vendredi 1 janvier 2010

Israël ressemble à un Etat raté

jeudi 31 décembre 2009 - 07h:04

Ali Abunimah - The Electronic Intifada

Ce que nous avons fait en solidarité avec le peuple palestinien dans Gaza et le reste de la Palestine est encore insuffisant. Mais notre mouvement va croissant, il ne peut pas être arrêté, et nous atteindrons notre destination.
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Plus de 1 400 Palestiniens ont été tués dans l’opération Plomb durci, mais selon l’auteur, la guerre a nui sérieusement à l’image d’Israël dans l’opinion publique internationale.
(EPA)

Un an a passé depuis l’agression sauvage israélienne sur la bande de Gaza, mais pour la population là-bas, le temps aurait aussi bien pu s’arrêter.

Depuis que les Palestiniens dans Gaza ont enterré les leurs - plus de 1 400 personnes, dont près de 400 enfants -, il y a eu bien peu de guérisons et pratiquement pas de reconstructions.

Selon des organismes humanitaires internationaux, seuls 14 camions de matériaux de construction ont pu entrer dans la bande de Gaza au cours de l’année écoulée.

Les promesses de milliards faites à la conférence des donateurs, en mars dernier en Egypte, à laquelle participaient les sommités de la soi-disant « communauté internationale » et celles de l’industrie du processus de paix au Moyen-Orient n’ont pas été tenues, et le siège israélien soutenu par les Etats-Unis, l’Union européenne, les Etats arabes et, tacitement, par l’Autorité palestinienne de Ramallah se poursuit.

Politique de destructions

De la masse des statistiques, interminables, effroyables, quelques-unes ressortent : sur les 640 établissements scolaires de Gaza, 18 ont été complètement détruits et 280 endommagés par les frappes israéliennes. 250 étudiants et 15 enseignants ont été tués.

Sur les 122 établissements de santé estimés par l’Organisation mondiale de la Santé, 48% ont été endommagés ou détruits.

90% des ménages de la bande de Gaza subissent toujours des coupures d’électricité de 4 à 8 heures par jour, à cause des attaques israéliennes sur le réseau d’électricité et des dégradations dues au blocus.

46% des terres agricoles autrefois productives ne sont plus utilisables à cause des dommages israéliens sur les exploitations agricoles et des zones de tir libre décidées par Israël. Les exportations de Gaza qui montaient à 130 000 tonnes par an, de tomates, de fleurs, de fraises et d’autres fruits, sont tombées à zéro.

« Si une grande partie de la bande de Gaza est toujours en ruines, » a déclaré récemment un groupe d’organisations humanitaires internationales, « ce n’est pas un accident, c’est une question politique ».

Cette politique a été claire tout au long, et elle n’a rien à voir avec la « sécurité » d’Israël.

Détruire la résistance

Du 19 juin au 4 novembre 2008, le calme avait prévalu entre Israël et Gaza, le Hamas se conformant scrupuleusement - comme Israël lui-même l’a reconnu - au cessez-le-feu négocié. Ce cessez-le-feu fut rompu quand Israël lança une attaque surprise sur Gaza, tuant 6 personnes, à laquelle le Hamas et d’autres groupes de résistances ripostèrent.

Et même alors, les factions palestiniennes se tenaient prêtes à renouveler le cessez-le-feu, mais c’est Israël qui a refusé, choisissant au contraire de lancer une attaque de grande ampleur, préméditée, sur les fondements de la vie civilisée dans la bande de Gaza.

L’opération Plomb durci, comme elle fut nommée par Israël, était une tentative de détruire une fois pour toutes la résistance palestinienne en général, et le Hamas en particulier, Hamas qui avait remporté les élections de janvier 2006 et survécu au blocus, ainsi qu’aux nombreuses tentatives appuyées par les Etats-Unis pour le saper et le renverser, en collaboration avec des milices palestiniennes soutenues par les Etats-Unis.

A l’instar des multiples sanctions contre l’Irak au cours des années 90, le blocus de Gaza était calculé pour priver les civils des produits de première nécessité, de leurs droits et de leur dignité, dans l’espoir que leurs souffrances conduiraient leurs dirigeants à la capitulation ou l’effondrement.

A bien des égards, les choses sont peut-être plus graves aujourd’hui qu’il y a un an.

Barack Obama, président US, dont beaucoup espéraient qu’il abandonne la politique anti-palestinienne malveillante de son prédécesseur, George Bush, l’a au contraire affermie et même le simulacre d’un sérieux effort de paix s’est évanoui.

Selon les médias, le Corps du Génie de l’armée américaine apporte son aide à l’Egypte pour la construction d’un mur souterrain à sa frontière avec Gaza pour bloquer les tunnels qui font office de bouée de sauvetage pour le territoire assiégé (des ressources et des efforts qui feraient mieux d’être utilisés pour reconstruire la Nouvelle-Orléans dévastée par l’ouragan), et l’armement états-unien continue d’affluer vers les milices de Cisjordanie engagées dans une guerre parrainée par les USA et Israël contre le Hamas et quiconque pourrait résister à l’occupation et à la colonisation israéliennes.

L’opinion publique a changé

Ces faits sont indéniables et sinistres.

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Pour l’auteur, la guerre visait à éroder le soutien au Hamas, et elle a échoué.
(Gallo/Getty)

Cependant, s’en tenir à eux serait passer à côté d’une réalité beaucoup plus dynamique qui laisse penser que la puissance et l’impunité d’Israël ne sont pas aussi invulnérables qu’il ne le paraît.

Un an après l’attaque d’Israël et après plus de deux ans et demi de blocus, la population palestinienne dans la bande de Gaza n’a pas capitulé. Au contraire, elle a donné des leçons au monde, de ténacité et de dignité, cela même à un coût épouvantable, inimaginable pour elle.

Il est vrai que les dirigeants de l’Union européenne -venus dans la Jérusalem occupée, en janvier dernier, étreindre publiquement Ehud Olmert, alors Premier ministre israélien, pendant que le phosphore blanc calcinait la chair des enfants de Gaza et que les corps gisaient sous les décombres - il est vrai que ces dirigeants se sont faits petits devant leurs lobbies proisraéliens respectifs, tout comme les politiciens états-uniens et canadiens.

Mais le changement de l’opinion publique est palpable alors que les propres actions d’Israël font de ce pays un paria dont les forces motrices ne sont pas les valeurs libérales démocratiques auxquelles il prétend s’identifier, mais l’ultralibéralisme, le racisme, le fanatisme religieux, le colonialisme et un ordre juif supérieur, imposés par des massacres répétés.

La cause universaliste de justice et de libération pour les Palestiniens gagne de nouveaux adeptes et se dynamise particulièrement chez les jeunes.

Je l’ai vu, par exemple, avec les étudiants malaisiens que j’ai rencontrés à la conférence Solidarité Palestine organisée par l’Union des ONG du monde islamique, à Istanbul, en mai dernier.

Et à nouveau en novembre, alors que des centaines d’organisateurs étudiants venant de partout des Etats-Unis et du Canada s’accordaient pour planifier leur participation à la campagne mondiale des Palestiniens pour le Boycott, les Désinvestissements et les Sanctions (BDS) sur le modèle de la lutte victorieuse menée contre l’apartheid sud-africain dans les années 80.

Un Etat « décadent »

Cette semaine, des milliers de personnes de plusieurs dizaines de pays tentent d’aller à Gaza pour briser le siège et marcher aux côtés des Palestiniens qui en ont prévu l’organisation à l’intérieur de leur territoire.

Toutes celles et tous ceux qui sont venus avec la Marche de la liberté pour Gaza, avec Viva Palestina et les autres délégations en représentent sans doute des centaines d’autres qui ne pouvaient faire le voyage en personne et qui marquent l’évènement avec des manifestations et des commémorations, des visites à leurs élus et des campagnes de presse.

Face à cet épanouissement du militantisme, le sionisme fait tout pour rajeunir sa base de soutien qui décline. Des programmes de plusieurs millions de dollars destinés à recruter et à sioniser de jeunes juifs américains ont du mal à rivaliser avec des organisations tel que le Réseau international juif antisioniste (IJAN), qui ne court pas après l’argent mais dont l’engagement se fonde sur le principe d’égalité des hommes.

De plus en plus, nous voyons les efforts de la hasbara (propagande) d’Israël ne lancer aucun message positif, n’avancer aucun argument convaincant pour le maintien d’un statu quo dans une répression et une violence innommables, ils misent au contraire sur une diabolisation et une déshumanisation racistes des Arabes et des musulmans pour justifier les actions d’Israël, voire sa propre existence.

Face à une prise de conscience mondiale et un soutien croissants pour le combat non violent courageux contre le vol permanent des terres en Cisjordanie, Israël intensifie sa violence et emprisonne les dirigeants du mouvement, comme à Bil’in et dans d’autres villages (Mohammed Othma, Jamal Juma et Abdallah Abu Rahmeh sont de ces dirigeants du mouvement qui ont été récemment arrêtés).

La peur de voyager

En agissant ainsi, Israël ressemble de plus en plus à un Etat décadent, raté, pas à un régime confiant dans sa légitimité et sa longévité.

Et malgré les efforts de l’industrie d’un processus de paix raté pour le tourner en ridicule, le réprimer et le marginaliser, un débat se développe parmi les Palestiniens, et même parmi des Israéliens, pour un avenir partagé dans une Palestine/Israël fondée sur l’égalité et la décolonisation, et non sur une ségrégation nationale ethnique et une répartition forcée.

Dernier point, mais certainement pas le moindre, dans l’ombre du rapport Goldstone, les dirigeants israéliens qui se déplacent à travers le monde ont peur de se faire arrêter pour leurs crimes.

Pour l’instant, ils peuvent compter sur l’impunité qu’une complicité internationale de haut niveau et leur force d’inertie et influence peuvent encore leur offrir.

Mais pour la communauté internationale - faite de peuples et de mouvements -, se pose la question de savoir si nous voulons continuer de voir le système très inachevé du droit international et de la justice, minutieusement élaboré après les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale et l’Holocauste nazi, se démanteler et se corrompre pour l’intérêt d’un Etat voyou.

Ce que nous avons fait en solidarité avec le peuple palestinien dans Gaza et le reste de la Palestine est encore insuffisant. Mais notre mouvement va croissant, il ne peut pas être arrêté, et nous atteindrons notre destination.

(JPG) Ali Abunimah est cofondateur de The Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse (Metropolitan Books, 2006).

27 décembre 2009 - The Electronic Intifada ; Al Jazeera - traduction : JPP

Les Marcheurs rejettent la proposition de l’Egypte pour Gaza

jeudi 31 décembre 2009 - 11h:57

Al-Jazeera

Les membres d’un groupe international réuni au Caire pour protester contre le siège de Gaza ont rejeté la proposition égyptienne de n’autoriser que 100 d’entre eux pénétrer sur le territoire palestinien.

(JPG) Les organisateurs de la Marche pour la liberté de Gaza qui comprend 1 300 personnes de 42 pays différents ont décliné la proposition de mercredi, disant, « Nous refusons de disculper le siège de Gaza ».

Les autorités égyptiennes avaient d’abord déclaré que le groupe ne serait pas autorisé à passer la frontière, avançant pour cela des raisons de sécurité et une « situation sensible ».

Les militants espéraient faire une marche dans la bande de Gaza pour commémorer le premier anniversaire de l’offensive de 22 jours d’Israël contre le territoire, en signe de solidarité avec sa population, apportant avec eux de l’aide et du ravitaillement.

Le passage frontalier de Rafah, côté Egypte, est le seul endroit pour entrer dans la bande de Gaza qui ne soit pas contrôlé par Israël.

Néanmoins, ce passage et ceux contrôlés par Israël sont restés quasiment fermés depuis 2007, quand le Hamas palestinien a pris le pouvoir sur le territoire après un violent combat fratricide avec le Fatah.

Une concession du Caire

Les organisateurs de la Marche ont qualifié la concession du gouvernement égyptien de « victoire partielle » mais ils disent que cette proposition n’est pas suffisante.

Ali Abunimah, co-fondateur de The Electronic Intifada et participant à la marche, a écrit sur son blog, « ce n’est pas assez, la pression et les protestations doivent être maintenues » (voir aussi son article : Israël ressemble à un Etat raté)

« Toutefois, obtenir le passage pour 100 ou 1 300 pour Gaza ne fera pas en soi mettre fin au siège. La question n’est pas de faire entrer certains ou même tout le monde dans Gaza, elle est de construire un soutien et une pression au niveau mondial pour que cesse le siège de Gaza, » écrit-il.

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Hedy Epstein, 85 ans, survivante de l’Holocauste, a entamé avec d’autres une grève de la faim au Caire.

Roqayah Chamseddine, étudiant états-unien participant à la marche, a déclaré à Al Jazeera : « Notre mission n’est pas de nous diviser, et en envoyer seulement une centaine sur les 1 300 serait précisément nous diviser.

« Toute affirmation prétendant que l’Egypte nous ferait une faveur en nous proposant de laisser passer 100 membres de la Marche ne serait qu’une sottise et n’aurait aucun fondement.

« Ces frontières doivent s’ouvrir et aussi longtemps que l’Egypte continuera de soutenir apparemment Israël en voulant soumettre le peuple de Palestine, aussi longtemps nous continuerons, nous aussi, à résister et à protester. »

Les membres de la Marche pour la liberté de Gaza ont organisé de multiples petites manifestations dans Le Caire, se regroupant mardi avec des militants égyptiens pour manifester contre la venue au Caire le même jour, de Binyamin Netanyahu, Premier ministre d’Israël.

En début de journée ce mardi, environ 40 citoyens états-uniens en marche vers leur ambassade dans la capitale égyptienne ont été bloqués par la police anti-émeute et parqués par groupe de 10 avant d’avoir l’autorisation d’y pénétrer, indiquent des participants.

Dimanche et lundi, environ 80 personnes ont fait un sit-in devant l’ambassade de France pour tenter de gagner un soutien international à leur mouvement.

D’autres, telle que cette citoyenne états-unienne, Hedy Epstein, 85 ans, survivante de l’Holocauste, ont entamé une grève de la faim pour protester contre le refus de l’Egypte de laisser passer la Marche.

Viva Palestina

La caravane humanitaire Viva Palestina, distincte de la Marche, qui a tenté d’arriver à Gaza en passant par Aqaba, port jordanien sur la mer Rouge, a accepté depuis de remonter par la Syrie pour se rendre en Egypte.

La caravane Viva Palestina, qui comprend 210 camions remplis d’aide humanitaire pour la population de Gaza, a donc remonter vers la Syrie mardi, après avoir été bloquée cinq jours en Jordanie et après négociation avec le consul égyptien.

Elle prévoit maintenant d’embarquer au port syrien de Latakia pour El Arish, port égyptien sur la Méditerranée, et ensuite, de se diriger sur Rafah et passer dans la bande de Gaza.

Selon un communiqué du ministère de l’Information égyptien, George Galloway, député britannique qui conduit la caravane, aurait déclaré le 10 novembre que son groupe allait devoir passer par El Arish, même si ce n’était pas la route la plus directe.

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La caravane "Viva Palestina" à Mafraq, à la frontière Jordanie/Syrie, le 22 décembre, avec le député britannaique George galloway, direction Gaza.
(AP)

31 décembre 2009 - Al-Jazeera - traduction : Info-Palestine.net

L’impossible retour à la normale

jeudi 31 décembre 2009 - 09h:16

Joharah Baker
Miftah

Un an après l’offensive militaire menée par l’armée israélienne dans la bande de Gaza, rien n’a été entrepris pour aider les Gazaouis. Toujours soumis à un blocus, ils ont du mal à relever la tête et attendent que justice soit rendue.
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Des Palestiniens commémorent l’offensive israélienne de décembre 2008,
au quartier général des Nations unies à Gaza, le 28 décembre

Le 27 décembre 2008, les avions de guerre israéliens ont lâché une pluie de bombes sur la bande de Gaza, tuant plus de 200 personnes rien qu’au cours de la première journée. Cette journée a été suivie par une démonstration choquante de la puissance et de la brutalité de l’armée israélienne, qui a fait près de 1 500 morts côté palestinien, en grande majorité des civils innocents. Environ 5 000 autres Palestiniens ont été blessés. Selon l’ONG palestinienne Al-Haq, 11 154 maisons ont été détruites ou endommagées durant les vingt-deux jours qu’a duré l’attaque, touchant directement 100 000 Palestiniens. Des dizaines de milliers de personnes ont dû fuir leur domicile. Lorsque l’Etat hébreu a enfin arrêté les raids aériens, les tirs de missiles, les attaques au sol et les largages de bombes au phosphore, il a laissé derrière lui un champ de ruines.

Un an plus tard, les Gazaouis attendent toujours que justice leur soit rendue. Israël continue de maintenir un blocus implacable de la bande de Gaza, qui entre dans sa troisième année. Malgré les multiples appels en faveur de sa levée lancés par la communauté internationale, le plus récent émanant du secrétaire général de Nations unies Ban Ki-Moon, l’embargo reste total. Dans une déclaration faite le 27 décembre, Ban Ki-moon exhorte Israël à mettre fin au blocus de Gaza, “inacceptable et contre-productif”, à faciliter l’activité économique et la reconstruction civile, et à respecter totalement le droit international. Aussi pénalisant soit-il, le blocus n’est qu’une épreuve parmi toutes celles endurées par les Gazaouis, particulièrement après l’invasion de l’année dernière. Les plaies ouvertes par l’opération Plomb durci menée par l’armée israélienne ne sont pas encore pansées. Non seulement rien n’a été réparé, mais la situation continue d’empirer. Tout récemment encore, trois hommes ont été tués par balles près du passage d’Erez, entre Gaza et Israël. Les soldats israéliens se sont justifiés en accusant les victimes d’avoir tenté de franchir la frontière. Les Gazaouis, eux, soutiennent que les hommes ramassaient de la ferraille et n’étaient pas armés.

Des milliers de maisons ont été réduites en tas de ruines par les bombes et les bulldozers israéliens, et nombreux sont encore les habitants qui attendent d’être relogés décemment. Certains ont trouvé temporairement refuge chez des parents plus chanceux, tandis que d’autres doivent se contenter d’abris de fortune - des tentes ou des cabanes en pisé installées pour eux par des ONG, les Israéliens interdisant toujours l’importation de ciment et autres matériaux de construction. Le taux de chômage avoisine les 50 % et la malnutrition sévit parmi les enfants. Ainsi, même ceux qui ont un toit au-dessus de leur tête n’ont pas suffisamment de nourriture sur la table. Les délégations étrangères, officielles ou non, qui ont visité la bande de Gaza ont permis de lever un coin du voile sur les atrocités qui y ont été commises. Il en est de même pour les images d’horreur diffusées durant et après l’opération Plomb durci. Enfin, les Gazaouis ont trouvé un porte-parole international en la personne du juge Richard Goldstone, dont l’impartialité et la rigueur sont unanimement reconnues.

L’injustice des événements de l’hiver 2008 reste insupportable, non seulement à cause de la nature des crimes perpétrés mais aussi de l’indifférence des grandes puissances. Cette indifférence est en elle-même criminelle, car en conférant l’impunité aux Israéliens elle leur offre la latitude de commettre d’autres crimes à l’encontre des Palestiniens. Seule une poignée de consciences dans le monde semblent s’en soucier. Hormis les courageux convois qui arrivent à Gaza par mer ou en traversant le passage de Rafah [à la frontière avec l’Egypte], défiant les Israéliens pour apporter un peu d’aide aux habitants, peu a été fait pour lever la chape de plomb. Israël reste impuni pour ses violations de la morale et des droits de l’homme, pour la persécution qu’il fait subir au peuple palestinien. Des crimes commis depuis trop longtemps au nom fallacieux de la sécurité de l’Etat hébreu. Aujourd’hui, un an après le carnage commis à Gaza, il est temps de donner enfin la priorité à la population.

29 décembre 2009 - Courrier international

La construction de nouvelles colonies approuvée par la Cour suprême israélienne

Ankara opposé à la poursuite de la colonisation.

Israël s'obstine à poursuivre sa politique de colonisation dans les territoires palestiniens occupés, la Cour suprême israélienne vient d'approuver un projet de construction de nouvelles colonies juives dans la partie est d'El Qods. Cette cour a ainsi donné son accord pour le projet du gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu, prévoyant l'implantation de 900 habitations dans trois quartiers de la ville, où vivent quelque 270.000 Palestiniens, dans le cadre d'un projet de construction de 6500 logements dans 54 colonies juives.
La cour israélienne a en outre rejeté une demande de destruction de logements dans une colonie sauvage en Cisjordanie occupée, faite par le mouvement israélien anti-colonisation "Paix Maintenant", qui affirme qu'il existe une centaine de colonies sauvages habitées en Cisjordanie occupée. Cité hier par des agences de presse, "Paix Maintenemnt" a souligné que le ministre de la Défense israélien Ehud Barak autorise des constructions illégales, alors qu'il prétend vouloir œuvrer à la reprise de négociations de paix avec les Palestiniens. Les projets israéliens de colonisation et d'extension dans les territoires occupés ont été vivement condamnés par l'Autorité palestinienne et la communauté internationale, notamment par les Etats-Unis, principal allié d'Israël, et l'Union européenne (UE). L'Autorité palestinienne a "énergiquement" condamné la nouvelle décision de construire à El Qods (est), appelant Washington à constater la volonté de l'Etat sioniste de rejeter toute tentative de paix. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, réaffirme que seul un arrêt total des activités de la colonisation israélienne permettra la poursuite des négociations de paix, et insiste sur l'objectif des négociations qui est de parvenir à l'établissement d'un Etat palestinien avec El-Qods-Est comme capiale.

http://www.elmoudjahid.com/accueil/monde/49097.html

Solidarité avec Gaza : le jeu curieux de l’Egypte

publié le mercredi 30 décembre 2009
BAUDOUIN LOOS
Les autorités égyptiennes semblent alterner le chaud et le froid dans leurs rapports avec les militants internationaux qui tentent de rallier la bande de Gaza par le Sinaï pour apporter un témoignage de solidarité aux Palestiniens assiégés.

LE SOIR, Bruxelles, le 30 décembre 2009

Les autorités égyptiennes semblent alterner le chaud et le froid dans leurs rapports avec les militants internationaux qui tentent de rallier la bande de Gaza par le Sinaï pour apporter un témoignage de solidarité aux Palestiniens assiégés. Deux grandes initiatives se développent simultanément : d’une part, une « marche pour la liberté » dont les 1.400 participants venus de 43 pays restent pour le moment coincés pour la plupart au Caire, et d’autre part, le convoi « Viva Palestina », qui comporte 250 véhicules (dont une bonne moitié d’ambulances).

Les nouvelles concernant ce convoi inclinent ses organisateurs à l’optimisme : venus de Londres jusqu’à Akaba, le port jordanien sur la mer Rouge, en passant par l’Italie, la Grèce, la Turquie et la Syrie, les militants s’étaient retrouvés bloqués à Akaba jeudi dernier en raison du refus du Caire, invoquant « des raisons de sécurité » de les laisser embarquer pour le port égyptien de Nuweiba (d’où ils auraient pu gagner Rafah par la route).

« Grâce à la médiation des Turcs, qui ont d’ailleurs une grosse délégation parmi nous, on a trouvé une solution, nous dit par téléphone Kenza Asnasni, l’une des onze Belges du convoi. Mais nous avons dû rebrousser chemin après avoir attendu cinq jours en vain à Akaba. Nous retournons en Syrie, où deux bateaux affrétés par les Turcs, je crois, nous attendent. De là, nous naviguerons jusqu’au port égyptien d’El Arish, non loin de Rafah. L’accord conclu nous autorise à nous rendre à Gaza avec nos véhicules chargés d’aide, médicaments, matériel scolaire, vêtements, couvertures, etc. Nous espérons y arriver pour le 31 décembre. En tout cas, nous n’avons qu’à nous louer de l’hospitalité des Jordaniens, et aussi des Syriens. »

D’autres Belges vivent, eux, une expérience plus amère. Ils font partie des quelque 1.400 militants internationaux qui veulent aussi se rendre à Rafah, pour une « marche de la liberté » projetée de très longue date avec l’assentiment officieux des autorités égyptiennes qui avaient demandé - et obtenu - toutes les coordonnées de chaque voyageur. Ces mêmes autorités leur ont finalement fait valoir de semblables arguments sécuritaires pour les empêcher de gagner Rafah.

« Une partie d’entre nous avait réussi à louer cinq bus lundi, mais nous avons été interpellés à une heure de route du Caire par la police et forcés de battre retraite, nous raconte par téléphone le Français Julien Rivoire. D’autres ont eu de semblables mésaventures, seuls quelques-uns, une quarantaine, avaient réussi à gagner auparavant El Arish, près de Rafah, où ils sont également coincés. »

Les quelque trois cents Français présents au Caire ont passé la nuit de lundi à mardi sur le trottoir de leur ambassade. « Je dirais que nous avons reçu un soutien, mais minimal, de l’ambassade, continue Rivoire. Les Egyptiens avancent des arguments à propos de notre sécurité, mais nous savons qu’ils font face à de grosses pressions israéliennes et américaines. D’ailleurs, Américains et Européens soutiennent la construction du mur souterrain récemment entreprise par les Egyptiens pour en finir avec les tunnels à Rafah ».

Notre interlocuteur ne nie pas que la politique intérieure égyptienne joue un rôle dans cette histoire, en ce sens que la confrérie des Frères musulmans, puissante, juste tolérée mais quand même harcelée en Egypte, est proche du Hamas, qui domine à Gaza. « Oui, nous savons que le régime égyptien ne tient pas à ce que les islamistes, à Gaza, puissent clamer qu’ils ont obtenu un succès, fût-ce l’arrivée de militants venus montrer leur solidarité, un an après l’agression israélienne, avec une population palestinienne victimes d’un siège illégal. »

Depuis lundi, quelques-uns des marcheurs pour la liberté bloqués au Caire observent une grève de la faim en guise de protestation. Parmi eux, une Américaine de Saint-Louis, Hedi Epstein, 85 ans, rescapée de la Shoah.
http://www.france-palestine.org/article13636.html

« Un an après la guerre, rien n’a changé »

publié le mercredi 30 décembre 2009

Christophe Ayad
Ravagée par l’offensive lancée le 27 décembre 2008, la bande de Gaza peine à se relever. Les Gazaouis, assiégés, attendent l’aide promise par la communauté internationale.

Des militants palestiniens commémorent le premier anniversaire de l’offensive israélienne à Gaza le 25 décembre 2009, sur une maison détruite

A l’extrême est de la bande de Gaza, il y avait un hameau, Ezbet Abed Rabbo. Trop près d’Israël, c’est l’un des endroits qui a le plus souffert de la guerre de l’année dernière. Majid Abdallah al-Athamna était un homme riche : il avait six maisons, où logeaient ses frères et ses enfants, ainsi que trois taxis Mercedes break. Tout a été détruit. Tout. Il loge aujourd’hui avec une trentaine de membres de sa famille dans une sorte de camp de fortune, mélange de préfabriqués, de grandes tentes, de tôle et de moellons. Juste derrière, les dalles de béton effondrées témoignent de sa vie passée. Les ruines sont encore minées, d’après lui, et il a interdit aux enfants de jouer dedans. L’un de ses fils a été arrêté par l’armée et est désormais emprisonné en Israël. Les autres sont à Gaza, dans une vie clochardisée. Le Hamas a donné 10 000 dollars (près de 7 000 euros) à Majdi al-Athamna à titre d’indemnité pour ses deux logements et 200 dollars par taxi détruit. L’Autorité palestinienne a promis 5 000 dollars supplémentaires. « Cet argent rembourse à peine mes meubles. Je n’ai pas les moyens de louer quelque chose : combien de temps je peux tenir avec ça ? Qu’est-ce que je réponds à mon plus jeune fils qui a besoin d’une paire de chaussures ? sanglote l’homme. Tout le monde est venu nous voir, le Hamas, l’ONU, les ONG, mais rien n’a changé. »

L’Unrwa, l’agence des Nations unies chargée des réfugiés palestiniens, lui a fourni une tente et des matelas ; le Hamas, qui avait promis de l’eau potable, n’approvisionne plus le conteneur depuis trois mois ; c’est la Turquie qui a fourni le préfabriqué et le pain quotidien est donné par une association émiratie. Mais pour ce qui en est de reconstruire, tout ce qui lui a été proposé, c’est d’emménager dans une maison en terre compressée bâtie par l’Unrwa sur son terrain. « Mais combien de temps je vais passer là-dedans ? s’inquiète l’homme de 60 ans prématurément vieilli par l’épreuve. Les hivers sont froids et pluvieux. » Il préfère rester dans son taudis que s’installer dans un provisoire qui n’aurait pas de fin. En attendant que quelque chose se passe, il vend les ruines de sa maison, pièce par pièce, à l’usine locale produisant du gravier…

économie à l’arrêt. Partout dans la bande de Gaza, le constat est le même. L’argent promis par la communauté internationale pour la reconstruction n’est pas arrivé. « C’est la première fois qu’à une conférence internationale de donateurs, les bénéficiaires se voient promettre le double de ce qu’ils n’ont demandé, près de 5 milliards de dollars ! ironise Issam Younes, de l’ONG de défense des droits de l’homme Mizan. C’est bien que la communauté internationale ne se sente pas à l’aise avec ce qui s’est passé ici. » Mais l’aide promise début mars à Charm al-Cheikh (Egypte) est restée l’otage d’une situation politique complètement bloquée. Israël maintient un strict blocus de la bande de Gaza tant que le Hamas détient le soldat Gilad Shalit. En outre, pas question pour l’Etat hébreu de rouvrir les points de passage sans une présence des forces de l’Autorité palestinienne pour en garantir la sécurité. Or, l’Autorité (contrôlée par le Fatah) et le Hamas ont pour l’instant échoué à se mettre d’accord sur un processus de réconciliation, malgré les efforts de l’Egypte. C’est un cercle vicieux dont chacun se rejette la responsabilité.

La situation du logement est catastrophique « Avec le retard accumulé ces dernières années en matière de construction, les destructions de la dernière guerre et l’accroissement naturel de la population, ce sont 30 000 logements qui font aujourd’hui défaut, ce qui représente 200 000 personnes mal logées, à la rue, dans des locations temporaires ou chez des membres de la famille élargie. Faute de pouvoir importer des matériaux, nous nous sommes lancés dans la construction de maisons en terre compressée. C’est écologique, c’est joli, mais ce n’est pas une solution pérenne », explique Sébastien Trives, directeur adjoint de l’Unrwa à Gaza.

Toute l’activité économique est à l’arrêt à cause de la destruction du tissu industriel et de la fermeture des frontières. « Plus de 80% de la population gazaouie vit sous le seuil de pauvreté qui correspond à 3 dollars par jour », renchérit Sébastien Trives. L’Unrwa a porté ses programmes d’aide à l’emploi de 7 000 à 14 000, mais ce sont des jobs temporaires et, surtout, en nombre insuffisant. De fait, l’agence de l’ONU est devenue le premier pourvoyeur d’aide humanitaire de la bande de Gaza. Ce qui ne manque pas d’occasionner des frictions avec le Hamas, qui veut garder la haute main sur l’aide distribuée, meilleur moyen de contrôler la société et de servir en premier ses partisans.

Nombre de supporteurs du Fatah se plaignent d’être « oubliés » dans les distributions de nourriture et de vêtements organisées par le gouvernement islamiste. « En fait, le réseau social du Hamas passe par les mosquées, explique un observateur averti. Pour en bénéficier, il faut être un habitué d’une mosquée. » C’est l’une des raisons de la montée des comportements et des tenues salafistes (adeptes d’une stricte imitation des compagnons du Prophète) chez les Gazaouis. Le ministre de la Reconstruction et du Travail, Ahmed al-Kurd, nie toute forme de chantage à l’aide. « Nous aidons 100 000 familles dont le chef est sans emploi. Pensez-vous que toutes ces familles votent Hamas ? s’exclame Al-Kurd.

Nous avons distribué 70 millions de dollars d’indemnisation à ceux qui ont eu un martyre [1 200 dollars par mort, ndlr] ou un blessé [600 dollars], perdu leur logement [5 000 dollars par habitation] ou leur usine [30 000 dollars par entreprise], quelle que soit leur couleur politique. Mais où est l’argent promis par la communauté internationale ? Nous avons besoin de 40 000 tonnes de ciment par mois et Israël ne laisse rien entrer. » En fait, il y a un peu de ciment à Gaza, mais il faut le payer à prix d’or. Il est importé clandestinement via les tunnels de contrebande avec l’Egypte. Le Hamas exige d’ailleurs de chaque propriétaire de tunnel qu’il lui en livre une tonne par semaine au titre de taxe. Certains ont visiblement les moyens.

une légitime amertume. Abdel Aziz Khaldi est l’homme d’affaires qui monte dans la bande de Gaza. Son antichambre, entièrement tapissée de marbre et de boiserie, ne désemplit pas. Il reçoit dans ses bureaux sur l’avenue Omar al-Mokhtar, la principale artère de la ville de Gaza. Les locaux, flambant neufs, ont ouvert il y a seulement six mois. On dit de lui qu’il est le financier du Hamas ; il dément mollement. Abdel Aziz Khaldi achète essentiellement des terrains et de l’immobilier, semble-t-il pour le compte du mouvement islamiste. Il ne s’en cache pas. « Pour les 20% les plus riches, il y a des affaires à faire. L’immobilier est très recherché et personne n’a confiance dans les banques. » L’homme d’affaire vient d’acheter l’hôtel Commodore et espère en tirer le double lorsque l’Autorité palestinienne lui rachètera pour en faire ses bureaux à Gaza. Mais quand ?

En attendant une improbable réconciliation, le fossé se creuse de plus en plus entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Alors que les Gazaouis, qui se sont sentis abandonnés pendant la dernière guerre, vivent un siège sans fin, les habitants de Cisjordanie, eux, voient leur situation économique s’améliorer sous l’impulsion du gouvernement de Salam Fayyad, choyé par les bailleurs de fonds internationaux. Les Gazaouis en conçoivent une légitime amertume et une déprime de plus en plus avouée. « Pendant la guerre, nous n’espérions qu’une chose, que ça s’arrête, sortir vivant de tout ça, juste sentir l’air entrer et sortir de nos poumons, raconte Rami. Et maintenant, nous nous contentons de survivre. La moindre des choses, changer un pneu, se procurer un livre, nous prend des semaines. Notre esprit est entièrement occupé à des futilités. Elle est là la victoire d’Israël. »

http://www.france-palestine.org/article13634.html

mercredi 30 décembre 2009

Rapport accablant: La mort sioniste qui dégouline sur les Palestiniens

Palestine - 29-12-2009

Par Leila Mazboudi
Selon un rapport palestinien officiel, en une seule année, ce sont quelques 1061 palestiniens qui ont été tués, (sans compter les 1400 tués durant l'offensive Plomb durci), 4810 autres ont été blessés, (sans compter les 7.000 de l'offensive précitée), 156.570 hectares de terres en Cisjordanie ont été confisquées, et 90 maisons ont été complètement détruites (en dehors de Gaza)

Israël tue les Palestiniens par tous les moyens.

En temps de guerre, usant des armements les plus sophistiqués et les plus pervers.

Ou alors au ralenti, au compte goutte, sous le regard consentant de la Communauté internationale, et un mutisme arabe mortifiant.

Alors que la solution des deux états est prônée plus que jamais pour résoudre le conflit arabo-israélien, les chiffres sur le terrain, en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, de ceux qui sont tués en dehors des moments de guerre, ou de ceux qui meurent en raison des entraves et des carences qu'ils subissent, font craindre que le peuple palestinien ne soit exterminé d'ici l'instauration d'un état palestinien !


Des tués par milliers, des prisonniers par milliers, des biens et des terres confisqués par milliers d'hectares, des maisons détruites par milliers, les chiffres témoignent de la situation lamentable des palestiniens:

Selon un rapport palestinien officiel, en une seule année, ce sont quelques 1061 palestiniens qui ont été tués, (sans compter les 1400 tués durant l'offensive Plomb durci), 4810 autres ont été blessés, (sans compter les 7.000 de l'offensive précitée), 156.570 hectares de terres en Cisjordanie ont été confisquées, et 90 maisons ont été complètement détruites.

Dans les détails de ces chiffres élaborés par le département des relations internationales de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), parmi les martyrs palestiniens, 85% sont des civils, dont 40% des enfants et des femmes.

Concernant les blessés, plus de la moitié sont des enfants: 2773 pour être plus précis.

Quant aux terres palestiniennes expropriées au cours de l'année 2009, sur les 156.570 hectares:
= 139 mille hectares des terres de la mer Morte et du prophète Moïse, du désert des Arabes des Ta'amreh, des Ubaydi et des Rashaida; elles devraient être annexées pour le compte de la colonie de Maalé Adoumim."

= 12 mille hectares, également prévus pour être rattachées aux colonies de Maalé Adoumim et de Kedar, à l'est de Jérusalem-est occupée
= 5500 hectares ont été saisis des différentes parties des territoires palestiniens.

En plus de ces confiscations, le rapport cite la fermeture de 48 mille hectares par l'entité sioniste: dont 45 mille hectares à Hébron-AlKhalil, ainsi que 3 mille hectares environ de terres dans le village de Yatta à Hébron.

À Jérusalem-AlQuds occupée, le rapport prévoit la démolition 11 mille maisons palestiniennes, étant donné que "les autorités d'occupation ont annoncé vouloir construire 11 mille unités de logement dans ses environs". De surcroît, 90 maisons individuelles appartenant à des Palestiniens ont été détruites par les colons extrémistes qui en ont chassé leur propriétaire.

Toujours à Jérusalem-AlQuds occupée, le rapport évoque aussi la poursuite des travaux de construction d'une voie ferrée pour le passage d'un train léger, d'une longueur de 20 Km, permettant de servir 100 mille colons, alors que le gouvernement israélien a approuvé le tracé du chemin de fer reliant Tel-Aviv à Jérusalem-AlQuds occupée, qui devrait traverser cinq villages palestiniens dont une cinquantaine d'hectares seront expropriées.

Dans le dossier des arrestations, ce sont quelques 6294 Palestiniens qui ont été arrêtés durant cette année: 4294 lors de perquisitions ou sur les barrages, et 2000 ouvriers parce qu'ils ne détenaient pas de permis de travail. Le rapport s'est arrêté sur les souffrances de 7500 prisonniers enfermés depuis de longues années dans les geôles israéliennes, citant des actions de répression, des refus de visites, l'isolement des prisonniers, en particulier dans la bande de Gaza et à Jérusalem-AlQuds ainsi que la négligence médicale. Rappelant que 337 enfants et 36 femmes sont toujours en captivité, tandis que 326 des prisonniers sont en détention administrative sans procès, et 1500 d'entre eux souffrent de maladies graves.

Le rapport palestinien s'est également penché sur les dégâts causés par les fouilles entamées sous la mosquée d'AlAqsa, sous prétexte de rechercher les vestiges du Temple du prophète Salomon (s).Il craint surtout les tunnels construits sous la mosquée qui risquent de provoquer des effondrements, à l'instar de ce qui s'est passé avec l'école des filles gérée par l'UNRWA dans la région.

Rappelant la mort de trois journalistes et les dizaines de blessés parmi les gens des médias qui sont tombés au cours de l'année dans l'attaque criminelle sur la bande de Gaza, le rapport a aussi révélé que les autorités de l'occupation ont fermé Radio Bethléem 2000, et arrêté des dizaines de journalistes tant à Jérusalem-AlQuds que dans les territoires de l'Autorité palestinienne.
Le rapport a également déploré que les autorités israéliennes aient empêché l'organisation des activités commémoratives de Jérusalem-AlQuds, comme capitale de la culture arabe 2009, signalant qu'elles ont chassé les participants et les organisateurs par la force.

Les souffrances de la bande de Gaza dont les 1400 victimes tombées durant l'offensive israélienne Plomb durci ne figurent pas dans l'étude étaient également à l'ordre du jour du rapport. Ayant perdu leurs logements durant cette guerre meurtrière, et dont le nombre s'élève à près de 5000 environ, les rescapés de cette guerre, des dizaines de milliers, vivent sous des tentes, en raison du blocus israélo-égyptien imposé contre eux, et qui interdit d'entrée les matériaux de construction.

Mêmes les vivres et les médicaments ont du mal à leur parvenir, si ce ne sont les dizaines de tunnels " de contrebande" reliant la Bande à l'Égypte, et qui risquent à leur tout d'être condamnés par la construction du mur égyptien d'acier, supervisé par les Israéliens, les américains et les français.

Pis encore, le siège rend difficile le départ des Gazaouis de la Bande par le terminal de Rafah, même pour ceux qui veulent poursuivre des études ou subir un traitement médical.
Selon le rapport, au cours de l'année révolue, plus de 367 décès ont été recensés, pour insuffisance médicale.
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13180&type=analyse

Au mur de la mort, l’Egypte va utiliser de l’eau de mer pour noyer les ouvriers des tunnels

Rafah - 29-12-2009
Par Palestine info
Des sources bien informées ont révélé un des secrets du mur de la mort que le gouvernement égyptien est en train de construire à la frontière avec la Bande de Gaza : un circuit qui sera utilisé pour remplir les tunnels d’eau de mer et pour noyer quiconque essaiera d’en creuser de nouveaux.


Des sources bien informées ont révélé un des secrets du mur de la mort que le gouvernement égyptien est en train de construire à la frontière avec la Bande de Gaza : un circuit qui sera utilisé pour remplir les tunnels d’eau de mer et pour noyer quiconque essaiera d’en creuser de nouveaux.

Les sources ont précisé que des trous sont creusés du côté palestinien du mur d’acier et que des tuyaux de 20 à 30 mètres de long sont insérés dans ces trous.

Le chantier du mur est réalisé par des ouvriers égyptiens employés par les « Arab contractors » en présence d’ingénieurs étrangers présents sur le site.

Selon les sources, une canalisation principale de 10 kms prendra l’eau dans la mer et la distribuera à un réseau de tuyaux enterrés tous les 30 à 40 mètres, ce qui constituera une première ligne de « défense » contre les ouvriers des tunnels.

Les sources ont ajouté que les tuyaux qui seront enterrés ont des trous et irrigueront régulièrement le sol, ce qui provoquera l’effondrement des tunnels actuels et rendra plus difficile le creusement de nouveaux ; le système aura également une influence néfaste sur le sol du côté palestinien, tandis que le mur d’acier de 30 à 35 mètres de profondeur protègera le sol du côté égyptien de ces effets néfastes.

La Bande de Gaza, qui est assiégée par l'embargo depuis plus de trois ans, dépend de ces tunnels pour la nourriture, le lait, le combustible et autres marchandises indispensables qui entrent depuis l’Egypte par les tunnels. Ajoutons que l’Egypte bénéficie aussi d’un point de vue économique des activités de ces tunnels.
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13172&type=communique&lesujet=Blocus

Des députés britanniques plaident pour des pressions sur "Israël"

Grande-Bretagne - 29-12-2009

Une trentaine de députés britanniques ont appelé le gouvernement de Gordon Brown à faire pressions sur Tel-Aviv pour le contraindre à respecter les lois internationales et lever le blocus imposé sur la bande de Gaza.

Une trentaine de députés britanniques ont appelé le gouvernement de Gordon Brown à faire pressions sur Tel-Aviv pour le contraindre à respecter les lois internationales et lever le blocus imposé sur la bande de Gaza.

Dans une lettre ouverte à Brown, ces députés ont écrit : A l'anniversaire de la guerre israélienne contre la bande de Gaza nous demandons à tous les partis politiques d'œuvrer au soulagement des maux du peuple palestinien.

Ils ont rappelé que lors de l'offensive israélienne contre la bande de Gaza 352 enfants ont été tués et plus de 50,000 maisons, 280 écoles, et des d'hôpitaux ont été détruits.

Parmi les signataires de cette pétition figurent notamment le leader des libéraux démocrates, Nick Clegg, ainsi que des députés travaillistes et conservateurs.

De son coté, le chef du groupe parlementaire Grande Bretagne-Palestine, Richard Burdon, a dit dans ce contexte: "les habitants de la bande de Gaza ont besoin d'abri, de denrées alimentaires et de vêtements pour passer l'hiver. Je suis surpris et je me demande si le monde les a oubliés. Cette situation insupportable ne résulte pas d'une catastrophe naturelle mais de la politique de certains gouvernements qui pourraient mettre fin demain au blocus dans cette région, s'ils le voulaient".

Entre-temps, des centaines de Britanniques se sont rassemblés devant l'ambassade israélienne
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13179&type=communique

Moubarak le maton d'Israël

Egypte - 29-12-2009
Par Kharroubi Habib

Les cérémonies et manifestations qui commémorent depuis hier à Gaza le premier anniversaire de l'agression de l'armée israélienne contre ce territoire palestinien ont pour but d'empêcher que le voile de l'oubli ne retombe sur la tragédie vécue par la population pendant les 22 jours durant lesquels elle fut soumise à un déluge d'acier et de feu aussi bien par la voie des airs que terrestre et maritime.




















Des volontaires venus du monde entier ont afflué aux frontières du territoire martyr avec l'intention d'exprimer aux côtés de sa population le refus du silence qui retombe si vite dans la communauté internationale sur les crimes et massacres commis en cette circonstance devant les yeux du monde entier par la soldatesque sioniste.

Mais c'était compter sans la vigilance de l'Etat hébreu à empêcher que ces commémorations ne tournent à la condamnation universelle des « faits d'armes » de ses soldats et au procès public de ses responsables qui les ont ordonnés, dirigés et couverts. L'étonnant et le plus révoltant n'est pas que les Israéliens ont refusé aux citoyens étrangers l'entrée au territoire palestinien. De leur part, il n'y avait rien d'autre à attendre, eux pour qui cette intrusion aurait constitué une brèche dans la chape de plomb qu'ils veulent maintenir sur ce qui s'est passé à Gaza pendant l'opération «plomb durci» et continue de se passer à cause du blocus inhumain qu'ils imposent toujours à ce territoire et à sa population. Ce qui l'est, c'est la complicité agissante dont l'Egypte « ourat eddounia » fait preuve à l'égard de l'Etat sioniste en interdisant elle aussi le passage sur son territoire vers Gaza des centaines d'étrangers venus manifester leur solidarité aux Palestiniens et leur refus de l'impunité des crimes sionistes.

Tout comme l'Etat hébreu, « ourat eddounia » a fermé sa frontière avec le territoire de Gaza. Moubarak se révèle comme l'auxiliaire zélé de Benyamin Netanyahu. Son comportement n'est pas pour surprendre. Si l'on se rappelle que la veille de l'opération d'agression surnommée « plomb durci », Tzipi Livni, alors ministre des Affaires étrangères d'Israël, était venue au Caire avoir son aval à celle-ci. Et il conforte la prévention qu'ont eue les responsables du Hamas sur la médiation égyptienne en vue soi-disant de faciliter la réconciliation inter palestinienne.

Le président égyptien n'est pas à une trahison près, y compris celle de jouer au supplétif de l'Etat sioniste avec lequel il a établi une alliance stratégique qui tourne le dos à la cause de la Palestine et du monde arabe en général. Il a fait de son pays « ourat eddounia » en le braquant, non contre l'ennemi historique des Arabes mais contre un pays, l'Algérie en l'occurrence, dont les sacrifices pour leurs causes ont été aussi lourds que désintéressés.

Il ne s'arrêtera pas dans cette voie, comme le prouvent les travaux ordonnés par lui destinés à rendre impossibles les passages souterrains dans la zone de Rafah frontalière de la bande de Gaza.

Gaza est ainsi appelée à devenir une immense prison à ciel ouvert dont Benyamin Netanyahu est le directeur et Moubarak le « maton ». Et le « pharaon » croit ainsi se voir reconnaître un rôle d'acteur essentiel du Proche et Moyen-Orient, alors qu'il a sombré dans l'infamie.
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13178&type=analyse&lesujet=Blocus

Gaza : la France supervise le prolongement du Mur de séparation




Très peu de marchandises étant autorisées à pénétrer dans la bande de Gaza, que ce soit en provenance d’Israël ou d’Égypte, des centaines de tunnels ont été creusés sous la frontière égyptienne pour assurer l’approvisionnement de la population. Ces tunnels sont également utilisés par la Résistance pour s’approvisionner en armes.

L’État d’Israël s’applique à transformer la bande de Gaza en bantoustan, sur le modèle expérimenté jadis par les ses conseillers au Guatemala et en Afrique du Sud.

Dans cette perspective, Israël a construit un Mur de séparation, dont le tracé a été jugé illégal au regard du droit international par la Cour d’arbitrage de La Haye. Ce mur est en cours de prolongement sur la frontière égyptienne, soit une dizaine de kilomètres.

Le Mur de séparation égyptien est d’abord composé de canalisations jusqu’à 35 mètres de profondeur. Celles-ci sont conçues pour inonder les tunnels. Elles sont emplies d’eau de mer. Un second ouvrage est composé de plaques de métal de 18 mètres de longueur et de 50 centimètres d’épaisseur. Ces plaques, réputées infranchissables, sont munies de capteurs pour détecter les éventuels travaux de sape.

Le Mur est construit sous la direction de conseillers techniques états-uniens et français. Cette semaine, le directeur du Renseignement militaire français, le général de corps d’armée Benoît Puga, est venu personnellement inspecter le chantier. Examinant ce qui est en train de devenir, selon les mots du président Nicolas Sarkozy « la plus grande prison du monde », le général Puga s’est félicité de l’avancement des travaux d’encerclement. Il a déclaré qu’il s’agissait là de « la plus grande opération de l’Histoire » visant à couper des souterrains et qu’elle pourrait servir de modèle dans d’autres régions du monde.

1,5 million de personnes vivent dans la bande de Gaza. Selon le rapporteur spécial de l’ONU, Jean Ziegler, la majorité d’entre elles sont victimes de malnutrition et ne peuvent survivre que grâce à la contrebande transitant par ces tunnels.

http://www.voltairenet.org/article163396.html

L'UE : les plans de construction de colonies à Jérusalem-Est sont illégaux


28/12/2009

L'Union européenne a déploré la décision "illégale" des autorités israéliennes de lancer des appels d'offres pour la construction de logements dans la partie annexée de Jérusalem.

"Les constructions sur des terres occupées sont illégales et contraires au droit international", a averti la présidence suédoise de l'UE, qui s'est dite "consternée" par l'annonce de ces appels d'offres, et a invité les autorités israéliennes à "reconsidérer ce projet".

Une telle décision "ne crée pas un climat propice à la reprise de négociations" sur le statut de Jérusalem, appelée à devenir la capitale de deux Etats, a-t-elle averti.

Le ministère israélien de l'Habitat a publié des appels d'offres pour la construction de 692 logements dans des quartiers juifs érigés dans la partie orientale de la Ville sainte conquise et annexée en juin 1967.

La communauté internationale n'a jamais recon
nu l'annexion de Jérusalem-Est, où les Palestiniens veulent installer la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=117300&language=fr

Avis israélien: Abou Mazen est faible, la libération des détenus sera une gifle


29/12/2009
C'est le point de vue du chef du Service général de sécurité israélien, Yuval Diskin, lors d'une rencontre avec les ambassadeurs israéliens. Un point de vue pas du tout candide, et qui semble être partagé, non sans grande satisfaction de la part de nombreux dirigeants israéliens. Étayant son avis, Diskin a estimé que le chef de l'autorité palestinienne dont le mandat a expiré en décembre 2008 "s'est dressé sur un arbre beaucoup trop haut, parce qu'il croyait que les Américains allaient lui apporter tout ce qu'ils voulaient sur un plateau d'argent".
Et d'avertir: " si personne ne le fait descendre de cet arbre, il finira dans sa maison".
L'avertissement s'adresse à celui dont l'accession au pouvoir avait été vivement encouragé par les Israéliens. Lorsqu'Ariel Sharon était encore Premier ministre, et s'acharnait à vouloir se débarrasser du fondateur du Fatah et premier chef de l'Autorité Yasser Arafat, avant de sombrer dans un comas dont il n'est plus jamais sorti.

Interrogé sur l'impact que pourrait avoir sur Abbas la libération des détenus palestiniens dans les geôles israéliennes, dans le cadre de la transaction indirecte qui pourrait se faire entre les autorités de l'occupation et le Hamas, pour relâcher le soldat Gilad Shalit, le général israélien s'attend à ce que ce soit "une gifle dans son visage, car c'est une réalisation importante pour l'opinion publique palestinienne":" Mais en même temps, Abou Mazen comprend que cela va se passer et il se prépare à l'assimiler, de crainte d'être renversé", poursui-il.
Évoquant les détenus palestiniens dont le Hamas exige la libération, Diskin s'est arrêté sur Marwane Barghouthi, secrétaire général du Fatah du vivant de son fondateur et premier président de l'autorité Yasser Arafat. Le qualifiant "d'esprit de la deuxième intifada et non Yasser Arafat", il estimé toutefois que l'Intifada a finalement échappé à son contrôle". Barghouti a été condamné par un tribunal de Tel Aviv à cinq peines de prison à perpétuité.
Étrangement, Diskin s'est longuement attardé sur la question d'une éventuelle succession d'Abbas, faisant planer le doute sur la portée de ses propos. Écartant Ahmad Qoreï qui selon lui n'est pas "populaire", ainsi que le Premier ministre Sala Fayyad qui "ne fait pas partie du mouvement Fatah". Pour en fin de compte faire une pause sur "un haut responsable du Fatah en Tunisie, Maher Abou Ghoneim, qui était dans le passé contre Abbas, mais s'approche de lui depuis un certain temps, et considéré comme étant une figure publique propre".
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=117395&language=fr

L'armée libanaise tire en direction des avions israéliens


29/12/2009 Les batteries antiaériennes libanaises ont ouvert le feu en direction de quatre avions militaires israéliens qui
survolaient un secteur du sud du Liban, violant une nouvelle fois l'espace aérien libanais.

"Les batteries antiaériennes de l'armée ont tiré en direction de quatre avions israéliens ennemis de type Phantom qui survolent depuis ce matin la région de Hasbaya (sud-est) à basse altitude", a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée.

Les avions poursuivaient leur survol de cette zone en milieu de matinée, a-t-il précisé.

L'armée publie des communiqués quasi quotidiens signalant des violations israéliennes de l'espace aérien libanais. Mais elle n'ouvre le feu que si les appareils se trouvent à portée de ses batteries.

Les survols du territoire libanais par l'aviation israélienne sont considérés par l'ONU comme une violation de la résolution 1701 du Con
seil de sécurité, mais le conseil de sécurité ne prend jamais de mesures pratiques pour cesser ces violations.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=117377&language=fr

Une guerre avec le Hamas ou le Hezbollah ou les deux est possible l'an prochain



29/12/2009

Le ministre de la "défense" Ehud Barack a annoncé que le Hezbollah détient désormais plus de quarante mille roquettes, "ce qui constitue un grand défi pour Israël qui essaie d'y faire face en ôtant au Hezbollah les prétextes de guerre avec Israël".

Se prononçant devant la commission des affaires étrangères et sécuritaires à la Knesset, Barack a indiqué que la région de Ghajar est le prétexte utilisé par le Hezbollah. "Israël négocie avec les Nations Unies pour régler cette affaire à la base de la résolution 1701", a-t-il prétendu.

Le ministre israélien a tenté de cacher son angoisse en simulant une volonté inébranlable face à ce "défi". "Une guerre avec le Hamas ou le Hezbollah ou les deux en même temps est possible l'année prochaine".

Il a par ailleurs abordé la question palestinienne, estimant que "le statut d'Israël est solide" et qu'il peut aboutir à la solution de deux Etats.

S'agissant de l'Iran, le ministre israélien de la "défense" a prévu que Téhéran pourra développer une arme nucléaire début 2011 si elle le désire.

"Le nouveau site iranien près de Qom est situé à l'intérieur d'un renfort souterrain, il est donc protégé de tout raid aérien ordinaire", a-t-il ajouté.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=117330&language=fr


« Lutter pour briser le siège de Gaza »

lundi 28 décembre 2009 - 07h:55

George Galloway - Al Jazeera

George Galloway, homme politique britannique qui est à la tête de « Viva Palestine » explique à Al Jazeera pourquoi le convoi doit être autorisé à poursuivre sa route.
(JPG)
George Galloway

C’était le jour de Noël mais il n’y avait aucune place à l’hôtel pour les voyageurs fatigués.

Refoulés par la république arabe d’Égypte, les 500 membres du convoi « Viva Palestina » allant vers Gaza ont passé Noël sur un parking à Aqaba.

La dernière fois qu’un aussi grand nombre de ressortissants Turcs, Arabes et Britanniques étaient réunis dans cette ville, c’était pour se battre les uns contre les autres durant la première guerre mondiale.

Maintenant, ils se battent pour briser le siège imposé au peuple palestinien dans Gaza.

Il sera toujours temps ensuite de revoir le rôle de chacun dans cette triste histoire de Noël, mais pour l’instant je fais appel à tout le monde pour nous aider à atteindre Gaza.

Nos médicaments sont dans une course contre la montre à cause de leur date d’expiration et ils peuvent s’abîmer sous le soleil du désert. Et des gens meurent dans la bande de Gaza, faute de certains de ces médicaments.

Le gouvernement de la Turquie et son respecté premier ministre [Recep Tayyip] Erdogan font de leur mieux, tout comme l’ancien Premier ministre de Malaisie, M. Mahathir Mohamad, ainsi que l’épouse de l’actuel premier ministre à Kuala Lumpur.

J’ai écrit à la reine Rania de Jordanie, lui demandant de contacter Suzanne Moubarak qui, tout en étant la première dame d’Egypte est aussi la responsable du Croissant-Rouge égyptien, pour voir si c’est la testostérone qui est le problème [allusion au manque de courage des interlocuteurs masculins ? N.d.T].

Les faits sont là : plus de 200 camions et 500 personnes venant de 17 pays différents ont renoncé à leurs vacances de Noël pour tenter d’aider un million et demi d’Arabes et de Musulmans dans Gaza.

Nous sommes à quatre heures de route de Rafah, en traversant la mer Rouge.

Et un gouvernement arabe nous l’interdit. La question est : que vont faire les 300 millions d’Arabes contre ce lent et tranquille massacre de leurs frères derrière les barbelés ?

28 décembre 2009 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/m...
Traduction : Info-Palestine.net

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7876

Les sirènes de la mort retentissent sur Gaza

mardi 29 décembre 2009 - 08h:01

Pierre Barbancey
L’Humanité

Il y a un an, Israël lançait son offensive meurtrière sur ce territoire palestinien. 1 450 Palestiniens ont été tués en
18 jours. Le rapport Goldstone parle de « crimes de guerre » voire de « crimes contre l’humanité ».
(JPG)

Bande de Gaza, envoyé spécial.

Les sirènes ont retenti dans la bande de Gaza, hier matin, pour marquer le premier anniversaire de l’offensive israélienne. Ce 27 décembre 2008, ici, la terre s’est, pour ainsi dire, arrêtée de tourner. Et c’est comme si Mohammad Abed Rabbo n’avait pas quitté sa chaise depuis des mois. La canne solidement appuyée sur le sol, l’homme ne cache pas sa colère. Il montre les alentours. On ne voit pratiquement pas une maison. En revanche, des cabanes de fortune et des tentes se dressent ça et là, souvent près de monticules de béton d’où dépassent des tiges d’acier. C’est aussi tout ce qu’il reste de la demeure de Mohammad.

Déluge de feu sur une population prise au piège

Dans toute la bande de Gaza, comme à Itzbed Abed Rabbo, ce bourg au nord-est du territoire palestinien, à la frontière avec Israël, l’armée israélienne s’est employée à raser tout ce qui pouvait servir de foyer pour les Palestiniens. Si l’aviation a commencé les destructions, les soldats du génie, avec leurs explosifs, ont terminé le travail en 18 jours. Mandaté par l’ONU, le juge Richard Goldstone a rédigé un rapport accusant surtout Israël mais aussi les groupes armés palestiniens de « crimes de guerre » voire de « crimes contre l’humanité » durant les combats à Gaza.

C’était il y a un an. Sous prétexte d’éradiquer le Hamas, Tel-Aviv déclenchait une opération meurtrière. Plus de 1 400 Palestiniens, dont de nombreuses femmes et enfants, ont été tués, contre 17 (dont trois civils) côté israélien. L’aviation puis l’artillerie répandaient un déluge de feu sur une population prise au piège, dans l’impossibilité de s’échapper de ces 360 km2. Un massacre programmé qui a également servi d’expérimentation pour des armes nouvelles (les médecins étrangers présents pendant l’offensive ont fait état de blessures inconnues) ou encore les bombes au phosphore blanc dont l’utilisation au milieu des civils est interdite par les conventions de Genève.

Si le but officiel israélien n’a pas été atteint, la population civile, en revanche, continue de souffrir, sans que la communauté internationale ne trouve à y redire. C’est comme si l’offensive se poursuivait. Les autorités israéliennes n’ont autorisé l’entrée que de 41 camions de matériaux de construction dans Gaza depuis la fin de l’offensive à la mi-janvier, alors qu’il en faudrait des milliers pour réparer les dommages causés aux maisons et aux infrastructures publiques. Il est interdit à la population civile, ainsi qu’aux Nations unies, d’importer des matériaux comme le ciment ou le verre, sauf dans un très petit nombre de cas. Le blocus a également conduit à de fréquentes coupures d’électricité, de gaz et d’eau, avec des conséquences désastreuses sur la vie quotidienne et la santé publique. On comprend mieux les buts israéliens lorsqu’on sait que 30 % des terres arables ont été interdites d’accès et estampillées « zone tampon » par les militaires israéliens depuis la fin de l’offensive.

« Israël voulait approfondir la division entre Gaza et la Cisjordanie, note Walid Al-Awad, du Parti du peuple palestinien (PPP, communiste). Il n’a pas réussi mais il poursuit ce but en continuant le blocus et en faisant pression sur les dirigeants palestiniens en Cisjordanie pour accepter des frontières temporaires. »

28 décembre 2009 - Le web de L’Humanité
Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.humanite.fr/2009-12-28_I...

Les enfants de Gaza vivent avec leur traumatisme

lundi 28 décembre 2009 - 12h:20

Ma’an News Agency

Un an après l’agression d’Israël contre Gaza, les enfants revivent toujours leurs moments de frayeur, les scènes sanglantes et le bruit des bombes.
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Amira Al-Qarm, 14 ans, avec Emad Eid, de Ma’an
(MaanImages)

Près de la moitié de la population de la bande de Gaza a moins de 18 ans. La grande majorité des enfants de Gaza (98% selon une étude) a subi un traumatisme ou été témoin de violence.
Le père d’Amira Al-Qarm, 14 ans, et deux de ses frères, ont été tués sous ses yeux par une roquette israélienne qui a explosé sur sa maison familiale à Gaza, dans le quartier Tel Al-Hawwa. Bien que touchée par des éclats, elle a réussi à ramper jusqu’à un abri, dans une autre maison, où elle est restée baignant dans son sang pendant quatre jours.

Amira se rappelle les premiers moments de la guerre : « Lors de la première attaque, le bâtiment de la Sécurité préventive qui était près de chez nous à Tel Al-Hawa a été bombardé, et je suis allé chercher mes frères qui étaient à l’école au moment du bombardement. »

« Nous avons vécu la guerre sous tous ses aspects dans la maison, jusqu’aux derniers jours, quand mon père et deux de mes frères ont été tués. J’ai été blessée par un éclat au pied. Je n’ai rien pu faire tant que la guerre n’a pas été finie, c’est là qu’on m’a emmenée à l’hôpital. »
Sur les 1 455 personnes qui ont été tuées pendant la guerre, 430 sont des enfants. Ensemble, femmes et enfants représentent 48% des 5 300 personnes qui ont été blessées.

Luay Subuh, 11 ans, a perdu la vue, touchée au visage par des fragments d’un missile israélien, lors d’un bombardement de Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza.

« Les avions israéliens ont lancé des tracts nous ordonnant d’évacuer nos maisons, alors nous sommes allés à l’hôpital Kamal Edwan puis à l’école des Nations unies où nous sommes restés pendant quinze jours, » dit-il.

« Quand Israël a déclaré une trêve de deux heures, je suis retourné avec mon père à notre maison pour prendre certaines choses, des vêtements et de la nourriture. A ce moment-là, des avions israéliens ont lancé une roquette qui m’a touché directement et personne n’a pu me secourir pendant des heures et, à cause de cela, j’ai perdu la vue et suis paralysé de ma main droite. »

Nezar Al-Yazeji, 9 ans, lui, a vu son oncle et son cousin tués sous ses yeux, dans le centre de la bande de Gaza.

« J’ai vu mon oncle et son fils réduits en pièces et j’ai vu leurs funérailles. J’ai vu ma mère, mon père et mes frères et sœurs, pendant qu’ils pleuraient et qu’ils criaient, » dit-il.

« Nous dormions tous dans la même pièce. Nous n’allions même pas dans les couloirs de la maison. Nous étions réveillés chaque nuit à cause du bruit des tirs et des bombardements. Les fenêtres de notre maison avaient été brisées par le bombardement, » ajoute-t-il.

« Ils veulent faire de nous des analphabètes »

Safiyah Al-Masri, 11 ans, a raconté à Ma’an comment son école avait été bombardée.

« Ils ont bombardé notre école parce qu’ils veulent faire de nous des analphabètes, pour que nous ne connaissions pas nos droits et que nous ne sachions pas qui est notre véritable ennemi ».

Elle dit que les bombardements ne l’arrêteront pas dans ses études : « Nous apprendrons et étudierons, et nous n’abandonnerons pas notre droit à vivre ici et à l’éducation. Nous nous instruisons pour savoir comment défendre nos droits, ».

Des psychologues indiquent qu’à cause de la violence à laquelle ils ont été exposés, de nombreux enfants de la bande de Gaza montrent des signes de stress post-traumatique et d’autres des problèmes mentaux. Les séquelles du traumatisme comportent des symptômes physiques, comportementaux et psychologiques, dont les troubles de sommeil, l’anxiété et les cauchemars.

28 décembre 2009, Gaza - Ma’an News Agency - traduction : Info-Palestine.net

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7880

Nos gouvernants sont complices de la barbarie israélienne

lundi 28 décembre 2009 - 09h:32

Silvia Cattori

George Galloway : "Notre convoi est déterminé à briser le siège pour apporter l’aide nécessaire. Le moral est haut dans notre camp, à Aquaba, et nous n’irons nulle part ailleurs qu’à Gaza".
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Le 27 décembre 2008, en trois minutes, quatre-vingt bombardiers F16 des forces de l’air israéliennes larguaient plus de cent tonnes d’explosifs en allant du nord au sud,
de Beit Hanoun jusqu’à Rafah.

Le ghetto de Gaza, un an après le carnage

C’était le début de l’agression barbare dite « Plomb durci » ; le début d’une guerre criminelle contre un peuple sans défense qui allait faire, en trois semaines, 1 400 morts dont 400 femmes et enfants, 5 300 blessés, mutilés, dont 2 400 femmes et enfants, des dizaines de milliers de sans abris, au sein d’une population civile déjà exsangue après les longs mois de fermeture de Gaza par Israël ; un blocus total qui l’avait privée de nourriture et de tous les produits nécessaires, comme les médicaments, le gaz, le mazout, en violation de toutes les conventions internationales.

Aujourd’hui, un an après ce déluge de feu qui avait tout dévasté, la population de Gaza, affaiblie, exsangue, tente désespérément de survivre au milieu des ruines et des privations. Les hôpitaux manquent de médicaments et de pièces de remplacement. Les infrastructures d’adduction d’eau potable et d’évacuation des eaux usées sont dans un état effrayant. La situation sanitaire met en danger la santé des gens. Israël bloque également l’entrée des matériaux nécessaires à la reconstruction.

Le laissez faire de la part de l’Occident qui protège l’État voyou d’Israël, au lieu de le mettre au ban des nations, est un immense scandale. Un million et demi de personnes - dont plus de la moitié sont des enfants - demeurent indéfiniment étouffées, enfermées au su et au vu du monde dans ce qu’Israël, par son blocus hermétique, a transformé en une effrayante prison.

Et nos lâches gouvernants qui aiment tant à se présenter comme les défenseurs des Droits de l’Homme, que font-ils face à cette situation ?

Absolument rien. Ils participent aux commémorations de massacres qui se sont produits il y a plus de 60 ans, mais ils ne veulent rien faire pour contraindre Israël à mettre un terme au plus grand et terrifiant crime contre l’humanité de notre époque : le ghetto de Gaza. Un ghetto qui incarne le martyre de tout un peuple laissé à l’abandon ; un martyre qui se déroule sous leurs yeux pendant qu’ils se taisent ; alors qu’ils ont des moyens d’agir, des moyens de faire entendre leur voix. Cela est impardonnable. Et, pour les millions de gens qui se solidarisent avec la population en détresse de Gaza, c’est un scandale supplémentaire.

En dépit des nombreux appels de personnalités éminentes (1), en dépit des cris d’alarme de diverses instances de l’ONU (2), en dépit du rapport Goldstone dénonçant les crimes de guerre commis par l’armée israélienne (3), nos gouvernements se refusent à exercer la moindre pression réelle sur Israël pour mettre fin à cette situation scandaleuse.

Des dizaines de milliers de citoyens révoltés par cette injustice ont commencé à se mettre en mouvement et à agir pour tenter de briser ce blocus mortel infligé à la population de Gaza. Ils sont partis par mer (4) ou par terre (5). Ils agissent pour isoler Israël comme jadis l’Afrique du Sud de l’apartheid (6). Ils dénoncent tous les États, directement ou indirectement complices, et qui bafouent l’opinion de leurs peuples.

Le gouvernement de mon pays, ainsi que tous les gouvernements qui collaborent avec Israël et le laissent impuni, sont complices des souffrances qu’il inflige à des centaines de milliers d’enfants traumatisés, complices des punitions collectives qu’il impose à un million et demi de personnes par le siège de Gaza.

Certains gouvernements y participent directement, comme les gouvernements états-unien et français qui s’emploient en ce moment à sceller la frontière sud de la bande de Gaza par un mur métallique souterrain (7) destiné à fermer tous les tunnels par lesquels un peu de nourriture parvient encore à la population, et à affamer celle-ci dans l’espoir qu’elle finisse par se retourner contre le Hamas. Autrement dit, ils s’associent cyniquement, pour des raisons politiques, à une punition collective qui viole outrageusement le droit international.

Et ils s’associent à la politique répressive du dictateur égyptien Hosni Moubarak, qui s’ingénie à multiplier les obstacles au passage des convois humanitaires organisés par des volontaires internationaux vers Gaza.

En ce moment même, après un long périple par la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, la Grèce, la Turquie et la Syrie, les 150 véhicules et les 400 personnes du convoi d’aide humanitaire « Viva Palestina 3 » (8), partis de Londres le 6 décembre, se trouvent bloqués en Jordanie à Aqaba, interdits d’entrée en Egypte depuis deux jours, et les participants s’apprêtent à commencer une grève de la faim pour obtenir le passage. C’est un grand évènement dont notre presse ne souffle mot, comme d’habitude quand il s’agit de dénoncer la situation imposée à Gaza.

Le député britannique George Galloway, qui voyage avec le convoi, a déclaré : « Israël maintient le siège de Gaza depuis trois ans et demi en violation du droit international. Il n’a laissé entrer aucune aide ou matériaux pour la reconstruction après son attaque du début de l’année. Notre convoi est déterminé à briser le siège pour apporter l’aide nécessaire. Le moral est haut dans notre camp, à Aquaba, et nous n’irons nulle part ailleurs qu’à Gaza. »

Seule la pression de l’opinion publique pourra finir par contraindre l’Egypte, associée à Israël dans le blocus de Gaza, à ouvrir les portes de l’enfer, et à obliger les gouvernements occidentaux, et leurs autres alliés parmi les dictateurs arabes, à se départir de leur criminelle complicité et à agir enfin pour qu’Israël soit sanctionné.

Les manifestations organisées, du 27 décembre à mi-janvier, pour accompagner la Campagne internationale « Marche de la liberté » montrent la voie à suivre 9). L’engagement courageux et admirable de milliers de citoyens, impliquant 42 pays, se développe en ce moment comme une vague irrésistible, sera-t-il suffisant pour obliger nos gouvernements à agir enfin ?

Silvia Cattori


[1] Voir par exemple : Conflit israélo-palestinien - Jimmy Carter dénonce le blocus israélien à Gaza, ledevoir.com, 17 juin 2009.

[2] Voir par exemple : U.N. official pleads for opening of Gaza borders, par Louis Charbonneau, Reuters, 3 avril 2009.

Dans une déclaration faite à New York le 24 décembre 2009, à l’approche du triste anniversaire du carnage israélien, Richard Falk, rapporteur des Nations Unies pour les Droits de l’Homme dans les territoires occupés, a appelé à sanctionner l’occupation et à l’obliger à lever le blocus contre Gaza. Il a déclaré que « les souffrances d’un million et demi de personnes affectées par le siège sioniste se poursuivait sans aucune objection de la part de la communauté internationale » et noté que « la présente situation constitue un échec catastrophique des principaux gouvernements à honorer leurs responsabilités ».

[3] Voir : United Nations Fact Finding Mission on the Gaza Conflict, 29 septembre 2009 (texte en plusieurs langues).

[4] Plusieurs bateaux du Mouvement « Free Gaza » sont parvenus à briser le siège. Voir à ce sujet : Nous l’avons fait, par Silvia Cattori, silviacattori.net, 25 août 2008.

[5] Voir le site web de Viva Palestina

[6] Voir le site web de la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël

[7] Voir : L’Egypte et les Etats-Unis mettent tout en œuvre pour étouffer Gaza , info-palestine.net, 15 décembre 2009.

Selon de toutes récentes révélations choquantes, des officiers français participent avec des militaires étatsuniens à la supervision de la construction de ce nouveau mur métallique ; voir : Gaza : la France supervise le prolongement du Mur de séparation, Réseau Voltaire, 26 décembre 2009.

Il y a lieu de noter que, la nouvelle politique de la France mise en œuvre par Sarkozy depuis son arrivée au pouvoir a aggravé la situation déjà terrifiante des Palestiniens. Elle est porteuse de très grands malheurs et dangers. Encore récemment, au sein de l’Union Européenne, c’est la France de Sarkozy et Kouchner qui, sur la question de Jérusalem, a défendu la position d’Israël en s’opposant à celle de la Suède qui était plus juste à l’égard des Palestiniens.

[8] Voir :
- Site de Viva Palestina
- Egypt urged to allow Gaza aid , aljazeera.net, 26 décembre 2009.

[9] Voir :
- International Campaign in Support of the Gaza Freedom March : Hundreds of Unison Actions Assembled around the World

- Liste des actions de solidarité prévues : http://salsa.democracyinaction.org/...

26 décembre 2009 - Silvia Cattori

PO: Netanyahu en Egypte pour évoquer la reprise du processus de paix

le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu
le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu
12:36 29/12/2009
© RIA Novosti. Aleksandr Makarov
LE CAIRE, 29 décembre - RIA Novosti
Lors de sa visite en Egypte mardi, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu évoquera avec les autorités égyptiennes la possibilité de relancer le processus de paix au Proche-Orient, ont annoncé les médias locaux.

La partie égyptienne compte "écouter le point de vue israélien et informer le premier ministre de la nécessité d'un règlement juste du problème des réfugiés palestiniens", a indiqué Ahmed Aboul Gheit, chef de la diplomatie égyptienne.

Le premier ministre israélien rencontrera en Egypte le président du pays Hosni Moubarak et d'autres représentants du pouvoir.

La visite de M.Netanyahu en Egypte se tiendra sur fond des efforts déployés par l'administration américaine afin de relancer les négociations palestino-israéliennes, interrompues il y a un an suite à l'opération militaire israélienne en Gaza.

Relancées à la fin de 2007 lors de la conférence d'Annapolis (Etats-Unis), les négociations palestino-israéliennes ont été suspendues au début de 2008 en raison de la crise politique en Israël. Le nouveau gouvernement israélien de Benjamin Netanyahou se déclare prêt à relancer le dialogue sans condition, mais les Palestiniens exigent comme préalable l'arrêt de l'implantation de nouvelles colonies juives en Cisjordanie.
http://fr.rian.ru/world/20091229/185754268.html

Jérusalem-est: Moscou appelle Israël à renoncer à la construction de logements

Jérusalem-est: Moscou appelle Israël à renoncer à la construction de logements
Jérusalem-est: Moscou appelle Israël à renoncer à la construction de logements
18:39 29/12/2009
© REUTERS/ Baz Ratner
MOSCOU, 29 décembre - RIA Novosti
La Russie est préoccupée par les projets d'Israël de construire de nouveaux logements à Jérusalem-est et l'appelle à y renoncer, a déclaré mardi à Moscou Andreï Nesterenko, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères (MID).

"Les médias rapportent que les Israéliens se proposent de construire quelque 700 nouveaux logements dans la partie orientale de Jérusalem.
De tels projets suscitent une sérieuse préoccupation et doivent être condamnés. Ils contredisent complètement le droit international servant de base au règlement au Proche-Orient", a indiqué le diplomate.

Et d'ajouter que "de telles démarches torpillent les efforts de la communauté internationale en vue d'instaurer une atmosphère propice à l'établissement de contacts palestino-israéliens et éloignent la perspective de négociations substantielles sur toutes les questions du statut définitif, notamment de Jérusalem".

"Nous appelons Israël à s'abstenir de démarches unilatérales entravant le redémarrage du processus de paix et anticipant sur ses résultats définitifs", a souligné le porte-parole de la diplomatie russe.

Le ministère israélien de l'Habitat a lancé mardi des appels d'offres pour la construction de quelque 700 logements notamment à Névé-Yaacov, Pisgat-Zeev et Har-Homa, qui figurent parmi la dizaine de quartiers juifs érigés dans la partie orientale de la Ville sainte conquise et annexée en juin 1967.

L'Autorité palestinienne a énergiquement condamné ces appels d'offres.
Les Palestiniens refusent de revenir à la table des négociations, suspendues depuis l'offensive de l'armée israélienne contre la bande de Gaza fin 2008. Selon la partie palestinienne, il n'y aura pas de négociations de paix au Proche-Orient tant que se poursuivra la colonisation, considérée comme principal obstacle à la reprise des négociations.

Israël avait proposé fin novembre dernier un gel temporaire de la colonisation en Cisjordanie dans le but de relancer le processus de paix.
Les Palestiniens avaient déjà jugé très insuffisante cette offre car elle exclut Jérusalem-est dont ils veulent faire la capitale de leur futur Etat.
http://fr.rian.ru/world/20091229/185758475.html

Golan: le départ d'Israël, condition sine qua non de la reprise des négociations (Damas)

Golan: le départ d'Israël, condition sine qua non de la reprise des négociations (Damas)
Golan: le départ d'Israël, condition sine qua non de la reprise des négociations (Damas)
21:49 29/12/2009
© REUTERS/ Yannis Behrakis
DAMAS, 29 décembre - RIA Novosti
La Syrie ne reprendra les négociations de paix avec Israël qu'après l'annonce par celui-ci de son retrait total du Golan occupé, a déclaré le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem, cité mardi par l'agence officielle Sana.
Intervenant lundi devant le parlement du pays, M.Mouallem a indiqué que la Syrie était disposée à la reprise de négociations de paix indirectes avec Israël par l'intermédiaire de la Turquie, mais pas avant que l'Etat hébreu ne déclare qu'il accepte de retirer ses troupes jusqu'à la ligne du 4 juin 1967 qui prévalait avant la guerre israélo-arabe.

Le ministre syrien des Affaires étrangères a insisté sur la volonté de son pays de récupérer le Golan occupé par Israël.

Pour sa part, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou se déclare disposé à des négociations de paix avec la Syrie sans préalable aucun.

La Syrie et Israël ont engagé en mai 2008 des négociations indirectes par le biais de la Turquie, mais celles-ci ont été rompues après le déclenchement, l'hiver dernier, de la dévastatrice offensive militaire d'Israël contre le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza.
http://fr.rian.ru/world/20091229/185761453.html

Large manifestation anti israélienne des New-yorkais pour commémorer l’offensive de Gaza

Téhéran.Irna.28 Décembre 2009.
http://server33.irna.com/filesystem/09/12/28/372710-20-23_n.jpg

Plus d’un millier d’américains de confession musulmane, chrétienne et juive sont descendus dimanche dans les rues de New York pour commémorer l’offensive meurtrière du régime israélien contre la Bande de Gaza exhortant la communauté internationale à mettre un terme au blocus illégal de Gaza.

Un an après le lancement de l'opération « Plomb durci » par le régime israélien contre la bande de Gaza, des centaines de personnes ont manifesté hier pour dénoncer le « massacre » du peuple palestinien.
Ce rassemblement était fixé le 27 décembre, un an jour pour jour après le déclenchement de l'opération « plomb durci » du régime israélien contre la bande de Gaza, qui aura fait plus d'un millier de morts côté Palestinien.
« Israël assassin », « Libérez Gaza » n'a cessé de scander la foule exigeant que les responsables du régime israélien soient traduits en justice ainsi qu’un geste fort de la part du Conseil de sécurité de l’ONU pour aider à sauver la vie des Palestiniens.
Cette manifestation a débuté place Times et les manifestants se sont dirigés vers la représentation du régime israélien à New York.
Par ailleurs, quelques 1.400 militants de 43 pays rassemblés en Egypte avaient annoncé la semaine dernière leur intention d'organiser cette marche à partir de Rafah, ville frontalière entre l'Egypte et la bande de Gaza, pour marquer le premier anniversaire de l'offensive du régime israélien contre le territoire palestinien.
Les autorités égyptiennes ont opposé lundi dernier une fin de non-recevoir à cete demande.
Assis à même le sol, les militants ont bloqué dans les deux sens l'avenue Charles de Gaule, sur laquelle donne l'ambassade. "Palestine vivra, Palestine vaincra", ont-ils scandé.

http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/0912283727102023.htm

Gaza : Un an après l'offensive israélienne, Ban s'inquiète de l'impasse

Gaza

28 décembre 2009 – Un an après l'offensive militaire israélienne à Gaza, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est dit profondément préoccupé par le fait que les questions qui ont conduit au conflit n'ont toujours pas été réglées.

L'opération israélienne dite « Plomb durci » avait été lancée le 27 décembre 2008 en réponse aux lancements de roquettes par des militants du mouvement palestinien Hamas depuis Gaza sur le sud d'Israël. L'offensive militaire avait duré trois semaines et s'était terminée par un cessez-le-feu. Elle a entraîné la mort de 1.400 personnes, principalement des Palestiniens, fait 5.000 blessés et causé la destruction de maisons, d'écoles, d'hôpitaux.

M. Ban estime que les restrictions israéliennes portant sur les matériaux de construction et l'aide entrant à Gaza paralysent l'économie et les efforts de reconstruction et nient aux habitants leurs droits humains, a souligné son porte-parole dans un communiqué publié dimanche.

« Il y a un sentiment de désespoir aujourd'hui à Gaza pour 1,5 million de Palestiniens, dont la moitié a moins de 18 ans », a-t-il ajouté, notant que leur « destin et le bien-être des Israéliens sont intimement liés ».

Le Secrétaire général appelle Israël à mettre fin « au blocus de Gaza qui est inacceptable et contre-productif ». Parallèlement, il appelle le Hamas « à mettre fin à la violence », et aux deux côtés de « respecter et faire respecter pleinement le droit international ».

Il note que les efforts pour combattre le trafic illicite d'armes vers Gaza n'ont pas réussi à empêcher le trafic et que les efforts de l'Egypte pour unifier les Palestiniens n'ont pas encore été un succès.

« L'anniversaire d'aujourd'hui est un rappel des conséquences amères de la poursuite du conflit israélo-palestinien, pour lequel il n'y a pas et il n'y aura pas de solution militaire », a dit son porte-parole.

« La priorité immédiate de tous les responsables israéliens et palestiniens, de la région, et de la communauté internationale dans son ensemble doit être la réalisation d'une solution à deux Etats », a-t-il ajouté.

De son côté, le Rapporteur spécial des Nations Unies pour les territoires palestiniens occupés, Richard Falk, a appelé à faire pression sur Israël pour mettre fin au blocus de Gaza et obtenir la mise en œuvre des recommandations du Rapport Goldstone. Le Rapport Goldstone estime que des crimes de guerre ont été commis par Israël et le Hamas lors de l'offensive militaire israélienne il y a un an.

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=20888&Cr=Gaza&Cr1=