il risque le découragement. Les Palestiniens y puiseraient un renfort de légitimité et de capacité politique de nature à leur redonner des marges de négociation. La dérive aveugle des intégristes israéliens serait clairement désavouée. Sur ce premier point des reconnaissances unilatérales, l’avantage pour les Palestiniens de leur multiplication, est politique.
Cette proposition est indépendante de la question de l’entrée de la Palestine dans le système multilatéral international, bien qu’un nombre grandissant de reconnaissances unilatérales par les États soit, à l’évidence, un facteur favorable à la prise d’une décision collective. Il faut d’ailleurs introduire une distinction à l’intérieur du système multilatéral, car il y a l’ensemble des Organisations internationales d’une part et l’ONU de l’autre.
Les Organisations autres que l’ONU (UNESCO, OMS, OMM, OIT, OACI, OMI, etc…) ne connaissent pas le mécanisme du veto. Dès lors, il suffit que la majorité requise par les statuts de chacune de ces institutions soit atteinte pour que la Palestine puisse être admise comme État membre. Compte tenu du nombre d’États qui ont, à ce jour, reconnu la Palestine, celle-ci n’aurait pas de difficultés à recueillir dans chacune de ces organisations, la majorité permettant son admission. Les avantages seraient variables selon les organisations et leur but technique. Ainsi, une entrée à l’UNESCO donnerait à la Palestine beaucoup plus d’autorité pour s’opposer au pillage de ses ressources archéologiques par Israël. Son entrée à l’organisation Maritime Internationale ou à l’Organisation Mondiale des Douanes, lui permettrait de surveiller efficacement la traçabilité des produits en provenance d’Israël et de s’opposer à ce que les produits des colonies ne soient admis par les autres pays comme produits israéliens.
Pour ce qui est des Nations unies, il en va différemment. L’admission comme membre se fait « par décision de l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité » (article 4, paragraphe 2). Il faut donc, pour que soit accomplie la suggestion du Président Obama d’une entrée de la Palestine à l’ONU en 2011, qu’intervienne un vote positif du Conseil de sécurité, donc, qu’il n’y ait aucun membre permanent qui mette son veto. Les propos mêmes du Président américain ont pu laisser penser que les Etats-Unis pourraient ne pas s’opposer à cette admission, mais les récents reculs de la diplomatie américaine dans la région laissent mal augurer d’une attitude offensive sur ce problème. Et il y a encore le cas des Britanniques qui disposent du veto et pourraient être tentés d’en user.
Mais en la matière, tout est question d’élan et de mouvement. C’est pourquoi l’heure est venue pour que la France et les autres pays européens s’engagent dans la voie ouverte par l’Argentine et le Brésil, voie qui pourrait être suivie prochainement par d’autres pays d’Amérique latine. Ces nouvelles reconnaissances unilatérales changeront considérablement le contexte. L’Organisation des Nations unies et surtout les membres permanents de son Conseil de sécurité seraient mis sur la défensive et ne pourraient pas tenir longtemps une attitude d’opposition à l’entrée de la Palestine. Le chemin de la paix s’en trouverait considérablement aplani. Il est évident que c’est une entrée à l’ONU qui donnerait à la Palestine la plénitude de ses droits. Elle pourrait adhérer à titre d’État au Statut de la Cour Internationale de Justice et de la Cour Pénale Internationale. Cela lui donnerait l’occasion de s’engager dans des procédures pour faire valoir les droits de son peuple. Elle pourrait adhérer aux grandes conventions internationales. Son autorité dans l’enceinte internationale et, par voie de conséquence, dans ses relations avec Israël, s’en trouverait profondément renforcée.
décembre 2010

« L’objectif du mur, c’est
 la terre, pas la sécurité »

publié le mardi 4 janvier 2011
entretien avec Khateb Abou Rahmah

 
Khateb Abou Rahmah, coordinateur du Comité populaire 
de Bil’in en charge de la communication 
et des relations avec les médias, explique la portée de la lutte non violente de Bil’in à proximité immédiate 
du mur qui balafre aujourd’hui 
la Palestine.
Pouvez-vous revenir sur la particularité de ces manifestations du vendredi  ?
Khateb Abou Rahmah. Au début, en 2005, l’organisation de trois ou quatre manifestations par semaine devenait difficile. Nous avons donc décidé d’engager des actions originales, non violentes et créatives tous les vendredis. Parmi les très nombreuses initiatives de ce type menées depuis, citons par exemple celle d’activistes non violents, palestiniens et israéliens, le torse recouvert d’une grille sur laquelle on pouvait lire  : «  Ces barrières-là devront être arrachées par les soldats.  » Ou encore des manifestants aux effigies de Mandela, Gandhi ou Luther King défilant en tête du cortège. Les petits-fils de Gandhi et de Martin Luther King sont par ailleurs venus à Bil’in soutenir notre action non violente. Récemment nous avons symbolisé en reproduction la flottille humanitaire pour Gaza. Une immense clé a été réalisée pour exprimer l’exigence du retour des réfugiés sur leur terre.
Si, au début, certains villageois n’étaient pas favorables et doutaient de cette forme d’action, cela a changé aujourd’hui en raison notamment des acquis gagnés par la lutte.
Qu’avez-vous obtenu par votre action  ?
Khateb Abou Rahmah. La Cour de justice israélienne a ordonné que le mur soit déplacé. Cent hectares vont ainsi être restitués, une soixantaine aussi pour deux autres villages. Les paysans de Bil’in peuvent désormais se rendre sur la partie récupérée de leurs terres. Dans le même temps, cette même cour de justice a autorisé le maintien d’une colonie déjà construite illégalement sur notre terre. Elle a seulement stoppé un nouveau projet de construction.
Qu’en est-il des soutiens à l’égard de votre mouvement et de la suite  ?
Khateb Abou Rahmah. Les participants à la 5e conférence internationale de la paix qui s’est tenue à Bil’in en avril dernier, dont les représentants officiels de 23 pays et de l’ONU, ont exprimé leur solidarité à notre résistance non violente. De même de la part du gouvernement palestinien, comme de tous les leaders des mouvements politiques, y compris le Hamas. Aujourd’hui ces manifestations non violentes du vendredi se sont élargies à une quarantaine de villages. 
Le président Mahmoud Abbas a récemment appelé à poursuivre cette forme de lutte tant que la colonisation se poursuivrait. Nous sommes forts car notre lutte est juste, comme le sont nos droits. Nous bénéficions du soutien de nos partenaires, des médias et de la communauté internationale. Ce n’est pas en construisant le mur que des rapprochements s’effectueront entre Palestiniens et Israéliens. L’objectif final du mur, c’est de confisquer les terres et non d’assurer la sécurité.
Aujourd’hui notre action se poursuit à deux niveaux. Au plan local pour récupérer toutes les terres. Au niveau plus général, elle s’inscrit dans la lutte nationale du peuple palestinien pour la restitution de tous ses droits. Pour la destruction du mur, pour récupérer toutes les terres et obtenir le démantèlement des colonies.
Entretien réalisé par A.R.
publié par l’Humanité

Lieberman : Pas de paix avant au moins une décennie

05/01/2011
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a estimé hier qu'il faudra « au moins une décennie » avant « un accord politique » israélo-palestinien, lors d'un entretien avec l'AFP. « Je pense que nous avons une bonne coopération économique et sécuritaire et nous devons poursuivre la coopération à ces deux niveaux et reporter la solution politique à au moins une décennie », a déclaré M. Lieberman, chef du parti ultranationaliste Israël Beiteinou. « J'estime qu'il est impossible d'accélérer artificiellement le processus politique. Il faut avancer pas à pas », a-t-il ajouté, en plaidant pour un « accord intérimaire à long terme » avec les Palestiniens, alors que les négociations de paix sont complètement bloquées depuis plusieurs mois.

Détruire la mosquée d'Al-Aqsa par un séisme fictif

04 Janvier 2011 11:55 
IRIB - Un expert fait état d'un plan concocté par le régime sioniste, pour détruire la mosquée d'Al-Aqsa, par un séisme fictif. D'après Salah ar-Raqb, les Sionistes ont annoncé, à maintes reprises, à la télévision et dans de nombreux articles, qu'il était inévitable que la mosquée d'Al-Aqsa s'effondre par un séisme. "Israël, souligne Ar-Raqb, cherche à provoquer, artificiellement, un séisme, en faisant exploser une bombe, dans la région Al-Naqb al-Gharbi, et en brisant le mur du son aux alentours de la mosquée d'Al-Aqsa, il essaie de faire croire qu'un tremblement de terre serait la cause de l'effondrement de la mosquée d'Al-Aqsa.
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Haniyeh insiste sur la poursuite des convois d’aides à Gaza

05 Janvier 2011 08:50 
IRIB - Le Premier ministre élu palestinien a insisté sur la poursuite des convois d’aides humanitaires visant à briser le blocus de Gaza. "Le régime sioniste ne peut pas résister, face à la volonté mondiale de lever le blocus de Gaza.", a affirmé le Premier ministre élu palestinien, Ismaïl Haniyeh, cité par Qods Net. Lors d’une rencontre avec les activistes participant au convoi asiatique pour Gaza, Haniyeh a tenu à dire que ce convoi, comme, d’ailleurs, tous les autres convois d’aides humanitaires, rehaussait le moral du peuple palestinien et renforçait sa volonté de résister, face au régime occupant israélien. Ismaïl Haniyeh a déploré, en outre, l’attitude du gouvernement égyptien qui a empêché l’entrée, sur son sol, de certains activistes du convoi asiatique de solidarité avec Gaza, avant d’ajouter que le peuple palestinien saluera, en toutes circonstances, tous les activistes, qu’ils soient à l’intérieur de la Palestine ou à l’étranger.
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Israël est à l’origine de la pollution de l’eau à Gaza

05 Janvier 2011 09:00 
Al-Alam - Le réseau d’eau potable de Gaza est impropre à 90% à la consommation et cela met en danger la vie de 1,5 million de Palestiniens, selon les responsables concernés des ressources hydrauliques, dans la bande de Gaza. La pollution de l’eau, dans la bande de Gaza, est l'oeuvre du régime sioniste, ajoute la même source, cité par la chaîne Al-Alam. A noter, également, que nombre de Palestiniens sont contraints de s'équiper d'appareils de purification de l’eau. Rappelons qu'Israël impose, depuis 2007, un blocus tous azimuts, à Gaza.
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Les forces occupantes envahissent l'est de Rafah et rasent des terres agricoles

[ 04/01/2011 - 14:58 ]
Rafah – CPI
Les forces de l'occupation sionistes ont envahi, ce matin mardi 4janvier 2011, le sud-est de la ville de Rafah, au sud de la Bande de Gaza, rasant des terres agricoles.
Des résidents de la région ont déclaré que de nombreux blindés sionistes se sont dirigés ce matin du poste militaire sioniste à l'est de Rafah, envahissant les terres agricoles des citoyens palestiniens dans la zone "Karm Abou Mouammar", où elles ont rasé des terres agricoles, en ouvrant le feu par hasard sur les maisons résidentielles sans faire des victimes.
Il est à noter que les forces occupantes poursuivent leurs incursions quotidiennes dans les zones frontalières, soit au nord, au sud ou à l'est de la Bande de Gaza, où les forces sionistes imposent une zone d'isolement sécuritaire d'une profondeur de 500 mètres à l'ouest des frontières de la Bande de Gaza avec les territoires palestiniens occupés en 1948.

Un congrès sioniste appelle à construire le prétendu temple sur les ruines d'al-Aqsa

[ 04/01/2011 - 15:14 ]
Al-Qods occupée – CPI
La fondation d'al-Aqsa pour les patrimoines et les legs pieux a déclaré dans un rapport de presse publié le lundi 3 janvier 2011, qu'il y a des tentatives croissantes de la part de l'occupation et de ses branches exécutives qui apparaissent sous la forme d'activités des groupes et des organisations juives afin d’accélérer la construction du prétendu troisième Temple au détriment de la mosquée bénie d'al-Aqsa. Le dernier grand congrès a été organisé jeudi dernier à l'ouest de la ville occupée d'al-Qods par les groupes religieux sionistes ultra-orthodoxes, avec des conférences et des affichages de graphiques qui montrent et appellent à la construction du prétendu temple sur les ruines de la mosquée d’al-Aqsa.
La fondation d'al-Aqsa a averti que le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, est à l’origine de ces appels, d’autant plus que d’autres groupes extrémistes sionistes ont demandé à travers leurs médias à Netanyahu de remplir la promesse qu’il leur a donnée, selon laquelle s’il retournait au pouvoir, il légifèrerait et organiserait la prière des Juifs à al-Aqsa.
La fondation a rappelé qu’une tendance religieuse appelée « courant ultra-orthodoxe » commence à s'activer remarquablement ces dernières semaines dans le ciblage de la mosquée d'al-Aqsa, afin de le profaner et de tenter de le judaïser. Certains sites Web qui appartiennent à l'extrême droite et au courant religieux juif ont entamé la publication d’informations et de photos qui montrent que jeudi dernier (le 30 décembre 2010) s’est tenu un immense congrès auquel ont assisté des milliers de personnes provenant de l'ouest d'al-Qods occupée et dévoués à la cause du temple sous l'égide du courant ultra-orthodoxe.
Le congrès s'est concentré sur le travail pour l’activation et la stimulation de la construction du prétendu temple. Le programme comprenait un diaporama par un rabbin sioniste qui représentait la construction du prétendu temple sur les ruines d'al-Aqsa, en particulier dans la "Mosquée d'Omar", selon leurs allégations. En outre, un diaporama et des explications ont été présentés concernant les offrandes rituelles à l'autel du temple, « comme cela sera bientôt le cas », selon leur communiqué.
Le rapport publié par les médias de ces groupes sionistes a souligné que le congrès a été organisé sous l'égide de la municipalité sioniste dans la ville sacrée, département de l'éducation biblique.
La Fondation d'al-Aqsa a poursuivi que les sites Internet sionistes ont publié de nombreuses photos qui montrent le public de juifs qui ont participé à ce congrès, ainsi que les bannières érigées dont l'une portait le nom "l’Institut du Temple", une organisation active depuis plusieurs années dans la préparation des outils du prétendu temple et qui appelle à en accélérer la construction.
Cette organisation est également active dans les opérations d’assauts de la mosquée d'al-Aqsa et des tentatives d’y accomplir des rites talmudiques.
Les sites Web sionistes ont également publié des photos des maquettes du prétendu temple, des outils et des vêtements des prêtres du Temple, etc.
En commentaire à ces informations, la Fondation d'al-Aqsa pour les legs pieux et les patrimoines a déclaré : « Il y a un engouement croissant de l’occupant sioniste pour cibler la mosquée sainte d'al-Aqsa afin de réaliser un rêve noir mythique représenté par la construction du prétendu temple sioniste sur les ruines d'al-Aqsa et les mesures sionistes à al-Qods et à al-Aqsa s’inscrivent dans le cadre de ce plan démoniaque, la situation est préoccupante et très dangereuse, et il est nécessaire de travailler en vue de lutter contre cette politique criminelle sioniste contre al-Qods et al-Aqsa ».

Al-Qardawi : Seule la résistance peut libérer les territoires

[ 04/01/2011 - 15:58 ]
Doha – CPI
« La nation islamique doit de se libérer elle-même pour être en mesure de libérer les terres usurpées de la Palestine » a affirmé Dr. Youssef al-Qardawi, président de l’Union mondiale des Oulémas musulmans.
Il a tenu ces propos lors de la première réunion mensuelle de l'Union mondiale des Oulémas musulmans intitulée « les Projets de judaïsation d'al-Qods et de la Palestine et leur impact sur l'avenir de la cause palestinienne » qui a eu lieu, avant-hier soir dans l'hôtel "Al-Millenium" à Doha, avec la participation de Dr. Ali Mohiuddin al-Koura Dagi, secrétaire général de l'Union, et M. Mounair Chafiq, coordinateur de la Conférence islamo-nationale.
Dr. al-Qardawi a souligné la nécessité de soutenir la lutte du peuple palestinien et de lui permettre d'obtenir des moyens de la résistance contre l'occupation sioniste, affirmant que le soutien aux Palestiniens n'est pas une faveur de l'un et qu’il est grave que les musulmans aient le sentiment d'aider les Palestiniens, car l'Islam impose à tous les musulmans de libérer toutes les terres musulmanes occupées, alors que dire de la ville sacrée d'al-Qods qui est honorée par Allah, en effet, toute la nation islamique doit sentir que la cause n'est pas uniquement celle des Palestiniens.
Il a ajouté : « Les choses vont de mal en pis », tout en s'interrogeant : « Que reste-t-il du processus de paix ? Qu'en est-il de la colonisation qui n’a pu être arrêtée par Obama? Les négociateurs palestiniens se sont rendus aux négociations sans aucune condition préalable, et il y a maintenant 13 000 nouvelles unités coloniales en Cisjordanie occupée et autour d’al-Qods qui est déjà menacée ».
« Seuls les sionistes savent quand annoncer l'effondrement de la mosquée bénie d'al-Aqsa, qui signifie la perte de la cause palestinienne », a-t-il indiqué, déclarant que « la faiblesse de la Nation islamique leur a profité et qu'on ne peut libérer les territoires que par le Djihad et la résistance, mais malheureusement, le mot "Djihad" est devenu invraisemblable », appelant à l'importance de corriger les idées fausses dans l'esprit de la nation.
Il a souligné que les projets du compromis depuis le traité égyptien et l'accord d'Oslo n'ont pas fait qu’enraciner les Juifs, mais ils ont également déraciné tout ce qui concerne l'Islam et les musulmans, à travers des opérations de judaïsation et de changement des principales caractéristiques de cette région, à cause de la position palestinienne officielle dirigée par Mahmoud Abbas.
Il a condamné la coopération sécuritaire avec l'ennemi sioniste qui a occupé les territoires et a tenté d'extorquer une reconnaissance arabe et islamique que les Juifs ont droit à cette terre. Il a affirmé que la coordination sécuritaire entre les milices de l’autorité palestinienne à Ramallah et l'entité sioniste est plus dangereuse que les désaccords palestiniens internes.
« La Palestine n’est pas une propriété des Palestiniens dont on dispose comme on veut, mais elle appartient à toute la nation arabe et islamique », a poursuivi Dr. al-Qardawi, assurant également que la résistance contre l'occupation et la mobilisation de toute la nation représentent la modération et c'est ce pour quoi il faut travailler.
Le Cheikh al-Qardawi a confirmé que le mur raciste sioniste de séparation constitue un pillage des terres, et l'expulsion de plus de 200 000 Palestiniens. Il faut traiter cette question très clairement, et les pays partitionnés par le colonialisme sont devenus partie intégrante de la mosaïque, ce qui exige la présence de la résistance.
« Il y a un dur travail accompli dans la bande de Gaza, qui est devenue interdite aux israéliens qui ne peuvent pas entrer dans un affrontement direct avec la résistance palestinienne parce qu'ils ont peur des résultats de la guerre », a déclaré al-Qardawi.

Maroc: Un Sit-in populaire soutenant les Palestiniens au 2ème anniversaire de la guerre contre Gaza

[ 04/01/2011 - 17:40 ]
Rabat – CPI
Le secrétariat national du groupe national du travail au Maroc, pour soutenir l'Irak et la Palestine, organise, aujourd'hui soir, le mardi 4 janvier 2011, dans la cour de la poste à Rabat, un sit-in de protestation pour condamnet et dénoncer la criminalité sioniste continuelle contre le peuple palestinien et les lieux islamiques et chrétiens en Palestine.
Le secrétariat a déclaré dans un communiqué que ce sit-in organisé pour soutenir la lutte de tous les Palestiniens, en particulier les Maqdissins qui s'exposent aux crimes continuels de l'occupation sioniste.
Il a renouvelé sa condamnation à la guerre sioniste contre la Bande de Gaza qui a duré du 27 décembre 2008 à 18 janvier 2009, causant plus de 1 400 martyrs et plus de 5 000 blessés ainsi que de grand ravage dans le secteur assiégé.
Il a aussi critiqué le sévère embargo sioniste imposé contre Gaza depuis plus de 4 ans consécutifs, les agressions continuelles des forces occupantes israéliennes contre le peuple palestinien et leurs menaces incessantes de lancer une nouvelle guerre, en soulignant: "Gaza n'a pas cédé et la Palestine ne cèdera plus".

L'occupation arrête un enfant lors des affrontements au village "Nabi Saleh"

[ 04/01/2011 - 17:54 ]
Ramallah – CPI
Les forces de l'occupation israélienne ont arrêté, aujourd'hui à midi, le lundi 4 janvier 2011, l'adolescent Islam Saleh al-Tamimi, 14 ans, lors de violents affrontements qui ont éclatés dans le village "Nabi Saleh", au nord-ouest de la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée.
Des témoins oculaires ont rapporté que de violents affrontements ont éclatés entre les forces de l'occupation israélienne et les habitants du village et que les forces occupantes ont lancé les bombes de gaz lacrymogène et ont tiré les balles réelles, en métal couvert en caoutchouc et en plastique sur les citoyens palestiniens et leurs maisons, asphyxiant des dizaines d'entre eux.
Les forces occupantes avaient réinstallé, ce matin, une porte militaire et ont construit des murs aux entrées du village "Nabi Saleh" et de tous les villages situés au nord-ouest de la ville de Ramallah.
Notons que le village "Nabi Saleh" est le lieu d'une marche hebdomadaire, organisée chaque vendredi et anti-colonisation sur les terres agricoles du village que les forces occupantes l'oppriment, agressent les citoyens et ferment toutes les entrées du village, tôt chaque vendredi matin, pour interdire l'arrivée des solidaires et des journalistes.

Les forces de la marine sioniste kidnappent des pêcheurs de la mer de Gaza

[ 04/01/2011 - 18:45 ]
Gaza – CPI
Le ministère palestinien de l'Agriculture et de la pêche a annoncé que la marine sioniste a enlevé, aujourd’hui matin, mardi 4/1, un nombre de pêcheurs dans la mer de Gaza.
La Direction générale du ministère de la pêche a déclaré dans un communiqué de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, que la marine israélienne a attaqué et enlevé des pêcheurs palestiniens qui se trouvaient à bord d'une petite barque pour pêcher des poissons (unique source pour leur subsistance) dans la mer de Gaza au large du port, en les emmenant vers une destination inconnue.
Le ministère de l'Agriculture et de la pêche a porté l’occupation sioniste entièrement responsable de la vie des pêcheurs, en appelant les institutions des droits de l'homme, dont le Comité international de la Croix-Rouge à intervenir immédiatement pour garantir leur libération.
Le nombre des pêcheurs dans la Bande de Gaza atteint 3500  personnes, qui utilisent près de 700 barques, alors que près de 70.000 citoyens palestiniens vivent de cette activité.

Haniyeh: les convois anti-blocus démasquent les crimes de l'occupation

[ 04/01/2011 - 21:04 ]
Gaza – CPI
Le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a affirmé que les convois d'aides humanitaires qui arrivent à la Bande de Gaza  démasquernt les pratiques inhumaines et les crimes de l'occupation et révèlent son racisme, alors qu'ils affaiblissent le sévère blocus sioniste imposé contre Gaza, tout demandant plus convois jusqu'à la levée du blocus injuste et arbitraire.
Lors d'un hommage aux militants du convoi "Asie1", le mardi 4 janvier 2011, Haniyeh a déclaré:"On ne doit pas mépriser les convois de secours qui arrivent successivement à la Bande de Gaza", soulignant au même temps que les dirigeants de l'entité sioniste ne peuvent pas affaiblir la volonté du peuple palestinien à Gaza à travers des menaces propoagées par les médias sionistes de façon continuelle.
De son côté, le chef du convoi, Fairuz Mesberola, a déclaré que ce convoi se considère comme un événement historique pour les pays asiatiques, parce qu'il est le plus grand, ajoutant: "Des milliers des citoyens asiatiques rêvent à une visite aux terprpritoires palestiniens sacrées et à rencontrer les dirigeants légitimes dans la Bande de Gaza assiégés.
De sa part, le mufti adjoint de la Syrie a dit que l'arrivée du convoi au secteur assiégé affirme la légitimité du gouvernement Palestinien là, conffirmant que la question palestinienne a pu unifier tous les côtés, groupes et partis religieux dans le monde entier.
De plus, Dr. Mohamed al-Hendi, membre du bureau politique du mouvement du Djihad islamique en Palestine, a assuré que les convois de secours représentent l'appui au peuple palestinien, considérant que les froces armées occupantés israéliennes n'effrayent pas un tel enfant palestinien malgré leur puissance militaire.
Il a ajouté dans un discours prononcé au nom des factions palestiniennes que l'ennemi sioniste n'a pas gagné ses guerre durée plus d'un mois contre le Liban et de même n'a pas pu réaliser ses buts lors de sa dernière offensive menée contre la Bande de Gaza durant  22 jours.
Plus de 108 militants venant de l'Iran, la Syrie, le Liban, la Jordanie, le Bahreïn, la Pologne, la Malaisie, l'Inde, la Turquie et l'Indonésie, ont participé au convoi "Asie1" qui est arrivé à la Bande de Gaza à travers du passage de Rafah, plus tard à la nuit du dimanche dernier, apportant une cargaison de plus de 1 000 tonnes des matières de secours, aliments, médicaments et matières médicales,  regroupée par des organisations dans les pays participants au convoi.

L’occupation consacre des millions de dollars pour judaïser les mosquées d’al-Qods

[ 04/01/2011 - 21:11 ]
Al-Qods occupée – CPI
La Fondation d’Al-Aqsa pour les biens religieux et le patrimoine palestinien a affirmé que l'entité sioniste a consacré des millions de dollars pour judaïser la mosquée d’Aïn Sloune, et la mosquée du village de Bourdj Nawatir, à al-Qods occupée (Jérusalem), en appelant les habitants des territoires occupés en 1948 et de la ville de Jérusalem à intensifier leurs visites et leurs existences dans les mosquées.
L’association a averti dans un communiqué, le mardi soir 4/1, des pratiques sionistes dangereuses et leurs conséquences contre les lieux saints islamiques, en soulignant qu'elle effectue des visites aux sites menacés pour être au courant des derniers développements sur le terrain et essayer d'empêcher ces violations sionistes aux  lieux sacrés.
La fondation a ajouté : «Le ministère sioniste du Tourisme a annoncé dernièrement qu'il a dépensé 18 millions de shekels (5 millions de dollars) en 2010, pour la restauration et l'entretien de ce qu'il prétend des lieux sacrés juifs, alors qu’ils sont des lieux saints purement musulmans dont des chapelles et des mosquées  qui ont été occupés et contrôlés en 1948 et 1967, puis changés à des synagogues  sionistes.
Le communiqué de la fondation d’Al-Aqsa a considéré les pratiques des autorités occupantes contre ces endroits sacrés comme une agression et violation flagrante à l'histoire et aux lieux saints musulmans, ainsi qu’une falsification contre la civilisation humaine.

Gaza : l’occupation exécute deux raids aériens sur Deir el-Balah et Rafah

[ 05/01/2011 - 08:27 ]
Gaza - CPI
L'aviation de l’occupation israélienne a lancé à la nuit du mardi 4/1, deux raids aériens sur la bande de Gaza.
Des sources de sécurité palestiniennes ont affirmé que le premier raid a visé, par un missile tiré à partir d'un avion de type "F16", un poste des  "Brigades Izz al-Din al-Qassam, l'aile militaire du Hamas, dans l’ouest de la ville de Deir al-Balah, au centre de la bande de Gaza, causant des dégâts considérables, mais aucune blessure n’a été signalée.
L'aviation sioniste a également bombardé un tunnel sur la frontière égyptienne, dans la région « Al Choaut »,  au sud de Rafah, blessant légèrement un citoyen qui a été transporté à l'hôpital Abou Youssef Al Najjar, perpétrant de lourds dommages à un certain nombre de tunnels voisins.
Il est à noter que l’occupation israélienne a escaladé dernièrement ses raids aériens contre les innocents Gazaouis.

Petite Anthologie du racisme en Israël

Publié le 4-01-2011

Le racisme, principalement anti-arabe mais pas seulement, gangrène la société israélienne, constate la reporter du Haaretz Niva Lanir, dont voici le reportage.
Petite Anthologie du racisme en Israël –
Niva Lanir, Haaretz, 3 janvier 2011.
Mercredi dernier, 29 décembre, un esclandre a eu lieu à l’entrée du Mémorial Yad Vashem pour l’Holocauste et les Martyrs à Jérusalem. Un groupe de femmes palestiniennes (venues d’Hébron, de Naplouse et de Bethléem), membres du forum des familles endeuillées d’Israël et de Palestine, étaient venues visiter le Mémorial. C’était leur première visite en Israël, et le point culminant de leurs discussions sur le thème « Comprenons l’Histoire » avec leurs homologues israéliennes. Tandis qu’elles attendaient le groupe israélien à l’extérieur du musée, elles ont été repérées par quelques lycéens israéliens aux yeux de lynx . « Foutez le camp, espèces de putes », leur ont ils crié. « Cet endroit est à nous, et il n’y a pas de place pour des Arabes ». Des responsables de Yad Vashem et les membres israéliens du forum ont exprimé les regrets et le dégoût que leur inspirait l’incident. Mais le mal était fait, et il est improbable que la visite du musée l’ait effacé.
De quel établissement venait cette classe ? Selon les sources interrogées à Yad Vashem, on ne le sait toujours pas. Ce matin-là, 32 classes visitaient le musée, et il leur est difficile de déterminer exactement laquelle était impliquée dans le clash – même si toute aide en ce sens serait la bienvenue. Pour Votre Information, Monsieur le Ministre de l’Education !
Cependant, même en faisant abstraction de cet événement, la matinée du 29 décembre se lit comme une anthologie (réduite ? partielle ?) du racisme ; la lettre des femmes de rabbins promouvant la pureté raciale. « Ne sortez pas avec des goys » ; l’appel à des assassinats ciblés par le député Yaakov Katz « Des tireurs devraient être à l’affût et faire sauter la cervelle de ces Bédouins qui introduisent des caravanes de clandestins infiltrés » ; l’alcootest d’Otniel Scheller, autre membre de la Knesset « Avant l’immigration russe, il n’y avait pas de problème de conduite en état d’ébriété » ; et les militants pro-sionistes de Im Tirtzu opposés aux programmes d’enseignement, qui menacent une fois de plus l’université Ben Gourion, cette fois avec une pétition adressée à la Haute Cour de Justice.
D’aucuns clament depuis longtemps que ces phénomènes et d’autres sont le prologue israélien à une version locale des lois de Nuremberg, de sorte qu’il est pertinent de comparer notre situation ici et maintenant aux débuts de l’ascension d’Hitler au pouvoir. Mais pourquoi devrions-nous faire des comparaisons ? Après tout, il y a en ce domaine place pour tout le monde et pour des variantes. Et nous sommes déjà grands et capables de faire les choses par nous-mêmes, si seulement nous y apportons quelques ajustements. Selon les femmes de rabbins, la source de l’impureté raciale réside dans le Service National. C’est là que, dans les salles d’urgences et les corridors de nos hôpitaux, les chastes filles d’Israël rencontrent les goys qui vont les souiller et ruiner leurs vies.
Mais il se peut aussi que la destruction vienne d’ailleurs, du palais présidentiel par exemple. Non qu’il s’agisse d’un président goy, le ciel nous en préserve ! Rien que d’un violeur ordinaire. Et si on donne suite à l’appel du député Katz à exterminer les Bédouins qui introduisent des clandestins, nous aurons encore un problème sur les bras – les cadavres. S’il y avait un mur, nous pourrions les enterrer de l’autre côté. Mais il n’y a pas de mur. Pas de problème ! Nous pouvons aménager un cimetière de l’autre côté du mur encore inexistant et de bons Bédouins – ceux qui font la traque, pas la contrebande – enterreront les mauvais Bédouins.
Et voilà un autre problème qui défie la logique. Si ce sont les immigrants russes qui ont apporté le problème de la conduite en état d’ivresse, où donc ont disparu tous les conducteurs russes saouls ? Ont-ils péri dans des accidents ? Je présume que le député Schneller, qui a été pendant de nombreuses années à la tête de la Sécurité Routière nationale, a remarqué comme je l’ai fait quel groupe a été champion de la plupart des accidents mortels dans les dernières années. Leur relation à la Russie est à peu près aussi étroite que la mienne à la Laponie. A coup sûr, ceci qu’est qu’une anthologie partielle. Nous ne sommes pas encore arrivés à l’essentiel – les rabbins. Et, je vous en prie, pardonnez-moi de poser la question suivante : est-ce qu’un juge arabe chrétien qui siège au Tribunal régional de Tel Aviv est bon ou mauvais ? Après tout, la mer est la même.
Traduit de l’anglais par Anne-Marie Perrin pour CAPJPO-EuroPalestine
CAPJPO-EuroPalestine

Les aspirations de l’Italie

Franco Frattini, ministre italien des Affaires étrangères, a expliqué qu’il entendait se rendre en Jordanie et au Liban en janvier, et veut restaurer la paix dans la région. Il a insisté sur le fait de tourner la page des conflits et de l’instabilité et d’entamer un autre chapitre. Pour lui, le vrai problème est de trouver dans chaque situation le courage de prendre des décisions. En ce qui concerne la vision de l’Italie et son rôle dans la région, elle consiste en quatre étapes. Tout d’abord, une approche compréhensive de la paix. Puis, le développement économique comme facteur-clé pour achever la stabilité durable. Non sans mentionner l’investissement du capital humain et l’appartenance régionale.
Pour son pays, le problème palestinien demeure au cœur du conflit israélo-arabe en raison de nombreuses tensions politiques dans la région. La solution de deux Etats est la seule voie réalisable pour mettre fin au conflit israélo-palestinien, l’Italie est donc pour une rapide reprise des négociations. Selon lui, l’Europe devrait jouer un rôle actif comme garant des futurs deux Etats.
Quant au Liban, l’Italie soutient le gouvernement actuel et le tribunal spécial des Nations-Unies concernant l’assassinat de Hariri car seule la justice peut aider à la stabilité du Liban.
Concernant la Syrie, le ministre italien des Affaires étrangères a précisé qu’elle devrait démontrer une nouvelle volonté à s’engager d’une manière constructive dans la région en commençant par le Liban. Pour ce qui est de l’Iraq, la stabilité dépendra d’un gouvernement comprenant la représentation de chaque majorité et l’Italie est prête à intensifier sa coopération. Pour ce qui concerne l’Iran, le ministre s’est dit convaincu que « si nous marquons un progrès dans le problème palestinien et dans les autres problèmes mentionnés, nous pourrons aider l’Iran à faire de bons choix. L’Iran a beaucoup gagné d’une région stable et paisible et où il est respecté ». Pour la Turquie, Frattini a déclaré que ce pays est une force à la fois européenne et régionale et qui a des liens étroits avec les pays du Moyen-Orient pouvant donc ajouter des valeurs aux efforts de stabilisation de la région et permettre une meilleure synchronisation des politiques transatlantiques.
Au sujet du développement économique, il ne peut y avoir de paix durable à moins de prospérité et opportunités parsemées dans la région car le développement économique est un stabilisateur crucial. L’éducation est aussi la clé du développement économique et de la stabilité politique. Un effort important est indispensable de la part des gouvernements de la région avec l’assistance de la communauté internationale. Car la bonne éducation mène à la culture du dialogue.
Aïcha Abdel-Ghaffar

L’agent du Mossad passe aux aveux

Tareq Abdel-Razzaq, 37 ans, propriétaire d’une société d’import-export, est accusé d’avoir collaboré avec deux agents israéliens recherchés actuellement à travers un mandat d’arrêt. Son procès devra commencer le 15 janvier 2011. Il est accusé d’avoir fourni aux deux Israéliens, de mai 2007 à mai 2010, des informations sur des Egyptiens, des Syriens et des Libanais travaillant dans le domaine des télécommunications, et d’avoir sélectionné ceux susceptibles de coopérer avec le Mossad, les services secrets israéliens. Les trois hommes sont accusés d’espionnage et de mise en danger des intérêts supérieurs de l’Egypte ainsi que d’exercice d’activités qui auraient pu mener à la rupture des relations avec la Syrie et le Liban. Selon les enquêtes du Parquet de sûreté de l’Etat, Tareq Abdel-Razzaq est entré en contact en 2007 avec le Mossad, par courrier électronique, lorsqu’il était en Chine où il cherchait du travail en tant qu’entraîneur de kong fu. Il a ensuite rencontré, la même année en Thaïlande, les deux présumés agents israéliens, qui lui ont demandé de fonder en Chine une société d’import-export qui servirait de couverture à ses activités au profit du Mossad. Cette société aurait ensuite annoncé, via Internet, qu’elle avait besoin de fournisseurs syriens d’huile d’olive et de pâtisserie, ce qui a permis à Tareq Abdel-Razzaq de se rendre en Syrie à plusieurs reprises, afin d’y rechercher des personnes qui pourraient collaborer avec les renseignements israéliens. Il a ensuite été chargé de gérer un site Internet spécialisé dans les offres d’emplois, qui proposaient du travail dans le domaine des télécommunications en Egypte, en Syrie et au Liban, dans le but de trouver des candidats pour travailler pour le compte du Mossad. L’accusé a révélé avoir reçu 37 000 dollars en échange de renseignements sur des Egyptiens travaillant dans des entreprises de télécommunications. Ses aveux ont permis le démantèlement de trois cellules travaillant pour le compte d’Israël au Liban et en Syrie, où un agent aurait été exécuté le mois dernier. Pour sa part, Israël a nié avoir connaissance de l’affaire. « Nous ne sommes pas familiers avec ces accusations », a déclaré Yigal Palmor, du ministère des Affaires étrangères. « Nous aurons à examiner la question, afin de comprendre de quoi il s’agit ».
Au cours des quinze dernières années, les services de renseignements ont démantelé 25 réseaux d’espionnage et arrêté 64 espions égyptiens et israéliens. Azzam Azzam, et Chérif Al-Filali sont les plus célèbres d’entre eux. Azzam était un druze israélien arrêté en 1996 au Caire, et condamné un an plus tard à quinze années de travaux forcés. Il avait pour mission de recruter des Egyptiens et de collecter des informations sur les activités des usines qui se trouvent dans les nouvelles cités, comme celles du 6 Octobre et du 10 de Ramadan, et sur l’évolution économique dans ces villes. Al-Filali, ingénieur égyptien de 36 ans, est arrêté en 2000. Il devait regrouper des informations sur la situation économique, la stabilité politique en Egypte et le développement des forces navales.
Des observateurs s’arrêtent cependant sur le timing de la révélation de cette dernière affaire découverte en août dernier. Selon Emad Gad, du Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, « c’est une réponse aux déclarations de certains responsables israéliens sur la capacité de l’Etat hébreu à agir à l’intérieur de l’Egypte. Ce procès est donc une preuve de la compétence des organismes de la sécurité nationale égyptienne », explique Gad. Lors de son discours, il y a deux semaines, devant les membres de son parti, le président Moubarak a rappelé que la paix n’excluait pas la vigilance sécuritaire.
Marianne Youssef