mardi 25 août 2009

"ISRAËL NE SAURAIT FAIRE PARTIE DE L’UNION EUROPÉENNE", PAR CAROLE SANDREL

Publié le 24-08-2009


Carole Sandrel, journaliste, écrivain, enfant cachée pendant la guerre, dont les parents ont été massacrés à Auschwitz, s’élève contre l’intégration dIsraël à l’Europe et explique pourquoi.

"Non à Israël dans l’Union Européenne !

Depuis 2004, Israël bénéficie (en compagnie d’une quinzaine d’autres pays) de relations privilégiées dans les domaines économiques, culturels, etc. avec l’Union Européenne, au titre de la « Politique Européenne de Voisinage », dite PEV.

Cette politique de (bon) voisinage, constamment renforcée, en ce qui concerne Israël, au fil du temps, a pour objectif, énoncé par l’Union elle-même, « de faire en sorte que l’Union européenne et ses voisins trouvent un intérêt mutuel à promouvoir les réformes et la primauté du droit, ainsi que l’existence de démocraties stables et prospères (prospérité, sécurité, stabilité) dans tout le voisinage de l’Union européenne.. L’Union propose à ses voisins un dialogue politique et des relations économiques renforcées, sur la base de valeurs communes et d’un désir de lutter contre les problèmes communs ». Soulignons les mots « valeurs communes » puisque justement l’Union Européenne est soudée autour d’une charte, dont il convient rappeler le préambule et deux articles (elle en compte 54) :

« Consciente de son patrimoine spirituel et moral, l’Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d’égalité et de solidarité ; elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l’État de droit. Elle place la personne au cœur de son action en instituant la citoyenneté de l’Union et en créant un espace de liberté, de sécurité et de justice."

L’Union contribue à la préservation et au développement de ces valeurs communes ».

« Valeurs, patrimoine spirituel et moral, valeurs indivisibles de dignité humaine ».... Depuis soixante ans, Israël s’exonère de toutes ces exigences, ce qui signifie que la PEV n’aurait jamais dû être lui être accordée (mais en 2004 on n’était pas que dans la philanthropie, on était et on reste dans la peur des attentats terroristes liés à ceux de 2001 aux Etats-Unis, ce qui exige de se trouver des alliés musclés ).

Prochaine étape annoncée, Israël, soutenu par ses nombreux amis et lobbyistes dans le monde, entend devenir membre à part entière de l’Europe. Inutile de revenir sur sa situation géographique. Plus important est de souligner et d’appuyer sur les points qui s’opposent totalement, absolument, à l’entrée d’Israël dans l’Union Européenne.

Robert Schuman, père de l’Europe ((1886-1963) la définissait en ces termes : « L’Europe, avant d’être une alliance militaire ou une entité économique, doit être une communauté culturelle dans le sens le plus élevé de ce terme." Quant à Jean Monnet, (1888-1979) autre père de l’Europe, il disait : « Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes ».

Or, dans cette Europe née pour faire obstacle à la Guerre, aux guerres, aux massacres, aux destructions, aux enfers vomis par la deuxième guerre mondiale, voilà qu’on encouragerait l’arrivée d’un pays en guerre depuis soixante ans, qui nourrit délibérement cette guerre dans son obstination à s’emparer « pour l’éternité » des terres palestiniennes via un budget militaire colossal - 10% de son budget - 13 milliards d’euros - contre 2 à 4% pour l’ensemble des pays occidentaux (chiffres publiés par la Chambre de commerce France-Israël).

La liste est très longue des raisons qui font qu’Israël ne peut pas, n’a pas à, ne doit pas, être admis dans l’Europe.

Combien de résolutions de l’ONU jamais respectées, toujours méprisées par Israël depuis sa création ? En février dernier, « Le Monde Diplomatique » en listait une trentaine, et ce n’était pas une liste exhaustive. Il est vrai que le 25 novembre 2008 à la 63è session de l’Assemblée Générale de l’ONU Israël non sans aplomb réclamait à l’ONU l’abandon de ces résolutions qu’il juge « déséquilibrées » et faisait valoir ses « progrès dans les négociations directes avec les Palestiniens »… Rien à voir avec l’humour juif.

Combien, parmi les 27 pays membres n’ont pas de frontières parce qu’ils ne reconnaissent pas leurs frontières internationalement reconnues ? Combien, parmi les 27 pays membres reçoivent-ils une manne financière directement des contribuables des Etats-Unis, équivalente à presque trois milliards de dollars par an, soit un tiers de l’aide consentie par les Etats-Unis à l’étranger, Israël recevant la part la plus importante de cette aide ? Sans compter les aides financières annexes via l’AIPAC etc…

Combien parmi les 27 ont pour monnaie de référence le dollar américain, quand l’Euro est la monnaie de l’Europe ?

Combien parmi les 27, sont restés des états colonisateurs et colonisent encore ?

Combien parmi les 27 ont instauré un régime d’apartheid pour isoler telle population d’une autre, comme : les routes de contournement, qui en Israël ne peuvent être empruntées que par la population juive à l’exclusion des Palestiniens ?

Combien parmi les 27 construisent un mur – prenant exemple surs la défunte Union Soviétique pour des pseudo raisons de sécurité, alors que cette fortification bétonnées, miradorisée, électrifiée, électronifiée, trois fois plus haute et deux fois plus larges que le défunt Mur de Berlin annexe surtout une bonne partie de la Cisjordanie, coupant les Palestiniens de leurs terres cultivées ? Mur qui ne coûte que la rondelette somme d’un million de dollars au kilomètre….

Combien parmi les 27 ont la main mise sur toutes les ressources naturelles de leurs voisins, sur l’eau en particulier, si bien que les Palestiniens n’ont pas le droit de creuser de puits sur leur propre terre et souffrent de la soif, comme ce fut le cas cet été 2009 à Hébron ? Hébron où une poignée d’extrémistes juifs (4 à 500) protégés par environ 2000 soldats, ceux de « l’armée la plus morale du monde » s’organisent pour pourrir la vie quotidienne de quelque 200 000 de palestiniens ?

Combien parmi les 27 imposent et prolongent un blocus depuis des mois sur toute une population, celle de Gaza, où la faim et la raréfication des soins se font cruellement sentir ?

Combien parmi les 27 sont des états religieux par essence, comme Israël qui n’a que faire de la laïcité et qui du même coup, a ses propres lois d’exclusion, favorisant sa population juive (repérable sur les cartes d’identité par un jeu de chiffre), au détriment des autres, palestinienne en particulier ?

Combien parmi les 27 ne sont que des démocraties bidon, comme le prouve toute la législation israélienne qui, par exemple, interdit de vendre des terres de l’état à des non juifs ? N’a pas d’état civil autre que religieux - naissance, mariage, divorces, décès sont sous l’autorité des Rabbins ? `

Une démocratie se lit dans son système législatif, avant tout. Et le Droit israélien est bâti autour du seul droit des juifs.

Combien parmi les 27 occupent militairement une population et un territoire étrangers ?

Combien parmi les 27 légalisent la torture, et les emprisonnements arbitraires, sans procès ?

Combien d’Etats parmi les 27 violent au quotidien la loi internationale et les Droits de l’Homme comme Israël le fait avec ses destructions de maison, d’oliveraies, de cultures palestiniennes, ses restrictions d’eau imposées aux palestiniens, ses checkpoints interdisant la libre circulation des palestiniens, y compris quand ils se rendent dans des centres médicaux, ses punitions collectives, etc... ?

L’Europe solidaire a-t-elle vocation à accueillir une machine en guerre et une machine de guerre parmi ses membres ? Ce faisant l’Europe commettrait un crime, celui de se détruire elle-même. Affront irréparable à la mémoire d’un Jean Monnet qui croyait que « Faire l’Europe, c’est faire la paix ».

Non, Israël ne DOIT pas faire son entrée dans l’Europe. Sous aucun prétexte.

Carole SANDREL

CAPJPO-EuroPalestine

lundi 24 août 2009

L'Egypte demande d'Israël des excuses pour l'incident du lundi dernier

23/08/2009 L'Egypte a demandé ce dimanche des excuses à "Israël" à la suite d'un incident, le 17 août dernier, au cours duquel un garde-frontière égyptien a été blessé par des militaires israéliens.
Le chargé d'affaires israélien au Caire a été convoqué au ministère des Affaires étrangères pour se voir transmettre cette demande, afin que l'armée israélienne punisse les responsables de cet acte inacceptable, selon l'agence officielle égyptienne Mena.
Le Caire indique que cette démarche fait suite à une enquête égyptienne qui a déterminé que la responsabilité de cet incident incombait à la partie israélienne.
L'armée de l'occupation israélienne avait affirmé lundi dernier que des militaires
israéliens postés à la frontière avec l'Egypte avaient ouvert le feu en
direction d'un garde-frontière égyptien qui les avait menacés de son arme.
Un responsable égyptien avait de son côté expliqué que le soldat, âgé de 21
ans, "venait de prendre son tour de garde et inspectait son arme lorsqu'il a
été surpris par l'arrivée d'une jeep israélienne près de la frontière". Selon cette source les soldats israéliens lui ont alors parlé en anglais et en hébreu -langues qu'il ne comprend pas- puis tiré en sa direction, le blessant à l'épaule.

almanar.com

L'occupation transforme al-Qods en une caserne militaire durant le 1er jour de Ramadhan

[ 22/08/2009 - 13:45 ]
Al-Qods occupée – CPI

Des sources locales dans la ville occupée d'al-Qods ont dit, le samedi 22/8, qu'ils ont vu de grands nombres d'éléments de l'armée sioniste et de la police aux entrées et portes de la vieille ville d'al-Qods et de la mosquée sainte d'al-Aqsa.

Les témoins ont ajouté que les forces occupantes ont mis des barricades en fer pour contrôler les palestiniens et leurs cartes d'identité.

Elles ont ajouté que la police sioniste et les milices des gardes-frontières ont installé des barricades et des barrages aux entrées de la mosquée sainte d'al-Aqsa et ont tenté d'arrêter des jeunes palestiniens qui sont venus pour faire la prière dans la mosquée durant le 1er jour du mois béni de Ramadhan.

L'occupation a renforcé ses mesures sur le barrage de Qalandia qui relie al-Qods avec la Cisjordanie, dans une tentative d'empêcher les palestiniens de se diriger vers la mosquée d'al-Aqsa.

On note que des milliers de palestiniens ont fait, la nuit dernière la première prière nocturne pendant le mois de Ramadhan (Taraouih) dans la mosquée sainte d'al-Aqsa, malgré les mesures sévères sionistes qui visent à empêcher les palestiniens d'arriver à la mosquée pour faire leur prière.

Des colons sionistes envahissent la mosquée sainte d'al-Aqsa

[ 23/08/2009 - 12:21 ]
Al-Qods occupée – CPI

L'organisation d'al-Aqsa pour les legs pieux et le patrimoine a dit que des groupes de colons sionistes extrémistes ont envahi, ce matin dimanche 23/8, la mosquée sainte d'al-Aqsa, à travers la porte des maghrébins et ont effectué une tournée dans la mosquée, en faisant leurs rites, sous la protection des soldats sionistes.

Dans un communiqué, dont le centre palestinien d'information a reçu une copie, l'organisation d'al-Aqsa a dit que cette incursion sioniste représente un pas dangereux, non précédent, car on a jamais permis, au passé, l'entrée des sionistes dans la mosquée sainte d'al-Aqsa, durant le mois béni de Ramadhan.

L'organisation a considéré que cette incursion représente un pas dangereux contre la mosquée d'al-Aqsa, en appelant les habitants des territoires palestiniens occupés en 1948 à se diriger vers la mosquée sainte d'al-Aqsa pour la défendre face aux incursions et attaques sionistes répétées.

Abbas ordonne la libération de 200 prisonniers politiques

Palestine - 23-08-2009
Par Saed Bannoura
Selon l'Agence d’informations Maan news, le président palestinien, Mahmoud Abbas, a ordonné la libération de 200 prisonniers politiques détenus par ses forces de sécurité en Cisjordanie. L'ordre est un geste de bonne volonté alors que les Musulmans commencent le mois saint du Ramadan.

Abbas a également déclaré que l'ordre a pour but de préparer l'atmosphère pour des négociations de dialogue national qui débuteront en Egypte le 25 août.

Maan a ajouté qu’Abbas avait déclaré aux responsables de la sécurité égyptienne qui se sont rendues à Ramallah récemment que "le mouvement Fateh acceptait toutes les exigences du Hamas, à condition que le Hamas accepte les élections présidentielles et législatives en 2010».

Les déclarations d'Abbas ont surpris l’équipe égyptienne, qui est immédiatement partie à Damas pour discuter avec le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mashal, et écouter sa réponse.

Le lieutenant Adnan Dameery, le porte-parole des forces de sécurité palestiniennes, a déclaré que la libération des prisonniers politiques sera effectuée de façon légale.

Il a ajouté que des dizaines de prisonniers ont été libérés après avoir subi un interrogatoire, et que les forces de sécurité appliqueraient les ordres d'Abbas et maintiendraient la loi et l'ordre.
Source : http://www.imemc.org/
Traduction : MG pour ISM

Je vis dans une tente, sans aucune intimité

Gaza - 23-08-2009
Par Ayman T. Quader
Et à chaque fois, elle tente de comprendre ce qui lui est arrivé; elle se demande: quelle est ma faute?, Que va-t’il se passer pour moi dans ma tente?
Ilham, 30 ans, mère de 6 enfants, vit à Al-atatra, au nord de la bande de Gaza. La guerre israélienne a eu un impact énorme sur elle : elle a détruit sa maison, la maison de ses parents et a tué son frère.
























Photo Ayman T. Quader : Tente d'Ilham et sa famille à Attatra, au nord de la Bande de Gaza


Ilham et sa famille ont passé 25 jours dans l'une des écoles de l'Agence d’Aide et de Secours des Nations Unies (UNRWA), pour s’abriter des missiles au phosphore qui répandaient la mort parmi la population de la bande.

Elle dit: "Les forces armées israéliennes ont bombardé notre maison avec de nombreux missiles, détruit ses murs, mis le feu dans les chambres, répandu l'obscurité autour de nous (elle veut dire les fumées des missiles), à un tel point que nous ne pouvions plus respirer ... et des heures plus tard, au cours desquelles nous avons été confrontés à la mort, l'ambulance nous a transportés à l'hôpital.

Nous nous sommes installés dans l’école Asmaa Gaza Al Jadida, à la recherche d'une certaine sécurité, car nous étions cinquante personnes de différentes familles, à dormir dans la même pièce: des hommes, des femmes et des enfants, je ne me sentais pas du tout en sécurité.

Je ne pouvais pas fermer les yeux pendant la guerre et durant toute la période que nous avons passée à l'école, sans parler du bruit horrible des missiles et des roquettes qui tombaient tout autour de nous.

Je portais le niqab depuis plusieurs années, mais lorsque je me suis retrouvée à l'école avec cinquante autres personnes, la plupart d'entre eux étaient des hommes, dans une pièce qui ne dépassait pas les 16 mètres carré, j’ai été obligée de l’abandonner. J'ai perdu ma liberté pendant la guerre et même après.

Maintenant, je vis dans une tente qui ne dépasse pas les 8 mètres carrés, sans aucun respect de la vie privée. Après avoir été dans cette école, où je ne pouvais même pas obtenir les besoins humains de base, il n'y avait pas d'eau, les femmes ont dû aller à l'hôpital de « dar Shefa » pour prendre une douche.

Nous devions faire de nombreux kilomètres à pied chaque semaine, en groupe de femmes, juste pour se laver, j'ai eu un sentiment d'humiliation et de désespoir, surtout lorsque nous avons été contraints de quitter l'hôpital, en raison du nombre élevé de martyrs et de victimes. Leurs corps prenaient toute la place. En outre, l'hôpital n'est pas un endroit pour prendre des douches...

Ma maison a été détruite pendant la guerre et tout ce que je possède maintenant, c'est une tente qui ne dépasse pas les quelques mètres carrés, et mes enfants et moi dormons sur le sable.

Mes nuits sont devenus comme mes jours, tout a changé dans ma vie après le 27 Décembre 2008. Tout ce qui nous reste, à moi et à mes enfants, ce sont nos souvenirs. Je me sens toujours profondément opprimée.

Quelle est ma faute? Et pourquoi dois-je vivre dans cette humiliation? Qui pourrait supporter ce que nous vivons?


Puis Ilham sourit. Elle se souvient que son mari est revenu aujourd'hui avec un cadeau des ruines de leur maison, où il se rend chaque jour afin de récupérer quelques ustensiles de cuisine, parmi les décombres. Aujourd'hui, il est revenu avec le robot de cuisine, c’était un cadeau de son frère, celui qui a été tué pendant à la guerre.

Malgré la tristesse de sa mort, elle était tellement heureuse de récupérer le robot et elle était également heureuse de préparer avec de la nourriture et des cookies pour ses enfants ... mais la cuisine pour ses enfants est un rêve, un rêve qui n'a jamais été atteint car dans la bande de Gaza, il n’y a pas de nourriture et pas d'électricité ...

Ilham tape sur l’épaule de son fils (Samed), un an et demi, tout en le tenant par la main, comme si elle s'excusait pour ce qui lui arrive, et pour ne pas être en mesure d'alléger ses souffrances et l'agonie après avoir respiré du phosphore blanc, qui exténue son petit corps.

En face, sa sœur Ryman, âgée de six ans, intervient dans la conversation en disant: "Notre maison me manque, je veux jouer à la balançoire que mon père avait fait pour moi, puisque je ne peux pas dans la rue ..."
Source : http://www.peaceforgaza.blogspot.com/
Traduction : MG pour ISM

Journal suédois insiste sur la mise à nu du trafic d'organes de Palestiniens par un réseau israélien

23 Août 2009

Damas / M. Donald Postram, rédacteur en chef du quotidien suédois, /Aftonbladet/, a indiqué que l'article publié par son journal sur le trafic des organes des Palestiniens (martyrs et détenus) par des réseaux israéliens parle clairement de ce qui se passe dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.
Dans un entretien avec la chaine satellitaire, /al-Alam/, M. Postram a indiqué que son journal poursuivra la publication de ce genre d'article qui mis à nu les pratiques violant les droits de l'homme en Palestine et ce en dépit des pressions qui sont exercées par Israël sur son journal.
"Quand un enfant palestinien est vidé de ses organes doit inciter le monde à s'interroger sur le phénomène", a-t-il ajouté.
Pour rappel, le même quotidien avait révélé le trafic d'un réseau israélien conduit par des rabbins visant les dépouilles des martyrs et des détenus palestiniens qui sont vidés de leurs organes avant d'être livrés à leurs familles et parfois avec beaucoup de retard et d'autres fois les corps ne sont jamais remis.
T. Sliman
sana.sy

Israël poursuit la colonisation tout en discutant de son gel

24/08/2009

Lieberman juge « irréaliste » la vision d'Obama pour la paix.

Quelque 600 logements ont été construits dans les implantations israéliennes en Cisjordanie occupée, indique un rapport du mouvement anticolonisation La paix maintenant publié hier. Selon ce rapport, 596 logements ont été construits en tout dans les colonies depuis le début de l'année, dont 96 dans les implantations sauvages créées sans le feu vert des autorités israéliennes. De même source, quelque 35 % des constructions ont été réalisées dans des colonies situées à l'est de la barrière de sécurité qu'Israël érige en Cisjordanie, et le reste à l'ouest de cet ouvrage près de la ligne verte qui séparait Israël de ce territoire jusqu'en juin 1967. « La construction continue avec le soutien du gouvernement dans les grands blocs de colonies, et de façon détournée dans les colonies isolées », affirme encore le rapport.
D'autre part, un plan visant à créer un nouveau quartier de colonisation juive dans la partie orientale de Jérusalem annexée a récemment été soumis pour approbation à la municipalité de la Ville sainte, a indiqué hier le quotidien Haaretz. Ce projet, dont l'initiative revient à l'association Elad d'extrême droite, vouée à la judaïsation de Jérusalem, prévoit la construction de 104 logements ainsi que d'une synagogue, d'une piscine et d'un bain rituel juif au cœur du quartier de Ras el-Amud, où vivent quelque 14 000 Palestiniens. Le quartier planifié a été appelé Maalé David et devrait être relié à celui de Maalé Zeitim dans le même secteur, où vivent actuellement 51 familles juives.
En outre, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, se rend à Londres et Berlin au moment où il est soumis aux pressions des dirigeants occidentaux pour geler la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est afin de permettre la reprise des négociations de paix. M. Netanyahu quittera Israël cet après-midi et s'entretiendra demain à Londres avec son homologue britannique, Gordon Brown, puis le lendemain avec l'émissaire américain George Mitchell, avec lequel il tente depuis des semaines de trouver un compromis sur un moratoire pour la construction de logements dans les colonies israéliennes. Jeudi à Berlin, M. Netanyahu aura des discussions avec la chancelière allemande Angela Merkel. Par ailleurs, M. Netanyahu doit évoquer à Londres et Berlin le dossier nucléaire iranien. Et durant son étape à Berlin, M. Netanyahu pourrait évoquer les efforts que l'Allemagne mène de conserve avec l'Égypte pour sceller un accord en vue de la libération du soldat israélien Gilad Shalit, détenu depuis plus de trois ans par le Hamas, en échange de prisonniers palestiniens.
Enfin, le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, a estimé hier que « parvenir à réaliser le rêve du président Obama (pour la paix au Proche-Orient) en deux ans, y compris un accord global et un État (palestinien), est un objectif irréaliste ». M. Lieberman a ajouté qu'il jugeait peu probable la conclusion d'un accord de paix, même d'ici à... 2025.

Jérusalem-Est: construction de 104 nouvelles habitations

Ecrit par Maisa Abou Ghazala
23/08/2009
JERUSALEM OCCUPEE / Maisa Abou Ghazala - L'ONG israélienne Ir Amim (Cité des Nations, en hébreu) a révélé dimanche matin un nouveau plan de colonisation à Jérusalem-Est.
Une copie du projet a été envoyée au comité local de planification et de construction auprès de la municipalité contrôlée par Israël de Jérusalem. Le site sous la menace de destruction est la région de Ras Al-Amoud, située à l'est de la mosquée Al-Aqsa, pour laisser la place à la colonie de Ma’ale Zitim.

104 nouvelles unités de logement seront construites pour les colons, ce qui signifie la destruction de sept blocs de quatre à six étages de logements. Environ 14.000 Palestiniens seront déplacés.

Le projet comprend également la construction d’une synagogue, une école maternelle et un gymnase. 11 dounams de terres palestiniennes dans le cœur du quartier de Ras Al-Amoud seront confisquées.

Les responsables locaux ont déclaré à propos de la nouvelle: «Le nouveau projet est une extension de la colonie de Ma'ale Zitim, à l'est de la vieille ville et dans le quartier de Ras Al-Amoud. Les nouvelles habitations seront construites sur les ruines du vieux siège de la police, situé à côté de la rue en face de la colonie. Plusieurs parcelles de terrain entourant le territoire, à usage public, seront prises et destinées à la construction de nouvelles colonies dans l’avenir».

Cette colonie pourra éventuellement se connecter à Ma'ale Adumim, une des colonies les plus importantes de Cisjordanie. Au cours des derniers développements, les Américains et les Israéliens ont décidé que les grandes colonies vont rester en place. (PNN)

FARWANA : « TOUS LES FAITS SUR LE TERRAIN PROUVENT QUE LE REPORTAGE SUÉDOIS EST EXACT"

Par Saed Bannoura
dimanche 23 août 2009, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

'ancien détenu palestinien, le chercheur Abdul-Nasser Farwana, a déclaré que tous les faits sur le terrain, et ce depuis des décennies, prouvent que l'occupation israélienne a exécuté des détenus palestiniens après qu'ils aient été jugés et a refusé de rendre leurs corps à leurs familles.

es centaines de corps ont été rendus aux familles des jours, des mois ou même des années après leur mort, et lorsque les corps ont été rendus, ils manquaient des organes internes vitaux.

Farwana a ajouté que le reportage suédois, rédigé par Donald Boström et publié par le journal suédois Aftonbladet, au sujet du trafic illégal de parties de corps de Palestiniens est directement lié à l'exécution de Palestiniens après qu'ils aient été jugés par l'armée, et est lié à l'arrestation de 40 personnalités, dont des rabbins dans le New Jersey pour blanchiment d'argent et corruption, dans un réseau qui impliquait la vente de reins israéliens aux États-Unis et autres escroqueries.

Farwana a ajouté que l'un des actes illégaux perpétrés par Israël est d'avoir des centres de détention secrets où des dizaines de détenus ont été emprisonnés et dont on n'a jamais plus entendu parler. Cela s'ajoute au « cimetière clandestin" dans lequel sont enterrés des combattants palestiniens et arabes "inconnus".

Il a déclaré qu'Israël nie toujours qu'il détient des centaines de combattants palestiniens et arabes et refuse de coopérer avec la Croix-Rouge sur le sujet.

Le chercheur a ajouté qu'Israël est le seul Etat qui a eu une politique de conservation des corps des combattants palestiniens et arabes tombés au champ d'honneur et qu'environ 300 combattants sont enterrés dans un cimetière clandestin.

Des centaines de corps ont été rendus lors d'échanges de prisonniers, y compris lors du dernier échange de prisonniers entre le Hezbollah et Israël, où près de 200 corps ont été envoyés au Liban.

Farwana a également déclaré que des dizaines de détenus sont morts dans les prisons israéliennes, certains à cause de la torture, et que leurs corps n'ont pas été immédiatement rendus à leurs familles, mais ils ont été transportés dans un centre de médecine légale, et certaines parties de leurs corps ont été enlevées avant de rendre les corps aux Palestiniens.

Il dit que le journal suédois déclare dans son reportage que des jeunes Palestiniens ont été kidnappés dans leurs maisons par l'armée israélienne et ont été tués plus tard, et quand leurs corps ont été rendus, ils avaient été ouverts et il manquait des organes vitaux.

Le Rabbin Yitzhak Levi Rosenberg, qui a récemment été arrêté à New York, est soupçonné d'être impliqué dans le commerce illégal d'organes, et d'avoir vendu des reins à des patients américains contre 160.000 USD.

Le reportage d'Aftonbladet a brouillé les relations israélo-suédoises, et certains dirigeants israéliens ont demandé à la Suède des excuses officielles, tandis que d'autres responsables disent que ce reportage fait partie des efforts visant à diaboliser Israël et les Juifs.

Lien vers le texte complet du reportage en anglais d'Aftonbladet, avec les photos http://www.tlaxcala.es/pp.asp ?refer... Source : http://www.imemc.org Traduction : MG pour ISM

BOYCOTT : NOS AMIS BELGES NE CÈDENT PAS À L’INTIMIDATION

Publié le 23-08-2009


Malgré les menaces de répression, nos amis belges ont mené à bien ce dimanche 23 août 2009 une action de boycott des dattes en provenance des territoires palestiniens occupés, sur le marché des Abattoirs à Anderlecht.

Cette action fait suite à l’interdiction faite par les bourgmestres d’Anderlecht, de St-Gilles et de Schaerbeek de diffuser des tracts appelant au boycott. Il s’agit d’une entrave grave à la liberté d’expression. La semaine dernière Nordine Saïdi, un des participants à cette campagne de boycott avait été arrêté par la police, menotté, emmené au commissariat ou il a dû subir des insultes à caractère raciste.

Ce dimanche matin 23 août, une soixantaine de militant/es de différentes organisations (Coordination Boycott Israël, PTB, INTAL, LCR, Résistances, et autres) se sont retrouvés pour préparer l’action. Les militant/es ont été divisés par groupes, avec dans chaque groupe un coordinateur et un avocat. Chaque participant/e avait reçu un feuillet avec des consignes en cas d’arrestation (notamment un extrait de l’articile 147 du code pénal qui stipule "Tout fonctionnaire ou officier public, tout dépositaire ou agent de l’autorité ou de la force publique, qui aura illégalement et arbitrairement arrêté ou fait arrêter, détenu ou fait détenir une ou plusieurs personnes, sera puni d’un emprisonnement de trois mois.")

Les trois groupes se sont dirigés aux entrées du marché des Abattoirs. Certains médias étaient présents. La police est venue sur place, a répété que le bourgmestre avait interdit une telle diffusion de tracts, mais s’en tenue là. Grâce à la participation massive des militant/es, à une excellente préparation et à la présence de la presse, personne n’a été arrêté !


PLAINTE D’AMIRA (GAZA) AUPRÈS DE LA CPI : VIDÉO

Publié le 23-08-2009


La jeune Amira AlKarem de Gaza, portera plainte, le lundi 31 août prochain, auprès de la Cour Pénale Internationale de la Haye, pour crime de guerre et crime contre l’humanité. C’est une première. Inscrivez-vous pour l’accompagner ! Voir la vidéo ci-dessous.

Vous vous le rappelez sûrement, Amira, âgée de 14 ans au moment des faits, est une rescapée de tirs de missiles israéliens qui l’ont visée, ainsi que son père, son frère et sa soeur, dans sa maison à Gaza, le 14 janvier dernier lors des massacres israéliens. Elle a perdu sa famille sous yeux, a été blessée à la jambe et s’est vu refuser à plusieurs reprises la possibilité de se faire opérer à l’étranger par les autorités israéliennes.

En France depuis la fin juillet, pour une nouvelle intervention chirurgicale et pour une rééducation, elle a décidé de déposer plainte contre Israël auprès du tribunal de la Haye.

Un collectif d’avocats, les médecins qui l’ont soignée, des journalistes, et tous les sympathisants qui peuvent se rendre disponibles, prendront le car avec elle, lundi prochain, pour l’escorter jusqu’au tribunal et souligner la force et la symbolique de cette démarche, qui est une première.

Merci à tous ceux qui souhaitent se joindre à ce groupe et avoir davantage de détails sur l’organisation de cette journée, de nous contacter le plus rapidement possible à info@europalestine.com

Voici un film (9 minutes) réalisé à l’occasion du passage d’Amira AlKarem à la librairie Résistances à la fin juillet, et de la conférence donnée par Me Gilles Devers, à cette occasion.

CAPJPO-EuroPalestine

UN COMITÉ DE L’ONU INTERDIT DE SÉJOUR DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS... DEPUIS 40 ANS !

Publié le 22-08-2009


De graves violations des droits de l’homme sont commises par Israël dans les territoires palestiniens occupés, affirme un rapport du Comité spécial de l’ONU chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes, et interdit de séjour depuis plus de 40 ans dans les territoires Palestiniens !

A l’issue d’une mission de dix jours au Moyen-Orient, le Comité spécial a exprimé « sa préoccupation particulière pour le nombre croissant de cas de violence par des colons juifs contre la population palestinienne en Cisjordanie en présence de l’armée et de la police israélienne ».

Les trois membres de la délégation ont noté également les pressions sur les défenseurs des droits de l’homme, israéliens et palestiniens, qui travaillent pour alléger les souffrances dans les territoires occupés.

Le Comité spécial, qui est composé de trois Etats membres (Sri Lanka, Malaisie et Sénégal), souligne également « les violations récurrentes des droits économiques et culturels, en particulier le droit à l’éducation et à la santé, les restrictions supplémentaires aux déplacements, les attaques et les destructions de terrains agricoles et de vergers palestiniens ».

Le rapport rappelle que depuis sa création en 1968 par l’Assemblée générale de l’ONU, le Comité spécial s’est vu refuser toute coopération de la part du gouvernement israélien ou un accès aux territoires palestiniens occupés.

Lors de sa mission de dix jours, la délégation du Comité spécial a enregistré les témoignages de témoins et d’organisations non gouvernementales sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et au Golan occupé. La délégation a rencontré les ministres des affaires étrangères en Egypte, en Jordanie et en Syrie et d’autres responsables gouvernementaux.

14 août 2009 –

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp ?NewsID=19851&Cr=isra%C3%ABl&Cr1=droits

CAPJPO-EuroPalestine

samedi 22 août 2009

La police israélienne renonce à poursuivre des colons filmés battant des Palestiniens

22/08/2009

La police israélienne a renoncé, « faute de preuves », à poursuivre des colons israéliens qui avaient été arrêtés en juin 2008 après avoir été filmés en train de frapper des bergers palestiniens en Cisjordanie occupée, a-t-on appris hier de source policière. Quatre colons, dont un mineur, résidents de colonies près de Hébron, avaient été interpellés pour interrogatoire. L'incident avait été rendu public lorsque des images vidéo montrant des colons masqués frappant avec des gourdins des bergers palestiniens avaient été diffusées par la BBC.
l'orient le jour

Dans une colonie israélienne, des stages antiterroristes… pour touristes

22/08/2009

Le stage, offert par « Calibre 3 », une société israélienne spécialisée dans la lutte antiterroriste, a accueilli en un an plus d’un millier de visiteurs venus surtout des États-Unis, du Canada et d’Europe.                                       Baz Ratner/Reuters
Le stage, offert par « Calibre 3 », une société israélienne spécialisée dans la lutte antiterroriste, a accueilli en un an plus d’un millier de visiteurs venus surtout des États-Unis, du Canada et d’Europe. Baz Ratner/Reuters
PROCHE-ORIENT Reportage Une société israélienne spécialisée dans la lutte antiterroriste entraîne des enfants venus du Canada, des États-Unis ou d'Europe à « tuer des Arabes » dans une colonie près de Bethléem.

Sharon Gat, patron de l'entreprise Calibre 3, aide à se maintenir une petite fille qui lui arrive à hauteur de ceinturon. Ils tiennent un fusil presque aussi grand qu'elle. Ils ajustent le tir et ouvrent le feu sur une silhouette de soldat en carton. La fillette fait partie d'un groupe d'Israéliens, d'Européens et d'Américains venus suivre un stage de tir « antiterroriste » en Cisjordanie occupée. « Il est à mon avis important que chaque Juif sache utiliser une arme et se protéger, dit Gat, un réserviste israélien. Et je ne donnerai ni dans le mensonge ni dans l'hypocrisie - cela me rapporte aussi pas mal d'argent. »
La société de Gat organise en priorité des stages d'entraînement à la lutte antiterroriste et à l'autodéfense pour des firmes de sécurité privées et l'armée israélienne. Le cours de deux heures destiné aux touristes axé sur la sécurité est un ajout récent à son catalogue de ses prestations. Il ne fait pas l'unanimité parmi les Israéliens.

Au champ de tir de Calibre 3, situé dans la colonie de Gush Etzion, près de la ville palestinienne de Bethléem, des volontaires venus d'Israël, du Canada, des États-Unis et de Belgique forment un groupe de 15 clients âgés de 10 à 50 ans. Ils s'exercent avec toutes sortes d'armes, du simple pistolet au fusil de combat M-16.
James, un natif de l'Ohio qui refuse de voir publier son nom de famille, s'est inscrit au stage en rendant visite à des amis en Israël après un voyage d'affaires en Cisjordanie. « Le moment le plus choquant, c'est quand ils nous ont fait crier "terroriste" avant de nous mettre en position de tir », dit-il. James apprécie le cours et le juge sans risque, mais moralement discutable : « Cela peut inculquer aux enfants des convictions racistes. J'ai trouvé triste d'entendre des gamins exprimer un tel racisme. Cela réduit les chances de parvenir à un règlement pacifique de la crise (du Proche-Orient). »

De plus en plus de clients
Dans le groupe qui précédait le sien, James a dit avoir entendu des enfants se vanter auprès de leurs parents d'être capables d'« abattre des Arabes ».
Sharon Gat a inauguré le stage il y a un an et demi, ce qui a fait augmenter de 15 % les revenus de Calibre 3. Un millier de visiteurs sont venus le suivre l'an dernier et il s'attend à ce que leur nombre augmente en 2009. Ce cours, dit Gat, est une version simplifiée du premier mois d'entraînement destiné aux unités antiterroristes de l'armée. Le maître des lieux insiste sur l'essentiel avec sa classe : « Avec un terroriste, je ne veux pas jouer. Je veux le tuer. » Rivka, israélienne de 20 ans, vit à Toronto. Sa famille est venue célébrer la mémoire d'un parent tué dans l'un des avions précipités sur le World Trade Center de New York en 2001. « C'était un militaire et ses enfants sont ici aujourd'hui. C'est une chose qu'ils font pour leur père, en souvenir de lui. »
Pour Rivka, cela s'inscrit dans la réalité israélienne : « Ils grandissent dans ce pays. Ils grandissent avec des militaires tout autour d'eux. Ils entreront dans l'armée un jour, alors pourquoi ne pas acquérir une expérience positive ? »
Mais le stage ne tourne pas qu'autour des armes, il a aussi pour fonction d'enseigner les « valeurs sionistes », dit Gat. « Dans l'ensemble, les Juifs de l'étranger ne nous ressemblent pas. Ils apprennent à devenir médecins et avocats. Ils donnent l'impression de vouloir gagner de l'argent, mais pas d'être des caractères forts. J'ai pensé qu'il était bien de se tenir près de ceux qui ont livré toutes les guerres et combattu pour Israël. Cela rend fier d'être juif. »

Erika Solomon (Reuters)

Convergences, mais ...

publié le vendredi 21 août 2009

Chérif Ahmed
Le président Hosni Moubarak achève ce mercredi (19 août) une visite officielle aux Etats-Unis. Les discussions ont été axées sur le processus de paix au Proche-Orient.

La paix dans la région et le règlement du conflit israélo-palestinien ont été des questions-clefs de cette visite du président Hosni Moubarak aux Etats-Unis. L’arrivée au pouvoir du président Obama a totalement changé la donne en ce qui a trait à la politique américaine dans la région. Pour la première fois, les Américains ont pris une attitude ferme à l’égard d’Israël en demandant à l’Etat hébreu de geler la colonisation. Le Caire perçoit depuis quelques mois un rapprochement des idées avec Washington concernant le problème palestinien. Les responsables égyptiens souhaitent donc saisir la balle au bond et mettre à profit ces évolutions positives et le climat favorable à une reprise des négociations afin de ramener Israéliens et Palestiniens à la table des négociations.

Le président américain Barack Obama a récemment envoyé 4 des plus hauts responsables de son administration en Egypte et en Israël, à savoir George Mitchell, son envoyé spécial pour le Proche-Orient, Robert Gates, son secrétaire d’Etat à la Défense, James Jones, son conseiller national à la Sécurité et Dennis Ross, son conseiller spécial pour le Proche-Orient. L’objectif est de relancer le processus de paix au Moyen-Orient, une des priorités de l’administration Obama. Depuis le discours que le président Obama a prononcé le 4 juin dernier au Caire, dans lequel il a appelé à un gel total des colonies israéliennes en Cisjordanie, l’axe Tel-Aviv-Washington a commencé à grincer. Les observateurs à Washington affirment qu’une tension existe actuellement entre Israël et les Etats-Unis. Et que les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens constituent la principale pierre d’achoppement actuelle. « L’administration Obama est la seule à avoir insisté sur la nécessité d’un gel des colonies. Les administrations américaines précédentes considéraient que les colonies n’étaient que des obstacles devant le processus de paix. (…) Elles ont même utilisé le droit de veto à deux reprises contre des résolutions qui condamnent les colonies juives », note le porte-parole de la présidence de la République, Soliman Awad. Et d’expliquer que l’Egypte doit saisir cette opportunité pour tenter de relancer la paix.

Même son de cloche pour John Marechal, politologue spécialiste du Proche-Orient. Pour lui, l’appel au gel de la colonisation par le président Obama est un facteur qui doit être pris en considération dans la politique américaine. « On ne peut pas négliger ce changement important de la politique américaine sous l’administration Obama. Je pense que cela va mener à d’autres étapes en faveur de la cause palestinienne », explique-t-il. Et d’ajouter que c’est une occasion pour l’Egypte de renforcer la position des Palestiniens face aux Israéliens devant l’opinion publique américaine. C’est ce que le président Moubarak a tenté de faire tout au long de sa visite à Washington. Il existe pourtant quelques points de divergences notamment au sujet de la normalisation.

Sujet de discorde : la normalisation

L’administration souhaite en effet des efforts plus accrus des pays arabes dans le sens d’une normalisation avec Israël. A Washington, Moubarak a expliqué le point de vue des pays arabes et leurs difficultés à accepter la normalisation. « Le Caire a informé Washington de son refus des idées américaines sur la normalisation. Je ne pense pas que ces idées verront le jour », a déclaré à l’Hebdo Soliman Awad. Et d’ajouter : « Nous avons relevé que l’initiative de paix arabe prise en 2002 a établi des conditions claires à toute normalisation avec Israël. Elle doit intervenir après la paix et non pas avant ».

Toutefois, Obama attend des pays arabes des « gestes importants » pour la normalisation de leurs relations avec Israël. Washington souhaite que les dirigeants arabes se rendent à Jérusalem et que des dirigeants israéliens soient reçus dans des capitales arabes. Les responsables américains sont d’avis que les pays arabes doivent ouvrir des représentations d’intérêts en Israël et développer leurs relations commerciales avec l’Etat hébreu. Et le président Obama a envoyé des messages à plusieurs pays arabes, dont l’Egypte, dans lesquels il exige, en échange de l’arrêt des constructions de colonies, qu’ils soutiennent des mesures aptes à construire la confiance vis-à-vis d’Israël. Mais les pays arabes craignent qu’en normalisant avec Israël, ils aient gâché l’une des cartes maîtresses qu’ils possèdent pour faire pression sur lui. C’est ce que le président Moubarak a tenté d’expliquer aux responsables à Washington. « Il se pourrait que certains pays arabes prennent des mesures en faveur d’une normalisation avec Israël en guise de bonne volonté. Pourtant, nous pensons que c’est à Tel-Aviv de commencer par montrer sa bonne volonté », affirme à l’Hebdo Soliman Awad.

publié par al-Ahram hebdo en français

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...

Raid des forces israéliennes au centre de la bande de Gaza

Ecrit par Leyla Jad
21/08/2009
GAZA – Les forces terrestres israéliennes ont pénétré jeudi matin au centre de la bande de Gaza. Un Palestinien a été blessé.
Les troupes israéliennes seraient entrées au moins un kilomètre au-delà de la frontière: il s’agit de l’incursion la plus profonde depuis le retrait d'Israël, après l’offensive de trois semaines de janvier dernier.

Des véhicules militaires israéliens auraient été accompagnés par des forces spéciales, attaquant la ville côtière de Deir Al-Balah depuis l’est, ouvrant le feu au hasard.

Des affrontements ont eu lieu avec les forces de résistance.

D’après l’agence palestinienne WAFA, un homme palestinien aurait été blessé par des tirs. Il a été hospitalisé à l’hôpital de la ville de Gaza. (PNN)

LE GOUVERNEMENT SUÉDOIS RÉSISTE AU CHANTAGE À L’ANTISÉMITISME

Publié le 21-08-2009


La bande au pouvoir en Israël a multiplié au cours des dernières 48 H les menaces à l’encontre du gouvernement suédois, exigeant de ce dernier qu’il condamne publiquement un reportage accusateur sur les pratiques israéliennes en matière de greffes d’organes. Cette affaire intervient alors que la Suède assure, depuis le 1er juillet et pour une durée de 6 mois, la présidence de l’Union européenne.

C’est un journal israélien, le Haaretz, qui a donné un retentissement international et mondial à l’affaire, en rapportant, en langue anglaise, plusieurs extraits du reportage du journaliste suédois Donald Boström, publié lundi, en langue suédoise, par l’Aftonbladet, premier quotidien suédois (420.000 exemplaires vendus chaque jour, dans un pays de 9 millions d’habitants seulement).

(cliquer ci-après pour accéder à l’original, en suédois : http://www.aftonbladet.se/kultur/article5652583.ab)

Dans cet article, Donald Boström cite les parents de plusieurs jeunes Palestiniens tués par l’armée israélienne, qui accusent les autorités israéliennes d’avoir mutilé le corps des défunts, et plus précisément encore d’en avoir prélevé un ou plusieurs organes utilisables en transplantation : cœur-poumons, reins, foie …

Une photo du cadavre recousu d’un jeune homme, présenté comme étant celui de Bilal Ahmed Ghanan, tué à l’âge de 19 ans par l’armée israélienne en 1992 à Gaza, dont le corps n’avait été restitué à ses proches par « Tsahal » que cinq jours après sa mort, est jointe au reportage de Donald Boström. Les parents d’un jeune prénommé Raed , de Jénine, portent des accusations similaires, sans mention, dans son cas, de la date à laquelle les prélèvements arbitraires d’organes auraient eu lieu.

Donald Boström cite également, dans le même article, une affaire d’actualité, brûlante, à savoir la récente arrestation, aux Etats-Unis, d’un rabbin israélo-américain nommé Izhak Levy Rosenbaum. Ce dernier est officiellement accusé de trafic d’organes entre Israël et les Etats-Unis : en l’occurrence, de trouver, pour des malades en demande de greffe de rein, un donneur vivant immunologiquement compatible avec le receveur potentiel, théoriquement « volontaire » pour effectuer le don, contre rémunération. Dans une conversation enregistrée à son insu par la police américaine, Rosenbaum a cité le chiffre de 10.000 dollars comme « frais d’acquisition » du rein destiné à la greffe, et de 160.000 dollars pour la réalisation complète de l’opération chirurgicale. « C’est cher, mais il y a beaucoup de pattes à graisser », aurait-il déclaré à un agent du FBI se faisant passer pour un client potentiel. Selon ce qui a été publié dans les médias américains, le trafic dont est accusé Rosenbaum concerne des donneurs vivants (et présumés le rester après le prélèvement d’un de leurs deux reins, ou d’une partie de leur foie), pas des organes d’origine cadavérique.

Sitôt l’article de Boström connu en Israël, via le Haaretz, des officiels israéliens se sont déchaînés, sur le thème de l’antisémitisme comme on peut l’imaginer, accusant Boström d’avoir commis une nouvelle version du « Protocole des Sages de Sion ». Le fasciste Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères, a été l’un des premiers à hurler.

Il a été rapidement suivi, mercredi, par l’ambassadrice de Suède en Israël, Mme Bonnier, qui a publiquement condamné l’article de Boström, et déclaré « il y a des limites à la liberté d’expression ».

Des journaux israéliens, eux, ont gardé leur sang-froid. Haaretz, mais aussi le Jerusalem Post, ont eu la correction de donner la parole à Boström pour qu’il puisse se défendre des accusations d’antisémitisme portées contre lui. « Je ne suis évidemment pas antisémite, et mon article ne l’est pas non plus. Ce n’est pas moi qui accuse l’armée israélienne d’avoir laissé procéder à des prélèvements arbitraires d’organes, ce sont des familles palestiniennes. Je crois que l’affaire est suffisamment grave pour qu’une enquête sérieuse soit diligentée, dont les conclusions permettront, soit de tordre définitivement le cou à l’accusation si elle s’avère infondée, ou d’engager les indispensables poursuites dans le cas contraire », déclare Boström dans le Jerusalem Post.

(Rappelons que c’est le caractère arbitraire des éventuels prélèvements qui est en cause ici, pas les prélèvements en eux-mêmes. Il est par exemple arrivé, dans un passé récent, que les parents d’un enfant palestinien, assassiné par l’armée israélienne, donnent néanmoins leur consentement au prélèvement des organes de leur enfant, afin que ceux-ci puissent bénéficier à des patients israéliens, juifs le cas échéant)

En Suède même, tandis que le principal concurrent de l’Aftonbladet tire à boulets rouges sur « l’antisémite Boström », sa propre hiérarchie rédactionnelle le défend. « Rien de ce qui a été publié n’est apparemment inexact. Nous n’avions aucune raison de ne pas publier ce papier », déclare le rédacteur en chef d’Aftonbladet.

Et jeudi, coup de théâtre : au grand dam de la direction israélienne, Stockholm fait savoir que la déclaration de son ambassadrice à Tel-Aviv n’engage que l’intéressée, pas le gouvernement suédois.

Lieberman et son compère Ehud Barak, ministre de la Défense, menacent désormais les autorités suédoises de boycott, à l’occasion, notamment, d’une visite déjà programmée du ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt en Israël, d’ici quelques jours. On en était là à la veille du week-end.

Il convient enfin de rappeler que la médecine israélienne n’est pas la seule, au niveau mondial, à défrayer la chronique, à intervalles réguliers, dans les eaux troubles du trafic d’organes destinés à la transplantation. Les autorités chinoises sont ainsi accusées de vendre des organes de condamnés à mort, prélevés immédiatement après le supplice, tandis que dans plusieurs pays pauvres (Inde, Turquie, Irak d’avant l’invasion américaine … ), des milliers de miséreux vendent chaque année un de leur reins pour une poignée de dollars. En toute illégalité, puisqu’aucun pays, malgré la marchandisation triomphante de notre planète, n’a encore officialisé un commerce aussi barbare. Un tel commerce existe pourtant bel et bien, avec la complicité obligatoire d’une chaîne de corrompus, incluant, par définition, des médecins préleveurs et transplanteurs.

Et il est notoire que des médecins israéliens sont partie prenante à ces trafics, même s’ils ont réussi jusqu’à présent à échapper à toute condamnation. Au demeurant, sous le fallacieux prétexte de « mettre fin à l’hypocrisie », et même « au nom de l’éthique », des parlementaires, ainsi que des médecins israéliens, lancent régulièrement un pseudo-débat en faveur d’une légalisation de la vente d’organes humains, avec projet de loi à la clé.

Exactement de la même manière qu’Israël avait été pionnier, non pas du recours à la torture, mais de la légalisation d’une pratique aussi dégradante.

CAPJPO-EuroPalestine

vendredi 21 août 2009

Le Shin Bet assure la protection des dirigeants palestiniens dans certaines parties de la Cisjordanie

Palestine - 20-08-2009
Par Amos Harel et Avi Issacharoff
La protection du Président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, et du Premier Ministre Salam Fayyad est assurée par les services de sécurité israéliens, le Shin Bet, lors de certains de leurs déplacements en Cisjordanie.

Aux termes d'un accord entre Israël et l'Autorité Palestinienne, une équipe de l'unité de sécurité des VIP du Shin Bet accompagne Abbas et Fayyad à chaque fois qu'ils vont en zone C, c’est-à-dire les parties de la Cisjordanie qui sont entièrement sous contrôle israélien, selon les accords d'Oslo.

Mardi, par exemple, Fayyad s’est rendu dans plusieurs villages près de Naplouse, pour inaugurer des nouveaux puits. Comme le déplacement fait des allées et venues entre la zone C et Zone B (où Israël a le contrôle de la sécurité, et l'Autorité Palestinienne est en charge de questions civiles), le convoi de Fayyad comprenait aussi une voiture de patrouille de police israélienne, des représentants de l'administration civile israélienne et une jeep remplie de garde du corps du Shin Bet. Ces gardes étaient responsables de la sécurité de Fayyad en zone C, alors que ses gardes du corps palestiniens - des membres de la Garde présidentielle de l'Autorité Palestinienne – assuraient sa sécurité en zone B.

Des sources des Forces d’Occupation Israélienne ont déclaré à Haaretz que les procédures de sécurité pour protéger Abbas et Fayyad lors de leurs déplacements en Cisjordanie proviennent de la volonté d'Israël d'éviter de voir des gardes armés palestiniens tirer en zone C s’ils étaient attaqués.

Les mêmes procédures sont en vigueur lorsque des personnalités étrangères visitent la Cisjordanie: Le Shin Bet assure leur protection en zone C, et l'Autorité Palestinienne prend le relai dans les zones B et A (cette dernière est une zone sous contrôle palestinien). Le Shin Bet assure également la protection d’Abbas lorsqu’il vient en Israël.

La sécurité fournie par Israël à Abbas et Fayyad est destinée à empêcher l’un des deux scénarios possibles : Une tentative d'assassinat par des extrémistes palestiniens, tels que la cellule du Hamas qui a récemment été arrêté pour avoir planifié une attaque contre Abbas, ou une tentative d'assassinat par des extrémistes israéliens d’Extrème-Droite.

Le porte-parole de Fayyad, Jamal Zakut, s'est refusé à tout commentaire. Toutefois, les sources de sécurité palestiniennes et le Shin Bet l’ont confirmé.

"Le Shin Bet assure la protection du président et du Premier ministre de l'Autorité palestinienne, conformément aux disposition et en totale coordination avec tous les services de sécurité", a dit le Shin Bet.

Suite à l’assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin en 1995 par un Israélien, puis celui du ministre Rehavam Zeevi en 2001 par un palestinien, Israël a considérablement renforcé la protection de ses hauts responsables. Cela avait provoqué des protestations de la part du Shin Bet en disant qu'il avait une trop grande charge et qu’il était incapable de fournir une sécurité à tous ceux dont il était responsable.

Deux comités ont ensuite discuté du sujet et ont conclu que le Shin Bet devrait être chargé de la protection permanente de sept personnes définies comme étant «des symboles de l'Etat": le premier ministre, le président, le ministre de la défense, le ministre des Affaires étrangères, le porte-parole de la Knesset, le chef de l'opposition et le président de la Cour suprême.
Le service assure également la protection des anciens occupants de ces postes pendant une période de temps limitée après leur départ.

La protection de tous les autres hauts responsables est assurée par leurs propres gardes de sécurité et non par le Shin Bet.
Source : http://www.haaretz.com/
Traduction : MG pour ISM

Restrictions israéliennes pour des voyageurs étrangers "inacceptables" (département d'Etat américain)

USA - 20-08-2009
Par AFP
Les restrictions imposées par Israël aux visiteurs étrangers pour les empêcher de se rendre à la fois sur son territoire et en Cisjordanie lors de leur séjour sont "inacceptables", a déclaré mercredi Ian Kelly, le porte-parole du département d'Etat américain.

"Nous avons fait savoir au gouvernement israélien (...) que nous entendons que tous les citoyens américains soient traités de la même façon, quelque soit leur ascendance", a-t-il dit en faisant référence à des Américains d'origine palestinienne qui ont été frappés par ces restrictions.

A leur arrivée à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv ou au pont Allenby (contrôlé par Israël), entre la Jordanie et la Cisjordanie occupée, ces voyageurs se voient désormais apposer sur leur passeport le tampon portant la mention "Autorité palestinienne seulement".

"Nous ne pouvons accepter ce genre de pratiques", a affirmé M. Kelly avant d'ajouter que les Etats-Unis vont "continuer à protester".

Des "dizaines" de voyageurs auraient été frappés par ces restrictions selon l'association Right to Enter, qui milite principalement pour le droit des étrangers d'origine palestinienne, munis de passeports européens ou américains notamment, de se rendre dans les territoires palestiniens en transitant par Israël.

Le tampon leur interdit ensuite de se rendre dans des territoires contrôlés par Israël comme la partie arabe de Jérusalem.

Dans un communiqué récent, le ministère israélien du Tourisme a critiqué le ministère de l'Intérieur, à l'origine de la décision, confirmant ainsi indirectement ces restrictions, qui obligent les visiteurs à choisir de séjourner soit en Israël, soit dans les territoires palestiniens.
emp/gde
AFP 192229 AOU 09

Les Forces d’Occupation Sionistes ont commencé la construction d’un nouveau mur en ciment autour de Nilin

Ramallah - 20-08-2009
Par ISM
Les Forces d’Occupation Sionistes ont commencé à installer des blocs de ciment de 8 mètres de haut, à la place de la clôture qui avait été construit auparavant. Le vendredi 21 août 2009 à 12h30 aura lieu une manifestation contre la construction du nouveau mur en ciment dans le village de Ni'lin en Cisjordanie.

Depuis Mai 2008, les résidents de Ni'lin organisent et participent à des manifestations non-armées contre la construction du Mur de l'Apartheid. Bien que le Mur ait été considéré comme illégal par la Cour internationale de Justice en 2004, l'occupation continue la construction du Mur et l'annexion de nouvelles terres palestiniennes.

Ni'lin perdra environ 2.500 dunums de terres agricoles lorsque la construction du mur sera achevée. Israël a annexé 40.000 dunums sur les 58.000 dunums que possédait Ni'lin en 1948. Après l'occupation de la Cisjordanie en 1967, avec la construction sur les terres du village des colonies illégales de Kiryat Sefer, Mattityahu et Maccabim ainsi que de leur infrastructure, Ni'lin a perdu 8.000 dunums de plus.

Sur les 10.000 dunums restants, l’occupant va confisquer 2500 dunums pour le mur et 200 dunums pour un tunnel qui sera construit sous la route d’Apartheid 446 dont l’usage est réservé aux colons. Il ne lui restera donc plus que 7300 dunums.

L'entrée actuelle du village sera fermée et remplacée par un tunnel construit sous la route 446. Ce tunnel permettra la fermeture de l’accès à la route 446 aux véhicules palestiniens, ce qui transformera la route 446 en route d’apartheid réservée aux colons. Ni'lin sera en réalité divisé en 2 parties (la partie haute et la partie basse de Ni'lin), puisque la route 446 passe au milieu du village.

Le tunnel est conçu pour donner aux forces d'occupation israéliennes le contrôle sur le déplacement des habitants de Ni'lin, car il pourra être bloqué par un seul véhicule militaire.

Les forces israéliennes utilisent communément des grenades lacrymogènes, des balles en acier revêtues de caoutchouc et de balles réelles contre les manifestants.

À ce jour, les forces israéliennes d'occupation ont tué 5 Palestiniens et blessé grièvement 1 militant de solidarité internationale au cours de manifestations non armées à Ni'lin. Au total, 19 personnes ont été tuées pendant les manifestations contre le mur.

* 5 Juin 2009: Yousef Akil Srour (36 ans) a été tué d'une balle de calibre 0,22 dans la poitrine et a été déclaré mort à son arrivée dans un hôpital de Ramallah.

* 13 Mars 2009: Tristan Anderson (37 ans), citoyen américain, a reçu une grenade de gaz lacrymogène dans la tête. Il est actuellement à l'hôpital de Tel Hashomer près de Tel Aviv avec des perspectives incertaines pour son rétablissement.

* 28 Décembre 2008: Mohammed Khawaje (20 ans) a été tué d'une balle de calibre 5.56 dans la tête. Il est décédé dans un hôpital de Ramallah 3 jours plus tard, le 31 Décembre 2008.

* 28 Décembre 2008: Arafat Rateb Khawaje (22 ans) a été tué d'une balle de calibre 5.56 dans le dos et a été déclaré mort à son arrivée à l’hôpital de Ramallah.

* 30 Juillet 2008: Yousef Amira (17 ans) a été tué d'une balle en acier recouvert de caoutchouc dans la tête. Il est décédé dans un hôpital de Ramallah 5 jours plus tard, le 4 août 2008.

* 29 Juillet 2008: Ahmed Mousa (10 ans) a été tué d'une balle de calibre 5.56 dans le front et a été déclaré mort à son arrivée dans un hôpital de Ramallah.

Au total, 38 personnes ont été touchées par des balles réelles par les forces d’occupation israéliennes à Ni'lin: 9 ont été touchés par des balles de calibre 5.56 et 29 ont été touchés par des balles de calibre 0,22.

En outre, les campagnes d'arrestation et d’intimidation israéliennes contre les villages de Cisjordanie qui manifestent contre le mur, ont mené à l'arrestation de plus de 76 Palestiniens rien qu’à Ni'lin en Juin 2009.
Source : http://palsolidarity.org/
Traduction : MG pour ISM