mercredi 20 octobre 2010

En Cisjordanie, comme chaque année, les colons perturbent la récolte des olives

19/10/2010 19:20
Les cultivateurs palestiniens, découragés par les violences des colons et l’obligation d’obtenir d’Israël un permis pour accéder à leurs propres oliveraies, finissent par abandonner une partie des oliviers
Oliveraies incendiées, Palestiniens chassés de leurs champs par des colons israéliens armés : la récolte des olives en Cisjordanie a commencé dans un climat empoisonné. Vendredi 15 octobre au matin, Paule Maréchal participait à la cueillette dans le village d’Azmout, près de Naplouse (au nord de la Cisjordanie), quand des colons israéliens de l’implantation voisine d’Elon Moreh ont fait irruption.
« Ils sont arrivés avec des fusils-mitrailleurs et ont commencé à tirer en l’air en s’approchant de nous. Ils criaient : “Dehors ! Dehors !” On a ramassé ce qu’on a pu et on est parti », témoigne cette Française de 57 ans, volontaire de l’association palestinienne Darna.
Chaque année, les collines plantées d’oliviers de Cisjordanie sont le théâtre d’incidents liés à la présence des colons israéliens. « Ils volent les sacs d’olives déjà ramassées, les échelles ou les théières. Parfois, ils coupent ou brûlent les arbres la nuit », ajoute Paule Maréchal.
Devant un cordon de militaires israéliens déployés après l’incident à la sortie du village, la colère monte : « Tous les ans c’est le même cirque, s’indigne Hamdala Afani, un paysan d’Azmout. Les colons descendent sur nos terres. Ils nous frappent et au lieu de les arrêter, l’armée israélienne nous empêche d’aller aux champs. »

Oliviers en cendres

Contacté par téléphone, un porte-parole de l’armée assure qu’un « citoyen israélien a été frappé au visage par des Palestiniens, obligeant les soldats à s’interposer », sans expliquer pourquoi ces résidents d’Elon Moreh se trouvaient à la lisière du village palestinien, à plusieurs kilomètres de leur implantation.
Quelques heures plus tard, un autre incident est signalé : des oliviers appartenant à des Palestiniens ont été incendiés près de l’avant-poste de Havat Gilad, une implantation considérée comme illégale par les autorités israéliennes. Sur place, une épaisse fumée noire s’élève au-dessus du champ. Là encore, un cordon de militaires israéliens barre l’accès, empêchant les pompiers palestiniens d’intervenir. Ceux-ci regardent impuissants. Des Palestiniens tentent d’éteindre les flammes en les frappant avec des branches.
Derrière les militaires, trois colons devisent avec les soldats. Shaher Tawil, le propriétaire d’un champ voisin, assure reconnaître l’un des incendiaires. Ses terres jouxtent l’implantation. « La semaine dernière, quand je suis allé aux olives, les fruits avaient déjà été ramassés. » Pour porter plainte, le paysan palestinien devrait aller au commissariat de police situé… dans une colonie voisine.

Une escorte pendant la récolte

« Les plaintes des Palestiniens sont rarement instruites, ou sont rejetées pour insuffisance de preuve, malgré les photos ou vidéos parfois fournies. Ce sentiment d’impunité est un vrai problème », remarque Catherine Weibel, porte-parole de l’ONG internationale Oxfam, à Jérusalem.
Dans ces zones exposées, à proximité des colonies, l’armée israélienne propose depuis quelques années une escorte aux fermiers palestiniens pendant la récolte. Mais le nombre de soldats israéliens disponibles est trop réduit pour satisfaire la demande.
Ces incidents répétés pèsent sur l’économie du secteur oléicole, pilier de l’agriculture palestinienne et qui rapporte près de 72 millions d’euros par an à 100 000 familles, selon un rapport publié par Oxfam. « La peur des colons et le système de permis obligatoires, imposé par Israël pour les Palestiniens qui veulent accéder à leurs champs d’oliviers, font que beaucoup de cultivateurs abandonnent, las de ces tracasseries, une partie de leurs oliviers », poursuit Catherine Weibel.
Après une heure et demie d’attente, les pompiers palestiniens sont finalement autorisés à éteindre l’incendie. Les colons de Havat Gilad ont imputé l’incendie aux Palestiniens. La police israélienne assure de son côté qu’une enquête est en cours. Mais aucune arrestation n’est intervenue.
Karim LEBHOUR, à Azmout (Cisjordanie)
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Les Etats-Unis et « Israël » soulignent leur préoccupation au sujet de l'Iran

19/10/2010  
Les Etats-Unis et « Israël » ont souligné lundi leur préoccupation face aux ambitions nucléaires de l'Iran, selon ces alliés "l'un des plus grands défis au Proche-Orient aujourd'hui".
"L'absence continue de respect, par l'Iran, de ses obligations internationales concernant son programme nucléaire, de même que son soutien continuel à des organisations terroristes, sont un sujet d'inquiétude grave pour nos deux pays et l'ensemble de la communauté internationale", selon les termes utilisés dans  un communiqué conjoint publié après une réunion à Washington.
James Steinberg, le n°2 du département d'Etat, a rencontré dans la capitale américaine Daniel Ayalon, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, dans le cadre du "dialogue stratégique" entre ces deux alliés.
"La poursuite des efforts de la communauté internationale pour répondre aux actions de l'Iran, tant par la pression que par l'offre de dialogue, est essentielle afin de modifier le raisonnement stratégique de l'Iran, ainsi que pour empêcher l'Iran d'acquérir la capacité nucléaire militaire", poursuit le communiqué.
Le communiqué évoque encore "l'engagement" des Etats-Unis et d' « Israël » envers la recherche d'une soit-disant « paix durable entre Israël et les Palestiniens, et entre Israël et tous ses voisins ».
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Pour échapper aux critiques : Netanyahu veut un serment d'allégeance pour juifs

19/10/2010  
Dans une tentative d’échapper aux critiques, de par le monde, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé qu’il veut modifier un amendement controversé exigeant un serment d'allégeance de "tous ceux qui demanderont la citoyenneté israélienne", afin qu'il concerne Juifs et non-Juifs.
Le bureau de Netanyahu, a ajouté, lundi soir, que "le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé au ministre de la Justice de préparer un nouveau projet de loi sur le serment d'allégeance qui concernera toutes les personnes qui demanderont la citoyenneté israélienne".
Le projet de texte voté le 10 octobre par le gouvernement israélien amendait la loi actuelle sur la citoyenneté en ajoutant le paragraphe suivant: "Je jure de respecter les lois de l'Etat d'Israël comme Etat juif et démocratique".
Très critiqué, en particulier à gauche, mais aussi dans le monde, il ne devait s'appliquer qu'à des non-Juifs, les Juifs obtenant la nationalité en vertu de la soi-disant « Loi du retour » et non de la Loi de citoyenneté. La loi dite du Retour offre automatiquement la citoyenneté israélienne à tout Juif de la diaspora qui désire s'installer en territoire occupé.
En réaction, le député arabe à la Knesset Ahmed Tibi a affirmé lundi soir qu'"imposer des valeurs identitaires par la contrainte, que ce soit aux Juifs où aux non-Juifs, est totalement inutile".
Un autre député arabe, Jamel Zahalka, a affirmé que la modification prônée par le Premier ministre ne change rien au fait que "cette loi est une loi raciste obligeant les citoyens arabes à faire serment d'allégeance à un Etat juif".
Samedi soir, plusieurs milliers de protestataires, dont notamment des Arabes, ont manifesté à Tel Aviv aux cris de "Non au fascisme, oui à la démocratie".
Toutefois, près de deux Israéliens sur trois (63 %) sont favorables à cet amendement, selon un sondage publié vendredi.
Lundi, le metteur en scène britannique Mike Leigh a annulé une visite prévue en « Israël » pour protester contre le projet d'amendement, expliquant qu'il s'agissait de "la goutte d'eau qui fait déborder le vase", après une série d'actes du gouvernement israélien auxquels il s'opposait.
"Je ne peux pas venir, je ne veux pas venir, je ne viens pas", écrit-il dans une lettre adressée à l'école israélienne de cinéma et de télévision qui devait l'accueillir à Jérusalem occupée.
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Paroles d’un Sage de Sion: "les Gentils n’existent que pour servir les Juifs"

19/10/2010  
« Les vies des non Juifs en Israël sont protégées par la divinité, afin d’éviter des pertes pour les Juifs. La seule fin pour les non Juifs est de servir les Juifs » ces paroles ont été prononcées par le rabbin Ovadia Yosef, le chef du Conseil des Sages de la Torah du parti Shass et éminent jurisconsulte Séfarade.
« Les Goyim ne sont nés que pour nous servir. Hors cela, ils n’ont aucune place dans ce monde – sauf pour servir le peuple d’Israël, » a-t-il dit samedi soir dans son sermon hebdomadaire sur les lois concernant les actions que les non Juifs sont autorisés à effectuer pendant le sabbat.
Et de poursuivre : « En Israël, la mort n’a pas d’emprise sur eux… Avec les Gentils, ce sera comme pour toute personne – ils doivent mourir, mais [Dieu] leur accordera la longévité. Pourquoi? Imaginez que l’âne de quelqu’un meure, il perdra de l’argent. C’est son serviteur… C’est pourquoi il a une longue vie, pour bien travailler pour son Juif ».
« Pourquoi a-t-on besoin des Gentils? Ils vont travailler, ils vont labourer, ils vont récolter. Nous nous assiérons comme un effendi pour manger. C’est pour ça que les Gentils ont été créés », a-t-il ajouté.
Les sermons du samedi soir de Yosef ont vu de nombreuses déclarations controversées de la part du rabbin nonagénaire. En août, Yosef avait provoqué un tollé diplomatique quant il avait souhaité qu’un fléau s’abatte sur le peuple palestinien et ses dirigeants, une malédiction dont il s’était rétracté quelques semaines après, lorsqu’il les avait bénis ainsi que tous les autres voisins d’Israël aspirant à la paix.
Mounadil AlDjzaïri
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Souvenons-nous de Furkan Doğan

mardi 19 octobre 2010 - 06h:43
Ralph G. Loeffler - Live from Palestine
Furkan Dogan... Je vais dire Furkan Dogan tellement souvent qu’il retentira, comme il devrait justement le faire, aussi « Américain » que John Smith ou Bill Jones.
(JPG)
Furkan Doğan avait 18 ans, 7 mois et 11 jours lorsqu’il a été assassiné par les troupes israéliennes qui ont piraté le Mavi Marmara - Photo : http://furkan-dogan.com
Furkan Dogan était un Américain, un jeune Américain de seulement 19 ans lorsque le 31 mai une grêle de balles israéliennes a mis fin à sa vie sur le bateau turc d’aide humanitaire, le Mavi Marmara. Furkan filmait l’assaut israélien quand un commando lui a froidement envoyé sa première salve, directement au visage. Quatre projectiles supplémentaires ont été tirés sur Furkan, le laissant mort et méconnaissable.
Le Mavi Marmara, le plus grand bateau d’une flottille internationale de six navires qui constituaient la Flottille de Liberté pour Gaza, transportait des stocks de nourriture, des médicaments et des fournitures scolaires destinés à la bande de Gaza assiégée par Israël. Les Israéliens imposent un blocus sur Gaza depuis que le gouvernement du Hamas a été démocratiquement élu en 2006.
Pendant plus de trois semaines, de décembre 2008 à janvier 2009, les Israéliens ont attaqué Gaza sans aucune retenue, détruisant les infrastructure de base et tuant plus de 1400 citoyens palestiniens, un grand pourcentage d’entre eux étant des femmes et des enfants.
Furkan, qui était né à Albany-Troy dans la région de New York, s’en était retourné vivre dans la ville natale de sa famille, Kayseri en Turquie.
Sa famille connaissait les noms des huit ressortissants turcs qui avaient été tués sur le Mavi Marmara, mais un autre tué n’avait pas été immédiatement identifié. Dans leur habitude de diffuser des mensonges et des fausses informations, les Israéliens n’avaient pas nommé Furkan parce qu’il était Américain. Ils ont attendu jusqu’à ce que l’impact initial de leur attaque meurtrière contre les humanitaires innocents et sans défense se soit un peu estompé avant de confirmer que la neuvième victime était Furkan.
Quand le père de Furkan est allé rencontrer les survivants et les blessés du Mavi Marmara il n’imaginait pas un instant que son fils avait été assassiné. Au lieu de se réjouir de retrouver son fils, il a été conduit à la morgue pour identifier sa dépouille. Un tel jour défie toute description.
Dans une réaction immédiate après le massacre du Mavi Marmara, Viva Palestina a annoncé son projet d’une autre mission d’aide humanitaire pour Gaza. Viva Palestina, une association d’aide dont le siège est en Grande-Bretagne et qui a été fondée par l’ancien membre du Parlement britannique George Galloway, a lancé son premier convoi d’assistance par voie terrestre en mars 2009, peu de temps après la fin de l’attaque israélienne. Le 18 septembre 2010, quatre missions plus tard, « Viva Palestina numéro 5 » a quitté le Royaume-Uni pour Gaza.
Le convoi de « Viva Palestina numéro 5 » est arrivé dans Kayseri tard le 29 septembre et a passé la nuit sur une montagne donnant sur la ville. Nous étions venus à Kaseyri dans l’unique but de visiter la tombe de Furkan et d’offrir nos condoléances à sa famille.
Le matin suivant, il nous a été dit que notre convoi passerait par le lycée où Furkan avait reçu son diplôme, et que les étudiants de l’école nous attendraient. Alors que nous commencions lentement notre voyage, descendant la route de montagne, le convoi a pris l’allure d’une procession funéraire. Soudain, ils étaient là. Les étudiants s’étaient regroupés des deux côtés de la route, se tenant là qui sait depuis combien de temps. Chacun d’entre eux, tristement, silencieusement, tenait avec fierté une photo de Furkan pendant que passait le convoi.
De belles et émouvantes paroles ont été prononcées sur la tombe, puis nous avons rencontré le famille de Furkan au centre social récemment construit et qui porte son nom. Le père et l’oncle cachaient leur peine peut-être avec l’acceptation de la mort qui vient avec l’âge. Mais la peine du frère plus âgé était très visible. Des lignes profondes et foncées ont été marquées à l’eau-forte sous ses yeux, et il a semblé isolé du monde autour de lui. Le désespoir si évident sur son visage est bien plus expressif que tous les mots possibles.
N’importe quel pays devrait être fier d’avoir dans ses rangs un jeune homme tel que Furkan. Intelligent et mûr au delà de son âge, Furkan avait déjà voué sa vie à la lutte pour la justice en Palestine. Un tel fait n’a aucune importance aux yeux du congrès des Etats-Unis, qui autorise le financement de l’occupation. Et le tueur israélien qui a abattu Furkan n’est pas plus responsable de l’assassinat que le propre pays de Furkan qui a payé les balles.
* Ralph G. Loeffler milite avec le Centre International d’Action [International Action Center] à New-York.
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction de l’anglais : C. Zurbach
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La réponse de Netanyahu humilie les pays arabes dits « modérés »

mardi 19 octobre 2010 - 06h:47
Abdel Bari Atwan
Benjamin Netanyahu, premier ministre israélien, prétend ouvrir la voie à la reprise de négociations directes grâce à sa « généreuse » offre de rétablir pour deux mois le moratoire sur la construction de colonies en échange de la reconnaissance, par les Palestiniens, d’Israël comme un Etat juif.
Cela juste deux jours après que son cabinet ait approuvé le projet de loi sur « le serment de loyauté », présenté ensuite devant la Knesset en vue d’en faire une loi... Selon ce serment de fidélité, il faudrait que tous les citoyens et les immigrants non-juifs jurent allégeance à l’« État juif et démocratique d’Israël ». C’est une loi sans précédent dans le monde entier.
C’est le chantage israélien dans sa forme la plus laide et qui s’inscrit à la suite de l’annonce par la Ligue arabe d’un délai d’un mois supplémentaire pour permettre au gouvernement américain de trouver une voie à suivre avant que ne soient déclarés morts les pourparlers de paix. La proposition de Netanyahu est totalement inacceptable pour les Arabes, comme il le sait bien, et elle démontre son mépris le plus total à leur égard, ainsi que vis-à-vis du processus de paix et du reste du monde.
Le rejet par l’Autorité palestinienne [AP de Ramallah] de l’offre humiliante d’Israël ne suffit pas. Il est nécessaire de prendre des mesures plus efficaces et de lier les questions de coordination sécuritaire à la poursuite du gel des colonies, au minimum.
À ce jour, l’absence de réelle protestation du côté de l’AP n’a fait qu’encourager les Israéliens à appliquer de façon de plus en plus draconienne la législation anti-palestinienne et raciste - comme les directives militaires 1649 et 1650 adoptées en avril - et qui ouvre la voie à l’expulsion de pans entiers de la population palestinienne de la Cisjordanie .
La construction par Israël de colonies en Cisjordanie et le nettoyage ethnique des Palestiniens est un crime contraire à tous les traités et au droit international. Dans des circonstances normales, l’auteur de ces crimes serait traduit en justice, plutôt que d’être en situation d’imposer ses conditions et de toucher une récompense.
L’administration américaine actuelle a une grande responsabilité dans les actions injustes et illégales d’Israël. Elle a offert à Netanyahu un ensemble d’incitations pour un gel de la colonisation de deux mois à peine, y compris la vente d’armes les plus modernes, encore jamais mises à la disposition de tout autre pays, avec des lettres de garantie stipulant qu’Israël pourra stationner ses propres troupes à la frontière entre un futur Etat palestinien et la Jordanie, forçant les Arabes à normaliser leurs relations avec Israël.
Même ces offres franchement stupéfiantes ont été rejetées par Netanyahu, qui a fait sa propre offre humiliante à la place. Nous ne serions pas surpris si cette dernière exigence était reprise par l’administration américaine, laquelle s’activerait alors pour que la partie arabe finisse par l’accepter.
Les mensonges sans fin des Israéliens et leur manipulation cynique de l’opinion publique mondiale pour tenter de cacher le racisme flagrant de leurs politiques, montrent que la paix n’a jamais fait partie de leurs projets. [Les pourparlers] ne sont qu’un élément d’un calendrier impitoyable dont l’objectif est d’écraser et d’humilier les Palestiniens.
(JPG)
* Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres. Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.
http://www.bariatwan.com/index.asp?...
Traduction de l’anglais : Naguib
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Netanyahu veut un serment d’allégeance pour juifs comme non-juifs

publié le mardi 19 octobre 2010
AFP

 
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé au ministre de la Justice de préparer un nouveau projet de loi sur le serment d’allégeance qui concernera toutes les personnes qui demanderont la citoyenneté israélienne
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu veut modifier un amendement controversé exigeant un serment d’allégeance de "tous ceux qui demanderont la citoyenneté israélienne", afin qu’il concerne juifs et non juifs, a annoncé son bureau lundi soir.
"Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé au ministre de la Justice de préparer un nouveau projet de loi sur le serment d’allégeance qui concernera toutes les personnes qui demanderont la citoyenneté israélienne", affirme le communiqué de son bureau.
Le projet de texte voté le 10 octobre par le gouvernement israélien amendait la loi actuelle sur la citoyenneté en ajoutant le paragraphe suivant : "Je jure de respecter les lois de l’Etat d’Israël comme Etat juif et démocratique".
Très critiqué, en particulier à gauche, mais aussi dans le monde, il ne devait s’appliquer qu’à des non-juifs, les juifs obtenant la nationalité en vertu de la Loi du retour et non de la Loi de citoyenneté. La loi dite du Retour offre automatiquement la citoyenneté israélienne à tout juif de la diaspora qui désire s’installer en Israël.
L’amendement n’est encore qu’une ébauche et sa rédaction définitive devrait prendre encore plusieurs mois.
Un porte-parole du Premier ministre a confirmé à l’AFP que le nouveau projet de loi serait destiné "aux personnes concernées par la Loi sur la citoyenneté et par la Loi du retour".
Plusieurs milliers d’Israéliens, juifs et arabes, ont manifesté samedi soir à Tel-Aviv aux cris de "Non au fascisme, oui à la démocratie".
Près de deux Israéliens sur trois (63 %) sont favorables à cet amendement, selon un sondage publié vendredi.
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a appelé le 12 octobre Israël à "garantir pleinement l’égalité de tous ses citoyens", selon sa porte-parole Maja Kocijancik, qui a précisé, "cela veut dire qu’ils soient juifs ou pas".
Lundi, le metteur en scène britannique Mike Leigh a annulé une visite prévue en Israël pour protester contre le projet d’amendement, expliquant qu’il s’agissait de "la goutte d’eau qui fait déborder le vase", après une série d’actes du gouvernement israélien auxquels il s’opposait.
"Je ne peux pas venir, je ne veux pas venir, je ne viens pas", écrit-il dans une lettre adressée à l’école israélienne de cinéma et de télévision qui devait l’accueillir à Jérusalem.
relayé par la Libre belgique

Le boycott des produits israéliens est-il un acte criminel ?

publié le mardi 19 octobre 2010

Sonia Dayan-Herzbrun, Annick Coupé, Gustave Massiah, Jean-Marie Muller
 
Arme non-violente, arme des sans-armes, utilisé jadis à l’encontre de l’Afrique du Sud, le boycott semble aujourd’hui hui remettre en cause la toute puissance de la consommation-reine, celle des marchandises ainsi que celle d’un Etat (Israël) qui a toujours profité d’une totale impunité.
Plus personne ne peut dire, à l’heure actuelle, qu’Israël respecte le droit international ou les droits humains. Pourtant, près de 80 plaintes ont été déposées contre des militants et militantes français issus de la société civile, de mouvements associatifs, de syndicats, et de partis politiques, pour avoir appelé à boycotter les produits en provenance d’Israël.
Ces plaintes font suite à la circulaire de la ministre Michèle Alliot-Marie qui a entretenu la confusion entre « produits casher » et « produits israéliens », en appelant les tribunaux à la vigilance contre des « actes de discrimination raciale » !
La criminalisation de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) contre Israël ne nous surprend pas. Elle montre simplement que le monde d’aujourd’hui marche à l’envers :
* Criminel est l’acte d’appeler à boycotter des produits issus des colonies israéliennes.
* Normal et conventionnel est celui de consommer passivement les produits de l’entreprise Agrexco, débarqués aujourd’hui à Marseille et qu’on voudrait installer à Sète demain, et dont les fruits et légumes viennent directement des colonies, en violation des résolutions onusiennes condamnant l’occupation des territoires palestiniens depuis 1967.
Aucune règle de traçabilité ne permet, en ce moment, de distinguer les produits provenant directement d » Israël et ceux des colonies. Est-il normal d’acheter des produits qui proviennent de terres occupées en infraction à la loi internationale ?
Devons-nous, comme nous le demandent le Bureau national de vigilance contre l » antisémitisme (BNVCA) et son président Sammy Ghozlan − à l’origine de la majorité de ces plaintes contre le mouvement BDS −, d’être des consommateurs aveugles, muets, sourds à la loi… et heureux.
Quant à la volonté d’assimiler le boycott à un acte « antisémite », et la tentative de manipuler la mémoire du génocide nazi des juifs d’Europe, elle n’est pas seulement scandaleuse, mais absurde lorsqu’on va jusqu’à porter plainte contre Stéphane Hessel, ancien diplomate français, résistant, juif et rescapé du camp de Buchenwald, pour son soutien public à la campagne de boycott économique, culturel et universitaire des produits en provenance d » Israël et des institutions israéliennes.
Ceux qui, en France, soutiennent inconditionnellement la politique israélienne devraient regarder du côté d’Israël : du côté d’Omer Shoshan, jeune soldat israélien de 19 ans récemment emprisonné pour avoir refusé de servir dans une armée d’occupation ; ou de celui des 150 Israéliens, intellectuels, artistes et hommes de théâtre, qui ont appelé fin août au refus de se produire dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.
Le boycott, une longue histoire de révoltes légitimes
Le boycott n’a rien de nouveau, d’exceptionnel, ou de révoltant, il est au contraire une longue histoire de révoltes légitimes.
* Révoltés par l’apartheid en Afrique du Sud, les boycotteurs du monde entier dans les années 80 ;
* révoltés par la discrimination des Noirs aux Etats-Unis, les boycotteurs des bus de Montgomery en 1955 ;
* révoltés par la colonisation de la Grande-Bretagne, les boycotteurs indiens des produits britanniques des années 30 ;
* révoltés aussi, bien en amont, ceux qui, quelques années avant la Guerre de sécession américaine, appelèrent à boycotter les produits d’entreprises américaines pratiquant l’esclavagisme.
Face à l’attaque par l’armée israélienne en mai, dans les eaux internationales, de la flottille humanitaire pour Gaza, et le meurtre de neuf militants turcs qui s’y trouvaient ; face à l’utilisation d’armes non-conventionnelles, comme les bombes au phosphore ayant largement arrosé la Bande de Gaza il y a un an et demi ; face aux bulldozers israéliens qui, à l’heure actuelle, continuent de judaïser la partie palestinienne de Jérusalem pour y construire 1 500 nouvelles unités d’habitations destinées aux colons ; face aux violations du droit international par Israël sous toutes ses formes… la campagne internationale de BDS contre l’impunité d’Israël dont nous nous réclamons, s’inscrit également dans cette longue histoire.
Lancée en juillet 2005 à l’appel de la société civile palestinienne, la campagne de Boycott contre la politique israélienne est aujourd’hui internationale. Elle est relayée par les syndicats britanniques et irlandais, tout comme par les anticolonialistes israéliens.
Aux Etats-Unis, l’université de Harvard a retiré tous ses placements israéliens, pour une valeur de 40 millions de dollars, et celle de Johannesburg, en Afrique du Sud, menace de couper tous ses liens économiques et académiques avec l’université Ben Gourion.
Le gouvernement des Pays-Bas vient d » annuler une tournée de maires israéliens, en raison de la présence de représentants des colonies d’Efrat et de Kyriat Arba. Prix Nobel de la paix et figure de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, l’archevêque Desmond Tutu déclarait encore récemment :
« Nous avons vaincu l’apartheid sans violence parce que la communauté internationale avait accepté de soutenir la campagne de désinvestissement en Afrique du Sud. Une campagne similaire peut apporter la paix au Moyen-Orient sans violence. »
Sammy Ghozlan et les tribunaux français l’attaqueraient-ils, lui-aussi, pour « incitation à la haine raciale » ? La singulière criminalisation du boycott en France
La criminalisation des boycotteurs en France est un cas singulier, où certains pensent pouvoir briser un mouvement social, civil et anticolonial par la seule force des tribunaux.
On sourira sans doute un jour de ces valeurs inversées qui font de simples citoyens défendant les droits du peuple palestinien par la seule force du boycott et de la non-violence, des criminels, et d’Israël une victime offensée.
En attendant, restons sérieux et persévérants : nous avons le droit de boycotter Israël quand il ne respecte pas le droit international et refuse de prendre en compte les décisions adoptées par les Nations unies.
Ce boycott est légitime et nous allons continuer à le faire, à l’image d’une campagne internationale qui porte aujourd’hui ses fruits. Car si la politique coloniale d’un Etat surarmé doit aujourd’hui se cacher derrière les tribunaux français, c’est aussi que cette politique s’affaiblit moralement, et qu’elle devra bientôt s’incliner face au droit international.
Sonia Dayan-Herzbrun, professeure de sociologie (université Paris-Diderot), vice-présidente de l’Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip) ; Annick Coupé, porte-parole de Solidaires ; Gustave Massiah, membre fondateur du Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (Cedetim) ; Jean-Marie Muller, membre fondateur du Mouvement pour une alternative non-violente (MAN).
publié par Rue89

La conception ethniciste et discriminatoire de MM. Kouchner et Moratinos

publié le mardi 19 octobre 2010
JP Roche

 
OPINION

Quand deux ministres de l’UE s’alignent sur la position raciste de l’"Etat juif". Réaction :
Questionné le 11 octobre sur le projet contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël » le porte-parole du Quai d’Orsay a renvoyé à une tribune commune de B. Kouchner et MA Moratinos du 23 février 2010.
Sans doute ladite tribune n’avait-elle pas eu l’écho qu’elle méritait. Car on y lit tout simplement « Au peuple israélien, il faut l’assurance que sa sécurité et son identité juive seront garanties ; au peuple palestinien, il faut la certitude de recouvrer la dignité en gagnant le droit de vivre dans un État viable, démocratique et indépendant. »
On avait l’habitude du déséquilibre imposé entre les deux parties, l’une ayant droit d’abord à la sécurité, l’autre devant se contenter de son droit (virtuel) à un Etat, sans qu’il soit jamais fait mention d’un droit égal à la sécurité.
On n’avait pas osé imaginer deux Ministres de l’UE intégrant une telle conception ethniciste et discriminatoire. Qui se traduit aujourd’hui dans l’exigence désormais répétée aux Palestiniens de devoir reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israël... en échange d’une prolongation de deux mois du « moratoire » sur les constructions dans les colonies !
La voie qu’explorent aujourd’hui MM. Kouchner et Moratinos est de faire plier le plus faible. A rebours de ce qui seul peut fonder une solution au conflit : le respect du droit international.
JP Roche, Afps

Réconciliation interpalestinienne : une réunion Fateh-Hamas reportée

20/10/2010
Les islamistes palestiniens du Hamas ont annoncé hier le report d'une réunion de réconciliation avec le Fateh prévue aujourd'hui à Damas, les deux mouvements rivaux divergeant sur le lieu de la rencontre. À Ramallah (Cisjordanie), des sources du Fateh dirigé par le président palestinien Mahmoud Abbas ont affirmé que le mouvement avait demandé de tenir la réunion ailleurs qu'à Damas, mais que le Hamas avait refusé. Selon des informations de la presse arabe, la requête du Fateh a été faite après une altercation entre M. Abbas et le président syrien Bachar el-Assad sur l'opportunité de poursuivre les négociations de paix avec Israël, lors du sommet arabe de Syrte en Libye le 9 octobre.

Une galerie expose un Sharon alité, allégorie de l’impasse politique

20/10/2010
Dans une exposition qui s'ouvre cette semaine à Tel-Aviv, l'artiste israélien Noam Braslavsky installe une représentation de l'ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon, dans le coma depuis janvier 2006, allongé sur un lit d'hôpital avec une perfusion dans une pièce vide d'une galerie d'art, les yeux ouverts, son ventre rebondi se soulevant au rythme de sa respiration. « Le corps de Sharon respirant encore est une allégorie du corps politique israélien, une existence dépendante et sous assistance, perpétuée artificiellement », écrit le commissaire de l'exposition Joshua Simon dans son introduction.  

De Damas, le groupe des « sages » appelle à des actions urgentes

20/10/2010
Une délégation du groupe des « sages » (« The Elders »), formé de personnalités internationales dont l'ancien président américain Jimmy Carter, a réclamé hier des actions urgentes pour instaurer la paix au Proche-Orient. Lors d'une conférence de presse à Damas, les quatre membres de la délégation ont également appelé à « la réconciliation » entre les partis palestiniens rivaux, le Hamas islamiste et le Fateh du président Mahmoud Abbas, et à la levée du blocus israélien imposé à la bande de Gaza.
Lors de sa rencontre avec la délégation, le président syrien Bachar el-Assad a affirmé que seule une paix globale pouvait ramener la stabilité au Proche-Orient, accusant « le gouvernement israélien actuel de rejeter la paix ». Dirigée par l'ex-chef d'État irlandaise et ancienne haute-commissaire de l'ONU pour les Droits de l'homme, Mary Robinson, la délégation comprend la militante indienne pour les droits des femmes Ela Bhatt et l'ex-chef de la diplomatie algérienne et émissaire de l'ONU Lakhdar Brahimi.  

Malaise et polémiques en Israël pour l’anniversaire de l’assassinat de Rabin

20/10/2010
L'extrême droite cherche à se dédouaner de toute responsabilité dans le meurtre de l'ancien Premier ministre.
Les commémorations du 15e anniversaire de l'assassinat du Premier ministre israélien Yitzhak Rabin par un extrémiste de droite ont débuté hier dans une atmosphère de malaise et de polémiques qui remettent en cause l'héritage politique de cette icône du camp de la paix.
La controverse n'épargne pas son propre Parti travailliste (centre-gauche), dont Rabin fut une des plus hautes figures. Une députée du parti, Einat Wilf, a brisé un tabou en proposant de retirer le portrait du Premier ministre assassiné qui trône dans la salle de réunion du groupe travailliste à la Knesset (Parlement). « Il est temps que le Parti travailliste cesse d'utiliser Rabin comme un symbole de tous nos espoirs perdus. Je préférerais que l'on mette la photo de David Ben Gourion (le premier chef de gouvernement israélien) comme symbole d'une renaissance, plutôt que le portrait peint d'une personnalité qui, pour beaucoup, symbolise des occasions manquées », a affirmé la députée. « Il faut peut-être renoncer aux cérémonies de commémoration pour surmonter le deuil (...) Je n'ai rien contre Rabin, je veux seulement que le Parti travailliste enraye son déclin depuis son assassinat », a ajouté la députée.
Le bureau du ministre de la Défense et chef du Parti travailliste, Ehud Barak, a pour sa part fait savoir qu'il n'était pas question de retirer le tableau représentant Yitzhak Rabin. Rachel Rabin, la sœur du Premier ministre, s'est aussi élevée contre cette initiative, assurant que « Yitzhak représente de façon la plus éminente la conception politique et sociale du Parti travailliste ».
Ces dernières années, le Parti travailliste - parti qui a longtemps fait corps avec l'État d'Israël - n'a cessé de décliner. Son groupe parlementaire s'est réduit comme peau de chagrin et ne compte plus que 13 députés, son niveau le plus bas de toute son histoire. Les sondages lui prédisent un score électoral encore plus médiocre.
Vieille ennemie de Rabin, l'extrême droite, qui a le vent en poupe dans les sondages, mène une offensive médiatique visant à se dédouaner de toute responsabilité dans son assassinat, alors que le meurtrier, Yigal Amir, est sorti directement de ses rangs. Le 4 novembre 1995, dans le but de saboter les accords de paix israélo-palestiniens d'Oslo (1993), Amir, un extrémiste religieux, avait abattu de trois balles dans le dos le Premier ministre à l'issue d'un rassemblement pacifiste à Tel-Aviv.
Aroutz 7, une radio de colons, a ainsi lancé récemment une campagne invitant ses auditeurs à apporter leurs « contributions » sur les zones d'ombres qui entourent encore l'assassinat. Cette opération a pour objectif d'étayer les thèses du complot, selon lesquelles Yitzhak Rabin n'aurait pas été la cible d'un extrémiste de droite mais la victime de sombres manœuvres ourdies par des cadres du Shin Beth, le service de sécurité intérieure.
Parallèlement, une autre campagne est organisée pour tenter d'obtenir la révision du procès de Margalit Har Shefi, reconnue coupable de ne pas avoir informé les autorités à temps du projet d'assassinat dont elle avait eu connaissance. Elle a passé six mois en prison pour ce délit.
Les commémorations en l'honneur de l'ex-Premier ministre ont commencé hier soir et se poursuivront aujourd'hui, selon le calendrier hébraïque.
Dalia Rabin, la fille d'Yitzhak Rabin a regretté dans le quotidien Yediot Aharonot que pour les jeunes recrues militaires « l'assassinat de mon père n'est plus qu'une page d'histoire, un événement lointain et vague ».  

Israël joue un rôle destructeur dans les négociations de paix

Mardi, 19 Octobre 2010 16:50 
IRIB - Le Conseil de sécurité de l’ONU présenté Israël comme le principal obstacle à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient. Au début de la réunion, le représentant du régime sioniste a tenté de détourner l’attention des participants du principal sujet, mais tous les membres, sauf les Etats-Unis, la Grande Bretagne et quelques pays occidentaux, ont, unanimement, blâmé l’attitude du régime israélien.  
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La colonisation, le constant de la politique israélienne

Mardi, 19 Octobre 2010 08:38 
IRIB - Malgré les protestations de la communauté internationale contre la politique de la colonisation dans les territoires occupés, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a dit que la poursuite de la colonisation assure l’avenir d’Israël. Lors de la réunion du cabinet israélien, Netanyahu a annoncé que les constructions se poursuivent toujours dans les villes et villages pour que les colonies assurent l’avenir d’Israël. Idem pour le vice-Premier ministre israélien, Silvan Shalom qui a, pour sa part, réaffirmé qu’Al-Qods resterait la capitale éternelle d’Israël et toujours sous contrôle des Israéliens. Et tout cela alors que le président de l’Autorité autonome, Mahmoud Abbas a subordonné la poursuite des négociations au gel de la colonisation dans les régions palestiniennes occupées en 1967. Le cabinet du régime sioniste a, pourtant, détruit, avec la décision de la construction de 240 nouvelles unités résidentielles, tous les efforts internationaux en faveur de la poursuite des négociations. N’oublions pas que la réunion entre Abbas et Netanyahu qui aurait dû dérouler le 21 octobre à Paris, a été reportée après la protestation de la France contre la nouvelle décision d’Israël. Le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero a dit, dans un communiqué, que la décision d’Israël de construire de  nouvelles colonies sur les régions occupées, était inappropriée et qu’elle devait être révisée. De même, l’OCI a qualifié de provocatrice la décision du régime sioniste, ce qui constitue d’après son secrétaire général, une transgression de la volonté de la communauté internationale. Mais dans des circonstances où le régime sioniste a, encore une fois, montré son visage expansionniste, avec ses nouvelles implantations, un responsable du Fatah a demandé la relance de l’Intifada pour réparer l’image de ce  mouvement auprès des Palestiniens. Il est vrai que le Fatah de Mahmoud Abbas est fortement divisé sur la poursuite des négociations avec Israël, qui, aux yeux de certains membres du Fatah, nuirait à l'image du mouvement. Le gel de la colonisation, le démantèlement des colonies notamment à Qods, le rapatriement des réfugiés, la libération des prisonniers palestiniens et la formation d’un Etat indépendant avec Qods comme capitale, comptent parmi les exigences de la partie palestinienne dont les autorités ne veulent rien entendre.
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Des centaines de colons sionistes envahissent Bethléem et Naplouse pour accomplir leurs rites

[ 19/10/2010 - 10:59 ]
Naplouse – CPI
Des centaines de colons extrémistes sionistes ont envahi, aujourd'hui à l'aube, le mardi 19/10, la ville de Naplouse et de Bethléem en Cisjordanie occupée pour y accomplir leurs rites talmudiques, sous la protection de l’armée sioniste.
Des témoins oculaires dans la ville de Naplouse au nord de la Cisjordanie occupée ont déclaré que plus de 600 colons sionistes sont arrivés dans de nombreux cars et ont envahi la ville du côté Est, sous une protection renforcée des forces sionistes, où ils ont accompli leurs rites talmudiques dans le lieu de la tombe de Youssef (Prophète).
Les témoins ont ajouté que les colons sionistes et les forces occupantes furent exposés au jet de pierres par des jeunes palestiniens, sans qu’aucun blessé ou arrestation dans les rangs palestiniens ne soient comptés.
Les autorités sionistes essayent d’inclure le lieu à la liste de la prétendue « histoire juive », bien qu'il est situé dans la ville de Naplouse, contrôlée par l'autorité palestinienne selon les accords d'Oslo.
Des centaines de colons sionistes ont envahi la mosquée de Bilal Ben Rabah au nord de la ville de Bethléem au sud de la Cisjordanie, et ont y pratiqué leurs rites talmudiques avant de quitter le lieu sous la protection de l'armée sioniste.
Le gouvernement de l'occupation avait déjà annoncé l'annexion de la mosquée de Belal Ben Rabah à la liste du soi-disant patrimoine juif, dans une mesure qui a été qualifiée par les Palestiniens comme « un vol de l'histoire et de la géographie pour consacrer l'occupation en Palestine ».

Erdogan menace de ne pas assister à une conférence du climat à Athènes, si Netanyahu participera

[ 19/10/2010 - 10:24 ]
Athènes - CPI
  Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan a menacé de ne pas assister à une conférence des pays méditerranéens sur le changement climatique qui se tiendra dans la capitale grecque Athènes, en cas de la présence du Premier ministre de l'entité sioniste, Benjamin Netanyahu, tout  en soulignant qu'il ne voulait pas lui parler.
Cela vient dans le contexte de la colère turque sur les pratiques criminelles de l'entité sioniste dont dernièrement le massacré très sanglant de sa marine qui a été commis contre des militants pacifistes à bord de la flottille internationale de la liberté qui était en destination vers la bande de Gaza pour le soulagement de l’embargo sioniste qui dure plus de 4 ans consécutifs, en causant 9 morts turcs et des dizaines de blessés humanitaires de divers pays.
Erdogan a indiqué à la chaîne de télévision "Sky", avant sa visite prévue à « Athènes »,  que « le premier ministre qui est fier d'une telle intervention militaire est un premier ministre que je n’accepte pas de lui parler".
"Dans ce cas, je pense qu '« Israël » va certainement perdre un ami important au Moyen-Orient, qui est la Turquie .. Je pense qu'ils doivent payer le prix de cette arrogance qui caractérise la politique de ce gouvernement», a ainsi ajouté Erdogan
Lors d’une interview diffusée lundi soir, Erdogan a affirmé qu’il n’assistera à une conférence des pays méditerranéens sur le changement climatique qui s’organisera  à Athènes le vendredi, si le Premier ministre israélien participera à cet événement."

Des militants jordaniens refusent de comparaître devant la commission sioniste "Terkl"

[ 19/10/2010 - 10:48 ]
Amman – CPI
Des militants jordaniens qui ont participé au voyage de la flottille de la Liberté, fin mai dernier, ont annoncé leur refus de témoigner devant une commission sioniste formée pour enquêter sur les attaques sionistes contre la flottille.
Les militants jordaniens ont affirmé hier, le lundi 18/10, dans des déclarations de presse, qu'ils refusent de comparaître devant la commission de Terkl parce qu'elle est sioniste, considérant que l'appel à se présenter devant cette commission n'est qu'un piège sioniste pour les attirer dans le piège de la normalisation sous le couvert de la justice.
Les militants jordaniens ont assuré que cette commission est impliquée d'une façon ou d'une autre dans l'agression sioniste contre la flottille au motif qu'elle justifiera les preuves sionistes par ses résultats, puisqu’elle sera subjective et partiale en faveur de l'occupation.
Ils ont souligné que la formation de cette commission est une tentative sioniste pour absorber la colère mondiale contre l'ennemi sioniste, et pour fuir des comités internationaux formés pour enquêter sur ces attaques.
La commission sioniste avait convoqué tous les militants qui ont participé au voyage de la flottille de la liberté qui apportait des aides à la Bande de Gaza, pour écouter leurs témoignages.
Le porte-parole de la commission sioniste, Ofer Lefler, a affirmé lundi dans des déclarations de presse que Terkl a donné à l'ambassade turque une notification qui appelle tous les membres de l'équipage turque ayant participé au voyage de la flottille de la liberté, de comparaître pour témoigner concernant les événements de l'attaque criminelle sioniste qui a fait plus de 9 martyrs et des dizaines de blessés.
Il a souligné que la commission a adressé un appel ouvert à tous ceux qui était à bord du navire, pour qu’elle recueille leurs témoignages.
La commission avait appelé, mi-septembre, le capitaine du bateau turc "Mavi Marmara" qui fut le lieu de la plupart des faits criminels sionistes, pour collaborer et témoigner, mais il a refusé de répondre à cet appel, selon le porte-parole de la commission.

La famille de Rachel Corrie va rencontrer l'assassin de leur fille au tribunal

[ 19/10/2010 - 11:21 ]
Al-Qods occupée – CPI
Jeudi 21 octobre se tiendra la séance d’audition des témoins dans l’affaire de la militante américaine, Rachel Corrie, assassinée de sang froid par un bulldozer sioniste à Rafah, en 2003.
Le tribunal sioniste a décidé d'entendre le témoignage du conducteur du bulldozer qui a tué Rachel Corrie, et le chef militaire responsable ce jour-là de l'unité militaire qui avait effectué l'opération, en présence de la famille de Rachel qui a déposé une plainte contre l'entité sioniste pour homicide illégal.
Le tribunal avait approuvé, dans la dernière séance, de permettre aux soldats sionistes impliqués dans ce crime de témoigner derrière un rideau isolé pour protéger leurs identités.
Les avocats de la famille Corrie ont fait appel de cette décision devant la Cour suprême sioniste, demandant de permettre à la famille de Rachel de voir au minimum les soldats criminels, mais le tribunal a refusé d’entendre l’appel.
Le conducteur du bulldozer prononcera son témoignage derrière un rideau isolé, mais le chef de l'unité militaire sioniste qui a effectué le crime, témoignera à visage découvert car son identité est déjà connue du public, suite à une interview diffusée par la télévision sioniste en 2003.

Le Djihad : le conflit continue jusqu'au départ du dernier sioniste de la Palestine

[ 19/10/2010 - 10:31 ]
Gaza – CPI
Le mouvement du Djihad islamique en Palestine a condamné fermement les déclarations du président sortant de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui a annoncé être prêt à renoncer aux principes et aux droits palestiniens historiques, ainsi que d'annoncer la fin du conflit avec l'entité sioniste au cas où un compromis pacifique avec l'occupation serait trouvé.
Khoudr Habib, leader éminent du mouvement du Djihad islamique a affirmé que les déclarations d'Abbas sont inacceptables, et que le peuple palestinien les affrontera de toutes ses forces.
Dans une déclaration exclusive au Centre palestinien d'information, Habib a déclaré, le lundi 18/10: « Ni Abbas ni personne d'autre n'est autorisé à annoncer la fin du conflit avec l'ennemi sioniste tant qu'il y a un seul sioniste sur notre territoire. Sa présence est illégale, il doit être combattu et expulsé », précisant que « le Djihad, la lutte et la résistance continueront jusqu'au départ du dernier sioniste de la terre de Palestine, s'il plaît à Allah ». 
Le leader du mouvement a ajouté : « Le conflit avec l'ennemi continuera et ces déclarations mettent Abbas dans une position critique et difficile, et nous ne souhaitons à personne de se retrouver dans cette situation ».
Abbas a exprimé, dans une interview avec la première chaîne de la télévision sioniste qu'il est prêt à annoncer la fin du conflit avec l'entité sioniste et à renoncer à ce qu’il appelle les exigences historiques en cas de compromis entre les deux côtés.

Barka discute avec le CICR de la situation des réfugiés palestiniens au Liban

[ 19/10/2010 - 11:34 ]
Beyrouth – CPI
Ali Barka, responsable politique du mouvement du Hamas au Liban, a discuté avec le président de la délégation du comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Liban, M. George Comnène, de la situation des réfugiés palestiniens au Liban, de leurs souffrances, de la confiscation de leurs droits civils et humanitaires au Liban, ainsi que du recul des services de l'UNRWA.
Barka a affirmé que les réfugiés palestiniens au Liban n'ont de projet que le retour vers leurs maisons et leurs terres en Palestine, et qu'ils ne sont pas un côté de la crise libanaise actuelle, mais ils ne seront qu’un facteur de stabilité dans ce pays hospitalier.
« Le Hamas travaille avec toutes les factions palestiniennes au Liban pour éviter l'implication des camps des réfugiés palestiniens dans les problèmes libanais internes » a-t-il ajouté, en affirmant l’attachement palestinien pour la paix civile au Liban.
Barak a accueilli le représentant de la Palestine au Parti national socialiste syrien, Helmagart Ataya, et ils ont discuté des derniers développements sur la cause palestinienne, notamment le dossier des négociations et de la réconciliation, ainsi que les conditions des réfugiés palestiniens au Liban.

17 000 logements dans le cadre du « Projet colonialiste rampant» du gouvernement de Netanyahu

[ 19/10/2010 - 11:15 ]
Al Qods occupée - CPI
Des sources sionismes ont révélé que le Ministère sioniste du logement pratique une politique (bien planifiée) pour approuver la construction « d’un projet colonialiste rampant » et qui sera établie en plusieurs étapes, de sorte qu’il ratifie à chaque fois un certain nombre d'unités coloniales à Jérusalem (Al Qods occupée)  et le reste des territoires occupés afin de confronter les critiques internationales anti-colonialistes, comme l'a révélé plus de 17 000 unités de logement.
Les sources ont dévoilé que plus 17.000 unités coloniales, en planification, en attente d'approbation ou de mise en œuvre.
Le journal israélien « Yedioth Ahronoth » a rapporté,  mardi 19/10,  d’un responsable au département des terres de l'entité sioniste, en disant: "La méthode de construction rampante a réussi dans le passé, mais depuis l’expiration du gel de la construction, les médias sont prêts à révéler des plans de construction dans toute la Cisjordanie".
Les sources ont réitéré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a informé l'administration américaine l’intention de son gouvernement à présenter un appel d'offres pour la construction colonialiste de 238 logements dans la colonie de "Ramoth» et « Pisgat Ze'ev », près d’Al Qods occupée, de sorte que la réponse des Etats-Unis,  à l'annonce de cet appel d'offres la semaine dernière, est venue très faible.
Yedioth a révélé que 4900 nouvelles unités colonialistes sont planifiées  pour êtres construites à Jérusalem et le reste de la Cisjordanie, ont atteint  toutes les phases de validation, et ce qui reste est la proposition d’appel   d'offres pour le début de la mise en œuvre. Ces données comportent  notamment 1300 nouvelles unités à Al Qods occupée et 3600 autres unités dans le reste de la Cisjordanie.
 « 2500 unités colonialistes en attente au ministère de l'intérieur et chez les commissions de planification concernant les colonies « Bermat Shlomo » et « Pisgat Zeev », ont également révélé les sources.
Le rapport a souligné qu'il se trouve, dans les colonies de la Cisjordanie, de grands projets qui atteignent les 3727 unités colonialistes et qui ne nécessitent que la signature du ministre sioniste de la guerre, Ehud Barak, pour qu’elles soient construites dans les colonies  suivantes: 1500 appartements à « Beitar », 500 autres à « Givat Ze'ev », 500 unités à « Karni Shomron »,   417 autres à « Efrat », ainsi 400 logements à « Ariel » .
 « 11.540 logements en Cisjordanie se trouvent actuellement à divers stades d’approbation des comités de planification et de construction , alors que les projets se concentrent dans les blocs colonialistes qu'Israël cherche à les annexer », ont également souligné les sources.

Naplouse:Des Affrontements entre les Palestiniens et les forces occupantes et leurs colons

[ 19/10/2010 - 12:17 ]
Naplouse - CPI
Des affrontements ont éclaté entre des jeunes Palestiniens et les forces de l’occupation israéliennes et leurs troupeaux de colons extrémités lors d’une attaque contre le tombeau du prophète Youssef (que la paix et le salut soient sur lui), dans la ville de Naplouse après minuit, au cours de laquelle les forces occupantes ont tiré des balles d’une manière intensive. Aucune arrestation n’a été signalée.
Des sources locales ont déclaré aujourd’hui, mardi 19/10, que des dizaines  de colons extrémistes  sont arrivés au sanctuaire du tombeau et ils y sont entrés, et l’ont quitté tôt ce matin, sous la surveillance des forces de l’occupation, au moment où les milices de l’ex-président Mahmoud Abbas, les regardaient de loin, indiquant que toute incursion sioniste se produit en coordination avec eux.
Les sources ont ajouté que les jeunes du camp de réfugiés de Balata voisin se sont affrontés avec des soldats dans les environs de l'école secondaire adjacente au sanctuaire, alors que les soldats ont pris les toits des bâtiments élevés dans la région pour assurer la garde des colons, en tirant du gaz lacrymogène et des coups à feu d’une manière intensive et aléatoire.
En effet, les citoyens à Naplouse perçoivent avec mécontentement et colère à la complicité des milices d’Abbas dans les incursions des colons extrémistes dans la ville, où elles retiraient leurs forces à la proximité de l’irruption sioniste et les déployaient juste après le retrait des colons extrémistes.

L'armée sioniste soumet les parents du martyr al-Karmi à des tests ADN

[ 19/10/2010 - 12:46 ]
Toulkarem – CPI
Des sources palestiniennes dans la ville de Toulkarem au nord de la Cisjordanie occupée ont rapporté que l'armée sioniste a soumis les parents du martyr Nacha't al-Karmi, leader des brigades d'al-Qassam, branche militaire du mouvement du Hamas, à des examens médicaux soudains, sans aucune explication des forces occupantes.
Plusieurs patrouilles sionistes ont envahi le quartier sud de la ville de Toulkarem, où habite la famille d'al-Karmi et ont pénétré dans sa maison, donnant au père du martyr un ordre de se présenter au siège de la liaison et de la coordination sécuritaire, au sud-ouest de la ville de Toulkarem.
Naïm al-Karmi, le père du martyr, a déclaré que lors de sa présence avec la mère du martyr au siège de la liaison, un médecin militaire est venu et a pris des échantillons de leur salive pour des tests ADN, afin de confirmer l'identité du martyr.
L'armée sioniste avait assassiné, le martyr Nacha'at al-Karmi et son adjoint, Mamoun Natecheh, le 8 octobre 2010, lors d'une opération militaire dans la ville d'al Khalil (Hébron).
Les forces occupantes accusent le martyr d’avoir commandité l’opération martyre effectuée près du village de Bani Naïm à al Khalil, dans laquelle quatre sionistes ont été tués.

Des colons sionistes heurtent un jeune et brûlent des oliviers à Bethléem

[ 19/10/2010 - 17:25 ]
Bethléem – CPI
Les colons sionistes ont accentué leurs agressions contre les citoyens palestiniens dans la ville de Bethléem au sud de la Cisjordanie occupée, où ils ont mis le feu dans des grandes superficies des terres agricoles à Houssan et ont heurté un jeune palestinien à Takou'.
Des sources locales ont déclaré qu'un colon sioniste a heurté l'enseignant Ra'fat Ibrahim Souleiyman, 25 ans, dans la zone "Kherbat Dir", lors de son existence près de son école. Il a été transporté à l'organisation arabe de développement à Beit Jala et son état sanitaire est moyen.
Dans le même contexte, de nombreux colons sionistes de "Bitar Eliyt" installée illégalement sur les terres du village de Houssan, de l'oued de Foukin et Nahalin à l'ouest de Bethléem, ont incendié des oliviers qui appartiennent aux habitants du village de Houssan.
Des témoins oculaires ont dit qu'un groupe de colons sionistes ont brûlé les oliviers dans la région d'Eïn Taka.
Près du village de Khoudr, un extrémiste sioniste a heurté délibérement un tracteur d'un fermier palestinien, en le endommageant puis il a fui précipitamment l'endroit.

L'occupation commence à déployer des jeeps blindées à al-Qods

[ 19/10/2010 - 17:50 ]
Al-Qods occupée – CPI
Des sources de la presse sionistes ont rapporté, le lundi soir 18/10, que la police de l'occupation israélienne et les milices des gardes-frontières qui s'installent dans la ville occupée d'al-Qods, obtiendront cette semaine le premier groupe de jeeps militaires blindées de type (FORD), chaque jeep pèse 5 tonnes.
Les jeeps spécialisées pour les milices des gardes-frontières seront verdâtres, alors que celles de la police seront en bleu et blanc, selon les sources.
Les mêmes sources ont déclaré que la police sioniste entraîne des centaines de ses éléments pour conduire ce type de Jeeps, soulignant qu'elles servent en toutes les situations bien que dans les quartiers résidentiels.

Le directeur général du ministère de l'intérieur est accusé de subornation

[ 19/10/2010 - 18:09 ]
Al-Nassera – CPI
Des sources médiatiques hébreux ont déclaré que la justice sioniste soupçonne l'implication du directeur général du ministère de l'intérieur, Ghafrieil Memon, à une affaire de corruption financière au projet immobilier dans la colonie "Yad Benjamin" au sud des territoires palestiniens occupés en 1948.
La radio hébreu a affirmé, le mardi 19/10, que le tribunal sioniste a imposé une série des mesures contre Memon dans le but de limiter sa circulation, après l'avoir accusé de corruption financière.
Il a imposé la résidence forcée contre lui pour trois jours.
Notons que les causes de corruption ont été aggravées dernièrement dans l'entité sioniste notamment après l'implication d'un grand nombre de hauts responsables et personnalités sionistes aux affaires de corruption financière et morale.

Khalfan affirme l'arrestation d'un impliqué à l'assassinat d'al-Mabhouh à Canada

[ 19/10/2010 - 19:06 ]
Dubaï – CPI
Le lieutenant-général, Dahi Khalfan, chef de la Police de Dubaï a déclaré que les autorités canadiennes ont arrêté un impliqué à l'assassinat du leader du Hamas, Mahmoud al-Mabhouh, en janvier dernier, à Dubaï.
Khalfan a dit dans ses déclarations de presse que la personne arrêté est l'un des membres qui ont aidé à commettre l'assassinat et qui est venu aux EAU et les a quitté avant la perpétration de crime contre al-Mabhouh, et avait des relations avec l'un des auteurs, sans de donner des détails supplémentaires.
Il a ajouté que l'ambassadeur canadien à Abou Dhabi lui a informé oralement la nouvelle de l'arrestation de cet impliqué, mais il a préféré de ne pas l'annoncer en raison qu'elle n'a été encore publiée d'une manière officielle, renouvelant sa confirmation qu'il n'a aucune doute que le Mossad est l'auteur réel de ce crime.
Khalfan avait affirmé le mois dernier qu'une autre personne accusée à l'assassinat d'al-Mabhouh a été aussi arrêtée dans un pays occidental, sans déterminer ce pays.
La police de Dubaï avait publié les photos de 27 personnes, affirmant qu'ils ont participé à l'assassinat d'al-Mabhouh dont son corps a été trouvé dans un hôtel à Dubaï, le 20 janvier dernier.
Les noms de ces personnes ont été inclus dans la liste rouge de l'Interpol.
La police a également diffusé l'assassinat excitant et a réformé ses étapes à travers des vidéos des Cameras de surveillance dans l'aéroport, l'hôtel et les centres commerciaux à Dubaï.
Les enquêtes ont montré que les accusés ont utilisé des passeports falsifiées de la France, de la Grande Bretagne, de l'Irlande, de l'Australie et de l'Allemagne.

La colonisation israélienne monte en force, sans objection américaine !

[ 19/10/2010 - 20:39 ]
Al-Quds occupée – CPI
Les Américains étaient au courant de l’appel d’offre pour la construction de 238 unités résidentielles dans la ville occupée d’Al-Quds, a déclaré Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien.
Netanyahu ajoute : « Il n’y aura pas de gel de la colonisation dans la ville d'Al-Quds. L’administration américaine avait reçu une notification de nouvel appel d’offre et elle n’a pas prononcé d’objection. ». En tout cas, ces déclarations n’étaient une surprise pour personne.
Moins de médias
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et son ministre de l’habitat ont approuvé la colonisation dans la ville occupée d’Al-Quds ; ils ont cependant essayé de travailler un peu loin des caméras.
La colonie sioniste de Ramout et celle de Zaïf se préparent à la construction de quelque 3500 unités coloniales dont 240 unités résidentielles. Durant la période de gel, les Israéliens avaient retardé la déclaration de leurs appels d’offre pour des unités coloniales dans la ville occupée d’Al-Quds, pour éviter une crise relationnelle avec les Etats-Unis.
Colonisation en force
Dr. Adnan Abou Amer, expert dans les affaires sionistes, confirme que les autorités de l’occupation israélienne vont renforcer la construction d’unités coloniales, dans les semaines à venir, profitant de l’impassibilité de Barak Obama, président des Etats-Unis.
Actuellement, une petite crise colore pourtant les relations de l’administration américaine avec l’Entité sioniste, à l’approche des élections partielles, dit Abou Amer.
"Israël" a bien lu la position actuelle d’Obama, qui voit sa popularité en baisse réelle. "Israël" sait bien qu’il ne pourra pratiquer de pressions sur elle, elle croit alors avoir les mains libres, souligne Abou Amer.
Et les Arabes ?
Les dirigeants arabes se sont réunis dans la ville libyenne de Syrte, mais ils n’ont rien fait contre la colonisation israélienne. Les Israéliens ont alors défié cette position fade et ont déclaré la continuation de la colonisation aussi bien dans la ville d'Al-Quds qu’en Cisjordanie.
Autant la colonisation se renforce et ronge les territoires palestiniens, autant la position arabe s’affaiblit. Les dirigeants arabes n’ont fait que se donner le temps pour « étudier les choix ». Les autorités israéliennes n’y font attention et continuent leur colonisation.
Une scène de théâtre
La colonisation israélienne continue. Mais l’autorité du Fatah, dont le président Abbas, dit que les négociations restent un choix stratégique !
Après chaque déclaration de construction de nouvelles unités coloniales, cette autorité crie au scandale, tout en continuant les négociations ! Ces cris ne convainquent plus le peuple palestinien, ils sont sans objet.
Négociations à tout prix
L’occupation israélienne continue à ronger les territoires palestiniens de la Cisjordanie et de la ville occupée d’Al-Quds, avec une approbation américaine et un silence arabe. Ainsi, la cause palestinienne court un danger réel, surtout que l’autorité de Ramallah court derrière les négociations et terrorise la résistance. Notons enfin que seul le peuple palestinien paye le prix cher pour toutes ces politiques.

BDS : Descente de la police néerlandaise dans une société qui participe à la construction du mur israélien

Publié le 19-10-2010

La police néerlandaise vient de faire une descente dans les bureaux de la firme Riwal, qui loue à Israël des grues pour la construction du Mur de l’annexion, reconnu illégal par la Cour internationale de justice de La Haye. Pendant que le gouvernement français encourage la colonisation et poursuit en justice ceux qui demandent des sanctions contre l’occupant israélien, cela commence à sévir contre les collabos dans d’autres pays...
Suite aux poursuites engagées par des avocats néerlandais de la firme Bohler, à la demande de l’association palestinienne de défense des droits de l’Homme Al Haq, la police néerlandaise a confisqué des ordinateurs et documents de Riwal Holding Group à Dordrecht, relatifs à la location de grues pour la construction du mur israélien et de colonies.
Me Liesbeth Zegveld a déposé plainte cette année pour violation du droit international contre cette firme, qui est la plus importante du pays dans le domaine des grues, et dont les dirigeants, parmi lesquels l’Israélien Doron Livnat, risquent d’être traduits en jusrtice.
En 2004, la Cour de La Haye a jugé illégal ce "mur de séparation" qui ne respecte pas le tracé des frontières d’Israel, c’est à dire la Ligne Verte, et elle a demandé à tous les membres de l’ONU et tous les signataires des Conventions de Genève :
- de ne pas coopérer à la construction de ce mur
- et d’empêcher leurs ressortissants de s’engager dans une telle coopération.
En 2006, une équipe de télévision néerlandaise avait filme des des grues en train de partticiper à la construction du Mur et de colonies, portant le logo de la firme Riwal. Un député travailliste néerlandais avait alors interpellé le ministre des affaires étrangères sur cette question, lequel avait envoyé un avertissement à Riwal en lui demandant de cesser ses activités dans les territoires palestiniens occupés.
Mais comme l’a montré l’organisation "Civils Unis pour la paix" basée à Amsterdam, Riwal n’en a tenu aucun compte et a poursuivi ses activités illégales.
(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)
Et si notre gouvernement allait mettre son nez dans les activités tout aussi illégales de la firme française MANITOU ? Basée à Ancenis, en Loire Atlantique, ce "leader mondial de la manutention tout terrain", fournit machines et bulldozers pour la construction et l’entretien du même mur israélien, qui empiète largement sur les territoires palestiniens.
CAPJPO-EuroPalestine
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Non au déchargement d’un bateau Carmel dans le port de Sète !

Publié le 19-10-2010

Au moment où les travailleurs des ports de Marseille et Fos sont en grève contre la réforme des retraites et pour la défense de leur statut, Agrexco/GF. Group et le Conseil Régional Languedoc Roussillon (propriétaire du port de Sète) tentent de briser leur grève en organisant le débarquement des marchandises de l’entreprise coloniale israélienne Agrexco/Carmel sur le port de Sète.
Communiqué de la Coalition contre Agrexco :
"Agrexco/GF.Group et le Conseil Régional L.R, voudraient demain faire de Sète le port de la colonisation. Ne les laissons pas en faire aujourd’hui un port "Jaune", briseur de grève. N’ayant pas pu débarquer sa marchandise à Marseille, ce bateau est à quai dans le port de Sète pour débarquer sa marchandise qui plus est, est frauduleuse et criminelle !
Nous vous appelons à dénoncer partout où vous êtes cette manoeuvre. Elle révèle au grand jour - si besoin était - que le but de la venue d’Agrexco et de GF Group à Sète n’est pas la création d’emplois comme le clame à tout bout de champ le président du Conseil Régional, mais le profit à tout prix. Dans leur recherche du profit maximum Agrexco et GF.Group se sont heurtés à la résistance des travailleurs des ports de Marseille et Fos. Alors ils ont cherché moins cher ailleurs et ils ont trouvé Sète où le Conseil Régional avec les fonds publics leur a promis des installations toutes neuves et la "paix sociale"...
Alors que se développe partout dans le monde un vaste mouvement de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions contre Israël, en acceptant l’entreprise coloniale israélienne Agrexco/Carmel qui exporte des produits des colonies, GF Group et le Conseil Régional se font complices des violations du Droit par l’état d’Israël.
Il y a trois semaines, Six organisations (Confédération paysanne, union juive française pour la paix, cimade, ccippp, aurdip, ism France, Association des Palestiniens du L.R déposaient une assignation en référé contre Agrexco/France pour demain le 20/10 à Créteil afin exiger la vérification de l’origine des produits exportés par cette entreprise. Hier à la Chambre de commerce du Gard, la Confédération Paysanne déposait une motion pour dénoncer les exportations massives de fruits et légumes par cette entreprise et dont les conséquences seraient terribles pour les paysans de la région... Tous ensemble refusons la venue d’agrexco, entreprise criminelle à Sète et condamnons GF Group et le Conseil Régional briseurs de grève !
A MONTPELLIER REJOIGNEZ-NOUS POUR DISTRIBUTION D’UN TRACT DÉNONçANT LA MANOEUVRE !"
CAPJPO-EuroPalestine
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Enième impasse

Entre la reprise de la colonisation et la demande de reconnaître Israël comme un « Etat du peuple juif », Benyamin Netanyahu ne laisse plus aucune chance à la paix, à moins d’une intervention musclée de la part des Américains.
En liant l’arrêt de la colonisation à la reconnaissance du caractère juif d’Israël, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a donné un ultime coup au processus de paix. Car l’arrêt de la colonisation était une condition à la poursuite des négociations israélo-palestiniennes. Plus de négociations donc, et plus de processus de paix non plus. Israël s’entête et les Palestiniens ne veulent plus faire davantage de concessions. Tout porte à croire que c’est l’impasse. A moins d’un miracle.
En effet, Benyamin Netanyahu a publiquement proposé un gel de la colonisation en échange de la reconnaissance d’Israël comme « Etat du peuple juif », un marché aussitôt rejeté par les Palestiniens, qui l’estiment comme « sans rapport avec le processus de paix ». « Si la direction palestinienne dit sans ambiguïté à son peuple qu’elle reconnaît Israël comme l’Etat-nation du peuple juif, je serai prêt à réunir mon gouvernement pour demander un nouveau moratoire sur la construction » dans les colonies juives de la Cisjordanie occupée, a déclaré M. Netanyahu devant le Parlement israélien. « J’ai déjà transmis ce message via des canaux discrets et maintenant je le dis en public », a-t-il précisé. Il a assuré ne pas faire de cette question « une condition aux pourparlers », mais a estimé qu’il s’agirait d’une « mesure d’établissement de la confiance » envers la population israélienne, qui témoignerait de la sincérité de la volonté de paix des Palestiniens. « Cette question n’a de rapport ni avec le processus de paix ni avec les obligations qu’Israël n’a pas remplies. Nous la rejetons aussi bien en bloc que dans le détail », a immédiatement rétorqué le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, qui a accusé le gouvernement israélien de s’obstiner à tuer toute chance de reprise des négociations, après sa décision de lancer des appels d’offres pour des logements de colons à Jérusalem-Est.
De son côté, Mahmoud Abbass a réaffirmé que les Palestiniens n’avaient pas à reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israël vu qu’ils ont déjà reconnu l’Etat. « Tous les jours, vous (les Israéliens) venez avec une nouvelle exigence. Cela suffit », a ironisé M. Abbass, un sourire aux lèvres. Et de prévenir : « Le désespoir alimentera l’extrémisme ». Mais le président palestinien tente de rester optimiste, déclarant qu’il gardait « de grands espoirs dans les efforts américains » de relancer le dialogue et en écartant l’hypothèse d’une nouvelle intifada.
Ainsi, le seul espoir à l’heure actuelle est que les Etats-Unis puissent faire suffisamment pression sur Israël. Or, ceux-ci se contentent de manifester leur déception quant à la reprise des activités de colonisation, estimant qu’elle compromettait leurs efforts de relance des pourparlers. « C’est contraire à nos efforts visant à relancer les négociations directes », a déclaré le porte-parole du département d’Etat américain, Philip Crowley. En mars dernier, l’annonce par le ministère de l’Habitat d’un projet de colonisation à Jérusalem-Est, en pleine visite du vice-président américain, Joe Biden, avait profondément irrité les Etats-Unis. Et M. Netanyahu avait dû présenter ses « regrets » pour le moment choisi pour cette annonce. Aujourd’hui, les Israéliens semblent se comporter à leur guise, ne craignant rien ni personne. Les Etats-Unis ont simplement accueilli favorablement la contre-proposition palestinienne à l’offre du premier ministre, Benyamin Netanyahu, estimant qu’elle était « le type de dialogue » susceptible de régler le différend sur la colonisation juive.
De son côté, l’Europe, dont le rôle est marginalisé dans le processus de paix entre Israël et les Palestiniens, tente d’intervenir pour éviter le pire. Le président français, Nicolas Sarkozy, qui dénonce les échecs successifs de ces négociations sous la seule houlette des Etats-Unis, expose régulièrement sa volonté de voir la France et l’Union européenne prendre une plus grande part dans le processus. Il a ainsi proposé un sommet à Paris réunissant le président palestinien, Mahmoud Abbass, le président égyptien, Hosni Moubarak, et le chef du gouvernement israélien, Benyamin Netanyahu. Mais pour l’heure, la rencontre reste hypothétique. « Après consultations, les parties concernées se sont mises d’accord pour décider d’une autre date », a déclaré le bureau de M. Netanyahu, sans plus de précisions. Cette décision a été implicitement confirmée par le principal négociateur palestinien Saëb Erakat. « La poursuite de la colonisation israélienne ruine tous les efforts de paix, que ce soient ceux du président (américain) Barack Obama ou ceux du président (français) Nicolas Sarkozy », a-t-il déclaré. Rien de nouveau .
Ines Eissa