jeudi 11 mars 2010

Des révolutionnaires palestiniennes à la Journée internationale de la Femme

mercredi 10 mars 2010 - 08h:24
S. Chandan-Palestine Chronicle
Sukant Chandan s’entretient avec les révolutionnaires palestiniennes Leila Khaled et Shireen Said, cette dernière étant de Gaza, pour la Journée internationale 2010 de la Femme.
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Une femme de Gaza, Shireen Said, du FPLP
L’oppression du peuple palestinien se poursuit, principalement à cause du soutien financier, diplomatique et militaire que l’Etat sioniste reçoit des USA, et aussi de sa connivence avec les Etats pro-occidentaux de la région. Après la chute du frère de l’Etat sioniste, perdu il y a longtemps - l’Etat de l’Afrique du Sud de l’apartheid -, le combat des Palestiniens reste peut-être le principal et le plus fort combat anti-impérialiste dans le monde. Il n’est pas surprenant, par conséquent, que les femmes palestiniennes soient un exemple essentiel du rôle que peuvent jouer les femmes dans le combat pour se libérer elles-mêmes, leurs familles, leurs communautés et leur nation, de l’impérialisme et du sionisme.
Leila Khaled a porté le combat palestinien à l’attention du monde avec deux détournements d’avions spectaculaires, en 1969 et en 1970, au cours desquels aucun de ses propres camarades ne fut tué, seul l’américain-nicaraguayen, Patrick Arghello, y a perdu la vie. Kahled raconte le l’histoire du détournement dans son autobiographie, Mon peuple vivra (1973) où elle écrit : « Patrick Arghello, 27 ans, père de trois enfants, citoyen nicaraguayen du monde, né à San Francisco, USA, fut déclaré mort. Qu’est-ce qui a poussé quelqu’un, à des milliers et des milliers de kilomètres de la Palestine, à entreprendre cette dangereuse mission ? Patrick était un communiste révolutionnaire. Son action héroïque fut un geste de solidarité internationale. Une flamme de vie qui s’est éteinte ; elle a éclairé le monde un moment ; elle a tracé la voie du retour pour la Palestine. Arguello vit, comme vit mon peuple, comme vit la révolution ! ».
Khaled reste l’une des femmes de la gauche anti-impérialiste la plus inspiratrice et la plus influente de l’après Deuxième Guerre mondiale. Leila Khaled est toujours active aujourd’hui, à la direction de la révolution palestinienne, membre du comité central du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) et représentante du Conseil national palestinien.
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Leila Khaled, aujourd’hui membre du Comité central du FPLP et représentante du CNP
La venue du Hamas islamique dans la révolution palestinienne, dans le milieu des années 1990, a fait que beaucoup de gens ont associé le combat palestinien à l’islamisme du Hamas plutôt qu’au combat de Leila Khaled et d’autres révolutionnaires palestiniens et arabes, telle la combattante de la résistance communiste libanaise, Souha Bechara. Mais lors du récent rassemblement pour le 42è anniversaire du FPLP à Gaza, qui a attiré quelque 70 000 personnes, la gauche révolutionnaire palestinienne et aussi le rôle des femmes furent mis au devant de la scène quand une jeune femme, Shireen Said, du FPLP, s’est avancée sur l’estrade en saluant, en treillis militaire, laquelle en outre co-présidait le rassemblement du FPLP avec un autre camarade. Lors d’un entretien avec l’auteur, Said a parlé un peu de ses origines, disant qu’elle était née en 1985 dans le camp de réfugiés de Jabalya, d’où les « enfants des pierres » ont déclanché la Première Intifada, « Mes souvenirs d’enfance, dit-elle, sont le plus souvent de la Première Intifada ». Au début de son adolescence, elle s’est impliquée dans l’un des mouvements étudiants liés au FPLP.
Said raconte encore sur elle-même, « J’ai préparé mon diplôme universitaire de Sport à l’université Al-Aqsa. J’ai travaillé au Front progressiste du travail étudiant avec beaucoup de camarades jusqu’à ce que j’obtienne le poste de secrétaire à l’Union des étudiants. J’étais la première jeune femme à Gaza à obtenir cette situation par des élections démocratiques à l’université. Après mon diplôme, j’ai travaillé dans les commissions de l’Union des Femmes palestiniennes qui participe au combat féministe progressiste pour la libération des femmes et les mettre sur un même pied d’égalité avec les hommes, dans tous les domaines de la réforme nationale et démocratique. Parallèlement à mon travail professionnel dans de nombreuses organisations non gouvernementales comme militante sur les problèmes de la jeunesse, je suis aujourd’hui membre du conseil de l’Union progressiste de la jeunesse palestinienne et je prépare ma maîtrise en Education à l’université d’Al-Azhar. »
Comme beaucoup de jeunes femmes dans le monde, Shireen Said est stimulée par l’exemple de Leila Khaled : « Bien sûr, la camarade Leila Khaled, en tant que combattante nationale et internationale, inspire toutes les femmes qui veulent la liberté, la justice sociale et une patrie indépendante, prospère, pour elles-mêmes et pour les générations futures. »
Quand on demande à Khaled de réagir aux propos tenus par Said sur elle, elle répond à l’auteur : « Je suis fière si on me voit comme un symbole de la résistance ; cela me donne plus de force pour la lutte. Voir une femme, où que ce soit, se battre pour une juste cause me donne de l’espoir et du courage pour mon peuple. Des femmes donnent leur vie pour la lutte, en Palestine et ailleurs. »
Leila Khaled est, pour de nombreuses jeunes Palestiniennes dont Said, un symbole d’engagement et de sacrifice pour la lutte de leur peuple : « Mon histoire avec la camarade Leila a commencé à la maternelle, quand nous apprenions les chants nationaux sur l’Intifada, les martyrs et nos héros, comme Leila, Ghassan Kanfani et Wadi Haddad. En grandissant, mon intérêt et mon amour envers Leila a grandi en moi, je voulais tout savoir sur elle. Même si je n’avais pas eu la chance de la rencontrer, elle m’inspirait, et je me sentais fière d’elle. En tant que femme, elle a soutenu que nul ne saurait l’empêcher de participer avec les hommes, aux moments les plus difficiles du combat, la camarade Leila est un exemple pour moi, et pour beaucoup de femmes ».
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Souha Bechara, combattante de la résistance communiste libanaise
Dans cette période historique que vivent les Palestiniens aujourd’hui, beaucoup de principes et pratiques de la gauche révolutionnaire palestinienne sont considérés par beaucoup dans cette société traditionnelle à majorité musulmane et arabe, comme venant de l’étranger ou importés inutilement d’idéaux et de standards occidentaux, ainsi la participation de Said au rassemblement du FPLP n’a pas été un choix facile : « Alors que notre société reste conservatrice et traditionnelle, j’avais peur de me trouver face à une telle assistance, mais aussi parce c’était la première fois qu’une jeune femme palestinienne revêtait un treillis militaire à un tel rassemblement, et pourtant, j’ai tenu à en faire l’expérience. »
Said explique combien sa décision a été grandement motivée par le défi et la ténacité des foules dans Gaza, durant l’agression sioniste barbare au début de l’année dernière : « Les massacres par les sionistes dans Gaza en janvier 2009 sont des souvenirs toujours vifs dans le cœur et l’esprit des gens, aussi, j’ai voulu proposer un message par lequel, malgré tous les morts, les destructions et le terrorisme de la guerre sioniste, nous affirmons que nos hommes et nos femmes se tiendront côte à côte dans la résistance, une résistance qui est notre seule voie vers la libération et la liberté. Lors du rassemblement lui-même, ça m’a fait plaisir que par moi, on ait pu transmettre ce message à des millions de personnes, grâce à la télévision et à Internet, à travers le monde. Ma famille aussi, a été très fière de moi. »
Khaled souligne l’importance de la défense des centaines de femmes palestiniennes qui sont emprisonnées : « Je pense spécialement à ces femmes qui sont dans les prisons israéliennes, ces femmes sont la preuve des tortures et de l’oppression de l’occupation, elles sont en même temps des exemples de courage et de force. »
Quand on lui demande quel serait son message aux femmes du monde entier pour cette Journée internationale de la Femme, Said répond : « D’abord, je voudrais adresser un bonjour à toutes les femmes qui se battent sous la bannière du combat contre le capitalisme et l’impérialisme, et leur dire que notre chemin est très long et difficile, et qu’il nécessite des stratégies bien élaborées. Nous ne devons pas oublier que le système capitaliste opprime et exploite les femmes et leur ôte leur dignité humaine. Aussi devons-nous adhérer à nos valeurs d’humanité et de politique progressiste, et rester unis et forts, dans la gauche révolutionnaire, unique moyen de parvenir à nos fins. C’est le seul chemin pour faire vivre la liberté, l’égalité et la justice sociale, pour nous, pour nos familles et nos enfants. »
A la fin, le message de Khaled se concentre sur les femmes de Palestine, surtout celles de Cisjordanie et de la bande de Gaza, dans leur rôle pour l’union des factions, spécialement Hamas et Fatah, un processus de réconciliation et d’union où le FPLP a joué un rôle central : « Dans ce moment politique, la question qui prévaut est d’unir notre peuple face au terrorisme de l’occupation, et la première base d’union doit être le combat contre l’occupation. Combattre l’occupation exige que les factions palestiniennes soient unies. Il est important de comprendre le rôle des masses palestiniennes dans la réalisation de cette union par leurs pressions, par des moyens démocratiques et civils, sur les factions palestiniennes, en se concentrant sur le Hamas et le Fatah. Les femmes palestiniennes sont lésées par ces divisons alors que beaucoup des familles sont divisées, et c’est pourquoi je suis catégorique, les femmes palestiniennes doivent reconnaître l’importance de l’unité dans le combat palestinien et leur rôle dans la réalisation de cette union. ». (JPG)

Sukant Chandan est analyste politique, basé à Londres, et cinéaste. Il tient le blog, Sons of Malcom. Il a rédigé cet article pour PalestineChronicle.com. On peut le contacter à l’adresse : sukant.chandan@gmail.com.
8 mars 2010 - The Palestine Chronicle - traduction : JPP
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8319

Israël veut s’accaparer les lieux saints de Cisjordanie

mercredi 10 mars 2010 - 08h:23
Ma’an News Agency
Israël a ajouté deux lieux saints de la Cisjordanie occupée à une liste de sites du patrimoine national, a annoncé dimanche le premier ministre Benjamin Netanyahou.
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Vue générale de la Mosquée Ibrahimi au centre de Al Khalil (Hebron) - Photo : MaanImages/Mamoun Wazwaz
Dans le cadre de son “Plan de Réhabilitation et de Renforcement des Infrastructures du Patrimoine d’Israël”, cette mesure affecte le Tombeau de Rachel de Bethlehem et la Mosquée d’Ibrahimi d’Hébron, connue par les Israéliens sous le nom de Caveau des Patriarches. La liste actuelle comprend déjà 150 lieux en Israël, mais le projet d’en ajouter deux qui sont situés dans les villes cisjordaniennes d’Hébron et de Bethlehem en tant que lieux appartenant au patrimoine israélien est peu habituel, vu qu’aucun d’eux ne se trouve en Israël. On estime que les projets de restauration coûteront 400 millions de shekels (environ 110 millions de dollars).
“Un acte d’agression contre les droits culturels et religieux”
Les dirigeants de l’Autorité Palestinienne ont aussitôt condamné le projet. “Cette annonce est un acte d’agression”, a dit le Dr. Hamdan Taha, directeur de la Division Antiquités du Ministère du Tourisme de l’Autorité Palestinienne au cours d’une interview téléphonique. “Au lieu d’utiliser le patrimoine pour faire avancer la paix, ils s’en servent comme d’un outil pour promouvoir la guerre”, a-t-il ajouté. “Cela est clairement destiné à entraver le processus de paix”.
Faisant remarquer que lesdits lieux saints le sont pour plusieurs religions, Taha a insisté sur le fait que le projet de Netanyahou de les inclure dans le patrimoine israélien “révèle une manipulation de l’histoire destinée uniquement à favoriser la politique de colonisation d’Israël”. Il a conclu que “un sépulcre qui est respecté par les Musulmans, les Chrétiens et les Juifs devrait l’être en tant que symbole culturel et religieux et non comme une opportunité d’entraver les efforts internationaux pour arriver à un accord de paix”.
Entre-temps, les autorités locales d’Hébron ont fustigé Netanyahou pour cette décision. Le Fatah a appelé à une grève générale pour lundi, tandis que le maire d’Hébron, Khaled Al-Esili, a demandé à l’UNESCO de réagir promptement pour “protéger la mosquée d’Ibrahim, empêcher sa profanation et agir contre les tentatives de dénaturation”, ajoutant que “la loi internationale qui inclue les conventions de la Haye, oblige l’occupant à ne pas altérer le patrimoine historique du pays occupé”.
Al-Eseili a estimé que l’annonce était révélatrice de la “volonté obsessive de Nétanyahou de bloquer le processus de paix, ce qui entraîne la région vers une explosion”, affirmant que “le premier ministre continue à utiliser la force pour imposer les faits accomplis”. Le maire a également déclaré que Netanyahou “est pleinement conscient du fait que cette mosquée a une haute valeur symbolique pour tout citoyen arabe ou musulman”et que par conséquent toute action pouvant l’affecter représente “un acte propre à l’inhumanité”.
Le parti de gauche Méretz a lui aussi condamné la décision. “Ceci est une nouvelle tentative pour souiller la frontière entre l’État d’Israël et les territoires occupés”, a affirmé le chef du parti Méretz, Chaïm Oron au quotidien hébreu Yédioth Aronoth. “Il suffit que Netanyahou subisse une légère pression de la part de la droite pour qu’il obtempère. Cette décision rend absurde la déclaration de Netanyahou à l’université de Bar-Ilan de deux états pour deux peuples”, a rapporté le journal.
L’existence d’Israël est ancrée dans “l’heritage national et émotionnel”
Les deux sites palestiniens ont été rajoutés à la suite de pressions provenant de l’extrême-droite israélienne. D’après l’agence d’information Arutz Sheva, tenue par des colons, une pétition réclamant l’inclusion dans la liste du Tombeau de Rachel a reçu plus de 1000 signatures dont celles de certains membres de la Knesset. Netanyahou a défendu le plan devant le cabinet de son gouvernement pendant la réunion de dimanche.
“Notre existence ici, dans notre pays, ne dépend pas uniquement des forces armées israéliennes et de nos capacités économiques et technologiques. Elle est, avant et plus que tout, liée à notre héritage national et émotionnel que nous léguons à notre jeunesse et aux générations futures” a-t-il dit. “Elle dépend de notre capacité à reconnaître et à expliquer la justice de notre cause et à affirmer principalement notre attachement à la terre pour nous et pour les autres”, a ajouté le premier ministre.
Cette annonce faite le dimanche succède à l’accord de la semaine dernière concernant un plan destiné à construire deux “parcours” patrimoniaux des sites archéologiques, qui serpente à travers Israël et la Cisjordanie. L’un de ces circuits, qui commence près de l’Esplanade de la mosquée d’Al Aqsa dans la Jérusalem-Est occupée “fait partie de l’expérience d’Israël qui complète les principaux sites et qui raconte l’histoire du retour d’un peuple à son pays”, a annoncé Netanyahou dimanche dernier.
21 février 2010 - Ma’an News Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction de l’anglais : Sami Zannad
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8304

Proche-Orient : les négociations indirectes menacées par la colonisation

publié le mercredi 10 mars 2010
le Monde avec Afp

 
Au premier jour de la visite du vice-président américain au Proche-Orient, le dialogue indirect censé reprendre entre Israéliens et Palestiniens semble déjà enlisé. Dès son arrivé en Israël, mardi 9 mars, Joe Biden a réitéré le soutien "absolu, total et sans réserve" des Etats-Unis à la sécurité d’Israël. "Il n’y a aucune distance entre les Etats-Unis et Israël quand il s’agit de la sécurité d’Israël", a-t-il résumé.
Dans la foulée, le gouvernement du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a annoncé la construction de seize cents nouveaux logements pour des colons juifs à Jérusalem, dans le quartier de Ramat Shlomo, une colonie juive dans le secteur oriental de la Ville sainte annexé par Israël lors de la guerre des Six-Jours en juin 1967 [1].
Le gouvernement de M. Nétanyahou avait décrété un "gel" de dix mois de la colonisation fin novembre. Mais ce moratoire ne concerne ni Jérusalem-Est, ni les trois mille logements qui étaient déjà en chantier en Cisjordanie, ni la construction d’édifices publics. Lundi, les autorités israéliennes avaient annoncé la construction de cent douze logements dans une colonie de Cisjordanie, à Beitar Ilit, près de Bethléem.
Des déclarations qui n’ont pas manqué de susciter la colère des Palestiniens. "La décision de construire à Jérusalem-Est revient à dire que les efforts des Américains ont échoué avant même que ne commencent les négociations indirectes", a regretté le porte-parole de la présidence de l’Autorité palestinienne.
"DERNIÈRE TENTATIVE"
"Il est clair qu’Israël ne veut pas la paix ou des négociations, et l’administration américaine devra répondre aux provocations israéliennes sans attendre et décider d’urgence d’une action efficace", a poursuivi ce même porte-parole. Déjà, avant l’annonce israélienne, le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, ne dissimulait pas son agacement. "Si les Israéliens veulent des négociations directes, qu’ils stoppent les colonies", avait-il déclaré aux journalistes à Ramallah. M. Erakat a du reste prévenu qu’il s’agissait de la "dernière tentative" pour parvenir à "une solution de deux Etats pour deux peuples, palestinien et israélien".
Il a souligné que les négociations proprement dites n’avaient pas encore démarré et que les Palestiniens "attendaient le retour [dans la région] de M. Mitchell, le 16 mars, pour comprendre le mécanisme des discussions indirectes". Après des mois de navette, George Mitchell, envoyé spécial des Etats-Unis dans la région, avait obtenu la reprise des négociations indirectes entre les deux camps. Des négociations qui ont mal débuté, même si Joe Biden espère encore que ces pourparlers "déboucheront sur des négociations et des discussions directes". M. Biden se rendra mercredi à Ramallah pour rencontrer les dirigeants palestiniens, le président Mahmoud Abbas et le premier ministre, Salam Fayyad.
[1] voir aussi

Un ministre du gouvernement israélien présente ses excuses à Joe Biden

Un ministre du gouvernement israélien a présenté, mercredi 10 mars, des excuses après l’annonce d’un projet de construction de 1 600 nouveaux logements dans une zone de Cisjordanie occupée, plan condamné par le vice-président américain, Joe Biden, en visite en Israël. "Cela n’aurait pas dû se produire durant une visite du vice-président américain", a déclaré Isaac Herzog, ministre de l’aide sociale. "Cela constitue un réel embarras et nous devons maintenant présenter nos excuses pour cette grave bourde", a-t-il ajouté sur la radio de l’armée.
De son côté, la presse israélienne a accusé mercredi le gouvernement Nétanyahou de "torpiller" les relations cruciales avec l’allié américain après l’annonce du feu vert à des projets de colonisation. Joe Biden "était venu pour tenter de faire passer le courant entre Jérusalem et la Maison Blanche, lever les doutes et créer des relations de confiance. Et nous l’avons perdu aussi, lui qui était, à Washington, l’ami le plus proche de Nétanyahou", écrit le quotidien Maariv en parlant en "une" du "malaise" israélo-américain.
Interrogé à la radio, l’un des éditorialistes vedettes du journal Yediot Aharonot, premier quotidien en Israël, Shimon Schiffer, a parlé de "crachat au visage de Biden", qui était en visite en Israël et dans les territoires palestiniens pour tenter de relancer le processus de paix avec les Palestiniens. Le premier ministre "Nétanyahou est incapable de mener un véritable dialogue avec les Américains. Biden est venu pour exprimer son soutien à Israël face à l’Iran, et sa visite a été torpillée", a fustigé l’éditorialiste. M. Nétanyahou a eu beau expliquer à son hôte qu’il ignorait que le projet de colonisation serait annoncé, "les Américains pensent que cette annonce n’est pas fortuite". Le ministère de l’intérieur a approuvé mardi la construction de 1 600 nouveaux logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est annexée.
Pour Israël Hayom, quotidien pro-Nétanyahou, "il n’y a aucune intention de mettre Biden dans l’embarras". A gauche, en revanche, le Haaretz parle d’"une gifle qui retentit dans le monde entier" à propos de la condamnation par M. Biden du projet.

Ben Gourion "honoré" à Paris !

publié le mercredi 10 mars 2010
Communiqués du NPA et du PCF
 
En présence du président israélien Péres, criminel de guerre coupable notamment du massacre de Canna en 1996, le Maire de Paris entend -est ce surprenant ?- honorer le premier président israélien qui dès 1948 disait des Palestiniens expulsés de leur terre et contraints à l’exode et à l’exil par la terreur des milices juives sionistes puis de la jeune armée israélienne : " "Nous devons tout faire pour nous assurer qu’ils ne reviennent jamais... Les vieux mourront et les jeunes oublieront."’’

Communiqué du PCF

Une « promenade Ben Gourion » sur les Quais de Seine devrait être inaugurée le 13 avril prochain par le Maire de Paris en présence du Président israélien Shimon Pérès.
Le Parti communiste français exprime sa consternation devant une telle initiative. Alors que l’Assemblée générale de l’ONU a récemment adopté le rapport Goldstone qui accuse explicitement Israël de crimes de guerre, voire de crimes contre l’ Humanité, il est inacceptable que la Ville de Paris puisse ainsi apporter un soutien explicite et une légitimation à la politique d’Israël qui continue de bafouer le droit international, qui multiplie les provocations et poursuit sans relâche la colonisation des terres palestiniennes, et dont l’agression contre les Palestiniens de Gaza fit 1400 morts dont une majorité de civils.
Une telle initiative est d’autant plus condamnable que la Ville de Paris n’a jamais accepté d’attribuer le nom de Yasser Arafat à un lieu public, comme l’ont proposé plusieurs fois les élus communistes, préférant valoriser un lien unilatéral à Israël.
Le PCF affirme son opposition à une inauguration qui constitue un acte contre la paix et contre la justice. Il prendra les initiatives qui s’imposent. Dans le contexte actuel, c’est l’esprit de responsabilité qui devrait l’emporter de la part de toutes celles et ceux qui veulent sincèrement contribuer à une solution politique juste et durable au conflit du Proche-Orient.
Le Parti communiste français - 10 03 10

Communiqué du NPA

« Esplanade David Ben Gourion » à Paris : une provocation !
La Mairie de Paris s’apprête à inaugurer une « Esplanade David Ben Gourion » sur les quais de Seine, en présence du Président israélien Shimon Pérès. Il s’agit, selon le Conseil de Paris, de « rendre hommage à une personnalité exceptionnelle » et « d’honorer la mémoire d’un des plus grands hommes du 20ème Siècle ».
Ce projet est une véritable provocation. Le NPA constate et regrette que cette décision résulte d’un vote unanime des groupes de la majorité municipale (PS, PCF, Verts).
Ben Gourion, 1er Premier Ministre de l’Etat d’Israël, est celui qui supervisa, entre 1947 et 1949, l’expulsion de 800 000 Palestiniens, qu’il commenta en ces termes : « Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais ; les vieux mourront et les jeunes oublieront ».
Qui plus est, à l’heure où Israël poursuit sa politique coloniale, raciste et meurtrière à l’égard des Palestiniens, ce geste ne peut être compris que comme un soutien explicite à un Etat criminel. On se demande si la Mairie de Paris a entendu parler du Rapport Goldstone, qui établit qu’Israël s’est rendu coupable de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité, à Gaza.
Le NPA condamne sans réserve ce projet honteux et se joindra aux initiatives visant à le dénoncer. L’Etat d’Israël et ses dirigeants ne doivent pas être aujourd’hui honorés mais isolés, boycottés, comme le préconise la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS), dans laquelle le NPA est pleinement investi.
Paris le 10 mars 2010
Chapeau : C. Léostic, Afps

Gandhi, Martin Luther King et Mandela manifestent à Bil’in

 publié le mercredi 10 mars 2010
Comité Populaire de Bil’in
 
Lors de la manifestation à Bil’in, des manifestants ont revêtu des déguisements représentant le Mahatma Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela pour commémorer leur créativité non-violente contre l’occupation, l’oppression et le colonialisme. La lutte de Bil’in face à l’occupation est semblable aux combats de Gandhi contre le colonialisme en Inde, de Martin Luther King contre le racisme aux Etats-Unis et celui de Mandela contre la politique d’apartheid en Afrique du Sud.
L’idée de représenter ces militants historiques, qui se sont battus contre le racisme, l’oppression, l’occupation et l’apartheid en utilisant des méthodes non-violentes venait à prouver la détermination constante des habitants de Bil’in d’utiliser la résistance populaire contre l’occupation et la colonisation israélienne.
Des militants israéliens et internationaux, ainsi que des membres du Théâtre de la Liberté de Jénine et des militants du Front de Libération de la Palestine, se sont joints la manifestation. Le cortège a défilé dans les rues du village en scandant des slogans et des chants nationaux. Les manifestants brandissaient des drapeaux palestiniens en appelant à l’unité nationale contre l’occupation israélienne et contre la confiscation officielle des mosquées de Bilal bin Rabah (tombe de Rachel) à Bethléem et d’Ibrahim (caveau des Partiarches) à Hébron. Les manifestants appelaient également à la résistance face à la nouvelle politique israélienne dans la ville d’Hébron.
Une unité de l’armée israélienne était positionnée derrière des blocs de bétons quand la manifestation a atteint le mur. La barrière, protégée par du fil barbelé, qui mène aux terres confisquées, était fermée. L’armée a immédiatement tiré des grenades lacrymogènes ainsi des balles en caoutchouc, provoquant la suffocation de dizaines de militants.
Après la manifestion, le Comité Populaire a condamné la récente politique israélienne contre les activistes israéliens en ne leur permettant pas de se joindre aux manifestations contre le mur en Cisjordanie, en particulier dans les villages de Bil’in et Ni’lin. Le comité condamne également la décision israélienne de démolir 50 maisons dans le quartier de Silwan à Jérusalem.
Les autorités israéliennes ont récemment libéré Mohamad Abu Rahma (24 ans), Mo’tasem Al Khatib (18 ans) et Kamel Al Khatib (16 ans) de la prison du Néguev. Tous ces jeunes gens avaient passé plus de 8 mois en détention pour avoir participé aux manifestations non-violente de Bil’in.

Comment Israël a conquis l’Afrique

publié le mercredi 10 mars 2010

Aliaa Al-Korachi

 
Une politique arabe faible et indifférente, notamment au cours de la dernière décennie, a permis à l’Etat hébreu d’étendre son influence dans le continent et d’en bénéficier économiquement et politiquement.
« Un pays ami », c’est ainsi qu’Israël se présente aux pays africains. Personne ne peut nier que les relations entre l’Etat hébreu et le continent noir sont aujourd’hui florissantes. Une coopération qui se déroule sur tous les plans et à tous les niveaux.
L’indice le plus spectaculaire c’est le nombre de représentations diplomatiques israéliennes en Afrique. Celui-ci a bondi de 6 missions en 1960 à 23 missions en 1961, pour atteindre 32 en 1972. Ce nombre a augmenté aussi après la signature de Camp David et a atteint son comble après l’accord d’Oslo, pour devenir aujourd’hui 46 pays africains, sur un total de 53 pays, entretenant des liens diplomatiques avec Israël.
A savoir aussi que les missions diplomatiques israéliennes en Afrique représentent 48 % des missions israéliennes dans le monde entier.
La tournée récente d’Avigdor Lieberman, le vice-premier ministre israélien et ministre des Affaires étrangères, en Afrique a eu comme but de restaurer l’âge d’or de la coopération israélo-africaine des premiers temps de l’indépendance africaine. Celui-ci est accompagné d’une délégation d’hommes d’affaires, des investissements israéliens dans les domaines de l’agriculture, de l’hydraulique, de l’énergie, du tourisme et de la médecine.
En fait, le continent noir occupe, dès le début de la création de l’Etat hébreu, une place privilégiée dans son agenda politique. Certains analystes font remonter à bien avant cette préoccupation israélienne de l’Afrique. C’est Théodor Hertzl qui a parlé en 1905 de l’importance d’entretenir des relations entre les juifs et l’Afrique. Il y avait aussi parmi ces plans l’idée d’édifier un foyer national juif en Ouganda pour contrôler le Bassin du Nil.
En plus, les sionistes voulaient propager un leurre, celui de rapprocher entre la persécution des juifs et la traite négrière, idée qui a été longtemps caressée par les pères fondateurs du sionisme désireux de fonder avec les peuples africains une communauté des persécutés. Golda Meir, ancienne premier ministre israélienne, a plaidé en faveur d’un tel projet. Le mot d’ordre Back to Africa (retour en Afrique), lancé par Marcus Garvey en 1920, avait d’ailleurs été perçu, à l’époque, par bon nombre d’observateurs comme l’équivalent africain du mot d’ordre sioniste « Retour à Sion ».
Le sionisme dévoilé
Un mensonge qui n’a pas duré pour longtemps. Les pays africains ont saisi le sens véritable de l’intention sioniste. Israël s’est rangé systématiquement durant la période de la décolonisation du côté occidental. C’est-à-dire dans le camp de ceux qui étaient perçus par les Africains comme des oppresseurs coloniaux, allant même jusqu’à concevoir avec la France et le Royaume-Uni une « expédition punitive » contre l’Egypte en 1956, en vue de briser la base arrière de soutien à la Révolution algérienne. Cela a été le cas aussi avec l’Afrique du Sud, où l’Etat hébreu, au mépris de sa philosophie affichée, a été un des principaux soutiens au régime d’apartheid, engageant même avec lui une coopération nucléaire. Et c’est entre 1958 et 1973 que date la rupture collective des relations entre Israël et l’Afrique. Mais Israël n’a pas perdu l’espoir et a tout fait pour que la rupture ne soit pas totale.
Entre 1973 et 1980, le commerce africain d’Israël a été multiplié par quatre en valeur et une trentaine de pays africains commerçaient avec Israël. Les plus notables étant le Nigeria, le Kenya, l’Ethiopie, la Tanzanie et la Côte-d’Ivoire. A la place des ambassades fermées, des représentations commerciales permettaient d’entretenir les relations.
Israël regagne du terrain
En plus, trois mille experts israéliens, soit les deux tiers des effectifs israéliens en mission dans le tiers-monde, étaient affectés au continent noir. Ce rapprochement entre Israël et l’Afrique a lieu au temps où la coopération arabe faisait marche arrière de plus en plus.
Les accords de Camp David en 1978 ont été accueillis avec soulagement par maintes capitales africaines, qui ont consécutivement ouvert les ambassades israéliennes fermées.
Un sentiment de déception face au monde arabe régnait en ce temps parmi les pays africains.
Il suffit de savoir que les échanges commerciaux entre les pays arabes et l’Afrique atteint seulement 5 % de leur taux d’échanges avec le monde entier. Et c’est exactement de ce point qu’Israël a commencé son jeu. Il se dresse comme un ami qui veut tendre la main aux pays africains qui souffrent de sécheresse, famine, croissance de la dette et n’ont d’autre option que celle d’améliorer le rapprochement avec Israël. « Sortir ces pays de la crise alimentaire et économique comme argument du retour des relations diplomatiques entre eux », dit Abdallah Abdel-Razeq, politologue à l’Institut des études africaines. L’Etat hébreu présente une assistance technique dans le domaine agricole. Des dizaines de centres d’entraînement israéliens se propagent partout en Afrique. A titre d’exemples : le centre Le mont du Carmen, dans la ville de Haïfa, se consacre à donner des cours aux femmes africaines dans le domaine du développement. Un autre centre nommé L’étude de colonisation offre des entraînement dans les recherches agricoles.
Mais tous ces efforts israéliens n’étaient pas du tout gratuits. En fait, les richesses africaines suscitent la convoitise israélienne.
L’Afrique est le premier exportateur mondial d’or, de platine, de diamant, de bauxite et de manganèse. Le second pour le cuivre et le pétrole brut. Elle est en outre le premier producteur mondial de cacao, de thé, de tabac, le second pour le sisal et le coton. L’échange commercial entre Israël et l’Afrique atteint 1,7 milliard de dollars. C’est le secteur privé israélien qui modèle les relations actuelles avec le continent, entre importateurs de diamants, compagnies de sécurité plus ou moins liées au pouvoir et experts en tous genres. Une dizaine de grandes sociétés israéliennes, comme Solel Bonet, Koor Industries, Meïr Brothers et Agridno sont présentes dans l’économie africaine à travers des investissements directs et des prêts consentis par la Bank Leumi et la Japhet Bank. L’Afrique du Sud est le premier partenaire commercial d’Israël sur le continent, avec des échanges en augmentation de plus de 500 % depuis la fin de l’apartheid.
Mais ce n’est pas seulement les richesses naturelles qui attirent Israël. L’Afrique est aussi un bon marché d’armement pour Israël. Ce commerce des armes, Israël le pratique toujours avec nombre de régimes africains, dont l’Ouganda, le Zaïre et, bien entendu, le régime de Pretoria avant sa chute. Israël a approvisionné aussi en armement des groupes de l’opposition. Certains rapports sur le commerce d’armes israéliennes avaient, au début des années 90, noté le chiffre de 800 000 dollars par an pour les seuls échanges avec Pretoria, tandis que d’autres parlaient de la somme de deux milliards annuellement pour l’ensemble des pays africains. Sans oublier que ces échanges ont permis aux gouvernements israéliens d’obtenir l’uranium nécessaire à la fabrication des bombes atomiques et d’autres et, aussi, un espace d’expérimentation des armes nucléaires dans le désert de Kalahari. De plus, les voix africaines représentent aussi beaucoup d’importance pour l’Etat hébreu. Le Nigeria, par exemple, qui vend beaucoup de pétrole à l’Etat hébreu et reçoit de plus en plus d’ingénieurs israéliens, n’a pas voté la résolution des Nations-Unies contre le mur de séparation en 2006.

Le Parlement européen soutient le rapport Goldstone sur Gaza

11/03/2010
Le Parlement européen a apporté hier son soutien aux conclusions du rapport Goldstone sur les responsabilités dans les crimes de guerre et les violations des droits de l'homme commis dans la bande de Gaza lors du conflit de décembre 2008 et janvier 2009. Dans une résolution adoptée à Strasbourg, il invite Israël et les Palestiniens à mener dans les cinq mois des enquêtes indépendantes sur ces faits conformément aux résolutions adoptées par les Nations unies en novembre 2009 et février 2010.
Les eurodéputés demandent à Catherine Ashton, responsable de la politique extérieure de l'UE qui doit se rendre dans la région la semaine prochaine, de demander « publiquement » la mise en œuvre des recommandations et conclusions du rapport de Richard Goldstone. 

L’impossible dialogue

Par Christian Merville | 11/03/2010
Le point
« Bibi » gardez-vous à droite ; « Bibi » gardez-vous à gauche. Oh ! Certes, il est difficile aujourd'hui de vêtir le Premier ministre israélien de l'habit de Jean le Bon, encore plus de le flanquer d'un Philippe le Hardi (14 ans lors de la bataille de Poitiers...) l'avertissant du danger. Bien que, en y regardant de près, il soit aisé d'évoquer le spectre d'une nouvelle guerre de Cent Ans.
Le gouvernement israélien, en décidant d'aménager de nouveaux logements dans la partie arabe de Jérusalem vient de susciter l'ire et du parrain américain et de son aile travailliste, représentée par le ministre de la Défense Ehud Barak. La contre-performance mérite d'être saluée, à l'heure où de toutes parts on s'agite pour assurer un retour des ennemis à la table des négociations.
On ne saurait avancer, à sa décharge, l'hypothèse de la maladresse : pour avoir été nourri dans le sérail yankee, Benjamin Netanyahu en connaît tous les détours. Force est de reconnaître donc que c'est délibérément qu'il a décidé de donner son aval à la construction de 1 600 habitations à Ramat Shlomo, un quartier jadis peuplé d'Arabes, remplacés par la force par des juifs ultraorthodoxes. La veille, le département de l'Environnement avait choisi d'« enrichir » une colonie en Cisjordanie occupée de 112 nouvelles maisons, une décision qui s'inscrit dans un vaste plan intéressant la rive occidentale du Jourdain - arrachée au royaume hachémite lors de la guerre de juin 1967 - où doivent être aménagés non moins de 3 000 complexes immobiliers ainsi que des synagogues, des écoles et des hôpitaux.
Depuis, Washington ne décolère pas, accusant l'État hébreu de « saper la confiance nécessaire (au bon déroulement des négociations à venir) et de faire le contraire de ce qu'il promet ». Ce qui - est-il besoin de le rappeler ? - s'inscrit dans une tradition vieille de plusieurs dizaines d'années. Pour bien marquer son mécontentement, Joe Biden, accompagné de son épouse, est arrivé avec une bonne heure de retard au dîner donné en son honneur par le Premier ministre. Dans un premier temps, murmurait-on mercredi, il avait même envisagé d'ignorer l'invitation. La presse locale, elle, exhale sa mauvaise humeur face à cette coupure de courant et à l'occasion, une fois de plus manquée, d'établir des rapports de confiance entre les deux parties. C'est que le lien, ultrasolide sous le double mandat de George W. Bush, s'est distendu depuis, au point de n'être plus qu'un vague souvenir, à l'heure où précisément le chef du gouvernement donne l'impression d'être à nouveau saisi par ses vieux démons. Écartelé entre les durs d'Israël Beiteinu, représenté par leur chef de file Avigdor Lieberman, et les ministres du Shass d'une part et d'autre part les (relativement) modérés du Parti du travail, le président du Conseil navigue à vue, n'hésitant pas à l'occasion, après un coup d'accélérateur, à rétropédaler, quitte à risquer une sortie de route ne pouvant déboucher que sur des élections législatives anticipées et une Knesset ingouvernable, comme à l'accoutumé.
L'irrésolution du successeur d'Ehud Olmert est telle qu'il a accepté d'entériner une fumeuse explication avancée par le ministre de l'Intérieur Elie Yishaï pour justifier l'élargissement de Ramat Shlomo. Cette décision, soutient-il, n'a rien à voir avec la visite du numéro deux de l'administration Obama ; d'ailleurs, ajoute-t-il, elle a été prise il y a trois ans. L'argument n'a convaincu personne, de la presse locale, pour commencer, jusqu'aux Nations unies, en passant par la France et l'Union européenne, unanimes à condamner un geste lourd de menaces pour l'avenir de la région. Surtout que cette affaire vient s'ajouter à celle du caveau des Patriarches, à Hébron, et de la tombe de Rachel, à Bethléem, récemment inscrits au patrimoine israélien. Il y avait eu aussi un projet archéologique - entre-temps mis en veilleuse - menaçant des dizaines de foyers palestiniens dans la Vieille ville de Jérusalem. Tout cela rappelle un précédent, celui de la visite, il y a dix ans, d'Ariel Sharon à l'Esplanade du Temple, qui avait débouché sur la seconde intifada. Mais les temps ont changé ; du côté arabe les esprits aussi ; enfin Mahmoud Abbas n'est pas Yasser Arafat, en ce sens qu'il contrôle moins bien sa rue et qu'il passe à tort ou à raison pour être l'homme des Américains. Il faut ajouter, pour faire bonne mesure, qu'à l'époque d'Abou Ammar, les extrémistes n'étaient pas aussi dangereux que le Hamas, même s'ils avaient pour eux des régimes devenus, au fil du temps, moins soucieux de soutenir Khaled Mechaal.
Pour autant, il n'est pas certain que, de coups de colère en faux pas, le processus de paix soit en train d'avancer. À tout le moins, fera-t-on valoir, il ne recule pas. Voire... 

Colonisation à Jérusalem-Est : les condamnations pleuvent sur Israël

11/03/2010
Aux côtés du président Mahmoud Abbas, le vice-président américain 
Joe Biden a réaffirmé hier le soutien des États-Unis à un État 
palestinien « viable ». Mohamad Torokman/Reuters
Aux côtés du président Mahmoud Abbas, le vice-président américain Joe Biden a réaffirmé hier le soutien des États-Unis à un État palestinien « viable ». Mohamad Torokman/Reuters
Proche-Orient L'annonce du nouveau projet de colonisation à Jérusalem provoque un tollé international.
Le vice-président américain, Joe Biden, a réaffirmé hier le soutien des États-Unis à un État palestinien « viable » lors d'une déclaration au côté du président Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie. « Tout le monde doit savoir qu'il n'y a pas d'alternative », a plaidé M. Biden au cours d'une visite dans les territoires palestiniens, en promettant à ses hôtes que « les États-Unis soutiendront ceux qui prennent les risques que requiert la paix ».
Comme la veille, le dirigeant américain a accusé le gouvernement israélien de « saper la confiance nécessaire à des négociations fructueuses » avec les Palestiniens. « Il revient à toutes les parties de développer un climat de soutien aux négociations et de ne pas les compliquer », a exhorté M. Biden, alors que les États-Unis s'efforcent de relancer le processus de paix bloqué depuis fin 2008. Il les a mis en garde contre « tout communiqué ou geste qui attiserait les tensions ou préjugerait du résultat des négociations ». Le gouvernement Netanyahu a déclenché une sérieuse crise diplomatique avec l'administration Obama en donnant son feu vert à la construction de 1 600 nouveaux logements à Ramat Shlomo, un quartier habité par des juifs ultraorthodoxes dans un secteur arabe de Jérusalem annexé par Israël.
À l'issue de ses entretiens, M. Biden a salué « le courage et la conviction » du président Abbas et de son Premier ministre Salam Fayyad. De son côté, M. Abbas a accusé Israël de « détruire la confiance » et de porter « un coup sévère » aux tentatives de reprise de dialogue entre les deux camps. Il s'est également prononcé en faveur d'un règlement fondé sur deux États : « Un État d'Israël vivant en sécurité et en paix aux cotés d'un État palestinien sur la base des frontières du 6 juin (1967) avec Jérusalem-Est pour capitale. »
En Israël, les médias ont fustigé le gouvernement Netanyahu, parlant de « crachat au visage de Biden », et au sein même de la coalition au pouvoir, l'affaire - coïncidant avec la visite d'un allié de l'État hébreu - a créé des remous. Le ministère israélien de la Défense, le travailliste Ehud Barak, a qualifié l'annonce de « superflue », et son collègue Yitzhak Herzog a parlé d'une « faute grave ». Toutefois, le député Dany Danon, du parti Likoud de M. Netanyahu, s'est rendu hier à Ramat Shlomo pour soutenir le Premier ministre « face aux pressions américaines ».
L'annonce du nouveau projet de colonisation à Jérusalem a provoqué un tollé international, de l'ONU à l'UE en passant par les États arabes. Sollicité par M. Abbas, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a évoqué « une insulte » atteignant « un point qu'aucun Arabe ne peut accepter ». Une réunion devait avoir lieu hier soir au Caire pour apporter « une réponse claire », a annoncé le Premier ministre du Qatar, Hamad ben Jassem al-Thani.
À l'ONU, le secrétaire général Ban Ki-moon a joint sa voix aux condamnations de l'Union européenne, Paris, Berlin et Londres. Cette décision est « inacceptable au vu de l'annonce récente de la reprise de négociations indirectes », selon l'Allemagne, « totalement inopportune et illégale » pour la France. Cela renforcera ceux qui disent qu'Israël ne croit pas sérieusement en la paix, a regretté le chef de la diplomatie britannique David Miliband. M. Ban « répète que les colonies sont illégales aux termes de la loi internationale (...), et minent tout mouvement en vue d'un processus de paix viable », a rapporté un communiqué. La Norvège, qui avait secrètement accueilli au début des années 1990 des pourparlers de paix israélo-palestiniens, lesquels avaient débouché en 1993 sur les accords d'Oslo, a estimé quant à elle qu'Israël mettait les « avancées » du processus de paix en danger.

La paix reste impossible tant que l’esprit Shamir se perpétue en Israël

Par Émile Khoury | 11/03/2010
L'histoire ne se répète pas, elle se poursuit. Netanyahu élude aujourd'hui la paix, comme son maître à penser du Likoud, Yitzhak Shamir, avait su le faire en 1991. Forcé par les Américains de participer à la conférence de Madrid, il avait souscrit aux résolutions avec un petit sourire tranquille. Pour expliquer ensuite qu'avant une bonne dizaine d'années, et peut-être jamais, rien ne serait mis en chantier. Manière d'indiquer qu'il comptait fermement faire traîner en longueur les négociations de paix en inventant de nouvelles conditions à chaque étape. Netanyahu suit son exemple. Confronté lui aussi à une forte pression US après l'émergence du régime Obama, déterminé à relancer le processus de paix entre Palestiniens et Israéliens sur base de deux États, le dirigeant sioniste multiplie les exigences rédhibitoires. Il affirme ainsi qu'un État palestinien ne devrait avoir ni armée ni armes, n'avoir pas le contrôle de son espace aérien ou maritime et ne pouvoir conclure aucun traité militaire avec un autre pays. Autrement dit, il dénie à son voisin potentiel tout droit de souveraineté.
Cela, pour le futur. Au présent, et sur le terrain, Israël rejette cet arrêt des colonisations que les Palestiniens posent comme condition pour le redémarrage des pourparlers. Netanyahu pousse le non et le défi très loin et dans toutes les directions. Les Arabes acceptent-ils, par le truchement de leurs ministres des Affaires étrangères, le principe de pourparlers indirects sous l'égide de Washington ? Il se rue à Jérusalem sur leurs sites sacrés pour les annexer. Les Américains dépêchent-ils Biden et Mitchell pour lancer le bal en insistant sur l'arrêt des colonisations ? Le gouvernement israélien ordonne la construction de 1 600 unités de logement pour les colons en plein cœur de Jérusalem-Est, partie arabe de la cité, et 112 autres en Cisjordanie même.
Les Arabes et l'Autorité palestinienne ne cessent de répéter, dans le prolongement de leur initiative du sommet de Beyrouth, qu'ils sont absolument pour la paix. À condition évidemment qu'elle soit juste, équitable et ne constitue pas pour eux une capitulation masquée face à la domination abusive d'Israël. Une position soutenue par la légalité internationale comme par les grandes puissances, États-Unis en tête. Mais comment traiter l'intransigeance et l'arrogance d'Israël, son rejet de la paix ? En premier lieu, par des pressions combinées. Les Occidentaux doivent cesser toute assistance, économique ou militaire, à l'État israélien. Et les Arabes rompre avec lui toute relation pour rétablir tous ensemble le programme originel de boycott total.
Mais si cela ne suffit pas, comme cela semble pour le moins vraisemblable, quelle suite faudrait-il envisager ? Sur le papier, théoriquement et juridiquement, les Palestiniens et les Arabes seraient plus que jamais en droit d'ouvrir les hostilités en direction de l'ennemi. Soit par l'ouverture de fronts militaires classiques, soit plus probablement et plus efficacement par des opérations dites de résistance. Ou des volées d'engins, de moyenne et de longue portée. À ce propos, Israël se plaint de la menace des 40 000 missiles du Hezbollah. Il souligne, de même, qu'il craint que l'Iran ne se dote de l'arme nucléaire. Mais alors, si l'État israélien éprouve de telles frayeurs, pourquoi n'accepte-t-il pas cette paix qui neutraliserait toute hostilité à son égard ? La Résistance libanaise et son arsenal n'auraient plus lieu d'être. Il n'y aurait plus d'attentats palestiniens, et le taux de terrorisme international, conditionné en partie par le conflit du Moyen-Orient, baisserait nettement. Les peuples de la région pourraient s'occuper enfin de leur redressement économique.
Mais le gouvernement belliciste israélien ne veut rien entendre ni personne. Même pas son propre président, Shimon Peres, qui déclare : « Nous parlons aujourd'hui de deux États. Le public israélien veut la paix s'il se convainc que l'autre partie la veut aussi. Sept guerres ont opposé Israël et les Arabes. Cela suffit, jusqu'à quand allons-nous continuer à nous combattre ? » Il ajoute : « J'ai proposé qu'Israël accepte l'initiative arabe. Cela demande certes des négociations. Mais nous avons déjà parcouru avec les Arabes une longue voie de dialogue étayée de mesures pratiques. » Peres est cependant une voix qui clame dans le désert. Car la décision appartient au parti extrémiste qui dénonçait Rabin, le promoteur de paix assassiné. 

Tel Aviv n’a d’autre choix que de parler avec le Hamas

[ 11/03/2010 - 02:27 ]
David Zonchayn

"Israël" devra négocier avec le mouvement du Hamas, immédiatement, sinon aucune paix avec les Palestiniens ne sera possible.
"Israël" devra parler avec le Hamas non secrètement, non indirectement et non pour embellir l’image d’une personne qui veut prendre la direction du parti, comme a tenté de le faire Chaoul Mofaz, mais publiquement et sérieusement.
A l’instar des Etats-Unis qui parlent sans arrêt avec l’opposition israélienne, "Israël" doit parler constamment avec l’opposition palestinienne. On devra parler de l’arrangement définitif et de toutes les questions essentielles.
Naturellement, tout cela n’est pas facile. Tous les partis politiques ne font que répéter que l’organisation (du Hamas) est une source de mal qui voit en "Israël" un Etat religieux extrémiste qui veut prendre toute la terre de la mer jusqu’au fleuve.
En pensant à l’intérêt israélien, plusieurs questions se posent. Est-il utile de parler avec le Hamas ? Quelles sont les raisons nous empêchant de lui parler ? Le boycotter est-il lié à un jugement erroné ?
"Israël" tient à dire que le Hamas n’est jamais un partenaire. Pour elle, un partenaire sera le Fatah présidé par Mahmoud Abbas. "Israël" participe à des négociations avec le Fatah depuis deux décennies. Benyamin Netanyahu a déclaré son acceptation de la solution de deux Etats pour les deux peuples, un autre subterfuge pour retarder la fin de ces négociations.
En 2004, le gouvernement israélien a décidé qu’il faut séparer Yasser Arafat d’Abbas. Les dirigeants d’"Israël" ont dit qu’il est faible. Parallèlement, "Israël", depuis des années, ne fait qu’affaiblir l’autorité palestinienne. Ainsi, on doit parler et signer, mais avec qui ?
Toutefois, même s’il y avait eu un accord, sous une pression américaine, l’autorité palestinienne n’aurait rien pu faire, parce que la moitié du peuple palestinien ne l’acceptera pas. Il ne sera alors pas objectif de refuser de parler avec le Hamas. Ne pas parler avec le Hamas revient à dire ne pas parler avec les Palestiniens.
Nous savons que la mainmise du Hamas sur Gaza est venue après une grande déception vis-à-vis de la direction du Fatah, suite à l’échec des négociations et suite a un lien étroit réalisé entre les besoins essentiels (droit du mouvement, voyage à l’extérieur, l’éducation…). Tout cela ne fait qu’approfondir la déception et l’extrémisme.
Il est alors normal de voir des factions s’opposant au Hamas se rapprocher d’Al-Qaïda. Ils peuvent retarder les négociations autant qu’ils veulent, mais qu’ils sachent que l’idée selon laquelle le temps joue en notre faveur n’est plus vraie.
Celui qui a demandé à Abou Mazen de revoir sa démission et qui refuse aujourd’hui de parler avec le Hamas se trouvera, dans cinq ans, avec un partenaire qui envoie ses rapports à Oussama Ben Laden.
Il n’est possible d’avancer sans Gilad Chalit. Il y aura ceux qui diront qu’il ne faut lier le destin de l’Etat à celui d’un seul soldat kidnappé ; ce sera une grave erreur.
Laisser Chalit à son destin sera un symbole du déclin du sionisme. L’arrogance est préférée plutôt que la sagesse, la tactique plutôt que la stratégie, laisser tomber la valeur de la vie et des captifs qui sont l’âme de la nation, tout cela constitue le point faible de l’opinion publique. Le moment est arrivé de changer un peu notre comportement dans un sujet si important comme le contact avec le Hamas.
En "Israël", il y a plus de sept mille Palestiniens enfermés ; à Gaza, il n’y a qu’un seul Israélien. Imaginez les souffrances des deux côtés. Imaginez également l’immense joie qui suivra un accord d’échange des captifs. Cela doit être un pilier pour une opération de réconciliation.
Le prix d’une solution qui vient après la dernière guerre est payé par l’Etat d’"Israël" et ses citoyens depuis plusieurs années. Cacher la tête dans le sable en ce temps critique est une affaire dangereuse. Il faut immédiatement déclarer que nous sommes prêts à négocier avec l’opposition palestinienne.
Article écrit par David Zonchayn, fondateur d’une association qui a pour but d’engager des négociations directes avec le Hamas,  paru dans le journal hébreu Haaretz, le 9 mars 2010. Traduit et résumé par le CPI

L'occupation décide d'éloigner une captive palestinienne de Bethléem vers Ukraine

[ 10/03/2010 - 19:29 ]
Bethléem – CPI

Des sources locales ont dit, le mercredi 10/3, que les forces de l'occupation ont décidé d'éloigner la captive palestinienne, Erna Sarahena qui a été condamnée à une peine de 20 ans de prison vers le pays d'Ukraine.
On note que la captive Sarahena habite dans le camp des réfugiés palestiniens de Douhaicha, dans la ville de Bethléem, au sud de la Cisjordanie.
Les sources ont ajouté que Sarahena (l'épouse du palestinien captif, Ibrahim Sarahena, condamné à la perpétuité), porte la nationalité ukrainienne et a préféré rester dans la prison lorsque la direction des prisons sionistes lui a proposé l'exil en Ukraine (pour finir sa peine là-bas).

Haniyeh : la colonisation s'est accentuée après la reprise des négociations avec l'occupation

[ 10/03/2010 - 18:53 ]
Gaza – CPI

Le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a affirmé que la décision arabe de reprendre les négociations indirectes entre l'autorité palestinienne et l'occupation représente un faux pas qui a encouragé les sionistes d'escalader la colonisation en leur donnant la légitimité en Cisjordanie occupée.
Lors de ses déclarations, en marge de l'ouverture de la première étape du projet appelé, "le chemin vers al-Qods", dans la Bande de Gaza, Haniyeh a souligné, le mercredi 10/3, que l'occupation a exploité la décision arabe qui a soutenu l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de reprendre les négociations avec l'occupation pour élargir et renforcer la colonisation dans la ville occupée d'al-Qods et en Cisjordanie.
Il a souligné que la décision de construire ces unités coloniales sous l'ombre de l'existence du vice-président américain, Goseph Biden, dans la région affirme la couverture américaine à la colonisation sioniste.
Finalement, Haniyeh a appelé  les arabes et les dirigeants de l'autorité palestinienne, à Ramallah, à tirer leçon de cette situation et arrêter toute soumission aux pressions américaines et sionistes.

Des associations hollandaises protestent contre un congrès qui soutient l'occupation

[ 10/03/2010 - 14:04 ]
Amsterdam - CPI

Des associations hollandaises qui soutiennent la cause palestinienne ont organisé, le mardi 9/3 des manifestations devant la cour de justice internationale en protestant contre les activités de l'association "CIDI" pro-israélienne qui a organisé un congrès, dans les logements du palais de la cour de justice internationale en discutant des moyens pour garantir la sécurité d'Israël.
 
Les associations hollandaises pro-palestiniennes en compagnie de beaucoup de citoyens hollandais ont confirmé qu'ils vont célébrer, pour le deuxième jour, leur boycottage au congrès sioniste qui dure deux jours.

Les manifestants qui soutiennent les droits légaux du peuple palestinien ont tenu une conférence de presse devant la Cour, en montrant leur opposition au congrès qui soutient l'occupation israélienne, où le député du parlement néerlandais, Harry van Bommel, s'est exprimé en déclarant : "Nous nous trouvons ici, aujourd'hui, pour défendre le droit international violé par "Israël", en soulignant que ce congrès ne représente que l'occupation israélienne qui viole le droit international".
Bommel a déclaré :"Ils prétendent défendre la sécurité d'Israël, alors qu'ils devaient arrêter les violences d' "Israël" et ses crimes contre le peuple palestinien désarmé, notamment après la guerre sioniste horrible contre la Bande de Gaza et la construction du mur d'apartheid, tout en notant que cette Cour de Justice internationale a ordonné la démolition du mur raciste et que l'occupation doit donc être jugée pour ses crimes".
Pendant le sit-in de protestation contre les crimes et violations de l'occupation, le député néerlandais a affirmé son soutien aux droits du peuple palestinien et la continuation du boycott de l'entité sioniste, notamment au Pays-Bas.

Un plan sioniste pour changer l'entrée de la vieille ville à al-Qods

[ 10/03/2010 - 13:33 ]
Al-Qods occupée – CPI

Des sources bien-informées ont dévoilé un nouveau plan sioniste qui vise à changer l'aspect de la ville occupée d'al-Qods, à travers le changement de l'entrée principale entre la porte d'al-Amoud et celle d'al Khalil.
Les sources ont dit que les autorités de l'occupation israélienne ont l'intention de construire une cour publique devant la porte d'al Khalil vers la route de Yafa pour lier la vieille ville aux autres quartiers d'al-Qods, alors que des sources médiatiques ont dit que l'occupation à l'intention de fermer la porte d'al-Amoud pour une durée de 30 mois afin de développer les infrastructures, selon leurs prétentions.
De son côté, l'agence "Reuters" a dit que les Palestiniens qui vivent et travaillent dans la vieille ville d'al-Qods son inquiets de la possibilité de les obliger de quitter la région, à la fin, après la fermeture de la porte d'al-Amoud pour une durée de deux ans.
Des marchands dans la région de Bab al-Amoud ont dit que ce projet va frapper le mouvement commercial dans la région qui encadre la porte d'al-Amoud.
Ce pas vient au moment où le gouvernement sioniste a approuvé, le mardi 9/3, la construction de 1600 nouvelles unités coloniales dans le quartier de Ramat Shlomo, dans la ville sacrée, ainsi que 112 autres dans la colonie de "Bitar Eyleit", en Cisjordanie occupée.
Ces décisions viennent simultanément avec la visite de l'émissaire spécial américain à la région du Proche-Orient, George Mitchell, pour reprendre les négociations indirectes avec l'occupation israélienne, ainsi que le vice-président américain, Joseph Biden, qui a annoncé le soutien total de son pays au gouvernement d'extrême droite dirigé par Benjamin Netanyahu.

Hamas : les expansions coloniales sont les résultats de la reprise des négociations

[ 10/03/2010 - 13:10 ]
Damas - CPI

Le Hamas a considéré que la décision de l'occupation israélienne de construire 1600 nouvelles unités coloniales est le résultat et la réponse claire à la reprise des négociations indirectes avec l'autorité du groupe d'Oslo et sous la bénédiction du comité arabe de Suivi qui s'est soumis aux désirs israélo-américains.
Dans un communiqué du bureau médiatique du Hamas, le mardi 9/3, le Hamas a souligné que la décision du gouvernement sioniste de construire 112 nouvelles unités coloniales, un jour seulement après le lancement de la reprise des négociations, prouve les craintes du Hamas envers la couverture politique des négociations indirectes avec l'occupation qui accentue le judaïsme et le colonialisme en Cisjordanie et al–Qods occupée.
"L'annonce des extensions coloniales durant l'existence du vice-président américain Biden est une autre preuve de l'alignement de Washington au profit de l'occupation israélienne, ainsi que son soutien décisif aux projets de colonisation et de judaïsation", a contesté le Hamas contre la politique américaine, de deux poids, deux mesures.
Le Hamas a mis en garde contre les vrais dangers des négociations indirectes et leur échec très flagrant sous l'hombre des expansions coloniales, en appelant Abbas à adopter courageusement une position politique nationale et de renforcer le soutien aux choix libres du peuple palestinien et d'œuvrer immédiatement pour réaliser l'union palestinienne et faire face aux agendas criminels et violations de l'occupation.

Les jouets du plus petit captif au monde exposés à Gaza

[ 10/03/2010 - 12:49 ]
Gaza - CPI

"Les jouets du plus petit captif au monde entier, ont été exposés dans des activités féministes, en célébrant le patrimoine et l'histoire de la lutte de la femme palestinienne face aux violations et crimes de l'occupation", a souligné une source bien informée.
La captive palestinienne Fatima Al Zek a accouché de son bébé Youssef, durant son emprisonnement dans les geôles sionistes, et qu'elle a été libérée avec 20 captives lors d'une opération d'échange des captifs entre le Hamas et l'entité sioniste en échange d'informations sur Chalit, l'année passée.
Lors des activités du haut comité national pour le soutien des captives et captifs, une exposition a présenté les ouvrages et objets des captives dans les prisons sionistes, ainsi que des photos qui montrent les grandes souffrances des captives, captifs et leurs familles.
"Des jouets concernant les fils des captives, dont ceux du plus petit captif Youssef, ont été exposés également", a souligné la source.


Abbas Essayed : la reprise des négociations indirectes avec l'occupation représente une comédie

[ 10/03/2010 - 12:24 ]
Al-Qods occupée – CPI

Le leader du mouvement Hamas, détenu dans les prisons sionistes, Abbas Essayed, a affirmé que la décision de l'autorité palestinienne dirigée par l'ex-président Mahmoud Abbas, de reprendre les négociations avec les occupants sous l'ombre de l'augmentation de la colonisation représente une grande comédie politique, ainsi qu'une frappe aux hauts intérêts de notre peuple palestinien et une couverture claire aux crimes sionistes contre les lieux saints dans la ville occupée d'al-Qods, à Bethléem et al Khalil.

Dans une déclaration de presse, Essayed a dit, le mercredi 10/3 : "quel est le sens de ces négociations politiques indirectes, alors que les coordinations sécuritaires sont quotidiennes et directes sur le terrain?
Il a ajouté que la direction de l'autorité, à Ramallah, doit arrêter les coordinations sécuritaires et permettre à la résistance de prendre son rôle au lieu d'accepter une nouvelle série de négociations inutiles en échanges de faux paris.

Khalfan : le Mossad a falsifié des dizaines de passeports occidentaux

[ 10/03/2010 - 12:13 ]
Dubaï - CPI

Le chef de la police de l'Emirat de Dubaï, Dahi Khalfan Tamim, a affirmé que le service des renseignements sionistes, Mossad, a falsifié des dizaines de passeports et documents occidentaux.
"Il est vraiment honteux pour un pays prétendant la démocratie et la civilisation que son gouvernement viole la souveraineté des pays occidentaux en usurpant d'une manière bien programmée leurs identités nationales", a contesté Khalfan contre le terrorisme d'état et la terreur que l'occupation sioniste veut propager au monde, en menaçant la sécurité et les lois internationales.
Khalfan s'est pris fortement contre le gouvernement de l'occupation en disant :"Habituellement, de tels crimes sont perpétrés par des bandes et non des états".
En attirant l'attention que le Mossad a falsifié des dizaines de passeports européens, en profitant du respect occidental et les coopérations européennes avec l'entité sioniste, Khalfan, a considéré que le gouvernement de l'occupation a maltraité la confiance de ces pays.
  
La police de Dubaï avait accusé 27 suspects portant des passeports européens d'avoir participer dans le crime, très flagrant contre Mahmoud Al Mabhouh,  sur les territoires des Emirats Arabes Unis, alors que l'Interpol international a annoncé qu'il a lancé des mandats d'arrêts contre tous ces suspects.

L'occupation propose une normalisation nucléaire avec les arabes

[ 10/03/2010 - 13:19 ]
Paris – CPI

 Des responsables sionistes proposent une normalisation sur le domaine nucléaire avec les arabes, dans une tentative sioniste continuelle pour arriver à la normalisation générale avec les arabes. 
Le ministre sioniste de l'infrastructure, Uzi Landau, a proposé une coopération entre l'entité sioniste et ses "voisins arabes" sur le domaine nucléaire. 
Dans une conférence qui a eu lieu dernièrement, à Paris, Landau a dit que l'état de l'occupation espère construire des centres nucléaires avec la coopération de ses voisins arabes, en ajoutant que son entité possède les infrastructures techniques, les expériences et l’argent pour l’exploiter dans ce domaine. 
De son côté, le président de l'autorité jordanienne de l'énergie nucléaire, Khaled Toukan a dit que les déclarations du responsable israélien dans cette conférence, à Paris, ne sont pas nouvelles et que ces propositions verbales ont été présentées au ministre français de l'énergie, avant plusieurs mois.

Sous le signe du scepticisme

Palestine. C’est dans un climat de doute que Palestiniens et Israéliens ont entamé lundi, sous l’égide des Etats-Unis, de difficiles négociations indirectes. Un long chemin reste à faire avant de remettre sur les rails le processus de paix bloqué depuis plus d’un an.
Est-ce par hasard qu’Israël a donné son feu vert lundi à la construction de 112 logements dans une implantation de Cisjordanie occupée ? Est-ce par hasard que l’annonce a été faite au moment même de la reprise des discussions indirectes entre les deux parties via les Etats-Unis, mais aussi au moment de la visite de deux personnalités politiques américaines venues relancer le processus de paix, l’émissaire pour le Proche-Orient George Mitchell et le vice-président américain Joe Biden ?
La réponse est sans doute par la négation. En faisant cette annonce, Israël donne le ton : il ne faut pas s’attendre à la moindre concession. C’est donc le scepticisme qui règne. Dans un tel climat, et l’annonce israélienne, on se demande comment il sera possible d’avancer sur une question-clé, notamment celle des colonies. Sans compter les autres dossiers brûlants : Jérusalem, le tracé des frontières, le droit de retour, etc.
Dans de telles conditions, les Etats-Unis, parrain principal du processus de paix, tentent tant bien que mal d’intensifier leurs efforts. L’objectif se limite désormais à reprendre langue uniquement. D’ailleurs, ce ne sont ni les Israéliens, ni les Palestiniens qui ont annoncé la reprise des négociations, mais les Américains. « A ma connaissance, (les négociations) ont commencé. Elles sont en cours. Pour ce qui est de leur contenu, George Mitchell est en train de rentrer (à Washington). Il rendra compte à la secrétaire » d’Etat Hillary Clinton, a déclaré dimanche soir le porte-parole du Département d’Etat, Philip Crowley. Cette semaine a ainsi vu un chassé-croisé américain dans la région. D’abord George Mitchell, qui a quitté la région dimanche après des entretiens avec les responsables des deux parties, ensuite Joe Biden, actuellement sur place.
Mais les efforts américains font face à l’intransigeance israélienne. En se félicitant de la reprise des pourparlers, le premier ministre israélien a rappelé les exigences israéliennes. Des exigences qui n’augurent rien de bon. Tout règlement de paix doit se fonder sur deux principes : « La reconnaissance d’Israël par les Palestiniens comme Etat du peuple juif et des arrangements garantissant sa sécurité », a-t-il dit.
Avec ces deux « conditions » et avec l’annonce de la construction de nouvelles colonies à Jérusalem, le scepticisme est le mot d’ordre. Déjà, avant même cette annonce, c’est avec des réserves que l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) a accepté dimanche de mener pendant une durée limitée (4 mois) des « négociations de proximité » avec Israël via le sénateur George Mitchell. Si les Etats-Unis sont parvenus à franchir un obstacle majeur en arrachant cet accord aux Palestiniens, les analystes restent très sceptiques sur les chances de succès, notamment en raison des obstacles israéliens sur l’ensemble des questions essentielles.
Comme de coutume, côté israélien, on joue avec les mots en tentant de feindre la bonne volonté. « La secrétaire d’Etat Hillary Clinton ainsi que le vice-président Biden savent que l’essentiel est que le premier ministre est prêt à tout moment à engager des négociations directes, qu’il a autorisé la levée de barrages routiers en Cisjordanie et qu’il a décidé d’un gel de la construction de logements », a déclaré le ministre israélien de l’Environnement, Gilad Erdan, alors qu’il annonçait la construction des nouvelles colonies. « En revanche, Mahmoud Abbass (le président palestinien) veut limiter les négociations indirectes à 4 mois après avoir posé des conditions sans précédents pour accepter le dialogue pendant des mois. Ce n’est pas de cette façon que l’on mène des discussions de paix », a accusé le ministre israélien. Pour Tel Aviv, il s’agit de faire porter le chapeau à l’Autorité palestinienne en insistant sur un seul point : l’acceptation israélienne de mener des négociations directes, et les réserves palestiniennes à ce sujet.
Côté palestinien, Nabil Roudeina, porte-parole de l’Autorité palestinienne, a averti : « Il est clair qu’Israël continue à saboter les efforts de paix. L’Administration américaine doit faire en sorte qu’Israël cesse ses activités de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ». Quant à Saëb Eraqat, le principal négociateur palestinien, il a prévenu que ces discussions indirectes étaient celles de la dernière chance pour parvenir à « une solution de deux Etats pour deux peuples » palestinien et israélien. « La relation s’est détériorée au point que les Américains cherchent à sauver ce processus de paix avec une dernière tentative. Je pèse mes mots : c’est la dernière tentative pour démontrer qu’il s’agit d’un outil susceptible de donner lieu à des décisions entre Palestiniens et Israéliens ». Mais des pourparlers de la dernière chance, il y en a déjà eu, et toujours sans résultats.
Abir Taleb