samedi 9 juillet 2011

Flottille pour Gaza : pourquoi Athènes prend parti pour Israël

publié le vendredi 8 juillet 2011
Judith Chetrit

 
La flottille pour Gaza reste au point mort sur les côtes grecques.
L’embarcation française "Dignité Al-Karama", qui avait réussi à déjouer la surveillance des garde-côtes, a été interceptée mercredi 6 juillet dans l’après-midi alors que la vedette de 19 mètres de long faisait escale en Crète pour se ravitailler en fioul. Tentative également avortée pour le navire américain Audacity of Hope et le canadien Tahrir.
Cette interception s’inscrit dans la lignée du communiqué publié dimanche par le ministère grec des Affaires étrangères. Les bateaux à destination de Gaza ne seraient pas autorisés à quitter ses ports, pour des raisons de sécurité conformément aux recommandations des Nations Unies et de l’Union Européenne.
Un blocus délocalisé en Grèce ?
Cette prise de position déterminée de la Grèce marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre la Grèce et Israël. "Les organisateurs de la flottille n’ont pas pris en compte le fait que la Grèce de juillet 2011 n’est pas la Grèce de mai 2010", alerte un officiel israélien, cité par l’article "Le mariage à la grecque de Netanyahu" du quotidien israélien Haaretz.
La Grèce a justifié son interdiction par la nécessité de "protéger les passagers" à bord de la dizaine de bateaux qui constituent la flottille, dont deux cargos. L’Etat hébreu a menacé à plusieurs reprises du recours à la force pour arrêter l’opération, échaudé par l’expérience de l’année dernière où neufs militants turcs avaient été tués après que le Mavi Marmara a été intercepté par des commandos israéliens.
Les activistes de la flottille ont adopté une position très critique à l’égard des obstacles juridiques imposés par la Grèce et l’ont accusé de délocaliser le blocus de Gaza aux côtes grecques. Pour mettre fin aux accusations de mauvaise foi, le Premier ministre grec George Papandréou a proposé que son pays prenne en charge la cargaison de la flottille.
Combler le vide diplomatique entre Israël et la Turquie ?
Le premier ministre Benjamin Netanyahu a communiqué sa gratitude : "Je tiens à remercier tous les responsables politiques du monde d’avoir récemment pris position en paroles et en actes contre cette flottille qui était une provocation". Dans son discours, le seul responsable politique mentionné est le grec George Papandréou.
Bien que les responsables israéliens aient pris note de la non-participation turque à la seconde flottille pour Gaza, les relations diplomatiques entre la Turquie et Israël en sont sorties empirées. "La principale cause du changement de stratégie grecque réside dans la détérioration des relations entre la Turquie et Israël. La Grèce a profité des circonstances, elle ne s’est pas créée les conditions d’une ouverture à Israël", analyse Giorgios Tzogopoulos, chercheur à la fondation hellénique pour la politique étrangère et européenne, pour l’agence de presse AP.
Le malaise avec la Turquie, feu partenaire privilégié dans le bassin méditerranéen, n’est pas sur le point de se conclure, comme l’a montré la rencontre mercredi 6 juillet à New York entre le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman avec son homologue turc, Ahmet Davutoglu. Ils ont tous deux refusé de signer la rapport de l’ONU sur la première flottille de Gaza qui qualifie l’abordage du ferry de méthode "excessive et déraisonnable". "En ce qui nous concerne, il n’y a aucune raison de nous excuser", a affirmé Avidgor Lieberman. Lors d’une conférence de presse le même jour à Bucarest en Roumanie, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a renchéri : "Nous ne sommes pas ceux qui ont provoqué la détérioration de nos liens. Nous continuons de chercher des moyens qui pourront améliorer ces relations".
Une amitié qui arrive à point nommé ?
Si le discours officiel reste modéré, les faits s’avèrent éloquents. Le virage diplomatique entre la Grèce et Israël a commencé dans les semaines qui ont suivi l’assaut israélien sur le navire Mavi Marmara avec la première visite en juillet 2010 d’un Premier ministre grec depuis la reconnaissance de l’Etat d’Israël par la Grèce en 1991. Un voyage diplomatique qui conserve une tonalité personnelle puisqu’elle place en contrepied le fils George à son père Andreas, chef du gouvernement grec de 1981 à 1989 puis de 1993 à 1996, première période durant laquelle il avait développé des relations particulières avec les officiels palestiniens comme Yasser Arafat pour promouvoir le leadership de la Grèce dans le Tiers-monde (la politique du Tritokosmicos en grec)
Symboles de cette amitié renforcée : des exercices militaires conjoints entre les forces aériennes israéliennes et grecques dans la base de Palmahim en Grèce, une hausse de 50% des séjours touristiques des Israéliens en Grèce alors qu’ils se rendent de moins en moins en Turquie. D’autres soulignent l’intérêt économique de cette nouvelle amitié : Israël aurait-il payé la Grèce, dont l’énorme dette oblige le pays à multiplier les mesures d’austérité budgétaire ? Toujours selon l’article d’Haaretz souligné plus haut, un diplomate israélien souligne que "Netanyahu est devenu le lobbyiste de la Grèce auprès de l’Union européenne". Dès son retour en Suède ce jeudi 7 juillet, l’écrivain de romans policiers Henning Mankell a exprimé son mécontentement : "Nous ne sommes pas partis parce que le gouvernement grec a vendu son âme contre une pièce d’argent, a cédé aux menaces israéliennes, aux menaces américaines et ne nous a pas laissés partir, ce qui est évidemment un scandale". Un mariage diplomatique en somme dont la dot reste inconnue.
Judith Chetrit - Le Nouvel Observateur http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

Occupation de l’office du tourisme grec à Paris

publié le vendredi 8 juillet 2011
Campagne un bateau français pour Gaza

 
Plusieurs militants et de nombreux journalistes étaient présents ce matin devant l’office du tourisme grec, 3 avenue de l’Opéra à Paris pour protester contre le blocage des bateaux de la flottille de la liberté II, dont deux bateaux français, par le gouvernement grec.
5 2 3 4 

Mavi Marmara : Israël confirme l’échec des discussions avec la Turquie

08/07/2011
Une source israélienne a confirmé hier l’échec des discussions qui visaient à régler avec la Turquie la brouille diplomatique engendrée par l’assaut meurtrier israélien du ferry turc Mavi Marmara fin mai 2010, tel qu’annoncé la veille par Ankara. Cette source officielle, qui a parlé à l’AFP sous le couvert de l’anonymat, a affirmé que les discussions intensives entre les deux pays qui se tenaient à New York et Genève n’ont pas permis d’arriver à un compromis entre la demande turque d’excuses officielles et le refus israélien d’exprimer plus que des regrets pour la mort des neuf militants turcs.
Parallèlement, le rapporteur de l’ONU sur l’alimentation, Olivier de Schutter, s’est opposé publiquement hier au contenu d’un rapport dans lequel le chef des Nations unies Ban Ki-moon reconnaîtrait la légalité de l’intervention d’Israël contre le Mavi Marmara. Ce rapport de l’ONU en question doit être publié aujourd’hui. 

Israël: 124 militants pro-palestiniens détenus en attente d'expulsion

AFP | 09/07/2011
Un total de 124 militants de la cause palestinienne arrivés d'Europe et interdits d'entrée en Israël étaient détenus samedi dans l'attente de leur expulsion, ont indiqué les services de l'immigration israéliens
"L'accès du territoire israélien a été interdit à 124 militants pro-palestiniens venus d'Europe. Ils sont actuellement détenus dans des prisons israéliennes", a déclaré à l'AFP la porte-parole des services d'immigration, Sabine Hadad.
Ils "seront expulsés dès qu'il y aura des places et des vols disponibles à cet effet. Aujourd'hui, jour de shabbat (le repos hebdomadaire: ndlr), il n'y a pas beaucoup de vols et le processus d'expulsion risque de se prolonger quelque peu", a-t-elle ajouté.
Elle a précisé que la majorité des militants étaient des Français, mais qu'il y avait aussi des Américains, des Belges, des Bulgares, des Espagnols et des Néerlandais, notamment.
Selon Mme Hadad, Israël considère qu'ils ne se trouvent pas légalement sur son territoire, bien qu'ils aient été transférés dans des prisons israéliennes "faute de place au centre de rétention de l'aéroport international Ben Gourion de Tel-Aviv qui ne peut accueillir que 60 personnes".
Egalement interrogée par l'AFP, la porte-parole de l'Autorité pénitentiaire israélienne, Sivan Weizman, a précisé que 85 militants pro-palestiniens étaient détenus au centre de détention de Guivon à Ramlé, près de Tel-Aviv, et 39 à la prison Ela de Beersheva, dans le désert du Néguev (sud).
"En attendant leur expulsion, ils bénéficient du traitement correct réservé à tous les autres détenus et n'ont pas provoqué d'esclandre", a-t-elle souligné.
La police était entretemps maintenue en alerte à l'aéroport de Tel-Aviv, selon son porte-parole Micky Rosenfeld. "Nous restons en état d'alerte à Ben Gourion, où d'important effectifs policiers sont toujours déployés, car il y a constamment des vols et il faut très attentivement vérifier les passagers".
Israël a réussi à bloquer depuis jeudi la venue de centaines de militants qui voulaient débarquer à l'aéroport de Tel-Aviv pour se rendre dans les Territoires palestiniens, soit à leur arrivée, soit en amont en dissuadant des compagnies aériennes de les embarquer au départ. 

Israël exproprie des terres palestiniennes en faveur d’une colonie

09/07/2011
Les autorités israéliennes ont exproprié près de 20 hectares de terres d’un village palestinien de Cisjordanie occupée, en vue de légaliser la construction d’un avant-poste, a indiqué hier le mouvement anticolonisation La Paix maintenant. Quelque 18,9 hectares de terrains non cultivés du village de Qaryout, à l’est de la ville de Salfit, dans le nord de la Cisjordanie, ont été décrétés le 26 juin « terres domaniales » afin de pouvoir légaliser rétroactivement la construction de maisons de l’avant-poste de Hayovel et la construction d’une route le reliant à la colonie juive voisine d’Eli, a précisé La Paix maintenant. Cette expropriation se fonde sur une loi ottomane de 1858 toujours en vigueur.  

État palestinien : possible vote à l’Assemblée générale avant le Conseil de sécurité

09/07/2011
Les Palestiniens pourraient faire voter leur demande d’adhésion d’un État de Palestine à l’ONU en septembre par l’Assemblée générale avant le Conseil de sécurité, où un veto américain est attendu, a indiqué le négociateur palestinien Mohammad Chtayyeh. « Nous soumettrons notre requête au secrétaire général (de l’ONU) peut-être dans les dix derniers jours de juillet », a indiqué M. Chtayyeh à la presse à Ramallah. Il a rappelé que seul le Conseil pouvait admettre un État, à condition que sa candidature obtienne au moins neuf voix, sans veto d’un membre permanent.

Israël bloque la venue de centaines d’étrangers propalestiniens

09/07/2011
La police israélienne a bloqué au moins 69 activistes propalestiniens dans l’aéroport de Ben Gourion, à Tel-Aviv. Ronen Zvulun/Reuters
La police israélienne a bloqué au moins 69 activistes propalestiniens dans l’aéroport de Ben Gourion, à Tel-Aviv. Ronen Zvulun/Reuters 
Israël a empêché la venue de centaines de militants internationaux de la cause palestinienne qui voulaient débarquer à l’aéroport international Ben Gourion de Tel-Aviv pour se rendre dans les Territoires. Au moins 69 étrangers ont été interpellés hier à l’aéroport et devaient être refoulés, a annoncé la porte-parole des services d’immigration israéliens Sabine Hadad.
« À cette heure (16h30 GMT), après tous les vols de la journée, 310 personnes ont été interrogées par les responsables de l’immigration, dont 69 se sont vu refuser l’entrée alors que les autres ont été autorisées à passer. Sur les 69, quatre ont déjà été renvoyées par avion », a expliqué à l’AFP la porte-parole. Les 65 passagers restants ont été « transférés dans des locaux en rétention en attendant d’être rapatriés par leurs prochains vols. Légalement, l’entrée leur a été refusée et ils ne sont pas sur le sol israélien », a ajouté Mme Hadad. La porte-parole de l’immigration a précisé que les passagers détenus venaient d’« Espagne, des Pays-Bas, beaucoup de France, de Bulgarie, des États-Unis, d’Allemagne ».
« Nous sommes arrivés à Tel-Aviv, on a tous pris des vols différents ce matin, les Français, les Anglais, les Écossais, les Allemands, les Italiens, les Américains », a témoigné la porte-parole d’un groupe de militants arrivés d’Italie vendredi à Ben Gourion, Nadia Boumazzoughe, de nationalité belge. « Ils ont décidé de nous expulser nous disant que nous n’avions pas le droit de rentrer en Palestine », a déclaré à l’AFP Mme Boumazzoughe. « On a tous des passeports en bonne et due forme. Il n’y a personne qui soit entré illégalement, ils ont décidé qu’on n’avait pas le droit de rentrer en Palestine et ils veulent nous expulser. Sur ce, on a décidé de ne pas se faire expulser, éventuellement se faire arrêter (...) mais en tout cas on refuse l’expulsion », a-t-elle raconté, interrogée au téléphone.
Si cette intervention a évité d’éventuels incidents à l’arrivée à l’aéroport Ben Gourion, elle n’a pas étouffé la protestation, repoussée aux aéroports de départ en Europe, notamment à Paris et Genève.
Des groupes internationaux propalestiniens avaient annoncé sur Internet leur intention d’affluer à Ben Gourion hier pour aller dans les territoires palestiniens, dont Israël contrôle tous les accès, à l’exception de la frontière entre la bande de Gaza et l’Égypte. Près de 600 militants – dont 300 Français et des délégations de Belgique, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, des États-Unis et d’Italie – devaient participer à cette opération « Bienvenue en Palestine » à l’invitation de 15 associations palestiniennes, selon les organisateurs.
Par ailleurs, six militants de gauche israéliens ont été arrêtés dans le hall des arrivées après une brève manifestation, a indiqué le porte-parole de la police Micky Rosenfeld. « Nous sommes venus avec des intentions non violentes à l’invitation de groupes pacifistes palestiniens et israéliens. Nous ne comprenons pas pourquoi Israël ne laisse pas passer ceux qui, comme nous, ont répondu à l’appel », a déclaré Daniel Kapamadjian, un Français arrivé dès jeudi à Tel-Aviv et qui a réussi à passer avec sa compagne, Claudine Lauvière.
Cette bataille des airs survient après l’échec de la tentative d’une flottille internationale de forcer symboliquement le blocus israélien de la bande de Gaza, la Grèce ayant interdit l’appareillage de tout bateau vers l’enclave palestinienne.
« C’est un succès indéniable pour la diplomatie israélienne, mais il ne faut en exagérer la portée », note le chercheur Eytan Gilboa, qui s’attend à ce qu’Israël se retrouve isolé à l’ONU en septembre, si les « Palestiniens persistent à chercher une reconnaissance de leur État, malgré l’opposition des États-Unis ».
Mais pour le politologue Yaron Ezrahi, « Israël a remporté une victoire à la Pyrrhus. En empêchant des civils étrangers de manifester ou d’approcher de Gaza, Israël apparaît encore plus comme un État antidémocratique, prisonnier d’une mentalité de ghetto armé, de forteresse assiégée ». Paradoxalement, l’action des autorités israéliennes renforce « la délégitimation qu’Israël veut combattre dans le monde », estime ce professeur de sciences politiques de l’Université hébraïque de Jérusalem. « Le véritable succès du gouvernement est d’ordre intérieur. Il a réussi à calmer les craintes paranoïaques d’une population prête à voir dans la venue de manifestants par la voie des airs, dont une rescapée de la Shoah et d’autres juifs, une menace comparable à des tirs de roquettes contre Israël », ironise-t-il.
Parallèlement, dans le cadre d’une campagne internationale destinée à isoler Israël, une ONG palestinienne a appelé hier à un « large boycott militaire » de l’État hébreu, en se prévalant du soutien des prix Nobel de la paix Desmond Tutu et Mairead Maguire. Cet appel s’inscrit dans le cadre de la campagne internationale BDS (« Boycott, désinvestissements, sanctions ») contre l’État hébreu. Il coïncide avec l’anniversaire de la décision, le 9 juillet 2004, de la Cour internationale de justice (CIJ) déclarant illégale la barrière de séparation construite par Israël en Cisjordanie.
(Source : AFP)  

BienvenuePalestine : le point sur les Français et internationaux détenus par Israël

samedi 9 juillet 2011
Une centaine, peut-être plus, de participants à la mission internationale « BienvenuePalestine – Welcome to Palestine » étaient détenus samedi dans des prisons israéliennes, a-t-on appris par un recoupement d’informations de sources militantes et officielles (israéliennes et étrangères).
Il s’agit de camarades qui avaient voyagé vendredi à bord d’avions au départ de plusieurs villes européennes : Paris, Genève, Rome, Francfort, Londres, Zürich, Budapest, notamment.
Tous ces volontaires ont délivré avec courage, à leur arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv où les attendaient des meutes de soldats et policiers, le message de notre initiative. Aux fonctionnaires de la police des frontières qui leur demandaient « Où allez-vous en Israël ? », ils ont ainsi répondu : « Nous honorons l’invitation de nos amis de Palestine. Nous sommes attendus par eux à Bethléem ».
Ce qui leur a valu refus automatique d’aller plus loin, mise à l’écart dans une cellule de l’aéroport, puis transfert dans d’autres lieux de détention. Comme quoi, la Cisjordanie est bien, elle aussi, soumise à l’implacable blocus de l’Etat israélien, à l’instar de la bande de Gaza. Tout comme cela confirme ce qui était déjà une évidence, à savoir que ce sont bien les opinions politiques, en l’espèce la sympathie pour la cause du peuple palestinien, qui est sont le motif du refus.
Tant que leurs téléphones portables n’avaient pas été confisqués, des détenus français, britanniques ou encore belges ont pu nous raconter les débuts de leur séjour dans « la seule démocratie du Moyen-Orient » : 20 soldats commis à l’escorte d’un seul international, hurlements permanents, un cas au moins de tabassage, beaucoup plus de cas de bousculades, etc.
S’agissant des Français (les coordinateurs de la partie française de la mission ne pouvant pour leur part accéder qu’aux autorités consulaires françaises, pas belges ou britanniques par exemple), Israël a fourni à la France samedi matin une liste nominative de 44 ressortissants français officiellement détenus. Cette liste a ensuite été transmise à BienvenuePalestine.
Elle corrèle, mais seulement en partie, le recensement des personnes arrivées à Tel-Aviv effectué au cours des dernières vingt-quatre heures. Une partie des gens dont nous avons toutes raisons de penser qu’ils sont arrivés à Tel Aviv ne figuraient pas, ou pas encore, sur ce listing israélien de 44 Français.
Samedi en fin de matinée, la consule générale de France à Tel-Aviv n’avait pas encore été en mesure de rendre visite aux détenus français. Ceux-ci sont répartis dans au moins deux centres, à Ramlé (près de Tel-Aviv) et Bersheva (Naqab/Neguev). Les avocats israéliens de nos frères et sœurs non plus.
S’agissant des autres internationaux, nous n’avons pas de chiffres recoupés ; nous savons seulement que Nadia et d’autres Belges sont dans les personnes arrêtés, de même que Mick et d’autres britanniques.
Les médias israéliens de samedi font état d’un total de 69 arrêtés samedi (dont 4 immédiatement et effectivement expulsés), plus 25 autres arrêtés , à la descente du dernier avion de la soirée, un vol Lufthansa en provenance de Tel-Aviv.
En France, en Belgique et ailleurs, les militants effectifs de la solidarité avec le peuple palestinien se mobilisent pour exiger la libération immédiate de nos camarades, comme ils se mobilisent pour mettre les compagnies aériennes collabos du terrorisme d’Etat israélien, ainsi que leurs gouvernements respectifs –dont bien entendu la France de Sarkozy, Juppé, Guéant et compagnie- devant leurs responsabilités minimales. Ils attendent de ce point de vue que les partis politiques, associations, élus, etc. qui soutiennent officiellement la solidarité avec le peuple palestinien, se bougent un peu plus les fesses qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent, tant en ce qui concerne la Flottille que la mission BienvenuePalestine.
CAPJPO-EuroPalestine - BienvenuePalestine
Lien 

INTERVENTION MASSIVE DE LA POLICE A ROISSY

vendredi 8 juillet 2011
La police est intervenue brutalement et massivement vendredi soir à l’aéroport de Roissy-CDG contre les participants de la mission BienvenuePalestine, blessant sérieusement l’un d’entre eux et arrêtant une centaine de nos camarades.
Nous étions installés dans le terminal 2F (zone 2) de l’aéroport, continuant de réclamer notre dû, et notamment le remboursement de nos billets, aux compagnies aériennes qui ont illégalement interdit d’embarquer aux passagers en route pour la Palestine. A 21 heures locales, les manifestants, qui avaient été la cible de tirs lacrymogènes en début de soirée dans l’enceinte du terminal, ont été évacués de force dans les cars de police, pour une destination inconnue.
Après les compagnies aériennes, ce sont donc les forces de police françaises qui font le sale travail, en vulgaires sous-traitantes de l’Etat israélien, qui a emprisonné de son côté près de 70 membres de la mission BienvenuePalestine (Français, Belges, Britanniques principalement) qui avaient réussi à atterrir à Tel Aviv et y déclarer avec courage et dignité : « Nous voulons aller en Palestine ».
Nous restons déterminés à obtenir réparation des compagnies aériennes, et nous en appelons à tous les amis de la Palestine, de même qu’à tous les travailleurs de l’aéroport de Paris, qui ont assisté à ces scènes lamentables vendredi, ainsi qu’à leurs syndicats, de revenir, MASSIVEMENT, SAMEDI MATIN 9 JUILLET A 10 HEURES A L’AEROPORT DE ROISSY, TERMINAL 2F, ZONE 2
CAPJPO-EuroPalestine
Lien 

URGENT : VIOLENCES POLICIERES, A TEL-AVIV ET A ROISSY (VIDEO)

vendredi 8 juillet 2011
PARIS 18 HEURES VENDREDI 8 JUILLET
-  Plusieurs dizaines d’internationaux de la mission BienvenuePalestine, français, belges et britanniques ont été arrêtés à leur descente d’avion à Tel Aviv vendredi. Rapidement emmenés dans des lieux de détention inconnus, extérieurs à l’aéroport, ils sont actuellement soumis à des brutalités de la part de la soldatesque israélienne. Avant l’interruption des téléphones portables, quelques uns des Français arrêtés ont réussi à envoyer des textos signalant des agressions physiques contre eux, et la séparation immédiate, parmi nos frères et sœurs détenus, de ceux ayant une ascendance arabe et les autres, d’ascendance occidentale
-  A la même heure à Paris-Charles de Gaulle , la police charge les passagers de la mission à qui l’embarquement a été illégalement refusé par les compagnies. Les passagers font un sit-in tant que les compagnies ne leur ont pas délivré une attestation écrite, et ne les ont pas remboursés, ce qui n’était que partiellement le cas à cette heure. Un sympathisant venu soutenir les passagers, Daniel Fromentin, 60 ans, est sérieusement blessé et transporté d’urgence à l’hôpîtal.
-  TOUS A ROISSY TERMINAL 2F ZONE 2
CAPJPO-EUROPALESTINE – BIENVENUE PALESTINE

BOYCOTT ISRAEL : OLIVIA GAGNE SON PROCES !

vendredi 8 juillet 2011
La 17ème correctionnelle du tribunal de Paris a prononcé vendredi la relaxe d’Olivia Zémor, poursuivie sur ordre du gouvernement et des officines israéliennes en France, à la suite d’une action BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) dans un hypermarché Carrefour en 2009.
L’audience avait eu lieu le 17 juin dernier. Elle avait duré près de 9 heures au cours desquelles de nombreux témoins avaient démontré l’absurdité de la poursuite, tandis que des centaines de partisans de la solidarité avec le peuple palestinien se mobilisaient.
Fait rare, la représentante officielle de l’accusation publique, la procureure, s’était abstenue de demander au tribunal « d’entrer en voie de condamnation » d’Olivia, présidente de l’association CAPJPO-EuroPalestine.
Les juges ont rendu vendredi un jugement très argumenté, notamment sur la nécessaire défense de la liberté d’expression en France, dont l’appel au boycott est partie intégrante. Nous reviendrons ultérieurement plus en détail sur ce procès.
Les associations sionistes qui ont perdu, alors qu’en qualité de parties civiles elles réclamaient des sommes considérables, étaient : Avocats Sans Frontières et Association France-Israël, de Gilles-William Goldnadel, le Bureau de l’antisémitisme de l’inénarrable Sammy Ghozlan, et la Chambre de commerce France-Israël.
La nouvelle, annoncée vendredi à des centaines de manifestants à l’aéroport de Paris (CDG) de la mission BienvenuePalestine, a été saluée par un tonnerre d’applaudissements.
CAPJPO-EuroPalestine
Lien 

Air France a découvert une terroriste de 13 ans !

vendredi 8 juillet 2011
La compagnie Air France a dépassé ses mentors israéliens, en découvrant parmi les passagers de la mission BienvenuePalestine une collégienne de 13 ans du Nord de la France.
Le telex interne émis par l’agence d’Arras d’Air France, rend ainsi compte de la traque menée par la compagnie au sujet de trois voyageurs, la famille Cherbuis : le père, la mère, et leur fille qui devait, après la semaine passée avec les familles palestiniennes, effectuer un séjour dans le cadre de l’Alliance Française en Cisjordanie.
Mais les fins limiers d’Air France et du Mossad l’ont démasquée ! Voir ci-dessus
CAPJPO-EuroPalestine - BienvenuePalestine
Lien 

Genève : 60 passagers scandaleusement bloqués, le terminal aussi (Vidéo).

vendredi 8 juillet 2011
Toutes les opérations d’embarquement étaient interrompues vendredi matin à l’aéroport de Genève (Suisse), suite au refus scandaleux et inexpliqué de la compagnie Easyjet d’embarquer une soixantaine de participants à la mission BienvenuePalestine.
La direction locale d’Easyjet a tenté de parquer les personnes figurant sur une liste établie par les services secrets israéliens, dont de nombreux enfants, et se refusait toujours obstinément à délivrer la moindre attestation écrite aux passagers. Il en est résulté une certaine pagaille. La direction de l’aéroport a fermé progressivement les guichets, pour finir par les fermer tous vers 6h15 du matin.
Manifestation à l’aéroport de Genève !
CAPJPO-EuroPalestine

Video : Israël fait la loi à l’aéroport de Paris

jeudi 7 juillet 2011
Voici la vidéo tournée par l’équipe de "Palestine Vivra", jeudi à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Sur ordre du gouvernement israélien, la compagnie hongroise MALEV a refusé d’embarquer trente passagers en partance pour la mission BienvenuePalestine #8juillet.
La compagnie hongroise confirme qu’elle obéit à Israël. La police française déclare à nos camarades qu’elle a reçu des ordres de ne pas enregistrer nos plaintes pour ces agissements illégaux.
CAPJPO-EuroPalestine

Mission BienvenuePalestine : les sombres agissements de la compagnie hongroise MALEV

jeudi 7 juillet 2011
Des participants à la mission BienvenuePalestine #8juillet se sont présentés jeudi au commissariat de police de l’aéroport de Roissy-Charles De Gaulle (CDG) , pour déposer une plainte y citant la compagnie aérienne hongroise MALEV, pour discrimination à raison de leurs opinions politiques, un délit puni de 3 ans de prison par le code pénal français.
Ils se sont vu opposer par la police un refus d’enregistrer leur plainte, un fonctionnaire leur déclarant :"nous avons reçu l’ordre de ne pas vous entendre. Voyez avec Israël" !
Ces passagers, une douzaine, s’étaient présentés plus tôt dans la journée, pour embarquer à destination de Budapest, où ils devaient prendre un second vol, vendredi matin, à destination de Tel-Aviv. Mais au comptoir d’enregistrement de MALEV, l’employée leur a dit que l’enregistrement était impossible, sur ordre … du gouvernement israélien !
De fait, dans la nuit de mercredi à jeudi, le ministère israélien de l’intérieur a enjoint des compagnies aériennes de faire le travail à sa place, en empêchant les voyageurs de monter à bord., faute de quoi, les appareils seraient interceptés par l’aviation israélienne, et déroutés de force vers un autre aéroport que l’aéroport Ben Gurion de Tel-Aviv.
A la mi-journée jeudi, les passagers de BienvenuePalestine en partance pour Budapest puis Tel Aviv, tous munis de documents de voyage et de billets valides, continuaient de faire le siège du comptoir MALEV à CDG, déclarant qu’ils ne bougeraient pas tant qu’ils n’auraient pas notification écrite de cet acte manifestement illégal.
Parallèlement, ils se rendaient au commissariat local, pour y faire leur déposition, sur les faits, et en pointant notamment les articles 225-1 et 225-2 du code pénal. Ces articles répriment l’entrave à l’exercice normal d’une activité économique (ce qui est le cas d’un billet d’avion, contrat entre un acheteur et un vendeur).
Ces discriminations, à raison du sexe, du handicap, de l’ethnie, de la religion, ou encore des opinions politiques de la victime, sont punies de 3 ans de prison par le code pénal.
BIENVENUE PALESTINE APPELLE LES CENTAINES D’AUTRES PARTICIPANTS A LA MISSION A SE PRESENTER NORMALEMENT DANS LEURS AEROPORTS DE DEPART, VENDREDI MATIN DANS TOUTE L’EUROPE , A PARIS, BRUXELLES, ROME, FRANCFORT, VARSOVIE, MADRID, LISBONNE, GENEVE, ZURICH, etc. ET A VERIFIER QUE LES COMPAGNIES NE SE LAISSENT PAS INTIMIDER PAR LES MENACES ISRAELIENNES A PARIS : ALLONS MASSIVEMENT ACCOMPAGNER LES VOYAGEURS ! CDG TERMINAL 1 : COMPTOIR DE LA COMPAGNIE LUFTHANSA, DES 4h30 VENDREDI MATIN CDG TERMINAL 2F : COMPTOIR DE LA COMPAGNIE ALITALIA DES 5h00 VENDREDI MATIN
CAPJPO-EUROPALESTINE - BIENVENUE PALESTINE #8juillet
Lien 

France prête à acceuillir début septembre une conférence internationale visant à relancer le proccessus de paix au Moyen-Orient

08.07.2011
La France est prête à organiser une conférence des donateurs pour les Palestiniens dans la première quinzaine de septembre, prevue initialement en juin, afin de relancer le processus de paix palestino-israélien, a indiqué jeudi le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé.
"Si cet appel est entendu, j'ai confirmé que nous étions prêts à organiser non pas en juillet car le temps est sans doute un peu court mais dans la première quinzaine de septembre une conférence des donateurs à Paris qui sera très utile en toute hypothèse", a indiqué M. Juppé lors d'une conférence de presse au Quai d'Orsay.
Paris avait proposé de transformer une conférence donateurs pour les Palestiniens prévue en juin en occasion de relancer le processus de paix au Moyen-Orient, proposition à laquelle Israël et des Etats-Unis n'ont pas jusqu'ici donné des réponses favorables.
Pourtant, M. Juppé juge la proposition française "extrêmement utile", soulignant qu'"il y a un consensus" au sein du Quartette ( les Etats-Unis, la Russie, l'Union européenne et les Nations Unies) "pour dire que l'initiative française a été extrêmement utile".
"Je retire la conviction au terme de ces différents contacts avec les quatre parties du Quartette que ce que nous avons fait a été en toute hypothèse très utile. On verra si ça débouche effectivement sur la reprise des pourparlers mais cela aura permis de faire prendre conscience de l'enjeu et de se donner les meilleures chances de ce redémarrage de ces négociations", a-t-il ajouté.
Coincés depuis longtemps dans l'impasse du processus de paix avec les Israéliens, les Palestiniens envisagent de soumettre une demande de la reconnaissance de l'Etat palestinien lors de l'Assemblée générale annuelles des Nations Unies, qui se déroulera au cours de la seconde moitié du mois de septembre.
Source: xinhua
Lien 

Un groupe dénonce un rapport sur l'antisémitisme

08 juillet 2011
MONTRÉAL - Au lendemain du dévoilement d'un rapport qui faisait état d'une montée de l'antisémitisme au Canada, un groupe met en garde contre ses conclusions.
L'organisme Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) croit que si les recommandations du rapport étaient mises en oeuvre, la liberté d'expression des citoyens serait grandement restreinte, notamment le droit de critiquer les politiques d'Israël.
Le rapport a été rendu public jeudi à Ottawa par la Coalition parlementaire canadienne de lutte contre l'antisémitisme, un groupe ad hoc de députés fédéraux qui ne se rapporte pas au Parlement.
Cette coalition a demandé notamment à Ottawa de définir de façon claire ce qui constitue de l'antisémitisme, de créer des programmes de formation policière et de financer des conférences universitaires pour lutter contre cette forme de comportement haineux.
Dans un communiqué transmis vendredi, le CJPMO estime que la coalition a considéré comme un fait établi l'augmentation du nombre d'incidents antisémites, alors qu'il croit qu'il n'y a que de «rares preuves à ce sujet».
En déterminant à l'avance certains faits comme celui-là, la Coalition parlementaire n'était pas crédible, estime le groupe, surtout qu'elle agissait comme «procureur, juge et jury» dans le cadre du processus.
Le CJPMO reproche aussi à la coalition d'avoir refusé à certains groupes — dont lui-même — de pouvoir participer aux audiences qu'elle avait organisées. Les députés du Bloc québécois s'étaient d'ailleurs retirés du processus parce qu'il n'approuvait pas l'exclusion de certains témoins potentiels.
Les Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient dénoncent le fait que la coalition recommande d'élargir la définition de l'antisémitisme d'une façon qui mettrait dans le même panier les critiques de la conduite d'Israël et l'antisémitisme.
Le CJPMO se décrit comme une organisation séculière, sans but lucratif, qui regroupe des citoyens de divers horizons, oeuvrant pour que la paix et la justice renaissent au Moyen-Orient.  

Le mythe d'Israël, seule démocratie du Moyen Orient et rempart pour la "civilisation" contre la "barbarie"

08/07/2011
L'Etat d'Israël est souvent représenté, par ses partisans et les dirigeants occidentaux, comme la seule démocratie du moyen orient et un rempart, un poste avancé de la civilisation occidentale en pleine "barbarie" orientale. Les raisons sont simples à comprendre : il faut bien justifier les crimes israéliens et la spoliation des palestiniens par des arguments anesthésiant. Or, cette vision est totalement mythique.
Israël, une démocratie ? Il est vrai que le système politique israélien se rapproche d'une démocratie. Il y a bien des élections, un parlement (la Knesset). Certes. Mais ce n'est qu'un vernis qui cache une toute autre réalité. Tout d'abord, il faut déjà relativiser : l'aspect démocratie ne concerne en réalité que les juifs citoyens israéliens. Pour eux, effectivement, ce n'est pas du tout un régime autoritaire. Ils peuvent s'exprimer, voter, faire valoir leurs droits en justice.
Soit. Mais ce que l'on oublie de dire, c'est que les palestiniens, dépourvus d'Etat, vivent sous domination et occupation israélienne. A ce titre, il est primordial de s'intéresser à leur sort qu'ils sont sous la botte des dirigeants israéliens. Or, pour les palestiniens, Israël revêt plutôt les habits d'une effroyable dictature, la pire de toute la région : absence de liberté de circulation (check point), enfermement ; colonisation continue de leurs terres, des champs ; destruction régulère de logements sous de faux prétextes administratifs ; contrôle total des exportations et importations. Que dire des arrestations arbitraires, des milliers d'enfants détenus sans jugement ? Que dire aussi des bombardements ? A cet égard, on peut légitimement parler du seul régime colonial de la région, ressemblant davantage à une dictature. Avec une coloration théocratique, vu qu'en Israël religion et Etat ne sont pas réellement séparés : les partis ultra-orthodoxes (qui poussent à la déportation des palestiniens) sont très représentés, ont droit de cité et influences même les gouvernements.
Il faut donc cesser de parler de démocratie. Venons-en au deuxième point.
Israël rempart contre la barbarie ? C'est en ces termes que les premiers colons israéliens venus envahir et chasser les palestiniens justifiaient leur entreprise de conquête coloniale. Israël serait un poste avancé de la civilisation en plein territoire "arriéré". Qu'en est-il réellement ? Lorsqu'on se penche sur les débuts de la conquête sioniste, on apprend que celle-ci s'est réalisée, dès le départ, au moyen du terrorisme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme_sioniste). Irgoun, Léhi, la Haganah et bien d'autres : des tas de groupuscules terroristes, posant des bombes dans les marchés et massacrant des villageois palestiniens font régner la barbarie sur toute la Palestine. Le plus grand attentat étant celui de l'hôtel King David dans lequel des dizaines de morts sont à déplorer (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/archives-patrimoine_3512/expositions_11556/expositions-diverses_14041/60e-anniversaire-etat-israel_18854/attentat-du-king-david-1946_62590.html.) Par ailleurs, la conquête s'est accompagnée du rasage de centaine de villages palestiniens. Ces groupes terroristes formeront l'embryon du nouvel Etat, les chefs terroristes étant recouvertis en dirigeants politiques.
Il suffit ensuite de se pencher sur tous les actes actuels. Utilisation du phosphore blanc sur des populations civiles, bombardements massifs, destruction de Gaza et blocus illégal créant une catastrophe humanitaire ; punitions collectives (qui sont des crimes de guerre). Si l'on définit le terrorisme comme étant une méthode consistant à s'en prendre à une population civile sans défense afin de faire plier un gouvernement, un mouvement ou un Etat, force est de constater que le rasage de Gaza pour faire "plier" le hamas, la destruction du Liban pour faire plier le Hezbollah en 2006 s'apparentent à des chefs d'oeuvre de terrorisme d'Etat.
A côté de la violence d'Etat, il y a la violence des colons. Des mosquées sont parfois incendiées (http://www.lexpress.fr/actualites/2/des-colons-accuses-d-avoir-incendie-une-mosquee-en-cisjordanie_889429.html), des paysans lachement agressés et harcelés par les colons. Encore aujourd'hui, Baruch Goldstein, celui qui a assassiné des dizaines de Palestiniens qui priaient dans un mosquée d'Al Qods, en leur tirant à la mitraillette dans le dos, est vénéré par des extrêmistes religieux qui viennent des quatre coins du globe pour fleurir sa tombe. Il y a aussi le fanatisme des religieux. La Torah du roi, publiée en Israël, préconisait d'assassiné les bébés des "ennemis d'Israël" (http://www.courrierinternational.com/depeche/newsmlmmd.ef79b89c75d8ec82c497c2e7ef1d1492.6b1.xml)
Israël n'est donc ni une démocratie, ni un rempart contre la barbarie. C'est plutôt une dictature qui n'a apporté que le sang dans cette région. Ceux qui soutiennent cet Etat ne peuvent plus se cacher derrière ces pétitions de principe sans fondement ; qu'ils assument désormais à la face du monde leurs réels projets.
Publié par Sahabas

Trois Belges interdits de vols pour Tel-Aviv à l'aéroport de Roissy

08 juillet 2011
(Belga) Trois Belges de l'association "Bienvenue en Palestine" se sont vus refuser vendredi matin l'accès au vol Alitalia à destination de Tel-Aviv, avec escale à Rome, à l'aéroport de Roissy (Paris), a indiqué une Liégeoise, Dominique Waroquiez, l'une des personnes refoulées.
La majorité des 300 personnes (principalement françaises), selon Dominique Waroquiez, n'ont pas pu embarquer à bord des vols Alitalia de 07H et 07H15. "Ils avaient une liste de noms qu'il ne pouvaient pas laisser passer. Nous n'avons reçu aucune information ou raison pour ce refus. Ils n'ont rien voulu nous montrer et nous ont dit qu'ils ne faisaient qu'exécuter les ordres", explique l'enseignante Liégeoise. D'après la militante, il y aurait beaucoup de forces de l'ordre et de militaires présents à l'aéroport. Les plus de 200 personnes refoulées, toujours selon Dominique Waroquiez, attendraient dans un terminal de Roissy qu'on leur donne des explications ainsi qu'une attestation de remboursement. "On a été refoulé au moment de passer les portes d'embarquement donc après avoir enregistré nos bagages et avoir fait tous les contrôles", souligne-t-elle encore. "Ici, on nous prend pour des hooligans et on pense que l'on fait partie de la flottille ou encore du Hamas. Notre but n'était pas de mener des actions à Tel-Aviv, comme on l'a entendu, mais bien de nous rendre en territoire palestinien", explique par ailleurs la Liégeoise. Quelque 500 personnes sont attendues à Tel-Aviv dans le cadre d'une mission internationale pour dénoncer le blocus imposé par Israël sur le territoire palestinien. (PVO) 
Lien 

Les pro-palestiniens «indésirables» en Israël

8 juillet 2011
La Dignité-Al Kamara, seul bateau de la Flottille de la Liberté qui avait pu prendre la direction de la bande de Gaza a été stoppé jeudi par les gardes-côtes grecs alors qu’il était amarré dans un port de Crête pour faire le plein de fioul. Vendredi, 200 militants pro-palestiniens se sont vus refuser l’accès à des vols pour Tel-Aviv, notamment à Roissy-Charles-de-Gaulle.
Fin de périple pour le Dignité-Al Karama. Le seul bateau de la Flottille pour la liberté qui semblait encore en mesure d’atteindre la bande de Gaza a été stoppé net, mercredi, par les gardes-côtes grecs. Parti de Corse, le navire a été repéré au petit matin en Crète, alors qu’il se ravitaillait en essence. Il a été remorqué, jeudi, jusqu’au port de Sitia, le principal de l’île, pour des vérifications. Les autorités grecques ont refusé aux différents bateaux du convoi d’appareiller pour des raisons de sécurité et des motifs administratifs expliquait la semaine dernière à ParisMatch.com Claude Léostic l’une des porte-paroles de la campagne «Un bateau pour Gaza» et membre de l’Association France Palestine Solidarité. De son côté, le gouvernement israélien avait averti qu’il ne laisserait approcher aucune embarcations près de la bande de Gaza, son armée voulant éviter de reproduire le drame de la première Flottille, en mai 2010. Tsahal avait à l’époque abordé le ferry Mavi Marmara, parrainé par une ONG turque, dans les eaux internationales. Neuf activistes ont été tués lors de l’opération.

«Nous ne pouvons pas bouger»

Douze militants pro-palestiniens voyageaient sur le Dignité-Al Karama, dont l’ancien porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, l'eurodéputée d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Nicole Kiil-Nielsen et le journaliste de «Libération» Quentin Girard. Aucun d’entre eux n’a été arrêté. «Nous attendons toujours. Nous savons que les jours passent mais nous attendons de voir la suite des événements. Jusqu'ici, nous ne pouvons pas bouger», a déclaré jeudi à Reuters un des 350 militants de la Flottille, Dmitris Plionis.
Athènes a proposé aux militants d’acheminer l’aide destinée aux Gazaouis par ses propres canaux et en coopération avec les Nations Unies. «Si elle était directement transmise à Gaza, pourquoi pas», avait réagi Claude Léostic lors d’une interview à ParisMatch.com, affirmant que le gouvernement de Georges Papandréou ferait transiter les vivres par Israël. «Au-delà du volet humanitaire nous sommes porteurs d’un message politique, avait-t-elle poursuivi. Nous voulons dénoncer l’illégalité du blocus». Faire transiter les cargos vers l’Etat Hébreu légitimerait l’action de Jérusalem. Notre offre «reste sur la table», a déclaré, jeudi à Vienne, le ministre grec des Affaires étrangères, Stavros Lambrinides.

Interdits de vols

Pour les autorités israéliennes la menace ne vient pas que des eaux. Vendredi, quelque 200 militants pro-palestiniens se sont vus interdire d’embarquer dans des avions à destination de l’Etat Hébreu. Selon le gouvernement de Benjamin Netanyahou, près de 500 activistes avaient pour dessein d’envahir l’aéroport Ben-Gourion, ce vendredi. Des associations de soutien aux Palestiniens avaient appelé sur Internet leurs adhérents et sympathisants à participer à cette action, dans le but de dénoncer l'enferment des Territoires Palestiniens. Israël en contrôle tous les accès à la bande de Gaza -à l'exception de sa frontière avec l’Egypte. Le choix de la date est symbolique. Le 9 juillet 2004, la Cour internationale de Justice (CIJ) avait déclaré illégale le mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie. 
Un dispositif a été mis en place par la police pour expulser «aux frais des compagnies aériennes» ceux qui parviendraient à entrer sur le territoire, a indiqué la porte parole des services de l'immigration Sabin Hadad. Des centaines de policiers supplémentaires ont été déployés en Renfort indique Al-Jazeera. Six activistes étrangers ont été arrêtés ainsi que cinq protestataires israéliens, rapporte le «Yediot Aharonot». Deux ressortissants américains ont ainsi été détournés sur un vol pour la Grèce précise «Haaretz». Une liste de 342 militants a été transmise aux aéroports européens. Cent quatre-vingt ont été placés sur liste noire. A l’aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle, une cinquantaine de personnes a bloqué, vendredi, un Terminal de la compagnie Lufthansa pour dénoncer leur statut de passager «indésirable». Le Palestinien Mazen Koumsieh, qui figure parmi les organisateurs de la campagne «Bienvenue en Palestine» à l’origine de cette opération s'est dit satisfait de la publicité fournie par les mesures du gouvernement israélien.

Palestine : un manuel modifié sous la pression d'assos juives

08/07/2011
Des associations ont obtenu d'Hachette la modification de deux pages concernant la question palestinienne de son manuel d'histoire.
A Hachette, Myriam Simonneaux, adjointe au directeur de la communication, cherche à désamorcer la polémique qui enfle depuis le 5 juillet. Oui, des associations se sont plaintes de la manière dont le chapitre consacré à la Palestine (« L'ONU et la question de la Palestine ») était traité et oui, Hachette en a tenu compte :
« L'éditeur et l'auteur l'ont examiné de près et ont décelé sur deux pages des mots et des imprécisions qui peuvent prêter à interprétation. »
Pour le reste, inutile d'insister, il n'est pas possible de parler à un responsable. Ni d'en savoir plus :
« Les modifications sont en train d'être effectuées en toute indépendance, il n'y a aucune raison de s'exprimer sur un processus en cours. »
Cette modification suite à la plainte d'associations est une première pour la maison d'édition.

« Israël n'a expulsé personne »

L'une des pages du manuel d'Hachette consacrées à la question palestinienne (cliquez pour agrandir).Les deux pages constituent un corpus de cinq photos, textes et cartes choisis pour que les élèves de première générale travaillent sur la question suivante : « Comment l'Organisation des Nations unies (ONU) a-t-elle tenté de régler la question palestinienne ? »
Cette présentation des faits déplaît fortement à l'association pro-israélienne (et hostile aux Etats arabes de la région) Europe-Israël. C'est l'été et les professeurs doivent choisir le manuel scolaire avec lequel ils travailleront à la rentrée.
Certains, proches de l'association, l'ont alertée après avoir lu la double page. Le président Jean-Marc Moskovicz n'est pas resté les bras croisés :
« J'ai tout de suite envoyé une lettre au président d'Hachette, au Premier ministre et au ministre de l'Education nationale. »
L'une des pages du manuel d'Hachette consacrées à la question palestinienne (cliquez pour agrandir).Jean-Marc Moskowicz est scandalisé : selon lui, le professeur qui a dirigé la rédaction de l'ouvrage « a pris des positions pro-palestiniennes ». Il déplore qu'Israël ne soit cité « qu'une fois en tout petit » et que le terme « nakba » (« catastrophe » en arabe) soit utilisé. La définition donnée, selon laquelle les populations palestiniennes ont été expulsées par l'armée israélienne pendant la guerre de 1948, est pour lui un pur mensonge :
« Ce sont les armées arabes qui ont appelé les Arabes de Palestine à s'enfuir. Tous ceux qui ont voulu revenir après la guerre ont pu le faire. C'est la Transjordanie, le Liban et la Syrie qui ont parqué les réfugiés dans des camps et les ont empêchés de revenir. Israël n'a expulsé personne. »

Un chapitre qui ne parle pas de la création d'Israël

D'autres associations se sont jointes à l'appel d'Europe-Israël. Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) et son président Sammy Ghozlan redoutent que « cet enseignement puisse amener les enfants à interpréter l'histoire, à haïr les juifs ». Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) conteste également le contenu des pages.
L'auteur, Pascal Zachary, professeur dans un lycée de Nancy, est lui très agacé par cette polémique. Contacté par Rue89, il rappelle que le dossier ne porte pas sur la création d'Israël, qui n'est pas au programme, mais qu'il fait partie du chapitre « Espoirs de paix au lendemain des conflits », qui aborde le rôle de l'ONU. Selon lui, la polémique est creuse et il refuse de s'exprimer davantage. Il assure n'avoir subi aucune pression de la part d'Hachette.

Sur les expulsions, un consensus chez les historiens

L'historien Henry Laurens, titulaire de la chair « Histoire contemporaine du monde arabe » au Collège de France et qui a rédigé de nombreux ouvrages sur le question de Palestine, regrette que l'éditeur soit influencé par les critiques qui ont été formulées par le président d'Europe-Israël, connu pour sa lecture extrêmement partiale de l'histoire du conflit israélo-palestinien. Pour l'historien, sollicité par Rue89, les arguments avancés ne tiennent pas la route :
« Cela fait longtemps qu'il existe un consensus chez les historiens sérieux, israéliens compris, pour dire que les expulsions ont bien eu lieu. Il y a aussi eu des départs volontaires, mais comme c'est le cas à chaque conflit.
Les populations veulent éviter les combats, comme en France en 1940 en France. Les Palestiniens ne sont pas gentiment partis de chez eux. »
Il admet néanmoins que les deux pages rédigées sont maladroites :
« Il est dur de résumer un problème aussi complexe en deux pages. Cela manque d'une mise en contexte. Il ne faut pas oublier qu'en 1947, l'ONU est encore une petite institution qui n'a pas de pratique pour régler ce genre se situation. »
Les modifications demandées par Europe-Israël sont cependant pires selon lui que la rédaction initiale de la double page. Pourtant, des changements vont bien être opérés. Selon Les Inrocks, la définition de la nakba sera étayée, pour préciser qu'il y a aussi eu des départs volontaires. L'expression « conflit entre deux nations » devrait être modifiée en remplaçant « nations » par « peuples ».

Un sujet trop lié à l'actualité évité par les profs

Outre la polémique, la plainte des associations montre à quel point il peut être difficile d'enseigner cette période. Pascal Zachary estime que ce genre de situation risque de s'aggraver, étant donné qu'à la rentrée 2012, les élèves de terminale auront un chapitre entier consacré au « siècle de conflit au Proche-Orient ».
Stéphanie Laithier, chercheur sur le conflit israélo-palestinien et membre de l'Institut européen des sciences des religions (IESR), a effectué un travail sur l'enseignement du conflit israélo-palestinien à l'école. Elle affirme que le sujet est problématique pour les professeurs :
« Je me suis rendu compte que beaucoup ne l'abordaient pas en classe car il est très lié à une question d'actualité. C'est le cas aussi bien dans les quartiers sensibles où l'intérêt pour le sujet est grand, que dans les milieux ruraux et les centres-ville. »
Sensible, la question a jusqu'à présent été facultative et n'est par conséquent jamais tombée au bac.

« Les enseignants ne se sentent pas assez calés pour en parler »

Selon Stéphanie Laithier, l'impasse sur le sujet est cependant plus due au manque de formation des enseignants qu'aux pressions des associations :
« A aucun moment dans le cursus universitaire cette période n'est traitée. Les enseignants ne se sentent pas assez calés pour en parler.
Dans ce cas, les dossiers des manuels scolaires peuvent avoir leur importance car les professeurs ont plus tendance à se retrancher derrière. Un réflexe qu'ils n'ont pas pour les autres questions. »
Elle tient à nuancer l'influence des associations sur l'enseignement. Si l'histoire est souvent réécrite à des fins nationalistes, ce n'est pas plus le cas pour Israël-Palestine que pour d'autres conflits. L'enseignement de la période est totalement possible, en changeant la manière de l'aborder :
« Dans les manuels, elle l'est souvent sous l'angle religieux, ce qui est une erreur. Il faut aussi arrêter de présenter le conflit à partir de 1947 et commencer dès le début du XIXe siècle, afin de montrer qu'il s'agit à l'origine de deux nationalismes, israéliens et palestiniens, qui se construisent. »
Stéphanie Laithier a une certitude : il faut « remettre de l'histoire dans cette question ». C'est de cette manière qu'on arrivera à désamorcer les tensions.
Illustrations : les pages du manuel d'Hachette consacrées à la question palestinienne qui sont en cours de modification.

Roissy : les manifestants pro-palestiniens évacués sans incident

08.07.2011
Des sympathisants de la cause palestinienne se sont vu refuser d'embarquer vers Tel Avic, vendredi à l'aéroport de Roissy-, car leur nom figurait sur une liste de 342 «personnes indésirables» dressée par Israël. Après avoir manifesté toute la journée dans l'aérogare, ils ont été évacués par la police, sans incident notable, dans la soirée.
Des groupes internationaux favorables à la cause palestinienne avaient annoncé sur internet leur intention d'affluer à l'aéroport Ben Gourion vendredi pour aller dans les territoires palestiniens. Dès 5 heures du matin, à Roissy-CDG, une cinquantaine de voyageurs, refusés sur un vol Lufthansa pour Tel Aviv via Francfort, ont occupé les comptoirs de la compagnie au terminal T1.
Une heure plus tard, d'autres voyageurs également refusés sur un vol Alitalia pour Tel Aviv via Rome, manifestaient au terminal 2F. Neuf passagers de la companie Malev avaient déjà été bloqués à Roissy jeudi soir pour les mêmes raisons, Israël dissuadant les compagnies d'embarquer ces sympathisants de la cause palestinienne. En Europe, à Bruxelles ou Genève, plusieurs dizaines de militants ont ainsi été bloqués avant d'embarquer sur des vols à destination de l'état hébreu. Quatre personnes interpellées ont été libérées en milieu de matinée.
«Roissy sous blocus, Lufthansa collabos !»
«Israël boycott !», «Nous sommes tous des Palestiniens !», lançaient les manifestants du terminal 2F tandis que ceux du terminal 1 scandaient : «Roissy sous blocus, Lufthansa collabos !». «Nous resterons ici tant que la compagnie refusera de nous donner un papier nous signifiant ce refus», expliquait Mustapha Houamed, 36 ans. «Roissy-Charles de Gaulle est sous occupation israélienne. Nous sommes des gens pacifiques qui n'avons aucune intention de semer le désordre à l'aéroport Ben Gourion», déclarait Olivia Zemor, coordinatrice du mouvement Bienvenue Palestine en France.
Les voyageurs «indésirables» réclamaient aux compagnies un document nominatif stipulant cette interdiction de vol afin de « pouvoir avoir un recours car cette interdiction est illégale», a expliqué un des voyageurs souhaitant garder l'anonymat. Jeudi, neuf passagers avaient été refoulés d'un vol de la compagnie hongroise Malev pour les mêmes motifs.
«Elles seront aussitôt refoulées aux frais des compagnies»

Israël s'emploie depuis jeudi à empêcher la venue de centaines de sympathisants de la cause palestinienne en dissuadant les compagnies aériennes de les embarquer. Des associations de soutien aux Palestiniens ont appelé sur internet leurs sympathisants à converger le 8 juillet vers l'aéroport international de Tel Aviv, afin de se rendre ensuite dans les territoires palestiniens. Des sympathisants que les autorités israéliennes ont qualifié de «hooligans» et averti qu'elles agiraient avec fermeté contre la «provocation» que constituerait une telle manifestation.
La pays a remis aux compagnies aériennes une liste de 342 personnes indésirables, les avertissant «qu'elles seront aussitôt refoulées aux frais des compagnies» a indiqué la porte parole des services de l'immigration Sabin Hadad. Suite à cet avertissement, «les compagnies ont refusé dores et déjà de prendre à bord quelques 200 de ces passagers», a-t-elle précisé. Israël était sur les dents après avoir réussi à tenir en échec une tentative de forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza.
LeParisien.fr  

mardi 5 juillet 2011

Paris envisage une conférence des donateurs et de paix en septembre

AFP | 05/07/2011
La France envisage désormais d'organiser une conférence des donateurs pour les Palestiniens "dans la première quinzaine de septembre", laquelle pourrait se transformer en conférence de paix avec Israël, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.
Paris repousse ainsi son calendrier, après avoir proposé une telle conférence pour le mois de juin, puis pour le mois de juillet.
Auditionné par la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Alain Juppé a estimé que la prochaine échéance importante était la réunion du Quartette pour le Proche-Orient prévue le 11 juillet à Washington et dont la France espère qu'elle lancera un appel à la reprise des négociations israélo-palestiniennes.
"Si cet appel est lancé, nous passons à une deuxième phase. Est-ce que les parties acceptent de se remettre autour de la table - il y a encore un doute mais ce n'est pas impossible -, et quid de la conférence internationale ?", a-t-il poursuivi.
"Il apparaît aujourd'hui qu'une conférence des donateurs dans la première quinzaine de septembre serait en toute hypothèse utile, car l'Autorité palestinienne a besoin de fonds", a-t-il ajouté.
"Est-ce que cette conférence pourrait être la conférence de paix et de négociations que nous avons envisagée ? Il est trop tôt pour le dire", a-t-il encore indiqué. "Vous voyez que notre initiative n'est pas abandonnée et qu'elle a quelques chances de prospérer", a-t-il dit.
Le ministre français a estimé qu'il y avait "une bonne chance pour que le Quartette (Etats-Unis, Russie, Onu, Union européenne) lance un appel aux parties à renégocier sur ces bases-là: renonciation au terrorisme et à la violence, acceptation des accords paix antérieurs, abandon de toute autre réclamation une fois que l'accord est conclu et surtout l'objectif de deux Etats nations pour deux peuples".
"Les paramètres (de la négociation), c'est la frontière de 1967 avec des échanges mutuellement agréés et la question des garanties et de sécurité, et dans un second temps, dans le cadre d'un accord global, la question des réfugiés et de Jérusalem", a-t-il expliqué. 

Israël: contacts avec la Turquie pour résoudre la crise

5.07.2011
Israël et la Turquie poursuivent des contacts afin de mettre un terme à la dégradation de leurs relations, a indiqué mardi le porte-parole du ministère israélien des Affaires Etrangères.
"Des contacts sont en cours et s'intensifient entre Israël et la Turquie afin de trouver une issue à la crise et tourner la page", a déclaré à l'AFP Ygal Palmor.
Il a tenu ces propos alors que les médias israéliens ont fait état mardi de discussions prévues ce même jour à New-York entre le ministre israélien des Affaires stratégiques Moshé Yaalon et des hauts responsables turcs.
Interrogé à ce sujet, un porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n'a émis ni démenti ni confirmation.
Selon les médias israéliens, Israël et la Turquie cherchent à aplanir leurs divergences avant la publication jeudi du rapport de la commission d'enquête de l'ONU sur l'assaut israélien dans les eaux internationales le 31 mai 2010 du ferry turc Mavi Marmara.

Ghaza : la Grèce s’explique

05.07.11
Dans une lettre adressée hier à notre rédaction , l’ambassadeur de Grèce à Alger a souhaité apporter des clarifications concernant la décision de son gouvernement de barrer la route à une flottille qui tentait de se rendre à Ghaza : «(…)
Comme tout le monde le sait, le 31 mai 2010, les forces militaires d’Israël ont barré la route à une flottille qui essayait de rompre le blocus de Ghaza, avec des résultats tragiques connus. En vue d’une nouvelle tentative, le secrétaire général de l’ONU a exprimé sa conviction que l’aide humanitaire destinée à Ghaza doit être canalisée par des voies officielles et a demandé aux Etats membres de l’ONU, notamment ceux qui ont accès à la Méditerranée, de décourager ces opérations qui portent en elles le danger de l’escalade de la violence. Aussi, la Grèce n’est pas le seul pays qui a accès à la Méditerranée.
Les positions de la Grèce en ce qui concerne la nécessité de la levée du blocus de Ghaza et l’amélioration de la situation humanitaire de la région sont connues. Est aussi connue la position de principe de la Grèce pour la nécessité du respect de la loi internationale et l’évitement de l’usage de la violence. Le ministère des Affaires étrangères grec, en prenant en compte l’appel du secrétaire général de l’ONU, l’intention déclarée du gouvernement d’Israël d’interdire aux bateaux d’accoster sur la côte de Ghaza, les risques imminents pour les vies humaines et la sécurité qu’entraîne la participation à cet attentat a invité les citoyens grecs à s’abstenir. Au contraire, elle a proposé de transporter les biens destinés à Ghaza par ses propres moyens. Cette entreprise de flottille ne répond pas à l’essence du problème humanitaire de Ghaza (…).»

Le Fatah salue la volonté du Quartette de relancer les négociations

05/07/2011
MOSCOU, 5 juillet - RIA Novosti
La Palestine saluera toute décision du Quartette de médiateurs internationaux pour le Proche-Orient (Onu, UE, Russie, Etats-Unis) si elle permet de relancer les négociations avec Israël, a annoncé mardi Nabil Shaath, chef d'une délégation du Fatah en visite à Moscou.
"Nous saluerons toute décision du Quartette qui sera acceptée par Israël et qui permettra d'amorcer une nouvelle étape des négociations", a-t-il déclaré.
Le représentant du Fatah a réaffirmé que les Palestiniennes envisageaient de demander à l'Onu de reconnaître la souveraineté de leur Etat.
"La saisine des Nations unies ne doit pas empêcher les négociations avec Israël […] à condition que ces négociations soient bien préparées", a-t-il indiqué. Selon M. Shaath, deux conditions sont indispensables à leur succès: le respect des décisions ad hoc de l'Onu et la volonté de l'Etat hébreu de reconnaître les frontières de 1967.
Les négociations directes palestino-israéliennes ont été interrompues le 26 septembre 2010 suite au refus du gouvernement israélien de proroger le moratoire sur l'implantation de colonies juives en Cisjordanie.
Fin mars 2011, le président de l'Autorité palestinienne a annoncé son intention de demander à l'Assemblée générale de l'Onu de reconnaître l'indépendance de la Palestine. Plus tard, il a cependant fait comprendre qu'il pourrait revenir sur cette intention si Israël acceptait de reprendre les négociations directes sur la base du retour aux frontières d'avant la "guerre des Six Jours".
Les Palestiniens espèrent que ces négociations aboutiront au retrait des troupes israéliennes des territoires occupés pendant cette guerre pour pouvoir y créer leur propre Etat avec Jérusalem-Est pour capitale.
Or, Israël refuse de revenir aux frontières de 1967, comme de partager Jérusalem avec les Palestiniens.

Deux rabbins soupçonnés d'incitation à la violence

05 juillet 2011
Janie Gosselin
La Presse
(Jérusalem) Liberté d'expression ou racisme? Un texte controversé soulève le débat en Israël. Deux rabbins sont soupçonnés d'incitation à la violence pour l'avoir appuyé. Mais leurs partisans manifestent dans les rues et s'insurgent contre l'intrusion du système judiciaire dans ce qu'ils perçoivent comme une affaire purement religieuse.
Plusieurs centaines de personnes, principalement de jeunes hommes religieux, ont manifesté hier devant la Cour suprême à Jérusalem en soutien à un rabbin soupçonné d'incitation «à la violence et au racisme».
Le rabbin Dov Lior a été questionné par la police dimanche dernier au sujet de son approbation du controversé livre Torat Hamalekh (Torah du Roi), publié en 2009. Le texte, basé sur l'interprétation des lois religieuses par son auteur, est sous la loupe des enquêteurs parce qu'il stipule notamment qu'il est permis aux juifs de tuer de façon préventive des non-juifs innocents en temps de guerre, même s'il s'agit de bébés.
L'auteur, le rabbin Yitzhak Shapira, avait été détenu, questionné et relâché peu après la parution du livre.
La semaine dernière, un autre rabbin, Yaacov Yosef, a été interrogé par la police pour avoir lui aussi appuyé le livre. Des partisans en colère avaient bloqué la circulation et 25 personnes avaient été arrêtées. Des manifestations ont aussi eu lieu dimanche et hier.
Les protestataires dénoncent l'intrusion de la police dans une affaire religieuse et évoquent la liberté d'expression. Leurs opposants craignent quant à eux les répercussions de ce qu'ils perçoivent comme un appel à la violence dans le contexte actuel.
«La question soulevée dans le livre est très explosive, spécialement dans l'état de l'État d'Israël. La plupart des érudits sont assurément contre les vues exprimées dans le livre», explique le professeur Menachem Friedman, spécialiste de la relation entre la religion et l'État.
Il n'est pas surpris par l'émoi soulevé par les interrogations des rabbins. «Le problème en Israël, c'est qu'il y a une grande animosité de l'extrême droite et des ultraorthodoxes envers le système judiciaire», dit-il.
L'étudiant en religion Ariel Finkelstain s'est penché sur le sujet du traitement des non-juifs selon la loi rabbinique. Il a publié en décembre dernier un livre dans lequel il réfute chacun des arguments de la Torah du Roi, en se basant lui aussi sur une interprétation de la loi juive.
«Je ne suis pas sûr que la voie avec la police était la meilleure, a dit le jeune homme de 25 ans. Moi, j'ai utilisé les mêmes outils qu'eux. Mais j'ai l'impression que des choses comme l'enquête vont renforcer les vues extrémistes, que les gens vont apporter leur soutien au livre sans le connaître. C'est un livre très dangereux, parce que les gens peuvent l'interpréter de la mauvaise façon.»
Lien

Palestine : le ministère de l’Education nationale disposé à réécrire l’histoire !

publié le mardi 5 juillet 2011
AFPS

 
"Selon une dépêche de l’Agence France Presse, le ministère français de l’Education nationale aurait décidé de réécrire la présentation par certains manuels scolaires des événements ayant donné naissance à l’Etat d’Israël, mais pas à l’Etat arabe également prévu par l’Assemblée générale des Nations unies le 29 novembre, et ayant conduit à l’exode de 800 000 Palestiniens.
Communiqué de l’AFPS
"Selon une dépêche de l’Agence France Presse, le ministère français de l’Education nationale aurait décidé de réécrire la présentation par certains manuels scolaires des événements ayant donné naissance à l’Etat d’Israël, mais pas à l’Etat arabe également prévu par l’Assemblée générale des Nations unies le 29 novembre, et ayant conduit à l’exode de 800 000 Palestiniens.
Cette démarche pose une triple question :
1) Elle répondrait, selon l’AFP, à la demande d’une organisation communautaire, en l’occurrence le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Depuis quand le ministère des l’Education nationale fait-il dépendre le contenu des manuels scolaires de la République des desiderata des différents groupes d’influence communautaires ?
2) Elle appliquerait, ce faisant, une loi récemment votée par l’Assemblée nationale israélienne pour interdire l’usage du terme arabe Nakba (catastrophe) afin de décrire l’expulsion des Palestiniens en 1947-1949. Depuis quand la République se plie-t-elle aux lois d’un autre Etat, quel qu’il soit ?
3) Elle contredirait les travaux de la grande majorité des historiens, y compris palestiniens et israéliens, qui ont révélé les conditions dans lesquelles le partage de la Palestine par les Nations unies, le 29 novembre 1947, n’a pas été mis en œuvre, et comment les quatre cinquièmes de la population arabe de Palestine ont été contraints de quitter leur foyer pour devenir des réfugiés. Depuis quand les manuels d’histoire de la République ne se fondent-ils pas sur les travaux des historiens ?
L’AFPS exige du ministère de l’Education nationale qu’il réponde à ces trois questions et exige de l’éditeur la réunion immédiate d’une commission d’historiens compétents afin de veiller au sérieux des manuels scolaires de la République."
Paris, le 5 juillet 2011.

Le baroud d’honneur des « flottilleurs » français

publié le mardi 5 juillet 2011
Elise Barthet

 
Un faux départ en guise d’au revoir. Les membres de la délégation française "Un bateau pour Gaza" ont symboliquement hissé les voiles du "Louise Michel" lundi midi pour protester contre le refus des autorités grecques d’autoriser l’appareillage de leur navire.
Tous réunis sur le pont, drapés dans des étendards aux couleurs de la Tunisie ou du mouvement pour la paix, les passagers ont donné de la voix, répétant sans fin "Palestine vivra". Un joyeux tintamarre couvert, l’espace d’un instant, par le grondement du moteur actionné par le capitaine Connan.
Rien à faire, cette année, la flottille internationale restera à quai. Le navire canadien, qui a tenté une sortie du port de Corfou où il était amarré, mais il a rapidement été arraisonné par les garde-côtes. A l’exception notable d’un petit yacht français sur lequel ont embarqué une douzaine de passagers (voir la note précédente), tous les autres bateaux engagés dans l’espoir de briser le blocus de Gaza ont finalement renoncé à partir. Retardés par deux sabotages présumés et une montagne de tracasseries administratives, le convoi a jeté l’éponge après l’emprisonnement du capitaine américain John Klusmer suite à l’appareillage raté du bateau "The Audacity of Hope".
"Jamais je n’aurais pensé que pour faire vivre mes convictions et ma liberté, je devrais me heurter aux pressions d’une démocratie européenne comme la Grèce", expliquait hier soir Alain Connan. "Athènes, avec la bénédiction du monde entier s’oppose à notre départ. S’y risquer, ce serait commettre un acte proche de la piraterie. Avec Jo (Le Guen) et Eugène (Riguidel), on est des gens de mer, on ne fait pas ça. Et puis je n’ai pas envie de passer un an en prison ici", a-t-il ajouté face aux militants français.
Bénéficiant de l’immunité parlementaire, la sénatrice écologiste Alima Boumediene s’est proposé pour remplacer le vieux capitaine à la barre, mais les passagers ont refusé. "C’est une bataille juridique que nous devrons mener" pour contester la position des autorités grecques, a insisté Jean-Paul Lecoq, député communiste du Havre. Une série de plaintes pour entrave à la liberté de circulation de citoyens européens dans l’espace Schengen doit être déposée dans les jours à venir, ainsi qu’un recours devant la Cour de Justice européenne.
Rejoints par une partie de la délégation américaine sur le "Louise Michel", les militants ont promis qu’ils reviendraient. Coûte que coûte. "Une troisième flottille se prépare", assure Thomas Sommer-Houdeville, membre du comité de coordination de la campagne française. "Mais avant, nous devrons tirer des leçons de nos succès et de nos erreurs, trouver des moyens pour fonctionner de manière moins ouverte tout en restant visible", ajoute-t-il.
Peu importe cet échec, "au nom de tous les Palestiniens, je vous dis merci, a conclu député palestinien Moustafa Barghouti, présent sur le "Louise Michel". Ce que vous avez fait sera écrit avec l’encre de la dignité. Nous ne l’oublierons jamais."
NB : La Grèce a proposé dimanche à l’Autorité palestinienne d’assurer elle même le transfert à Gaza de ces 5 000 tonnes de médicaments, matériaux de construction et autres matériels scolaires collectés par les différentes délégations et que devaient acheminer les deux cargos de la flottille. Aucune réponse n’est parvenue pour le moment de la part des organisateurs du convoi.