lundi 6 juillet 2009

Le “Spirit of Humanity”

dimanche 5 juillet 2009 - 07h:59

Paul Craig Roberts



Le 30 juin, la marine israélienne a commis un acte de piraterie en montant illégalement à bord du « Spirit of Humanity » qui se trouvait dans les eaux internationales.

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Spirit of Humanity

La marine israélienne a kidnappé son équipage de 21 personnes, en provenance de 11 pays, notamment l’ancienne membre du congrès étasunien, Cynthia McKinney et Mairead MaGuire, prix Nobel. Elle a également confisqué les fournitures médicales, les oliviers, les matériaux de construction et les jouets d’enfants acheminés vers la côte méditerranéenne de Gaza. Le « Spirit of Humanity » est remorqué vers Israël en ce moment même.

On a décrit Gaza comme « le plus grand camp de concentration du monde ». Un million et demi de Palestiniens y ont été poussés par la force, au moyen des armes israéliennes fournies par les USA, après avoir été expulsés de leur maison, de leur ferme et de leur village pour qu’Israël puisse voler leurs terres pour le compte des colons israéliens.

Depuis plus de 60 ans, nous assistons à la répétition de la dépossession des terres amérindiennes par les colons étasuniens aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles - bien que les Nations unies et le droit interdisent strictement le vol de la Palestine par Israël. Un porte-parole du gouvernement israélien a récemment réprimandé le Président des USA pour s’être plaint du vol des terres palestiniennes par Israël ; les USA, a dit l’Israélien, ont volé toutes leurs terres aux Indiens.

J’ai tout de suite su que le « Spirit of Humanity » serait victimes des pirates israéliens lorsque que j’ai reçu, le 25 juin, d’un membre d’une organisation israélienne militant pour la paix, un « avertissement public » selon lequel le gouvernement cypriote n’avait pas autorisé l’embarcation à partir pour Gaza. Le département d’État US avait fait savoir que « le ministère des Affaires étrangères israélien avait informé les officiels étasuniens de l’ambassade US de Tel-Aviv qu’Israël considère toujours Gaza comme une zone de conflit et que tout bateau essayant d’atteindre Gaza ne serait pas autorisé à arriver à destination.

Le « Spirit of Humanity » a obtenu l’autorisation de quitter Chypre lorsque tous les passagers ont signé une décharge de responsabilité à l’égard de Chypre concernant la sécurité de l’équipage aux mains des Israéliens.

Étant donné que le président Obama a demandé qu’une aide humanitaire soit envoyée à Gaza et que la Croix-Rouge internationale a condamné le caractère inhumain du blocus de Gaza par Israël, nous sommes en droit de nous demander pourquoi les États-Unis n’ont pas envoyé une escorte de la force navale étasunienne pour accompagner en toute sécurité le « Spirit of Humanity » à travers les eaux internationales jusqu’à Gaza.

Nous connaissons tous la réponse. Les USA parlent avec éloquence des « droits humains », mais ne font jamais rien de concret pour les faire respecter, surtout lorsque c’est Israël qui les viole. Après tout, le congrès des USA et le président Obama sont entre les mains d’Israël ; le secrétaire général de la Maison-Blanche d’Obama est citoyen israélien, ancien membre des FDI. Israël a à son service des millions de « sionistes chrétiens » étasuniens et des « évangélistes charismatiques ». Par rapport à Israël, le gouvernement étasunien est un fantoche. Il fait ce qu’on lui dit.

Les machos étasuniens roulent peut-être des mécaniques, mais pas quand Israël claque des doigts.

Bien entendu, Israël n’a rien à craindre d’un simple acte de piraterie. Après tout, il se tire de crimes de guerre et de violations du droit international depuis 60 ans. Si les Nations unies essayaient de faire quoi que ce soit, les USA opposeraient leur veto comme ils le font depuis des décennies.

Qu’arrivera-t-il aux ressortissants étrangers kidnappés ? Il est très probable qu’ils seront relâchés et renvoyés dans leurs pays respectifs. Bien entendu, Israël gardera le « Spirit of Humanity » confisqué pour empêcher que des militants des droits humains refassent une tentative pour briser son blocus inhumain de Gaza.

En revanche, Israël pourrait déclarer que ses captifs sont des terroristes étant donné que les Gazaouis ont élu un gouvernement Hamas lors d’élections libres. Le département d’État US fantoche de Washington a déclaré que le Hamas, contrairement à Israël, est une organisation terroriste. Par conséquent, les militants des droits humains à bord du « Spirit of Humanity » fournissent aide et complicité aux terroristes en leur livrant des marchandises. Le département de la Justice (sic) US poursuit en justice les citoyens et les organisations charitables étasuniens qui envoient de l’aide aux Palestiniens au motif que si ceux-ci ne sont pas tous des terroristes, ils sont néanmoins gouvernés par des terroristes.

Je ne serais pas surpris si une lauréate du prix Nobel et une ancienne membre de la Chambre des représentants étasunienne, étaient livrées, avec le reste de l’équipage, aux Etasuniens pour être torturés à l’eau et détenus indéfiniment dans les installations de torture étasuniennes de Bagram. Je suis certain que le « Homeland Security » et le gouvernement étasunien ont désespérément envie de se débarrasser de tous ceux qui les critiquent. La liquidation d’une prix Nobel et d’une membre de la Chambre des représentants serait un précédent pour se débarrasser de nous tous.

Entre-temps, la Californie est devenue un État failli auquel Washington a refusé des fonds de secours. Israël, qui est un État en faillite depuis 60 ans, peut, contrairement à l’État US de Californie, toujours compter sur Washington pour lui fournir les fonds et les armes nécessaires pour continuer à fonctionner.

Pendant que « notre » gouvernement de Washington disait au gouverneur de la Californie qu’il n’aurait pas « un centime », le président Barack Obama remettait la même semaine 2,775 milliards de dollars à Israël.

Le Online Journal (29 juin) a annoncé que l’argent des chômeurs étasuniens a été livré à Israël dans une « petite pièce du Capitole », interdite aux membres de la presse. Franchement, qui voudrait que les médias parlent de l’envoi des dollars des contribuables étasuniens pour le financement des armes nucléaires israéliennes au moment même où ils se font jeter de leurs maisons. Ce n’est pas évidemment que les partisans « chrétiens » d’Israël auraient des objections.

À l’inverse de tous les autres bénéficiaires des largesses militaires étasuniennes, Israël peut très bien contourner le Pentagone et traiter directement avec les fournisseurs étasuniens. Le lobby israélien multiplie ainsi son influence, car les fournisseurs militaires défendent Israël dans les comités du congrès afin d’obtenir les contrats israéliens. Ceci permet à Israël de serrer la vis à l’Iran. Selon Grant F. Smith qui écrit dans le Online journal, Marc Stevdes, représentant de l’Illinois au congrès, a reçu des comités d’action politique israéliens (PAC), 221 000 $ pour sa campagne. Il allait de soi qu’il proposerait une législation empêchant la banque Import-Export d’accorder des garanties de prêts aux pays ayant des relations commerciales avec l’Iran.

Les USA s’imaginent être une superpuissance mais ils sont en fait en pleine torpeur. Pour tout dire un État fantoche.

Même Time magazine publie les preuves des brutalités israéliennes à l’encontre des enfants. Le « peuple élu de Dieu » a pour coutume de brutaliser les enfants palestiniens qu’il capture. Les Israéliens ont aussi pour habitude de tirer sur les enfants dans les rues.

Ne me croyez pas sur parole. L’organisation de Genève, Defense for Children International, révèle, selon Time Magazine, que « les mauvais traitements et la torture des enfants palestiniens prisonniers sont très répandus, systématiques et institutionnalisés, ce qui laisse entendre qu’il y a complicité à tous les niveaux de la chaîne de commande politique et militaire ».

Selon Time Magazine, « les enfants gardent souvent des traumatismes durables subis en prison". Selon Saleh Nazzal, du ministère palestinien des affaires des prisonniers, « lorsque les soldats envahissent une maison et enlèvent un enfant, celui-ci ne se sent plus protégé par sa famille. Il revient de prison, étranger à sa famille et à ses amis. Ces enfants n’aiment pas retourner à l’école ni quitter la maison. Ils souffrent d’incontinence » dit Mona Zaghrout, conseillère à l’YMCA, qui aide les enfants sortant de prison : « quand ils sortent de prison, il pensent et ils se comportent comme des hommes. Leur enfance est finie. » Et ils se tournent souvent vers une autre figure du père - les groupes militants armés se battant contre l’occupation israélienne ».

Voilà où on en est. Il n’y a pas d’argent pour la Californie, ni pour les soins de santé des Étasuniens, ni pour les millions de citoyens qui ont perdu leur maison et n’ont plus de toit, parce qu’Israël a besoin de cet argent. Israël a besoin de l’argent des contribuables étasuniens pour pouvoir se faire encore plus d’ennemis et aura donc besoin de plus d’argent étasunien à dépenser dans les industries d’armement US afin d’opprimer encore davantage les Palestiniens et de se faire plus d’ennemis, ce qui exigera plus d’argent US pour protéger Israël contre sa folie et sa malfaisance.

Et, année après année, le public étasunien endoctriné avale tout ça.

(JPG)Paul Craig Roberts a été secrétaire adjoint au Trésor dans l’administration Reagan. Il est co-auteur du livre la Tyrannie des bonnes intentions. Il peut être contacté à l’adresse :PaulCraigRoberts@yahoo.com


Cet article peut être consulté ici : http://informationclearinghouse.inf... - Traduction : Anne-Marie Goossens




Des médecins israéliens accusés de violer l’éthique

dimanche 5 juillet 2009 - 08h:00

Jonathan Cook
The National



Au cours de cette période, le Dr Blanchard a étonné de nombreux confrères en exprimant son soutien à l’usage, par les interrogateurs israéliens, de « pressions physiques modérées »,...

L’organisme israélien chargé de surveiller le respect de l’éthique médicale n’a pas enquêté sur les médecins qui travaillent dans les centres de détention et qui ferment les yeux dans les cas de torture, affirment des organisations israéliennes pour les droits humains.

L’’Association médicale israélienne’ (AMI) a ignoré les requêtes successives lui demandant d’enquêter sur de tels témoignages, indiquent les organisations, bien qu’il lui ait été présenté des cas de médecins israéliens qui n’avaient pas respecté leur devoir légal et éthique s’agissant des soins aux Palestiniens.

Les accusations vont alimenter la campagne soutenue par des centaines de médecins à travers le monde pour obliger Yoram Blachar, qui dirige l’AMI, à renoncer à sa récente nomination à la présidence de l’’Association médicale mondiale’ (AMM).

Plus de 700 médecins ont signé une pétition affirmant que le Dr Blachar s’était lui-même disqualifié poure la direction de l’AMM - un organisme qui régit l’éthique de la profession médicale - en tolérant de façon efficace la torture en Israël.

La campagne contre le Dr Blanchard a rapidement gagné du terrain depuis la désignation de celui-ci à la présidence en novembre dernier. Les critiques ont déclaré que sa complicité alléguée dans l’usage de la torture dans les centres de détention israéliens pouvait remonter à 1995, quand il a été nommé président de l’AMI.

Jusqu’en 1999, où une décision de la Cour suprême d’Israël a limité l’usage de la torture, les médecins israéliens supervisaient régulièrement le traitement médical des détenus maltraités, la plupart du temps des Palestiniens des Territoires occupés.

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(AlterInfo)

Au cours de cette période, le Dr Blanchard a étonné nombre de ses confrères en exprimant son soutien à l’usage, par les interrogateurs israéliens, de « pressions physiques modérées », dans une lettre adressée au Lancet, une revue médicale britannique. L’expression recouvre un large éventail de pratiques qui vont depuis les coups et l’enchaînement des prisonniers dans des positions douloureuses jusqu’à la privation de sommeil. Elle est considérée par les organisations des droits humains comme un euphémisme pour le mot torture.

En dépit de la décision de la Cour de 1999, une union de 14 groupes israéliens de défense des droits humains, connue sous le nom de ’Unis contre la Torture’, a fait le constat dans son dernier rapport annuel, en novembre, que les centres de détention israéliens employaient toujours systématiquement la torture. Et qu’on y comptait aussi sur les médecins israéliens pour traiter les blessures résultant de la torture.

La semaine dernière, les organisations ’Médecins pour les droits humains’ et ’Comité public contre la Torture en Israël’ ont publié un rapport commun examinant des centaines de cas d’arrestations où les Palestiniens ont été attachés dans des positions « contorsionnées et non naturelles » dans le but d’infliger « une douleur et une humiliation », ce qui est assimilable à la torture.

Le rapport note des cas où les prisonniers, dont une femme enceinte et un homme à l’agonie, ont été mis aux fers pendant que des médecins appliquaient les procédures des urgences dans un hôpital.

Selon le rapport, les médecins violaient la Déclaration de Tokyo, code de l’éthique médicale adopté par l’AMM en 1975, qui interdit aux médecins d’avoir recours à des traitements cruels, humiliants ou inhumains.

Ishai Menuchin, responsable du ’Comité public contre la Torture en Israël’, a déclaré que son groupe avait vigoureusement fait pression contre la complicité des médecins israéliens dans l’usage de la torture depuis la publication de son rapport, Ticking Bombs, arguant que la torture était courante en Israël.

Le ’Comité public’ a mis en avant les témoignages de neuf Palestiniens qui ont été torturés par des interrogateurs. Le rapport note aussi que dans la plupart des cas, des médecins israéliens qui traitaient les détenus « rendaient leurs malades pour de nouvelles séances de torture, et gardaient le silence ».

En juin de l’année dernière, ’Médecins pour les droits humains’ a attiré l’attention de l’AMI sur deux cas de médecins qui n’avaient pas signalé les traces de torture sur un Palestinien qu’ils suivaient.

Anat Litvin, de ’Médecins pour les droits humains’, a déclaré à l’AMI : « Nous pensons que les médecins sont utilisés par les tortionnaires comme un filet de sécurité - en les retirant du système, il serait beaucoup plus difficile de décider la torture. »

Les groupes ont accentué leur pression en février, en écrivant à Avinoam Reches, président du comité d’éthique de l’AMI. Ils ont exigé que son association enquête sur six cas de médecins qui n’avaient pas déclaré des traces de torture.

Dans l’un de ces cas, un médecin pénitentiaire, sous la pression des interrogateurs, a accepté de retirer une recommandation écrite pour qu’un détenu soit immédiatement hospitalisé pour être soigné.

Le Professeur Reches avait promis de mener une enquête. Cependant, le mois dernier, les deux organisations pour les droits humains lui ont reproché de ne pas avoir enquêté sur leurs allégations, l’accusant de n’avoir eu que des conversations « amicales et non officielles » au téléphone avec quelques-uns des médecins concernés.

« Nous avons envoyé à l’AMI de nombreux témoignages de victimes de torture qui avaient été dirigées vers des médecins pour être traitées, » indique le Dr Menuchin.

« Mais l’AMI n’a encore rien fait à ce sujet.

« Un nombre important de médecins en Israël, dans les centres de détentions et dans les hôpitaux publics, savent que la torture est pratiquée, mais ils préfèrent détourner les yeux. »

Ce mois-ci, ’Defence for Children International’ a publié un rapport sur la torture sur les enfants palestiniens, notant que dans plusieurs des cas cités par le groupe, les médecins israéliens ont fermé les yeux. Un garçon de 14 ans qui a été frappé à maintes reprises sur son bras cassé l’a signalé à un médecin qui, dit l’enfant, lui a seulement répondu : « Je n’ai rien à voir avec ça. »

Le rapport indique que le groupe « n’a pas rencontré un seul cas où un adulte en position d’autorité, tel qu’un soldat, un médecin, un officier de justice ou du personnel pénitentiaire, est intervenu au nom d’un enfant qui avait été maltraité. »

Ceux qui mènent campagne contre la nomination du Dr Blachar au poste de directeur de la AMM disent que l’inaction de son association/sœur israélienne (AMI) à propos de la torture n’est pas surprenante étant donné la position publique de son président.

Derek Summerfield, de l’’Institut de psychiatrie’ au Royal Collège de Londres, a déclaré : « L’AMI sous le Dr Blachar est de connivence avec la politique de torture de l’Etat israélien. Son rôle est d’adoucir le visage de l’occupation. »

Le Dr Blachar a déclaré au site israélien Ynet, la semaine dernière, que de telles critiques étaient « diffamatoires », disant que lui et l’AMI avaient dénoncé toutes les formes de torture.

L’AMM, avec neuf millions de membres dans plus de 80 pays, a été créée en 1947 en réaction aux mauvais traitements autorisés par les médecins allemands et japonais durant la Seconde Guerre mondiale.

En 2007, l’assemblée générale de l’AMM a appelé les médecins à apporter des informations sur tous les cas où l’on soupçonne l’usage de la torture et à les signaler.


(JPG)Jonathan Cook est écrivain et journaliste basé à Nazareth, Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).

Son site : http://www.jkcook.net/


Nazareth, Israël, le 29 juin 2009 - J. Cook - traduction : JPP

Le ministre de l’Habitat : il faut mettre un terme à la dissémination de la population arabe

dimanche 5 juillet 2009 - 08h:00

Guy Lieberman - Ha’aretz



Le ministre de l’Habitat, Ariel, a émis, jeudi 02/07/09, une mise en garde mis en garde, contre la dissémination de population Arabe dans diverses parties de la Zone Sioniste, en déclarant que la prévention de ce phénomène n’est rien moins qu’une responsabilité nationale.

« Je considère que c’est un devoir national d’empêcher la dissémination d’une population qui, pour dire le moins, n’est pas amoureuse de l’Etat sioniste, » a déclaré Atias au cours d’une conférence de l’Association des avocats sionistes, consacrée à la réforme de l’Administration des Terres du régime sioniste.

Le ministre, qui appartient au parti Shas faisait référence à Harish, un projet d’habitation construit pour la communauté Haredi dans le nord de la zone sioniste, et a déclaré que la population arabe venant de la région voisine de Wadi Ara se répandait dans la zone Harish.

Atias a continué en évoquant la question de la Galilée, et déclaré que « si nous continuons comme nous l’avons fait jusqu’ici, nous allons perdre la Galilée. Des populations qui ne devraient pas se mélanger son en train de s’y répandre. Je ne pense pas qu’il soit convenable que ces populations vivent ensemble. »

« Voyez ce qui s’est passé à Acre, » a poursuivi Atias, faisant allusion aux protestations violentes qui ont éclaté à la veille de Yom Kippour l’an dernier, suscitées par des tensions arabo-juives dans cette ville mixte.

« Le maire d’Acre m’a rendu visite hier pendant trois heures et m’a demandé comment cette ville pouvait être sauvée, » a déclaré Atias. « Il m’a dit "apportez un paquet de Haredis et nous sauverons la ville, même si j’y laisse ma position politique." Il m’a dit que des Arabes vivent dans des bâtiments juifs, et les en chassent. »

Atias a proposé que les terres soient destinées à chaque secteur [de population - NdT] séparément, de façon à créer la ségrégation, pas seulement entre les juifs et les Arabes, mais également entre d’autres secteurs, comme les juifs ultra-orthodoxes et les juifs séculiers ; « Il y a une grave crise du logement chez les jeunes couples ultra-orthodoxes, et aussi dans la population générale ; moi-même, qui suis un juif ultra-orthodoxe, je ne pense pas que les juifs religieux devraient vivre dans le même quartier que les couples séculiers, afin d’éviter les frictions inutiles. Et puisque quelque 5 000 ou 6 000 couples religieux se marient chaque année, il y a un problème parce qu’ils ont besoin d’un certain type de vie communautaire qui correspond à leur style de vie. »

Le ministre de l’Habitat a poursuivi et déclaré que l’origine du problème était la mauvaise politique d’attribution des terres suivie par l’Administration des Terres et le ministère de l’Habitat, parmi d’autres raisons. « Aujourd’hui, il y a une grave crise du logement à laquelle sont confrontés les jeunes couples en zone sioniste, en partie en raison de l’affectation restreinte de terrains, au cours des dernières années, par l’Administration des Terres, et aussi en raison du processus de décisions inadéquat provoqué par le changement fréquent de ministre au cours de la dernière décennie. La charge du ministère a été confiée à 8 ministres au cours des dix dernières années, et l’Administration des Terres est restée bien souvent en dehors de l’autorité du ministre ».

Selon Atias, la solution qu’il préconise est d’inonder le marché avec les terrain disponibles pour la construction d’habitation. Atias a expliqué qu’une équipe de planificateurs était déjà au travail sur le projet. « J’ai l’intention de mettre en vente de grandes quantités de terre pour la population arabe en Galilée afin de résoudre leurs problèmes, de même que pour les juifs séculiers et religieux. », a-t-il déclaré.

texte original sur : Coordination de l’Appel de Strasbourg

Israël pratique l’apartheid et le colonialisme : une étude sud-africaine

publié le dimanche 5 juillet 2009

Les 7 du Québec
Le Conseil pour la Recherches en Sciences Humaines (HSRC) d’Afrique du Sud a publié un rapport confirmant qu’Israël pratique le colonialisme et l’apartheid dans les territoires palestiniens occupés.

Le HSRC a commandé une étude à une équipe internationale d’universitaires et praticiens de droit international de l’Afrique du Sud, d’Israël, de l’Angleterre et de la Cisjordanie. Le rapport de 300 pages résultant intitulé “Occupation, Colonialisme, Apartheid ? : Une réévaluation des pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens occupés sous la loi internationale”, représente un travail de recherche de 15 mois et constitue une revue exhaustive des pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens occupés selon les définitions du colonialisme et d’apartheid tel que défini par la loi internationale.

La directrice du projet, Dr. Virginia Tilley, explique en citant le rapport que les trois piliers de l’apartheid sud-africain sont tous pratiqués par Israël. En Afrique du Sud, le premier pilier était de démarquer la population du pays en différents groupes raciaux et d’accorder des droits supérieurs, privilèges et services au groupe racial blanc. Le second pilier était d’opérer une ségrégation de la population en différents endroits géographiques qui étaient alloués par la loi à différents groupes raciaux et de restreindre le passage de membres de n’importe quel groupe vers d’autres endroits alloués à d’autres groupes. Le troisième pilier est la “matrice de lois et de politiques de “sécurité” draconiennes qui était employée pour réprimer quelconque opposition au régime en place et pour renforcer le système de domination raciale en fournissant des outils de détention administrative, torture, censure, d’interdictions et assassinats.”

Le rapport conclut que les pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens occupés démontrent ces trois mêmes “piliers” d’apartheid :

Le premier pilier dérive des lois et politiques israéliennes qui établissent une identité Juive dans le but d’établir légalement un statut juridique préférentiel et matériel aux Juifs plutôt qu’aux non-Juifs.

Le deuxième pilier se reflète dans la grande politique d’Israël de fragmenter les territoires palestiniens occupés pour s’assurer que les Palestiniens soient confinés à des réserves désignées pour eux alors que les Juifs israéliens sont interdits d’y pénétrer, mais pouvant tout de même être libres de mouvement à travers le reste des territoires palestiniens. Cette politique est mise en évidence par les larges appropriations de terres palestiniennes qui continuent de faire diminuer l’espace disponibles pour les Palestiniens ; des points de fermetures hermétiques et l’isolation de la bande de Gaza du reste des territoires occupés ; de la coupure et détachement délibéré de Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie ; et du morcèlement du territoire palestiniens en de petites enclaves assiégées et non-contigües pour les Palestiniens, ressemblant à un archipel d’iles déconnectées.

Le troisième pilier est “l’invocation de prétexte de la sécurité de la part d’Israël pour valider des restrictions sur la liberté d’opinions, d’expression, de réunion et de mouvement des Palestiniens pour masquer l’intention sous-jacente de réprimer la dissidence envers son système de domination et ainsi, maintenir le contrôle sur les Palestiniens comme groupe.”

Et personne ne connait les conditions d’apartheid mieux que l’Afrique du Sud.

publié par Mondialisation le 30 juin 2009

http://www.mondialisation.ca/index....


L’ÉQUIPE CHIRURGICALE DU PR OBERLIN ARRÊTÉE DEVANT GAZA PAR LA SOLDATESQUE ISRAÉLIENNE

Publié le 5-07-2009


Une équipe médicale de huit membres, conduite par le chirurgien Christophe Oberlin, était bloquée dimanche au poste militaire israélien d’Erez, à l’entrée nord de la bande de Gaza, où elle devait effectuer une mission dans le territoire martyre.

La mission médicale Oberlin est l’une des très rares équipes de secours a avoir pu, jusqu’à présent, continuer d’aller à Gaza. Son travail consiste, d’une part, à apporter des soins aux blessés ; d’autre part, à assurer la formation et le perfectionnement de praticiens palestiniens à la spécialité originale développée par l’équipe du Pr Oberlin : en l’occurrence, des techniques de micro-chirurgie de réparation des lésions nerveuses aux membres, notamment celles causées par les blessures d’origine balistique (blessures par balles, par éclats d’obus, etc.)

Ces déplacements se font sous l’égide du ministère français des Affaires étrangères, qui demande aux Israéliens les permissions nécessaires pour entrer dans Gaza. Dans le cas de cette mission-ci, le dossier diplomatique français avait été transmis à l’armée d’occupation le 23 juin dernier.

Mais en arrivant sur les lieux, les médecins se sont vu opposer une fin de non recevoir, et dimanche, ils campaient devant le poste, en plein soleil.

« Les soldats nous ont ordonné de reprendre nos passeports, et de dégager. Nous avons refusé, et indiqué que nous restions sur place. Alors ils nous ont dit que si nous persistions, eh bien, la famille palestinienne avec femmes et enfants, qui attendait en plein soleil de pouvoir rentrer chez elle à Gaza, ferait les frais de notre obstination », nous a déclaré Christophe, joint au téléphone dimanche à mi-journée.

Comme chaque lecteur peut aisément l’imaginer, un tel déni de droit, s’il s’agissait d’un autre pays qu’Israël, aurait depuis des heures déclenché de vives protestations, aussi bien politiques que médiatiques.

Mais pas avec Kouchner, ni la presse aux ordres, quand il s’agit d’Israël. Au demeurant, pour ne pas déplaire à son homologue et ami le fasciste Lieberman, Kouchner ne lève même pas le petit doigt quand les voyous de l’Etat sioniste attaquent ses propres diplomates.

Sous le titre « La France humiliée par Tsahal », le quotidien Libération a ainsi relevé la quinzaine dernière les dernières exactions israéliennes contre des diplomates français restées sans réponse :
le 22 juin, la directrice du Centre culturel français de Naplouse, rouée de coups par des policiers israéliens
le 23 juin, le directeur du Centre culturel français de Jérusalem-Ouest, Olivier Debray, molesté et insulté par des policiers israéliens
pendant l’assaut sur Gaza, alors que les autorités françaises avaient dûment signalé à l’armée israélienne l’emplacement de sa représentation consulaire dans la bande de Gaza, où flotte le drapeau national français, les soudards ont quand même envahi la maison, et l’ont souillée d’excréments
le 11 juin 2008, la diplomate française Catherine Hyver avait été contrainte par des brutes de l’armée israélienne de rester 17 heures à Erez, sans recevoir une goutte d’eau ni une miette de pain.

Israël assassins, Sarkouchner complices !

CAPJPO-EuroPalestine

dimanche 5 juillet 2009

Kurt Sonnenfeld : un témoin gênant du 11 septembre

UNE ÉMOUVANTE DÉCLARATION

La déclaration de Kurt Sonnenfeld à la présentation de son livre El Perseguido (Le persécuté) le 8 mai 2009 au 35ème salon du livre annuel de Buenos Aires en Argentine, où il vit exilé depuis 2003. Dans ce livre, Sonnenfeld raconte l’histoire de sa persécution par les autorités américaines depuis plus de 7 ans après sa mission officielle à Ground Zero en tant que vidéaste de la FEMA … une expérience qui a fait de lui un témoin gênant.
29 JUIN 2009

Buenos Aires

Le 8 mai 2009

Déclaration de Kurt Sonnenfeld :

Je veux exprimer ma plus profonde gratitude à Adolfo Perez Esquivel à Rolando Graña et à ma femme Paula pour m’avoir accompagné ce soir, et à toutes les personnes et organisations qui nous ont aidés ma famille et moi. Et à Ignacio Iraola et Mariano Valerio de Editorial Planeta pour m’avoir permis de m’exprimer. Vous êtes tous des exemples de courage et de lutte pour la justice.

Aucune commission indépendante n’a jamais été officiellement assignée à enquêter sur les horribles évènements qui sont survenus le 11 septembre 2001, alors que pour des tragédies de cette ampleur des commissions indépendantes sont coutumières. Dès le début, l’enquête sur les attentats du WTC a étroitement été contrôlée, directement depuis la Maison Blanche. Et maintenant, presque toutes les preuves ont été détruites.

Quelqu’un croit-il à la version officielle proposée pour ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 ? Beaucoup disent que la plus folle de toutes les théories du complot est celle présentée par le gouvernement des Etats-Unis. Savez-vous que, le week-end précédant les attentats du WTC, toute l’électricité a été coupée pendant environ 36 heures, incluant les caméras de sécurité et les systèmes de contrôle dans une "opération de maintenance" particulièrement anormale ? Savez-vous que dans les semaines qui ont précédé les attentats il y a eu plusieurs évacuations inhabituelles dans les deux tours ? Savez-vous que la société en charge de la sécurité au WTC a été dirigée par Marvin Bush, le frère cadet de George W Bush, et Wirt Walker III, le cousin de George Bush ? Savez-vous que cette même société de sécurité a également comme clients "l’U.S. Army, l’U.S. Navy, l’U.S. Air force, et le ministère de la justice," et qu’elle assure la sécurité de sites gouvernementaux classifiés et à hauts risques ? Savez-vous que des centaines d’employés du gouvernement étaient pré-positionnés dans la ville de New York le 10 septembre, se préparant à effectuer une simulation d’attentat terroriste à grande échelle qui devait être organisée le 12 septembre ? Les fonctionnaires de la FEMA avait déjà installé leur poste de commande à Pier 92 près du World Trade Center la veille des attentats.

Savez-vous que le bâtiment de 47 étages Salomon Smith Barney, officiellement connu sous le nom de WTC7, a implosé à 17:20 l’après-midi du 11 Septembre 2001, environ neuf heures après que le vol 11 d’American Airlines ait frappé la tour Nord ? Il n’a fallu que 6.5 secondes à l’entière structure pour s’écrouler droit sur elle-même, une demi-seconde de plus que la durée qu’il aurait fallu à une pierre pour frapper le sol si elle avait été lâchée du toit dans le vide. L’effondrement du bâtiment 7 a laissé une pile de décombres curieusement petite, et les bâtiments sur les côtés étaient relativement intacts. Il n’avait pas été frappé par un avion et sa structure n’avait subi que des dommages mineurs quand les Tours Jumelles se sont effondrées.

Les services secrets, le Ministère de la Défense, le FBI, l’IRS (l’équivalent du Fisc aux Etats-Unis, NdT), la SEC (le « gendarme de la Bourse » américain, NdT) et le "centre de crise" de la FEMA y occupaient de nombreux bureaux, sur plusieurs étages. D’autres agences fédérales y avaient des bureaux également. Après le 11 Septembre, on a découvert dissimulée au sein du bâtiment 7 le plus grand poste clandestin de la CIA en dehors de Washington DC, un centre d’opération dédié à l’espionnage de diplomates des Nations Unies et à la conduite de missions de contre-terrorisme et de contre-espionnage.

Mais le rapport de la Commission du 11/9, supposée enquêter sur tous les aspects et conséquences des attentats pour produire des recommandations pour la sécurité du public et la sécurité nationale, n’a même pas fait mention du bâtiment 7, de son effondrement, et encore moins des caractéristiques singulières de ce dernier. Pas plus que leNIST, l’agence gouvernementale désignée pour enquêter sur l’effondrement des Tours Jumelles. Comme la commission du 11/9, ils ont complètement ignoré l’effondrement suspect du bâtiment 7 remettant continuellement au lendemain la publication de leur rapport. [1]

Savez-vous que l’un des principaux secrétaires du cabinet présidentiel de Georges Bush a dit que la conquête de l’Irak avait été planifiée dès le premier jour de sa prise de fonction au bureau Ovale et que l’invasion a été discutée à la toute première réunion du Conseil de Sécurité Nationale ? Mais il n’y avait pas encore de raisons suffisantes pour envahir. Pas jusqu’à ce que survienne le 11 septembre 2001. Les attentats du WTC leur ont donné la justification qu’ils cherchaient.

Mais la première victime de toute guerre est la vérité. Les raisons données pour attaquer l’Irak étaient sciemment frauduleuses. Les documents des renseignements présentés comme preuve avaient été fabriqués de toute pièce. Il n’y avait aucune arme de destruction massive et il n’y avait aucun lien avec al-Qaida. Nous savons tous que les autorités américaines ont essayé de nous dissimuler l’existence de prisons clandestines dans le monde et la torture systémique des prisonniers. Le gouvernement des Etats-Unis a menti. Le droit international a été violé.

Encore une fois les médias ont été manipulés, et certains ont volontairement joué le rôle de complice. Certaines équipes d’information ont signé des contrats avec l’armée qui limitaient ce qu’ils étaient autorisés à rapporter, et certains journalistes étaient même payés par le gouvernement pour écrire des histoires favorables à l’administration. Comme l’a dit Josef Goebbels, “Celui qui contrôle le moyen de communication contrôle le message.” Et l’agression a donc continué.

Mon livre ne traite pas des théories du complot, mais je présente ma théorie. Ma théorie est qu’il y eu une conspiration et j’aborde le sujet de mon point de vue et à la lumière de mon expérience. Mais surtout, mon livre raconte les évènements bizarres qui me sont arrivés (et qui m’arrivent toujours) après avoir réalisé mon devoir à Ground Zero.

J’étais au world Trade Center. Je prenais part à l’enquête officielle. Précédemment j’avais été vidéographe officiel du gouvernement américain pour des situations de crise ou de catastrophe. J’ai réalisé des travaux à caractère confidentiel dans de nombreux endroits classés secrets et nécessitant une protection maximale, liés à l’entreposage, au développement et au transport d’armes (et de leurs composants) nucléaires, bactériologiques et chimiques. J’ai participé à des simulations et des entrainements pour faire face à des catastrophes, des accidents graves et des évènements terroristes pour plusieurs différentes agences.

Immédiatement après les attentats du WTC, le quartier Sud de Manhattan a été bouclé et son accès a été interdit au public et aux médias d’information. Les caméras et appareils photos à l’intérieur du périmètre sécurisé étaient interdits sous peine de confiscation immédiate. On m’avait donné un accès total et illimité, pourtant, et j’étais chargé de documenter l’enquête et de fournir quelques vidéos édulcorées du lieu à tous les réseaux d’information dans le monde. Mais je n’ai jamais remis mes bandes aux autorités.

Depuis, durant les sept dernières années passées, j’ai été faussement accusé [du meurtre de sa première femme Nancy, NdT], emprisonné à deux reprises dans deux pays différents, torturé, placé en confinement solitaire, suivi sur deux continents et calomnié avec acharnement dans une campagne destinée à me déshumaniser de façon à ce que personne ne puisse protester, et à me discréditer de sorte que, lorsque je parle, personne ne m’écoute. Il y a quatre ans, l’ambassade étasunienne a envoyé une note aux officiels argentins pour qu’ils confisquent toutes mes affaires et documents et qu’ils m’extradent aux Etats-Unis. Jusqu’à maintenant, ma femme, mes filles jumelles et moi vivons en vase clos, cernés par les menaces et le harcèlement.

J’ai écrit ce livre pour sauver ma famille.

Scarlett, Paula, Kurt et
Natasha Sonnenfeld

J’aimerais vous lire les dernières pages :

[...Lecture d’un extrait du livre Le persécuté p383-386. La transcription de ces pages est disponible en anglais surl’article original...]

Je vous remercie sincèrement de nous honorer de votre présence aujourd’hui. Merci à tous ! Et merci à l’Argentine, le pays de ma femme Paula, le pays que j’ai choisi pour mes filles, et mon pays également.

Merci.



[1] Commentaire de l’éditeur : Finalement, à la fin du mois d’août 2008, ils ont fini par publier un "rapport final" que beaucoup de professionnels, aussi bien des architectes que des ingénieurs, considèrent comme un cas de "science altérée par la politique" et finalement, une nouvelle tentative pour justifier un effondrement qu’il est impossible d’expliquer sans l’utilisation "d’apports énergétiques extérieurs", tels que des explosifs).

« QUE CESSE L’OCCUPATION ! »

PAJU No 438, 3 juillet 2009: Une farce, cette proposition d’État

Date de publication : 2009-07-04

Le discours de Netanyahu et la paix en Israël

Le discours du Premier Ministre d’Israël, Binyamin Netanyahu a été non seulement décevant, mais même ridicule. Les Palestiniens et les Arabes ont réagi avec colère. Le parti Kadima a fait remarquer que ce discours était contraire aux intérêts d’Israël. Américains et Européens ont continué à insister sur la nécessité de l’arrêt des constructions sur les territoires occupés.

Il y a eu des réactions concernant la soi-disant acceptation de Netanyahu d’un État palestinien. Celui-ci a commencé par prétendre que la Bande de Gaza appartenait historiquement au peuple juif. Il a ajouté que c’était à cause de la présence palestinienne qu’Israël avait dû céder ses droits historiques sur cette région. Ainsi, si les Palestiniens voulaient bien reconnaitre Israël comme un État juif, accepter la démilitarisation de la Palestine, permettre à Israël de maintenir le contrôle sur les frontières palestiniennes et l’espace aérien, accepter que Jérusalem ne soit que la capitale d’Israël, accepter de résoudre la question des réfugiés palestiniens à l’extérieur des frontières israéliennes, alors il accepterait que les Palestiniens aient leur propre drapeau, leur hymne national, et qu’ils appellent « État » la région sous leur contrôle.

Une farce, cette proposition d’État

Le discours de Netanyahu et la paix en Israël

Le discours du Premier Ministre d’Israël, Binyamin Netanyahu a été non seulement décevant, mais même ridicule. Les Palestiniens et les Arabes ont réagi avec colère. Le parti Kadima a fait remarquer que ce discours était contraire aux intérêts d’Israël. Américains et Européens ont continué à insister sur la nécessité de l’arrêt des constructions sur les territoires occupés.

Il y a eu des réactions concernant la soi-disant acceptation de Netanyahu d’un État palestinien. Celui-ci a commencé par prétendre que la Bande de Gaza appartenait historiquement au peuple juif. Il a ajouté que c’était à cause de la présence palestinienne qu’Israël avait dû céder ses droits historiques sur cette région. Ainsi, si les Palestiniens voulaient bien reconnaitre Israël comme un État juif, accepter la démilitarisation de la Palestine, permettre à Israël de maintenir le contrôle sur les frontières palestiniennes et l’espace aérien, accepter que Jérusalem ne soit que la capitale d’Israël, accepter de résoudre la question des réfugiés palestiniens à l’extérieur des frontières israéliennes, alors il accepterait que les Palestiniens aient leur propre drapeau, leur hymne national, et qu’ils appellent « État » la région sous leur contrôle.

Le discours de Netanyahu montre bien que pas plus le gouvernement israélien que le public concerné n’est prêt à accepter les contraintes nécessaires et indispensables à un processus de paix efficace. Les vrais amis d’Israël, en Occident, doivent donc envoyer un message clair et exercer une réelle pression pour encourager les changements nécessaires.

Il en est de même en ce qui concerne la situation politique intérieure palestinienne. La radicalisation de l’opinion publique et les divisions politiques ne sont pas propices à un processus de paix efficace. Là aussi, la communauté internationale a un rôle important à jouer pour encourager les pouvoirs régionaux à être plus positifs.

Adapté de : « A farcical position on statehood » écrit par Ghassan Khatib, 15 Juin 2009. Lire à l’internet : http://canada.mediamonitors.net/content/view/full/63392

Distribué par PAJU (Palestiniens et Juifs Unis)

WWW.PAJUMONTREAL.ORG

Alaedine Boroujerdi: l'AIEA doit avoir l'audace d'inspecter les installations nucléaires du régime israélien

Téhéran.Irna. 04 Juillet 2009.

Politique. Iran.

"Il incombe au secrétaire général de l'Agence internationale de l'énergie atomique de réunir les conditions favorisant l'inspection des installations nucléaires du régime israélien", a affirmé vendredi, Alaeddine Boroujerdi, président de la Commission des Affaires étrangères et de la Sécurité nationale du Parlementi, lors d'une rencontre avec les membres du Conseil international des échanges avec le Japon.

« Mohamed El-Baradeï n’a jamais obtenu l’autorisation du régime sioniste permettant à l’agence onusienne d'inspecter ses sites nucléaires, nous espérons que le nouveau secrétaire général aura le courage d'inspecter les installations de ce régime" a souligné Alaedine Boroujerdi avant de féliciter la nation japonaise, après l'élection de Yukia Amano, ambassadeur du Japon auprès de l'AIEA, au poste de secrétaire général de l'Agence onusienne.

"Nous n'attendons pas du Japon qu’il accepte le stockage de bombes atomiques dans le monde et garde le silence face à la prolifération de bombes nucléaires nouvelle génération", a poursuivi le président de la Commission de sécurité nationale et de la politique extérieure du parlement iranien. "
Le Japon est le deuxième partenaire commercial pour l’Iran tandis que l'Iran est un important exportateur de pétrole au Moyen-Orient et il occupe une place majeure dans une perspective de paix et de stabilité de cette région.", a souligné le président du Conseil international des échanges avec le Japon, Hani Oka.

Le régime israélien est entré incognito dans le club fermé des pays possédant l’arme nucléaire par la porte de service du nucléaire civil.

En refusant de signer le traité de non prolifération des armes nucléaires (TNP) en 1968, il a affirmé son intention de poursuivre son programme nucléaire militaire sans aucun contrôle international.

Sur la base d’estimations diverses, les forces armées du régime israélien possèdent entre deux cents et quatre cents têtes nucléaires.

Selon la revue anglaise spécialisée Jane’s Intelligence Review, leur arsenal en comprend environ quatre cents pour une puissance d’ensemble de 50 mégatonnes équivalant à 3 850 bombes d’Hiroshima.

---> Iran.AIEA.Alaedine Boroujerdi.Installations nucléaires.Régime israélien.

irna.ir

Al-Moussawi : L'arme de la résistance libanaise est destinée à libérer les territoires libanais toujours occupés

04 Juil 2009

Damas / M. Ammar al-Moussawi, responsable des relations internationales au Hezbollah, a indiqué que l'arme de la résistance libanaise existait pour libérer les territoires libanais encore occupés et défendre la souveraineté et la dignité du Liban.

"Cette arme est une nécessité nationale à la lumière des menaces incessantes du gouvernement israélien extrémiste" a dit M. Moussawi dans un entretien avec la chaîne satellitaire /al-Jazira/.

"Le démantèlement au Liban de plusieurs réseaux d'espionnages travaillant au profit d'Israël prouve que ce dernier avait orchestré beaucoup d'actes ayant eu lieu sur la scène libanaise, d'autant plus que le travail de ces réseaux était de dresser le terrain devant toute éventuelle agression israélienne", a-t-il conclu.

A.A. / L.A.

sana.sy

Le président américain appelle les Palestiniens et les Israéliens à s'engager aux impératifs de la paix

04 Juil 2009

Rabat / Le président américain, Barak Obama, a dit avoir appelé les Palestiniens et les Israéliens à s'engager aux impératifs de la paix entre eux, soulignant qu'il a demandé à Israël d'arrêter la colonisation et d'enlever les barrages dans les territoires palestiniens occupés.

Selon l'agence marocaine d'information, le président Obama a répondu au message que le souverain marocain, Mohammad VI, qui préside le comité d'al-Qods, lui avait envoyé, et lui a affirmé que les pourparlers entre les Palestiniens et les Israéliens n'aboutiront pas que si les deux parties les mènent d'une manière constructive.

D'autre part, le président américain a incité les pays arabes ) poursuivre leur engagement vis-à-vis de l'initiative arabe de paix pour parvenir à l'instauration de la paix au Moyen-Orient.

A.A. / L.A.

sana.sy

"Construction sans permis", expression cauchemar hantant les Palestiniens

04 Juil 2009

Damas / La chaîne satellitaire /al-Aalam/ a diffusé aujourd'hui un rapport affirmant que l'expression "construction sans permis" est devenue un cauchemar obsédant les Palestiniens des territoires de 1948.

"Un magasin palestinien a été rasé pendant la nuit dans la ville d'Oum al-Fahm à l'insu de son gérant", a fait état le rapport.

"Des centaines de Palestiniens, qui, à l'invitation du mouvement islamique et du haut comité arabe de la poursuite, ont prêté la prière de Vendredi au dessus des ruines du marché détruit par les forces de l'occupation israélienne il y a deux jours, réalisent bien aujourd'hui la les aspects du futur conflit, parce que pour Tel Aviv les Palestiniens, encore présents dans leurs territoires, constituent un danger menaçant qu'il doit en finir avec, que ce soit en Cisjordanie, à Gaza ou au nord de la Palestine, et peu importe si ces Palestiniens portent des cartes d'identités rouges ou bleues", a souligné le rapport.

"Aux yeux des Israéliens, il n'y a pas de Palestiniens originels, car ceux-ci doivent, tous, quitter leur terres par tous les moyens", a indiqué le même rapport.

A.A. / L.A.

sana.sy

Des médecins palestiniens: la malnutrition frappe les enfants palestiniens

04 Juil 2009


Gaza / Le directeur médical de l'association de la terre de l'Homme à Gaza, M. Adnan al-Tawhidi, a mis en garde contre la gravité de la propagation de la maladie de malnutrition entre les enfants de la bande et de la pénurie des éléments alimentaires du fait du blocus israélien injuste imposé à la bande.

Rapporté par l'agence palestinienne /WAFA/, M. al-Tawhidi a souligné l'augmentation du phénomène de détérioration de la croissance des enfants ce qui laisse ses séquelles sur l'hygiène des enfants, leurs capacités physiques et mentales et leur créativité, précisant que plus de 11.7% des enfants palestiniens âgés entre 6 mois et 5 ans souffrent de l'émaciation.

"La pauvreté et l'absence de l'équilibre et de la diversité alimentaire nécessaire pour une bonne hygiène physique sont derrière ce phénomène", a indiqué M. al-Tawhidi.

Pour sa part, M. Fouad al-Aïssawi, directeur du département de la prévention primaire du ministère de la santé à Gaza, a souligné la croissance de la pauvreté dans la bande du fait du blocus qui a causé l'augmentation des prix et l'absence de certaines matières alimentaires nécessaires.

Quant au directeur du bureau de l'Organisation Mondiale de la Santé, M. Mahmoud Dhaher, il a indiqué que 10% des enfants de la bande souffrent de la malnutrition et 2.4% autres de la malnutrition aiguë sévère, ce qui affecte leur apprentissage, leur capacités physiques et intellectuelles et leurs travaux quotidiens.

L.A.

sana.sy

La conférence de l'ISESCO: Soutien aux institutions pédagogiques au Golan syrien occupé

04 Juil 2009

Tunis / La 10ème conférence générale de l'Organisation Islamique de l'Education, des Sciences et de la Culture (ISESCO) a achevé hier soir ses travaux à Tunis en adoptant plusieurs décisions, dont le soutien aux institutions pédagogiques, scientifiques, médiatiques et culturelles au Golan syrien occupé dans leur affrontement aux politiques de l'occupant israélien visant à effacer l'identité arabe et islamique du Golan occupé.

La conférence a également décidé d'augmenter le soutien aux institutions pédagogiques, scientifiques et culturelles en Palestine occupée, notamment à Jérusalem (al-Qods) et ce, en vue de participer à la sauvegarde de l'identité civilisatrice arabe de la ville sainte, d'appliquer et d'activer la décision prise lors de la 2ème conférence des ministres des pays islamiques pour les affaires de l'Enfance, tenue à Khartoum février dernier, consistant à nommer l'entité sioniste d'"entité terroriste" et à intégrer ce terme aux méthodes pédagogiques.

Par ailleurs, l'ISESCO a réitéré son rejet de toute tentative visant à porter atteinte à la souveraineté palestinienne de la ville sainte (al-Qods).

La conférence a aussi jugé comme "nulles et non avenues" toutes les mesures et les pratiques colonialistes visant à changer le statut juridique, démographique, urbain, patrimonial et civilisateur de la ville sainte, affirmant qu'elles violent les résolutions de la légalité internationales, des chartes et des usages internationaux.

La 10ème conférence générale de l'ISESCO a aussi dénoncé les agressions et les violations israéliennes des lieux saints islamiques d'al-Qods, et la démolition des institutions pédagogiques et culturelles en Palestine, tout en appelant les pays membres de l'ISESCO à participer à la festivité d'al-Qods, capitale de la culture arabe /2009/.

La conférence a, en outre, appelé les pays membres à accorder la priorité suprême à la question palestinienne auprès des instances internationales, à défendre son appartenance arabe et islamique, à protéger son identité et à soutenir ses institutions nationales.

De même, la conférence générale de l'ISESCO a affirmé la nécessité de faire la distinction entre les deux concepts de la résistance nationale et du terrorisme, et de renforcer et d'intégrer le concept et la culture de la résistance nationale aux méthodes pédagogiques.

Parallèlement, la conférence a décidé de consolider le rôle de l'organisation dans le domaine du dialogue interculturel et des civilisations, ainsi que de propager la culture du dialogue, de la coexistence et de la coopération humaines, et d'améliorer les mécanismes de l'évaluation des activités, des programmes et des projets pédagogiques, scientifiques et culturels appliqués par l'ISESCO en dehors du monde islamique, au service des intérêts des pays membres de l'Organisation.

Dans le même contexte, la conférence a approuvé le rapport d'activités de l'Organisation faites entre les 9ème et 10ème session, et le plan de travail de l'ISESCO pour les années 2010, 2011 et 2012, le rapport financer, ainsi que le rapport de la commission de contrôle financier des années 2006, 2007 et 2008, et le rapport des contributions des pays membres au budget de l'Organisation.

Au cours de cette conférence, l'Organisation a réélu son directeur général M. Abdel Aziz Ben Osman al-Touayjari pour deux mandats successifs, dont le délai de chacun est 3 ans reconductible.

Ajoutons que la 11ème session de la conférence générale de l'ISESCO se tiendra pendant la 1ère moitié du mois de juillet en Arabie Saoudite.

N.S. / R.Jorf

sana.sy

La campagne européenne pour la levée du blocus sur Gaza organise des manifestations eu Europe

04 Juil 2009

Damas / La campagne européenne pour la levée du blocus sur Gaza a organisé des manifestations massives devant les ambassades israéliennes en Europe pour protester contre l'enlèvement par Israël des passagers du navire "Esprit de l'Humanité".

« Les forces de l'occupation israélienne retiennent encore plus de 12 personnes qui étaient à bord du navire "Esprit de l'Humanité" en prélude à leur jugement pour immigration illégale », a indiqué la chaîne de télévision satellitaire "al-Aqsa".

La campagne avait appelé dans un communiqué les hommes libres dans le monde à se solidariser avec les passagers du navire détourné et exprimé une vive indignation devant les pratiques israéliennes violant tous les droits humains.

A signaler qu'un convoi de dizaines de sympathisants américains, conduit par le député britannique Georges Galloway, a quitté aujourd'hui l'aéroport John Kennedy à New York apportant aux Palestiniens des assistances de valeurs de dix millions de dollars.

Ce convoi prend pour slogan « Vive la Palestine ».

A.A. / Gh.H.

sana.sy

L’onde de choc à Tel-Aviv


Le ministre israélien du Commerce, de l’Industrie et de l’Emploi, Binyamin Ben Eliezer, s’est déclaré « très inquiet » hier de la réaction de Washington, jugée trop timide, face aux nouveaux tirs de missiles de la Corée du Nord.



« Je suis très inquiet de la réaction des Etats-Unis aux grossières provocations de la Corée du Nord », a déclaré M. Ben Eliezer, lors d’une intervention publique à Ramat Gan, près de Tel-Aviv. Le département d’Etat américain a appelé la Corée du Nord à ne pas « aggraver les tensions » après que celle-ci ait procédé hier, pour la deuxième fois dans la semaine, à une série de tirs de missiles pour vraisemblablement adresser un message aux Etats-Unis qui célèbrent leur fête nationale. Ces tirs constituent une violation flagrante des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU interdisant au régime de Pyongyang tout essai nucléaire ou tir de missile. « Je ne suis pas non plus rassuré par le laxisme américain face à l’Iran », a encore dit M. Ben Eliezer en allusion à la poursuite par l’Iran de son programme nucléaire controversé. « A mon avis, l’arme nucléaire de l’Iran est déjà un fait accompli, car le monde joue un double jeu en formulant des déclarations et des résolutions à l’ONU, condamnant ce pays, tandis que plus d’un millier de sociétés européennes continuent de commercer avec lui », a encore dit le ministre, un travailliste. Israël considère l’Iran comme son ennemi le plus dangereux.

Par R. I. Agences

El watan