mercredi 30 décembre 2009

Des militants français organisent un sit-in devant l'ambassade de France au Caire

28 Déc 2009

Le Caire / Des militants français ont débuté dimanche soir un sit-in devant l'ambassade de France au Caire pour protester contre l'interdiction par les autorités égyptiennes d'une marche vers Gaza organisée par des ONG internationales.

Au total, 1.400 militants de 43 pays avaient annoncé la semaine dernière leur intention d'organiser cette marche à partir de Rafah, ville à cheval sur l'Egypte et la bande de Gaza, pour marquer le premier anniversaire de l'offensive israélienne barbare contre le territoire palestinien.

Les militants français étaient rassemblés dimanche soir devant l'ambassade de France dans l'attente des cars qui devaient les conduire à Rafah quand l'agence de voyage les a informés qu'ils ne viendraient pas.

"L'agence de voyage avec laquelle nous avions conclu un contrat vient de nous dire qu'elle ne peut pas envoyer les cars parce qu'elle n'a pas l'autorisation des autorités égyptiennes", a affirmé à l'AFP l'organisatrice de la marche, Olivia Zémor.

Assis à même le sol, les militants ont bloqué dans les deux sens l'avenue Charles de Gaule, sur laquelle donne l'ambassade. "Palestine vivra, Palestine vaincra", ont-ils scandé.

En fin de soirée, ils ont dressé des tentes devant l'ambassade où ils envisageaient de passer la nuit.

"Nous ne bougerons pas tant que nous n'avons pas nos bus", a affirmé l'un d'eux.

Du 27 décembre 2008 au 22 janvier 2009, Israël avait lancé une offensive dévastatrice contre le mouvement de la résistance islamique Hamas dans la bande de Gaza, faisant plus de 1.400 tués palestiniens, selon des sources palestiniennes.

A.A.

http://www.sana.sy/fra/55/2009/12/28/263413.htm

Le Suède joint les pays du monde qui se remémorent l'agression israélienne sauvage contre Gaza

29 Déc 2009

Stockholm / Le Suède s'est joint aux millions dans le monde qui avaient commémoré le 1er anniversaire de l'agression israélienne barbare contre Gaza et ses victimes civils. Une marche aux flambeaux a été organisée la nuit dernière à cette occasion. La marche a pris départ du devant de la Mosquée de Stockholm en direction de l'une des églises du centre de la capitale.

Les participants, nombre de forces actives et populaires suédoises, ont réclamé le jugement des criminels de guerre israéliens pour leurs crimes contre l'humanité à Gaza.

Le centre de la capitale a assisté d'autre part à des présentations des scènes de l'agression, des victimes et de la destruction qu'elle avait laissées, et des souffrances des Gazaouis du faire de l'agression et de la persistance du blocus.

Nombre de participants à cette manifestation a pris la parole, appelant à ne pas passer sous silence le blocus qui pèse depuis deux ans et demi sur les Gazaouis, qui les isolent du monde et qui empêche la reconstruction du secteur ravagé par la machine de guerre israélienne, et l'arrivée des assistances humanitaires à ses habitants qui vivent depuis dans des conditions humaines insoutenables.

Les discours ont exigé le jugement des criminels de guerre israéliens devant les tribunaux internationaux et critiqué fortement la manque de zèle chez la communauté internationale pour faire lever le blocus sur Gaza et mettre fin aux politiques israéliennes dans les territoires palestiniens occupés.

Le chef de la ligue des juifs pour la paix a proclamé de son côté la solidarité avec Gaza et affiché son mécontentement de la politique israélienne contre les Palestiniens.

Il a parlé de la fondation d'une organisation suédoise non gouvernementale pour la levée du blocus sur Gaza et d'une initiative pour lancer des navires d'assistances, du Suède et des pays scandinaves, pour la population de Gaza.

Gh.H.

http://www.sana.sy/fra/55/2009/12/29/263638.htm

Ligne de Vie III traverse les frontières syro – jordaniennes en direction de Lattaquié

29 Déc 2009

Daraa (sud de Syrie)/ La caravane /Ligne de vie III/ d'aides destinées aux Gazaouis, est entrée ce soir en Syrie à travers le point de passage frontalier syro – jordanien de /Nassib/ et s'est dirigée à Lattaquié, après avoir été informée par les autorités égyptiennes de la nécessité d'entrer dans les terres égyptiennes via le port d'al-Ariche sur la Méditerranée.

Dans une déclaration à la presse ce matin au port d'al-Aqaba en Jordanie, le porte parole de la caravane, M. Zaher al-Biraoui, a indiqué que la /Ligne de vie III/ devrait quitter le port syrien de Lattaquié demain à midi en direction d'al-Ariche.

M. al-Biraoui s'est également dit déçu pour le coût cher du changement de la route de la caravane, craignant que les autorités israéliennes puissent intercepter le navire qui comporte la caravane en mer.

La ligne de vie III, dirigée par le député britannique Georges Galloways, rappelons, se compose d'environ /250/ camions, véhicules et ambulances, comportant des assistances humanitaires européennes, syriennes et turques, et /465/ personnalités de /17/ Etats arabes et étrangers.

N.S. / R.B.

Un an après l'agression contre Gaza, volonté solide d'une résistance en dépit de la poursuite du blocus israélien

27 Déc 2009

Damas/ "Il y a un an, le 27 décembre dernier, les forces israéliennes ont déclenché une vaste agression contre Gaza. Cette agression qui avait causé la mort de /1500/ Palestiniens, dont la majorité était des enfants et des vieillards, faisant aussi plus de /5000/ blessés, détruit des milliers de maisons et des infrastructures à Gaza", souligne un rapport fait par l'agence SANA.

Au cours des /22/ jours de cette agression, la machine de guerre israélienne a brulé le ciel, la terre et la mer de Gaza par les différents genres d'armes prohibées universellement comme les bombes phosphoriques, à grappes et à base de l'uranium appauvri, la chose qui est authentifiée par le rapport de Goldstone, selon SANA.

Le rapport indique que nombre de soldats israéliens avaient reconnu au terme de l'agression qu'ils avaient reçus des ordres de leurs commandements, selon lesquels ils ne doivent hésiter à aucun moment pour tuer des civils palestiniens, ce qui prouve que ces crimes de guerre israélien ont été commis conformément aux ordres données par les hautes sphères politiques et militaires des autorités de l'occupant et qui fait naitre récemment le lancement d'un mandat d'arrêt par la justice britannique contre Tsipi Livni, chef du parti Kadima, alors ministre israélienne des AE.

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Au cours de cette agression, les avions israéliens ont ciblé des immeubles, des mosquées, des écoles et des institutions relevant des organisations humanitaires comme l'/UNRWA/. La moitié de la flotte aérienne israélienne avait participé à l'exécution de plus de /2500/ raids pendant les /3/ semaines de l'agression.

La Syrie était donc à la tête des pays qui avaient accéléré le pas pour appuyer les Palestiniens de Gaza et condamné l'agression israélienne contre Gaza, puisqu'elle avait participé au sommet extraordinaire de Gaza, tenu à Doha et exprimé son soutien de l'option de la résistance.

Le rapport souligne que la Syrie avait consacré ses efforts diplomatiques touts-azimuts en direction des instances internationales pour démasquer la supercherie des prétentions israéliennes et montrer le vrai visage de la sauvagerie israélienne, aboutissant aux sanctions d'Israël pour ses crimes commis à l'encontre des civils palestiniens.

Cette agression sauvage contre Gaza avait affecté la relations d'Israël avec nombre de pays du monde qui avaient vu, à traves les mass-médias, les images de l'extermination, de la destruction et du recours aux armes prohibées contre des civils sans armes, ce qui avait poussé certains pays à rappeler leurs ambassadeurs accrédités en Israël.

La commission nationale palestinienne d'évaluation des effets de l'agression contre Gaza a fait noter que cette agression avait causé le déplacement de /100/ mille Palestiniens, dont /20/ mille restent sans abri, d'autant plus que les bombardements intensifs avait totalement détruit /5000/ logements, /50/ mille d'autres partiellement, dont /10%/ devenues inhabitables.

La destruction israélienne avait également touché la terre cultivable, plus de /17%/ de ces terres ont été aplanies, /410/ mille arbres ont été arrachés, ainsi que la destruction de /15/ hôpitaux et de /43/ centres de soin de 1ère nécessité, et la fermeture de /24/ dispensaires, ainsi le volume des dégâts qu'avait subi l'économie de Gaza a été estimé à /4/ milliards $.

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Le rapport fait savoir que l'agression a également causé une forte pollution terrestre touchant même les nappes d'eaux souterraines, puisque les analyses effectuées par l'OMS et d'autres organisations spécialisées avaient dévoilé l'existence dans les restes des armes israéliennes à Gaza des métaux toxiques et des matières nocives cancérigènes.

Dans ce contexte, M. Bassam Na'im, ministre de la santé au sein du gouvernement palestinien limogé, a souligné les nouveaux symptômes sans précédents que les médecins avaient détectés sur les blessés et les mutilés de l'agression israélienne, vu que leurs cas ne cessent de se dégrader sensiblement, menant inévitablement à la mort, en dépit des traitements qui leur été administrés.

"Israël n'a pas arrêté ses agressions contre les Palestiniens de Gaza et leurs biens, après le cessez-le feu, à travers ses tirs quotidiens sur des embarcations de pêche palestiniennes et aussi par sa politique de sanction collective à l'encontre des habitants, illustrée par le blocus, la fermeture des passages et l'interdiction de la reconstruction de ce qui a été démoli et détruit, en leur interdisant d'acheminer des matières premières nécessaires pour les travaux de construction", affirme le même rapport.

Le rapport souligne, également, que /16/ organisations internationales dont, Amnesty international, ont fait état de cette tragédie vécue au quotidien par les Palestiniens dans leurs multiples rapports publiés au cours de l'année écoulée.

Le blocus, selon le rapport, a eu des effets catastrophiques sur la vie quotidienne et la santé générale de la population gazaouie, ceci s'ajoute à l'aggravation du taux de chômage estimé à /80%/ dans la population gazaouie qui vit grâce aux assistances et aux dons internationaux.

A. Chatta & T. Slimani

Une situation humanitaire tragique

publié le mardi 29 décembre 2009
Benjamin Barthe
Un an après le début de l’opération "Plomb durci", la situation humanitaire dans la bande de Gaza n’a pas changé, la spirale du désespoir en plus. Le blocus israélo-égyptien en vigueur de puis la prise de pouvoir du Hamas, en juin 2007, n’a quasiment pas permis de commencer la reconstruction de ce territoire martyr, comme l’explique le rapport "Failing Gaza", rédigé par une coalition d’ONG internationales présentes sur le terrain.

Alors qu’à la conférence de Charm El-Cheikh, en mars 2009, 4 millions de dollars (2,8 millions d’euros) d’aide internati onale avaient été promis aux Gazaouis, en l’espace de onze mois, seulement quarante et une cargaisons de matériaux de construction leur sont parvenues. Conséquence : sur les 3 500 habitations démolies et les 56 000 endommagées par les bombardements de l’armée israélienne, une infime minorité a pu être rebâtie ou réparée.

Des milliers de familles sont toujours contraintes de vivre sous la tente, de louer un appartement ou de s’entasser chez un parent ou un voisin hospitalier. Celles dont le domicile est toujours habitable voient venir l’hiver avec appréhension, car le veto sur l’importation du verre empêche le remplacement des fenêtres soufflées par les déflagrations.

Les 700 entreprises, ateliers et magasins, complètement ou partiellement détruits durant les vingt-trois jours de guerre, connaissent le même sort, ainsi que les 18 établissements scolaires réduits en poussière.

Même Robert Serry, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, n’a pas réussi à desserrer le blocus. Son plan, qui prévoyait l’entrée de matériaux de construction pour une série de projets spécifiques dans le domaine de la santé et de l’éducation, s’est noyé dans les méandres de la bureaucratie militaire israélienne, experte en procrastination et louvoiements.

A ce sujet, les responsables de l’UNRWA, l’agence des Nations unies en charge des réfugiés, racontent volontiers comment ils durent, au printemps, démonter des milliers de kits de cuisine sur le point d’être distribués dans Gaza, pour en ôter les couteaux en inox, jugés "dangereux " par le bureau de liaison israélien...

Grâce au volontarisme des équipes de l’UNRWA et au renfort des urgentistes internationaux, arrivés en masse après le cessez-le-feu, quelques travaux ont pu être menés. Sur les 30 km de canalisations détruites, 21 ont été réparés. La plupart des lignes électriques coupées ont été remises en service. Le ramassage des 600 000 tonnes de gravats générés par les bombardements a commencé.

Tunnels de contrebande

L’impossibilité d’importer des pièces de rechange et les restrictions sur les livraisons de fuel à la centrale de Gaza entraînent des coupures de courant de quatre à huit heures par jour dans 90 % des foyers. D’après le bureau de coordination humanitaire des Nations unies (OCHA), 10 000 habitants sont encore privés d’eau courante et 40 000 d’électricité.

Le ministère des affaires étrangères israélien réfute toute idée de "siège". Il évoque le risque de détournement par le Hamas pour justifier les mesures de restrictions. Il affirme aussi que "tous les produits alimentaires rentrent à Gaza, à l’exception des articles de luxe".

Une appellation très large, puisque des produits aussi ordinaires que le thé et les pâtes furent interdits pendant plusieurs mois, et certains, comme le miel et les fruits en boîte, le sont toujours. Si les épiceries gazaouies sont correcteme nt approvisionnées, c’est grâce aux tunnels de contrebande creusés sous la frontière avec l’Egypte.

Autre produit banni de Gaza : les diplomates internationaux de haut rang. En douze mois, le Suédois Carl Bildt est le seul ministre des affaires étrangères de l’Union européenne à y avoir pénétré. Au mois d’octobre, son homologue français, Bernard Kouchner, s’était heurté au veto israélien, tandis que quelques jours plus tard, camouflet terrible, une délégation du conseil général de l’Essonne était autorisée à y entrer.

En juin, l’ancien président américain Jimmy Carter avait pu fouler les champs de ruines de la langue de sable palestinienne. "Les citoyens de Gaza sont traités davantage comme des animaux que comme des êtres humains, avait-il déclaré à l’issue de sa visite. Il n’est jamais arrivé dans l’Histoire qu’une population martyrisée à coup de bombes et de missiles soit privée des moyens de se soigner."

Benjamin Barthe

Article paru dans l’édition du 27.12.09

http://www.lemonde.fr/journalelectr...

Lettre ouverte au Président Moubarak

publié le lundi 28 décembre 2009

Gaza Freedom March
Monsieur le Président, Nous, représentant 1362 individus de 43 pays arrivant au Caire pour participer à la Gaza Freedom March, faisons appel aux Egyptiens et votre sens de l’hospitalité.

Lettre ouverte au Président Moubarak de Gaza Freedom March 26 décembre 2009

« Monsieur le Président, Nous, représentant 1362 individus de 43 pays arrivant au Caire pour participer à la Gaza Freedom March, faisons appel aux Egyptiens et votre sens de l’hospitalité. Nous sommes des partisans de la Paix. Nous ne sommes pas venus en Egypte pour semer le trouble ou créer des conflits. Au contraire. Nous sommes venus parce que nous croyons que tous les peuples – y compris les Palestiniens de Gaza – devraient avoir accès aux ressources dont ils ont besoin pour vivre dignement. Nous nous sommes rassemblés en Egypte car nous croyions que vous accueilleriez et soutiendriez notre noble cause et nous aideriez à rejoindre Gaza via votre territoire. En tant qu’individus qui croyons à la justice et aux droits de l’Homme, nous avons dépensé de notre argent, parfois durement acquis, pour acheter des billets d’avion, réserver des chambres d’hôtels et organiser nos transports juste pour manifester notre solidarité aux Palestiniens de Gaza qui vivent sous un blocus israélien écrasant. Nous sommes médecins, avocats, étudiants, universitaires, poètes et musiciens. Nous sommes jeunes et vieux. Nous sommes musulmans, chrétiens, juifs, bouddhistes et athées. Nous représentons des groupes de la société civile de nombreux pays qui se sont réunis et ont coordonné ce grand projet avec la société civile de Gaza. Nous avons réuni des dizaines de milliers de dollars pour de l’aide médicale, les fournitures scolaires et vêtements d’hiver pour les enfants de Gaza. Mais nous sommes conscients qu’en plus du matériel humanitaire, les Palestiniens de Gaza ont besoin de notre soutien moral. Nous sommes venus pour offrir ce soutien au moment de l’anniversaire douloureux d’une invasion qui leur a fait subir tant de souffrances. L’idée de la Gaza Freedom March – une marche non violente jusqu’au carrefour israélien d’Erez – a émergé lors d’un de nos voyages à Gaza au mois de mai, un voyage qui fut aimablement facilité par le gouvernement égyptien. Depuis que cette idée a émergé, nous avons discuté avec votre gouvernement via vos ambassades d’outre-mers et directement avec vos ministères des Affaires étrangères. Vos représentants ont été aimables et nous ont montré leur soutien. Il nous a été demandé de fournir les informations concernant les participants – passeports, dates de naissance, activités -, ce qui a été fait en toute loyauté. Nous avons répondu à toutes les questions, donné suite à toute requête. Pendant des mois, nous avons travaillé selon l’hypothèse que votre gouvernement nous faciliterait le passage, comme cela a été le cas à d’autres occasions. Nous avons attendu, et attendu encore, une réponse. En parallèle, le temps pressait et nous devions nous organiser. Voyager pendant la période de Noël n’est pas simple dans les pays où beaucoup d’entre nous vivons. Les billets devaient être pris des semaines, voire des mois à l’avance. C’est ce que 1362 individus ont fait. Ils ont dépensé de leurs propres poches ou collecté l’argent dans leur entourage pour payer leur voyage. Ce à quoi il faut ajouter le précieux temps, l’effort et le sacrifice de toutes ces personnes pour être loin de chez elles et des leurs pendant la période de fêtes. A Gaza, des groupes de la société civile – étudiants, syndicats, femmes, paysans, réfugiés – ont travaillé non-stop pendant des mois pour organiser la Marche. Ils ont organisé des ateliers de travail, des concerts, des conférences de presse, de nombreuses rencontres… tout cela avec leurs propres maigres ressources. Ils ont tenus grâce à la perspective de tous ces nombreux citoyens du monde venant les épauler dans leur juste cause. Si le gouvernement égyptien décide d’empêcher la Gaza Freedom March, tout ce travail est perdu. Et ce n’est pas tout. C’est impossible, pratiquement parlant, à cette étape, d’empêcher ces personnes de venir en Egypte, même si nous le voulions. De plus, la plupart n’ont pas d’autre programme en Egypte que d’arriver à un point de rendez-vous déterminé pour aller ensemble à la frontière de Gaza. Si ces plans sont annulés, il y aura beaucoup de souffrance injustifiée pour les Palestiniens de Gaza et plus d’un millier d’internationaux qui n’avaient rien d’autre en tête que de nobles intentions.

Nous vous demandons de laisser la Gaza Freedom March continuer pour que nous puissions rejoindre les Palestiniens de Gaza et marcher ensemble le 31 décembre 2009. Nous espérons sincèrement que nous recevrons une réponse positive de votre part. Nous vous savons gré de votre aimable attention et de votre compréhension.

http://www.dailymotion.com/video/xb...

Pétition de soutien pour la marche de la liberté pour Gaza

publié le lundi 28 décembre 2009
Les marcheurs du collectif

Exigeons l’appui de notre gouvernement pour passer à Gaza. Signons et faisons signer tous nos ami-e-s !

A l’attention de : Monsieur Bernard Kouchner, Ministre des affaires étrangères.

A l’attention de : Monsieur Bernard Kouchner, Ministre des affaires étrangères.

Monsieur le ministre des affaires étrangère,

Nous sommes des citoyens soutenant la Marche de la liberté pour Gaza. Comme vous le savez, cette initiative a été appelée par la société civile palestinienne, que vous avez récemment récompensée en lui remettant le prix des Droits de l’Homme. Cette marche est organisée par plusieurs groupes de différents pays, parmi lesquels la France et elle a mobilisé 1500 personnes de plus de 40 pays qui vont tenter de rentrer à Gaza depuis l’Egypte dans les jours à venir. Le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, auxquel nous nous référons, a contribué à construire un cadre français unitaire, solide et responsable.

Le siège de Gaza, imposé par Israël, n’obéït qu’à une logique de punition collective. Comme si ce siège ne suffisait pas, Israël a mené il y a tout juste un an, une agression des plus meurtières, commettant des crimes de guerre voir même de crime contre l’humanité comme l’atteste le rapport de la commission de l’ONU dirigée par le juge sud africain Goldsone, et de nombreux autres rapports des associations internationales des droits de l’homme.

Monsieur le Ministre, vous déclariez le 18 février 2008, il y a bientôt deux ans déjà lors d’une rencontre avec le gouvernement israélien : « Nous sommes partisans de l’ouverture des points de passage vers Gaza. La situation de la vie quotidienne des Palestiniens de Gaza n’est pas supportable ». Depuis la situation n’a fait qu’empirer.

Monsieur le ministre, la responsabilité de l’europe et particulièrement de la France dans le siège de Gaza est importante. La pire couverture à ce crime est le silence et l’inaction relève de la complicité . En revanche, notre détermination à rompre le siège de Gaza sera grande et la campagne de notre collectif pour atteindre ce but ne fait que commencer.

Monsieur le ministre, nous n’acceptons pas que puisse perdurer sous nos yeux ce déni de justice que continuent de subir les palestiniens tout comme l’impunité totale dont jouit des criminels de guerre israéliens. Nous exigeons de notre gouvernement d’entreprendre toutes les initiatives nécessaires en vue de :

- briser le siège de Gaza
- juger les criminels de guerre israéliens ;

Monsieur le Ministre, cette Marche n’est qu’une maigre contribution parmi tant d’initiatives à entreprendre pour soulager cette population meurtrie qui vit dans une prison à ciel ouvert depuis près de 3 ans. Il est de votre responsabilité de lui apporter un soutien politique franc et, en conséquence, d’intervenir auprès du gouvernement égyptien, contre lequel cette Marche n’est pas dirigée, afin qu’il permette qu’elle aboutisse à passer à Rafah à la fin de l’année.

Pour signer la pétition :

http://www.urgence-gaza.net/

Viva Palestina contre l’oubli

Gaza. Un an après l’offensive israélienne, les initiatives de solidarité se multiplient. Deux convois internationaux d’aide humanitaire tentent d’accéder par les frontières égyptiennes à ce territoire sous blocus total depuis deux années.

Les activistes venus de tous bords et voulant manifester leur solidarité avec les Palestiniens de Gaza tentaient d’obtenir le feu vert pour traverser la frontière et pénétrer dans ce bout de territoire coupé du monde. Ils se heurtent aux autorités égyptiennes qui mettant en avant les engagements politiques de l’Egypte et ses considérations sécuritaires. Il s’agit de deux convois d’aide humanitaire. Le premier, organisé par le célèbre député britannique George Galloway, est bloqué au port jordanien d’Aqaba.

Opérant sous le slogan Viva Palestina, ce convoi compte près de 500 activistes de diverses nationalités. Galloway essaye sans grand succès de transiter par le port égyptien de Noueiba. Son convoi compte environ 250 camions chargés d’aides européennes, turques et arabes — de la nourriture et du matériel médical. Le ministère des Affaires étrangères est toutefois catégorique : « Pas d’entrée par Noueiba. L’entrée peut seulement se faire par Al-Arich », sur la côte méditerranéenne, a affirmé son porte-parole Hossam Zaki. Pour entrer par Al-Arich, le convoi devra contourner la péninsule du Sinaï et passer par le Canal de Suez avant d’atteindre la côte méditerranéenne, un détour que les organisateurs estiment onéreux.

L’autre convoi d’aide humanitaire compte lui aussi plusieurs centaines d’activistes. Il tente d’accéder à Gaza de l’intérieur même de l’Egypte. Tout au long de la semaine dernière, des centaines d’activistes ont commencé à converger au Caire où ils attendent l’autorisation de prendre l’autobus pour Gaza, via le poste frontalier de Rafah. Il s’agit de 1 360 délégués originaires de 43 pays, dont des diplomates, des artistes, des religieux et des professionnels de tous bords. Ils souhaitent être à Gaza le 31 décembre pour y organiser une « marche pour la liberté » commémorant le premier anniversaire de l’offensive militaire israélienne contre ce territoire.

Le convoi est formé de plusieurs autobus et d’un seul camion chargé d’assistances d’une valeur de 100 000 dollars collectés par les efforts personnels des activistes. Il s’agit notamment de nourriture, de médicaments, de vêtements et d’ordinateurs pour les écoles, destinés à ce territoire soumis à un blocus israélien quasi-total depuis deux ans. L’interdiction n’en fut pas moins catégorique : « Compte tenu de la situation sensible dans ce territoire, l’Egypte ne peut coopérer » à un tel projet, avait indiqué dans un communiqué le ministère égyptien des Affaires étrangères. Le ministère avait averti que « toute tentative de violation de la loi et de l’ordre public par des organisations locales ou internationales sera sanctionnée conformément à la loi ».

L’ancienne vice-présidente du Parlement européen, Louisa Morgantini, a fait le déplacement au Caire pour participer à cette manifestation. « C’est extrêmement important de montrer au monde entier et aux Israéliens que le blocus imposé à Gaza représente une punition collective et cause beaucoup de souffrance aux habitants de ce territoire », affirme Mme Morgantini. Elle insiste qu’il ne s’agit pas de soutenir le gouvernement en place à Gaza ni une partie contre une autre. « La question humanitaire est primordiale, la communauté internationale doit faire pression sur Israël », ajoute la diplomate qui souhaite que les autorités égyptiennes reconsidèrent leur position et « réalisent que cette manifestation est en faveur de la paix et de la réconciliation ».

« Nous ne sommes pas venus en Egypte pour créer des problèmes ni provoquer des conflits », écrivent les organisateurs de cette marche dans une lettre ouverte au président Hosni Moubarak et à son épouse en sa qualité de présidente du Croissant-Rouge égyptien. Ils affirment être en contact permanent avec le ministère égyptien des Affaires étrangères, dans l’espoir d’obtenir une autorisation de traverser la frontière vers Gaza.

« Nous sommes traités avec respect par les officiels du ministère avec lesquels nous discutons longuement. Ils ont été honnêtes en reconnaissant les conditions difficiles qui sévissent à Gaza », affirme pour sa part Ann Wright, coordinatrice de cette manifestation de solidarité, connue notamment pour être l’une de trois officiels du Département d’Etat américain à avoir démissionné suite à l’invasion de l’Iraq.

Ces activistes qui ont essuyé un refus à la dernière minute après six mois de préparation ne cachent pas leur déception. « Ce que disent les officiels c’est que la décision égyptienne fait partie d’un arrangement international et ce que nous disons c’est que tous les pays qui font partie de cet arrangement doivent le changer », souligne Mme Wright qui insiste à son tour sur le caractère purement humanitaire de l’initiative « de citoyens à des citoyens ». « Il faut qu’on se rende là-bas pour voir de nos yeux la destruction qu’a causée l’horrible offensive israélienne et témoigner qu’un an après, la reconstruction n’a pas eu lieu », assure-t-elle.

Déterminés à rappeler au monde entier un drame oublié et ce, indépendamment de la décision finale des autorités, les membres de Gaza Freedom March se sont réunis dimanche au bord du Nil où ils ont allumé des bougies en mémoire des 1 400 victimes palestiniennes tombées il y a un an, jour pour jour, sous les bombes israéliennes.

Chérif Albert

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2009/12/30/leve0.htm

lundi 7 décembre 2009

À propos de l’État binational

dimanche 6 décembre 2009 - 07h:31

Dominique Vidal

Dominique Vidal a conclu le 20 novembre, avec Ilan Halevi, le colloque organisé à Dijon sur le thème « Quel État palestinien ? Histoires, réalités et perspectives ». Il a consacré l’essentiel de son intervention à la question de l’État binational.

Conclusion d’Erekat : les Palestiniens n’ont désormais plus d’autre choix que de « recentrer leur attention sur une solution fondée sur un État unique dans lequel musulmans, chrétiens et juifs pourraient vivre sur un pied d’égalité ». Et d’insister : « C’est très grave. Il s’agit d’un moment de vérité pour nous. »

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Pour lui, en effet, l’État palestinien à souveraineté limitée que propose Benyamin Netanyaou et l’intransigeance de ce dernier sur le statut de Jérusalem ne laissent aucune marge de manœuvre aux négociateurs. Et pour cause : le chef du gouvernement israélien aurait réaffirmé à Mahmoud Abbas que « Jérusalem resterait la capitale éternelle et indivisible d’Israël, que la question des réfugiés (de 1948) ne serait pas évoquée, que notre État serait démilitarisé, que nous devions reconnaître qu’Israël est un État juif, qu’il n’y aurait pas de retour aux frontières de 1967, que le ciel serait sous son contrôle ».

Autant dire qu’il serait paradoxal de consacrer actuellement un colloque à la question de l’État palestinien sans évoquer l’hypothèse alternative : un État binational (ou fédéral ou confédéral).

Il ne s’agit pas là d’une démarche idéologique, mais de la leçon des échecs du processus de paix, avec le blocage persistant par Israël de toute solution fondée sur la création d’un véritable État palestinien à ses côtés et l’impuissance de la « communauté internationale » à la lui imposer.

Il ne s’agit pas non plus d’une prise de position, ni au nom du Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), ni même personnelle. Je voudrais simplement résumer ici brièvement à la fois ce qui plaide en faveur d’un État binational comme ce qui y fait obstacle.

Une remarque préalable : il n’existe pas, à ma connaissance, de définition précise - ni juridique, ni politique - de l’État binational. La transformation d’une formule vague en objectif stratégique supposerait naturellement une élaboration fouillée de la nature de cet État, élaboration qui, comme le choix de cet objectif, reviendra naturellement aux Palestiniens eux-mêmes.

Trois facteurs vont indiscutablement dans le sens d’une solution binationale du conflit israélo-palestinien :

1) Il s’agit d’abord d’un superbe idéal, beaucoup plus conforme aux valeurs que, tous ici je crois, nous défendons. Qui d’entre nous prône une vision du monde composé d’États ethniques ou ethnico-religieux ? Et a fortiori les « nettoyages » ethniques qui en découlent ?

2) Cet idéal possède en outre des racines profondes de part et d’autre.
- Avant d’opter pour deux États, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a plaidé en faveur d’une Palestine laïque et démocratique. Le Conseil national palestinien (CNP) de 1968 se fixe pour but une « Palestine progressiste, démocratique et non confessionnelle dans laquelle musulmans, chrétiens et juifs bénéficieront de la liberté de culte, travailleront et vivront en paix, jouissant de droits égaux (i) ». Et, en 1974, devant l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU), Yasser Arafat s’écriera : « Pourquoi ne puis-je rêver ? Pourquoi ne pourrais-je pas espérer ? La révolution ne consiste-t-elle pas à traduire dans les faits les rêves et les espoirs ? Alors agissons ensemble pour que mon rêve devienne réalité, pour que je puisse revenir d’exil avec mon peuple pour vivre là-bas... dans un unique État démocratique où chrétiens, juifs et musulmans vivraient dans la justice, la fraternité et le progrès. »

- Au sein de la communauté juive de Palestine, le Yichouv, l’idée binationaliste animait non seulement des intellectuels comme Martin Buber et Judah Magnès, mais aussi un grand nombre de partis qui, par exemple, aux élections internes de 1944, obtinrent plus de 44 % des voix, avant d’être balayés par la poussée nationaliste indissociable de la guerre de 1948(ii). Six ans plus tôt, ils avaient adopté, avec la Ligue pour le rapprochement et la coopération judéo-arabes, une plate-forme considérant que « la construction de la Palestine comme patrie commune du peuple juif y retournant et du peuple arabe y résidant doit être fondée sur une compréhension et un accord mutuel durable ». Et de prôner « la non domination d’un peuple par un autre indépendamment de leur force numérique respective », donc « un régime binational en Palestine ».

3) Enfin l’évolution sur le terrain a de plus en plus imbriqué les deux peuples, avec d’un côté 500 000 colons juifs en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, et de l’autre 1 500 000 Palestiniens citoyens Israël, héritiers des 150 000 qui parvinrent à échapper à l’expulsion de 1948-1949. Je souligne au passage que l’acceptation éventuelle de l’idée d’un État palestinien et d’un État juif risque de servir d’argument à la campagne menée Avigdor Libermann contre la citoyenneté des Arabes israéliens.

Mais quatre autres facteurs constituent non moins indiscutablement des obstacles importants à une solution binationale :

1) Et d’abord la question de la volonté des deux peuples. Car on imagine mal qu’il faille imposer un État binational démocratique à deux peuples... qui n’en veulent ni l’un ni l’autre. C’est clair, on le sait, pour 99,99% des Israéliens, mais aussi pour une large majorité de Palestiniens, qui, après quarante-deux ans d’occupation, de colonisation et de violences ne rêvent pas - on les comprend - de vivre avec les Israéliens. L’étape bi-étatique apparaît comme une phase nécessaire pour qu’Israéliens et Palestiniens acceptent un jour, éventuellement, de partager le même État.

2) Le deuxième obstacle relève de la lucidité politique : depuis que l’OLP s’est prononcée en faveur deux États (processus entamé, je le rappelle, en 1977, avec le projet de création d’un État palestinien sur « toute partie territoire libéré »), elle n’a pas réussi à arracher cette dernière à Israël. A fortiori, comment pourra-t-elle lui arracher un État binational, qu’Israël perçoit comme sa destruction - la conception sioniste de l’État juif implique à la fois le contrôle de la terre et une majorité juive en son sein. Or, dans les années qui viennent, il y aura dans le « Grand Israël » une majorité arabe, qui deviendra vite écrasante. La création d’un État palestinien aux côtés d’Israël apparaît au contraire comme le moyen de préserver l’existence d’Israël en tant qu’État juif, aussi longtemps du moins que la majorité de sa population le souhaitera.

3) Dans ces conditions, troisième obstacle, l’État binational ne risque-t-il pas de se résumer à la réalité actuelle, à savoir un État d’apartheid ? Avec des questions en série :

- quid du statut des deux peuples, dont aujourd’hui l’un jouit de tous les droits, y compris les droits politiques, et l’autre d’aucun ?

- quid du statut des colonies ? Faudra-t-il, au nom de l’« équilibre » avec Palestiniens d’Israël, en accepter le maintien ?

- quid des garanties données à chaque peuple et à chaque religion quant à la préservation de ses intérêts ?

La bataille pour l’égalité des droits risque d’être longue et ardue, d’autant que les opinions publiques internationales se considéreront sans doute beaucoup moins concernées. Ce qui m’amène à un quatrième et dernier problème :

4) Si la ligne politico-diplomatique de l’OLP n’a pas abouti à la création d’un État palestinien, elle a néanmoins réussi à en faire admettre la nécessité à la communauté internationale. Désormais, la perspective de deux États s’inscrit dans le droit international et les résolutions de l’ONU, y compris celles du Conseil de sécurité. C’est là un acquis qui constitue un point d’appui considérable pour le peuple palestinien : celui-ci risque de la perdre s’il change de perspective, en se donnant pour but un État binational.

Je rappelle aux plus anciens ici la situation d’il y a quarante ans, quand la légitimité de la cause palestinienne n’était reconnue par aucun gouvernement, aucune organisation internationale et très peu de partis, d’associations, etc. Même la fameuse résolution 242 ne mentionnait que le problème des réfugiés, pas les droits nationaux du peuple palestinien...

Que conclure ces éléments contradictoires ?

Tant que subsistera une chance, même petite, d’enclencher une dynamique de paix menant à l’établissement d’un État palestinien, il importe de maintenir cet objectif, en s’appuyant sur le consensus international.

Mais il est temps de dire clairement que nous nous trouvons dans le dernier quart heure. Si rien ne bouge, si le blocage israélien persiste, si l’impuissance de la communauté internationale demeure, comment ne pas comprendre que la colère des Palestiniens débouche progressivement sur une nouvelle stratégie ?

C’est d’ailleurs la conviction de nombre d’anciens dirigeants américains, qui ont adressé à Barack Obama, le 13 septembre dernier, un rapport d’un groupe bipartisan signé Zbigniew Brzezinski, Chuck Hagel, Lee H. Hamilton, Carla Hills, Nancy Kassebaum-Baker, Thomas R. Pickering, Brent Scowcroft, Theodore C. Sorensen, Paul A. Volcker et James D. Wolfensohn.

Ils y écrivent notamment : « Aujourd’hui, alors que nos ennemis contournent la supériorité militaire américaine en menant à la fois une guerre de l’information et de la terreur, il est indispensable d’aboutir rapidement une paix israélo-arabe. Même si celle-ci ne suffit pas à écraser Al-Qaida, elle aiderait à assécher le marécage dans lequel cette organisation et d’autres mouvements violents et terroristes poussent, et à éliminer ainsi une des sources majeures d’antiaméricanisme musulman global. Les avantages stratégiques récemment acquis par l’Iran dans le monde arabe seraient largement réduits. Loin de constituer une diversion par rapport aux autres crises proche-orientales, un accord de paix israélo-palestinien contribuerait de manière significative à leur solution.

À l’inverse, le fait pour les États-Unis de ne pas jouer leur rôle de facilitation et de médiation reviendrait à laisser le terrain aux ennemis de l’Amérique, qui comptent sur la dispute israélo-arabe comme sur un cadeau qu’on continue à leur offrir. (...)

Ce sera le cas si le président ne prend pas le problème en mains rapidement. Son capital politique s’érodera ; les obstacles intérieurs croîtront ; d’autres questions domineront ; et les parties en guerre joueront la montre.

Ne pas agir se révélera donc extrêmement coûteux. Cela nuira à nos efforts pour affaiblir les groupes extrémistes, renforcer nos alliés modérés et rassembler les soutiens régionaux nécessaires pour stabiliser l’Irak et contenir l’Iran. Mais cela risquera de déboucher aussi sur la disparition définitive de la solution à deux États si les colonies se développent, se retranchent et que les extrémistes consolident leur influence des deux côtés.

Bref, les six ou douze prochains mois représenteront sans doute la dernière chance pour une solution équitable, viable et durable(iii). »

C’est dire la responsabilité considérable qui pèse sur nos épaules - je veux dire celles de la communauté internationale et donc celles du mouvement de solidarité. C’est tout le sens de la campagne « boycott, désinvestissement, sanction » contre la colonisation israélienne, qui doit permettre de faire entendre plus forte et plus unie la voix des peuples du monde. Et d’abord à leurs gouvernements, à l’Union européenne, à la Maison Blanche - jusqu’au Conseil de sécurité de l’ONU, qui doit enfin se donner les moyens, tous les moyens de mettre fin au plus vieux conflit international du monde.

Merci de votre attention !

[i] Cf. La Révolution palestinienne et les juifs, Éditions de Minuit, Paris, 1970.

[ii] Cf Palestine 47 : un partage avorté, Éditions André Versaille, Bruxelles, 2008.

[iii]www.usmep.us/bipartisan_recommendations/A_Last_Chance_for_a_Two-State_Israel-Palestine_Agreement.pdfInvoquant la « Feuille de route » adoptée en 2003, Mahmoud Abbas avait fait du gel de la colonisation en Cisjordanie la condition de la reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes, au point mort depuis l’offensive contre Gaza. Or, dans sa dernière tournée au Proche-Orient, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a vainement exhorté le président de l’Autorité palestinienne à renoncer à cette condition. Pis : elle a salué l’offre du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de « limiter temporairement » les chantiers dans les colonies à 3 000 logements. Pour Erekat, elle n’a fait ainsi qu’« ouvrir la voie à de nouveaux projets de développement des colonies ».Le 4 novembre dernier, le responsable palestinien des négociations avec Israël, Saëb Erekat, a déclaré à la presse que le moment était venu pour Mahmoud Abbas, président de l’Autorité, de « dire la vérité à son peuple, à savoir qu’avec la poursuite des activités de colonisation, la solution fondée sur le principe de deux États n’est plus d’actualité ».

23 novembre 2009 - Cet article peut être consulté ici :
http://www.france-palestine.org/art...

Israël privatise l’occupation

dimanche 6 décembre 2009 - 07h:27

Penny Cole - ROR Coalition/BDS

L’occupation israélienne des territoires palestiniens est devenue une entreprise commerciale d’accaparement de la terre et du travail, avec toute la sécurité, les justifications politiques ou religieuses désirées, lesquelles ne sont rien de plus qu’un écran pour cacher les profits.

(JPG)

Les Palestiniens sont confrontés à un « paradoxe politique mortel », explique Salwa Alenat, de Kav LaOved (Service téléphonique d’assistance des travailleurs) lors d’une réunion à Londres pour un débat sur les profiteurs de l’occupation israélienne.

Ils n’ont pas de travail dans les zones de l’Autorité palestinienne où il y a une flambée du chômage et ils se retrouvent en conséquence obligés de travailler à la construction des colonies ou incités à cultiver des terres volées.

Autour de chaque colonie illégale, des produits agricoles sont cultivés en utilisant un travail palestinien sous-payé et exécuté dans des conditions épouvantables. De plus, les nouvelles zones industrielles, construites et fonctionnant en toute illégalité, utilisent les Palestiniens comme une main-d’œuvre bon marché, et notamment des enfants.

Après 14 ans de batailles juridiques, la Haute Cour israélienne a fini par statuer que la législation israélienne pour la protection du travail s’appliquait aussi dans les colonies, mais cette législation est grandement ignorée et rien n’est tenté pour la faire appliquer.

Quelque 30 000 Palestiniens travaillent en agriculture dans la vallée du Jourdain, gagnant souvent moins d’un tiers du salaire minimum. Des colons propriétaires y exploitent des vergers de dattiers et refusent toute responsabilité pour les accidents du travail, la protection sociale ou toute indemnisation.

Les travailleurs sont hissés par nacelles en haut des palmiers tôt le matin, et ils y sont laissés pour travailler dans la chaleur du jour, sans moyen pour redescendre. Ils vaporisent les dattes d’hormones et de pesticides sans qu’on leur fournisse les équipements pour se protéger.

Et puis, il y a les zones industrielles. Salwa Alenat, dont l’organisation basée en Israël défend les droits des Palestiniens et des travailleurs émigrés, nous cite l’exemple d’une usine accolée au mur illégal construit à l’intérieur de la Cisjordanie. Les salariés ne peuvent entrer et sortir qu’à des heures précises, dit-elle, décrivant l’entreprise comme une prison pour ses 500 salariés. Et il n’y a pas que les employeurs israéliens, il y a aussi des chefs de gangs palestiniens qui en profitent et les exploitent.

L’Autorité palestinienne affirme que c’est là une question politique mais que de plus en plus les Palestiniens tentent de s’organiser pour se battre pour leurs droits de travailleurs, « indépendamment des décisions politiques prises ici ou là, » explique Salwa.

Dalit Baum, dont l’organisation Qui profite ? a listé les entreprises qui sont impliquées dans l’occupation, dit qu’alors que les médias israéliens n’arrêtent pas de pleurer sur « le coût de l’occupation », celle-ci est la source d’énormes profits pour les couches les plus riches de la société israélienne.

L’application accélérée de la politique néolibérale par les gouvernements israéliens successifs fait que des entreprises autrefois nationalisées sont devenues des sociétés privées avec des interférences dans le monde entier. Ces sociétés exploitent impitoyablement les territoires occupés.

Les noms dont il faut se méfier :

27 sociétés israéliennes au total opérant dans les colonies et exportant vers le Royaume-Uni ont été identifiées :

- Fruits et légumes et plantes aromatiques fraîches : Agrexco, Arava, Flowers Direct, Hadiklaim, Mehadrin Tnuport Export

- Autres produits alimentaires : Abady Bakery, Achdut, Adumim Food Additives/Frutarom, Amnon & Tamar, Oppenheimer, Shamir Salads

- Boissons : Adanim Tea, Soda-Club, Tishbi Estate Winery

- Produits de beauté : Dead Sea Labarotories, Intercosma

- Produits pharmaceutiques : Fermentek

- Produits en plastique : Keter Plastic, Tip Top Toys, Twitoplast

- Produits métalliques : DiSTek, Mul-T-Lock, Yardeni Locks

- Produits textiles : Caesarea Carpets, Dispobud, Ofertex

- Autres produits : Greenkote.


L’occupation a été privatisée et certaines sociétés sont en cours de privatisation, entre autres GS4, anciennement du Groupe 4, et ses filiales israéliennes Hashmira. Il s’agit-là de l’un des plus gros employeurs dans l’Etat d’Israël qui a été soumis à un examen minutieux par le parlement israélien pour violations présumées des droits du travail de milliers de ses salariés.

Les entreprises de sécurité ont favorisé l’une des plus sinistres évolutions en matière de surveillance et de techniques et équipements de contrôle ; ceux-ci étant testés sur les Palestiniens et commercialisés ensuite à travers le monde.

Des drones sans pilote qui peuvent à la fois photographier et tirer sur les Palestiniens ; des drones-bateaux qui ciblent les pêcheurs palestiniens, des drones-bulldozers fabriqués par Caterpillar avec lesquels des soldates israéliennes, depuis un bureau, n’importe où, rien qu’en se servant d’une simple manette, peuvent écraser et démolir les maisons palestiniennes.

La Cisjordanie est devenu un dépotoir énorme. Tous les déchets médicaux toxiques d’Israël y sont déversés. Même les pierres de Cisjordanie sont volées. La société transnationale Hanson est partie prenante dans une entreprise d’extraction et de concassage de pierres destinées à la fabrication du ciment.

Parallèlement à cette occupation impitoyable, illégale et économique, s’opère une transformation de l’Etat d’Israël lui-même.

Un exemple de cette évolution est le sort du mouvement syndical sioniste, Histradout, qui fut la force motrice de la construction de l’Etat israélien après 1948. En 1983, il avait 1 600 000 adhérents, plus d’un tiers de la population globale et environ 85% des salariés.

Il était le deuxième plus gros employeur du pays, tant dans l’industrie que dans le secteur public. Aujourd’hui, après dix ans de privatisations, il arrive tout juste à 650 000 adhérents.

Il n’y a pas que les travailleurs migrants arabes à être maltraités en Israël. Les migrants thaïs, philippins et chinois, après avoir payé à des agents jusqu’à 10 000 dollars pour entrer en Israël, n’ont pas le droit de changer d’employeur et sont exposés à l’expulsion s’ils perdent leur boulot. Ils ont reçu un permis de travail à durée limitée et se retrouvent donc dans l’illégalité à l’expiration de cette durée, obligés de passer au travail clandestin. Et le cycle se renouvelle avec une importation continue de lots de main-d’œuvre fraîche de l’immigration.

Kav LaOved assiste tous les salariés sous-payés et exploités et affirme qu’il y a de plus en plus de demandes sur le service d’assistance téléphonique des travailleurs juifs, pour la plupart des migrants récents, qui recherchent de l’aide.

Cette privatisation et cette globalisation de l’Etat israélien ont été impulsées par le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant son premier mandat de Premier ministre de 1996 à 1999. Pour son mandat en cours, il a mis une priorité à suivre le même processus pour ce qui concerne les territoires occupés.

Netanyahu veut substituer ce qu’il appelle « la paix économique » au processus de paix. Un exemple de la façon dont cela fonctionne est la ville de Jénine, ville palestinienne aujourd’hui totalement encerclée par le mur illégal. Les Palestiniens de l’autre côté se voient proposer des laissez-passer d’une journée de shopping pour entrer à Jénine et y dépenser leur argent.

Pendant ce temps, l’économie palestinienne est sans cesse entravée par des restrictions et l’isolement, par des saisies de terres et des agressions, et reste totalement dépendante d’Israël pour toute activité commerciale.

Avec le néolibéralisme aux commandes en Israël et dans les territoires occupés, il n’a jamais été aussi clair qu’il existe une communauté d’intérêts entre les salariés de toute la région, quelles que soient leur nationalité, leur religion ou leur race.

La plus grande menace, pour les riches mondialisés d’Israël et leurs représentants politiques, serait la solution à un Etat unique, où les travailleurs pourraient s’unir dans un même combat pour une démocratie véritable et un pouvoir économique.

25 novembre 2009 : A World to win - 4 décembre 2009 : BDS - traduction : JPP

http://info-palestine.net/article.php3?id_article=7746

Le convoi "Vive la Palestine n° 3" dirigé par George Galloway démarre aujourd'hui de Londres

[ 06/12/2009 - 20:33 ]
Londres - CPI

Le convoi doit arriver à la Bande de Gaza, le 27/12, à partir du Parlement britannique

à Londres, avec la participation des militants internationaux, en Europe, en Amérique

et en Malaisie, en solidarité avec les habitants de la Bande de Gaza totalement

assiégés par le blocus sioniste inhumain et injuste qui dure depuis plus de 3 ans consécutifs.

Le convoi doit entrer dans la Bande de Gaza, le 27/12, la date qui coïncide avec la

1ère année de la guerre sioniste contre Gaza", ont rapporté des sources bien informées.

Lors d'une déclaration de presse, l'activiste et médiateur, Zahir Berawi, a souligné au

centre palestinien d'information, le dimanche 06/12, que le convoi dirigé par le député

britannique, George Galloway et qui se compose de 80 voitures, a démarré

aujourd'hui à partir de Londres, en se dirigeant vers la France et d'autres pays

européens, dont l'Italie, la Grèce et la Turquie.

"Le convoi va s'arrêter en Turquie, où on va organiser de grandes fêtes populaires

et officielles, avec la participation d'autres activistes qui vont rejoindre le convoi

pour se diriger vers Gaza, en plus de 100 voitures", a précisé Zahir qui a affirmé

que le convoi va se diriger après vers la Syrie puis en Jordanie, alors que la

cargaison va être chargée sur un grand bateau pour passer par le port égyptien

de Nouweiba, à travers la Mer Rouge.

Il a déclaré qu'il est prévu que les solidaires vont entrer, le 27/12, dans la Bande

de Gaza, à travers le passage de Rafah, en coïncidant avec la guerre sioniste

sauvage contre la population civile de Gaza.

En outre, Berawi a souligné que le convoi "Vive la Palestine n°3" veut transmettre

un fort message de solidarité avec le peuple palestinien en général et le peuple

de Gaza en particulier, quant à l'acheminement de l'aide est une confirmation

du rejet des Communautés européennes et les libéraux du monde au blocus

arbitraire, injuste et inhumain imposé contre plus d'un million et demi de Gazaouis.

Berawi a également souligné que le convoi regroupe des dizaines d'ambulances

qui transportent des instruments médicaux dont 15 ambulances portant les

noms des martyrs des équipes médicales qui ont péri dans la guerre sioniste dans

le but de les commémorer.

Il est à noter que l'organisation "Vive la Palestine", avait organisé, il y a deux ans,

deux convois vers Gaza, dont le premier était en Mars, alors que le second

était en Juillet, et l'essentiel dans ce 3ème convoi c'est qu'il porte un caractère

international avec la participation des militants de la Grande-Bretagne, l'Amérique,

l'Europe et de la Malaisie.

Attaques de plus en plus fréquentes des colons sur les villages autour de Naplouse

Naplouse - 06-12-2009
suivies d’invasions de l’armée, avec utilisation de balles réelles
Par ISM
Les attaques des colons ont encore augmenté cette semaine dans la région de Naplouse, tandis que les occupants israéliens vivant dans la colonie d’Yitzhar ciblent les villages de Burin et Asira al-Qabliya. Les forces israéliennes d’occupation aident et encouragent les colons, terrorisant les villages par l’utilisation de balles réelles, de grenades assourdissantes et lacrymogènes contre les habitants palestiniens.




















Les oliveraies d'Asira al-Qabliya, incendiées par les colons sionistes d'Yitzhar, en octobre dernier.


Les maisons d’Ahmad Jamal et Ahmad Mohammad Saleh, à Asira al-Qabliya, sont situées à une courte distance de l’avant-poste Shalhevit Yam, dans la colonie illégale d’Yitzhar, dont l’idéologie violente de ses habitants est notoire.

A 8h30 le vendredi 4 décembre, environ 50 colons ont attaqué le village du côté est, encerclant les maisons des familles Jamal et Saleh et jetant des pierres. Dix jeeps israéliennes sont arrivées peu après, et ont attaqué le village déjà assiégé par les « voisins » violents.

Les jeeps sont entrées à Asira al-Qabliya en tirant des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des balles réelles.

L’attaque a duré 2 heures avant que la dernière jeep quitte le village.

Les villageois pensent que l’attaque peut avoir été « provoquée » par la présence de fermiers, dans leurs champs proches de la colonie. Un problème grave et récurrent pour ceux qui ont la malchance d’avoir leurs terres près d’Yitzhar, le simple fait d’aller travailler sa terre devenant un acte de bravoure et un risque potentiel pour le village tout entier.

Les familles Jamal et Saleh vivent constamment dans la crainte car leurs maisons sont situées à la lisière du village, et près de la dernière extension d’Yitzhar. Depuis que la construction de l’avant-poste Shalevit Yam a débuté en 2001, les maisons des familles palestiniennes ont été attaquées un nombre incalculable de fois, les colons armés de fusils et de pierres venant vandaliser leurs maisons, briser les fenêtres et tagger des étoiles de David sur les façades.

C’est la même histoire dans le village voisin de Burin. La maison de la famille Abu Ayman est située, seule, sur la colline qui monte à Yitzhar, et est attaquée presque tous les jours ces dernières semaines. Les colons attaquent la plupart du temps en masse, jetant des pierres et terrorisant la famille, qui comprend 10 enfants, dont un bébé.

Le « côté » Yitzhar de la vallée, dont les terres appartiennent à Burin, a vu plus de 200 oliviers coupés par les colons au cours des deux derniers mois, ce qui porte gravement tort à l’économie des fermiers de Burin.

Le « phénomène » des colons établissant leurs propres lois est devenu la normalité, et les populations des villages palestiniens s’arment de courage dans l’attente de nouveaux accès de violence de la part des colons, en réponse à la dernière « concession » du gouvernement israélien aux Palestiniens – un gel partiel de la colonisation pendant 10 mois.

En dépit des démarches déjà entreprises par le gouvernement pour l’adapter (en fait pour l’annuler), la décision de gel a scandalisé les communautés de colons dans toute la Cisjordanie, qui se sont livrés des manifestations publiques et à des attaques violentes, contre les Palestiniens comme sur les inspecteurs israéliens qui tentaient de contrôler l’arrêt des constructions.
Source : Palsolidarity

Convoi d'assistances humanitaires quitte Londres à destination de Gaza

06 Déc 2009

Londres/ Un convoi d'assistances humanitaires et de secours a quitté Londres à destination de Gaza en vue de briser le blocus imposé par l'occupation israélienne à la bande depuis trois ans et demi.

La chaîne al-Alam a indiqué que le convoi organisé par l'Association de la Palestine libre avec la participation d'un certain nombre d'activistes politiques des Etats-Unis et de l'Europe, envisage d'entrer le point de passage de Rafah le 27 courant, qui coïncide le 1er anniversaire de l'agression israélienne contre la bande.

La chaîne a indiqué que le convoi porte des impératifs médicaux nécessaires, des besoins de l'enseignement et des ambulances et il va traverser des pays européens et arabes avant d'arriver à Gaza.

Raghda Bittar

http://www.sana.sy/fra/55/2009/12/06/259624.htm

L'archevêque d'al-Qods occupé avertit des plans israéliens visant l'effacement des quartiers arabes de la ville

06 Déc 2009

Prague / En contribution à la festivité d'al-Qods capitale de la culture arabe 2009, une soirée culturelle a été organisée hier dans la capitale tchèque, Prague, à laquelle a pris part l'Archevêque Atala Hanna, Archevêque d'al-Qods pour les Grecs-Orthodoxes, le chef du Conseil des ulémas à al-Qods, M. Abdel Rahman Abbad, et une foule d'intellectuels arabes et tchèques.

Prenant la parole à cette occasion, l'Archevêque Hanna a souligné que l'importance de la ville sainte provient non seulement de son histoire et de ses lieux saints, mais encore de sa population "qui devrait être soutenu autant que les lieux saints de la ville", a-t-il insisté.

L'Archevêque Hanna a avertit à cette occasion d'un plan israélien qui est en cours d'exécution et consistant à effacer tous les quartiers arabes dans cette ville occupée,

Appelant les églises du monde à se solidariser avec le peuple palestinien et à œuvrer pour lever l'injustice qui frappe le peuple palestinien, pour mettre fin à l'occupation israélienne. Il a enfin réitéré l'attachement de tous es Palestiniens, musulmans et chrétiens, à al-Qods comme leur capitale et leur résolution à ne pas concéder un seul grain du sol d'al-Qods et de toute la Palestine.

Pour sa part, M. Abbad a parlé de la fraternité ancrée islamo-chrétienne en Palestine occupée, et averti des plans israéliens envisageant la judaïsation d'al-Qods occupée.

W.J. / Gh.H.

http://www.sana.sy/fra/200/2009/12/06/259515.htm

Condamnation du franco-palestinien Salah Hamouri: Gilbert Meynier en appelle à Sarkozy

En ma triple qualité de Français, de spécialiste de l’histoire du monde arabe et de citoyen du monde, j’attache un grand prix à ce que le contentieux israélo-palestinien soit traité avec les normes qui devraient au plus haut sens du terme régir la politique : l’art du possible et de l’humainement souhaitable », écrit l’historien Gilbert Meynier, au président Nicolas Sarkozy.

Il lui demande « avec espoir, mais fermeté, d’intervenir avec détermination et constance auprès des autorités israéliennes pour qu’elles libèrent au plus vite Salah Hamouri (détenu en Israël depuis plus de trois ans), et de donner dans ce sens des consignes claires au corps diplomatique français. » Et de rappeler qu’en avril 2008, un tribunal militaire a contraint le jeune Franco-Palestinien à « céder aux manœuvres d’indimidation du procureur israélien qui l’ont conduit à ’’plaider coupable’’ pour éviter une peine supérieure à 7 ans de prison ; ce qui n’a pas empêché le tribunal militaire de le condamner à cette peine bien qu’il n’ait commis aucun délit et qu’aucune preuve n’ait été apportée sur une quelconque intention d’en commettre un ». « Prononcer une condamnation sans délit et sans preuve est contraire aux valeurs de la France telles que les ont enracinées dans le cœur des Français leur histoire et la conception éclairée de leur identité nationale, valeurs qui rejoignent - s’en étonnera-t-on - les principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Je vous rappelle que Salah Hamouri est un ressortissant français et qu’il a été condamné selon des procédures indignes de toute démocratie qui se respecte. »

Par N. B.

http://www.elwatan.com/Gilbert-Meynier-en-appelle-a

Les colons intensifient leur mouvement de protestation

07/12/2009
Les colons juifs ont élargi hier leur mouvement de protestation contre le gel temporaire de la construction de logements dans les implantations, en incendiant des véhicules et en agressant des policiers israéliens lors de plusieurs incidents en Cisjordanie. La police israélienne a arrêté au moins deux colons accusés d'avoir tenté d'empêcher des policiers d'appliquer l'interdiction de construire décidée par le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, dans l'espoir de relancer le processus de paix. Dans la nuit de samedi à dimanche, des colons israéliens s'étaient livrés à des actes antipalestiniens de vandalisme dans le nord de la Cisjordanie. La police israélienne a déclaré avoir ouvert une enquête sur les plaintes de vandalisme déposées par les Palestiniens.
Cherchant à apaiser les tensions, M. Netanyahu a lancé un appel aux colons en leur demandant de respecter l'interdiction et il a réitéré sa promesse de reprendre rapidement les constructions une fois que la période de suspension serait écoulée. « Nous avons clairement indiqué qu'à la fin de la période de suspension, la construction reprendrait. C'est une décision unique et temporaire, pas un gel illimité », a dit M. Netanyahu. « Il faut que nous passions ensemble cette période en étant le plus unis possible », a ajouté M. Netanyahu. « Je dis cela pas seulement aux dirigeants des colons et aux colons, mais aussi aux membres du Parlement et aux ministres du gouvernement. Notre unité interne est importante, peut-être la chose la plus importante de toutes », a conclu M. Netanyahu lors du Conseil des ministres hebdomadaire, pour tenter de désamorcer la fronde de certains au sein de son bloc conservateur, le Likoud, contre ce gel.

Des médecins français auraient examiné Shalit dans la bande de Gaza

07/12/2009
Un échange de prisonniers aurait lieu dans les deux semaines.
Une équipe de médecins français a examiné le soldat israélien Gilad Shalit, détenu dans la bande de Gaza depuis plus de trois ans, a rapporté hier le quotidien panarabe al-Hayat. Un responsable des services de sécurité égyptiens a confirmé à l'AFP que trois médecins français s'étaient rendus dans la bande de Gaza en provenance d'Égypte la semaine dernière, en passant par la ville frontalière de Rafah. Il a cependant déclaré qu'il n'y avait pas d'éléments montrant qu'ils aient pu se rendre auprès du soldat israélien. « Ils se sont rendus à Gaza pour pratiquer des opérations (chirurgicales). C'est quelque chose de très courant. Des médecins étrangers vont offrir leurs services dans la bande de Gaza de façon régulière », a dit le responsable.
Le journal al-Hayat, citant des « sources dignes de foi », a toutefois affirmé que quatre médecins français se sont rendus à Gaza le 29 novembre « accompagnés du médiateur allemand Ernst Uhrlau via le point de passage de Rafah et ont examiné Shalit dans un endroit secret de la bande de Gaza ». L'équipe et le médiateur allemand « sont arrivés à Gaza alors que le Hamas avait mis en place des mesures de sécurité sans précédent (...) et que des avions israéliens survolaient la région », a ajouté le journal basé à Londres. Le Hamas avait reçu des garanties d'Ernst Uhrlau que les appareils israéliens s'abstiendraient de toute attaque et ne tenteraient pas de libérer Gilad Shalit.
Israël et le Hamas mènent des négociations indirectes par l'intermédiaire de l'Allemagne, discussions parrainées par l'Égypte. Il s'agit de conclure un accord portant sur la libération de Gilad Shalit contre des centaines de Palestiniens détenus par Israël. L'État hébreu comme le Hamas avaient fait état de progrès dans les négociations le mois dernier. Le député israélien Daniel Ben Simon a déclaré samedi qu'un accord serait « présenté au public d'ici à une semaine ou deux ». De son côté, l'Égypte a exhorté Israël à répondre aux exigences palestiniennes. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Aboul Gheit, a indiqué avoir demandé à Israël davantage de flexibilité. Israël ne devrait pas « exagérer ses propres exigences », a-t-il poursuivi. À ce propos, M. Ben Simon a assuré que le dirigeant palestinien Marwan Barghouthi, symbole de l'intifada actuellement détenu en Israël, ferait partie des détenus libérés dans le cadre de cet échange. En soirée, une roquette de fabrication russe utilisée en général par des hélicoptères d'attaque a été tirée depuis la bande de Gaza vers le sud d'Israël, une première selon la radio militaire israélienne. Le tir n'a fait ni victime ni dégât, a-t-elle ajouté. Interrogée par l'AFP, une porte-parole de l'armée n'a pas été en mesure de confirmer ou démentir cette information.

Israël / Palestine : d’une Seule Voix ?

publié le dimanche 6 décembre 2009

Léon-Marc Levy
Comment donner du contenu à un discours de paix sans parler de politique ? Le film [« D’Une Seule Voix » de Xavier de Lauzanne]aliène tous les personnages, leur enlève leur identité, leur vie quotidienne, leurs aspirations, leurs revendications.

On sait, depuis un temps qui semble sans début et sans fin, combien le conflit Israël-Palestine est préoccupant, omniprésent, objet de toutes les passions et, trop souvent, des passions les plus sombres. Difficile et périlleux, dans la tourmente des guerres, des drames et des haines semble-t-il inexpiables, de tenir un discours fondé sur des valeurs de justice et de vérité sans à chaque fois, comme dans un funeste destin, provoquer la colère de l’une ou l’autre partie. Souvent des deux en même temps.

C’est pourtant le pari tenté par une courageuse équipe française de cinéastes : faire chanter ensemble, sur scène en France et à Chypre, des artistes, Juifs et Palestiniens, appartenant aux trois religions monothéistes... Objectif séduisant, mission impossible ? Non. C’est chose faite et filmée. Ca s’appelle « D’Une Seule Voix ». Son réalisateur s’appelle Xavier de Lauzanne. Le Monde.fr en a rendu compte dans un article signé Thomas Sotinel le 10 novembre dernier.

Il est bien difficile de ne pas adhérer à un tel projet dans son principe fondateur. Difficile aussi de mégoter sur notre soutien à cette équipe qui se lance, essentiellement par idéal, dans une entreprise noble et risquée. L’équipe du film, d’ailleurs, annonce ce risque dans la présentation même de son travail.

Et cependant, je n’ai pas réussi à me laisser porter par le flot émotionnel du film. Peut-être parce que c’est un flot émotionnel. Au contraire je me suis rapidement braqué. Je trouve que cette aventure est toute artificielle. Comment donner du contenu à un discours de paix sans parler de politique ? Le film aliène tous les personnages, leur enlève leur identité, leur vie quotidienne, leurs aspirations, leurs revendications. Le Palestinien n’est plus Palestinien (on va jusqu’à lui reprocher dans une scène de porter un tee-shirt sur lequel est simplement inscrit le mot "Palestine"), l’Israélien n’est plus Israélien, on gomme tout le contenu des êtres pour gommer leurs différences et leur différend. Au final il reste des Hommes que plus rien n’identifie ni ne divise, donc forcément, ils sympathisent. Mais dès que leur individualité refait surface (Par exemple quand un Palestinien fait le V de la Victoire que Yasser Arafat avait adopté), aussitôt la guerre reprend ses droits, un instant oubliés. C’est une expérience de laboratoire qui ne peut pas produire la moindre suite dans la réalité. Une fois les souris sorties de leur cage et remises dans leur environnement naturel, rien n’a changé de ce qui les divise. Exclure le politique ne mène à rien. Il reviendra au galop. D’ailleurs la conclusion du film est là pour le dire : il ne reste rien d’autre qu’un bon souvenir entre quelques êtres qui se sont côtoyés, sûrement découverts aussi pour certains (et c’est la vertu de ce film !). Ce n’est pas rien, mais ce n’est que ça.

Et puis exclure le politique ne pose pas seulement ce problème. Vouloir faire la paix sans écouter les aspirations des uns et des autres, c’est vouloir établir la paix sans rien changer. Or le socle de la paix, bien plus que l’amitié, c’est d’abord la justice ! Et pour y parvenir une chose est sûre, il y a de sacrés changements à opérer ! Pour dire les choses de manière un peu caricaturale, c’est comme si on avait organisé une chorale pacifiste entre Algériens et Pieds-Noirs pendant la Guerre d’Algérie, sans jamais aborder le sujet, justement, de la Guerre d’Algérie et en chantant pour la Paix ! C’est faire une sortie sportive entre employés et patrons dans une usine en lutte pour que tout le monde s’entende bien et que le conflit aille vers sa solution...

« Israéliens et Palestiniens, juifs, chrétiens et musulmans, ils sont avant tout musiciens. » dit la présentation officielle du film. Justement non ! Ce n’est pas si simple. Ils ne sont pas avant tout musiciens, quelle que soit leur passion musicale. Ils sont d’abord ce que leur histoire personnelle, intime, collective, symbolique les a faits ! Ils sont d’abord des identités profondes et aujourd’hui en guerre, même si tous souhaitent la paix.

Quelle paix ? Dans quelles conditions ? Faire la paix sans poser ces questions c’est juste faire taire tous les combats et laisser les choses telles qu’elles sont, sans remous. Thomas Sotinel parle, dans son article, d’ « impuissance de la bonne volonté ». Terrible constat. Il n’y a rien de plus triste que de voir se briser les ailes de l’Ange. Mais c’est comme ça. Il faudra bien mettre la politique au centre de tout projet de solution au Moyen-Orient, quelle qu’en soit la nature ! C’est la condition pour que les hommes et les femmes de Palestine/Israël puissent un jour chanter d’une seule voix

publié par le Monde le 27 novembre

http://www.lemonde.fr/opinions/chro...

voir aussi Protection Palestine

http://www.protection-palestine.org...