IRIB -la France a demandé au Qatar de mettre sous pression le Hamas pour que
le mouvement finisse par accepter le cessez le feu. Fabius, le ministre
le plus pro sioniste de Hollande s'est entretenu du même sujet avec son
homologue qatari. le chef du bureau politique du Hamas réside à Doha .
la résistance contre l'occupant n'est toutefois pas l'oeuvre des
dirigeants politiques pro Qatar du Hamas
samedi 19 juillet 2014
La "nuit d'horreur" pour les soldats d'Israël...
IRIB-les médias israéliens rapportent "la nuit d'horreur vécue par les soldats israéliens ", nuit passée
dans " les affrontements avec les terrorisets palestiniens sur les
frontières avec Gaza". le site Walla reprend le témoignage de plusieurs
soldats israéliens qui se sont violemment accrochés dans la nuit de
jeudi à vendredi avec les palestiniens et qui malgrès ceci ont été
contraints de rester et maintenir leurs positions"" on en voyait aucun
des effectifs contre qui on se battait!! on ne savait pas d'où nous
étaient tirés des missiles et des roquettes . c'était une nuit d'horreur
. on cherchait des cibles militaires mais on ne voyait personne sur qui
tirer, témoigne un soldat cité par Walla
Abbas en visite en Turquie sur fond d'offensive terrestre israélienne à Gaza
ISTANBUL, 18 juillet (Xinhua) -- Le président palestinien Mahmoud
Abbas s'est entretenu de la crise à Gaza avec le président turc Abdullah
Gul à Istanbul vendredi suite au lancement d'une offensive terrestre
israélienne contre Gaza.
Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue turc, M.
Abbas a indiqué qu'il avait soutenu une demande de cessez-le-feu ayant
échoué entre le Hamas et Israël, disant que l'Egypte l'avait proposée à
la demande palestinienne.
"L'initiative de nos frères égyptiens a en fait eu lieu à notre
demande", a-t-il dit et de souligner : "La partie israélienne l'a
acceptée. Nous, la partie palestinienne, devons l'accepter également
afin de mettre la partie israélienne dans une position difficile."
Tout en appréciant le soutien d'Ankara envers les Palestiniens, M.
Abbas a déclaré que la Palestine était sans cesse en contact avec la
Turquie et continuerait de l'être, ajoutant que les dirigeants des deux
côtés partageaient la même opinion sur la question.
M. Abbas a fait remarquer qu'Israël ne voulait pas que la Palestine
soit internationalement reconnue et s'opposait à ce que la Palestine
soit un membre des Nations Unies et d'autres organisations
internationales.
Il a par ailleurs accusé Israël d'inventer des prétextes afin
d'empêcher un gouvernement palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale.
M. Abbas effectue une visite de deux jours dans le pays. Il est
arrivé vendredi après-midi à Istanbul où il a rencontré le président
Abdullah Gul et devait s'entretenir avec le Premier ministre Recep
Tayyip Erdogan tard vendredi.
Gaza : face à l'escalade du conflit, Ban se rendra dans la région pour aider à chercher une solution
NEW YORK (Nations Unies), 18 juillet (Xinhua) -- Face à l'escalade de
la violence à Gaza, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban
Ki-moon, a annoncé vendredi qu'il se rendra dans la région demain, pour
exprimer sa solidarité avec les Palestiniens et Israéliens et les aider,
en coordination avec les acteurs régionaux et internationaux, à mettre
fin à la violence et à trouver la voie à suivre.
Lors d'une réunion au Conseil de sécurité, le secrétaire général
adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, a exprimé sa
préoccupation par l'escalade de la violence et la réponse
particulièrement virulente et lourde d'Israël aux tirs de roquette
palestiniens.
Si les tirs de roquettes contre Israël ont marqué la fin de la pause
humanitaire, les israéliens ont depuis mené quatre incursions
terrestres, 90 attaques aériennes, lancé 91 missiles et plus de 500 obus
d'artillerie. De leur côté, les groupes armés palestiniens ont lancé
127 roquettes et 29 obus de mortiers vers Israël.
"Le président palestinien Mahmoud Abbas a écrit au secrétaire général
pour lui demander de placer la Palestine sous protection internationale
dans un système administré par l'ONU", a indiqué M. Feltman en
souligant que M. Ban étudie cette demande.
"Le cessez-le-feu est indispensable et urgent, sinon d'autres pauses
humanitaires seront nécessaires. Nous ne pouvons revenir au statu quo,
et une fois le calme rétabli il faudra retourner aux causes
sous-jacentes du conflit, à savoir la fin de la contrebande d'armes,
l'ouverture des points de passage et le retour de Gaza sous l'autorité
du gouvernement palestinien légitime, qui adhère aux engagements pris
par l'Organisation de la libération de la Palestine (OLP)", a souligné
le secrétaire général adjoint aux affaires politiques.
L'impact de la crise à Gaza commence à se faire ressentir dans toute
la région, a prévenu le Secrétaire général adjoint, en indiquant par
exemple que 11 roquettes ont été lancées contre Israël à partir de la
zone d'opérations de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban
(FINUL). Sur un autre font, les dernières violations de l'Accord sur la
Force de désengagement entre Israël et la Syrie (FNUOD) ont montré le
grave danger que la situation en matière de sécurité continue de poser à
la stabilité du Golan.
"La situation à Gaza a des répercussions en Cisjordanie, y compris à
Jérusalem-est", a rappelé M. Feltman. "Depuis ce matin, des restrictions
sont imposés à l'accès à vieille ville de Jérusalem, où les forces de
sécurité israéliennes sont déployées en nombre. La situation actuelle
sur le terrain est le résultat ultime d'un échec collectif à promouvoir
une solution politique au conflit israélo-palestinien".
Gaza: à Londres des manifestants ont occupé un département du gouvernement britannique (vidéo)
Des manifestants solidaires avec Gaza ont occupé le Cabinet Office à
Londres qui est un département exécutif du gouvernement britannique
chargé du soutien du Premier ministre. Les manifestants ont exigé que
le gouvernement britannique et les fabricants d'armes britanniques
cessent de vendre des armes à Israël.
Hollande-Fabius, les errements de la diplomatie française
La manière dont François Hollande et son ministre des affaires
étrangères Laurent Fabius ont entériné l’assaut israélien contre Gaza,
avec ses innombrables destructions et victimes, a pu étonner ici ou là.
Couac de la communication ? Benjamin Barthe, sur le site du Monde, note
que la première déclaration de Hollande sur le droit d’Israël à se
défendre, sans aucune mention des pertes civiles palestiniennes, venait à
la suite d’un coup de téléphone de Benyamin Netanyahou (« L’embarras international face à l’escalade à Gaza »,
12 juillet). Le lendemain, le président émettait une nouvelle
déclaration « plus équilibrée ». Mais, comme le note le journaliste
du Monde, « le cafouillage est néanmoins emblématique de l’embarras des
chancelleries européennes et américaine face à la question de Gaza.
Insister, comme elles l’ont presque toutes fait à des degrés divers, sur
le “droit d’Israël à l’autodéfense” et sur la nécessité de la
“retenue”, ne suffit pas à leur donner de prise sur le terrain ». Cela
équivaut, en réalité, à une « carte blanche » laissée au gouvernement
Netanyahou.
Selon un responsable de l’Elysée, la position de la France « reste
fondée sur l’équilibre ». Equilibre entre l’occupant et l’occupé ? Entre
les quelque 200 morts palestiniens et les « zéro mort » côté
israélien ? Quand le général de Gaulle critiquait l’agression
israélienne de juin 1967, il ne faisait pas preuve d’équilibre. Quand
les Etats européens réunis à Venise en 1980demandaient
le droit à l’autodétermination des Palestiniens et à un dialogue avec
l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), ils ne faisaient pas
preuve d’équilibre. Quand Jacques Chirac s’indignait, lors de sa
fameuse visite à Jérusalem en 1996, du comportement des troupes
d’occupation, il ne faisait pas preuve d’équilibre.
Cette notion d’équilibre est souvent mise en avant par les médias,
mais il est curieux qu’elle ne le soit que pour le conflit
israélo-palestinien : ni sur l’Ukraine, ni sur la Syrie, ni sur la
plupart des autres crises, les journalistes n’invoquent l’équilibre ;
pourquoi le font-ils seulement sur la Palestine ? Rappelons que le rôle
des journalistes n’est pas d’être équilibrés, mais d’expliquer les
faits, d’expliquer les réalités (lire l’excellent article de Marwan
Bishara, « De la responsabilité des journalistes, des médias et de la Palestine »,
Infopalestine, 9 juillet). Pour reprendre, en la changeant, une formule
célèbre, l’objectivité ce n’est pas « cinq minutes pour les Noirs
d’Afrique du Sud, cinq minutes pour le régime de l’apartheid ».
Revenons aux déclarations françaises. Si elles s’inscrivent dans la
continuité de celles que faisait naguère Nicolas Sarkozy, elles sont en
rupture avec un demi-siècle de diplomatie menée par Paris. On a assisté
depuis dix ans, dans le plus grand silence, à un virage de la diplomatie
française. Entamé à la fin du mandat de Jacques Chirac, il a été
accentué par Nicolas Sarkozy et par François Hollande. Et il touche tous
les domaines, pas seulement le conflit israélo-palestinien. Il s’est
accompagné d’un effacement de la place de la France, qui ne fait plus
entendre de voix singulière, si ce n’est, parfois, pour critiquer, « sur
leur droite », les Etats-Unis.
Comment définir ce virage ? Certes, Paris n’est pas porteur d’une
doctrine totalement élaborée (pas plus, d’ailleurs, que ne l’est le
néoconservatisme américain) et des nuances existent entre tel ou tel
responsable. D’autre part, cette rupture discrète avec un demi-siècle de
diplomatie française (1958-2003) doit tenir compte des contraintes
politiques, notamment d’une opinion publique peu sensible aux sirènes de
la droite américaine.
Fondamentalement, les responsables français refusent l’idée que le
monde serait devenu moins dangereux depuis la fin de la guerre froide.
Au contraire. Le terrorisme et l’islamisme menaceraient nos pays, les
fondements de la civilisation occidentale, et nous serions engagés dans
une « guerre contre le terrorisme » de longue durée. Et ces périls sont
accentués par la montée en puissance de pays qui ne partagent pas nos
valeurs et qui n’acceptent pas l’ordre international occidental, l’Iran
d’abord, mais aussi la Russie et la Chine.
Cette analyse repose en particulier sur la conviction que la France
appartient au monde occidental, par opposition notamment au monde
islamique. Et le terrorisme représente une menace d’autant plus grave
qu’il est relayé par un ennemi intérieur clairement identifié,
des musulmans qui se radicalisent — les autorités surfent ainsi sur
l’islamophobie dominante, au risque, une fois de plus, de renforcer le
Front national.
Cette ligne s’est affirmée avec plus de force depuis l’élection du
président Barack Obama, qui a tenté de tirer quelques leçons des
désastres enclenchés par son prédécesseur, George W. Bush, en Irak et en
Afghanistan. Depuis, la France ne rate pas une occasion de critiquer le
manque de fermeté de Barack Obama, que ce soit sur le dossier du
nucléaire iranien ou sur l’intervention militaire en Syrie, tout en lui
laissant le champ libre pour mener des négociations sur la Palestine
(sujet sur lequel Paris sait qu’il ne fera aucune pression sérieuse sur
Israël).
Une chose est rassurante : les capacités de nuisance de la France sont limitées. Et si les Etats-Unis décident, par exemple, de signer un accord avec l’Iran,
ils ne demanderont pas la permission de Paris. S’ils décident de ne pas
intervenir en Syrie, la France est impuissante. Jadis, la position
singulière de la France était son meilleur atout ; ce n’est plus le cas
aujourd’hui.
L’admiration pour Israël est un autre des piliers de cette diplomatie
française. Il ne s’agit pas simplement de philosémitisme, mais d’appui à
un pays supposé être à l’avant-garde de la lutte contre le radicalisme
islamiste, une pointe avancée de l’Occident. C’était d’ailleurs l’idée
centrale de Theodor Herzl, fondateur du sionisme politique, lequel
voyait dans l’Etat juif qu’il préconisait un bastion européen face à la
« barbarie asiatique ». J’ai rappelé ailleurs la solidarité surprenante
de l’Afrique du Sud de l’apartheid — dirigée entre 1948 et 1991 par un
parti dont les fondements antisémites étaient avérés — avec Israël : les
dirigeants de Pretoria considéraient les Israéliens comme des colons
qu’ils admiraient, non comme des juifs qu’ils méprisaient [1].
Cela se confirme aujourd’hui, alors que la plupart des grandes forces
politiques européennes d’extrême droite ont rangé l’antisémitisme au
magasin des accessoires périmés et l’ont remplacé par une islamophobie
militante ainsi qu’une solidarité inconditionnelle avec Israël.
Cette inflexion entraîne, sur ce conflit, une « indignation sélective de François Hollande », comme l’écrit Armine Arefi sur le site du Point(11 juillet), ou comme en témoignent les visites de l’ambassadeur de France dans le sud d’Israël pour rassurer nos compatriotes qui s’y trouvent — le même ambassadeur qui avait salué « l’engagement courageux » de jeunes Français dans l’armée israélienne.
Notons enfin la prise de pouvoir, au sein des instances de l’Etat,
d’une nouvelle génération de cinquantenaires qui impulsent ce virage
politique : le futur conseiller diplomatique de Hollande, le chef de
cabinet de Fabius, le représentant de la France aux Nations unies, le
directeur des affaires stratégiques du ministère de la défense. Ni de
droite ni de gauche, admiratifs des Etats-Unis, partisans des
interventions militaires et de l’OTAN, obsédés par la « guerre contre le
terrorisme » et contre l’islam, grands admirateurs d’Israël, ils
s’incrustent au cœur de l’appareil d’Etat et garantissent la continuité
de la diplomatie française, quel que soit le parti au pouvoir.
[1] Cf. De quoi la Palestine est-elle le nom ?, Les Liens qui libèrent, 2010.
Nouvelles d'Orienthttp://oumma.com
Selon son rabbin, la Synagogue de la roquette n'a jamais été attaquée
Le rabin de la synagogue située rue de la Roquette confirme au micro de
iTélé qu'à aucun moment la synagogue n'a été visée par les manifestants
pro Palestinien.
La résistance repousse une offensive de tanks israéliens à Beit Lahiya
Les chars israéliens se sont retirés de Beit Lahiya dans le
nord de la bande de Gaza après des affrontements intenses avec le Hamas,
un jour seulement après qu’ils aient pénétré de plusieurs centaines de
mètres dans la zone au début de l’invasion terrestre jeudi soir.
Des témoins ont déclaré à Ma’an que des affrontements
violents ont eu lieu dans la zone « Ashkelon » de Beit Lahiya vendredi
après-midi, et que les chars se sont retirés derrière la frontière
israélienne.
Les Brigades al-Qassam ont aussi revendiqué la responsabilité d’avoir touché un char israélien à Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza, disant que ses combattants avaient ciblé un tank près de Bayaret Abu Rahma avec des obus P29, et elles ont confirmé un coup direct.
Al-Qassam également revendiqué la responsabilité de la mort d’un soldat israélien par un tir de sniper dans le nord de la bande de Gaza.
Les Brigades Al-Quds affiliées au Jihad islamique ont également revendiqué la responsabilité de tirs avec deux missiles 107 sur le site militaire Dugit, qui est placé sur une ancienne colonie israélienne dans la bande de Gaza, et d’avoir touché le site militaire Mighen au nord de Beit Lahiya avec trois tirs de mortiers.
Pour leur part, les Brigades Abu Ali Mustafa, l’aile militaire du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, ont revendiqué la responsabilité d’avoir visé Eshkol avec trois roquettes.
Israël a admis qu’il est confronté à une forte résistance dans les zones qu’il a pénétrées dans les régions nord et sud de la bande de Gaza.
- Tanks israéliens, pris pour cible à Beit Lahiya
Les Brigades al-Qassam ont aussi revendiqué la responsabilité d’avoir touché un char israélien à Beit Hanoun dans le nord de la bande de Gaza, disant que ses combattants avaient ciblé un tank près de Bayaret Abu Rahma avec des obus P29, et elles ont confirmé un coup direct.
Al-Qassam également revendiqué la responsabilité de la mort d’un soldat israélien par un tir de sniper dans le nord de la bande de Gaza.
Les Brigades Al-Quds affiliées au Jihad islamique ont également revendiqué la responsabilité de tirs avec deux missiles 107 sur le site militaire Dugit, qui est placé sur une ancienne colonie israélienne dans la bande de Gaza, et d’avoir touché le site militaire Mighen au nord de Beit Lahiya avec trois tirs de mortiers.
Pour leur part, les Brigades Abu Ali Mustafa, l’aile militaire du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, ont revendiqué la responsabilité d’avoir visé Eshkol avec trois roquettes.
Israël a admis qu’il est confronté à une forte résistance dans les zones qu’il a pénétrées dans les régions nord et sud de la bande de Gaza.
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.eu
Les bombardements israéliens tuent encore plus d’enfants, et le total des Palestiniens assassinés est de 333, aujourd’hui 19 juillet
Les bombardements et les frappes aériennes de l’armée
israélienne d’occupation ont massacré plus de 25 personnes dans la bande
de Gaza ce samedi - avec parmi elles des enfants - portant le bilan des
tués à 333 après 12 jours de violence.
- Beit Lahiya, 19 juillet 2014 - Les proches portent le corps d’un enfant lors de l’enterrement de huit membres de la famille Abu Jarad , assassinés pendant la nuit dans une frappe israélienne - Photo : AFP/Mohammed Hams
Quatre hommes ont également été tués dans deux raids aériens séparés à Beit Lahiya, au nord du territoire, a-t-il ajouté. Une personne a aussi été tuée dans le quartier Qarara au sud de Khan Younis.
Trois autres hommes ont été tués dans un raid aérien dans le centre de la bande de Gaza, a-t-il ajouté.
Ces nouveaux décès ont fait grimper à 333 le nombre de tués dans la bande de Gaza au 12e jour de l’agression d’Israël sur Gaza.
Un autre homme de la région de Jabaliya est décédé de ses blessures samedi, a ajouté Qudra.
Ces décès ont été constatés après que cinq corps aient été retirés des décombres d’une maison touchée par une frappe aérienne israélienne à Khan Younis, au sud de Gaza.
À Khan Younis également, le corps d’un autre homme a été récupéré dans les décombres d’un bâtiment, et un homme est mort de ses blessures le vendredi, signale encore Qudra.
Ces deux décès s’ajoutent au meurtre de sept personnes touchées par une frappe aérienne à l’extérieur d’une mosquée à Khan Younis. Trois des victimes sont de la même famille.
Trois autres personnes ont été tuées dans trois frappes distinctes dans Beit Hanoun au nord de Gaza, à Deir al-Balah dans le centre, et à Khan Younis au sud.
À Khan Younis, une frappe plus tardive sur une maison a tué Raed al-Laqan, âgé de 28 ans.
Deux civils israéliens et un soldat israélien ont été tués depuis que l’assaut israélien sur Gaza a commencé le 8 juillet. Un soldat israélien a été tué à l’intérieur de la bande de Gaza ce vendredi.
Quelques 2385 Palestiniens ont été blessés, a déclaré Quadra.
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-palestine.eu
Gaza la résistante ne sera jamais défaite
Ramzy Baroud
http://www.middleeasteye.net/column...
Traduction : Info-Palestine.eu - Claude Zurbach
Quand les dirigeants israéliens passés et présents parlent
de cibler « l’infrastructure terroriste » de Gaza, ils parlent en
réalité d’une population qui a toujours résisté et soutenu la
résistance. Contrairement aux constructions faites de briques et de
mortier, l’esprit de résistance de ces Palestiniens ne pourra jamais
être écrasé.
- Peinture murale dans Gaza, à l’occasion de la commémoration de l’expulsion des Palestiniens de leurs terres en 1948 (Nakba)
Le mouvement de résistance dans la bande de Gaza est souvent déformé,
parfois intentionnellement et à d’autres moments non. Dans la bataille
de l’information qui a commencé depuis qu’Israël a déclenché sa dernière
guerre, l’opération dite mur de protection, de nombreux faits et éléments du contexte sont passés à la trappe.
Historiquement, la bande de Gaza a été la plaque tournante d’une
résistance populaire ininterrompue depuis le nettoyage ethnique de la
Palestine, aux mains des milices sionistes en 1947-48 et plus tard de
l’armée israélienne d’occupation. On estime que 200 000 sur les 800 000
réfugiés de Palestine y ont été littéralement parqués, dans les
conditions les plus sordides et humiliantes.
Malgré le choc de la guerre et l’humiliation de la défaite, les
Gazaouis ont riposté presque immédiatement. Il n’y avait ni Fatah, ni
Hamas et aucun siège - du moins par rapport à sa définition actuelle -
et les habitants de Gaza n’étaient pas organisés autour de factions
politiques ou d’idéologies. Ils se rassemblaient dans de petits groupes
connus des Gazaouis sous le nom de fedayins : les combattants de la liberté.
Ces réfugiés dépossédés ignoraient encore la complexité de leur environnement politiqu, et les fedayins
étaient pour la plupart d’entre eux de jeunes réfugiés palestiniens qui
se battaient pour rentrer chez eux. Mais leurs actions sont devenues de
jour en jour plus audacieuses. Ils se faufilaient dans leurs villes -
qui avaient alors fini par devenir une partie d’Israël - avec des armes
primitives et des bombes artisanales. Ils tuaient des soldats
israéliens, volaient leurs armes et revenaient ainsi nouvellement
équipés la nuit suivante.
Certains revenaient secrètement dans leurs villages en Palestine
« voler » de la nourriture, des couvertures et tout l’argent qu’ils
n’avaient pas réussi à récupérer dans leur fuite précipitée lors de la
guerre. Ceux qui ne revenaient pas recevaient les funérailles des
martyrs, des milliers de leurs compatriotes réfugiés marchant avec des
cercueils symboliques jusqu’aux cimetières. Des centaines ne sont jamais
rentrés et seules quelques dépouilles ont pu être récupérées.
Après chaque action d’éclat des fedayins, l’armée israélienne
s’en prenait violemment aux réfugiés de Gaza, ne faisant qu’inspirer
encore plus de soutien et de recrues pour le mouvement de commandos.
Le courage de ces jeunes combattants a été mis en pleine lumière en
novembre 1956 quand Israël a envahi la bande de Gaza et de larges
parties du Sinaï après la crise de Suez. Les Égyptiens ont combattu
l’armée israélienne avec beaucoup de courage, mais la garnison
palestinienne basée à Khan Younis - aujourd’hui une cible majeure dans
la dernière offensive israélienne - a refusé de se rendre.
Lorsque Israël a investi Khan Younis à la fin des combats, il a
commis ce qui est maintenant gravé dans la mémoire collective
palestinienne comme l’un des massacres les plus horribles de l’histoire
de la bande de Gaza - un massacre de 124 hommes et garçons dans le camp
de réfugiés de Rafah, connu sous le nom de massacre d’al -Amiriyah.
« Les victimes ont été rassemblées dans l’école sous les coups des matraques des soldats », témoigne le Dr Ahmed Yousef, dans un article récent.
« Ceux qui ont survécu aux coups ont été atteints avec une grêle de
balles et le bâtiment a été démoli sur leurs têtes. Les taches de sang
sont restés sur les murs de l’école pendant des années pour nous
rappeler, à nous les enfants, la nature criminelle d’Israël. »
Yousef était alors un enfant dans un Rafah martyrisé et il deviendra
plus tard un haut conseiller d’Ismaël Haniyeh, le premier Premier
ministre du Hamas à Gaza. Son article, publié à l’origine en arabe, est intitulé : « La résistance ne se rendra pas ... nous serons victorieux ou nous mourrons. »
Est-ce étonnant de voir combien le passé est lié à la fois au présent
et à l’avenir de la bande de Gaza ? Il n’y a rien de surprenant dans le
fait que la plus puissante organisation de résistance aujourd’hui, les
Brigades Izz al-Din al-Qassam, a été formée par un petit groupe
d’écoliers dans la bande de Gaza.
Ce sont de pauvres réfugiés qui ont grandi témoins de la brutalité de
l’occupation et de tous ses abus imposés dans leur vie quotidienne. (Le
groupe a adopté le nom de Izz al-Din al-Qassam, un prédicateur arabe
qui a combattu le colonialisme britannique et les forces sionistes
jusqu’à ce qu’il soit assassiné par les forces britanniques dans un
verger de Jénine en 1935.)
Les jeunes gens qui ont créé les Brigades al-Qassam ont été tués peu
de temps après la fondation de leur groupe. Mais ce qu’ils ont mis au
monde est depuis devenu un mouvement massif de milliers de combattants,
hommes et femmes qui, alors que cet article est rédigé, tiennent tête
aux forces israéliennes dans le nord de la bande de Gaza et leur impose
un surplace.
La résistance à Gaza, comme dans toute nécessité historique, ne
pourra jamais être éradiquée. Les gouvernements israéliens successifs
ont essayé les mesures les plus extrêmes pendant des décennies avant de
culminer avec ce qui est resté sous le nom d’Opération Plomb Durci l’hiver 2008-9.
Après la guerre de 1967, Ariel Sharon s’est vu confier la tâche
sanglante de « pacifier » la bande de Gaza si entêtée. celui qui était
alors le chef du commandement sud des Forces de défense d’Israël » avait
été surnommé à juste titre le « Bulldozer ».
Pour Sharon, la pacification de Gaza exigeait des véhicules
blindés lourds car les quartiers et ruelles sillonnant les camps de
réfugiés surpeuplés et démunis de tout, n’étaient pas adaptés pour les
véhicules blindés. Il a donc fait raser des milliers de maisons pour
ouvrir la voie aux tanks et permettre à encore plus de bulldozers de
circuler et d’écraser encore plus de maisons.
Selon des estimations modestes, le nombre de maisons détruites en
août 1970 était de 2000. Plus de 16 000 Palestiniens ont été transformés
en sans-abri, des milliers d’entre eux étant forcés de errer d’un camp
de réfugiés à l’autre.
Le camp de réfugiés de la Plage, près de la ville de Gaza, a subi le
plus de dégâts, beaucoup de ses habitants fuyant pour sauver leur vie et
de se réfugier dans les mosquées, dans les écoles et sous les tentes
des Nations Unies. L’objectif déclaré de Sharon était « l’infrastructure
terroriste ». Ce qu’il ciblait en fait, c’était la population qui
résistait et soutenait la résistance.
En effet, c’est toute cette population qu’il a durement frappée
pendant plusieurs jours et semaines. L’invasion sanglante de Sharon a
également abouti à l’assassinat de 104 combattants de la résistance et à
la déportation de centaines d’autres, certains en Jordanie et d’autres
au Liban. Le reste a été tout simplement laissé pourrir dans le désert
du Sinaï.
C’est la même « infrastructure terroriste » que le disciple de
Sharon, Benjamin Netanyahu, cherche à détruire aujourd’hui en utilisant
les mêmes tactiques de punition collective et en usant du même langage
et même types de communiqués destinés aux médias.
A Gaza, le passé et le présent sont intimement liés. Israël est uni
par un seul objectif : écraser quiconque ose lui résister. Les
Palestiniens de Gaza sont également unis mais par une menace commune, et
en dépit des défis insurmontables leur résistance semble s’intensifier.
Si l’on jette un rapide coup d’œil vers l’histoire de ce long combat, les réfugiés qui font face à la plus forte armée du Moyen-Orient peuvent dire avec un grand degré de conviction qu’Israël ne soumettra jamais Gaza. Cela aussi est inscrit dans l’Histoire.
* Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est doctorant à l’université de Exeter, journaliste international directeur du site PalestineChronicle.com et responsable du site d’informations Middle East Eye. Son dernier livre, Résistant en Palestine - Une histoire vraie de Gaza (version française), peut être commandé à Demi-Lune. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Scribest.fr
Traduction : Info-Palestine.eu - Claude Zurbach
En direct de Gaza - Samedi 19 juillet 2014 - Il est 6h à Gaza
Par Ziad Medoukh
Douzième jour de l’offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza
Ne vous inquiétez pas si on ne donne pas de nouvelles, on a seulement 4 heures d’électricité par jour.
Merci beaucoup pour vos messages de soutien.
Un vrai génocide contre les Palestiniens de Gaza
70 morts en un jour, parmi eux 20 enfants
Un carnage
C’est horrible !
Ne vous inquiétez pas si on ne donne pas de nouvelles, on a seulement 4 heures d’électricité par jour.
Merci beaucoup pour vos messages de soutien.
Un vrai génocide contre les Palestiniens de Gaza
70 morts en un jour, parmi eux 20 enfants
Un carnage
C’est horrible !
Les chars israéliens sont toujours dans les zones frontalières au nord de la bande de Gaza.
50.000 habitants du nord de la bande de Gaza ont quitté leurs maisons
Situation humanitaire catastrophique
Destruction massive dans la bande de Gaza : habitations, infrastructures civiles et terres agricoles
-Trois hôpitaux ont été bombardés
-Deux bureaux de presse ont été visés
Et ça continue !
Le bilan s’alourdit au douzième jour de l’offensive militaire israélienne contre la bande de Gaza et sa population civile :
- 300 morts palestiniens jusqu’à cette heure-ci, dont 90 enfants, 38 femmes et 45 personnes âgées suite à des bombardements israéliennes en douze jours.
- 2250 blessés lors de ces bombardements aveugles de l’armée de l’occupation israélienne, dont 370 femmes et 550 enfants
- Plus de 2650 raids israéliens en douze jours partout dans la bande de Gaza
Quelle horreur !
- 630 maisons ont été détruites suite à ces bombardements aveugles
- 1000 maisons touchées par les bombardements
- Plus de 7000 personnes sont sans-abri après la destruction de leurs maisons.
- 47 mosquées ont été détruites
C’est terrible !
Nous nous lâchons rien!
Nous ne désespérons pas !
La lutte continue
Nous nous défendrons jusqu’à la dernière goutte de notre sang
Jusqu’à notre dernier souffle
Gaza sera toujours debout !
Gaza résiste, Gaza existe et Gaza persiste !
Palestine vivra, Palestine vaincra !
Amitiés de Gaza sous les bombes
Ziad
http://www.ism-france.org
110 blessés et 12 arrestations lors d'affrontements à Al-Aqsa
Par Maan News
18.07.2014 - Plusieurs dizaines de Palestiniens ont été blessés dans la
vieille ville de Jérusalem, à l'intérieur même de l'enceinte de la
Mosquée Al-Aqsa, lors d'actes de violence impliquant les forces
israéliennes, et qui ont éclaté vendredi 18 juillet dans un climat de
tension exacerbé par l'invasion terrestre israélienne de la veille. Des
dizaines de personnes ont du être soignées pour des fractures, des
coupures et des hématomes profonds dus aux violences dont le Lieu Saint a
été le théâtre, perpétrées par les forces israéliennes qui ont envahi
le complexe en tirant force grenades assourdissantes et balles
caoutchouc acier. Les soldats ont également agressé le personnel médical
et les journalistes présents sur les lieux, allant jusqu'à les forcer à
sortir du complexe durant les heurts.
Des médecins ont indiqué à Ma'an que plus
de 110 personnes ont été admises à la clinique de Al-Aqsa pour y traiter
leurs blessures, dont un certain nombre a dû être transféré vers des
hôpitaux mieux équipés. Le Directeur d'Al-Aqsa, Omar al-Kiswani, et le
Ministre de l'Autorité Palestinienne pour Jérusalem,
Adnan al-Husseini, ont été blessés par des tirs de balles caoutchouc
acier, respectivement au pied et au poignet. Abdulatheem Salhab,
administrateur du Waqf et Fayez an-Obaidi ont été atteints par des tirs
de balles caoutchouc acier à la poitrine. Au total, 9 personnes ont été
évacuées vers l'hôpital Makassed, a déclaré Ayman Abu Ghazala qui dirige
le service ambulancier du Croissant Rouge.
Abu Ghazala a ajouté que les forces israéliennes ont utilisé un nouveau type de balles caoutchouc acier. Ces billes d'acier, désormais recouvertes de caoutchouc noir causant de plus des coupures, remplacent l'ancien modèle de couleur bleue. L'un des blessés a beaucoup saigné et vomi du sang, après avoir été touché par une de ces balles caoutchouc acier au niveau des poumons, lui causant aussi des ecchymoses au thorax. Son état grave a nécessité son évacuation vers un hôpital. Un homme âgé a été blessé par un tir de grenade assourdissante qu'il a reçu à côté de l’œil, et un autre par un éclat de grenade reçu dans la poitrine.
Source : Maan News
Traduction : CR pour ISM
En elle-même, Gaza est déjà une victoire
Par Abdellah Haifi
Ce qui devait arriver est chose faite, Tsahal a lancé hier autour de 21h
son offensive terrestre pour "tout nettoyer une fois pour toutes".
Israël va employer ses milliers de réservistes au sol. La Palestine et
Gaza vivent une épreuve dans la longue série qui marquent le désastre de
1948, le fléau de 1956, les catastrophes de 1967 et 73… Aujourd’hui,
deux ans après les crimes de guerre à Gaza, 6 ans après la boucherie de
l’hiver 2008-2009, mise à nu par le rapport du juge Goldstone, où des
familles entières ont été décimés, comme celle de al-Samoni (25 membres)
ou celle de al-Daya (23 personnes), l’Histoire se répète depuis la «
Naqba » de 1948 comme pour nous rappeler "que la folie, c’est de faire
toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent".
Car la folle espérance messianique de
s’approprier une « terre promise » sur le compte de la mystification
d’un « peuple sans terre » semble toujours guider les décisions
israéliennes. Ni le droit international, ni la mobilisation citoyenne
mondiale ne semble faire reculer le projet d’un Etat contrefait qui
frôle, aujourd’hui, l’implosion sociale. Une politique encouragée par
des dictatures arabes qui se font les champions d’une cause dont ils
sont eux-mêmes les principaux fossoyeurs. A ce titre, celui qui fait
office de ministre des Affaires étrangères égyptiennes ferait sourire si
il n’insultait pas les centaines de morts massacrés à Gaza :
"Si le Hamas avait accepté la proposition égyptienne, il aurait pu
sauver les vies d'au moins 40 Palestiniens". 40, rien de moins, alors
que des milliers de victimes meurent de l’étau et du blocus égyptien et
que les massacres en cours tuent des familles entières.
La stratégie illusoire d’une autorité palestinienne qui priait pour intégrer "la communauté internationale" et faire accepter un bantoustan sans souveraineté avec à peine 20 % de ses terres à une chaire à L’ONU dévoile son inutilité. Car 'Tsahal' n’a jamais attendu la communauté internationale pour mener à bien ses entreprises meurtrières. Et quant aux timides voix officielles qui se lèvent pour "condamner" les agressions, les bombardements, les punitions collectives, les tortures, les déportations ou les assassinats ciblés, elles sont souvent le pendant d’une complicité active en sous main de la colonisation destructrice.
C’est en tout cas depuis hier que 'Tsahal' a décidé de son offensive terrestre tout azimut contre Gaza, la situation risque donc d’empirer. Les jours s’égrènent et le bilan s’alourdit en plein mois sacré du Ramadan. Près de 300 morts, des dizaines de mosquées ciblées et détruites, des écoles, des centres éducatifs et sportifs, des bâtiments publics, des coopératives agricoles : l’Etat hébreu détruit toute l’économie de Gaza, tue et rase impunément. Et pendant ce temps Jérusalem continue à être asphyxiée et judaïsée. Les incessantes poursuites des excavations sous et autour de la mosquée al-Aqsa, les incursions incessantes de colons, d’officiels et d’agents sécuritaires sur l’esplanade des mosquées, les expropriations arbitraires des maisons palestiniennes à Jérusalem confirment la purification ethnico-religieuse en œuvre à El-Qods et en Palestine traduisant la continuité du plan "Daleth" de nettoyage ethnique.
Et à Gaza, il s’agit pour Israël de mater toute volonté de résister, même si un certain consensus médiatique peine à nous faire croire aujourd’hui qu’il s’agit d’une réaction à des tirs de roquettes. Mais rien ne peut camoufler dorénavant la nature criminelle d’un régime aux abois qui attise la haine de son peuple et rien ne peut cacher la nature criminelle d’une colonisation qui ne recule devant aucune atrocité et piétine sans vergogne et avec mépris le Droit International. Car que peut être la justification éthique ou morale d’un pays qui massacre, torture, assiège et souhaite réduire à moins que rien des Hommes et un peuple ?
Cette injustice doit nous étreindre d’inquiétude car les enjeux du conflit palestinien embrassent le devenir de l’Humanité. Car à quoi d’autres assiste-t-on si ce n’est une mise en scène des valeurs des droits de l’Homme par nos pays lorsque ceux-ci ferment les yeux face au réveil des consciences citoyennes qui se lèvent dans toutes les villes du monde pour faire entendre leur voix face à la colonisation et appeler à l’arrêt des massacres et du blocus à Gaza ?
Mais l’espoir est à Gaza. Cinq fois millénaire, rattachée à une bande d’une largeur de 6 à 12 km et d'une longueur de 40 km, elle défie aujourd’hui la 4ème armée du monde. Gaza "une leçon brutale et un exemple éclatant pour ses ennemis comme ses amis", selon le poète palestinien Mahmoud Darwich : elle ne baissera donc jamais la tête, les bras et la voix contre l’injustice. Elle est, en elle-même, déjà une victoire.
La stratégie illusoire d’une autorité palestinienne qui priait pour intégrer "la communauté internationale" et faire accepter un bantoustan sans souveraineté avec à peine 20 % de ses terres à une chaire à L’ONU dévoile son inutilité. Car 'Tsahal' n’a jamais attendu la communauté internationale pour mener à bien ses entreprises meurtrières. Et quant aux timides voix officielles qui se lèvent pour "condamner" les agressions, les bombardements, les punitions collectives, les tortures, les déportations ou les assassinats ciblés, elles sont souvent le pendant d’une complicité active en sous main de la colonisation destructrice.
C’est en tout cas depuis hier que 'Tsahal' a décidé de son offensive terrestre tout azimut contre Gaza, la situation risque donc d’empirer. Les jours s’égrènent et le bilan s’alourdit en plein mois sacré du Ramadan. Près de 300 morts, des dizaines de mosquées ciblées et détruites, des écoles, des centres éducatifs et sportifs, des bâtiments publics, des coopératives agricoles : l’Etat hébreu détruit toute l’économie de Gaza, tue et rase impunément. Et pendant ce temps Jérusalem continue à être asphyxiée et judaïsée. Les incessantes poursuites des excavations sous et autour de la mosquée al-Aqsa, les incursions incessantes de colons, d’officiels et d’agents sécuritaires sur l’esplanade des mosquées, les expropriations arbitraires des maisons palestiniennes à Jérusalem confirment la purification ethnico-religieuse en œuvre à El-Qods et en Palestine traduisant la continuité du plan "Daleth" de nettoyage ethnique.
Et à Gaza, il s’agit pour Israël de mater toute volonté de résister, même si un certain consensus médiatique peine à nous faire croire aujourd’hui qu’il s’agit d’une réaction à des tirs de roquettes. Mais rien ne peut camoufler dorénavant la nature criminelle d’un régime aux abois qui attise la haine de son peuple et rien ne peut cacher la nature criminelle d’une colonisation qui ne recule devant aucune atrocité et piétine sans vergogne et avec mépris le Droit International. Car que peut être la justification éthique ou morale d’un pays qui massacre, torture, assiège et souhaite réduire à moins que rien des Hommes et un peuple ?
Cette injustice doit nous étreindre d’inquiétude car les enjeux du conflit palestinien embrassent le devenir de l’Humanité. Car à quoi d’autres assiste-t-on si ce n’est une mise en scène des valeurs des droits de l’Homme par nos pays lorsque ceux-ci ferment les yeux face au réveil des consciences citoyennes qui se lèvent dans toutes les villes du monde pour faire entendre leur voix face à la colonisation et appeler à l’arrêt des massacres et du blocus à Gaza ?
Mais l’espoir est à Gaza. Cinq fois millénaire, rattachée à une bande d’une largeur de 6 à 12 km et d'une longueur de 40 km, elle défie aujourd’hui la 4ème armée du monde. Gaza "une leçon brutale et un exemple éclatant pour ses ennemis comme ses amis", selon le poète palestinien Mahmoud Darwich : elle ne baissera donc jamais la tête, les bras et la voix contre l’injustice. Elle est, en elle-même, déjà une victoire.
7 martyrs dans un nouveau massacre sioniste à Khan Younis
Les forces
d'occupation sioniste ont commis à une heure tardive du soir hier un
nouveau massacre à Khan Younis tuant sept palestiniens et blessant
plusieurs autres dans un raid aérien.
Quds Press a cité, selon un témoin
oculaire, que l'aviation israélienne a bombardé dans les heures tardives
de la nuit du vendredi une foule de civils dans le centre de la ville
de Khan Younis, au sud de la bande de Gaza entraînant la mort de sept
personnes sur le coup et la blessure de six autres, soulignant que trois
d'entre eux sont dans un état de danger extrême.
Les
sources médicales palestiniennes ont déclaré que les martyrs sont:
Mohammed Bassam El-Serri et son frère Subhi, Mohammad Rida Salhiya et
ses deux frères Mustafa et Wassim ainsi que leur cousin Mohammed Mustafa
Salhiya, Ibrahim Nasr et Rushdi Nasr.
Il
est à noter que La bande de Gaza subi depuis l'aube du mardi (8-7) une
large opération militaire menée par l’armée israélienne. Des milliers de
raids aériens, terrestres et maritimes ont été lancés, 309 palestiniens
ont été tués, des centaines d’autres ont été blessés, des centaines de
maisons ont été détruites et plusieurs massacres ont été commis.
3 Palestiniens tués dans des raids sionistes au nord de Gaza
Trois jeunes hommes palestiniens ont été tués
dans plusieurs raids aériens de guerre sionistes, le samedi matin 19/7,
sur des objectifs à Biet Hanoun, Biet Lahia et Jabalya au nord de la
Bande de Gaza.
Le porte-parole du ministère de la santé,
Dr. Ashraf Qodra, a déclaré que les citoyens tués sont Mohamed Attallah
Awda Saadat (25 ans), Mohamed Rafiq Rahel (22 ans) et Fadhl Mohamed Bana
(29 ans) qui est mort dans l'hôpital de Shifa, succombant à ses
blessure.
Ces nouveaux martyrs élèvent le nombre de
victimes de l'agression sioniste continue sur la Bande de Gaza, depuis
13ème jour consécutif, à 319 martyrs, ainsi que 2283 ont été blessés.
Tel Aviv frappée par les brigades Al Qassam : plusieurs blessés sionistes
Vendredi 18 juillet au soir, de nombreux
sionistes ont été blessés suite à un bombardement de la banlieue de Tel
Aviv par brigades Al Qassam, la branche armée du mouvement de résistance
islamique Hamas.
Les brigades Al Qassam ont déclaré dans un communiqué militaire avoir bombardé de trois roquettes de type M76 les zones de Rishon Lezion et Holon près de Tel Aviv. Des sources sionistes ont reconnue que de nombreux sionistes ont été blessés suite à ce bombardement de la banlieue de Tel Aviv. Elles ajoutent que l’une des roquettes a atterrie dans une zone sensible et stratégique sans avoir dévoilé le nom de cette zone.
Les brigades Al Qassam assurent que ce bombardement intervient en réponse aux crimes sionistes contre le peuple palestinien et de l’agression continue contre Gaza. Il est déclaré dans le communiqué que « les brigades Al Qassam ont promis à leur peuple de ne pas garder le silence face aux crimes de l’occupant, et qu’ils les feront payer cher leur agression. L’occupation réfléchira longuement avant de se lancer dans une agression contre le peuple palestinien. Nos armes resterons cachées et légitimes tant que l’ennemi continuera ses idioties, ils ne trouveront de notre part que des ripostes douloureuses»
La bande de Gaza est victime depuis mercredi 8 juillet d’une large opération militaire sioniste. Des milliers de raids aériens, terrestres et maritimes ont eu lieu, faisant 295 morts et des centaines de blessés. Des centaines de maisons ont été détruites et de multiples massacres ont été commis.
Les brigades Al Qassam ont déclaré dans un communiqué militaire avoir bombardé de trois roquettes de type M76 les zones de Rishon Lezion et Holon près de Tel Aviv. Des sources sionistes ont reconnue que de nombreux sionistes ont été blessés suite à ce bombardement de la banlieue de Tel Aviv. Elles ajoutent que l’une des roquettes a atterrie dans une zone sensible et stratégique sans avoir dévoilé le nom de cette zone.
Les brigades Al Qassam assurent que ce bombardement intervient en réponse aux crimes sionistes contre le peuple palestinien et de l’agression continue contre Gaza. Il est déclaré dans le communiqué que « les brigades Al Qassam ont promis à leur peuple de ne pas garder le silence face aux crimes de l’occupant, et qu’ils les feront payer cher leur agression. L’occupation réfléchira longuement avant de se lancer dans une agression contre le peuple palestinien. Nos armes resterons cachées et légitimes tant que l’ennemi continuera ses idioties, ils ne trouveront de notre part que des ripostes douloureuses»
La bande de Gaza est victime depuis mercredi 8 juillet d’une large opération militaire sioniste. Des milliers de raids aériens, terrestres et maritimes ont eu lieu, faisant 295 morts et des centaines de blessés. Des centaines de maisons ont été détruites et de multiples massacres ont été commis.
Un soldat israélien tué dans le ciblage du site militaire "Kissufim"
Des
sources sionistes ont admis la mort d'un soldat durant les
affrontements avec la résistance palestinienne dans la bande sud de Gaza.
Les sources ont confirmé que le soldat a
été tué pendant le bombardement du site de "Kissufim" au nord de l'est
de Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza par un certain nombre de
missiles.
Les "Brigades Al-Qassam",
l'aile militaire du Mouvement de la résistance islamique "Hamas", ont
annoncé plus tôt dans la matinée du samedi (19-7) leur responsabilité de
ce bombardement par des missiles du type 107 ainsi que le bombardement
d'un réservoir sioniste à l'est de Khan Younes.
http://www.palestine-info.cc |
Al-Qassam cible Tel Aviv et un aéroport militaire à Dimona
Les
"Brigades Al-Qassam", l'aile militaire du Mouvement de la résistance
islamique "Hamas", ont bombardé ce matin (19-7) deux zones proches de la
ville de Tel Aviv occupé avec plusieurs roquettes ainsi qu’un aéroport
militaire à Dimona.
Les Brigades ont déclaré dans un
communiqué militaire avoir bombardé les zones Rishon Letsio et Bat Yam
près de Tel Aviv par cinq missiles de type "M75". Elles ont aussi visé
une base aérienne militaire située près de la ville de Dimona avec
plusieurs obus.
Al-Qassam a ajouté avoir
réussi ce matin à bombarder l'aéroport militaire "Nevatim" qui est situé
dans la ville de Dimona avec quatre missiles de type" M75 ".
Les
Brigades ont affirmé que ce bombardement est une réponse aux crimes
sionistes commis contre le peuple palestinien et l'agression continue
sur la bande de Gaza.
Elles ont ajouté : "Les
Brigades Al-Qassam ont promis de ne pas garder le silence face
aux crimes de l'occupation et de faire payer l’occupation le prix fort
de son agression pour que la prochaine fois elle réfléchisse mille fois
avant de se lancer sur toute agression contre notre peuple. Nos armes
seront toujours prêtes pour faire face aux folies sionistes ".
Abou Zouhri : L'agression terrestre sioniste n'a pas atteint ses objectifs
Le porte-parole du mouvement du Hamas, Dr.
Sami Abou Zouhri, a confirmé que l'agression terrestre sioniste n'a pas
atteint ses objectifs, soulignant que le mouvement international vise à
sauver l'occupation de la pagaille et prévenir la résistance de
réaliser une réussite.
Dans ses déclarations de presse dont le CPI
a obtenu une copie, le samedi 19/7, Abou Zouhri a déclaré que
l'agression terrestre sioniste a échoué à réaliser ses objectifs,
démontrant que les héros de la résistance ont considérablement détruit
le prestige de la force de dissuasion sioniste.
Abou Zouhri a confirmé que le mouvement
international vise à sauver l'occupation de la pagaille et empêcher la
résistance d'atteindre toute réalisation, insistant qu'il n'y aura pas
un accord sans une réponse précédente aux conditions de la résistance.
L'occupation israélienne poursuit son
agression barbare sur la Bande de Gaza pour le 13ème jour consécutif
sous une férocité de l'occupant qui a ciblé les maison de civils et les
institutions de services et sociales ainsi que les hôpitaux et les
sièges gouvernementaux.
Les Brigades d'al-Qassam font exploser un char et bulldozer au sud de la bande de Gaza
Les Brigades d'el-Qassam, la branche armée du
mouvement du Hamas, ont annoncé la mise en œuvre d'une nouvelle attaque
derrière les lignes de l'ennemis à l'est de Khan Younès.
Les Brigades ont déclaré que les forces
d'élite d'el-Qassam ont mis en œuvre une attaque compliquée sur un
groupe de blindés de l'ennemi sioniste à l'est de Khan Younès, derrière
ces lignes et ont pu monter sur un char et un bulldozer en même temps,
en les faisant exploser avec des charges de "Tandom".
Elles ont ajouté que leurs combattants ont
confirmé qu'il y avait 9 explosions consécutives dans le char ciblé à
l'est de Khan Younès.
Les Brigades d'el-Qassam ont également
déclaré le ciblage d'un bulldozer militaire sioniste à l'est de Khan
Younès avec un obus de type "RPG", en le frappant directement et ont
lancé un autre char sur une force spéciale retranchée dans une maison à
l'est de Khan Younès, et se sont affrontés avec elle directement.
39 Palestiniens tués samedi dans l'agression sioniste sur Gaza
Des sources locales ont confirmé la
mort de 4 citoyens palestiniens dans un bombardement d'artillerie
ciblant la famille de Zawidi dans la ville de Beit Hanoun au nord de la
Bande de Gaza.
Les sources ont déclaré que les
martyrs sont Magmoud Abdul-Hamid Zawidi (23 ans), Dalia Abdul-Hamadi
Zawidi (37 ans), la petite fille Nagham Mahmoud Zawidi (deux ans) et la
petite fille Rwya Mahmoud Zawidi (6 ans).
Des sources médicales ont annoncé
le martyre de la jeune fille Maali Abou Zaid et 4 autres blessés dans
un raid ciblant un convoi pour fournir les aides dans le village de
Zawaida dans le centre de la bande.
Elles ont également déclaré la
mort du jeune homme Abdul-Rahman Berak (27 ans), suite à sa blessure
subie dans un raid aérien sioniste dans la ville de Deir Balah au centre
de la Bande de Gaza et la mort du citoyen Tariq Hato (26 ans) et
Mahmoud Sharif (24 ans) dans la région centrale.
Le jeune homme Ahmed Mohjamed
Saidi (18 ans) a été tué dans un bombardement sioniste ciblant une
voiture civile dans la rue à Qarara.
Gaza : le showbiz s’excite, se mobilise et se ridiculise…
Jean France-Martin
L’offensive terrestre a commencé dans la Bande de Gaza depuis
ce vendredi. Le lendemain, une manifestation pro-palestinienne, prévue à
Paris, a été annulée par le ministère de l’Intérieur. Sans surprise.
Ce déjà pour deux raisons. La première est que l’actuel Premier
ministre, Manuel Valls, a publiquement juré de son « indéfectible
attachement à Israël »… Étrange, pour un élu du peuple français
d’origine espagnole et n’ayant été naturalisé français que dans les
années 80 du siècle dernier. La seconde tient à la personnalité de
François Hollande, tôt repéré par les puissants réseaux américains de la
French American Foundation. Bref, il s’agit là d’un Young Leader, l’une
de ces jeunes pousses prometteuses sur lesquelles les USA n’hésitent
pas à investir beaucoup d’argent, que ce soit pour les « Français de
souche » destinés aux plus hautes fonctions, mais aussi pour les
Franco-maghrébins issus des cités. Dans un cas comme dans l’autre, ça
peut toujours servir un jour…
Pendant ce temps, le showbiz se mêle de la partie. À en croire le
site belge, Lesoir.be : « Christiano Ronaldo est connu pour son soutien à
la Palestine. Il aurait récemment fait un don de 1,5 million d’euros au
pays. Sur Twitter, on retrouve de multiples photos du joueur de
football portant une fois une écharpe aux couleurs de la Palestine, une
autre fois une pancarte avec la mention,Todos con Palestine »…
De son côté, et toujours selon les mêmes sources, le rappeur
français Rohff « s’est également illustré en faveur de la Palestine sur
son compte Facebook. Il aappelé aux dons pour Gaza “en ce mois béni de
Ramadan”. » Ce qui n’est pas tout à fait du goût de son “adversaire”
Booba, lequel affirme : « Tous ceux qui croient aider la Palestine avec
des posts Instagram, Facebook, etc., vous faites vraiment pitié, bande
d’hypocrites. Pas d’politique ici. Si vous voulez aider allez sur le
terrain bande de truffes ou sinon fermez-la à jamais !!! »
Du coup, Tareq Ramadan, figure influente de l’islam français
reprend la balle au bond : « Grand courageux, en effet, Booba. Mais qui
donc est hypocrite ? Ses fans ou lui-même qui affirme ne pas faire de
politique en prenant la décision, très politique, non seulement de se
tairesur ce massacre mais d’interdire que l’on soutienne les
Palestiniens opprimés ? Hypocrite, en effet, et honteux ».
Dans un genre une peu moins viril, Rihanna, pop star américaine,
censée soutenir la Palestine, a exprimé sur Twitter son soutien au
peuple palestinien, au travers du mot-clic#FreePalestine, avant de
changer son post d’origine en un autrement plus consensuel « Paix entre
Israël etPalestine ».
Idem pour Madonna, naguère prompte à défendre les Femen ou à s’en
prendre à Marine Le Pen – c’est à l’évidence moins risqué – est revenu
sur ses premiers Tweets, préférant un tout aussi consensuel : « La paix
des deux côtés ». Mais seulement voilà, petit problème, nous rappelle le
site Lesoir.be, « les victimes qu’elle affiche en photo sur sa page
Facebooksont celles des trois adolescents israéliens tués au début du
mois de juillet. » Et non pas celle de ce jeune Palestinien brulé vif.
Sans surprise, d’autres réactions hollywoodiennes, celles de Tom
Cruise, Richard Gere ou Arnold Schwarzenegger, connus pour leur
attachement à l’État d’Israël.
Pendant ce temps, des gens meurent. Qu’ils soient combattants ou
simples civils, ils meurent. Ils meurent sous les bombes, mais aussi
sous l’indifférence. Et le ridicule de certains histrions.
L’armée d’occupation craint des enlèvements durant l'offensive terrestre
Le journal
hébreu Maariv a écrit : « La mission de l’armée israélienne dans la
bande de Gaza est difficile et dangereuse car elle a pour objectif la
destruction des tunnels de la résistance dans la bande, et la plupart
n’est pas connue. De même, on craint que cela soit une occasion
d’enlever de nombreux soldats »
Le quotidien a indiqué que la mission
de l’armée est compliquée, et il est très probable qu’elle ne parvienne
pas à éliminer l’ensemble des tunnels construits secrètement par le
mouvement du Hamas à différents endroits de l’enclave.
« Ce qui préoccupe le plus les dirigeants
de l’armée est la possibilité de voir un grand nombre de soldats se
faire enlever dans l’un des tunnels, ou qu’un attentat soit réalisé
durant une opération des troupes dans un tunnel », a ajouté Maariv.
Les responsables de l’armée israélienne ont
insisté auprès de leurs soldats pour qu’ils évitent à tout prix toute
tentative d’enlèvement, en les appelant à se défendre par tous les
moyens.
Le journal a souligné que les tunnels
souterrains représentent une grande menace pour les forces de l’armée
qui sont entrées dans la bande de Gaza, car ils contiennent tous les
explosifs qui servent à cibler les soldats lorsqu’ils entrent à Gaza, à
l’instar du tunnel d’al Ain découvert par l’armée israélienne et celui
de Sofa dans lequel un chien a été tué et un soldat blessé.
Maariv a démontré que le Hamas consacre un
quart de son budget militaire au développement des tunnels, puisqu’ils
nécessitent d’être surveillés 24 heures sur 24, ce qui empêche de les
découvrir ou d’obtenir des informations à leur sujet.
Le journal a rapporté d’experts
militaires leur conviction que ce qui préoccupe l’armée est le manque
d’informations sur les endroits où se trouvent ces tunnels, leurs plans
et dispersion sous terre.
Un de ces experts a déclaré au journal :
« Il existe très peu d’informations sur les tunnels dont certains se
situent sous des quartiers résidentiels à Gaza-city, et au sujet
desquels l’armée ne sait rien en raison du secret du Hamas »
vendredi 18 juillet 2014
Paris doit se montrer plus sévère envers Israël
L'opération « Bordure protectrice » et les tirs de roquettes sur le territoire israélien depuis Gaza créent une situation explosive au Proche-Orient. Mais l'escalade a aussi des répercussions en France, où des synagogues ont été attaquées à la fin d'une manifestation de soutien aux Palestiniens. Comment éviter la contagion?
L'unanimité
occidentale qui a accueilli la énième opération militaire israélienne à
Gaza a conforté l'impunité de facto dont jouit l'Etat d'Israël. D'emblée, un soutien inconditionnel s'est exprimé, de Washington à Berlin, en passant par Paris, qui a manifesté sa « solidarité » au gouvernement israélien en l'habilitant à « prendre toutes les mesures pour protéger sa population ». Qu'importent l'amplitude ou la disproportion de la riposte, le respect du droit international, les dizaines de civils palestiniens victimes des bombardements aériens ?
Les critiques exprimées à gauche, les victimes palestiniennes et la perspective d'une offensive terrestre de l'armée israélienne sur Gaza ont suscité un rééquilibrage de la position française, appelant désormais à un cessez-le-feu et à la « retenue ».
Reste que le caractère partiel et partial du communiqué élyséen du 9
juillet fera date. Si la condamnation des tirs de roquettes du Hamas
allait de soi, au nom du principe de légitime défense, elle devait être
complétée par un rappel du droit international appelant à une riposte
proportionnée au nom de la protection des civils. Cette omission
volontaire a été interprétée comme un aval en forme de carte blanche
donnée au gouvernement israélien.
L'expression de cette indignation sélective a traduit la tentation chez François Hollande d'infléchir
notre traditionnelle ligne gaullo-mitterrandienne – une solution
prônant deux Etats sur la base de négociations garantissant la séc
urité (et donc l'existence) d'Israël et rendant justice au peuple palestinien. Lors de sa visite en Israël en novembre 2013, M. Hollande déclarait qu'il trouverait toujours « un chant d'amour pour Israël et pour ses dirigeants »… Pourtant, l'actuel gouvernement israélien n'est autre que l'émanation d'une droite nationaliste dirigée par un acteur essentiel de l'échec du processus de paix, un partisan de la poursuite de la colonisation : Benyamin Nétanyahou.
IMPORTATION DU CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN EN FRANCE
Au-delà de la relation historique qui lie l'Etat d'Israël et le Parti socialiste français, le rapprochement diplomatique engagé par M. Hollande tient à des considérations internes et à sa volonté de démontrer que « la France n'est pas une nation antisémite » (pour reprendre le titre de la récente tribune publiée dans le New York Times et cosignée par MM. Fabius et Cazeneuve), et apporter ainsi des gages à une « communauté juive française » habitée par un sentiment d'insécurité, renforcé par les débordements en marge des manifestations propalestiniennes à Paris. Or, si la lutte contre l'antisémitisme est une politique aussi louable qu'impérative, il serait hasardeux qu'elle serve de curseur à notre diplomatie au Proche-Orient. Céder à cette tentation, c'est faire le jeu de l'importation du conflit israélo-palestinien en France.
Les avocats inconditionnels de l'Etat israélien se plaisent à souligner qu'il représente l'« unique démocratie de la région », argument d'autorité ignorant toute contradiction ontologique entre les valeurs de l'Etat de droit démocratique et le recours illégal et illégitime à la force, à l'occupation, à la colonisation et à des pratiques discriminatoires relevant de la logique de l'apartheid. Cette nouvelle vague de violences a de profondes racines et s'inscrit dans un contexte qu'il convient de ne pas méconnaître. Gaza est une prison à ciel ouvert d'une densité démographique parmi les plus élevées, soumise à un blocus israélo-égyptien synonyme de crise humanitaire permanente. A cela s'ajoute l'absence de perspectives politiques : l'impasse qu'incarne le Hamas n'a d'égal que l'incapacité du gouvernement israélien à mener des négociations de paix ouvrant la voie à la création d'un Etat palestinien viable. L'échec du dernier cycle de négociations relève, aux dires mêmes du secrétaire d'Etat américain John Kerry, de la responsabilité du gouvernement israélien.
Alors que la colonisation se poursuit depuis 1967 et empêche la création d'un Etat palestinien viable, elle plonge aussi une majorité de la société israélienne « dans une logique perverse du découragement », selon l'écrivain israélien David Grossman. La voix de la raison et de la justice existe encore en Israël, mais elle s'enlise dans un puissant sentiment d'indifférence au sort de l'Autre. La mort de jeunes manifestants palestiniens sous les balles de l'armée israélienne rythme le quotidien de la région et devient chose banale, cependant que la stupeur et l'effroi saisissent cette même société dès lors qu'est brandie la menace sécuritaire.
Insensible au droit international et aux faibles pressions diplomatiques, le gouvernement israélien fait prévaloir la logique de puissance sur tout esprit de compromis. Il demeure plus soucieux d'« avoir la paix » par la force (ou par un cessez-le-feu fictif) que de « faire la paix » par une négociation constructive et porteuse d'espoir. Le statu quo mortifère et contre-productif est un scénario qui écarte la perspective d'un Etat palestinien et dans lequel « Israël pourrait devenir un Etat appliquant l'apartheid ». A moins que le spectre qu'évoquait John Kerry ne soit déjà une réalité.
Béligh Nabli (Directeur de recherches à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS))
urité (et donc l'existence) d'Israël et rendant justice au peuple palestinien. Lors de sa visite en Israël en novembre 2013, M. Hollande déclarait qu'il trouverait toujours « un chant d'amour pour Israël et pour ses dirigeants »… Pourtant, l'actuel gouvernement israélien n'est autre que l'émanation d'une droite nationaliste dirigée par un acteur essentiel de l'échec du processus de paix, un partisan de la poursuite de la colonisation : Benyamin Nétanyahou.
IMPORTATION DU CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN EN FRANCE
Au-delà de la relation historique qui lie l'Etat d'Israël et le Parti socialiste français, le rapprochement diplomatique engagé par M. Hollande tient à des considérations internes et à sa volonté de démontrer que « la France n'est pas une nation antisémite » (pour reprendre le titre de la récente tribune publiée dans le New York Times et cosignée par MM. Fabius et Cazeneuve), et apporter ainsi des gages à une « communauté juive française » habitée par un sentiment d'insécurité, renforcé par les débordements en marge des manifestations propalestiniennes à Paris. Or, si la lutte contre l'antisémitisme est une politique aussi louable qu'impérative, il serait hasardeux qu'elle serve de curseur à notre diplomatie au Proche-Orient. Céder à cette tentation, c'est faire le jeu de l'importation du conflit israélo-palestinien en France.
Les avocats inconditionnels de l'Etat israélien se plaisent à souligner qu'il représente l'« unique démocratie de la région », argument d'autorité ignorant toute contradiction ontologique entre les valeurs de l'Etat de droit démocratique et le recours illégal et illégitime à la force, à l'occupation, à la colonisation et à des pratiques discriminatoires relevant de la logique de l'apartheid. Cette nouvelle vague de violences a de profondes racines et s'inscrit dans un contexte qu'il convient de ne pas méconnaître. Gaza est une prison à ciel ouvert d'une densité démographique parmi les plus élevées, soumise à un blocus israélo-égyptien synonyme de crise humanitaire permanente. A cela s'ajoute l'absence de perspectives politiques : l'impasse qu'incarne le Hamas n'a d'égal que l'incapacité du gouvernement israélien à mener des négociations de paix ouvrant la voie à la création d'un Etat palestinien viable. L'échec du dernier cycle de négociations relève, aux dires mêmes du secrétaire d'Etat américain John Kerry, de la responsabilité du gouvernement israélien.
Alors que la colonisation se poursuit depuis 1967 et empêche la création d'un Etat palestinien viable, elle plonge aussi une majorité de la société israélienne « dans une logique perverse du découragement », selon l'écrivain israélien David Grossman. La voix de la raison et de la justice existe encore en Israël, mais elle s'enlise dans un puissant sentiment d'indifférence au sort de l'Autre. La mort de jeunes manifestants palestiniens sous les balles de l'armée israélienne rythme le quotidien de la région et devient chose banale, cependant que la stupeur et l'effroi saisissent cette même société dès lors qu'est brandie la menace sécuritaire.
Insensible au droit international et aux faibles pressions diplomatiques, le gouvernement israélien fait prévaloir la logique de puissance sur tout esprit de compromis. Il demeure plus soucieux d'« avoir la paix » par la force (ou par un cessez-le-feu fictif) que de « faire la paix » par une négociation constructive et porteuse d'espoir. Le statu quo mortifère et contre-productif est un scénario qui écarte la perspective d'un Etat palestinien et dans lequel « Israël pourrait devenir un Etat appliquant l'apartheid ». A moins que le spectre qu'évoquait John Kerry ne soit déjà une réalité.
Béligh Nabli (Directeur de recherches à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS))
Invasion terrestre de Gaza, Israël brise le cessez-le-feu humanitaire
Ne
respectant aucune règle du jeu diplomatique et s’engouffrant dans la
moindre brèche pour lâcher ses chars de la mort dans Gaza - le crash du
Boeing malaisien survenu hier dans l’Est de l’Ukraine ayant fait, à ce
titre, l’effet d’une diversion providentielle – Netanyahou, le
va-t-en-guerre qui n’en finit pas de violer le droit international,
brisant le « cessez-le-feu humanitaire » demandé par l’Onu et
ridiculisant par là même toute la communauté internationale, a mis à
exécution le plan qui le démangeait depuis longtemps : une nouvelle
invasion terrestre de l’enclave palestinienne.
L’escalade militaire, tant redoutée, a donc été
ordonnée sans sourciller par le criminel de guerre israélien, au terme
d’une offensive sanglante de dix jours qui a coûté la vie à plus de 230
Palestiniens, dont de nombreux enfants, fait plus de 1 700 blessés, et
ravagé une terre meurtrie et endeuillée dont les plaies béantes sont
plus que jamais à vif.
Face à cet énième accès de fureur meurtrière, la
première riposte du Hamas fut verbale, indiquant qu’Israël paiera "un
prix élevé", notamment par la voix de son porte-parole qui surpervise la
bande de Gaza, Sami Abu Zuhri. "Cette opération terrestre ne fait
pas peur aux dirigeants du Hamas ni au peuple palestinien. Nous mettons
en garde Netanyahu quant aux conséquences terribles d'un tel acte aussi
stupide", a-t-il martelé.
Diana Buttu, conseillère juridique et membre de
l’ancienne équipe palestinienne de négociation de paix, lui a fait écho
en exhortant "l'Autorité palestinienne à se tourner instamment vers
la Cour pénale internationale pour qu'Israël soit inculpé de crimes de
guerre. Ce n'est pas la première fois que cela arrive", s’est-elle exclamée, ajoutant indignée : "Israël
ne devrait pas être autorisé à se comporter comme il le fait
systématiquement, toujours au-dessus des lois, en martyrisant les
Palestiniens qui, eux, sont traités comme s’ils étaient des sous-hommes
en-dessous des lois."
Gaza: Michèle Sibony donne une leçon magistrale aux journalistes de LCI (vidéo)
Après Leïla Shahid, voici la nouvelle leçon donnée aux journalistes par
Michèle Sibony (voir également le débat avec Michèle Sibony sur OummaTV).
La désinformation ou l'autre guerre contre Gaza
En déclarant accepter le plan égyptien pour un cessez-le-feu, l'Etat
d'Israël a cherché durant quelques heures à se donner le beau rôle et à
faire oublier les crimes de guerre perpétrés contre la population
civile de Gaza durant plus d'une semaine de bombardements aériens qui
ont fait près de 200 morts et des centaines de blessés. Comme on pouvait
s'y attendre, les réserves exprimées par le Hamas palestinien à propos
de l'initiative égyptienne ont été dénaturées par les médias mainstream
et ont été présentées comme un refus du cessez-le-feu, justifiant ainsi
par avance la reprise des raids israéliens contre Gaza.
Que s'est-il passé au juste ? D'abord, au moment où les médias
mainstream se sont relayés l'information israélienne, le Hamas n'avait
pas refusé le cessez-le-feu en question pour la bonne raison qu'il n'a
pas encore été à ce moment destinataire d'une quelconque initiative. Les
discussions secrètes ont eu lieu entre les généraux égyptiens et les
représentants du gouvernement israélien et ce dernier a vite fait de
donner son accord à la partie égyptienne sans attendre que la partie
palestinienne en prenne connaissance.
Il est normal dans ces conditions que le Hamas se méfie et demande à
connaître les détails de l'initiative avant de prendre position surtout
qu'il n'est pas sans ignorer les motivations secrètes du régime
militaire égyptien dont la dernière mise en scène diplomatique
s'apparente à un cadeau à son acolyte israélien en vue de lui donner un
nouveau prétexte dans sa guerre destructrice. Le Haaretz israélien vient
de découvrir le pot aux roses en divulguant que le document de
l'initiative égyptienne a été rédigé en collaboration avec des experts
israéliens!
En dépit de tout cela, quelques heures après que le gouvernement
israélien eût déclaré accepter la trêve proposée par l'Egypte, le
porte-parole du Hamas a fait savoir que son mouvement était en train
d'étudier l'initiative rejetée entre-temps par le Djihad islamique. En
rappelant les conditions qui pourraient selon lui ramener la paix, à
savoir la cessation des bombardements israéliens, la fin du blocus qui
frappe Gaza depuis 2006, la réouverture du terminal de Rafah et la
libération des prisonniers palestiniens, le Hamas n'a fait que mettre le
doigt sur les véritables enjeux de cette énième guerre d'agression
contre Gaza.
Ce sont ces enjeux que la désinformation systématique des médias
occidentaux et arabes cherche à cacher à l'opinion publique. Ce faisant,
Gaza ne subit pas seulement les conséquences d'une agression aérienne
complètement disproportionnée par rapport aux tirs de roquettes que la
propagande israélienne agite régulièrement mais doit aussi faire face à
une guerre psychologique et médiatique aux conséquences aussi
ravageuses.
Israël peut envoyer son armada aérienne contre Gaza sans subir
l'opprobre des nations parce qu'il peut compter la complicité des
grandes puissances qui régentent le monde mais aussi sur la complaisance
des médias qui font et défont l'opinion publique mondiale. Certes, ces
médias montrent les images des victimes civiles des bombardements
israéliens mais ces images sont toujours accompagnées d'un discours qui
feint de regretter qu'à côté des terroristes éliminés, il y a toujours
malheureusement des civils innocents.
L'information essentielle qu'on cherche à faire passer est toujours
la même et elle accompagne désormais comme une litanie toutes les
guerres de l'Empire contre le terrorisme: les victimes civiles sont des
victimes collatérales obligées d'une guerre qui resterait quant à elle
légitime dans ses motivations profondes dans la mesure où il s'agirait
partout de la défense de la civilisation contre la barbarie intégriste.
Dans cette guerre médiatique sans laquelle la guerre tout court ne
serait pas possible, les néoconservateurs de la droite dure et les
sociaux-démocrates de la gauche caviar se retrouvent au fond sur la même
longueur d'onde. Pour les premiers, à la guerre comme à la guerre et
Dieu reconnaître les siens. Pour les seconds, Israël devrait faire
preuve de retenue et de mesure dans l'espoir qu'une guerre mieux ciblée
permettrait d'atteindre les objectifs escomptés sans susciter la colère
de l'opinion publique.
Dans ce contexte, la dernière "information" relayée par les médias
mainstream suivant laquelle le Hamas aurait refusé le cessez-le-feu
accepté par le gouvernement israélien fait partie d'un plan
d'intoxication médiatique servant à justifier une fois de plus le
soutien de la classe politique toutes tendances confondues à
l'intensification de l'agression israélienne quelques heures seulement
après l'annonce d'une trêve imaginaire. Cette désinformation n'a fait
que reprendre celle qui a accompagné depuis le début l'agression
israélienne suivant laquelle Israël n'a fait que riposter aux tirs de
roquettes du Hamas et à l'assassinat de trois adolescents israéliens en
Cisjordanie.
Pourtant, le casus belli était tellement grossier qu'il ne méritait
même pas qu'on s'y arrête si ce n'était la complaisance aveugle des
médias quand il s'agit de défendre Israël. En effet, quel intérêt avait
le Hamas pour tomber dans pareille extrémité quand on sait que l'accord
qu'il a signé récemment avec la direction de l'autorité palestinienne
lui a permis de surmonter l'isolement diplomatique et la crise
financière dans lesquels Américains, Israéliens et Arabes ont voulu
l'enfermer ?
Les véritables enjeux stratégiques de cette énième guerre
israélienne, au premier rang desquels se trouve précisément
l'acharnement américano-israélo-égypto-saoudien à détruire l'accord de
réconciliation inter-palestinien signé entre le Hamas et le Fatah,
seront une fois de plus occultés de la même façon que les manœuvres
underground des services occidentaux et arabes en vue de faire avorter
les velléités révolutionnaires et indépendantistes dans la région
continueront à être mises sous le boisseau au profit de la
sur-médiatisation des avancées et des massacres accomplis en Syrie et en
Irak par les néo-djihadistes de l'EIIL qui sont arrivés comme par
hasard au bon moment pour dénaturer et diviser la résistance aux
pouvoirs en place et semer le trouble dans une opinion publique arabe
déboussolée et impuissante.
L'Empire a tout intérêt à cacher à l'opinion publique les enjeux
véritables dont la prise de conscience pourrait accélérer les
décantations sociales et politiques et dicter aux peuples qui ploient
sous le joug de la mondialisation et de la dérégulation néolibérale de
nouvelles alliances géostratégiques à l'échelle mondiale. Dans cette
guerre totale et planétaire, Israël occupe une place symbolique forte
non seulement en raison du sentiment de culpabilité qui habite de
nombreux esprits européens suite aux souffrances historiques infligées
aux juifs d'Europe mais surtout parce qu'il fait appel aux fantômes
historiques qui continuent de hanter l'imaginaire politique européen:
colonialisme, racisme et militarisme.
La sécularisation et la racialisation d'un mythe religieux comme
celui de "peuple élu" sont aujourd'hui intériorisées et sublimées par
les médias occidentaux pour devenir une sorte de mot de passe secret qui
justifie qu'on passe toujours au second plan les victimes collatérales
des guerres israéliennes qui sont systématiquement présentées comme des
guerres par définition défensives.
Ce faisant, les médias mainstream partagent sans complexe la négation
du peuple palestinien renvoyé à l'image de l'Autre absolu. Dans ce
discours foncièrement raciste, les civils des deux côtés ne se
ressemblent pas, ne se valent pas. Il y a les civils israéliens que les
bruits des sirènes d'alarme suffisent à traumatiser et il y a les
civils palestiniens qui servent de boucliers humains aux terroristes du
Hamas. Dans ce discours, il n'y a ni colons ni colonisés, ni occupants
ni résistants. Il y a des humains normaux qui veulent profiter
tranquillement du soleil et des belles plages de Palestine et il y a les
Autres, qui ressemblent à "nos immigrés" d'ici et qui ne savent pas
tenir la place que le Système qui fabrique le chômage ici et la guerre
là-bas s'entête à leur imposer.
C'est pourquoi, sans négliger les autres formes de solidarité civile
et humanitaire avec le peuple palestinien en butte aujourd'hui à une
agression barbare et sans minimiser les efforts courageux des comités de
soutien qui sont souvent acculés à une activité militante qui ne
dépasse pas le cadre groupusculaire en dehors des temps forts de la
mobilisation conjoncturelle et affective , il y a un besoin urgent de se
hisser au niveau des défis posés par cette guerre médiatique dont les
lobbies israéliens en France et en Europe ont compris l'importance
stratégique.
Si avec un millier de sms, le CRIF se permet aujourd'hui de
mobiliser autant d'intervenants téléphoniques en vue de faire pression
sur les journalistes de la presse audiovisuelle et écrite , qu'est-ce
qui empêche les militants associatifs pro-palestiniens de réfléchir sur
de nouvelles méthodes de travail aptes à relever le défi de cette
nouvelle guerre médiatique ? Cette bataille médiatique est d'autant plus
impérative qu'elle permettra du même coup aux militants associatifs
pro-palestiniens de mieux se préparer à l'autre bataille politique qui
les attend et qui consiste à mettre en œuvre une véritable stratégie en
vue de débusquer et de contrebalancer le poids nocif des lobbies
israéliens au sein des organisations politiques et syndicales de gauche.
Par Mohamed Tahar Bensaada http://oumma.com
Cette propagande qui transforme le bourreau en une victime
Mes chers amis,
Je m'excuse si je ne trouve pas la force d'évoquer des roses et des rossignols ce matin... Gaza est sous les feux.. Certes, l'Irak et la Syrie sont en deuil aussi, formant des terrains minés par des puissances occidentales et les monarchies du golfe qu'elles ont créées dans le passé... Mais l'injustice criante qui perdure en Palestine est une plaie qui saigne depuis des décennies, qui s'infecte et répand ses microbes partout dans le monde...
Ce n'est pas la religion qui nous divise, c'est la colonisation, tout simplement..
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http://oumma.com
Je m'excuse si je ne trouve pas la force d'évoquer des roses et des rossignols ce matin... Gaza est sous les feux.. Certes, l'Irak et la Syrie sont en deuil aussi, formant des terrains minés par des puissances occidentales et les monarchies du golfe qu'elles ont créées dans le passé... Mais l'injustice criante qui perdure en Palestine est une plaie qui saigne depuis des décennies, qui s'infecte et répand ses microbes partout dans le monde...
Je suis frappée par la propagande qui transforme le bourreau en une
victime qui se défend... Par les journaux qui décrivent en détail le
type de roquettes palestiniennes même quand elles ne font pas de
victimes, mais ne s'intéressent guère à la nature des bombardements
isaréliens, ni des victimes palestiniennes..
Hier 25 morts et 200 blessés dont plusieurs handicapés à vie... Dont
une famille entière décimée...Qui dira et répétera les noms des enfants
tués? Qui leur allumera des bougies en les pleurant? Qui qualifiera ces
crimes de terrorisme aveugle?
Et toi mon compatriote européen, pourquoi si peu de compassion
envers l'arabe, que je suis aussi? Peut être qu'en te rappelant que des
palestiniens chrétiens sont aussi des victimes, tu te sentirais plus
révolté, comme si la religion devrait nous séparer en clans solidaires?
Peut être que je devrais te montrer des enfants palestiniens blonds
ensanglantés afin que tu te sentes touché? Crois tu vraiment qu'Israel
est un prolongement de l'Europe, chose d'ailleurs quasiment officielle,
en tout cas pour les contrats européens qui couvrent mon domaine de
recherche?
Pourquoi aurais tu froid au dos en entendant "Etat islamique", alors
que répéter "Etat Juif" ne te choque guère? Pourquoi te sens tu agacé
devant un drapeau qui porte la shahada, alors que tu te sens familier
avec un drapeau récupérant l'étoile de David, symbole universel y
compris en islam, que s'approprie un sionisme qui n'a rien de
spiriituel? Bien au contraire, te voici y voir un allié très cher, qui
se prétend le rempart des pays civilisés contre les barbares...
Pourquoi acceptes tu que la barbarie meurtrière que tu as causée dans
le passé soit payée par des palestiniens qui doivent céder leurs
terres, leurs maisons, leurs âmes, leurs enfants? Réveille ta
conscience, mon compatriote, libère toi de ce mépris hérité des
croisades.. Rappelle toi qu'au cours de ces croisades les chrétiens
arabes de Jerusalem furent massacrés, et ne voyaient guère dans ces
croisés barbares, leurs bourreaux, des frères..
Saches que c'est Omar ibn AlKhattab qui avait permis aux familles
juives de s'installer à Jerusalem.. Que des juifs arabes ont été
ministres (dont l'arrière grand père d'un ami physicien premier
mlinistre ottoman), médecins, philosophes, poètes, baignant dans la même
culture, et que leur émancipation ou déclin était intimement liés à
celui de leurs frères musulmans.. Une culture dont tu as pleinement
profité, révolutionnant tes moeurs, te faisant découvrir l'amour
courtois et le rafinnement...Ce n'est pas la religion qui nous divise, c'est la colonisation, tout simplement..
Pendant que la guerre sévit à Gaza, les affrontements s’intensifient en Cisjordanie
Ahmed Melhem - Al Monitor
En effet, c’est depuis l’enlèvement et l’assassinat du jeune Mohamed Abu Khdeir par des colons, le 2 juillet dernier, que les affrontements se poursuivent à Jérusalem et dans les villes et villages Palestiniens situés à l’intérieur de la Ligne Verte. Les heurts ont pris de l’ampleur, se sont diversifiés et se sont intensifiés.
Sur le terrain, on peut clairement sentir que la situation en Cisjordanie est en proie à la tension et ce, depuis que la vague de manifestation s’est propagée à travers les villes et les villages. Bethléem, Hébron, Jérusalem et Ramallah sont les villes où l’on a enregistré les affrontements les plus violents. Durant la manifestation du 11 juillet, des jeunes Palestiniens ont incendié le checkpoint militaire de Qalandia, ce qui a poussé les soldats israéliens à évacuer les lieux pour une courte période, permettant aux jeunes gens Palestiniens de prendre contrôle sur l’endroit.
Durant les journées du 11 et 12 juillet, Al-Monitor a recensé plus de 30 villes et villages qui ont connu de violents affrontements, impliquant des milliers de jeunes personnes. Des douzaines de Palestiniens ont été blessés par des balles réelles et des balles en caoutchouc. Un jeune homme ayant participé aux accrochages non loin de la colonie de Bethel a confié à Al-Monitor : « Nous nous soulèverons contre Israël. Nous organiserons des actions de protestation quotidiennes en face des colonies de Bethel et d’Awfar et nous lancerons des pierres et des cocktails Molotov. »
Un autre homme en possession d’un cocktail Molotov prêt à être tiré a déclaré à Al-Monitor : « Nous voulons les brûler comme ils ont brûlé Mohamed Abu Khdeir et les enfants de Gaza avec leurs missiles. L’intifada doit être déclenchée pour soutenir Gaza et pour soulager ses habitants des affres de la guerre. » Un autre homme qui brûlait les pneus sur une route mitoyenne à Bethel a indiqué : « L’Autorité [Palestinienne] nous met en garde contre toute altercation et tout accrochage avec les forces de l’occupant et nous obsèdent, mais nous continuerons notre combat et poursuivrons les heurts avec les soldats, » et d’ajouter : « Nous prenons part à ces affrontements durant la nuit et jusqu’à l’aube depuis le début du mois de Ramadan, avec des températures très élevées durant la journée. »
Il y a lieu de préciser que les affrontements qui opposent les jeunes Palestiniens aux forces Israéliennes interviennent spontanément et sans planification ni appels des forces politiques, factions ou partis et ce, faute d’une direction populaire nationale unie devant prendre en charge le développement d’un programme de lutte nationale. A travers son appareil sécuritaire, l’Autorité Palestinienne (AP) cherche à avoir le contrôle sur les affrontements en érigeant des postes de contrôle de la sécurité, et en déployant massivement ses agents à proximité des checkpoints et des camps de l’armée israélienne afin d’empêcher les gens d’avancer. Cette mesure a également conduit à des heurts avec les jeunes Palestiniens, comme la dispersion d’une manifestation à Hébron le 11 juillet.
Dans une interview accordée le 11 juillet à la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen, le Président Palestinien Mahmoud Abbas a déclaré qu’il n’acceptera pas que le gouvernement Israélien pousse au déclenchement d’une troisième intifada. Hamas a trouvé que les propos du Président Abbas « mettent la victime et le bourreau sur un pied d’égalité. » Dans un communiqué de presse publié le 12 juillet, le Hamas a indiqué : « Nous appelons nos compatriotes de la Cisjordanie, de Jérusalem et des Territoires Occupés de 1948 à un soulèvement populaire de masse dans la journée du vendredi, en solidarité avec la Bande de Gaza. Ce soulèvement sera synonyme de loyauté envers le sang de nos martyrs qui a été versé à travers toutes les villes Palestiniennes, en soutien à la résistance Palestinienne. Nous voulons exprimer notre rejet à tout type de complot tracé contre la Bande. »
Al-Monitor s’est approché d’Ahmed Zaki, étudiant à l’Université de Jérusalem et qui assiste quasi-quotidiennement aux affrontements. Au sujet de la montée des tensions en Cisjordanie à cause de la guerre sur Gaza, il a affirmé : « Les jeunes gens sont très en colère contre les massacres en cours dans la Bande de Gaza, contre la position de l’AP qui reste passive les bras croisés en maintenant la coordination sécuritaire avec Israël et en tentant d’empêcher ces jeunes d’arriver jusqu’à ces points de combats. La guerre sur Gaza a accéléré le rythme des affrontements qui ont éclaté suite à l’assassinat du jeune martyr Mohamed Abu Khdeir. »
Pour la parlementaire et membre de l’OLP Khalida Jarrar « Les Palestiniens se dirigent vers une situation permanente de confrontations avec l’occupation, depuis qu’Israël a intensifié ses crimes, ses arrestations, ses bombardements, ses assassinats et ses activités d’expansion de colonies. » Elle a précisé : « Les affrontements auxquels nous assistons aujourd’hui sont un prélude à une prochaine explosion. Nous devons avoir une direction populaire nationale capable de communiquer et d’obtenir des résultats positifs pour le meilleur intérêt du peuple Palestinien. Tout type de coordination sécuritaire doit être cessé, une protection politique doit être mise en place et aucune forme d’apaisement ne sera acceptée. »
La parlementaire a reconnu que les attaques continues sur Gaza ont augmenté l’intensité des affrontements en Cisjordanie. « Cette agression maintiendra la situation des heurts et accrochages en Cisjordanie et l’exacerbera davantage, puisque nous assistons actuellement à une escalade des affrontements en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et dans les territoires internes [Israël], prenant plusieurs formes de lutte, » a-t-elle souligné.
Al-Monitor s’est par ailleurs entretenu avec Jamal Huwail, représentant du Fatah au Parlement et ancien prisonnier. Il a expliqué qu’une profonde rage accablante habite les Palestiniens en Cisjordanie, à Gaza et dans d’autre villes en Israël contre les pratiques israéliennes à leur encontre. Ancien leader de la bataille du camp de réfugiés de Jénine pendant la seconde Intifada, Huwail précise : « Je suis totalement convaincu qu’aucun soulèvement populaire potentiel ne sera en notre faveur tant que nous ne disposons pas encore d’un leadership national unifié. » Huwail estime que c’est le peuple qui incite à la révolution, et non pas un responsable ou un chef de faction.
S’agissant des derniers affrontements, Huwail explique : « La grande colère des gens est due aux pratiques de l’occupation. L’assassinant du jeune Mohamed Abu Khdeir et la guerre contre Gaza ont poussé les jeunes à affronter l’occupant. Il s’agit là du pouls de la rue car aucun responsable n’a pris position. Notre leadership souffre de décadence et a perdu la confiance qui lui a été confiée par la rue Palestinienne. Personne ne saura décider si une nouvelle Intifada aura lieu ou non. Seul le peuple décidera. »
* Ahmed Melhem est journaliste et photographe, basé à Ramallah et travaillant pour Al-Watan News
14 juillet 2014 – Al Monitor – Vous pouvez consulter cet article en anglais à :
http://www.al-monitor.com/pulse/ori...
Traduction : Info-Palestine.eu - Niha
Ramallah, Cisjordanie – Dans la nuit du 11 juillet et tôt
dans la matinée du 12, les villes de la Cisjordanie et les villes Arabes
se trouvant à l’intérieur de la Ligne Verte ont enregistré de violents
affrontements, y compris au niveau des checkpoints et des camps
militaires israéliens. Ces endroits n’ont pas connu de pareilles scènes
d’accrochages depuis plusieurs années.
- Des manifestants Palestiniens affrontent les soldats israéliens lors d’une manifestation contre l’action militaire israélienne à Gaza, près de la ville de Naplouse en Cisjordanie, le 14 juillet 2014
En effet, c’est depuis l’enlèvement et l’assassinat du jeune Mohamed Abu Khdeir par des colons, le 2 juillet dernier, que les affrontements se poursuivent à Jérusalem et dans les villes et villages Palestiniens situés à l’intérieur de la Ligne Verte. Les heurts ont pris de l’ampleur, se sont diversifiés et se sont intensifiés.
Sur le terrain, on peut clairement sentir que la situation en Cisjordanie est en proie à la tension et ce, depuis que la vague de manifestation s’est propagée à travers les villes et les villages. Bethléem, Hébron, Jérusalem et Ramallah sont les villes où l’on a enregistré les affrontements les plus violents. Durant la manifestation du 11 juillet, des jeunes Palestiniens ont incendié le checkpoint militaire de Qalandia, ce qui a poussé les soldats israéliens à évacuer les lieux pour une courte période, permettant aux jeunes gens Palestiniens de prendre contrôle sur l’endroit.
Durant les journées du 11 et 12 juillet, Al-Monitor a recensé plus de 30 villes et villages qui ont connu de violents affrontements, impliquant des milliers de jeunes personnes. Des douzaines de Palestiniens ont été blessés par des balles réelles et des balles en caoutchouc. Un jeune homme ayant participé aux accrochages non loin de la colonie de Bethel a confié à Al-Monitor : « Nous nous soulèverons contre Israël. Nous organiserons des actions de protestation quotidiennes en face des colonies de Bethel et d’Awfar et nous lancerons des pierres et des cocktails Molotov. »
Un autre homme en possession d’un cocktail Molotov prêt à être tiré a déclaré à Al-Monitor : « Nous voulons les brûler comme ils ont brûlé Mohamed Abu Khdeir et les enfants de Gaza avec leurs missiles. L’intifada doit être déclenchée pour soutenir Gaza et pour soulager ses habitants des affres de la guerre. » Un autre homme qui brûlait les pneus sur une route mitoyenne à Bethel a indiqué : « L’Autorité [Palestinienne] nous met en garde contre toute altercation et tout accrochage avec les forces de l’occupant et nous obsèdent, mais nous continuerons notre combat et poursuivrons les heurts avec les soldats, » et d’ajouter : « Nous prenons part à ces affrontements durant la nuit et jusqu’à l’aube depuis le début du mois de Ramadan, avec des températures très élevées durant la journée. »
Il y a lieu de préciser que les affrontements qui opposent les jeunes Palestiniens aux forces Israéliennes interviennent spontanément et sans planification ni appels des forces politiques, factions ou partis et ce, faute d’une direction populaire nationale unie devant prendre en charge le développement d’un programme de lutte nationale. A travers son appareil sécuritaire, l’Autorité Palestinienne (AP) cherche à avoir le contrôle sur les affrontements en érigeant des postes de contrôle de la sécurité, et en déployant massivement ses agents à proximité des checkpoints et des camps de l’armée israélienne afin d’empêcher les gens d’avancer. Cette mesure a également conduit à des heurts avec les jeunes Palestiniens, comme la dispersion d’une manifestation à Hébron le 11 juillet.
Dans une interview accordée le 11 juillet à la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen, le Président Palestinien Mahmoud Abbas a déclaré qu’il n’acceptera pas que le gouvernement Israélien pousse au déclenchement d’une troisième intifada. Hamas a trouvé que les propos du Président Abbas « mettent la victime et le bourreau sur un pied d’égalité. » Dans un communiqué de presse publié le 12 juillet, le Hamas a indiqué : « Nous appelons nos compatriotes de la Cisjordanie, de Jérusalem et des Territoires Occupés de 1948 à un soulèvement populaire de masse dans la journée du vendredi, en solidarité avec la Bande de Gaza. Ce soulèvement sera synonyme de loyauté envers le sang de nos martyrs qui a été versé à travers toutes les villes Palestiniennes, en soutien à la résistance Palestinienne. Nous voulons exprimer notre rejet à tout type de complot tracé contre la Bande. »
Al-Monitor s’est approché d’Ahmed Zaki, étudiant à l’Université de Jérusalem et qui assiste quasi-quotidiennement aux affrontements. Au sujet de la montée des tensions en Cisjordanie à cause de la guerre sur Gaza, il a affirmé : « Les jeunes gens sont très en colère contre les massacres en cours dans la Bande de Gaza, contre la position de l’AP qui reste passive les bras croisés en maintenant la coordination sécuritaire avec Israël et en tentant d’empêcher ces jeunes d’arriver jusqu’à ces points de combats. La guerre sur Gaza a accéléré le rythme des affrontements qui ont éclaté suite à l’assassinat du jeune martyr Mohamed Abu Khdeir. »
Pour la parlementaire et membre de l’OLP Khalida Jarrar « Les Palestiniens se dirigent vers une situation permanente de confrontations avec l’occupation, depuis qu’Israël a intensifié ses crimes, ses arrestations, ses bombardements, ses assassinats et ses activités d’expansion de colonies. » Elle a précisé : « Les affrontements auxquels nous assistons aujourd’hui sont un prélude à une prochaine explosion. Nous devons avoir une direction populaire nationale capable de communiquer et d’obtenir des résultats positifs pour le meilleur intérêt du peuple Palestinien. Tout type de coordination sécuritaire doit être cessé, une protection politique doit être mise en place et aucune forme d’apaisement ne sera acceptée. »
La parlementaire a reconnu que les attaques continues sur Gaza ont augmenté l’intensité des affrontements en Cisjordanie. « Cette agression maintiendra la situation des heurts et accrochages en Cisjordanie et l’exacerbera davantage, puisque nous assistons actuellement à une escalade des affrontements en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et dans les territoires internes [Israël], prenant plusieurs formes de lutte, » a-t-elle souligné.
Al-Monitor s’est par ailleurs entretenu avec Jamal Huwail, représentant du Fatah au Parlement et ancien prisonnier. Il a expliqué qu’une profonde rage accablante habite les Palestiniens en Cisjordanie, à Gaza et dans d’autre villes en Israël contre les pratiques israéliennes à leur encontre. Ancien leader de la bataille du camp de réfugiés de Jénine pendant la seconde Intifada, Huwail précise : « Je suis totalement convaincu qu’aucun soulèvement populaire potentiel ne sera en notre faveur tant que nous ne disposons pas encore d’un leadership national unifié. » Huwail estime que c’est le peuple qui incite à la révolution, et non pas un responsable ou un chef de faction.
S’agissant des derniers affrontements, Huwail explique : « La grande colère des gens est due aux pratiques de l’occupation. L’assassinant du jeune Mohamed Abu Khdeir et la guerre contre Gaza ont poussé les jeunes à affronter l’occupant. Il s’agit là du pouls de la rue car aucun responsable n’a pris position. Notre leadership souffre de décadence et a perdu la confiance qui lui a été confiée par la rue Palestinienne. Personne ne saura décider si une nouvelle Intifada aura lieu ou non. Seul le peuple décidera. »
* Ahmed Melhem est journaliste et photographe, basé à Ramallah et travaillant pour Al-Watan News
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Traduction : Info-Palestine.eu - Niha
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