samedi 4 septembre 2010

Une guerre des mondes

vendredi 3 septembre 2010 - 06h:39
Ibrahim Hewitt 
Tout état qui se définit comme spécifiquement « État juif », doit par définition être un État fondé sur le racisme et les principes racistes, écrit Ibrahim Hewit.
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Les mythes font partie de la conscience nationale dans presque tous les pays du monde ; depuis les mythes qui soutiennent le culte des personnalités qui passent pour des gouvernements dans le monde arabe jusqu’aux mythes fondateurs de la « civilisation occidentale » qui favorisent la supériorité européenne (un euphémisme pour « blancs »), les nations qui se sentent menacées font appel aux soutiens contre la disparition de leur « mode de vie".
Normalement, on peut rejeter de tels appels aux armes comme l’oeuvre de cinglés, mais un article sur un site de « centre-droit » par un député conservateur [britannique] doit être pris au sérieux, car il démontre que les internés se sont emparés de l’asile.
Le député Robert Halfon met en avant, sous le titre « Le monde doit soutenir Israël, car s’il tombe, nous tomberons tous » le fait que le conflit israélo-palestinien est en effet un microcosme du conflit des civilisations. Il nous rend service en confirmant ce que des militants pro-justice ont toujours dit : que l’état d’Israël n’existe pas comme réalisation d’un refuge sûr pour les juifs persécutés dans d’autres parties du monde comme cela est souvent affirmé, mais est en réalité « une partie d’un rempart de l’Europe contre l’Asie, un avant-poste de la civilisation contre la barbarie ». Ainsi l’avait écrit Theodor Herzl, le père fondateur du sionisme à la fin du XIXe siècle. Cet avant-poste israélien existe pour contrôler le « fardeau de l’homme blanc », cette fois-ci non pas l’Afrique, mais les ressources du Moyen-Orient.
Avec zèle, M. Halfon ne définit pas qui « nous » sommes, ceux qui « tomberont » si Israël est mis au pied. Comme tous les apologistes des excès israéliens, il est disposé à accepter l’idée que la fin justifie les moyens et qu’Israël peut s’en tirer tout en assassinant, violant le droit international en toute impunité et en traitant le reste du monde avec mépris. Halfon et ceux de son genre s’identifient avec cela parce que c’est exactement ce que la « civilisation occidentale » a fait pendant des siècles et continue à faire.
Ceci ne représente pas un conflit entre les trois grandes religions monothéistes du monde, même si l’héritage « judéo-chrétien » de l’Europe est souvent invoqué, ses valeurs fondamentales devant être défendues contre « l’islamisme extrêmiste » », comme l’indique M. Halfon. La vérité est que l’Espagne islamique a encouragé et développé l’héritage judéo-chrétien, lequel a nourri la Renaissance européenne bien avant que ce qu’on appelle le Siècle des lumières détruise la foi à travers le continent jusqu’à un niveau de rien de vraiment significatif. Les idéologies laïques qui en résultent et qui prétendent aujourd’hui défendre le judaïsme et le christianisme ont été réellement la cause de la disparition de la pratique religieuse en Occident, une tendance qui a été diffusée dans le monde musulman au nom de la « liberté et la démocratie ».
Les mouvements anti-impérialistes dans le monde n’ont pas lutté pour se libérer du joug de l’Occident afin d’avoir la liberté de vivre à leur façon traditionnelle. Le plus souvent ils ont lutté contre la domination occidentale, afin de vivre avec leurs propre interprétation d’une idéologie occidentale se faisant en général passer pour une démocratie. Voyez l’appui de l’Occident envers ces mouvements qui adoptent des idéologies occidentales comme étant la norme, et l’opposition de l’Ouest là où des systèmes démocratiques non-occidentaux sont au premier plan, comme en Algérie et plus récemment en Palestine.
Quand les gens choisissent d’une façon démocratique en toute liberté et dans des élections jugées « libres et équitables », mais que ce choix ne correspond pas aux plans d’un Occident colonisateur, alors tout est bon pour supprimer « la liberté et la démocratie » ". La situation des Palestiniens de Gaza à l’heure actuelle est un exemple classique de la duplicité affichée par des gens comme Robert Halfon.
De son point de vue perverti du monde, le soutien à la justice pour ses frères humains qui se trouvent être Palestiniens et qui luttent contre une occupation militaire illégale de leurs terres (avec toutes les politiques d’oppression qu’une telle force d’occupation implique) est présenté en « politique anti-israélienne virulente ». Est-ce qu’un membre du Parlement ne respecte pas la règle de droit et le principe de la justice pour tous ? Quand il beugle que « l’existence même d’Israël est menacée par le régime fondamentaliste d’Iran, qui est près d’avoir la capacité d’armes nucléaires », s’arrête-t-il rien qu’une seconde pour prendre en considération les millions de personnes à travers le Moyen-Orient qui vivent déjà sous la menace du régime d’extrême-droite d’Israël et de son arsenal nucléaire ? Bien sûr que non ! Israël et « nous » allons de pair, à ce qu’il voudrait nous faire croire.
Mais cela même est un mythe. les articles tels que ceux de Robert Halfon visent à diviser le monde entier en deux camps opposés : dans son esprit, dénoncer le mépris israélien pour les valeurs et les conventions internationales revient à « tenter de détruire les valeurs occidentales dans leur ensemble ». Comme les paroles infâmes prononcées par George W. Bush après le 11 septembre : « Vous êtes avec nous ou avec les terroristes », il n’y a pas de solution intermédiaire.
La dissidence religieuse et politique - deux valeurs fondamentales de toute démocratie solide et la raison d’être de la présence des Européens en Amérique du Nord - sont interdites et l’opposition à Israël vous met dans de mauvais draps..
Bien sûr, il est totalement absurde de suggérer que les islamistes « extrêmes » sont les seuls mécontents de ce qu’ils voient présenter comme les valeurs occidentales d’aujourd’hui : un groupe de jeunes de la communauté religieuse Amish (communauté anabaptiste présente en Amérique du Nord - N.d.T] de l’Amérique a été envoyé au Sud de Londres par Channel 4 où, selon un critique de télévision, « leurs correspondants de Londres restaient confinés à l’intérieur en jouant à des jeux vidéo » et « leurs homologues d’Amish se sont très vite ennuyés ». [...]
Toutefois, lorsque on regarde avec attention les jeunes Amish dans une mosquée à Londres, « leur méfiance et leur désapprobation initiales se transforment en compréhension d’une base commune ». Ces questions ne sont pas aussi précise que les Halfons de ce monde voudraient nous faire croire, bien que l’idéologie de droite du genre adoptée par lui-même et ses acolytes n’a jamais été particulièrement affectueuse envers un groupe hors de ce qu’ils considèrent comme la norme, alors peut-être les Amish devraient s’inquiéter.
Halfon nous rappelle : « Éliminez Israël et vous anéantissez un pays qui se trouve dans l’avant-garde contre le totalitarisme”, en ignorant avec désinvolture le désir maintes fois répété par le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman d’expulser tous les Palestiniens de leur propre pays et, en fait, la campagne d’Israël du nettoyage ethnique des Palestiniens de l’État juif lui-même.
Tout état qui se définit comme distinctement un « État juif », par définition, doit être un État fondé sur le racisme et les principes racistes si par la loi, les juifs sont définis comme un groupe ethnique (ce qu’ils sont). L’ONU avait un moment trouvé le courage de dire dans une déclaration que « le sionisme est une forme de racisme », avant son annulation par des sionistes influents qui ont réussi à faire annuler cette résolution.
Robert Halfon refuse toute vérité dans son argumentation. Il répète le vieux poncif que « les Israéliens ... ont offert aux Palestiniens presque tout ce qu’ils désiraient lors des négociations du président Clinton à Camp David » - soit, 20% de la Palestine historique, « presque tout » à ses yeux, et même si cela a été réduit en secteurs séparés les uns des autres depuis lCamp David - et "au lieu de sevrage physique [d’Israël de Gaza] soyant utilisé comme un relais pour la paix ... le Hamas a organisé un coup d’État et renversé l’OLP". Comme un nouveau garçon dédié au Parlement, peut-être M. Halfon était trop occupé à essayer de se faire élire à Westminster pour constater que le Hamas a remporté une élection libre et équitablement démocratique en 2006 et a pris des mesures contre une tentative de coup financé par les israé liens par une faction au sein du Fatah - pas le Fatah en lui-même - en 2007.
Soutenir la justice a toujours été une expérience dangereuse et il serait beaucoup plus facile de se laisser porter par le mouvement et non pas tanguer le bateau de l’opportunisme politique. Cependant, la propagande pro-israélienne de Robert Halfon est loin de créer le genre de "libre-penseur" qu’il décrit ; en revanche, elle produit des êtres humains aveugles prêts et aptes à être manipulés par des régimes totalitaires, du genre dont il dénonce et revendique qu’il sont rangés contre l’Occident. En réalité, il fait partie d’un mouvement totalitaire qui cherche à étouffer les croyances et pratiques religieuses, et de promouvoir « une société de marché libre, qui croit à la liberté individuelle et la primauté du droit » - tant que ce but est en accord avec le sionisme et ses objectifs.
Le fait qu’il décrit Israël comme une telle société doit tirer la sonnette d’alarme pour tous les gens décents et respectueux de la loi, parce que ce membre du Parlement nouvellement élu semble avoir perdu tout contact avec la réalité.
* Ibrahim Hewitt dirige une école primaire musulmane indépendante à Leicester et il est président d’Interpal, organisation d’aide aux Palestiniens. Depuis juin 2004, il est secrétaire général adjoint du Conseil musulman de Grande-Bretagne. Né dans une famille chrétienne à Tynemouth, Ibrahim s’est converti à l’islam en 1981.
26 juillet 2010 - Middle East Monitor - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.middleeastmonitor.org.uk...
Traduction de l’anglais : Ahuva Freeman
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Liberté pour Salah Hamouri !

publié le samedi 4 septembre 2010
Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

 

Le 4 septembre 2010

Cela fait 2.000 jours qu’il est emprisonné...

Les soussignés, membres du « Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens » tiennent aujourd’hui 4 septembre à manifester solennellement leur indignation devant le fait que depuis 2.000 jours un jeune franco-palestinien de 25 ans, le jeune Salah Hamouri, est en prison dans les geôles israéliennes.
Il n’a commis aucun crime ni aucun délit mais malgré cela il a été condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien d’occupation installé en pleine Cisjordanie. De naissance franco-palestinien, il n’est« que » Français de jure du fait que l’occupation israélienne de Jérusalem-Est où il réside le prive de la dimension palestinienne de sa bi-nationalité comme sont privés de toute nationalité les Palestiniens vivant dans cette partie de la ville.
Tandis que les autorités françaises se sont portées « au secours » de tous les Français victimes d’arbitraires à l’étranger, dans le cas présent elles restent particulièrement silencieuses et le Président la République refuse même de recevoir, à la différence notable de tous les autres cas connus, Denise Hamouri, la mère de Salah.
Salah Hamouri est aujourd’hui le seul Français dans le monde à être en prison uniquement pour des raisons politiques, lui qui ne cache pas son refus de l’occupation israélienne des Territoires palestiniens occupés, inclus Jérusalem-Est.
Si rien n’est fait pour le libérer, entré en prison à l’âge de 20 ans, Salah Hamouri en sortira à l’âge de 27 ans. Ce n’est pas supportable pour lui ni pour ce que doit défendre la France sans aucune exclusive dans le monde : les droits de l’Homme qui sont universels ou ne sont pas.
Le « deux poids, deux mesures » dont est victime Salah Hamouri de la part des autorités française n’a que trop duré.
Nous, soussignés, demandons avec force que celles-ci se mobilisent enfin réellement pour obtenir des autorités israéliennes, comme elles le peuvent, la libération de notre jeune compatriote. C’est la politique qui a mis Salah en prison. C’est la politique, et rien d’autre, qui l’en sortira.
Plus que jamais, en ce 4 septembre 2010, tandis que Salah Hamouri est en prison depuis 2.000 jours alors qu’il devrait être libre nous demandons au Président de la république et au gouvernement d’intervenir fermement pour obtenir la :

Libération de Salah Hamouri !

Les premiers signataires :
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Confédération Générale du Travail (CGT) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE)- Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - Gauche Unitaire (GU) – Cedetim-IPAM – La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Les Verts - Ligue des Droits de l’Homme (LDH) - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union syndicale Solidaires
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Liberté pour Salah Hamouri !
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« Miral », l’histoire des Palestiniens racontée par un juif américain

publié le samedi 4 septembre 2010
L’Orient le Jour

 
Festival de Venise Le réalisateur Julian Schnabel dédie son film à tous ceux qui croient encore que la paix est possible.
L’histoire des Palestiniens s’est invitée hier au Festival de Venise à travers le dernier opus du juif américain Julian Schnabel, Miral, entré dans la course au Lion d’or. Tiré du roman éponyme et autobiographique de la journaliste palestinienne Rula Jebreal, le film de Schnabel revisite la saga tourmentée des Palestiniens, de 1948 à la première intifada, à travers le destin d’une jeune femme, Miral. Comme Rula, Miral a grandi dans un orphelinat de Jérusalem-Est né de la volonté d’une femme qui croise un matin de 1948 un groupe d’enfants rescapés du massacre de Deir Yassine, commis par des militants juifs radicaux dans ce village proche de Jérusalem. Adapté avec l’auteur, Miral mêle les destins de ces femmes jusqu’aux espoirs de paix suscités par la signature des accords d’Oslo en 1993. La ravissante actrice indienne Freida Pinto, vue dans Slumdog Millionnaire, incarne Miral.
« Oui, c’est une histoire palestinienne, mais c’est fondamental qu’un juif américain comme moi la raconte, que les musulmans l’entendent, que les juifs l’entendent, en Israël et dans le monde », a confié à l’AFP le réalisateur au physique débonnaire avant de se rendre au Lido. « C’est justement parce que je suis juif que cette histoire m’a touché, elle fait partie de moi », insiste l’auteur de Basquiat et Avant la nuit, qui avoue qu’il ne « connaissait pas grand-chose aux Palestiniens ». « Il faut comprendre les Palestiniens. Le film témoigne que leurs peurs et leurs désirs ne sont pas très distincts des nôtres. » Julian Schnabel fonde aujourd’hui ses espoirs sur la reprise de pourparlers directs israélo-palestiniens et dédie son film à « tous ceux qui de part et d’autre croient encore que la paix est possible ». (...)

De Ramallah à Jéricho, le facteur reprend sa tournée

publié le vendredi 3 septembre 2010
Karim Lebhour

 
Le premier ministre palestinien a lancé la modernisation de la poste, symbole de souveraineté du futur État palestinien
Un coup de klaxon, quelques salamalecs, une signature et il repart. Chaque matin, la tournée d’Ahmed Khatib l’emmène dans les villages autour de Ramallah et jusqu’à Jéricho. Au volant de sa fourgonnette grise, le facteur palestinien parcourt les petites routes cabossées le long des paysages vallonnés et des « patelins à chèvres » de Cisjordanie. Facteur sous occupation, le fonctionnaire grisonnant doit composer avec le réseau de barrages militaires israéliens qui parsèment le territoire. Les soldats lui ont souvent fait ouvrir ses colis, mais depuis un an, l’atmosphère s’est détendue. « Les check-points sont moins nombreux. Pendant l’Intifada, dans certains villages, on ne pouvait passer qu’une seule fois par semaine. Nous n’avions pas assez de véhicules et les contrôles pouvaient durer des heures. Maintenant, je passe tous les jours », constate-t-il.
La poste palestinienne est en pleine renaissance. Déterminé à poser les fondations du futur État palestinien, le premier ministre Salam Fayyad a lancé une grande modernisation des services postaux. Les véhicules banalisés ont été remplacés par des fourgonnettes flambant neuves portant l’inscription « poste palestinienne » et un logo stylisé aux couleurs vertes, noires et rouges de la Palestine. L’Autorité palestinienne vient également d’obtenir de l’Union postale universelle, un service des Nations unies, de pouvoir utiliser son propre code postal. Là où le courrier devait porter la mention « via Israël », les expéditeurs peuvent désormais légalement se contenter d’écrire « Palestine ». « C’est un symbole, une façon d’unifier notre territoire, reconnaît Ahmed Khatib. Dans les faits, nous sommes toujours tenus de donner tout le courrier aux Israéliens. Si vous envoyez une lettre en France, elle devra obligatoirement passer par Israël. Ça peut prendre une semaine, dix jours ou un mois, comme bon leur semble. Évidemment, si on pouvait directement faire passer le courrier en Jordanie par exemple, les lettres partiraient en deux jours maximum. »
Sans contrôle sur leurs frontières, les Palestiniens doivent s’en remettre à la poste israélienne pour acheminer le courrier depuis l’étranger. Les paquets sont ouverts et fouillés avant d’être remis à la poste palestinienne. Le contrôle de la bureaucratie militaire s’étend jusque sur les timbres émis par l’Autorité palestinienne. « Chaque nouveau timbre doit être approuvé par les autorités israéliennes, explique Fathi Abou Shbak, le directeur des services postaux à Ramallah.
L’année dernière, un timbre faisant référence à Jérusalem comme capitale de la culture arabe a été refusé », précise-t-il. Les Israéliens n’ont pas non plus apprécié l’indication de la valeur d’un timbre en livre palestinienne, la monnaie de la Palestine sous mandat britannique, plutôt qu’en shekels.
De toute façon, les Palestiniens n’écrivent guère. Pas plus d’une lettre par habitant et par an. Les compagnies de téléphone et d’électricité préfèrent distribuer elles-mêmes leurs factures. « Cela va changer, assure Fathi Abou Shbak. Nous voulons inciter les gens à aller à la poste, pour régler leurs factures, payer leurs amendes ou faire leurs démarches administratives. » À l’heure où les pays industrialisés libéralisent les services postaux et réduisent au maximum les bureaux de poste, la Palestine, elle, réinvente le service public et le guichet unique. Les 80 bureaux de poste existants de Cisjordanie ont été dépoussiérés et rénovés. De nouvelles ouvertures sont prévues dans les petites localités. L’Autorité palestinienne a commencé à quadriller les villes avec des noms de rue et des numéros. Ahmed Khatib, le facteur, doit bientôt recevoir une chemise bleue et une cravate en guise d’uniforme. « La poste, c’est un service national et humain. C’est vrai, je ne gagne pas beaucoup d’argent, mais je rends service à mon peuple et à mon pays », dit-il, satisfait d’être au moins le représentant d’un symbole de souveraineté, dans un pays sans État.
publié par la Croix

C’est Washington qui a besoin d’Israël

publié le vendredi 3 septembre 2010
 Hazem Sahgieh

 
Si les Américains se plient aux exigences de Nétanyahou, c’est parce qu’Israël est redevenu une carte essentielle dans leur politique moyen-orientale.
Il n’est pas exagéré de penser que les modalités des futures négociations de Washington seront conformes aux désirs du Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, même si le passé récent a pu faire penser que le président Barack Obama aurait souhaité qu’il en aille autrement. Ce triomphe des volontés israéliennes s’explique par des facteurs qui relèvent de la vie politique américaine : l’approche des élections de mi-mandat en novembre prochain, mais aussi la conduite d’une guerre compliquée et coûteuse en Afghanistan, le retrait des troupes d’Irak et l’aggravation de la crise économique. Le tout dans le contexte d’une opposition acharnée des républicains contre les réformes d’Obama.
Cela n’explique pas tout. D’autres éléments, liés à d’autres facteurs, sont à prendre en considération. Les Israéliens, dont les dirigeants actuels oscillent entre la vantardise et une approche totalement sécuritaire, ont réussi à constituer une citadelle unie et prête à toute éventualité. Ils ont obtenu l’arrêt des tirs de roquettes du Hamas sur le front sud et la résolution 1701 de la part du Conseil de sécurité, qui prend en charge la surveillance du front nord [face au Hezbollah libanais], d’une stabilité exemplaire (à peine perturbée par un accrochage frontalier, le 3 août 2010). Et cela tranche avec le spectacle de déliquescence offert par les Palestiniens, de plus en plus divisés entre la Cisjordanie et Gaza.
Mais le plus important réside ailleurs. S’il est vrai que le retrait d’Irak est un préambule nécessaire pour préparer une intervention contre l’Iran, cela veut dire que les Américains ont davantage besoin des Israéliens que les Israéliens des Américains. Il semblerait que le modèle de 1990 soit démodé et qu’il faille désormais miser sur celui de 1967. Pour la guerre de libération du Koweït, il a fallu trouver une large alliance internationale avec la participation de grands pays arabes, mais sans Israël. En 1967, au contraire, en pleine guerre froide, les Etats-Unis n’ont pu se passer de l’Etat hébreu, qui a réussi à vaincre trois pays arabes à la fois.
publié par al Hayat
et en français par Courrier international

Espoir et scepticisme ponctuent la reprise des négociations de paix

04/09/2010

L’esplanade des Mosquées, à Jérusalem, noire de monde. De 170 000 à 200 000 fidèles y ont prié hier, selon les sources. Ammar Awad/Reuters
L’esplanade des Mosquées, à Jérusalem, noire de monde. De 170 000 à 200 000 fidèles y ont prié hier, selon les sources. Ammar Awad/Reuters 
Une lueur d’espoir pointait hier en Israël, après la relance des négociations de paix directes la veille à Washington. Toutefois, cet optimisme timide n’est guère partagé par les Palestiniens et se heurte au scepticisme dans la région ainsi qu’à l’hostilité déclarée de l’Iran. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n’a cependant pas exclu un référendum en cas d’« accord-cadre ».
La relance des négociations de paix israélo-palestiniennes fait naître une lueur d'espoir en Israël, malgré des doutes persistants, un espoir guère partagé par les Palestiniens et qui se heurte au scepticisme dans la région.
Le président israélien Shimon Peres a salué hier le « début très prometteur » des discussions, en espérant qu'elles « déboucheront sur un vrai succès ». « L'espoir se mêle au doute », résumait le quotidien gratuit Israël Hayom, proche du Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu, au lendemain de la reprise des pourparlers entre ennemis séculaires à Washington. « Il est possible que tout cela ne soit que du théâtre (...) Mais s'il s'agit de théâtre, il faut reconnaître qu'il (M. Netanyahu) a bien joué », écrit l'éditorialiste vedette Nahum Barnea dans le Yediot Aharonot. « Peut-être n'était-ce pas seulement un show. Pas cette fois », se prend à espérer le commentateur, une allusion aux 17 années de discussions sans résultat. Même l'influent Haaretz, généralement critique à l'encontre de M. Netanyahu, reconnaît que celui-ci « a surpris en qualifiant (le président palestinien) Mahmoud Abbas de partenaire pour la paix ». La droite israélienne a longtemps reproché aux chefs palestiniens de ne pas être des partenaires fiables. Selon la radio publique israélienne, M. Netanyahu n'exclurait pas de procéder à un référendum s'il parvient à conclure un « accord-cadre » avec les Palestiniens.
Ces derniers en revanche broient du noir, remarquant que M. Abbas n'a pas réussi à obtenir d'Israël un gel de la colonisation avant d'aller négocier aux États-Unis sous la houlette du président Barack Obama. « Les sommets à Washington, les beaux discours et des négociations qui ne donnent rien, on en a déjà vu », a commenté un membre de la délégation palestinienne, désabusé. Pour l'analyste Mahdi Abdel Hadi, « c'est la frustration qui domine dans la rue palestinienne. Les gens ne font pas confiance à Netanyahu ni à la capacité d'Abbas de parvenir à un accord ». « Israël imposera une solution et utilisera toutes sortes de pressions pour forcer les Palestiniens à signer un accord et faire disparaître la question palestinienne du calendrier régional et international », prédit le quotidien palestinien al-Ayyam.
Le désenchantement est d'autant plus vif dans le camp palestinien, profondément divisé, que les négociations directes ont repris sur fond d'attentats anti-israéliens perpétrés par le Hamas en Cisjordanie, où l'Autorité palestinienne de M. Abbas a son siège. À Gaza, treize organisations armées palestiniennes, dont la branche militaire du Hamas, ont annoncé la mise en place d'un « centre de coordination » pour leurs attaques contre « l'ennemi sioniste ». Maître de la bande de Gaza, le Hamas a menacé de lancer de nouvelles attaques en Cisjordanie malgré la vague d'arrestations de ses militants dans ce territoire, lancée par ses rivaux de l'Autorité palestinienne en coopération avec Israël. « Jérusalem ne sera pas libérée par des négociations mais par le jihad (guerre sainte) », a dit un chef du Hamas, Ismaïl al-Ashqar.
Si ailleurs dans la région le ton est moins virulent, il n'en demeure pas moins pessimiste, même si le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, a appelé à « donner une chance » au dialogue. Échaudés par les précédents échecs, la majorité des commentateurs arabes doutent de la sincérité de M. Netanyahu et de son gouvernement « extrémiste » à s'engager sur le chemin d'une « véritable paix ». M. Moussa lui-même, en dépit de ses propos, s'est demandé si l'État hébreu est « prêt » à signer une « véritable paix ».
Par ailleurs, des dizaines de milliers de musulmans ont prié hier, sans incident, sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem à l'occasion du dernier vendredi du mois de jeûne du ramadan. Les fidèles étaient quelque 170 000 selon la police israélienne, plus de 200 000 d'après les autorités religieuses (waqf) responsables du site. Comme les vendredis précédents durant le ramadan, la police israélienne avait déployé 2 000 hommes aux alentours des Mosquées. À Gaza, plusieurs centaines de manifestants ont participé à un rassemblement à l'occasion de la « Journée de Qods » (Jérusalem).  

La fin sans résultat des négociations directes à Washington

Vendredi, 03 Septembre 2010 11:35 
IRIB - Le premier tour des négociations de compromis entre le Président de l'autorité autonome palestinienne et le premier du régime sioniste, sous la supervision des Etats-Unis s'est achevé sans
parvenir à aucun résultat sur des points de désaccord, dont la création d'un Etat indépendant palestinien, le statut de Qods, les réfugiés, la colonisation. Les deux parties ont convenu de se réunir, le 14 septembre, à Charm el-Cheikh pour un nouveau tour de négociations. La Secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, le Premier ministre du régime sioniste, Benyamin Netanyahu, le Président de l'Autorité autonome palestinienne, Mahmoud Abbas, le Président égyptien, Hosni Moubarak et le roi Abdallah II de la Jordanie ont reconnu qu'ils n'avaient pas un cadre pour ces négociations.  
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Arrestation de deux Libanais soupçonnés d'être espions pour Israël

Vendredi, 03 Septembre 2010 11:35 
IRIB - Deux citoyens libanais soupçonnés d'être espions pour Israël ont été arrêtés par les forces de sécurité, a rapporté l'IRIB. Ces deux Libanais, Hassan Noura et son fils Jaafar ont été arrêtés dans le sud du Liban. Ils sont soupçonnés de collaborer avec les services de renseignements israéliens. Au moins 150 personnes ont été arrêtées depuis 2009 au cours d'une campagne visant à mettre fin aux activités d'espionnage israéliennes au Liban. Mais selon les experts, il resterait encore plusieurs réseaux d'espionnage israéliens à démanteler dans ce pays.  
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Le moteur de recherches "Google" a corrigé son erreur

Vendredi, 03 Septembre 2010 19:21 
Farsnews - Le moteur de recherches de "Google" a corrigé son erreur concernant la traduction du terme Qods par Israël. Simultanément à la Journée mondiale de Qods, le moteur de recherches "Google". qui traduisait, sur son site Google translate, le terme Qods par Israël, a corrigé son erreur, d'après le journaliste responsable de la politique étrangère de Farsnews. Il y a quelque temps, aussi, l'association de  défense du peuple palestinien, a rapporté que le moteur de recherches de "Google" traduisait le mot Allah par Israël, ce qui a suscité les protestations des Musulmans, conduisant le site à corriger son erreur. 

Manifestations de milliers de Palestiniens opposés au compromis, au Liban

Vendredi, 03 Septembre 2010 19:26 
IRIB - Des milliers de Palestiniens résidant, au Liban, ont condamné, lors de manifestations, le nouveau tour des négociations de compromis entre l'Autorité autonome et le régime sioniste. D'après l'Agence de presse Qodsona, des milliers de Palestiniens, résidant, au Liban, ont organisé, jeudi après-midi, des manifestations, dans les camps de Borj-al-Barajana et Ain-al-Halva, dans le sud du Liban, scandant des slogans anti-sionistes, pour clamer leur protestation contre la reprise du nouveau tour des négociations de compromis, aux Etats-Unis. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le Président de l'Autorité autonome, Mahmoud Abbas, se sont entretenus, jeudi, à Washington, dans le cadre du premier tour des négociations de compromis. 

Le directeur général de l'AIEA: Israël doit rejoindre le TNP

Vendredi, 03 Septembre 2010 19:46 
IRINN - Le directeur général de l'Agence internationale de l'Energie atomique a invité Israël à rejoindre le TNP et à autoriser l'inspection de tous ses sites. Dans un rapport de 81 pages, publié, vendredi, Yukio Amano a demandé au régime sioniste de rejoindre le TNP et de soumettre tous ses sites atomiques à la supervision des inspecteurs de l'Agence. Le rapport a été publié, dans le cadre de l'application de la résolution de l'année dernière de l'Assemblée générale de l'AIEA, laquelle avait exprimé l'inquiétude de l'Agence, quant aux menaces que représentent les arsenaux atomiques d'Israël, demandant au régime israélien de rejoindre le TNP et soumettre ses sites au système de contrôle de ce Traité. 

Les militaires du régime sioniste en état d'alerte, en Cisjordanie

Vendredi, 03 Septembre 2010 19:50 
IRIB - L'armée du régime sioniste s'est mise en état d'alerte totale, simultanément à la Journée mondiale de Qods. De peur de l'intensification des attaques de représailles des combattants palestiniens, les militaires israéliens se sont mis en état d'alerte total, en Cisjordanie. Des réservistes de l'armée israélienne s'étaient déployés, surtout, dans les régions aux alentours et près des colonies de peuplement sioniste. D'après les responsables locaux palestiniens, les militaires du régime sioniste arrêtaient les voitures, aux postes d'inspection spéciaux, dressés, à Ramallah, al-Khalil et Beit-ol-Moqadas, pour inspecter les civils et leurs voitures. Ils ont, aussi, arrêté nombre de Palestiniens. 

Treize groupes armés palestiniens promettent d'intensifier les attaques contre Israël

Samedi, 04 Septembre 2010 09:40 
Mehrnews - Treize groupes armés palestiniens ont promis jeudi d'intensifier les attaques contre les cibles israéliennes, afin d'entraver les  négociations de vente de la Palestine qui ont débuté jeudi à Washington.  "Les factions ont convenu que tous les moyens soient ouverts à la résistance palestinienne pour combattre Israël", a indiqué Abou Obaïda, porte-parole de l'aile armée du Mouvement Hamas, en lisant une déclaration des 13 groupes basés à Gaza, lors d'une conférence de presse tenue dans la bande de Gaza. Ces négociations visent à couvrir les agressions contre le peuple palestinien ainsi que la judaïsation de la noble Qods, ont souligné ces groupes avant de préciser qu'ils ne permettront jamais aux sionistes d'atteindre leurs objectifs. A l'annonce de l'intensification de la lutte contre le régime sioniste, les militaires et les policiers israéliens se sont mis en état d'alerte.  
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Nasrallah condamne les pourparlers Netanyahu Abbas

Samedi, 04 Septembre 2010 10:00 
IRIB - Au terme d'une intervention devant un grand rassemblement de Libanais à l'occasion de la Journée mondiale de Qods, le Secrétaire général du Hezbollah a accusé les Etats-Unis et le régime sioniste d'avoir cherché à tourner à leur profit les soi disant négociations de compromis de Washington. " Il est impossible de consentir une quelconque légitimité à un régime dont le fondement repose sur  le crime et la violation, a affirmé Seyyed Hassan Nasrallah en allusion à Israël. Selon le Secrétaire général du Hezbollah, ces pourparlers, qui ont coïncidé avec la Journée mondiale de Qods, sont dénoncés par tous les groupes combattants palestiniens et de ce fait,  n'ont aucune chance d'aboutir. " Les idéaux prônés à travers des journées symboliques telle que celle-ci sont impérissables, a ajouté Nasrallah avant de rendre hommage au souvenir de l'Imam Khomeiny à qui revient la paternité de cette initiative. "Depuis trente ans nous nous sommes engagés sur la voie d'une lutte infatigable contre l'occupant sioniste pour libérer la noble Qods, ce chemin nous le poursuivrons jusqu'à la victoire, en nous fiant aux directives du Guide suprême de la Révolution islamique, l'Honorable Ayatollah Khamenei, a affirmé Nasrallah.  
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Journée mondiale de Qods: les musulmans manifestent à Washington

Samedi, 04 Septembre 2010 10:02 
IRIB - La Journée mondiale de Qods a été célébrée à Washington par des centaines d'Américains d'origine musulmane. Dans leur déclaration finale, lue devant la foule,  les manifestants ont soutenu le droit fondamental des Palestiniens à l'autodéfense. Ils se sont également déclarés en faveur d'une consultation des Palestiniens sur leur sort. " Aucun Etat ne peut dicter à un autre quelle direction ou quelle méthode de gouvernance choisir, or les Etats-Unis et certains médias américains ne cessent d'exiger aux Palestiniens de s'élire des dirigeants qui sachent se conformer aux positions occidentales, ce qui est une vraie aberration, ont annoncé les manifestants. Selon les agences de presse, les habitants de New York ont été aussi des centaines à défiler hier vendredi dans les rues de la ville à l'occasion de la Journée mondiale de Qods.  
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Le chemin de la libération de la noble Qods est la résistance et le Jihad

Samedi, 04 Septembre 2010 10:08 
IRNA - Le haut conseiller du Guide  suprême de la Révolution islamique a déclaré que la Résistance et la poursuite du djihad constituent l'unique stratégie censée libérer la sainte Qods et la Palestine du joug d'Israel. Cité par l'IRNA, le général Seyyed Yahya Rahim Safavi a ajouté que, dans le cœur et l'esprit, le peuple palestinien a opté pour la résistance et rejette tout compromis de l'Autorité palestinienne avec les Etats-Unis et le régime sioniste. Le général Safavi a précisé que la marche des millions d'Iraniens et des autres nations éprises de la liberté en guise du soutien aux Palestiniens, a montré que les négociations de compromis sont vouées à l'échec.  
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CNN: Le soutien à Israël est le talon d'Achille des Etats-Unis

Samedi, 04 Septembre 2010 10:27 
IRINN - Selon CNN,  le peuple américain estime  que le Moyen-Orient et le soutien  sans condition des Etats-Unis à Israël sont le talon d'Achille de la politique étrangère de Washington. De l'avis des Américains, les pressions du gouvernement Obama pour le règlement du problème du Moyen-Orient et la relance précipitée des négociations de compromis visent avant tout à influer sur les résultats des élections du mi-mandat de novembre ajoute la chaîne américaine. Cette approche des hommes d'Etat et notamment du président américain, a fait augmenter les mécontentements des Américains de sorte que le dernier sondage de Gallup effectué le mois dernier sur la cote de popularité d'Obama,  montre qu'elle a baissé et de 65 % au début de son mandat il a chuté à 44 %.  
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Les milices d’Abbas auraient arrêté deux des auteurs de l’opération d’al-Khalil (Presse hébreu)

[ 03/09/2010 - 10:44 ]
Al-Nasserah – CPI
Un journal hébreu a prétendu que les milices de Mahmoud Abbas ont arrêté deux des auteurs de l’opération d’al-Khalil (Hébron) qui a causé la mort de quatre colons sionistes.
Le journal hébreu « Yediot Aharonot » a déclaré sur son site internet que les milices de ‘Abbas ont arrêté deux personnes durant la vague d’arrestation de centaines d’individus en Cisjordanie.
Cette allégation intervient après que les milices d’Abbas aient annoncé avoir retrouvé la voiture utilisée lors de la fusillade, et l’ont remise aux forces de l’occupation.
Izzat al-Rashq, membre du bureau politique du Hamas, a affirmé que les fils et partisans du Hamas enlevés subissent de graves tortures dans les prisons des milices d’Abbas. D’autant plus que le nombre de personnes enlevées a dépassé les 550 individus, depuis mardi soir jusqu’à jeudi matin, dans une vague qui s’est étendue dans toutes les villes et villages de Cisjordanie.

En plein coeur des négociations, les sionistes commencent à construire de nouvelles colonies

[ 03/09/2010 - 11:23 ]
Al-Nasserah – CPI
Naftali Bennett, directeur du soi disant « Conseil des colonies » sionistes en Cisjordanie occupée, a affirmé qu’ils commenceront la construction de maisons et d’établissements publics dans au moins 80 colonies. Cette déclaration coïncide avec le début des négociations directes à Washington dont l’autorité de Ramallah a annoncé précédemment qu’elle se retirerait si les constructions reprennent dans les colonies.
Bennett a critiqué les discussions de Washington en rejetant les exigences palestiniennes pour stopper les constructions de colonies en disant : « Ils (les Palestiniens) doivent comprendre que nous sommes ici pour toujours ». Marquant par cela la fin de l’interdiction partielle de la construction de colonies annoncée par le gouvernement sioniste, qui prend fin le 26 septembre prochain.
Il a ajouté : « La véritable expérience entre « l’islam extrémiste » des Palestiniens et l’entité sioniste est basée sur le terrain. C’est un test pour celui qui est le plus fort et qui restera ici pour toujours » selon ses prétentions. Cela montre qu’ils vont multiplier les opérations de colonisation à l’avenir.
Des extrémistes sionistes ont mis fin mercredi 1er septembre à l’interdiction de construction dans les colonies d’un côté, et ont menacé de renversé le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, s’il ne leur permet pas de reprendre les constructions. En effet, la majorité des partis pro-colons sont représentées dans la coalition de droite dirigée par Netanyahu.
Les colons sionistes sont opposés à la solution de deux Etats, soutenue par les Etats-Unis, et ils considèrent que la Cisjordanie est un droit biblique qui leur revient. Silvan Shalom, vice-premier ministre sioniste a déclaré dans le passé que l’extension de l’interdiction de construction dans les colonies pourrait conduire à l’effondrement du gouvernement sioniste, et à la tenue de nouvelles élections.

Mahmoud Abbas se vante de rechercher les auteurs de l'opération d'al-Khalil

[ 03/09/2010 - 12:21 ]
Washington – CPI
Mahmoud Abbas, président sortant de l’autorité palestinienne s’est vanté de rechercher les combattants de la résistance palestinienne qui défendent leur peuple et répondent aux crimes de l’ennemi sioniste. Il a souligné les mesures concrètes prises par ses milices pour arrêter les auteurs de l’opération d’al-Khalil et Ramallah, au service de l’occupation sioniste.
Lors de l’ouverture des négociations directes avec l’entité sioniste à Washington, Abbas a déclaré  que ses forces de sécurité « ne se contentent pas de condamner les opérations de résistance, mais ajoutent à la condamnation un travail continu, du sérieux et des efforts afin d’arrêter les auteurs de l’attaque ».
Il a ajouté que ses milices ont arrêté le propriétaire de la voiture utilisée dans l’opération d’al-Khalil, ainsi que celui qui l’a vendue aux résistants. Il a affirmé que « la réalisation de la sécurité à travers la traque des résistants est un objectif commun entre l’occupation et ses forces pour instaurer la paix » selon ses prétentions.
Il est à noter que les milices d’Abbas ont enlevé plus de 550 personnes parmi les dirigeants et les partisans du mouvement de résistance du Hamas de mardi soir à jeudi matin. En effet, la presse a révélé que les personnes enlevées s’exposent à des actes de torture intenses dans les prisons d’Abbas.

Le convoi humanitaire algérien est arrivé hier au port d’al-Arish avant de prendre la mer pour Gaza

[ 03/09/2010 - 13:33 ]
Algérie – CPI
Le navire d’aides humanitaires algérien est arrivé hier, jeudi 2 septembre, au port égyptien d’al-Arish, avant de repartir en direction de la bande de Gaza assiégée.
Des médias algériens officiels ont rapporté du vice-président de l’union des oulémas musulmans qui supervise ces aides en coordination avec le Croissant Rouge algérien, ‘Ammar Talibi, que le navire transporte 60 conteneurs comprenant des médicaments, des aides alimentaires, des vêtements, et des tentes, le tout pour un poids de 1200 tonnes.
Le navire contient également un hôpital de campagne contenant des équipements de divers domaines médicaux, comme la pédiatrie, du matériel pour les accouchements, ainsi qu’une salle d’opération avec des équipements modernes, et des appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM).
Talibi a noté que le référencement des aides et des besoins du peuple palestinien s’est accompli avec la coordination des responsables concernés à Gaza.

L’occupation transforme al-Aqsa en une caserne militaire pour le dernier vendredi de Ramadan

[ 03/09/2010 - 12:36 ]
Al-Qods occupée – CPI
Les forces d’occupation sionistes ont imposé à l’aube de ce vendredi 3 septembre des mesures sécuritaires strictes aux alentours de la mosquée bénie d’al-Aqsa dans la ville d’al-Qods occupée. Cela en prévision de tout débordement après la dernière prière du vendredi de Ramadan.
Des sources sécuritaires sionistes ont déclaré que « à l’occasion du dernier vendredi du mois sacré de Ramadan, environ 2000 policiers et gardes-frontières se sont déployés à proximité de l’Esplanade des Mosquées, dans les ruelles de la Vieille Ville, et d’autres endroits dans Jérusalem-Est ».
Les autorités de l’occupation ont décidé d’imposer des restrictions sur l’accès al-Aqsa par les fidèles palestiniens, en interdisant à tous les hommes de moins de 50 ans, et aux femmes de moins de 45 ans d’entrer dans la mosquée sainte.

Al Qods occupée : Plus de 220.000 fidèles prient le dernier vendredi du Ramadan à Al Aqsa

[ 03/09/2010 - 13:43 ]
Al Qods occupée- CPI
Malgré les dures restrictions des autorités occupantes israéliennes, 220 millle fidèles de la sainte mosquée d'Al Aqsa ont eu l'opportunié d'y prier le dernier vendredi du Ramadan.
Sous haute surveillance des autorités sionistes qui ont déployé aux alentours d'Al Aqsa plus de 2000 policiers, les fidèles d'Al Aqsa ont célébré leur prière dans les esplanades des mosquées. Ils étaient plus de 120 000 selon une source officielle sioniste.
"Plus de 120 mille fidèles musulmans prient aujourd'hui sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem(Al Qods occupée) pour le dernier vendredi du ramadan", a déclaré Shmulik Ben Ruby, le  porte-parole de la police israélienne, selon l'Agence France Presse. 
Il est à noter que l'occupation israélienne continue de violer la loi internationale et le droit sacré religieux, en interdisant aux Palestiniens de la Cisjordanie et de la bande de Gaza l'accès à Al Qods-Est qui a été annexée en 1967, ainsi qu'aux habitants des territoires palestiniens occupés en 1948 suite à l'Intifada depuis le début des années 2000.
Pendant le mois béni du Ramadan les autorités occupantes sionistes autorisent,  sous de forte restrictions sécuritaires, les Palestiniens de Cisjordanie à se rendre à la mosquée sainte d'Al Aqsa, seulement les hommes âgés de plus de 50 ans et les femmes de plus de 40 ans à condition qu'ils aient un permis délivré précédemment par l'administration militaire sioniste.

Des milliers de participants au rassemblement de la Journée Mondiale d’al-Qods à Gaza

[ 03/09/2010 - 18:21 ]
Gaza – CPI
Des dizaines de milliers de citoyens ont participé à des marches retentissantes à l’instigation des factions de la résistance à Gaza pour la Journée mondiale d’al-Qods qui marque le dernier vendredi du Ramadan, en scandant des slogans de soutien à la résistance.
Les drapeaux du Hamas et du Jihad Islamique flottaient avec ceux des autres factions, pour affirmer l’unité des factions de la résistance, et démontrer l’échec de toute tentative de semer la discorde entre elles.
L’ingénieur Ismail al-Ashqar, un dirigeant du Hamas et membre de son parti parlementaire, a affirmé dans son discours à la fin de la marche que la résistance est le choix stratégique pour répondre à l’arrogance et aux agressions de l’occupation.
Il a déclaré : « al-Qods subit les agressions sionistes qui veulent changer ses aspects et éloigner ce qui est requis de la Oumma unie pour le soutien d’al-Qods et de ses habitants fermes, car al-Qods n’est pas la cause des palestiniens seuls ». Il a très apprécié le rôle de la République Islamique d’Iran instigatrice de la Journée mondiale d’al-Qods, en appelant tous les pays à suivre cet exemple, car al-Qods est la capitale de toute la communauté islamique.
Il a insisté sur le fait qu’al-Qods ne peut être libérée par la voie des négociations ou même par le dialogue interreligieux. La libération de Jérusalem se fera comme l’a libérée Salah al-Din (Saladin), par le choix de la résistance, car le jihad (combat dans le sentier de Dieu) est le seul chemin pour la libération d’al-Qods.
Il a condamné les négociations entre le Fatah et l’occupation, en considérant qu’y participer est « un crime et une trahison envers Dieu, Son Prophète (SAW), et les musulmans ».
Il a mis en garde l’autorité du Fatah, Mahmoud Abbas, et son équipe vouée à l’échec, que leur traque acharnée de la résistance en Cisjordanie, et les arrestations des partisans et dirigeants du Hamas et des imams des mosquées ne passerait pas inaperçue. Il a ajouté : « Les mains de la résistance qui ont atteint la tête de l’ennemi pourront atteindre la queue de l’occupation ».
Il a félicité les opérations d’al-Khalil et de Ramallah et a appelé à leur multiplication. Il a également appelé les factions à s’unir et à réagir pour les droits, les principes et le choix de la résistance.
De son côté, Khalid al-Batch a affirmé dans un discours du Jihad Islamique que la Journée mondiale d’al-Qods est une réponse au choix du compromis. Et il a ajouté que « la Journée d’al-Qods est un jour de l’unité islamique face au sectarisme, et il nous rappelle que cette communauté, notre préoccupation, et notre Qibla (direction de prière) sont unes, et que ce qui a été pris par la force ne peut être récupéré que par la force ».
Il a souligné le fait que la Journée mondiale d’al-Qods a marqué cette année le marathon des négociations après que le comité de suivi arabe ait donné une bouée de sauvetage à l’ennemi au lieu de défendre notre peuple et de briser le blocus contre Gaza.
Il a invité à prendre des mesures de garanties et nécessaires à la protection d’al-Qods, ainsi qu’au soutien du choix de la résistance. Il a insisté sur la nécessité d’élargir la résistance arabe et islamique après l’échec de la Ligue arabe dans la gestion des conflits et ses concessions à Netanyahu. Al-Batch a déclaré : « Il n’est pas raisonnable de garder cette Ligue créatrice de conflit, et il faudrait y inclure des pays comme l’Iran, la Turquie, et d’autres pays musulmans capables de protéger les lieux saints et de répondre à l’arrogance de l’occupation ».
Il a salué les Brigades d’al-Qassam en Cisjordanie, « qui ont fait goûter à l’ennemi le mauvais châtiment », et a incité les Brigades d’al-Qassam et celles d’al-Qods à « multiplier les opérations car les négociations ne doivent pas s’arrêter au discours résonnant, mais aux explosions retentissantes ».
Il a également appelé ces brigades à « frapper l’ennemi dans tous les lieux que leurs mains peuvent atteindre, comme cela s’est produit en plein cœur de l’entité avec Sparrow et Megiddo », en soulignant le refus des négociations qui couvrent les crimes de l’occupation, et la judaïsation d’al-Qods, et fournissent un prétexte au président américain pour frapper l’Iran, la Syrie, ou le Liban.
 Al-Batch considère de même que les discussions sur la paix préparent la guerre dans la région, et l’allumage des tensions doit stopper les négociations, et nous devons nous préoccuper de l’ordre de la Palestine, et la réconciliation.
 A la fin de la marche, les dirigeants des différentes factions se sont serrés la main sur la scène pour montrer l’unité des factions de résistance face à l’occupation et le démantèlement des complots.

Toute l’Iran sort pour soutenir la ville d'Al-Quds et la sainte mosquée d’Al-Aqsa

[ 03/09/2010 - 20:13 ]
Téhéran – CPI
Dans cette « Journée mondiale d’Al-Quds », le 3 septembre 2010, le dernier vendredi du mois béni de Ramadan, d’immenses manifestations sont sorties, aussi bien dans la capitale iranienne Téhéran que dans les autres villes iraniennes. C’est le défunt imam Khomeiny qui avait appelé à consacrer cette journée au soutien de la ville d'Al-Quds.
Des millions de gens portaient des pancartes qui dénonçaient les agressions sionistes contre la ville d'Al-Quds et contre le peuple palestinien.
Immenses et populaires étaient les manifestations, dit l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI). Les participants exprimaient leur solidarité avec le peuple palestinien. Ils appelaient à l’unité de tous les Musulmans afin de pouvoir sauver la ville d'Al-Quds des griffes sionistes. Ils demandaient aux Sionistes de quitter les territoires palestiniens, immédiatement et sans conditions.
Les participants ont aussi appelé les gouvernements arabes et islamiques, ainsi que la communauté internationale, à réagir pour stopper les pratiques sionistes dans la ville d'Al-Quds.
A Téhéran, la manifestation a débuté à 10 heures et demie du matin, pour remplir ensuite six rues principales menant au lieu de la prière du vendredi, à l’université de Téhéran.
Là, le président de la république iranienne Mahmoud Ahmadinejad a donné un discours, avant la lecture du communiqué final.
Les manifestants ont catégoriquement condamné les crimes sionistes pratiqués à l’encontre du peuple palestinien. Ils confirment leur soutien au peuple palestinien, en particulier les habitants de la bande de Gaza.
Il faut faire face aux crimes pratiqués par l’Entité sioniste contre le peuple palestinien. Ils appellent les organisations internationales à condamner les crimes discriminatoires sionistes pratiqués contre les Palestiniens.

Dans la ville occupée d'Al-Quds, les occupants israéliens continuent leurs violations

[ 03/09/2010 - 20:21 ]
Al-Quds occupée – CPI
L’Institution de la ville d'Al-Quds pour le développement de la société a publié son rapport hebdomadaire sur les mesures discriminatoires sionistes pratiquées dans la ville d'Al-Quds, vendredi 3 septembre 2010.
Le rapport souligne que les autorités sionistes interdisent aux Palestiniens de construire, sous prétexte que la zone est ouverte.
En outre, plus de six cents familles bédouines sont menacées d’être expulsées de leurs lieux de rassemblement.
Et sur les barrages militaires, les Palestiniens se trouvent bloqués pour des heures et des heures afin d’atteindre leur ville d'Al-Quds. Notons que Firas Maraghi continue sa grève de la faim, entamée pour que sa fille puisse rejoindre la ville d'Al-Quds, mais les autorités sionistes refusent toujours.
Le tribunal sioniste a renouvelé la détention du député Abou Tayer. Et la police israélienne a détenu le député Abaytawi pour plusieurs heures et lui ont interdit d’accomplir sa prière dans la sainte mosquée d’Al-Aqsa.
Les autorités de l’occupation israélienne ont mené plusieurs arrestations, et elles refusent de laisser passer la nourriture à quelques prisons. Elles n’offrent pas le soin nécessaire aux captifs malades.
Le rapport détaille aussi les plans sionistes qui veulent transformer des vestiges palestiniens et syriens en des sites sionistes.
Il parle aussi de ces travaux de ratissage pratiqués dans le cimetière palestinien de Mamanallah, des obstacles mis contre les fidèles voulant accomplir leurs cultes dans la sainte mosquée d’Al-Aqsa.
En outre, le rapport indique que des milliers d’élèves palestiniens sont privés de leur droit à l’éducation.

Des milliers d’habitants de Gaza participent aux manifestations de la "Journée mondiale d’Al-Quds"

[ 04/09/2010 - 00:42 ]
Gaza – CPI
Les factions palestiniennes avaient appelé à une participation massive dans la manifestation de la « Journée mondiale d’Al-Quds », dans le dernier vendredi du mois béni de Ramadan. Et des dizaines de milliers d’habitants de la bande de Gaza y ont répondu présents.
Les drapeaux du Djihad Islamique et du Hamas embrassaient ceux d’autres factions palestiniennes, montrant leur unité et l’échec de toutes les tentatives de les déchirer.
L’ingénieur Ismaël Al-Achqar, un des leaders du mouvement du Hamas et député du Conseil Législatif Palestinien, a dit à la fin de la manifestation que la résistance reste le choix stratégique pour répliquer à l’arrogance et l’agression de l’occupation israélienne.
« La ville d'Al-Quds est le sujet d’une attaque sioniste, une attaque destinée à changer ses aspects et à chasser ses habitants. La nation toute entière devra alors soutenir la ville d'Al-Quds et ses habitants résistants. Al-Quds n’est pas seulement leur affaire », a-t-il ajouté.
Il a saisi l’occasion pour saluer le rôle de la République Islamique d’Iran qui avait été derrière la création de la « Journée mondiale d’Al-Quds ». Il a appelé tous les pays à la prendre en exemple et à venir soutenir Al-Quds, la capitale de toute la nation.
A la fin de la manifestation, les leaders des factions palestiniennes se sont joints les mains, les brandissant en signe d’unité face à l’occupation et toutes les conspirations qui visent à frapper la cause palestinienne.

A Istanbul, des centaines de Turcs manifestent pour soutenir Gaza

[ 04/09/2010 - 01:44 ]
Istanbul – CPI
Dans la « Journée mondiale d’Al-Quds », des centaines de Turcs sont sortis, dans la capitale économique turque Istanbul, pour soutenir la bande de Gaza.
Dans ce dernier vendredi du mois béni de Ramadan, le 3 septembre 2010, les manifestants ont hissé des drapeaux palestiniens et des drapeaux de la résistance palestinienne. Ils ont répété des slogans à l’encontre de l’Entité sioniste et de sa politique discriminatoire. Ils ont catégoriquement condamné le blocus imposé contre Gaza.
Le manifestant Rajab Zanjan a dit à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) : « Nous voulons sauver la ville d'Al-Quds afin de libérer les Musulmans. En effet, les Musulmans ne peuvent se libérer des pressions impérialistes et sionistes sans la libération de la ville d'Al-Quds. C’est pour cette raison que nous sommes là ».
Les manifestants se sont rappelés des noms des activistes turcs qui avaient perdu la vie durant l’attaque sioniste contre la flottille internationale « La liberté » qui portait des aides humanitaires aux habitants assiégés depuis des années, le 31 mai dernier.
Un autre manifestant nommé Ozjan Asilty a montré son enthousiasme à vouloir libérer la ville d'Al-Quds et sa sainte mosquée d’Al-Aqsa : « Nous continuerons nos protestations jusqu’à la libération d’Al-Quds. Nous avons un seul objectif bien précis : nous voulons prier librement à Al-Quds avec tous nos frères musulmans ».
Enfin, les manifestants turcs ont piétiné un drapeau sioniste avant de le brûler avec une effigie d’un soldat israélien, une manière de condamner l’occupation israélienne et de soutenir la résistance palestinienne.

"Moi aussi, je boycotte" : le célèbre écrivain John Berger apporte son soutien aux militants poursuivis en justice

Publié le 3-09-2010

John Berger, romancier, critique d’art et peintre britannique, qui vit en Haute-Savoie, tient à exprimer sa solidarité envers les militants de Mulhouse et Bordeaux, qui comparaîtront les 13 et 24 septembre pour avoir appelé au boycott d’Israël, tant que cet Etat refuse de se conformer au droit. 
John Berger* nous charge de publier ce message, que nous avons traduit en Français (la version originale se trouve ci-dessous) :
"Moi aussi, je boycotte !
Certains d’entre nous qui lançons des appels au boycott commercial, culturel et universitaire de l’Etat d’Israël se voient maintenant traînés en justice pour incitation au racisme ! C’est le monde à l’envers.
Il faut rétablir quelques faits : le boycott est d’abord une action de soutien aux résolutions internationales prises par l’ONU et la Cour Internationale de Justice de La Haye, qui condamnent les pratiques passées et actuelles de l’Etat d’israël. (Il n’est pas utile de dresser ici la longue liste de ces pratiques illégales). Le Boycott a pour but de soutenir ces résolutions.
Le boycott est également une protestation contre le refus calculé de nos gouvernements de prendre en compte ces résolutions, en exerçant une pression diplomatique ou en imposant des sanctions obligeant l’Etat d’Israël à les respecter et à se soucier de l’opinion publique mondiale.
Enfin, le boycott offre un cadre démocratique, en permettant à des citoyens individuels d’agir sur une base personnelle et visible contre l’injustice quotidienne et cruelle dans le monde.
Il faut notamment rendre hommage au courage des Israéliens qui militent activement en faveur du boycott, et refusent que la vérité soit dévoyée.
John Berger
* John Berger a été à l’initiative dès décembre 2006 d’une lettre, signée par 92 autres écrivains, cinéastes et artistes, appelant au boycott culturel d’Israël.
******************
"Me, too, I boycott !"
Some of us who activate, and make appeals for, the commercial, cultural and academic boycott of the State of Israel are now being prosecuted for inciting Racism ! The truth is being capsized and turned on its head.
Some clarity is needed. The boycott is first an action in support of the international resolutions passed by UN agencies and the International Court of the Hague condemning past and ongoing practices undertaken by the State of Israel. (There is no need here to make a list, yet again, of these illegal practices.) The boycott is an action in support of those resolutions.
Secondly, the boycott is a protest against the calculated refusal of our governments to take account of these resolutions and against their refusal to impose diplomatic pressure or sanctions against the State of Israel in order to oblige it to take account of world opinion and to put an end to its illegal practices.
Thirdly and lastly, the boycott offers the democratic possibility to individual citizens to act on a personal basis against a visible, daily and cruel injustice occurring in the world.
Among the most courageous and active supporters of the boycott are citizens of Israel who refuse to accept the truth being turned on its head.
John Berger 
CAPJPO-EuroPalestine

Le boycott d’H&M se poursuit

Publié le 3-09-2010

Notamment en Suède, siège de la multinationale, où les militants de la campagne BDS, réagissant à l’implantation de nouveaux magasins de cette enseigne en Israël, ont lancé plusieurs opérations cet été, à Stockholm et Gothenburg,avec notamment des autocollants recouvrant les étiquettes de prix sur les vêtements H&M, afin d’informer les clients.

Briser le blocus de Gaza : Viva Palestina va se mettre en route

Publié le 3-09-2010
La coalition internationale Viva Palestina établie pour briser le blocus de Gaza, prendra prochainement un nouveau départ, pour un périple à travers l’Europe et l’Asie Mineure, qui doit l’amener à la mi-octobre dans le territoire palestinien martyre.

"Viva Palestina 5" se compose dès son départ de Londres, le 18 septembre prochain, de plusieurs dizaines de véhicules, qui seront rejoints par des centaines d’autres avec le passage du convoi en France, puis en Italie, Grèce, Turquie, Syrie, Jordanie et Egypte.
"Le gouvernement égyptien, après le massacre perpétré par l’armée israélienne contre la Flottille, a déclaré que sa frontière avec Rafah était désormais ouverte. C’est pourquoi nous nous y présenterons avec des tonnes de matériels d’aide à la population de Gaza", indiquent les organisateurs.
Les véhicules, financés par les participants, sont destinés à rester sur place. Le matériel collecté et transporté comprend notamment des équipements médicaux, des matériels éducatifs, et différents matériaux pour la reconstruction d’une mosquée détruite par les bombardements israéliens, ainsi que pour la construction d’un orphelinat et d’une maternité, à Beit Hanoun (nord de la bande de Gaza)
Viva Palestina doit arriver en région parisienne le 18 septembre au soir, et partir en direction de Lyon le 20 septembre au matin. Nous vous tiendrons informés des lieux précis d’arrivée de la caravane.
CAPJPO-EuroPalestine

Mohammad, 16 ans, sauvagement torturé par l’armée israélienne

Publié le 3-09-2010

Le jeune Mohammad, en prison depuis plus de 6 mois après avoir été sauvagement torturé par l’armée israélienne, (y compris au sein de l’hôpital où il se trouvait), va être jugé lundi par un tribunal militaire parfaitement illégal. Qui parmi nos élus va demander sa libération et la fin de la torture institutionnalisée par Israël sur les prisonniers palestiniens ?

Le 6 février 2010, Mohammad Halabiyeh, un jeune Palestinien de 16 ans, a été arrêté par la police israélienne, dans la ville d’Abu Dis où il habite. Au cours de l’arrestation, Mohammad a eu la jambe gauche cassée, juste au-dessus de la cheville. Néanmoins, les soldats l’ont battu sur tout le corps et ont délibérément donné des coups de pied dans sa jambe blessée.
La torture et les mauvais traitements ont continué durant les cinq jours qui ont suivi son arrestation, culminant à l’hôpital de Hassadah, où les soldats israéliens ont enfoncé à maintes reprises des seringues dans la main et la jambe du garçon, lui ont obstrué la bouche avec du ruban adhésif, lui ont donné des coups de poing au visage, lui ont frappé l’abdomen avec un bâton et l’ont privé de sommeil pour tenter de le dissuader de rapporter ces mauvais traitements à la police israélienne.
Sans se laisser intimider, Mohammad a fait lors de son interrogatoire une déposition officielle dans laquelle il s’efforçait de décrire les insultes et les tortures auxquelles il avait été soumis, et ceci même après que les autres enquêteurs l’ont menacé de mort et de sévices sexuels.
Mohammad est en instance de jugement devant les tribunaux militaires israéliens pour cinq chefs accusations relatifs au lancement de cocktails Molotov.
Il reste détenu à la prison de Ofer, dans une section de prisonniers adultes. La prochaine audience du procès de Mohammad est prévue pour le 6 septembre 2010.
L’association Addameer condamne les actes de torture et de maltraitance subis par Mohammad entre les mains des autorités israéliennes comme une violation de la prohibition absolue de ces actes par le droit international, violations d’autant plus inacceptables compte tenu de l’âge du jeune Mohammad.
De plus, Addameer reste très préoccupée quant à la légitimité du jugement en cours devant des tribunaux militaires israéliens, tant il est clair que ces tribunaux agissent au mépris flagrant des normes internationales fondamentales d’un jugement équitable et qu’ils ignorent toute protection significative des détenus non majeurs.
Pour toute information additionnelle concernant Mohammad Halabiyeh, veuillez nous contacter directement :
Association Addameer d’aide aux prisonniers et de défense des droits de l’Homme : Edward Said St, Rafidein Square. Ramallah, Palestine. Email : info@addameer.ps
(Traduit par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine

La fausse paix sioniste de la “pax americana”

Par : Djerrad Amar
Ces énièmes négociations, qui entrent dans le cadre d’un processus de paix interminable, obéissent en fait à une “Pax Americana” dont les conditions sont l’apanage des lobbies toujours en veille pour imposer leur volonté.
La nouvelle tentative d’arranger une paix entre eux par des négociations dites directes et “sans conditions”, ce 2 septembre, est présentés par l’Administration d’Obama sous forme d’un nouveau plan pour mettre un terme au conflit, et voudrait que les deux parties signent un accord sur le cadre d’une solution définitive dans un an.
La relance faite par la secrétaire d'État américaine — qui rejette “toute référence devant servir de base pour les négociations” en exigeant que “Palestiniens et Israéliens devraient s’entendre pour déterminer ensemble la référence qui leur convient par négociations bilatérales” — présente déjà les signes d’un échec au regard du monopole des États-Unis dans ce processus qui néglige les autres parties arabes concernées et des enjeux contradictoires des antagonistes. Surtout l’entêtement de la partie israélienne à poursuivre la colonisation avec, en plus, des conditions pour le “futur” État palestinien qui s’apparentent à un “État vassal” (poursuite de la colonisation, reconnaître Al Qods (Jérusalem) capitale éternelle d’Israël ainsi que sa judaïté, démilitarisation du futur État, tenir compte des considérations de sécurité israéliennes). En somme, des négociations “sans conditions préalables” dans le cadre des “conditions d'Israël”.
La fin de ce conflit signifierait, sans aucun doute, aussi une paix à l’échelle continental. Mais cette paix se heurte à une idéologie qui lui est antinomique, à savoir le “sionisme”.
Selon R. Malley, directeur du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à l’International Crisis Group, “pour le mouvement national palestinien, le choix était entre aller à des pourparlers auxquels il ne croit pas et pas d’alternative du tout”. Pour lui, l’Administration américaine bénéficie “d’avoir vu ce qui s’est passé en 2000” et au “corpus de négociations” qui en est sorti en précisant que l’“on a déjà balisé le chemin”.
Le président de l'Autorité palestinienne justifie sa participation “sur la base du communiqué publié par le Quartette sur le Proche-Orient” dont le texte affirme, selon lui, “la nécessité de mettre fin à l'occupation qui dure depuis 1967, la non-reconnaissance de l'annexion de l’est de Jérusalem ou de toute mesure visant à modifier le caractère de la ville, la nécessité d'établir un État palestinien indépendant et viable, et le refus de la colonisation, y compris ce que l'on appelle la ‘croissance naturelle’ dans les colonies et que le gouvernement d'Israël assumera l'entière responsabilité du risque d'échec et d'effondrement des négociations si la colonisation continue dans l'ensemble des territoires palestiniens occupés en 1967”. Le Hamas rejette à l’avance ces négociations qui, selon Khaled Mechaâl, “ne donneraient rien... que le Quartette est une tromperie car incapable d'adopter une position indépendante de la position israélo-américaine”. Pendant que Hanane Achraoui, membre du CEOLP, y voit “une dernière chance, il n’y aura pas de direction palestinienne aussi souple que celle-ci”, d’autres factions y perçoivent une “liquidation de la cause”.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a déclaré : “(…) Nous sommes très pessimistes quant à la viabilité du processus de paix, compte tenu de ce qui s'est déjà passé.”
Netanyahu espère “trouver un partenaire de paix courageux comme Sadat”, tout en rassurant le Likoud et la principale organisation de colons, la ‘Yesha’ — qui s'opposent à la prolongation éventuelle du gel des colonisations qui s'achève le 26 septembre — par “vous ne devez pas être inquiets. Personne ne m'apprendra ce qu'est l'amour d'Eretz Israël (la terre d'Israël)”. A. Lieberman reconnaît son scepticisme sur ce sommet de Washington qu’il qualifie d’“un autre événement festif, qui ne peut pas aboutir en un an à un accord de paix”.
Quant à Kouchner, qui place les intérêts d’Israël avant toutes considérations, il avait proposé “la reconnaissance d’un État palestinien avant un accord sur des frontières”. Si reconnaissance il y a, pourquoi faudra-t-il que cet État soit sans frontières alors qu’il a celles de 1967 fixées par l’ONU ?
Ces énièmes négociations, qui entrent dans le cadre d’un processus de paix interminable, obéissent en fait à une “Pax Americana” dont les conditions sont l’apanage des lobbies toujours en veille pour imposer leur volonté. La dernière démonstration de force du courant conservateur est bien la manifestation de ces lobbies financiers et industriels que dominent les sionistes.
En faisant le point, il a fallu donc plus de 18 années de “processus de paix” pour aboutir à une guerre contre Gaza et à son blocus, à plus de colonisation, d’expropriations et d’expulsions, à plus d’assassinats politiques, à plus d’instabilité, pour arriver à nouveau à des négociations. Comment donc négocier avec un adversaire non crédible et versatile, qui a toujours renié ses engagements, et des médiateurs partiaux ? De quelle solution pourrait-il s’agir quand Ariel Sharon conseillait aux militants du parti Tsomet que “tout le monde doit bouger, courir et s'emparer d'autant de collines qu'il est possible pour agrandir les colonies parce que tout ce que l'on prendra maintenant restera à nous. Tout ce que nous ne prendrons pas par la force ira à eux” ? Ou quand il donnait cette sentence à Shimon Pérès en 2001 : “À chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l'Amérique fera ceci ou fera cela. Je veux te dire une chose très claire : ne t'inquiète pas des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l'Amérique, et les Américains le savent.”
Comment se fait-il que l’Occident s’intéresse, maintenant, avec empressement à ce conflit pour en rechercher une solution, lui qui tergiversait depuis plus d’un demi-siècle ? En fait, il y a le nouveau rapport de force que bouleverse l’Iran suite au développement de son industrie militaire de défense, de son option réussie pour l’énergie nucléaire civile et de sa puissance incontournable dans la solution et la prévention des conflits de la région. Ce rapport de force est consolidé par le camp dit de la résistance (Iran, Syrie, Liban et Hamas) que l’Occident s’évertue à diviser sur des bases surtout religieuses ou communautaires (entre chiites et sunnites) dans le but d’isoler l’Iran du monde arabe, principalement sunnite.
Ce basculement n’est pas pour arranger le sionisme qui a aussi d’autres objectifs. Le sionisme, qui s’enlise dans une situation paradoxale de “ni guerre ni paix”, doit son existence à la perpétuation du conflit du MO dont il se sert comme alibi. Sa finalité de création d’un “État juif” — suite duquel il aurait dû être aboli — vise désormais la domination des gouvernements occidentaux, par l’infiltration, en s’appuyant sur des lobbies juifs puissants. C’est la raison pour laquelle toutes les solutions avancées pour mettre fin au conflit au MO, par lequel il se perpétue, sont systématiquement sabordées. La réponse de Netanyahu à l’Amérique par un refus de l’arrêt de la colonisation est des plus logiques, car obéissant à une doctrine dont il n’est pas le maître ! Le sionisme est d'essence colonialiste et expansionniste. Il ne peut survivre sans ces conditions. La paix signifierait la fin de l’alibi permettant l’existence de cette idéologie et donc la “fin de mission” de toutes les organisations sur lesquelles s’appuie le sionisme pour imposer son hégémonie et une nouvelle guerre pourrait signifier sa disparition du fait du nouveau rapport de force.
En ce qui concerne les Arabes, il s’agit d’un moment historique qui leur est favorable. Leur “choix de la paix” ne recevant comme réponse que l’option de défi et d’adversité du côté israélien, ils doivent d’abord admettre l’impossible solution et rejoindre le camp de la résistance ensuite, mettre leurs pouvoirs économique, financier et politique contre le sionisme et ses soutiens comme option de défense légale. Si cette option devait être retenue, le conflit israélo-palestinien et par extension israélo-arabe serait définitivement clos et l’idéologie sioniste arriver au bout de son évolution historique.
Avant de terminer, il est bon de rappeler les propos du général de Gaulle, lors d’une conférence de presse, en 1967, faite au sujet de ce conflit : “Une fois mis un terme à l’affaire algérienne, nous avions repris avec les peuples arabes d’Orient la même politique d’amitié, de coopération qui avaient été pendant des siècles celle de la France… Bien entendu, nous ne laissions pas ignorer aux Arabes que, pour nous, l’État d’Israël était un fait accompli… De sorte qu’on pouvait imaginer qu’un jour viendrait où notre pays pourrait aider directement à ce qu’une paix fût conclue et garantie en Orient, pourvu qu’aucun drame nouveau ne vint la déchirer. Hélas ! Le drame est venu (...) J’avais (…) déclaré (…) à Monsieur Eban (…) ‘si Israël est attaqué’ (…) ‘nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative’. (…) Mais ensuite, vous vous trouveriez engagés sur le terrain et au point de vue international, dans des difficultés grandissantes, d’autant plus que la guerre en Orient ne peut pas manquer d’augmenter dans le monde une tension déplorable et d’avoir des conséquences (…) pour beaucoup de pays, si bien que ce serait à vous, devenus des conquérants, qu’on en imputerait peu à peu les inconvénients (…) Israël, ayant attaqué (…) Maintenant, il organise sur les territoires qu’il a pris l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour il qualifie de terrorisme (…) Un règlement dans cette voie (solution par la voie internationale) (…) doit avoir pour base l’évacuation des territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance et la reconnaissance réciproque de chacun des États en cause par tous les autres. Après quoi, par des décisions des Nations unies, en présence et sous la garantie de leurs forces, il serait probablement possible d’arrêter le tracé précis des frontières, les conditions de la vie et de la sécurité des deux côtés, le sort des réfugiés et des minorités et les modalités de la libre navigation pour tous (…) Pour qu’un tel règlement puisse être mis en œuvre, il faudrait qu’il y eût l’accord des grandes puissances (…) Mais on ne voit pas comment un accord quelconque pourrait naître (…) par une action commune, tant que l’une des plus grandes des quatre ne se sera pas dégagée de la guerre odieuse qu’elle mène ailleurs (Vietnam) (…) car tout se tient dans le monde d’aujourd’hui (…).”