jeudi 24 septembre 2009

Iran/Israël | Les enjeux sous jacents de la confrontation (part.3/3)

publié le mardi 22 septembre 2009

René Naba
Dispositifs et Cibles des protagonistes

1• Le dispositif israélien [1] :

Paris, 19 septembre 2009. Le dispositif israélien repose sur le système balistique de la famille américaine des GBU, plus communément désignés de « Bunkers Busters », littéralement des « imploseurs de fortifications ». Le GBU 27, d’une longueur 4,2 mètres, pour un poids 900 kg, a une force de pénétration de 2,4 mètres de béton. Le GBU 28 d’une longueur 5,5 mètres, pour un poids 2,268 kg, a une force de pénétration de six mètres de béton. L’onde de choc dégagée détruirait toute construction, jusqu’à cent mètres sous terre.

A la balistique de fabrication américaine, se superpose le dispositif balistique de fabrication israélienne : Popeye-3, missile air-sol d’une portée de 350 km, les missiles de la famille Jéricho 1 Jéricho 2 et probablement Jéricho 3 qui peut en théorie atteindre Téhéran. La marine israélienne a testé avec succès, le 26 juillet 2009, un système amélioré de son missile antimissile « Barak ». Tiré à partir d’une vedette Saar-5, le nouveau missile « Barak » a été développé conjointement par des experts de l’armée et de la marine israéliennes, l’Institut Rafael pour le développement des armements et le Centre pour la recherche spatiale d’Israël. Ce système de défense est développé en complément du « Dôme d’acier », voué à l’interception de roquettes d’une portée allant de 4 à 70 km.

Israël est en outre crédité d’un arsenal nucléaire, l’un des plus importants hors du monde occidental, de l’ordre de 150 à 200 ogives nucléaires et d’une puissante aviation de guerre : 710 avions de combat avions, notamment des chasseurs bombardiers F-15 et F-16, 181 hélicoptères de combat, ainsi que de nombreux drones (avions sans pilote) d’attaque et de reconnaissance.

Une technologie de pointe produite par l’industrie militaire israélienne lui assure une grande opérabilité tout terrain notamment avec le premier robot soldat produit par la firme « Elbit Systems ». Transportable dans le sac à dos d’un soldat, ce robot soldat, le « VIPeR », est opérationnel tout terrain. Armé d’un fusil mitrailleur UZI, télécommandé, il est capable de lancer des grenades et de tirer à la mitraillette. Israël détient le record mondial en matière de dépenses d’armement par habitant, de l’ordre de 1.429 dollars par an par habitant (chiffres 2006). Sa période de circonscription est parmi les plus longues du monde : trois ans pour les hommes et deux ans pour les femmes avec une période de réserve d’un mois par an.

2• La défense balistique iranienne

Un commandement autonome de l’armée de l’air, qui repose sur un double réseau de missiles et une inconnue :

Le brouillage médiatique le plus complet règne quant à La possession par l’Iran du missile russe S-300 d’une portée de 150 km. La presse israélienne a fait état, à deux reprises, de visites secrètes à Moscou des dirigeants israéliens –le président Shimon Pères (août) et le premier ministre Benyamin Netanyahu (septembre)- en vue d’inciter les dirigeants russes à renoncer à renforcer la défense balistique iranienne, alors que des informations de la presse occidentale ont fait état, celles-là, de la livraison par la Russie de ce missile de haute altitude à l’Iran, sans que toutefois cette information n’ ait été confirmée ou infirmée tant du côté russe que du côté iranien. Selon ces informations, l’Iran disposerait de deux batteries de ces missiles d’une portée de 150 km, portant une charge de 143 kg et long de 7 mètres. Le S-300 peut suivre 24 cibles et tirer quatre missiles en même temps à partir d’une plateforme mobile (camion).

La décision américaine de renoncer à installer un bouclier anti-missile en Tchéquie, un « casus belli » pour Moscou, a été interprétée comme relevant d’un marchandage plus vaste visant à conduire la Russie à se démarquer un tant soit peu de l’Iran et à refreiner ses livraisons d’armes sophistiquées à la République Islamique, y compris les S-300.

Au-delà du S-300, la défense balistique iranienne repose sur un double réseau de missiles, un système de défense et d’interception et un système de riposte.

•Un système de défense et d’interception matérialisé principalement par sept batteries anti-aériennes de basse et moyenne altitude, de quatre lanceurs Tor-M1/SA-15 Gumblet fournis par les conglomérats russes Koupol et Almaz Anteny, et, selon des informations persistantes de la presse, par un dispositif articulé autour du missile russe S-300, l’équivalent du Patriot Pac-3, le missile américain déployé dans le désert du Néguev pour la protection des sites israéliens. Missile de haute altitude, long de 7 mètres, d’une portée de 150 km, portant une charge de 143 kg, le S-300 peut suivre 24 cibles et tirer quatre missiles en même temps. L’Iran disposerait de deux batteries de ces missiles qui peuvent être titrées d’une plateforme mobile (camion).

•Un système de riposte représenté par la gamme des missiles balistiques de type Scud, de la famille Shahab, développée avec le concours de la Corée du Nord et couvrant une distance de 300 à 1.500 kms. Shahab 1 a une portée de 300 km, Shahab 2 de 500 km. Le missile de troisième génération, Sahab 3, est une variante du missile nord coréen No Dong I. D’une longueur de 16 mètres, pesant 16.000 kg, propulsé par un carburant liquide, Sahab 3 dispose d’une portée de 1500 km, qui le met en mesure d’atteindre Tel Aviv, Karachi, Riyad ou Ankara.

En outre l’Iran assure détenir une « bombe intelligente » baptisée « Ghassed » (messager) de 900 kg. Version améliorée du KAB-500 kr, Ghassed est une bombe planeuse d’origine russe à guidage TV, armée d’une ogive de perforation d’armure ou de bunker. La bombe peut être lancée à partir d’un chasseur-bombardier de conception iranienne « Saegheh » (éclair), produit à partir d’une synthèse de la technologie, russe, chinoise et nord-coréenne. Ce dispositif est complété par une aviation militaire comptant près de cinquante chasseurs-bombardiers peu performants face aux nouveaux appareils de supériorité aérienne du parc occidental, mais que l’Iran s’est appliquée à moderniser par un investissement de l’ordre de huit cent millions de dollars, en particulier la flotte de fabrication soviétique, les Sukhoï et les Mig.

Au plan naval, l’Iran peut aligner une flotte de sous-marins de fabrication iranienne ou russe, une flotte d’aéroglisseurs, l’une des plus importantes du monde, de ROV (véhicules actionnés à distance), de navires de surface de différentes tailles, d’unités aéroportées comprenant plusieurs escadrons d’hélicoptères, des dragueurs de mines et un important arsenal de missiles antinavires. La flotte sous-marine iranienne comprend également des « sous-marins de poche » de fabrication iranienne.

À en juger par un tel dispositif, tout porte à croire que l’Iran pratiquera la guérilla navale à coup d’opérations commandos, comme tend à le démontrer le dernier coup de main contre une unité britannique au printemps 2007 où Téhéran avait réussi à capturer quinze marins anglais.

3• Les cibles potentielles des raids israéliens

Neuf sites nucléaires iraniens ont vocation à faire l’objet de cibles potentielles du raid israélien :

Cinq sites majeurs, principalement situés dans le sud du pays : Arak, sud de Téhéran, chargé de la production de l’eau lourde, Natanz, sud-est de Téhéran, chargé de l’enrichissement de l’uranium, Ispahan, dans le sud du pays, qui abrite un centre de recherche, Gachine, à proximité de Banda Abbas, le port iranien sur le golfe, qui recèle un mine d’uranium, enfin Bouchehr, important centre de production électrique.

Et quatre sites mineurs : trois sites situés au nord de Téhéran (Karaj, Lavizan-Shiam et Parchine) et un neuvième Sakhand à la hauteur d’Ispahan, dans le sud du pays.

Au vu dispositif israélien, l’Iran ne parait pas devoir se contenter d’opérations de harcèlement, mais pourrait moduler sa riposte en fonction de la frappe adverse et le cas échéant compter sur son propre hinterland stratégique d’une densité démographique sans pareille pour des opérations « derrière les lignes ennemies » avec le concours de ses alliés régionaux, notamment une large fraction de l’importante communauté chiite du monde arabe implantée à Bahreïn, en Arabie saoudite, dans la région pétrolifère de l’est du Royaume, dans la zone pétrolière du Nord du Koweït ainsi qu’en Irak et au Liban, dans la zone limitrophe d’Israël.

Tirant les enseignements des trois dernières guerres du Golfe (1979-89), 1990-1991 et 2003), l’Iran a considérablement renforcé sa flotte militaire au cours de la dernière décennie, présentant ses nouvelles réalisations au cours de grandes manœuvres navales. Lors de ces exercices, en avril et en août 2006, l’Iran a présenté les derniers-nés de sa flotte, notamment le dernier torpilleur de patrouille, petit bâtiment efficace dans l’attaque de grands navires de guerre. Doté d’une technologie de pointe sans doute parmi les plus avancées du monde notamment en ce qui concerne les équipements électroniques, pouvant atteindre une vitesse de pointe de 45 nœuds, le Joshan de même que son frère jumeau, le Peykan, disposent d’une redoutable puissance de feu. Patrouilleur lance-missiles, armé en supplément d’un canon sous-marin de 76 mm, à usage variable, le plus moderne du monde, appelé Fajr, il peut atteindre des cibles sous-marines et aériennes distantes de 19 km.

L’Iran a également développé sa coopération avec l’Erythrée et disposerait depuis décembre 2008 de facilités navales au port d‘Assab, sur la côte orientale de l’Afrique. L’Iran y aurait déployé des bâtiments de guerre, y compris des sous-marins, et se place en mesure de neutraliser la navigation dans le Golfe et le détroit d’Ormuz en cas d’attaque israélienne. Djibouti, en guerre larvée contre l’Erythrée, abrite une base militaire permanente française, ainsi qu’une base des forces spéciales américaines et de l’Etat-major américain pour l’Afrique (Africom), le camp Lemonnier, visant à « sécuriser » le détroit de Bâb el Manded, à la jonction du Golfe et de la mer Rouge.

Contrairement à la Corée du Nord, l’autre puissance rebelle nucléaire, adossée physiquement à la Chine sur 1.416 km de frontières, l’Iran est entourée de cinq puissances nucléaires (Russie, Ukraine, Inde, Pakistan et Israël). Son accession au seuil nucléaire répond donc à des considérations légitimes en ce qu’il lui permet de se prémunir contre un environnement hostile de surcroît nucléarisé. Et de lui épargner un sort comparable à son voisin irakien. Mais en instaurant un « équilibre de la terreur » au Moyen orient, la bombe iranienne risquerait de modifier radicalement le rapport des forces au niveau régional et provoquer un bouleversement stratégique majeur de la zone.

Dans cette perspective, la neutralisation de l’Iran ne répondrait donc pas exclusivement à des considérations de formalisme juridique, -le respect de la légalité internationale, tant bafouée par ailleurs par les États occidentaux eux-mêmes-, voire même au souci de la non prolifération atomique, mais relèverait d’impératifs militaires sous-jacents : Le maintien d’une supériorité stratégique d’Israël sur l‘ensemble des pays du Moyen-Orient réunis, et, au-delà, la persistance de la mainmise occidentale sur les réserves énergétiques de l’Asie occidentale et le contrôle des nouveaux oléoducs stratégiques en construction depuis l’Asie centrale, une des motivations latentes de l’intervention américaine en Afghanistan et en Irak.

La dernière transaction militaire américaine à destination du Moyen-Orient tendrait à accréditer la thèse du primat israélien qui trouve sa justification la plus récente dans le comportement de la précédente administration républicaine à l’égard de ses amis et alliés au Moyen-Orient. Le président George Bush a en effet promis à Israël, en août 2007, des fournitures d’armes de l’ordre de trente milliards de dollars sur dix ans, à titre gracieux, en contrepartie de la vente d’équipements militaires d’une valeur équivalente à quatre pays arabes représentant une population de cent millions d’habitants.

Pays frontalier de l’Irak et de l’Afghanistan, les deux plus importants abcès de fixation de l’armée américaine de l’époque contemporaine, bordant tout aussi bien le golfe arabo-persique que l’Océan indien, l’Iran représente la plus forte concentration industrielle de la zone intermédiaire qui va du sud de l’Europe aux confins de l’Inde. La réussite de sa stratégie valoriserait sa politique d’autosuffisance technologie et militaire, de la même manière qu’un succès politique ou militaire du Hezbollah chiite libanais ou du Hamas sunnite palestinien réhabiliterait l’esprit de résistance face à la finlandisation des esprits en cours dans le monde arabe, à l’effet de réhabiliterait la guérilla criminalisée sous l’ère Bush au prétexte de la « guerre contre le terrorisme ». Le succès iranien ferait en outre perdre à Israël son statut de relais stratégique majeur de l’Occident dans la zone et frapperait de caducité l’option arabe de vassalisation à l’ordre israélo américain, déterminant du coup la nouvelle hiérarchie des puissances dans l’ordre régional. Tel est le véritable enjeu, sans doute le plus important par sa force d’attraction symbolique, de la confrontation irano israélienne.

[1] « Les scénarios possibles » d’une confrontation entre Israël et l’Iran, Cf. Le journal Le Monde 20 juillet 2009

Le syndicat Solidaires Industrie appelle au boycott d'Israel

Publié le 23-09-2009


L’Union syndicale Solidaires Industrie rejoint la campagne nationale et internationale de Boycott, Désinvestissement, Sanction (campagne BDS) contre Israël lancée par les organisations palestiniennes en 2005.

Communiqué :

"L’Union syndicale Solidaires Industrie rejoint la campagne nationale et internationale de Boycott, Désinvestissement, Sanction (campagne BDS) contre Israël lancée par les organisations palestiniennes en 2005.

Israël impose un régime d’Apartheid aux palestiniens. Le monde a refusé l’apartheid en Afrique du Sud, il le refuse aussi en Palestine. La société civile palestinienne a lancé un appel à une campagne non-violente de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en 2005 tant qu’Israël ne respectera pas le droit international. Quasiment aucune des résolutions de l’ONU n’ont été respectées depuis 1948 par cet état colonial qui discrimine la population palestinienne et qui étend sans limite le territoire de ses colonies. La fiction de deux Etats initiée aux accords d’Oslo en 1993 est largement mise à mal aujourd’hui et les ouvriers et paysans palestiniens vivent sous un régime d’occupation militaire.

Nous exigeons avec la société civile palestinienne qu’Israël respecte les préceptes du droit international en :

1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres Arabes et en démantelant le Mur,

2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens Arabo-Palestiniens d’Israël à une égalité absolue

3. Respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés, comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU.

Déjà, plus de 200 organisations et syndicats par le monde ont signé cet appel. Dans un cadre syndical les TUC britanniques viennent de s’y associer ainsi que l’Union syndicale Solidaires en France. Nous les rejoignons après nos camarades de Sud Education, Sud Santé Sociaux, Sud Etudiant et Sud Recherche.

Au dela du boycott économique, universitaire, culturel et institutionnel nous insistons sur notre rôle d’organisation syndicale. Les droits des travailleurs palestiniens dans les frontières de 1948 ou dans celles de 1967 n’ont pas de rapport avec ceux des autres citoyens israéliens. La discrimination est patente, 50.000 ouvriers agricoles palestiniens travaillent dans les colonies et la vallée du Jourdain sans droits, avec des salaires inférieurs de moitié au salaire minimal israéliens.

Les ouvriers de l’industrie connaissent des conditions de travail très dangereuses dans des usines chimiques ou métallurgiques sans protection légale, avec de très nombreux accidents du travail et d’intoxication par les composants chimiques qu’ils manipulent, sans la possibilité de se faire soigner en Israël à cause du Mur.

De nombreuses sociétés françaises travaillent pour Israël. Dans les années 1980 la campagne de Boycott pour l’Afrique du sud avait entraîné des réactions syndicales dans les usines françaises Alstom qui construisaient les centrales nucléaires pour ce pays raciste.

Aujourd’hui toujours chez Alstom des réactions ont lieu contre la construction du tramway de Jérusalem qui va augmenter la discrimination à l’égard des palestiniens. En Languedoc Roussillon nos camarades de Solidaires 34 luttent contre la société israélienne Agrexco qui ne respecte pas les droits des palestiniens. Une action syndicale est possible.

Nous appelons tous les syndicats de Solidaires Industrie à participer à la campagne de Boycott d’Israël.

Solidaires Industrie est aux côtés et soutient dans leurs luttes les travailleurs palestiniens."

22/09/2009

http://www.solidaires-industrie.org/Boycott-Israel

CAPJPO-EuroPalestine

Le gouvernement espagnol rejette d'un concours une université israélienne basée dans les territoires occupés

Publié le 22-09-2009


Le gouvernement espagnol vient de refuser que l’université d’Ariel, située dans une colonie israélienne en Cisjordanie, participe à un concours international organisé par l’Espagne sur la "maison solaire".
Le Ministre Espagnol du Logement a disqualifié le "Centre Universitaire de Samarie", dans la colonie d’Ariel en Cisjordanie, de la compétition finale du concours international ouvert aux départements universitaires d’architecture pour dessiner et construire des maisons autosuffisantes, utilisant l’énergie solaire.

Sergi Vega, directeur du concours « Solar Decathlon », parrainé par l’Espagne, a écrit à l’Université d’Ariel :« La décision a été prise par le gouvernement espagnol parce que votre université est située dans un territoire occupé de Cisjordanie. Le gouvernement espagnol s’est engagé à soutenir l’accord international dans le cadre de l’Union Européenne et des Nations Unies concernant cette zone géographique ».

Le centre universitaire d’Ariel s’était retouvé en finale de ce concours conjointement à 22 autres universités mondiales, après deux ans de collaboration avec les organisateurs de la compétition et le gouvernement espagnol. Dans ce cadre, l’université avait même reçu une bourse de 100 000 euros des organisateurs du concours pour la construction d’un prototype de maison pour la compétition finale prévue à Madrid en juin 2010.

L’annulation de la participation de l’équipe israélienne à la compétition a été réclamée à l’initiative de l’association "Architects and Planners for Justice in Palestine" (Architectes et Promoteurs pour la Justice en Palestine), afin de relayer l’appel au boycott universitaire lancé contre Israël par le Comité palestinien (Boycott, Divestment & Sanction Campaign).

« Nous rejetons avec mépris la déclaration partiale que nous avons reçue du Ministère Espagnol du Logement", a déclaré la direction de l’université illégalement installée en terrtoire palestinien.

Collaboration avec l’occupant

En France, le Pr Pascale Rollet de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, s’est distingué par son soutien au colonialisme israélien. Elle a envoyé à l’université occupante le message suivant : « Je ne suis pas d’accord avec la décision espagnole parce que les activités de l’université d’Ariel sont dirigées vers l’excellence universitaire pour la paix. Recevez mon amical et très grand soutien dans cette difficile situation ».

Chacun appréciera.

Source : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3779907,00.html

(Traduit par Carole SANDREL pour CAPJPO-EuroPalestine)

CAPJPO-EuroPalestine

mardi 22 septembre 2009

L’Union européenne va-t-elle pénaliser les exportations des colonies israéliennes ?

lundi 21 septembre 2009 - 06h:03

Ralf Beste et Christoph Shult - Der Spiegel


L’Europe est-elle vraiment prête à manifester son aversion pour les colonies israéliennes de Cisjordanie en prélevant les droits de douanes sur les produits fabriqués dans ces colonies ? Un tribunal fiscal de Hambourg pourrait bientôt fournir la réponse à cette question délicate.

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Colonie israélienne la plus importante dans les zones de Cisjordanie administrées par les Palestiniens, Ma’ale Adumim est occupée par 40 000 personnes.


Plus qu’un désaccord douanier

La colonie israélienne Ma’ale Adumim s’est installée comme une forteresse au sommet d’un plateau de roche rouge. Dans la Bible, on appelait la route qui mène à ce plateau, « la route rouge escarpée ».

Colonie israélienne la plus importante dans les zones de Cisjordanie administrées par les Palestiniens, Ma’ale Adumim est occupée par 40 000 personnes. Des bulldozers sont en train de préparer des parcelles de terrains pour de nouvelles constructions à sa périphérie. Sa population grossit chaque semaine et ces dernières années, elle s’est développée plus rapidement que dans tout autre colonie.

En limite de la zone industrielle de la colonie, il y a une usine exploitée par une entreprise appelée Soda-Club. Sa porte métallique a été peinte en bleu et vert pour l’assortir au logo de l’entreprise, d’un style moderne. Une caméra enregistre les mouvements de quiconque s’approche de la porte. L’usine fabrique des appareils pour la gazéification de l’eau plate, comme ceux utilisés dans les cuisines en Allemagne. Et pour ceux qui préfèrent un goût plus sucré, Ma’ale Adumim fournit aussi le sirop.

Les journalistes qui demandent à visiter Soda-Club ne sont pas les bienvenus. Le directeur du marketing, Asaf Snear, prétend au téléphone que c’est pour se protéger de l’espionnage industriel.

Mais il existe une autre raison à ce rejet de l’attention des médias : les produits de Soda-Club sont au cœur d’un désaccord juridique avec l’Allemagne qui pourrait bien de façon significative pimenter un débat déjà animé sur la politique coloniale d’Israël.

Le tribunal des Finances de Hambourg doit maintenant décider si les appareils de Soda-Club fabriqués à Ma’ale Adumim peuvent être importés, libres de taxes, en Union européenne, comme tous les autres produits industriels israéliens. Selon Bruxelles, les produits de l’entreprise ne doivent pas entrer dans cette catégorie car fabriqués dans les colonies israéliennes, situées dans les territoires occupés.

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Position de Ma’ale Adumim, la colonie qui se développe le plus en Cisjordanie occupée.
(Der Spiegel)

La vraie question est donc : Ma’ale Adumim fait-elle partie d’Israël ? L’UE n’a pas officiellement reconnu les prétentions d’Israël sur Ma’ale Adumim comme sur les autres colonies. Mais en pratique, elle fait peu de chose pour s’opposer aux activités coloniales israéliennes.

Mais cela pourrait maintenant changer. Le tribunal de Hambourg a pris contact avec la Cour européenne de Justice pour obtenir une « décision préliminaire » qui réglerait la question d’une manière contraignante pour les 27 Etats membres de l’Union européenne. On s’attend à ce que la décision soit rendue dans les prochains mois. Si la Cour décide que des droits de douane peuvent être prélevés, cela équivaudra à une décision contre la politique coloniale d’Israël. La question délicate qui est posée : l’Allemagne et l’UE doivent-elles accepter la façon dont Israël traite les territoires occupés, ou doivent-elles utiliser leur arme la plus décisive : les sanctions économiques.

Un dossier « fortement explosif »

Formellement, les juges sont appelés à rendre une décision sur une somme de 19 155,46 €. Brita GmbH, une société allemande, a importé des appareils à gazéifier l’eau et du sirop qui viennent de Ma’ale Adumim. La société a également classé ces marchandises comme des produits « fabriqués en Israël » et prétendu qu’ils devaient dès lors être exonérés de droits de douane.

Mais le bureau principal des douanes sur le port de Hambourg n’a pas voulu poursuivre cette politique. Les agents douaniers allemands ont contacté leurs homologues israéliens pour savoir où exactement avaient été fabriqués ces produits. Quand la réponse est arrivée, elle disait qu’ils avaient été fabriqués dans une zone « sous administration des douanes israéliennes ». Quand les agents de Hambourg ont répondu en demandant si les produits avaient été fabriqués dans des colonies israéliennes, ils n’ont eu aucune réponse. Alors, les Allemands ont prélevé un droit sur les marchandises. Et Brita a déposé plainte contre cette décision.

L’affaire est venue rapidement devant la Commission européenne qui a voulu se saisir de ce différend juridique avec Soda-Club pour faire un exemple à propos d’Israël. Dans une note interne, elle a sollicité le « soutien » des Etats membres de l’Union européenne. Le ministre allemand des Affaires étrangères suit ce « dossier hautement explosif » avec quelque intérêt, et même une certaine sympathie.

L’UE était déjà prête à la confrontation quand fut formé le nouveau gouvernement israélien, de droite et nationaliste. Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE mirent provisoirement en attente le « renforcement » des relations avec Israël qui était prévu.

Aujourd’hui, l’Europe espère se servir de ce différend douanier pour effectuer de nouvelles pressions sur Israël. L’UE est le deuxième marché le plus important pour les produits israéliens, après les Etats-Unis. En 2008 par exemple, les entreprises israéliennes ont exporté 12 milliards d’euros (16,8 milliards de dollars) de marchandises vers l’Europe. On estime qu’un tiers de ces marchandises a été fabriqué, totalement ou partiellement, dans les territoires occupés. La plupart arrivent en Europe exonérées de taxes, et le fonds de remboursement israélien pour les exportations soumises aux droits de douane n’a guère été utilisé au cours de l’année dernière.

En réaction aux pressions de l’UE, Jérusalem a signé un accord en 2005 demandant à tout exportateur israélien de fournir à l’agence des douanes le lieu et le code postal de l’usine où chaque produit a été fabriqué. Mais quand les importateurs israéliens déclarent délibérément un lieu inexact des origines, les agents de douane n’ont pas les moyens de réagir.

La situation a incité le gouvernement britannique à exhorter les 26 autres Etats de l’UE à s’entendre sur une procédure qui permettrait aux consommateurs de savoir d’où provenaient exactement les marchandises israéliennes. Cette proposition inquiète de nombreux Israéliens. Cela veut-il dire que bientôt, les gouvernements de l’Europe vont dire à leurs consommateurs : « N’achetez pas chez les juifs » ?

Etant donné l’histoire du pays, on comprend que ce soit une question très sensible en Allemagne. Cela rend d’autant plus surprenant le fait que le gouvernement allemand ait été disposé à commenter publiquement le dossier Soda-Club. En réponse à une question d’un parlementaire de l’opposition, du parti des Verts, le gouvernement a déclaré qu’il ne pouvait y avoir aucune dispense des droits de douane pour des « marchandises venant de territoires occupés ».

En attendant, la société Soda-Club fait exactement ce que font beaucoup d’Israéliens quand il s’agit du conflit palestinien : elle ignore le problème. Quand on a demandé à Soda-Club quelle était sa réaction devant les gens qui la critiquent pour la fabrication de ses produits dans une colonie, le directeur du marketing, Snear, a répondu : « Soda-Club est une entreprise apolitique. »’

14 juillet 2009 - Der Spiegel - traduction de l’allemand en anglais : Christopher Sultan - traduction de l’anglais : JPP

Un autre hiver rigoureux est attendu à Gaza

dimanche 20 septembre 2009 - 07h:37

Karin Friedemann (Lettre d’Amérique)


L’hiver arrive et il fera un froid mordant à Gaza. Beaucoup de Gazaouis, dont les maisons ont été détruites par les forces israéliennes de défense, n’ont aucun abri et souffriront terriblement. Les familles vivent toujours parmi les décombres de leurs maisons et n’ont pas les ressources pour réparer les dégâts.

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Le blocage illégal de la mer par les Israéliens emprisonne littéralement les habitants de Gaza. Israël empêche l’entrée à Gaza, non seulement des matériaux de construction, mais aussi du café, du thé, du papier, des livres scolaires, des jouets pour les enfants et de milliers d’autres articles. La Palestine n’est pas un pays pauvre et les Palestiniens ne sont pas pauvres. Ils sont forcés de vivre dans la pauvreté.

"Le blocus, bien que commencé par Israël, ne pourrait pas réussir sans la complicité des gouvernements, notamment celle de gouvernements arabes. Au passage de Rafah, le gouvernement égyptien a refusé l’entrée d’assistance. L’Egypte a brûle des stocks de nourriture et de médicaments. Ceci montre que l’objectif est de faire le nettoyage ethnique de Gaza, en laissant sa population mourir de faim et de maladies curables, tout comme en Irak où 650,000 enfants environ sont morts suite aux sanctions économiques," dit Anisa Abdel Fattah, Présidente du Comité pour l’interdiction des sanctions économiques, lequel compte tenir sa conférence à Washington, DC, le 29 septembre.

Comme la communauté internationale n’arrive pas à protéger les Palestiniens, il faut que nous, en tant que citoyens privés, intervenions directement pour résoudre la crise.

"Quand les gouvernements ne protègent pas les droits humains, les civils doivent intervenir. Les civils ont un rôle très important à jouer, particulièrement quand les institutions gouvernementales ne font pas leur travail en défendant la loi et les droits de l’homme," a dit Arraf Huwaida, Présidente du Mouvement Free Gaza, pendant une conférence à l’Université américaine de Beyrouth. Mme Arraf a raconté sa rencontre avec un vieux Gazaoui qui l’a interpellée dans la rue.

"Il avait les larmes aux yeux. Il a dit : vous nous avez fait espérer que notre peuple, notre famille à l’extérieur, ne nous ont pas oubliés."

Il y a une année, 44 citoyens ordinaires de 17 pays différents ont navigué à Gaza depuis Chypre dans deux petits bateaux en bois. Ils ont fait ce que nos gouvernements ne voulaient pas faire : ils ont brisé le siège israélien. Pendant l’année écoulée, le Mouvement Free Gaza a organisé sept autres voyages, et est arrivé à Gaza à cinq reprises, amenant avec lui des journalistes, des militants des droits humains, des parlementaires et d’autres personnes intéressées. Il a sorti des douzaines d’étudiants palestiniens et des patients et ont aidé à réunir des familles séparées par le siège. Ce sont les seuls bateaux qui soient arrivés à Gaza depuis plus de quarante-deux ans.

À trois occasions, y compris lors de la dernière tentative en juin, la marine israélienne a bloqué les bateaux.

Richard Falk, Rapporteur spécial de L’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens a déclaré, "le débarquement à Gaza de deux bateaux en bois portant des militants des droits de l’homme est une victoire symbolique importante... Par dessus tout, ce que nous testons est de voir si l’engagement imaginatif de citoyens privés peut influencer la lutte menée par des peuples assiégés pour obtenir leurs droits humains fondamentaux et si le courage et l’engagement de ces citoyens peuvent éveiller l’humanité à la tragédie qui se joue actuellement."

L’ancien Premier ministre malaisien, le docteur Mahathir Mohamad, qui a rencontré les membres du Mouvement Free Gaza à Chypre, a été choqué de voir la taille minuscule du bateau de pêche restant pour les prochains voyages vers Gaza. "Pourtant, 25 personnes ont osé voyager sur ce bateau minuscule, dormant sur le pont, souffrant du mal de mer, sans nourriture convenable et forcés de faire face aux attaques israéliennes... Je ne pense pas que je serais capable de supporter l’inconfort et les dangers que confrontent les militants du Mouvement Free Gaza. Tout que je peux faire est leur donner mon appui moral...."

Il y a indubitablement urgence à lever des fonds pour l’achat du bateau parce les Palestiniens seront touchés par l’approche de l’hiver. "Nous voulons acheminer des matériaux de construction car il nous faut reconstruire les maison ; les Palestiniens vivent maintenant dans des tentes et quand l’hiver arrivera, ce sera épouvantable pour les vieux, les malades et les enfants. Beaucoup d’entre eux risquent de mourir à cause de l’hiver." Mme Abdulla, banquière à Bahreïn, qui a voyagé par mer à Gaza avec le groupe en 2008, a dit, "je pense que spécialement les Arabes devraient y aller. Ils devraient à tout le moins soutenir le mouvement financièrement. Chacun est obligé de faire quelque chose pour arrêter cette tragédie." Ceux qui veulent aider la cause peuvent visiter www.freegaza.org.

Indépendamment des menaces et de l’intimidation israéliennes, les volontaires de Free Gaza continueront à défier directement l’armée israélienne avec leurs petits bateaux, démontrant concrètement que ce siège n’a rien à voir avec la sécurité et qu’il est simplement un acte illégal de punition collective.

* Karin Friedemann est une auteure basée à Boston qui traite des affaires du Moyen-Orient et de la politique US. Elle est Directeure de la Division des droits et libertés civils musulmans pour l’Association nationale des femmes musulmanes étasuniennes.

16 septembre 2009 - Khaleejtimes - Cet article peut être consulté ici :
http://www.khaleejtimes.com/display...
Traduction : Anne-Marie Goossens

Ni’lin : les manifestants endommagent une portion du Mur et accèdent aux terres volées

dimanche 20 septembre 2009 - 18h:37

Ma’an News Agency


Plus de 100 agriculteurs, jeunes, internationaux et militants de la paix israéliens ont manifesté vendredi contre le mur israélien de séparation, et à l’aide de pneus et d’une échelle faite pour l’occasion pour escalader le mur élevé, ils sont parvenus à en brûler une section et à en mettre trois autres à terre.

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Selon les participants un des jeunes manifestants a franchi le Mur et mis le feu à des pneus, endommageant le grillage et les capteurs qui y sont fixés. Un autre groupe de jeunes a brûlé une pile d’une dizaine de pneus contre l’une des portes dans le mur de béton, une fumée noire s’étendant en direction de la colonie voisine.

« Ceci est le premier message envoyé par les habitants de Nil’in, disant que le mur ne les empêchera pas d’aller sur les terres qui leur ont été volées » déclare un communiqué du comité populaire local.

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Le comité a fait savoir que les manifestants se sont trouvés face à 70 soldats et 15 jeeps. Des dizaines de grenades lacrymogènes ont été tirées vers les participants et beaucoup ont souffert de problèmes respiratoires passagers à cause des fumées toxiques.

De jeunes manifestants, qui avaient ramassé durant les semaines de manifestations qui précèdent, les bombes lacrymogènes n’ayant pas explosé, ont commencé à les renvoyer vers les soldats. « Ceci était un message fort du village : ‘Tirez-nous dessus, nous répliquerons’ », dit le communiqué.

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Un autre jeune a grimpé le mur de béton et attaché une corde dans les trous [qui sont de la taille d’une main] en haut de chaque dalle. Puis tous ensemble, les manifestants ont tiré sur la corde et ont réussi à décrocher trois blocs de béton du mur. « C’est la première fois que quelque chose de semblable se soit jamais passé, et les gens étaient heureux d’un tel succès », dit encore le comité.

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« Ce fut un autre message : un jour le mur tombera et Ni’lin en sera le début. »

19 septembre 2009 - Texte et photos Ma’an News Agency- Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net

La justice cette fois ? Le rapport Goldstone va-t-il être transmis ?

lundi 21 septembre 2009 - 06h:09

Ramzy Baroud
The Palestine Chronicle


« Peut-être assistons-nous au début de la fin de l’ère de l’impunité, », telle est la réaction de Nadia Hijab, membre éminent de l’Institut d’Etudes palestiniennes de Washington citée par IPS, aux conclusions du rapport de 574 pages des quatre membres de la mission d’enquête des Nations unies.

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Se pourrait-il que l’ « ère de l’impunité » soit effectivement terminée ?


La mission, dirigée par l’ancien juge sud-africain de la Cour suprême et procureur en chef du tribunal international pour le Rwanda et la Yougoslavie, a enquêté sur les crimes de guerre présumés des troupes israéliennes dans Gaza, lors de l’agression sanglante et sans précédent de 23 jours contre une population largement sans défense.

Mais Hijab n’est pas la seule à avoir exprimé cet optimisme. D’autres aussi, peut-être encouragés par l’utilisation dans le rapport d’une terminologie peu habituelle dans un conflit où l’expérience montre que les actes israéliens, même outrageusement violents, n’ont jamais entraîné la moindre implication juridique, quelle qu’elle soit.

Le rapport Goldstone publié le 15 septembre émet, après les plus minutieuses investigations, certaines recommandations importantes qui furent soigneusement rédigées par la mission - mission organisée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, en avril dernier.

L’une de ces recommandations demande au Conseil de sécurité de mettre en place une équipe d’experts qui serait chargée de surveiller les enquêtes qu’Israël devra mener sur les crimes de guerre commis à Gaza. Et si Israël n’obtempère pas, alors l’affaire sera déférée devant le procureur de la Cour pénale internationale (CPI).

Cela soulève de nombreuses questions, et notamment : Israël a-t-il commis des crimes de guerre à Gaza, et ensuite, Israël est-il capable de mener une enquête honnête sur ces crimes, compte tenu de l’héritage sanglant de cet Etat et de l’absence de toute responsabilisation juridique sérieuse.

Goldstone répond à ces deux questions.

« La mission a conclu que des actions constituant des crimes de guerre, et peut-être à certains égards des crimes contre l’humanité, ont été commises par les Forces de défense israéliennes, » a déclaré Goldstone à des journalistes le 16 septembre. Il dit également que le gouvernement israélien n’avait effectué aucune enquête crédible.

Malgré ses recommandations pour que des experts des Nations-Unies suivent les progrès de l’enquête interne par Israël, et par les Palestiniens (car ils sont également accusés de violations du droit international pour avoir lancé des roquettes artisanales sur Israël sans tenir compte du préjudice possible sur les civils), malgré ces recommandations, on reste perplexe sur les raisons qui ont amené Goldstone à croire que, pour commencer, une quelconque enquête honnête serait possible.

Goldstone sait, comme beaucoup d’entre nous le savent déjà, que les évènements de Gaza qui ont entraîné la mort de 1 387 Palestiniens (certaines estimations portent ce nombre à 1 417, pour la plupart des civils, dont plus de 300 enfants), des milliers de blessés, la prise pour cible de l’infrastructure déjà délabrée (des hôpitaux, commissariats de police, usines, écoles et même des élevages de poulets) d’une société démunie et assiégée, que ces évènements relevaient avant tout d’une décision politique prise au plus haut niveau par des gens comme Olmert, Livni, Barack, et d’autres criminels en série, qui ont harcelé les Palestiniens pendant trop longtemps.

Les Palestiniens ont également été admonestés pour les roquettes tirées depuis Gaza assiégée. Naturellement, on ne s’attendait pas à ce que Goldstone justifie ou applaudisse les roquettes artisanales, ou même souligne leur manque d’efficacité, bien que pendant toute la durée de l’agression, ce sont quatre Israéliens qui ont été tués par ces roquettes. Et sur les neufs soldats tués dans les combats, quatre l’ont été par des tirs amis.

Alors que le Hamas et l’Autorité palestinienne ont coopéré sans réserve avec Goldstone et ses collègues, Israël a rejeté totalement la mission, lui refusant l’entrée en Israël et dans la bande de Gaza, l’obligeant à utiliser des itinéraires de rechange dans la bande de Gaza assiégée, via l’Egypte.

Les responsables israéliens prétendent que le rapport a été pré-établi, qu’il était dès lors partial depuis le départ. Ils ont utilisé, comme on s’y attendait, les mêmes méthodes de diffamations, de diatribes redondantes et de langage que l’on connaît.

Le porte-parole du ministre des Affaires étrangères d’Israël a déclaré que le rapport créait une « équivalence injuste entre un Etat démocratique et une organisation terroriste », en parlant du Hamas.

Après la bonne vieille référence à la démocratie, voilà le racisme qui entre en jeu. « Nous n’avons rien à nous reprocher et nous n’avons pas besoin de leçons de moralité de la part d’une Commission créée par la Syrie, le Pakistan, le Bangladesh, la Malaisie et la Somalie » dit Levy. Apparemment, les gens du Sud à la peau basanée sont incapables et de démocratie, et de moralité. Seuls, Israël et ses alliés sont capables de ces qualités.

« Le rapport Golstone fixe une nouvelle norme pour assimiler le comportement des nations démocratiques et celui des terroristes, » écrit Richard Sideman, président du Comité juif américain de New York, dans une lettre publiée par le New York Times le 18 septembre.

Le même sentiment fallacieux exprimé par Levy et Sideman (comme c’est curieux que les deux utilisent le même script) fut repris par de nombreux officiels israéliens et leurs lobbyistes à l’étranger, cherchant à gérer la crise qui suit la publication du rapport.

Pourquoi doivent-ils s’en inquiéter ?

Serait-ce parce que Goldstone a appelé les 192 membres de l’Assemblée générale à créer un fonds séquestre pour qu’Israël puisse indemniser les Palestiniens de Gaza ? Israël ne dépensera jamais son argent, durement gagné par les contribuables états-uniens, à de telles frivolités.

Serait-ce parce que le Conseil des droits de l’homme se réunit le 29 septembre à Genève pour discuter du rapport, et qu’il pourrait en demander la transmission au Conseil de sécurité, et même à la Cour pénale internationale ?

Serait-ce parce que les conclusions du rapport pourraient donner plein pouvoir à un mouvement de boycott déjà en pleine expansion à l’échelle mondiale ?

Serait-ce parce qu’il est beaucoup plus difficile de mettre en doute la crédibilité d’un Goldstone, de le diffamer comme antisémite ou juif qui a la haine de lui-même ?

Serait-ce parce que tous ces facteurs à la fois font monter en flèche les craintes israéliennes que « l’ère de l’impunité » serait bien finie ?

« Peut-être que la prochaine fois que nous nous lancerons dans une nouvelle guerre, vaine et misérable, nous prendrons en compte non seulement le nombre de victimes que nous sommes susceptibles d’assumer, mais aussi les dommages politiques lourds que provoquent de telles guerres. » écrit le journaliste israélien Gideon Levy.

On aurait pu attendre la prochaine guerre misérable, le prochain massacre pour voir si Israël avait appris sa leçon. Jusqu’alors, des milliers de Palestiniens, affamés, désespérés mais toujours résistant dans la bande de Gaza, continuent de vivre sous leurs tentes de fortune, sur les ruines de ce qui était autrefois leurs maisons, attendant de la nourriture, du ciment et la justice internationale.

(JPG)Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est écrivain et publie pour PalestineChronicle. Ses écrits sont publiés par de nombreux journaux, quotidiens et anthologies à travers le monde. Son dernier livre : La Seconde Intifada : une chronique du combat du peuple (Pluto Press, Londres) et son prochain : Mon Père était un combattant de la liberté : l’histoire non dite de Gaza (Pluto Press, London).

20 septembre 2009 - The Palestine Chronicle - traduction : JPP

"Israël" n'a offert "aucune garantie" de ne pas attaquer l'Iran

21/09/2009 "Israël" n'a donné "aucune garantie" à la Russie de ne pas attaquer les installations nucléaires de l'Iran, c'est ce qu'a affirmé, lundi, le vice-ministre israélien des Affaires étrangères Danny Ayalon, en réagissant à des déclarations du président russe Dmitri Medvedev.

Dans une interview publiée dimanche, le président Medvedev a assuré le président israélien, Shimon Peres, lui avait récemment confié que l'entité sioniste n'avait pas l'intention d'attaquer l'Iran.

Les déclarations du président Peres "ne constituent certainement pas une garantie" qu'"Israël" n'attaquera pas l'Iran, a commenté Ayalon, cité par son porte-parole. "Toutes les options sont sur la table", a-t-il répété.

Selon lui, "il se peut que le président Medvedev ait mal compris ce que lui disait le président Peres. Il se peut qu'il ait mal interprété ses paroles".
"Quel que soit le respect que nous éprouvons envers le président russe, il n'est pas mandaté pour parler au nom d'"Israël". Il n'y a aucun changement dans notre politique", a souligné Ayalon.

De son coté, le chef d'état-major de l'occupation, le général Gaby Ashkenazi, s'est refusé également à écarter l'option militaire, tout en disant préférer la carte diplomatique, et ce, dans une interview à la radio de l'armée.

"Le meilleur moyen (de faire pression sur Téhéran), ce sont des sanctions internationales", a estimé Ashkenazi.

Toutefois, en cas d'échec de la politique de sanctions, "Israël se réserve le droit de se défendre et toutes les options sont sur la table", a dit le haut gradé. "Notre hypothèse de départ est que nous devons nous préparer à ce cas de figure. C'est précisément ce que nous faisons" a-t-il ajouté.

Interrogée, la présidence israélienne s'est abstenue de tout commentaire, se refusant à confirmer ou démentir des déclarations attribuées à Peres, dont les fonctions sont essentiellement représentatives.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=104086&language=fr

Campagne israélienne: "Gel de la construction = gel de la vie".

21/09/2009 Des représentants des colons israéliens ont érigé, ce lundi, une tente près du bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu à Jérusalem occupée, afin de protester contre un éventuel gel de la construction dans les colonies de la Cisjordanie occupée.

Cette manifestation survient à la veille d'un sommet tripartite entre le président Barack Obama, Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas à New York qui vise à favoriser la reprise des négociations de paix.

Craignant qu'il en résulte un arrêt des constructions, les dirigeants des colons ont lancé lundi une campagne publique sur le thème: "Gel de la construction = gel de la vie".

Netanyahu s'est portant déclaré hostile à tout gel total de la colonisation comme le réclament les Palestiniens et la communauté internationale.

Le Premier ministre de droite a seulement parlé de "ralentissement", et il a annoncé notamment la poursuite de la construction de 2.400 logements déjà en chantier.

"Nous demandons à Netanyahu de respecter sa promesse électorale de poursuivre la construction en "Judée-Samarie" (Cisjordanie occupée)", a réaffirmé Dany Dayan, le président du conseil Yécha, la principale organisation de colons.

Le maire de la colonie de Beit Arie, Avi Naim, a pour sa part déclaré que "l'heure est grave". "Nous sommes venus dire à Netanyahu qu'il doit expliquer à Obama que le peuple juif est depuis toujours en "Judée-Samarie" et qu'il le restera après lui (Obama)", a expliqué Naim.

Un ministre sans portefeuille du gouvernement Netanyahu, Benny Begin, est également venu apporter son soutien aux manifestants devant le bureau du Premier ministre.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=104083&language=fr

Qui se cache-t’il derrière l'escalade de démolitions de maisons palestiniennes?

Naplouse - 21-09-2009
Yatma: un village palestinien menacé de démolition
Par ARIJ
Actuellement, Yatma, un village palestinien situé au sud du gouvernorat de Naplouse, au nord de la Cisjordanie, subit les foudres de l'armée israélienne avec 50 maisons d’habitation menacées de démolition.
La question est : que se cache-t’il derrière autant d’ordres de démolitions.






















Carte de Yatma, (ARIJ) - agrandir la carte


Depuis le début de cette année, Israël a été confronté à une formidable campagne internationale pour le gel de la construction de ses colonies, et même si Israël a tenu bon contre cette campagne, l’agitation générée par cette pression a été trop inquiétante pour qu’Israël puisse s’en sortir. Pour finir, Israël a montré quelques signes de coopération et de concessions, mais pas avant qu'il pose ses propres conditions.

Ainsi, Israël a donné sa position sur le gel des colonies : cela ne concernerait que des colonies de Cisjordanie, sans celles de Jérusalem et mieux encore, le gel de la construction des colonies ne prendrait effet qu’après la construction des 2500 logements en cours dans les colonies ainsi que les 455 nouveaux logements récemment approuvés par le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak.

Israël s'est rendu compte que pour poser ses conditions sur le gel des colonies, il devrait accroître la pression sur les autres aspects du conflit ; Ce fut donc un choix évident pour Israël que d'aller chercher une contrepartie politique et, à cette fin, Israël a commencé à intensifier sa campagne de démolitions des maisons palestiniennes dans tous les Territoires Palestiniens Occupés, avec notamment un accent clair sur Jérusalem-Est occupée.

En conséquence, des centaines de maisons palestiniennes ont reçu des menaces de démolition depuis le début de cette année, surtout à Jérusalem-Est.

D’autre part, des dizaines de maisons ont réellement été démolies, dont la plupart se trouvent encore à Jérusalem Est. Il est évident qu'Israël est en train d'essayer de définir les règles de base pour la campagne de gel de la colonisation en envoyant le message fort et clair à la communauté internationale et aux Palestiniens qu’on ne lui imposera pas de force le gel des colonies et que le seul moyen pour qu’Israël l’accepte, ce sera selon ses propres conditions, qui sont:
(1) le gel de la colonisation n’inclura pas Jérusalem ou ce qu'ils prétendent être la capitale de l'Etat d'Israël, et
(2) que les logements qui ont été récemment approuvés par le ministre israélien de la Défense Barak (455 logements) ainsi que les constructions en cours (plus de 2500 logements) seront achevés.

En contrepartie, Israël gèlera aussi la campagne de démolition de maisons palestiniennes.

Actuellement, Yatma, un village palestinien situé au sud du gouvernorat de Naplouse, au nord de la Cisjordanie, subit les foudres de l'armée israélienne avec 50 maisons d’habitation menacées de démolition.
La question est : que se cache-t’il derrière autant d’ordres de démolitions.

Le fait est qu'Israël a défié à de nombreuses reprises la communauté internationale et les Nations Unies et il s’en est tiré. Il est facile pour Israël de continuer à intimider les Palestiniens et la communauté internationale et de continuer à utiliser la ‘punition collective’ contre les Palestiniens, ce qui est une forme de comportement interdit par le droit international, car ils (Israël) savent qu’il n’y aura aucune conséquence.

Le tableau suivant indique le nombre de démolitions de maisons palestiniennes et le nombre de maisons palestiniennes qui ont reçu des ordres de démolition en Cisjordanie et à Jérusalem depuis le début de l'année 2009:

Date – Maisons palestiniennes démolies – Maisons palestiniennes menacées
Janvier 09 : Cisjordanie : 5 – Jérusalem : 5 - Cisjordanie : 21 – Jérusalem : 2
Février 09 : Cisjordanie : 11 – Jérusalem : 11 - Cisjordanie : 31 – Jérusalem : 217
Mars 09 : Cisjordanie : 11 – Jérusalem : 11 - Cisjordanie : 1 – Jérusalem : 246
Avril 09 : Cisjordanie : 2 – Jérusalem : 4 - Cisjordanie : 24 – Jérusalem : 100
Mai 09 : Cisjordanie : 0 – Jérusalem : 3 - Cisjordanie : 31 – Jérusalem : 53
Juin 09 : Cisjordanie : 42 – Jérusalem : 6 - Cisjordanie : 85 – Jérusalem : 158
Juillet 09 : Cisjordanie : 6 – Jérusalem : 9 - Cisjordanie : 59 – Jérusalem : 22
Août 09 : Cisjordanie : 3 – Jérusalem : 3 - Cisjordanie : 43 – Jérusalem : 25
Total : Cisjordanie : 80 – Jérusalem : 52 - Cisjordanie : 295 – Jérusalem : 823

Soit Total : 132 Maisons palestiniennes démolies – 1118 Maisons palestiniennes menacées
Traduction : MG pour ISM

Les producteurs palestiniens s’expriment.

Palestine - 21-09-2009
Par Le Philistin
Après 6 ans de travail avec les producteurs palestiniens, Le Philistin présente le film : Terre de Sumud
Malgré l’occupation, la construction du mur, la colonisation permanente et les checkpoints, les producteurs palestiniens continuent de travailler afin de garantir une économie indépendante des aides internationales qui tentent de transformer le peuple palestinien en un peuple de mendiants.











































Dans ce film, les producteurs de tous les secteurs économiques (agriculture, artisanat, industrie et tourisme) expriment leur volonté de résister à cette forme de soumission rampante, en continuant de produire et d’exporter leurs produits malgré les entraves organisées par l’occupant et les gouvernements qui le soutiennent.

Des économistes et un agent en transit palestiniens apportent leur témoignage sur ces réalités.

Durée 1heure, en langue arabe, sous-titres français.

Réalisateur : Stéphane Valentin
Producteur : Le Philistin

Le film sera projeté au Salon Européen du Commerce Equitable, Lyon, le dimanche 4 octobre 2009 à 10h30 en présence du réalisateur, du producteur et d’un acteur palestinien du film.

Les DVD du film seront en vente à cette occasion.

Vous pouvez également l’acheter en ligne sur le site internet.

Ou bien en envoyant un chèque de 18 (15 + frais d’envoi) à l’ordre de : Le Philistin

Le DVD vous sera envoyé dans les 5 jours à réception de votre règlement.

Le Philistin
355 route de Rodez
12630 MONTROZIER
info@philistin.fr
Source : Le Philistin

Appel Urgent du 19 septembre 2009

Cisjordanie - 21-09-2009
Par Organisation de Femmes pour les Prisonnières Politiques (WOFPP)
Profondément préoccupée, WOFPP a accompagné - depuis le mois passé - une prisonnière politique mineure qui s'est plainte de harcèlement sexuel par un gardien à la Prison de Hasharon, où elle a été détenue.

L'avocate de WOFPP, Taghreed Jahshan, a visité la prisonnière à maintes reprises au cours de la période récente et, le 6 septembre 2009, a envoyé une lettre urgente au Commissaire du Service des Prisons (Prisons Service Commissioner) avec des copies au Commandant du District Central et à d'autres personnes du Service des Prisons, et au Président du Comité des Prisons de l'Association des Avocats en Israël.

Puisqu'il n'y avait pas de réponse, le 14 septembre une autre lettre urgente a été envoyée et, cette fois aussi, il n'y avait pas de réponse écrite.

La lettre a présenté des revendications sérieuses de la prisonnière – vérifiées par une déclaration sous serment – affirmant que, à la suite de la plainte qu'elle avait faite, le Service des Prisons a harcelé la prisonnière en la transférant à l'aile d'isolement/séparation d'une autre prison où les prisonnières criminelles sont incarcérées, sans fondement légal, et en la détenant sous des conditions inhumaines : une cellule humide et mal aérée, sans un seul rayon de soleil, sans télé, ventilateur, matériel pour travaux à main et sans livres (à l'exception de celui qu'elle avait apporté elle-même). Les autorités de la prison lui ont pris ses couvre-tête. En plus, il y avait d'innombrables fourmis dans la cellule qui ont troublé son sommeil. En effet, la prisonnière était assise les 24 heures du jour à regarder les murs de la cellule sans aucune occupation.

Le Commissaire du Service des Prisons a été informé de tous ces détails par une lettre ; pourtant, il n'a pas daigné envoyer une réponse écrite concernant ces revendications. Encore pire - probablement à la suite de cette lettre - de l'insecticide a été pulvérisé dans l'aile. La prisonnière a pu quitter sa cellule pendant quelques minutes, mais immédiatement après la pulvérisation elle a dû y retourner. Le résultat en était un sentiment de suffocation et d'étourdissement pendant quelques heures, et elle a continué à avoir des douleurs de poitrine.

Ce n’est que le 15 septembre 2009, après un mois de détention sous les conditions décrites ci-dessus, que la prisonnière a été transférée à une cellule où les conditions étaient plus acceptables, mais toujours en détention d'isolement/séparation.

Ces jours-ci, des membre du personnel de la prison où la prisonnière est détenue ont contacté l'avocate Jahshan et l'ont informée que des responsables de grade supérieur s'occupent de l'affaire de la prisonnière, afin de trouver une solution en la transférant de l'aile où elle est détenue.

Notre position est claire : une prisonnière politique doit être détenue dans l'aile des prisonnières politiques – il n'y a pas d'autre solution.

Les mêmes membres du personnel ont promis que, lundi le 21 septembre 2009, ils informeront l'avocate Jahshan des développements. Si, toutefois, la décision prise ne correspond pas à la requête, une pétition au nom de la prisonnière sera présentée au tribunal.

En ce qui concerne les plaintes de la prisonnière contre le harcèlement sexuel (l'avocate Jahshan la représente aussi dans cette affaire) : la prisonnière a dit qu'elle allait continuer la lutte jusqu'à ce que le gardien reçoive la punition qu'il mérite.

À noter : WOFPP est en contact étroit et constant avec les membres de la famille de la prisonnière et les informe de chaque détail.

La prisonnière mineure a été détenue en isolement/séparation pendant plus d'un mois et, en toute probabilité, elle sera seule pendant la fête de Eid-el-Fiter.

Isolement / séparation est une forme de torture.

Nous vous prions de bien vouloir écrire des lettre de protestation au Service des Prisons Israélien :

Prisons Service Commissioner
P.O. Box 81
Ramle 72100
Israel
Fax: +972-8-9193800


et à l'Ambassade d'Israël dans votre pays.

Veuillez envoyer une copie à WOFPP
Info@wofpp.org

Le Hamas fustige Abbas pour avoir accepté de rencontrer Netanyahu

19:18|21/ 09/ 2009

GAZA, 21 septembre - RIA Novosti. Le mouvement Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, s'en est pris lundi au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour avoir accepté de rencontrer le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"La prochaine rencontre nous plonge dans la suspicion et le doute. Elle atteste que le dirigeant de l'Autorité palestinienne a cédé à la volonté des sionistes et des Américains et a renoncé à sa décision de ne pas négocier avec les sionistes tant qu'ils n'abandonneront pas définitivement la politique de colonisation", lit-on dans une déclaration du Hamas.

Les islamistes ont également prévenu qu'ils ne considéraient plus M.Abbas comme une personne habilitée à "négocier au nom de l'ensemble du peuple palestinien" et que "tout accord conclu avec M.Netanyahu et son gouvernement ne serait pas contraignant pour les Palestiniens".

Les leaders palestinien et israélien se rencontreront mardi prochain à New York sous l'égide du président américain Barack Obama. Ce sera leur premier entretien depuis les élections de février 2009 en Israël.

L'entourage de M.Abbas explique depuis quelques jours que la décision du président de l'Autorité palestinienne de prendre part à la rencontre tripartite de New York ne signifie pas la reprise des négociations avec Israël interrompues après l'accession du gouvernement de M.Netanyahu au pouvoir.

http://fr.rian.ru/world/20090921/123190492.html

Veolia toujours mêlée à l’occupation israélienne

Jérusalem - 21-09-2009
Par Adri Nieuwhof
Après des années de campagnes menées par les militants de solidarité avec la Palestine pour mettre fin à la complicité du géant français du transport, Veolia, dans les violations par Israël des droits des Palestiniens, il avait été signalé, début Juin, que l'entreprise envisageait de mettre fin à sa participation dans un projet de tramway israélien actuellement en construction sur le territoire palestinien occupé. Le tramway reliera Jérusalem à plusieurs colonies illégales de Cisjordanie ; les colonies israéliennes et l'annexion de Jérusalem-Est sont illégales au regard du droit international.

Veolia refuse obstinément de fournir des informations sur l’intention de l’entreprise de se retirer du contrat de 30 ans pour l'exploitation du tramway et de vendre ses 5% de participation dans le consortium City Pass. Le Consortium City Pass détient le contrat conclu avec l'Etat d'Israël pour la construction du projet de tramway. Il se compose de quatre sociétés israéliennes et des sociétés françaises Connex (filiale de Veolia Transport) et Alstom.

Le monde européen des affaires a été en effervescence suite aux bruits de fusion entre Veolia Transport et Transdev, une société française de transport public de voyageurs en bus.

En outre, des reportages récents ont mentionné la société israélienne Dan, une Coopérative de transport public de bus comme candidat sérieux pour reprendre le rôle de Veolia en tant qu'opérateur du tramway.

Contrairement à l'intention annoncée de Veolia d'abandonner le projet de tramway, l'entreprise semble continuer ses affaires comme d'habitude avec Israël. Veolia a justifié ses travaux sur le projet de tramway lors du septième Forum Annuel des Réseaux Locaux du Pacte Mondial qui s'est tenu du 8 au 11 Juin 2009.

Veolia, en tant que participant au Pacte Mondial des Nations Unies, se doit en tant qu’entreprise de soutenir et de respecter la protection des droits de l'homme internationaux dans leurs sphères d'influence, et de s’assurer qu'elle n’est pas complice de violations des droits de l’homme.
Toutefois, la participation de Veolia dans la construction et la maintenance du tramway de Jérusalem est une violation de ces deux clauses.

En outre, Veolia continue à faire des offres d’emploi pour le centre opérationnel du tramway dans la presse israélienne. Ni ses tentatives de justification du projet lors du Forum du Pacte Mondial, ni son recrutement de personnel indiquent que l’entreprise envisage de se retirer du projet de tramway.

Le 24 Juillet, le journal français France Soir annonçait la possibilité d'une fusion entre Veolia et Transdev avant la fin de l'année.

Transdev est une filiale de la Caisse de Dépôts et Consignations (CDC), qui est une banque d'investissement de l'État et un administrateur de dépôts d'épargne français de premier plan et un fonds d'épargne retraite. Veolia et CDC créeront une nouvelle entité de transport dans laquelle elles détiendront chacune 50%. Sauf si elle parvient à vendre ses parts dans le consortium City Pass et son contrat d'exploitation du tramway, Veolia Transport apportera son implication dans le projet du tramway israélien à la nouvelle entité.

La CDC est déjà impliquée dans le projet de tramway, non seulement en tant qu'actionnaire de Veolia et d’Alstom, mais aussi à travers sa filiale Egis. En 2008, Egis a gagné un contrat avec le JTPM (Jerusalem Transportation Master Plan) afin d'aider à la gestion du projet de la construction de trois lignes de tramway. Les 50% de participation de la CDC dans la nouvelle société de transport pourraient permettre à sa filiale Egis d'exploiter les connaissances et l'expérience de Veolia dans le projet de tramway.

Augustin de Romanet de Beaune, directeur général de la CDC, semble avoir un rôle clé dans l'histoire du tramway. Il a accumulé un pouvoir substantiel au cours des années et a construit un vaste réseau de contacts publics et privés et est impliqué dans les pourparlers sur la fusion probable entre Veolia Transport et Transdev. En outre, il est prudent de supposer que De Romanet a plus qu’une simple connaissance du projet de tramway et de ses implications pour son entreprise.

De Romanet a passé la majeure partie de sa carrière dans la fonction publique. Il a travaillé aux Ministères français de l'Economie, des Finances et de l'Industrie et a été chef-adjoint de cabinet du Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin, quand Raffarin s’est rendu à Jérusalem en Mars 2005.

Selon le Jerusalem Post, Raffarin ne cachait pas sa satisfaction quant à la participation de Veolia et d'Alstom dans le tramway. En outre, en tant que directeur général du principal investisseur français, De Romanet est membre du conseil d'administration de plusieurs entreprises dans lesquelles la CDC détient une part substantielle. Cela inclut Dexia et Veolia Environnement.

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité Palestinienne (PA), aurait demandé au président français de l'époque, Jacques Chirac, d'intervenir dans la construction du tramway en Octobre 2005. À ce moment-là, De Romanet était le secrétaire général-adjoint de Chirac et pouvait influencer la politique du président.

En considérant que la première phase du tramway devrait être finalisée d'ici la fin 2010, avec la participation constante de Veolia et Alstom, la seule conclusion ne peut être que Chirac n'a pas répondu à la demande de l'Autorité Palestinienne.

Tandis que Veolia reste muet sur son prétendu retrait du projet de tramway, le quotidien israélien Haaretz a annoncé le 13 Septembre que la compagnie de bus israélienne, Dan, allait racheter les 5% de parts de Veolia Transport dans le consortium City Pass ainsi que les droits de gestion de l’entreprise française dans la compagnie de tramway de Jérusalem, pour un total de 15 millions de dollars. L'accord attend l’approbation de l'État.

Selon le journal Haaretz, il est probable que Veolia restera impliqué pendant cinq ans pour montrer à Dan comment faire fonctionner le réseau de tramway.

Le magazine israélien Globes Business écrivait quelques jours plus tôt que l'opération pourrait impliquer une coopération stratégique plus large impliquant les bus entre Dan et Veolia. Veolia exploite des bus reliant Jérusalem-Ouest aux colonies de Cisjordanie. En s’occupant de la gestion de ces bus, Veolia est également directement impliquée dans le maintien des colonies illégales en Cisjordanie. On ne sait pas exactement ce qu’impliquera la coopération stratégique.

En dépit de l'intransigeance de Veolia, la société est sans aucun doute préoccupée par les récentes actions du gouvernement norvégien. La semaine dernière, le Fonds de Pension du gouvernement norvégien a annoncé son retrait d’investissements dans la société israélienne Elbit Systems, parce que l'entreprise fournit des équipements de surveillance pour le mur dans la Cisjordanie occupée.

Le ministre norvégien des Finances Kristin Halvorsen a déclaré: «Nous ne voulons pas financer les entreprises qui contribuent ainsi directement aux violations du droit humanitaire international».

La décision de céder ses parts sera certainement suivie par de nombreux investisseurs socialement responsables. En effet, il est probable qu'il ne s’agit qu’une question de temps avant que le Fonds de Pension du gouvernement norvégien se retire de Veolia et d'Alstom.
Traduction : MG pour ISM

Les occupants interdisent aux Palestiniens d’accomplir la prière de l’Aïd dans la mosquée d’Al-Aqsa

[ 22/09/2009 - 01:21 ]
Al-Quds occupée – CPI

Les autorités de l’occupation israélienne ont interdit aux fidèles palestiniens de la Cisjordanie, dimanche 20 septembre 2009, le jour de la fête musulmane Aïd Al-Fitr, d’aller accomplir la prière spéciale de ce jour dans leur mosquée d’Al-Aqsa.

Selon des témoins oculaires, des soldats israéliens bloquaient le point de passage de Qalandia, le point qui relie la Cisjordanie à la sainte ville d’Al-Quds.

Les soldats ont donné pour prétexte des ordres militaires qui exigent de permis de passage, un permis ne se donne qu’aux personnes âgées.

Ce n’est pas seulement au jour de l’Aïd que les occupants israéliens empêchent aux fidèles de la Cisjordanie d’atteindre leur grande mosquée, mais aussi tout au long du mois béni de Ramadan, soulignent les témoins.

Toutes ces interdictions viennent à l’encontre des droits de l’homme : la liberté de culte devrait normalement être assurée pour tous les peuples qui tombent sous le joug de l’occupation.

Notre vraie fête de l’Aïd sera le jour où nous accomplirons notre prière dans la mosquée d’Al-Aqsa

[ 22/09/2009 - 01:30 ]
Gaza – CPI

Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien, dans son discours de l’Aïd Al-Fitr donné dimanche 20 septembre 2009, a exhorté l’Egypte à faire les pressions nécessaires sur le mouvement du Fatah et sur l’autorité de Ramallah pour qu’ils préparent le terrain à un réel accord avec le mouvement du Hamas, en libérant les détenus politiques de la Cisjordanie.

Il est vraiment honteux que les prisons de Cisjordanie contiennent toujours des savants, des cheikhs, des cadres et des chefs du mouvement, en cédant aux exigences de Dayton et des occupants israéliens.

Le Hamas est conscient de la nécessité du dialogue, pour une unité nationale. Il faut un grand effort pour mettre un terme à la division intérieure.

Et pour ce qui est la reconstruction de la bande de Gaza, Haniyeh a appelé les pays arabo-islamiques à réagir vite pour abriter les gens qui avaient perdu leur domicile.

Il a également appelé tous les Arabes et les Musulmans à offrir tous les soutiens financiers et matériels pour reconstruire la bande de Gaza.

Et en ce qui concerne les captifs, Haniyeh a dit que nous ne ressentirons la joie de l’Aïd qu’après leur libération.

Notre vrai Aïd, a-t-il confirmé, sera le jour où tous les réfugiés retourneront à leurs terres et à leur maisons, le jour où nous accomplirons notre prière dans la mosquée d’Al-Aqsa, libre.

Brzezinski : si Israël attaque l’Iran, il faudra intercepter ses bombardiers




Le bras de fer entre Washington et Tel-Aviv se durcit. Interrogé par le journaliste « anti-conspirationniste » Gerald Posner pour le site Internet Daily Beast, Zbigniew Brzezinski a appelé à la fermeté si Israël passait outre les injonctions US et attaquait l’Iran.

Daily Beast est un site people qui compte Tony Blair et Condoleezza Rice parmi ses contributeurs réguliers.

M. Brzezinski, qui fut conseiller de sécurité nationale du président Carter et forma le jeune Barack Obama aux relations internationales, est toujours le secrétaire général de la Commission trilatérale.

Selon lui, si les bombardiers israéliens venaient à traverser l’espace aérien irakien pour attaquer l’Iran, les États-Unis ne devraient pas hésiter à les intercepter, voire à les détruire comme Israël tira sans hésiter sur l’USS Liberty durant la guerre des Six jours.

- Lire l’entretien original

http://www.voltairenet.org/article162188.html