vendredi 10 octobre 2014

Israël choqué de la vigilance du Hezbollah, revoit ses calculs

Israël est dans un état de choc depuis la revendication par le Hezbollah de l’attaque contre une force israélienne dans les fermes de Chebaa. Il y a seulement cinq jours, le chef d’Etat-major israélien affirmait que le Hezbollah est « dissuadé ». Ceci signifie que la direction israélienne a fait de faux calculs.  
La revendication faite montre que le Hezbollah est dans un état de vigilance complète pour faire face à Israël, contrairement aux estimations sionistes qui avancent que le parti libanais est occupé par la guerre en Syrie.
Pour les Israéliens aussi, le Hezbollah a redéfini les règles du jeu, et le timing de l’opération n’est pas fortuit : Elle survient avec le 14ème anniversaire de la capture de trois soldats israéliens dans les fermes de Chebaa. Le Hezbollah indique que cette opération est une riposte « aux violations aériennes intenses de l’espace libanais ». 
D’après l’ancien chef du département des renseignements israéliens, le général Amos Yadlin, le Hezbollah cherche l’escalade avec Israël, alléguant la revendication rapide de l’opération, ce qui montre que « les comptes sont toujours ouverts depuis l’assassinat d’Imad Moghniyeh à Hassan Laqqis ». 
Selon lui, le Hezbollah cherche « une escalade étudiée pour réoccuper le poste en tant que protecteur du Liban face à Israël et non en tant que combattant contre les sunnites en Syrie ». 
Ces évaluations israéliennes sur l’opération militaire à Chebaa confirment des évaluations précédentes selon lesquelles, malgré l’intervention du Hezbollah en Syrie, il a acquis plus d’expertise et de confiance. Ceci signifie qu’il est devenu plus fort et plus capable de manœuvrer. 
Cette situation a poussé les commentateurs militaires israéliens à parler du début de la troisième guerre du Liban !
Et comme après chaque incident, les Israéliens commencent à évoquer des scénarios possibles de la prochaine guerre : « Le dôme d’acier n’assurera pas la réponse convenable. Le Hezbollah mènera une offensive terrestre dans la Galilée. Beaucoup de morts tomberont sur le front et à l’intérieur. La guerre de Gaza semblera une promenade par rapport à ce qui aura lieu. En une ou deux semaines, nous demanderons des Américains d’ouvrir les dépôts d’armes, de nous envoyer des navires de munitions et d’assurer un pont aérien d’urgence », estiment les analystes.
Etat de tension
Sur le terrain, un état de tension règne sur les deux côtés de la frontière sur l’axe des fermes de Chebaa entre l’armée libanaise et israélienne.  
Hier, l’armée de l’occupation a déployé une importante force comprenant de chars Merkava et des transports de troupes blindés à l’axe du mont Sadanah où elle a mené une opération de ratissage dans la région de l’explosion. Des drones ont survolé aussi la région de Chebaa et au-dessus des villages voisins d’Arqoub. 
Ce jeudi matin, une commission conjointe libano-internationale regroupant de nombreux officiers, des effectifs de génie militaire et une équipe topographe a consulté le lieu de la chute d’obus israéliens. Il s’est avéré qu’Israël a largué des obus contenant du phosphore provoquant plusieurs incendies. Ladite commission a recueilli les éclats d’obus en vue de préparer un rapport détaillé sur les agressions israéliennes et les violations répétées dans le secteur de Chebaa.  
Violations israéliennes 
A l’ouest de Chebaa, une force d’infanterie israélienne a franchi la ligne frontalière de 20m, et volé plus de 100 chèvres à l’intérieur des territoires occupés, et ce, au su et au vu de la brigade indienne de la FINUL qui est restée passive.
Par ailleurs, l’armée israélienne a dressé un ballon d’espionnage doté de caméras vidéo et des appareils de détection et d’écoute sur le fleuve de Wazzani.

Israël n’arrive pas à vendre son dôme d’acier

Malgré la propagande israélienne visant à vendre le dôme de fer, ou le système de défense antimissile, le site d’information israélien Walla a révélé qu’Israël a échoué à le commercialiser dans le marché mondial. 
Selon ce site, l’échec de cette commercialisation survient « bien que le dôme d’acier ait réussi à intercepter 90% des roquettes palestiniennes » au cours de la dernière offensive sur Gaza, soulignant que les compagnies d’armement et d’industries militaires au monde ne se sont pas précipitées pour acheter ce système israélien comme il était prévu. 
Malgré ce fait, le site en question n’a pas évoqué les raisons de cet échec, et s’est contenté de citer des raisons secondaires. 
A titre d’exemple, il prétend que le système n’était pas attirant pour les armées qui mènent des guerres classiques, ajoutant que la conjoncture politique du public de la cible potentielle exerce des pressions qui « limitent la possibilité de la vente du système, parce que de nombreux pays arabes et islamiques ne désirent pas acheter d’armes israéliennes, dont des pays du Golfe intéressés par la protection contre les missiles ». 
Des sources médiatiques israéliennes ont rapporté qu’Israël a livré à « un autre pays » la batterie du dôme d’acier, sans dévoiler le nom de ce pays. La compagnie militaire israélienne ne veut aucunement la fuite d’informations technologiques secrètes. 
Selon le même site israélien, les autorités du développement des moyens de combat israéliens oeuvrent pour développer un système baptisé « rayon de fer » pour intercepter les lance-roquettes par les rayons laser. 
La forte production de missiles d’interception devrait diminuer le prix de ces missiles. Mais le prix du système de défense, qui atteint les 50 millions de dollars, dissuade toujours les clients potentiels. 
Reste à souligner que les industries sécuritaires israéliennes exportent près de 80% de leurs productions, permettant ainsi des revenues de 6.5 milliards de dollars au trésor israélien. 
Par ailleurs, le site Walla a rapporté que les Etats-Unis, ayant contribué au développement du système, et ayant offert plus d’un milliard de dollars pour son financement, ont refusé d’acheter ledit système pour l’utiliser en Irak et en Afghanistan. 
La présidente de la coalition américaine pour le développement de la protection contre les missiles, Ricky Alison, a expliqué que le Pentagone s’est abstenu d’acheter le système parce qu’un seul missile d’interception coute 100 mille dollars.
Et d’ajouter que le ministère US de la défense n’est pas concerné par ledit système qui n’assure pas la protection des lance-roquettes. 
Traduit du site al-akhbar

Succès de l’opération de boycott du 4ème festival de cinéma israélien à Carpentras

« La normalisation d’Israël, – normaliser l’anormal – est un processus nuisible et subversif qui s’acharne à camoufler l’injustice et à coloniser la partie la plus intime de l’opprimé : son esprit. S’impliquer dans ou avec des organismes qui servent cet objectif est donc une des premières cibles du boycott, et une action que les partisans de BDS doivent combattre ensemble. » (PACBI Octobre 2011)[1]
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Protestations au moment de la projection du film ’Dancing in Jaffa’. Les propagandistes pro-israéliens en sont réduits à se faire protéger par les flics de Valls... C’est vraiment minable...
Le 6 octobre 2014, une soixantaine de membres de plusieurs comités BDS France des départements du Gard et de l’Hérault ainsi que des militants BDS de la Région et du Vaucluse ont mené, en soirée, une action de boycott culturel contre Israël, à Carpentras, à l’occasion du 4ème Festival du Film Israélien organisé par l’association « Laissez-passer », qui inaugurait au cinéma le Rivoli, ce soir là le Festival, avec le maire PS ( Michel Adolphe) son invité d’honneur : le consul général d’Israël (Barnea Hassid) et la réalisatrice de Dancing in Jaffa (Hilla Medalia).
UN FESTIVAL DE PROPAGANDE ISRAÉLIENNE :
Des organisateurs ouvertement pro-israéliens :
« Laissez-passer » qui est quasi exclusivement sponsorisée par les associations communautaires juives sous la houlette du CRIF et le Consulat Général d’Israël de Marseille, se présente comme un groupe « de passionnés par le cinéma israélien » où « tous les sujets sont abordés sans tabous » et admiratif de l’état israélien où : « Aucune censure cinématographique n’est appliquée ». Leur objectif est clairement annoncé : « Dans leur liberté de paroles, les productions du cinéma israélien servent de passerelles pour engager des échanges et le dialogue avec les spectateurs ignorant le vécu quotidien des israéliens. » Sans doute pensent-ils que ce « vécu quotidien » saura démentir la « désinformation » mondiale qui présente Israël comme un pays colonial, d’apartheid coupable de nombreux crimes de guerre et de multiples violations du droit contre le peuple Palestinien.
Le nom de l’association « Laissez-passer » témoigne avec cynisme de l’ignorance voire de la négation de l’existence du peuple palestinien pour qui les « laissez-passer », sont un des éléments clé du système d’apartheid et d’occupation militaire permanent aussi bien en Cisjordanie que dans la Bande de Gaza sous blocus total depuis 8 ans et sans aucun laissez-passer pour nulle part !
Le cinéma comme outil d’une propagande politique à combattre :
Eyal Sivan un réalisateur israélien indépendant qui a toujours refusé un centime de shekel d’Israël, déclare : « Le cinéma israélien a été clairement désigné par les autorités israéliennes comme un produit d’exportation dans lequel il vaut la peine d’investir : Limor Livnat, ministre de la culture israélienne, ne cesse de le répéter : « Le cinéma israélien prouve à chaque fois que la culture est la meilleure ambassadrice de l’Etat » (…) Les détracteurs diront que la promotion par les autorités israéliennes d’un cinéma qui peut être considéré comme critique est un signe de santé démocratique[2]. (…) Il s’agit naturellement de maintenir l’illusion démocratique, alors que le régime d’apartheid dans les territoires occupés par Israël prive plus de trois millions de personnes d’accès à la culture et à l’éducation, et cela depuis plusieurs dizaines d’années. »
La présence du Consul Général d’Israël, qui court les festivals pour soutenir les productions israéliennes et vendre Israël, atteste de la volonté politique de diffuser une image mystificatrice d’Israël.
Là-bas et ici, une double opération de « normalisation » à combattre :
Ce film reprend un thème maintes fois traité dont l’idéologie est porteuse des illusions trompeuses des accords d’Oslo. La culture est le terrain privilégié de ces expériences où on réunit palestiniens et israéliens, musulmans et juifs, adultes ou enfants, dans une activité commune en faisant abstraction du contexte réel. Les auteurs prétendent ainsi montrer qu’en « oubliant » ce qu’ils appellent le « conflit », palestiniens et israéliens sont capables (grande découverte !) de tisser des relations normales de sympathie, d’amitié etc. Le message est qu’il serait tellement plus simple et plus agréable pour les deux parties de laisser de côté les assassinats, la colonisation, l’apartheid, les emprisonnements, le blocus etc. tout comme les « roquettes du Hamas » et les attentats suicides (quand il y en avait) etc. et avoir des relations humaines « normales » comme si rien n’était. Evidemment ces idées géniales sont toujours le fait d’Israéliens ([3]) ou d’étrangers « bien intentionnés » convaincus de leur supériorité de jugement occidental …
Un des derniers films de ce type est « D’une seule voix » où un français organise une tournée de musiciens israéliens et palestiniens en France et filme les péripéties… On y voit malgré tout comment les Palestiniens sont contraints d’étouffer leur identité nationale palestinienne…
La réalisatrice de « Dancing Jaffa » est plus habile (perverse ?) puisque elle a demandé à un danseur de salon d’origine palestinienne par sa mère et né en 1944 en Palestine, à Jaffa et parti en 1948 ( ?), de tenir son propre rôle et de faire « danser ensemble » des enfants israéliens et palestiniens. C’est donc un palestinien d’Israël qui est mis en position d’initier cette opération de « normalisation » et c’est lui qui a servi de bouclier pour la défense du film. Quand nous sommes intervenus pour dénoncer la présence du consul, la réalisatrice qui ne parle pas français mais qui a vu nos tee-shirts et compris le sens de l’intervention, a immédiatement pris le micro pour dire que le personnage central du film était un palestinien, comme si cela suffisait faire taire toute critique à l’égard d’Israël.
Ce faisant elle a montré de façon éclatante comment la « normalisation » qui établit une (fausse) égalité, une (fausse) symétrie entre palestiniens et israéliens est une méthode pour protéger Israël des crimes et des violations du droit. La présence palestinienne y est utilisée pour protéger Israël et se retourne contre les palestiniens eux-mêmes. Comme par hasard il y avait un prétendu Palestinien dans la salle, venu de Rafah , qui avait perdu dix personnes et qui soutenait l’événement (voir en annexe le message de la réalisatrice sur la page FB du film).
Ce n’est pas un hasard si ce film a été choisi pour l’inauguration en présence du Consul. Il reflète parfaitement la propagande déversée par Israël en Europe depuis les accords d’Oslo : « Nous voulons la paix, nous sommes pour le dialogue et ce film est un exemple de dialogue que nous encourageons et qui nous permettrait de mieux se connaître » Voilà en substance ce qu’à dit le consul d’Israël de sa voix sirupeuse, une caricature de diplomate. A quoi nous lui avons répondu qu’il aurait dû envoyer des enfants israéliens à Gaza pour danser avec les enfants palestiniens au lieu d’envoyer les bombes et massacrer 570 enfants palestiniens !
Voici ce que le PACBI ([4] association Palestinienne pour le boycott culturel et universitaire d’Israël) déclare au sujet de ce prétendu « dialogue » :
Dans tous ces contextes, le « dialogue » et l’engagement sont souvent présentés comme des alternatives au boycott. Le dialogue, s’il survient en dehors du cadre de résistance que nous avons souligné, devient un dialogue pour le dialogue, et c’est une forme de normalisation qui entrave la lutte pour mettre fin à l’injustice.
Le dialogue, les processus de « guérison » et de « réconciliation » qui ne visent pas à mettre fin à l’oppression, indépendamment des intentions qui les sous-tendent, servent à privilégier la coexistence oppressive au détriment de la co-résistance, car ils présument de la possibilité de coexistence avant l’obtention de la justice.
L’exemple de l’Afrique du Sud éclaire parfaitement ce point, où la réconciliation, le dialogue et le pardon sont venus après la fin de l’apartheid, et pas avant, indépendamment des questions légitimes soulevées par la persistance de ce que certains ont appelé « l’apartheid économique ».
Notes :
[2] C’est exactement le message de propagande diffusé par « Laissez-passer ».
[3] Même si certains palestiniens tombent parfois naïvement dans le panneau.
[4] (PACBI) Association Palestinienne pour le boycott culturel et universitaire d’Israël. Le PACBI est une des associations à l’initiative de l’appel de 2005.
http://bdsf34.wordpress.com/2014/10...

Des dignitaires chrétiens pressent l'Europe de reconnaître un Etat palestinien

Trois dignitaires chrétiens palestiniens ont lancé vendredi un appel à l'Europe pour qu'elle reconnaisse un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale.
"De Jérusalem, notre capitale occupée, nous envoyons un message urgent au monde entier en particulier à l'Europe : Nous aspirons à la justice et à la paix. Reconnaître la Palestine et fixer les frontières d'Israël constitue la première étape pour parvenir à cet objectif", souligne cet appel lancé sous la forme d'une lettre ouverte.
Le document est signé par l'ancien patriarche latin de Jérusalem Michel Sabbah, l'archevêque Atallah Hanna, Patriarche de l'Église Grecque orthodoxe de Jérusalem, et par l'évêque Munib Younan, chef de l'Église Luthérienne en Palestine et en Jordanie qui préside la Fédération Luthérienne Mondiale. Le nom de l'actuel Patriarche latin de Jérusalem Fouad Twal ne figure pas dans cet appel.
"Nous sommes fatigués des appels à la reprise des négociations alors que nous ne pouvons pas nous rendre dans nos églises en raison d'un pouvoir étranger et que notre peuple continue à être humilié par une occupation indésirable", ajoute l'appel. "Les Chrétiens ont un devoir de résistance", poursuit le texte tout en pressant l'Europe de soutenir les "initiatives non-violentes des Palestiniens pour mettre fin à l'occupation israélienne en reconnaissant l'Etat de Palestine aux frontières de 1967 (d'avant l'occupation israélienne) avec Jérusalem-Est comme capitale", poursuit l'appel.
Israël a conquis puis annexé Jérusalem-Est à la suite de la guerre de juin 1967. Cette annexion n'a été pas reconnue par la communauté internationale. Les Palestiniens et Israël ont rompu en avril leur dialogue direct, qui avait été réamorcé neuf mois plus tôt sous l'égide du secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Israël limite l'accès à l'esplanade des Mosquées de crainte de "désordres"

La police israélienne a annoncé que seuls les Palestiniens âgés de plus de 50 ans seraient autorisés à prier vendredi sur l'esplanade des Mosquées dans la Vieille ville de Jérusalem, théâtre de tensions croissantes.
"A la suite d'informations sur l'intention de jeunes arabes de provoquer des désordres à l'ordre public à la fin de la prière du vendredi il a été décidé de limiter l'accès à l'esplanade aux fidèles de plus de 50 ans", a précisé à l'AFP, une porte-parole de la police Luba Samri.
Cette limitation, qui ne concerne pas les femmes, s'applique aux Palestiniens de Jérusalem-Est ainsi qu'aux Arabes israéliens. Les Palestiniens de Cisjordanie ne sont en revanche pas autorisés à se rendre à Jérusalem-Est annexée par Israël, a ajouté la porte-parole. "Par précaution, la police a également déployé des renforts à Jérusalem pour maintenir l'ordre", a-t-elle poursuivi.
Ces mesures ont été prises à la suite d'une nouvelle montée de tension à Jérusalem-Est. Des dizaines de jeunes Palestiniens ont ainsi affronté la police israélienne mercredi sur l'esplanade des Mosquées après la visite de fidèles juifs sur ce site extrêmement sensible vénéré par les juifs et les musulmans.
A l'aide de projectiles en caoutchouc et d'engins détonants, les forces de l'ordre avaient repoussé les protestataires à l'intérieur de la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam dans laquelle elles ne peuvent pas entrer, et d'où les jeunes ont continué à jeter sur elles des pierres et des engins incendiaires.
Surplombant la Vieille ville de Jérusalem, l'esplanade des Mosquées (mont du Temple pour les juifs) est le théâtre de heurts chroniques. Mais ceux-ci sont devenus encore plus réguliers et plus violents depuis quelques mois.
Les crispations ont été exacerbées par l'assassinat d'un jeune Palestinien par des extrémistes juifs début juillet et par l'offensive israélienne dans la bande de Gaza en juillet-août, qui a fait plus de 2 100 morts côté palestinien, en majorité des civils, et plus de 70 côté israélien, dont 66 soldats.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donné des consignes de fermeté contre les manifestants mardi, à l'approche de la fête juive de Souccot (ou des Cabanes) qui a débuté mercredi soir et qui dure une semaine et durant laquelle la Vieille ville de Jérusalem accueille de nombreux juifs.
L'esplanade, qui réunit la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher, est le troisième lieu saint de l'islam après La Mecque et Médine en Arabie saoudite. Pour les juifs, c'est le lieu du second Temple détruit en l'an 70 par les Romains. Le mur des Lamentations, vestige du second Temple, est situé en contrebas de l'esplanade.

Tuer l'enfance, tuer l’innocence ! Témoignages d'élèves de la Bande de Gaza recueillis par leur professeur de français, Bassem Abu Draz

En quelques jours, plus de 400 enfants ont été tués et plus de 2.700 ont été blessés, et ceux qui ont survécu ont vu des bombes tomber sur leurs maisons, des membres de leur famille disparaître ou être blessés, leurs amis mourir… Tout cela est très violent et traumatisant. Ici, à l'école Al-Aishia, on a posé cette question à nos élèves : Comment avez-vous vécu la guerre ?
Sara : Ma maison est détruite. Je suis très désespérée parce que j'ai perdu ma chambre, mes jouets, mes livres et mes photos. Mes souvenirs sont détruits avec ma chambre. Aujourd'hui je vis sans passé.
Tuer l'enfance, tuer l’innocence !
Témoignages d'élèves de la Bande de Gaza recueillis par leur professeur de français, Bassem Abu Draz
Ola : Après la destruction de ma maison, j'habite dans une école avec ma famille. Toute la famille dort dans une seule classe. Mon amie préférée a été tuée ; mon frère est blessé.
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Mona : Pendant la longue dernière agression de cet été, j'ai eu très peur, j'ai mal dormi, mal joué et mal mangé. Je ne peux pas oublier toutes les destructions et les morts que j'ai vus.
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Lama : Malgré qu'ils aient détruit ma maison, mes rêves persistent. On va construire une nouvelle maison avec une nouvelle vie, parce que j'ai le droit de vivre comme tous les enfants. Je suis triste.

"La fin de la souffrance d'un enfant palestinien", vidéo réalisée par des élèves du collège Rafah en avril 2014
La vie dans mon pays
poème de Bassem Abu Draz

Quelle est étrange la vie dans mon pays
Des gens qui souffrent partout
Sans travail, sans maison, sans terre
Sous l'occupation terrible
La chandelle sur la table
Le pauvre enfant palestinien
Fait ses devoirs
À côté de ses frères endormis
Famine، pauvreté et restriction
Balles tirées, bombes lancées
Ma terre malade et fatiguée
Où est la conscience du monde entier ?
Pitié pour les enfants handicapés
Pour les mères oubliées
Pour les martyrs tués
Pour un pays déraciné
Ma Palestine aimée.



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Bassem Abu Draz lors d'une tournée de témoignages, en France, juin 2013.
http://www.ism-france.org

jeudi 9 octobre 2014

Constructions: Israël dans le collimateur de l'Union européenne

L’Union européenne pourrait décider de sanctionner Israël de manière systématique à l’annonce de nouvelles constructions à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, estimant que de simples condamnations verbales ne sont plus suffisantes, selon un rapport du Times of Israël publié mardi.
Le rapport précise que les pays européens envisageraient des sanctions s’ils considèrent que le gouvernement israélien prend des décisions allant à l’encontre du processus de paix.
Les sanctions n’ont pas pour but de conduire à la rupture des liens entre Israël et la communauté européenne, mais elles pourraient avoir de lourdes conséquences économiques, si l’étiquetage des produits en provenance des implantations de Cisjordanie devient obligatoire par exemple, poursuit le rapport.
Caspar Veldkamp, ambassadeur des Pays-Bas à l’ONU, a déclaré au Times que le soutien de l’Union européenne à Israël était en train de s’éroder en raison de l’absence de progrès dans les pourparlers de paix.
"Les Européens attendent plus du camp israélien que du camp palestinien car c'est le plus fort des deux", a expliqué le diplomate. "En outre, les Européens sont de plus en plus agacés par les décisions successives d’Israël de poursuivre les constructions au-delà de la ligne verte", a-t-il précisé.
L'annonce du Premier ministre suédois qui a affirmé cette semaine qu’il avait l’intention de reconnaître l’Etat de Palestine "indépendamment de toute négociation" a été considéré par plusieurs dirigeants israéliens comme le signe d’un durcissement de l’attitude de l’Union européenne vis-à-vis de Jérusalem.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor lieberman a d'ailleurs sévèrement réagi aux déclarations du leader suédois, affirmant que ce dernier "ferait mieux de se concentrer sur les massacres en Syrie et en Irak que sur la reconnaissance d’un Etat palestinien".
Thomas Coex (AFP/Archives)"Le chef de la diplomatie israélienne Avigdor Lieberman le 23 juillet 2014 à Jerusalem"Thomas Coex (AFP/Archives)
Dans un éditorial pour le quotidien suédois Dagens Nyheter publié mercredi, Lieberman a déclaré que les déclarations du Premier ministre suédois "n’avaient pas pour but d’apporter une réelle solution au problème sur la scène internationale mais de régler des questions politiques internes à son pays et d’apaiser une partie de l’opinion publique".
"Ces dernières semaines, nous avons été témoins des atrocités perpétrées par les organisations terroristes comme Al-Qaïda, l’Etat islamique, le Djihad islamique, le Hezbollah et le Hamas. Rien de tout cela n’a été mentionné dans les déclarations du Premier ministre suédois qui s’est concentré sur la question israélo-palestinienne. Pourquoi? Il s’agit là d’une injustice fondamentale et d’un déséquilibre qui va à l’encontre du bon sens", écrit Lieberman dans l’article intitulé : "Une action unilatérale ne résoudra rien".
"Marginaliser l’Etat d’Israël diminue la possibilité de mener un véritable dialogue, c’est la raison pour laquelle nous sommes tellement déçus par la déclaration du Premier ministre", poursuit le chef de la diplomatie israélienne.
"Est-ce que ceux qui soutiennent une action unilatérale pensent vraiment que le gouvernement israélien abandonnerait ses citoyens et ses intérêts nationaux simplement parce qu'un acteur extérieur est persuadé que soutenir la position palestinienne apporterait une solution au conflit? Est-ce que le gouvernement suédois serait prêt à abandonner ses citoyens parce qu’un élément étranger tente de lui imposer une certaine politique? Je pense que la réponse est claire", souligne Lieberman.
Dans le même temps, le ministre adjoint britannique des Affaires étrangères chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord Tobias Ellwood est arrivé cette semaine en Israël, après la guerre qui a opposé cet été l’Etat hébreu au Hamas dans la bande de Gaza, a rapporté le Jerusalem Post mercredi.
"Il est important que l’Autorité palestinienne retourne à Gaza afin de fournir des services et la sécurité aux Gazaouis", a affirmé Tobias Ellwood après avoir rencontré des dirigeants palestiniens dans la bande de Gaza.
Mardi, le diplomate britannique a rencontré des responsables israéliens dans le sud du pays qui ont évoqué l’impact des tirs de roquettes sur la région. "Après avoir entendu le témoignage direct des habitants du sud d’Israël qui vivent sous le feu des roquettes, je réaffirme la détermination du Royaume-Uni qui soutient le droit d’Israël à se défendre", a-t-il martelé.
En Israël, Ellwood Tobias a également rencontré la ministre de la Justice Tzipi Livni, le ministre des Renseignements Yuval Steinitz et le vice-ministre des Affaires étrangères Tzachi Hanegbi afin de s’entretenir sur l’avancée des négociations, les relations entre Londres et Jérusalem ainsi que sur des questions régionales telles que le nucléaire iranien.

Le gouvernement d'union palestinien pour la première fois à Gaza

Le gouvernement d'union palestinien s'est réuni dans la bande de Gaza jeudi pour la première fois depuis sa formation en juin après des années de déchirements entre Hamas et Fatah, avec pour tâche immense de reconstruire le territoire dévasté par la guerre.
Ce conseil des ministres conduit par le Premier ministre Rami Hamdallah est censé envoyer à la conférence des donateurs qui se tient dimanche au Caire un message clair: l'argent destiné à reconstruire la bande de Gaza sera bien utilisé par une autorité composée de personnalités indépendantes et non pas acquises à tel ou tel bord.
«Ce que nous avons vu aujourd'hui est épouvantable et douloureux et nous a montré clairement que reconstruire est tout en haut de notre liste de priorités», a dit le Premier ministre après avoir mesuré l'ampleur des dégâts sur les sites écrasés par les bombardements israéliens en juillet et août.
«Nous avons mis des années de divisions derrière nous, et la plus haute priorité de ce gouvernement, c'est de garantir aux habitants de Gaza un retour à une vie normale, et l'unité avec la Cisjordanie», a dit le Premier ministre, salué par des responsables du Hamas à son arrivée par le point de passage d'Erez entre Israël et la bande de Gaza, et placé sous haute protection lors de sa visite parmi les ruines.
La conférence du Caire est en effet placée sous le signe de la défiance des potentiels donateurs, inquiets de s'engager à nouveau à fonds perdus dans la reconstruction d'un territoire qui sort de sa troisième guerre en six ans.
- L'Autorité palestinienne plutôt que le Hamas -
La dernière en date, dans l'enclave exiguë et surpeuplée coincée entre Israël, l'Egypte et la Méditerranée, a fait plus de 2.100 morts côté palestinien et 73 côté israélien.
Elle a détruit ou endommagé des dizaines de milliers de bâtiments et d'infrastructures et des dizaines d'entreprises. Elle a mis à terre une économie déjà très mal en point dans laquelle le chômage touchait 45% de la population active avant la guerre, et 63% des jeunes, selon le Fonds monétaire international.
Reconstruire Gaza devrait coûter plusieurs milliards de dollars et prendre de nombreuses années.
Pour mener une telle entreprise, une grande partie de la communauté internationale mise sur un retour dans la bande de Gaza de l'Autorité palestinienne, que domine le Fatah de Mahmoud Abbas et dont émane le gouvernement d'union.
Elle refuse de traiter avec l'organisation islamiste radicale Hamas, issue des Frères musulmans et considérée comme terroriste par les Etats-Unis, l'Union européenne ou Israël.
L'Autorité palestinienne a cédé le pas au Hamas dans la bande de Gaza en 2007 quand ce mouvement a pris le pouvoir par la force au prix d'une guerre civile avec le Fatah.
Depuis, l'Autorité palestinienne a dû se contenter d'administrer les territoires autonomes de Cisjordanie, séparés physiquement de la bande de Gaza par le territoire israélien.
- Un gouvernement de technocrates -
La réconciliation a été scellée le 23 avril par un accord signé par l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), dominée par le Fatah, et le Hamas. L'accord instaurait un gouvernement de transition constitué de technocrates approuvés par le Fatah et le Hamas.
Ce gouvernement dit de «consensus national» a prêté serment le 2 juin. Composé de 17 ministres, dont cinq de Gaza, il a tenu son premier conseil le lendemain à Ramallah, en Cisjordanie. Les ministres basés à Gaza, interdits de sortie par Israël, y ont participé par visioconférence.
Jamais encore avant jeudi, le conseil des ministres n'avait siégé à Gaza.
Les querelles n'ont pas cessé pour autant. Mises de côté pendant la guerre au nom de l'union sacrée, elles ont repris après le cessez-le-feu du 26 août. La survie du gouvernement a paru précaire quand Mahmoud Abbas a accusé le Hamas de maintenir un gouvernement «parallèle» dans le territoire.
Les deux camps se sont entendus le mois dernier pour que le gouvernement commence à administrer la bande de Gaza.

Brigades Al-Quds : les tunnels ont joué « un rôle crucial » dans la confrontation avec Israël

Al-Quds, la branche armée du Jihad islamique palestinien, assure que sa prise de distance vis-à-vis des intrigues au niveau régional l’a aidé à prendre les bonnes décisions et lui a fait gagner de la souplesse dans l’équilibre entre action politique et action militaire.
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Abou Hamza, porte-parole des Brigades al-Quds - Photo : al-Quds Brigades Facebook
Le nouveau porte-parole des Brigades, Abou Hamza, est également persuadé que son groupe a donné la preuve de très grands progrès sur le plan opérationnel au cours de la récente guerre contre l’occupant israélien.
Abou Hamza, le nouveau porte-parole d’al-Quds, est apparu dans le premier défilé militaire organisé par les Brigades dans la bande de Gaza quelques jours après l’interruption de la dernière guerre. Des sources indiquent que Abou Hamza « masqué » avait déjà servi de porte-parole dans les étapes précédentes, avant qu’Abu Ahmad ne remplisse cette fonction à plein temps par la suite. Abu Ahmad apparaissait à visage découvert, mais il a été blessé à la guerre, ce qui explique qu’Abou Hamza ait été appelé à servir de porte-parole officiel une fois de plus.
Al-Akhbar : La récente guerre, et la période qui précède ont vu les Brigades al-Quds émerger comme la deuxième force militaire la plus importante à Gaza. Comment êtes-vous intervenus dans la récente guerre, et quelle sont vos unités parmi les plus importantes qui y ont participé ?
Abou Hamza : Les unités sous notre contrôle ont des fonctions qui se chevauchent. La quasi-totalité d’entre elles ont agi pendant la guerre. L’unité responsable des tir des fusées était peut-être la plus efficace, parce que sa fonction principale est de mettre la pression sur le front intérieur de l’ennemi. L’unité d’artillerie dans les derniers jours et au cours de l’invasion terrestre a également joué un rôle clé en infligeant le plus grand nombre de pertes à l’ennemi. Nous ne pouvons pas négliger le rôle des unités de tireurs d’élite, anti-blindés et d’embuscade, et les unités d’appui.
AA : Les tunnels ont émergé comme une tactique de pointe de la résistance. Que souhaitez-vous dire par rapport à cela ?
AH : Brigades Al-Quds a mené une série d’attaques audacieuses sur le terrain, pour lesquelles les tunnels ont joué un rôle déterminant. La plus importante de ces opérations a été la destruction des chars à Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza, qui a été appelé « le massacre de Merkava ».
Nous avons bénéficié des tunnels pour détruire les chars Merkava et tuer ceux qui y étaient, puis saisir les mitrailleuses des soldats. En utilisant cette tactique, nous avons également pu détruire deux transports de troupes blindés dans les rues adjacentes à la zone où la première attaque a eu lieu, quelques heures plus tard. En d’autres termes, nous avons contrebalancé la topographie plane de la bande de Gaza en nous déplaçant à l’abri de la ligne de mire des avions de combat grâce à l’utilisation systématique de l’arme des tunnels.
AA : Les rapports indiquent que la mise en place d’une coordination des opérations entre les différentes factions a été retardée jusqu’à ce que commence l’invasion terrestre. Quel était le niveau de coordination que vous aviez avec d’autres branches militaires ?
AH :Le travail commun entre toutes les factions de la Résistance est un choix stratégique que nous avons adopté dans la lutte contre les incursions israéliennes. Dans la guerre récente, nous nous sommes coordonnés avec les Brigades al-Qassam (branche armée du mouvement Hamas) pour bombarder Tel Aviv en utilisant des fusées à moyenne portée.
Nous avons également pris part à d’autres opérations sur le terrain avec les Brigades Al-Nasser Salah al-Din (des Comités de résistance populaire), et les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa (du Fatah). Je me souviens que dans une seule opération, un groupe de nos Brigades a distrait les forces ennemies qui avaient encerclé des forces d’al-Qassam à l’est de Khan Younis. Nos combattants ont fait pleuvoir des obus de mortier sur les assiégeants et les ont attaqués à partir d’une distance proche, les repoussant loin de ceux qui s’étaient retrouvés piégés. Ces derniers ont alors saisi l’occasion et ont pu retourner à leurs bases en toute sécurité.
AA : Le village de Khuza’a village est l’un des secteurs les plus importants que les Brigades mentionnent dans leurs actions militaires, et comme le lieu de plusieurs batailles acharnées contre l’ennemi. Pourquoi Khouza’a, en particulier ?
AH : Le village de Khouza’a (à l’est de Khan Younis) est une vaste zone qui est exposée à la zone frontalière. Le village dispose de larges et vides zones agricoles, que l’ennemi juge être un point faible et militairement acquis. L’armée israélienne a voulu l’envahir en toute confiance, mais il a été surpris par les tunnels et les embuscades sophistiquées qui ont causé de lourdes pertes dans ses rangs. C’est ainsi que [Israël] a décidé de mettre en œuvre une politique de la terre brûlée contre l’ensemble de la région, et de punir ses habitants par un massacre collectif.
AA : Les factions de la résistance en général et les Brigades al-Qods en particulier, ont utilisé de nouvelles armes pendant la guerre. Malgré l’intensité de la bataille, il y avait le souci de mettre en évidence le fait que les armes utilisées étaient toutes fabriqués localement, sans l’aide d’alliés de la Résistance dans leur développement. Quelle est votre position à ce sujet ?
AH : Les Brigades al-Quds ne contestent les propos de personne. Nous étions parmi les premiers à exprimer notre gratitude aux pays et aux partis qui soutiennent la résistance palestinienne et les avons mentionnés par leur nom. Nous n’avons aucun complexe à cet égard. Néanmoins, nous insistons sur le fait que nous nous sommes surtout appuyés sur les armes fabriquées localement, comme les fusées Buraq-70. Mais dans le même temps, nous avons utilisé les fusées iraniennes Fajr-5. En résumé, nous ne pouvons ignorer le fait que le développement de fusées au niveau local a été possible grâce à une série d’expériences et à l’accumulation de compétences que nous avons acquises avec l’axe de la Résistance et d’autres pays au rôle également important.
AA : On disait que pendant les négociations pour un cessez-le feu, les Brigades avaient subi plusieurs brèches [de sécurité] dans leurs rangs, ce qui a conduit au martyre d’un nombre considérable de combattants et de dirigeants. Est-ce exact ?
AH : Ce sont de fausses allégations diffusées par la cinquième colonne, qui n’a ménagé aucun effort au cours de la bataille. Cette cinquième colonne n’a épargné aucune faction dans ses attaques qui visaient à saper le moral des combattants. Cependant, cela s’est retourné contre elle, car les services de sécurité de la Résistance ont réussi à identifier ceux qui étaient derrière ces rumeurs, et il s’est avéré qu’ils étaient étroitement liés aux services de renseignement de l’ennemi. Oui, nous avons perdu 129 martyrs sur différents fronts au cours de la dernière bataille, et bien sûr, nous ne pouvons pas tout révéler pour des raisons de sécurité. Les assassinats ont affecté toutes les factions de la résistance, mais c’est le prix à payer dans toute bataille.
AA : Il a été observé que les Brigades al-Quds, en dépit de leurs progrès, n’ont pas reçu autant d’attention dans les médias que les Brigades al-Qassam. Quel est le problème ici ?
AH : La question est à voir avec certains médias qui cherchent à promouvoir certaines factions plus que d’autres, pour des raisons politiques et de calculs au niveau régional. Toutefois, cela ne signifie pas que nous étions absents des médias ; notre présence était plutôt visible et claire.
AA : Dans quelle mesure avez-vous bénéficié de l’expérience du Hezbollah dans la mise en place de voies d’approvisionnement et d’un réseau de communication ? Êtes-vous en contact avec cette organisation ?
AH : Bien sûr, nous avons grandement bénéficié de la résistance islamique au Liban, non seulement au niveau de la formation, des réseaux de tunnels, des communications et des questions logistiques, mais aussi dans toutes les zones de combat. La coordination avec cette organisation existe et elle n’a jamais cessé. [Le Hezbollah] est un partenaire clé dans la résistance contre l’ennemi israélien.
AA : Y avait-il du transport clandestin d’armes pendant la guerre ?
AH : Compte tenu du bouclage strict des tunnels le long de la frontière avec l’Égypte et la menace aérienne imposée par les Israéliens, le transport d’armes est devenu compliqué. Néanmoins, nous avons pu surmonter ces circonstances difficiles, mais nous n’avons pas besoin d’aller dans les détails.
AA : Les Israéliens affirment qu’un grand nombre de tunnels ont été détruits, et en conséquence, ils ont interrompu leur incursion terrestre. Avez-vous commencé à reconstruire les tunnels et quelle est la véracité des affirmations israéliennes ?
AH : Je ne peux pas trop m’étendre sur cette question. Tout ce que nous pouvons confirmer, c’est que l’arme secrète dans la bataille ... était l’arme des tunnels, que ce soit pour le lancement de fusées ou pour mener des attaques offensives. Nous rassurons le peuple sur le fait que les tunnels sont en bon état. Il est bon de noter que nous avons développé les tunnels après la guerre de 2012 et que nous avons été en mesure de surmonter les erreurs commises lors de cette bataille. Tous les détails concernant la forme et la profondeur des tunnels ne peuvent être donnés pour des raisons de sécurité, mais ce qui importe, c’est qu’ils soient compatibles avec la géographie de la bande de Gaza et la nature du sol.
AA : La dernière semaine de la bataille a connu une recrudescence des tirs de mortier, à la suite d’une tactique militaire qui semblait être nouvelle ?
AH : On peut dire que toute la bataille a été exécutée conformément à une tactique faite de prudence. Dans les derniers jours, l’accent était mis sur les colonies adjacentes à la bande de Gaza, en particulier le complexe Eshkol, où la plupart des forces occupantes qui ont quitté le territoire après la bataille au sol s’étaient concentrées. La caractéristique la plus importante de ces opérations est la surveillance directe des forces ennemies et les tirs précis de mortier. Par conséquent, les Israéliens s’inquiétaient fort des obus de mortier qui sont difficiles à détecter et à intercepter.
AA : Quelles sont les principales erreurs faites dans les deux guerres précédentes et que vous cherché à éviter ?
AH : Nous avons réussi à contrer la force aérienne. La surveillance de l’ennemi a échoué à localiser les emplacements de roquettes, ce qui a contribué à la préservation de notre arsenal et à son utilisation en toute efficacité. En outre, nous avons réussi à établir un centre opérationnel commun, qui a bien fonctionné durant la bataille.
AA : Quelles sont vos plans actuels pour maintenir votre niveau de préparation si la guerre éclate à nouveau ?
AH : Nous excluons la reprise immédiate d’une confrontation pour plusieurs raisons, notamment notre conviction que l’ennemi connait maintenant la difficulté de vaincre la résistance du peuple palestinien et l’attachement de ce dernier aux armes de la Résistance. Dans tous les cas, nous sommes très bien préparés pour toute nouvelle confrontation, d’autant plus que nous avons des armes et des cartes que nous pouvons utiliser pour infliger des pertes à l’ennemi. Nous promettons à notre peuple que nous allons créer de nouvelles et bonnes surprises dans le cas d’une nouvelle guerre.
8 octobre 2014 - Al-Akhbar - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar

Le gouvernement d'union palestinien se réunit pour la première fois à Gaza

Le gouvernement d'union palestinien s'est réuni jeudi à Gaza pour la première fois depuis sa formation en juin après des années de déchirements entre le Hamas dirigeant l'enclave et l'Autorité palestinienne en place en Cisjordanie occupée, selon une journaliste de l'AFP.
Ce conseil des ministres est censé envoyer à la conférence des donateurs, qui se tient dimanche au Caire, le message que leurs fonds destinés à reconstruire la bande de Gaza après la guerre de cet été seront bien utilisés par une autorité composée de personnalités indépendantes et largement soutenue par la communauté internationale.

Reconstruction de Gaza: Israël doit jouer un rôle, insiste Washington

Israël doit participer à la reconstruction de la bande de Gaza ravagée par une guerre de 50 jours l'été dernier, a plaidé mercredi le département d'Etat, avant une conférence internationale au Caire dimanche pour rebâtir le territoire palestinien.
"Nous pensons qu'Israël doit jouer un rôle dans la reconstruction de Gaza", a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine, Jennifer Psaki.
"Nous avons constaté avec satisfaction que l'ONU, Israël et l'Autorité palestinienne étaient tombés d'accord sur des procédures visant à accélérer l'acheminement de matériels d'assistance à Gaza, tout en tenant compte des besoins de sécurité d'Israël", a ajouté la responsable américaine.
Son ministre, le secrétaire d'Etat John Kerry assistera dimanche au Caire à la conférence internationale de donateurs pour Gaza organisée par l'Egypte et la Norvège. Le gouvernement d'union palestinien avait annoncé la semaine dernière un plan détaillé de quatre milliards de dollars pour la reconstruction de l'enclave.
Ce plan comporte trois niveaux: au premier, 414 millions de dollars sont alloués à l'aide d'urgence; au deuxième niveau, 1,2 milliard est destiné à une relance rapide de l'économie; enfin une enveloppe de 2,4 milliards est dédiée à une "phase de reconstruction à long terme" de Gaza.
Le conflit s'est achevé par un cessez-le-feu le 26 août après 50 jours de combats qui ont fait plus de 2.100 morts côté palestinien, en large majorité des civils, et plus de 70 côté israélien, dont 66 soldats.
Les combats ont mis à genou l'économie déjà mal en point du territoire.
Même si les Etats-Unis avaient pris position pour Israël contre le groupe palestinien Hamas pendant le conflit, John Kerry avait souligné fin septembre, aux côtés du président palestinien Mahmoud Abbas à l'ONU, la nécessité de fournir une aide humanitaire pour la reconstruction du territoire.

mercredi 8 octobre 2014

Les 10 jours d’« interrogatoire » subis par Raed aux mains des Israéliens

L’universitaire Franco-Palestinien Raed Abubadawia, qui vient d’être libéré, grâce à la mobilisation de l’opinion publique en France, a subi des traitements cruels et dégradants aux mains de ses tortionnaires israéliens. Que compte faire le gouvernement français ?

Arrêté le 21 septembre à 1 H du matin, à son domicile de Naplouse, Raed a été emmené, ligoté, et sans connaître le motif de son arrestation, au centre d’interrogatoire israélien Petah Tikva près de Tel Aviv, le principal centre d’interrogatoires des services secrets israéliens « SHABAK », dont la réputation n’est plus à faire.
Nasrine, son ex-épouse qui vit en France et a receuilli son témoignage, raconte :
"Dès le premier jour, il a été en interrogatoire de 7h du matin à 11 du soir, assis sur une chaise dure métallique, pieds liés et mains ligotées dans le dos. Interrogatoire intensif alternant des périodes où on le laissait seul pendant 1h sans explication puis à nouveau interrogatoire, où on lui mis la climatisation froide à fond, puis nouvel interrogatoire... Il n’a pas été privé de nourriture, ayant 3 fois par jour à manger.
Lors des interrogatoires, les inspecteurs parfois venaient à 3 ou 4 personnes et se mettaient à hurler tout près de son visage tous en même temps pour qu’il avoue des choses fausses.
Très rapidement, Raed s’est rendu compte que cela partait dans les sens et n’en avait aucun, les questions fusant sur ses étudiants, ses lectures, ses conférences, d’où il avait de l’argent, ses discours, ses ateliers etc... ils cherchaient apparemment quelque chose à lui reprocher sans savoir de quoi il pouvait l’accuser.
Raed n’a pas cessé de nier les accusations, toutes fausses énoncées contre lui.
Les 6 jours suivants, il a été maintenu en isolement dans une pièce de 1m50 sur 1m50, sans eau ni toilettes, avec une forte lumière allumée 24h/24.
Pour se rendre aux toilettes par exemple, il devait frapper à la porte et attendre très longtemps qu’on vienne le voir. Il pouvait s’allonger uniquement en se recroquevillant. Pendant toute cette période, les interrogatoires se sont poursuivis dans la position citée plus haut, de 6 H du matin à 23H.
Après 10 jours de détention, Raed restait silencieux.Il n’avait rien à dire. Voyant qu’ils n’arrivaient pas à en savoir davantage, les services secrets israéliens avaient décidé de l’envoyer en centre de « détention administrative ». Ils le menaçaient de cela.
Le 12ème jour de détention, il a cessé d’être en isolement et s’est retrouvé dans une cellule plus grande avec un autre prisonnier. Le 14ème jour de détention, il a été déplacé dans une grande cellule avec 2 autres personnes.
Au total, il a fait 17 jours de détention, dont 10 jours d’interrogatoires intensifs très difficiles.
Lors des interrogatoires, on lui a demandé s’il connaissait quelqu’un au consulat de France car le centre de Petah Tikva avait reçu des appels du consul, suite à ma demande et celle de Majd sa femme en Palestine.
les Israéliens ont été raconter au consul de France de Tel Aviv (qui l’a rapporté plus tard à Raed) que l’un des étudiants de Raed faisait partie de Hamas et qu’ils voulaient comprendre quel genre d’enseignement Raed donnait à l’université de Naplouse, en Palestine.
La mobilisation et le soutien apporté par tous pour sa libération n’aura pas été en vain. Raed Abubadawia a pu échapper à temps à l’avenir incertain d’une détention arbitraire administrative qui lui était destinée par les Israéliens, comme à des centaines, voire actuellement plus d’un millier d’autres Palestiniens incarcéré sans charges pour des durées inconnues."

Netanyahu favorable à plus de sévérité face aux manifestants palestiniens

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé mardi aux chefs de la police et au service de sécurité intérieure Shin Beth de faire preuve de sévérité vis-à-vis des manifestations de Palestiniens qui se sont multipliées ces derniers mois à Jérusalem.
"Le Premier ministre a demandé que les forces soient renforcées dans les zones de conflit et qu'elles agissent de façon agressive contre les émeutiers", indique un communiqué de son bureau.
Le texte a été rendu public après une réunion spéciale des chefs de la sécurité, à laquelle assistaient également le maire de Jérusalem et des conseillers juridiques du gouvernement.
Netanyahu "a souligné que la situation actuelle ne devait devenir la norme", poursuit-il.
La police d’occupation a fait état de l'arrestation depuis juillet de plus de 700 Palestiniens à Jérusalem-Est, annexée et occupée, dont au moins 250 mineurs.
Des groupes de défense des droits de l'Homme affirment que dans de nombreux cas, la police fait usage d'une force excessive.
La police d’occupation est déjà déployée en nombre à l'approche des festivités juives de Souccot, qui débutent mercredi soir, à l'occasion desquelles la ville sainte de Jérusalem accueille de nombreux visiteurs juifs.

La police israélienne attaque les Palestiniens à la Mosquée Al-Aqsa

Des affrontements violents ont éclaté ce matin mercredi à la Mosquée Al-Aqsa après que des éléments de la police spéciale ont donné l'assaut au lieu saint et se sont mis à attaquer les fidèles palestiniens pour permettre l'entrée à un grand nombre de colons juifs pour qu'ils célèbrent la fête biblique de Sukkot.
La police israélienne attaque les Palestiniens à la Mosquée Al-Aqsa
Mercredi 8 octobre, la police du régime sioniste donne l'assaut à la Mosquée Al-Aqsa.
Selon les gardiens de la Mosquée, la police israélienne a renforcé les contrôles à toutes les entrées et les portes menant au lieu saint de l'Islam, en particulier la Porte al-Maghariba, et vers 7h30, ses forces ont soudain envahi les cours intérieures et attaqué les fidèles musulmans, surtout les plus âgés, à coups de grenades lacrymogènes et balles caoutchouc-acier.
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Les tirs sur l'esplanade pour chasser les fidèles palestiniens
Les gardiens ont ajouté que les policiers ont chargé à coups de matraque pour évacuer les fidèles musulmans des cours de la Mosquée et ils se sont déployés partout pour les contrôler ; plusieurs Palestiniens ont été blessés dans l'attaque.
Les gardiens ont affirmé que les confrontations ont duré toute la matinée autour de la Mosquée entre les troupes policières et les jeunes palestiniens, qui avaient réussi à pratiquer al l'tikaf (retraite spirituelle) à l'intérieur de la Mosquée pendant quelques jours pour la protéger contre les assauts juifs profanatoires.
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Les munitions trouvées dans la Mosquée après le passage des hordes terroristes

Depuis les premières heures ce matin, la police israélienne a imposé un siège militaire strict sur les alentours de la Mosquée Al-Aqsa et a empêché les femmes et les jeunes filles d'entrer.
La police a également empêché tous les Palestiniens de moins de 60 ans de prier à l'intérieur de la Mosquée et a déployé ses forces spéciales en masse sur tout le périmètre autour de la Mosquée.
Les employés et les responsables de l'autorité islamique du Waqf, l'organisme responsable de la gestion des affaires de la Mosquée Al-Aqsa, ont eux aussi été interdit d'entrer dans le lieu saint.
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Source : Palestine Info
Traduction : MR pour ISM

Plus de 500 anthropologistes appellent au boycott des universités israéliennes

Plus de 500 anthropologues du monde entier ont signé un nouvel appel pour un boycott des institutions universitaires israéliennes.

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Le deuxième jour de la fête musulmane de l’Aïd al-Adha, des enfants palestiniens jouent dans ce qu’il subsiste du quartier al-Shujaiya à l’est de la ville de Gaza après les bombardements israéliens - Photo : APA/Mohammed Asad
Selon un communiqué publié le 1er octobre, les chercheurs appellent Israël à :
- mettre fin à son siège de Gaza, à l’occupation et la colonisation de toutes les terres arabes occupées en juin 1967, et à démanteler les colonies et les murs
- reconnaître les droits fondamentaux à la plein égalité des citoyens arabo-palestiniens d’Israël et des Bédouins du Néguev
- respecter, protéger et promouvoir les droits des réfugiés palestiniens pour qu’ils reviennent dans leurs maisons et propriétés, comme stipulé dans la résolution 194 des Nations Unies.
La liste initiale des signataires contient plus de 250 noms, dont des universitaires des pays suivants : l’Australie, le Canada, la Chine, la Hollande, l’Inde, le Liban, la Palestine, la Suède, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Des collègues de l’Espagne, l’Irlande, la Belgique, le Chili, l’Égypte, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Grèce, le Koweït, le Portugal, le Qatar, le Mexique, les Philippines et l’Afrique du Sud - entre autres - ont apporté leur soutien.
« L’agression militaire récente sur la bande de Gaza par Israël n’est que le dernier rappel que les gouvernements du monde et les médias dominants ne tiennent pas Israël responsable de ses violations du droit international, » note le communiqué, et justifiant ainsi l’action de la société civile.
Parmi les signataires se trouvent de grands noms dans le domaine de l’anthropologie, avec les professeurs Jean et John Comaroff de l’Université de Harvard, les professeurs Lila Abu-Lughod et Michael Taussig de l’Université de Columbia, Talal Asad de CUNY et Sherry Ortner et Susan Slymovics de l’UCLA.
La liste comprend également un certain nombre de spécialistes de la Palestine elle-même, avec Nadia Abou El Haj de Barnard College, Glenn Bowman, de l’Université du Kent, Julie Peteet de l’Université de Louisville et Rosemary Sayegh, probablement l’un des plus célèbres écrivains et chercheurs sur la Palestine depuis les années 1970.
Mais les organisateurs ont également noté : « En outre, 46 chercheurs ont choisi de signer cette déclarationanonymement » et au moins quarante d’entre eux étaient des universitaires non titulaires, stagiaires post-doctoraux ou des étudiants diplômés. Cela semble suggérer que le personnel universitaire sans protection d’emploi craint d’être victimes de harcèlement ou de discrimination s’il parle des droits des Palestiniens.
Le groupe d’anthropologues se joint à un certain nombre d’associations universitaires des États-Unis, dont l’American Studies Association, l’African Literature Association, l’Association for Asian American Studies et la Native American and Indigenous Studies Association dans le soutien à l’appel palestinien au boycott des institutions universitaires israéliennes.
Ce faisant, les anthropologues s’engagent « à ne pas collaborer sur des projets et des événements organisés ou financés par des institutions universitaires israéliennes, de ne pas enseigner ou d’assister à des conférences ou d’autres événements de ces établissements, et de ne pas publier dans des revues académiques basées en Israël. » Mais, comme avec d’autres partisans du boycott : « Ils restent ouverts à la collaboration avec des chercheurs individuels basés dans les universités israéliennes. »
Du colonialisme à la solidarité
En plus du support à l’appel à un boycott universitaire, l’annonce indique que l’anthropologie en tant que discipline « se spécialise dans la façon dont le pouvoir, l’oppression et la violence structurelle affectent la vie sociale, et en tant que témoins des multiples et flagrantes violations commises par l’État d’Israël à l’égard du droit international qui constituent une atteinte à la culture et de la société palestinienne, [les signataires] s’engagent à respecter l’engagement pris par leur discipline à la promotion et la protection du droit à la pleine réalisation de leur humanité des personnes et des peuples partout dans le monde. »
La déclaration souligne également l’histoire de l’anthropologie comme discipline qui, après avoir commencé avec des liens étroits avec le colonialisme, s’est efforcée de devenir un moyen de soutenir l’autodétermination et la libération des peuples avec lesquels elle travaille.
« En réponse à l’appel palestinien, » poursuit le communiqué, « nous cherchons à pratiquer ce que l’[American Anthropological Association] appelle une anthropologie impliquée » qui est « engagée à soutenir les efforts de changement social qui résultent de l’interaction entre les objectifs communautaires et la recherche anthropologique. La recherche anthropologique a mis en évidence les effets destructeurs de l’occupation israélienne sur la société palestinienne. »
En plus de reconnaître les profonds impacts de l’occupation israélienne et de son militarisme sur peuple palestinien, la déclaration précise également les effets particuliers sur l’enseignement supérieur - y compris les récents raids sur un certain nombre d’universités palestiniennes, parmi lesquelles l’Université de Birzeit, l’Université arabo-américaine de Jénine et l’Université Al-Quds à Jérusalem, ainsi que la destruction d’une grande partie de l’Université islamique de Gaza.
Cela est explicitement en contraste avec le « soutien inconditionnel » promis pour l’armée israélienne par certaines universités, dont l’Université de Tel Aviv, l’Université hébraïque, l’Université Bar-Ilan, l’Université d’Haïfa, l’Université Ben Gourion et le Technion.
La déclaration des anthropologues, tout en distinguant la connexion « intime » entre le monde universitaire israélien et le militarisme, note également que les anthropologues ont pris de fortes positions éthiques sur d’autres pays et organisations complices de violations des droits de l’homme, dont le régime d’apartheid sud-africain, les agresseurs des communautés autochtones et des droits des minorités au Chili, au Brésil et en Bulgarie, le régime brutal de Pinochet au Chili, et pour les boycotts commerciaux, y compris ceux de la chaîne d’hôtels Hilton et Coca-Cola.
La déclaration complète et la liste des signataires peuvent être consultées à : http://anthroboycott.wordpress.com, ainsi que les coordonnées utiles pour ceux qui souhaitent ajouter leur nom à la liste.

Sarah Irving est un écrivain et éditrice, auteur d’une biographie de Leila Khaled et du Bradt Guide to Palestine, co-éditrice de A Bird is Not a Stone (un volume de poésie palestinienne traduit dans les langues de l’Ecosse), et doctorante à l’Université d’Edimbourg. Elle a travaillé et voyagé en Palestine depuis 2001.
http://electronicintifada.net/blogs...
Traduction : Info-Palestine.eu

Israël et Syrie: le Hezbollah déterminé à se battre sur les deux fronts

Le Hezbollah libanais a voulu montrer, en attaquant mardi une patrouille israélienne, qu'il était capable de lutter tant sur les fronts syrien qu'israélien, même si les experts pensent qu'il s'agit d'un incident limité.
"Le Hezbollah tient à montrer à sa base qu'il peut toujours tenir la dragée haute à Israël et à dire haut et fort qu'il est capable d'agir sur plusieurs fronts", affirme Waddah Charara, professeur à l'université libanaise à Beyrouth.
Pour l'auteur de "L'Etat Hezbollah", "la simultanéité entre l'enterrement de ses partisans sur le front syrien et l'attaque menée mardi (sur le front israélien) conduisent à le penser".
Huit combattants du Hezbollah ont péri dimanche dans des combats contre des jihadistes dans l'est du Liban. Le mouvement chiite est la bête noire des rebelles et des jihadistes qui combattent le régime en Syrie, le parti libanais étant engagé militairement aux côtés des troupes de Bachar al-Assad.
Mardi, le Hezbollah a blessé deux soldats israéliens lors d'une attaque dans les Fermes de Chebaa, un territoire occupé par l'État hébreu aux confins de sa frontière, de la Syrie et du Liban. L'artillerie israélienne a riposté en bombardant deux positions du Hezbollah.
"Je pense qu'il s'agit d'une escarmouche totalement contrôlée et rien n'indique une intention d'escalade de part et d'autre. Le Hezbollah craint de déclencher un processus incontrôlé et incontrôlable. Chacun sait jusqu'où il peut aller", assure M. Charara.
Mais, pour une source du Hezbollah, il s'agit d'une mise en garde à Israël, son ennemi juré, qu'il accuse d'aider les jihadistes d'al-Nosra et les rebelles à élargir le front vers le Liban à partir du plateau du Golan syrien où ils ont réussi à s'implanter.
"L'opération comporte un message bien précis aux Israéliens et à leurs alliés anciens et nouveaux. Ils sont en train de faciliter d'une façon extraordinaire le transport d'armes et de combattants" des collines du Golan vers les Fermes de Chebaa, explique cette source.
- Riposte limitée d'Israël -
Le commentateur militaire israélien Yossi Melman estime aussi, dans le Jerusalem Post, que le Hezbollah a voulu envoyer un "message à l'armée israélienne pour lui faire comprendre qu'elle n'a plus carte blanche au Liban".
"Le Hezbollah veut créer un équilibre de la terreur avec Israël pour lui permettre d'avoir les mains libres le long des frontières avec Israël et la Syrie", renchérissent de hauts responsables de l'armée israéliennes cités par la "10" une chaîne de télévision privée.
Des incidents ont régulièrement lieu le long de la Ligne bleue, qui fixe la frontière libano-israélienne selon un tracé établi par l'ONU après le retrait israélien ayant mis fin en 2000 à 22 ans d'occupation du sud du Liban.
Une guerre destructrice avait opposé le Hezbollah et Israël à l'été 2006 après l'enlèvement de deux soldats israéliens à la frontière par le parti chiite.
Hilal Khachan, professeur de Sciences politiques à l'Université américaine de Beyrouth, estime aussi que "Israël essaie de changer les règles du jeu au Liban-sud" en "se disant que le Hezbollah est pris en Syrie".
En conséquence, "le Hezbollah a voulu lui dire: +C'est vrai que nous sommes engagés en Syrie mais nous sommes prêts à la confrontation+. La riposte israélienne a d'ailleurs été plutôt limitée", fait-il remarquer.
Toutefois, "il n'y pas, selon ce professeur, de danger imminent d'une explosion généralisée au Liban".
Comparant le face à face à un match de football, il estime que le Hezbollah "a juste marqué un but" alors qu'Israël en "avait marqué deux lorsqu'il avait visé une position du parti à la frontière avec la Syrie et lorsqu'il avait tué l'expert en explosifs du Hezbollah".
Le 5 septembre, Hassan Ali Haïdar, membre du Hezbollah, avait été tué alors qu'il démantelait un engin d'espionnage israélien dans le sud du Liban.
Quelques mois plus tôt, deux raids israéliens avaient frappé le 25 février une cible du Hezbollah à la frontière libano-syrienne, selon une source au sein des services de sécurité libanais.

Accès de tension entre le Hezbollah et Israël à la frontière libanaise

L'artillerie israélienne a bombardé deux positions du Hezbollah dans le sud du Liban en représailles à une attaque revendiquée par le groupe libanais qui a blessé légèrement deux soldats israéliens et rappelé la tension persistante dans la région.
Selon les éléments fournis par l'armée israélienne et le Hezbollah, ce dernier a fait exploser un engin contre une patrouille israélienne en début d'après-midi dans le secteur tendu dit des Fermes de Chebaa, à la frontière.
Un second engin a explosé plus tard, a rapporté l'armée israélienne. Apparemment, il n'a pas fait de blessé.
Le secteur des Fermes de Chebaa (Har Dov en hébreu) est une région montagneuse de 25 km2 située à la jonction de la frontière entre le Liban et la Syrie. Il a été conquis par Israël en 1967 et le Liban en revendique la souveraineté.
La puissante organisation chiite libanaise a revendiqué l'opération attribuée dans un communiqué reçu par l'AFP à "la cellule du martyr Hassan Ali Haïdar de la Résistance islamique". Hassan Ali Haïdar, un membre du Hezbollah, a été tué le 5 septembre alors qu'il démantelait un engin d'espionnage israélien dans le sud du Liban.
La dernière attaque contre des soldats israéliens revendiquée par le Hezbollah, bête noire d'Israël, remontait à mars. Une bombe avait alors explosé au passage d'un véhicule blindé israélien, sans faire de blessé, toujours près des Fermes de Chebaa.
"Le gouvernement libanais et le Hezbollah sont directement responsables de cette violation flagrante de la souveraineté israélienne", a indiqué dans un communiqué Peter Lerner, porte-parole de l'armée israélienne. Cette dernière "a riposté à cette agression non-provoquée contre ses forces et continuera ses opérations visant à ce que la frontière nord d'Israël reste sûre".
Le département d'Etat américain a "condamné avec force" l'attaque du Hezbollah, une organisation "terroriste" aux yeux de Washington.
- Un incident dimanche déjà -
Un raid transfrontalier au cours duquel le Hezbollah avait tué trois soldats israéliens et en avait capturé deux autres avait provoqué la guerre du Liban de 2006. Les hostilités opposant principalement l'armée israélienne et le Hezbollah avaient fait plus de 1.200 morts côté libanais, en majorité des civils, et 160 côté israélien, quasiment tous des soldats.
La frontière israélo-libanaise reste une zone de tension placée sous étroite surveillance.
Un soldat libanais y a été blessé dimanche par des tirs israéliens venus de l'autre côté de la frontière, selon l'armée libanaise. L'armée israélienne dit avoir ouvert le feu sur des "suspects" entrés sur son territoire.
L'incident est survenu à l'ouest des Fermes de Chebaa.
Des incidents ont régulièrement lieu le long de la Ligne bleue, qui fixe la frontière libano-israélienne. Cette ligne a été tracée par l'ONU après le retrait israélien mettant fin en 2000 à 22 ans d'occupation du sud du Liban.
- L'armée israélienne sur le qui-vive -
Un responsable militaire israélien indiquait mi-septembre dans la presse que l'armée israélienne avait adapté son dispositif de défense face au risque selon lui d'une large incursion terrestre du Hezbollah, même si le danger d'une nouvelle guerre ne paraissait pas imminent. 
Le Hezbollah pourrait profiter à cette occasion de capacités d'action renforcées par son engagement en Syrie, où il combat aux côtés de l'armée régulière du président Bachar al-Assad, disait-il.
"Ils se sont considérablement renforcés dans plus de 200 villages dans le sud du Liban, avec toutes sortes d'armes, toutes sortes de missiles de différentes portées", disait au même moment à l'AFP un porte-parole de l'armée, Arye Shalicar, "ils ont transformé des villages en positions militaires".
"C'est une question de temps avant qu'ait lieu un conflit, sous une forme ou sous une autre", a-t-il dit.
Différents experts jugent une nouvelle guerre avec le Hezbollah peu probable dans l'immédiat, le mouvement chiite ayant déjà fort à faire contre les jihadistes sunnites au Liban ou en Syrie. Mais ils restent prudents devant la possibilité d'un enchaînement de circonstances menant à un conflit.
C'est dans tout le nord qu'Israël est en état de vigilance renforcée. Israël surveille attentivement les combats qui se sont rapprochés très près de l'autre côté de la ligne de démarcation en Syrie sur les hauteurs du Golan occupé.

Israël: Netanyahu demande une nouvelle loi contre l'immigration illégale

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé mardi à ses ministres de préparer une nouvelle loi pour lutter contre l'immigration illégale, après que la Haute cour a cassé une précédente législation autorisant le maintien prolongé en détention des migrants sans procès.
Cet ordre a été donné lors d'une réunion avec les ministres de la Justice, de l'Intérieur et de la Sécurité publique, au lendemain d'un débat houleux au Parlement, au cours duquel des députés ont vivement critiqué la décision de la Haute cour.
"A la fin de la réunion, le Premier ministre a demandé à ce qu'une nouvelle loi soit préparée, qui traduirait la détermination du gouvernement israélien à agir contre les infiltrés", selon un communiqué du bureau de M. Netanyahu reprenant un terme fréquemment utilisé pour décrire les immigrés vivant de façon illégale en Israël.
Selon ce communiqué, la politique menée par le gouvernement a mené à l'expulsion de 6.000 migrants.
"Il a été acté que le ministre de l'Intérieur rédigerait dès que possible les contours d'une nouvelle loi, qui permettra de poursuivre les arrestations de nouveaux infiltrés et leur transfert vers un centre pénitentiaire pour une durée efficace", poursuit le communiqué.
La décision rendue le 22 septembre par la Haute cour stipule que le gouvernement n'est plus autorisé à maintenir en détention les migrants pendant un an sans procès, et ordonne la fermeture dans les 90 jours du centre d'Holot, en plein désert du Neguev (sud), où environ 2.000 Africains sont actuellement retenus.
L'an passé, la Haute cour avait cassé une loi du même genre, qui prévoyait la possibilité de maintenir en détention des migrants jusqu'à trois années sans procès.
"Il est du plus haut intérêt national d'empêcher l'entrée de nouveaux infiltrés en Israël, et d'encourager le départ de ceux qui y sont", selon le communiqué, citant M. Netanyahu. 
Selon les chiffres officiels israéliens, 48.000 Africains résident dans le pays, en majorité des Érythréens, dont le gouvernement est régulièrement accusé de violations des droits de l'Homme, et du Soudan du Sud, ravagé par la guerre. 
La plupart d'entre eux vivent dans des zones pauvres de Tel-Aviv, où plusieurs manifestations contre leur présence ont été organisées. 
Une porte-parole de la ministre de la Justice, Tzipi Livni, a déclaré que, si une nouvelle législation était nécessaire, elle ne devait pas défier la décision de la cour.
"Israël a le droit fondamental d'empêcher les infiltrations de travailleurs migrants, mais dans le même temps, ils seront traités dans les limites imposées par la Cour", a déclaré Maya Bengal à l'AFP peu avant la réunion des ministres.

Lille "met en veille" son jumelage avec Safed en Israël

La ville de Lille (nord de la France), dont le maire est Martine Aubry (Parti Socialiste), a "mis en veille temporairement" son jumelage avec la commune de Safed en Israël, en réaction aux bombardements de Gaza pendant l'été, a-t-on appris mardi auprès du conseil municipal.
La décision a été prise "en majorité municipale de mettre en veille temporairement nos relations institutionnelles avec la ville de Safed", a déclaré Marie-Pierre Bresson, adjointe déléguée à la coopération internationale et européenne (groupe EELV), lors d'une réunion lundi soir du conseil municipal, selon le compte rendu des délibérations publié sur le site de la mairie. Cette décision accompagne "des initiatives prises notamment par le parlement européen pour réclamer le gel des accords privilégiés avec Israël afin de faire pression (...) sur le gouvernement et accélérer la résolution du conflit", a-t-elle ajouté.
Le jumelage n'est ni arrêté, ni suspendu, a souligné Martine Aubry à cette même réunion du conseil, qui a rappelé que la ville était engagée depuis de nombreuses années pour la promotion de la paix au Proche-Orient et avait pris position pour l'existence de deux Etats, israélien et palestinien.
Pendant l'été, plusieurs milliers de manifestants avaient défilé dans les rues de Lille pour réclamer l'arrêt des bombardements à Gaza et une pétition avait été lancée par l'association France-Palestine Solidarité pour la rupture du jumelage avec Safed.
Martine Aubry a indiqué avoir "ressenti cette émotion" mais refusé de couper tous les liens. "Je n'ai pas pu accepter que parmi les manifestants, je dis parmi car ils étaient minoritaires, fusent des slogans antisémites", a précisé Mme Aubry. "Nous continuons à vouloir demander la paix et essayer de défendre à notre modeste place cette idée qu'on doit garder des relations", a-t-elle poursuivi.
Un versement de 15.000 euros a par ailleurs été voté par le conseil municipal pour aider à la reconstruction de Gaza.
La ville de Lille est également jumelée avec Naplouse, en Cisjordanie. "C'est parce qu'on a tenu très longtemps sans fléchir la position de la ville qui consiste à dire que nous avons deux partenariats (avec les Palestiniens et avec les Israéliens ndlr), que nous pouvons à un moment dire qu'on monte le curseur", a déclaré à l'AFP Marie-Pierre Bresson. "On va reconstruire de nouveau, et on ne demande pas d'explication, pas de compte, ce n'est pas acceptable", a-t-elle ajouté, au sujet des destructions à Gaza.

Reconstruction de Gaza: Kerry sera dimanche à une conférence au Caire

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry assistera dimanche au Caire à une conférence internationale de donateurs pour la reconstruction de la bande de Gaza ravagée par une guerre entre groupes palestiniens et Israël, a annoncé lundi le département d'Etat.
John Kerry "participera à la conférence" programmée depuis des semaines le 12 octobre dans la capitale égyptienne, a dit sa porte-parole Jennifer Psaki.
Le gouvernement d'union palestinien avait annoncé jeudi avoir dressé un plan détaillé de quatre milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza.
Ce plan comporte trois niveaux: au premier, 414 millions de dollars sont alloués à l'aide d'urgence; au deuxième niveau, 1,2 milliard est destiné à une relance rapide de l'économie; enfin une enveloppe de 2,4 milliards est dédiée à une "phase de reconstruction à long terme" de Gaza.
Ce plan "servira de base pour mobiliser les ressources et les efforts" pour la conférence du Caire, selon le gouvernement palestinien.
Le conflit dans l'enclave palestinienne s'est achevé par un cessez-le-feu le 26 août après 50 jours de combats qui ont fait plus de 2 100 morts côté palestinien, en large majorité des civils, et plus de 70 côté israélien, dont 66 soldats.
Les combats ont mis à genou l'économie déjà mal en point du territoire.
Même si les Etats-Unis avaient pris position pour Israël contre le groupe palestinien Hamas pendant le conflit, John Kerry avait souligné fin septembre, aux côtés du président palestinien Mahmoud Abbas à l'ONU, la nécessité de fournir une aide humanitaire pour la reconstruction du territoire.