samedi 2 août 2014

Les forces armées occupantes se retirent de plusieurs zones sur les frontières de la Bande de Gaza

Les forces armées de l'occupant israélien se sont retirées, le samedi après-midi 2/8, de certaines zones dans lesquelles elles se sont déplacées il y a deux semaines avec le début de l'opération terrestre sur les côtés est et nord de la Bande de Gaza.
Des sources locales et des témoins oculaires ont déclaré que les forces armées occupantes qui ont envahi l'est de khan Younès dans le sud de la Bande de Gaza, l'est du village de Johr Dick dans le centre du secteur, l'est de la ville de Gaza et Beit Lahia ont commencé cet après-midi à se retirer significativement de ces régions.
Elles ont ajouté que les forces armées occupantes se sont retirées de l'est de Khan Younès et Johr Dick vers la clôture frontalière. Elles se sont aussi retirées de l'est et du nord de Gaza.
Les sources ont souligné que ces forces se trouvent toujours dans les régions envahies à l'est de Rafah dans le sud du secteur.
De son côté, la radio publique hébreu a déclaré que plusieurs signes indiquent l'approche de la fin de l'opération terrestre sioniste dans la Bande de Gaza.
La radio a aussi annoncé, selon les déclarations d'une source militaire israélienne, que la destruction des tunnels dans la Bande de Gaza est presque finie et que ceci sera probablement annoncé dans un jour ou deux jours.

Les installations de l'ONU, cibles récurrentes de l'armée israélienne

« Rien ni personne n'est en sécurité à Gaza. » Dans son rapport du mercredi 30 juillet, l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA) dresse un bilan très sombre du sort réservé par l'armée israélienne à ses installations, dont beaucoup sont censées constituer des refuges pour la population palestinienne. 

Selon cette agence de l'ONU, qui précise dans son communiqué que les conditions de guerre rendent difficiles certaines vérifications sur le terrain, « 101 installations ont été endommagées depuis le 1er juin 2014, dont plusieurs à de multiples reprises ».

Un chiffre important, sachant que l'UNRWA dispose de 245 écoles dans la bande de Gaza, dont 85 servent de refuge en cas d'opération militaire israélienne, et bénéficient normalement d'un droit d'inviolabilité. L'agence des Nations unies a d'ailleurs annoncé avoir atteint un « point de rupture », avec au moins 200 000 Palestiniens réfugiés dans ses locaux.
C'est surtout le sort des écoles qui a provoqué la colère de la communauté internationale. Jeudi 31 juillet au matin, une septième école a été touchée par un bombardement censé viser la mosquée voisine. L'attentat a fait quinze blessés.
Deux attaques particulièrement meurtrières ont visé des écoles de l'UNRWA et provoqué la colère des Nations unies :
  • Ecole élémentaire de Jabaliya
Le 30 juillet, au moins 16 personnes ont été tuées dans l'attaque d'une école élémentaire à Jabaliya, où s'étaient réfugiées plus de 3 300 personnes. L'UNRWA a vivement critiqué Israël, tenu pour responsable et auteur d'une « violation grave du droit international ».
Selon l'agence, au moins trois impacts ont été relevés dans l'enceinte de l'école, bien que les coordonnées géographiques du bâtiment aient été transmises 17 fois à l'armée israélienne afin d'assurer sa protection. « Le dernier signalement a eu lieu quelques heures avant l'attaque fatale », précise l'agence.
  • Ecole de Beit Hanoun
Le 24 juillet, une école élementaire de l'UNRWA située à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza, avait déjà été attaquée alors qu'une centaine de personnes étaient réfugiées à l'intérieur. L'ONU a déploré au moins 16 morts, dont certains de ses employés. Là encore, l'emplacement de l'école avait été signalé à douze reprises à l'armée israélienne.
L'Office a par ailleurs révélé à trois reprises depuis le début de l'opération militaire avoir découvert des roquettes cachées dans des écoles vides et a fermement condamné les militants palestiniens à l'origine de ces agissements. Israël a d'ailleurs justifié ces attaques en accusant l'UNRWA de protéger les combattants du Hamas. Dans le cas de l'attaque de l'école de Jabaliya, l'armée israélienne a même soupçonné le Hamas d'être à l'origine des tirs meurtriers.

Israël tue même les prématurés

Un missile de la plus lâche des armées du monde, celle qui attaque les civils car elle ne risque rien, vu l’absence de défense anti-aérienne, a visé et détruit la maison de Shaïma al-Cheikh Qanane, à Deir al-Balah, dans le centre du territoire de Gaza, ce vendredi 25 juillet 2014,  à 3 heures du matin. Pourquoi ? Comme ça, car il y a trop de Palestiniens, alors il faut en tuer de temps en temps. Une grande victoire militaire, qui honore Israël, la seule démocratie de la région.
Le médecin de l’hôpital de ce camp de réfugiés explique : « Son corps a été amené après un bombardement à 3 heures du matin vendredi. Nous avons essayé de la réanimer, mais elle était morte sur le trajet de l’hôpital. Nous avons ensuite remarqué un mouvement au niveau de son estomac et nous avons constaté qu’elle était enceinte. Elle l’était de 36 semaines ». Ils ont alors pratiqué une césarienne, et est née une fille, à laquelle a été donné le prénom de Shaïma,  comme sa mère. Sa grand-mère, Mirfat Qanana, déchirée par la violence sioniste, a été admirable : « Dieu l’a protégée. Ma fille est morte, mais j’ai une nouvelle fille. Elle m’appellera maman, comme le faisait sa mère ».
Shaïma, elle a été transférée à l’hôpital de Khan Younès, sous assistance respiratoire. Hier, après six jours, Shaïma est morte.
Nous, nous n’avons pas droit à la vengeance, et pour ce soir, il ne nous reste qu’à pleurer avec Mirfat Qanana.
Mais nous savons, nous, où se trouve la civilisation.

Gaza: l’Afrique a perdu son âme

Face à la crise au Proche-Orient, les gouvernements africains ne savent où donner de la tête. Si l’Union africaine s’est empressée de condamner « l’agression d’Israël contre le peuple palestinien », à titre individuel, les Etats membres ont choisi de suivre chacun sa voie…
En Afrique, la diplomatie est généralement une affaire – bien assumée – de ventre. D’abord, les nécessités du ventre – autrement dit, le besoin d’aide pour nourrir le développement; ensuite, la danse du ventre, pour séduire les généreux donateurs.
Dans la sphère francophone, le cas qui fait le plus sourire les diplomates est celui du Sénégal, pays disposant d’une diplomatie généralement active et… lucrative.
On se souvient que dans les années 1980 et 1990, Taiwan avait lancé une grande offensive diplomatique en Afrique, se faisant reconnaître par une dizaine d’Etats.
Diplomatie du chéquier
Cette reconnaissance avait bien entendu un prix. C’est ainsi que Taiwan n’hésitait pas à sortir le chéquier pour soutenir les pays du continent qui lui avaient fait l’honneur de le reconnaître comme seul représentant légitime du peuple de Chine: le Burkina Faso, la Gambie et… le Sénégal, entre autres.
Le revers de la médaille de cette diplomatie du chéquier, c’est bien évidemment que la Chine rompait systématiquement ses relations avec tout pays reconnaissant Taiwan.
Les enjeux tiennent sur une calculette: il n’est que de comparer le montant de l’aide reçue de Pékin à celui de Tai Pei, pour faire un choix.
Dakar avait ainsi pu, entre 2001 et 2005, « siphonner » plus de 200 milliards de Francs CFA d’aide de Taiwan. Arrivé au pouvoir en 2000, Abdoulaye Wade avait poursuivi quelque temps cette relation initiée en 1996 par son prédécesseur, Abdou Diouf.
Puis, sentant le vent tourner et la Chine se lever, il a compris que son pays avait parié sur le mauvais cheval et a subséquemment entrepris de rectifier le tir…
De sa plus belle plume, le président sénégalais écrivait ainsi à son homologue taïwanais, Shen Shu Bian, citant la célèbre phrase du général de Gaulle : «Les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts…»
Realpolitik
Ce qui a valu en son temps pour Taïwan, vaut aujourd’hui pour Israël: en mal de reconnaissance internationale et avec le puissant appui financier et diplomatique des Etats-Unis, Tel Aviv a su surmonter son péché originel et se faire accepter dans la plupart des cercles diplomatiques internationaux
La plupart des pays africains, progressistes ou non, qui tournaient le dos à Israël dans les années 1980, ont cédé à la realpolitik.
A ce jour, seule une douzaine de pays africains irreductibles n’entretiennent pas de relations diplomatiques avec Israël, mais faute de reconnaitre l’Etat juif de jure, ils le reconnaissent de facto.
Un diplomate africain me confiait récemment : « Les Etats arabes nous ont aidés à nous débarrasser de l’apartheid. C’était la moindre des choses de les aider à se débarrasser du sionisme. Mais le sionisme a la peau dure, c’est une réalité têtue et puissante comme un vent brûlant d’Orient. »
En privé, la plupart des chefs d’Etat africains ont du mal à contenir leur colère, face aux « guerres saisonnières » d’Israël contre les Palestiniens ou à la « mauvaise foi » de ses premiers ministres successifs, « plus préoccupés d’écrire l’histoire du peuple juif que d’écrire l’histoire commune de l’humanité. »
Rares, voire inexistants, sont les dirigeants qui osent prendre publiquement position contre Israël, de peur de voir tomber sur eux une pluie de protestations qui laissent bien souvent des dégâts sous la forme de déstabilisation, de coups d’état ou de menaces de CPI.
Plutôt que de s’en mêler, ils préfèrent laisser à l’Union africaine le soin d’aller au charbon.
« Chacun pour soi, Dieu pour tous »
C’est ainsi que l’UA a récemment publié un communiqué de principe, dénonçant « l’agression israélienne contre les Palestiniens » et réitérant « le soutien total de l’Union africaine au peuple palestinien, comme réaffirmé dans la décision Doc.EX.CL/848(XXV) adoptée par le Sommet lors de la 25e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine tenue en juin 2014 à Malabo (Guinée équatoriale), dans la recherche de la restitution de leur droit légitime d’établir un État indépendant, coexistant pacifiquement avec l’État d’Israёl. »
« Si l’opération militaire israélienne à Gaza avait concerné un dirigeant africain et non le premier ministre israélien, il y a longtemps que les gendarmes de la Cour pénale internationale auraient frappé à sa porte », se plaint ainsi un fonctionnaire du ministère sénégalais des affaires étrangères.
Cette attitude de prudence des Etats africains s’est du reste confirmée en partie cette semaine, lors du vote de la résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU au sujet d’une possible enquête sur l’offensive israélienne à Gaza.
Sur les 47 pays membres du conseil, 29 ont voté pour l’ouverture d’une enquête, 17 se sont abstenus et un seul a voté contre: les Etats-Unis.
Les pays qui ont voté pour l’ouverture d’une enquête sont, dans l’ordre alphabétique: l’Algérie, l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Chine, la République démocratique du Congo, le Costa Rica, la Côte d’Ivoire, Cuba, l’Éthiopie, l’Inde, l’Indonésie, le Kazakhstan, le Kenya, le Koweït, les Maldives, le Mexique, le Maroc, la Namibie, le Pakistan, le Pérou, les Philippines, la Russie, l’Arabie saoudite, la Sierra Leone, les Émirats arabes unis, le Venezuela et le Vietnam.
Les pays qui se sont abstenus sont l’Autriche, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, la République tchèque, l’Estonie, la France, le Gabon, l’Allemagne, l’Irlande, l’Italie, le Japon, le Monténégro, la Corée du Sud, la Roumanie, la République de Macédoine et le Royaume-Uni.
En d’autres termes, sur la dizaine de pays africains représentés au conseil des droits de l’Homme, quatre se sont abstenus – ou, pour tout dire, ont voté contre.
En revanche, l’ensemble des pays d’Amérique latine représentés au conseil, soit neuf au total, ont voté pour.
Cette attitude serait passée, dans les années 1980, pour de la trahison. Mais en 2014, c’est une attitude de raison, motivée par l’oseille et le pouvoir.
C’est que les temps ont changé. Pour les uns, pragmatiques, l’Afrique a mûri; pour les autres – et j’en suis -, elle a perdu son âme…

La Palestine aux Palestiniens !

Déclenchée le 8 juillet par Israël avec comme objectif affiché de détruire les infrastructures du Hamas dans la bande de Gaza, l’opération « Bordure protectrice » a pris un nouveau tournant le 17 juillet avec l’envoi de troupes au sol. On comptait déjà le 31 juillet 1.373 morts du côté palestinien, parmi lesquels 852 civils et 252 enfants. « Le nombre de personnes cherchant refuge auprès de l’agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a quant à lui passé la barre des 100.000 personnes », a indiqué l’ONU. On dénombrait 59 victimes du côté israélien (dont trois civils).
Officiellement, l’opération vise à stopper les tirs de roquettes du Hamas. Mais le véritable objectif d’Israël est de briser l’unité du peuple palestinien conquise par l’entrée du mouvement de résistance islamique dans le gouvernement palestinien d’unité nationale, mais aussi de maintenir le Hamas au pouvoir (mais militairement affaibli) afin de justifier la « prison à ciel ouvert » qu’est devenu Gaza après le retrait israélien de l’été 2005.
Pour bien comprendre la stratégie de Tel-Aviv dans sa guerre déclarée contre le terrorisme, il est nécessaire de comprendre la nature du conflit israélo-palestinien ainsi que l’essence même du sionisme. Israël a de son côté toujours tenté de présenter le conflit comme un conflit religieux ou ethnique. Force est pourtant de constater que la démographie joue dans cette affaire un rôle non négligeable. Et quand Théodore Herzl théorisait la création d’un État juif en Palestine, la question de la présence des populations arabes, largement majoritaires dans la zone où devait s’édifier l’État juif, se posait déjà. Inverser la donne et créer une majorité juive dans un territoire allant du Jourdain à la mer a toujours été le but ultime du sionisme. Pour l’atteindre, ses partisans ont utilisé tous les moyens possibles, notamment l’émigration de masse durant le mandat britannique et même le terrorisme, poussant les Palestiniens à quitter les maisons qui les avaient vu naître en vue de les repousser vers l’un des États arabes existants. Les mesures oppressives mises en place par les premiers colons à leur encontre n’avaient d’ailleurs d’autres buts que de favoriser l’occupation totale de la Cisjordanie.
Mais en dépit de cette politique déguisée de nettoyage ethnique, réalisée depuis plus de soixante ans avec le silence complice de l’Occident, le nombre de Palestiniens dans la zone bibliquement définie comme celle de la Terre promise n’a pas diminué. Il a même augmenté. Un rapport du bureau central palestinien des statistiques (BCPS) estime en effet qu’à l’horizon 2020, les Palestiniens seront plus nombreux que les Juifs sur l’entité formée par Israël et les territoires occupés. Selon le quotidien Haaretz, 5,8 millions d’Arabes vivent actuellement en Israël, en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, contre six millions de Juifs. En 2016, ces populations devraient atteindre le même nombre d’individus avant de voir les deux courbes se croiser pour atteindre 7,2 millions en 2020, contre 6,9 millions de Juifs. Une situation qui s’explique en partie par un taux de fertilité de 4,4 enfants par famille dans la bande de Gaza. Moins qu’il y a quinze ans où ce même taux atteignait les six enfants par famille selon le Times of Israel, mais nettement plus que le taux de fertilité des Israéliens, stable à trois enfants par famille.
Les sionistes admettent implicitement qu’ils ne pourront jamais éradiquer la présence palestinienne. Ils se ainsi rabattus sur la solution qui consiste à regrouper autant de Palestiniens que possible sur de petits espaces… pour annexer le territoire restant. On comprend aisément que cette stratégie qui a pour but la colonisation de vastes zones en Cisjordanie n’est pas applicable à Gaza, une minuscule bande de terre sur laquelle s’entassent pas moins de deux millions de Palestiniens.
On comprend mieux aussi la politique menée par l’ex Premier ministre Ariel Sharon, qui a vu le désengagement de Gaza (où le Hamas – organisation « terroriste » aux yeux d’Israël et de l’Occident – a pris le pouvoir) et la poursuite en parallèle d’une féroce d’occupation en Cisjordanie… sur laquelle le modéré Mahmoud Abbas essaie tant bien que mal d’exercer le pouvoir dans les limites que l’État israélien veut bien lui consentir. Ainsi, retirer ses troupes d’une zone tenue par des « extrémistes » pour les concentrer sur une zone administrée par des modérés pouvait sembler a priori irrationnel. Mais tout ceci se concevait en réalité parfaitement, l’objectif étant en filigrane l’annexion des territoires.
Mais le projet sioniste se heurte à trois obstacles. Le premier réside dans la prise de conscience de la part de l’Occident que le statu quo qu’Israël aspire à prolonger indéfiniment pour poursuivre son processus de colonisation n’est plus acceptable. Et cette prise de conscience a connu sa manifestation la plus éclatante lorsque l’assemblée générale des Nations Unies a accepté la Palestine comme un État observateur par 138 voix (dont la France), 9 contre (dont les États-Unis, le Canada et Israël) et 41 abstentions (dont l’Allemagne et le Royaume-Uni), officialisant derechef la reconnaissance d’un État palestinien au niveau international.
Le second obstacle est l’émergence d’un nouvel équilibre mondial. Les États-Unis ont toujours été un allié précieux pour Israël. Même si l’Oncle Sam est toujours puissant aux niveaux diplomatique et militaire, il doit aujourd’hui composer avec d’autres puissances que sont par exemple la Russie et la Chine, traditionnels partisans de la cause palestinienne. Dans un tel contexte, les États-Unis n’ont plus la faculté (ni peut-être même la volonté) de contenir l’émotion du monde entier quand Israël exécute sa sale besogne.
Enfin, la tentative de recomposition des factions palestiniennes et la naissance d’un gouvernement d’unité nationale sont vécues par l’entité sioniste comme une menace mortelle pour ses objectifs expansionnistes, et ce pour deux raisons. La première est que la division des Palestiniens en deux factions dont une seule reconnaît le droit à l’existence d’Israël (le Fatah) a toujours été la raison officielle avancée par l’entité sioniste pour ne pas concéder la pleine autonomie à un État palestinien. Tel-Aviv affirme en effet que la Palestine tout entière pourrait se transformer en un nouveau Gaza si le Hamas venait à s’emparer du pouvoir. La seconde raison est qu’un État palestinien en bonne et due forme, c’est-à-dire permettant à ses ressortissants la liberté de circulation, ferait augmenter considérablement la population arabe en Cisjordanie, rendant ainsi impossible la création d’Eretz Israël cher. Les plans sionistes s’en trouveraient contrecarrés.
Le millier de morts palestiniens depuis la dernière offensive de Tsahal est malheureusement susceptible d’augmenter comme en témoigne le refus obstiné d’Israël d’accepter tant la réalité de l’échec de son projet que la présence de deux peuples, désormais numériquement équivalents, sur le territoire de la Palestine historique. Pourtant, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, les sionistes avaient assuré aux Occidentaux ceci : « aidez-nous à avoir un État et nous serons les dignes représentants de la civilisation et de la démocratie ». Sous-entendu : nous serons les garants de la civilisation.
Or, depuis maintenant près de soixante-dix ans, l’entité sioniste nous montre tous les jours comment elle conçoit cette dernière. Elle ne cesse d’amplifier la création de nouvelles colonies et pratique délibérément la politique d’occupation des sols. Elle viole quotidiennement le droit international et dénie de facto au peuple palestinien de disposer de lui-même. Elle essaie depuis 1948 de fermer la voie à toute discussion sur le droit au retour et le retire de la table des négociations avant tout accord, si minime soit-il. Les résultats négociés ne peuvent être ainsi que ridicules. Or, les droits s’obtiennent par la lutte et le droit au retour s’impose de lui-même.
Jusque-là, l’entité sioniste n’avait aucune difficulté à négocier sur sa dernière exigence de judaïser Israël parce qu’on avait cessé de poser la condition de son existence. La protection des États-Unis et des Européens bienveillants à son égard en avait fait de facto un État intouchable. Mais le monde change et le projet sioniste a manifestement du plomb dans l’aile. Il est donc aujourd’hui plus que jamais temps de rebattre les cartes.
Capitaine Martin

L’Amérique latine solidaire des Palestiniens sauve l’honneur…

Un continent sauve l’honneur de ce que l’on appelle souvent hypocritement la « communauté internationale », mauvais cache-sexe de l’impérialisme américain.
Qui est aujourd’hui « l’arrière-cour des Etats-Unis » ? Ce fut historiquement le sud de celle qui usurpe le nom d’Amérique. Aujourd’hui, « notre jardin », comme disait Ronald Reagan, ce n’est plus l’Amérique du sud : c’est l’Union Européenne.
La preuve par Gaza… Le Chili, l’Equateur, le géant brésilien, le Pérou, El Salvador, viennent de rappeler leurs ambassadeurs en Israël « pour consultations urgentes », en guise de protestation face à « la magnitude des attaques israéliennes » contre Gaza.
Mardi, le Pérou et le Chili, politiquement éloignés de Caracas et La Paz, ont manifesté leur « indignation » face à « l’escalade des opérations militaires israéliennes », qualifiées de « châtiment collectif ». Les deux pays, tout comme le Salvador, exigent le respect par Israël des « normes fondamentales du droit international humanitaire ».
Le ministère péruvien des Relations Extérieures a condamné « l’interruption du cessez-le-feu par les nouvelles opérations militaires israéliennes ».
Le gouvernement israélien, habitué à plus de « compréhension », c’est-à-dire de complicité pour ne pas dire « soutien », s’est déclaré « profondément déçu » et a qualifié « d’encouragement » envers le Hamas les positions de ces pays, pourtant conformes aux résolutions de l’ONU.
Le 18 juillet, Quito avait déjà rappelé son ambassadeur à Tel Aviv. La Bolivie et le Venezuela rompirent leurs relations avec Israël en 2001.
Le 23 juillet, le Brésil rejetait fermement « l’utilisation disproportionnée » de la force par Israël.
Réuni ces jours derniers à Caracas, le sommet du Mercosur (Argentine, Brésil, Venezuela, Paraguay, Uruguay) a appelé l’ONU à prendre des mesures rapides et concrètes afin d’obliger Israël à mettre fin au carnage.
Le 23 juillet, la Bolivie et le Venezuela ont demandé avec force à l’ONU l’arrêt des massacres, et des sanctions immédiates contre l’Etat hébreu.
am_lat-d2d7fLe président Evo Morales a qualifié de « génocide » l’écrasement des Palestiniens, et appelé à en « juger les responsables ». La Bolivie comme Cuba, le Venezuela, l’Equateur, exigent l’application des résolutions historiques de l’ONU et rappellent que seule la mise en place d’un « Etat palestinien libre, souverain et indépendant » peut garantir une paix durable.
A La Havane, gouvernement et peuple ont depuis longtemps « la Palestine au cœur », et n’ont jamais mégoté sur une solidarité humaine, politique, matérielle, multiforme.
Alors : on demande l’asile politique en Amérique latine ? Non ! On se bat, ici, contre la politique servile du gouvernement français sans doute le plus inféodé depuis les heures noires de l’occupation. On se bat pour ne pas laisser défigurer, déshonorer, la France des sans-culottes, des communards, de Jaurès, Hugo, Zola, Aragon, des Brigades Internationales, des Résistants… La France, quoi.
Jean Ortiz
»» http://www.humanite.fr/blogs/lamerique-latine-solidaire-des-palestinie…
URL de cet article 26454
http://www.legrandsoir.info/l-amerique-latine-solidaire-des-palestiniens-sauve-l-honneur.html
http://reseauinternational.net 

Israël : après le 729 du code-barres, le boycott s’organise sur smartphones

Depuis le début de l’opération Bordure protectrice, les appels au boycott des produits israéliens se multiplient sur les réseaux sociaux.
La campagne Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), lancée en 2005 par un collectif d’associations, insuffle une partie de ces pressions économiques et culturelles, qui commencent à inquiéter Israël.
Lors de la précédente intervention à Gaza, en 2008-2009, le boycott avait déjà reçu un certain écho international. A l’époque, tout tournait autour d’un chiffre : 729.
C’est encore un signe de ralliement chez beaucoup de militants pro-Palestiniens. C’est le cas, par exemple, de Mehdi, ce jeune habitant de Bobigny, qui nous avait parlé de sa vision du conflit israélo-palestinien :
« Pour boycotter les produits israéliens, il faut regarder les trois premiers chiffres du code-barres. Si c’est 729, le produit a été fabriqué en Israël. »
Ce n’est que partiellement vrai.
En France, les grandes surfaces ont adopté une standardisation (GS1) partagée par de nombreux pays. Joint par Rue89, un technicien de GS1 France, l’organisme en charge de la normalisation, explique que tous les produits vendus dans les supermarchés français portent normalement un code à treize chiffres. Les trois premiers chiffres sont des indicatifs de pays. Pour Israël, celui-ci est 729.

Ce que ne dit pas le code-barres

Mais ce chiffre n’est finalement qu’un indicateur très pauvre. Il correspond en effet au siège social de la marque plutôt qu’au lieu de fabrication du produit. En clair, une entreprise française peut fabriquer un produit en Israël et le vendre sous un indicatif français (300 à 379).
De même, une société israélienne qui fabrique des produits en Israël pourrait, en théorie, les classer sous un indicatif français dès lors qu’elle possède une filiale en France.

Tract de BDS France
Bref, chez BDS France, on préfère désormais se concentrer sur des listes de produits distribuées par les militants :
« Le but n’est pas de se fier uniquement au chiffre 729 ou, à l’inverse, de se perdre dans des listes interminables de produits plus ou moins liés à Israël. »
A noter d’ailleurs, qu’il est très difficile – voire impossible – de faire la différence entre des produits fabriqués dans les colonies israéliennes et des produits fabriqués ailleurs en Israël.

Le test de l’appli Buycott

Puisque le code 729 n’est plus un marqueur fiable, les militants soutenant le boycott se tournent désormais vers des applications pour smartphone. Le mouvement BDS est en train de développer un programme qui permettra de se renseigner sur un produit à partir de son code-barres. La campagne française dit réfléchir à une application de ce type, spécifique à l’Hexagone. Elle pourrait être élaborée à partir du mois de septembre.
En attendant, une autre application tourne beaucoup sur Internet : Buycott. Le principe, mis au point par un Américain, en est le suivant : l’utilisateur s’abonne à des « campagnes » qui lui permettent de filtrer ses achats en scannant avec son téléphone un code-barres. Publiée il y a quelques jours, une campagne intitulée Long live Palestine boycott Israel attire déjà près de 150 000 membres. Selon le site Jewish Journal of Los Angeles, elle aurait été lancée par un adolescent britannique, qui n’était pas satisfait de l’offre existante.
Après m’être connecté sur l’application, je me suis inscrit à cette campagne. Le Coca-Cola de mon voisin devrait, selon l’application, être évité. Explication :
« Coca-Cola a acheté 43% de Neviot Water en 2001 pour 20 millions de dollars, une entreprise qui possède 40% du marché de l’eau en bouteille en Israël. »

Montage réalisé à partir de captures d’écran de l’application Buycott
La liste complète des sociétés visées est disponible sur le site de l’application. Cela va de Timberland à Starbucks, en passant par Teva. Une liste a priori plus large – et plus américano-centrée – que celle mise en exergue par BDS France.

Est-ce bien légal ?

Reste la question délicate de la légalité. Pour certains, l’appel au boycott est une « provocation à la discrimination » et tombe sous le coup de l’article 225-1 du code pénal et de la loi du 29 juillet 1881.
Mais Antoine Comte, l’avocat de ces militants (et de Rue89), fait valoir que, dans la majorité des cas, les juridictions ont considéré que l’appel au boycott – qui touche des produits et non des personnes – relevait de la liberté d’expression.
Il y a toutefois une exception : la cour d’appel de Colmar a condamné en novembre 2013 des militants de BDS. L’affaire est en cassation.
Ce débat sur la légalité se déporte sur l’application. Là aussi, les avis sont divergents. Me Comte s’interroge sur l’efficacité d’une plainte visant une application produite à l’étranger.
En revanche, l’avocat Anthony Bem, qui a développé des arguments contre le boycott dans un billet publié l’année dernière, estime que l’application peut être attaquée en justice :
« Il s’agit d’un moyen plus moderne d’appeler au boycott que de coller des autocollants dans les magasins.
Certes, l’application est développée à l’étranger, mais le code de procédure pénale prévoit qu’un étranger peut répondre d’une infraction si ses victimes sont françaises. C’est une question de volonté politique. »
http://rue89.nouvelobs.com

Gaza : la Bolivie déclare Israël État terroriste

La Bolivie a placé Israël sur sa liste d'États terroristes pour protester contre les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza. Le président bolivien Evo Morales a annoncé la décision mercredi lors d'une rencontre avec des enseignants dans la ville de Cochabamba.
"Nous déclarons (Israël) État terroriste", a-t-il déclaré, indiquant que l'offensive sur Gaza "démontre qu'Israël n'est pas un garant des principes de respect de la vie et des droits élémentaires qui régissent la coexistence pacifique et harmonieuse de notre communauté internationale". La Bolivie a rompu ses relations diplomatiques avec Israël en 2009 après une précédente opération meurtrière à Gaza, tout comme d'autres pays de la gauche radicale latino-américaine, dont le Venezuela ou Cuba. Toutefois, jusqu'à présent La Paz avait respecté un accord conclu en 1972 permettant aux citoyens israéliens d'entrer librement en Bolivie.
Après le Brésil et l'Équateur la semaine dernière, le Chili, le Pérou et le Salvador ont quant à eux rappelé mardi "pour consultation" leur ambassadeur en Israël. Le Chili a notamment qualifié les opérations militaires israéliennes de "châtiment collectif à l'encontre de la population civile de Gaza", tandis que le Pérou voisin a regretté "profondément", la "violation du cessez-le-feu avec la reprise des opérations militaires d'Israël à Gaza".
http://www.lepoint.fr

Penélope Cruz, Javier Bardem et d'autres stars espagnoles qualifient de "génocide" l'agression d'Israël

Des dizaines de stars espagnoles composées de  réalisateurs, musiciens  écrivains et acteurs,  dont  des lauréats de plusieurs  Oscars , comme Penelope Cruz , Javier Bardem et Pedro Almodovar, ont dénoncé l'incursion d'Israël dans la bande de Gaza. Dans une lettre ouverte publiée mardi, ils ont qualifié les actions d'Israël  de  «génocide», tout en appelant  l'Union européenne à «condamner les bombardements  par terre, mer et air contre la population civile palestinienne dans la bande de Gaza." affirme The  Hollywwod Reporter. 
Dans cette  lettre ouverte, ils ont exigé un cessez-le-feu de  l'armée israélienne en exhortant  Israël à "lever le blocus, de  la bande de Gaza que  subit depuis  plus d'une décennie la population. "
http://oumma.com

Le Brésil rappelle son ambassadeur en poste à Tel Aviv

Les relations ne sont plus au beau fixe entre le Brésil et Israël, et c'est un euphémisme, preuve en est le rappel de l’ambassadeur brésilien en poste à Tel Aviv qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans un ciel israélien où s’amoncellent les nuages rouge sang des crimes de guerre.
Dilma Rousseff, la présidente du géant d’Amérique Latine, n’est pas une adepte de l’aplaventrisme devant l’Etat Hébreu et ne cherche nullement à rivaliser avec la France ou les Etats-Unis qui excellent dans l’art de faire des œillades à Netanyahou, tout en fermant les yeux sur les atrocités commises par son armée. Au contraire, celle-ci a frappé un grand coup en se démarquant de cette complicité indigne, n’écoutant que ce que lui dictait son cœur révulsé par le massacre de civils palestiniens et le décor apocalyptique qu’est devenue Gaza.
"L’ usage disproportionné de la force par Israël dans la bande de Gaza, qui a entraîné la mort d'un grand nombre de victimes civiles, dont des femmes et des enfants", voici ce qui a motivé la décision officielle de faire rentrer au bercail l’ambassadeur brésilien, tandis que le ministère brésilien des affaires étrangères soulignait qu’au regard de "la gravité de la situation, le gouvernement brésilien a voté pour la résolution du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies sur la tenue d’une enquête sur l'offensive israélienne".
Le courroux israélien n’aura pas tardé à tonner avec une rage qui a envoyé valser la traditionnelle langue de bois diplomatique, qui aurait été pourtant de bon aloi en pareilles circonstances, à travers Yigal Palmor, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. Ce dernier, furibond, s’est d’abord dit "déçu" de la décision prise par le Brésil, estimant que "Ces mesures ne contribuent pas à promouvoir le calme et la stabilité dans la région. Elles fournissent plutôt un vent favorable au terrorisme, et, naturellement, affectent la capacité du Brésil à exercer une influence".
Mais chassez le naturel, il revient au galop... Ne contenant plus sa fureur, Yigal Palmor a été repris par un bellicisme qui est la seconde nature de son gouvernement ultra-sioniste, dégoupillant des propos mortifiants comme des grenades explosives, et peu importe les conséquences ! Le sentiment d’impunité d’Israël atteint des sommets d’abjection.
Sonnant la charge dans le Jerusalem Post Report et The Jornal Nacional Tv, la voix de son maître israélien  a provoqué un tollé dans la presse brésilienne en traitant le Brésil de "nain économique". Non content de son petit effet désastreux, Yigal Palmor en a rajouté une couche en osant établir un parallèle de très mauvais goût, comme seuls l’arrogance et le cynisme israéliens en sont capables, entre la défaite cuisante du Seleçao au Mondial (7 à 1 contre l’Allemagne) et l’indignation de Dilma Rousseff contre l’offensive meurtrière à Gaza : "Quand on perd dans un match de football 7-1, on peut parler de disproportion mais pas dans la vie réelle et sous les lois internationales", a-t-il lancé.
Dans une réponse du berger à la bergère, mais restant dans les usages diplomatiques que la colère israélienne a fait voler en éclats, le ministre des affaires étrangères brésilien, Luiz Alberto Figueiredo, a rétorqué sur CBN Radio :"Nous sommes l’un des seuls 11 pays qui ont des relations diplomatiques avec tous les pays membres des nations unies, et notre militantisme pour la paix et la stabilité dans le monde ne date pas d’aujourd’hui. S’il y a des nains en diplomatie, le Brésil n'en fait sûrement pas partie".
De son côté la presse brésilienne, outrée, n’a pas usé de périphrases pour moucher Israël, à l’instar de Mauro Santayana dont l’éditorial au vitriol « Des aveugles et des nains », riche en métaphores cinglantes, a éreinté un Etat "aveugle", dont "la cécité causera la perte". Le Brésil, écrit-il, n’a pas de "de leçon à recevoir d’un pays comme Israël". Mais, persifle-t-il, "dans notre condition de ‘nains non pertinents’, nous pourrions apprendre du gouvernement israélien, dans le domaine de la diplomatie, comment nous isoler de tous les peuples de notre régionAveuglé par la colère et les préjugés et la haine viscérale de nos voisins, on devrait apprendre comment détruire ou occuper leurs maisons, comment les bombarder, comment blesser leurs parents et grands-parents, comment tuer et mutiler leurs mères et épouses, et comment exploser les têtes de leurs enfants", a-t-il poursuivi de plus belle, avant d'enfoncer le clou en beauté :  c'est là tout le "savoir-faire d'Israël".

Gaza: la branche militaire du Hamas affirme ne pas avoir d'information sur le soldat israélien disparu

La branche militaire du Hamas a affirmé dans la nuit de vendredi à samedi ne pas disposer d'information sur un soldat israélien porté disparu vendredi près de Rafah dans le sud de la bande de Gaza.
"Les brigades Ezzedine al-Qassam ne disposent pas d'information sur ce soldat. Nous avons perdu contact avec un de nos groupes de combattants, qui se battaient dans le secteur où a disparu le soldat et il est peut-être possible que nos combattants ainsi que ce soldat ont été tués", indique-t-elle dans un communiqué.
Ce communiqué est la première réaction officielle de la branche armée du Hamas depuis la disparition vendredi matin du sous-lieutenant Hadar Goldin (23 ans) dans le secteur de Rafah.
Les Brigades Ezzedine al-Qassam ont également indiqué que les affrontements dans le secteur de Rafah ont eu lieu à 07H00 locales (04H00 gmt), soit une heure avant l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu humanitaire.
Selon l'armée israélienne, des soldats engagés dans la destruction d'un tunnel du Hamas près de Rafah ont été attaqués par des "terroristes" sortis de terre vers 09H30 (06H30 GMT), alors que la trêve était déjà en vigueur. Un kamikaze s'est fait sauter, a rapporté le porte-parole de l'armée, Peter Lerner. Les premiers éléments "indiquent qu'un soldat a été enlevé" dans l'affrontement, a-t-il ajouté.
Les précautions employées par le porte-parole laissent peu de doute sur la fait que le soldat est porté manquant, même si son sort suscite bien des questions: est-il effectivement prisonnier et de qui, ou déjà mort?
Aucune organisation n'a revendiqué d'enlèvement.

Gaza: le bilan monte à 91 Palestiniens tués à Rafah (secours)

Au moins 91 Palestiniens ont été tués et plus de 350 blessés depuis vendredi lors des opérations militaires israéliennes qui ont suivi la disparition d'un soldat israélien probablement capturé dans la bande de Gaza, près de Rafah (sud), selon un nouveau bilan des secours locaux.
Dans la nuit de vendredi à samedi, 19 Palestiniens ont été tués à Rafah lors de trois raids de l'aviation israélienne. Quinze des victimes, dont cinq enfants âgés de 3 à 12 ans, faisaient partie de la même famille dont la maison a été détruite, a précisé le chef des services de secours Ashraf Qodra.
Par ailleurs, cinq corps de Palestiniens ont été découverts vendredi dans la soirée sous les décombres de bâtiments attaqués à Rafah, tandis deux autres Palestiniens étaient tués par des obus de chars israéliens.
Par ailleurs, trois autres Palestiniens ont également trouvé la mort à la suite de tirs de chars à Khan Younès situé à proximité de Rafah tandis qu'un autre Palestinien était tué dans la ville de Gaza a ajouté le porte-parole.
Plus de 1.500 Palestiniens, très majoritairement des civils, ont été tués en 25 jours de conflit, selon cette même source.
Les chances d'une trêve durable semblent plus éloignées que jamais après la probable capture par l'ennemi d'un sous-lieutenant de 23 ans, Hadar Goldin près de Rafah.
Deux soldats israéliens ont également été tués au cours de l'affrontement.
La riposte israélienne a été meurtrière avec d'intenses bombardements du secteur de secteur de Rafah.
La ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, qui fait partie des huit membres du cabinet de sécurité, a accusé le Hamas d'être responsable de la disparition du sous-lieutenant. "Le Hamas paiera le prix fort et, si ce n'était pas encore suffisamment évident, le monde sait désormais qui est responsable des destructions et du sang qui coule dans la bande de Gaza", a affirmé Tzipi Livni citée par le site d'informations israélien Walla.

Gaza: une délégation palestinienne samedi au Caire "quelles que soient les circonstances"

Une délégation palestinienne, incluant le Hamas, se rendra samedi au Caire pour des discussions avec des responsables égyptiens sur un cessez-le feu à Gaza, a indiqué vendredi le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah (Cisjordanie).
M. Abbas "a formé la délégation qui ira samedi au Caire quelles que soient les circonstances", selon un communiqué de la présidence. Elle doit discuter "des prochaines étapes" pour tenter de mettre fin à la guerre qui a fait près de 1.500 morts palestiniens et 63 tués dans les rangs de l'armée israélienne.
Forte de 12 membres, cette délégation sera composée de représentants du Fatah, le mouvement de M. Abbas, du Hamas, au pouvoir à Gaza, et de son allié du Jihad islamique.
Parmi les délégués, figurent Azzam al-Ahmad, dirigeant du Fatah chargé des relations avec le Hamas, et Majed Faraj, le chef de la sécurité de l'Autorité palestinienne. Prendront également part à la délégation plusieurs hauts cadres du Hamas, dont le numéro deux du mouvement Moussa Abou Marzouk, et un chef du Jihad islamique, Ziyad al-Nakhale.
L'Egypte avait auparavant informé les responsables palestiniens qu'elle repoussait les négociations prévues au Caire entre délégations israélienne et palestinienne, après la capture présumée d'un soldat israélien, selon un responsable du Jihad islamique.
"Les Egyptiens ont contacté le Jihad islamique et on dit qu'Israël les avaient informés qu'un soldat avait été capturé", a affirmé Ziad al-Nakhale à l'AFP. "Les discussions ont été repoussées".
La trêve de 72 heures entre Israël et le Hamas, théoriquement entrée en vigueur vendredi à 05H00 GMT (08H00 locales,) a pris fin au bout de quelques heures, a annoncé un porte-parole israélien faisant état d'informations sur la capture d'un soldat "lors d'un incident au cours duquel des terroristes ont rompu le cessez-le-feu".
Au Caire, Moussa Abou Marzouk, a déclaré à l'AFP que "toute opération (du mouvement islamiste) avait été conduite avant le début du cessez-le-feu", sans confirmer ni démentir l'enlèvement d'un soldat israélien. Il a précisé que toute annonce d'une telle capture était du ressort de la banche armée du Hamas à Gaza.
Moussa Abou Marzouk a également dit que le Hamas était toujours d'accord pour respecter le cessez-le-feu de 72 heures, si Israël le faisait.

Abdallah d'Arabie: le silence sur les "crimes" d'Israël est "inexcusable"

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a fustigé vendredi le silence "inexcusable" du monde sur les "crimes de guerre" commis selon lui par Israël à Gaza, dans un discours transmis par l'agence officielle SPA.
"Nous voyons répandre le sang de nos frères en Palestine dans des massacres collectifs, qui n'ont épargné personne, et dans des crimes de guerre contre l'humanité (...), qui ont lieu au vu et au su de la communauté internationale, restée indifférente aux événements de toute la région", a affirmé le roi. "Ce silence est inexcusable".

Cinq soldats israéliens tués jeudi à la frontière avec la bande de Gaza (source militaire)

Cinq soldats israéliens ont été tués jeudi soir du côté israélien de la frontière avec la bande de Gaza, a-t-on appris vendredi auprès de l'armée.
"L'armée confirme que jeudi soir cinq soldats ont été tués par un obus de mortier tiré sur eux alors qu'ils opéraient le long de la frontière avec la bande de Gaza", a indiqué un communiqué militaire précisant que 61 soldats sont morts au combat depuis le début de l'offensive israélienne à Gaza.

Réponse claire à une question sournoise

Dans la video ci dessous écoutez la réponse d'un jeune diplomate palestinien à la question sournoise d'une journaliste de France 24

Gaza : l'ONU accuse Israël de « défier délibérément » le droit international

Engagée depuis plus de vingt jours dans une opération militaire dans la bande de Gaza, l'armée israélienne est vivement critiquée après une série d'attaques visant notamment des écoles sous protection de l'UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient).

Jeudi 31 juillet au soir, après quatre heures de consultations, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies a de nouveau appelé à un « cessez-le-feu humanitaire immédiat et sans conditions » à Gaza et a préconisé « en attendant » des « pauses humanitaires » pour secourir la population.
La haute-commissaire de l'ONU aux droits humains, Navi Pillay, a accusé Israël de défier les instances internationales dans sa guerre contre le Hamas à Gaza. Lors d'une conférence de presse, Mme Pillay a condamné les attaques menées par l'armée israélienne à Gaza contre des maisons, des écoles, des hôpitaux et des centres de l'ONU.
« Aucune [de ces attaques] ne semble être accidentelle. Elles semblent être un acte de défi délibéré vis-à-vis des obligations résultant du droit international. » 
 « JE PENSE QUE LA POPULATION EST AU BORD DU GOUFFRE »
Jeudi, une école sous contrôle de l'ONU, située à Jabaliya a encore été touchée par des frappes israéliennes. La veille, lors d'une des journées les plus meurtrières du conflit, au moins cent huit Palestiniens avaient été tués dans une série de bombardements, seize d'entre eux par des tirs de chars israéliens sur une école de l'ONU.
Israël a ouvert une enquête pour éclaircir les circonstances de ce drame, soupçonnant ouvertement le Hamas d'être à l'origine des tirs. La Maison Blanche a estimé qu'il existait peu de doutes et que c'était le fait de l'armée israélienne, appelant une nouvelle fois l'Etat hébreu à « faire plus » pour protéger les civils. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est emporté :
 « C'est une honte. C'est injustifiable. Et cela demande que des comptes soient rendus, cela demande justice. »
Lire le décryptage : Les installations de l'ONU à Gaza, cibles récurrentes d'Israël
Dans un communiqué, l'UNRWA dit être à un « point de rupture », avec au moins deux cent vingt mille Palestiniens réfugiés dans ses locaux. « Je pense que la population [gazaouie] est au bord du gouffre », a résumé Pierre Krähenbühl, commissaire général de l'agence, actuellement à Gaza. Il a dit craindre un nouvel afflux de civils dans des refuges de l'ONU, dejà surpeuplés, et a appelé « toutes les parties à respecter l'inviolabilité des installations de l'ONU ».
Portant à 86 000 le nombre de soldats engagés dans l'opération « Bordure protectrice », cette annonce intervient au lendemain d'une journée encore une fois très meurtrière.
ISRAËL PROMET DE « FINIR LE TRAVAIL »

Nonobstant les critiques qui se multiplient, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé que l'armée continuerait « avec ou sans cessez-le-feu » à détruire les tunnels dont se sert le Hamas à Gaza pour lancer des attaques en territoire israélien. « Nous n'accepterons donc aucune proposition qui ne permettrait pas à l'armée israélienne de finir ce travail », a-t-il assuré. 
Plus tôt dans la journée, Israël avait mobilisé seize mille réservistes supplémentaires, portant leur nombre à quatre-vingt-six mille au total, le cabinet de sécurité ayant décidé à l'unanimité de poursuivre les attaques contre les « cibles terroristes » du Hamas. Un général chargé du secteur de Gaza a expliqué que la destruction des tunnels était « une question de jours », affirmant que trente-deux tunnels avaient à ce jour été découverts et que la moitié d'entre eux avaient été dynamités.
Les Etats-Unis ont confirmé, dans la matinée, avoir réapprovisionné Israël en munitions afin de remédier à la baisse de ses stocks. Mais leur secrétaire d'Etat, John Kerry,  a déclaré qu'il gardait l'espoir d'un cessez-le-feu, tout en se refusant à prédire quand il pourrait survenir.

1 395 Palestiniens tués depuis le 8 juillet


Au moins 1 395 Palestiniens ont été tués depuis le 8 juillet, et plus de 8 100 blessés, selon les services de secours palestiniens. Ce bilan augmente au fil des bombardements, mais aussi à mesure que les recherches découvrent de nouveaux corps dans les gravats.
Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) avance un autre bilan de 1 263 tués. Parmi eux, au moins 852 civils, dont 249 enfants. Quelque 240 000 Palestiniens ont été déplacés par ce conflit, dont plus de 170 000 ont trouvé refuge dans l'un des 82 centres gérés par l'ONU.
Côté israélien, 56 soldats et 3 civils ont été tués et 400 autres blessés. L'armée a annoncé avoir frappé plus de 4 000 « cibles » dans la bande de Gaza et a recensé environ 2 000 roquettes tirées sur Israël.

Le "Hamas" accuse l’occupation de violation de la trêve conclue et du massacre commis à Rafah

Le Hamas a accusé l'occupation sioniste d’avoir violé la trêve et d’avoir commis un horrible massacre à Rafah, soulignant que son engagement à la trêve est lié à l'engagement pris par l'ennemi sioniste.
Une source officielle au sein du mouvement a affirmé dans une déclaration, dont une copie a été reçue par le « Centre Palestinien d’Information», qu’il tient l'occupation responsable de la poursuite des massacres commis contre le peuple palestinien.
Le mouvement a accusé l'occupation de violation de la trêve humanitaire plus d'une fois ce matin et de sa responsabilité des massacres continus.
Le "Hamas" a rapporté la série de violations commises par l'armée israélienne depuis ce matin dans la bande de Gaza. L’armée a commencé par le déplacement de ses mécanismes dans la ville de Rafah obligeant la résistance palestinienne à faire face et les affronter. Ensuite, les affrontements se sont poursuivis au-delà de l'entrée en vigueur de la trêve supposée à huit heures du matin.
Les forces d'occupation israéliennes ont également pénétré dans la plupart des régions à l'est de la bande de Gaza, en particulier la ville de Beit Hanoun, Shojae'ya et la ville de Rafah, puis ont démoli un certain nombre de maisons et ont déployé des tireurs d'élite israéliens sur les toits de dizaines d’autres maisons pour cibler les civils.

Le nombre des victimes du massacre de la "violation de la trêve" : 70 martyrs et 300 blessés

Des sources médicales palestiniennes ont estimé que le nombre des victimes du massacre de Rafah cet après-midi (1 | 8) a atteint plus de soixante-dix martyrs et 300 blessés.
L'artillerie et l'aviation israélienne avaient bombardé la zone Est de Rafah entrainant la mort et la blessure de centaines de palestiniens et détruisant environs 270 maisons en plus de la démolition de quartiers entiers à l'est de la ville.
Des témoins ont déclaré que les obus ont chuté sur eux et ont détruit des dizaines de maisons à l'est de Rafah et que plusieurs cadavres ont été récupérés de dessous des décombres des maisons détruites.
Des sources médicales palestiniennes ont déclaré à leur tour que les statistiques préliminaires du massacre ont indiqué la chute de 70 martyrs et de 300 blessés, soulignant que ce nombre devrait augmenter.
Elles ont ajouté que l’hôpital d’Abu Yousef al-Najjar n'a pas pu accueillir toutes les victimes dont un nombre a dû être transféré à l’hôpital de Koweït dans la ville et à l'hôpital Nasser à Khan Younes.
D’autres zones ont également été touchées par les bombardements dans la ville de Rafah tout comme le marché central ainsi que le passage de Rafah, surtout après que les autorités égyptiennes aient expulsé les passagers égyptiens du terminal pour les laisser au milieu des bombardements.
Les États-Unis et les Nations Unies avaient déclaré une trêve humanitaire à partir de huit heures de ce matin, heure locale de Gaza, et cette trêve devait continuer pendant trois jours.

"Shalit bis": bonjours les dégâts, Israël !!!

IRIB - Israël a tout fait pour que cela n'arrive pas mais la cata est là !! Le soldat ou selon certains dires, l'officier israélien que les brigades Qassam ont capturé alors que les hordes sionistes s'attaquaient Rafah juste avant l'entrée en vigueur de la trêve - qui n'est plus- réveille les pires cauchemare de l'Entité sioniste.... Hadar Goldin que Tel Aviv dit n'avoir que 23 ans et n'être qu'un caporal de l'armée serait selon Qassam un officier de la brigade élite Jafati. 
Si les israéliens affirment que l'obscure soldat a soudain disparu alors qu'il fouillait un tunnel sous terrain, The Independant, lui souligne que le militaire est un proche du ministre israélien de la Guerre. Toujous est -il que la disparition de Goldin a donné lieu à une avalanche d'effusions de sentiments et de compassions qui ont fait accuser le Hamas de violation de trêve à la fois par le secrétaire général Ban Ki Moon, le secrétaire d'état Kerry. Ce dernier a saisi d'ailleurs l'occasion pour exiger de la "communauté internationale" la poursuite de ces efforts afin de détruire les tunnels et d'arrêter les "tirs aux missiles " des palestiniens !! 
Kerry, Ban et cie ont été évidemment insensibles à quelques 68 gazaouis de Rafah pour la plupart femmes et enfants qui ont été massacrés ce matin même en guise de représailles à ce soi disant enlèvement!! Pour une armée israélienne qui s'est montrée ces 25 derniers jours littéralement incapable de faire une seule action armée digne de ce nom, la capture de l'un de ses soldats constitue un coup de grâce d'autant plus que les circosntances entourant cette capture suscitent la plus grande inquiétude: 
Suivant les bribes d'informations en provenance des agences de presse israélienne, un attentat suicide aurait préféré la capture : alors que Goldin fouillait dans le tunnel, un combattant palestinien surgit, prend visiblement dans ses bras le compagnon de Goldin avant de le tuer tandis que les autres combattants enlèvent l'intéressé. ceci laisse supposer plusieurs acquis pour la Résistance:
Le réseau de tunnels sous terrains à Gaza sert non seulement de voies de transit mais aussi de pièges!! Les militaires sionistes y sont non seulement tués mais aussi capturés. Le fait que Goldin soit l'un des proches du ministre Yaalon serait difficilement un effet du hasard, ce qui supposerait un profond travail de renseignement qui accompagne les opérations palestiniennes.
La guerre contre Gaza entre dans une phase extremement néfaste pour Israël: pas un seul jour ne passe sans que l'armée sioniste ne découvre de nouvelle tactiques de combat . Mercredi les soldats de l'unité magellan se sont fait piéger dans un bâtiment bourré de bombe pesant chacune 80 kilos sans que leurs chiens renifleurs et leurs détecteurs puissent localiser les engins.
Sur le terrain des combats donc, les Brigades Qassam, Qods et cie font preuve d'innovation, de diversions de leurs méthodes et d'une avancée fulgurante ...
L'armée sioniste comprend évidemment ces enormes avancées et a peur d'amplifier la guerre; Les Etats Unis le comprennent aussi, eux qui ont appelé Israël cet après midi à ne pas élargir son offensive... Et Netanyahu? il est visiblement la seule partie à ne rien comprendre de la guerre qu'il a déclenchée lui même, suivi évidemmet de ses soutiens égyptiens, et saoudiens!!
La capture de l'officier sioniste a aidé le congrès à voter son aide de plus de 200 milliards de dollars destinée à "promouvoir dôme de fer" . Mais est-ce suffisant pour sauver la face d'Israël? La capture de Goldin a fini par infliger à Israël et à son armée l'humiliation suprême et ceci aucun analyste de guerre ne peut le nier  : c'est sous les yeux des membres d'une force élite que l'enlèvement a eu lieu , que 4 autres soldats sionistes ont été tués.... Alors comment l'armée isaélienne saura -t-elle détruire les tunnels, démaneler les arsenaux balistiques du Hamas .... ? Il n'existe qu'un seul moyen: bombarder Gaza à l'arme suprême... à ceci, les ultra sioniste ont déjà pensé 
IRIB - Depuis deux jours, les médias –radios et télés publiques – ont changé de ton pour présenter la guerre faite par Israël aux Palestiniens de Gaza. Les images et les commentaires montrent et dénoncent ouvertement les crimes commis par l’Etat hébreu à l’égard de la population civile -femmes et enfants particulièrement visés, les écoles, les hôpitaux, les marchés, cibles privilégiés de Tsahal.
France Inter, Arte, France2 désignent clairement les responsables, rompant d’un jour sur l’autre, avec le « dos-à-dos » jusqu’ici opposé aux belligérants.
L’ancien président de Médecins Sans Frontières, Rony Brauman, peut même dénoncer au JT la complaisance des Occidentaux à l’égard d’Israël, alors que ceux-ci affichent la plus grande détermination à l’encontre de la Russie, accusée sans preuve d’intervention en Ukraine et, de ce fait, victime de sanctions, que nul n’envisage vis-à-vis du pouvoir juif.
Et parallèlement, le secrétaire-général de l’ONU parle de crimes. Même François Hollande est soudain passé de la « compréhension » à l’indignation vis-à-vis du gouvernement de Tel Aviv…
Cette soudaine volte face française et occidentale pose question.
Nos élites sont-elles soudainement « touchées par la grâce » et devenues sensibles aux horreurs de Gaza ?
Qui pourrait croire une telle fable ?
Alors, pourquoi ce tournant à 180° ?
«  canempechepasnicolas » propose une piste de réflexion.
L’indulgence – pour le moins – accordée par le pouvoir et ses médias à Israël, ne devenait-elle pas contreproductive au déchainement belliciste parallèlement développé à l’encontre de la Russie ?
Comment convaincre de la nécessité de sanctions internationales à l’égard de celle-ci sur la simple prise en compte d’affirmations des renseignements US, jamais démontrées publiquement, quand on se souvient du mensonge d’Etat, aujourd’hui établi, sur les fameuses « armes de destruction massive » de Saddam Hussein, prétexte à l’intervention étasunienne en Irak .
Il fallait d’urgence tenter de rééquilibrer - au moins sur le plan médiatique - la position occidentale à l’est de l’Europe et au Proche-Orient pour rendre crédible le déferlement guerrier contre Poutine et la Russie.
Si telle était la stratégie de Paris et de Washington, cela accréditerait la menace d’initiatives bellicistes occidentales dans les prochaines semaines visant la Russie. Dans cette perspective, un cessez-le-feu préalable à Gaza serait nécessaire.
D’où la pression subite des Etats-Unis (et naturellement de la France) sur Israël…
> Soyons vigilants !
Jean LEVY

vendredi 1 août 2014

Un Marocain refuse la légion d’honneur de Hollande

Abdelaziz Nouidi, avocat et militant des droits de l’Homme vient de refuser une telle décoration, à cause du soutien du président français, François Hollande, à Benjamin Netanyahu dans son agression sur Gaza, a-t-il expliqué dans une lettre adressée à l’ambassadeur Charles Fries. Un exemple de dignité que l’on aurait souhaité plus répandu.
Au passage, l’ancien président de l’association Adala a tenu, également, à dénoncer l’interdiction des autorités de Paris de la marche de solidarité avec les Palestiniens de Gaza du samedi 19 juillet.
Ce Marocain ne s’est pas contenté de décliner la Légion d’honneur. Prenant à contre-pied la position de Hollande, il a appelé à poursuivre devant des juridictions internationales les responsables politiques et militaires israéliens pour crimes contre l’humanité, conformément aux principes des droits de l’Homme, universellement reconnus à la charte des Nations-Unies, la Convention de Genève de 1952 sur la protection des civils en temps de guerre et à la Convention de Rome de 1998 instaurant le Tribunal pénal international.
Dans sa lettre, Abdelaziz Nouidi déplore que le président français s’aligne sur les thèses défendues par le premier ministre israélien. Une position, qu’il estime, contraire aux engagements de l’Etat français sur la scène internationale.
Pour rappel, l’Elysée a diffusé le 9 juillet un communiqué dans lequel le président français appelait Benjamin Netanyahu pour exprimer au premier ministre israélien « la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza (…) et précisait dans son message qu’il « appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces ».
Source : http://www.yabiladi.com/articles/de...
http://www.europalestine.com

Le soldat David Ovadia : « J’ai tué 13 gosses, et je vais continuer »

Le sniper David Ovadia, de l’armée israélienne, se vante d’avoir assassiné treize enfants palestiniens avec son fusil à longue portée, et promet de continuer.

L’individu, a priori identifiable bien que son prénom et patronyme soient répandus en Israël, a posté son portrait sur son compte Instagram jeudi.
Il l’a ensuite accompagné du commentaire suivant, bourré de fautes d’orthographe : « J’ai tué 13 enfants hier et je vais continuer avec tous ces p… d’en… de musulmans ».
Ces obscénités se sont rapidement répandues sur les réseaux sociaux, et le compte Instagram d’Ovadia a ensuite été fermé.
Rappelons que pour la première fois la semaine dernière, l’Etat de Palestine, à travers son ministère de la Justice et le Procureur général de Gaza, a été en mesure de déposer une plainte contre Israël auprès de la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye. Ovadia y a toute sa place, au banc des accusés, au côté de centaines d’autres criminels israéliens.
Vendredi à la mi-journée, le bilan de la boucherie israélienne s’établissait à près de 1.500 tués palestiniens, dont une écrasante majorité de civils, et plus de 8.000 blessés.
ISRAEL ASSASSIN ! HOLLANDE ET VALLS COMPLICES
CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com 

Allocution de Muhammad Al-Daif, commandant en chef des Brigades Izz Ad-Din Al-Qassam

Ci-dessous le texte intégral du discours prononcé par Mohammed Al-Daïf, commandant en chef des Brigades Izz ad-Din al-Qassam, l’aile militaire du Mouvement de résistance islamique Hamas.
Au nom d’Allah, le Très Miséricordieux, le Très Compatissant
Louange à Allah, le Seigneur des mondes, la paix et la prière soient sur l’Imam des moudjahidines, notre Prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons et ceux qui suivent leur voie jusqu’au Jour du Jugement.
[Citant le Coran] : « Combattez-les, et Allah les punira par vos mains, les couvrira de honte, vous aidera (jusqu’à la victoire) et protégera les poitrines de croyants. »
« Ô Allah, c’est avec Ton aide que nous passons à l’action, c’est avec Ton aide que nous agissons, c’est avec Ton aide que nous combattons. Sans Toi, nous n’avons ni aide ni force. »
Le Abraha de cet époque a péché contre notre Oumma et contre notre peuple à Jérusalem, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza en utilisant des machines de guerre les plus meurtrières. L’ennemi a assiégé, affamé le peuple, terrorisé les innocents,assassiné les enfants, les femmes et les personnes âgées et détruit leurs maisons sur leurs têtes dans la plus grande zone de cibles civiles jamais connue dans l’histoire.
L’ennemi cherche à convaincre son peuple qu’il a envahi Gaza et détruit ses tunnels et ses lance-roquettes, et veut le leurrer avec une fausse victoire. Par conséquent, l’ennemi a piégé son armée vaincue et ses troupes qui ont été lancées dans la bataille comme dans un abattoir. Car s’ils considèrent la situation dans l’opération dite au sol, nous leur promettons que le pire est à venir et nous tenons à affirmer ce qui suit :
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Combattants de la résistance palestinienne
1. L’équilibre des pouvoirs dans le champ de bataille a changé. Aujourd’hui, vous vous battez contre des soldats justes qui aiment mourir pour la cause d’Allah autant que vous aimez vivre. Ils sont en concurrence pour le martyre alors que vous fuyez la mort ou les combats. Les rangs de toutes les forces et factions de notre peuple sont unis dans la résistance à l’agression.
2. Ce que les avions de combat, l’artillerie et les bateaux militaires n’ont pas réussi à faire, ne le sera pas plus par les troupes battues sur le terrain. Par la grâce d’Allah, ces troupes sont devenus des proies faciles pour nos fusils et les embuscade de nos moudjahidines. Il n’y en a pas de meilleure preuve que les infiltrations en cours derrière les lignes ennemies, la plus récente étant l’opération à l’est d’Al-Shujaya hier, malgré les massacres et les démolitions de maisons sur la tête de leurs habitants. Cela a été possible en dépit des systèmes de reconnaissance que l’ennemi a mis en place. Maintenant l’ennemi se rend compte que la mission est beaucoup plus difficile et beaucoup plus grande qu’on ne le pensait initialement. L’ennemi envoie ses troupes dans un enfer définitif, si Dieu le veut.
3. Nous avons opté pour affronter et tuer des soldats armés de l’ennemi et ses soldats d’élite plutôt que des civils dans les villages voisins. Ceci en dépit du fait que l’ennemi criminel verse sans compter le sang des civils, commet des massacres et rase des quartiers entiers en détruisant les maison sur leurs habitants à chaque fois que plus de leurs soldats sont tués.
4. L’entité sioniste usurpatrice ne jouira pas de la sécurité jusqu’à ce que notre peuple vive en sécurité et dans la liberté et la dignité. Il n’y aura pas de cessez-le feu jusqu’à ce que l’agression cesse et que le siège soit levé. Nous n’accepterons aucun compromis au détriment de la dignité et de la liberté de notre peuple.
5. Nous affirmons notre entière disponibilité pour ce moment. Nous agissons en fonction de scénarios et plans déjà établis. Nous n’avons pas simplement réagi ou agi inconsidérément comme le font les criminels qui dirigent l’ennemi. Nous avons déployé tous les efforts possibles et nous sommes confiants que Dieu nous donnera la victoire, car Allah donne la victoire à qui Il veut, et Allah est le plus puissant et le plus compatissant.
Notre Oumma, notre peuple. Nous te remercions de ta position et ta cohésion et ton soutien à la Résistance. Que l’on sache qu’avec toi, après Allah, nous sommes plus forts et qu’ils ne pourront te faire que peu de mal. La victoire vient avec la patience, et la victoire n’est pas une affaire d’heures. Cette victoire et ce grand accomplissement ne seraient pas possible, s’il n’y avait pas eu ta constance, ta patience et ton soutien à la résistance. Vous êtes notre peuple et que la couronne soit sur vos têtes. Nous vous promettons que nous allons rester votre bouclier de protection et vos serviteurs. Qu’Allah soit votre gardien et protecteur, car Allah est le meilleur protecteur et le plus miséricordieux. Puisse Allah avoir pitié de nos martyrs, guérir les blessures de nos blessés et libérer nos captifs. Jusqu’à la grande victoire d’Allah.
[Citant le Coran] : « En vérité, Nous allons en effet rendre victorieux Nos Messagers et ceux qui croient (en l’Unicité d’Allah) dans la vie de ce monde et le jour où les témoins se dresseront (le jour de la Résurrection). »
Votre frère
Le commandant général de Izz ad-Din al-Qassam
Abu Khaled, Muhammad Al-Daif
30 juillet 2014 - Middle East Monitor - Vous pouvez consulter cet article à :
https://www.middleeastmonitor.com/n...
Traduction : Info-palestine.eu

Les racines de la Résistance palestinienne

La manifestation de la semaine dernière à Qalandia est la plus importante depuis la première intifada : pourquoi les Palestiniens protestent-ils aujourd’hui avec une ampleur inégalée depuis plus de 10 ans ?
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Un manifestant palestinien s’apprête à lancer vers les forces d’occupation un pneu en flamme, lors d’affrontements avec les forces israéliennes dans le camp de réfugiés de Qalandia
Une grande partie des manifestants qui ont traversé Ramallah en direction du checkpoint de Qalandia, le jeudi 24 juillet, n’avaient jamais participé à une action de cette ampleur. La foule, qui regroupait 20 à 50 000 personnes, incluait beaucoup de jeunes militants qui étaient encore des enfants quand la seconde intifada a éclaté il y a presque 14 ans. Il faut savoir que chaque intifada est l’oeuvre d’une nouvelle génération. Certains commentateurs disent même que la manifestation de Qalandia est la plus grosse depuis la première intifada.
Le massacre qui est actuellement perpétré contre les Palestiniens de Gaza rappelle étrangement les bombardements de l’Opération Cast Lead qui ont commencé le 27 décembre 2008, bien que, vu que le nombre des morts dépasse déjà les mille, il semble que le massacre de 2008 soit en passe d’être éclipsé par cette nouvelle tuerie. Pendant l’Opération Cast Lead, des manifestions avaient éclaté dans toute la Cisjordanie et en "Palestine occupée depuis 1948", mais rien de comparable au soulèvement actuel de la Palestine. Alors qu’est-ce qui a changé ? Pourquoi les Palestiniens se soulèvent-ils aujourd’hui comme ils ne l’ont pas faire depuis plus de 10 ans ?
La base est solidaire
Les intifadas ne viennent pas de nulle part. Elles n’ont rien à voir avec le retour spontané des "cycles de violence" collective comme disent les médias occidentaux. Au fil des années, la communauté Palestinienne s’est organisée loin des médias et les jeunes militants ont amélioré les méthodes qui ont fait leurs preuves lors des soulèvements précédents.
Dans les villages autour de Naplouse que les colons attaquent régulièrement, les communautés ont constitué des "comités populaires" pour défendre les villages la nuit et ces comités ont réussi à de nombreuses reprises à repousser des raids nocturnes. Dans le village de Qusra, les villageois ont arrêté 18 colons masqués pendant une attaque en janvier avant de les remettre aux forces israéliennes par l’intermédiaire des équipes de sécurité palestinienne. Des comités populaires ont fait la même chose dans de nombreux autres villages. Pendant la dernière campagne israélienne d’arrestations massives en Cisjordanie, beaucoup de villes et de villages ont mis en place des comités de résistance constitués des jeunes qui se relaient pour monter la garde la nuit et protéger les villageois des invasions militaires.
Qui plus est, à Ramallah, depuis plusieurs mois, les jeunes organisent des grèves économiques dans le centre ville lorsque des Palestiniens sont assassinés. Cette pratique était très répandue pendant la première intifada et au début de la seconde, mais sa réémergence récente montre que la nouvelle génération a à coeur de ranimer la solidarité populaire en se basant sur l’expérience de leurs parents ou grands-parents ; et cette stratégie gagne d’autres villes de Cisjordanie.
A ces grèves s’ajoutent des actions directes comme la grève de la faim des prisonniers politiques. Au cours de ces actions, les manifestants ont bloqué et fermé les bureaux de la Croix Rouge Internationale, des Nations Unies ou de l’Union Européenne pour leur demander pourquoi ils laissent les Palestiniens souffrir sans rien faire.
Le temps explique aussi la renaissance de la résistance. Les deux intifadas précédentes ont duré 3 ou 4 ans. Ensuite la résistance s’est réduite à quelques poches et il y a eu des négociations de paix. Après la première intifada, le processus politique a duré près de 10 ans ponctué par des actes de résistance localisés sans grande conséquence jusqu’à la seconde intifada. Ces périodes de creux dans la résistance voient grandir une nouvelle génération dont la colère finit par exploser sous la direction d’une nouvelle équipe. C’est une de ces périodes qui vient de s’achever. La majorité des Palestiniens n’en peut plus d’un processus politique qui n’aboutit à rien, et la jeunesse actuelle semble prête a reprendre le combat.
Un sentiment anti-Autorité Palestinienne
Quand Mahmoud Abbas a décidé de perpétuer la mascarade d’Oslo en revenant à la table des négociations en juillet de l’année dernière, la condamnation a été unanime dan les rues palestiniennes. Tout ce que les Palestiniens ont gagné après 20 ans de processus de paix, c’est davantage de colonisation et davantage de population déplacée, emprisonnée et tuée.
L’échec du dernière round de négociations a été suivi de la grève de la faim collective des prisonniers politiques qui a été la plus longue de toute l’histoire de la lutte contre le Sionisme. Les manifestations de soutien aux prisonniers en grève de la faim ont été réprimées par l’AP au titre de la coopération sécuritaire entre Abbas et l’occupation. Pour beaucoup, il s’agit là d’une "externalisation" de l’occupation dont profitent les cadres de l’AP. Le point de non retour a été atteint quand les forces israéliennes ont envahi le centre de Ramallah en juin dernier pour la première fois depuis 2007. Les forces d’occupation qui avaient pris position devant le poste de police de l’AP ont mitraillé la jeunesse palestinienne pendant que les policiers de l’AP, qui avaient reçu l’ordre de ne rien faire, regardaient le spectacle par les fenêtres. De même, quand des manifestations ont éclaté après le meurtre de Mohammad Abu Khdair, les force de l’AP forces ont empêché plusieurs fois les militants de se rendre aux bases de l’armée israélienne et dans les colonies de Cisjordanie.
Quand on parle aux habitants de Cisjordanie, on se rend compte qu’ils se sentent tous piégés entre l’occupation d’un côté et l’AP de l’autre, cette dernière faisant le jeu de l’occupation. La colère est palpable.
La montée du Hamas en Cisjordanie ?
Suite à l’annonce du récent accord de réconciliation Fatah-Hamas, des drapeaux du Hamas ont recommencé à flotter dans les manifestations de Cisjordanie, malgré l’émotion que cela a suscité au début. Le profond mécontentement du peuple contre l’AP se combinant avec le rôle du Hamas dans la résistance, peut-on dire que le Hamas comble un vide politique en Palestine ?
Pour les Palestiniens il est clair que les attaques actuelles sur Gaza sont des attaques contre tous les Palestiniens. Avant la série de massacres israéliens à Gaza, une campagne d’arrestations massives a été menée en Cisjordanie et les manifestations qui ont suivi le meurtre de Abu Khdair à Jérusalem ont été attaquées jour après jour. De même, les manifestations de Haïfa au Néguev et de Ramallah à Jaffa ont été réprimées avec plus ou moins de violence et d’arrestations. Les Palestiniens sont un seul peuple, qu’ils possèdent une carte d’identité israélienne ou qu’ils soient exilés à l’étranger. Les massacres de Gaza et le siège interminable ne sont que des rouages de la machine coloniale sioniste et c’est ce projet expansionniste dans son ensemble que la résistance combat.
Il est exact que la popularité du Hamas grandit en Cisjordanie du fait de son rôle actuel dans la résistance mais c’est l’acte de résistance lui-même plutôt que le Hamas en tant qu’entité politique ou idéologique que les gens soutiennent. Le Hamas n’est pas le seul organe à résister, il y a d’autres factions à Gaza, comme d’ailleurs en Cisjordanie et dans la Palestine de 1948 - ceux qui résistent le font parce qu’ils se sentent palestiniens et non à cause des prises de position de telle ou telle faction.
L’annonce récente des Brigades des Martyrs al-Aqsa de Cisjordanie affilées au Fatah qu’ils mettaient fin au cessez-le-feu en s’affranchissant de la ligne officielle, en est la preuve. Le lendemain de la grande manifestation de Qalandia des membres des brigades al-Aqsa ont ouvert le feu sur les forces d’occupation, ce qui a provoqué de longs échanges de feu. La même nuit, l’aile militaire des Comités de Résistance Populaire - les Brigades al-Nasser Salah al-Din - a revendiqué la responsabilité d’une attaque contre les forces d’occupation à Naplouse en réponse à "l’agression israélienne en cours contre le peuple Palestinien." Un nouveau soulèvement se produit et il a de nombreux visages.
L’unité palestinienne vient d’en bas
La plupart des Palestiniens ont bien accueilli l’accord de réconciliation Fatah-Hamas tout en manifestant un certain scepticisme notamment en Cisjordanie où peu de gens croyaient qu’il permettrait de réelles avancées politiques.
Ce qui a peut-être le plus favorisé la montée du soulèvement actuel c’est la renaissance de l’unité de petit peuple palestinien. L’unité nationale ne se fait pas à coup de signatures d’accords, elle est le fruit d’actions collectives. Les manifestations qui ont éclaté dans toute la Palestine historique après le meurtre de Abu Khdair le montrent. Ce qui corrobore aussi le fait que le soulèvement actuel n’est pas dû aux factions, c’est qu’en 1948, lorsque les heurts ont éclaté il n’y avait ni Fatah, ni Hamas, ni aucune autre faction car elles sont toutes nées après l’occupation de la Palestine en 1967.
De nombreux militants de la nouvelle génération rejettent en bloc les accords d’Oslo ainsi que les divisions entre les factions et les élites que ces accords ont engendrées. Ils coopèrent aux échelons de base et appellent de leurs voeux une vraie représentation nationale qui pourrait prendre la forme d’une OLP restructurée ou de quelque chose d’entièrement nouveau. Si les militants diffèrent sur la forme de cette représentation, en revanche ils exigent tous qu’elle soit l’émanation du peuple palestinien tout entier : les Palestiniens des territoires occupés en 1967, ceux de la Palestine de 1948 et tous ceux qui sont en exil dans le monde. Pour ces militants, il est presque secondaire que la réconciliation entre le Fatah et le Hamas porte ou non des fruits étant donné que cette réconciliation ne résout pas l’impasse politique actuelle ; ce qu’ils veulent c’est travailler à mettre en place une représentation qui reflète vraiment l’unité du peuple.
La volte-face d’Abbas
Quand Mahmoud Abbas a assuré à Israël que la coordination sécuritaire AP-Israël était "sacrée" il y a 2 mois, il a suscité le dégoût dans toute la population. Après la manifestation massive de jeudi, le Fatah d’Abbas a appelé lui aussi à une Journée de Colère collective contre les massacres de Gaza. Parmi les leaders du Fatah qui soutenaient publiquement cette journée de résistance, il y avait des proches d’Abbas. Ils avaient forcément son aval. Qu’est-ce qui a donc provoqué cette volte-face du Fatah et pourquoi Abbas n’a-t-il pas ordonné à sa police d’empêcher cette manifestation comme la plupart des précédentes ?
L’AP dépend de subventions internationales pour maintenir son régime. Elles sont fonction de sa capacité à réprimer la résistance. Le plan économique néoliberal étasuno-israélien que l’AP a signé des deux mains violait les droits fondamentaux des Palestiniens - et cela tout les Palestiniens le savent. Abbas a conscience que son manque de popularité le met en situation instable. Et quand des dizaines de milliers de gens se sont mis en route pour Qalandia, Abbas a compris qu’il ne pouvait tout simplement pas les en empêcher et que, quand bien même il le pourrait, le faire signerait son arrêt de mort politique. Alors le Fatah a tenté de capitaliser sur la vague de colère en appelant à manifester. Sur le terrain cela n’a rien changé du tout ; il y a des manifestations tous les vendredi depuis des semaines et les gens qui sont venus jeudi ne l’ont pas fait parce que l’AP les y a appelés. Leur but était de signifier leur opposition à une reprise en main de l’intifada par les structures dirigeantes pour que ne se reproduise ni la catastrophe d’Oslo, produit de la prise de contrôle de la première intifada par les factions, ni l’échec de la seconde intifada qui a seulement permis à "quelques heureux élus" de bénéficier, depuis, de tous les privilèges du pouvoir.
Abbas pourrait même avoir des difficultés à contrôler ses propres forces si la situation perdurait. Suite à un accord AP-Israël de 2005, plusieurs centaines de membres de la résistance, notamment des Brigades des Martyrs al-Aqsa affilées au Fatah, ont été intégrés à l’AP, en échange de quoi ils étaient rayés de la liste des personnes recherchées. Il suffisait de regarder les jeunes policiers de l’AP qui réprimaient les manifestants, pour se rendre compte que leur rôle ne leur plaisait pas beaucoup. Si le vent tournait vraiment et que la rue devenait incontrôlable, il est probable que beaucoup de ces jeunes rejoindraient les manifestants au lieu d’obéir à leur employeur. Tout cela prouve qu’Abbas perd de plus en plus le contrôle de la situation.
Souffrance collective
On voit bien que les soulèvements actuels ont plusieurs causes. Les hommes, femmes et enfants tués chaque jour à Gaza et en Cisjordanie sont d’abord et avant tout des êtres humains, pas des statistiques, ce sont aussi des Palestiniens et non des "Gazaouis" ou des "Cisjordaniens". Ils souffrent tous ensembles et, souffrir pour souffrir, les Palestiniens ont décidé, une fois de plus, de résister tous ensembles. Abandonnés par une "communauté internationale" qui n’a aucune intention de réparer ses erreurs, en tous cas officiellement, les Palestiniens se battent une fois de plus pour leur survie.
Au coeur de la résistance, une nouvelle génération a pris les commandes comme les précédentes générations l’ont fait avant elle. La résistance est menée par des Palestiniens parce qu’ils sont palestiniens et non parce qu’ils appartiennent à telle ou telle faction, contre une entreprise coloniale et non contre une religion ou un peuple. Les Palestiniens se battent pour mettre fin au vol de leur terre et à la destruction de leur peuple ; ils se battent pour retrouver leur liberté et ils veulent un gouvernement qui soutienne cette lutte et qui les représente vraiment tous. Ceux qui, sur terre, soutiennent la cause palestinienne doivent avoir conscience que les slogans " Mettez fin au siège" ou "Libérez Gaza" ne s’attaquent pas à la racine du problème. Il n’y a que la justice et la libération totale qui peuvent sauver le peuple palestinien. Le peuple palestinien veut vivre libre et c’est pour cela qu’il se bat.
* Rich Wiles est un artiste photographe primé, auteur et cinéaste qui vit en Palestine depuis plus de 10 ans. Son dernier livre est Generation Palestine : Voices from the Boycott, Divestment and Sanctions Movement (Pluto, 2013). Son site : www.richwiles.com
29 juillet 2014 - Middle East Eye - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.middleeasteye.net/essays...
Traduction : Info-Palestine.eu - Dominique Muselet