mercredi 7 juillet 2010

9.000 demandes de participation à la Flottille 2

Gaza - 06-07-2010

Par European Campaign to End the Siege on Gaza 
La Campagne européenne pour la levée du blocus de Gaza basée à Bruxelles a fait état d’une forte participation à la Flottille de la Liberté 2, en termes d’activistes s’étant inscrit, et en terme de nombre de bateaux. La Campagne, qui fait partie des fondateurs de la coalition de la Flottille de la Liberté, a déclaré dans un communiqué de presse de lundi dernier, que la nouvelle flottille réservait quelques surprises à l’occupation israélienne, dont l’une est que 7 des bateaux inscrits venaient de pays européens.
La Campagne européenne a ajouté qu’elle avait reçu environ 9.000 demandes d’inscription de sympathisants du monde entier depuis que l’ouverture des candidatures pour la deuxième Flottille de la Liberté, qui devrait partir pour la Bande de Gaza dans quelques semaines, en dépit du raid du 31 mai contre la première Flottille, qui a fait 9 morts, des dizaines de blessés et qui a confisqué les cargaisons destinées à Gaza et endommagé ou volé les biens des activistes.
La première Flottille de la Liberté transportait 750 activistes de plus de 40 pays, dont 44 officiels politiques et gouvernementaux arabes et européens, dont 10 députés algériens, plus de 10.000 tonnes de matériel médical, matériaux de construction, bois et 100 maisons préfabriqués, pour soutenir les dizaines de milliers de gens qui ont perdu leurs maisons dans la guerre israélienne de fin 2008-début 2009. Les bateaux transportaient aussi 500 fauteuils électriques pour handicapés, car la dernière guerre sioniste a laissé près de 600 handicapés à Gaza.
Entretemps, à Gaza, le député indépendant Jamal al-Khudari, président du Comité populaire contre le siège, a confirmé que l’entité sioniste avait officiellement annoncé qu’elle allègerait le blocus de Gaza, sans parler aucunement de mettre fin des racines de la crise.
Khudari, dans un communiqué de presse de ce lundi, a noté que la fin du blocus nécessitait une série de mesures sur le terrain, la plus importante d’entre elles étant l’ouverture totale des carrefours frontaliers commerciaux, pour permettre l’entrée des marchandises, et la fin de la politique de « listes de restriction », soulignant que Gaza avait besoin de toutes les marchandises dont la population est privé depuis l’institution du blocus il y a quatre ans.
Il a noté que l’entité sioniste bouclait toujours tous les carrefours commerciaux, sauf celui de Kerem Abu Salem, dont la capacité d’absorption est faible comparée aux besoins de la Bande, ce qui est bien la preuve que le soi-disant allègement du siège n’est qu’une tentative pour alléger la pression international.
Les préparatifs des nouveaux bateaux pour la Bande de Gaza par les solidaires européens, arabes et islamiques sont bien engagés, a confirmé Khudari, ajoutant que les départs seraient bientôt annoncés.

Les factions palestiniennes : La rencontre entre Fayyad et Barack est un leurre

06/07/2010  
Toutes les factions palestiniennes ont dénoncé avec véhémence la rencontre qui a eu lieu hier entre le ministre israélien de la Guerre Ehud Barak et le Premier ministre palestinien Salam Fayyad.
Le Hamas a affirmé que cette  rencontre montrait que l’Autorité palestinienne «mentait sur son désir de ne pas passer à des négociations directes». «Cette rencontre est une honte pour l’Autorité du Fatah en Cisjordanie», a déclaré un porte-parole du Hamas à Gaza, Fawzi Barhoum, en référence à l’Autorité palestinienne. «Elle révèle le mensonge de (Mahmoud) Abbas et du Fatah sur leur désir de ne pas passer à des négociations directes» avec Israël, a-t-il estimé.  
Le porte-parole du Hamas, mouvement qui contrôle la bande de Ghaza, voit dans les entretiens de MM. Fayyad et Barak «une rencontre sécuritaire dangereuse dictée par l’agenda américain et les ordres sionistes pour rehausser la coopération de sécurité avec l’ennemi afin de liquider la résistance et protéger l’occupation». «Salam Fayyad ne représente que lui-même et l’autorité du Fatah en Cisjordanie ne représente pas le peuple palestinien», a ajouté Barhoum, estimant que la tenue de cette rencontre à ce moment précis légitimait la colonisation israélienne et l’expulsion de députés palestiniens de Jérusalem-Est occupée.
Le Hamas a qualifié la rencontre du premier ministre palestinien, Salam Fayyad avec le ministre israélien de la défense Ehud Barak de «  légitimation des crimes des colons, c’est une carte qu’utilise Israël pour redorer son blason Le porte parole du Hamas à Gaza, Samy Abou Zouhri,  a en effet déclaré dans un communiqué que « les allégations de Fayyad selon lesquelles la rencontre avait pour objectif une levée du blocus est une tentative pour la justifier. Fayyad est complice du blocus sur Gaza, la preuve, est que c’est lui qui prive les fonctionnaires à Gaza de leurs salaires et de leurs passeports ».
Ajoutant que cette rencontre avait pour but de coordonner leurs actions pour maintenir le blocus, liquider les cellules de résistances et éradiquer le Hamas, précise Abou Souhri dans son communiqué.   
Pour sa part, le Jihad islamique, a estimé que cette réunion a pour but d'induire en erreur les purs, dans une tentative désespéré de redorer le blason du  le criminel  Barack , et affaiblir  les campagnes internationales de solidarité avec l’Etat palestinien surtout après le massacre de la flottille humanitaire de Gaza.  
Le Djihad islamique a confirmé dans un communiqué que faire », Salam Fayyad," cette rencontre directe avec Barak, révèle encore une fois la gravité de son rôle et celui de la carrière, et révèle également l'état de "sauvage" politique et contraste avec les positions de l'OLP a annoncé.  Dans le même contexte, le Front populaire de libération de la Palestine a estimé qu’il n’y avait aucune justification pour une telle réunion, à la lumière de l'échec des négociations indirectes, géré par l'envoyé spécial au Moyen-Orient du président américain Mitchell, aussi en raison de la poursuite de l'occupation et e la politique de colonisation de Jérusalem en particulier dans la vallée du Jourdain, sans oublier la poursuite du siège sur la bande de Gaza et ferme.

Affaire Mabhouh: Jugement d'un agent du Mossad en Pologne

06/07/2010  
L'un des agents du Mossad accusé de l’assassinat de Mahmoud Al Mabhouh, un haut cadre du Hamas à Dubaï, en janvier dernier, a été entendu, , lors d'une audience pour déterminer s'il doit être extradé vers l'Allemagne, suite à la demande du gouvernement allemand.
Un porte-parole de la Cour de Varsovie, Voezic Malik, a déclaré qu’il ne sait pas encore si le tribunal prend sa décision, pour extrader Uri Brodsky, l'agent du Mossad accusé d'avoir aidé à falsifier un passeport allemand utilisé par l'un des agents du Mossad qui ont exécuté l'assassinat d'Al-Mabhouh,.
L'agent du Mossad, Brodsky, a été arrêté en Pologne, en Juin dernier, en vertu d'un mandat délivré par l'Allemagne.
La police de Dubaï avait accusé 27 personnes détenant des passeports occidentaux dans l'assassinat d’Al Mabhouh, dans un hôtel à Dubaï, le mois de janvier passé, alors que la plupart des États dont les usurpateurs ont profité de leurs passeports ont affirmé que les coupables ont utilisé de fausses identités.
Il s'avère que les 12 suspects avaient utilisé des passeports britanniques, 6 passeports Irlandais, 4 passeports Français, 4 australiens, alors qu'un usurpateur détenait un passeport Allemand.

Chantage israélien des étudiants palestiniens

06/07/2010  
Des étudiants palestiniens ont révélé avoir fait l’objet de chantage de la part des services de renseignements israéliens qui cherchent par tous les moyens à les obliger à collaborer avec eux, a révélé la chaîne de télévision qatarie AlJazira sur son site internet.
Dans leurs témoignages dépêchés à l’Association des médecins des droits de l’homme, ces étudiants de médecine assurent que chaque fois qu’ils présentent une demande d’autorisation pour effectuer des travaux pratiques dans les hôpitaux de Jérusalem AlQuds occupé, des agents du Shin Beth les terrorisent afin de les enrôler parmi leurs rangs.
Certains étudiants qui avaient au préalable obtenu des autorisations les ont vus confisqués sans aucune explication, après avoir rejeté des demandes d’enrôlement similaires.
Ce genre de chantage, apparemment interdit par la loi israélienne, semble être une pratique très courante recourue par les services de renseignements israéliens. Selon le chercheur juridique palestinien du centre «  Mizane » (la balance), Samir Zakkout, l’entité sioniste exerce «  un  chantage organisé à l’encontre des malades, des ouvriers et de étudiants palestiniens… et ce à l’insu du droit international qui prohibe aux forces de l’occupation d’imposer ou de demander à des citoyens sous son occupation de collaborer avec elle ».
Toujours selon Zakkout, ces transgressions sont une preuve de plus qu’Israël se considère être au dessus des lois, voire disposant d’impunité grâce au silence international qui l’encourage à commettre de plus en plus de crimes » 

Pour en finir avec l’occupation, il faut s’attaquer aux banques israéliennes

mercredi 7 juillet 2010 - 06h:03
Terry Crawford-Browne - The Electronic Intifada
Les transactions bancaires sont le sang de toute économie. Sans possibilité de payer les importations ni d’encaisser les exportations, l’économie israélienne s’effondrerait vite, écrit Terry Crawford-Browne.
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Frapper le système bancaire israélien serait décisif pour mettre fin à l’occupation de la Palestine - Photo : Oren Ziv/ActiveStills
La campagne internationale de sanctions bancaires de New York contre l’Afrique du Sud de l’Apartheid dans les années 1980 est considérée comme la plus efficace de toutes les stratégies mises en oeuvre pour mettre fin pacifiquement au système d’apartheid du pays. La campagne a abouti au célèbre discours de février 1990 du Président FW de Klerk annonçant la libération de Nelson Mandela et d’autres prisonniers politiques et le début de négociations constitutionnelles pour créer une société démocratique et sans distinction de race.
Si la société civile internationale est vraiment décidée à mettre fin aux violations israéliennes des droits humains des Palestiniens et à faire cesser l’occupation, alors la suspension des transactions SWIFT en provenance et à destination des banques israéliennes est un moyen de solutionner pacifiquement ce conflit par ailleurs insoluble. Les systèmes informatiques ont permis une progression inouïe de la technologie des transactions bancaires ces 20 dernières années depuis la campagne anti-apartheid contre l’Afrique du Sud.
Même si l’accès aux banques new-yorkaises demeure essentiel pour les transactions sur le marché des changes à cause du rôle du dollar, les instructions de transferts interbancaires passent par la Société Mondiale de Télécommunication Financière Interbancaire (SWIFT) qui est basée en Belgique. Et par conséquent la Belgique est l’endroit où doit se concentrer la pression au lieu de New York comme ce fut le cas à l’époque où ces sanctions avaient été prises contre l’Afrique du Sud.
SWIFT relie 8740 établissements financiers de 209 pays. Sans accès à SWIFT et à son réseau de règlement interbancaire, les pays ne peuvent pas payer leurs importations ni encaisser leurs exportations. Et, pour faire court, pas de paiement pas de commerce. Si on en arrivait à imposer des sanctions commerciales à Israël, il pourrait s’y soustraire. Au lieu de poursuivre ceux qui ne respectent pas les sanctions commerciales et d’essayer de remédier aux failles des dites sanctions, il est à la fois plus rapide et beaucoup plus efficace de suspendre le système de paiement.
Le gouvernement israélien se considère peut-être comme invincible dans les domaines militaires et diplomatiques, du fait du soutien américain et de celui d’autres pays, mais l’économie d’Israël est particulièrement dépendante du commerce international. Elle est donc très vulnérable à des mesures de rétorsion financières. L’Afrique du Sud de l’Apartheid se croyait, elle aussi, à l’abri des pressions étrangères.
Sans SWIFT, l’accès d’Israël au système banquier international serait très handicapé. Les transactions bancaires sont le sang de toute économie. Sans possibilité de payer les importations et les exportations, l’économie israélienne s’effondrerait vite.
Il est devenu d’autant plus urgent de traiter cette question qu’une loi est en ce moment soumise à la Knesset (le parlement israélien) dans le but de pénaliser quiconque encouragerait au boycott d’Israël.
Un autre aspect d’importance est que SWIFT est non seulement hors de la juridiction américaine mais de plus il est hors d’atteinte des mesures de rétorsion militaires israéliennes.
Israël a une longue expérience dans le contournement des sanctions depuis les boycotts arabes de 1948. L’Afrique du Sud de l’Apartheid en avait aussi une longue expérience et contourner l’embargo sur le pétrole était devenu chez eux « un sport national ». Les sanctions commerciales sont toujours pleines de failles. Les occasions de faire du profit abondent, comme on le voit en Iraq, à Cuba et dans beaucoup de pays contre qui les USA ont tenté en vain d’imposer un embargo commercial pendant de nombreuses années.
L’Iran réalise ses échanges commerciaux par l’intermédiaire de Dubaï qui profite avec joie de l’impasse politique dans laquelle se trouve ce pays. L’arrêt des paiements bancaires est un procédé qui n’a pas de pareilles failles et, en plus, cela modifierait l’équilibre des pouvoirs en sorte que des négociations dignes de ce nom entre Palestiniens et Israéliens deviendraient même possibles.
La raison en est que les sanctions bancaires ont un impact rapide sur les élites financières qui ont la capacité de contraindre les gouvernements à accepter un changement politique. Les sanctions commerciales au contraire frappent davantage les salariés pauvres ou mal payés qui n’ont aucune influence politique.
SWIFT prendra seulement des mesures contre les banques israéliennes si une Cour de Justice belge le lui ordonne et cela uniquement dans des circonstances très exceptionnelles. De telles circonstances tout à fait exceptionnelles sont actuellement réunies grâce à la qualité des informations fournies par le rapport Goldstone commandité par l’ONU sur l’invasion de Gaza pendant l’hiver 2008-2009 et le massacre qui s’en est suivi, et sur l’attaque de la Flottille de la Liberté en route pour Gaza le 31 mai 2010.
Il y a aussi un énorme stock de documents d’Amnistie Internationale, de Human Rights Watch et d’autres organisations qui répertorient les crimes de guerre israéliens et les violations aux lois humanitaires.
Le gouvernement israélien comme celui de l’Afrique du Sud de l’Apartheid est devenu une menace pour la communauté internationale. La corruption et la violation des droits humains vont toujours de pair. La longue occupation militaire israélienne de la Cisjordanie et de Gaza, par exemple, a corrompu presque tous les aspects de la société israélienne, et principalement son économie.
L’Organisation pour la Coopération Economique et le Développement (OCDE) a signalé en décembre 2009 que Israël ne luttait pas contre la corruption et le blanchissement d’argent avec toute l’énergie souhaitable.
Le système financier international est extrêmement sensible aux allégations de blanchissement d’argent et tout autant aux violations de droits humains. Le crime organisé et le blanchissement d’argent sont des menaces capitales pour la sécurité internationale comme l’a démontré l’action judiciaire que les USA ont lancée contre SWIFT pour avoir accès à leurs données afin de combattre le financement du terrorisme. Le site Web « Who Profits ? » donne la liste de centaines de firmes internationales et israéliennes qui profitent illégalement de l’occupation.
Leurs activités vont de la construction du « mur d’apartheid » et des colonies aux produits de l’agriculture produits sur des terres palestiniennes confisquées. Par exemple, Caterpillar, Volvo et Hyundai fournissent des pièces pour les bulldozers qui démolissent les maisons palestiniennes. Des supermarchés britanniques vendent des produits frais en provenance de Cisjordanie, illégalement étiquetés comme provenant d’Israël. Ahava commercialise de la boue et des cosmétiques de la Mer Morte.
Le célèbre Lev Leviev affirme à Dubaï que les diamants Leviev sont d’origine africaine et sont taillés et polis aux USA et non en Israël. Ils viennent d’Angola, de Namibie et aussi, croit-on, du Zimbabwe et ce sont en fait des « diamants du sang ». Les exportations israéliennes de diamants en 2008 ont atteint la somme de 19,4 milliards de dollars et représentent presque 35 pour cent des exportations d’Israël. Les diamants industriels certifiés sont essentiels à l’industrie d’armement d’Israël et à ses livraisons d’équipement de surveillance aux dictatures les moins recommandables. De telles pratiques mercantiles nécessitent l’accès au marché des changes et au système de paiement international.
C’est pourquoi les transferts interbancaires sont essentiels et SWIFT - de gré ou de force- se rend coupable de complicité tout comme les banques de New York avec l’Afrique du Sud de l’Apartheid.
En conséquence, un organisme issu de la société civile de la diaspora palestinienne qui se veut crédible devrait mener une campagne de sanctions SWIFT contre les banques israéliennes. Et si l’on en juge par l’expérience sud-africaine, cette campagne devrait être conduite pas la société civile plutôt que de compter sur les gouvernements.
Chaque banque a un code SWIFT de huit lettres qui permet d’identifier à la fois la banque et le pays où est domiciliée la banque. « IL » sont les cinquièmes et sixièmes lettres qui identifient Israël dans les codes SWIFT. Les quatre banques israéliennes principales et leurs codes SWIFT sont Israel Discount Bank (IDBILIT), bank Hapoalim (POALILIT), Bank Leumi (LUMIILIT) et Bank of Israel (ISRAILIJ).
Une telle suspension n’affecterait pas les transactions bancaires internes d’Israël, ni celles de Cisjordanie ou de Gaza - ni les transferts internationaux aux banques palestiniennes qui ont des identités « PS » différentes. La campagne peut être interrompue aussitôt que ses objectifs auront été atteints, sans provoquer de dommages économiques sur le long terme.
Il faut demander de toute urgence à une Cour de Justice belge d’ordonner à SWIFT de reprogrammer ses ordinateurs pour suspendre toutes les transactions en provenance et en direction d’Israël jusqu’à ce que le gouvernement israélien accepte de mettre fin à l’occupation de la Cisjordanie (Jérusalem Est y compris) et de démanteler « le mur d’apartheid » ; jusqu’à ce que Israël reconnaisse le droit fondamental des Palestiniens à l’égalité absolue ; et jusqu’à ce que Israël reconnaisse, respecte et garantisse les droits des réfugiés palestiniens.
* Terry Crawford-Browne est un banquier à la retraite qui a conseillé le Conseil des Eglises Sud Africaines pendant la campagne des sanctions bancaires contre l’Afrique du Sud de l’Apartheid. Pendant plusieurs mois (d’octobre 2009 à janvier 2010) il a participé, à Jérusalem Est, aux contrôles que des associations pour la paix israéliennes effectuent aux barrages et sur tout ce qui concerne les démolitions de maison et les expulsions. Il habite à Cape Town.
30 juin 2010 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction de l’anglais : Dominique Muselet
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Flottille : Obama met en garde la Turquie contre une enquête internationale

mercredi 7 juillet 2010 - 05h:32
Palestine Note
Selon un rapport d’Al-Hayat, le président américain Barack Obama a mis en garde le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan contre la poursuite d’une enquête internationale sur le raid de la flottille du 31 mai, a indiqué Haaretz ce samedi.  
Le premier ministre turc Erdogan a été l’un des alliés des États-Unis à sévèrement condamner Israël après le raid du 31 mai. [Forum économique mondial -] Flickr
L’échange s’est passé au sommet du G-20 plus tôt cette semaine, indique le rapport. Obama aurait dit à Erdogan qu’une enquête internationale pourrait être une « arme à double tranchant » pour la Turquie, car elle pourrait mener à des accusations contre les passagers à bord du Mavi Marmara ainsi que contre l’organisation caritative turque IHH qui a co-sponsorisé le navire.
IHH et les activistes de la flottille sont passés au microscope depuis le raid à la fin du mois de mai. Des commandos israéliens ont attaqué les navires se dirigeant vers Gaza dans les eaux internationales, et tandis que des soldats ont été blessés dans des bagarres avec les passagers, Edward Peck, un ancien ambassadeur américain à bord de l’un des plus petits navires, a déclaré que les passagers n’étaient coupables de rien : êtant attaqué dans les eaux internationales, tout ce qu’ils auraient pu faire serait considéré comme une légitime défense.
L’ambassadeur israélien aux États-Unis Michael Oren a accusé l’IHH d’être affilié à Al-Qaïda dans les bulletins de nouvelles après le raid, affirmant que la Central Intelligence Agency (CIA) a confirmé l’affiliation.
Lorsque la Palestine Note a abordé le sujet des allégations de l’ambassadeur avec l’ambassade d’Israël, un rapport israélien nous a été fourni qui n’a fait aucune référence à la CIA ou à la documentation du gouvernement américain.
L’IHH est l’un des principaux organes d’aide et développement à fournir la reconstruction en Haïti après le tremblement de terre dévastateur Janvier dernier. L’effort de reconstruction est en grande partie dirigé par l’armée américaine, ce qui rend peu probable que l’IHH est une filiale d’Al-Qaïda.
selon Haaretz, Erdogan a exigé une enquête internationale après le raid, affirmant que l’incident de la flottille « représentait une violation flagrante du droit international ».
Le rapport de Haaretz poursuit :
Le mois dernier, le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a déclaré que son gouvernement allait insister sur une commission internationale pour enquêter sur l’attaque en disant que « si une commission internationale n’est pas mise en place et les exigences légitimes de la Turquie sont ignorées, la Turquie a le droit de réviser ses relations avec Israël. »
Le ministre des affaires étrangères répondait à l’annonce faite par Israël lundi qu’il mettait en place sa propre enquête, qui comprendra deux observateurs internationaux. Le raid israélien du 31 mai sur la flottille, cette dernière conduite par un ONG turque, a eu lieu en dehors des eaux territoriales d’Israël.
« Une commission qui conduirait une enquête sur une attaque planifiée dans les eaux internationales doit être internationale. Nous demandons qu’une commission internationale soit formée sous la supervision de l’ONU avec la participation de la Turquie et Israël. Nous allons insister sur cette question », a insisté Davutoglu.
« Nous pensons qu’Israël, en tant que pays qui a attaqué un convoi civil dans les eaux internationales, ne sera pas capable de mener une enquête impartiale », a-t-il ajouté. Le raid israélien a mené à une grave tension dans les liens jusque là étroits entre la Turquie et Israël.
3 juillet 2010 - PalestineNote - Vous pouvez consulter cet article à :
http://palestinenote.com/cs/blogs/n...
Traduction : Ahuva Freeman
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2700 nouvelles unités d’habitations pour les colonies juives

mardi 6 juillet 2010 - 11h:29
Ma’an News
Les colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie vont augmenter de 2700 unités de logement dès que le soit-disant moratoire partiel d’Israël sur l’extension des colonies aura expiré le 27 Septembre, révèle le quotidien israélien Haaretz ce lundi.
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Bénéficiant d’une totale impunité, à l’abri de toute mesure de rétorsion si ce n’est celles de la société civile au niveau international, l’état sioniste, raciste et colonialiste, poursuit son annexion de pans entiers des territoires palestiniens - Photo : MaanImages
Selon le quotidien, ces nouvelles unités avaient été autorisées avant le gel temporaire des constructions, mais plusieurs réseaux de colons sont soupçonnés de préparer une nouvelle expansion.
Gershon Mesika, chef du Conseil du réseau de colonisation du nord de la Cisjordanie dans le district de Naplouse, a appelé les responsables de la planification [de nouvelles constructions] à se préparer à « accorder les permis de construire, pour terminer la planification du projet et transférer [les plans] aux services d’ingénierie pour inspection », selon Haaretz.
« Le temps est réduit et il y a beaucoup à faire », dit Mesika dans une lettre obtenue par le quotidien. « Nous souhaitons voir arriver en Septembre les permis préparés par le comité en vue de lancer sans délai les autorisations de travaux, dès que la période [de gel] sera terminée. »
L’adjoint au Conseil, Ehud Stondia a déclaré à Haaretz que le réseau de colonies s’était préparé « à construire à l’échelle qui existait avant le gel, voire encore plus. »
Expansion des colonies à Jérusalem-Est, Naplouse
Une étude rédigée par le journal sur l’expansion des colonies à la fin du moratoire révèle que Jérusalem-Est et les districts au nord-ouest de la Cisjordanie seront les plus touchés.
Dans le district de Naplouse, un chantier de 800 maisons réservées aux seuls juifs devrait être bouclé. Le réseau de colonies a décidé une large expansion dans les zones résidentielles illégales de Yitzhar et de Har Bracha.
Les deux colonies ont été repérées sur une liste établie par les organismes de surveillance en Cisjordanie, pour avoir contourné l’arrêt des construction durant les premiers mois du gel.
A Qalqiliya, le réseau de colonies Oranit est susceptible d’augmenter de 600 logements, son chef local disant au quotidien que le Bloc avait « amélioré sa capacité en ingénierie avant la fin du gel » pour rendre le processus de construction d’après le gel encore « plus efficace ».
On s’attend à ce que 1200 logements soient construits dans les colonies illégales de Naplouse, Ramallah et Jérusalem-Est.
Dans le sud de la Cisjordanie, la colonie illégale Efrata à Bethléem va construire encore plus de logements ainsi que Gush Etzion, Eshkolot et Suseya dans le district d’Hébron.
Un complexe de 12 000 logements serait en préparation dans la zone de Gush Etzion, selon un rapport du mois de juin de la Commission Islamique et Chrétienne, qui fait savoir que les maisons seraient construites sur des terres situées près de Walaja, où la construction du mur a commencé au début de l’été.
Gel partiel, temporaire
En Novembre 2009, Israël a annoncé un gel partiel qui a touché certaines colonies, mais excluant celles de Jérusalem ainsi que les construction ou l’agrandissement de bâtiments municipaux ou communautaires, de structures existantes, et les améliorations de routes et réseaux de transport.
L’initiative était une réponse unilatérale à la demande palestinienne de mettre un terme à toute construction de colonies en Cisjordanie comme à Jérusalem.
Des responsables palestiniens avaient insisté sur le fait que tant qu’Israël continuerait à construire des colonies illégales en territoire palestinien, l’état sioniste ne pourrait pas être considéré comme un partenaire de paix sérieux, car les colonies sont situées dans ce qui serait les territoires de l’Etat [palestinien] à venir.
Les États-Unis, qui ont parrainé les efforts de médiation entre les responsables israéliens et palestiniens, avaient salué « avec hésitation » le gel, mais en demandant à Israël d’étendre le gel à une période illimitée et d’y inclure Jérusalem. George Mitchell, envoyé des Etats-Unis au Moyen-Orient avait également appelé Israël à mettre un terme à sa politique de démolitions de maisons à Jérusalem.
Le gel a finalement été jugé tout à fait insuffisant par les Palestiniens, le gouvernement [de Ramallah] et les médias recensant des dizaines d’infractions au gel, ainsi que des constructions rampantes dans le cadre de projets municipaux à Jérusalem.
5 juillet 2010 - Ma’an News Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net
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Lettre à Barak Obama

publié le mardi 6 juillet 2010
Jean Claude Lefort

 
Alors que le président des Etats-Unis va recevoir le premier ministre israélien, JC Lefort pose inlassablement la question de Salah Hamouri : "La politique l’a mis en prison, la politique peut l’en sortir. [Monsieur le Président], votre haute autorité et influence peuvent permettre" sa libération.
Paris, le 6 juillet 2010
Monsieur Barak Obama
Président des Etats-Unis
The White House
1600 Pennsylvania Avenue NW
Washington, DC 20500
United States
Monsieur le Président,
Dans quelques jours vous allez recevoir à la « Maison Blanche » le premier ministre israélien, Monsieur Benjamin Netanyahu.
Je sais que nombre de sujets sont sur la table de discussion avec votre hôte. Toutefois je m’autorise à évoquer auprès de vous le cas des prisonniers.
La France a, en effet, deux prisonniers français dans cette région si agitée et meurtrie : un Franco-israélien, Gilad Shalit, et un Franco-palestinien, Salah Hamouri. Ce sont deux jeunes Français.
Leur cas est différent mais la clé de leur libération se trouve dans les mêmes mains : celles du premier ministre israélien.
Pour Gilad Shalit, capturé, sa libération est conditionnée à un « échange de prisonniers » pour lequel Benjamin Netanyahu ne montre aucun empressement. Un accord existe depuis avant son élection. Qu’il soit mis en œuvre et Gilad Shalit est libéré.
Pour Salah Hamouri, qui a été condamné à 7ans de prison par un tribunal militaire israélien d’occupation alors qu’aucun fait ne lui a été reproché, il dépend aussi que le premier ministre décide de sa libération pour qu’il soit libre. Il a déjà passé plus de 5 ans en prison alors qu’il n’a que 25 ans. La politique l’a mis en prison, la politique peut l’en sortir.
Les autorités françaises n’ont rien obtenu de tel auprès des autorités israéliennes.
Votre haute autorité et influence peuvent permettre ces libérations.
Je vous demande, Monsieur le Président, au nom de l’amitié franco-américaine, d’user de celles-ci et de votre savoir-faire auprès de votre interlocuteur. Et ainsi deux compatriotes français seraient libérés.
Je vous prie d’accepter l’expression de ma haute considération.
Jean-Claude Lefort
Député honoraire
publié par le Comité national de soutien à Salah Hamouri
Intro : C. L. Afps

Israël, isolé, a le blues

publié le mardi 6 juillet 2010
Joel David

 
Paris, Londres, Berlin ou Rome,traditionnellement considérés comme amis de l’État juif [1], prennent leurs distances et exigent que la colonisation en Cisjordanie cesse
L’État hébreu jouit d’un avantage militaire qualitatif sans précédent depuis vingt ans par rapport à ses voisins arabes. C’est du moins ce qu’estime un récent rapport du Center For Strategic and International Studies de Washington (CSI). Les Israéliens ont pourtant le blues, car ils se sentent de plus en plus isolés sur la scène internationale.
C’est le résultat, selon les officiels à Jérusalem, d’« une autre guerre », celle des médias et des diplomates, qui menace non pas l’existence d’Israël mais sa légitimité. Boycottage universitaire, culturel, économique ou politique : le désert semble gagner du terrain de jour en jour, érodant la cohésion sociale et la force vitale du pays [2].
Le ministre travailliste du commerce et de l’industrie, Benyamin Ben Eliezer, tente un éclairage : « Le monde est fatigué de nos explications sur les raisons pour lesquelles nous occupons encore, depuis quarante-trois ans, les territoires palestiniens. » Dix-sept ans après les accords d’Oslo sur l’autonomie palestinienne, l’opinion israélienne a glissé à droite et se veut globalement sceptique sur des arrangements avec le président palestinien Mahmoud Abbas.
Avidgor Liberman écarté par les pays arabes
Le visage d’Israël, son chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, est à cet égard très révélateur. Habitué des esclandres et partisan de la manière forte, il doit son ascension à une plate-forme électorale résolument hostile à la communauté des 1 300 000 Arabes israéliens. Résultat : il est persona non grata en Égypte et en Jordanie, seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël, respectivement en 1979 et 1994. Il a aussi été écarté des efforts en vue d’un règlement de paix avec les Palestiniens, auquel il déclare tout bonnement ne pas croire.
Plus grave : Paris, Londres, Berlin ou Rome, traditionnellement considérés comme amis de l’État juif, prennent leurs distances. Ils ont ainsi exigé que la colonisation en Cisjordanie occupée cesse « totalement ». Encore récemment, Silvio Berlusconi affirmait pourtant vouloir œuvrer à l’intégration d’Israël au sein de l’Union européenne. « Le premier ministre italien a compris qu’il passait pour un “canard boiteux” parmi ses collègues européens à cause de son soutien indéfectible à Israël », écrit le journal Maariv.
Après le sanglant assaut israélien, le 31 mai, contre un ferry turc qui voulait apporter une aide humanitaire à Gaza, ces mêmes pays ont exercé des pressions pour qu’Israël lève complètement le bouclage imposé depuis quatre ans au territoire palestinien contrôlé par le Hamas. « Tous craignent la détérioration de leurs relations avec le monde arabe », dit encore Maariv.
L’abordage du ferry, qui a fait neuf morts turcs parmi les passagers, a en outre marqué une nouvelle étape dans la dégradation des relations avec la Turquie. Jusqu’à l’offensive de Tsahal, « Plomb durci », contre la bande de Gaza il y a un an et demi, ce pays musulman était le principal allié stratégique régional d’Israël.
Un Etat replié sur lui-même
Une chanson jadis en vogue, Le monde entier est contre nous, a refait son apparition sur les ondes en Israël. « Heureusement, à l’ONU, nous pouvons toujours compter sur le soutien de la Micronésie », dit ironiquement un commentateur. Avigdor Lieberman a reconnu avoir été « déçu » par les dirigeants russes, qu’il a pourtant privilégiés en profitant du fait que sa langue maternelle est le russe. Israël compte aussi, parmi ses amis, divers pays de l’ex-Europe de l’Est, comme la Pologne ou la République tchèque.
Mais ils font pâle figure face aux « majorités automatiques » qui condamnent Israël aux Nations unies. Le rapport du juge sud-africain, Richard Goldstone, qui a accusé Israël de « crimes de guerre » et « peut-être de crimes contre l’humanité » à Gaza en 2008-2009, en est la preuve éclatante.
Toujours est-il que l’État juif se replie sur lui-même. Voilà qui explique par exemple pourquoi les autorités israéliennes ont récemment interdit au professeur américain Noam Chomsky, un intellectuel de renommée mondiale, de venir s’exprimer à l’université palestinienne de Bir-Zeit (Cisjordanie).
« Nous avons cessé de nous intéresser à ce que les autres ont à dire (…). Nous les préférons loin de notre vue, parce que nous les suspectons, les craignons, ou tout simplement parce qu’ils nous ennuient », a écrit un éditorialiste du Yédiot Aharonot, le principal quotidien israélien. « Pour Israël, le plus grave n’est pas que des musiciens comme Elvis Costello décident de nous boycotter, mais que notre ministre de la culture et des sports, Limor Livnat, mette ce fait à profit pour expliquer que les Israéliens peuvent se passer de lui et applaudir leurs propres artistes », ajoute-t-il.
Yossi Beilin, un des initiateurs des accords d’Oslo, estime quant à lui que la mesure « arbitraire » qui a frappé Chomsky est « symptomatique d’un régime qui use de moyens antidémocratiques, alors qu’Israël se glorifie d’être la seule démocratie au Proche-Orient ».
[1] rappelons encore une fois que ce terme, comme "Etat hébreu", est erroné et porteur d’un sens politique majeur : les dirigeants israéliens de tous bords, souvent relayés par les médias -sans forcément que ceux-ci aient conscience du message qu’ils relaient ainsi, tout comme quand ils disent Tsahal pour l’armée israélienne-, veulent convaincre de la légitimité de leur politique de dépossession et d’apartheid en Israël. Par ce terme ils nient la réalité et l’identité palestiniennes de plus de 20 % de la population qui vit dans le territoire israélien actuel. Sans parler des autres non-juifs...
[2] voir aussi Camille Le Tallec, toujours dans la Croix :

L’idée d’un boycottage d’Israël progresse lentement

Depuis le raid israélien sur la flottille humanitaire, les appels au boycottage d’Israël se sont multipliés. La stratégie n’est pas nouvelle mais semble gagner du terrain, chez les Palestiniens et dans le monde
« Face à l’indigence de la réaction des États, il faut que les citoyens prennent position », avait affirmé Michel Malacarnet, l’un des responsables du réseau de cinéma Utopia, début juin. Il défendait la déprogrammation du film à cinq heures de Paris de l’Israélien Leon Prudovsky, suite au raid meurtrier du 31 mai dernier. La polémique entre partisans du boycottage et défenseurs de la création artistique s’étant développée, Utopia s’est engagé à reprogrammer le film vers la mi-juillet.
Loin d’être isolée, cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large de boycottage culturel de l’État hébreu. En début d’année, le légendaire guitariste Carlos Santana a annulé ses concerts en Israël. Quelques semaines plus tard, le père du rap américain, Gil Scott-Heron, a fait de même. En mai, Elvis Costello, figure intellectuelle influente du rock des années 1980, a renoncé à présenter son dernier album en Israël, en invoquant dans un communiqué « l’intimidation et l’humiliation des civils palestiniens au nom de la sécurité nationale ».
L’isolement culturel se poursuit L’isolement culturel de l’État hébreu semble avoir pris une dimension nouvelle ces dernières semaines. Plusieurs grands noms du rock international, comme le groupe américain Pixies et les groupes britanniques Gorillaz et Klaxons, ont annulé début juin leurs concerts en Israël. En Europe, plusieurs manifestations culturelles ont déprogrammé des artistes israéliens. Début juin, le petit festival de Montrejeau, en Haute-Garonne, a décidé d’annuler la venue du Ballet Hora de Jérusalem, soutenu par le ministère israélien de l’éducation, avant de revenir sur sa décision.
L’idée d’un « boycottage culturel » avait déjà été évoquée après l’offensive militaire israélienne Plomb durci lancée à l’hiver 2008-2009 dans la bande de Gaza. Encouragée par la campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), lancée en 2005 par la société civile palestinienne, elle s’inscrit dans une stratégie plus large consistant à exercer sur Israël des pressions économiques, académiques, culturelles et politiques.
Certains arguments présentent le boycottage international d’Israël comme le moyen ultime pour faire aboutir les droits du peuple palestinien. Monique Cerisier-ben Guiga, présidente du groupe d’information internationale France-Territoires palestiniens au Sénat, se prononce en faveur d’un boycottage « des entreprises qui sont implantées dans les colonies ou qui participent à la colonisation ».
Un boycottage économique qui est plus que jamais d’actualité. Le 22 mai dernier, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a appelé les Palestiniens à boycotter les produits fabriqués dans les 120 implantations juives de la Cisjordanie occupée. Si le mouvement n’a pour l’instant qu’un impact minime sur les industries israéliennes, celles-ci s’inquiètent d’autant plus que la tentation du boycottage n’est pas limitée aux Territoires palestiniens.
Le commerce touché La Deutsche Bank a été la dernière de plusieurs institutions financières et grands fonds de pension européens à annoncer son désinvestissement du capital du fabricant d’armes israélien Elbit Systems. Les deux grandes chaînes de supermarchés italiennes Coop et Nordiconad ont, quant à elles, annoncé en mai dernier un boycottage des produits israéliens de l’entreprise Carmel Agrexco, invoquant la crainte qu’ils soient issus des colonies de Cisjordanie.
Les produits israéliens peuvent en effet entrer dans l’Union européenne en bénéficiant d’un tarif douanier préférentiel, dans le cadre d’un accord d’association entré en vigueur en 2000, sauf s’il sont fabriqués dans les colonies, car l’Union européenne considère comme illégale l’occupation des Territoires palestiniens par l’État hébreu. Pour contourner cette réglementation, certaines entreprises implantées dans ces colonies vendent leurs produits avec des étiquettes affichant une autre provenance. Mais cette stratégie pousse les sociétés, déjà méfiantes, à redoubler de prudence.
Depuis l’affaire de la flottille, le boycottage économique semble s’être élargi. Le 24 juin, des dockers suédois ont bloqué des conteneurs en provenance d’Israël. Ils répondaient à l’appel de leur syndicat à un boycottage de toutes les marchandises israéliennes pendant une semaine.
publié par la Croix
(ajout de) note : C. Léostic, Afps

Hamas et Hezbollah : nouvelles tactiques, non violentes

publié le mardi 6 juillet 2010
Haaretz
 
Cet article, publié dans "Haaretz" le 3 juillet, témoigne d’une évolution importante de certains dirigeants du Hamas dont Azizi Dweik, président du Conseil législatif palestinien, que des dirigeants de l’Afps ont d’ailleurs rencontré à l’occasion de la 5ème conférence internationale sur la résistance non violente à Bil’in en avril dernier. C’est pourquoi nous mettons cet article en ligne, bien qu’il comporte des idées et des formulations que nous ne partageons évidemment pas, notamment sur les organisations "terroristes" ou la "violence" des militants présents sur la Flottille (Afps).
Le Hamas et le Hezbollah, deux organisations terroristes connues pour leur violence à l’encontre d’Israël, ont commencé à s’engager dans de nouvelles stratégies qui incorporent des tactiques non violentes dont la désobéissance civile, les manifestations de protestations, les actions judiciaires et le boycott. C’est ce que rapporte le Wall Street Journal vendredi 2 juillet.
Des responsables du Hamas ont déclaré que le raid de l’armée israélienne contre la flottille qui se rendait à Gaza en mai dernier, lors duquel 9 militants pro-palestiniens ont été tués, a mis en évidence qu’il y a plus à gagner en amenant Israël à s’attirer une condamnation internationale par l’usage de la force dont il fait montre qu’en menant des attaques violentes contre Israël.
"Quand nous faisons usage de la violence, nous aidons Israël à gagner le soutien international" a dit au Wall Street Journal Aziz Dweik, un parlementaire du Hamas en Cisjordanie. "La Flottille pour Gaza a fait plus pour la bande de Gaza que 10 000 roquettes."
L’on dit que Dweik a commencé à se montrer tout récemment lors des manifestations hebdomadaires de protestation contre le mur de sécurité en Cisjordanie.
Ni le Hamas ni le Hezbollah n’a officiellement renoncé à la violence, cependant. Les deux organisations continuent à accumuler des armes et la charte du Hamas continue à appeler à la destruction d’Israël. De même, selon des vidéos et les témoignages des soldats, certains des militants qui étaient à bord du Mavi Marmara, le navire sur lequel les 9 personnes ont trouvé la mort, n’ont pas résisté passivement aux commandos de l’IDF pendant l’abordage, mais ont violemment attaqué les soldats.
A la suite de l’incident de la Flottille, la pression internationale a amené Israël à alléger le blocus de la bande de Gaza.
Hassan Nasrallah, le dirigeant du Hezbollah, a appelé ses partisans à se joindre à la prochaine flottille qui partira pour Gaza. C’est la première fois que Nasrallah se lance dans une telle tactique contre Israël selon ce qu’a déclaré au Wall Street Journal un responsable politique du Hezbollah, Ghaleb Abu Zeinab.
Il a été dit que deux navires libanais se préparaient à mettre le cap sur Gaza mais ils ne sont pas encore partis.
En Cisjordanie, un mouvement de protestation non violent a pris de l’essor l’année passée. En janvier 2010 le premier ministre palestinien Salam Fayyad a annoncé le lancement d’une campagne de boycott contre les produits des colonies israéliennes et le président palestinien Mahmoud Abbas en a ensuite interdit la vente dans le territoire contrôlé par l’Autorité palestinienne.
Dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, des manifestations ont été organisées à la frontière, dans la zone tampon sous contrôle israélien, et le Hamas soutient des plaintes judiciaires contre des responsables israéliens devant les tribunaux européens.
Salah Bardawil, parlementaire du Hamas à Gaza, a dit au Wall Street Journal tque le Hamas en était venu à mesurer l’ importance du soutien international dans son combat contre Israël et qu’il avait adapté ses tactiques.
Selon le rapport, un responsable de haut niveau du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré qu’Israël était conscient du changement de tactique du Hamas et d’autres groupes terroristes. D’après ce responsable, ces groupes restent déterminés à détruire Israël mais ils ont compris qu’ils ont plus de chance d’y parvenir en isolant Israël sur la scène internationale plutôt que par la lutte violente.
traduction : C. Léostic, Afps

Barak en faveur d’un Etat Palestinien démilitarisé

Ecrit par Bastien Zaouche
06/07/2010
Cisjordanie- PNN. Translated by Bastien Z -  Emploi du temps plutôt chargé pour le ministre de la Défense israélien Ehoud Barak.
Il a rencontré lundi 5 juillet le Premier ministre de l’Autorité Palestinienne Salam Fayyad, deux semaines après des rencontres avec l’administration américaine du Président Barack Obama.
Barak a cependant refusé de rencontrer une personne : le ministre des Affaires étrangères turc Ahmet Torkoglu. La raison : le moment était « mal choisi ». Le commandant en chef de la Défense a déclaré que les Turcs avaient essayé de le convaincre deux semaines plus tôt de rencontrer leur ministre des Affaires étrangères et leur ambassadeur à Washington. Mais selon Barak,  cette manœuvre visait sans doute à« clarifier la position de la Turquie et à présenter des réclamations contre nous telles qu’une enquête internationale ou une compensation », d’où son refus.
Le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou, qui se dirigeait vers Washington pour rencontrer le Président américain, a rapporté des propos du ministre de la Défense appelant à l’établissement d’une « initiative de paix claire comportant la proposition d’une frontière entre Israël et un futur Etat Palestinien ».
Israël doit prendre l’initiative de la proposition pour la présenter aux Américains, a ajouté Barak, dans l’optique de « renforcer les liens avec les Etats-Unis et les pays arabes modérés, ainsi que de réduire les critiques internationales sur la légitimité d’Israël». Plus tard, le ministre de la Défense a rappelé l’ « importance de la pais avec l’Egypte et la Jordanie .» 

Israéliens et Palestiniens réclament un échange de prisonniers

Des milliers d'Israéliens et des dizaines de Palestiniens ont tenu lundi des rassemblements distincts de part et d'autre de la frontière séparant Israël de la bande de Gaza afin de réclamer un échange de prisonniers. Côté israélien, les parents du soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu depuis quatre ans dans la bande de Gaza, étaient accompagnés par des milliers de personnes réclamant sa libération en échange de centaines de Palestiniens détenus en Israël. De l'autre côté de la frontière, non loin du point de passage d'Erez, des dizaines de Palestiniens brandissaient des banderoles disant : « De part et d'autre, nous avons le même objectif, et maintenant vous avez l'occasion de faire libérer votre fils ainsi que nos fils et filles. »

Plomb durci : un soldat accusé d'avoir tué deux Palestiniennes poursuivi en justice

Un soldat israélien, accusé d'avoir tué deux Palestiniennes brandissant des drapeaux blancs lors de l'offensive à Gaza pendant l'hiver 2008-2009, va être poursuivi pour homicide par la justice militaire, a annoncé hier l'armée israélienne.
Il s'agit des premières poursuites engagées contre un militaire israélien pour avoir tué des civils au cours de l'opération « Plomb durci » à Gaza. Selon l'ONG israélienne des droits de l'homme B'Tselem, Riyeh Abou Hajaj, 64 ans, et sa fille Majda, 37 ans, ont été tuées le 4 janvier 2009 par un soldat qui a ouvert le feu sans motif sur un groupe d'une trentaine de civils fuyant leur maison touchée par un obus de char.

Israël se comporte de « manière irrationnelle », affirme Gül

07/07/2010
Le président turc estime que les divisions au sein de la coalition israélienne empêchent une reprise des relations entre les deux pays, mises à mal par l'assaut sanglant mené contre la flottille d'aide humanitaire à destination de Gaza, fin mai. Dans une interview accordée à Reuters hier à bord de l'avion présidentiel, Abdullah Gül a jugé qu'Israël se comportait de manière irrationnelle en détériorant ses relations avec la Turquie, son seul allié dans le monde musulman. « Ils n'ont pas beaucoup d'amis dans la région (...) Aujourd'hui, il semblerait qu'ils veuillent abandonner leur relation avec la Turquie », a expliqué le président turc.
« Autant que je puisse en juger, les dissensions politiques sont fortes en Israël. Ils se sapent les uns les autres (...) et se font toujours obstacle », a dit Gül. « Il est important que tout le monde soit conscient du type de politique qui est menée ici (...) Mon sentiment est qu'ils sont dans l'incapacité d'agir de manière rationnelle », a poursuivi le président turc.
De son côté, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a réitéré hier sa demande d'excuses d'Israël à la suite de son raid contre le convoi maritime pour Gaza dans lequel neuf Turcs ont été tués, mais s'est abstenu de parler à nouveau d'une rupture des liens avec l'État hébreu.

Obama veut des négociations directes de paix d’ici à trois mois

07/07/2010
Recevant chaleureusement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain Barack Obama a espéré hier que les pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens commenceraient avant l’expiration, en septembre, du moratoire sur les colonies juives en Cisjordanie.
Poignées de main, confiance renouvelée : Barack Obama et Benjamin Netanyahu ont affiché leur entente hier après un entretien à la Maison-Blanche lors duquel le président américain a appelé à une reprise des négociations de paix directes d'ici à la fin septembre.
M. Obama a souhaité que ces négociations soient lancées avant l'expiration, le 26 septembre, du gel provisoire et partiel de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie. « Je crois que le Premier ministre Netanyahu veut la paix. Je pense qu'il est prêt à prendre des risques pour la paix », a déclaré M. Obama, manifestant un soutien appuyé au dirigeant israélien.
Les Palestiniens ont suspendu le dialogue direct en décembre 2008 après l'offensive israélienne contre Gaza. Depuis début mai, des pourparlers indirects ont repris via le médiateur américain George Mitchell, mais ils n'ont encore débouché sur rien, même si Washington a fait état de « progrès ». M. Obama a dit espérer que l'élan que créeraient des négociations directes pourrait rendre la question du gel des constructions moins centrale d'ici à septembre.
M. Netanyahu a indiqué qu'il avait eu des « discussions approfondies » avec le président Obama et souligné qu'il était « grand temps » de passer aux discussions directes avec les Palestiniens. Il a ajouté qu'il était prêt à rencontrer à tout moment le président palestinien Mahmoud Abbas, mais les Palestiniens accusent de leur côté Israël de plomber les négociations via la politique de construction dans les colonies.
Renouvelant sa confiance envers le dirigeant israélien, le président américain l'a félicité pour l'allègement du blocus de Gaza décrété par Israël, alors que l'État hébreu a autorisé lundi l'accès de matériaux de construction destinés à des projets de la communauté internationale approuvés par l'Autorité palestinienne.
Israël avait décidé d'assouplir l'embargo sous la pression de la communauté internationale après le raid mené par ses forces contre la flottille pour Gaza.
MM. Obama et Netanyahu sont apparus côte à côte lors d'une conférence de presse à l'occasion de laquelle ils se sont serré la main. Ces images tranchent nettement avec la visite effectuée en mars à Washington par M. Netanyahu : la Maison-Blanche lui avait alors réservé un accueil glacial après l'annonce par Israël de la construction de 1 600 logements dans un quartier de colonisation de Jérusalem-Est annexé. Cette réunion n'avait donné lieu ni à une conférence de presse ni à une séance photo.
Le dossier iranien
Autre dossier évoqué par les deux dirigeants hier dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche : le nucléaire iranien. « Nous avons l'intention de maintenir la pression sur l'Iran pour qu'il respecte ses engagements internationaux et cesse ses comportements provocateurs qui font (du pays) une menace pour ses voisins et la communauté internationale », a dit M. Obama. Il a rappelé que les États-Unis avaient insisté pour que le Conseil de sécurité de l'ONU impose en juin de nouvelles sanctions contre l'Iran - ennemi juré d'Israël - afin de tenter de convaincre Téhéran de suspendre ses activités nucléaires sensibles. Benjamin Netanyahu a appelé pour sa part à des sanctions « beaucoup plus dures » contre Téhéran.
Aujourd'hui, M. Netanyahu se rendra à New York pour rencontrer le chef de l'ONU Ban Ki-moon. Demain, le dirigeant israélien s'entretiendra avec l'ancien président américain Bill Clinton.
En Israël, les colons et leurs soutiens politiques ont multiplié les pressions sur Benjamin Netanyahu pour qu'il « ne cède pas » face à Barack Obama sur la question de la reprise de la construction dans les implantations de Cisjordanie. Lors d'une réunion d'urgence hier à Jérusalem, des dirigeants de toutes les formations de la coalition gouvernementale - à l'exception du Parti travailliste (centre-gauche) - ont appelé à ne pas prolonger le moratoire.
Enfin, un cinquième des parcelles sur lesquelles ont été construites les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée sont des terrains privés appartenant à des Palestiniens, estime un rapport publié hier par l'organisation israélienne pour les droits de l'homme B'Tselem. « 21 % des parcelles sur lesquelles ont été construites 121 implantations et une centaine d'avant-postes en Cisjordanie sont des terrains qu'Israël reconnaît comme étant des propriétés privées palestiniennes », écrit l'ONG. Le texte souligne que quelque 300 000 Israéliens vivent actuellement dans les colonies en Cisjordanie et environ 200 000 autres dans le secteur oriental de Jérusalem conquis et annexé par Israël en juin 1967.

Ligne bleue : Ashkenazi s’attend à des « tensions » en septembre

07/07/2010
Le chef d'état-major israélien Gabi Ashkenazi s'attend à « des tensions » le long de la ligne bleue après la publication de l'acte d'accusation du Tribunal spécial pour le Liban dans l'affaire Hariri. Il a relevé que « malgré le calme actuellement à la frontière nord d'Israël, il y a des problèmes entre le Hezbollah et la Finul ».
Il a également affirmé que « des efforts » doivent être fournis « pour qu'il n'y ait plus de flottilles » qui appareillent vers Gaza. « Une flottille libanaise formée de femmes et de députés est en train d'être mise sur pied. Israël et l'armée israélienne s'emploient à empêcher son départ », publiquement et en coulisses, a-t-il indiqué, insistant sur le fait que le gouvernement libanais « a été mis en garde : nous le tiendrons responsable de cette flottille si elle prend la mer à partir de Chypre », a menacé Gabi Ashkenazi, qui s'exprimait devant la commission des Affaires étrangères et de la Sécurité à la Knesset. Il a fait part de trois scenarii possibles : « Un : il n'y a que des activistes pacifistes sur la flottille, nous pourrons facilement les maîtriser et les emmener au port d'Ashdod. Deux : ces activistes utilisent la violence et s'opposent à nos soldats. Trois : il y a à bord des navires des terroristes et des jihadistes. » 

Abbas Al Sayyed : "Je ne regrette jamais ma lutte contre l’occupation"

[ 06/07/2010 - 11:21 ]
Al Nassera - CPI
L’un des dirigeants du Hamas, en Cisjordanie, le captif Abbas Al Sayyed a affirmé aux geôliers sionistes qu’il ne regrette jamais sa résistance contre l'occupation, en notant que «les martyrs palestiniens qui ont été tués par les forces sionistes sont plus nombreux que les israéliens tués par les résistants».
«Les aveux ont été retirés sous la torture», a affirmé Al Sayyed, hier lundi 5/7, devant la cour suprême sioniste, après avoir déposé un recours contre sa peine de 35 fois la perpétuité.
La télévision sioniste a rapporté selon Al Sayyed, lors de son existence à la cour : "L'histoire n'est pas l'objet de remords, je ne regrette jamais ma résistance contre l'occupation, et que les Palestiniens qui ont été tués sont plus nombreux que les personnes Israéliennes".
Notons que le leader Abbas Al Sayyed figure parmi les noms de la liste proposée par le Hamas pour l’opération d’échange des captifs palestiniens à l’encontre du soldat incarcéré Gilad Chalit.

Des colons sionistes dévastent des terres agricoles à l’est d’Al Khalil

[ 06/07/2010 - 11:37 ]
Al Khalil - CPI
Des colons extrémistes sionistes ont attaqué sporadiquement des terres agricoles, dans la région de Bouira, à l’Est de la ville d’Al Khalil, en arrachant des arbres et incendiant d’autres, aux alentours du village.
Des sources qui luttent contre le colonialisme ont affirmé que des colons armés ont effectué une attaque nocturne contre les terres agricoles de la famille de Soultan et ont arraché des arbres fruitiers, ce qui a provoqué la colère et le soutien des villageois pour faire face aux colons sionistes.
Elles ont  ajouté que les forces de  l’occupation sont arrivées au lieu et ont empêché les citoyens de se rapprocher des colons qui ont endommagé un certain nombre de vignes et d’oliviers.
Dans le même contexte, les colons sionistes ont mis le feu dans une vaste zone de terres agricoles dans cette région, en détruisant plus de dix vignes qui appartiennent à la famille de Daena et Jabber.
La région de Bouira s’expose régulièrement aux assauts des colons extrémistes sionistes, en attaquant les plantations et les biens des citoyens palestiniens sous la protection des forces occupantes israéliennes.

Des dizaines de captifs blessés après l'attaque des soldats sioniste dans la prison de Majdo

[ 06/07/2010 - 11:59 ]
Al-Qods occupée – CPI
Des dizaines de captifs palestiniens ont été blessés, moyennement, la nuit dernière, après l'attaque de l'unité sioniste d'intervention de Nahchoun (unité spéciale pour agresser les détenus palestiniens), dans la prison de Majdo.
Des sources dans cette prison ont dit que des dizaines d'éléments des forces de Nahchoun ont effectué une vaste campagne de fouille dans le département des enfants, sous prétexte de rechercher des téléphones portables.
Les sources ont ajouté que les soldats sionistes ont prétendu avoir trouvé des téléphones portables, en agressant sauvagement les captifs et provoquant de violents affrontements entre les enfants et les éléments de cette unité spéciale qui ont lancé des bombes lacrymogènes.
Les sources ont souligné que les captifs palestiniens dans les autres départements ont annoncé un état d'alerte contre la direction de la prison qui a déployé des forces supplémentaires dans toute la prison, en obligeant les captifs de quitter les cours de cette prison avant de les attaquer et lancer une vaste campagne de fouille.
De son côté, le club du captif palestinien a appelé dans un communiqué, le comité international de la Croix-Rouge à envoyer immédiatement une commission spéciale à la prison de Majdo pour voir les crimes de cette direction contre les captifs palestiniens, notamment les mineurs après l'attaque sauvage de l'unité spéciale de Nahchoun, durant la nuit dernière.
Il a exprimé sa forte inquiétude envers le sort des captifs, notamment les palestiniens mineurs.

L'occupation libère le leader du Djihad, Moustafa Awad

[ 06/07/2010 - 12:46 ]
Gaza – CPI
 Les captifs du mouvement du Djihad islamique en Palestine dans la prison sioniste de Hadarim ont affirmé au centre d'al-Amal pour les études des captifs que la direction des prisons sionistes ont libéré, le lundi soir 5/7, le leader au Djihad, Moustafa Tawfiq Mohamed Awad, après une amande de 50 mille Shekels (13 mille dollars).
Notons que le captif Moustafa Awad est l'un des habitants du village de Ramine, près de la ville de Toulkarem, au nord de la Cisjordanie, et qui a été arrêté par les forces occupantes le 17 février 2009, après été accusé d'appartenir à un mouvement ennemi et de ramasser et faire entrer des sommes d'argent à des côtés ennemis dans la région.
Les captifs du Djihad ont affirmé que les forces occupantes ont libéré également le captif, Bara Abdelatif Mahmoud Amarena, après avoir passé 28 mois dans la prison sioniste de Majdou.

La police sioniste attaque les membres de la famille de Massarwa à Jaffa

[ 06/07/2010 - 15:51 ]
Jaffa al-Youm – CPI
Des policiers sionistes ont attaqué les membres de la famille de Massarwa après le retrait de la majorité des forces de la police qui sont arrivées en compagnie des employés sionistes pour confisquer les contenus de leur maison à cause d'une dette de 5 mille Shekels.
Les policiers sionistes ont attaqué un jeune et lancé des bombes lacrymogènes sur les autres membres de la famille en causant l'asphyxie de deux femmes.
D'autres éléments de la police sioniste ont arrêté, Alaa, l'un des membres de cette famille en l'emmenant vers un centre de police.
Plusieurs passagers et voisins de la famille qui se sont regroupés près de la maison ont été asphyxiés également par le gaz lacrymogène lancé par les forces occupantes.
Notons qu’une grande tension règne au sein de cette famille et dans la ville de Jaffa après cette attaque sioniste.

Relations israélo-turques : L'escalade des tensions

[ 06/07/2010 - 17:16 ]
Agences
La Turquie exige toujours des excuses de l’occupation israélienne après l’assaut très sanglant des forces de sa marine contre la flottille internationale «Liberté» en destination vers Gaza, ce qu’à  refusé catégoriquement le gouvernement terroriste de Benjamin Netanyahu.
En insistant sur l'excuse "d'Israël", la Turquie a interdit les vols aériens miliaires israéliens, tout en menaçant d’empêcher les vol civils également, ainsi que l'annulation des manœuvres militaires avec l’entité sioniste.
«Les relations israélo-turques s'exposent actuellement à une nouvelle et vive détérioration diplomatique», ont rapporté des sources bien infirmées.
Le ministre des affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu a averti, le dimanche soir, que la Turquie va rompre ses liens avec "Israël", si l'état hébreu ne présenterait pas ses excuses.
Selon le journal «Hürriyet», le ministre des affaires étrangères turc a exhorté Israël à s'excuser et accepter les résultats d'une commission d'enquête internationale.
«Si Israël ne n’excusera pas, nos relations seront rompues», a- t- il ajouté.
Des analystes et des experts ont estimé que les relations bilatérales, jadis qualifiées d'exemplaires, ont été sérieusement endommagées après l’assaut meurtrier des forces de la marine de l’occupation israélienne contre les humanitaires de la flottille internationale «Liberté» qui a tué 9 turcs et blessé plusieurs dizaines d'humanitaires pro-palestiniens.
Il est à noter que la Turquie continue à menacer d’interrompre ses relations diplomatiques avec l’occupation israélienne, si Tel Aviv ne cèdera pas aux exigences d’Ankara concernant l’attaque de sa marine dans les eaux internationales de la Méditerranée.

Abou Chaar accuse l'autorité du Fatah de politiser le pèlerinage

[ 06/07/2010 - 16:46 ]
Gaza – CPI
L'autorité du Fatah, à Ramallah, a refusé de donner des Visas aux Palestiniens des habitants de la Bande de Gaza qui vont faire leur pèlerinage à la Mecque sur des passeports renouvelés à Gaza.
Le ministre palestinien des legs pieux, Dr. Taleb Abou Chaar a exprimé lors de ses déclarations à l'agence "Qods Presse", son regret envers l'insistance de l'autorité du Fatah de mêler les désaccords politiques dans le pèlerinage.
Il a ajouté : "nous voulons écarter les affaires religieuses des différences politiques, et nous travaillons pour ne pas mêler l'affaire du Hadj et de la Omra dans les désaccords politiques et nous appelons tous les côtés à respecter cela".
"Nous adoptons une position générale qui facilite le départ de tous ceux qui souhaitent faire le pèlerinage et la Omra.
Abou Chaar a déclaré que le ministère des legs pieux dans la Bande de Gaza coordonne avec les différentes entreprises de la Omra et du Hadj en Jordanie et en Egypte, ainsi que l'établissement des passages, à Rafah, pour faciliter la sortie de tous les Hadjis palestiniens.

Les blocs des étudiants arabes à l'université de Tel-Aviv manifestent pour commémorer la Nakba

[ 06/07/2010 - 17:40 ]
Arabes – CPI
Cette manifestant vient sur la base des initiatives de tous les blocs actifs parmi les étudiants arabes à l'université pour condamner les poursuites politiques contre les dirigeants des arabes de 48 et les activistes politiques, et pour opposer aux politiques de démolition contre les maisons arabes ainsi que les lois racistes sionistes et le sévère blocus sioniste imposé injustement contre la Bande de Gaza depuis plus de 4 ans successifs.

L'occupation enlève 120 ouvriers durant moins d'une semaine

[ 06/07/2010 - 19:11 ]
Al-Nassera – CPI
Un rapport juridique a déclaré que la police de l'occupation et les milices des gardes-frontières ont arrêté depuis le début du mois de juillet en cours, des dizaines d'ouvriers palestiniens  des habitants de la Cisjordanie qui résident dans les territoires palestiniens occupés en 1948.
Le comité du captif palestinien a dit dans un rapport que la police sioniste a arrêté durant moins d'une semaine, plus de 120 ouvriers palestiniens, en soulignant que la police et les gardes-frontières ont lancé une vaste campagne dans les centres et établissements de travail à Tel-Aviv, Haïfa, Jaffa, al Khoudaira, al-Nassera et al-Affoula, en arrêtant des ouvriers de la Cisjordanie dont 12 femmes, en les emmenant vers les centres de police pour enquêter avec eux.
Le comité a montré que dix ouvriers arrêtés ont été transférés pour des enquêtes sécuritaires, en libérant les autres après que le tribunal a imposé des amandes financières contre eux.
De son côté, l'ouvrier Khaled Barakat, de la ville de Naplouse a dit que la police sioniste utilise des chiens lors des campagnes de fouille, ainsi que des chevaux et des motocycles pour arrêter les ouvriers palestiniens.

L'occupation utilise les journalistes comme des boucliers humains

[ 06/07/2010 - 19:28 ]
Ramallah – CPI
Un rapport juridique spécialisé a dévoilé que les forces de l'occupation ont utilisé durant le mois de juin dernier, les journalistes comme des boucliers humains,  lors d'une marche pacifique contre le mur raciste sioniste, au nord de la Cisjordanie occupée.
Un rapport publié par le centre palestinien du développement et des libertés d'expressions, "Mada", a déclaré que les forces occupantes poursuivent leurs agressions contre les journalistes dans les territoires palestiniens, durant le mois de juin dernier, qui a témoigné des violations dangereuses dont l'utilisation des journalistes comme des boucliers humains, dont le cas du photographe de la chaîne de télévision de la Palestine, Fadi Al-Jioussi, qui couvrait une marche hebdomadaire, à Bilin.
Le rapport publié, le mardi 6/7, a dit que les journalistes et les photographes qui travaillent avec plusieurs agences médiatiques locales, arabes et étrangères ont été matraqués par les forces occupantes lors de leurs tentatives pour couvrir les agressions et violations des forces et colons sionistes contre les Palestiniens.
Le centre de Mada a exprimé son inquiétude de la campagne sioniste de provocation contre la chaîne d'al-Jazeera, tout en condamnant la décision du conseil français audiovisuel pour couper la diffusion de la chaîne palestinienne d'al-Aqsa.
Le rapport a exposé toutes les attaques et agressions sionistes contre les journalistes palestiniens lors de leur travail.

Un responsable onusien met en garde de la détérioration du secteur agricole à Gaza

[ 06/07/2010 - 20:02 ]
New York – CPI
Le coordinateur par intérim des affaires humaines dans les territoires palestiniens, Philippe Lazzarini, a mis en garde des conséquences psychologiques négatives causées par le sévère blocus sioniste contre la Bande de Gaza qui dure depuis plus de 4 ans successifs, notamment sur le secteur de l'agriculture et de la pêche.
Dans ses déclarations de presse à la radio de l'ONU, Lazzarini a dit, le mardi 6/7, que le secteur de l'agriculture dans la Bande de Gaza est très détérioré, en soulignant que des milliers d'habitants obtiennent leurs besoins des aides humaines, malgré qu'ils ont des initiatives pour créer des projets commerciaux.
Il a ajouté que les conséquences humaines de cette situation dans la Bande de Gaza sont désastreuses, notamment le niveau du taux d'insécurité alimentaire qui menace plus de 60% des habitants de la Bande de Gaza.
Finalement, Lazzarini a appelé au nom des organisations humaines et plus de 80 associations de la société civile à la levée immédiate et totale du sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza et permettre l'entrée des matières nécessaires pour reprendre les activités agricoles.
Il a affirmé que cette situation très détériorée dans la Bande de Gaza menace le secteur de l'agriculture et la pêche.

La rencontre Netanyahu-Obama vis-à-vis d'un colonialisme très entendu

[ 06/07/2010 - 19:46 ]

Al Qods occupée - CPI
Juste avant la rencontre entre le président américain, Barack Obama et le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, le gouvernement de l'entité sionsite a annoncé son accord pour la construction de 2700 nouvelles unités coloniales.
La décision du gouvernement de l’occupation israélienne d’accentuer, il y a presque 4 mois, ses extensions coloniales dans la partie Est d’Al Qods occupée, a causé de vives tensions entre Tel Aviv et Washington.
Le premier ministre du gouvernement sioniste, Benjamin Netanyahu se rendra, ce mardi 6/7, à la Maison Blanche, pour rencontrer Barack Obama et exercer une forte pression sur le côté palestinien négociateur afin de reprendre les négociations directes avec les dirigeants du gouvernement sioniste qui profite toujours des ses situations et impose les faits accomplis sur le terrain, notamment le colonialisme et la judaïsation, en profitant de la couverture politique et diplomatique des Etats-Unis.
L’occupation israélienne avait annoncé un moratoire partiel pour le gel du colonialisme de 10 mois qui n’avait jamais été respecté, en accentuant ses expansions coloniales, jusqu’à la nouvelle approbation d’un projet comportant 2700 unités coloniales, à Al Qods occupée.
Le ministre des sciences, Daniel Hershkowitz, l’un des représentants du parti nationaliste religieux au gouvernement d'extrême droite sioniste a affirmé que toute prolongation du prétendu gel est inacceptable, en insistant sur la continuation des extensions coloniales.

Pendant le match de la demi-finale de foot...

Publié le 6-07-2010
Les télés essaient d’éviter de les montrer, mais les drapeaux palestiniens ont souvent été présents : voir ce soir (vidéo envoyée par Tahar), mais également pendant le match de l’Algérie (photos envoyées par Farid).