dimanche 3 janvier 2010

Une fatwa pour le petit Pharaon d’Egypte

Egypte - 03-01-2010
Par Youssef Girard
« Lorsque vous voyez un savant fréquenter les princes, prenez garde à lui, car c’est un voleur. » Saïd Ibn al-Moussayyib.
Ces dernières semaines, nombre d’institutions islamiques et de personnalités religieuses musulmanes se sont élevées contre le projet égyptien de construction d’un mur d’acier à la frontière entre l’Egypte et la Bande de Gaza. Long de 10 km, ce mur plonge profondément dans la terre pour tenter d’empêcher les Palestiniens de creuser les tunnels qui assurent la survie de la population de Gaza. Visant à renforcer le blocus que subit Gaza depuis juin 2007, le mur d’acier ambitionne d’enfermer totalement la population palestinienne de la Bande afin de faire plier sa volonté de résistance. Contre ce projet d’étouffement d’une population toute entière, nombreux sont ceux qui ont protesté.























Ainsi, le président de l'Union mondiale des Ouléma musulmans, Youssef al-Qaradaoui, a appelé l'Egypte à cesser la construction du mur d'acier, qualifiant cet acte « de prohibé, parce qu'il vise à fermer tous les accès à Gaza, à affamer, humilier et à faire pression sur la population palestinienne pour qu'elle se rende et se soumette aux exigences israéliennes ». « Il est vrai que l'Egypte est libre d'imposer sa souveraineté sur ses frontières, mais elle n'a pas le droit de tuer son peuple ni ses voisins en Palestine », a-t-il déclaré, ajoutant que cet acte est « inacceptable du point de vue du nationalisme arabe, de la fraternité islamique et humaine ». Selon al-Qaradaoui, « Israël veut asphyxier les Palestiniens et l'Egypte construit un autre mur, qui sert, en fin de compte les intérêts des Israéliens ». « C'est comme si l'Egypte dit aux Palestiniens : Mort à vous et vive Israël », a estimé le cheikh d’origine égyptienne, appelant « tous les amis d'Egypte » à faire pression sur elle pour qu'elle « renonce à ce crime injustifié ».

Au Liban, à l’occasion de la commémoration d’Achoura, le Secrétaire Général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, a appelé l’Egypte à cesser les travaux de construction du mur d’acier, et à lever le blocus de Gaza, indiquant que si elle persistait dans cette politique d’étouffement de Gaza, l’Egypte doit être condamnée par la nation arabe et musulmane. Hassan Nasrallah a déclaré : « nous appelons en ce jour de la gloire de l'opprimé de lever le blocus contre Gaza, quelle est donc cette nation de millions d’arabes qui regardent un million de Gazaouis vivre dans des conditions de vie insupportables, quelle est cette nation musulmane qui se contente de regarder ce qui se passe sans prononcer un mot ou sans condamner. Alors qu'aujourd’hui, on nous construit le mur d’acier et on fait couler de l’eau dans les tunnels pour anéantir ce qui reste encore de vie à Gaza; nous demandons à l’Egypte de cesser les travaux de construction du mur d’acier et de lever le blocus ou alors elle doit être condamné par tout le monde arabe car il n’est plus permis de garder son mutisme face à un tel crime ».

En Algérie, l'Association des Ouléma musulmans a dénoncé la construction du mur. Dans un communiqué publié le 12 décembre, par le journal algérien Sawt al-Ahrar, l'Association des Ouléma a condamné la tragédie et les souffrances imposées injustement aux habitants de la Bande de Gaza, en mettant en garde contre la sauvagerie sans précédent de l'occupation israélienne.

L’association fondée par le cheikh Abdelhamid Ben Badis a affirmé que le « mur d'acier égyptien vient actuellement de renforcer la tragédie et la souffrance des habitants Gazaouis ». L'association des Ouléma a appelé l’université d’al-Azhar à assumer ses responsabilités en exhortant les ouléma égyptiens à prendre les initiatives permettant de lever le blocus discriminatoire et illégal.

En réponse à ces différentes prises de positions, la Faculté d’Etudes islamiques de l’Université d’al-Azhar a émis une fatwa légitimant la construction du mur d’acier. Le communiqué officiel publié par la faculté, après l’approbation de 25 membres lors de la réunion qui s’est tenue jeudi dernier sous la présidence de Mohammed Sayyed Tantaoui, recteur d’al-Azhar, précise que « chaque Etat a le droit d’ériger sur son territoire des édifices assurant sa sécurité, ses frontières et ses droits ». Le communiqué ajoute qu’« il est du droit de l’Egypte de mettre des barrières qui préviennent les préjudices causés par les tunnels de Rafah utilisés pour la contrebande et le passage de la drogue qui sont une menace pour la stabilité et les intérêts de l’Égypte ». Enfin, al-Azhar a affirmé que ceux qui s’opposaient à la construction du mur violaient la loi islamique.

Evidement cette fatwa criminelle n’est qu’une décision de circonstance visant à légitimer la politique collaborationniste d’Hosni Moubarak. Mohammed Tantaoui et al-Azhar ne sont plus que des pantins que le pouvoir égyptien servile agite pour justifier ses errements. Tel Haman [1], le prêtre de Pharaon, Mohammed Tantaoui et al-Azhar ne font que légitimer théologiquement la politique du nouveau petit Pharaon d’Egypte, Hosni Moubrak. Mais en obéissant fidèlement aux ordres de son commanditaire, Mohammed Tantaoui a, une nouvelle fois, sali l’institution multiséculaire d’al-Azhar. Que reste-t-il de ce haut lieu de la culture islamique, si les décisions qui y sont prises ne servent qu’à légitimer la politique d’un gouvernement soumis aux intérêts de l’impérialisme et du sionisme ?
[1] Coran 28 : 5-6 et 40 : 25
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13202&type=analyse&lesujet=Collabos

Egypte: manifestations en solidarité avec Gaza se sont soldées par la violence


02/01/2010

Les manifestations en Egypte en solidarité avec Gaza se sont soldées par la violence.

Selon la chaîne de télévision iranienne, Press TV, sept personnes ont été blessées. Les manifestants, de plus de 42 nationalités, s'étaient rassemblés dans les rues du Caire, causant la fermeture relative de la capitale égyptienne.
Les manifestants scandaient des slogans: "Nous voulons entrer Gaza".


Environ 700 protestataires s'étaient assis, pendant 20 minutes, sur la terre, bloquant ainsi les rues aboutissant à un hôtel au Caire, avant que la police ne s'intervienne les disperser.

Les activistes internationaux ont annoncé que l'objectif de leur sit-in de protestation au Caire est de révéler au monde entier les maux et les souffrances de la bande de Gaza.

Le gouvernement égyptien a autorisé, mercredi 30 décembre, l'entée de seulement 86 activistes internationaux dans la bande de Gaza via le passage de Rafah, interdisant aux autres membres du convoi "la liberté de Gaza" de pénétrer la région.
Par ailleurs, des partisans européens avec la cause palestinienne, ont organisé une série de manifestations massives devant les ambassades égyptiennes, dans plusieurs villes européennes, dans le cadre de leur protestation contre les positions égyptiennes envers le sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza et la construction d'un mur d'acier sur les frontières égyptiennes avec la Bande de Gaza.
L'alliance des organisations solidaires avec le peuple palestinien en Europe, a affirmé, Vendredi, dans un communiqué que les manifestations auront lieu, en même temps, dans plusieurs capitales européennes.
Il a ajouté que ces marches visent à mettre des pressions sur les autorités égyptiennes dans le but d'ouvrir le passage de Rafah, arrêter la construction du mur d'acier qui renforce le sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza.
L'alliance a prévu la participation des milliers d'européens, ainsi que des communautés arabes et islamiques dans les sit-in et les marches.
Le communiqué a souligné que ces activités adressent des messages aux égyptiens pour montrer qu'ils ne peuvent pas empêcher toutes les voix libres au monde d'annoncer leur position envers les crimes perpétrés contre la Bande de Gaza.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=117974&language=fr

Que s’est-il passé après Gaza ?

publié le samedi 2 janvier 2010
Véronique de Keyser, députée européenne (PS) :
« Il ne s’est rien passé à Gaza. Il ne s’est rien passé. »

Il ne s’est rien passé à Gaza. Il ne s’est rien passé. C’est ce que distillait le leitmotiv lancinant de Marguerite Duras à propos d’Hiroshima. Toute tragédie qui n’est pas protégée par un bouclier historique est vulnérable à la manipulation. Il y a un an l’offensive « Plomb durci » faisait 1.417 morts d’un côté – dont 926 civils incluant près de 400 enfants – et dix soldats plus trois civils de l’autre. Et le langage politiquement correct va très vite transformer cette boucherie en une réaction disproportionnée.

Dénoncer ces faits aujourd’hui, c’est au mieux se faire taxer de propagande, au pire d’antisémitisme. Car alors que rien n’a changé depuis l’offensive militaire, ni le blocus, ni la misère, ni les destructions, ni l’économie des tunnels, ni le contrôle du Hamas sur Gaza, alors que ces morts ont été massacrés en vain, l’heure est plutôt à l’apaisement. Surtout ne pas réveiller la colère de l’immigration musulmane dans nos pays, ne pas susciter de dérapages antisémites, éviter l’ire de milieux intégristes des deux bords, surtout pas de casse. On lisse le message et on attend Obama comme on attend sœur Anne. C’est-à-dire en vain.

Il y a un an, avec quelques députés européens, je réussissais à pénétrer à Gaza pendant l’intervention militaire et à y rencontrer des responsables de l’UNRWA, l’agence onusienne aux réfugiés. Les locaux de l’UNRWA avaient été bombardés, une école qui servait de refuge à la population également et le choix de ces cibles civiles avait bouleversé le monde entier. C’est sous les bombes que nous avons quitté Gaza, emportant pour toujours les visages affolés des enfants, avec la mauvaise conscience des survivants. Libres ! Aujourd’hui encore je porte ce privilège – la liberté – comme un deuil. Et comme une responsabilité : combattre le déni. Oui, il y a eu crimes et massacre à Gaza. Et le blocus qui perdure bafoue le droit international. Mais je ne suis pas seule à traquer les assauts de l’oubli : un bouclier de vérité se met en place.

Il y a d’abord eu le rapport du Juge Goldstone. Ce magistrat sud- africain a, à la demande de l’ONU, diligenté une enquête sur l’offensive de Gaza. Il y dénonce des crimes assimilables à des crimes contre l’humanité. Si les agissements du Hamas, comme ceux du Fatah sont sévèrement critiqués dans le document, c’est le gouvernement israélien qui essuie les reproches les plus lourds. Goldstone demande que les parties nommées initient des enquêtes indépendantes sur les faits répertoriés. Israël, à ce jour, s’est borné à des enquêtes ponctuelles et militaires pour juger des actes de ses soldats. Le Fatah amorce un mouvement. Rien ne filtre encore du Hamas. C’est en février qu’on discutera à l’ONU des suites du rapport Goldstone.

En attendant, le magistrat d’origine juive est traîné dans la boue et taxé d’antisémitisme par une partie de la presse israélienne. Mais ce sont des associations des droits de l’homme tant israéliennes que palestiniennes qui surveillent le progrès des enquêtes. L’Union européenne quant à elle a recensé toutes les destructions observées par satellite, et a estimé leur coût. Le dossier est lourd mais il est inattaquable.

Autre document à marquer d’une pierre blanche : le rapport sur Jérusalem-Est établi par des diplomates de l’Union européenne. Sorti en décembre 2009, il n’a pas été adopté comme tel par le Conseil, ni rendu public, mais chacun le lit sous le manteau. C’est un réquisitoire implacable sur la politique de colonisation de Jérusalem-Est par le gouvernement israélien. Rappelons que l’Union n’a jamais accepté cette politique d’annexion. D’où la conclusion très ferme du Conseil des Affaires Étrangères de décembre 2009 : Jérusalem doit être la capitale de deux États.

Faut-il voir dans cette fermeté inattendue de l’Union européenne le retour à des fondamentaux du droit international, ou le message ultime de la présidence suédoise ?

On l’ignore mais cette fermeté transparaît également dans les déclarations sur le Moyen Orient de Cathy Ashton après sa nomination comme Haute Représentante auprès de l’Union. On sent donc enfin un frémissement politique dans l’Union européenne.

Troisième signal : celui que donnent les innombrables associations humanitaires, activistes des droits de l’homme, personnalités culturelles et politiques qui prennent la route de Gaza, quitte à se faire bloquer à Rafah par les autorités égyptiennes. Il n’y a pas de semaine, pas de mois sans ce cortège d’ambulances, de chaises roulantes, de vivres, d’instruments de musique, qui font une concurrence éclatante à l’économie trouble des tunnels et pèsent de leur poids symbolique. Nous sommes tous des emmurés, disent-ils en substance. Comme nous avons tous été des Berlinois, ou des Juifs, ou des Noirs.

Ces signes, alors que l’horizon politique est sombre, éclairent un peu le chemin. Difficile de savoir s’ils conduisent à une impasse ou à une véritable issue politique. Soutenir qu’il ne s’est rien passé à Gaza est devenu impossible depuis le rapport Goldstone. Mais constater qu’il ne s’est rien passé après Gaza serait un crime de l’impuissance dont nous serions tous comptables. L’Europe mérite mieux que cela.

29 décembre 2009, in lesoir.be
http://www.france-palestine.org/article13650.html

Netanyahou propose la tenue en Egypte d’un sommet pour la paix

publié le samedi 2 janvier 2010
Dan Williams
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a proposé que l’Egypte accueille un sommet en présence du président palestinien Mahmoud Abbas afin de relancer les pourparlers de paix, ont déclaré jeudi des responsables israéliens.

Cette offre est un nouveau signe de progrès vers une reprise des négociations, qui sont au point mort depuis l’offensive israélienne d’il y a un an sur la bande de Gaza.

Deux responsables israéliens affirment que Netanyahu a évoqué la possibilité d’un tel sommet mardi au Caire lors d’un entretien avec le président égyptien Hosni Moubarak.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès de responsables palestiniens ou égyptiens.

Mahmoud Abbas est censé rencontrer à son tour le président égyptien la semaine prochaine tandis que l’envoyé spécial du président américain Barack Obama au Proche-Orient, George Mitchell, est attendu dans la région au début de l’année 2010 pour tenter de relancer les discussions.

"L’idée israélienne d’un sommet de paix avec Abbas hébergé par l’Egypte a été proposée durant les discussions entre Netanyahu et Moubarak", a déclaré un responsable israélien à Reuters. Un autre a confirmé l’information mais aucun des deux n’a pu dire quand ce sommet pourrait avoir lieu.

Les services de Netanyahu ont refusé de commenter l’information mais, mercredi, le porte-parole du Premier ministre Mark Regev avait exprimé l’espoir de "voir reprendre les discussions avec les Palestiniens dans un avenir proche".

Nabil Abou Rdainah, conseiller de Mahmoud Abbas, avait dit pour sa part que la région allait "connaître une intense activité politique dans les deux semaines à venir".

Selon le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Abould Gheit, les propos tenus par le Netanyahou lors de sa visite au Caire laissent penser que le Premier ministre israélien "avance".

"Netanyahu a parlé de choses qui, à notre avis, vont plus loin que ce que nous entendions depuis un long moment de la part des Israéliens", a-t-il dit.

"MAIN TENDUE VERS LA PAIX", DIT ABBAS

A son retour à Jérusalem mercredi, le Premier ministre israélien a dit aux membres de son parti, le Likoud, que "le temps était venu de reprendre le processus de paix", un de ses leitmotivs depuis plusieurs semaines.

Mahmoud Abbas refuse de reprendre les discussions sans, notamment, un gel total des implantations juives dans les territoires palestiniens.

Mais jeudi, lors d’un discours pour le 45e anniversaire de la fondation de son mouvement, le Fatah, le président de l’Autorité palestinienne n’a fait qu’une référence furtive à la question des colonies et a laissé la porte ouverte à une reprise des négociations.

"Nous sommes pour le processus de paix", a-t-il dit à Ramallah. "Notre main reste tendue vers la paix, une paix juste qui met fin à l’occupation israélienne" des territoires capturés lors de la guerre des Six Jours en 1967.

Abbas a également exhorté Israël à adopter un plan de paix proposé par les Arabes, qui appelle à un retrait complet de Cisjordanie en échange d’une normalisation des relations avec le monde arabe.

Les médias israéliens, citant des sources diplomatiques américaines et palestiniennes, rapportent que Netanyahu serait prêt à négocier un retrait des forces israéliennes le long des frontières de 1967 en échange d’un accord territorial permettant à l’Etat juif de conserver certains blocs de colonies.

Lundi, provoquant la colère des Palestiniens, Israël a dévoilé un projet de construction de plus de 700 nouveaux logements dans des secteurs de Cisjordanie que l’Etat juif considère comme appartenant à Jérusalem.

Sous la pression américaine, Benjamin Netanyahu a ordonné en novembre un "gel" de dix mois des nouvelles constructions en Cisjordanie - en excluant de cette mesure des zones frontalières situées à la périphérie de Jérusalem.

Environ un demi-million d’Israéliens vivent en Cisjordanie et à Jérusalem-Est - la partie arabe de la ville sainte prise par Tsahal en 1967 - parmi 2,7 millions de Palestiniens.

publié par Yahoonews

http://fr.news.yahoo.com/4/20091231...Avec Erika Solomon et Ali Sawafta in Ramallah, version française Clément Dossin

L'artillerie de l'occupation bombarde le nord de la Bande de Gaza

[ 02/01/2010 - 10:29 ]
Jabalia - CPI

Les forces de l'occupation ont bombardé, le vendredi 1/1/2010, la région d'Abd Rabou à l'est de Jabalia, au nord de la Bande de Gaza, avec un missile sol-sol.

Des sources locales ont affirmé au centre palestinien d'information que l'artillerie de l'occupation, dans les territoires palestiniens occupés en 1948, a ciblé la région d'Abd Rabou avec un missile sol-sol.

Les sources ont souligné que les ambulances se sont dirigées vers la région pour chercher des blessés ou des victimes.

Trois raids israéliens blessent trois Palestiniens dans la Bande de Gaza

[ 02/01/2010 - 11:14 ]
Gaza - CPI

L'aviation de l'occupation israélienne a exécuté, le vendredi soir 1/1, trois raids contre plusieurs régions de la Bande de Gaza, où trois citoyens ont été différemment blessés.

Des sources médicales palestiniennes ont affirmé que l'aviation israélienne a pris en cible une région près de l'usine de jus, à l'est du quartier de Choujaïa, à l'est de Gaza.

Les sources ont souligné que des avions sionistes ont bombardé, avant minuit, une région ouverte, à l'est d'al-Qarara, à l'est de Khan Younès, au sud de la Bande de Gaza, sous prétexte de détruire des tunnels creusés par les résistants palestiniens afin d'exécuter des opérations, près de la ligne sécuritaire, selon les propos sionistes.

Il est à noter que l'occupation israélienne a multiplié, dernièrement, ses assauts criminels contre les palestiniens dans la Bande de Gaza, sous prétexte du lancement des roquettes, notamment sur la colonie de "Netivot".

L'Europe témoigne d'une série de manifestations devant les ambassades de l'Égypte

[ 02/01/2010 - 13:06 ]
Bruxelles – CPI

Des partisans et solidaires européens avec la question palestinienne organisent, le samedi 2 janvier 2010, une série de manifestations massives devant les ambassades égyptiennes, dans plusieurs villes européennes, dans le cadre de leur protestation contre les positions égyptiennes envers le sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza et la construction d'un mur d'acier sur les frontières égyptiennes avec la Bande de Gaza.

L'alliance des organisations solidaires avec le peuple palestinien en Europe, a affirmé, le vendredi 1/1/2010, dans un communiqué dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, que les manifestations vont avoir lieu, en même temps, dans plusieurs capitales européennes.

Il a ajouté que ces marches visent à mettre des pressions sur les autorités égyptiennes dans le but d'ouvrir le passage de Rafah, arrêter la construction du mur d'acier qui renforce le sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza.

L'alliance a prévu la participation des milliers d'européens, ainsi que des communautés arabes et islamiques dans les sit-in et les marches.

Le communiqué a souligné que ces activités adressent des messages aux égyptiens pour montrer qu'ils ne peuvent pas empêcher toutes les voix libres au monde d'annoncer leur position envers les crimes perpétrés contre la Bande de Gaza.

Barhoum:l'escalade sioniste, le blocus et le mur d'acier égyptien sont des pressions contre le Hamas

[ 02/01/2010 - 17:43 ]
Gaza – CPI

"L'escalade sioniste contre la Bande de Gaza affirme la continuation des agressions de l'occupation et exprime la vanité de l'occupation sous l'ombre du sévère blocus imposé contre plus d'un million et demi de Palestiniens", a affirmé le porte-parole du mouvement du Hamas, Fawzi Barhoum, en soulignant que le silence international envers ces crimes encourage l'entité sioniste d'accentuer ses agressions.

Dans une déclaration de presse spéciale avec le centre palestinien d'information, Barhoum a dit, le samedi 2/1, en commentaire à l'escalade sioniste contre Gaza, que le silence arabe et islamique, ainsi que leur faiblesse pour prendre une forte décision et finir le sévère blocus sioniste imposé contre la Bande vont encourager l'occupation de poursuivre ses agressions.

Il a insisté sur l'importance de prendre une forte décision arabe, briser le sévère blocus imposé contre Gaza et mettre fin à l'étape de silence pour reprendre les droits légaux du peuple palestinien et juger les responsables sionistes qui ont perpétré des crimes de guerre.

Barhoum a souligné que la continuation du blocus et les agressions sionistes ainsi que le mur d'acier égyptien sur les frontières avec la Bande de Gaza viennent dans le cadre d'un projet visant à frapper la Bande et presser sur le mouvement du Hamas dans le but de servir les intérêts de l'ennemi sioniste et réaliser ses buts.

La police palestinienne de Gaza, calme et sécurité, malgré la guerre dévastatrice

[ 03/01/2010 - 04:02 ]
Gaza – CPI

Les services palestiniens de sécurité, dans la bande de Gaza, étaient les plus visés par les forces israéliennes d'occupation, pendant leur guerre agressive israélienne menée contre Gaza.

Elles ont commencé leur guerre agressive en frappant tous les sièges de ces centres. Des dizaines de membres de ces centres sont tombés en martyre ou ont été blessés. Malgré toutes ces frappes, la police palestinienne a continué son travail avec une bonne volonté et une forte détermination.

La dure frappe

Le lieutenant Hassan Al-Kachif est directeur de la police du département de Rafah. Il ne cache pas que la police a reçu un très grand coup. Mais Dieu merci, nous avons commencé à quitter nos centres à partir du 20 décembre 2008. A partir de cette date, les forces israéliennes d'occupation ont bombardé des sièges vides.

Amortir la frappe

Un an après la guerre, Al-Kachef ne nie pas que la première frappe a été très grande. Mais dès que les corps des martyrs et les blessés ont été retirés, les forces de sécurité se sont organisées. Un plan de travail a été mis en place. Le contact a été établi entre tous les chefs et tous les éléments. Une semaine seulement après le début de la guerre, les policiers du département de Rafah ont mis leurs tenues officielles. Les agents de circulation ont pris leurs places. En dépit de l’aviation militaire israélienne, les policiers travaillaient, les chefs continuaient aussi leurs inspections.

Ainsi, l’ennemi n’a pas réussi à réaliser ses buts. Rien n’a changé, en dépit de cette affreuse agression. Le gouvernement palestinien est toujours en place. Il est vrai que nous avons perdu beaucoup de nos jeunes et de nos sièges, mais nous avons continué notre travail.

L’organisation

Pour sa part, le colonel Khalil Qazaatt, directeur de la police du département de Gaza, dit que la religion islamique nous a appris que notre travail ne prend pas fin dès qu’un chef meurt. Notre religion est notre force. Dès que la première frappe a été amortie, les affaires ont été reprises en main, tout a été réorganisé et une direction centrale a été mise en place.

L’effort donne ses fruits

La police travaille dans des conditions exceptionnelles. Bien que viser la police civile soit protégée par la loi internationale, les occupants israéliens ont frappé ses sièges. Des conditions exceptionnelles exigent des efforts exceptionnels. Et la direction en donne, dit Mohammed Abou Sissi, vice-directeur de la police du nord.

La police palestinienne était et reste la force du gouvernement, sur tous les niveaux : politique, social et juridique, surtout sécuritaire. La sécurité du citoyen reste le souci principal du gouvernement. Par tous ces efforts donnés, les occupants israéliens n’arrivent pas à perturber notre front intérieur, dit Abou Sissi.

Pendant et après la guerre agressive israélienne menée contre Gaza, la police a travaillé, jour et nuit, dit le colonel Mohammed Abou Zaïd, avec de la fierté dans la voix.

« Peu après la première frappe, je me suis mis au service du directeur de la police. Nous sommes descendus sur le terrain pour travailler jour et nuit et participer à résoudre les affaires directement sur le terrain », ajoute Abou Zaïd.

Il précise que le département du Centre a donné 65 martyrs parmi les policiers. Cela a laissé un manque considérable, surtout que parmi eux se trouvent un bon nombre de cadres expérimentés. Toutefois, les policiers ont tout donné pour que la vie continue. Ils marchaient à pied sur des distances incroyablement longues pour assumer leur devoir. Un défi à l’ennemi qu’ils ont réussi, admirablement.

samedi 2 janvier 2010

Blocus de Gaza: Falk appelle à des sanctions contre "Israël"


01/01/2010 Falk: Les Etats-Unis et l'Égypte sont inculpés au durcissement du blocus via du mur d'acier

Le rapporteur spécial de l'ONU chargé des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, Richard Falk, a fermement condamné la construction du mur d'acier égyptien, en coopération avec les Etats-Unis, le long de la frontière avec Gaza.

Le Centre Palestinien d'Information a rapporté que Falk a déclaré, le mercredi 30 décembre 2009, à la radio de l'ONU, que les tunnels, utilisés par les Gazaouis, pour faire passer les matières alimentaires, montrent à quel point ils étouffent.

Il a, en outre, appelé à imposer des sanctions économiques contre l'entité sioniste, qui ne comprend pas le langage diplomatique, afin de l'obliger à lever le blocus honteux et criminel, qui nuit à la vie de plus d'un million et demi de palestiniens.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=117838&language=fr

Gaza: mises en gardes au Caire contre ses violations du Droit international


01/01/2010
Des avocats américains ont appelé l'Egypte "à respecter le Droit international» et à autoriser aux deux convois de militants de soutien à la bande de Gaza d'entrer dans le secteur, conformément aux dispositions de la Convention de Genève sur les terres sous occupation.

Cette position a émané de l'Union nationale des avocats aux États-Unis, qui comprend des avocats à tendance gauche libérale. Elle exhorte le gouvernement égyptien à "respecter ses obligations conformément au droit international et à permettre un passage sûr à Gaza pour les convois "Marche de liberté pour Gaza" et "Vive la Palestine "et à assurer leur protection», selon un communiqué publié jeudi.

Selon James Elias, chef du comité «Liberté pour la Palestine» au sein de l'Union, et rapporté par l'agence "America in Arabic" "L'Egypte est confrontée au risque de violer ses engagements selon la quatrième Convention de Genève, si elle ne parvient pas à permettre à un convoi d'aide et de manifestants pour la liberté, venus en aide aux personnes assiégées dans la bande de Gaza. "

Quant à David Jespas, président de l'Union, il a souligné que «conformément au droit international, Israël et l'Égypte n'ont pas le droit d'arrêter le convoi et les manifestants, ou d'empêcher le libre passage des aides".

"Israël, en tant que puissance occupante porte la responsabilité initiale quant à la sécurité du peuple palestinien. Compte tenu de l'échec d'Israël à respecter le droit international, l'engagement de l'Égypte devient plus nécessaire ».

L'Union nationale des juristes américains, basée à New York, a déclaré que l'Egypte a été parmi les premiers signataires des Conventions de Genève en 1949, ou ceux qui ont ratifié le traité en 1952, et dont l'article 59 stipule que «si une partie ou la totalité de la population dans les terres occupés n'ont pas d'approvisionnement adéquat, il incombe à la puissance occupante d'autoriser les programmes de secours ... Toutes les parties signataires devraient également permettre le libre passage des expéditions, et d'assurer leur protection. "

Le convoi d'aide baptisé «Vive la Palestine», et dirigé par le parlementaire britannique George Galloway comprend 250 camions d'aide humanitaire, tandis que celui de " Marche pour la liberté de Gaza", comprend environ 1400 activistes internationaux venus de plus de 46 pays.

La visite de ces délégations internationales et des convois d'aide coïncide avec le premier anniversaire de l'agression israélienne sur la bande de Gaza l'an dernier, qui a duré 22 jours et causé la mort de plus de 1400 Palestiniens, et plus de 7.000 blessés, et détruit des milliers de logements et d'infrastructure dans la bande de Gaza.
(Source: Al-Khayma)
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=117881&language=fr

Les Turcs de plus en plus contre "Israël"


01/01/2010 Jamais les relations entres Israël et la Turquie n'ont été aussi envenimées. Pourtant la Turquie avait été l'un des premiers pays islamiques à avoir reconnu l'existence de cette entité. La crispation semble vouloir se poursuivre.
Depuis février 2009, l'altercation qui a éclaté entre le Premier ministre turc Recep Tayeb Erdogan et le président israélien Shimon Perez à Davos, sur fond de l'offensive israélienne meurtrière Plomb durci contre la Bande de Gaza n'est pas resté un évènement singulier. Tout au long de l'année dernière, plusieurs autres faits ont empoisonné encore plus les relations: Annulation des visites de la part de responsables turcs, annulation des autorités turques de manœuvres militaires aériennes conjointes, menaces turques de traduire l'entité sioniste en justice pour avoir manqué à remplir ses obligations d'une transaction de drones, mises en gardes turques qu'Ankara ne restera pas les mains croisées en cas d'attaque contre la bande de Gaza…

Le gouvernement turc n'a pas cessé de hausser le ton contre Israël, au mépris des mises en garde des autorités israéliennes, proférées dans la plus grande discrétion, de crainte de paraître avoir perdu un ancien allié. L'inquiétude israélienne est d'autant plus exacerbée par la volonté d'Ankara de renforcer ses relations avec les pays arabes et islamiques, dont en particulier la Syrie et L'Iran. Pis encore, les Turcs rejettent les allégations occidentales et sionistes sur des visées militaires du programme nucléaire iranien, et refusent un durcissement des sanctions.

L'écart risque donc de se creuser. D'autant plus qu'il dispose d'une assise populaire de taille: 63% des Turcs supportent la politique de leur gouvernement turc envers Israël, selon un sondage d'opinion publié jeudi. Dont 39% sont catégoriquement opposés à tout rapprochement avec Israël qui avait conclu avec la Turquie en 1999 une alliance concentrée principalement sur la coopération militaire. (l'enquête effectuée par Usak, un centre d'études politiques, sur une tranche représentative des deux mille personnes résidents dans des grandes villes turques).

Alors que ceux qui contestent la politique d'Ankara sont de l'ordre de 12%, tandis que 8% pensent qu'elle devrait adopter une politique «plus équilibrée» envers Israël.

Sur les 210 véhicules envoyés dans le convoi Liberté pour la Palestine à la bande de Gaza, pour briser le blocus, une soixantaine ont été délivrés par la Turquie. Plusieurs activistes turcs figurent aussi parmi les membres du convoi supervisé par le député britannique Georges Galloway.
Sommés par les puissances occidentales, accourues au secours d'Israël, de restaurer ces relations, les responsables turcs, dont Erdogan, affirment que leurs positions étaient en harmonie avec celles des bases populaires, qu'ils ne peuvent ignorer. Sans trop pour autant les dissuader de faire cesser leurs pressions.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=117861&language=fr

Le Caire, Erez : Manifestations contre le siège de Gaza

vendredi 1er janvier 2010 - 17h:49

Al-Jazeera

« Leur principale exigence est qu’Israël mette fin au siège de Gaza et cesse d’étouffer les Gazaouis qui vivent sous ce blocus. Ils demandent également à la communauté internationale d’intervenir.
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Passage d’Erez, au nord de la bande de Gaza
(Photo AIC)

Des militants de Gaza et de l’étranger ont organisé des manifestations de chaque côté d’un passage frontalier israélien avec le territoire palestinien, protestant contre le siège maintenu par Israël.

Des centaines de manifestants se sont rassemblées autour du passage d’Erez ce jeudi, pour dénoncer le blocus qui provoque d’immenses souffrance à ceux qui vivent dans Gaza.

Nisreen el-Shamayleh, correspondante d’Al Jazeera, se trouvait du côté israélien du passage ; elle estime à environ 600 le nombre de manifestants présents, dont beaucoup venaient des quartiers à majorité arabe de Jérusalem-Est.

« Ils représentent les Palestiniens d’Israël et d’autres organisations de la société civile arabe en Israël, il y avait aussi le soutien de quelques groupes israéliens, » indique-t-elle.

« Leur principale exigence est qu’Israël mette fin au siège de Gaza et cesse d’étouffer les Gazaouis qui vivent sous ce blocus. Ils demandent également à la communauté internationale d’intervenir. »

La bande de Gaza est sous blocus israélien depuis 2007, à la prise de pouvoir du Hamas sur le territoire.

Le passage d’Erez est la principale porte d’entrée et de sortie pour Gaza, utilisée par les malades, la presse, les diplomates et les organisations humanitaires.

Soutien international

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Manifestation au Caire
(Al-Jazeera - Ali Abunimah)

Du côté Gaza de la frontière, la manifestation a été plus lente à démarrer, mais les manifestants ont été rejoints par 86 militants de la Marche pour la liberté de Gaza et par un autre groupe international qui est entré avec de la nourriture et du ravitaillement.

La plupart des 1 300 membres de la Marche pour la liberté de Gaza se sont vu refuser l’entrée de Gaza par l’Egypte qui contrôle le passage frontalier de Rafah, au motif que les autorités égyptiennes considèrent la situation comme « sensible » dans le territoire.

Beaucoup de ceux qui sont restés en Egypte ont organisé des manifestations séparées au Caire.

Ali Abunimah, co-fondateur de The Electronic Intifada, qui manifestait au Caire, a déclaré à Al Jazeera que le groupe avait été encerclé par la police.

« J’ai parlé avec certaines personnes qui avaient été bousculées ou avaient reçu des coups de pied par la police et quelques personnes (avaient) été dessaisies de leurs appareils photos ou caméras, » dit-il.

« Je dirais qu’il y a environ 200 personnes ici. Nous avions prévu un peu plus, mais en début de journée, la police a barricadé certains des hôtels où nous étions descendus... Je ne peux vous dire combien de personnes ont été empêchées de nous rejoindre. »

Une caravane humanitaire séparée a également essayé d’arriver à Gaza par le port d’Aqaba, en Jordanie, sur la mer Rouge. Les camions de cette caravane, Viva Palestina, ont commencé à remonter de la Jordanie et à rentrer en Syrie, jeudi.

Les évènements autour de Gaza coïncident avec le premier anniversaire de la guerre dévastatrice de 2 jours d’Israël contre Gaza, guerre qui a coûté notamment la vie à 1 300 Palestiniens. 13 Israéliens ont aussi été tués (4 civils et 9 soldats, dont 4 par des tirs israéliens - ndt) dans le conflit.

1er janvier 2010 - Al Jazeera - traduction : Info-Palestine.net

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7904

Guerre de Gaza : Israël a empêché les journalistes de couvrir ces évènements importants

vendredi 1er janvier 2010 - 08h:25

Ma’an News Agency

Le directeur du bureau de presse israélien a affirmé que l’interdiction d’accès de la presse à Gaza visait à contrôler les récits sur le conflit pour des raisons politiques.
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Wael Dahdoh, chef du bureau d’Al-Jazeera, à Gaza, fut l’un des quelques journalistes présents dans la bande de Gaza pendant la guerre.
(Ma’an)


30 décembre 2009 - Au moins 375 Palestiniens avaient été tués et 1 720, blessés, gravement pour des centaines d’entre eux, au soir du quatrième jour de frappes aériennes israéliennes sur Gaza, il y a un an aujourd’hui.

A Beit Hanoun, les missiles israéliens tuèrent deux fillettes palestiniennes, deux sœurs de 4 et 11 ans, le lendemain même qu’une maman avait perdu cinq filles lors d’une frappe sur le camp de réfugiés de Jabaliya.

Les attaques, dont deux dizaines d’entre elles avaient tué plus de 20 enfants depuis le lancement de l’opération par l’armée, déclanchèrent une avalanche d’articles de presse en dépit de tous les efforts déployés par Israël pour empêcher les journalistes professionnels de couvrir la destruction de Gaza.

Pendant que le ministère des Affaires étrangères d’Israël ouvrait un centre pour la presse internationale à Sdérot, le lendemain de l’agression du 27 décembre 2008, et qu’il organisait des visites pour les membres de la presse dans la ville et dans ses environs, le pays interdisait aux journalistes étrangers de se rendre sur la zone de guerre. L’armée interdisait aussi aux journalistes d’approcher, côté israélien, à moins de deux kilomètres de l’enclave côtière palestinienne, déclarant ces secteurs, « zone militaire fermée ».

Le 30 décembre, une coalition de plusieurs centaines de journalistes, basés localement, saisit la Haute Cour de justice israélienne sur ces interdictions. « Les médias du monde sont incapables de rapporter de façon précise ce qui passe à l’intérieur de Gaza dans ces moments critiques... Malgré nos protestations, les autorités israéliennes refusent de laisser les journalistes y pénétrer... Jamais jusqu’ici, les journalistes n’ont été empêchés de faire leur travail à ce point. Nous croyons qu’il est vital que les journalistes puissent juger par eux-mêmes de la réalité dans Gaza. Israël contrôle les accès pour Gaza. Israël doit laisser les journalistes professionnels accéder à ces évènements importants. »

Dans une lettre ouverte publiée la veille, l’Association de la Presse étrangère (APE) protestait également « avec la plus grande fermeté contre l’imposition de l’armée d’une "zone militaire fermée" tout le long de la bande de Gaza en Israël. Les médias étrangers doivent avoir un accès sans limite à tous les villages et à toutes les villes en Israël sous l’attaque, et avoir la liberté de couvrir les deux côtés de la zone de conflit à un moment comme celui-là. Prétendre que ce serait "pour nous protéger" est manifestement ridicule ».

Les citoyens israéliens, dont les journalistes, étaient empêchés d’entrer dans Gaza depuis l’enlèvement en 2006 de Gilad Shalit, soldat israélien, pour des raisons de sécurité. Une journaliste, Amira Hass, fut arrêtée à deux reprises, en décembre 2008 et en mai 2009, pour être allée dans Gaza « illégalement ».

« Des inquiétudes se sont manifestées, dont la presse a fait part, suite à cette interdiction d’accès à la presse, associée aux commentaires du directeur du bureau de presse israélien qui a affirmé que l’interdiction visait à contrôler les récits sur le conflit pour des raisons politiques, » a noté le rapport définitif de la mission d’enquête des Nations unies, conduite par le juriste sud-africain Richard Goldstone, sur le conflit de Gaza.

Après la fermeture, le 5 novembre 2008, de la bande de Gaza à la presse (entre autres, car cela inclut aussi notamment les observateurs des droits de l’homme), il y eut des protestations, internationales et nationales ; l’interdiction fut levée brièvement le 4 décembre 2008 mais rétablie le jour suivant. Au début des opérations militaires dans la bande de Gaza, les officiels de la sécurité israéliens indiquèrent qu’il y aurait une interdiction totale à l’accès des médias à Gaza pendant la durée des opérations.

Le 19 novembre 2008, les responsables de nombreux groupes d’informations internationaux, dont la BBC, CNN et Reuters, protestèrent contre l’interdiction dans une lettre au président Ehud Olmert.

Le 24 décembre 2008, l’APE saisissait la Cour suprême sur l’interdiction.

Et le 31 décembre 2008, la Cour suprême rendait sa décision suite à sa saisine par l’APE, et ordonnait que le gouvernement d’Israël assure l’entrée de Gaza à 12 journalistes, à chaque fois que le passage d’Erez serait ouvert. L’armée a refusé. Le 2 janvier 2009, le tribunal modifiait sa décision, déclarant que ce serait 8 journalistes, au lieu de 12, qui pourraient entrer si le passage d’Erez ouvrait.

Le 8 janvier 2009, les autorités israéliennes permirent brièvement à la BBC et à deux chaînes israéliennes d’accompagner les forces israéliennes dans la bande de Gaza. Le 22 janvier 2009, l’accès fut ouvert à 8 journalistes, toujours en accompagnement des forces israéliennes dans Gaza. Les médias et les organisations non gouvernementales continuèrent de se plaindre du manque d’indépendance et de libre accès dans Gaza. Le même jour, le responsable de la Communication et des Informations publiques des Nations unies demandait à Israël d’assurer l’accès immédiat à la presse internationale de la bande de Gaza, insistant sur la nécessité d’une couverture « pleine et indépendante » des évènements.

30 décembre 2009 - Ma’an News Agency - traduction : JPP

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7893

"Un an après, les mêmes blessures …"

publié le vendredi 1er janvier 2010
Al Ahram Hebdo
Gaza. Les Palestiniens ont commémoré cette semaine le premier anniversaire de l’offensive israélienne. Un an après, l’enclave palestinienne est toujours en ruine et le blocus israélien est encore en vigueur.

L’offensive israélienne contre Gaza a eu lieu il y a tout juste un an. Les cicatrices palestiniennes sont toujours aussi profondes. Le bilan est bien lourd : 1 450 tués et plus de 5 500 blessés parmi les Palestiniens.

Aujourd’hui, au-delà du nombre et des statistiques, c’est toute une génération palestinienne qui est aujourd’hui fortement traumatisée par l’offensive meurtrière menée par Israël l’hiver dernier. Aujourd’hui, de nombreux quartiers de Gaza sont toujours en ruine, sans eau ni électricité. Et avec le blocus qu’Israël continue à maintenir contre Gaza et ce en dépit des protestations internationales, la reconstruction de Gaza et la reprise d’une vie normale paraissent improbables pour les Palestiniens. Dimanche dernier, le Hamas a commémoré cette guerre comme une victoire. Selon Ismaïl Haniyeh, leader du Hamas, « l’ennemi israélien a échoué dans tous ses objectifs de guerre », car le but d’Israël était d’en finir avec le Hamas et selon lui, aujourd’hui ce dernier est encore plus puissant dans l’enclave palestinienne.

Les commémorations devront donc avoir lieu du 27 décembre 2009 au 18 janvier 2010, soit autant que la durée de la guerre l’année dernière. Le but des dirigeants de Hamas est clair : « Exposer cette guerre et ses massacres qui sont sans précédent au monde entier et ce afin que les chefs de cette guerre sioniste soient jugés », a déclaré Ihab Al-Ghoussein, un porte-parole du Hamas. Et c’est précisément ce que les Palestiniens espèrent : voir les dirigeants israéliens comparaître devant la Cour pénale internationale. Le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone qui, à la demande de l’Onu, avait mené une enquête sur la guerre de Gaza il y a quelques mois, accuse le Hamas, mais surtout Israël de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Le rapport avait alors été adopté par le Conseil des droits de l’homme et par l’Assemblée générale de l’Onu, donnant un brin d’espoir aux Palestiniens et provoquant la colère de l’Etat hébreu qui rejette en bloc les accusations du rapport.

Israël, qui au cours des années tentait de se donner l’image d’une démocratie civilisée, a donc vu son image s’effondrer face a la communauté internationale. Plus encore, les dirigeants israéliens pourraient même, dans certains pays, faire l’objet d’arrestations. Comme le cas de Tzipi Livni, ex-ministre israélienne des Affaires étrangères, qui récemment a dû annuler sa visite à Londres à cause d’une demande d’arrestation lancée par des Palestiniens en Grande-Bretagne qui demandent son jugement pour crimes de guerre. Une humiliation supplémentaire contre Israël qui pourtant se borne toujours à justifier son offensive contre Gaza comme une « guerre pour la liberté » et une offensive de « légitime défense ».

Condamnations sans effet

Et pourtant, nombreuses sont les organisations des droits de l’homme qui continuent de condamner l’opération israélienne et le blocus contre Gaza. Human Rights Watch accuse Israël de maintenir ce blocus qui cause « de grands besoins humanitaires » et empêche « la reconstruction d’écoles, de maisons et d’infrastructures détruites ».

Selon le rapport de cette organisation, les destructions concernent un grand nombre de propriétés civiles, entre autres des habitations, des fermes ou des usines, qui ont été délibérément détruites par l’armée israélienne sans aucune justification militaire. Un an après l’offensive, de nombreux Palestiniens vivent encore sous des tentes dans des conditions déplorables. L’Onu dénombre 6 400 habitations détruites par l’Etat hébreu sans moyen pour les reconstruire. Le blocus est « inacceptable », a déploré le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon. « La qualité et la quantité des approvisionnements humanitaires à Gaza sont insuffisantes, la reconstruction et l’activité économique sont paralysées et la population se voit refusée les droits humains élémentaires », a-t-il ajouté, s’inquiétant du sentiment de « désespérance » qui règne à Gaza.

Des inquiétudes et des déclarations qui continuent d’être ignorées par l’Etat hébreu, ce dernier ne subissant à ce jour aucune menace de sanction par la communauté internationale.

Mais les voix internationales ne sont pas les seules à dénoncer les violations d’Israël. Au sein même de l’Etat hébreu, les défenseurs des droits de l’homme sont aussi critiques envers les politiques israéliennes vis-à-vis des Palestiniens. « Au lieu d’adresser les revendications crédibles des violations des droits de l’homme, il y a des tentatives pour discréditer la légitimité de quiconque qui tente de provoquer une prise de conscience (des violations israéliennes) », accuse Sari Bashi, directrice de Gisha, association israélienne des droits de l’homme.

Le gouvernement israélien continue donc de faire la sourde oreille face à toute accusation ou critique à son encontre. Il ne veut entendre ni les protestations palestiniennes, ni les protestations internationales et encore moins les sirènes qui vont pourtant retentir pour quelques semaines encore à Gaza, rappelant à Israël les crimes qu’il a commis et les violations qu’il continue à commettre à Gaza.

Héba Zaghloul

http://www.france-palestine.org/article13646.html

Arrestations en série de militants palestiniens en lutte contre la "clôture de sécurité" israélienne

publié le vendredi 1er janvier 2010
Benjamin Barthe
Dans les territoires occupés, la silhouette de Jamal Juma passait rarement inaperçue. Corpulent, le front dégarni et le souri re aux lèvres, ce quadragénaire, coordinateur de "Stop the wall", la campagne de protestation contre la barrière de séparation israélienne, se bagarrait sur tous les fronts.

Dans les oliveraies de Bilin ou de Nilin, deux villages qui manifestent chaque semaine contre cet ouvrage qui confisque près de 10 % des terres de Cisjordanie ; sur la place des Lions de Ramallah, haut lieu de rassemblement de la société civile palestinienne ; et d ans les consulats européens de Jérusalem-Est qu’il rappelait à leurs obligations en matière de défense des droits de l’homme.

Mais, depuis le 15 décembre, le rayon d’action de Jamal Juma s’est considérablement rétréci. Le cerveau de la résistance non violente contre le "mur de l’apartheid" ne bataille plus que devant le tribunal militaire de la Moskobiya, un centre de détention à Jérusalem-Ouest .. Arrêté par la police, il a rejoint derrière les barreaux une dizaine d’autr es activistes, engagés dans le même combat que lui, détenus le plus souvent sans la moindre charge et victimes, selon leurs défenseurs, d’une politique d’intimidation délibérée de la part des autorités israéliennes. "Israël cherche à briser ce mouvement qui marque des points dans l’opinion publique internationale, dit Magda Mughrabi, de l’association de défense des prisonniers Addameer.

Il s’agit à la fois de dissuader les gens d’aller manifester et de sabo ter le travail de sensibilisation qu’ils mènent à l’étranger." Le 22 septembre, Mohamed Othman, 34 ans, collègue de Jamal Juma au sein de Stop the wall, revenait d’ un séjour de ce type en Norvège. Il y avait rencontré la ministre des finances, Kristin Halvorsen, qui, quelques jours plus tôt, avait annoncé le retrait du fonds de pension national norvégien du capital d’Elbit, une firme d’armement israélienne. Les visites guidées de la barrière de séparation que Mohamed Othman avait organisées peu avant pour des diplomates norvégiens n’étaient pas étrangères à cette décision spectaculaire.

Mais au pont Allenby, point de passage entre la Jordanie et la Cisjordanie occupée, le jeune lobbyiste est interpellé par la police israélienn e. Depuis cette date, il végète en prison sans que le procureur militai re ait prononcé la moindre inculpation. "Les autorités évoquent une vague rencontre à Amman avec un supposé membre du Hezbollah, dit son avoc at Mahmoud Hassan. Tout cela ne vaut rien. C’est une façon de délégitimer la résistan ce non violente et de dissimuler le fait qu’il s’agit d’un emprisonnement politique."

Dans une tribune publiée sur le site d’information améri cain Huffington Post, Jamal Juma avait raconté comment Mohamed Othman avait été mis en garde, peu avant son interpellation, par un soldat à un check-point : ""Nous allons t’arrêter", lui avait-il dit. "Mais c’est un peu difficile avec toi, car tu te contentes de parler"." Au mois de juin, un autre "parleur", Mohamed Khattib, instigateur des manifestations de Bilin, avait été incarcéré penda nt deux semaines. Il revenait alors d’un voyage à Montréal, où il ava it appuyé une demande de poursuites judiciaires contre deux entreprises de BTP, enregistrées sur le sol canadien et impliquées dans la construction de colonies sur la terre de Bilin.

A son procès, il éta it apparu que l’accusation de jet de pierres portée contre lui était factice, dans la mesure où il n’était pas présent le jour de la supposée infraction. Mohamed Srour, son homologue du village de Nili n, a reçu un traitement équivalent. Il a été arrêté pendant trois jours, fin juillet, de retour de Genève où il avait déposé devant la commission d’enquête sur la guerre de Gaza, dirigée par le juge sud-africain Richard Goldstone. C’est au mois de décembre que le rythme des interpellations s’est accéléré. Cinq surviennent d’un seul coup à Naplouse, visant des militants associatifs. Le 10 de ce mois, peu avant Jamal Juma, c’est Abdallah Abu Rahma, autre pilier des cortèges de Bilin, qui est embarqué par l’ar mée israélienne. Parmi les charges retenues contre lui, outre le "jet de pierres" et le "jet de ballons remplis d’excréments de poulet" (sic), figure "la possession d’armes israéliennes usagées".

Lesdites armes sont les reliques des grenades assourdissantes et lacrymogènes, tirées par les soldats contre les villageois, puis ramassées par ceux-là et exposées en guise de témoignage de la violence exercée contre eux. A l’idée qu’il s’agit là d’un délit, Gaby Lasky, l’avocate d’Abou Rahma, réprime un fou rire : "Et c’est quoi la prochaine étap e ? Faire payer aux manifestants le prix des balles qui sont tirées sur eux ?"

Article paru dans l’édition du 31.12.09

http://www.france-palestine.org/article13645.html

vendredi 1 janvier 2010

Résistance : "Le peuple de Gaza n'acceptera de mourir ni affamé ni asphyxié"

Palestine - 31-12-2009
Par Al Manar
Les comités de la résistance populaire ont indiqué que le soldat israélien capturé Gilad Shalit resterait dans "les mains de la résistance jusqu'à ce que l'ennemi respecte les revendications des brigades palestiniennes sans tergiversation ni atermoiement".





















Le Père Noël à Gaza, ou l'humour percutant des Palestiniens


Dans un communiqué publié pour célébrer un an de la guerre israélienne contre la bande de Gaza début 2009, les Comités de la Résistance Populaire ont déclaré : "La résistance à Gaza et en Cisjordanie demeure un cauchemar qui hante tous les rêves de l'ennemi criminel qui œuvre sur l'usurpation de nos terres, et la judaïsation de notre sainte AlQods."

S'adressant au monde arabo-islamique, le texte estime non sans amertume que celui-ci se trouve embarrassé par le peuple palestinien à cause de sa ténacité. "Ni il ne succombe, de sorte qu'on lui dédie la prière du mort et qu'on verse des larmes mensongères sur lui. Ni il ne se brise, de sorte que les médiations de la trahison interviennent pour lui imposer leurs conditions de la capitulation sur sa glorieuse résistance" ; Et de conclure : "Ces sacrifices sont le tribut de la victoire et de la liberté".

S'agissant du mur d'acier construit par l'Egypte, les comités de la résistance populaire l'ont qualifié "d'agression flagrante sur la vie des Palestiniens à Gaza", expliquant que c'est un moyen "pour les asphyxier, renforcer le blocus sur eux et empoisonner leur eau potable souterraine".

"Le peuple de Gaza n'acceptera de mourir ni affamé ni asphyxié", ont-ils prévenu.

Pour leur part, les brigades AlQassam, branche armée du Hamas, se sont dit prêtes à faire face à toute éventuelle agression israélienne sur la Bande de Gaza, soulignant qu'elles développent leurs capacités militaires selon les méthodes et les armes de l'occupation israélienne.

Le porte-parole des brigades Abou Obeida a démenti qu'il y ait une trêve avec l'occupation israélienne, réitérant le droit de la résistance de posséder des armes pour repousser toute attaque israélienne.

Sur le terrain, les brigades des martyrs d'Al Aqsa, branche armée du Fatah, ont revendiqué le tir d'une roquette sophistiquée baptisée Aqsa, sur un bloc de colonies de Kissoufim à l'est de la bande de Gaza.

"Cette opération entre dans le cadre de la riposte aux crimes de l'armée de l'occupation qui a tué trois membres des brigades à Naplouse", ont-elles indiqué dans un communiqué.

Pendant ce temps, l'armée de l'occupation israélienne poursuit les arrestations de jeunes palestiniens en Cisjordanie occupée. Le nombre des détenus a atteint les vingt ces deux derniers jours, et leur âge varie entre 19 et 24 ans.
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13185&type=communique&lesujet=R%E9sistances

Un an après l’agression, la résistance est nécessaire pour briser le siège contre Gaza

Palestine - 01-01-2010

Par Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP)

La résistance et la ténacité du peuple de Gaza restent puissantes et fortes un an après la guerre criminelle et l’agression israéliennes contre Gaza, a déclaré le Front Populaire de Libération de la Palestine le 26 décembre 2009 dans une déclaration marquant le premier anniversaire de l’assaut. Les massacres de l’occupation ont coûté la vie à près de 1500 Palestiniens et blessé et déplacé des dizaines de milliers de personnes, détruisant des dizaines de milliers de maisons qui attendent encore la reconstruction aujourd’hui.



































"Un an après le massacre de Gaza... nous luttons, nous survivons, nous RESISTONS ! "


Le Front a déclaré qu‘ « il est clair pour tous, mois après mois, année après année, que les mots des États-Unis au sujet de ‘paix’ et ‘tentatives de négociations’ ne sont rien de plus que des belles paroles vides de sens, de fausses promesses, et tentatives bon marché de la corruption de notre peuple tant que l’occupation vole notre terre, viole nos droits, massacre notre peuple. Dans le même temps, le bruit du soi-disant processus de ‘paix’ cache uniquement les crimes de l’occupant et constitue un mécanisme de l’occupation sioniste et son allié stratégique Washington pour bloquer nos efforts internes palestiniens pour mettre fin à la division, restaurer l’unité nationale, et faire respecter nos droits nationaux », a déclaré le Front.

La déclaration a continué en disant que les dirigeants de la machine de guerre d’occupation ont cru qu’ils pouvaient gagner la sécurité et la victoire politique et briser la volonté de notre peuple et sa fermeté et résistance, et notre engagement envers nos droits nationaux à travers un affichage massif de massacres et la barbarie. Cependant, en réalité, ils n’ont acquis aucune victoire politique et aucune soi-disant sécurité, et leurs tentatives de déloger la résistance du Liban et de Palestine ont lamentablement échoué.

La déclaration du Front a également déclaré que le massacre de Gaza a démontré clairement aux yeux du monde le mensonge absolu de toute réclamation sioniste d’« l’éthique militaire » ou de « démocratie », comme ils ont utilisé des armes interdites au niveau international, dont le phosphore blanc, qui a fait pleuvoir la destruction et la dévastation sur Gaza, en faisant remarquer que les peuples du monde ont réagi avec horreur à l’état d’occupation et se sont solidarisés avec notre peuple palestinien, de même que la communauté internationale officielle est restée silencieuse et complice.

Il a noté que le rapport de Nations Unies officiel de Juge Goldstone enquêtant sur les crimes de guerre d’occupation à Gaza à mis à nu les crimes de l’occupation, demandant à la communauté internationale et aux Nations Unies d’arrêter les criminels de guerre d’occupation et de remplir leurs responsabilités politiques légales, et responsabilités morales.

La déclaration du Front a également salué le peuple arabe et les forces internationales progressistes dans le monde, en exprimant fierté et reconnaissance pour leur solidarité suivie et pour leur force qui continue de défier tous les ennemis de la Palestine pour soutenir les droits de notre peuple.

Le Camarade Dr Maher Taher, membre du Bureau politique du FPLP et le dirigeant de sa branche en exil, a déclaré en outre que la résistance est une nécessité pour briser le siège de Gaza, en disant que les critiques des droits de l’homme et des projets humanitaires sont importantes, mais insuffisantes par elles-mêmes, pour briser le siège.

Le Camarade Taher a dit que les rapports des organisations internationales des droits de l’homme sont importants, en confirmant et en documentant les crimes les plus graves commis sous les yeux et les oreilles du monde. Il a noté que les gouvernements arabes et la communauté internationale officielle sont silencieux et complice de la souffrance sous le siège des 1,5 million de Palestiniens de Gaza, mais les forces, groupes et institutions d’opinion ont constamment appelé à une action, du rapport Goldstone, aux organisations internationales des droits de l’homme, à la mobilisation populaire de solidarité massive dans le monde.

Il a dénoncé la complicité des régimes arabes avec le siège de Gaza, en disant que leur silence sur les crimes israéliens leur permet de continuer. Il a noté également que le siège n’est pas simplement une question humanitaire c’est un crime contre l’humanité et il touche les enfants, les vieillards et les malades, et le siège sur le peuple palestinien est aussi un siège politique.

Le Camarade Taher a déclaré que « l’ennemi israélien veut que le peuple palestinien brandisse le drapeau de la capitulation, abandonne la résistance, et accepte les termes et conditions des Etats-Unis et du sionisme, mais le peuple palestinien, malgré tout, continue à lutter, à refuser de se rendre et continuera à hisser l’étendard de la résistance, quelles que soient les circonstances ».

Les déclarations des résistants du FPLP en français sur le site Futur Rouge.
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13196&type=analyse&lesujet=R%E9sistances

"Le faucheur de têtes palestiniennes reçoit des épées des rois arabes"


31/12/2009 En "Israël", tous sont unanimes pour apprécier les criminels de guerre. Même les médias, qui doivent en principe, et selon l'éthique du métier, dénoncer tout acte enfreignant aux droits de l'homme, ne cachent pas leur appréciation aux figures sanguinaires de leur entité!

En effet, la deuxième chaine israélienne a choisi le chef du service des renseignements central (le Mossad) le général Meïr Dagane en tant que "personnalité de l'année".

Ce qui est frappant n'est pas le choix de cette personnalité, mais les raisons présentées par la deuxième chaine pour le justifier. "Il est connu pour la décapitation des Palestiniens en utilisant un couteau japonais, en effet, il est né avec un poignard entre les dents", selon elle.

Son ami, le général à la retraite Youssi ben Hanan a témoigné de l'insistance de Dagan à tuer "personnellement les Palestiniens après leur capitulation. Ses amis appréciaient ce côté de sa personnalité".

Cette personne sanguinaire qui a accédé aux postes les plus élevés, a présidé les services des renseignements en 2002 et occupe toujours ce poste après maintes prorogations. On lui attribue le meurtre d'un nombre de dirigeants de la résistance palestinienne et libanaise tout au long de sa carrière militaire.

Sur un autre plan, Dagan se dit fier "de son amitié avec plusieurs personnalités et rois arabes", et il se vante des cadeaux arabes qu'il reçoit de ces responsables, dont la plupart sont "des épées incrustées d'or et de pierres précieuses", toujours selon la deuxième chaine télévisée israélienne.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=117690&language=fr

Gaza: des militants d'ONG frappés par la police au Caire


31/12/2009 Des policiers égyptiens s'en sont pris, ce jeudi, au Caire à coups de pied et de poing à des militants d'ONG internationales venus participer à une "marche de liberté pour Gaza", c'est ce qu'ont affirmé les organisateurs.

"Des membres de la marche de liberté pour Gaza sont retenus de force dans des hôtels autour (du Caire) ou contraints par la violence à pénétrer" dans des sortes d'enclos érigés à l'aide de barricades place Tahrir, dans le centre de la capitale, par la police égyptienne et d'autres forces de sécurité, ont-ils dit dans un communiqué.

Des heurts ont éclaté entre la police et les manifestants. "Des femmes ont reçu des coups de pied, ont été traînées à terre et poussées dans des enclos", ont indiqué les organisateurs, faisant état "d'au moins un cas de côtes cassées" tandis que de nombreux "manifestants se sont retrouvés ensanglantés".

Au moins 200 militants se sont rassemblés jeudi dans le centre-ville, devant le Musée du Caire, dans le cadre d'une semaine de manifestations organisées pour protester contre le refus de l'Egypte de laisser entrer 1.300 participants à la "marche de liberté" dans la bande de Gaza à l'occasion du premier anniversaire de la guerre israélienne contre l'enclave.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=117728&language=fr

Un État, un peuple et un espoir

jeudi 31 décembre 2009 - 09h:07

Mohamed Belaali - Le Grand Soir

Trois cent soixante-cinq jours sont passés et la tragédie est encore dans toutes les mémoires. Le responsable ? Un État, mais un État qui ne ressemble à aucun autre. Un État fondé sur une immense injustice. Face à lui, un peuple qui subit chaque jour les pires persécutions et les pires humiliations mais qui est toujours debout.
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Il s’agit d’un État au-dessus de toutes les lois.
Un État qui tue froidement hommes et femmes, enfants et vieillards, filles et garçons.
Un État qui viole tous les jours le droit international et toutes les résolutions de l’ONU.
Un État où le racisme est érigé en institution.
Un État qui défie tous les peuples et tous les autres États du monde.
Un État dirigé par un gouvernement d’extrémistes et de fanatiques.
Un État qui au nom du droit à l’existence d’un peuple est déterminé à exterminer un autre peuple.
Un État qui dresse un mur de quelques 700 Kilomètres de longueur et de plusieurs mètres de hauteur et fait construire par, gouvernement interposé, un autre mur souterrain entièrement en acier de 20 à 30 mètres de profondeur pour assiéger et étouffer toute une population.
Un État qui sème des check-points un peu partout pour briser tout mouvement libre de l’autre peuple.
Un État qui fait inlassablement la guerre au nom de la paix.
Un État qui capture les enfants et les rend la nuit à leur famille le corps recousu du menton à l’abdomen et vidé de ses organes vitaux.
Un État qui bombarde sans scrupules écoles, hôpitaux, ambulances, maisons d’habitation et lieux de culte.
Un État qui pratique des crimes de guerre en toute impunité.
Un État sans véritable opposition interne ni réelle pression externe.

Face à cet État oppresseur, se dresse un peuple opprimé.
Un peuple qui a été arraché à sa terre comme on a arraché ses vignes, ses oliviers, ses citronniers et ses orangers.
Un peuple dont on a effacé jusqu’aux noms de ses villages détruits et sur leurs ruines on a élevé kibboutz et colonies.
Un peuple qui, transformé en exilé et en réfugié, est réduit à errer à travers le monde et à survivre dans des camps de concentration sous des tentes.
Un peuple qui continue à payer de son sang et de sa chaire la complaisance, l’hypocrisie et la lâcheté de ce que l’on appelle encore la communauté internationale.
Un peuple dont le nom évoque irrésistiblement les massacres les plus cruels et les plus horribles qu’aient connu le XX et ce début du XXI siècle.

Mais aujourd’hui à l’intérieur même de cet État, quelques bourgeons ici et là éclatent. Ils fleurirons peut-être demain sur l’ensemble de cette terre martyre. Ouvriers solidaires, soldats désobéissants, religieux ouverts, pacifistes humanistes, journalistes, intellectuels et universitaires courageux s’opposent de toute leur énergie à la barbarie de leur propre État.

De son côté, la résistance, comme ces petites fleurs sauvages qui traversent les murs les plus solides, ira rejoindre celle, encore embryonnaire, de ces hommes et de ces femmes admirables qui refusent et rejettent avec courage ce monstre/ État qui se place au-dessus de tout.

De leur lutte commune naîtra un autre État et un autre peuple formé des deux peuples qui, auparavant, s’opposaient et s’entretuaient. Ils démentiront et remplaceront par leur existence même le mensonge qui a fait couler trop de sang :« une terre sans peuple pour un peuple sans terre ».

Ensemble, ils mettront un terme à des décennies de drames, de souffrances et de malheurs.

Mais le chemin à parcourir est encore long, très long. Des morts viendront s’ajouter à d’autres morts. Des tragédies succéderont à d’autres tragédies.

Cependant cet État très singulier et très puissant n’est pas invincible ; car élevé sur les cadavres et les terres d’un autre peuple.

Les puissances qui l’ont porté à bout de bras des décennies durant ne sont plus aujourd’hui les maîtres absolus du monde. D’autres États contestent de plus en plus ouvertement cet État devenu anachronique.

Cet État n’a plus en face de lui comme avant des armées régulières qu’il peut vaincre en quelques jours, mais des hommes et des femmes armés qui sont partout et nulle part qui le harcèlent en permanence. Incapable de leur venir à bout, il retourne alors sa puissance de feu démesurée contre des civils innocents.

Des citoyens de plus en plus nombreux, de toutes nationalités, de toutes professions et de toutes confessions, boycottent les activités économiques et culturelles de ce régime d’apartheid. C’est un phénomène ancien dans son principe mais nouveau par son ampleur. Il se nourrit de la résistance armée en même temps qu’il la consolide.

Des fissures fines et minuscules encore apparaissent sur le visage hideux de ce monstre/État. Il faut les élargir pour que cette terre tant aimée et tant disputée devienne ce qu’elle a toujours été, une terre de paix.

Les murs tomberont et le soleil pourra alors « passer sans que les soldats lui tirent dessus » comme le disait le poète Salim Jabrane.

31 décembre 2009 - Le Grand Soir

Les Marcheurs rejettent la mauvaise offre du gouvernement égyptien

jeudi 31 décembre 2009 - 09h:15

Leïla Shahshahani

De Grenoble à Gaza
27 décembre 2009 - 2 janvier 2010

Par : Leïla Shahshahani (journaliste à Grenoble, spécialisée sur la montagne, et curieuse de tout le reste sur son temps libre).


Les Marcheurs rejettent la mauvaise offre du gouvernement égyptien

Le Caire, 30 décembre 2009

Très tôt ce matin, la rumeur a commencé à circuler de duvet en duvet selon laquelle 100 personnes de la Gaza Freedom March allaient embarquer dans un bud en direction de Rafah, après en avoir reçu l’autorisation de la part des autorités égyptiennes. L’étonnement était d’autant plus grand que personne ici n’était au courant du deal en question.

Dans la matinée, lors d’une réunion collective de notre groupe, nous avons appris que les autorités égyptiennes avaient fait cette proposition hier soir aux coordinateurs de l’ONG Code Pink, à l’origine de l’initiative de la Marche pour Gaza. Ils disposaient d’un temps minime pour contacter les coordinateurs de toutes les autres délégations internationales représentant la Marche et présentes au Caire, censées donner leur réponse quasi immédiatement. Notre groupe de 300 français se voyait généreusement offrir une place dans les bus (logique vu notre faible cote de popularité auprès des autorités égyptiennes). Quant à la délégation des 100 personnes retenues, elle devait renoncer à son nom de Gaza Freedom pour "Code Pink".

Les délégations ont imédiatement répondu négativement à cette offre visant à diviser les Marcheurs et à permettre à Moubarak et son gouvernement de sauver la face en proclamant que participants à la Marche avait obtenu gain de cause ! Les responsables de la Marche vivant sur place à Gaza ont d’ailleurs demandé aux marcheurs de ne pas céder à cette offre, n’ayant que faire d’une énième délégation venant leur rendre visite. L’objectif de la Gaza Freedom March est de demander la levée du blocus imposé aux habitants de Gaza, pas de permettre au gouvernement égyptien de laisser croire à sa "générosité" en autorisant une pincée de Marcheurs à se rendre sur place.

Au petit matin, une quarantaine d’Américains mécontents de la décision prise par leurs coordinateurs sont montés à bord des bus en partance pour décourager les personnes retenues de partir. Sur 100 personnes, 60 environ ont entendu leurs arguments et décidé de descendre du bus. Au final, un bus est parti avec une quarantaine de personnes mais à titre individuel. En effet, l’ONG Code Pink a présenté ses excuse ce matin aux autres délégations internationales, estimant qu’elle avait fait une erreur en acceptant cette offre dans la précipitation. Un de ses représentants a pris la parole lors de notre réunion de ce matin pour nous annoncer que Code Pink avait rejeté l’offre et restait soudée à l’ensemble des participants à la Marche.

Alors que les espoirs d’entrer dans Gaza se sont envolés, vu le peu de temps restant aux Marcheurs, l’envie de poursuivre les actions jusqu’au dernier moment est intacte. Aujourd’hui, un drapeau palestinien a été déployé sur la grande Pyramide de Kheops, et une vingtaine de marcheurs ont couru un "mini marathon" dans les rues du Caire portant tous le T-shirt vert "Palestine Vaincra" (recto, "Boycott Israël" (verso).

D’autres actions sont prévues mais ne peuvent être annoncées à l’avance, afin de ne pas compromettre leur chance de réussite, les Marcheurs étant tous surveillés de près.


La proposition des autorités égyptiennes

Mardi 29 décembre 2009

Mis en ligne par un ami en France :

"Selon plusieurs sources au Caire, Mme Susanne Mubarak, femme du président égyptien Mubarak et responsable du Croissant Rouge égyptien, devrait autoriser demain mercredi le départ de 100 personnes vers Gaza, officiellement pour délivrer une aide humanitaire. Deux bus seraient en effet affrétés par le Croissant Rouge et les 100 personnes seraient issues des différentes délégations présentes parmi les 1400 participants à la Marche pour Gaza actuellement bloqués au Caire. Nous ignorons à cette heure si des personnes du groupe de Leïla pourront/souhaiteront se joindre à ce convoi, et si cette première porte entrouverte est le signe d’une ouverture plus importante pour la Marche. La visite de Benyamin Netanyahu ce mardi au Caire était peut-être un frein pour les autorités égyptiennes. Ce rendez-vous s’étant visiblement déroulé d’une manière cordiale, on pourrait espérer que Hosni Mubarak -ou son épouse, histoire de ne pas perdre totalement la face- puisse débloquer rapidement la situation.

Maj (mercredi 9h30) : Selon un article publié ce matin par Sayed Dhansay, l’un des participants à la Marche, d’origine sud-africaine, les délégations française, suédoise, sud-africaine, canadienne ont refusé d’envoyer des représentants et continuent de réclamer l’accès à Gaza pour la totalité des participants à la Marche pour Gaza (Gaza Freedom March, GFM)."

Quelques sources :

http://lauraontheleftcoast.blogspot...
http://codepink4peace.org/blog/2009...

Par Leïla Shahshahani


Les Egyptiens pour la marche protestent contre leur président

Textos reçus ce 29 décembre à 20h30 de Leïla :

"A 18h ce soir plus de 300 Egyptiens et internationaux se sont rassemblés sur les marches de la Maison de la Presse à l’appel du "comité des libertés", composé notamment de journalistes. Nous nous y sommes rendus à trois pour y représenter les marcheurs français. Pendant une heure et demie, la foule a scandé des slogans lancés par les Egyptiens : "Vive la Palestine, à bas Moubarak", "Non au mur de la honte" (construit par l’Egypte à sa frontière avec la bande de Gaza)", "Boycott Israël", "Notre gouvernement interdit la marche c’est une grande trahison !".

La sénatrice des verts, Alima Boumédienne, présente ce soir, a exprimé le soutien du peuple français aux Palestiniens et demandé qu’Israël soit condammé pour crime de guerre. Nous avons retrouvé un journaliste égyptien qui a campé 24h avec nous et s’est fait arrêté quelques heures par la police hier à cause d’un article publié sur notre action. Un important cordon de policiers encadrait les manifestants sans intervenir, sans doute à cause de la présence de nombreux internationaux et médias. Après cette escapade nous voilà de retour à notre trottoir baptisé Giza strip (le nom du quartier), en référence à la Gaza strip (bande de Gaza)".

Mis en ligne par Cécile Eichinger.

Par Leïla Shahshahani


Le siège des marcheurs pour Gaza tient bon

Appel de Leïla cet après-midi à 16h :

"Nous nous apprêtons à entamer notre 3ème nuit sur le trottoir devant l’ambassade de France au Caire, toujours cernés par des centaines de policiers égyptiens. Hier soir, l’ambassade de France a adopté une ligne plus dure. Plus d’autorisation de brancher nos portables, barrière devant les toilettes interdisant de s’asseoir sur les marches, toujours un seul WC pour tous, tout cela pour raison invoquée de sécurité... La colère des marcheurs a débordé ce matin après que l’ambassade de France ait décidé cette nuit de n’autoriser les toilettes qu’aux personnes munies d’un passeport français ainsi qu’à tous les étrangers solidaires à nos côtés. Une personne avec une carte de séjour française s’est vu refuser l’entrée... Cette goutte d’eau a fait déborder le vase. Après vives protestations, nous avons obtenu l’assurance que quatre toilettes mobiles seront installées sur le trottoir. Une bien maigre victoire par rapport à notre objectif de départ mais indispensable à la poursuite du mouvement.

On nous dit à l’Ambassade qu’on devrait s’estimer heureux que celle-ci interfère auprès des autorités égyptiennes pour qu’elles n’usent pas de violence, c’est le comble ! Nous ne sommes pas venus camper volontairement sur ce trottoir pour y passer nos vacances. Nous y avions rendez-vous avec les bus (rendez-vous officiel le 27 décembre, connu des autorités) qui ne sont jamais venus.

Sommes-nous coupables de vouloir exprimer pacifiquement notre solidarité aux 1,5 millions de Gazaouis asphyxiés et oubliés de la communauté internationale ?

On nous dit aussi à l’ambassade que l’Egypte n’est pas un pays de droit. Dans ce cas, pourquoi la France y a t-elle un ambassadeur ?

Ce matin, nous avons décoré notre périmètre de banderoles pointant la responsabilité d’Israël, de l’Egypte mais aussi la complicité de la France... entre autres.

Nous sommes maintenant rejoints par de plus en plus d’internationaux solidaires. Cet après-midi nous avons obtenu un assouplissement des conditions d’entrée et de sortie sur notre bande de trottoir.

Malgré l’épuisement, notre motivation est plus forte que jamais".

Mis en ligne par Cécile Eichinger.

Par Leïla Shahshahani

30 décembre 2009 - Cet article peut être consulté ici :
http://degrenobleagaza.over-blog.com