mercredi 25 août 2010

Lettre ouverte aux Israéliens

mardi 24 août 2010 - 07h:18
Lauren Booth, Royaume-Uni
Je suis assise là, avec ma vaisselle qui s’accumule et mon ménage qui n’est pas fait, pour vous poser une question. En tant que mère et en tant qu’être humain, comme vous, j’ai besoin de savoir pourquoi vous ne voyez pas le mal qui se fait en votre nom ?
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Rappelons que Lauren Booth est la belle-soeur de l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair... !!!

Ce matin, je voulais me mettre à écrire un texte sur la mise à sac de la Flottille humanitaire en partance pour Gaza, par vos soldats. Comme vous avez pu l’apprendre, un officier des Forces de défense israéliennes a été déféré devant un tribunal militaire, soupçonné d’avoir volé des ordinateurs portables appartenant à des passagers. Fait intéressant, le quotidien Ha’aretz se réfère maintenant à la flottille comme à une « flottille humanitaire ». Ce qui est le cas. C’est ainsi que vos dirigeants auraient dû l’appeler, plutôt que flottille « terroriste ». Mais je m’écarte du sujet.
Donc, j’en étais là, toute prête à écrire mon texte, quand je suis tombée sur un article de YnetNews. L’article cherchait à expliquer clairement l’indignation ressentie peut-être par quelqu’un dont on a pillé les biens. Un officier supérieur des FDI disait à propos des vols sur la Flottille : « Sur le plan des valeurs, il doit y avoir un grave problème dans les FDI ».
Je suis restée un long moment à regarder ces mots. Et, au lieu d’écrire mon texte, je décidai, à la place, de vous écrire à vous. Parce que je ne peux pas m’empêcher de me demander qui, ici-bas, garde des réserves d’ « indignation » en vue du comportement de vos militaires ?
C’est vraiment ce que je pense, les gars. Hors sur les avenues agréables de Tel Aviv, le reste du monde trouve que l’expression, « armée morale », quand elle s’applique aux FDI, n’est rien de moins qu’une énorme, (et malheureusement catastrophique), farce à dimension mondiale. Une farce du même niveau, par exemple, que le déni du changement climatique, ou que la présidence de George Bush.
Ca y est, je recommence. Cette fois, je vous ai vraiment rendu furieux contre moi. Mais, s’il vous plaît, donnez-moi juste une minute ou deux pour vous expliquer pourquoi j’écris cette lettre. Parce que je ne le cherche pas, et je ne veux pas vous insulter. Certainement pas plus que je ne l’ai fait dans le passé. Je suis assise là, avec ma vaisselle qui s’accumule et mon ménage qui n’est pas fait, pour vous poser une question. En tant que mère et en tant qu’être humain, comme vous, j’ai besoin de savoir pourquoi vous ne voyez pas le mal qui se fait en votre nom ?
Comment pouvez-vous ne pas le voir ?
Comme vous le savez peut-être déjà, je faisais partie de la première mission Free Gaza, en 2008. Cela ne veut pas dire seulement que j’ai eu le plaisir de connaître personnellement ces femmes admirables qui ont fondé le FGM (Mouvement Free Gaza). Cela veut dire aussi que j’avais beaucoup d’amis et de collègues sur la Flottille que vos soldats ont agressée en mai dernier.
Vous savez, (encore une fois, voyez en moi une maman et non une « ennemie »), aucune de ces personnes formidables n’est un terroriste, ne veut apporter des armes à des « extrémistes ». Ce sont des hommes (et des femmes) bons, des citoyens du monde qui s’inquiètent. Des gens qui, tout simplement, ne peuvent vivre machinalement leur vie de tous les jours pendant que votre Etat, votre armée, vos colons harcèlent d’autres êtres humains. Chaque minute de chaque jour. De chaque mois. De chaque année. Depuis soixante-deux ans.
Je ne veux pas être dure, les gars. Mais il arrive un moment où, quand on dit « Je ne savais pas ce qui se passait », ça fait un peu léger. Vous voyez ce que je veux dire ? Toute cette comédie sur l’ « indignation » par la mauvaise conduite de vos soldats, ça ne fait pas Israélien, hé, ça nous fait rire.
Parce que, ces semaines de pillages par vos soldats, ce ne sont pas les premières du genre. Non ? Allez. Rappelez-vous. Il y en a eu d’horribles, beaucoup d’autres d’horribles. Vous avez oublié ? Laissez-moi vous aider. Prenez un ordinateur et tapez les mots « IDF pillage » dans le moteur de recherche de Google. Vous allez peut-être (ou peut-être pas) être surpris quand cette recherche va vous donner 64 000 réponses. Bon, maintenant, ne sortez pas de vos gonds tout de suite en criant, « Nos ennemis racontent des mensonges sur nous ». S’il vous plaît, je vous en prie. Regardez juste quelques-unes de réponses de la première page. Ca ne vous prendra pas longtemps. Ca va ? et pourquoi pas passer toute la matinée à les lire ? Après tout, c’est votre devoir que de prendre connaissance de ce qui est fait en votre non, pas vrai ? Ce que je veux dire c’est que, quand les crimes de l’armée sont commis avec les shekels de VOS impôts, vous avez le droit de savoir.
L’une des réponses de Google vous dit qu’un soldat des Forces de défense israélienne a avoué avoir volé une carte de crédit dans une maison, au nord de la bande de Gaza, pendant l’opération Plomb durci. Vous vous en souvenez ? Le soldat était du bataillon de reconnaissance de la division d’infanterie Givati, il a utilisé cette carte pour faire 1 600 shekels de retraits en Israël (plus de 300 €). Un petit acte criminel. Une partie d’un crime beaucoup plus grand.
Un crime contre l’humanité, dont vous ne sauriez rien non plus. Ou qui vous a été délibérément caché par vos dirigeants.
Comme je l’ai déjà dit toutefois, vous avez l’accès à Internet, alors vous ne devez pas rester dans les ténèbres. Sauf évidemment, si vous vous y sentez à l’aise.
Le dernier pillage par les FDI de biens de civils m’a fait penser aux dames Al Samouni, je les ai rencontrées l’année dernière, sur les décombres de leurs maisons à Al Zaytoun (je joins quelques photos pour vous permettre de les voir). Vous vous rappelez peut-être, vaguement, de ce nom, « Al Samouni ». Laissez-moi vous rafraîchir la mémoire. C’était le samedi 3 janvier 2009, l’invasion israélienne dans le quartier d’Al Zaytoun commençait. Le lendemain, 4 janvier 2009, vos forces larguaient leurs bombes sur la même zone. Le lundi, à 7 h du matin, le 5 janvier 2009, une nouvelle fois vos forces bombardaient le même quartier de Hay Al Zaytoun. L’un des missiles est tombé sur le troisième étage de la maison de Tallal Hilmi Al Samouni. Et les soldats sont venus, en tirant, pour tuer.
Au total, 26 membres de la famille Al Samouni ont été tués, dont 10 enfants et 7 femmes. La Croix-Rouge n’a été autorisée à entrer que trois jours plus tard pour évacuer les morts et les blessés, la majorité d’entre eux étant dans un état si critique qu’il a fallu les emmener en Belgique, en Egypte et en Arabie Saoudite pour les soigner.
Permettez-moi, si cela ne vous dérange pas, de vous donner leurs noms, car il est probable que vous ne les connaissiez pas. En tant qu’êtres humains, je suis sûre que vous souhaitez leur rendre un dernier hommage, et peut-être même, prier pour eux.
Les noms des enfants tués
• Azza Salah Al Samouni, 3 ans
• Waleed Rashad Al Samouni, 17 ans
• Ishaq Ibrahim Al Samouni, 14 ans
• Ismail Ibrahim Al Samouni, 16 ans
• Rifka Wael Al Samouni, 8 ans
• Fares Wael Al Samouni, 12 ans
• Huda Nael Al Samouni, 17 ans
• Ahmad Atieh Al Samouni, 14 ans
• Mu’tassim Mohammed Al Samouni, 6 ans
• Mohammed Hilmi Al Samouni, 5 ans
Les noms des femmes tuées
• Rahma Mohammed Al Samouni, 50 ans
• Safa’ Hilmi Al Samouni, 25 ans
• Maha Mohammed Al Samouni, 22 ans
• Rabbab Azzat Al Samouni, 32 ans
• Laila Nabih Al Samouni, 40 ans
• Rifqa Mohammed Al Samouni, 50 ans
• Hannan Khamis Al Samouni, 36 ans
Les noms des hommes tués
• Tallal Hilmi Al Samouni, 55 ans
• Attieh Hilmi Al Samouni, 25 ans
• Rashad Hilmi Al Samouni, 42 ans
• Tawfiq Rashad Al Samouni, 23 ans
• Mohammed Ibrahim, 26 ans
• Ziyad Izzat Al Samouni, 28 ans
• Nidal Ahmad Al Samouni, 30 ans
• Hamdi Maher Al Samouni, 23 ans
• Hamdi Mahmoud Al Samouni, 70 ans
En mars dernier, les femmes et les enfants survivants m’ont montré les ruines de leur communauté. J’ai vu les graffitis racistes laissés sur les murs de la pièce où une adolescente devait encore dormir. Laissée pour elle par votre « armée morale », rien de moins. Ces graffitis disaient, par endroits en hébreu, à d’autres en anglais, des trucs comme « Nous reviendrons », et il y avait un dessin grossier qui montrait une maison en train d’exploser avec ces mots, « Vous êtes ici », ajoutés subtilement.
Une très belle femme m’a raconté aussi qu’elle était sur le point de se marier, avant l’agression. Sa famille avait épargné plusieurs milliers de dollars pour sa dot (de nombreuses personnes d’une même famille épargnent pendant très, très longtemps, comme vous pouvez l’imaginer). L’argent était caché sous un lit, dans une valise, pour l’heureux évènement. Sa mère avait quelques bijoux anciens qui avaient traversé les générations, des bijoux en or. Eh bien vous voyez, vos soldats, ils ont bombardé les gens, ils ont tiré sur leurs enfants, et pour finir, ils ont pillé ce que les survivants possédaient. Je vous le jure, regardez sur Google, regardez dans vos propres cœurs, vous savez, ça s’est passé comme ça.
Vous voyez bien que c’est comme cela que votre armée traite, délibérément, les Palestiniens.
Alors ne poussez pas des hauts cris, « Mensonges ! », « Antisémites ! », s’il vous plaît, je vous en prie. De parent à parent. D’humain à humain. Au nom du Dieu de chaque croyance, détendez-vous, acceptez un moment ce qui vous paraît invraisemblable, lisez la suite. Parce que, oh Israël, que se passera-t-il si, supposez-le, je ne suis pas une antisémite, quand votre wiki a formé des partisans extrémistes pour essayer de me qualifier comme telle ? Et que se passera-t-il si, seulement 10% sur les 64 000 réponses de Google pour « FDI pillage » sont tout à fait vrais ? Que faire alors ? Qu’est-ce qui vous en rend complices ? Que ferez-vous si, pendant seulement une seconde, la vérité que le reste du monde connaît sur la barbarie de vos dirigeants remplit vos esprits et vos cœurs, comme cela arrivera un jour sûrement ?
Mes mots, étant étrangère, vous paraîtront sans doute durs, voire naïfs. Alors voyez ceci, publié aujourd’hui par le Jerusalem Post :
« Selon les informations qu’a analysées l’organisation des droits humains Yesh Din, entre septembre 2000 et fin 2009, au moins 6% sur les près de 2 000 enquêtes ouvertes contre des soldats des FDI soupçonnés de crimes contres les Palestiniens se sont terminés sur des mises en accusations. Durant la même période, selon différentes estimations, des milliers de civils palestiniens ont été tués des suites des activités des FDI. Combien de ces morts ont conduit à des condamnations ? Quatre. Pas 4%, 4, seulement. »
Il est de plus en plus évident que vos jeunes hommes et vos jeunes femmes sont formés pour se comporter comme des animaux. Ces faits, le pillage, les photos mises en ligne par Eden Abergil, ne peuvent pas s’expliquer plus longtemps comme étant des cas « en dehors ».
C’est à vous de vous demander quel est leur sens.
Je suis vraiment désolée si mes mots vous ont offensés. Je voulais juste parler avec vous, directement, pour une fois.
A propos, il y a environ 400 ordinateurs portables, 600 téléphones portables, ainsi que d’autres sommes d’argent et effets personnels que votre armée n’a toujours pas rendus aux passagers de la Flottille humanitaire. Vous savez, quand ils ont pris la mer. Pour quelque raison, ces gens de bien n’avaient pas pensé que les FDI pourraient les voler.
Bien à vous
Lauren Booth
Rappels sur les faits évoqués :
-  Lauren Booth à Gaza : Apprendre quelle est la souffrance de l’enfermement - Saleh Al-Naami - Al Ahram Weekly
-  Vols israéliens de cartes de crédit de militants de la Flottille pour Gaza - Haroon Siddique - The Guardian
22 août 2010 - Gilad Atzmon - traduction : JPP
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La reprise des négociations est toujours instable

24/08/2010
Chaque jour qui passe semble fragiliser la reprise des négociations. Les dernières déclarations en date.
Côté palestinien, on s'inquiète de plus en plus de la reprise de la colonisation. Abbas dans sa lettre destinée aux représentants du Quartet pour le Moyen-Orient déclarait que les négociations ne continueraient pas, si la fin du moratoire sur le gel de la colonisation n'était pas reportée (le moratoire prend officiellement fin le 26 septembre prochain). Abbas a déclaré : "Mon plus grand espoir demeure de reprendre des négociations significatives avec Israël pour mettre fin au conflit. Toutefois, je crains que les activités de colonisation en cours, en particulier à Jérusalem-Est (...) nuisent à la crédibilité des négociations aux yeux de mon peuple", affirmant que celui-ci était très sensible à la question de la colonisation à Jérusalem.
L'administration Obama tente de rassurer Abbas, en affirmant, via Philip J. Crowley, porte parole du ministère des affaires étrangères US, que la question des colonies étaient un vrai problème, à laquelle il faudra apporter une réponse. Il a déclaré que les EU "étaient préoccupés par la question du moratoire, et qu'il fallait que celui-ci soit reporté" mais cette question "sera débattue durant les négociations. C'est pourquoi il est primordial de reprendre les pourparlers."  M. Erakat, directeur en chef de la diplomatie palestinienne, considère que les négociations sont "faisables" mais que le choix des israéliens sera déterminant dans leur réussite : "Nous espérons que, s'il (Netanyahu) est confronté au choix entre les colonies et la paix, il choisira la paix".

De l'autre côté de la frontière, le gel des colonies ne semblent toujours pas faire l'unanimité, loin de là. Sylvan Shalom, vice-premier ministre a déclaré à la radio israélienne : "Je ne pense pas que le gel (de la colonisation) soit prolongé, et les Palestiniens ne peuvent pas se servir de ce fait comme d'un prétexte pour suspendre les négociations".
Erakat accuse également les israéliens de poser leurs propres conditions préalables après avoir tant critiqués cette pratique chez les palestiniens "Depuis le 21 et le 22 août, j'entends Netanyahu énoncer des conditions" faisant référence aux déclarations du premier ministre, qui affirme que la question de la sécurité d'Israël et de sa reconnaissance en tant qu'État juif seront nécessaires au bon déroulement des négociations. Sylvan Shalom a répondu à cela en expliquant que :"ce n'est pas une condition préalable à des pourparlers, mais une des conditions qui doivent être remplies pour qu'un accord de paix permanent puisse être conclu."Pour conclure, Erakat ajoute "Nous espérons que M. Netanyahu choisira la réconciliation plutôt qu'une poursuite de la confrontation, cela dépend de lui."
Avant même que les négociations aient débuté, les deux camps affirment mutuellement la responsabilité de l'autre dans de l'échec éventuel du processus de paix. Le gouvernement israélien a réussi ainsi à placer l'Autorité Palestinienne devant le fait accompli, lui laissant le choix entre la reprise ou non des négociations. Après avoir décrédibiliser les revendications palestiniennes en les accusant d'être un obstacle à la paix, Netanyahou impose certaines conditions de facto, après avoir accepté l'appel des États-Unis. Pour Erakat, "cela revient à des négociations sans négociations, sans partenaire. Il me semble qu'il veut négocier avec lui-même ou sa coalition puis nous dire: Voilà ce qui est bon pour vous les Palestiniens". 

Désinvestissement massif de la Norvège en Israël

Ecrit par Pierre Schwartz
24/08/2010
Le Fond de Pension Mondial Norvégien, géré par le ministère des finances norvégiens a décidé de se séparer des ses actions de deux entreprises israéliennes, Africa Israel Investments Ltd. et Danya Cebus Ltd. 
Dans un communiqué officiel du ministre des finances norvégien, celui-ci déclare que "ces compagnies contribuent ou sont elles mêmes responsables d'activités moralement condamnables." En septembre dernier, le fond de pension s'était déjà retirer de la compagnie militaire Elbit, et avait vendu ses parts d'une valeur de 5.4 milliards de dollars. "Nous ne souhaitons pas financer des compagnies qui contribuent aussi directement à des violations de la loi humanitaire internationale" avait déclaré le Conseil d'Éthique du fond de pension.
Africa Israel Investments Ltd. investit dans la promotion immobilière, les infrastructures et l'énergie en Israël. Elle est également actionnaire majoritaire de Danya Cebus, société de construction qui participe à l'extension des colonies en Cisjordanie.
"En accord avec de nombreuses résolutions du conseil de l'ONU et l'avis de la Cour Internationale de Justice, la construction de colonies israéliennes dans les Territoires Occupés palestiniens est une violation de la convention de Genève. J'ai donc accepté les recommandations du Conseil d'Éthique et j'ai exclu Africa Israël Investments et Danya Cebus de notre portefeuille d'investissement" a déclaré Sigbjørn Johnsen, ministre des finances norvégien.
Ces compagnies ont été la cible de campagnes d'information en Palestine et partout dans le monde. Les villages de Cisjordanie, Bil'in et Jayyous, ainsi que onze organisations locales et internationales, venant d'Europe, d'Israël et des États-Unis ont envoyé une lettre appelant la Norvège à respecter ses engagements moraux en désengageant ses fonds de pension de la compagnie Africa-Israël Investments et de ses filiales, dirigées par le très controversé Lev Leviev, magnat des diamants.
Une délégation du FPMN s'est rendu dans le village de Jayyous et a pu constater par elle même l'impact désastreux de la construction des colonies israéliennes sur le village et ses terres agricoles. Adalah-NY, la campagne pour le boycott d'Israël à New York, organisent régulièrement des manifestations devant le magasin de diamants de Leviev à Manhattan. L'année dernière, un bureau des affaires étrangères britanniques à Tel Aviv, avait abandonné un projet de s'implanter dans un nouvel immeuble, car il était financé par Africa-Israël.
Hind Awwad, coordinateur du Comité National de la campagne BDS en Palestine, une organisation populaire qui relie les différents mouvements de boycott dans le monde, a déclaré : "Nous saluons cette décision du ministère des finances norvégien de se désengager de compagnies qui persistent dans la construction de colonies illégales. Comme la Communauté Internationale ne se décide pas à prendre de réels engagements pour punir Israël, il est maintenant clair que le mouvement grandissant du boycott est devenue plus que nécessaire pour mettre fin aux violations israéliennes du droit international et des droits des palestiniens.Le gouvernement norvégien s'est courageusement engagé dans la voix de la justice internationale, et nous l'appelons maintenant à se désengager de toutes les compagnies qui profitent de l'occupation de la politique d'apartheid d'Israël". "Nous voudrions remercier tout particulièrement l'association Adalah-NY qui a joué un rôle décisif dans la campagne d'information qui a permis à la Norvège de prendre cette décision" a t-il ajouté.
Depuis le retrait du FPMN de l'entreprise Elbit, en septembre dernier, onze institutions financières ont annoncé leur propre désengagement de cette compagnie, expliquant que l'entreprise militaire Elbit, en participant à la construction d'un mur d'apartheid dans les Territoires Occupés palestiniens, allait à l'encontre de tous principes moraux. Nous espérons que ce nouveau désinvestissement de la Norvège provoquera encore une fois un effet domino similaire et que tous ensemble nous puissions arriver à un désinvestissement total de toutes les institutions financières du monde dans Africa Israël et Danya Cebus" conclut Awwad.

La paix requiert des « décisions courageuses », estime Barak

25/08/2010
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a affirmé hier que « des décisions courageuses » seraient nécessaires au succès des négociations avec les Palestiniens, assurant qu'Israël en prendrait sa part « en préservant ses intérêts essentiels ». « Nous estimons que des décisions courageuses sont requises de la part des deux parties », a déclaré M. Barak lors d'une rencontre avec l'envoyé spécial du quartette sur le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie, ONU), Tony Blair, à Tel-Aviv, selon un communiqué de son ministère.
Dans un discours prononcé peu après dans une université privée près de Tel-Aviv, M. Blair a qualifié d'« importante » la reprise des négociations directes « parce que cela montre que le Premier ministre (israélien Benjamin) Netanyahu au nom du gouvernement israélien est un partisan de la paix ». « Je sais que certains sont cyniques ou disent que c'est pour la galerie », a ajouté M. Blair, selon le texte de son discours diffusé par ses services. « Je pense que si Israël peut obtenir des garanties réelles et effectives sur sa sécurité, il est déterminé et prêt à négocier pour un État palestinien viable et indépendant. C'est une décision courageuse et juste du Premier ministre », a-t-il estimé.
Des pourparlers de paix directs entre Israéliens et Palestiniens reprendront le 2 septembre à Washington en présence du président égyptien Hosni Moubarak et du roi Abdallah de Jordanie, et peuvent aboutir « d'ici à un an », a annoncé vendredi la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton. Les Palestiniens insistent sur le fait que les négociations doivent aboutir à la création d'un État palestinien indépendant et qu'Israël doit geler sa politique de colonisation. Le moratoire partiel de la construction dans les colonies de Cisjordanie décidé par le gouvernement israélien doit prendre fin le 26 septembre.
À Téhéran, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, a pour sa part affirmé hier que les négociations de paix ne mèneront à rien tant qu'on ne s'attaquera pas aux « racines » du problème. « Nous ne pouvons pas aboutir à une solution au problème palestinien alors que les Palestiniens ont été jetés sur les routes et expulsés de leur pays, et que des occupants sont venus d'autres pays », a déclaré M. Mehmanparast.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a répété à plusieurs reprises qu'Israël allait disparaître de la carte de la région.

Scandale "Holyland": Olmert et 13 autres responsables sionistes sont coupables

[ 24/08/2010 - 12:51 ]
Al Qods occupée- CPI
Les médias hébreux ont annoncé que la police israélienne a recommandé de nouveau, lundi, le 23/8,  l'inculpation pour corruption de l'ancien Premier ministre Ehud Olmert impliqué dans l'affaire surnommée « Holyland », un gigantesque scandale d’immobilier à Al Qods occupée. 
« 13 autres personnes dont l'ancienne directrice du bureau d’Olmert, Shula Zaken et  l'ex-maire de Jérusalem Uri Lupolianski, ainsi que  Danny Dankner, l'ancien directeur général de la "Hapoalim", la plus grande banque israélienne, sont inculpés dans ce scandale », ont rapporté les médias selon la police. 
La police a indiqué qu’ils sont soupçonnés d'avoir touché ou d'avoir versé des pots de vin pour promouvoir ce scandale immobilier.
« Ils sont également soupçonnés de faux et usage de faux et d'abus de confiance », a –t-elle ajouté, soulignant que le bureau du procureur va  décider s'il suit les recommandations de la police et engage une procédure judiciaire contres les personnes impliquées.
Olmert a été interpellé à plusieurs fois, sur ce scandale, notamment par les enquêteurs de la brigade antifraude.  
Les médias sionistes ont affirmé que l’ancien premier ministre est soupçonné d'avoir reçu un pot de vin, de 3.5 millions de shekels, soit 700.000 euros,  donnant son feu vert au projet immobilier "Holyland", quand il était maire de la Ville sainte d’Al Qods occupée en 1993 à 2003.

Une manifestation féministe à al-Qods contre la démolition des maisons palestiniennes au Néguev

[ 24/08/2010 - 11:46 ]
Al-Qods occupée – CPI
Des centaines de femmes appartenant à différentes associations et organisations féministes dans les territoires occupés en 1948, dont la députée arabe à la Knesset sioniste, Hanine Zoabi, ont participé lundi 23/8 à une manifestation de protestation contre la politique de démolition des maisons et d'expulsion des Palestiniens, adoptée par les autorités de l'occupation israélienne.
La manifestation a été organisée par le haut comité de suivi des affaires des Palestiniens de 48 en coopération avec le conseil des villages non reconnus par l'occupation, et fait suite aux campagnes répétées sionistes visant à raser les villages arabes au Néguev, dont celui d'al-Arakib qui a été démoli pour la quatrième fois, et celui de Touail Abou Jaroul démoli pour la 45e fois consécutive.
Les manifestantes qui se sont rassemblées devant le siège du ministère sioniste de l'intérieur, ont protesté contre la politique de démolition des maisons palestiniennes sans égard pour la sainteté du mois du Ramadan.
L'une des manifestantes a affirmé que les forces occupantes ont démoli sa tente deux fois et qu'elle est devenue sans abri à cause des pratiques oppressives sionistes.
Les participantes dans la marche ont lancé des slogans qui condamnent la politique programmée de la démolition pratiquée par les autorités sionistes contre les Palestiniens qui habitent dans les territoires palestiniens occupés en 1948, non par application de la loi comme le prétend l’entité, mais sur la base de termes politiques pour obliger les palestiniens à quitter leurs territoires, vider les terres de leur population autochtone, et judaïser le Néguev.  

Colère sioniste face à la sympathie de l'Irlande avec les Palestiniens

[ 24/08/2010 - 12:06 ]
Al-Nassera – CPI
Le ministère sioniste des affaires étrangères a condamné la politique adoptée par le gouvernement irlandais vis-à-vis du conflit israelo-palestinien en la qualifiant de partiale et pro-palestinienne.
Le ministère dirigé par l'extrémiste, Avigdor Liebermann, a déclaré, lundi 23/8, dans une conférence de presse que ce gouvernement fait l'assimilation entre la lutte palestinienne et la lutte irlandaise contre les britanniques, et classe "Israël" dans le camp du mal, selon ses propos.
La déclaration a attaqué ce qu'il décrit comme "une politique hostile menée par le gouvernement de Dublin contre l'entité sioniste, et une autre pro-palestinienne".
Cette annonce intervient suite à un article publié hier dans le journal irlandais "The INDEPENDANT", déclarant que l'ambassadeur sioniste est confronté à l'ignorance, à la haine aveugle et aux préjugés sur l'entité sioniste.

Député sioniste : nous n'avons renoncé à rien pour la reprise des négociations directes

[ 24/08/2010 - 12:38 ]
Al-Nassera – CPI
Un député à la Knesset sioniste a affirmé que "les bases et les termes" des négociations directes annoncés par le gouvernement de Netanyahu représentent "des lignes rouges et ne sont pas des conditions préalables".
Ofir Akunis, membre du Likoud à la Knesset, a déclaré lundi matin dans un entretien avec la radio sioniste que l'entité sioniste "ne fixe pas des conditions préalables aux négociations directes, mais elle a des lignes rouges pour l'accord concernant sa sécurité, l'annonce palestinienne de la fin du conflit et la reconnaissance du caractère juif de l'état", selon ses propos.
Dans le même contexte, Akunis a mis en garde le côté palestinien de mettre toute condition préalables aux négociations qui seront lancées début septembre prochain.
Il a insisté sur le fait que son parti "n'a renoncé à rien pour la reprise des négociations directes", et que cela est "une grande victoire".

Une commission onusienne arrive en Turquie pour enquêter sur le crime sioniste sur le Flottille

[ 24/08/2010 - 13:01 ]
Ankara- CPI
La Commission d'enquête instituée par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, pour le massacre de l'occupation sioniste contre des militants de la paix à bord du navire "de la flotte de la liberté", est arrivée à la Turquie, le lundi 23/8,  pour entendre les dépositions des témoins et blessés, et pour tenir des discussions avec les responsables Turcs.
L'agence tuque «Anatolie » a indiqué que les membres de la commission  tiendront une série d'entretiens, jusqu'au 29 août, à Ankara, Istanbul et la ville d'Iskenderun,dans le sud du pays.
En coopération avec le comité d'enquête turc , la commission onusienne va entendre aux blessés et témoins de la flotte, de rencontrer des responsables dans les ministères et les institutions de la Turquie, les membres du Comité vont effectuer un examen approfondi sur les trois navires turcs qui ont participé à la flotte.
De sa part, le ministre turc des Affaires étrangères « Ahmed Davutoglu » a rencontré le membre de la commission "Desmond da Silva », et discuté avec lui de l'agression sioniste sur le navire turc" Mafi Marmara ", le 31 mai dernier, lors de sa destination pour briser le siège imposé à la bande de Gaza, ainsi les événements subséquents.
Pour leur part, des responsable ont rapporté d’Ihsanoglu lors d’une réunion fermée, sa confirmation que la position de la communauté internationale est très importante, soulignant qu’elle permet de régler la question et de contribuer à la paix, en montrant qu'aucun pays n'est au-dessus du droit international.
Il a souligné que son pays est prêt à coopérer avec les deux comités de l'Organisation des Nations Unies, en référence également au comité mis en place par le Secrétaire général Ban Ki-moon, exprimant son espoir que le côté israélien doit coopérer avec les comités des Nations Unies.
Ihsanoglu a adressé à son invité: "Si vous souhaitez poser une telle question, n’hésitez pas de la poser maintenant. Je suis prêt à vous expliquer toutes les informations dont nous disposons."
Il est à noter que la délégation qu’était composée de 3 personnes dirigée par l'ancien juge de la Cour pénale internationale "Hudson Phelps", avait commencé, la semaine dernière,  à convoquer les militants (qui partaient de Londres et Genève dans la tournée de la flottille), afin de «recueillir des renseignements préliminaires" pour enquêter sur les faits concernant l’arraisonnement du navire par les forces maritimes sionistes, en perpétuant un assaut très sanglant qui a causé 9 morts turcs et de dizaines de blessés internationaux.

La ligue arabe : la judaïsation d'al-Qods est devenue publique

[ 24/08/2010 - 13:40 ]
Le Caire – CPI
Le Secrétaire général adjoint de la Ligue arabe pour les affaires de la Palestine et des territoires arabes occupés a renouvelé son appel à la communauté internationale afin qu’elle intervienne avant qu'il ne soit trop tard pour protéger la ville occupée d'al-Qods et la mosquée sainte d'al-Aqsa.
L'ambassadeur Mohamed Soubih a déclaré lundi 23 août, dans une déclaration de presse pour la 41e commémoration de l'incendie d'al-Aqsa, que l'entité sioniste judaïse la ville d'al-Qods de façon publique et convoque l'armée et les services de renseignements pour  imposer le fait accompli aux Palestiniens.
« La situation est devenue plus difficile qu’en1969, lorsque les sionistes ont incendié la mosquée d’al-Aqsa, ce qui nécessite l’effort commun de tous les honnêtes gens pour protéger les lieux saints à al-Qods occupée », a-t-il poursuivi.
Soubih a souligné le risque des fouilles dangereuses sous les bases d'al-Aqsa et l'expulsion forcée des dirigeants et des habitants de la ville sacrée, sans oublier la construction du mur raciste sioniste autour de la ville.
Il a également mis en garde contre le plan de judaïsation d'al-Qods dans le cadre du projet sioniste connu sous le nom « 2020 », qui requiert le travail de tous, que ce soit les citoyens, les intellectuels, les syndicats, la société civile arabe et islamique pour faire face à ces mesures oppressives sionistes.
Le responsable à la Ligue arabe a appelé la nation arabe à prodiguer ses efforts et assumer sa responsabilité face aux crimes sionistes contre al-Qods, en ajoutant que « Al-Qods est une ligne rouge, il n’y a pas de paix sans al-Qods, car elle représente une ville de paix et de guerre, et il est préférable qu’elle soit une cause de la paix ».
Dans le même contexte, la Ligue arabe a annoncé que la commission des préparations pour la conférence internationale de soutien à al-Aqsa, prévue en février prochain au Qatar, va tenir une réunion entre les délégués permanents, demain mercredi, au siège de la ligue arabe au Caire.
La réunion qui sera présidée par le Qatar discutera des préparatifs de cette conférence spéciale de soutien  d’al-Qods, avec la participation de l'Arabie Saoudite, l'Égypte, la Jordanie, la Palestine, le Maroc, l'Algérie et la Libye.

Demandes d'ouverture d'enquêtes sur les soldats sionistes qui abusent des enfants palestiniens

[ 24/08/2010 - 14:20 ]
Al-Nassera – CPI
Le député arabe à la Knesset sioniste, Dr. Afou Igbaria, a condamné les méthodes d'enquête utilisées par les soldats sionistes contre les Palestiniens, et en particulier les enfants qui ont moins de 14 ans. Il a qualifié ces méthodes d'inhumaines et immorales.
Dans une déclaration de presse mardi 24/8, Igbaria a affirmé que « les statistiques israéliennes confirment que 14% des enfants palestiniens détenus ont été menacés d'agressions sexuelles par des soldats sionistes ».
Il a mentionné le rapport du ministère palestinien des affaires des prisonniers qui a révélé que 65% des détenus, dont la majorité sont des enfants, subissent des tortures sauvages et des mauvais traitements au cours de leur détention et leur interrogatoire par les forces sionistes, et que 32% d'entre eux ont signé des aveux écrits en hébreu sans en connaître le contenu.
Le député arabe a attiré l'attention sur 100 plaintes au nom d’organisations pour les droits de l'homme qui ont été présentées à l'organisation « Défense des Enfants International » (DEI), contre les pratiques inhumaines sionistes à l’encontre des détenus palestiniens. Elles demandent de traiter les prisonniers âgés de 16-17 ans comme étant en-dessous de l’âge légal requis par la loi sioniste, et d’interdire les peines de prison pour les enfants de moins de 14 ans.
« L'organisation (DEI) et l'association israélienne pour les droits des enfants ont appelé le conseiller juridique du gouvernement et le procureur général de l'armée à ouvrir une enquête sur les soldats soupçonnés d’agressions sexuelles et physiques contre un jeune palestinien âgé de 15 ans du village de Beit Amr dans la province d'al Khalil (Hébron) », a déclaré le député Arabe, Afou Igbaria.
Le jeune palestinien avait été arrêté le 14 mai 2010 pour avoir lancé des pierres et a été interrogé en détention pendant 5 jours.
Les soldats sionistes ont utilisé un autre jeune âgé de 15 ans comme bouclier humain lors d'un assaut dans le village.
Igbaria a ajouté que l'occupation sioniste pratique des agressions inhumaines contre les détenus palestiniens lors de leur détention et de l’interrogatoire.
Il a mis en garde contre ces pratiques barbares qui soulignent un échec moral dont souffre l'armée sioniste, appelant le gouvernement sioniste et son conseiller juridique à répondre aux demandes des organisations des droits de l'homme pour ouvrir « une enquête sérieuse contre les soldats qui effectuent ces pratiques ressemblant à celles des fascistes pour les condamner devant les tribunaux, et mettre fin aux détentions inhumaines des enfants palestiniens ».

Hamas appelle le monde à se soulever pour sauver le Pakistan

[ 24/08/2010 - 11:07 ]
Damas- CPI
Le Hamas a appelé à une solidarité mondiale urgente et durable pour  secourir le Pakistan, et d'aider les personnes affectées et déplacées, en soulignant la nécessité d'efforts concertés et consolidés pour l'acheminement de l'aide nécessaire dès que possible, notamment au mois béni de ramadan.
"Nous suivons avec grand intérêt et une profonde douleur ce qui s'est passé dans notre pays frère « Pakistan », dans les inondations qui ont détruit les infrastructures de ses nombreuses villes et villages dont environ 20 millions de citoyens ont été affectés, ainsi plus de 1600 personnes ont été tués et 12 millions de personnes déplacées", a exprimé le Hamas sa solidarité avec le peuple pakistanais, lors d’un communiqué, aujourd’hui, le mardi 24/8.

L’ambassadeur de l’Afrique du Sud se solidarise avec les députés menacés d’Al Qods occupés

[ 24/08/2010 - 13:10 ]
Al Qods occupée- CPI
L’ambassadeur de  l’Afrique du Sud auprès de l’autorité palestinienne, Ted Bikhany a exprimé sa forte solidarité avec les députés Maqdissins et l’ancien ministre des affaires d’Al Qods occupée,  menacés par l’expulsion de l’occupation sioniste.
« Nous vous exprimons notre soutien, de notre peuple et gouvernement durant ces circonstances plus dures et nous espérons que votre question soit urgemment résolue » a déclaré l’ambassadeur lors d’une visite, le lundi 23/8, à la tente de sit-in des députés, au siège de la délégation de la Croix-Rouge, dans la ville sainte.
De leur part, plusieurs solidaires internationaux accompagnés du directeur de l’institut des recherches dans l’université  hébreu, « IAroslav Iojsem », ont visité également les députés et ministre menacés d’expulsion sioniste.
En outre, l’ancien ministre, Khaled Abou Arafa, les députés, Mohamed Toutah et Ahmed Atoun ont condamné la décision sioniste stipulant leur expulsion, soulignant que les autorités israéliennes violent régulièrement toutes les lois internationales et humanitaires, confirmant l’illégitimité de leur décision discriminatoire et raciste.
Atoun a attiré l’attention aux grandes souffrances et à la tragédie du député Mohamed Abou Taïr qui a purgé environ 30 ans dans les geôles sionistes, presque la même durée qu’avait passé le dirigeant spirituel de l’Afrique du Sud « Nelson Mandela » dans les prisons de l’apartheid.

Des inquiétudes sionistes face à l’amélioration des capacités du Hamas en Cisjordanie

[ 24/08/2010 - 13:18 ]
Al Qods occupée- CPI
Le responsable au service des renseignements qui dirige la région centrale de l'armée de l’occupation, le colonel "Ronin" a exprimé les craintes sionistes envers la possibilité du développement  des capacités du Hamas au profit de la résistance nationale en Cisjordanie occupée.
Le colonel sioniste  a déclaré en s'adressant à la revue "Mahaneh" de l'armée: "La direction de Hamas investit des efforts considérables afin de ne pas faire de compromis sur la zone de conflit ici", en faisant allusion à la Cisjordanie.
Il a ajouté : « L’amélioration des capacités du Hamas est un événement très important pour nous, malgré nos efforts et ceux de l'autorité d'Abbas, il est probable que le Hamas réussira d’effectuer une opération de qualité en Cisjordanie ou même à" Israël ", au cours du prochain semestre ».
"Ronin" a indiqué que l’armée sioniste se penche actuellement sur un plan qui va permettre aux colons sionistes d'entrer dans toutes les zones palestiniennes en Cisjordanie, y compris les domaines de (a), sans aucune crainte pour leur vie, tout en insistant que plusieurs villes de la Cisjordanie, sous l’état autoritaire palestinien comme"Jénine, Ramallah et Bethléem, seront la destination sioniste la plus adorable.
Le magazine hébreu "Mahaneh" a souligné que la direction de l'armée est toujours préoccupée par la possibilité que certains palestiniens vont exploiter l’entrée des sionistes  dans les régions (a), pour procéder à des enlèvements.
Il a cité des sources de sécurité qui confirmaient que la menace d'enlèvement sera plus intense d’être réalisable, si on n’aura pas d’avantage dans la question du soldat Gilad Shalit.

Le ministère de la Santé alerte sur l'épuisement des médicaments et du matériel médical à Gaza

[ 24/08/2010 - 14:42 ]
Gaza – CPI
La direction générale de la pharmacie au ministère palestinien de la Santé a affirmé l'épuisement des stocks d'un certain nombre de types de médicaments et d'équipements médicaux, en déclarant que 104 types de médicaments sont épuisés, tandis que les équipements médicaux manquant dans les stocks du ministère ont atteint 101 types.
De son côté, le directeur général de la pharmacie au ministère de la Santé, Dr. Mounair al-Barach, a alerté dans un communiqué de presse aujourd'ui, mardi 24 août, sur l'impossibilité de couvrir l'épuisement des stocks de médicaments et de matériel médical, d'autant plus qu'ils sont liés à des soins intensifs et les opérations chirurgicales, ainsi que le lait infantile, les cancers, les maladies rénales et chroniques.
Il a appelé tous les pays donateurs et les ONG à s'engager à effectuer l'inventaire des médicaments pour connaître les besoins de la Bande de Gaza en matière de médicaments nécessaires aux malades, en soulignant que l'ampleur de l'utilisation des médicaments qui arrivent aux malades est de moins de 30%.

La campagne "Le corps unique", un sourire sur les visages des pauvres de Gaza

[ 25/08/2010 - 00:59 ]
Gaza – CPI
Des milliers de jeunes du mouvement de la résistance islamique Hamas se donnent pour devoir de venir en aide aux familles nécessiteuses de la bande de Gaza. Ils veulent aider ces familles à faire face au blocus et à ses conséquences économiques plus que difficiles, intenables. Ils veulent faire quelque chose pour elles. Ils veulent dessiner un sourire sur leur visage, au moins le temps de ce mois béni de Ramadan.
Une grande campagne de solidarité
Des milliers de volontaires se sont réunis dans une campagne lancée par le mouvement du Hamas, dans la bande de Gaza. Une grande campagne de solidarité sociale pour assurer les besoins de familles pauvres, les besoins les plus élémentaires, surtout en ces temps de chômages, conséquence directe de ce blocus imposé sur la Bande depuis quatre ans.
Le mouvement du Hamas est bien sensible aux besoins des familles nécessiteuses, disant les organisateurs de la campagne à notre Centre Palestinien d’Information (CPI). La campagne vise aussi à renforcer les préceptes de solidarité et de coopération. La campagne comporte deux volets. Le premier : donner de quoi rompre le jeûne aux familles dans le besoin. Le deuxième : les aider financièrement.
Renforcer les liens
Les milliers de volontaires se divisent en groupes qui se déploient sur la totale superficie de la bande de Gaza, afin d’atteindre toutes les familles qui se trouvent dans le besoin. Des groupes se donnent pour charge de distribuer les vivres. D’autres se chargent de la distribution de l’aide financière.
La campagne vient pour renforcer le sens de fraternité entre les membres du peuple palestinien, confirme pour sa part Hamad Al-Raqab, porte-parole du mouvement du Hamas dans la région de Khan Younes.
Le mouvement du Hamas envoie des centaines d’équipes partout dans la bande de Gaza, dans l’intention d’atteindre chaque maison, chaque personne indigente. La campagne est financée par les moyens du bord, tout vient de l’intérieur de la Bande.
Enthousiasme populaire
Cette campagne a été reçue avec enthousiasme, les Palestiniens n’hésitant pas à faire de donations, surtout les tranches aisées de la population. Partout dans la bande de Gaza où passaient les équipes de la campagne, les gens se ruaient pour participer.
La participation ne vient pas uniquement des membres du Hamas, mais de toute la population. C’est une obligation religieuse et morale. Cela reflète la confiance faite au mouvement du Hamas et à ses équipes de bienfaisance, disent les superviseurs de la campagne.
Dans le département de Khan Younes, pendant trois jours seulement, mille quatre cents repas ont été distribués, ainsi que vingt-six mille dollars, dit Al-Raqab. La campagne continuera tout au long de ce mois béni de Ramadan, dans l’espoir que le sourire visite toute maison dans le besoin dans la bande de Gaza.
Notre objectif sera de ne laisser tomber aucun pauvre, aucun nécessiteux. Le mois béni de Ramadan restera le mois de solidarité sociale pour toute la nation musulmane. Tout le monde y participe, sans aucun égard pour les appartenances politiques.
Qui profitera de cette campagne ? Le seul critère sera la nécessité. Des équipes entières ont parcouru la Bande pur recenser les familles dans le besoin.
Au moment où les volontaires du Hamas continuent à élargir le champ de leur campagne, la population s’attend à ce que le monde arabo-islamique ait le même enthousiasme pour travailler pour mettre un terme à cet injuste blocus qui frappe la bande de Gaza depuis quatre ans.

mardi 24 août 2010

Gaza : Les combattants palestiniens repoussent l'attaque de l'armée sioniste

23/08/2010

IRIB - Les brigades d'Al Qods, branche armée du Jihad islamique de la Palestine ont confirmé aujourd'hui avoir repoussé une offensive lancée contre le sud de la bande de Gaza. "Les unités d'artilleries du mouvement ont réussi à bloquer l'avancée des troupes sionistes qui cherchaient à s'approcher de la cité Al Qarara à l'est de Khan Younes, affirme le Jihad islamique dans un communiqué. Les brigades d'Al Qods réaffirment la nécessité de la résistance armée face à Israël comme l'unique voie capable de restituer leurs droits aux Palestiniens.

Les frégates israéliens ouvrent le feu sur les bateaux de pêche palestiniens

23/08/2010
 IRIB - Les frégates de l'armée israélienne ont pris pour cible des bateaux de pêche palestiniens dans la bande de Gaza. Aucun rapport, faisant état des pertes éventuelles de l'attaque de dimanche, ne nous est encore parvenu. Les forces israéliennes ouvrent systématiquement le feu sur les bateaux de pêche palestiniens sur les côtes de Gaza, encerclé depuis 2007 par l'armée usurpateur sioniste. 

L’Egypte compte acheter son gaz d’Israël !

23/08/2010

L’Egypte compte acheter près de 1.4 milliard m3 de gaz naturel, la moitié du  quota qu’Israël lui importe, et ce en vue de ravitailler les turbines de ses centrales électriques dont l’activité est, actuellement, perturbée du fait d’une pénurie de gaz, rapporte le journal égyptien alshaab.
L’Egypte sera obligée d’acheter son gaz aux cours mondiaux avoisinant les 10,5 dollars, ce qui signifie qu’elle paiera à Israël près de 14 milliards dollars au meilleur des cas. Tel-Aviv obtient son gaz de l’Egypte à deux milliards de dollars, ce qui lui vaut un gain de 12 milliards de dollars.
Le gouvernement égyptien vend l’unité de Gaz à Israël entre 70 et 1.25 dollar, alors que le coût de production de l’unité en Egypte est de 2.75 dollars. Le  prix de vente égyptien est nettement en deçà de celui pratiqué dans des pays arabes ou autres. Le Qatar vend son unité de Gaz à 10, voire 12 dollars, Oman la vend à 11.94 dollars, et l’Indonésie entre 9 et 10.6 dollars.
Le ministère de Pétrole égyptien soumettrait au cours de cette semaine une demande officielle de rachat de Gaz à la partie israélienne. Une demande qui serait probablement rejetée par Israël, qui pourrait aussi exagérer le prix de vente.
Sameh Fahmi,  ministre du pétrole égyptien, avait annoncé lors d’une précédente conférence de presse, l’intention de l’Egypte d’importer du gaz naturel de l’étranger pour couvrir son grand déficit de gaz destiné à la consommation ménagère et industrielle.  

Les Palestiniens réitèrent leurs exigences pour la reprise des négociations directes

24-08-2010 | 0:15
L'Autorité palestinienne a réaffirmé hier le besoin d'arrêter la colonisation juive dans les territoires occupés pour la reprise des négociations directes avec Israël, soulignant que toute démarche contraire ferait échouer les pourparlers. Dans une déclaration à la presse, le principal négociateur de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Arekat, a affirmé que l'arrêt total de l'extension des colonies juives en Cisjordanie, y compris à El Qods-Est, est une condition clé du lancement des pourparlers.
"Si Israël la rejette, les négociations directes seront impossibles", ce qui entraînera le retrait de la partie palestinienne des discussions, a ajouté M. Arekat. Dans la perspective de la tenue de ces pourparlers, M. Arekat a également fait savoir que l'Autorité palestinienne avait appelé les Etats-Unis, en tant que pays hôte à inviter davantage de pays pour donner un caractère international à cette rencontre. La chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton avait appelé Palestiniens et Israéliens à reprendre le 2 septembre prochain les négociations directes.
Le Quartette international pour le Proche-Orient avait également invité, de son côté, Israéliens et Palestiniens à reprendre les négociations directes dans le but de parvenir "à un accord, négocié entre les parties qui mette fin à l'occupation qui a commencé en 1967". Cet accord doit également aboutir à la "constitution d'un Etat palestinien indépendant, démocratique, viable et cohabitant dans la paix avec Israël et ses autres voisins". Les Palestiniens exigent toujours un arrêt total de la colonisation juive en Cisjordanie et à El-Qods-Est. Le moratoire du gel partiel de la colonisation prendra fin le 26 septembre prochain.
Ils exigent aussi la prolongation du gel temporaire de la colonisation en Cisjordanie occupée comme condition préalable à la reprise des négociations directes.
Israël ordonne la démolition de deux mosquées en Cisjordanie
Les autorités de l'occupation israélienne ont ordonné hier la démolition de deux mosquées construites l'an dernier en Cisjordanie, rapportent des médias.
La première mosquée est située près du village de Bourine, au nord de la Cisjordanie, tandis que la deuxième se trouve près d'El-Halazoun, à Ramallah, a-t-on précisé de mêmes sources.  Un député arabe au Knesset (Parlement israélien), cité par les médias, a vivement condamné cette décision israélienne, la qualifiant d'un nouveau crime odieux commis par Israël contre les Lieux saints de l'islam et des musulmans durant le mois sacré de ramadhan.
"Israël détruit et démolit des maisons arabes et palestiniennes sans aucune conscience humaine", a dénoncé le député.

Experts des droits de l'homme – Interrogatoires sur l'agression israélienne contre la flottille

24 Août 2010
Genève / Les NU ont annoncé aujourd'hui que les experts du Conseil des droits de l'Homme chargés d'enquêter sur l'agression israélienne contre la flottille de la liberté le 31 mai dernier ont effectivement débuté leur travail en commençant par interroger les témoins à Londres et à Genève depuis la semaine dernière.
Dans un communiqué, les NU ont annoncé que l'équipe d'enquête composée d'experts à savoir deux juges de Grande-Bretagne et de Trinidad et un activiste de Malaisie qu'Israël avait refusée de les recevoir, se sont dirigés hier en Turquie et delà en Jordanie le 29 de ce mois pour la même mission.
Il est probable que l'équipe serait en mesure présenter son rapport devant le Conseil onusien des droits de l'homme lors de sa prochaine réunion qui se tiendra du /13/ septembre au 1er octobre à Genève.
Dans le même contexte, l'ambassadeur de Thaïlande, président du Conseil onusien des droits de l'homme, a nié toute interférence entre les deux commissions d'enquête, celle installée par le Conseil et celle qui a été nommée par le SG des NU, Ban Ki-moon.
Pour lui, la 1ère es chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'homme, alors que la 2ème se penchera sur l'examen des faits et des circonstances qui ont entouré l'incident et avancera des recommandations pour empêcher sa répétition.
T. Slimani
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Très grave situation pour les Palestiniens de la Vallée du Jourdain

Vallée du Jourdain - 24-08-2010

Par Brighton Palelstine 
La situation dans la Vallée du Jourdain est aujourd’hui plus grave que jamais. Le niveau de harcèlement des communautés palestiniennes par l’armée et les colons a crû ces derniers mois. Tous les villages sont touchés, mais il ne fait aucun doute qu’au cours de ce dernier mois, ils ont essayé de rendre la vie à Al Farisiya impossible.














Le 19 juillet, les maisons de 23 familles ont été détruites, ainsi que les citernes à eaux, les arbres, les abris pour les animaux et la nourriture.
Une fois que des préfabriqués ont été installés, avec l’aide de bénévoles internationaux, l’armée israélienne est revenue à Al-Farisiya le 5 août et a à nouveau démoli les maisons des 23 familles, plus 4 autres – cette fois recouvrant de terres, au bulldozer, les biens des familles. Avec résilience, des équipes de bénévoles et des journées de dur travail, les familles ont pu sauver quelques-unes de leurs affaires.

Puis, le dimanche 15 août, l’armée israélienne est revenue et a déclaré que le secteur était une « zone militaire fermée ». Cette fois, ils n’avaient pas établi une liste avec les maisons à démolir, mais ils ont diffusé deux documents qui menacent toute la population du secteur de destruction des maisons ou de confiscation des animaux et tracteurs.
Après les commentaires de Netanyahu en mars « qu’Israël n’accepterait jamais de se retirer de la Vallée du Jourdain sous aucun accord de paix signé avec les Palestiniens », il est clair que ces mesures n’ont rien à voir avec des permis de construire, mais ont tout à voir avec une tentative agressive israélienne de faire partir les Palestiniens de la Vallée du Jourdain.
L’Etat d’Israël étend sa colonisation dans la Vallée, agrandit ses colonies illégales et expulse les Palestiniens. Il le fait en niant leurs droits humains les plus fondamentaux : l’eau, un toit, la sécurité et les moyens de vivre. L’armée israélienne institutionnalise le harcèlement des Palestiniens et encourage les colons armés. Israël continue de mépriser tous les aspects du droit international – anticipant qu’il s’en tirera.

Son offensive en cours de nettoyage ethnique vise clairement à établir le contrôle de la région pour renforcer sa position lors de toutes futures négociations.
En même temps, il incendie des villages dans le Néguev, accroît le harcèlement des communautés palestiniennes dans d’autres villes de Palestine 48, détruit des villages à Jérusalem Est, maintient Gaza sous siège et poursuit la brutalité quotidienne de son occupation illégale.
Face à cette situation, le niveau d’action de la communauté locale dans la Vallée du Jourdain a été incroyable cette dernière année. Jordan Valley Solidarity a activement contré l’occupation : elle a reconstruit les maisons démolies, rénové les maisons anciennes, installé des canalisations d’eau, construit des routes, et même installé l’électricité, tout ceci dans le but de permettre aux gens de rester. Lorsque le harcèlement et les démolitions commencent, ils essaient de fournir de la nourriture et un toit, mais, beaucoup plus important : un soutien, une action collective et la solidarité. Leur objectif est très clair : la résistance de la base populaire contre l’occupation.
Pour ce faire, ils ont besoin de la solidarité des internationaux qui sont en Palestine, et de ceux qui n’y sont pas. Ils ont aussi besoin de fonds.
Vous pouvez soutenir la résistance palestinienne sur le terrain, dans la Vallée du Jourdain, de nombreuses façons. Merci de voir de quelle manière vous pouvez contribuer :
- Informez-vous et informez les autres :
Envoyez cet article à d’autres qui pourraient agir, allez régulièrement sur les sites Brighton Jordan Valley Solidarity et Jordan Valley Solidarity. Envoyez-nous un email à : brightontubas@gmail.com pour être sur notre liste de diffusion.
- Organisez des protestations au niveau local:
Nous demandons aux gens d’organiser des actions qui ciblent directement les entreprises qui tirent des profits de l’occupation, et qui attirent l’attention sur la situation. Vous trouverez des idées sur Corporate Watch http://corporateoccupation.wordpress.com/
- Faites un don à Jordan Valley Solidarity
- Si vous habitez Brighton, prenez contact avec nous et impliquez-vous dans le travail de notre groupe.
- Si vous êtes en Palestine, ou si vous envisagez d’y aller, passez du temps dans la Vallée du Jourdain pour soutenir les familles confrontées aux démolitions et au harcèlement, ou aidez à reconstruire les maisons démolies, les systèmes d’eau courante pour les communautés locales, ou à construire des équipements communautaires comme des écoles.
- Si vous êtes journaliste, ou si avez des contacts avec les médias, essayez de collecter des informations sur ce qui se passe – étant donné qu’Israël est en train de détruire encore un autre village, la couverture médiatique a été honteusement faible.
- Ecrivez à
. vos député et député européen
. Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères bernard.kouchner@diplomatie.gouv.fr
Demandez-leur de rompre tous liens commerciaux, économiques, universitaires, culturels et sportifs avec Israël jusqu’à ce que le nettoyage ethnique des Palestiniens cesse, que l’occupation de la Cisjordanie et le siège de Gaza se terminent et que les Palestiniens obtiennent justice et paix.
. au gouvernement israélien. Vous trouverez des détails sur cette page d’Amnesty International.
Brighton Jordan Valley Solidarity
(nouvelle dénomination de Brighton Tubas Friendship and Solidarity Group)

Les photos sont de Anne Paq, photographe française. On peut voir ses photos sur son blog "Chroniques de Palestine" et sur son site annepaq.com.

De dures journées de Ramadan : pas d’électricité, pas d’eau, une chaleur étouffante

Gaza - 23-08-2010

Par Eva Bartlett 
« Cela fait des jours que nous sommes sans électricité ni eau. Nous ne pouvons rien faire, et la chaleur est maintenant insupportable. » Abu Fouad, 83 ans, parle des coupures de courant dont souffre toute la Bande de Gaza. Tandis que les Palestiniens de Gaza ont l'habitude des pénuries d’électricité, résultat combiné de la destruction de la centrale électrique, bombardée par Israël en 2006, et du siège imposé par Israël et la communauté internationale, les pannes ont augmenté en fréquence et en durée.
















Les Palestiniens de Gaza sont confrontés depuis des années aux coupures de courant, allant de 6 à 14 heures par jour. Récemment, les pannes ont duré des journées entières.
La principale raison est le manque de combustible pour la centrale, du fuel dont l’achat et le transfert à Gaza est sous la responsabilité de l’Autorité Palestinienne depuis novembre 2009.
Rendant la situation encore pire, Gaza connaît une vague de chaleur insupportable et d’humidité. Les températures ont grimpé jusqu’à 35-40°, avec 65% d’humidité.
Umm Fouad a 64 ans, elle a eu 15 enfants, et son corps est fatigué. Avec sa santé fragile, elle est constamment fatiguée, les bons jours.
« Il fait si chaud. Je ne peux pas respirer, et ça m’épuise. On n’arrive pas à trouver du soulagement. Même lorsqu’on a du courant, le ventilateur du plafond ne fait que faire tourner l’air chaud. Mais maintenant, sans électricité pendant si longtemps, tout est plus chaud et plus difficile. »
Ramadan, le mois de jeûne, est aussi une période de joie pour les Musulmans. Pourtant, celui-ci est le plus dur qu’a connu la famille d’Abu Fouad.
A côté de la canicule dangereuse et de l’humidité, il y a les problèmes pratiques. « Nous ne pouvons pas faire de pain, il n’y a pas d’électricité pour la plaque chauffante, et nous n’avons pas le gaz, » dit Umm Fouad.
« Cela fait trois jours que nous n’avons pas d’eau, » dit Abu Jaber, 45 ans, l’un des nombreux fils d’Abu Fouad. Son appartement est au troisième étage d’une maison de béton, et pendant les mois d’été, la chaleur à l’intérieur est insoutenable.
« 53 personnes vivent dans cette maison. Nos six appartements ont besoin d’environ 1.500l d’eau par jour pour la cuisine, la lessive, le ménage, la toilette… sans parler de l’eau potable. »
Comme les autres maisons du voisinage, elle n’est pas reliée au réseau de la ville. A la place, lorsque l’eau de la ville arrive à une canalisation à 150m de chez lui, Abu Fouad raccorde un tuyau et grâce à une série de pompes, envoie l’eau dans des citernes, sur le toit. (photo ci-dessus, par Emad Badwan) « Il nous faut cinq pompes pour emmener l’eau depuis la connexion à l’eau de la ville jusqu’au toit de notre maison, » explique Abu Jaber.
Dans toute la Bande, les conduites d’eau sont affectées par le manque d’électricité, ce qui veut dire que des quartiers entiers sont privés d’eau courante tout le temps que dure la panne électrique.
Un manque d’eau dans tout Gaza aggrave le problème. Les Nations Unies notent que 43% de l’eau est perdue à cause de fuites des canalisations qui résultent du manque de maintenance du réseau. Mais sous le siège, il est impossible de faire entrer les tuyaux et les matériaux nécessaires à l’entretien.
« Maintenant que les pannes de courant durent plusieurs jours d’affilée, mon père n’arrive pas à emmener l’eau dont notre famille a besoins, » dit Abu Jaber.
« Quand notre secteur a de l’électricité, les tuyaux d’eau ne coulent pas. Et quand il y a de l’eau, nous n’avons pas d’électricité. Alors il finit par rester éveillé toute la nuit à attendre que l’électricité revienne. »
Abu Fouad explique comment fonctionne la citerne dont il s’occupe. « Quand tout va bien, quand nous avons de l’électricité, il faut au moins une heure et demie pour pomper l’eau pour chaque citerne de 1.500 litres. Comme il y a 6 citernes, il faut pratiquement une demi-journée. »
Mais ça, c’est l’électricité fonctionne normalement. Maintenant, avec les coupures de courant, il ne lui reste qu’à attendre que l’électricité et l’eau de ville coïncident.
« Je m’inquiète pour chacun dans notre maison. Ils ont tous besoin d’eau. Comment vont-ils faire leurs abutions ? Comment vont-ils se rafraîchir par cette chaleur ? »
Chef de famille, il pense à ces enfants et à leurs familles. « Ils reviennent tous du travail ou de l’école avec l’envie de se laver et de se rafraîchir. Mais c’est très dur de le faire aujourd’hui. »
Musulman pieux, il s’inquiète de la propreté pour la prière. « Maintenant que c’est Ramadan, c’est encore plus important de se laver. Je ne demande pas grand-chose, mais je dois me laver les mains, le visage et le corps avant de prier, et je prie cinq fois par jour. »
Guettant la possibilité de remplir ses citernes à eau, Abu Fouad se repose peu.
« Je ne dors pas beaucoup. C’est plus facile de manquer de sommeil quand on est jeune, mais quand vous êtes vieux, comme moi, et avec cette chaleur, vous souffrez. Je suis très fatigué. J’ai mal aux articulations. J’ai besoin de repos. J’ai besoin d’eau pour laver. »
Abu Jaber convient que le problème touche toute la maison. « Ma fille est à l’université, et elle a absolument besoin d’un ordinateur et d’un accès internet pour ses études. »
Son fils de 8 ans, Ahmed, ressent aussi les coupures de courant. « Cette année, il jeûne. Il a jeûné l’an dernier, sans problème. Mais parce qu’on n’arrive pas à récupérer, avec cette canicule, il trouve que c’est très dur, physiquement, cette année. »
Au Jaber parle de son jeune frère, 31 ans, sans travail depuis plusieurs années. « Mon frère a ouvert un magasin de glaces il y a quelques mois, pour travailler pendant les mois d’été. Et à peine il commençait à avoir des clients et à récupérer son investissement, les coupures de courant ont empiré. » « L’argent que j’ai gagné au magasin ne compense pas ce que j’ai dépensé pour l’ouvrir. Mon générateur n’est pas fait pour fonctionner plusieurs heures d’affilée, » dit Abu Oday. « Et pour le faire marcher pendant six heures, ça me coûte 30 shekels (6€) en fuel. »
Sans emploi avant d’ouvrir son magasin, il lui fallait un revenu pour subvenir aux besoins de sa femme et de leurs trois enfants. « Je finis par dépenser plus pour le diesel et la maintenance du générateur que ce je gagne. Je ferme donc le magasin. »
Les problèmes d’une famille, qui se retrouvent dans de nombreuses familles dans la Bande, avec une population d’1,5 million de personnes sur un morceau de terre très petit, très chaud.
« A cause des coupures d’électricité et d’eau, c’est le Ramadan le plus dur de toute ma vie, » dit Umm Fouad. « Mais nous continuerons à jeûner. »

Erakat: "Israël doit choisir entre la colonisation et la paix"

23/08/2010 
"Israël" doit choisir entre la poursuite de la colonisation et la paix, c'est ce qu'a déclaré, ce lundi, le principal négociateur palestinien Saëb Erakat à 10 jours de la reprise prévue des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.  
"Le gouvernement israélien a le choix entre la colonisation et la paix, il ne peut pas avoir les deux", a dit Erakat lors d'une conférence de presse à Ramallah en Cisjordanie.
"Si Benjamin Netanyahu (le Premier ministre israélien) décide de relancer les appels d'offres après le 26 septembre, il aura décidé de mettre fin aux négociations" selon Erakat.
Il faisait allusion à la date à laquelle le moratoire partiel de dix mois de la construction dans les colonies israéliennes décidé par le gouvernement de Netanyahu sous la pression des Etats-Unis, doit expirer.
Le Premier ministre israélien a affirmé à plusieurs reprises qu'il n'avait pas l'intention de prolonger ce gel provisoire. 
Le coup d'envoi des négociations directes gelées depuis 20 mois doit être donné le 2 septembre à Washington en présence de Netanyahu et du président palestinien Mahmoud Abbas sous le parrainage du président américain Barack Obama, du président égyptien Hosni Moubarak et du souverain jordanien Abdallah II.

La judaïté d'Israël contre un Etat palestinien démilitarisé et la paix

23/08/2010 
Le Premier ministre israélien Benjamin Netenyahu a affirmé que la reconnaissance palestinienne de la “judaïté d’Israël” était l’une des conditions essentielles pour aboutir à un accord de paix, soulignant que cet accord est très difficile mais possible.
S’adressant à ses ministres lors de la réunion hebdomadaire, Netenyahu a indiqué qu’Israël était attaché à trois conditions pour parvenir à la paix: les considérations sécuritaires israéliennes, la reconnaissance palestinienne qu’Israël est un Etat pour les Juifs, et la fin du conflit à travers cet accord.
Par ailleurs, le premier ministre sioniste a rappelé que le 26 Août sera la fin du délai du gel des activités coloniales.
Selon des sources sécuritaires israéliennes, les considérations de sécurité constitueront le premier sujet de débats à l’ordre du jour des négociations directes attendues avec les Palestiniens.
La radio israélienne a rapporté de sources israéliennes que Tel Aviv exigera que la vallée du Jourdain et les sommets des montagnes avoisinants restent sous contrôle israélien, sous prétexte « d’assurer la sécurité de l’espace aérien israélien et d’empêcher le trafic des armes et l’infiltration des terroristes » vers les territoires du prochain Etat palestinien.  
De plus, Israël exigera que ce nouvel Etat soit démilitarisé, possédant seulement des forces de police, et qu’il lui soit interdit de signer des accords sécuritaires avec une partie tierce sans l’approbation israélienne. 

Netanyahu dicte ses conditions

lundi 23 août 2010 - 06h:49
Ma’an News Agency
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche que l’élément principal d’un accord de paix sera la sécurité nationale israélienne.
(JPG)
Barak Obama lui-même se couche devant Netanyahu.... Alors ne parlons pas d’un Mahmud Abbas...
D’autres « éléments initiaux » , a-t-il déclaré, seront la reconnaissance d’Israël comme Etat juif [« ethniquement pur » et vidé de ses éléments non-juifs - N.d.T] et un Etat palestinien démilitarisé, et le droit au retour des réfugiés palestiniens « sera appliqué sur le territoire de l’Etat palestinien. »
S’exprimant lors de la réunion hebdomadaire des ministres de son gouvernement, Netanyahu a devancé la relance des soit-disant pourparlers de paix directs à Washington le 2 Septembre. Lui et le Président Mahmoud Abbas ont accepté une invitation des États-Unis à reprendre les discussions, les premières depuis 2008 [discussions stoppées suite l’attaque meurtrière lancée par Israël contre la bande de Gaza en décembre 2008 - N.d.T].
La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a déclaré vendredi que les négociations « devraient avoir lieu sans conditions préalables ».
Abbas avait déjà insisté sur le fait que les pourparlers ne pouvaient reprendre que si Israël cessait de construire des colonies sur des terres occupées et convenait d’un cadre de référence pour les entretiens reposant sur l’idée de deux États sur les frontières de 1967.
Netanyahu refuse d’accepter des « conditions préalables », alors que les négociateurs palestiniens estiment qu’il ne s’agit pas de conditions préalables mais qu’ils demandent simplement qu’Israël se conforme aux accords déjà signés.
Les conditions présentées par Netanyahu ont déjà été rejetées dans le passé par les négociateurs palestiniens qui ont reconnu le droit d’Israël à exister, mais pas en tant qu’Etat juif, ce qui porterait atteinte au droit de retour des réfugiés [et mettrait en grand danger les Palestiniens citoyens israéliens vivant en Israël - N.d.T].
Nétanyahou n’a pas précisé ce que seraient ses exigences de sécurité, mais les Palestiniens ont rejeté une présence militaire israélienne dans un futur état. Netanyahu a décidé de maintenir une présence dans la vallée du Jourdain, a déclaré son porte-parole Mark Regev à Al-Jazira.
Le négociateur en chef palestinien, Saeb Erekat, a déclaré à l’Associated Press que si Netanyahu voulait des négociations, il savait « que ces conditions ne seraient pas tenables ».
La Ligue arabe a publié une déclaration répondant aux prises de position de Netanyahu et disant être « très préoccupée par la vision israélienne de ce qui doit être la base des négociations », selon l’Agence France-Presse.
Le Premier ministre israélien n’a pas mentionné s’il allait étendre le gel [extrêmement] partiel de la colonisation mis en place depuis Novembre 2009, et qui arrive à échéance le 26 Septembre.
Dans une lettre adressée dimanche aux quatre parties du Quartette pour le Proche-Orient - l’ONU, l’UE, les Etats-Unis et la Russie - Abbas écrit : « Une décision israélienne de poursuivre la construction de colonies signifierait qu’Israël a décidé d’arrêter les négociations parce que les pourparlers ne peuvent pas se poursuivre si la colonisation continue ».
Alors que Netanyahou a insisté sur l’idée que les pourparlers de paix ne pourraient réussir que si Israël a « un véritable partenaire du côté palestinien, sincère et sérieux dans les négociations, » les négociateurs palestiniens ont déclaré qu’Israël ne peut pas être considéré comme un partenaire sérieux pour la paix aussi longtemps qu’il continuera à étendre les colonies sur des terres qui feraient partie d’un Etat palestinien dans le cadre de n’importe quel accord.
23 août 2010 - Ma’an News Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net
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Le Hamas veut voir l’économie éclore sur les décombres des colonies de Gaza

23/08/2010

Une ferme piscicole a été installée près de l’ancienne colonie de Natsr Hazany, près de la ville palestinienne de Khan Younis, au sud de la bande de Gaza. Saïd Khatib/AFP
Une ferme piscicole a été installée près de l’ancienne colonie de Natsr Hazany, près de la ville palestinienne de Khan Younis, au sud de la bande de Gaza. Saïd Khatib/AFP
Quatre villes nouvelles doivent être édifiées sur quelque 30 000 ha d'anciennes implantations israéliennes.
Le long de la plage d'al-Mouharara, réservée il y a cinq ans encore exclusivement aux colons de Goush Katif, s'alignent désormais des cafés palestiniens installés peu à peu après l'évacuation des colonies israéliennes de la bande de Gaza en août 2005.
Baptisée aujourd'hui al-Mouharara (« la libérée »), cette petite plage du sud de la bande de Gaza était un lieu très prisé par les baigneurs de Neve Dekalim, la plus importante implantation du bloc des colonies de Goush Katif.
Tout a changé le 22 août 2005 avec la fin de l'évacuation par l'armée israélienne des 8 000 colons qui vivaient dans 21 implantations de la bande de Gaza, surpeuplée et sous occupation depuis 38 ans.
Leur départ avait ouvert des perspectives de développement économique pour cette étroite bande de terre qui s'étire le long de la côte méditerranéenne.
Mais l'élection surprise du mouvement islamiste Hamas aux législatives de janvier 2006 a provoqué le gel de l'aide des donateurs occidentaux à l'Autorité palestinienne et la sécurité s'est détériorée en raison des violences entre factions rivales.
Le blocus imposé par Israël et l'Égypte à la bande de Gaza en juin 2006 après l'enlèvement du soldat israélien Gilad Shalit et son renforcement lors de la prise du pouvoir par le Hamas, un an plus tard, ont donné un nouveau coup de frein aux ambitions économiques de l'enclave palestinienne.
Après le départ forcé des colons, leurs habitations et constructions ont été rasées.
Aujourd'hui à Goush Katif, de vastes zones restent désertes, servent de décharge ou de tout-à-l'égout et l'économie s'y développe lentement.
Une ferme piscicole y a été installée et dans d'autres secteurs, des camps d'entraînement militaires « secrets » pour des groupes proches du Hamas sont abrités derrière d'immenses murs en béton.
Dans douze autres anciennes colonies, le Hamas a démarré plusieurs projets agricoles à travers lesquels le mouvement islamiste veut montrer son évolution d'un groupe de combattants se créditant du départ des Israéliens à un gouvernement à part entière responsable de 1,5 million d'habitants.
Malgré les obstacles, le gouvernement du Hamas affiche d'ambitieux projets de construction de dizaines de milliers d'habitations dans les anciennes implantations.
Quatre villes nouvelles doivent être édifiées sur quelque 30 000 ha de ces terres autrefois colonisées, a indiqué le ministre du Logement Youssef al-Mansi.
L'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a également débuté des constructions dans les anciennes colonies mais au cours des derniers mois les travaux ont été ralentis du fait des restrictions israéliennes sur l'importation de matériaux de construction.
Israël a autorisé en mars l'importation de matériaux destinés aux projets de l'ONU, puis a assoupli le blocus après l'assaut meurtrier de l'armée israélienne le 31 mai contre une flottille d'aide humanitaire pour Gaza.
Le Hamas espère aussi utiliser les terres des anciennes colonies pour réduire sa dépendance face aux importations israéliennes.
« L'an dernier, nous avons planté environ 150 000 oliviers et arbres fruitiers et nous espérons atteindre 80 % d'autosuffisance en matière de production agricole dans les cinq ans à venir », a indiqué le ministre de l'Agriculture Mohammad al-Agha. 

Israël : enquête de satisfaction « raciste » dans le tram d’Alstom

publié le mardi 24 août 2010
Caroline Venaille

 
A Jérusalem, les usagers du tram du consortium City Pass, dont font partie Alstom et Veolia, ont été interrogés sur les Palestiniens.
Tandis que les rames toutes neuves du tramway de Jérusalem -conçu par un consortium franco-israélien- sillonnent la ville pour une période test, une enquête de terrain auprès des futurs usagers vient raviver la polémique sur ce moyen de transport reliant Jérusalem-Ouest à des colonies israéliennes.
La semaine dernière, des enquêteurs de City Pass Limited -le consortium de cinq compagnies dont Alstom et Connex, filiale de Veolia transport- ont interrogé leurs futurs clients, notamment sur les passagers palestiniens :
1. « Les passagers, juifs comme arabes, peuvent monter librement à bord du tramway sans passer de contrôle de sécurité, cela vous dérange-t-il ? » 2. « Le tramway dessert trois stations à Shua’fat [quartier palestinien de Jérusalem-Est ndlr [1] ], cela vous dérange-t-il ? »
Vendredi, le directeur général de la municipalité, Yair Maayan, a réagi en envoyant un courrier au président de la compagnie, Avraham Shohat. Il s’indigne de tels propos, d’autant plus de la part d’une entreprise privée. Le quotidien israélien Haaretz, de centre gauche, cite ses propos :
« Nous sommes sidérés d’apprendre qu’une compagnie privée se permet de poser ce genre de questions, qui ne sont en aucune façon liées à ses activités.
Ces questions sont de nature raciste et ne font qu’attiser les tensions à Jérusalem. »
Selon le journal Haaretz, City Pass se serait excusé. La société affirme que ce questionnaire n’avait pour objectif que de répondre au mieux aux besoins de ses futurs usagers.
Chez Alstom, contacté à Paris, et à la mission économique de Tel-Aviv, on déclare que l’affaire est passée inaperçue. Etonnant.
Procès en cours contre Veolia et Alstom
La première ligne de tramway, qui devrait ouvrir en avril 2011, a fait l’objet de vives critiques. Depuis l’appel d’offre en 2000, ce projet divise en France et au sein de la communauté internationale.
Le 17 juillet 2005, Alstom, Veolia, les entreprises israélienne Polar et Ashtrom et les banques Lemi et Hapoalim signaient un contrat dans le bureau d’Ariel Sharon, pour la construction et l’exploitation de la ligne de tramway.
Sur près de quatorze kilomètres, l’itinéraire relie Jérusalem-Ouest (israélienne) aux colonies juives de Jérusalem-Est (Palestinienne) qui font partie des territoires occupés au titre des résoutions ds Nations Unies depuis 1967. L’annexion de la partie orientale de jérusalem n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.
Dans son magazine mensuel, Amnesty International réagit :
« Jugeant que le tramway va entériner “des mesures illégales d’annexion et de colonisation adoptées préalablement par le gouvernement israélien”, l’organisation estime que la conclusion de ce contrat soulève des questions de violation du droit international. »
En France, un procès intenté par des associations pro-palestiniennes est en cours contre Veolia et Alstom, auprès du tribunal de Nanterre [2]. L’image des deux entreprises françaises a été ternie par ce marché.
Suite à ce contrat, les deux entreprises françaises auraient perdu des marchés à l’étranger, notamment en Suède et en Grande-Bretagne.
[1] Il s’agit en fait d’un camp de réfugiés palestiniens
[2] procès intenté par l’AFPS et l’OLP, voir Tramway colonial
publié par Rue 89
notes : C. Léostic, Afps

Sans illusions sur les négociations avec Israël, des Palestiniens misent sur la résistance « pacifique »

publié le mardi 24 août 2010
Karim Lebhour

 
Alors que des négociations avec Israël doivent s’ouvrir le 2 septembre à Washington, des Palestiniens, comme les habitants de Bilin, organisent désormais des mouvements de protestation qu’ils veulent non-violents
Au moment même où Mahmoud Abbas acceptait l’invitation américaine à reprendre les négociations avec Israël , la manifestation hebdomadaire de Bilin s’achevait, comme toutes les semaines, dans la fumée des gaz lacrymogènes.
« Ces négociations ne serviront qu’à permettre aux Israéliens de gagner du temps et de prendre toujours plus de terres » , lâche Iyad Burnat, un résident de ce village palestinien de 2 000 habitants, près de Ramallah.
Depuis cinq ans, les Palestiniens manifestent contre la barrière de sécurité israélienne qui prive Bilin de la moitié de ses terres agricoles, grignotées par Modin Illit, une imposante implantation juive de 40 000 habitants. Le village est devenu le centre nerveux de la résistance nonviolente. « L’Autorité palestinienne négocie depuis quinze ans sans avoir rien obtenu, sinon plus de colonies, poursuit-il. Par notre action, nous avons au moins réussi à faire bouger le mur. C’est la voie à suivre. »
Pour preuve, Iyad Burnat cite la décision de la Cour suprême israélienne en faveur des villageois de Bilin, demandant la modification du tracé de la barrière. Bilin devrait ainsi récupérer 140 des 232 hectares confisqués. Le comité du village a aussi intenté une action en justice contre deux sociétés québécoises, Green Park International Inc. et Green Mount Inc., engagées dans la construction de logements à Modin Illit. La justice canadienne s’est déclarée incompétente. « Peu importe, martèle Iyad Burnat, nous poursuivons désormais toutes les entreprises internationales travaillant dans les colonies, devant toutes les juridictions possibles. »
L’obstination des habitants de Bilin suscite un intérêt grandissant parmi des Palestiniens majoritairement convaincus que les négociations ne produiront aucun résultat. Une douzaine de villages de Cisjordanie, comme Nabi Saleh, Beit Jala, Nilin, Walajeh ou Budrus, copient désormais le mode d’action de Bilin, manifestations et actions judiciaires, contre l’annexion de terres au profit des colonies israéliennes. « Nous essayons de retrouver l’esprit de la première Intifada avec des actions non-violentes, comme les appels au boycott et au désinvestissement. C’est la seule forme de résistance possible », explique Mustapha Barghouti, député indépendant. « La militarisation de la seconde Intifada a été une énorme erreur » , ajoute-t-il. Le message commence également à être entendu par les dirigeants de l’Autorité palestinienne. Le premier ministre Salam Fayyad a participé à plusieurs reprises aux manifestations de Bilin dont il a fait le symbole de la « résistance populaire pacifique » , au même titre que sa campagne de boycott pour bannir des magasins palestiniens les produits fabriqués dans des colonies israéliennes.
« Nous avons le vent en poupe », reconnaît Mohammed Othman, l’un des chefs de file de Stop The Wall, le mouvement de contestation contre la barrière israélienne et les confiscations de terres.
« L’année dernière, le Fatah refusait de participer à nos manifestations. Maintenant, ses militants sont en première ligne, toujours dans l’axe des caméras, sourit-il. Ils ont compris que le mouvement prenait de l’ampleur. » Qualifiées d’ « émeutes » par l’armée israélienne, les manifestations se terminent néanmoins souvent par des affrontements entre soldats israéliens et manifestants et des jets de pierres. En deux ans, sept Palestiniens ont été tués et plusieurs militaires blessés. Le mouvement, que les activistes palestiniens n’hésitent pas à comparer à la lutte contre l’apartheid sud-africain, suscite la nervosité des autorités israéliennes. Au cours de l’année écoulée, une quarantaine de personnes ont été arrêtées et emprisonnées dans le village de Bilin. Mohamed Othman et Jamal Juma ont passé respectivement quatre et un mois en détention administrative. Aucune charge n’a été retenue contre eux.
publié par la Croix du 23 août

La ligue arabe s’inquiète de la position israélienne

publié le lundi 23 août 2010
AFP

 
L’organisation panarabe basée au Caire exprime dans un communiqué "son extrême inquiétude quant à l’explication israélienne (sur les bases) sur lesquelles vont se faire ces négociations".
Les Palestiniens demandaient la prolongation du gel temporaire de la colonisation en Cisjordanie occupée comme condition de reprise des négociations directes.
La Ligue arabe s’est dite dimanche 22 août "extrêmement inquiète" de la position israélienne sur les bases des négociations de paix directes avec les Palestiniens, qui doivent reprendre le 2 septembre à Washington.
Pas de "conditions préalables"
Dès l’annonce vendredi par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton d’une reprise du dialogue le 2 septembre, après 20 mois d’interruption, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’était félicité de l’invitation faite sans "conditions préalables".
Les Palestiniens demandaient notamment la prolongation du gel temporaire de la colonisation en Cisjordanie occupée comme condition de reprise des négociations directes.
Benjamin Netanyahu a réaffirmé ce dimanche qu’un accord de paix devait être fondé "sur des arrangements de sécurité" satisfaisants pour Israël, sur la reconnaissance par les Palestiniens d’Israël "comme l’Etat du peuple juif", et mettre un "point final au conflit".
La Ligue arabe a exprimé sa crainte de voir le processus de paix "entrer une nouvelle fois dans le cercle vicieux des négociations qui ne réalisent pas l’objectif attendu".
Trouver un accord
Le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) a invité les deux parties à reprendre ces négociations directes dans le but de parvenir "à un accord, négocié entre les parties, qui mette fin à l’occupation qui a commencé en 1967".
Cet accord doit également aboutir pour le Quartette "à la constitution d’un Etat palestinien indépendant, démocratique, viable et cohabitant dans la paix avec Israël et ses autres voisins".
Les Palestiniens ont accepté "une reprise des négociations directes avec Israël conformément au communiqué du Quartette".
relayé par le NouvelObs
(ajout de ) notes : CL, Afps