samedi 1 octobre 2011

PO: la Ligue arabe critique les propositions du Quartette

30/09/2011
MOSCOU, 30 septembre - RIA Novosti
La Ligue arabe a critiqué vendredi les récentes propositions du Quartette des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, ONU et UE) concernant la reprise des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens, rapportent les médias arabes.
"La récente déclaration du Quartette montre qu'il est incapable de protéger les normes internationales et de promouvoir le processus de paix au Proche-Orient", est-il indiqué dans une déclaration du comité pour la Palestine de la Ligue arabe.
Les idées des médiateurs internationaux sont une tentative "d'écarter la demande palestinienne d'adhésion à l'ONU sans mentionner la partie qui entrave de fait le processus de paix", selon la déclaration.
Le Quartette devrait "dénoncer les actions unilatérales d'Israël et appuyer la demande palestinienne", de l'avis de la Ligue arabe.
Le 23 septembre dernier, le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a remis une demande d'admission à l'ONU au secrétaire général de l'organisation Ban Ki-moon.
Réuni le même jour au niveau ministériel, le Quartette (Etats-Unis, Russie, ONU et UE) a appelé Israéliens et Palestiniens à relancer les négociations directes d'ici un mois et à parvenir à une entente à la fin de 2012 au plus tard. Selon le Quartette, les parties en conflit doivent se mettre d'accord sur les frontières et les questions de la sécurité dans les trois mois suivant la reprise des négociations et s'entendre sur le statut de Jérusalem et les réfugiés en six mois.
Ensuite, Moscou accueillera une conférence internationale sur le Proche-Orient consacrée avant tout aux résultats des discussions directes.

Le Hamas n'acceptera aucune concession sur les territoires palestiniens

01.10.2011
Le Premier ministre du gouvernement du Hamas, Ismail Haniyeh, a déclaré vendredi que le Hamas n'acceptera jamais un Etat palestinien avec des concessions sur les territoires palestiniens.
"On n'acceptera aucune concession sur les territoires palestiniens, même s'il y avait un consensus international", a dit M. Haniyeh.
Le Hamas est opposé à la demande de reconnaisance d'un Etat palestinien à l'ONU, estimant qu'un Etat palestinien sur les territoires de 1967 signifie une concession sur la terre entière de la Palestine historique.
"Nous ne ferons jamais de concessions sur les droits légitimes de notre peuple, en particulier le droit du retour des réfugiés à leurs terres dont ils ont été forcés de partir", a souligné Haniyeh.
Il a indiqué que le Hamas soutient la création d'un Etat palestinien indépendant sans reconnaître Israël comme un Etat et sans aucune concession sur les territoires occupés par Israël en 1967.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait présenté vendredi dernier la demande de reconnaissance d'un Etat palestinien à l 'ONU.
Le Hamas, le principal rival du Fatah, le parti du président Abbas, lui reproche d'avoir mené une démarché unilatérale sans consulter les autres mouvements palestiniens.
Source: xinhua
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L'OLP décline l'offre du Quartette

30-09-2011
L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a décliné l'offre du Quartette des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient, qui proposait une reprise sans condition des discussions avec Israël d'ici un mois. Réunis à Ramallah, les membres du Comité exécutif ont pris note de ce plan mais ont exigé comme prévu le gel du développement des colonies juives de Cisjordanie en préalable à la relance du dialogue. 
Mahmoud Abbas, président palestinien et chef de file de l'OLP, avait répété le même message dimanche, à son retour de New York, où il a déposé une demande d'adhésion à l'ONU, malgré les pressions américaines et israéliennes. «La direction palestinienne souligne clairement qu'elle ne peut accepter de négocier sans un minimum de responsabilité et de sérieux face à la poursuite du développement des colonies et du vol de terres», a déclaré Yasser Abed Rabbo, membre du Comité exécutif de l'OLP.
L'initiative du Quartette, qui réunit les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'ONU, n'avait aucune chance d'aboutir après celle de Mahmoud Abbas. Malgré plusieurs mois d'efforts, les médiateurs ne sont pas parvenus à s'entendre sur les «termes de références» qui auraient permis de dégager un compromis et de relancer un processus de paix au point mort depuis un an.
Décidés à désamorcer la crise qu'annonçait la demande de reconnaissance palestinienne, le quartette a invité les deux parties à entamer des discussions préparatoires dans un délai d'un mois, à formuler des propositions au sujet des frontières et de la sécurité d'ici trois mois et à faire le pari d'un règlement définitif avant la fin de l'année prochaine.
Yasser Abed Rabbo, qui n'a pas formellement rejeté l'offre du Quartette, a dit y a avoir trouvé «des éléments encourageants», comme la référence aux frontières de 1967, avant la guerre des Six-Jours et l'occupation des territoires palestiniens.
Taïssir Khaled, autre membre du Comité exécutif de l'OLP, s'est montré plus direct, jugeant l'offre «inacceptable». Le Quartette «doit être une instance crédible et responsable ou reconnaître qu'il ne peut pas contraindre Israël à se conformer au droit international», a-t-il déclaré, évoquant le développement des colonies.
Le gouvernement israélien, qui a opposé une fin de non recevoir aux exigences de Mahmoud Abbas, a donné son feu vert mardi à la mise en chantier de 1.100 logements dans la colonie de Gilo, à Jérusalem-Est. Aux Nations unies, le Conseil de sécurité a remis jeudi la demande d'adhésion palestinienne à la Commission d'admission, où les 15 Etats membres sont représentés. Elle doit se prononcer dans les semaines qui viennent, mais le sort de cette candidature ne fait aucun doute, étant donné l'hostilité des Etats-Unis.
Le statut d'observateur est plus réaliste selon la Russie
Un Etat de Palestine obtiendra probablement le statut d'observateur à l'ONu mais pas celui de membre à part entière, a déclaré hier l'ambassadeur de Russie aux Nations unies, Vitali Tchourkine, cité par le journal Kommersant. «Les Palestiniens ne renoncent pas à leur demande adressée à l'Assemblée générale visant à obtenir le statut d'Etat observateur.
C'est plus réaliste que le statut de membre à part entière. Mais nous croyons que nos collègues israéliens s'inquiètent en vain», a insisté le diplomate russe. «Nous voterons pour l'adhésion des Palestiniens. Bien sûr, c'est un cas extraordinaire, mais si le vote est positif ils ressentiront un soutien de la communauté internationale ce qui favorisera le processus des négociations»,
a ajouté M. Tchourkine. Si un veto est opposé à cette demande, l'Assemblée générale pourra accorder à l'Autorité palestinienne le statut d'Etat observateur, ce qui permettra aux Palestiniens de participer à de nombreux forums internationaux et de présenter des recours devant la Cour pénale internationale.
M. Z. / Agnces

Mise en garde contre un plan israélien pour prendre le contrôle du Sinaï

30 Septembre 2011
arabs48.com - Le fait qu’Israël hausse le ton quant à la situation au Sinaï augure de l’existence d’un plan israélien le visant, déclare l’ambassadeur égyptien auprès de l’autorité palestinienne, Yasser Othmane, appelant à être vigilant et à tenir compte des intentions israéliennes.
Les hauts responsables politiques et sécuritaires israéliens ont réitéré les déclarations au cours de la dernière période, selon lesquelles, "depuis la révolution égyptienne, le Sinaï échappe au contrôle des services de sécurité égyptien". Ils prétendent également que "les opérations de transfert  d’armes de Sinaï vers la bande de Gaza ont augmenté, et que l’organisation d’al-Qaïda y est active".
"L’escalade verbale des dirigeants israéliens, à leur tête le chef du gouvernement, Benyamin Netanyahu, et son ministre de l’armée, et leurs incitations contre la situation au Sinaï, sont autant de signes de l’existence d’un plan le visant, dans une tentative de pressions extérieures sur l’Egypte. Ils cherchent ainsi à donner l’impression de l’absence de contrôle égyptien sur la région, afin de donner des prétextes aux Israéliens d’en prendre le contrôle", explique en substance le diplomate égyptien.
Israël œuvre, lors de la dernière période, à salir l’image du gouvernement égyptien, après la révolution, pour propager l’idée d’une défaillance sécuritaire en Egypte, et l’incapacité de celle-ci d’assurer la surveillance de ses frontières avec Israël.
L’ambassadeur égyptien indique que Sinaï n’est pas hors de contrôle des forces de sécurité égyptiennes. "Il existe des campagnes sécuritaires égyptiennes en cours pour maîtriser la situation notamment au Nord du Sinaï et au niveau des frontières avec Gaza", souligne-t-il, faisant savoir que l’effectif des forces de sécurité a été augmenté à Sinaï, et qu’il y a une intention de renforcer encore plus les équipements et la présence de l’armée.
"L’étendue du Sinaï  équivaut au triple de celle de la Palestine historique, c’est une région très vaste, un aspect à prendre en ligne de compte dans l’évaluation de la situation sécuritaire qui y prévaut", dit-il.
"La situation générale de la région dans son ensemble, et en Libye en particulier, complique la situation dans cette région, dans la mesure où Sinaï est très influencé par les facteurs exogènes", ajoute le diplomate égyptien.
"Les services de sécurité ont beaucoup fait, au cours de la dernière période, dans le cadre des efforts consentis par le gouvernement égyptien en vue d’assurer la sécurité dans la région de Sinaï", conclut-il. 

Berry prône à Téhéran la reprise de la « résistance » contre Israël

01/10/2011
À son arrivée hier à Téhéran, le président de l’Assemblée nationale, Nabih Berry, s’est prononcé pour la reprise de la « résistance » contre Israël, « du moment que la voie d’un règlement pacifique suivie depuis très longtemps n’a rien donné. »
M. Berry, qui a quitté hier après-midi Beyrouth, participe à Téhéran au 5e congrès international pour l’appui à l’intifada palestinienne. Il est accompagné dans la capitale iranienne du chef du bloc parlementaire du Hezbollah Mohammad Raad et du député Arthur Nazarian.
« Ce congrès est plus que nécessaire, au regard de ce qui se passe dans le monde arabe, et au regard de l’avenir de la Palestine, a déclaré M. Berry à son arrivée à Téhéran. Hélas, a-t-il souligné, les fédérations parlementaires arabes et musulmanes sont absentes de ce congrès. Mais peut-être est-ce mieux ainsi. Au moins nous n’aurons plus à écouter des prises de position officielles courantes. »
Le président de la Chambre a par ailleurs affirmé qu’il est désormais certain que les États-Unis opposeront leur veto à la reconnaissance d’un État palestinien par le Conseil de sécurité de l’ONU.
À noter que les travaux du 5e congrès s’ouvriront ce matin. 

Nétanyahou indispose à nouveau les États-Unis

30/09/2011 
Il se dit prêt à accepter le plan de paix du Quartette, mais autorise la construction de plus de mille nouveaux logements à Jérusalem-Est. 
D'accord pour un nouveau plan censé aboutir à un accord de paix à la fin de l'an prochain, mais pas au prix de Jérusalem : tel est le message de Benyamin Nétanyahou. Histoire de bien mettre les points sur i, le ministère israélien de l'Intérieur vient de donner son feu vert à la construction de 1 100 logements à Gilo, un quartier israélien situé dans la partie arabe de Jérusalem. Dans le monde, cette décision a provoqué un tollé, y compris aux États-Unis, qui se sont déclarés «profondément déçus».
Mais Benyamin Nétanyahou est passé outre. «Gilo n'est pas une colonie, c'est un quartier situé au cœur de Jérusalem près du centre-ville», explique Mark Regev, son porte-parole. Actuellement plus de 200 000 Israéliens vivent dans une douzaine de nouveaux quartiers construits après la conquête de la partie orientale de la ville en 1967. Mais son annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale. Les Palestiniens espèrent de leur côté que le lancement de ce projet fustigé de toutes parts va leur fournir des armes dans la bataille très serrée qu'ils mènent au Conseil de sécurité de l'ONU pour obtenir l'adhésion de leur État aux Nations unies. Selon eux, une majorité des membres (9 sur 15) de cette instance serait prête à les soutenir.
Pour éviter de paraître «ingrat» après le discours d'Obama à l'ONU présenté par les médias israéliens comme le «plus pro-israélien» jamais prononcé par un président américain, Benyamin Nétanyahou s'est dit prêt à accepter un plan mis au point par le Quartette pour le Moyen-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie et ONU).
Sur le papier, tout semble simple : Israéliens et Palestiniens vont reprendre leurs négociations gelées depuis plus d'un an avec comme objectif d'aboutir à un accord final fin 2012. Pour y parvenir, les deux partenaires doivent se rencontrer dans un mois pour établir «un calendrier et une méthode de négociations» et trouver trois mois plus tard un terrain d'entente sur les frontières et les arrangements de sécurité.
Au vu des positions de départ, le pari semble totalement irréaliste. Avant même qu'il soit lancé, Danny Ayalon, le vice-ministre des Affaires étrangères a cru de bon de souligner qu'aucun «calendrier n'est sacré». Jusqu'à présent, aucune des dates figurant dans les multiples plans de paix discutés dans le passé n'a été respectée en raison des divergences de fond sur des questions telles que l'avenir de Jérusalem, le tracé des frontières du futur État palestinien et les garanties exigées par Israël pour s'assurer que la Cisjordanie ne devienne pas, comme la bande de Gaza, «une base terroriste iranienne» contrôlée par les islamistes palestiniens du Hamas. Or, sur tous ces dossiers, Benyamin Nétanyahou, à la tête d'un des gouvernements les plus nationalistes de l'histoire du pays, ne dispose de pratiquement aucune marge de manœuvre.

Le BDS, pilier d’une Palestine indépendante

samedi 1er octobre 2011 - 06h:57
Eric Walberg - Al-Ahram
Le mouvement pour l’indépendance de la Palestine a tiré profit de l’amplification du mouvement BDS qui révèle au monde les terribles et injustes souffrances du peuple palestinien.
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Des militants français manifestent leur solidarité avec les Palestiniens, en appelant à un boycott international de l’état sioniste - Photo : EPA
Une nouvelle campagne du Boycott, Désinvestissement et Sanctions a été lancée par l’Eglise Unie du Canada, qui va tenter de convaincre six compagnies opérant au Canada — Caterpillar, Motorola, Ahava, Veolia, Elbit Systems et Chapters/Indigo — de cesser de soutenir l’occupation israélienne. "La campagne est semblable à d’autres campagnes initiées il y a quelque temps par l’Eglise Presbytérienne et la Conférence de la Nouvelle Angleterre de l’Eglise Méthodiste Unie. Nous avons lancé ’Occupés par la paix’ après presque deux ans de réflexion et d’études" dit le porte-parole, Jean Lee.
Le Congrès des syndicats anglais a voté la réévaluation de ses liens avec la confédération syndicale israélienne Histadrut, et réaffirmé sa décision d’encourager ses membres, ses patrons et ses fonds de pension à se désinvestir des compagnies qui tirent profit des colonies illégales, de l’Occupation et de la construction du Mur, et à les boycotter.
Les militants culturels londoniens de "Admirateurs de Beethoven pour le boycott d’Israël", se sont livrés, le 1er septembre, à un acte militant tout à fait original en chantant leur propre version de l’Hymne de la Joie à plusieurs reprises pendant un concert de l’orchestre philharmonique israélien au Royal Albert Hall de Londres, ce qui a obligé la BBC à interrompre la retransmission en direct du concert. "Israël mettez fin à votre occupation. Il n’y a pas de paix sur une terre volée. Nous chanterons pour la libération jusqu’à ce que vous nous entendiez et nous compreniez."
Les étudiants Sud-Africains ont mis en place un boycott national contre Israël et les Autorités des Standards Publicitaires d’Afrique du Sud ont rejeté les plaintes concernant une publicité radio du guitariste principal de Faithless en soutien des Artistes d’Afrique du Sud contre l’Apartheid : "Salut, je suis Dave Randall de Faithless. Il y a 20 ans je n’aurais pas accepté l’apartheid en Afrique du Sud ; aujourd’hui je ne l’accepte pas en Israël. Soyez du non côté de l’histoire ? Ne soutenez pas l’apartheid. Ralliez-vous au boycott international d’Israël."
Le basketteur légendaire de la NBA, Karim Abdel-Jabbar, a refusé d’aller en Israël à cause des "inquiétudes suscitées par les violences du Jour de la Nakba". Abdel-Jabbar devait présenter son nouveau documentaire sur la ségrégation raciale dans le basket, "Sur les épaules des géants", et devait concourir pour le "prix de l’esprit de liberté" au festival du film de Jérusalem.
Suite à une intense campagne de boycott au niveau européen, le plus gros exportateur israélien de produits frais, Agrexco, qui commercialise des produits provenant des colonies illégales estampillés "produits d’Israël", a déposé le bilan cet été. Ses problèmes financiers sont peu de chose comparés à ceux de la multinational française Veolia, une entreprise de systèmes urbains qui fournit des services au tramway qui relie Jérusalem aux colonies illégales de Jérusalem Est sous occupation et à la Cisjordanie voisine.
Depuis le début de la campagne initiée par les Palestiniens en 2005, Veolia a perdu des contrats d’une valeur globale de 14 milliards de dollars. La fusion récente de la division des transports Veolia avec une filiale du principal fond d’investissement d’état français indique que la solution que le gouvernement français a choisie pour solutionner les problèmes de Veolia est de faire payer ses pertes financières par les contribuables. Veolia se retire de plus de 40 pays mais pas du pays —Israël— qui est la cause principale de ses tracas financiers.
Son implication dans le projet de tramway viole les règles de l’Organisation pour la Coopération et le Développement économiques (OCDE). Considérant que le siège de l’OCDE est à Paris et que Israël est un nouveau membre, cela est particulièrement ironique.
La compagnie israélienne Sodastream, quant à elle, a subi un revers sérieux en Suède quand la chaîne de supermarchés Coop a annoncé qu’elle allait arrêter d’acheter ses produits. La principale unité de fabrication de Sodastream est située à Mishor Adumim, la plus grande colonie israélienne en Cisjordanie occupée. Unilever a déjà cédé à la pression du BDS en annonçant en juillet qu’il avait l’intention de ramener son usine de Bagels et de Bagels pretzels à l’intérieur de la ligne verte. Sodastream lui-même a laissé comprendre qu’il va aussi céder en annonçant la construction d’une nouvelle usine à l’intérieur de la ligne verte pour 2013, date de l’expiration du bail de l’usine de Mishor.
La campagne contre Sodastream s’est rapidement étendue dans le monde entier y compris aux USA. En mars, une pétition appelant Bed Bath & Beyond à cesser de vendre les produits de Sodastream (ainsi que ceux de Ahava, l’entreprise de cosmétiques basée dans une colonie) a été distribuée à 15 endroits le long de la côte ouest des USA de Seattle à Los Angeles et un groupe de militants déguisés en mariés a mis en scène un simulacre de mariage appelant les mariés concernés par la justice à ne plus utiliser les services de Sodastream (et Ahava) pour de leur mariage.
La lutte s’intensifie, spécialement en Australie. Une action pacifique du BDS contre une entreprise de cosmétiques de Jéricho qui vend des sels de la Mer Morte a été attaquée en juillet par la police et 19 militants de Melbourne sont menacés d’une amende de 32 000 dollars. L’attaque a suivi la demande du président de la communauté juive de Victoria de "réprimer plus sévèrement les protestataires agressifs." En ce moment des centaines de militants pro-Palestine des USA, France et Grèce, sont sous le coup d’une enquête criminelle pour avoir lutté pacifiquement pour les droits des Palestiniens.
Et il y a aussi la loi d’anathémisation votée le 11 juillet par la Knesset en Israël qui permet aux "victimes" de poursuivre en justice ceux qui promeuvent le boycott. Cette loi succède à la récente loi sur la Nakba qui interdit de financer des institutions qui reconnaissent le nettoyage ethnique de la Palestine.
L’organisation israélienne, Peace now, a tout de suite mis en place un groupe facebook "Attaque-moi en justice, je boycotte les colonies". "Nous n’avons jamais boycotté les colonies, nous le faisons maintenant à cause de la loi sur le boycott", nous a dit le militant de Peace Now, Etai Mizrav, "Quand ils ont décidé de faire taire les gens, nous avons décidé qu’il était temps de dire aux Israéliens que ceux qui soutiennent les colonies concourt à l’isolement d’Israël et font du tort à l’état." Une coalition de groupes alliés a décidé de demander à la Cour Suprême israélienne d’abroger la loi. "C’est vraiment absurde que les victimes de l’occupation soient obligées de payer des indemnités aux occupants s’ils organisent un boycott des produits des colonies" a déclaré le porte parole de la coalition, Idan Ring.
Une victoire de la campagne pour le Désinvestissement a été enregistrée cet été avec la décision du fond de pétrole norvégien de 450 milliards d’euros d’exclure deux firmes israéliennes - Africa Israel Investments et sa filiale d’ingénierie Danya Cebus— à cause de leur activité dans les colonies.
Quant aux Sanctions, l’événement le plus important de l’été a été le rapport Palmer de l’ONU qui a critiqué Israël pour son usage excessif de la force contre la Flottille de la Liberté mais qui cependant soutient son siège de Gaza en dépit du fait qu’une Commission des droits de l’homme de l’ONU précédente l’ait déclaré illégal. A cause de l’absence de réelles sanctions contre Israël par l’institution internationale le gouvernement turc a renvoyé l’ambassadeur d’Israël. Suite à l’assassinat par Israël d’au moins cinq gardes frontières égyptiens cet été, les manifestants égyptiens ont eux aussi chassé l’ambassadeur israélien et celui de Jordanie s’est enfui par peur de manifestations similaires.
Ceux qui voudraient que les politiciens israéliens rendent des comptes viennent de subir un revers. La semaine dernière les Anglais ont amendé une loi qui permettait de délivrer des mandats d’arrêts contre des politiciens et des militaires israéliens selon une juridiction internationale qui stipule que certains crimes sont si graves qu’ils peuvent être jugés partout. C’est un tel mandat qui avait été délivré contre le leader de l’opposition israélienne Tzipi Livni en 2009.
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* Eric Walberg est un journaliste qui a travaillé en Ouzbékistan et qui écrit actuellement pour l’hebdomadaire Al-Ahram au Caire.
Al Ahram weekly - Pour consulter l’original :
http://weekly.ahram.org.eg/2011/106...
Traduction ; Dominique Muselet
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La mauvaise foi de Netanyahu

Racisme et fanatisme, voilà ce que révèle le discours du premier ministre israélien devant l’Onu. Dans son intervention, Netanyahu a perdu son self-control dans une première partie  en lisant un discours-riposte, décousu, bouclé à l’évidence en quelques instants, comme le soulignent les analystes. Il retenait à peine sa rage et fulminait contre l’islam en se posant en défenseur absolu du monde non musulman, et donc le barrage contre cet islam militant, sans oublier bien sûr les fantasmes sionistes de voir l’Iran assiégé par la communauté internationale. Une vraie honte que de tels propos soient prononcés devant l’Onu, cette institution créée après la Deuxième Guerre mondiale pour mettre en valeur les notions des droits de l’homme bafoués par les régimes nazis et fascistes. Or, voici que le premier ministre israélien suit cette même voie. En revanche, Abbass a usé d’assurance, de références, de dates, de clarté, de détermination dans son allocution interrompue plusieurs fois par les applaudissements. Et comme le relèvent les analystes, Netanyahu a cafouillé et usé d’arguments sans rapports évidents avec le sujet  auquel il était confronté. Le silence dans la salle immense ajoutait à son désarroi. Pour Netanyahu, la seule résolution que la communauté internationale devait prendre c’est de demander la libération de Gilad Shalit, emprisonné depuis des années dans la bande de Gaza. Shalit, un soldat comme n’importe quel soldat, menacé par toutes sortes de dangers inhérents à la guerre. Alors, le monde doit se mobiliser pour le libérer et applaudir Netanyahu qui retient dans ses geôles 9 000 Palestiniens et Palestiniennes, parmi lesquels des écoliers, des adolescents, des femmes et des vieillards maintenant, car emprisonnés depuis presque 30 ans.
Comment peut-on ignorer que la Palestine a été usurpée et que le mouvement sioniste est équivalent de racisme et de terrorisme ? Et même la notion de retour que prônent les sionistes est finalement un argument fanatique qui n’est basé ni sur un Etat de droit, ni sur un Etat religieux.
Al-Ahram Hebdo
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Une phase critique se profile

Avec la baisse des aides et des dons, la croissance va fortement diminuer dans les mois à venir, plongeant la population dans d’importantes difficultés financières.

Après son recours à l’Organbtenir la reconnaissance d’un Etat, l’Autorité palestinienne affrontera une réalité économique jalonnée de défis majeurs. C’est ce qu’a révélé le Fonds Monétaire International (FMI) dans son dernier rapport. « L’économie palestinienne est entrée dans une phase très difficile depuis le lancement du programme de réforme économique en 2007 », note le rapport. Il s’agit notamment d’une crise de manque de liquidités qui a obligé le gouvernement à ne pas verser les salaires des employés pour la première fois depuis 4 ans. C’est le cas notamment de Abdallah Amar, un employé à la bande de Gaza, qui déclare : « Comme de nombreux employés, je m’attendais à ce que le gouvernement nous paye la moitié restant du salaire de juin en plus du salaire de juillet. Or, selon les déclarations, il est probable que nous n’obtenions que la moitié du salaire de ce mois aussi. Que peut faire une moitié de salaire alors que l’année scolaire est sur le point de commencer ? La situation est encore plus désastreuse pour ceux qui ont des prêts bancaires à rembourser ». Abdallah est un exemple parmi des milliers d’employés à Gaza et en Cisjordanie qui traversent de graves difficultés financières. Ils sont incapables de rembourser leurs dettes et de subvenir aux besoins familiaux. Et cela car 70 % des employés de l’Autorité palestinienne sont liés à des prêts bancaires dont les crédits dépassent parfois la moitié de leur salaire. Cette situation a entraîné aussi le ralentissement de l’activité commerciale suite à la chute du pouvoir d’achat au sein des territoires palestiniens, comme l’a révélé Fahd Ebeid, propriétaire d’un magasin de prêt-à-porter à Ramallah, qui critique la situation économique du pays. « J’ai acheté beaucoup de marchandises à l’occasion de l’Aïd et de la rentrée scolaire. Mais je n’ai presque rien vendu, les ventes ne dépassent pas 20 % de celles de l’année passée. Je vais être obligé de vendre les marchandises à des prix inférieurs aux prix d’achat pour éviter des pertes encore plus grandes », se plaint-il.
Cette crise de liquidités est due tout d’abord au recul des aides et des dons provenant des pays donateurs. « L’Autorité palestinienne a besoin de 300 millions de dollars d’ici la fin de cette année pour financer ses ressources. C’est vrai que certains pays arabes ont versé leurs dons, mais d’autres se sont abstenus », souligne Ossama Kanaan, directeur dans la bande de Gaza du FMI. Il ajoute que le gouvernement palestinien est devenu incapable de financer ses dépenses. De sa part, le ministre palestinien de l’Economie, Hassan Abou-Lida, prévoit le prolongement de cette crise de liquidité.
Humeur de la droite extrémiste
« Cette situation sera plus grave au cas où les Etats-Unis décideraient de punir le peuple palestinien qui les a affrontés aux Nations-Unies. Par conséquent, ils vont suspendre le financement des projets de développement, ce qui aura de mauvaises répercussions sur l’économie », note-t-il. Les aides et les dons, représentant plus de la moitié du PIB de l’économie palestinienne, sont également liés à l’humeur de la droite extrémiste en Israël et qui est évidemment soutenue par le lobby juif aux Etats-Unis. C’est ainsi que les décisions américaines sont liées à Israël, notamment aux décisions de ses groupes de pression. Il en est de même pour l’Union européenne qui n’octroie que le minimum à l’Autorité et tient à ce qu’il n’y ait pas de surplus dans sa trésorerie, pour garantir qu’elle ne prendra aucune décision politique sans prendre en considération la probabilité de l’interruption des dons.
Ainsi, le recul de ces dons va entraîner la baisse du taux de croissance du PIB de l’économie palestinienne. La Banque mondiale a baissé ses estimations de la croissance du PIB de 9 à 7 % cette année. Selon le rapport de l’organisation pour le commerce et le développement auprès de l’Onu (CNUCED), l’économie palestinienne s’est développée à un taux de 7,4 % en 2009 et 9,3 % en 2010. Cependant, le taux de chômage reste très élevé. Il a atteint 30 % pendant cette même période. « La croissance a eu lieu après une décennie de recul économique. Les craintes concernant sa continuité sont dues au recul technologique et au fait que la croissance de 2010 est basée sur les aides », souligne le rapport, notant que la croissance économique en Palestine dépend des aides et non de la main-d’œuvre. Vu que la croissance ne progresse pas, elle ne mènera pas à une augmentation des opportunités de travail alors que le taux de croissance à Gaza a atteint 15 %, et 7,6 % en Cisjordanie.
Selon le rapport, les difficultés que traverse l’économie palestinienne persistent avec, entre autres, la poursuite de la perte des territoires et des ressources naturelles, ainsi que l’isolement par rapport aux marchés mondiaux.
Selon le rapport de la CNUCED, la circulation des Palestiniens et de leurs marchandises en Cisjordanie a été entravée par l’existence de plus de 500 barrières et points de contrôle israéliens. Ainsi, les exportations palestiniennes vers Israël, qui atteignaient 90 % du total des exportations, ont connu une baisse de 30 %. D’ailleurs, les revenus gouvernementaux provenant des activités commerciales seront menacés à l’avenir.
« Israël va suspendre ses transferts financiers mensuels des impôts et des douanes évalués à 100 millions de dollars », souligne aussi le ministre palestinien. L’impasse économique de l’Autorité palestinienne réside dans le fait qu’Israël, en tant que colonisateur, est responsable de l’entrée des marchandises en Cisjordanie et à Gaza, et dans la collecte des taxes imposées et leur remise à l’Autorité palestinienne avec des taux déterminés selon l’accord d’Oslo. Ceci constitue 25 % de l’économie palestinienne. A n’importe quelle crise politique, Israël suspend les revenus des impôts, ce qui provoque une paralysie pour l’Autorité palestinienne face à ces engagements. C’est ce qui s’est passé en 2005, quand le Hamas a remporté les élections législatives, et au cours de 2011 lors de la signature de la conciliation entre le Fatah et le Hamas. De même, 90 % des exportations palestiniennes, qui sont composées d’huile d’olives, de productions en cuir et en bois et certaines petites industries sont suspendues à chaque fois que surgit un problème politique ou un différend au cours des négociations, voire à la suite de déclarations faites par des responsables palestiniens et considérées par Israël comme provocatrices. Quant aux 10 % restants, ils concernent les fleurs cultivées dans la bande de Gaza. Israël, qui en est responsable, peut suspendre leur exportation vers l’étranger.
Khaled El-Asmaay
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« Le discours de Netanyahu n’apporte aucune solution ni règlement à la situation actuelle »

Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Mohamad Kamel Amr, souligne qu’il n’y a aucune division au sein des pays arabes en ce qui concerne l’initiative palestinienne.

New York,
De notre correspondant —
Al-Ahram Hebdo : On a entendu dire qu’il y avait une division au sein du groupe arabe autour du recours des Palestiniens au Conseil de sécurité. Comment concevez-vous à cet égard  la position arabe et celle des pays islamiques ?
Mohamad Kamel Amr : Il n’y avait aucune division autour de la cause palestinienne dans les réunions du groupe arabe à New York. Tout le monde soutient la même position claire et nette, celle de la coexistence de deux Etats indépendants, vivant en paix dans le cadre des résolutions de la légalité internationale. De sorte que l’Etat de Palestine soit établi selon les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Il faut dire que les discussions du groupe arabe portaient essentiellement sur la manière de parvenir à cet objectif. On ne peut qualifier cela de division, mais plutôt comme un débat ayant pour objectif de parvenir à une idée sur laquelle s’entendraient tous les pays.
La demande palestinienne s’est frayée une voie vers le Conseil de sécurité. Il est tout à fait probable que la question prenne un certain temps. D’ailleurs, les pays membres de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique) soutiennent eux aussi la demande palestinienne d’adhésion sur toute la ligne.
— Que pense l’Egypte du dernier communiqué du Quartette autour de la paix au Moyen-Orient ainsi que l’invitation à la reprise des négociations israélo-palestiniennes ? Le Quartette a-t-il fait des consultations avec le groupe arabe à cet égard avant sa publication ?
— Dans son allocution devant l’Assemblée générale, l’Egypte a exprimé clairement que le communiqué du Quartette était bien en deçà des espérances à cette période. Le président palestinien, Mahmoud Abbass, a pleinement le droit de ne pas négocier à cause de la poursuite de la politique de colonisation. Les efforts du Quartette ne sont pas suffisants. D’autant plus que celui-ci poursuit les mêmes vieux scénarios et ne répond pas au minimum des demandes légitimes, tels l’élaboration d’un calendrier, l’arrêt de la colonisation et le respect d’un règlement dans les frontières de 1967. En effet, aucune consultation n’a eu lieu entre le groupe arabe et le Quartette avant la publication du communiqué.
— Comment avez-vous reçu le discours du chef du gouvernement israélien Benyamin Netanyahu ?
— Le discours n’apporte aucune solution ni règlement à la situation actuelle. Au contraire, c’est une affirmation de la position israélienne. Regardez comment le monde entier a accueilli le discours de Mahmoud Abbass et sa demande d’obtenir les droits légitimes de son peuple au moment où  Netanyahu s’entête à imposer la politique du fait accompli et à poursuivre ses plans de colonisation dans les territoires arabes.
Propos recueillis par
Ezzat Ibrahim
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Un appui de pure forme ?

Les pays arabes ont exprimé leur soutien à la demande pour la reconnaissance d’un Etat palestinien. Mais ils sont critiqués pour le manque de pression exercée sur les Etats-Unis.

Les pays arabes, une fois de plus, tentent de soutenir la création d’un Etat palestinien qui se heurte à l’opposition américaine. Déjà en 2003, le monde arabe avait proposé, lors du sommet de Beyrouth, son initiative de paix : une reconnaissance d’Israël contre la création d’un Etat palestinien dans les frontières du juin 1967. Ce qui représentait une première approche réaliste de cette question.
D’une certaine manière, la grande majorité des pays arabes ont toujours laissé à l’Egypte le soin de s’occuper du dossier palestinien pour ne manifester à cet égard que beaucoup de passivité. En dépit des relations très solides et des intérêts communs entre les pays du Golfe, ces Etats pétroliers ont évité de faire pression sur Washington pour obliger Israël à respecter les résolutions internationales sur la Palestine portant sur la création d’un Etat palestinien. Avec l’initiative d’Abou-Mazen de faire cavalier seul, les Etats arabes se sont alors engagés à soutenir son initiative.
Ainsi, les pays arabes ont convenu d’œuvrer en faveur de l’adhésion à part entière d’un Etat palestinien à l’Onu, comme l’a annoncé le premier ministre et ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Hamad bin Jassim Al-Thani, président de la commission de soutien à la candidature palestinienne. « Les pays arabes ont décidé de présenter aux Nations-Unies une demande de reconnaissance d’un Etat palestinien de plein droit avec comme capitale Jérusalem-Est », a déclaré cheikh Hamad bin Jassim Al-Thani lors d’une réunion des chefs de diplomatie des pays membres de la Ligue arabe au Caire au début du mois de septembre. Toujours en ce qui concerne le Qatar, son ambassadeur à l’Onu est le président de l’Assemblée générale. Or, son élection est intervenue justement en raison de la demande palestinienne.
C’est le Népal qui devait au départ être élu mais des pays africains, du Moyen-Orient et certains d’Asie mineure ont décidé de choisir le Qatari afin de soutenir l’Etat palestinien. A rappeler que le Qatar compte parmi les pays ayant des échanges commerciaux importants avec Israël, représenté par un bureau commercial à Doha. De plus, ce petit pays du Golfe ouvre son territoire aux bases militaires américaines. Ce qui lui aurait permis de jouer un rôle plus efficace avec ses partenaires en faveur de la cause palestinienne.
L’autre pays au poids diplomatique important est l’Arabie saoudite. Tout comme le Qatar, ce royaume maintient des relations très étroites avec les Américains et pouvait mieux faire concernant les droits palestiniens en allant au-delà des déclarations verbales. Cependant, les Palestiniens se félicitent tout de même de leur soutien au processus à l’Onu. « L’Arabie saoudite a mis ses moyens politiques et diplomatiques à la disposition des Palestiniens dans cette affaire », a déclaré Gamal Al-Choubaki, ambassadeur palestinien à Riyad. Il a relevé notamment l’article du prince saoudien Tork Al-Fayçal publié dans le New York Times où il a mis en garde l’administration américaine contre l’usage de son veto pour bloquer une éventuelle acceptation de la demande palestinienne. Il a relevé à cet égard qu’une telle mesure aurait des répercussions négatives sur les relations entre les Américains et l’Arabie saoudite ainsi que le monde arabe et islamique. D’autre part, les Etats-Unis ont dépêché William Pers, assistant de la secrétaire d’Etat, à Riyad pour convaincre l’Arabie saoudite de ne pas appuyer la demande palestinienne.
En plus des pays du Golfe, la Jordanie, très impliquée dans la cause palestinienne de manière historique et géographique, et qui maintient des relations diplomatiques avec Israël. Officiellement, Amman a souligné son soutien à la démarche palestinienne à l’Onu. « La Jordanie est le principal allié stratégique des Palestiniens et le soutien fondamental des réfugiés palestiniens. Elle les appuie pour la récupération de leurs droits légitimes », a déclaré Abdallah Abou-Ramane, porte-parole du gouvernement jordanien. Il a aussi précisé l’importance du rôle égyptien dans ce même contexte, soulignant que l’Egypte contribue de manière fondamentale aux négociations de paix et pour le règlement de problèmes régionaux.
Au-delà, reste à savoir si les pays arabes, en général, soutiennent réellement l’initiative palestinienne ou s’ils ont été pris de court par cette dernière. Un diplomate nigérian à l’Onu qui a requis l’anonymat a estimé qu’il n’existait pas de soutien et d’unité assez forts de la part des pays arabes à l’égard de la demande palestinienne. Pour lui, il faudrait que ces pays coopèrent davantage. Il a même cité la nécessité que les pays arabes fassent pression sur les forces dominantes à l’Onu s’ils veulent vraiment que la demande palestinienne soit acceptée.
Ahmed Loutfi
Chérine Abdel-Azim
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Un retour des non-alignés ?

Au-delà des résultats du débat à l’Onu sur la reconnaissance d’un Etat palestinien dans les frontières de juin 1967, un fait important est à relever :  l’appui latino-américain à cette reconnaissance. De quoi rappeler le temps des non-alignés qui défendaient les droits des pays, notamment ceux du Sud subissant les injustices des  superpuissances, celles des Etats-Unis en l’occurrence. Ainsi, face à l’incapacité des Etats-Unis d’exiger d’Israël le gel des nouvelles constructions en Cisjordanie comme condition de poursuite des négociations, l’Autorité palestinienne s’est tournée vers un nouvel allié : l’Amérique du Sud. Ces deux poids lourds latino-américains sont l’Argentine et le Brésil.
Certes, c’est essentiellement un appui « symbolique », comme le note Henry Habib, professeur émérite à l’Université Concordia (Montréal). Mais ils sont 14 pays d’Amérique latine sur près d’une centaine de pays reconnaissant l’Etat de Palestine, pour la plupart des pays d’Afrique, du Proche-Orient, d’Europe de l’Est et d’Asie. Les pays européens, dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, lui reconnaissent un statut diplomatique particulier. Les frontières de 1967 comprennent la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, sous domination israélienne depuis la guerre des Six Jours en 1967. « Plus de 60 % des territoires occupés sont sous le contrôle direct d’Israël », les grandes villes, comme Jéricho et Naplouse, sont contrôlées par l’Autorité palestinienne. Cette réaction en chaîne du bloc antilibéral sud-américain souligne bien ce désir d’opposition à l’Empire atlanto-sioniste sur tous les fronts. La reconnaissance de l’Etat Palestinien dans ses frontières de 1949 à 1967 va dans le sens des réclamations de Mahmoud Abbass dans les pourparlers avec Israël, et ajoute un poids certain à la balance palestinienne. « Les Palestiniens vont chercher tous les appuis qu’ils peuvent. Ils sont dans une situation de désespoir. Ils accueillent quiconque leur manifeste de la sympathie », croit-il.
Parce que le blocage des pourparlers directs persiste, l’Autorité palestinienne a donc sollicité une reconnaissance américaine de l’Etat palestinien dans les frontières de 1967. En dernier recours, l’Autorité palestinienne pourrait même se saborder et sommer Israël d’assumer ses obligations de puissance occupante — les Palestiniens formeraient alors 40 % de la population du pays, une force appelée à s’imposer avec l’augmentation de leur poids démographique.
Quant à l’attitude des pays de l’Amérique latine, Jean-François Mayer, spécialiste de l’Amérique latine à l’Université Concordia, affirme : « Il ne faut jamais oublier que Lula a toujours cherché à se dissocier du gouvernement américain, notamment en politique étrangère. C’est pour lui un moyen très clair de mettre de la pression sur les parties pour relancer les négociations ». Le Brésil a donc ouvert le bal, suivi par l’Argentine. Entre les Etats-Unis et la Russie, le Brésil essaie de s’inscrire dans une troisième voie. Et il ne cache pas ses ambitions d’obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’Onu. D’ailleurs, comme le souligne le chercheur et blogueur Chris Lefebvre, la réaction en chaîne du bloc antilibéral sud-américain souligne bien ce désir d’opposition à l’Empire atlanto-sioniste sur tous les fronts. La reconnaissance de l’Etat Palestinien dans ses frontières de 1949 à 1967 va dans le sens des réclamations de Mahmoud Abbass dans les pourparlers avec Israël, et ajoute un poids certain dans la balance palestinienne. Aujourd’hui, 94 pays ont déjà reconnu l’Etat de Palestine après sa proclamation par la réunion du Conseil National Palestinien (CNP) d’Alger de novembre 1988.
Israël reste donc l’agent pro-occidental comme il l’a été du temps de la guerre froide. Comme souvent en politique, les jours se suivent et se ressemblent .
Ahmed Loutfi
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Abou-Mazen embarrasse ses adversaires

Le Conseil de Sécurité se retrouve aujourd’hui pour poursuivre les tractations sur l’adhésion de la Palestine aux Nations-Unies, suite à la demande historique faite par Abbass. Washington et Tel Aviv multiplient les pressions. Les Palestiniens sortiront vainqueurs de toute façon, avec un oui ou un non.

Ce n’était guère une surprise. Lorsque les Palestiniens ont décidé de faire appel aux Nations-Unies pour obtenir le statut d’un Etat membre à part entière, ils l’avaient bien annoncé assez tôt pour mettre chacun devant ses responsabilités. Le président Barak Obama, le messie qui venait sauver l’Amérique des péchés de Bush, en avait lui aussi fait un objectif à atteindre  avant 2011.
Le président américain croyait surtout qu’il aurait et le temps et le poids pour convaincre son allié et favori de l’Amérique de signer un nouveau texte avec les Palestiniens. Il croyait avec l’innocence du « fresh graduate » qu’il serait mieux que son prédécesseur. Le processus de paix s’est avéré, aussi sans aucune surprise, un fiasco. Israël a continué dans sa propre logique sécuritaire et a poursuivi la colonisation dans les territoires occupés, au profit d’une décontraction dans ses relations avec un locataire de la Maison Blanche, très peu gêné par l’état des choses. La démission de George Mitchell, envoyé spécial d’Obama dans la région, n’est que synonyme de cet échec des négociations. « Bibi » et Obama ne sont pas cependant en bons termes. Netanyahu mobilise le lobby juif et du coup le Congrès contre lui. « Cela n’a d’ailleurs rien changé sur le terrain », comme l’écrit le politologue Alaa Bayoumi dans sa recherche sur le « lobby israélien et la démarche palestinienne à l’Onu ». Il rappelle pourtant que selon un sondage publié en mai dernier par le Jerusalem Post, 12 % des Israéliens estiment qu’Obama soutient Israël alors qu’ils étaient 31 % avant le discours du président américain au Caire en 2009.
Baisse de popularité aussi chez la « sulta » palestinienne de Mahmoud Abbass. Un président de plus en plus fragilisé par le blocage des négociations et par la chute de son parrain égyptien.
Rien n’est, encore une fois, surprenant. La recette fut similaire pendant des années. La mutation est venue de l’extérieur. Américains et Israéliens l’ont observé, l’examinent, se méfient peut-être, ajustent encore leurs plans, mais les Palestiniens l’ont saisi.
Le printemps arabe. C’est le mot de passe qui a poussé le Fatah d’Abou-Mazen et le Hamas à signer une réconciliation, d’ailleurs froide. Même si les préparatifs palestiniens pour une visite à New York datent d’avant les changements arabes, comme l’a confirmé un diplomate palestinien à Al-Ahram Hebdo il y a plusieurs mois, ces régimes qui s’écroulent ont encouragé l’Autorité palestinienne dans sa démarche. Le moment est certes propice. Pas aux yeux de Washington qui brandit sa menace du veto « protecteur » d’Israël. Obama souhaiterait à tout prix l’éviter. Il ne voudrait pas s’attirer les foudres d’une rue arabe en marche vers la démocratie et déjà irritée par les positions américaines vacillatoires envers les dictateurs Moubarak, Ben Ali, Saleh et autres.
Un discours « plein de mensonges »
Le premier ministre israélien a prononcé un discours qu’il est facile de qualifier de raciste. « plein de mensonges » comme le décrit le quotidien israélien Haaretz. Un discours-riposte, décousu, bouclé à l’évidence en quelques instants, comme le soulignent les analystes. Bibi retenait à peine sa rage et fulminait contre l’islam en se posant en défenseur absolu du monde non musulman, et donc le barrage contre cet islam militant, sans oublier bien sûr les fantasmes sionistes de voir l’Iran assiégé par la communauté internationale. Il mélange toutes les sauces Kadhafi, Saddam, Hezbollah et n’hésite pas à dire du « printemps arabe » qu’il tournera en « hiver nucléaire » avant de s’en prendre aux Palestiniens car « ils incriminent la vente de leurs terres aux juifs » !! Parce que les terres confisquées en Cisjordanie et à Jérusalem ne lui suffisent pas pour implanter des colonies juives ou soit disant des espaces verts. Un discours fanatique dans lequel il exige la reconnaissance d’Israël comme « Etat juif ». Cela équivaut à un non-retour des réfugiés chassés par Israël depuis 1948 et peut facilement se transformer en une demande d’indemnisations par les Palestiniens pour avoir « occupé leurs terres et utilisé leurs eaux », selon Haaretz.
Abbass, lui, en dépit de certaines phrases assez longues, a prononcé son « premier discours politique ». Beaucoup moins charismatique que celui d’Arafat porteur du « Rameau de l’olivier et du pistolet ». Il a usé d’assurance, de références, de dates, de détermination, en faveur de la paix, dans une allocution interrompue plusieurs fois par les applaudissements.
Les Palestiniens ne risquent rien
Pourquoi Abbass a saisi les Nations-Unies ? Les analyses ne manquent pas. Faire pression sur Israël pour un retour à la table, sauver son pouvoir qui s’écroule ? Une démarche symbolique ? Sur le fond, les Palestiniens ne risquent rien. La Palestine est reconnue par 131 pays du monde. Elle est membre de la Ligue arabe, de l’Organisation de la Conférence islamique, du G77… et jouit du statut d’« entité » aux Nations-Unies et donc bénéficie d’une invitation permanente « à participer en qualité d’observateur aux sessions et aux travaux de l’Assemblée générale ». Elle peut présenter des motions sur les questions relatives à la Palestine. Elle est pourtant invitée à assister aux réunions du Conseil de sécurité en fonction de l’article 38 (état membre de l’Onu et non membre du Conseil) et non en fonction de l’article 39 (entité ou individu) lorsque le sujet de discussion concerne le Proche-Orient. Elle n’a pas « le droit de vote ». « Concrètement, la Palestine est reconnue. La cause de son peuple et la terre qu’il revendique est déclarée sous occupation israélienne », explique l’avocat palestino-jordanien Anis Qassem. Ce n’est donc pas la reconnaissance que cherchent les Palestiniens. « Devenir membre, c’est passer d’un territoire occupé à un Etat sous occupation. C’est être protégé par cette institution et s’en servir en tant que créneau », estime Qassem dans une étude publiée par le Centre arabe des recherches politiques à Doha. Mais, c’est surtout accéder à la Cour pénale internationale. Jusqu’à maintenant, cette Cour n’a pas la capacité juridique de se prononcer sur les crimes du conflit israélo-palestinien, car Israël n’a pas ratifié le statut fondateur de Rome, et la Palestine n’est pas reconnue comme un Etat.  « Des poursuites juridiques », c’est ce que craint le plus l’Etat hébreu. Après la demande d’adhésion déposée par Abbass au secrétaire général, le Conseil de Sécurité s’est réuni à huit clos dans la nuit de lundi à mardi et se retrouvera ce mercredi afin de décider de la remise ou non de la demande palestinienne au comité d’experts du Conseil pour examiner le dossier. Une réunion informelle est prévue vendredi. Et n’importe quel pays des 15 membres pourrait appeler au vote avec un avis de 24 heures. Le Liban qui préside la session serait le plus probable à le faire. Théoriquement, le dossier est complet, plus intègre qu’est le dossier israélien. « une population permanente, un territoire défini, un gouvernement et la capacité à entrer en relation avec les autres Etats ». La Jordanie a pourtant passé environ 10 ans pour être reconnue, le Koweït aussi s’est vu opposé un veto au début. Indépendamment du veto américain, la Palestine a besoin de 9 voix sur les 15 du Conseil pour être reconnue. Six sont déjà en poche. La direction palestinienne a fait savoir qu’en cas d’échec, elle pourrait user de l’option d’un vote direct à l’Assemblée générale. Américains, Israéliens et Européens aussi, ceux qui s’opposent au droit, sont peut-être appelés à revoir leurs positions. Une deuxième lecture de la Palestine. Tous avaient mal lu la rue arabe. Tous avaient écarté des soulèvements, des mobilisations de masse. La jeunesse en Egypte, en Tunisie ou en Syrie a son équivalent en Palestine. Les jeunes du Fatah, du Front populaire, du Hamas ne sont pas satisfaits de leur chef et le pouvoir d’Abbass diffère peu de ces confrères qui tombent l’un après l’autre dans le monde arabe. Les Palestiniens finiront-ils par réagir ? Et ce ne serait guère une surprise.
Samar Al-Gamal
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La Cour suprème londonienne désabuse Teresa May et acquitte Raed Saleh !

[ 30/09/2011 - 23:35 ]
Londres – The Guardian, CPI
Selon le journal britannique The Guardian, la haute court a décrété que la détention de l’activiste palestinien Raed Salah au cours du moins de juin dernier était illégale. De ce fait, il a le droit à une compensation.
Raed Salah, 52 ans, avait été détenu en juin sous les ordres de la ministre de l’intérieur Theresa May, alors qu’il venait d’arriver en Grande-Bretagne où il devait prononcer une série de discours, dont un lors d’un meeting au parlement britannique.
Cheikh Raed Salah était interdit d’entrer dans le pays, mais il apparaît que personne ne l’avait informé de cette décision.

La résistance restera le chemin de la libération et du retour

[ 30/09/2011 - 23:48 ]
Palestine – CPI

Communiqué

A la commémoration de l’Intifada d’Al-Aqsa
Nous restons attachés à la résistance comme chemin menant à la libération et au retour
Et l’Etat palestinien ne prendra forme qu’avec une stratégie unie de lutte...
La onzième commémoration de la bénie Intifada d’Al-Aqsa arrive et l’occupation sioniste est encore perchée sur notre terre palestinienne. Elle viole tout ce qui est sacré, vole la terre et la richesse… Malgré tous ces agissements, la sainte mosquée d’Al-Aqsa résiste, par la force de notre peuple et les fidèles qui restent attachés aux droits et aux principes nationaux.
Le mouvement du Hamas, en cette commémoration de la bénie Intifada d’Al-Aqsa, confirme les points suivants :
Premièrement : La ville d'Al-Quds et la sainte mosquée d’Al-Aqsa résisteront avec dignité. Toutes les tentatives des occupants israéliens de falsification de l’Histoire pour la politique de judaïsation et d’exil connaîtront leurs limites. Les pratiques discriminatoires ne réussiront en aucun cas à briser notre volonté et notre attachement à nos droits nationaux.
Deuxièmement : En cette occasion, nous confirmons que notre chemin vers la libération, le retour, la prise de nos droits nationaux reste la résistance, la résistance dans toutes ses formes, choisie par notre peuple palestinien. Il a montré ce choix dans son parcours de lutte, une lutte qui a fait trembler cette Entité sioniste usurpatrice.
Troisièmement : Nous confirmons également notre attachement au dialogue, à la réalisation de la réconciliation nationale comme moyen de retrouver l’unité nationale pour faire face à l’arrogance de l’occupation sioniste, avec tous les atouts que notre peuple palestinien possède, loin de toute pression extérieure, loin du mirage de ces inutiles négociations et de ces paris politiques vains.
Quatrièmement : Nous restons attachés à notre objectif qui est un Etat palestinien, totalement souverain, avec la ville d'Al-Quds comme capitale, sans faire de concession, sans laisser tomber nos droits nationaux, en particulier le droit au retour, sans reconnaître la légitimité de l’Entité sioniste sur notre terre, la terre de nos pères et grands-pères. Nous confirmons que cet objectif se réalisera par un accord national et par la construction d’une stratégie nationale de libération et de retour. 
Le mouvement de la résistance islamique Hamas - Palestine
Bureau d’information
Le 30 Chawwal 1432 Hégire
Le mercredi 28 septembre 2011

L'ONU commence l'examen de la demande d'adhésion d'un État palestinien

30 septembre 2011
Associated Press
New York
Le comité chargé d'examiner les demandes d'adhésion à l'Organisation des Nations unies a tenu vendredi sa première réunion sur la requête présentée la semaine dernière par le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
L'ambassadeur de France Gérard Araud a déclaré à l'issue de la réunion que le Comité des nouvelles admissions avait décidé de solliciter l'avis d'experts sur la conformité de la requête palestinienne avec les principes de la charte de l'ONU. Les experts examineront des aspects techniques de la demande la semaine prochaine, a-t-il précisé.
La requête n'a besoin que d'une majorité simple - huit voix sur 15 - pour être approuvée par le comité et être ainsi renvoyée devant le Conseil de sécurité.
Bravant l'opposition d'Israël et des États-Unis, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a présenté le 23 septembre une demande de reconnaissance pleine et entière d'un État palestinien aux Nations unies.
La requête de M. Abbas demande à l'ONU de reconnaître un État palestinien dans les frontières de 1967 - incluant la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza -, qui deviendrait le 194e État membre de l'organisation si la requête était adoptée.
Pour être adoptée, la demande doit recueillir le soutien de neuf des 15 membres du Conseil de sécurité et ne faire l'objet d'aucun veto parmi les cinq membres permanents. Les États-Unis menacent de mettre leur veto, Washington estimant que la reconnaissance d'un État palestinien doit passer par des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens.

Cisjordanie: heurts entre colons et pacifistes israéliens

AFP | 30/09/2011
Des colons israéliens et une vingtaine de militants israéliens pacifistes de gauche se sont affrontés à coups de pierres vendredi dans l'implantation d'Anatot, au nord-est de Jérusalem, en Cisjordanie occupée, a annoncé une porte-parole de la police israélienne, Louba Samri.
"Une vingtaine de militants de gauche pro-palestiniens sont venus aujourd'hui à Anatot en brandissant des drapeaux palestiniens pour exprimer leur soutien à un Arabe qui y avait dressé une tente sur un terrain dont il revendique la propriété", a affirmé Mme Samri à l'AFP.
La personne qui a dressé une tente est un Palestinien de Jérusalem-Est, secteur conquis en juin 1967 puis annexé par Israël, a-t-on précisé de source palestinienne.
"Il y a eu des jets de pierres entre des habitants d'Anatot et les manifestants, qui ont fait trois blessés légers", a ajouté la porte-parole de la police israélienne.
"Les garde-frontières sont intervenus et ont ramené le calme. Ils ont interpellé deux manifestants, ainsi que le protestataire qui avait érigé une tente", a-t-elle encore dit.
En soirée, plusieurs dizaines de manifestants ont bloqué l'accès de la colonie d'Anatot, et plus d'une centaine de colons ont tenté de les déloger en les attaquant à coups de poings, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Plusieurs dizaines de manifestants se sont massés devant Anatot. Il y a eu des échauffourées, et d'importantes forces de police ont été dépêchées sur place pour rétablir le maintien de l'ordre", a pour sa part indiqué Mme Samri.
Un porte-parole des services de sécurité palestiniens interrogé par l'AFP a déclaré de son côté ne pas être au courant de ces heurts. 
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