samedi 17 octobre 2009

Les criminels de guerre deviennent les arbitres de la loi

vendredi 16 octobre 2009 - 08h:11

Paul Craig Roberts
CounterPunch


Critiquer Israël c’est être antisémite.
Or, l’antisémitisme est un crime de haine.
Donc, critiquer Israël est un crime de haine.

Israël et le rapport Goldstone

Pour tout le monde, le deux poids deux mesures dans lequel opère le gouvernement israélien, ça suffit ! sauf pour les Américains au cerveau reconditionné. Même le très israélien Jerusalem Post peut trouver du deux poids deux mesures dans :

« Tout Israël parle maintenant d’une seule voix contre le rapport Goldstone » :

« C’est le concept israélien pour un accord équitable : nous avons le droit de faire vivre l’enfer aux Palestiniens comme on le veut parce que, par définition, tout ce que nous leur faisons, c’est pour nous défendre. Eux, cependant, n’ont pas le droit de lever le petit doigt contre nous parce que, par définition, tout ce qu’ils nous font, c’est du terrorisme.

« Cela a toujours été comme cela et c’est comme cela qu’il y a eu l’opération Plomb durci.

« Et il n’y a aucune limite à notre droit à nous défendre. Il n’y a là rien de "disproportionné".

« Nous pouvons détruire délibérément des milliers de maisons de Gaza, le parlement de Gaza, le ministère de la Justice, le ministère de l’Intérieur, les sièges des tribunaux, l’unique meunerie de Gaza, le plus important élevage de volailles, une usine de traitement des eaux usées, les puits d’eau de source et Dieu sait quoi encore.

« Délibérément.

« Pourquoi ? Parce que nous sommes mieux qu’eux. Parce que nous sommes une démocratie et qu’ils ne sont qu’une bande d’islamo-fascistes. Parce que nous avons une culture de la vie et eux une culture de la mort. Parce qu’ils sont décidés à nous anéantir et nous, tout ce que nous disons, c’est qu’il faut donner une chance à la paix.

« Les Goldstone du monde appellent cela de l’hypocrisie, un deux poids deux mesures. Comment osent-ils ! Partout ici, nous appelons cela de la clarté morale. »

On ne lirait jamais un tel article dans le New York Times ou le Washington Post, ou on ne l’entendrait jamais de n’importe quelle source d’informations aux Etats-Unis. Contrairement aux journaux israéliens, les médias US sont un véritable porte-parole pour le lobby israélien. Jamais la moindre critique.

Cela va même être davantage le cas maintenant que le lobby pro Israël, après des années d’efforts, a réussi à faire abroger le Cinquième amendement en faisant annexer un projet de loi sur le Crime de haine au projet de loi sur les crédits militaires qui a été voté récemment. C’est ainsi que le syllogisme fonctionne : critiquer Israël c’est être antisémite. Or, l’antisémitisme est un crime de haine. Donc, critiquer Israël est un crime de haine.

Comme l’indique le Jerusalem Post, ce syllogisme est de la « clarté morale ».

L’ambassadeur britannique aux Nations unies, John Sawers, est entré dans l’arène du crime de haine quand il a déclaré à la radio de l’armée israélienne que le rapport Goldstone sur l’agression militaire d’Israël contre Gaza contenait « certains détails très graves sur lesquels il fallait enquêter. »

D’ici un an, quand la Ligue anti-diffamation aura sa phalange de procureurs en place au Département de la justice US (sic), Sawers sera interpellé et traduit en justice. L’immunité diplomatique ne signifie rien pour les Etats-Unis, ils envahissent régulièrement d’autres pays, exécutent leurs dirigeants ou les envoient à La Haye pour être jugés comme criminels de guerre.

Dans le même temps, cependant, le gouvernement israélien a fait savoir à Sawers et au gouvernement britannique qu’un soutien britannique au rapport Goldstone aurait pour conséquence la fin d’un deux poids deux mesures qui protège l’Occident et Israël, et créerait un précédent qui placerait les Britanniques sur le banc des accusés pour crimes de guerre en Iraq et en Afghanistan.

« Londres, » a déclaré le gouvernement israélien, « pourrait se retrouver avec les menottes s’il soutient le document(le rapport Goldstone). »

Une fois que le crime de haine sera passé au Journal officiel et entrera en vigueur, les « juifs qui ont la haine d’eux-mêmes », tels que les dirigeants du mouvement de la paix israélien et les journalistes d’Ha’aretz et du Jerusalem Post, ces juifs pourront s’attendre à être inculpés pour crimes de haine antisémite devant les tribunaux des Etats-Unis.

(JPG)Paul Craig Roberts a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan. Il est co-auteur de The Tyranny of Good Intentions. On peut le joindre à l’adresse :PaulCraigRoberts@yahoo.com.

En politique extérieure, ses conviction sont à l’opposée de celles des néoconservateurs. Il s’est montré favorable aux thèses conspirationnistes à propos des attentats du 11 septembre 2001, a marqué son opposition à la guerre en Irak, et a appelé les élus du Congrès à voter la mise en accusation de George W. Bush. Il est également très critique envers la politique américaine vis-à-vis de l’Iran. (Wikipédia).

14 octobre 2009 - Counterpunch - traduction : JPP

Le génie comique de Netanyahu

vendredi 16 octobre 2009 - 08h:10

Stuart Littlewood
Dissident Voice


Sachant que l’Iran ne renoncerait pas à son droit au nucléaire civil, il était sûr que les stratèges de Tel-Aviv et de Washington allaient organiser une campagne médiatique hystérique pour semer la panique afin de faire croire que cette situation allait importer chez nous le terrorisme.

(JPG)Et aux Nations Unies, on a vu ce procédé se mettre en place quand Netanyahu cherchait à obtenir leur soutien pour mener une nouvelle guerre au Moyen-Orient au profit d’Israël. "Hier, l’homme qui dit que l’holocauste est un mensonge a parlé depuis cette tribune ... A ceux qui ont donné à ce négationniste l’occasion de s’exprimer, je dis, de la part de mon peuple, le peuple juif, et des gens bien, partout dans le monde : n’avez-vous pas honte ? N’avez-vous donc aucune décence ?"

Qui avec une once de décence aurait donné l’occasion à Netanyahu de s’exprimer après les atrocités commises lors des bombardements intensifs sur Gaza et le rapport Goldstone qui condamne les crimes de guerre d’Israël ?

"Ce régime iranien est entretenu par le fondamentalisme extrémiste ... Tous ceux qui ne sont pas des croyant fervents sont opprimés".

Netanyahu pourrait aussi bien être en train de décrire le régime israélien.

"... le plus grand danger qui guette le monde aujourd’hui, c’est l’alliance entre fanatiques religieux et armes de destruction massive ".

Il en parle en connaissance de cause. On y trouve les deux à profusion en Israël.

"Le défi capital que doit relever cette organisation (l’ONU) de toute urgence, c’est d’empêcher les tyrans de Téhéran de se doter de l’arme nucléaire".

Ce serait sympa pour les va-t-en guerre de Tel-Aviv, qui l’ont déjà.

"La communauté internationale déjouera-t-elle les plans des gens les plus pernicieux du monde : ceux qui financent et ceux qui commettent les actes de terrorisme ?"

Je l’espère sincèrement. Mais parlons-nous tous des mêmes ?

"Au lieu de condamner les terroristes et leurs commanditaires iraniens, certains dans cette assemblée ont condamné leurs victimes. C’est exactement ce que fait un récent rapport de l’ONU sur Gaza, qui met sur le même pied les terroristes et ceux qu’ils ont pris pour cible".

Remplacez iranien par américain et ça devient plus clair.

"En 2005, dans l’espoir de faire avancer le processus de paix, Israël a accepté unilatéralement de se retirer de Gaza .... Nous n’avons pas eu la paix. Nous avons eu, à la place, une base terroriste soutenue par l’Iran à 6 kms de Tel-Aviv. La vie dans les villes israéliennes était devenue un cauchemar. Vous voyez, non seulement les tirs de roquettes du Hamas n’ont pas cessé, mais elles ont été multipliées par dix. Une fois encore, l’ONU n’a rien dit".

Ces cauchemars, les Gazaouis sans défense en savent quelque chose. Israël installé devant leur porte et qui occupe toujours l’espace aérien et les eaux territoriales de Gaza, lance des explosifs puissants sur le million et demi de civils affamés dans la minuscule enclave de Gaza, où il n’y a aucun moyen de s’échapper.

"Il n’y a qu’un seul exemple dans l’histoire où des milliers de roquettes ont été lancées sur la population civile d’un pays. C’est quand les nazis ont bombardé les villes britanniques au cours de la Seconde Guerre mondiale. Pendant cette guerre, les alliés ont rasé les villes allemandes, causant des centaines de milliers de victimes. "

Les nazis lançaient des roquettes ultramodernes et ultra-puissantes sur Londres et sur le Sud de l’Angleterre depuis un territoire qu’ils avaient envahi et occupé. Ils ne lançaient pas des missiles de fortune bricolés dans une arrière-cour pour défendre leur patrie.

"Israël a tenté de réduire le nombre de victimes en incitant les civils palestiniens à évacuer les zones ciblées. Nous avons lâché un nombre incalculable de prospectus au-dessus de leurs maisons, envoyé des milliers de textos et donné des milliers de coups de fil sur les téléphones portables pour demander au gens de partir. Jamais un pays ne s’est autant démené pour faire mettre à l’abri la population civile de l’ennemi".

Comme c’était délicat de leur part.

Mais où donc la population civile affolée de Gaza était-elle censée fuir ? Dans la mer ? Bombarder leurs maisons était l’acte terroriste le plus monstrueux. Ils n’ont aucune excuse.

"... si on demande encore à Israël de prendre des risques pour établir la paix, il faut que vous nous donniez l’assurance aujourd’hui que vous nous soutiendrez demain. Ce n’est que si nous sommes assurés de pouvoir nous défendre que nous prendrons d’autres risques en faveur de la paix "

Que sont, au juste, ces fameux "risques" qu’Israël aurait si courageusement pris "pour établir la paix" ? En 61 ans d’existence, quels dividendes de la paix ce pays téméraire a-t-il distribués ? C’est l’hôpital qui se moque de la charité.

Netanyahu est exceptionnellement doué pour manier l’ironie, sauf que, lui, ne le fait pas exprès. Ce qui fait de lui un si grand comique. L’ironie de ses propos lui échappe complètement. Pratiquement toutes les remarques insultantes qu’il fait sur l’Iran ou la Palestine peuvent lui être renvoyées à la figure parce qu’Israël n’est pas mieux, et dans la plupart des cas, bien pire.

Le discours de Netanyahu à l’ONU est la version la plus désopilante de l’expression "c’est l’hôpital qui se moque de la charité".

Ses scénaristes se servent de toute évidence du manuel de formation à la propagande, qui enseigne l’art du mensonge et de la distorsion des faits et comment bien enrober tout ça pour que le public crédule puisse le gober plus facilement.

Voyez comment tout ce que déteste Israël, et tout ce qui se met en travers de leur appétit de domination, porte aujourd’hui l’étiquette : "Soutenu par l’Iran"... et comment on nous explique que le reste du monde est aussi menacé par l’Iran et doit donc se rassembler dans le camp d’Israël. Et notez également comment le langage employé pour décrire les situations ne convient qu’au cas d’Israël.

Moins amusant est la façon arrogante dont Netanyahu a rejeté le rapport Goldstone du conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH) qui condamne le comportement d’Israël.

"Avec des critères aussi tordus ... [ils] auraient traîné Roosevelt et Churchill devant les tribunaux comme criminels de guerre. Quelle distorsion de la vérité. Quelle parodie de justice. ... allez-vous accepter cette farce ? Si cette organisation ne rejette pas ce rapport, ce serait adresser un message aux terroristes du monde entier : le terrorisme paie ; si vous commettez des agressions depuis des zones très peuplées, vous pourrez agir en toute impunité. Et en condamnant Israël, cette organisation porterait un coup fatal au processus de paix.

Voici pourquoi.

Quand Israël s’est retiré de Gaza, beaucoup espéraient que les tirs de missiles cesseraient. D’autres croyaient que, tout au moins, la communauté internationale reconnaîtrait à Israël la légitimité d’exercer son droit de se défendre.

Quelle légitimité ? Quelle auto-défense ?

La même ONU qui avait acclamé Israël quand il s’était retiré de Gaza et qui promettait de soutenir le droit de nous défendre nous accuse maintenant - mon peuple, mon pays - de crimes de guerres ? Et pour quels motifs ? Pour avoir agi de façon responsable en état de légitime défense. Quelle mascarade !"

Israël s’est défendu à bon droit contre le terrorisme. Ce rapport subjectif et injuste est de toute évidence une mise à l’épreuve destinée aux gouvernements du monde entier. Comptez-vous vous ranger du côté d’Israël ou des terroristes ?"

La fausse alternative contenue dans cette dernière phrase fait partie des grands classiques de la propagande. Pourquoi quiconque de sensé voudrait-il se ranger du côté de l’un ou de l’autre ?

Et comment Netanyahu ose-t-il mettre sur le même plan le combat héroïque de Roosevelt et de Churchill contre des nazis fanatiques et la répression violente d’Israël à l’encontre de la résistance palestinienne qui luttait contre l’occupation illégale de la terre sainte ?

A quoi en est réduit l’ONU quand un régime armé jusqu’aux dents d’armes nucléaires et qui a refusé de signer le Traité de Non-prolifération des Armes Nucléaires se permet d’appeler les pays du monde entier à se coaliser contre un autre pays pour avoir mis en œuvre son propre programme nucléaire ? Israël lui-même refuse de se soumettre aux inspections et représente une menace nucléaire grave. Il n’a pas non plus signé la Convention sur l’Interdiction des armes biologiques (CABT) ni celle sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC).

Et n’est-ce pas une insulte à l’intelligence que de voir l’ONU critiqué violemment par le dirigeant d’un régime qui méprise ouvertement les lois internationales et d’innombrables résolutions de l’ONU ?

Le conseil des droits de l’homme de l’ONU doit *débattre du rapport Goldstone aujourd’hui, où un vote décidera de la suite à donner à ses recommandations. Il est à craindre que le gouvernement britannique décide de rejeter les recommandations les plus importantes du rapport.

Si c’est le cas, et si d’autres suivent, Israël sera tiré d’affaire et aura l’autorisation de poursuivre ses folies meurtrières.

Ce qui permettra au génie comique d’Israël de remporter un triomphe personnel. Le réseau sioniste, à n’en pas douter, prouvera sa reconnaissance de la manière habituelle.

Stuart Littlewood a écrit "Radio Free Palestine", qui raconte les épreuves des Palestiniens sous l’occupation.

Son site : http://www.radiofreepalestine.co.uk/

29 septembre 2009 - Cet article peut être consulté ici :
http://dissidentvoice.org/2009/09/t...
Traduction emcee des Bassines et du Zèle pour le Grand Soir

Le Hamas n’a aucune appréhension ni des élections ni de la réconciliation

[ 16/10/2009 - 22:58 ]
Gaza – CPI

Al-Masri a réaffirmé que le mouvement de la résistance islamique Hamas reste attaché à la réconciliation palestinienne, dans le but de préserver les droits du peuple palestinien. Le parrain égyptien est un bon témoin de la souplesse montrée par le mouvement afin de combler les lacunes sur la scène palestinienne.

Le leader du mouvement du Hamas, dans des déclarations faites à la chaîne satellite arabe Al-Jazeera, hier jeudi, commentait le dernier discours d’Abbas. Al-Masri mettait les points sur les i en insistant sur le fait que le mouvement du Hamas n’ait aucune appréhension des élections. Sa popularité est grande. Mais pourquoi Abbas veut-il maintenant organiser des élections, un an après la fin de son mandat ? Qui lui avait déjà donné la permission de prolonger ce mandat, à l’écart du Conseil Législatif Palestinien ?! a-t-il demandé.

Le Hamas cherche la réconciliation, en dépit d’agissements du mouvement du Fatah. Mais il en cherche une forte, sur laquelle se mettent d’accord toutes les factions palestiniennes, une réconciliation applicable. La vraie réconciliation ne marche pas avec des arrestations politiques arbitraires et avec la monopolisation du pouvoir, a enfin souligné Al-Masri, un des leaders du mouvement du Hamas.

Feuilleton: Netanyahu gêné de la politique turque


16/10/2009 Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a critiqué jeudi une série télévisée turque accusée "d'incitation à la haine anti-israélienne", affirmant qu'il s'agissait d'un nouveau signe inquiétant dans les relations entre les deux pays.

"Nous sommes aussi gênés, pour le moins qu'on puisse dire, de ce que nous avons vu ces derniers temps de la part de la Turquie", a dit Netanyahu devant les journalistes. "

"Cela soulève la question: quelle direction la politique de la Turquie prend-elle, nous espérons que c'est vers la consolidation de la paix non pas des extrémistes", a estimé Netanyahu.

Réagissant à ces accusations, le vice Premier ministre turc, a affirmé qu'il n'y avait pas d'intention politique à l'encontre d'"Israël" dans le feuilleton de la télévision nationale turque, c'est ce qu'a rapporté, ce vendredi, l'agence de presse Anatolie.

Les feuilletons diffusés par de la télévision publique TRT "peuvent refléter partiellement la réalité. Ils peuvent aussi être un peu exagérés, mais il s'agit de séries télé, après tout", a déclaré jeudi soir Bülent Arinc, qui est en charge de la supervision de la TRT.
Jeudi, le chargé d'affaires turc en "Israël" avait été convoqué au ministère des Affaires étrangères, qui a protesté contre la diffusion de la série, "présentant des soldats israéliens comme des êtres d'une race supérieure qui désirent tuer des enfants innocents".

Dans un communiqué publié mercredi soir, le ministère israélien des Affaires étrangères israélien avait dénoncé le fait que "la diffusion d'une telle série incite au plus haut point à la haine, et qui plus est sous le parrainage de l'Etat (turc)". "Cette série ne mérite pas d'être diffusée même dans un pays ennemi (d'"Israël") et sûrement pas dans un pays entretenant de pleines relations diplomatiques avec Israël", ajoutait le texte.

Les chaînes de télévision israéliennes ont diffusé mercredi soir des extraits de la série turque intitulée "Ayrilik" ("séparation") dans laquelle on voit notamment un soldat israélien tirer délibérément sur une fillette qui s'écroule morte en souriant .

Une autre scène présente l'image d'une balle au ralenti tirée par un soldat de Tsahal qui atteint de plein fouet un autre petit Palestinien .

Les relations entre "Israël" et la Turquie se sont vivement tendues ces derniers mois après les critiques sans précédent du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan contre "Israël" en raison de sa guerre contre la bande de Gaza l'hiver dernier, qui a fait plus de 1.400 martyrs.

Cette tension s'est traduite par la décision d'Ankara d'annuler des manœuvres aériennes qui étaient prévues à partir de lundi dernier en Turquie et auxquelles devait participer l'aviation israélienne.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107173&language=fr

Un ministre britannique : On a eu tort de ne pas discuter avec le Hamas après sa victoire électorale

[ 16/10/2009 - 22:53 ]
Le Caire – CPI

Le ministre britannique des affaires étrangères et membre de la chambre des communes Lord David Ewen a reconnu que les Occidentaux, dont le Royaume-Uni, ont eu tort de refuser de traiter avec le mouvement de la résistance islamique Hamas, après sa victoire lors des élections de janvier 2006.

Il confirme qu’ils ont adressé un coup mortel à la démocratie qu’ils soutiennent, lorsqu’ils ont refusé les résultats des élections palestiniennes : « Certes, la démocratie est la même pour tout le monde ».

David Owen participait dans un colloque de presse, au Caire, hier jeudi 15 octobre 2009. Il a ajouté qu’il ne peut comprendre la position de l’Occident et des Etats-Unis envers le mouvement du Hamas.

Le blocus imposé sur la bande de Gaza après la victoire du mouvement dans les dernières élections reste un cauchemar duquel souffrent tellement les Palestiniens, précise-t-il.

L’Entité sioniste porte une grande responsabilité dans ce qui se passe dans la bande de Gaza. Ce qui s’y passe n’est pas une affaire entre l’autorité de Ramallah et les occupants israéliens. C’est une affaire arabe.

Enfin, le ministre britannique a montré son pessimisme : les affaires ne vont pas dans le bon chemin, selon ses dires.

Le Conseil des droits de l'homme approuve le rapport Goldstone sur Gaza


Le Conseil des droits de l'homme à Genève.

16 octobre 2009 – Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a adopté vendredi une résolution dans laquelle il approuve les recommandations contenues dans le rapport de la Mission d'établissement des faits dirigée par le Juge Richard Goldstone sur les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire par les Israéliens et les Palestiniens lors du conflit à Gaza de janvier 2009 et appelle toutes les parties concernées à garantir leur mise en œuvre.

Dans cette résolution adoptée par 25 voix pour, 6 voix contre (Hongrie, Italie, Pays-Bas, Slovaquie, Ukraine, Etats-Unis) et 11 abstentions, le Conseil des droits de l'homme demande au Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de lui présenter lors de sa prochaine session un rapport sur l'état de la mise en œuvre des recommandations de la Mission d'établissement des faits. Il recommande également à l'Assemblée générale de l'ONU d'examiner le rapport Goldstone.

La Mission dirigée par le Juge Goldstone a mis en lumière un certain nombre de cas concrets de violations des droits de l'homme imputables à l'armée israélienne et à des groupes palestiniens dans le territoire de Gaza qui reste sous contrôle du Hamas. Elle a recommandé que le Conseil de sécurité se saisisse de la question et intime aux parties l'ouverture d'enquêtes, à défaut de quoi, dans les six mois, il devrait référer la situation à la Cour pénale internationale (CPI). Le Conseil de sécurité ne s'est pour l'instant réuni que de façon informelle sur la question.

Dans sa résolution adoptée vendredi, le Conseil des droits de l'homme condamne également fermement toutes les politiques et les mesures prises par Israël dans les territoires palestiniens occupés sur la base de la nationalité, de la religion, du sexe, de l'âge ou de toute autre raison discriminatoire, dont la restriction de l'accès des Palestiniens à leurs propriétés et à leurs lieux saints, en particulier à Jérusalem-Est.

Il condamne également les récentes violations israéliennes des droits de l'homme à Jérusalem-Est, en particulier la confiscation de terres et de propriétés, la démolition de maisons, la construction et l'expansion des colonies, la poursuite de la construction du mur de séparation, le changement du caractère démographique et géographique de Jérusalem-Est, les restrictions de la liberté de mouvement des citoyens palestiniens de Jérusalem-Est, ainsi que la poursuite des travaux d'excavation dans et autour de la mosquée Al-Aqsa.

S'exprimant jeudi devant le Conseil des droits de l'homme, la Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Navi Pillay, avait estimé qu'une « culture d'impunité continuait dans les territoires (palestiniens) occupés et en Israël » en ce qui concerne les violations du droit international humanitaire et des droits de l'homme.

Elle avait réitéré son soutien aux recommandations du rapport Goldstone. Elle avait souligné la nécessité « pour toutes les parties de mener des enquêtes impartiales, indépendantes, rapides et efficaces sur les violations des droits de l'homme signalées, conformément au droit international ».

« La recherche des responsables des violations du droit international humanitaire et des droits fondamentaux n'est pas un obstacle à la paix mais au contraire constitue la condition préalable sur la base de laquelle la confiance et en fin de compte une paix durable pourra être édifiée », avait insisté Mme Pillay

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20362&Cr=goldstone&Cr1=

Feuilleton turc parlant des massacres israéliens commis contre les enfants palestiniens dans les territoires arabes occupés

16 Oct 2009

Ankara / Un feuilleton turc, intitulé /Ayrilik/ (la séparation), diffusé ces jours-ci par la chaîne publique turque /TRT 1/ parle des massacres commis par les soldats israéliens dans les territoires palestiniens occupés, notamment dans la bande de Gaza.

Ce feuilleton, dont le premier épisode a été diffusé mercredi dernier, projette dans sa 1ère scène des soldats israéliens tuant un nouveau né dans les bras de son père, et d'autres tirant des balles contre des enfants palestiniens et tuant nombre d'eux, dont une petite fille qui apparaît souriante quelques minutes avant sa mort.

M.Bülent Arinç, vice-Premier ministre turc, qui est le responsable des médias turcs, a aclut l'intention du gouvernement turc de faire arrêter la diffusion de ce feuilleton, affirmant que le gouvernement n'intervient pas dans les feuilletons télévisés.

De son côté, le journaliste turc /Hakan Albayrak/, conseiller des producteurs de ce feuilleton, s'est porté à la défense de la diffusion de ce feuilleton, se demandant, en réponse aux questions du réseau d'informations /CNN-turc/: pourquoi considérer les scènes des massacres dans le feuilleton comme "exagération"? N'est-ce pas Israël qui avait commis ces massacres?.

D'autre part, Israël, qui est en colère pour l'annulation par la Turquie de sa participation aux manœuvres aériennes en Turquie, a suscité une vague de protestation contre l'émission de ce feuilleton en convoquant le représentant de l'ambassade turque à Tel Aviv et en annonçant qu'il portera plainte contre ce feuilleton.

Notons que les relations turco-israéliennes ne cessent de se détériorer depuis l'agression israélienne dernière contre la bande de Gaza.

R.Jorf

http://www.sana.sy/fra/55/2009/10/16/250147.htm

La Turquie enjoint à Israël de faire cesser la « tragédie » de Gaza

17/10/2009
La Turquie a demandé hier à Israël de faire cesser la « tragédie humanitaire » à Gaza, excluant un retour aux bonnes relations bilatérales tant que souffriront les Palestiniens et que les négociations de paix au Proche-Orient seront au point mort. « Ce que nous voulons, c'est qu'on mette fin à la tragédie humanitaire à Gaza, qu'on relance les efforts de paix - aussi bien au niveau des Palestiniens que de la Syrie - et surtout, qu'on redonne la priorité à la paix dans la région », a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, en pleine crise entre les deux alliés stratégiques dans la région. « Lorsqu'on retournera sur la voie de la paix, ces relations de confiance (avec Israël) seront rétablies au niveau où elles étaient auparavant », a-t-il averti, ajoutant que l'offensive israélienne massive sur Gaza, à la fin de l'an dernier, avait porté « un grand coup aux efforts de paix ».
Les relations entre Israël et la Turquie, qui sont liés par une alliance militaire, se sont nettement dégradées depuis janvier, lorsque la Turquie, pays musulman, a vivement critiqué l'offensive sur Gaza. Elles ont connu une nouvelle poussée de fièvre la semaine dernière, lorsque le gouvernement islamo-conservateur turc a interdit à Israël de participer à des manœuvres aériennes internationales en Turquie.

Le rapport Goldstone validé à Genève

17/10/2009
Le vote du Conseil des droits de l’homme renvoie, de facto, le rapport Goldstone à l’Assemblée générale et surtout au Conseil de sécurité de l’ONU.                                 Jean-Pierre Clatot/AFP
Le vote du Conseil des droits de l’homme renvoie, de facto, le rapport Goldstone à l’Assemblée générale et surtout au Conseil de sécurité de l’ONU. Jean-Pierre Clatot/AFP
Israël déplore l'adoption du document qui l'accuse de « crimes de guerre » à Gaza, tandis que les Palestiniens applaudissaient un vote qui renvoie le dossier devant le Conseil de sécurité.
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté hier une résolution initiée par les Palestiniens qui approuve le rapport Goldstone dénonçant des crimes de guerre lors du conflit à Gaza l'hiver dernier, et renvoie de facto le dossier au Conseil de sécurité à New York. L'adoption, votée à une faible majorité des 47 membres du Conseil des droits de l'homme, a provoqué un tollé du côté d'Israël tandis que l'Autorité palestinienne et le Hamas ne cachaient pas leur satisfaction. Cette résolution « entrave les efforts pour promouvoir la paix au Proche-Orient », a averti le ministère israélien des Affaires étrangères dénonçant « un encouragement pour les organisations terroristes dans le monde entier ». De son côté, l'Autorité palestinienne à l'origine du texte s'est félicitée du vote obtenu grâce au soutien du groupe arabe, de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), des non-alignés et des pays africains, majoritaires au Conseil des droits de l'homme. « Nous espérons maintenant que le rapport (Goldstone) sera porté devant le Conseil de sécurité » de l'ONU, a déclaré à l'AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat. Quant au mouvement islamiste Hamas, rival de l'Autorité palestinienne et qui contrôle la bande de Gaza, il a espéré « que ce vote conduira à un procès des chefs de l'occupation (israélienne) ».
Le satisfecit des Palestiniens est d'autant plus marqué qu'il y a deux semaines, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU avait décidé de reporter de six mois l'examen du rapport ultrasensible produit par le juge sud-africain Richard Goldstone et qui accuse l'armée israélienne ainsi que les militants palestiniens d'avoir commis « des crimes de guerre » et « de possibles crimes contre l'humanité » durant l'offensive israélienne à Gaza de décembre-janvier. La décision avait été soutenue alors par l'Autorité palestinienne. Mais elle s'est avérée politiquement catastrophique pour le président palestinien Mahmoud Abbas qui a finalement opéré un revirement à 180 degrés et réclamé une session au plus vite auprès du Conseil genevois.
À l'issue de deux jours mouvementés, la résolution palestinienne a finalement été adoptée hier par 25 voix contre six votes négatifs (dont les États-Unis) et onze abstentions. Cinq États dont la France et le Royaume-Uni ont refusé de participer. Le texte contesté « apporte son soutien aux recommandations » du rapport Goldstone, approuvant la demande d'enquêtes indépendantes des deux protagonistes pour punir les responsables d'exactions. Il appelle également « toutes les parties concernées dont les organes de l'ONU à assurer » son application « en accord avec leurs mandats respectifs ». Ce qui signifie en clair qu'il renvoie, comme le préconise le juge Goldstone, le rapport aux instances onusiennes de New York, l'Assemblée générale et surtout le Conseil de sécurité, censé, selon les recommandations, saisir le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) en cas d'échec des enquêtes. De nombreux pays, dont l'Union européenne et les États-Unis, sont montés au créneau pour empêcher une telle éventualité, craignant qu'elle ne complique les fragiles tentatives de paix entre Israéliens et Palestiniens.
Cette résolution, qui dénonce également « des violations israéliennes des droits de l'homme à Jérusalem-Est occupée », est éminemment « politique » et « a été motivée par des considérations interpalestiniennes et arabes », s'est inquiété un diplomate européen. Et « en transmettant le dossier à New York, elle le conduit à une impasse » en raison du veto attendu des Américains au Conseil de sécurité, ajoute-t-il.

La vice-présidente du parlement européen à Shu’afat avec 450 Italiens

Ecrit par Maisa Abu Ghazaleh
16/10/2009

JERUSALEM OCCUPEE / Maisa Abu Ghazaleh – 450 Italiens accompagnés par Luisa Morgantini, vice-présidente du parlement européen, ont visité jeudi le camp de réfugiés de Shu’afat, à Jérusalem-Est.

La délégation de journalistes, juristes, étudiants et activistes effectue un voyage en solidarité avec les Palestiniens qui font face à un harcèlement quotidien, aux démolitions de maisons et à la confiscation des terres par le mur.

Elle a été accueillie par le Département des affaires des réfugiés de l'OLP et par le Comité populaire de Shu'afat, en coordination avec l'UNRWA.

Les femmes de Shu'afat portaient des affiches avec les mots «Paix» et «Palestine». L.Morgantini et Filippo Grandi, commissaire général adjoint de l’UNRWA, ont donné un discours sur la souffrance quotidienne des réfugiés. Grandi a expliqué les services fournis aux réfugiés de Palestine en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza, en Syrie, au Liban et en Jordanie.

Grandi a également examiné les difficultés rencontrées par les réfugiés palestiniens en Cisjordanie et le problème du déficit budgétaire de l’UNRWA.

La délégation italienne a également rencontré le Directeur l'UNRWA à Shu'afat, Jamal Awad et le membre du Comité populaire de Shu’afat, Khader Dibs.

Awad a parlé de la politique israélienne des démolitions de maisons, des check-points, aux problèmes de déplacement en raison du bouclage et d’autres difficultés qui rencontrent les résidents de Shu'afat.

La grande délégation se rendra également à Naplouse, Hébron, Bethléem et participera à la récolte des olives au village de 'Aboud Village. Une rencontre est prévue aussi avec le Premier Ministre palestinien, M. Salam Fayyad. (PNN)

Les Verts dénoncent l'impunité d'Israel et s'engagent dans la campagne BDS

Communiqué de presse des Verts du 15 octobre 2009

"Israël : Halte à l’impunité !

Les conclusions de la mission d’enquête mandatée par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, sur l’intervention militaire israélienne à Gaza, dit « rapport Goldstone » sont un grand pas en avant pour la recherche de la vérité sur l’offensive israélienne contre le territoire de Gaza, en janvier 2008. Le chemin reste encore long pour que la justice internationale mette fin aux crimes de guerre et à l’impunité d’Israël, ce qu’attendent depuis des décennies les palestiniens et tous les démocrates, y compris israéliens, qui se battent pour une paix juste et durable au Moyen-Orient.

Cette enquête internationale corrobore les conclusions de nombreuses ONG sur les crimes de guerre et éventuellement les crimes contre l’humanité qu’a constituée l’attaque militaire israélienne contre le territoire de Gaza. Le rapport est minutieux et précis sur un certain nombre de points : sur les responsabilités de la chaîne de commandement de Tsahal, sur l’utilisation d’armes prohibées par le droit international (bombes au phosphore blanc), sur la non discrimination des civils des combattants, sur les conséquences humanitaires du blocus du territoire etc. Ce rapport fournit tous les éléments exigibles pour que le Conseil des Droits de l’Homme saisisse rapidement le Secrétariat général de l’ONU et le Conseil de Sécurité pour qu’une procédure judiciaire soit engagée.

Cependant la décision prise lors de la dernière session du Conseil des Droits de l’Homme qui s’est achevé le 2 octobre, montre une nouvelle fois l’impact du chantage gouvernement israélien au cas où le rapport suivrait son cours, influençant la position des pays occidentaux et de l’autorité palestinienne. Les États-Unis et les pays européens continuent d’éviter de désigner Israël comme responsable de ces agissements et ils ont fait reporter jusqu’en mars 2010 le vote d’une résolution ordonnant ou pas la transmission du rapport au Conseil de Sécurité, qui seul peut saisir la Cour Pénale internationale (CPI). Ce report ne doit pas être enterré. Les Verts sont décidés à soutenir jusqu’au bout cette importante bataille juridique et appellent l’opinion publique à se battre pour que le gouvernement israélien soit enfin jugé pour sa politique et sa pratique permanente de non-respect des droits de l’homme en Palestine. Ce nouveau déni de justice conforte les Verts, membres du Collectif national pour une paix juste et durable au Moyen orient à s’engager dans la campagne BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international. "

CAPJPO-EuroPalestine

vendredi 16 octobre 2009

Israël arrête des dirigeants de la campagne pour le boycott

jeudi 15 octobre 2009 - 06h:16

Benjamin Joffe-Walt - Uruknet



Selon les Palestiniens, Mohamed Othman est le premier prisonnier politique arrêté uniquement pour avoir recommandé le boycott d’Israël.

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Arbitraire, brutalité, racisme, et impunité totale...Voici ce qui caractérise les troupes israéliennes d’occupation en Palestine.

Israël a prolongé la détention d’un activiste de Cisjordanie qui, selon des groupes de militants, serait le premier Palestinien à être emprisonné uniquement pour avoir recommandé le boycott international d’Israël.

Mohamed Othman, 33 ans, habitant du village de Jayyous en Cisjordanie, a vu sa détention prolongée de 12 jours lors d’une audition devant le tribunal militaire de Salem dans le nord de Israël, la semaine dernière. Le service israélien de la sécurité intérieure avait demandé une prolongation de 23 jours.

Othman a été arrêté par le service de sécurité israélien, généralement connu sous le nom de Shin Beth, le 22 septembre, à un poste frontière israélien.

« L’homme a été appréhendé pour interrogatoire au sujet de questions de sécurité et il est toujours détenu » a dit une source de la sécurité israélienne à The Media Line.

« Les Israéliens avaient quatre options, » a dit à The Media Line, Samer Sam’an, l’avocat qui représente Othman. « Ils pouvaient le laisser partir, prolonger sa détention pour d’autres interrogatoires, utiliser des preuves secrètes pour le placer indéfiniment en détention administrative ou l’inculper de quelque chose devant un tribunal militaire. »

Tandis que des milliers de Palestiniens soutenant la campagne internationale de boycott ont été arrêtés par Israël pour différentes raisons, les groupes d’activistes pensent qu’Othman est le premier Palestinien dont l’emprisonnement peut être attribué uniquement à la campagne internationale de boycott. Othman essayait de rentrer en Cisjordanie après un voyage en Norvège, où il avait rencontré des officiels du gouvernement pour essayer de convaincre la Norvège de boycotter les sociétés qui sont en affaires avec l’armée israélienne ou qui sont impliquées dans les colonies juives de Cisjordanie.

Othman a fait visiter la Cisjordanie à des fonctionnaires norvégiens ; il s’est rendu en Norvège et est parvenu à convaincre un fonds de pension d’État norvégien de se désinvestir, à hauteur de $5.4mn, d’Elbit, une des plus grandes entreprises de défense d’Israël. Le Ministre des finances norvégien, Kristen Halvorsen, qu’Othman a rencontré, a annoncé la décision au début du mois dernier.

L’association de soutien aux prisonniers et des droits de l’homme - Addameer - qui représente Othman juridiquement, affirme que son arrestation est motivée par sa campagne internationale pour le boycott.

« Il n’y a aucune charge contre lui, mais nous croyons que son arrestation est liée à sa campagne internationale, » a dit Magda Mughradi, membre d’Addameer, à The Media Line.

« Ils disent : il est membre d’une organisation terroriste, mais ils ne nous en n’ont pas donné le nom, », a indiqué àThe Media Line, Mahmoud Hassan, avocat d’Addameer. « Ils ne disent pas : vous êtes membre du Hamas, vous êtes membre du Fatah, vous êtes membre d’Al-Qaeda, ils disent simplement qu’il est membre d’une organisation non identifiée, qui n’est pas « bonne ». Fondamentalement, ils ne savent pas quoi dire et ils n’ont même pas de preuves secrètes justifiant son placement en détention administrative. »

Othman a été arrêté au passage israélien d’Allenby entre la Jordanie et la Cisjordanie ; deux jours plus tard, il a été transféré au centre de détention de Kishon dans le nord d’Israël. Il y est resté plus d’une semaine en attendant une audition initiale au cours de laquelle le Shin Beth a demandé que sa détention soit prolongée de 23 jours pour terminer son enquête.

Sam’an, qui a représenté Othman à l’audition initiale, a demandé à avoir accès aux preuves secrètes que le Shin Beth prétend avoir contre son client, demande qui a été refusée.

« Nous avons dit que c’est une arrestation politique et qu’Othman est bien connu par tous ceux qui travaillent dans le domaine des droits humains » a dit Sam’an. « Nous avons signalé qu’il critique également nombre des politiques de l’Autorité palestinienne. »

Le juge a accordé au Shin Beth une prolongation de 10 jours et jeudi, et il a prolongé sa détention de 12 jours. Hassan dit que son client est en détention solitaire et est interrogé quotidiennement.

« Ils l’interrogent de cinq à 10 heures par jour au sujet de son activité à l’étranger, » dit-il. « Certains jours ils l’ont interrogé de 8h du matin jusqu’au minuit. Ils l’insultent, le maltraitent et menacent de s’en prendre à sa soeur. »

Il y a plus de 10 000 Palestiniens actuellement emprisonnés par Israël, dont beaucoup, disent les Palestiniens, sont détenus illégalement et exclusivement pour des raisons politiques. Les groupes palestiniens ont décidé de faire connaître l’arrestation d’Othman car c’est le premier cas d’un Palestinien dont on peut prouver qu’il a été arrêté uniquement pour sa campagne en faveur du boycott.

« Ils ne peuvent l’accuser d’aucun acte criminel, » a dit à The Media Line Jamal Juma, directeur de la campagne palestinienne Stop the Wall. « Il n’y a absolument rien dont ils peuvent l’accuser si ce n’est qu’il participe, au niveau international, au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions. Il travaille au grand jour et il n’y a aucune loi qui lui interdit de participer au mouvement de boycott. »

« Ils veulent seulement l’effrayer, » dit Juma . « Ces deux derniers mois, il est allé deux fois en Norvège. S’il faisait ici quelque chose considéré comme illégal, pourquoi l’auraient-ils autorisé à sortir du pays ? »

« S’ils avaient des charges graves contre lui, ils les auraient précisées et ils n’auraient pas autorisé un avocat à lui rendre visite » dit Juma.

« S’il avait été impliqué dans quelque violence locale, ils l’auraient arrêté il y a bien longtemps, » dit-il. « Beaucoup de personnes de son village ont été arrêtées simplement pour avoir lancé des pierres. Mohamed n’a jamais été arrêté. »

Juma et d’autres avocats palestiniens qui ont travaillé étroitement avec Othman disent que son militantisme est né de l’effet qu’a eu sur sa famille la barrière de séparation en Cisjordanie.

« Mohamed vient d’une grande famille pauvre dans le village de Jayyous, en Cisjordanie, » dit Juma. « Des parcelles de ses terres ont été isolées derrière le mur et c’est pourquoi il est devenu militant, afin de montrer la menace que l’occupation représente pour sa famille et son village »

« Il a continué son activisme localement et internationalement, invitant des personnes, des organisations et des gouvernements à boycotter Israël pour les crimes qu’il a perpétrés contre le peuple palestinien, » dit-il. « C’est la raison pour laquelle il a été ciblé par les Israéliens. »

Des groupes palestiniens prétendent qu’Israël a arrêté un certain nombre d’activistes par représailles pour leur participation à la campagne internationale. Le plus notable d’entre eux, Mohamed Srour, a été arrêté et détenu pendant trois jours en juillet après avoir témoigné, à Genève, devant la mission d’enquête de l’ONU sur le conflit de Gaza. Srour, membre du Comité populaire contre le mur à Ni’lin en Cisjordanie, a décrit la mort de deux Palestiniens du village lors de manifestations contre la barrière de séparation. Dans son rapport au Conseil des droits de l’homme, la mission de l’ONU s’est demandée si la détention de Srour « était peut-être une conséquence de son témoignage devant la mission ».

Mais Daniel Seaman, directeur du service de presse du gouvernement israélien, a dit qu’il est impensable d’imaginer qu’Israël arrêterait quelqu’un pour avoir encouragé le mouvement de boycott.

« Participer à un boycott n’est pas illégal en Israël, » a dit Daniel Seaman à The Media Line. « Nous sommes en démocratie, et si vous voulez boycotter faites-le à fond, et quiconque vous dit que cet homme a été arrêté à cause du boycott est aussi ridicule que l’accusation elle-même. »

Toutefois, la plupart des Israéliens considèrent le mouvement international de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël BDScomme une menace nationale sérieuse ; beaucoup voient dans l’appel au boycott l’équivalent d’une insurrection et selon plusieurs analystes israéliens, la menace que le boycott représente pour Israël justifie l’arrestation de ses dirigeants.

« Israël doit se défendre et devrait arrêter des gens comme eux » dit Ron Breiman, ex-Président de Professeurs pour un Israël fort, un des fondateurs de la faction séculaire de Hatikva de l’Union nationale, aile droite du parti politique nationaliste en Israël.

« Nous avons souffert pendant des décennies sous le boycott arabe d’Israël, » dit-il. « Mais Israël en a profité d’une certaine façon car nous avons été obligés d’élargir nos relations et de fonder notre commerce extérieur sur des échanges avec des pays plus développés plutôt qu’avec ceux de notre région. »

« Maintenant, il s’agit du boycott par des pays européens, » a dit Breiman. « Ceci peut nous nuire davantage, et si les Israéliens ne peuvent pas voyager en Europe, c’est un problème. »

« Mais si nous devons nous défendre, nous le ferons » a-t-il dit. « Nous ne pouvons pas nous suicider et cesser de défendre nos citoyens à cause de la menace de quelque boycott norvégien ou suédois. »

Un juge militaire examinera la détention d’Othman, le 20 octobre. - The Media Line

11 octobre 2009 - Uruknet.info - Ce texte peut être consulté ici :
http://www.uruknet.de/?s1=1&p=5...
Traduction : Anne-Marie Goossens

« L’anti antisémitisme » avec Norman Finkelstein

jeudi 15 octobre 2009 - 06h:07

Palestine Monitor


Qu’est-ce qui relie l’ex-président Jimmy Carter, la baronne britannique Jenny Tongue et l’université de Californie ? Tous ceux (innombrables) qui ont récemment été accusés d’antisémitisme, vilipendés dans la presse pour avoir posé des questions sur l’occupation de la Palestine par Israël.

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Finkelstein en conférence
(photo Palestine Monitor)

C’est un réflexe de la part de groupes pro Israël comme la Ligue anti-diffamation que de répandre publiquement des calomnies sur la personne des critiques un peu bruyants, et nul n’a été plus systématiquement ciblé que le politologue Norman Finkelstein. Nous avons parlé avec lui du passé, du présent et de l’avenir de l’antisémitisme en tant que tactique.

Avec le rapport Goldstone, une pression s’exerce aujourd’hui sur Israël pour qu’il explique son comportement. Plus la réalité se fait jour du massacre de Gaza, devenue accessible au monde grâce aux médias numériques, plus il devient difficile pour ses apologistes de défendre la politique israélienne. Leur réaction au rapport a été de s’en prendre à la légitimité des Nations unies, un « tribunal kangourou » d’après Netanyahu, pendant que le porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Yigal Palmor, dénonçait une « campagne de victimisation contre Israël » à propos des conclusions du rapport. Palmor a également rendu publique une déclaration selon laquelle Israël allait chercher à bloquer et à endiguer les effets, plutôt que de s’attaquer à chacune des accusations essentielles portées contre lui.

Finkelstein considère que Goldstone représente un filigrane de qualité pour ceux qui critiquent la politique israélienne, particulièrement aux Etats-Unis. « On connaît trop de choses maintenant sur l’agenda d’Israël et partout dans le monde les gens estiment qu’il est impossible de concilier les principes libéraux avec un sionisme patent. Les massacres israéliens ont couvert toutes les unes de la presse. Ils sont devenus incontournables dans la vie publique. Même les journalistes juifs dans le New York Times ont du mal à soutenir Israël. Le système d’apartheid est en train de devenir impossible à défendre. » Finkelstein a le sentiment que le rapport a aider à faire évoluer les sympathies dans les médias, particulièrement dans le sillage de Goldstone. « Il n’y a eu aucun éditorial d’importance pour défendre Israël contre le rapport, principalement parce qu’Internet a mis fin au monopole du New York Times et du Washington Post. Pendant le massacre de Gaza, chez les blogueurs, et spécialement chez les jeunes blogueurs juifs, une immense majorité s’est prononcée contre ce qu’Israël avait fait. L’influence de ces deux médias n’agit plus que pour eux. »

Un gouffre se creuse de plus en plus entre les idéaux d’Israël et les juifs. On a pu le voir dans les différentes agressions pour antisémitisme contre certains juifs. Goldstone lui-même, Noam Chomsky et Finkelstein ont été mis à l’écart pour avoir « la haine d’eux-mêmes », révélant le désespoir grandissant des lobbys sionistes d’empêcher le débat. Pour Finkelstein, ces lobbies n’ont plus à faire à des cas marginaux mais à la communauté juive dans son ensemble. « La plupart des juifs aux Etats-Unis sont des libéraux. 79% ont voté Obama et ils prennent maintenant position. Les juifs américains sont embarrassés par les actions d’Israël à Gaza et en Cisjordanie, qui ne reflètent pas leurs valeurs libérales ». On a bien remarqué cette scission quand la Ligue anti-diffamation a décerné un prix au Premier ministre d’extrême droite d’Italie, Silvio Berlusconi, le qualifiant d’ « ami d’Israël ». Et elle lui a décerné ce prix une semaine après que Berlusconi ait fait l’éloge de l’homme de confiance d’Hitler, Mussolini, en tant que héros italien.

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Des bombes à phosphore tombent sur Gaza.
(Photo Palestine Monitor)


Une telle alliance marque les nouvelles perceptions de l’antisémitisme et de ses agresseurs. Les sionistes doivent maintenant compter sur les groupes chrétiens d’extrême droite comme le CUFI (Chrétiens unis pour Israël) de John Hagee comme soutien contre les critiques des politiciens libéraux et des minorités. Amnesty International a été fréquemment dénoncé comme antisémite, de même que le populaire ancien président Jimmy Carter. On a beaucoup parlé d’une « alliance impie » entre l’Islam et la gauche politique, avec des auteurs conservateurs comme David Horowitz qui concluent que les groupes qui défendent les droits humains auraient un programme pour promouvoir le terrorisme. Pour une explication plus profonde à l’encontre des nouveaux opposants à Israël, le lobby sioniste s’est mis à leur reprocher un « nouvel antisémitisme » : terme nébuleux et suffisamment fluctuant pour être accolé à la plupart des opposants. Arnold Foster et Benjamin Epstein l’ont défini comme « une indifférence implacable à l’égard des préoccupations juives, une incapacité à comprendre l’appréhension la plus profonde du peuple juif ». Une enquête du gouvernement britannique en 2007 sur le racisme en a cité un exemple avec « les perceptions de l’antisémitisme ». Naturellement, de tels caprices permettent les accusations dans tous les sens. Phyllis Chesler, l’auteur de Un nouvel antisémitisme a lancé son vaste réseau sur Internet pour indiquer qui était les ennemis d’Israël : « les organisations internationales pour les droits humains basées en Occident, les activistes occidentaux anticapitalistes, antimondialistes, proenvironnement, antiguerre et antiracistes, les féministes progressistes, les féministes juifs et les médias états-uniens gauchistes et libéraux. »

Ce fut une transition difficile que de passer de la position d’opprimé à celle d’oppresseur et des groupes comme la Ligue anti-diffamation ont dû fouiller plus loin pour rechercher une preuve de leur état de victime. Dans un documentaire récent du réalisateur israélien Yoav Shamir, Diffamation, Shamir interroge un employé de la Ligue sur des cas graves d’antisémitisme qu’elle a eu à traiter. En réponse, la personne interrogée n’a pu citer que quelques exemples de juifs qui s’étaient battus pour s’assurer quelques temps pour prendre des congés. Selon les statistiques de la Ligue elle-même, les cas de violences et de harcèlements contre des juifs ont chuté de 44% ces quatre dernières années.

Malheureusement, cette baisse ne s’accompagne pas d’un ajustement intellectuel sur la question. Les théories de conspiration de Daniel Goldhagen et d’Alan Dershowitz s’inscrivent régulièrement dans les succès de librairie et les établissements de la Ligue BCBG continuent d’alimenter le battage médiatique. Alan Dershowitz reste à la direction du droit à Harvard, en dépit de son appui condamnable à la torture et à l’offensive de Gaza. Pour sa part, Yale a ouvert récemment un centre d’Etudes de l’antisémitisme, une institution qui s’engage à poursuivre la diffusion du mythe de la persécution des juifs auprès de la fine fleur estudiantine des universités états-uniennes. Finkelstein voit dans la situation quelque chose de prévisible : « Les juifs sont une force majeure dans le milieu universitaire et comme beaucoup de groupes, ils agissent dans le cadre d’une allégeance ethnique ». Il y eut plus de panique provoquée à l’université de Californie en 2006, quand elle a réagi aux allégations d’antisémitisme sur le campus en ordonnant une enquête. Comme les étudiants interrogés n’avaient aucune idée du problème, l’enquête a dû conclure que « les campus vivaient un âge d’or de la judéïté, où l’activité intellectuelle juive était vantée et comprise ». Chaim Seddler-Feller, directeur exécutif de l’université de Californie a déclaré à propos de ce résultat : « Pourquoi n’entendons-nous pas les bonnes nouvelles ? Pourquoi tant de juifs sont-ils hystériques ? C’est comme si nous étions drogués par l’antisémitisme ».

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Hitler rencontre Amin Al-Husseini in 1941.
Photo distribuée par le ministre israélien des Affaires étrangères, Avidor Lieberman, en juillet 2009.


Quand il s’agit du principal ennemi d’Israël, les peuples arabes, les diffamations les plus dures (ou les plus basses) liées au nazisme sont souvent ressorties. Quand la critique de la construction coloniale juive a culminé en juillet, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a fait circuler une photo de 1941 montrant Hitler avec l’ecclésiastique palestinien Amin Al-Husseini. Alan Dershowitz a publié alors un article scandaleux sur le révisionnisme dans le Jerusalem Post, prétendant que « la direction palestinienne avait joué un rôle important dans l’holocauste de Hitler ». De telles calomnies ne sont pas nouvelles. Tout le temps qu’il a été à le dirigeant palestinien, Yasser Arafat a été comparé à Hitler et les dirigeants palestiniens sont fréquemment présentés comme des partisans du nettoyage ethnique et du génocide contre les juifs. Le chef de la Ligue anti-diffamation, Abraham Foxman, a affirmé que « la survie même des juifs pouvait être à nouveau en danger ».

Que de telles hautes personnalités recourent à ces propos diffamatoires désespérés montre bien la difficulté croissante de leur position. Jouer les victimes n’a jamais été plus difficile pour les majorettes d’Israël, maintenant que les crimes de Gaza sont étalés aux yeux de tous. Les voies dissidentes ne peuvent plus être aussi facilement écartées comme racistes ou démentes, alors que partout dans le monde se manifeste plus d’opposition, au mépris de la chasse aux sorcières antisémites. « Je pense que nous arrivons au terme de l’ère des calomnies, » affirme Finkelstein, « la puissance de ces attaques s’est considérablement atténuée alors que des personnalités éminentes commencent à remettre en question la politique d’Israël. Cela ne marche plus, ce n’est plus crédible et une fois que ce sera fini, il n’y aura plus rien à cacher de ce que fait Israël. »

12 octobre 2009 - Palestine Monitor - traduction : JPP

« Israël » se prépare-t-elle à une guerre ?

15/10/2009

Alors que le Commandement du Front intérieur israélien se prépare à distribuer les masques à gaz qu’il avait commandé aux israéliens début l’année prochaine, des sources militaires israéliennes ont affirmé qu’ il est de plus en plus probable qu' « Israël » lance une guerre contre le Hezbollah et le Hamas.
En effet, d'après un article du Canard Enchaîné , « il serait de plus en plus probable qu'Israël mène des offensives terrestres contre le Hezbollah et le Hamas »,.
L’hebdomadaire s’est basé sur "ce qu'a exposé le commandant en chef de Tsahal, le général Gabi Ashkenazi, aux Américains et aux Français." Le Canard prétend, selon des sources secrétes, qu'Ashkenazi a rencontré le chef d'état-major US, l'amiral Michael Mullen, en Normandie, ainsi que son homologue français Jean-Louis Georgelin à Paris, le 4 octobre dernier.
Le général Ashkenazi aurait été envoyé "en mission" par les autorités israéliennes qui lui avaient demandé de rassurer les Etats-Unis et la France sur le volet iranien; il aurait expliqué aux deux parties qu'Israël ne planifie pas d'offensive contre les structures nucléaires iraniennes mais qu'il se réserve "le droit de riposter ou de mener des opérations terrestres dans le Liban-Sud contre le Hezbollah, ou dans la bande de Gaza où règne le Hamas, allié de l'Iran."


Cela dit, le commandant en chef du Front intérieur, Yair Golan, a déclaré à Haaretz que le Commandement du front intérieur a terminé le développement d'un nouveau plan de fortification des anciens bâtiments tournera autour de telle sorte que l'escalier pour les zones de sécurité de la population d'appartements de situation d'urgence.
Le commandant en chef prévoit de distribuer des kits aux habitants du nord et du centre, deux régions considérées comme les plus sensibles aux attaques chimiques.

En ce qui concerne le Golan un plan a été élaboré, qui permettrait d'améliorer la défense civile pour la protection des anciens bâtiments, le plan prévoit de transformer les escaliers en pièces pour assurer la défense civile, ce qui permettrait de maintenir la population en sécurité dans des situations d'urgence.
Yair a déclaré que « 2010 était l'année dans laquelle on doit être surentraîné et que notre défense civile doit être améliorée », soulignant qu'«Israël fait face à des milliers de missiles dotés d’ogives, qui pèsent une demi-tonne."

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107137&language=fr

L'ambassadeur turc convoqué aux Affaires étrangères israéliennes

Manifestation turque contre "Israël"

15/10/2009 Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman va convoquer l'ambassadeur de Turquie en Palestine occupée afin de protester contre la diffusion d'une série par la télévision publique turque accusée "d'incitation à la haine anti-israélienne".

"Le ministre estime que la diffusion d'une telle série incite au plus haut point à la haine, et qui plus est sous le parrainage de l'Etat", a indiqué mercredi soir un communiqué des Affaires étrangères.
"Cette série n'a rien pas le moindre rapport avec la réalité et présente les soldats israéliens comme des tueurs d'enfants (palestiniens). Elle ne mérite pas d'être diffusée même dans un pays ennemi (d'Israël) et sûrement pas dans un pays entretenant de pleines relations diplomatiques avec Israël", a ajouté le texte.

Les chaînes de télévision israéliennes ont diffusé mercredi soir des extraits d'une série hebdomadaire de la TV publique turque TRT1 intitulée "Ayrilik" ("séparation") dans laquelle on voit notamment un soldat israélien tirer délibérément sur une fillette qui s'écroule morte en souriant.

Une autre scène présente l'image d'une balle au ralenti tirée par un soldat de Tsahal qui atteint de plein fouet un autre petit Palestinien.

Les relations entre Israël et la Turquie se sont vivement tendues ces derniers mois après les critiques sans précédent du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan contre Israël en raison de l'offensive contre la bande de Gaza l'hiver dernier, qui a fait plus de 1.400 morts, selon des sources médicales palestiniennes.

Cette tension s'est traduite par la décision d'Ankara d'annuler des manœuvres aériennes qui étaient prévues à partir de lundi en Turquie et auxquelles devait participer l'aviation israélienne.

Pour sa part, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a tenté de minimiser mercredi les tensions entre les deux pays.
"Je pense qu'il y a simplement des hauts et des bas dans les relations dues à toutes sortes de raisons. Notre relation avec la Turquie est une relation de long terme, elle est importante et stratégique", a déclaré M. Barak lors d'une visite en Pologne.

Le département d'Etat américain a déploré mardi l'exclusion d'Israël des manœuvres aériennes conjointes en qualifiant la décision d'Ankara d'"inopportune".

L'inquiétude des responsables israéliens est également alimentée par l'annonce par le ministre syrien de la Défense, Ali Habib, de prochaines manœuvres militaires communes avec la Turquie.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107020&language=fr

Erdogan à "Israël": "La Turquie n'a pas d'instructions à recevoir"

15/10/2009 Le Premier ministre turc Recep Tayeb Erdogan a répondu jeudi aux critiques israéliennes sur la récente décision d'Ankara d'exclure Israël de manœuvres aériennes prévues en Turquie en affirmant que son pays n'avait "pas d'instructions à recevoir".

"Je veux qu'on sache que la Turquie est un pays puissant, qui prend ses décisions lui-même. La Turquie n'a pas d'instructions à recevoir pour prendre des décisions", a affirmé M. Erdogan, cité par l'agence Anatolie, lors d'une conférence de presse peu avant d'effectuer une visite officielle à Bagdad.

Le Premier ministre a indiqué que la Turquie avait proposé un report des manœuvres ou leur tenue sans Israël, une décision qu'il a motivée par des considérations de politique intérieure.

"Chaque pouvoir politique est obligé de tenir compte des demandes et de l'opinion de son peuple. (...) Je ne peux pas mettre de côté les demandes de mon peuple, c'est une question de sincérité", a-t-il déclaré.

Des responsables israéliens se sont inquiétés après la décision d'Ankara d'annuler des manœuvres aériennes qui étaient prévues à partir de lundi dans la plaine de Konya (centre de la Turquie) et auxquelles devait participer l'entité sioniste, y voyant une volonté turque de prendre ses distances avec eux.

Les relations entre Israël et la Turquie se sont tendues après les critiques sans précédent de M. Erdogan contre Israël en raison de son offensive dévastatrice, en décembre et janvier derniers, dans la bande de Gaza.

La situation s'est aggravée mercredi avec l'annonce par le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman de la convocation de l'ambassadeur de Turquie en Israël afin de protester contre la diffusion par la télévision publique turque d'une série accusée "d'incitation à la haine anti-israélienne".

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107043&language=fr

Colonel irlandais : Goldstone a fait l'objet de menaces israéliennes

G.Houbballah

15/10/2009
Un colonel irlandais à la retraite, Desmond Travers, un des membres de la Commission Goldstone des Nations Unies chargée d'enquêter sur la guerre menée récemment par l’entité sioniste contre la bande de Gaza, a déclaré sur la chaîne de télévision qatarie al-jazira que le Président de la communauté internationale le juge Richard Goldstone, a été menacé par les juifs en Afrique du Sud voire il a reçu des menaces de la part de l’entité sioniste.

Travers a ajouté que même la fille de Goldstone a été menacé de « manière inappropriée» au Canada, notant que les « crimes commis par Israël dans la bande de Gaza sont des crimes au-dessus de tous les crimes."

Il a estimé que le Mouvement de résistance islamique (Hamas), a le droit de défendre la bande de Gaza, et ce indépendamment du fait qu’il est ou n’est pas une autorité légitime, et que les Palestiniens à Gaza ont le droit « de créer des organisations militaires pour se défendre ».

Il a souligné que la Commission Goldstone - qui a élaboré le rapport – a parfaitement compris que « les destructions massives infligées par Israël au cours de sa guerre sur la bande étaient destinées à punir ses habitants parce qu’ils ont voté en faveur du Hamas lors des élections législatives en 2006 ».

Travers a souligné que « Gaza a subi des dommages importants, au niveau de son infrastructure, créant de graves problèmes en matière de ressources en eau et en nourriture, sans compter une crise d’environnement qui doit être traitée immédiatement par la communauté internationale au risque d’en subir des répercussions négatives ».

Le colonel irlandais a critiqué « le blocus imposé par Israël sur la bande de Gaza pour plus de trois ans, le qualifiant « de blocus inhumain qui doit être levé au plus vite car il n'y a pas de besoin."

Il a déclaré qu' « Israël n'a pas pu réaliser quelque chose dans sa guerre contre Gaza, et dans sa guerre au Liban en 2006, car ces guerres n'ont fait qu'augmenter la puissance du Hamas et du Hezbollah, qui sont devenus plus forts que jamais auparavant ».

Il a souhaité pour «Israël de réévaluer sa politique de sécurité et ses plans politiques", et de "prendre des mesures audacieuses pour la paix et non pour la guerre."

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=107107&language=fr