lundi 21 novembre 2011

Territoires palestiniens sous occupation : plus d’un enfant sur 4 vit dans la pauvreté

lundi 21 novembre 2011 - 06h:30
Ma’an News
Plus d’un quart des enfants en Cisjordanie et dans la bande de Gaza vivent dans la pauvreté, a indiqué l’agence officielle des statistiques dans un rapport qui a marqué ce dimanche la Journée universelle des enfants.
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Enfants palestiniens de Cisjordanie
Selon les données recueillies par le PCBS en 2010, 26,9% des enfants vivent dans la pauvreté et la proportion est significativement plus élevée dans la bande de Gaza où elle monte à 38,4% tandis que dans la Cisjordanie, elle se situe à 19%.
Le rapport constate également que près de la moitié de la population palestinienne en 2011 est âgée de moins de 18 ans.
Les deux millions d’enfants représentent près de 48,2% de tous les Palestiniens vivant en Cisjordanie et à Gaza, dit le rapport.
Environ 65000 enfants âgés entre 5 et 14 ans travaillent - rémunérés ou non - ce qui représente 6% de ce groupe d’âge, selon le rapport.
Les garçons sont plus susceptibles de travailler, tandis que les filles sont plus susceptibles d’être mariées, dit le rapport, notant que 1,6% des femmes et 0,2% des hommes sont mariés entre les âges de 12 et 17 ans.
Près de la moitié des enfants palestiniens sont issus - à 45% - de familles de réfugiés, et plus des deux tiers dans la Bande de Gaza - soit 68,8% des enfants - sont nés dans des familles de réfugiés.
La « Journée universelle des enfants » a été instituée par les Nations Unies en 1954 pour mettre en exergue la recherche du bien-être des enfants.
20 novembre 2011 - Ma’an News Agency - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net
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Rapport:Plan sioniste de saisir les biens palestiniens à el-Qods occupée

[ 21/11/2011 - 10:35 ] 
Jérusalem - CPI
L’avocat maqdissin (Jérusalémite), Ahmed Alrobi a révélé des informations confirmant que les associations de la colonisation ont obtenu le feu vert de l'État sioniste de saisir les biens palestiniens, y compris des terres et des maisons à Jérusalem, en particulier dans la Vieille Ville, à Silwan et Sheikh Jarrah.
Il a noté que le budget nécessaire et le plan d'action pour saisir les biens pour le bénéfice des associations colonialistes, avaient été approuvés par des responsables au gouvernement sioniste et par la protection de sa police.
Confiscations des biens des Jérusalémites
« La campagne commencera par le contrôle des biens de la famille  Samreen dans le quartier de la Vallée de Silwan, à quelques mètres au sud de la mosquée d’el-Aqsa, et de la maison de la famille Zalloum au quartier de « Saadia » au sein de la vieille ville », a souligné l’avocat, indiquant que le plan projettent des tentatives pour proposer de grande sommes d'argent aux propriétaires de ces immobiliers afin de les quitter volontairement, puis en cas de refus, seront confisqués dans un raid nocturne perpétré par une large force de sécurité et appuyées par les colons.
Lors d’un communiqué de presse, dimanche, Alrobi a affirmé que ces maisons sont une partie intégrante d'un réseau de maisons dans les zones de  la Vieille Ville et de Silwan, alors que les tribunaux sionisme les avaient examinées au cours des dizaines de réunions durant les vingt dernières années, et ont pris, il y a longtemps, des décisions à leur sujet, mais les autorités occupantes avaient attendu le moment politique propice pour la mise en œuvre de leur évacuation et les saisir, tout en expriment ses grandes craintes que d’autres immobiliers et terres à Jérusalem soient confisqués au cours des prochains jours.
Alrobi a souligné que les associations colonialistes intensifient ses activités dans la Vieille Ville et les villes de; Silwan, Sheikh Jarrah, Wadi Joz, Ras el-Amoud, au moment où gouvernementaux opèrent afin de faciliter le transfert de propriété des Palestiniens aux groupes extrémistes sionistes, en coopération  du soi-disant "Gardien des Biens des Absents» et le département des terres d’Israël «ILA», en plus de fournir une protection du  ministère de «l'action» et de la police pour la mise en œuvre .
Implication de la magistrature sioniste
En attirant l’attention à l’implication de la magistrature sioniste dans les campagnes judaïques sionistes, l’avocat a dévoilé le rejet de tous les documents et témoignages qui confirment la propriété des familles palestiniennes de ces maisons, et que, selon les avocats qui poursuivent des dizaines de dossiers devant les tribunaux sionistes, ce refus est le même qui s'est passé auparavant à propos de 40 maisons confisquées par les associations colonialistes dans la ville de Silwan et 5 maisons dans le quartier de Sheikh Jarrah et des dizaines d’autres dans la Vieille Ville de Jérusalem.
Alrobi a relié entre ce qui se passe et le programme intensif opéré par le gouvernement sioniste à Jérusalem, qui comprenait l'annonce, au cours du dernier mois, de la construction de 9000 unités colonialistes, parmi les 60 mille unités que l’occupation planifie d’être construites à Jérusalem-Est, pour renverser l'équilibre démographique et de réduire la présence palestinienne dans la ville sainte.
L’avocat Jérusalémite, Ahmed Alrobi a, en effet, souligné que les Palestiniens suivent ces fichiers sur de différents niveaux politiques, juridiques, populaires, ajoutant que les chances du maintien de ces propriétés nécessitent un effort à divers niveaux officiels, privés et populaires.

Visite sans précédent du roi de Jordanie à Ramallah pour rencontrer Abbas

AFP | 21/11/2011
Le roi Abdallah II de Jordanie est arrivé lundi en fin de matinée à Ramallah en Cisjordanie pour une rencontre sans précédent avec le président palestinien Mahmoud Abbas.
L'hélicoptère du roi Abdallah, dont c'est la première visite dans les Territoires palestiniens sous M. Abbas, en place depuis 2005, s'est posé à l'intérieur du siège de la présidence, où il a été accueilli par le dirigeant palestinien.
Il était attendu par de nombreux responsables palestiniens, dont le Premier ministre Salam Fayyad.
"La visite du roi et sa rencontre avec le président Abbas à ce moment sont très importantes", a déclaré à l'AFP Nimr Hammad, porte-parole de M. Abbas, peu avant le début de la rencontre.
"Ils vont discuter des développements politiques entre nous et la communauté internationale pour parvenir à une vision commune palestino-jordanienne", a-t-il indiqué.
Cette visite surprise fait suite à celle du numéro deux du département d'Etat américain, William Burns, reçu dimanche soir par M. Abbas avant de rencontrer lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Selon le quotidien israélien Maariv, la mission "d'urgence" de M. Burns a été décidée à la suite de l'annonce d'une importante rencontre cette semaine au Caire entre M. Abbas qui dirige le parti Fatah, et le chef du Hamas Khaled Mechaal.
Le sommet entre MM. Abbas et Mechaal vise à mettre en oeuvre, après un long retard, l'accord conclu le 27 avril entre le Fatah et le Hamas, qui contrôlent respectivement les zones autonomes de Cisjordanie et la bande de Gaza. Cet accord a été paraphé le 3 mai par l'ensemble des mouvements palestiniens. 
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L'Iran "espère" qu'Israël commettra l'erreur de l'attaquer

AFP | 21/11/2011
Le commandant de la force aéro-spatiale des Gardiens de la révolution, le général Amir-Ali Hadjizadeh, a déclaré que l'Iran "espérait" qu'Israël commettra l'erreur de l'attaquer, a rapporté lundi l'agence Fars.
"Un de nos grands espoirs est qu'ils commettent une telle action car depuis longtemps il y a une énergie emmagasinée que nous espérons utiliser pour envoyer les ennemis de l'islam à la poubelle de l'histoire", a-t-il déclaré à propos des menaces d'attaques israéliennes contre les sites nucléaires iraniens. "Le développement de nos capacités balistiques ne cessera jamais", a-t-il ajouté.
Ces dernières semaines, des responsables israéliens ont menacé d'attaquer les sites nucléaires iraniens. L'Iran a mis en garde Israël mais aussi les Etats-Unis contre toute attaque en menaçant de s'en prendre non seulement à Israël mais aussi aux intérêts américains dans la région.
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Emissaire sioniste au Caire pour discuter de la deuxième phase de la transaction de prisonniers

[ 21/11/2011 - 09:12 ] 
Le Caire – CPI
L'émissaire sioniste spécial de la transaction de prisonniers est arrivé, hier dimanche 20/11, au Caire pour une visite urgente de plusieurs heures, durant laquelle il discutera avec des responsables de sécurité égyptiens des plusieurs causes, y compris la deuxième phase de l'opération d'échange.
Des sources bien-informées à l'aéroport du Caire ont déclaré que l'envoyé sioniste est arrivé dans une visite non annoncée, et qu'"il est prévu que les discussions de l'émissaire de sécurité sioniste se concentreront sur la deuxième phase de la transaction de prisonniers.
Elles ont ajouté qu'il est également prévu de débattre la possibilité de la mise en œuvre d'une autre opération similaire à l'opération de la libération de l'espion Gerbail pour libérer l'espion "Tarabin"à l'encontre d'un certain nombre de détenus égyptiens, en plus le dossier de l'exportation de gaz et la sécurité des frontières et de l'ambassade sioniste.
Les mêmes sources ont poursuivi que la visite de l'émissaire sioniste est venue avant le départ de l'ambassadeur sioniste, Yitzhak Levanon, du Caire, après la fin de son mandat en Egypte, où il est arrivé, hier matin, pour rencontrer un certain nombre de responsables égyptiens pour faire adieu officiel.

Députés islamiques: Certains côtés cherchent à perturber la réconciliation

[ 21/11/2011 - 08:23 ] 
Toulkarem – CPI
Les députés islamiques dans la province de Toulkarem ont fermement condamné l'arrestation de Dr. Issam Mara'ba par le soi-disant "Sécurité préventive, la nuit dernière, exprimant leur étonnement envers la continuation des arrestation au moment où tous les côtés palestiniens parlent sur la proche de l'achèvement de la réconciliation.
Les députés ont confirmé dans un communiqué que cela prouve le désir de certaines parties à perturber les atmosphères positives actuelles dans la scène palestinienne en ce qui concerne la réconciliation interne.
Il est à noter que Dr. Issam Mara'ba a récemment obtenu un doctorat d'une Université malaisienne et après son retour en Palestine, il a été interpellé, durant 5 jours, par une commission commune des services de sécurité et des services de renseignements sionistes.

Une grande délégation internationale arrivera lundi à Gaza

[ 21/11/2011 - 09:03 ] 
Caire – CPI
Il est prévu que la grande délégation internationale qui comprend des dizaines des personnalités parlementaires et politiques du monde entier et des représentants des révolutions arabes arrivera, aujourd'hui lundi 21/11, à la Bande de Gaza assiégée pour la 5ème année consécutive, et sera suivie par une autre africaine après deux jours.
Rami Abdu, membre de la campagne européenne pour la levée du sévère blocus sioniste imposé sur Gaza, a déclaré que la délégation internationale qui visite le secteur sous le slogan "Printemps de la Liberté", publiera demain mardi, "l'annonce mondiale de rejet du blocus des peuples" et que la visite va durer 4 jours.
Abdu a souligné dans une déclaration de presse que la visite est organisée en coopération entre la campagne européenne anti-blocus imposé sur Gaza qui a le siège à Bruxelles, et la ligue des Oulémas des Sunnites en Egypte, où il est prévu qu'elle comprendra plus de 150 personnalités parlementaires et politiques de tous les continents, dans une grande communauté qui représentante  tous les pays du monde avec une large participation de l'Amérique Latine et l'Europe avec la participation d'une délégation africaine présidée par le chef du parlement de l'Afrique du Sud qui rejoindra la délégation après deux jours.
Il a attiré l'attention que la délégation internationale tiendra des réunions avec les responsables palestiniens, surtout, le premier ministre, Ismaïl Haniyeh, et rencontrera les hommes d'affaires palestiniens à Gaza, des représentants des femmes et une délégation des ONG opérant à Gaza.
La délégation internationale effectuer une tournée dans les camps des réfugiés palestiniens dans la Bande de Gaza qui souffrent des conditions humanitaires très difficiles et se rendra dans le siège de l'UNRWA.
Il a souligné que c'est la première action internationale menée par les représentants des peuples du monde, dont les représentants des révolutions arabes et les parlementaires internationaux pour publier l'annonce mondiale pour refuser le sévère blocus imposé sur Gaza, laquelle se traduira plus tard comme un document historique au conseil des droits de l'homme des Nations Unies.

Israël et le nucléaire : Un miracle peut-il se produire?

Samedi 19 Novembre 2011
Youssef BENZAHRA
Voilà que l’on parle à nouveau d’une rencontre entre les pays du Proche-Orient pour  éventuellement débarrasser la région des armes nucléaires. Cette réunion qui se veut exceptionnelle se tiendra au siège de l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique, à Vienne, et rassemblera les pays concernés, à savoir les Etats arabes et Israël d’abord en présence des délégués des pays membres.
Quel crédit accorder à cette rencontre lorsque l’on sait que c’est Israël qui possède l’unique arsenal nucléaire estimé à 200 têtes mucléaires?
Si la plupart des pays du Proche-Orient sont signataires de la Convention de non-prolifération des armes nucléaires, Israël fait exception et se dit ne pas être concerné à cause du danger que représentent les pays arabes pour lui. Il omet de dire cependant que c’est lui en fait qui constitue un gros risque pour les Etats voisins.
Dans ce cas, comment faut-il interpréter la démarche d’Israël de participer avec ses voisins à une réunion pour dénucléariser la région ?
Cela émanerait enfin d’une bonne intention ou seulement d’une nouvelle manigance du gouvernement israélien pour ne pas s’engouffrer plus dans l’isolement dans lequel il se trouve à cause de la politique extrémiste et du fait accompli imposé par le Premier ministre Benyamin Netanyahou.
Il faut dire que Netanyahou n’a pas attendu le début de la rencontre de Vienne pour commencer à tergiverser, affirmant que son pays ne se sentirait concerné par quoi que ce soit tant que l’Iran n’est pas désarmé!
Ainsi donc, Israël commence par poser des préalables.
C’est dire s’il faut accorder une once de sérieux à ce pays et à son gouvernement sous la conduite d’un Premier ministre mythomane.
En tout cas, la réunion entre Israël et ses voisins sur la dénucléarisation de la région aura lieu dans quelques jours. On verra alors comment les choses vont évoluer.  

7ème anniversaire de la mort d'Arafat : L'échec prévisible de tentative d'admission à l'ONU

Dimanche 20 novembre 2011
«La guerre de 14-18 avait fait un civil tué pour dix militaires. La guerre de 39-45, un civil pour un militaire. Le Viêt Nam, cent civils pour un militaire. Pour la prochaine, les militaires seront les seuls survivants. Engagez-vous!»
Coluche


Nous pourrions ajouter aussi que durant les massacres de masses de Gaza, de la main de « l’armée la plus pure au Monde » en 2008-2009, il y eut 47 combattants du Hamas morts et dans le même temps plus de 1300 enfants, femmes vieillards tous civils. La proportion prophétique de Coluche est respectée. Justement cet évènement douloureux est pour nous l’occasion de revenir sur la vie et la mort de celui qui incarnait le combat pour une Palestine, libre, où il pourrait enfin, prier à Jérusalem….
Il y a sept ans en effet, jour pour jour, disparaissait Arafat, il y a sept jours le Conseil de sécurité de l'ONU le tuait pour une deuxième fois en enterrant son vieux rêve d'une Palestine à l'ONU. La singularité de ce septième anniversaire se déroule dans un nouveau contexte, celui de l'écroulement du Monde arabe ancien. Les deux piliers entre lesquels les Palestiniens étaient cantonnés étaient l'Egypte de Moubarak et la Syrie. L'Egypte alliée directe de l'Occident, d'Israël et de Mahmoud Abbas - le champion que l'Occident a soutenu à bout de bras -, avait fait de la chasse aux Palestiniens de Gaza un devoir et un dû pour les 3 milliards de $ d'aumône. En effet, tout sera mis en cause pour participer à l'étranglement de « Gaza la rebelle », à la fois en fermant le passage Rafah, mais aussi sous les conseils avisés américains mis en œuvre par les Français, la mise en place d'un mur métallique à 18 mètres de profondeur de 50 cm d'épaisseur, bardé de capteurs électroniques pour détecter le moindre mouvement venant des éventuels tunnels creusés par les Gazaouis pour ne pas mourir de faim et de maladie en tentant de se ravitailler. Il est heureux de constater que la Jeunesse égyptienne arabe ait protesté contre cela et amené les militaires à freiner cette initiative.(1)
D'un autre côté, nous avons le régime syrien qui est en train de disparaître sous les coups de boutoir du même Occident, affaiblissant du même coup Khaled Mechaâl le leader du Hamas, - diabolisé par l'Occident et dont les leaders sont, pourtant de l'avis des observateurs internationaux dont Jimmy Carter, démocratiquement élus- installé à Damas. Gaza est en train de vivre sous perfusion, l'opinion occidentale se désintéressant de son sort, étant occupée par des problèmes internes concernant l'attaque des marchés. Si on y ajoute l'échec de la tentative d'admission à l'ONU, le sort de la Palestine est plus problématique que jamais. Pendant ce temps, Israël continue à construire à tour de bras sur une terre qui n'est pas la sienne. Plus personne en Occident ne proteste. Les Palestiniens voient leur terre dépecée.
Que reste-t-il de l'héritage d'Arafat ?
Il y a huit jours, les Palestiniens ont commémoré le 7e anniversaire de la mort de leur leader historique, Yasser Arafat, décédé le 11 novembre 2004 à Paris. L'ancien ministre palestinien des Affaires étrangères, Nacer Al-Qoudwat, a annoncé début novembre 2011, qu'un rapport médical, établi en France, sur les causes du décès d'Arafat, sera publié dans un mois. Pour rappel, en 2004, Ariel Sharon franchit une étape supplémentaire en déclarant, le 2 avril, que son adversaire n'a «aucune assurance» sur la vie. Sharon informe Bush qu'il ne se sentait plus tenu par la promesse qu'il lui avait faite en mars 2001 de ne pas toucher à la vie d'Arafat. Bush lui aurait répondu qu'il fallait laisser le destin de Arafat entre les mains de Dieu, ce à quoi Sharon avait répondu que parfois, «Dieu a besoin d'une aide».
Amnon Kapeliouk, journaliste qui connaît Arafat, écrit: «...Le 28 septembre, lors du quatrième anniversaire de l'Intifada Al-Aqsa, je le revois pour la dernière fois. Il me salue avec l'accolade habituelle et prend de mes nouvelles. Tout va bien, al-hamdou lillah, mais vous, Abou Ammar, vous avez perdu beaucoup de poids en peu de temps. Son visage est amaigri, et il semble flotter dans ses vêtements. «Ce n'est rien», répond-il. Au mois d'octobre, son état de santé se dégrade. Le 3 novembre, il sombre soudain dans le coma. Il souffre d'une série de symptômes graves, attribués à une toxine inconnue. Le 11 novembre, le président Yasser Arafat ferme les yeux pour toujours. Médecin des rois hachémites, le Jordanien Ashraf Al-Kourdi suivait également Abou Ammar, dont il connaissait par coeur le dossier médical. Lui aussi, peu après le décès de son patient, déclara percevoir des indices d'empoisonnement. (...) «N'importe quel médecin vous dira qu'il s'agit là de symptômes d'empoisonnement.»(2)
Farouk Kaddoumi, ancien n°2 de l'OLP, accuse Mahmoud Abbas et Mohamed Dahlane d'avoir voulu tuer Arafat. Leïla Mazboudi écrit: «Ayant accusé Abou Mazen et son ancien chef de la police préventive, Mohammad Dahlane, de faire partie du complot israélien pour tuer Arafat et d'autres dirigeants palestiniens, à la base d'un texte que lui aurait envoyé le leader défunt en personne.» Kaddoumi a réaffirmé «la véracité et l'authenticité» des minutes de la réunion de mars 2004 à Jérusalem-Ouest, au cours de laquelle le complot allégué d'empoisonnement d'Arafat a été discuté.(3)
Thierry Meyssan pour sa part, donne une explication qui permet de tracer le scénario mis au point avec la complicité des principaux protagonistes. Il écrit: «Une polémique se déclenchait alors sur l'origine de son empoisonnement. Ce n'est que bien plus tard, lors de la saisie par le Hamas de documents dans les archives personnelles du ministre Mohamed Dahlan, que les preuves du complot furent réunies. L'assassinat a été commandité par Israël et les Etats-Unis, mais réalisé par des Palestiniens.»(4)
Pendant de longs mois la Palestine a pleuré le Raïs, car il représentait l'incarnation de ses aspirations à la liberté. En effet, le père de l'Intifada palestinienne symbolisait la lutte de tout un peuple en vue d'accéder un jour au statut d'Etat à part entière avec comme capitale El Qods. La réconciliation interpalestinienne doit être l'objectif pour lequel ces Palestiniens engagés au final sur le même bateau, doivent oeuvrer. Selon l'APS, qui cite un responsable palestinien, le président palestinien Mahmoud Abbas et le chef du bureau politique du mouvement (Hamas) Khaled Mechaâl doivent se rencontrer avant fin novembre au Caire».(5) «Rien, écrit René Naba, absolument rien, ne sera épargné à celui que l'on a surnommé parfois, à juste titre, «le plus célèbre rescapé politique de l'époque contemporaine». (...) Le chef palestinien décédera sans n'avoir cédé rien sur rien, sur aucun des droits fondamentaux de son peuple, pas plus sur le droit de disposer de Jérusalem comme capitale que sur le droit de retour de son peuple dans sa patrie d'origine. (...) » (6)
« De tous les grands pays arabes, seule l'Algérie accordera un soutien sans faille à la guérilla palestinienne, «Zaliman kana aw Mazloum», « oppresseur qu'il soit ou opprimé », selon l'expression du président Boumediene. «Sa stature, sans commune mesure avec celle de son terne successeur, Mahmoud Abbas, un bureaucrate affairiste sans envergure et sans charisme, hante encore la conscience occidentale, cinq ans après sa mort. Carbonisé par ses atermoiements dans l'affaire du rapport Goldstone sur Gaza et par la rebuffade américaine à propos des colonies de peuplement, sa renonciation à une nouvelle mandature présidentielle apparaît d'autant plus cruellement pathétique qu'elle a coïncidé avec une cinglante leçon de courage que lui ont assénée de jeunes Palestiniens et des pacifistes israéliens en opérant, non sans risque, une percée dans le mur d'apartheid à l'occasion de la commémoration du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, une action qui a retenti comme un camouflet à Mahmoud Abbas et à Israël, un défi à la léthargie des instances internationales, un cadeau posthume à Yasser Arafat, initiateur de la lutte armée palestinienne.»(6)
L'échec de la tentative de Abbas
Il aura fallu un peu moins de deux mois au Conseil de sécurité des Nations unies pour... ne pas réussir à se mettre d'accord sur la demande d'adhésion de la Palestine à l'ONU. Le président Mahmoud Abbas en avait fait officiellement la demande à Ban Ki-moon. La saga palestinienne à l'ONU a commencé le 23 septembre par le dépôt d'une candidature par le président palestinien Mahmoud Abbas. Israël y est farouchement opposé et les Etats-Unis aussi, estimant qu'il faut d'abord une reprise des discussions directes entre Israël et les Palestiniens. En résumant le débat de la 110e réunion du Comité des admissions de nouveaux membres, le président (du Conseil de sécurité) a déclaré que le Comité était incapable d'émettre une recommandation unanime au Conseil de sécurité. «Après notre admission à l'Unesco, le 31 octobre, nous existons désormais dans le système de l'ONU, constate de son côté le représentant de la Palestine à l'ONU, Riyad Mansour. Nous allons décider très rapidement quelle sera notre nouvelle initiative au sein des Nations unies.» L'obtention du statut d'Etat-non membre donnerait aux Palestiniens la possibilité d'adhérer à toutes les organisations et agences des Nations unies comme, par exemple, la Cour internationale de Justice, ce qui ne manque pas d'inquiéter Israël. Voilà pour l'ego des Palestiniens.
Que dit le rapport du Conseil de sécurité ?
René Backmann du Nouvel Obs, dans une analyse objective et lucide, nous explique les conditions nécessaires pour une admission à l'ONU. «L'étrange, écrit-il, dans cette affaire, est que le texte du rapport est dans l'ensemble plutôt favorable à l'admission de la Palestine. «Les experts, lit-on au point 3 du rapport, ont examiné si la Palestine remplit les conditions permettant de devenir un Etat, si elle est un Etat pacifique et si elle a la volonté et la capacité de remplir les obligations définies par la Charte.» Il a été rappelé qu'une solution négociée demeure la seule option pour atteindre une paix durable et que le statut final doit être décidé par la négociation. Un soutien a été affirmé à une solution à deux Etats basée sur les frontières d'avant 1967, résultant de négociations politiques débouchant sur un Etat indépendant de Palestine avec Jérusalem-Est pour capitale. Il a aussi été indiqué, avec une insistance particulière, que le fait de «garantir à la Palestine son droit à l'autodétermination et à la reconnaissance ne peut être vu comme contraire au droit inaliénable d'Israël à exister». Les auteurs du rapport ont également noté que «la candidature de la Palestine n'était ni contradictoire avec le processus politique ni une alternative aux négociations». «Des inquiétudes, ajoutent-ils, ont été soulevées à propos de la poursuite de l'activité israélienne de colonisation. Elle est illégale au regard du droit international et constitue un obstacle à une paix totale». Sur la question de savoir si la Palestine remplit les conditions requises pour devenir un Etat, le texte fait référence à la Conférence de Montevideo en 1933 sur les Droits et devoirs des Etats, selon laquelle une entité doit posséder, pour accéder à la personnalité juridique d'Etat, une population, un territoire défini, un gouvernement et la capacité à entrer en relations avec d'autres Etats.»(7)
«La Palestine, selon le rapport du Comité d'admission, remplit clairement les deux premières conditions. (...) Le Comité a également admis que la Palestine remplissait le critère lié à l'existence d'un gouvernement. «C'est l'OLP, note le document, et non le Hamas, qui est le représentant légitime du peuple palestinien.» Le Comité rappelle d'ailleurs que les rapports de la Banque mondiale, du FMI, et du Comité de liaison pour la coordination de l'aide internationale aux Palestiniens ont conclu que les fonctions gouvernementales actuelles de la Palestine permettaient le fonctionnement d'un Etat. Sur le dernier des quatre points définis par la conférence de Montevideo - l'aptitude à nouer des relations avec d'autres Etats -, il a été également indiqué que la Palestine répondait à ce critère. Le texte rappelle que la Palestine est membre du Mouvement des non-alignés, de l'Organisation de la Conférence islamique, de la Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie occidentale, du Groupe des 77, et de l'Unesco. Et que plus de 130 Etats l'ont reconnue comme un Etat indépendant et souverain.»(7) Reste le dernier point: «La Palestine est-elle pacifique? La question a visiblement fait débat. A l'appui de leur thèse, les parties favorables à l'admission de la Palestine rappellent un précédent qui remonte à plus de 60 ans et concerne...Israël. A l'époque, indique le rapport, lorsque l'ONU avait examiné la candidature d'Israël, il avait été avancé que «l'engagement solennel d'Israël à remplir ses obligations telles que définies par la Charte était suffisant.»(7)
Malgré le rapport positif des experts, le Conseil de sécurité dit qu'il n' y a pas d'unanimité et propose une solution qui n'avance à rien. Un statut du type Vatican. Dans ce débat, la Ligue arabe est curieusement absente, notamment en soutenant l'initiative palestinienne à l'ONU, elle qui fait du zèle en excluant la Syrie de ses rangs effritant encore plus les Arabes. Pierre Khalaf écrit: «Avant même que n'expire le délai de 15 jours accordé à la direction syrienne pour mettre en oeuvre le plan arabe de règlement de la crise, la Ligue arabe a décidé, dans une mesure inattendue, de suspendre la Syrie de toute ses institutions. Cette décision était planifiée à l'avance, comme l'ont affirmé les ministres syrien et russe des Affaires étrangères, Walid Moallem et Serguei Lavrov. D'ailleurs, l'initiateur de ce complot, le Premier ministre qatari, Hamad Ben Jassem, n'avait pas pu cacher son irritation lorsque Damas avait accepté le plan arabe, le 1er novembre. La France, les États-Unis et la Turquie, qui coordonnent leur action étroitement, ont eu la même attitude négative. (...) Le but de cette décision est d'assurer une couverture arabe à l'internationalisation de la crise, en renvoyant le dossier devant le Conseil de sécurité. L'encerclement de la Syrie se met en place et «la guerre rampe très vite» vers ce pays, pour reprendre le titre du quotidien arabophone londonien Al-Qods Al-Arabi.»(8)
En définitive, faute d'ailleurs d'avoir préparé sa succession, la Palestine se retrouve plus que jamais orpheline. Celui que ses concitoyens, écrit René Naba, considèrent comme un second Moïse n'est pas entré dans la Terre promise. Qui redonnera la Terre à ces Palestiniens qui acceptent moins de 22% de la Palestine originelle? L'espoir placé en l'Amérique d'Obama a été vite balayé par la réalité. Il n'y aura pas d'arrêt de colonisation, Israël continuera à expulser les citoyens de leurs habitations. Mieux, le coup d'épée dans l'eau de cette candidature a fait long feu. Pour qu'il y ait justice pour le peuple de Palestine, il est nécessaire de changer totalement de paradigme. Peut-être que la décantation des jacqueries arabes et la réunion du Caire entre Khaled Mechaâl et Mahmoud Abbas permettront de rassembler les forces et d'aller en rang uni pour arracher cette indépendance tant fantasmée.

1.C.E.Chitour: Une histoire de la Palestine. Sous presse
2.Amnon Kapeliouk: Yasser Arafat a-t-il été assassiné? Le Monde Diplomatique - 11.2005
3.Leïla Mazboudi: Kaddoumi va divulguer les enregistrements. Al-Manar- 24 juillet 2009. http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=7006
4.Thierry Meyssan: Il y a 6 ans, l'empoisonnement du président palestinien Les circonstances politiques de la mort de Yasser Arafat - Réseau Voltaire 11.11.2010
5.N.K. http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/1945412-11-2011
6.René Naba: Yasser Arafat, Mister Palestine for ever. Blog 07/11/2009
7.http://renebackmann.blogs.nouvelobs.com/ archive/2011/11/12/que-dit-le-rapport-du-
conseil-de-securite-sur-l-admission-de.html
8.Pierre Khalaf 15 11 2011 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=27674
Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Nationale Polytechnique enp-edu.dz
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Un hiver plein de bombardements sur Gaza

Samedi 19 novembre 2011
Hier, à une heure du matin. Les Gazaoits dormaient, ils rêvaient de la liberté de leur terre occupée depuis 1948, ils rêvaient de la paix attendue et absente depuis 60 ans, mais malheureusement à Gaza même les rêves sont interdis aux Palestiniens, et pour arrêter ce crime (le crime de rêver), les avions militaires israéliens étaient présents pour troubler les lits des enfants manquaient de sécurité, et de paix, c’était la pluie d’un hiver qui ne pleut que des bombardements, et des missiles. 
Nous habitants de Gaza, on ne se demande plus du type d’avion, ou bien combien de missiles, mais on se demande pourquoi le monde ne réagit pas contre ces crimes contre l’humanité et la population civique, depuis quand les humains sont des chiffres à compter, ou des tombes à creuser, où sont les droits de l‘homme réclamés par Israël, qui se considère sur la loi internationale, et qui impose ses politiques sales et hypocrites sur les nations unies, et les autres pays voisins. 
La ville de Gaza est parmi les villes les plus touchées par des crimes et des massacres commis pas l’armée israélienne, qui a du talent à torturer les civiles, qui résistent par leur culture de paix et leur attachement à la terre, où ils étaient nés, et ils payent chaque jour le prix de cette décision, la décision de rester et résister jusqu’à la fin sur la terre sacrée.
Mais devant les yeux du monde, les crimes israéliennes se multiplient, et deviennent plus violents avec le temps, au temps que le monde parle du printemps arabe, et du droit de la liberté, il laisse le peuple palestinien civique affronter, les chars, les avions militaires, et les bombardements attendus à chaque instant. 
Il est claire que Israël ne veut pas la paix, et elle se moque de tous les pays du monde par quelques déclarations aux medias, et dans ce contexte, j’aimerais bien enseigner Israël que la paix ne vient pas par les avions militaires, ou par les bombardements quotidiens. 
Il faut que la commuté internationale intervienne pour protéger le peuple palestinien comme elle était déjà intervenue pour protéger d’autres peuples arabes, et étrangers, et je trouve que c’est honteux qu’aujourd’hui au XXI e siècle, la ville de Gaza souffre du manque d’électricité, et qu’elle vive sous un blocus injuste, qui complique la vie des citoyens, qui est déjà une vraie souffrance humaine et économique.
Finalement, si nous voulons changer le monde vers le meilleur, il faut commencer par jeter les armes à coté, la guerre n’a jamais gagné, et la preuve c’est qu’après chaque guerre on reconstruit du nouveau, donc la guerre donne la vie, et si vraiment vous trouvez que c’est difficile, ou impossible, lisez l’histoire, vous comprendrez que la paix est la volonté de la vie, enfin toutes ces victimes au monde entier auraient peut-être pu être les constricteurs de l’avenir.
Amir Hassan
Département de français
Université Al-Aqsa
Gaza
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Tour des colons dans la vieille ville d'Al Khalil (Hébron)

Ce samedi 19.11.2011, des centaines de colons ont effectué un tour dans la vieille ville de Hebron, sous haute protection de l'armée et de la police israélienne. ils se sont deplacés par groupe, leur tour a donc duré toute l'après midi. L'accès à la mosquée d'Ibrahim était pendant tout ce temps interdit pour les Palestiniens. Les colons, dont certains étaient armés, ont défilé en chantant des chants nationalistes à la gloire d'Israël. Des produits d'un magasin ont été cassés. Des enfants colons ont aussi craché sur des jeunes Palestiniens. Un colon est rentré dans une maison palestinienne.
Quelques jeunes Palestiniens qui étaient courageusement restés dans la rue ont répondu aux chants des colons par des chants palestiniens, et ont disposé une banderole de drapeaux palestiniens qui traversait la rue, de telle façon que les colons étaient obligés de passer dessus. les policiers israéliens ont harcelé les internationaux présents. 7 membres de l'International Solidarity movement (ISM) ont été arrêtés pendant la journée, alors qu'ils ne faisaient que prendre des photos.
les colons de Hebron, connus pour être parmi les plus extrémistes, étaient accompagnés de colons venus de toute la Cisjordanie pour célébrer une fête juive.
Voir les photos en suivant le lien ci dessous

Visite d’adieu au Caire de l’ambassadeur d’Israël

20-11-2011
L'ambassadeur d'Israël en Egypte a regagné Le Caire dimanche pour une brève visite d'adieux, plus de deux mois après avoir quitté la capitale égyptienne après une violente manifestation contre son ambassade, a-t-on appris de sources concordantes.  
 "L'ambassadeur Yitzak Levanon est retourné dimanche au Caire pour une visite d'un jour et demi durant laquelle il fera ses adieux à ses collègues et amis. Il prend sa retraite à la fin du mois", a déclaré à l'AFP un haut responsable israélien qui a requis l'anonymat:  
Auparavant, un responsable de l'aéroport du Caire avait indiqué que "M. Levanon (était) arrivé dimanche matin tôt par un vol de la compagnie Turkish Airlines depuis Istanbul".  
Selon lui, "l'arrivée de l'ambassadeur n'a pas été annoncée et son voyage s'est fait en toute confidentialité".  
Le personnel de l'ambassade, y compris l'ambassadeur, avait quitté l'Egypte après une violente manifestation dans la nuit du 9 au 10 septembre. Des manifestants avaient alors envahi les locaux de la mission, arraché le drapeau israélien et jeté les documents trouvés sur place par les fenêtres.  
Les manifestants, armés de marteaux, de barres de fer et de cordes, avaient au préalable fait tomber un mur de protection érigé par les autorités devant la mission, située en haut d'un immeuble d'une vingtaine d'étages.  
 Les relations entre les deux pays traversent une crise depuis la mort de six policiers égyptiens tués le 18 août par l'armée israélienne, qui poursuivait des auteurs présumés d'attaques près de la frontière avec l'Egypte.  
Quatre responsables de l'ambassade d'Israël au Caire étaient brièvement revenus en Egypte en septembre pour évaluer les dégâts et, selon certaines sources, trouver de nouveaux locaux pour l'ambassade.

Comment la presse française « couvre » les crimes israéliens

dimanche 20 novembre 2011 - 06h:15
Sabah Ayoub - al-Akhbar
Les médias français ont négligé de traiter un incident récent où des roquettes israéliennes ont explosé près de la maison d’un diplomate français à Gaza, entraînant des blessures et la mort d’un bébé à naître.
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La presse française... Une presse de caniveau ?
L’attaque du domicile du consul français à Gaza n’a fait aucune première page des médias dominants en France, lesquels se sont trop souvent transformés en vulgaires moyens de propagande pro-israélienne - Photo : AFP
Quatre roquettes israéliennes ont explosé à côté de la résidence du diplomate français, Majdi Shaqura, à Gaza dimanche dernier, le blessant lui et sa fille âgée de 13 ans, et provoquant une fausse couche pour son épouse comme l’a déclaré le diplomate à un journaliste de l’AFP.
Une telle agression avec ses évidentes répercussions politiques et humanitaires aurait probablement provoqué l’indignation parmi la communauté internationale et le gouvernement français, à un détail près : le contrevenant était cette fois-ci Israël.
Le gouvernement français a évité de divulguer des informations sur l’attaque. La déclaration officielle publiée par le ministère des Affaires étrangères était réduite au maximum.
Aucune référence n’a été faite à la fausse couche subie par l’épouse de Shaqura, qui a très probablement été causée par l’attaque. Le porte-parole du ministère a été obligé de mentionner l’incident uniquement pour confirmer que c’était arrivé.
L’attaque à la roquette n’a fait la première page d’aucun des journaux de premier plan en France, et n’a reçu aucune couverture dans les programmes d’informations.
Les informations diffusées étaient basées sur des rapports d’agences, aucun correspondant n’étant dépêché sur place pour relever les détails de ce qui s’est produit ou pour ajouter une touche humaine aux faits.
Seules quelques lignes ont été publiées, résumant l’attaque avec des euphémismes et des litotes. Pas une seule présentation du diplomate blessé ou de sa famille endeuillée n’a été faite.
Cela permet de supposer que les principaux médias français, défenseurs présumés des droits humains et de la liberté d’expression, se sont inclinés devant les impératifs du gouvernement français et les pressions du lobby pro-israélien.
Un fait notoire : le journal Libération a mentionné l’attaque dans sa section de « nouvelles brèves » comme une nouvelle mineure. Le Figaro et Le Point ont repris les rapports des agences de presse, en se concentrant sur les soi-disant « blessures légères » du diplomate et de sa famille, tout en négligeant de mentionner la fausse couche subie par la femme du diplomate.
Le Figaro est allé encore plus loin en utilisant le terme [profondément raciste et méprisant pour la vie humaine - N.d.T] de « dommages collatéraux » pour parler des blessures de la famille Shaqura, tandis que Le Monde n’a certes pas oublié pas de mentionner le communiqué israélien, disant « qu’aucune plainte n’a été reçue et que les roquettes ont atteint leur cible. »
En fait, le seul véritable article qui a été publié était celui d’Adrien Jaulmes dans Le Figaro, qui [comme à l’habitude - N.d.T] a justifié les actions israéliennes en écrivant que « la surpopulation de Gaza et le fait que les militants palestiniens ont tiré leurs roquettes à partir de zones résidentielles, sont les raisons pour lesquelles des civils sont blessés ou tués par les attaques israéliennes. »
Enfin, le magazine Le Nouvel Observateur a publié la déclaration officielle du gouvernement et a rappelé aux lecteurs la tension entre le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, suite au scandale récent d’une conversation révélant le dégoût de Sarkozy pour son homologue israélien.
Les sites des chaînes de télévision ont également évité de publier des informations sur l’attaque. Il n’y avait aucune mention sur les sites internet de TF1 et TV5 Monde.
D’autres canaux, tels que France 24, ont signalé que le ministère français des Affaires étrangères avait convoqué l’ambassadeur d’Israël à Paris, Yossi Gal, la seule photo diffusée étant celle de Gal.
L’incapacité des médias français à rapporter l’événement s’affiche après que la libération du soldat israélien Gilad Shalit capturé [par la résistance palestinienne - N.d.T] ait submergé la presse et les médias occidentaux.
La question qu’il faut se poser est la suivante : peut-on imaginer la façon dont les choses se seraient passées si la même famille avait été blessée par des roquettes tirées par les Palestiniens ou par le Hezbollah [mouvement de la résistance libanaise - N.d.T] ?
18 novembre 2011 - al-Akhbar - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.al-akhbar.com/conten...
Traduction : Info-Palestine.net
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Lettre d’artistes de Gaza à Mireille Mathieu

dimanche 20 novembre 2011 - 06h:35
Artistes de Gaza
Vous avez chanté autrefois votre complainte des soldats partant en guerre, «  En rang, soldats de l’amour », en les exhortant, « Partez au nom de l’amour ». Et pourtant vous projetez d’aller divertir les forces armées israéliennes...
Vendredi 18 novembre 2011
Gaza assiégée, Palestine occupée
Chère Mireille Mathieu,
Nous sommes un groupe d’artistes, musiciens et chanteurs de Gaza. Nous avons appris que vous projetiez de donner un spectacle dans l’Israël de l’Apartheid ! Pour nous cela a été une surprise, considérant vos positions contre la guerre, et une musique qui se voue à dénoncer ce genre d’agressions que nous, Palestiniens, vivons jour après jour sous l’occupation militaire de la quatrième puissance militaire du monde. Vous avez chanté autrefois votre complainte des soldats partant en guerre, «  En rang, soldats de l’amour », en les exhortant, « Partez au nom de l’amour ». Et pourtant vous projetez d’aller divertir les forces armées israéliennes qui contrôlent, limitent et abaissent notre existence elle-même, et beaucoup d’entre ces soldats seront dans la foule pour laquelle vous avez l’intention de chanter. En ce moment même, des soldats israéliens commettent en toute impunité toutes sortes de crimes de guerre largement établis contre nous, la population indigène de Palestine.
Nous vous demandons, maintenant, de prendre en considération notre appel à boycotter le seul régime d’apartheid au monde qui nous garde emprisonnés (1). De l’intérieur de ce que les principales organisations pour les droits de l’homme appellent la plus grande prison à ciel ouvert de l’histoire contemporaine, nous vous le disons, il faut que cessent ces cinq ans de blocus d’Israël et ces 63 ans de dépossession et de nettoyage ethnique. D’ici-là, nous comptons sur les personnes de conscience, et notamment les artistes et musiciens, pour prendre position et refuser de se produire en Israël.
Vous êtes connue comme une personne ayant de la compassion, qui est passée par la pauvreté et les privations ; votre propre mère était une réfugiée. Imaginez alors la vie que nous avons dans Gaza ! Plus des deux tiers d’entre nous sommes des réfugiés reconnus par les Nations-Unies, victimes d’un nettoyage ethnique et jetés hors de nos maisons par la toute nouvelle armée israélienne en 1948, pour aller vivre le reste de notre vie dans le camp de concentration de Gaza. Des millions d’autres réfugiés, vivant en exil, se voient toujours privés de leur droit à revenir dans leur foyer et de revoir leurs êtres chers, à cause de la politique d’Israël qui entrave nos déplacements et de son refus à se conformer au droit international.
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Avec le patrimoine de musique et de danse qui est le nôtre et que nous aimons faire vivre en scène, nous sommes privés des instruments, de la possibilité d’accueillir des spectacles internationaux et de faire connaître notre musique à l’étranger.
Cinq années de blocus continu de la bande de Gaza où nous vivons ont rendu notre existence encore plus insupportable, elles réduisent au minimum les nourritures et les gens qui pénètrent dans Gaza, provoquant de graves pénuries de vivres, de produits de base et de matériaux essentiels comme le ciment, indispensable à la reconstruction des 17 000 maisons détruites par les attaques israéliennes. Nos blessés et nos malades ne sont pas autorisés à aller à l’étranger recevoir toutes sortes de traitements médicaux devenus indisponibles à Gaza : ainsi, 600 malades sont décédés parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de rester dans la bande de Gaza assiégée, où ils vécurent leurs derniers jours, au désespoir de leurs familles. Pour nous, musiciens, avec le patrimoine de musique et de danse qui est le nôtre et que nous aimons faire vivre en scène, nous sommes privés, par le siège israélien des instruments, de la possibilité d’accueillir des spectacles internationaux et de faire connaître notre musique à l’étranger. Le blocus aérien, terrestre et maritime d’Israël sur toutes nos frontières fait que depuis des années, les instruments de musique sont interdits d’entrer dans Gaza (2).
En plus de ce siège barbare, pendant l’hiver 2008/2009, Israël a attaqué Gaza, commettant des crimes de guerre et des violations des droits humains contre une population dont plus de la moitié, soit 800 000 êtres humains, se compose de mineurs. Durant cet assaut sans merci qui dura 23 jours, 1417 personnes ont été tuées, dont des centaines d’enfants, et plus de 5500 furent blessées. Ces crimes odieux ont été rapportés en détail dans un rapport des Nations-Unies, le rapport Goldstone (3).
Face à une conspiration internationale du silence, la société civile palestinienne, quasi unanimement, a appelé les artistes de niveau international à refuser de se produire en Israël, dans le cadre d’une campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions), méthode non violente visant à ce qu’Israël soit tenu responsable de ses violations des normes relatives à l’égalité et aux droits des êtres humains et auxquelles sont coutumières toutes les nations modernes. Votre spectacle en Israël serait un rejet de cet appel qui est celui de tout le mouvement BDS mondial. Un mouvement qui comprend des centaines de vos fans luttant pour la justice pour le peuple palestinien à travers la campagne BDS. L’appel BDS est aussi approuvé par beaucoup de héros anti-apartheid d’Afrique du Sud, tel l’archevêque Desmond Tutu qui a qualifié d’« inadmissible » (4) le spectacle de Cape Town Opera, sud-africain, présenté en Israël au début de cette année.
Une foule de musiciens de renommée internationale a déjà rejoint cet appel en refusant de se produire en Israël, notamment Carlos Santana, Annie Lennox, Faithless, Elvis Costello, les Pixies, Gil Scott Heron, Massive Attack, Leftfield, Gorillaz Sound System, Bono, Snoop Dogg, Jean-Luc Godard, Devendra Banhart. Roger Waters des Pink Floyd, autre icône des années soixante qui se dévoue contre la guerre et l’oppression, a écrit une lettre annonçant son soutien au boycott culturel d’Israël. Il dit que selon son opinion, « ...le contrôle épouvantable et draconien qu’Israël exerce sur les Palestiniens assiégés dans Gaza, et sur les Palestiniens en Cisjordanie occupée, ajouté à son déni des droits des réfugiés à revenir dans leurs foyers en Israël, exige que les gens empreints d’honnêteté à travers le monde soutiennent les Palestiniens dans leur résistance civile, non violente » (5).
Nous vous demandons de rejoindre leur combat, notre combat pour les droits fondamentaux des êtres humains, pour l’égalité et la justice. Il est temps pour le monde d’agir réellement pour que cessent les crimes de guerre d’Israël contre les enfants, les femmes et les hommes ; il est temps pour les personnes de conscience de se placer du bon côté de l’histoire en refusant de cautionner les crimes de guerre de l’État israélien.
Nous, musiciens, chanteurs et artistes palestiniens, ici dans le ghetto de Gaza, nous espérons profondément qu’un jour, nous aurons tous les droits qui nous sont refusés et auxquels tout musicien a légitimement droit, c’est tout ce que nous demandons. Nous ne serons pas parmi le public qui assistera à votre concert à Tel Aviv !
Nous vous exhortons à dire oui à l’appel palestinien pour un boycott de l’Israël de l’apartheid, jusqu’à ce que ce pays respecte le droit international ; nous vous demandons de vous mettre du bon côté de l’histoire et de vous abstenir de divertir un régime qui a commis, et continue de commettre, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Accepterez-vous de revenir sur votre projet ?
Mohammed Musa (chanteur)
Mohammed Shahwan (violoniste)
Yousuf Fares (jouer d’oud)
Saadullah El Banna (chanteur)
Khamis Wafi (musicien)
Wael Wafi (musicien)
Isam Banna (joueur d’oud)
Said Wafi (musicien)
Khaled Faraj (chanteur)
Mohammed Shaath (violoniste)
Mohammed Assaf (chanteur)
Fahmy Saqqa (chef d’orchestre)
Mounir Hallaq (violoniste)
Jammal Abu Shammala (chanteur)
Mohammed Ahmed (chanteur)
Fedaa Jerjawi (chanteur)
Amjad Masri (tambours)
Jaber El Hajj (guitariste)
Mahmoud Nawajha (joueur d’oud)
Belal Shaaer (musicien)
Issa Abu Oudeh (tambours)
Jamal Abu Oudeh (chanteur)
Khaled Salim (chanteur)
Ahmed Musran (Musician)
Mohammed Najjar (flutiste)
Mohammed Abu Ghalioun (musicien)
Fawqi Jawadeh (joueur de kanoun)
Shadi El Aqqad (musicien)
Basem El Haj (tambours)
Emad Masoud (chanteur)
Bassam Abu Jiab (chanteur)
Fadl Lelli (compositeur)
Samir Shataly (chorégraphe)
Ismail El-Agha (musicien)
Naim Nasr (compositeur)
Samir Mousa (chanteur)
Ibrahim Zinaty (musicien)
Ibrahim Lulu (joueur d’oud)
Mohammed Abu Eisha (musicien)
Basem Shakhsa (chef d’orchestre)
Salah Abu Hamad (compositeur)
Akram Ubaid (directeur)
Soud Mohanna (directeur)
Wael Yazji (compositeur)
Mohammed El Masri (compositeur)
Hassan Kharoubi (musicien)
Akram Hassan (chanteur)
Mohammed Bardawil (joueur d’oud)
Rami Okasha (chanteur)
Samir Shatali (chorégraphe)
Ali Abu Yasin (directeur)
Zuhair Balbisi (acteur)
Sami Sattoum (acteur)
Hassan Khatib (acteur)
Inas Saqqa (actrice)
Majeda Taleb (actrice)
Hazem Abu Humaid (directeur)
Wael Hajjou (acteur)
Jawad Harrouda (acteur)
Said Eid (directeur, acteur)
Rami Abu Shawish (acteur)
Mervat Hafez (actrice)
Hassan Aydi (directeur)
Abdulnaser Eid (acteur)
Mohammed Lelli (acteur)
Fadi Ledawi (acteur)
Daoud El Haj Ahmed (joueur d’oud)
Mohammed Abu Sido (directeur)
Ahmed Abu Nasr (dramaturge)
Mohammed Abu Nasr(dramaturge)
18 novembre 2011 - The One Democratic State Group - traduction : JPP
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La « guerre de l’ombre » du Mossad israélien en Iran

publié le samedi 19 novembre 2011
Nicolas Falez, RFI
 
Le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) révèle les efforts de la République islamique pour se doter de la bombe atomique, ce que Téhéran dément. Israël se sent directement menacé par la perspective d’un Iran nucléaire et appelle donc l’Occident à prendre de nouvelles sanctions contre la République islamique. Tout en laissant planer la menace de frappes préventives contre l’Iran, l’Etat hébreu mène une guerre secrète contre Téhéran et son programme nucléaire.
Les faits sont troublants. Depuis 2010, trois scientifiques iraniens impliqués dans le programme nucléaire de leur pays ont été assassinés. Dernière victime en date : Darioush Rezaei abattu par balles à Téhéran, en juillet dernier. Troublantes aussi, ces mystérieuses explosions qui, ces dernières années, ont touché des bases ou des membres des Gardiens de la Révolution, la force d’élite du régime islamique, impliquée dans les programmes nucléaire et balistique du pays.
Le 12 novembre, l’une de ces bases a été dévastée par une déflagration qui a fait 36 victimes dont le responsable des missiles iraniens, le général Hassan Moghadam. Enfin, à deux reprises cette année, l’Iran a reconnu être victime d’un virus informatique. Le premier d’entre eux, Stuxnet, aurait affecté des centres nucléaires du pays.
Ces événements ont-ils une origine commune ? Oui, selon la plupart des spécialistes israéliens des questions de sécurité et de défense. « Israël a les moyens de mener de telles actions », estime Elie Karmon, chercheur à l’Institut du contre-terrorisme d’Herzliya. Avis partagé par Michel Bar-Zohar, ancien député israélien, historien, très proche du président Shimon Peres dont il est le biographe : « Nous essayons de retarder ce programme le plus possible et nous avons réussi, assure Michel Bar-Zohar, ils devaient être prêts en 2007 et ne le seront pas avant 2013, 2014 peut-être 2015 ».
Silence officiel
Les dirigeants israéliens restent muets à propos de ces « accidents » en cascade sur le territoire iranien. De l’avis des spécialistes, c’est le Mossad, le service de renseignement et d’opérations extérieures de l’Etat hébreu qui est en première ligne pour tenter de freiner les progrès nucléaires de l’Iran. Ni les effectifs ni le budget du Mossad ne sont connus mais en termes de ressources « ce que le Mossad veut, le Mossad l’obtient », affirme Ronen Bergman, spécialiste des questions de défense au quotidien israélien Yediot Aharonot et auteur d’un livre intitulé La Guerre secrète contre l’Iran.
Selon Ronen Bergman, le Mossad est impliqué dans la collecte d’informations en Iran mais aussi dans des opérations sur le terrain. En termes de renseignements, « le Mossad israélien, la CIA américaine, le BND allemand, le MI-6 britannique et la DGSE française ont la même vue d’ensemble des projets nucléaires de l’Iran, explique le spécialiste, mais quand on parle d’opérations de sabotage, je dirais que si l’un de ces pays a décidé de mener une action alors il la mène en solo ». De l’avis des spécialistes, l’architecte de cette guerre secrète d’Israël contre Téhéran s’appelle Meir Dagan, récemment remplacé à la tête du Mossad par Tamir Pardo.
Sabotage à distance
Des agents israéliens peuvent-ils mener des actions clandestines dans un pays ennemi, aussi distant et contrôlé que l’Iran ? Les experts répondent par l’affirmative mais soulignent que d’autres moyens existent, tels que l’utilisation de groupes d’opposants iraniens ou la fourniture de matériel saboté à l’avance. Et plusieurs sources israéliennes citent le même exemple : celui de cette nouvelle cascade de centrifugeuses (machines servant à enrichir l’uranium) qui a explosé dès sa mise en route dans l‘usine iranienne de Natanz. Probablement parce qu’un des composants livré à l’Iran avait été saboté en amont.
Frappes aériennes
Ces actions semblent donner des résultats mais elles n’écartent pas le risque d’une intervention aérienne israélienne de grande ampleur contre les installations iraniennes. En 1981, l’aviation israélienne a bombardé le réacteur nucléaire irakien Osirak qui avait été fourni par la France à Saddam Hussein. En septembre 2007, en Syrie, les bombardiers israéliens ont réduit en miettes une mystérieuse installation, probablement un réacteur nucléaire clandestin.
Israël –qui dispose de la bombe atomique sans l’avoir officiellement reconnu- ne veut pas d’un autre Etat nucléaire dans la région. Le scénario de la frappe préventive est à prendre au sérieux. « Mais la situation est différente, de l’Irak et de la Syrie, selon Elie Karmon, l’Iran dispose de nombreux sites, dispersés dans tout le pays. Israël a les moyens d’une telle opération mais elle prendrait deux ou trois semaines. La question est donc : que se passera-t-il après le premier ou le deuxième jour de frappes ? ».

Sous pression, Netanyahu gèle des projets de lois contre des ONG

21/11/2011
Le Premier ministre de droite israélien, Benjamin Netanyahu, a décidé de suspendre la ratification de la législation visant des ONG marquées à gauche à la suite du tollé provoqué à l’étranger. M. Netanyahu, qui avait pourtant voté au sein du cabinet en faveur de deux propositions de lois controversées ciblant le financement d’ONG israéliennes anticolonisation, a décidé de repousser sine die la suite des discussions techniques sur leur formulation, a rapporté le journal Haaretz. Un responsable gouvernemental a confirmé cette information, sous le couvert de l’anonymat, mais sans l’imputer à une décision du Premier ministre.

Israël ferme une station de radio israélo-palestinienne jugée « pirate »

21/11/2011
Le ministère israélien des Télécommunications a ordonné la fermeture de la station de radio israélo-palestinienne « Kol Hashalom » (La Voix de la paix), a indiqué hier son codirecteur. Mossi Raz, ex-député à la Knesset du parti Meretz (gauche laïque), a expliqué que son antenne, dont les bureaux se trouvent à Jérusalem-Est, émet à partir de Ramallah, en Cisjordanie occupée, et règle sa redevance à l’Autorité palestinienne. Il a ajouté que les responsables de cette antenne entendent obtenir l’annulation de cette mesure en s’adressant à la justice israélienne.

Réconciliation palestinienne : visite « urgente » de William Burns

21/11/2011
Un haut responsable du département d’État américain, William Burns, s’entretenait hier avec les dirigeants palestiniens et israéliens après l’annonce d’une relance des efforts de réconciliation palestinienne. Selon le quotidien israélien Maariv, cette mission « d’urgence » a été décidée à la suite de l’annonce d’une importante rencontre le 24 ou le 25 novembre au Caire entre le président Mahmoud Abbas, qui dirige le parti Fateh, et Khaled Mechaal, chef du bureau politique du Hamas. M. Burns poursuivra ses entretiens aujourd’hui.

Menaces américaines de couper les aides en cas de la réalisation de la réconciliation

[ 19/11/2011 - 16:15 ] 
Ramallah – CPI
Des sources de la presse sioniste ont prétendu que l'administration américaine a adressé un avertissement à travers d'une lettre secrète à Ramallah que tout projet d'unité avec le mouvement du Hamas dans la Bande de Gaza signifie la coupure immédiate des aides américaines fournies à l'autorité palestinienne, soulignant que cela consiste, ces jours-ci, une grande difficulté pour Abou Mazen.
Selon le journal hébreu "Israël Aujourd'hui", le vice-ministre américain des affaires étrangères, Bill Brance, est arrivé, hier, dans une visite secrète à l'entité sioniste et la Cisjordanie occupée pour rencontrer le président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et puis le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu.
Le journal a rapporté que Brance est arrivé, portant un message sans équivoque du président Barack Obama, y compris si le président Abou Mazen voulait la formation d'un gouvernement d'unité, malgré tout cela, le Hamas doit accepter les conditions du Quartet international qui comprend une reconnaissance d'Israël et un respect des accords précédemment signés par l'autorité palestinienne et l'arrêt du terrorisme, selons ses propos.
Le journal a prétendu que l'action rapide des Etats-Unis à cet égard, intervient après que Washington a connu l'intention sérieuse du président Abbas de parvenir à une réconciliation, en effet, il a décidé de prendre des mesures préalables.
Netanyahu a déjà annoncé plusieurs fois que son appel à la reprise des négociations directes sans conditions préalables avec l'autorité palestinienne, n'aura aucune valeur en cas de la formation d'un gouvernement d'unité entre Abbas et Hamas.
Il a précisé que "S'il y a une seule caisse financière pour l'autorité et le Hamas, Israël arrêtera les transferts financiers aux Palestiniens de manière permanente.
De son côté, Dr. Saëb Erekat, a fermement nié que l'autorité palestinienne a reçu toute lettre secrète ou annoncée du côté américain sur la réconciliation, attirant l'attention que les aides américaines sont coupées de l'autorité palestinienne depuis la déclaration que la Palestine est devenue un membre à part entière à l'UNESCO.
A propos de la visite de l'adjoint du ministre américain des affaires étrangères en Palestine, Erekat a confirmé que Brance est en visite dans la région et rencontrera le président Abbas, demain dimanche, le 20/11, à Ramallah.

Youssef: Gaza est le siège de la présidence du prochain gouvernement

[ 19/11/2011 - 17:03 ] 
Gaza - CPI
L'ex-conseiller du premier ministre palestinien, Dr. Ahmed Youssef, a confirmé que le mouvement du Fatah et le Hamas ont convenu que le siège du prochain gouvernement palestinien sera dans la Bande de Gaza, attirant l'attention à la possibilité que le prochain premier ministre appartiendra à la Bande de Gaza.
Dans une longue interview avec le journal "el-Qods el-Arabi" et publiée ce matin samedi 19/11, Dr. Youssef a souligné qu'on a convenu sur un programme politique pour toutes les factions palestiniennes, basée sur la création de l'Etat palestinien sur les frontières de 1967 et dont la ville occupée d'el-Qods comme capitale.
Il a assuré que toutes les circonstances sont créées pour activer réellement la réconciliation nationale palestinienne, pour mettre terme à la division et travailler afin de créer un partenariat politique pour gérer le projet national palestinien.
"Nous voulons que Mechaal et Abbas se rencontent à l'avenir dans les scènes de la patrie, ici dans la Bande de Gaza, avec toutes les factions du travail national et islamique, pour mettre les touches et la perspective à la gestion du projet national et de traiter avec l'occupation sur le niveau politique ou l'acte résistant", a-t-il ajouté.
En ce qui concerne le rôle égyptien à la réconciliation, Dr. Youssef a démontré: "Nous souhaitons de donner l'occasion au Caire pour déterminer ses préoccupations par les problèmes internes, et nous serons aussi capables d'arranger tous les dossiers politiques dans notre scène nationale et que les Arabes et les musulmans nous aident pour réaliser toutes les ambitions de notre peuple".
A propos de la nomination de Fayyad à la tête du prochain gouvernement, il a confirmé: "Je crois qu'une personalité sera choisie par entente pour la formation du gouvernement comme cela a été convenu précédemment, ou de tomber d'accord sur l'un des technocrates pour six mois ou une année à gérer la période de transition, jusqu'à l'accès aux élections, parallèlement avec les mesures sur le terrain concernant le dossier de l'OLP et également à l'égard du Conseil législatif".

Abou Zouhri: la présidence du prochain gouvernement est dédiée à une nouvelle personnalité

[ 19/11/2011 - 18:17 ] 
Gaza-CPI
« Le Hamas et le Fatah se sont entendus sur une autre personnalité nationale, sur la présidence du prochain gouvernement », a déclaré la porte parole du Hamas, Dr.Sami Abou Zouhri, en faisant allusion que Salam Fayyad ne sera plus premier ministre.
Abou Zouhri a souligné dans une déclaration au Centre palestinien d'information,  le samedi 19/11: "Il y a eu plusieurs contacts entre les délégations du Hamas et du Fatah, dans les derniers jours, sur l’adoption de l'ordre du jour de la réunion entre le président du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal et  le président de l’Autorité Mahmoud Abbas. "
Il a ajouté que la réunion se concentrera sur le dossier politique sous les circonstances de l’impasse des négociations, en plus de l’adoption des mécanismes afin de mettre en œuvre l'accord de réconciliation à l'égard de ses cinq  dossiers (le gouvernement, les élections, l'OLP, la réconciliation communautaire et la sécurité).
«Ces pressions sont la preuve que le responsable de la perturbation de la réconciliation, au cours de la dernière période,  est la direction américaine et de Tel Aviv », a commenté Abou Zouhri les menaces des Etats-Unis et de l’occupation israélienne à l’Autorité palestinienne en cas de la réalisation de la réconciliation.
Abou Zouhri  a réitéré : «  cela confirme encore une fois que l'administration américaine est hostile aux intérêts du peuple palestinien et la nation arabe et islamique, et qui doit être traitée selon ce concept, et de cesser tout pari qu’elle a un tel rôle impartial dans la région, surtout à la lumière de l'alignement complet de l'occupation sioniste.
En effet, le porte-parole de Hamas a estimé que la réplique efficace contre ces menaces et pressions est de procéder à l'achèvement de l'accord de réconciliation, de le mettre en œuvre et renforcer l'unité interne pour faire face à divers défis.

Hamas: 64 Palestiniens arrêtés par l’ennemi occupant la semaine dernière

19/11/2011 - 19:14 ] 
Ramallah - CPI
Selon les statistiques publiées par le Hamas, les forces de l’ennemi occupant israélien ont arrêté, durant la dernière semaine, 64 Palestiniens de tous les zones de la Cisjordanie occupée, y compris 3 journalistes et 5 détenus libérés des prisons des services de sécurité de l'Autorité palestinienne.
« Les forces armées de l’occupation ont arrêté dix-sept Palestiniens d'Hébron (el-Khalil), 12 citoyens à Bethléem, 10 autres à Qalqilya et 3 Jérusalémites, 6 autres à Ramallah et 3 personnes à Naplouse, ainsi que 4 Palestiniens à Jénine et le même nombre à Salfit, en plus un Palestinien à Jéricho(Ariha) et Tulkarem », a souligné le Hamas lors d’un communiqué publié aujourd’hui.
Hamas a expliqué que 3 journalistes sont parmi les personnes arrêtés, et sont : Rateb Charif  amateur du programme locale «  Radio Marah », à Hébron, et le photojournaliste Bilal el-Tamimi de Ramallah, et la présentatrice du programme (Ahrar) «libre» dans la chaine de télévision "el-Qods »",  Isra Salhab de Jérusalem, en plus de 14 enfants mineurs.
Le Hamas a également signalé que les forces occupantes israéliennes et à travers de la politique raciste de la «porte tournante» , ont arrêté  5 des prisonniers palestiniens libérés des prisons des services de sécurité de l'Autorité en Cisjordanie, pendant la même période.

Barghouti:le succès de la réconciliation est la réponse concrète à la politique d’apartheid sioniste

[ 19/11/2011 - 19:39 ] 
Ramallah - CPI
Le député et secrétaire général du «mouvement de l'Initiative nationale palestinienne», Dr. Moustafa Barghouti, a considéré que « l’accélération pour la mise en œuvre de la réconciliation nationale et l'expansion de la résistance populaire et le boycott des produits sionistes » sont la réponse tangible à la politique colonialiste de l’occupation  et son insistance sur les pratiques racistes à l'encontre du peuple palestinien en continuant à confisquer ses terres.
Ces déclarations de Barghouti sont  intervenues en réponse à la prise de contrôle de l'occupation sur les terres des «Absent» dans la vallée du Jourdain.
 «Cette décision est une violation très flagrante des droits humains palestiniens et de toutes les conventions internationales, et le monde doit agir pour imposer un boycott sur  «  l’occupation israélienne » pour la dissuader et arrêter ses crimes », a ainsi ajouté le leader palestinien.
Barghouti a appelé les Palestiniens à s'engager dans la résistance populaire palestinienne, et dans la campagne de boycott des produits de l’occupation israélienne en vue de lui provoquer une crise économique et arrêter ses pratiques d’apartheid et colonialistes.

Khreisheh:Certaines personnalités sécuritaires en Cisjordanien refusent la réconciliation

[ 19/11/2011 - 22:40 ] 
Ramallah – CPI
Le deuxième vice-président du conseil législatif palestinien, Hassan Khreisheh, a fait allusion à l'existence d'un état de rébellion au sein des forces de sécurité de l'autorité palestinienne en Cisjordanie occupée, qui ont commencé à ignorer les directives du président Mahmoud Abbas.
Dans ses déclarations à l'Agence "Quds Press", le samedi 19/11, Khreisheh a déclaré que certains côtés des services de sécurité palestiniennes ne sont plus engagés à la décision politique de libérer les détenus, soulignant à l'affaire de la citoyenne Heba Mara'ban qui a été libérée des prisons de l'autorité par un ordre direct du président de l'autorité, alors que les tribunaux militaires continuent à la poursuivre, contrairement aux directives d'Abbas.
Il a considéré que les changements politiques qui règnent sur la région et l'absence de l'horizon politique du processus de négociations ont poussé le Hamas et le Fatah à se diriger sérieusement vers la réalisation de la réconciliation et pour le succès de la rencontre prévue entre Abbas et Mechaal.
Khreisheh a souligné à la nécessité d'imposer l'atmosphère de la réconciliation, de travailler sérieusement pour la rencontre prévue à travers la libération des prisonniers politiques des prisons de l'autorité.
Dans le même contexte, le député palestinien a condamné les menaces sionistes et américaines de cesser le transfert des ressources financières à la caisse de l'autorité, en réponse à la réalisation de la réconciliation, en disant que les Etats-Unis et l'occupation israëlienne utilisent la monnaie politique pour l'extorsion.

La rencontre Abbas-Mechaal sera-t-elle la fin du calvaire des détenus politiques de la Rive ?

[ 19/11/2011 - 22:34 ] 
Les palestiniens de la rive occidentale montrent un grand intérêt à la rencontre attendue entre le Président de l’Autorité Mahmoud Abbas et le président du bureau politique du Mouvement de la Résistance Islamique « Hamas » Khaled Mechàal au Caire la fin de la semaine prochaine ; les parents des détenus politiques ont leurs cœurs suspendus par l’espoir de voir mettre fin à leur calvaire en raison de la persistance de la détention de leurs enfants.
Les palestiniens sont nombreux à considérer la détention politique liée aux tous débuts de la division, comme la plus importante entrave sur la voie de la réconciliation et la concrétisation de l’unité nationale, dont les palestiniens ressentent maintenant le besoin plus que jamais.
- 75 dossiers
 Les statistiques les plus récentes émanant de la «Commission des parents de détenus politiques » parlent de maintien en détention de plus de 75 prisonniers, originaires des différents départements de la rive occidentale, dont certains moisissent derrière les barreaux depuis plus de cinq années.
Le plus ancien détenu politique Moayed Tayeà à Beni Aoudet du village de Tamoun près de Tobas, a été arrêté par l’appareil des renseignements, au mois d’Août de l’an 2007, et accusé d’intelligence avec l’occupation. Les tribunaux de l’Autorité l’ont cependant innocenté, car l’accusation est une pure machination montée dans le cadre  des contrariétés politiques et fut en conséquence relaxé, mais l’autorité l’à repris devant le portail de la prison Jouneïd,  juste avant qu’il ne le  franchisse.
Quant à Amine El Kouka el Jaouad El Katout, tous les deux originaires de la ville de Napoulse son en détention depuis 2007 et, inculpés d’activisme au sein des brigades du Martyr Ezzeddine El Kassam ; les renseignements de l’Autorité ont d’abord arrêté, le recherché Kassami El Kouka en date du 1/11/2007, alors que le « préventif » a arrêté le recherché Kassami El Katout, deux mois plutôt au mois de septembre de la même année : tous les deux continuent à moisir dans la prison de Jouneid.
Parmi les noms les plus distingués des anciens détenus dans les prisons de l’appareil de l’Autorité : le recherché Kassami Rajeb Ouni Chérif et ALà Hassouna de Naplouse : ces deux incarcérésà la prison de Jouneid depuis la fin de l’année 2008.
Les documents en possession de la « commission des parents de détenus politiques » sur la rive occidentale, précisent que cinq détenus sont encore dans les prisons de l’Autorité depuis l’an 2009. Ce sont successivement Ala Dhiab, Abdelfattah Chrim, Imed Houtri, Ibrahim Attia, ces quatre originaires de Kalkilia, et Ouajdi El Arouri du village de Aroura près de Ramallah.
De l’année 2010, 16 jeunes en sont victimes et continuent à croupir dans les geôles des différents appareils sécuritaires de l’Autorité, tandis que, 50 autres détenus environ, font l’objet d’une séquestration à caractère politique, depuis leur incarcération, en différentes périodes de l’an 2011.
De différentes régions :
Les détenus de la rive occidentale dans les geôles des appareils de l’Autorité sont distribués sur différents départements ; plus de 2/3  d’entre eux, sont originaires du département d’El Khalil ; parmi les plus distingués, Ayoub El Kaouasmi, Bejas Amrou, Moatassem Ennatcha, Mohamed El Atrach, Mohmed Abou Hadid, Othman El Kaouasmi et Jihad Abou Kabita ; ils croupissent dans leur majorité dans les geôles d’El Khalil, Edhahiria et Ariha.
Naplouse au nord de la rive gauche occupe la deuxième position par rapport au nombre de ses enfants détenus politiques. Ainsi plus de 20 détenus politiques dont, les plus connus sont Abdelhakim El Kadh, Abdallah EL Akr, Rajeb El Chérif, Amin El Kouki et bien d’autres parmi les chefs de terrain, les activistes et les étudiants des universités, moisissent dans la prison de Jouneid.
A propos de Kalkilia, sept de ses enfants, détenus politiques croupissent dans les geôles des appareils de l’Autorité ; on compte parmi eux, Dhiab, condamné à 20ans, Abdelfatteh Chrim, condamné à 12ans, et d’autres de Ramallah, accablés dans les chaînes parmi les enfants notoires appartenant à la cellule « Remonim » : Aslam Hamed et Atef Soualhide Selwad, condamnés à 3ans d’emprisonnement, avec pour chef d’inculpation, leur rôle au sein des brigades du martyr Ezzedine El Kassam dans la lutte contre l’occupation ; s’y adjoint l’artiste wajdi El Arouri, condamné à cinq ans d’emprisonnement, et séquestré par l’appareil des renseignements depuis l’an 2009.
Les détenus politiques restants se distribuent sur les différents départements de la rive occidentale du Nord au Sud, parmi les plus connus les deux étudiants universitaires Abderrahman Abadi, originaire de Yaabed, circonscription de Jenine, et Jaafar Dababsa de Tallousa, en plus du détenu Assad Allah Badran du cloitre d’El ghoussoun, circonscription de Tolkaram, de nombreux étudiants des universités et les captifs relaxés.
Le crime renouvelé :
« La commission des parents de détenus politiques » sur la rive occidentale évoque plus de 5 dossiers de détenus politiques dans les geôles de l’Autorité ; chacun de ses dossiers comporte « des détails et des témoignages », qui aboutissent dans leur totalité sur le fait que la détention politique est une pratique loufoque qui doit s’arrêter.
 Les informations diffusées par les médias et les institutions d’informatisation, quotidiennement la persistance de la pratique de détention politique de la part de tous les appareils sécuritaires de l’Autorité sur la rive occidentale occupée ; cependant des accusations claires concernant précisément l’appareil de la sécurité préventive d’accélérer à desseins les campagnes d’arrestation pour saboter la rencontre Abass – Mechaal.
Ces accusations sont basées sur le fait que la « préventive » monopolise les opérations d’arrestation déclenchée tout dernièrement après l’accalmie constatée deux semaines plus tôt puisque l’appareil a repris les opérations d’arrestation et de convocation de dizaines de personnes à Naplouse, El Khalil et, Jénine.
Les dernières informations recueillies, signalent que l’appareil a arrêté durant sa dernière campagne à El Khalil, le militant Mohanned Elhaymouni, et les deux relaxés Mohamed El Khatib et Youssef Abou Hsine. A Naplouse, les frères Anas, Abdallah et,  Yesser Joud Allah ont été arrêtés, ce sont les frères d’un martyr et les fils d’une martyre tout comme a été arrêté le même jour, mardi, le relaxé : Oussema Saouafta de Tobas.
La torture aussi :
Malgré plusieurs tentatives prodiguées par des experts et des spécialistes, dans les domaines du marketing et des relations publiques pour la promotion des traitements « civiques » des détenus politiques dans les geôles de l’Autorité, les hôpitaux de la rive occidentale et les rapports des médecins en exercice révèlent la persistance des opérations de supplice et de torture à l’intérieur des geôles.
La dernière victime des opérations de torture dans les geôles des appareils de l’Autorité, fut l’étudiant à l’université Ennajeh Ala Seoud Beni Monia du village de Akraba que l’enquêteur de l’appareil de la préventive a cogné avec l’arrière du révolver sur la tête ce qui nécessita son transfert d’urgence à l’hôpital.
Après quelques jours de soins hospitaliers, l’étudiant universitaire est ramené à la prison de Jénine où, il est encore une détention jusqu'à l’instant de la rédaction de ce rapport. Des témoins oculaires qui ont pu constater son état de santé, alité sur le lit de l’hôpital, certifient que ce qu’il a enduré comme torture est inqualifiable.
Les procès également :
Malgré les innombrables appels des institutions juridiques et des Instances de contrôle palestiniennes, pour l’application de la loi, la justice militaire persiste dans son immixtion dans les affaires des citoyens civils et l’émission des jugements différents à l’encontre de ceux qui sont traduits devant ses juridictions parmi les partisans du Mouvement Hamas.
Des juges et des militaires non compétents émettent quotidiennement des décisions de mise en arrêt et des relaxations des détenus politiques, laissant aux appareils de l’Autorité, la liberté d’exécuter ou non ces décisions.
Parmi les exemples récents de non exécution des décisions des Tribunaux, ce qui est advenu aux détenus : Jaafar Dababsa, Abderrahmen Abadi, Mohamed Abou Hadia, Moatassem Ennatcha, Othman Elkaousmi et, Mohamed El Atrach ; certains sont arrivés à bout de leurs condamnations et d’autres ont obtenu, des décisions de relaxation depuis plus six mois, sans exécution de ces décisions. Des dizaines de cas similaires parmi ceux qui ont obtenus des jugements judicaires de remise en liberté sans aucune garantie d’exécution.
Dans l’attente de la fin du calvaire, les yeux des parents de détenus politiques sont tournés vers la rencontre Abbas - Mechaal, dans l’espoir qu’elle mette un terme aux souffrances de leurs proches.