mercredi 26 août 2009
Le Hamas condamne le trafic d'organes: Israël échappe toujours au chatiment
Netanyahou insiste pour une normalisation avec l'Arabie Saoudite
25/08/2009 Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou voudrait faire pression sur le président américain pour que celui-ci fasse de même sur le roi saoudien pour l'amener à entamer des démarches de normalisation avec Israël, avant toute suspension des colonisations. almanar.com |
Les brigades de Nasser ciblent une force sioniste à l'est de Rafah
| [ 25/08/2009 - 11:50 ] |
Rafah/Gaza – CPI Les brigades de Nasser Salah Eddine, la branche militaire des comités de la résistance populaire ont annoncé, aujourd'hui à l'aube, le mardi 25/8, leur responsabilité dans le lancement de 4 obus de mortier sur une force sioniste spéciale qui a envahi la région d'Amour, à l'est de Rafah. Dans un communiqué militaire, dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, les brigades ont dit qu'un groupe de ses résistants a pu lancer 4 obus de mortier sur une force sioniste qui a envahi la région d'Amour. Dans un autre communiqué militaire, les brigades ont dit que leurs hommes se sont accrochés, le lundi à l'aube 24/8, avec une force spéciale sioniste qui a tenté de s'infiltrer dans la région de Tahlia, au nord d'al Waha, dans la Bande de Gaza. Elles ont ajouté que leurs résistants ont surpris les forces sionistes qui utilisaient des armes lourdes, en les obligeant de se retirer. Les brigades ont souligné que ces opérations viennent dans le cadre de la riposte de la résistance palestinienne aux agressions continuelles des forces occupantes contre le peuple palestinien. |
400 malades sont menacés de mort lente après l'épuisement des médicaments
| [ 25/08/2009 - 12:47 ] |
Gaza – CPI Le ministère de la santé, à Gaza, a appelé toutes les organisations sanitaires, juridiques et humaines à intervenir immédiatement pour faire entrer les médicamentsnécessaires pour les malades de la Bande de Gaza. Dans un communiqué, dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, le ministère a appelé, le lundi 24/8, à faire entrer tous les médicaments et produits médicaux nécessaires pour sauver les malades qui sont menacés de mort, à tout moment, à cause de la politique de l'occupation qui refuse l'entrée des médicaments vers la Bande de Gaza et en imposant un blocus inhumain très sévère. Il a affirmé que plus de 400 malades palestiniens qui dorment dans les chambres de soins attentifs dans la bande de Gaza attendent la mort, notamment les malades de néphropathie. Le ministère a lancé un appel urgent de secours à tous les hommes libres dans le monde pour intervenir et mettre fin à la politique d'extermination sioniste contre les malades de la Bande de Gaza. Il a appelé à des pressions sur l'occupation pour ouvrir les passages et permettre l'entrée des médicaments, ainsi que les instruments et produits médicaux. |
Chaises vides alors que les Gazaouis vivent leur premier Ramadan d'après-guerre
| Gaza - 25-08-2009 |
Cette année, quand Dalal Abu Aisha rompt le jeûne du Ramadan, les chaises autrefois occupées par ses parents et ses trois frères et sœurs sont vides, un rappel chaque soir de la guerre de l'hiver dernier dans la bande de Gaza.
La jeune fille de 14 ans est la seule survivante après qu’un obus de char israélien ait frappé sa maison au cours des 22 jours d'offensive du début d’année qui a tué des centaines de Palestiniens (en majorité des civils) et rasé de vastes zones du territoire assiégé.
Alors que les Musulmans à travers le monde vont se rassembler dans les prochaines semaines pour rompre le jeûne du Ramadan avec de somptueux festins et desserts, les Palestiniens comme Dalal se souviendront de leurs proches perdus sous les bombardements israéliens.
La timide adolescente ne parlera pas de ce qui est arrivé à sa famille, maisUmm Adel, une tante qui aide à l'élever, dit que les cicatrices sont profondes.
"Maintenant que c’est le Ramadan, Dalal se souvient des repas de l’aube, de la rupture du jeûne avec sa famille et des cadeaux qu'elle recevait de son père, dit-elle.
«Elle a toujours l'air préoccupée. Elle passe beaucoup de temps sur Internet ou à regarder la télévision. C’est une enfant très intelligente mais ses études en ont souffert."
Son oncle Rashad dit que c'est le pire ramadan que la famille n’ait jamais vécu avec des pénuries généralisées et une hausse des prix en flèche sur le marché local.
"La guerre a ajouté tellement de choses à nos souffrances, c'est plus que nous ne pouvons supporter, dit-il. "La vie de Dalal est dure, comme celle de tous les enfants des martyrs."
Plus de 1400 Palestiniens ont été tués au cours des trois semaines d’offensive israélienne.
Dans un terrain vague jonché de gravats à la périphérie de la ville de Gaza,Almaza Samuni et son père jeûnent sous une tente dressée sur les ruines de leur maison.
C’est la première année que l’adolescente de 13 ans ne passera pas l'après-midi à cuisiner avec sa mère et ses six frères et sœurs, qui ont tous été tués par des bombardements israéliens.
"Le ramadan est difficile sans eux», dit-elle. «Je suis triste parce que ma mère n'est pas là pour préparer les repas de rupture du jeûne, et mon père a été blessé alors il ne peut pas travailler."
A la suite de la guerre, les Samuni ont eu le sinistre record d’avoir perdu la plupart des membres de la famille - 29 en tout, dont de nombreux enfants - et huit mois plus tard, leurs maisons et leurs exploitations restent complètement détruites.
Les donateurs internationaux ont promis des milliards de dollars pour la reconstruction, mais le blocus israélien de Gaza a empêché l'argent d'atteindre ceux qui ont perdu leurs maisons.
Même les personnes dont les habitations et celles de leurs proches ont été épargnées par les combats doivent faire face aux nombreuses pénuries et aux prix les plus élevés jamais vus puisqu’ils dépendent des marchandises entrées en contrebande par des tunnels le long de la frontière avec l'Egypte.
En conséquence, les lampes festives de Ramadan qui éclairent les rues des villes du monde musulman sont en grande partie limitées aux devantures des magasins à Gaza.
Sami, 40 ans, père de sept enfants, explique que le peu d'argent qu'il est en mesure d'économiser servira à acheter les fournitures scolaires pour l'année à venir.
«Les gens de Gaza ne savent jamais quand la prochaine catastrophe va arriver et comment ils vont s’en sortir", dit-il. "La plupart des gens sont sans travail et sans source de revenus."
De leur côté, les propriétaires de magasins disent que bien qu’ils puissent remplir leurs étagères avec des marchandises de contrebande en provenance d'Égypte, ils ont peu de clients.
Ibrahim Samuni, le père d’Almaza, affirme qu'il est déterminé à reconstruire sa maison un jour. Mais cette année, il se résigne à jeûner sous sa tente sous le soleil étouffant d'août.
"Le mois du Ramadan ouvre les plaies et nous rappelle ce que nous avons souffert, dit-il. «Ma femme, mes enfants, mes frères et sœurs et mes oncles ont tous été tués et leurs maisons ont été détruites ... Il n'y a plus de jours heureux."
| Source : http://www.middle-east-online.com/ | |
| Traduction : MG pour ISM |
Amira AL KAREM, 15 ans, déposera plainte le 31 août prochain devant la Cour Pénale Internationale à LA HAYE (Pays-Bas).
| France - 25-08-2009 |
Photo : DCI-Palestine : Amira Al-Karem, 15 ans, dans un hôpital de Gaza,
Amira AL KAREM, enfant palestinienne âgée de 15 ans, déposera plainte le 31 août prochain devant la Cour Pénale Internationale à LA HAYE (Pays-Bas).
Le mercredi 14 janvier 2009, lors de l’opération militaire israélienne « Plomb durci » dirigée contre la population de la bande de GAZA, Amira a été directement visée par les tirs des chars israéliens qui avaient envahi le quartier de Tal Al Hawa où elle réside.
Son père, son frère de 13 ans et sa sœur de 15 ans ont été tués par l’armée israélienne alors qu’ils se trouvaient à proximité de la maison familiale.
Grièvement blessée à la jambe droite, elle a miraculeusement survécu à ses blessures, au froid à la faim et à la soif pendant plus de 60 heures, jusqu’à ce qu’elle soit découverte samedi 17 janvier par le journaliste dans la maison duquel elle s’était réfugiée.
Elle a été soignée à l’hôpital Shifa par une équipe de médecins français, qui ont organisé sa prise en charge en France.
Après avoir été refoulée plusieurs fois au passage de RAFAH, elle a finalement pu rejoindre la France où elle suit un traitement.
Amira AL KAREM est déterminée à obtenir justice.
Son histoire est emblématique de l’attaque subie par les civils et notamment les enfants – lors de l’opération « Plomb durci » de décembre et janvier derniers, où 1400 palestiniens ont été tués, dont 300 enfants (rapport d’Amnesty International du 2 juillet 2009).
Les faits subis par Amira illustrent l'utilisation par Israël contre des civils d'armes conçues pour les champs de bataille et s’inscrivent dans une offensive délibérément lancée contre la population civile palestinienne.
Les actes dont elle a été victime sont constitutifs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité au sens du statut de la Cour Pénale Internationale.
Le 31 août prochain, Amira AL KAREM se rendra personnellement à la Cour Pénale Internationale, pour y déposer la première plainte d’une victime de l’opération israélienne « Plomb durci ».
Elle sera assistée par ses avocats, et soutenue par ses médecins.
Une conférence de presse sera donnée à cette occasion à 14 heures à La Haye
Contacts :
- Dr Mohamed Salem : 06 85 87 89 55
- Me Gilles Devers : 06 14 26 31 69
Réf. Amira ALQEREM
Palestine
Dénonciation de faits
Art. 15.1 Statut
A Monsieur le Procureur près la Cour Pénale Internationale,
1. Mademoiselle Amira ALQEREM, née le 6 avril 1994 à Gaza, de nationalité palestinienne, demeurant quartier Tal Al Hawa, Gaza, agissant tant en son nom personnel qu’en sa qualité d’ayant de droit de :
- Fathi Dawson ALQEREM, né le 13 août 1942, à Gaza, son père, commerçant, décédé le 14 janvier 2009,
- Ismat ALQEREM, né le 13 mars 1993, à Gaza, sa soeur, décédée le 14 janvier 2009,
- Ala ALQEREM, né le 14 juin 1995, à Gaza, son frère, décédé le 14 janvier 2009,
2. Ayant pour avocats…
3. Précisant que pour les besoins de la procédure Amira ALQEREM et l’ensemble des avocats font élection de domicile au cabinet de Maître Gilles DEVERS, 22 rue Constantine, 69001 LYON, les notifications pouvant valablement être adressées à l’adresse gilles.devers@wanadoo.fr
4. A l’honneur, au visa de l’article 15. 1. du Statut de la Cour Pénale Internationale de vous saisir de renseignements concernant des crimes relevant de la compétence de la Cour, à savoir des homicides constitutifs de crime de guerre et de crime contre l’humanité, définis par les articles 7 et 8 du Traité, et de vous demander d’ouvrir une enquête proprio motu sur ces faits, sur le fondement de l’article 15.3 du Traité,
5. Le présent acte s’inscrivant dans la procédure en cours d’analyse préliminaire auprès de votre bureau(1).
I – Les faits
A – Données générales
1 – L’opération « Plomb durci »
6. Entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, l’Etat d’Israël a engagé un opération militaire dite « plomb durci » sur le territoire palestinien de Gaza.
Le bilan est explicite(2) :
- 1 417 Palestiniens tués, dont 236 combattants et 313 enfants,
- 5.303 blessés graves, et parmi lesquels 1 606 enfants et 828 femmes.
- Du côté israélien, on relève la perte de 3 civils et de 10 soldats.
- Les dégâts matériels, notamment civils, sont considérables chez les Palestiniens.
7. Les grandes instances internationales et de nombreuses ONG ont dénoncé ces faits comme des violations criminelles du droit international(3).
2 – La vie d’Amira ALQEREM et de sa famille, début janvier 2009 à Gaza
8. Amira ALQEREM demeurait avec son père, Fathi Dawson ALQEREM 42 ans, ainsi que sa soeur Ismat et son frère Ala, dans le quartier de Tal Al Hawa, au Sud-Ouest de Gaza. Après la séparation des parents, la résidence des enfants avait été fixée chez le père, les enfants entretenant leur relation avec la mère. Son père, Fathi Dawson ALQEREM, s’était remarié.
9. Fathi Dawson ALQEREM était commerçant, dans le secteur de la chaussure, et à ce titre disposait d’une habilitation lui permettant de se rendre régulièrement en Israël.
3 – L’opération militaire dans le quartier Tal Al Hawa
10. Les troupes israéliennes au sol s’étaient approchées du quartier de Tal Al Hawa et les habitants avaient déserté leurs maisons, pensant trouver des conditions moins incertaines en se rendant dans le centre ville de Gaza.
11. Le quartier étant résidentiel, dénué d’objectifs de nature militaire, Fathi Dawson ALQEREM avait pensé qu’il était possible de rester. La maison familiale est située à proximité de l’University College of Applied Sciences, et contiguë à la Mosquée Abu-Ghalyoun.
12. Du fait du départ des habitants, Fathi Dawson ALQEREM avait accepté de recevoir les clés de la Mosquée, pour exercer ponctuellement les fonctions de muezzin.
B – Le mercredi 14 janvier 2009
1 – Le contexte
a – Le contexte militaire immédiat
13. Les chars sont arrivés sur place au petit matin du 14 janvier, se regroupant pour une bonne part dans des espaces libres, à l’est de la maison de la famille ALQEREM.
14. Le climat était très tendu, marqué par des tirs diffus. Un drone était sur la zone, et le trafic aérien était intense, avec de nombreux hélicoptères. Ce secteur de Gaza n’a pas fait l’objet de bombardements systématisés, ce qui était cohérent pour un quartier résidentiel, sans objectif militaire. Les destructions matérielles ont été le fait de tirs, essentiellement à partir des chars, sur le bâtiment de l’université, sur le minaret de la mosquée, ou sur des maisons. Mais des photographies récentes montrent qu’il n’y pas eu de bombardements aériens d’ampleur, y compris le 14 janvier 2009.
b – L’organisation dans la maison
15. Ce jour, vers 18 heures 30, Fathi Dawson ALQEREM s’est rendu à la Mosquée, pour l’appel à la prière d’Isha (nuit).
16. Vers 21 heures, les trois frère et soeurs se sont regroupés au rez-de-chaussée de la maison pour passer la nuit, avec leur père, et se sont endormis. Son épouse n’était pas au domicile, car elle était aller visiter des membres de sa famille.
2 – Les tirs
a – Premier tir : mort de Fathi Dawson ALQEREM
17. Dans la nuit, avant minuit, Ismat, Amira et Ala ont été réveillés par une forte explosion, qui a ébranlé la maison.
18. Ils sont allés vers la porte, qui avait été soufflée, et se sont trouvés dans la nuit, éclairée par la lune, avec un environnement fait de fumées et de poussières.
19. Ils ont cherché en vain leur père, avant d’apercevoir son corps allongé sur le sol, à proximité immédiate de la maison. Il était couvert de sang, et ne donnait plus signe de vie. A proximité, s’était formé un cratère de plusieurs dizaines de centimètres de profondeur.
b – Deuxième tir : blessures graves causées à Amira ALQEREM
20. Les trois enfants se sont regroupés, agenouillés ou accroupis, à côté de leur père. Mais il a vite été décidé d’aller chercher des secours. Ismat et Ala ont fait quelques mètres, en s’éloignant ainsi de la maison.
21. Une deuxième explosion a retenti, et Amira ALQEREM, qui était restée près de son père, s’est effondrée, ressentant comme une déchirure à sa jambe droite. Le sang a jailli, et la blessure causait des douleurs intenses.
c – Troisième tir : mort d’Ismat et Ala ALQEREM
21. Pour appeler les secours, Ismat et Ala se sont dirigés vers une voie de circulation, située au nord-ouest. Ils ont d’abord traversé le groupe de maisons, par de petites ruelles descendant vers la grande rue. Ils se sont alors trouvés à découvert, appelant à l’aide à grands cris, et un troisième tir les a frappés. Leurs corps ont été retrouvés distants l’un de l’autre d’environ 10 mètres, et déchiquetés. Les corps étaient tellement méconnaissables et les débris humains épars, que lorsque, deux jours plus tard, les habitants sont revenus sur le quartier – et alors qu’Amira n’avait pas encore été retrouvée – ils ont cru qu’Amira elle aussi avait été victime de ce troisième missile
d – Quatrième tir : nouveau tir sur le cadavre Fathi Dawson ALQEREM et sur Amira ALQEREM
22. Avec cette troisième explosion et l’arrêt des appels au secours, Amira ALQEREM a compris que sa soeur Ismat et son frère Ala avaient été visés et abattus. Elle a aussitôt analysé qu’elle devait chercher à se protéger elle-même, et transie de peur, s’est dirigée comme elle pouvait vers la maison. Une quatrième explosion a eu lieu derrière elle, et Amira a vu les jambes de son père arrachées par le souffle.
C – La survie d’Amira ALQEREM jusqu’au 17 janvier 2009
1 – Le jeudi 15 janvier 2009
23. Amira ALQEREM, à demi consciente, s’est endormie dans la maison, sous la véranda.
24. Au réveil, et avec beaucoup de difficultés, elle a pu boire au robinet.
25. Son seul but est de parvenir à joindre des secours. Elle s’est approchée du corps de son père, pour prendre le téléphone portable, qui était hors d’usage. Elle a eu l’idée de récupérer la puce, et de se rendre auprès d’une tante, qui habitait à environ 500m. Ne pouvant marcher, elle a rampé sur cette distance, protégeant sa jambe dans un nylon, pour y parvenir la nuit tombée et hélas découvrir que la maison était vide.
26. Epuisée, elle s’est endormie dans la rue, contre un mur.
2 – Le vendredi 16 janvier 2009
27. Amira ALQEREM, se réveillant, a vu non loin une maison qu’elle connaissait comme appartenant à un journaliste dont la fille avait été amie de sa soeur Ismat. Elle a pu rentrer car la clôture était imparfaite, et a accédé à la maison. Elle a pu boire de l’eau restée dans une bouteille. Elle a trouvé des coussins et des vêtements et s’est endormie, perdant plusieurs fois connaissance, dans une extrême faiblesse.
3 – Le samedi 17 janvier 2009
28. Le 17 janvier vers 1 heure du matin, M. Eid Imad a regagné sa maison, car l’ordre de retrait des chars avait été donné. C’est lui qui a trouvé Amira, et qui l’a aussitôt conduite à l’hôpital Shifa, où elle a été prise en charge, d’abord par une série de transfusions. Quatre jours plus tard, son état général s’était stabilisé suffisamment pour qu’elle puisse subir une intervention chirurgicale de la jambe.
29. Amira ALQEREM a pu parvenir en France, fin juillet 2009, pour accéder à des soins en milieu hospitalier, avant une longue rééducation.
II – Les demandes
1 - Recevabilité
30. S’agissant d’une dénonciation de faits, dans le cadre de l’article 15.1 du Statut, la recevabilité de la démarche d’une enfant mineure n’est pas contestable.
31. En tant que de besoin, Mademoiselle Amira ALQEREM demande l’application des dispositions de la Convention sur les droits de l’enfant, applicable sans réserve dans les territoires occupés(4) et invoque le statut de mineur mature, reconnu par la Chambre des Lords dans l’affaire Gillick(5), applicable dès lorsqu’il s’agit de la santé, composante du droit à la vie(6).
2 – Compétence de la Cour
32. Ces faits s’inscrivent dans la compétence de la Cour, s’agissant de l’analyse préliminaire de la situation en Palestine, en cours auprès de votre bureau sous les références ci-dessus évoquées.
33. Amira ALQEREM voit s’imposer à elle la situation juridique de la Palestine, non réglée depuis 60 ans. Il serait particulièrement inéquitable que soit remis en cause son droit d’accès au juge – dont il est désormais largement admis qu’il relève du jus cogens(7) – au motif que la communauté internationale a failli pour avoir contribué à créer le contexte du conflit israélopalestinien, par la résolution 181 du 29 novembre 1947, et par ses carences ultérieures.
D’ailleurs, l’Assemblée Générale de l’ONU ne cesse de rappeler l’engagement de sa responsabilité, donnée dont la Cour Pénale Internationale, indépendante, doit tenir compte au titre de l’environnement juridique.
34. Par exemple, la résolution du 20 juillet 2004 :
« L’Assemblée Générale de l’ONU « Réaffirmant la responsabilité permanente de l’Organisation des Nations Unies vis-à-vis de la question de Palestine jusqu’à ce que tous les aspects de cette question soient réglés de manière satisfaisante, sur la base de la légitimité internationale(8) (…).»
35. Au surplus, force est de constater que ce qui est réputé faire défaut à la Palestine pour acquérir le statut d’Etat de plein exercice est justement ce que lui usurpe l’Etat d’Israël, pour mieux commettre ses crimes et interdire aux victimes d’agir en justice.
36. S’agissant particulièrement des droits de l’enfant, et alors qu’aucun autre Etat ne peut, de fait, assurer la défense de leurs droits, il est impossible d’exclure la Palestine de la juridiction
de la Cour Pénale Internationale, sauf à admettre, devant la conscience du monde, un déni de justice(9).
3 – Demande d’enquête
37. L’accès au juge, d’abord pour que soit conduite une enquête, participe à la reconnaissance du droit des victimes et de la lutte contre l’impunité. L’exercice de l’action pénale est une forme pertinente d’application du droit, mais c’est aussi le meilleur moyen de combattre la reproduction de situations mettant en péril les droits de l’homme(10).
38. Le récit d’Amira ALQEREM est précis et circonstancié. Il décrit plusieurs phases, qui répondent à une logique, fut-elle militaire et criminelle.
39. Les éléments subjectifs correspondent aux éléments objectifs :
- le quartier ne comprenait pas d’objectif militaire et n’a pas fait l’objet de bombardement systématique, ni avant, ni après le 14 janvier 2009 ;
- les quatre tirs qui ont été opérés le 14 janvier 2009 visaient chaque fois des personnes, dont il ne faisait aucun doute pour les militaires, opérant avec un repérage à très basse altitude, qu’il s’agissait de civils ;
- les deuxième et troisième tirs visaient des enfants cherchant des secours ;
- le deuxième tir a été porté alors qu’Ismat et Ala ALQEREM s’étaient éloignés de la maison, ce qui prouve qu’ils étaient surveillés et visés ;
- le quatrième tir visait un enfant à terre, qui cherchait à sauver sa vie.
40. De même, le récit d’Amira ALQEREM est étayé par des éléments matériels :
- le plan des lieux, montrant les différents lieux de tirs ;
- les photographies montrant que les dégâts matériels, si regrettables soient-ils, ont été limités, les 4 tirs ayant exclusivement eu un objectif humain ;
- le témoignage de M. Eid Imad qui a retrouvé Amira ALQEREM, le 17 janvier 2009 ;
- les constatations médicales sur l’état du corps de victimes montrent que ce sont des armes de forte puissance qui ont été utilisées ;
- les constatations médicales lors de l’admission d’Amira ALQEREM à l’hôpital Shifa.
41. Ces faits établissent l’intention homicide de civils, par des moyens militaires et en dehors de tout avantage militaire, ce qui justifie pleinement une enquête pour crime de guerre et crime contre l’humanité, par application des article 7 et 8 du Statut de la Cour Pénale Internationale.
4 – Droits de la victime
42. Amira ALQEREM demande a être informée de la suite qui sera donnée, afin de pouvoir exercer ses droits de victime, sur le fondement de l’article 15.3 et 68-3 du Statut(11), et selon l’élection de domicile spécifiée en tête de cette plainte.
Et ce sera justice.
NOTES
1 - http://www.icccpi.int/
2 Rapport de la Commission indépendante d’enquête sur Gaza : Nulle part où s’abriter, présenté à la Ligue des États arabes le 30 avril 2009, Résumé analytique, disponible sur le site de l’ONU, Conseil de sécurité, S/2009/244. Ces chiffres sont fournis de manière concordante par le Centre Palestinien des Droits de l’Homme, le ministère de la Santé ou l’UNRWA.
3 Conseil des Droits de l’Homme, Situation en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés, A/HRC/12/37, 13 août 2009.
4 Cour Internationale de Justice, Conséquences juridiques de l’édification d’un mur dans le territoire palestinien, avis du 9 juillet 2004, par. 113 ; Comité des droits de l’homme, CCPR/C0/78/ISR, 21 août 2003, par. 11 ; Conseil économique et social, 09-42998, Répercussions économiques et sociales de l’occupation israélienne sur les conditions de vie du peuple palestinien, 29 juillet 2009, p. 1.
5 Gillick c. West Norfolk and Wisbech Area Health Authority, [1985] 3 All E.R. 402. Cette jurisprudence est depuis adoptée par nombre d’Etats : Cour suprême des Etats-Unis, Planned Parenthood of Central Missouri c. Danforth Attorney General of Missouri, 428 U.S. 52 (1976) ; Haute Cour d’Australie, Secretary, Department of Health and Community Services c. J.W.B. (Marion’s Case) (1992), 175 C.L.R. 218 ; Cour suprême du Canada, A.C. c. Manitoba (Directeur des services à l'enfant et à la famille), 26 Juin 2009, 2009 CSC 30, n° 31955. Pour le Comité des droits de l’homme, l’accès en justice de l’enfant doit être facilité : CCPR Communication 397/1990, x. c. Danemark, 22 juillet 1992, par. 5.2.
6 Comité des Droits de l’Homme, CCPR/C/21/Rev.1, Observation générale n° 14, 27 mai 2008.
7 CEDH arrêt Golder c. Royaume-Uni, 21 février 1975, par. 35 ; Cour interaméricaine des droits de l’homme, Goiburú c. Paraguay, 22 septembre 2006, par. 131 ; Tribunal spécial pour le Liban, Juge de la mise en état, 15 avril 2009, CH/PTJ/2009/03 ; TPIY, Jugement Fwundzija ,10 décembre 1998, par. 153-157.
8 Assemblée générale, AG/1488, 2 Résolution ES-10/15 du 20 juillet 2004, exigeant qu’Israël s’acquitte de ses obligations en vertu de l’avis de la CIJ sur l’édification d’un mur dans le territoire palestinien occupé.
9 Haute Cour de Justice d’Israël, Physicians for Human Rights c. Premier Ministre d’Israël, 19 janvier 2009, HCJ 201/09, et Gisha Legal Center for Freedom of Movement c. Premier Ministre d’Israël, 19 janvier 2009, HCJ 248/09.
10 Cour interaméricaine des droits de l’homme, Velasquez Rodríguez, 29 juillet 1988, série C, n° 4.
11 CPI, Chambre préliminaire 1, République Démocratique du Congo, 17 janvier 2006, n° ICC-01/04 ; Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme, Blake c. Guatemala, 24 janvier 1998, Série C, n° 36 ; CEDH, Perez c. France, 12 février 2004, n° 47287, par. 68.
L'ONU salue le plan palestinien pour la construction d'un Etat d'ici à 2011
Robert Serry, Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient.
Selon la presse, Israël a aussitôt rejeté toute proclamation unilatérale d'un Etat palestinien.
« Je salue l'annonce par le Premier ministre Fayyad aujourd'hui et attend d'examiner de près le projet qu'il a dévoilé. Comme il me l'a expliqué, ce projet s'appuie sur les efforts significatifs menés au cours des deux dernières années par l'Autorité palestinienne pour renforcer ses capacités », a dit M. Serry dans un communiqué.
« En continuant dans cette voie, l'Autorité palestinienne met au défi tous les autres acteurs de prendre leurs responsabilités et d'avancer rapidement et de manière déterminée dans les deux prochaines années », a-t-il ajouté.
Selon lui, il faut que ce projet d'un Etat palestinien internationalement reconnu vivant aux côtés d'Israël dans la paix et la sécurité devienne une réalité grâce au soutien actif d'Israël sur le terrain et au soutien continu des donateurs.
un.org
Brown « de plus en plus confiant » après des entretiens avec Netanyahu
Benjamin Netanyahu et Gordon Brown ont évoqué hier l’épineuse question du gel de la colonisation. Ian Nicholson/Reuters
Washington et Londres, soutenus par plusieurs autres capitales occidentales, pressent Israël de geler la colonisation de la Cisjordanie, présentée par les Palestiniens comme la condition sine qua non d'une reprise des négociations de paix, suspendues fin 2008. Israël continue cependant à refuser un gel total, en particulier à Jérusalem-Est. « Nous avons discuté de la question des colonisations à Jérusalem-Est. J'ai clairement affirmé que la colonisation était un obstacle à une solution à deux États », a déclaré M. Brown lors d'une conférence de presse commune à Londres.
Ces déclarations interviennent au moment où redoublent les efforts internationaux pour garantir dans les semaines à venir une reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes. Dimanche, M. Netanyahu avait estimé qu'il serait possible de reprendre les négociations de paix « d'ici à la fin septembre ». Le département d'État américain a confirmé lundi s'attendre à leur reprise « très vite ». Il est prématuré de parler de « percée », mais « nous nous approchons d'un accord », a estimé un porte-parole. Un haut responsable israélien a évoqué la possibilité d'une rencontre entre MM. Obama, Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas en septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. « Cela semble faisable actuellement », a-t-il déclaré à l'AFP.
Hier à Londres, M. Netanyahu a assuré « travailler d'arrache-pied pour faire avancer un processus de paix qui conduirait à une paix véritable ». « Nous espérons progresser dans les semaines et les mois à venir », a-t-il ajouté. Mais il a répété son refus de transiger sur la question de Jérusalem-Est. « Jérusalem est la capitale souveraine d'Israël et nous n'acceptons aucune limite à notre souveraineté. Jérusalem n'est pas une colonie », a-t-il asséné.
Évoquant sa prochaine rencontre, ce matin à Londres, avec l'émissaire américain George Mitchell, M. Netanyahu a dit vouloir trouver une « formule de rapprochement » qui permettrait de faire avancer le processus de paix tout en permettant aux colons de « vivre normalement ». Selon de hauts responsables israéliens, M. Netanyahu, qui avait refusé dans un premier temps d'entendre parler de gel, a proposé de suspendre les appels d'offres publics pour la construction de logements en Cisjordanie jusqu'au début 2010. Le président américain Barack Obama a salué ce « geste » israélien et appelé les États arabes et les Palestiniens à des concessions.
Fayyad présente un plan pour un État palestinien en 2011
Le programme, distribué à la presse, définit l'action de chaque institution et ministère de l'Autorité palestinienne pour les deux prochaines années, dans des domaines allant de la sécurité aux infrastructures en passant par la justice et les services sociaux. Il réitère l'engagement du gouvernement palestinien à mettre fin à la division née de la violente prise de pouvoir de la bande de Gaza par le mouvement islamiste Hamas au détriment de l'Autorité palestinienne. Il insiste aussi sur la tenue de nouvelles élections générales dans l'ensemble des territoires palestiniens en janvier 2010. Dans le volet des infrastructures, le document prévoit notamment la remise en état de l'unique aéroport palestinien à Rafah (sud de la bande de Gaza), bombardé à plusieurs reprises par Israël lors de l'intifada. Dans des déclarations à la presse, M. Fayyad a souligné la nécessité de la construction d'un deuxième aéroport, en Cisjordanie : « C'est un besoin stratégique pour le futur État palestinien », a-t-il dit.
M. Fayyad, un homme politique indépendant, a été nommé Premier ministre par le président Mahmoud Abbas après le coup de force du Hamas en juin 2007. Soutenu par les États-Unis et le reste de la communauté internationale, il a réussi à rétablir l'ordre et la sécurité en Cisjordanie après des années d'anarchie. Toutefois, le ministre israélien des Finances, Youval Steinitz, a qualifié les déclarations de M. Fayyad de « décevantes ».
« Elles vont à l'encontre des accords conclus entre les deux parties, il n'y a aucune place pour des décisions unilatérales ni des menaces », a-t-il déclaré à la radio publique.
« Il est évident qu'un État palestinien, quelle que soit sa forme, ne verra pas le jour si les impératifs de sécurité d'Israël ne sont pas pris en compte », a-t-il souligné. Sur le terrain, trois Palestiniens ont été tués et neuf autres blessés après un raid aérien israélien mené dans la nuit de lundi à mardi contre deux tunnels de contrebande en cours de creusement dans le sud de la bande de Gaza. L'aviation a lancé ce raid en riposte à un tir de mortier en direction du sud d'Israël, qui a fait un blessé parmi des soldats, a indiqué de son côté l'armée israélienne dans un communiqué.
L’Autorité palestinienne prête à mettre en place un Etat de facto
L’Autorité palestinienne envisage de court-circuiter les négociations de paix au Proche-Orient et de mettre en place de facto son propre Etat avant deux ans, déclare le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, dans une interview publiée mardi par le Times.
« Après 16 années (de négociations de paix infructueuses) pourquoi ne pas changer de discours », s’interroge Salam Fayyad dans le quotidien britannique.
« Nous avons décidé de faire preuve d’initiative, d’accélérer la fin de l’occupation en travaillant très dur pour mener des actions positives sur le terrain, de façon à voir émerger notre propre Etat comme un fait qui ne peut être ignoré », affirme-t-il.
Selon lui, si un Etat de facto existait - avec ou sans la collaboration des Israéliens -, cela forcerait Israël à abattre ses cartes sur ses intentions en ce qui concerne l’occupation de la Cisjordanie.
Ce but pourrait être atteint mi-2011, a précisé Salam Fayyad. Ces commentaires sont publiés à la veille de conversations à Londres entre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et le Premier ministre britannique, Gordon Brown, ainsi que l’émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell.
(Source AFP) publié pr Libération
Desmond Totu et Jimmy Carter en visite en Israël et dans les Territoires
Cette délégation des «Aînés» comprend l'ex-président américain Jimmy Carter, le prix Nobel de la paix sud-africain Desmond Tutu (dans la photo), l’ancienne chef de la Commission des droits de l’homme des Nations unies Mary Robinson et le PDG du groupe Virgin, le milliardaire britannique Richard Branson.
Mardi la délégation a rencontré le leader spirituel du Shas, Ovadia Yosef, qui a demandé d’aider à la libération de Gilad Shalit, le soldat israélien arrêté en 2006.
Les membres de la délégation doivent se rendre en Cisjordanie mercredi pour s'entretenir notamment avec le Premier ministre palestinien Salam Fayyad ainsi qu'avec des réfugiés et de jeunes Palestiniens.
«Les Aînés» ne devraient pas visiter la bande de Gaza. (PNN)
Gaza: Israël tue 4 Palestiniens, dont 3 frères
Lundi l’après-midi, les troupes israéliennes au nord-ouest de la ville de Beit Lahia (dans le nord de la bande de Gaza) ont tiré sur deux civils palestiniens qui se tenaient près de la frontière.
Sa’id ’Ata al-Hussumi, âgé de16 ans, a été tué de deux balles à la poitrine, et Masoud Tanboura Mohammed, âgé de 19 ans, a été grièvement blessé par plusieurs balles à la poitrine.
Les deux jeunes travaillaient dans une ferme près de la clôture et n’étaient pas armés.
Mardi, un avion de combat israélien a tiré un missile sur un tunnel situé entre la Bande de Gaza et l'Egypte, près de la porte Salah ad-Din dans le sud de la ville de Rafah. L’attaque a fait au moins trois morts et sept blessés, a annoncé mardi le responsable du ministère palestinien de la Santé.
Le Dr. Moawiya Hassanain a précisé que toutes les victimes sont des hommes qui se sont retrouvés pris au piège du tunnel au moment de la frappe tôt mardi matin.
Trois frères, Mansour Ali al-Battekhi, âgé de 30 ans; Na’el ’Ali al-Battekhi, 20 ans, et Ibrahim Ali al-Battekhi, 35 ans, ont été tués.
Dans un communiqué, l'armée israélienne a déclaré que cette frappe a été décidée en représailles d'une attaque au mortier, lundi, sur le sud d'Israël advenu après le meurtre de Sa’id ’Ata al-Hussumi. Un soldat israélien a été légèrement blessé près d’Ashkelon. (PNN)
mardi 25 août 2009
L’Amérique d’Obama ne tient pas ses promesses
lundi 24 août 2009 - 06h:45
Gideon Lévy - Ha’aretz
Nous avons la profonde douleur de vous annoncer la mort de notre dernier espoir. Les rumeurs concernant cette mort sont peut-être très exagérées, pour paraphraser la célèbre citation de Mark Twain, mais les craintes se confirment de jour en jour. L’Amérique de Barack Obama ne tient pas ses promesses. Trinquer avec un policier raciste et donner une tape dans le dos de Hugo Chavez n’est pas ce que l’on attendait ; et les négociations globales sur le gel de la construction des colonies ne sont pas non plus ce que nous attendions. Six mois à peine après que le Président le plus prometteur de tous ait inauguré son mandat, l’espoir a peut-être encore un dernier souffle, mais il est sur son lit de mort.
L’arrivée d’Obama au pouvoir a fait beaucoup de bruit. Son discours du Caire a enflammé la moitié du globe. Faire des colonies sa priorité principale nous a fait espérer qu’il y avait enfin un homme d’État à la Maison-Blanche qui comprenait que la racine de tous nos maux est l’occupation et que la racine du mal de l’occupation, ce sont les colonies. Depuis Le Caire, un décollage semblait possible. L’horizon était sans limites.
Ensuite, l’administration Obama est tombée dans le piège monté par Israël et il ne semble pas qu’elle puisse s’en remettre.
Le gel des colonies, est une chose qu’aurait dû comprendre un Premier ministre qui fanfaronne beaucoup au sujet des deux Etats - question périphérique à laquelle Israël s’est engagée dans la Feuille de route - et cette question du gel est devenue brusquement centrale. L’envoyé spécial, Georges Mitchell, perd son temps et son prestige dans de mesquins mégotages. Un gel de six mois ou d’un an ? Et qu’en est-il des 2 500 appartements déjà en construction ? Et de la croissance naturelle ? Et des jardins d’enfants ?
Ils arriveront peut-être à un compromis de neuf mois, qui n’autorisera pas la croissance naturelle, mais qui permettra d’achever des appartements déjà en construction. Belle réussite !
Jérusalem a imposé sa volonté à Washington. Une fois de plus, nous nous retrouvons à la case départ - nous nous occupons de bagatelles à partir desquelles il est impossible de faire le grand saut au-dessus du gouffre.
Nous attendions mieux d’Obama. Menachem Begin promettait moins, mais il a conclu la paix dans le même délai qui a suivi son entrée en fonction. La principale question étant le démantèlement des colonies, la vibrante impulsion donnée par Obama part en quenouille. Au lieu de cela, nous pagayons dans les hauts-fonds. Mitchell/Schmitchel. Qu’est-ce que la paix y gagnera ? Le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, le rencontrera encore une fois à Londres à la fin du mois. On trouvera peut-être là-bas une « formule magique » pour un gel des colonies, mais l’élan est brisé.
Pas en Israël pourtant. Ici les gens se sont rapidement rendu compte qu’il n’y a rien à craindre d’Obama et plus rien ne les freine. Le ministre de la Défense, Ehud Barak, s’est empressé de déclarer qu’il n’y a pas de partenaire palestinien, même après que la conférence du Fatah eut élu les dirigeants les plus modérés qui ont jamais été assemblés en Palestine. Ensuite, en un acte de provocation flagrante, Barak a apporté une Torah au coeur du quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem, devant les caméras de télévision, pour que l’Amérique voie qui est le chef ici.
Le vice-Premier ministre, Eli Yishai, et le speaker de la Knesset, Reuven Rivlin, deux autres politiciens qui perçoivent la faiblesse des États-uniens, ont rapidement déclaré, pendant une visite à Ma’aleh Adumim, qu’Israël ne gèlerait aucune construction. Obama pouvait aller au diable. Les colons ont continué à s’installer dans de nouvelles maisons à Jérusalem-Est. Netanyahou se tait et les Israéliens sentent que le « danger » est passé. Une fois de plus Israël peut faire ce qu’il veut. Le propriétaire est une fois de plus devenu fou. Sauf que le propriétaire est devenu fou parce que le véritable propriétaire montre des signes de faiblesse, des signes de retrait, parce qu’il cesse de s’intéresser aux événements dans la région qui représente le plus grand danger pour la paix dans le monde.
Il ne reste rien des discours prononcés au Caire et à l’université de Bar Ilan. Obama se tait et Yishai parle. Même les « amis d’Israël » à Washington partisans de l’occupation relèvent à nouveau la tête.
Un familier d’Obama le comparait cette semaine à un homme qui gonfle un certain nombre de ballons tous les jours dans l’espoir que l’un d’eux s’envolera. Il atteindra son but. Cette personne le comparait à Shimon Peres, comparaison qui devrait être insultante pour Obama. Les ballons sondes que le Président états-unien nous envoie doivent encore prendre l’air. Évidemment, on peut toujours attendre le ballon suivant, le plan de paix d’Obama, mais le temps commence à manquer. Et Israël ne se tourne pas les pouces.
À la minute où Jérusalem a détecté le manque de détermination étasunien, il est retombé dans ses travers et ses excuses. « Il n’y a pas de partenaire » « Abou Mazen est faible » « Le Hamas est fort ». Et on exige la reconnaissance d’un État juif et le droit de survoler l’Arabie Saoudite - n’importe quoi pour ne rien faire.
Une Amérique qui ne fera pas pression sur Israël est une Amérique qui n’apportera pas la paix. Il est vrai que l’on ne peut pas compter que le Président états-unien souhaite la paix plus que les Palestiniens et les Israéliens, mais il est l’adulte responsable du monde et son grand espoir. Ceux d’entre nous qui sommes ici, Monsieur le Président, nous sombrons dans une boue maudite, dans la période « Injury time ».
http://haaretz.com/hasen/spages/110...
Traduction : Anne-Marie Goossens
L’IDF ou le scalpel d’Israël
dimanche 23 août 2009 - 07h:34
Gilad Atzmon
Une vieille blague juive raconte l’histoire d’un commerçant juif agonisant qui appelle son fils à son lit de malade, juste avant de mourir. Il lui dit : « Ecoute-moi Moisha, la vie n’est pas seulement une question d’argent..., tu peux aussi faire de l’or et des diamants. »
Le suivi de l’actualité israélienne et juive révèle un fait dévastateur : Ce n’est pas « seulement » une question d’argent. Il se pourrait que ce soit aussi une question d’organes humains. Il y a quelques semaines, nous apprenions qu’un réseau de Rabbins étasuniens a été arrêté dans le New Jersey sur des soupçons de trafic d’organes humains (entre autres crimes). Le Rabbin Levy Izhak Rosenbaum, avons-nous lu, a convaincu « des personnes vulnérables de renoncer pour 10.000 dollars à un rein qu’il pourrait à son tour vendre 160.000 dollars. » Pas trop mal, ai-je alors pensé en moi-même. Nous vivons des temps difficiles, effondrement financier, raréfaction du crédit, Wall Street qui lèche ses plaies, sublimation de l’industrie automobile. Le trafic de rein est au premier abord toujours florissant.
En fait, le réseau de rabbins du New Jersey ne m’a pas pris complètement par surprise. Depuis des années, nous entendons parler de Palestiniens affirmant qu’Israël est « profondément impliqué dans le trafic d’organes. » Nous avons aussi appris que la famille d’Alastair Sinclair, un touriste écossais qui s’est pendu dans une prison israélienne, « a été forcée d’engager un procès parce que son corps a été rendu avec des parties manquantes. »
En 2002, le Tehran Times a signalé : « L’État sioniste a admis tacitement que des médecins de l’institut médico-légal israélien d’Abou Kabir ont extrait les organes vitaux de trois adolescents palestiniens tués par l’armée israélienne près de dix jours avant. Nessim Dahhan, ministre sioniste de la santé, a déclaré mardi en réponse à la question de Ahmed Teibi, membre arabe de la "Knesset" ou parlement sioniste, qu’il ne pouvait nier que des organes de jeunes et d’enfants palestiniens tués par les forces israéliennes ont été prélevés pour des greffes ou la recherche scientifique. »
Mais les nouvelles sur le trafic israélien d’organes humains se répandent à présent dans les grands médias occidentaux. Ynet, le plus grand quotidien israélien en ligne, a annoncé aujourd’hui que « Le principal quotidien suédois Aftonbladet a affirmé dans l’un de ses articles que des soldats de l’IDF ont tué des Palestiniens pour leur trafic d’organes. »
Il y a quelques semaines, nous avons eu un débat ici, sur Palestine Think Tank, au sujet de savoir si le sionisme est un appareil colonial ou non. L’un des arguments matérialistes contre la perception du sionisme comme pratique coloniale, c’est que la Palestine n’a jamais été attractive économiquement ; elle n’a pas de pétrole, d’or ou de minerais. Toutefois, cela pourrait désormais changer. Les gens qui se spécialisent dans le vol d’organes pourraient trouver que la Palestine est le paradis terrestre. Après tout, à la lumière des dernières accusations immensément diffusées, le projet national juif est peut-être colonial.
Bien que le gouvernement israélien nie les accusations, et que je suis moi-même loin d’être qualifié pour savoir quelle est la vérité à ce sujet, on ne peut nier que nous sommes là face à un changement de conscience dans le parler occidental. Tout compte fait, après avoir vu l’armée israélienne déverser de grandes quantités de phosphore blanc sur une population civile en plein jour, après avoir vu les Israéliens pleins de joie se rassembler en masse sur les collines autour de Gaza, juste pour regarder leurs militaires semer la mort et la souffrance physique d’une manière génocide, après avoir lu que 94% des Israéliens soutenaient la campagne militaire de l’IDF contre les vieux, les femmes et les enfants, dont la plupart sont des réfugiés qui ne pouvaient s’échapper nulle part pour chercher refuge, le vol d’organes semble être un « crime allégé » (light crime).
Il doit encore être fait connaître si les accusations de l’article suédois sont authentiques ou non. Un fait a toutefois été déjà établi : après tant d’années de tendance occidentale à danser aux pleurs incessants du violon de la sérénade mélancolique de la victime juive, l’inclination des médias occidentaux est en train de changer. Ils sont prêts à affronter la criminalité juive élevée au rang d’institution.
Plutôt que de parler de la poussée de l’antisémitisme, il vaudrait mieux traiter de la montée de la criminalité juive institutionnalisée.
Alterinfo - Cet article peut être consulté ici :
http://www.alterinfo.net/L-IDF-ou-l...
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Un enfant israélien reçoit le coeur d'Ahmed, tué par un soldat de Tsahal
Par Sanâa H | En voyage | 24/08/2009 | 11H22
Ce ne sont ni des publicités, ni même des restes de campagnes électorale, comme il peut y en avoir en France. Dans le camp de Jénine, les photos de martyrs s'affichent ostensiblement sur les murs.
La grande majorité des gens vivant ici ont perdu un ou plusieurs membres de leur famille. Tout le monde a en mémoire le massacre survenu en 2002, tout le monde se souvient de « l'opération Rempart » : en représailles après l'attentat-suicide de Netanya, qui avait tué 29 personnes, l'armée israélienne avait fait une incursion dans le camp de Jénine, connu pour sa forte résistance à l'occupant. Bilan : 58 morts, la plupart étaient des civils, et trois quartiers furent détruits.
Je m'arrête devant l'image d'un petit garçon, un petit brun aux yeux brillants, il doit ne pas avoir plus de 12 ans. Juste en dessous, on peut lire : « Ahmed Khaldi, mort sous les balles des soldats israélien en 2005. »
« Le corps de mon enfant servira de symbole de paix »
« C'est un shahid martyr », me dit un jeune homme en passant devant moi. Sans même lui demander, il me propose de rencontrer le père de l'enfant. Celui-ci m'accueille avec un grand sourire, les mêmes yeux que son fils, le visage est serein. Je me demande comment on peut arriver à vivre après que la chair de sa chair ait pu disparaître de la sorte ?
Ahmed est mort en 2005 à l'âge de 11 ans. Comme chaque jour, il sortait jouer avec ses potes dans les rues du camp. Il y a eu cette incursion israélienne, Ahmed portait une arme en plastique. Le soldat israélien a visé juste : trois balles sont venues se loger dans le corps de l'enfant, des balles fatales.
Dans un hôpital, un enfant israélien attend une greffe du cœur. Un médecin demande au père d'Ahmed de faire don du cœur de son fils. Il accepte. « Le corps de mon enfant servira de symbole de paix et montre à quel point nous voulons la paix », dira le père de l'enfant décédé.
Nous voici avec lui, quatre ans après le terrible drame, ses yeux paraissent fatigués, mais aucune « haine » qu'on puisse déceler dans son discours. Il boit son café lentement. Il y a un long silence, son regard se fixe : « Ce n'est pas un problème de personne ni de religion, c'est l'occupation qui nous empêche d'avoir une vie normale. »
Proche-Orient : cessons d'être fatalistes, les lignes bougent !
Par Pascal Boniface | IRIS | 24/08/2009 | 11H32
Beaucoup estiment que le conflit israélo-palestinien ne sera jamais résolu : l'impossibilité des protagonistes à se mettre d'accord sur les bases d'un règlement équitable, la supériorité militaire d'Israël puissance occupante, le soutien, quasi inconditionnel sous George Bush, de l'hyperpuissance américaine, la timidité ou l'impuissance volontaire de la communauté internationale, tout concourt au blocage de la situation.
Pourtant, quelques éléments pourraient, à l'avenir, faire bouger les lignes.
La clé essentielle se trouve à Washington. Les conclusions qu'avait tirées George Bush des attentats du 11-Septembre l'avaient conduit à se rapprocher encore plus d'Israël. Cette période post-11-Septembre semble révolue. Obama a compris qu'un soutien jugé inconditionnel à Israël, lié à la perpétuation du conflit israélo-palestinien, est néfaste pour l'image des Etats-Unis dans le monde, principalement dans le monde musulman et, qu'à terme, pourrait être un facteur d'affaiblissement des Etats-Unis. Ce qui reste inconnu, c'est la marge de manœuvre qu'aura ou que se donnera Obama face à Israël.
Mais d'autres facteurs, auxquels on pense moins, vont avoir un impact sur le conflit israélo-palestinien.
Israël a sans conteste la supériorité militaire, sona rmée ne peut être vaincue par aucune autre de la région mais les évolutions technologiques paradoxalement peuvent jouer contre Israël. La guerre du Golfe de 1990-1991 avait déjà montré que la possession des territoires occupés ne constituait plus une profondeur stratégique susceptible de protéger Israël puisque des missiles irakiens avaient atteint le territoire israélien.
Dans la guerre du Liban en 2006, puis pendant la guerre de Gaza en 2009, on a vu que des roquettes même rudimentaires pouvaient atteindre le territoire israélien. Comment ne pas penser qu'à l'avenir, avec des moyens rudimentaires, le Hamas ou d'autres mouvements armés à Gaza ou ailleurs ne seront pas en mesure de frapper plus loin et plus fortement au cœur d'Israël ? A l'heure des guerres asymétriques, la puissance militaire n'est plus le gage de la sécurité.
Un monde multipolaire moins favorable au soutien américain à Israël
La multipolarisation du monde ne joue pas en faveur d'Israël. Les Etats-Unis réalisent que leur suprématie n'est plus assurée. Ils doivent composer avec d'autres puissances moins favorables à Israël. L'émergence sur la scène internationale de pays comme l'Afrique du Sud et le Brésil viendra changer les termes du débat sur la question palestinienne. L'islam du Sud-Est a également son importance : la Malaisie, l'Indonésie et d'autres pays émergents sont pro-Palestiniens non seulement parce qu'ils sont musulmans mais également parce qu'ils sont héritiers du non-alignement et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Contrairement aux pays arabes, ils sont moins dépendants stratégiquement des Etats-Unis et peuvent davantage faire valoir leur point de vue.
Les attentats du 11-Septembre et l'assimilation du terrorisme au monde musulman avaient facilité la tâche d'Israël auprès des opinions occidentales. Ebranlée par la guerre du Liban en 1982 et par la répression de l'Intifada à la fin des années 1980, l'image d'Israël avait été restaurée et la vague des attentats suicides en Israël en 2002-2003 avaient créé dans une large partie de l'opinion occidentale le sentiment d'une menace commune. La guerre du Liban et celle de Gaza, ainsi qu'une réflexion moins sommaire sur les causes du terrorisme sont venus effacer cela.
La cause palestinienne n'a pas qu'un appui communautaire dans de nombreux pays européens. On peut voir un mouvement de solidarité, notamment dans la jeunesse, comparable avec ce qui avait été le cas pour les Vietnamiens à la fin des années 1960 et au début des années 1970.
La prise en compte médiatique du sort des Palestiniens
En termes médiatiques, le moment unipolaire est également terminé : le monde arabe a ses chaînes satellitaires qui fournissent une autre histoire du conflit israélo-palestinien, montrant des images qu'on ne voyait pas auparavant. Des journaux occidentaux, y compris les journaux américains après la guerre de Gaza, ont rendu compte des souffrances des Palestiniens. Le terme a même été employé dans son discours du Caire par le président Obama, terme qui était absent du discours officiel américain auparavant. Internet est également un puissant moyen de circulation de l'information qui bénéficie à ceux qui apparaissent comme des victimes.
Le récit du conflit a également changé. L'époque où les grandes productions d'Hollywood assimilaient musulmans et arabes à des terroristes, auxquels une punition musclée était réservée, est terminée. On peut voir désormais des films comme « Amerrika » ou « Le Temps qu'il reste » qui offrent un autre récit du conflit israélo-palestinien, où le sort des Palestiniens est pris en compte. Cela devrait se développer et toucher les opinions. La bataille de l'opinion devient difficile pour Israël, y compris dans le monde occidental.
Tous ces facteurs vont contribuer à faire bouger les rapports de force en faveur des partisans d'une paix équitable au Proche-Orient, dans l'intérêt des deux peuples.
Fermeté sur Jérusalem
Par HERB KEINON jerusalem post
L'avion de Netanyahou vient de quitter le tarmac de l'aéroport Ben-Gourion et la couleur du voyage européen est déjà donnée : le Premier ministre israélien n'a pas l'intention d'évoquer, de près ou de loin, le statut de Jérusalem avec ses partenaires européens ou américains.
Binyamin Netanyahou/ George Mitchell.
PHOTO: AP , JPOST
Au bureau du Premier ministre, on assure également que Netanyahou compte insister sur la nécessaire survie des implantations israéliennes.
Netanyahou a quitté Israël, direction Londres et Berlin. Il doit rencontrer le Premier ministre britannique, Gordon Brown, la chancelière allemande, Angela Merkel, ainsi que l'envoyé américain au Proche-Orient, George Mitchell.
Le Premier ministre veut placer sa visite sous le signe de la menace iranienne. Mais le sujet du processus de paix a été davantage au menu de l'entretien téléphonique entre Netanyahou et le président Sarkozy.
"Comme il l'avait fait lors de la visite du Premier ministre israélien à Paris le 24 juin dernier, le président de la République a souligné l'urgence d'une relance vigoureuse du processus de Paix", peut-on lire sur le site de l'Elysée.
Avant ce voyage diplomatique de rentrée, Netanyahou a donné des signes d'ouverture aux Palestiniens. Il a annoncé une reprise des négociations, à la fin du mois de septembre.