| Ecrit par Pierre Tiercin | |
| 19.10.11 | |
De grands rassemblements ont pris place à Gaza, Ramallah, et dans toutes
les villes et villages palestiniens pour fêter la libération des 477
prisonniers de l'accord d'échange Gilad Shalit mardi dernier.
Au cours d'un rassemblement de plusieurs milliers de personnes au Muqata'a,
le complexe administratif de l'Autorité Palestinienne à Ramallah, le Président
palestinien Mahmoud Abbas a remercié les responsables de la libération des
prisonniers.
Mahmoud
Abbas s'adresse à la foule réunie au Muqata'a, en compagnie de deux
dirigeants du Hamas : Hassan Yusef sur la droite, et Aziz Dweik en
retrait sur la gauche
Il a indiqué qu'il comptait insister pour la libération des leaders
politiques qui sont encore détenus, comme Marwan Barghouti et Ahmed Saadat, en
faisant le lien entre l'échange et ses efforts pour obtenir la reconnaissance de
l'Etat palestinien.
"Vos sacrifices n'ont pas été vains", a proclamé Abbas. "Vous avez travaillé
dur, vous avez lutté et vous êtes sacrifiés. Vous verrez les résultats de votre
lutte, dans la reconnaissance d'un Etat palestinien indépendant, avec Jérusalem
pour capitale".
Abbas, dont la popularité est encore forte depuis son discours aux Nations
Unies, a dû minimiser ses propres échecs à obtenir la libération des prisonniers
palestiniens. Pendant son discours et malgré le conflit diplomatique qui oppose
le Hamas et le Fatah, et qui a provoqué en 2007 une brève guerre civile suite à
laquelle les représentants du Fatah ont été exclus de Gaza, il était soutenu par
Aziz Dweik et Hassan Yusef, fortes personnalités du Hamas, qui ont
vigoureusement évoqué la possibilité d'une réconciliation.
"Nous devons agir communément, faire front, unis, face à la politique mené
par Israël, contre les colonies et les violation des droits humains", a déclaré
Yusef.
A Gaza, Ismail Haniyeh, ex-Premier Ministre et numéro un du Hamas à Gaza, a loué "l'instant historique" de la
libération des prisonniers palestiniens, dans un discours qu'il a adressé devant
plus de 200 000 palestiniens réunis sur la place al-Katiba.
Plus de 200 000 palestiniens se sont réunis place al-Khatib à Gaza
"Nous embrassons les mains et le front de la Résistance Palestinienne pour
leur participation héroïque à notre cause", a-t-il indiqué, ajoutant que le
monde islamique et que tous les partisans de la liberté partageaient aujourd'hui
la joie du peuple palestinien.
Haniyeh a remercié l'Egypte pour le rôle qu'elle a joué et a rappelé que
davantage de détenus "seront bientôt libérés".
Yehya al-Sinwar, ancien stratège de la branche armée du Hamas, condamné au
cours de la Première Intifada en 1988 pour le meurtre de deux soldats israéliens
et libéré au cours de l'échange après avoir passé 23 ans en prison, a été salué
par la foule alors qu'il rejoignait Haniyeh sur la scène installée place
al-Katiba.
"J'appelle tous les leaders de toutes les factions de la résistance
palestinienne et avant tout les brigades Izz al-Din al-Qassam d'endosser la
responsabilité de libérer tous les prisonniers restants", a exprimé al-Sinwar,
aujourd'hui pressenti pour un poste de premier ordre au sein du Hamas. "Ce doit
être immédiatement planifié et organisé sur le plan pratique".
Haniyeh a délivré un long discours passionné, gratifiant alternativement le
peuple palestinien pour "cette oeuvre et cette victoire nationale", et
avertissant Israël qu'il ne se reposera pas jusqu'à ce que tous les prisonniers
palestiniens soient libérés. "Nos coeurs battent encore pour Marwan et Abdullah
Bargouti, et pour Ahmed Saadat", a-t-il assuré.
Des 477 prisonniers libérés, 27 sont des femmes. Deux fois plus de
prisonniers ont été relâchés vers Gaza que vers la Cisjordanie, tandis que 40
ont été exilés vers la Syrie, la Turquie et le Qatar. Selon les termes de
l'accord, 550 prisonniers devraient encore être libérés d'ici 2 mois.
Près de 5 000 prisonniers palestiniens sont encore détenus dans les prisons
israéliennes, nombre d'entre eux suite à des condamnations relatives à la
résistance armée contre Israël durant la seconde intifada.
Alors que l'ambiance était à la fête à Gaza, en Cisjordanie et en Israël,
certain slogans scandés par des groupuscules islamistes scandaient déjà "nous
voulons un autre Shalit". Le Comité Populaire de la Résistance, une faction
résistante extrémiste, a d'ors et déjà indiqué que si la capture de soldats
israéliens pouvait permettre la libération des prisonniers palestiniens, alors
ils continueraient sur cette piste, rapportant que l'échange Shalit constituait
une "victoire historique" pour la résistance palestinienne.
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mercredi 19 octobre 2011
Grands rassemblement à Gaza et Ramallah pour célébrer la libération des prisonniers
Le quartet rencontrera Israéliens et Palestiniens séparément
| Ecrit par Pierre Tiercin | |
| 19.10.11 | |
Les envoyés du Quartet pour le Moyen-Orient rencontreront séparément les
représentants israéliens et palestiniens à Jérusalem le 26 octobre pour
tenter de trouver une d'entente permettant la reprise des négociations
pour la paix, rapporte le département d'Etat des Etats-Unis.
Mark Toner, porte-parole adjoint du département d'Etat américain
Le Quartet (Etats Unis, Russie, Union Européenne et Nations Unies) a lancé dans un communiqué diffusé le 23 septembre une proposition vouée à raviver le processus de négociation israélo-palestinien, juste après que le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas ait présenté devant les Nations Unies une requête pour l'adhésion de la Palestine en tant que membre de plein droit. Israël et l'Organisation de Libération de la Palestine ont répondu favorablement à cette proposition, mais leurs comportements respectifs suggèrent une interprétation toute différente de l'initiative du Quartet. Le Quartet a statué le mois dernier qu'une rencontre "entre les parties" serait organisée, afin qu'israéliens et palestiniens se concertent pour établir une méthode et un agenda pour la reprise des négocations. Alors que plusieurs rapporteurs des Nations Unies dénoncent que les discussions séparées prévues pour le 26 octobre sont assez loin de ce à quoi avait appelé le Quartet, Toner a répliqué que les rencontres séparées prévue pour la semaine prochaine "conservent l'esprit du communiqué publié par le Quartet". "Nous faisons des progrès", a indiqué Toner. "Les discussions se concentreront sur les étapes à venir. Nous pensons que c'est le but poursuivi par ce calendrier, de parvenir à des objectifs identifiables, qui feront avancer ce processus". Quand il a été relevé que les membres du Quartet avaient déjà eu l'occasion de tenir d'intenses discussions avec chacune des parties à New York le mois dernier, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies, et que les rencontres prévues à Jérusalem apparraissaient comme une simple reprise de celles-ci plutôt que comme une nouvelle étape du processus de paix, Toner a reconnu qu'il s'agissait là d'un lent processus, souvent marqué de "petites avancées cumulatives". |
La grève de la faim des prisonniers suspendue sur son 21ème jour
| Ecrit par Pierre Tiercin | |
| 18.10.11 | |
Le ministre des Prisonniers de l'Autorité Palestinienne Issa Qaraqe a
confirmé ce mardi que les prisonniers palestiniens suspendaient leur grève de
la faim pour 3 jours, après que les Autorités Pénitentiaires Israéliennes
aient accepté de mettre un terme à la politique d'isolement des prisonniers.
Le
prisonnier et Secrétaire-Général du Front Populaire pour la Libération
de la Palestine , Ahmed Saadat, dans les premières années de sa
détention [archive]
"Les prisonniers ont suspendu leur grève de la faim suite au consentement des
administrateurs des prisons palestiniennes de mettre un terme à l'isolement", a
rapporté le ministre, "et après la mise en oeuvre de l'échange des prisonniers
ce mardi".
Les Autorités Pénitentiaires Israéliennes ont confirmé la suspension de la
grève ce mardi, indiquant qu'un petit nombre de prisonniers avait insisté pour
la maintenir.
Khalida Jarrar, membre du Front Populaire pour la Libération de la Palestine
(PFLP), a rapporté qu'elle doutait de la nouvelle de la suspension de la grève
et a indiqué qu'elle poursuivrait la sienne. Elle a déclaré qu'elle attendait un
communiqué officiel du mouvement national du PFLP.
Le PFLP a demandé à la Croix Rouge et aux autres associations des Droits de
l'Homme de prendre des mesures rapides pour sauver la vie d'Ahmed Saadat,
Secrétaire Général du PFLP, dont la santé s'est gravement détériorié au cours
des derniers jours, ayant forcé la fin de son isolement et son transport vers
l'hôpital d'al-Ramleh pour un traitement d'urgence.
Suite à la fin des mesures d'isolements, Ahmed Saadat est sensé
rejoindre une cellule normale dans la prison de Ramle, à sa sortie de
l'hôpital.
La grève de la faim massive des prisonniers a jusqu'alors durée exactement 3 semaines.
Selon des sources médicales, il s'agirait du point où le corps commence à
consommer la moelle osseuse et une part des organes vitaux pour se nourrir,
accroissant beaucoup les risques de mort par famine. La grève avait débuté le 27
septembre en réponse à la fermeté des nouvelles conditions imposés aux détenus
par les Autorités Pénitentiaires Israéliennes, qui allaient jusqu'à la
confiscation des habits et des livres, la limitation des visites familiales à 30
minutes par mois, la mise en oeuvre de fouilles corporelles quotidiennes, et la
mise en isolation de tous les leaders politiques palestiniens prisonniers.
Le renforcement des conditions de détention avait été imposé par le Premier
Ministre Benjamin Netanyahu, qui avait décidé de révoquer les "privilèges
accordés aux prisonniers" suite au refus du Hamas de laisser la Croix Rouge
Internationale rendre visite au soldat israélien Gilad Shalit, capturé par le
Hamas en 2006 et détenu à Gaza. La libération de Shalit, aménagé par un
médiateur allemand anonyme et le gouvernement égyptien, a probablement joué un
rôle certain dans la décision des administrateurs des prisons d'abolir la
politique de l'isolement.
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En photos : la survie grâce aux olives
Cisjordanie - 19 octobre 2011
Par ISM
La récolte des olives a commencé début octobre en Cisjordanie et
continuera dans certains villages jusqu'à mi-novembre. Les olives sont
cultivées sur la terre palestinienne depuis des milliers d'années. 95%
de la récolte sert à faire l'huile d'olive, et le reste est utilisé
comme condiments, olives de table et savon. Elle représente environ 364
millions de shekels (73 millions d'euros) par an pour la fragile
économie palestinienne qui lutte sous le fardeau de l'occupation. Au
moins 100.000 familles dépendent de la récolte des olives pour leur
subsistance.
Les olives sont aussi le symbole de la culture palestinienne et le lien à
la terre. Leur récolte contient une dimension politique forte, en
particulier dans les villages harcelés par les attaques des colons et
les interférences de l'armée israélienne d'occupation.
Les attaques des colons contre les oliveraies sont en nette augmentation ces dernières années. On a vu des colons tirer à balles réelles sur les agriculteurs, des milliers d'oliviers incendiés et déracinés. Les forces israéliennes interviennent peu pendant ces attaques et interfèrent régulièrement dans la récolte, obligeant les fermiers à demander l'autorisation de cueillir les olives sur leurs propres terres, une autorisation qui n'est souvent donné que pour quelques jours insuffisants dans les grandes oliveraies. Et même lorsqu'elle a donné le permis, l'armée d'occupation oblige souvent les fermiers à cesser la récolte, sous le faux prétexte éculé de "zone militaire fermée".
La présence de militants internationaux qui documentent et interviennent par des actions non violentes peut réduire la menace de violence des colons et de l'armée. C'est aussi l'expression vitale de la solidarité avec les fermiers palestiniens assiégés.
Alors que des colons lourdement armés attaquent souvent les fermiers en toute impunité, ces derniers ont des moyens limités pour se protéger. Comme le dit Ibrahim El-Buriniy, 27 ans, agriculteur de Burin, "Nous n'avons rien pour nous protéger à part une pierre, notre cœur et Dieu." Malgré la pression croissante à laquelle il est confronté, El-Buriniy reste déterminé : "La terre est comme notre père et notre mère. Nous ne pouvons pas la quitter, et qui pourrait ?"
Photos de la récolte des olives 2011Les attaques des colons contre les oliveraies sont en nette augmentation ces dernières années. On a vu des colons tirer à balles réelles sur les agriculteurs, des milliers d'oliviers incendiés et déracinés. Les forces israéliennes interviennent peu pendant ces attaques et interfèrent régulièrement dans la récolte, obligeant les fermiers à demander l'autorisation de cueillir les olives sur leurs propres terres, une autorisation qui n'est souvent donné que pour quelques jours insuffisants dans les grandes oliveraies. Et même lorsqu'elle a donné le permis, l'armée d'occupation oblige souvent les fermiers à cesser la récolte, sous le faux prétexte éculé de "zone militaire fermée".
La présence de militants internationaux qui documentent et interviennent par des actions non violentes peut réduire la menace de violence des colons et de l'armée. C'est aussi l'expression vitale de la solidarité avec les fermiers palestiniens assiégés.
Alors que des colons lourdement armés attaquent souvent les fermiers en toute impunité, ces derniers ont des moyens limités pour se protéger. Comme le dit Ibrahim El-Buriniy, 27 ans, agriculteur de Burin, "Nous n'avons rien pour nous protéger à part une pierre, notre cœur et Dieu." Malgré la pression croissante à laquelle il est confronté, El-Buriniy reste déterminé : "La terre est comme notre père et notre mère. Nous ne pouvons pas la quitter, et qui pourrait ?"
Source : Palsolidarity
Traduction : MR pour ISM
Les prisonniers libérés déportés par l'occupation arrivent en Syrie et en Turquie
19 octobre 2011
Par ISM-France & Agences
Selon les termes de l'accord, quarante prisonniers ont été déportés à
l'étranger. La Turquie a confirmé qu'elle en accueillerait une dizaine,
les autres allant en Syrie et au Qatar.
Seize prisonniers palestiniens sont arrivés à Damas ce matin après leur
libération hier dans le cadre de l'accord d'échange. Quinze hommes et
une femme, Amna Muna, ont été accueillis à la descente d'avion par des
responsables du Hamas.
Muna a déclaré que le fait de devoir vivre en exil altérait sa joie de quitter la prison.
"J'ai passé sept ans en prison et aujourd'hui est un jour heureux,
mais pas complètement parce que nous sommes loin de chez nous et nous
avons laissé derrière nous des prisonniers qui souffrent. Bien sûr la
Syrie est ma deuxième patrie mais rien n'est comparable à la terre où
vous êtes né et où vous avez grandi."
"La résistance prend de l'ampleur. Elle continuera jusqu'à la victoire, si Dieu le veut," a dit Nimer Darwaze, un des détenus libérés.
"Nous saluons les martyrs qui ont capturé le soldat. Nous saluons les
négociateurs qui ont obtenu cet accord. C'est une grande réussite," a dit Motassim Mawdidi, un autre ex-détenu.
Il a ajouté que les conditions d'incarcération des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes étaient dures.
"Les prisonniers subissent les pires conditions dans les prisons de
l'occupation, qui invente tous les jours de nouvelles façons de torturer
et d'humilier les prisonniers. Mais, Dieu merci, les prisonniers sont
forts et ils n'abandonneront jamais."
Arrivée des ex-prisonniers à l'aéroport d'Ankara, 19 octobre 2011
11 Palestiniens libérés sont arrivés en avion privé ce matin à Ankara, en Turquie,
venant du Caire. Ils ont été accueillis à l'aéroport Esenboga par
l'ambassadeur palestinien à Ankara, Nabil Maarouf, et par des
représentants du ministre turc des Affaires étrangères.
"Nous sommes reconnaissants au gouvernement turc pour son soutien
dans le processus de libération des Palestiniens et de les accueillir en
Turquie," a dit Maarouf à l'aéroport.
"Nous espérons que la Turquie continuera à nous soutenir jusqu'à ce que la Palestine soit libre," a-t-il ajouté.
477 combattants libérés et la lutte continue
Palestine - 19 octobre 2011
Par Fadwa Nassar
Le 18 octobre est une grande date dans l’histoire de la Palestine et de
la région. C’est la date de la libération de 450 prisonniers et 27
prisonnières, palestiniens, première étape de l’accord d’échange entre
la résistance, représentée par les Brigades d’al-Qassam, et l’entité
sioniste. Dans deux mois, la seconde étape verra la libération de 550
autres prisonniers, selon les termes de l’accord, supervisé par les
services sécuritaires égyptiens.
Ce 18 octobre est une grande date dans l’histoire du mouvement national
des prisonniers, bien que ce ne soit pas la première fois qu’un échange a
lieu pour libérer des prisonniers palestiniens et arabes contre des
soldats sionistes. Mais c’est la première fois qu’un soldat sioniste est kidnappé en Palestine
occupée même, c’est la première fois qu’il est maintenu pendant 5 ans
et demi dans le secret le plus total, faisant échec aux services de
renseignements sionistes, occidentaux et orientaux et à leurs
collaborateurs.
C’est également la première fois que, depuis les accords d’Oslo, des prisonniers de la ville d’al-Qods et des terres occupées en 48, sont inclus dans l’accord, ce qui fait dire à Isma’il Haniyyé, premier ministre à Gaza, que « ceci représente les frontières de la Palestine ». C’est la première fois qu’un nombre aussi élevé de combattants condamnés à perpétuité est libéré. Khaled Mechaal avait annoncé, lors de sa première conférence de presse que cet accord d’échange était une réalisation grandiose et historique. Ce l’est effectivement, malgré les nombreuses critiques, justifiées ou non, qui ont immédiatement fusé, après l’annonce de ses détails.
Le 18 octobre 2011 a vu la libération de 477 combattants et combattantes qui souhaitent, pour la plupart, revenir à la lutte sur le terrain, après avoir lutté sans relâche en tant que prisonniers, contre l’administration coloniale. 310 combattants et 5 combattantes ayant été condamnés à perpétuité ont été libérés ce 18 octobre dans l’échange avec un soldat sioniste. L’accord d’échange, qui a repris les revendications de la résistance dans ses grandes lignes, représente une victoire de la résistance, malgré quelques défaillances, qui traduisent un rapport de forces sur le terrain. Plus de 100 prisonniers de la Cisjordanie et de la ville d’al-Qods sont libérés vers Gaza, et 40 prisonniers, dont 25 d’al-Qods, sont déportés vers des pays arabes ou islamiques (Syrie, Qatar et Turquie). Plusieurs dirigeants de la résistance sont encore prisonniers : du Hamas, du Jihad islamique, du Fateh, du PFLP… et plusieurs prisonnières sont toujours détenues, dont trois des territoires occupés en 48. Ce sont les éléments qui ont quelque peu terni la joie et l’allégresse des Palestiniens, là où ils se trouvent.
Après la remise du soldat sioniste, qui a déclaré lors d’une interview à la télévision égyptienne avoir été bien traité et souhaité la libération de tous les prisonniers palestiniens, « poste à pourvoir » est devenu le mot clé répété par plusieurs organisations palestiniennes, signifiant la nécessité de kidnapper des soldats sionistes pour les échanger contre les 5000 prisonniers et plus, sans compter les 550 combattants devant être libérés dans deux mois. L’accord d’échange a prouvé au peuple palestinien, aux peuples arabes et islamiques, et même au monde, que seule la résistance est capable de libérer les combattants de la liberté. Aucun accord d’échange ne peut libérer un tel nombre de combattants, selon les critères de la résistance. Il est vrai que le président Mahmoud Abbas, qui a accueilli les prisonniers et prisonnières rentrés à Ramallah, dont Na’il et Fakhry Barghouty, a déclaré conclure un accord prochain avec l’Etat sioniste, pour libérer autant de prisonniers, « s’il tient parole », a-t-il ajouté !! Attendons voir, puisqu’il semble intéressé par le dossier, devenu prioritaire pour la formation de l’Etat palestinien « dans les limites des frontières de 1967 » a-t-il précisé. Mais il est important de préciser que ses services sécuritaires enferment toujours dans les prisons de Cisjordanie de nombreux combattants, du Jihad islamique et du Hamas.
La conclusion de l’accord d’échange et la libération des 477 combattants et combattantes, dans l’attente des 550 qui devront suivre, consacrent une victoire éclatante de la résistance palestinienne sur le plan sécuritaire. Pendant 5 ans, aucun service de renseignement dans le monde n’a pu déterminer le lieu de détention d’un soldat, sur un terrain aussi exigu que la bande de Gaza. Si les services sionistes sont capables d’assassiner des résistants comme Mahmoud Mabhouh ou ‘Imad Moghnieh, dans des pays où la résistance ne maîtrise pas toutes les données, ils sont incapables d’infiltrer les résistances, qui ont acquis une grande maîtrise sur leur terrain.
La libération des combattants des prisons sionistes couronne des années de sacrifice et de souffrances, d’une population qui a subi deux guerres sanglantes, des raids aériens, un blocus, des destructions et des menaces d’annihilation. Mais cette population meurtrie a tenu. Elle n’a jamais fait pression sur la direction de la résistance pour livrer le soldat kidnappé, elle a supporté et patienté, forte de sa foi en Dieu et dans la cause de son peuple et de ses prisonniers. Aucune résistance n’aurait tenu, face à toutes les pressions internationales, sans le soutien de son peuple. La victoire de la résistance, c’est la victoire de Gaza mais aussi celle de tous les Palestiniens qui ont refusé de plier et de se soumettre à la normalisation avec l’occupation.
Pour finir, la comparaison entre les conditions de détention du soldat sioniste d’une part et des prisonniers palestiniens d’autre part, met en relief, comme l’ont affirmé les dirigeants du Hamas, la différence entre la morale islamique et humaine des Palestiniens et des résistants, et l’immoralité criminelle des sionistes qui ont envahi la Palestine. Les conditions de détention dans les prisons sionistes ont tué, rendu malade et humilié les prisonniers. Dans leurs prisons, les sionistes veulent détruire l’être palestinien, sa volonté et sa personnalité, mais ils ont échoué. Aujourd’hui, les prisonniers libérés ont montré qu’ils ont été plus solides que les geôliers et les gêoles, l’occupant et ses institutions. Ce sont les combattants pour la liberté !
C’est également la première fois que, depuis les accords d’Oslo, des prisonniers de la ville d’al-Qods et des terres occupées en 48, sont inclus dans l’accord, ce qui fait dire à Isma’il Haniyyé, premier ministre à Gaza, que « ceci représente les frontières de la Palestine ». C’est la première fois qu’un nombre aussi élevé de combattants condamnés à perpétuité est libéré. Khaled Mechaal avait annoncé, lors de sa première conférence de presse que cet accord d’échange était une réalisation grandiose et historique. Ce l’est effectivement, malgré les nombreuses critiques, justifiées ou non, qui ont immédiatement fusé, après l’annonce de ses détails.
Le 18 octobre 2011 a vu la libération de 477 combattants et combattantes qui souhaitent, pour la plupart, revenir à la lutte sur le terrain, après avoir lutté sans relâche en tant que prisonniers, contre l’administration coloniale. 310 combattants et 5 combattantes ayant été condamnés à perpétuité ont été libérés ce 18 octobre dans l’échange avec un soldat sioniste. L’accord d’échange, qui a repris les revendications de la résistance dans ses grandes lignes, représente une victoire de la résistance, malgré quelques défaillances, qui traduisent un rapport de forces sur le terrain. Plus de 100 prisonniers de la Cisjordanie et de la ville d’al-Qods sont libérés vers Gaza, et 40 prisonniers, dont 25 d’al-Qods, sont déportés vers des pays arabes ou islamiques (Syrie, Qatar et Turquie). Plusieurs dirigeants de la résistance sont encore prisonniers : du Hamas, du Jihad islamique, du Fateh, du PFLP… et plusieurs prisonnières sont toujours détenues, dont trois des territoires occupés en 48. Ce sont les éléments qui ont quelque peu terni la joie et l’allégresse des Palestiniens, là où ils se trouvent.
Après la remise du soldat sioniste, qui a déclaré lors d’une interview à la télévision égyptienne avoir été bien traité et souhaité la libération de tous les prisonniers palestiniens, « poste à pourvoir » est devenu le mot clé répété par plusieurs organisations palestiniennes, signifiant la nécessité de kidnapper des soldats sionistes pour les échanger contre les 5000 prisonniers et plus, sans compter les 550 combattants devant être libérés dans deux mois. L’accord d’échange a prouvé au peuple palestinien, aux peuples arabes et islamiques, et même au monde, que seule la résistance est capable de libérer les combattants de la liberté. Aucun accord d’échange ne peut libérer un tel nombre de combattants, selon les critères de la résistance. Il est vrai que le président Mahmoud Abbas, qui a accueilli les prisonniers et prisonnières rentrés à Ramallah, dont Na’il et Fakhry Barghouty, a déclaré conclure un accord prochain avec l’Etat sioniste, pour libérer autant de prisonniers, « s’il tient parole », a-t-il ajouté !! Attendons voir, puisqu’il semble intéressé par le dossier, devenu prioritaire pour la formation de l’Etat palestinien « dans les limites des frontières de 1967 » a-t-il précisé. Mais il est important de préciser que ses services sécuritaires enferment toujours dans les prisons de Cisjordanie de nombreux combattants, du Jihad islamique et du Hamas.
La conclusion de l’accord d’échange et la libération des 477 combattants et combattantes, dans l’attente des 550 qui devront suivre, consacrent une victoire éclatante de la résistance palestinienne sur le plan sécuritaire. Pendant 5 ans, aucun service de renseignement dans le monde n’a pu déterminer le lieu de détention d’un soldat, sur un terrain aussi exigu que la bande de Gaza. Si les services sionistes sont capables d’assassiner des résistants comme Mahmoud Mabhouh ou ‘Imad Moghnieh, dans des pays où la résistance ne maîtrise pas toutes les données, ils sont incapables d’infiltrer les résistances, qui ont acquis une grande maîtrise sur leur terrain.
La libération des combattants des prisons sionistes couronne des années de sacrifice et de souffrances, d’une population qui a subi deux guerres sanglantes, des raids aériens, un blocus, des destructions et des menaces d’annihilation. Mais cette population meurtrie a tenu. Elle n’a jamais fait pression sur la direction de la résistance pour livrer le soldat kidnappé, elle a supporté et patienté, forte de sa foi en Dieu et dans la cause de son peuple et de ses prisonniers. Aucune résistance n’aurait tenu, face à toutes les pressions internationales, sans le soutien de son peuple. La victoire de la résistance, c’est la victoire de Gaza mais aussi celle de tous les Palestiniens qui ont refusé de plier et de se soumettre à la normalisation avec l’occupation.
Pour finir, la comparaison entre les conditions de détention du soldat sioniste d’une part et des prisonniers palestiniens d’autre part, met en relief, comme l’ont affirmé les dirigeants du Hamas, la différence entre la morale islamique et humaine des Palestiniens et des résistants, et l’immoralité criminelle des sionistes qui ont envahi la Palestine. Les conditions de détention dans les prisons sionistes ont tué, rendu malade et humilié les prisonniers. Dans leurs prisons, les sionistes veulent détruire l’être palestinien, sa volonté et sa personnalité, mais ils ont échoué. Aujourd’hui, les prisonniers libérés ont montré qu’ils ont été plus solides que les geôliers et les gêoles, l’occupant et ses institutions. Ce sont les combattants pour la liberté !
Nael al-Barghouthi, emprisonné à 19 ans, libéré après 33 ans de détention.
Abou Marzouk : Efforts égyptiens pour libérer le reste des prisonnières
| [ 19/10/2011 - 09:51 ] |
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CPI
Le vice-président du bureau politique
du mouvement du Hamas, Dr. Sami Abou Marouk, a révélé des efforts
importants prodigués par les autorités égyptiennes pour libérer les 9
captives qui n'ont pas été incluses dans l'opération d'échange des
prisonniers conclue avec l'occupation.
Dans une déclaration télévisée, le mardi 18/10, Abou Marzouk a affirmé : "Je
pense que la libération de ces 9 prisonnières sera dans le cadre de la
deuxième phase de l'opération et comprendra 550 captifs qui seront
libérés d'ici deux mois, car l'accord stipule la libération de toutes
les détenues dans les prisons sionistes".
Il a salué les efforts égyptiens dans l'opération d'échange des prisonniers, en disant : "Nous
remercions les efforts égyptiens effectués soit lors des négociations
ou durant les procédures de l'opération d'échange avec l'occupation".
Il a souligné la nécessité de libérer tous
les détenus dans les prisons sionistes, confirmant que les Palestiniens
ont le droit d'utiliser tous les moyens possibles pour libérer tous les
captifs dans les cellules de l'occupation, ce sont les promesses du
Hamas.
Abou Marzouk a ensuite démenti les
prétentions des médias hébreux sur l'existence d'articles secrets dans
cet accord concernant la cause de la levée du sévère embargo sioniste
imposé sur la Bande de Gaza, soulignant qu'un article stipule
qu'"Israël" doit revoir toutes les mesures prises après la capture de
Shalit pour l'arrêter, ce n'est donc pas un secret.
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Mechaal : La réussite de l'accord d'échange des prisonniers est une page lumineuse de notre histoire
| [ 19/10/2011 - 10:03 ] |
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Le Caire – CPI
Le président du bureau politique du
Hamas, Khaled Mechaal, a confirmé que l'opération d'échange de
prisonniers conclue par le Hamas avec l'ennemi sioniste est une page
lumineuse dans l'histoire de la nation et de la Palestine, soulignant
que la détention de Shalit pendant 5 années est un miracle et une fierté
pour toute la nation.
Dans son discours prononcé lors d'une
cérémonie pour honorer les détenus libérés à l'extérieur, Mechaal
a exprimé sa gratitude envers l'Egypte en disant : "L'esprit de la
révolution du 25 janvier nous submerge ainsi que nos frères prisonniers,
nous sommes, au Hamas et à la résistance, fiers de vous".
En s'adressant aux prisonniers, le dirigeant palestinien a déclaré :"Vous
êtes l'honneur de la Palestine, vous êtes la splendeur et la fierté, et
la nation vous soutient, vous avez été transférés d'un lieu de lutte à
un autre lieu de lutte".
Il a condamné la politique d'expulsion
adoptée par la direction sioniste, mais il a ajouté que la déportation
cette fois-ci sera provisoire : "Vous êtes venus au Caire qui vous a
accueillis, et dans les prochaines heures, vous le quitterez pour
d'autres capitales arabes et islamiques, mais ce n'est pas une
substitution à la Palestine et Israël doit payer le prix".
A propos de l'opération, Mechaal a déclaré : "Aujourd'hui,
nous écrivons une page importante, l'accord béni a été conclu par la
belle patience et Gaza en a payé un prix élevé, cette opération a réussi
grâce à la patience de la population de Cisjordanie, c'est cette
patience qui a permis cette réussite".
Il a salué le rôle du médiateur égyptien
qui a réalisé plus que ce qui a été entrepris par son homologue
allemand, il y a un an. C'est la réussite de tout le peuple palestinien,
c'est un exemple de l'unité du peuple.
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Une liesse rare à Gaza, Ramallah et Jérusalem-Est
19/10/2011
Au terminal de Rafah, les proches des détenus libérés sont venus les accueillir. Ibraheem Abu Mustafa/Reuters
Juste après l’annonce du transfert de Shalit en Israël, des centaines de
milliers de Palestiniens ont réservé hier à Gaza un accueil triomphal
aux 477 prisonniers libérés, dans une liesse populaire rare dans le
territoire sous contrôle du Hamas depuis quatre ans ; un bonheur
reproduit naturellement à l’identique à Ramallah en Cisjordanie et à
Jérusalem-Est.
À Gaza, attendus par des centaines de leurs proches et de dignitaires, dont le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, les prisonniers ont salué la foule avant de descendre des bus, certains se prosternant à même le sol. « C’est une joie indescriptible de voir mes enfants », s’est ainsi exclamé Raëd Abou Lebdeh, condamné à quatre peines à perpétuité, dont il a purgé 13 ans, étreignant sa fille Mariam, 13 ans, qu’il n’avait jamais vue. « Je suis triste que les autres prisonniers ne soient pas encore sortis, mais nous les libérerons bientôt », a-t-il affirmé. « J’ai l’impression de naître aujourd’hui, c’est la première fois que je vois mon père et que je l’embrasse », a sangloté sa fille
À Gaza, attendus par des centaines de leurs proches et de dignitaires, dont le chef du gouvernement du Hamas, Ismaïl Haniyeh, les prisonniers ont salué la foule avant de descendre des bus, certains se prosternant à même le sol. « C’est une joie indescriptible de voir mes enfants », s’est ainsi exclamé Raëd Abou Lebdeh, condamné à quatre peines à perpétuité, dont il a purgé 13 ans, étreignant sa fille Mariam, 13 ans, qu’il n’avait jamais vue. « Je suis triste que les autres prisonniers ne soient pas encore sortis, mais nous les libérerons bientôt », a-t-il affirmé. « J’ai l’impression de naître aujourd’hui, c’est la première fois que je vois mon père et que je l’embrasse », a sangloté sa fille
« Je n’arrive pas à croire que mon mari soit rentré en aujourd’hui, je
suis stupéfaite. Il a passé 25 ans en prison, laissant ses enfants, et
rentre pour retrouver 18 petits-enfants », a confié Souhaïr al-Ghoul,
épouse de Omar al-Ghoul, condamné à perpétuité, membre de Ezzedine
al-Qassam. « Je suis triste pour mon fils qui est resté en prison, mais
il est encore jeune et il peut supporter, et le jour viendra où le Hamas
le fera sortir lui aussi, très bientôt », a-t-elle ajouté, accompagnée
de deux autres de ses fils, armés et en uniforme d’al-Qassam.
Joie « et » souffrance...
Les prisonniers ont embrassé les personnes venues les accueillir, au milieu d’une haie d’honneur, reçu des jets de pétales de fleurs et une décoration aux couleurs du drapeau palestinien. « C’est un très beau jour pour nous de voir les prisonniers libres parce que nous pensions qu’ils mourraient dans les prisons israéliennes », a souligné Saleh Hammouda, 63 ans, venu attendre les détenus. « Je suis venu rendre hommage aux prisonniers, en particulier ceux du Fateh », a expliqué de son côté Aymane Abdelhalim, 19 ans.
En Cisjordanie, où le président Mahmoud Abbas a tenu à aller à la rencontre de ses compatriotes libérés, un des ex-détenus, Tawfiq Abdallah, 52 ans, qui a purgé 26 ans de sa peine de perpétuité, a confié ressentir « un mélange de joie d’être dehors et de voir le jour, et de souffrance pour les frères que j’ai laissés derrière moi ». « Je ne peux pas décrire mes sentiments, mais j’espère que toutes les mères de prisonniers seront heureuses », a confié pour sa part Nayef Nidal, libéré après 17 ans d’incarcération, en tombant dans les bras de ses proches.
À Jérusalem-Est annexée, les familles de détenus se sont retrouvées après des heures d’attente près du mont des Oliviers. Dans les ruelles étroites de la vieille ville, la foule a porté en triomphe un vieux prisonnier aveugle du Fateh, Alaa Bazyan, en brandissant les couleurs palestiniennes, rare spectacle à Jérusalem.
Sur le plan politique, le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a profité de l’occasion pour remercier l’Égypte pour sa médiation dans cet échange et proposé à M. Abbas de le rencontrer pour faire avancer la réconciliation palestinienne. Un responsable du bureau politique du Hamas, Ezzat al-Rachq, a précisé que cette rencontre aurait lieu « prochainement » au Caire.
(Source : rédaction et agences)
Joie « et » souffrance...
Les prisonniers ont embrassé les personnes venues les accueillir, au milieu d’une haie d’honneur, reçu des jets de pétales de fleurs et une décoration aux couleurs du drapeau palestinien. « C’est un très beau jour pour nous de voir les prisonniers libres parce que nous pensions qu’ils mourraient dans les prisons israéliennes », a souligné Saleh Hammouda, 63 ans, venu attendre les détenus. « Je suis venu rendre hommage aux prisonniers, en particulier ceux du Fateh », a expliqué de son côté Aymane Abdelhalim, 19 ans.
En Cisjordanie, où le président Mahmoud Abbas a tenu à aller à la rencontre de ses compatriotes libérés, un des ex-détenus, Tawfiq Abdallah, 52 ans, qui a purgé 26 ans de sa peine de perpétuité, a confié ressentir « un mélange de joie d’être dehors et de voir le jour, et de souffrance pour les frères que j’ai laissés derrière moi ». « Je ne peux pas décrire mes sentiments, mais j’espère que toutes les mères de prisonniers seront heureuses », a confié pour sa part Nayef Nidal, libéré après 17 ans d’incarcération, en tombant dans les bras de ses proches.
À Jérusalem-Est annexée, les familles de détenus se sont retrouvées après des heures d’attente près du mont des Oliviers. Dans les ruelles étroites de la vieille ville, la foule a porté en triomphe un vieux prisonnier aveugle du Fateh, Alaa Bazyan, en brandissant les couleurs palestiniennes, rare spectacle à Jérusalem.
Sur le plan politique, le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, a profité de l’occasion pour remercier l’Égypte pour sa médiation dans cet échange et proposé à M. Abbas de le rencontrer pour faire avancer la réconciliation palestinienne. Un responsable du bureau politique du Hamas, Ezzat al-Rachq, a précisé que cette rencontre aurait lieu « prochainement » au Caire.
(Source : rédaction et agences)
Le chef du Hamas remercie l'Egypte
18 Octobre 2011
"Merci à l'Egypte, à son peuple et à ses services de renseignements", a-t-il déclaré à la presse, depuis la capitale égyptienne, où il a accueilli une quarantaine d'ex-prisonniers de l'Etat hébreu, devant se rendre, en Turquie, au Qatar et en Syrie. Il a, également, affirmé avoir appelé Mahmoud Abbas, la semaine dernière, "pour lui proposer une rencontre bilatérale, au Caire, pour réaliser la réconciliation palestinienne".
Arrivée, en Turquie, de 11 détenus palestiniens libérés par Israël
19 Octobre 2011
Un avion transportant les 11 Palestiniens s'est posé, à l'aéroport Esenboga d'Ankara, venant d'Egypte.
La vieille garde sioniste écoeurée par la victoire de la Transaction signée : La Résistance !
| [ 18/10/2011 - 00:56 ] |
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Qods occupé - CPI
L'ex-chef du Mossad "Maer Daghan" a declaré que que la Transaction d'échange des prisponniers de la façon
actuellement conclue, constitue un
danger extrême pour le sécurité d'Israël, affirmant qu'elle est pire
"pour les sionistes"que la Transaction refusait auparavant par
l'ex-chef des ministres, le siniste Yhud Olmert .
La radio sioniste, a rapporté
une déclaration de Daghan, selon laquelle l'ex-chef du "Chapak" Yofel
Diskin et, lui même ont vivement recusé cette transaction et qu'ils
avaient à l'occasion réussi à convaincre Olmert d'y renoncer aprés avoir
affiché son envie de l'adopter .
Daghan a précisé que le Transaction dans
sa forme actuelle aurait pu s'accomplir deux années et demi plus tôt, en
faisant allusion à l'échec de gestion de la Transaction du côté de
l'Entité sioniste de l'occupation .
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Cheikh Raïd Salah réussit seul face au lobby sioniste de Grande-Bretagne
| [ 18/10/2011 - 23:43 ] |
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Londres – CPI
Encore une fois, la justice britannique
a montré son indépendance : elle vient de publier un jugement
permettant aux Cheikh Raïd Salah de réclamer des compensations
financières pour les préjudices causés par son arrestation illégale
menée contre sa personne par la police britannique pour plusieurs jours
et par les tentatives du ministre de l’intérieur britannique de le
déporter.
Ce jugement représente une victoire
flagrante pour le Cheikh Raïd Salah en particulier et pour la justice en
général. C’est une victoire pour Salah comme c’est une défaite
écrasante pour le lobby israélien qui provoquait le gouvernement
britannique contre lui et contre tous les Arabes et les Musulmans qui
viennent en Grande-Bretagne ou qui s’activent contre l’occupation
israélienne, contre la judaïsation des lieux arabes et saints, dans la
ville d'Al-Quds et partout en Palestine.
Ils ont voulu terroriser le Cheikh Raïd
Salah et l’interdire d’entrer en Grande-Bretagne, comme ils avaient
réussi à le faire avec Cheikh Youssef Al-Qardawi, président du comité
des ulémas musulmans. Cheikh Raïd Salah, habitué aux prisons
israéliennes, ne s’est pas soumis à toutes ces pressions. Il n’a pas
baissé les bras et a insisté à rester sur les territoires britanniques,
même si c’était sous un contrôle sécuritaire, pour plusieurs mois. Cette
seule endurance constitue une défaite incontestable pour le lobby
israélien.
Dans ce climat empoisonné, plus d’un ont
conseillé à Cheikh Raïd Salah de retourner dans son pays, afin
d’échapper aux poursuites juridiciaires du gouvernement britannique. Il a
refusé ces avis et est resté sur sa position légitime. Avec une grande
patience, il voulait enregistrer un précédent juridique.
Tout le monde sait que le lobby israélien a
le monopole de l’opinion publique occidentale, par ses mensonges, par
ses manipulations médiatiques, par les hauts remparts bâtis pour
empêcher l’arrivée des réalités aux Européens et aux Américains. Et pour
atteindre son but, le gouvernement israélien dépense des millions de
dollars, avec des armées d’experts.
La campagne menée contre le Cheikh Raïd
Salah fait partie d’une autre campagne plus large visant toutes les
personnalités arabes ou musulmanes qui soutiennent les questions arabes
et musulmanes, en perçant les remparts.
Cheikh Raïd Salah n’avait rien fait qui
mérite l’interdiction d’entrer en Grande-Bretagne. Le cheikh n’est pas
arrivé à l’aéroport de Heathrow avec un turban plein d’explosifs, ou
avec une ceinture explosive. Il y est arrivé armé seulement de bons
arguments pour défendre son peuple.
Venir en Grande-Bretagne pour expliquer aux
gens l’injustice que le peuple palestinien subit par les occupants
israéliens, le blocus nazi imposé contre la bande de Gaza, n’est pas aux
goûts du lobby israélien et du gouvernement britannique qui le
soutient.
Merci au Cheikh Raïd Salah pour sa
résistance et son endurance face à tout ce qu’il subit sur son chemin,
pour la grande défaite faite au lobby israélien, une défaite que d’une
dizaine d’ambassades arabes, bourrées de diplomates et d’experts et qui
dépensent annuellement des dizaines de millions de dollars, n’arrivent à
copier.
Rapport
paru dans le journal Al-Quds Al-Arabi, le 5 octobre 2011, traduit et
résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information
(CPI)
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Chamoil : La recrudescence des captures , une arme pour libérer tous les détenus palestiniens
[
18/10/2011 - 00:00 ]
Nasirah - CPI
L'antenne
2 de la chaine de télévision judaïque, a déclaré que la Transaction
d'échange des prisonniers, conclue avec le Mouvement de la Résistance
Islamique "Hamas" et, dont l'exécution a démarré quelques heures plus
tôt, a davantage motivé les formations de Résistance à développer des
opérations de capture de soldat à l'avenir .
Selon les radios sionistes,
les appareils sécuritaires sionistes et les forces de l'armée ont déjoué
12 opérations de capture de soldats sionistes, depuis le début de
l'année 2011 courante .
La chaine a ajouté que des
probabilités de récidives des opérations de captures de soldats de
l'intérieur des territoires occupés ainsi que de l'extérieur, vu
l'afflux en nombre des avertissements sécuritaires à ce sujet, selon ses
dires .
La chaine rapporte d'aprés le
responsable de l'armé sioniste, l'ex-commandant de "la brigade de Gaza",
Chamoil Zakay : "il exite une réelle et éffective motivation chez les
formations palestiniennes tant que des prisonniers palestiniens se
trouvent dans les prisons israéliennes .
Ronski : La foi sioniste décapite la justice et les victimes palestiniens !
[
19/10/2011 - 00:34 ]
Nasirah - CPI
Un
rabbin sioniste de la colonie située sur la rive occidentale, a incité
les soldats et les officiers de l'armée d'occupation, de tuer les
palestiniens, que l'Entité accuse d'avoir organiser des attaques contre
ses objectifs, plutôt que de les capturer vivant pour les traduire
devant la justice sioniste .
Le réseau "Israël National
News" d'information a rapporté la lundi soir (17-10) que l'ex-grand
rabbin au sein de l'armée sioniste "Afikhay Ronsky" a appelé les
éléments de l'armée de l'occupation à tuer ceux qu'il a qualifié de
"tueurs terroristes" parmis les palestiniens sur le champ de bataille,
en cas de nécessité plutôt que de les inculper judiciairement .
Ronski, demeurant a la
colonie " Itmar" sur la rive occidental a déclaré que :" plusieurs cas
ne requiert nullement de parvenir au tribunal ", selon la source citée .
L'ex-rabbin dans l'armée
d'occupation, a précisé qu'il est possible d'exécuter cet ordre, sans le
livrer à la publicité, affirmant l'exitence de précédent, selon ses
dires .
Le rabbin qui avait le grade de général
dans l'armée d'occupation, en faisant allusion à la Transaction
d'échange des prisonniers que le Mouvement Islamique "Hamas" est parvenu
à conclure, considéra que le fait d'avoir accépté la relaxation
d'individus, appartenant à des organisations palestiniennes, qu'il a
qualifié de terroriste entrainera la recrudescence des chances de
réussite d'attaques auxquelles les sionistes seraient probablement
exposés dans l'avenir .
L'occupation condamne le discours d'Abbas sur un accord pour libérer les prisonniers
| [ 19/10/2011 - 07:03 ] |
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El-Nassera – CPI
Ofir Gndlman, le porte-parole du
gouvernement de l'occupation sioniste a nié ce qui a été annoncé par le
président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de l'existence
d'un accord entre lui et l'occupation de libérer un groupe de
prisonniers similaire à ce qui a été libéré dans le cadre de l'opération
"Fidélité des Libres".
Fendlman qui parlait en direct à la chaîne
"al-Jazeera" de la base de "Tel Lanuf" a dit: "Je suis surpris par les
déclarations d'Abbas, c'est la première fois que j'écoute cela, les
déclarations d'Abbas ne sont pas vraies selon mes informations jusqu'à
ce moment".
Le président de l'autorité palestinienne,
Mahmoud Abbas, avait parlé d'un accord entre l'autorité et l'autorité
sioniste pour libérer un autre lot des prisonniers palestiniens, sera
similaire à ce qui a été réalisé dans l'accord d'échange entre le Hamas
et l'entité sioniste.
Dans un discours prononcé, le mardi 18/10,
lors de l'arrivée d'un groupe de prisonniers libérés dans le cadre de
l'opération d'échange de prisonnier dans le siège de la présidentielle à
Ramallah, Abbas a dit: "Je n'annonce pas un secret alors que je dis
qu'il y a un accord entre nous et le gouvernement israélien pour libérer
un autre lot des prisonniers similaire à ce qui a été atteint dans
l'opération d'échange de prisonniers.
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Le conseil islamique au Danemark: L'échange de prisonniers est une réalisation arabo-islamique
| [ 19/10/2011 - 07:15 ] |
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Copenhague – CPI
Le président du conseil islamique au
Danemark, Abdul Hamid el-Hamdi, a salué l'opération d'échange des
prisonniers entre le mouvement du Hamas et l'occupation sioniste sous
l'égide de l'Egypte, la décrivant d'une réalisation arabo-islamique
similaire à l'accomplissement des révolutions des peuples arabes pour la
libération de la tyrannie.
Dans ses déclarations de presse, el-Hamdi a
déclaré que l'opération d'échange de prisonniers a été achevée par la
fermeté et la dureté de la résistance palestinienne et sa capacité à
gérer la bataille, en disant: 'il est sûr et certain que la libération
de plus de 1000 prisonniers palestiniens est un suprême intérêt, non
seulement pour la résistance palestinienne et les pays arabes et
islamiques face à la plus puissante entité dans la région (l'occupation
israélienne), soutenue par le plus grand pays du monde (les Etats-unis),
mais un exploit au sein de la communauté humanitaire et politique, et
une réalisation politique, car il a surmonté toutes les normes
partielles pour comprendre toutes les factions palestiniennes.
Il a exprimé son espoir d'achever la
libération des prisonniers par la réalisation de l'unité nationale
palestinienne, en poursuivant: "Pour nous, la phase de la libération des
prisonniers doit être une occasion pour activer l'accord de la
réconciliation entre le Fatah et Hamas et de mettre terme à l'ère de la
division entre eux en faveur de la cause palestinienne.
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Salah Hamouri : lettre de René Balme à Alain Juppé
mardi 18 octobre 2011
"Le jeune
franco-palestinien Salah Hamouri, détenu en Israël depuis le 13 mars
2005, sera supposé avoir purgé la peine à laquelle il a été condamné, le
28 novembre 2011. Cependant, les autorités pénitentiaires israéliennes
ont décidé de le maintenir en rétention 140 jours supplémentaires, en
application de la loi dite « Shalit ». Je sollicite de votre haute
autorité toutes interventions pour garantir la libération de notre
compatriote au 28 novembre 2011."
CABINET DU MAIRE
Monsieur le Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes
37 quai d’Orsay
75007 PARIS
Objet : Libération de Salah Hamouri
Grigny, le 18 octobre 2011
Monsieur le Ministre,
L’accord survenu entre Israël et le Hamas pour la libération de Gilad Shalit et de 1 027 détenus palestiniens est une bonne nouvelle et je le salue. Dès cette annonce, vous avez témoigné de votre satisfaction et déclaré que la France avait œuvré pour obtenir cette libération.
Permettez-moi, cependant, de vous interpeller sur votre silence concernant la libération de Salah Hamouri, alors que vous avez engagé notre pays, fort justement pour la libération de Gilad Shalit. En effet, selon mes informations, Salah Hamouri ne fait pas partie des 1 027 Palestiniens qui seront prochainement libérés.
Permettez-moi d’estimer qu’il vous appartient d’agir auprès des autorités israéliennes pour la libération de Salah Hamouri dès le 28 novembre 2011, d’estimer que vous devez vous engager à l’égal de ce que vous avez entrepris pour libérer Gilad Shalit. La diplomatie française ne peut jouer le « deux poids deux mesures » quand il s’agit de la liberté de ses ressortissants.
Dans l’attente de votre réponse,
je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
René BALME
Maire - www.rene-balme.org
CAPJPO-EuroPalestine
Lien
Monsieur le Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes
37 quai d’Orsay
75007 PARIS
Objet : Libération de Salah Hamouri
Grigny, le 18 octobre 2011
Monsieur le Ministre,
L’accord survenu entre Israël et le Hamas pour la libération de Gilad Shalit et de 1 027 détenus palestiniens est une bonne nouvelle et je le salue. Dès cette annonce, vous avez témoigné de votre satisfaction et déclaré que la France avait œuvré pour obtenir cette libération.
Permettez-moi, cependant, de vous interpeller sur votre silence concernant la libération de Salah Hamouri, alors que vous avez engagé notre pays, fort justement pour la libération de Gilad Shalit. En effet, selon mes informations, Salah Hamouri ne fait pas partie des 1 027 Palestiniens qui seront prochainement libérés.
Permettez-moi d’estimer qu’il vous appartient d’agir auprès des autorités israéliennes pour la libération de Salah Hamouri dès le 28 novembre 2011, d’estimer que vous devez vous engager à l’égal de ce que vous avez entrepris pour libérer Gilad Shalit. La diplomatie française ne peut jouer le « deux poids deux mesures » quand il s’agit de la liberté de ses ressortissants.
Dans l’attente de votre réponse,
je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.
René BALME
Maire - www.rene-balme.org
CAPJPO-EuroPalestine
Canal + : il monte sur la table pour parler du conflit israélo-palestinien !
mercredi 19 octobre 2011
C’est court, mais beaucoup l’ont vu. Et le nombre de
personnes souhaitant que la situation en Palestine martyrisée occupe la
place qu’elle mérite dans les médias grandit...
CAPJPO-EuroPalestine
Shalit : Le Hamas m'a bien traité
Gaza - 18 octobre 2011
Par Palestine Info
Le soldat israélien Gilad Shalit a dit à la télévision égyptienne lors
d'un interview peu après sa libération de Gaza, mardi, que le Hamas
l'avait bien traité pendant ses cinq années de captivité.
Shalit, qui a dit qu'il était consterné que son gouvernement l'ait
laissé en captivité pendant cinq ans, a dit qu'il était en bonne santé.
Il a dit avoir reçu l'annonce de sa libération il y a une semaine, et qu'il ne pouvait décrire sa joie d'être libéré.
Il a ajouté qu'il serait heureux si tous les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes étaient libérés et revenaient dans leurs familles.
Il a dit avoir reçu l'annonce de sa libération il y a une semaine, et qu'il ne pouvait décrire sa joie d'être libéré.
Il a ajouté qu'il serait heureux si tous les prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes étaient libérés et revenaient dans leurs familles.
Source : Palestine Info
Traduction : MR pour ISM
Israël est préoccupé par l’échec de son renseignement dans l’affaire Shalit
18-10-2011
Malgré le soutien massif des Israéliens à l’échange des détenus
palestiniens avec le soldat franco-israélien Gilad Shalit (79% des
Israéliens pour ), il reste que la quasi-unanimité de l’élite politique
et des médias israéliens ont le sentiment amer de l'échec.
Ainsi, l’ex- ministre Tzahi Henghi écrit dans le quotidien
israélien Yediot Ahronot, que « la question de Shalit a révélé la
capacité limitée de nos renseignements, malgré tous les moyens et les
ressources investies pour retrouver notre soldat dans la bande de Gaza
et justifier par la suite le recours à l'option militaire »!
Et d’ajouter : « je suis très inquiet des résultats obtenus dans
cette transaction et qui sont médiocres par rapport aux efforts
considérables déployés à ce sujet » !
De son côté, le journaliste Nahum Barnea, écrit que « dans cette
affaire nous ne pouvons pas parler de gloire parce que Gilad Shalit
n’est pas rentré chez lui grâce à une opération militaire exécutée par
une unité spéciale de parachutistes ou grâce à une opération secrète
menée par le Mossad ou encore sous notre menace au point de modifier le
comportement des ravisseurs ! Shalit est de retour parce que nos
responsables ont désespéré de pouvoir le libérer d'une autre manière,
c'est une affaire de désespoir, c’est un accord et non une option ».
L’écrivain israélien Yoram Kanyuk vilipende l’entité sioniste pour
avoir renoncé, au moment de l'achèvement de l’accord d’échange, à
certaines conditions qui étaient non-négociables, tels que la
libération de détenus originaire de la Ligne verte (ndrl : Palestiniens
1948) ».
Or, Kanyuk semble oublier que l’entité sioniste a déjà libéré des
prisonniers de l'intérieur de la Ligne verte dans le cadre de l’affaire
Gibril.
Toutefois, l’écrivain note qu’ «Israël a essayé pendant de nombreuses
années à construire un mur entre les Palestiniens qui résident à
l'intérieur de la Ligne verte, définis comme ses citoyens par rapport
aux autres Palestiniens. Il a tenté par ses propres moyens d’effacer de
leur mémoire collective toute culture ou histoire palestinienne, il a
obligé leurs enfants à apprendre des chants religieux juifs. Et voilà,
qu’aujourd’hui, Israël renonce à toutes ses conditions et au mur »!!
Shalom Yerushalmi, écrit dans le quotidien Maariv que Netanyahu n’a pas réalisé une nouvelle Opération Entebbe(ndrl:http://fr.wikipedia.org/wiki/Raid_d'Entebbe),
en fait il a signé sa reddition à une organisation terroriste. Pis
encore, il est responsable de l’échec continu de cette transaction, et
si les ministres ont voté Mardi dernier en faveur de cette dernière,
c’est parce qu’ils savaient qu’ils n’avaient guère le choix. Ils ont
même dénoncé la confusion des chefs de renseignements, qui n’avaient
rien à leur offrir, à cause de leur échec à aboutir à une autre
solution que cette transaction!».
L’analyste politique du quotidien Haaretz, Akiva Eldar a critiqué
certains membres du Knesset de la droite israélienne qui ont présenté
un projet de loi appelé la «loi de Shalit», et qui vise à déterminer un
cota de détenus dans toute transaction prochaine. Ainsi chaque
israélien fait prisonnier sera échangé avec un seul détenu palestinien.
Ce qui signifie qu’Israël ne libérera plusieurs prisonniers
palestiniens pour chaque prisonnier israélien !
Eldar ironise que "si cette loi était en vigueur aujourd’hui, Gilad
Shalit serait rentré chez lui dans un cercueil en échange de quelques
détenus palestiniens, soulignant qu’une telle loi est une condamnation à
mort pour tout prochain Shalit " !
Pessimiste sur l’avenir, Eldar estime que «le Hamas ne rate pas une
occasion d'enlever des soldats, tout comme d'Israël ne rate pas une
occasion pour tuer un commandant palestinien», ajoutant que «les
milliers de leurs frères détenus en prison, durant ces cinq dernières
années, n'ont pas réduit le coût de la transaction avec Shalit, cette
dernière a eu lieu en raison de changements survenus au niveau régional
et non pas à cause d’un coût réduit ».
Et de s’interroger : «Que ferons-nous si le chef d'un hélicoptère
militaire israélien est forcé à atterrir dans le cœur de la bande de
Gaza. Est-ce que nous allons proposer à Hamas la libération de deux
détenus palestiniens aux mains entachées de sang, en échange de la vie
sauve du commandant de l’hélicoptère et du commandant en chef de la
région?!»
Accueil triomphal aux héros libérés des geôles israéliennes
18-10-2011
Dans
une liesse populaire rarement vue, pas moins de 200 milles Gazaouis,
dont le chef du gouvernement Ismail Haniyeh, ont accueilli près de 300
des détenus libérés. Ils sont arrive en fin de la matinée de ce mardi.
Il en est de même en Cisjordanie, où un convoi de plusieurs autobus transportant des Palestiniens libérés s’est dirigé vers la ville de Ramallah, où les premiers détenus élargis ont été accueillis par le président Mahmoud Abbas.
Azmi
Ferwana, père de Mohammad Ferwana, un des résistants palestiniens
tombés en martyre lors de l'enlèvement du soldat israélien, est arrivé
le premier au terminal.
"Je suis fier du martyre de mon fils dans l'opération et je considère tous les prisonniers libérés aujourd'hui comme mes fils", confie-t-il.
Pour Oum Ahmad al-Saïdi, dont un fils doit être libéré mardi tandis qu'un autre reste en détention, "la libération de nos fils prisonniers était un rêve lointain et inaccessible qui s'est réalisé par la main de la résistance".
"Mon fils Awad ne figure pas dans l'accord mais je suis heureuse et confiante dans le fait qu'il reviendra un jour prochain et sortira avec tous les prisonniers", ajoute-t-elle
Après des dizaines d’années d’enfermement dans les cachots
israéliens, 477 détenus palestiniens, dont 315 condamnés à perpétuité,
ont été accueillis en grande pompe dans la bande de Gaza, la
Cisjordanie, et les territoires occupés en 1948.
Echangés avec le soldat israélien capturé depuis 5 années, leur
majorité se rendra dans la Bande de Gaza. Alors qu’une dizaine d’entre
eux retourneront dans les territoires de 1948. Quarante d'entre eux
seront exilés via l’Egypte, vers la Turquie(10), vers le Qatar (15) et
la Syrie (15). 27 femmes figurent parmi ces détenus, alors que neuf
autres restent toujours en prison.
Liesse à Gaza et en Cisjordanie
Il en est de même en Cisjordanie, où un convoi de plusieurs autobus transportant des Palestiniens libérés s’est dirigé vers la ville de Ramallah, où les premiers détenus élargis ont été accueillis par le président Mahmoud Abbas.
Les détenus ont salué la foule avant de descendre des bus. Ils ont
embrassé les personnes venues les accueillir, reçu des jets de pétales
de fleurs et une décoration aux couleurs du drapeau palestinien.
Les détenus libérés et leur famille remercient la résistance
"Je ne peux pas exprimer mes sentiments, c'est le plus beau jour de
notre vie", déclare Hamdiya al-Sinwar, soeur de Yehia Sinwar, un des
chefs militaires du Hamas, qui avait pris place dans un des bus.
"Merci à la résistance et au Hamas", dit-elle, "ma mère rêvait de revoir Yehia, mais hélas elle est morte il y a sept ans".
"Merci à la résistance et au Hamas", dit-elle, "ma mère rêvait de revoir Yehia, mais hélas elle est morte il y a sept ans".
"Je suis fier du martyre de mon fils dans l'opération et je considère tous les prisonniers libérés aujourd'hui comme mes fils", confie-t-il.
Pour Oum Ahmad al-Saïdi, dont un fils doit être libéré mardi tandis qu'un autre reste en détention, "la libération de nos fils prisonniers était un rêve lointain et inaccessible qui s'est réalisé par la main de la résistance".
"Mon fils Awad ne figure pas dans l'accord mais je suis heureuse et confiante dans le fait qu'il reviendra un jour prochain et sortira avec tous les prisonniers", ajoute-t-elle
Interviewés dans le bus du côté égyptien par les médias égyptiens,
plusieurs des détenus libérés ont "remercié le Hamas et la résistance".
Certains brandissaient des Corans devant les caméras, d'autres parvenaient difficilement à ravaler leurs larmes et leur émotion.
Côté israélien: mobilisation policière et colère des colons
Plus
de 1.000 policiers de l’occupation israélienne ont été déployés le long
des itinéraires empruntés les convois, a rapporté la radio publique
israélienne.
Six extrémistes israéliens qui tentaient de bloquer le convoi en
s'allongeant sur la route pour dénoncer la libération des soi-disant
"terroristes" ont été arrêtés, selon la radio de l’occupation.
Des représentants du consulat d'Egypte en "Israël" étaient présents
au départ des convois pour s'assurer de l'identité des détenus qui
doivent être relâchés dans le cadre d'un accord sans précédent sous
médiation égyptienne entre l’entité sioniste et le Hamas.
Notons qu’un second groupe de 550 détenus doit être libéré dans
deux mois, conformément à l'accord signé mardi dernier sous médiation
égyptienne entre l’entité sioniste et le Hamas.
Lien
mardi 18 octobre 2011
Les Turcs ne veulent plus vendre des tapis israéliens
mardi 18 octobre 2011 - 14h:19
Ofer Peterburg - YnetNews
Une société turque annule une commande d’une valeur de 100 000
NIS (20 000 €) de tapis Carmel en raison de la « situation présente ».
Une société turque a annulé une commande de deux
conteneurs de tapis du fabricant israélien Carmel Carpets (*), disant ne
pas vouloir vendre des produits israéliens en ce moment.
« Nous pensons, dans la situation actuelle, ne pas être en mesure de vendre des tapis confectionnés en Israël », explique Bytex CEO.
Chaque conteneur est évalué à quelque 100 000 shekels.
Bytex CEO a demandé d’annuler la commande de crainte qu’elle ne lui
cause un préjudice financier et ne ternisse son image.
Carmel Carpets est en contact avec ce client depuis dix ans. « Nous avons créé des relations amicales, presque familiales, » dit un membre de la direction de Carmel. « Nous
avons accepté sa demande au vu des circonstances et sans la pénaliser.
Nous espérons que les relations reprendront dans un proche avenir ».
(Le préjudice pour Carmel Carpets représenterait 45 000 €
-
http://www.israel-infos.net/TURQUIE—Pas-de-marchands-de-tapis-israeliens-7018.html
)
Les tapis avaient été confectionnés spécialement pour la
société turque, et Carmel a décidé de les mettre en vente pour moitié
prix dans sa chaîne de magasins.
Les mêmes vents soufflent depuis l’Égypte : des sociétés
qui lui fournissaient le marbre et la pierre ont informé la société
israélienne Siv Stone qu’à la lumière de la situation, elles projetaient
de stopper les livraisons à Israël par voie terrestre.
La société Eran Siv explique : « Nous avons proposé d’importer les matériaux par le port d’Alexandrie, mais ce ne serait pas rentable ».
(*)
Carmel Carpets
Pour info : société de confection et distribution de
tapis. L’usine de la société se trouve dans les zones industrielles de
la colonie (illégale) de Barkan (près de Salfit, Cisjordanie occupée).
De même que l’une de ses filiales, Caesarea Carpets, qui a en plus des
usines dans les zones industrielles de la colonie Shahak, en
Cisjordanie.
16 octobre 2011 - YnetNews - traduction : Info-Palestine.net
« J’avais un jour quand mon père a été emprisonné »
mardi 18 octobre 2011 - 08h:45
D’après al-Jazeera
Un sentiment très déroutant m’a traversé après avoir entendu
parler de l’échange de 1027 détenus palestiniens pour un seul soldat
israélien, Gilad Shalit, qui avait été capturé par les combattants de la
résistance palestinienne.
La libération des prisonniers a donné lieu à des scènes très émouvantes - Photo : Oren Ziv/ActiveStills
Je ne sais pas s’il faut se sentir heureux ou triste.
Contemplant les visages des familles des prisonniers
dans la tente de solidarité dans la ville de Gaza, je vois des regards
que je n’ai jamais vus auparavant : des yeux brillants d’espoir. Ces
personnes ont assisté à chaque événement en solidarité avec nos détenus,
n’ont jamais abandonné l’espoir que leur liberté était certaine un
jour, et ils sont restés forts pendant toute la durée de l’absence de
leurs proches, confinés dans les cellules israéliennes.
Penser à ces femmes dont les proches doivent être
libérés et voir leurs grands sourires me rend heureuse. Mais dans le
même temps, la pensée des 5000 autres prisonniers qui vont avec volonté
poursuivre leurs résistance dans les prisons, fait que mon coeur se
brise pour eux.
Des cœurs meurtris pour ceux toujours en prison
Quand je suis arrivée à la tente [de la solidarité avec
les prionniers], le 12 Octobre, l’épouse du prisonnier Nafez Herz, qui a
été condamné à l’emprisonnement à vie et est resté emprisonné depuis 26
ans, m’a serré la main et m’a dit son enthousiasme après avoir entendu
dire que son mari serait libéré. Puis elle m’a dit : « Mais vous ne
pouvez pas imaginer combien mon cœur saigne pour ces familles dont les
prisonniers ne seront pas relâchés dans cette opération d’échange.
Toutes les familles des prisonniers sont devenues comme une grande
famille. Nous nous réunissons chaque semaine, sinon quotidiennement
devant la Croix-Rouge, nous partageons nos tourments, et nous comprenons
les souffrances des uns et des autres. » J’ai saisi ses mains et les
ait pressées tout en disant, « Nous ne les oublierons jamais, et si Dieu
le veut, ils vont bientôt gagner leur liberté. »
Pendant que j’écrivais cet article au milieu de la foule
de gens dans le bâtiment de la Croix-Rouge, j’ai soudain entendu des
personnes chanter et taper des mains et je pouvais voir une femme
sautant de joie. Alors au téléphone, elle dit à haute voix : « Mon mari
va être libre ! » Son mari est Abou Thaer Ghneem, qui a été condamné à
la prison à vie et a passé 22 ans incarcéré. Comme je regardais les gens
célébrer et chanter pour la libération des détenus palestiniens, j’ai
rencontré son fils unique, Thaer. Il tenait sa mère serrée tout en
adressant à Dieu des prières pour montrer leur reconnaissance. J’ai
touché son épaule, en essayant d’attirer son attention.
« Félicitations ! Comment vous sentez-vous ? » lui ais-je demandé.
« J’avais un seul jour quand mon père a été arrêté, et maintenant j’ai
22 ans. J’ai toujours su que j’avais un père en prison, mais ne l’ai
jamais eu près de moi. Mais mon père va enfin être libre et il va
occuper la place qui est la sienne, restée vide au cours des 22 années
de ma vie. »
Sa réponse a été très touchante et m’a laissé sous le
choc et admirative. Alors qu’il me parlait, j’ai senti combien il ne
pouvait pas trouver les mots pour décrire son bonheur à l’idée de la
libération de son père.
La fête se poursuit depuis une heure. Puis je suis
revenue à mon ancienne confusion, me sentant noyée dans un flot de
pensées. Les familles des 1027 détenus fêteront la liberté de leurs
proches, mais que dire du sort du reste des prisonniers ?
Ne pas oublier la grève de la faim
J’ai entendu beaucoup d’informations depuis la nuit
dernière concernant les noms des prisonniers bientôt libérés, mais il
était difficile de trouver deux sources donnant les mêmes nouvelles, en
particulier sur Ahmad Saadat et Marwan Barghouti, et s’ils étaient
impliquées dans la opération d’échange. J’ai me suis toujours sentie
spirituellement reliée à eux, surtout Saadat, car il est un ami de mon
père. Je ne peux pas supporter l’idée qu’il puisse ne pas être concerné
par cette opération d’échange. Il a subi suffisamment de tourments sans
merci sous le régime d’isolement qu’Israël lui impose depuis plus de
deux ans et demi.
N’oublions pas ceux qui sont encore dans les prisons de
l’occupation israélienne et qui sont en grève de la faim, car cette
grève n’a pas eu lieu pour un accord d’échange, mais pour que
l’Administration pénitentiaire israélienne cède face aux demandes des
prisonniers. Les personnes qui ont rejoint la grève de la faim dans la
ville de Gaza se trouvent parmi ceux qui ont des proches en prison.
Nous devons parler haut et fort et dire au monde
qu’Israël doit répondre aux demandes de nos martyrs vivants. Nous ne
cesserons jamais de crier pour la libération des détenus palestiniens
des prisons israéliennes, jusqu’à ce que celles-ci soient vides.
* Shahd Abusalam est artiste, blogueuse et étudiante en littérature anglaise dans la bande de Gaza. Son blog est appelé Palestine from my eyes.
18 octobre 2011 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/conte...
Traduction : al-Mukhtarhttp://electronicintifada.net/conte...
Des centaines de milliers de personnes accueillent les prisonniers palestiniens libérés
mardi 18 octobre 2011 - 15h:01
Ma’an News
Des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées à
Ramallah et à Gaza mardi pour célébrer la libération de centaines de
prisonniers des prisons israéliennes.
Une
grande foule de Palestiniens attend au check-point de Beituniya près de
la ville de Ramallah en Cisjordanie,pour accueillir les prisonniers
palestiniens libérés des prisons israéliennes - Photo : Reuters
Plus de 200 000 personnes se sont réunies au parc
al-Katiba dans la ville de Gaza, selon les estimations d’un responsable
du Hamas impliqué dans l’organisation du rassemblement de bienvenue.
Israël a libéré 477 prisonniers, la plupart d’entre eux
originaires de la bande de Gaza où les dirigeants du Hamas ont salué les
anciens prisonniers arrivés dans des bus de la Croix-Rouge.
« Nous rentrons chez nous avec dignité, grâce à Dieu, » a
déclaré un prisonnier à la télévision égyptienne à la sortie de
l’autobus.
Trois voitures appartenant au mouvement Hamas [au
pouvoir à Gaza] suivies par un véhicule de la Croix-Rouge ont accompagné
un convoi de huit autocars transportant les prisonniers jusqu’à leurs
proches qui les attendaient dans la ville de Rafah au sud de la bande de
Gaza.
Les militants du Hamas ont défilé dans les rues de la
ville de Gaza en célébrant triomphalement ces libérations, négociées par
le mouvement islamiste avec Israël en échange du soldat Shalit.
Une immense scène a été érigée dans le parc al-Katiba à
Gaza. Ismail Haniyeh, Premier ministre, et le prisonnier libéré Yahwa
Sinwar devraient prendre la parole lors des célébrations. Des sources
proches du Hamas ont déclaré à Ma’an qu’un troisième orateur
constituerait une surprise dans le programme de ce jour.
Des centaines de prisonniers libérés seront assis sur la
scène et briseront les murs d’une prison symbolique construite sur la
plate-forme, ont indiqué des responsables.
En Cisjordanie, les classes ont été suspendues afin que les élèves puissent se joindre aux sit-in
et aux activités organisées pour accueillir les détenus de retour, à
fait savoir à Ma’an le responsable du syndicat des enseignants en chef,
Muhammad Suwwan.
Mahmoud Abbas s’est adressé à une foule immense alors
que les autobus arrivaient à Ramallah, transportant les premiers
prisonniers libérés conformément à cet historique accord d’échange.
Un des prisonniers palestiniens libérés est porté par la foule, le 18 otobre 2011 à Gaza - Photo : AFP, Abbas Momani
« Nous remercions Dieu que vous soyez revenus sains et
saufs, à vos familles, vos frères, et à votre patrie après cette
disparition forcée, car vous avez lutté pour votre patrie », a dit
l’ex-président.
« Nous prions pour que Dieu nous permettent de voir le
reste de nos frères et sœurs libérés en ce lieu. Vos sacrifices et vos
efforts n’ont pas été en vains. Vous avez agi et lutté et vous vous êtes
sacrifiés. Vous verrez les résultats de vos sacrifices dans un Etat
palestinien indépendant. »
« Frères et sœurs, votre cause a été et est toujours
dans notre cœur et notre esprit. Notre principal souci a été nos frères
et nos sœurs emprisonnés. »
Abbas a évoqué le très populaire leader du Fatah, Marwan
Barghouti, et le Secrétaire général du Front Populaire pour la
Libération de la Palestine, Sadaat Ahmad, deux prisonniers de premier
plan qui sont restés tenus à l’écart de l’accord.
« Nous verrons, si Dieu le veut, très bientôt, nos
frères Marwan Barghouthi et Ahmad Saadat à qui nous souhaitons un prompt
rétablissement [après sa grève de la faim de près de 3 semaines]. »
Abbas a remercié l’Egypte pour son aide dans la mise au
point de l’accord, et a promis d’achever le processus de réconciliation
entre son parti, le Fatah et le Hamas.
« Frères et sœurs, vos familles dans la patrie et dans
le monde sont partout avec vous. Mais je tiens à vous dire que tous les
mérites, après Dieu, reviennent à nos martyrs. »
18 octobre 2011 - Ma’an News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine
Palestiniens libérés contre Shalit: les USA font part de leur "inquiétude"
AFP | 18/10/2011
Les Etats-Unis ont fait part à Israël de leur "inquiétude" au sujet de
certains des prisonniers palestiniens libérés en échange du soldat
israélien Gilad Shalit, a admis le département d'Etat mardi.
Interrogé sur le point de savoir si l'administration américaine avait
alerté Israël sur la dangerosité de certains détenus, ou si elle avait
fait valoir son désaccord sur leur libération, le porte-parole du
département d'Etat, Mark Toner, a répondu: "Les deux".
"Je ne veux pas trop entrer dans le détail de nos préoccupations. J'ai dit que nous avions des inquiétudes dans les deux domaines", a-t-il ajouté en réponse à la nouvelle question d'un journaliste.
Un premier contingent de près de 500 prisonniers palestiniens a été libéré mardi en échange du soldat franco-israélien, et Washington a "communiqué [sa] position au gouvernement israélien après avoir consulté la liste, a indiqué M. Toner.
Mark Toner a précisé qu'à sa connaissance, les réserves américaines n'ont pas eu d'incidence sur la libération des prisonniers.
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, avait auparavant salué depuis Tripoli "la fin de la longue épreuve" subie par Gilad Shalit.
"Je ne veux pas trop entrer dans le détail de nos préoccupations. J'ai dit que nous avions des inquiétudes dans les deux domaines", a-t-il ajouté en réponse à la nouvelle question d'un journaliste.
Un premier contingent de près de 500 prisonniers palestiniens a été libéré mardi en échange du soldat franco-israélien, et Washington a "communiqué [sa] position au gouvernement israélien après avoir consulté la liste, a indiqué M. Toner.
Mark Toner a précisé qu'à sa connaissance, les réserves américaines n'ont pas eu d'incidence sur la libération des prisonniers.
La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, avait auparavant salué depuis Tripoli "la fin de la longue épreuve" subie par Gilad Shalit.
L'échange de prisonniers fait partie des efforts de stabilité au PO (Egypte)
AFP | 18/10/2011
L'échange de prisonniers mardi entre Israël et le Hamas, pour lequel
l'Egypte a joué un rôle de médiateur, fait partie des "efforts" du Caire
pour "la stabilité et la sécurité dans la région", a déclaré le Premier
ministre égyptien Essam Charaf.
"Les efforts de l'Egypte, qui ont contribué au succès de l'accord
d'échange de prisonniers, font partie de son soutien aux efforts pour la
stabilité et la sécurité dans la région", a déclaré M. Charaf dans un
message posté sur sa page Facebook.
"La stabilité et la sécurité seront réalisées au travers d'une solution juste et globale à la question palestinienne", a-t-il poursuivi, dans cette première réaction officielle égyptienne après l'échange.
Le soldat israélien Gilad Shalit, détenu depuis plus de cinq ans par le mouvement palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a été libéré mardi contre plusieurs centaines de prisonniers palestiniens détenus en Israël.
Le soldat de 25 ans est sorti de la bande de Gaza en passant par l'Egypte, avant d'être transféré en Israël. La partie des ex-prisonniers palestiniens devant se rendre dans l'enclave de Gaza ont eux aussi brièvement transité par le territoire égyptien.
Une quarantaine d'autres ex-prisonniers, qui doivent se rendre en Turquie, en Syrie et au Qatar, étaient attendus au Caire pour partir pour ces pays.
La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin avait rendu hommage au "rôle central joué par l'Egypte" et aux "efforts intenses" du Caire pour parvenir à cet accord entre l'Etat hébreu et le Hamas.
"La stabilité et la sécurité seront réalisées au travers d'une solution juste et globale à la question palestinienne", a-t-il poursuivi, dans cette première réaction officielle égyptienne après l'échange.
Le soldat israélien Gilad Shalit, détenu depuis plus de cinq ans par le mouvement palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a été libéré mardi contre plusieurs centaines de prisonniers palestiniens détenus en Israël.
Le soldat de 25 ans est sorti de la bande de Gaza en passant par l'Egypte, avant d'être transféré en Israël. La partie des ex-prisonniers palestiniens devant se rendre dans l'enclave de Gaza ont eux aussi brièvement transité par le territoire égyptien.
Une quarantaine d'autres ex-prisonniers, qui doivent se rendre en Turquie, en Syrie et au Qatar, étaient attendus au Caire pour partir pour ces pays.
La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin avait rendu hommage au "rôle central joué par l'Egypte" et aux "efforts intenses" du Caire pour parvenir à cet accord entre l'Etat hébreu et le Hamas.
Réunion du Conseil de sécurité sur l'admission de la Palestine à l'ONU
AFP | 18/10/2011
Le Conseil de sécurité s'est réuni mardi pour faire le point sur les
travaux du Comité des adhésions au sujet de la candidature des
Palestiniens déposée le mois dernier pour obtenir un siège d'Etat membre
aux Nations unies, a-t-on appris auprès de diplomates. "C'est
l'occasion de faire le point sur les travaux du comité ad-hoc", a
indiqué l'un de ces diplomates. Le président du Conseil de sécurité,
l'ambassadrice du Nigeria à l'ONU Joy Ogwu, "fera un exposé sur les
progrès réalisés jusqu'à ce jour", a souligné un autre diplomate sous
couvert d'anonymat.
Les Etats-Unis ont déjà averti qu'ils opposeraient leur veto si nécessaire. Il faut au moins 9 voix sur 15 et aucun veto au Conseil pour que celui-ci adopte une recommandation positive en vue de l'admission d'un nouvel Etat. Les Etats-Unis, résolus à bloquer la démarche palestinienne, déploient d'intenses efforts pour empêcher les Palestiniens d'obtenir les 9 voix nécessaires, et s'épargner ainsi un nouveau veto au bénéfice d'Israël, qui écornerait encore leur image dans le monde arabe.
La réunion de mardi coïncide avec la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit par le Hamas en échange de 1.027 prisonniers palestiniens.
Les discussions sur la candidature palestinienne se poursuivent parallèlement aux efforts du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, ONU, Russie) pour relancer un dialogue israélo-palestinien gelé depuis plus d'un an. Le Quartette réunira séparément des représentants israéliens et palestiniens le 26 octobre à Jérusalem. Le Quartette avait lancé, dans une déclaration à l'ONU le 23 septembre, un plan de relance des négociations de paix. La proposition adressée aux parties prévoyait la reprise du dialogue sous un mois, et la conclusion d'un accord de paix en un an.
Lien
Tel Aviv: l’interview de la télévision égyptienne avec Shalit est "une honte"
| [ 18/10/2011 - 18:04 ] |
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Nazareth - CPI
Le Ministère sioniste des Affaires
étrangères a critiqué fortement l’interview réalisée par la télévision
officielle égyptienne avec le soldat sioniste Gilad Shalit, peu avant
d'être remis aux autorités de Tel-Aviv, la décrivant comme «honteuse».
«Cette entrevue, qui a été imposée à Gilad
Shalit avant de retourner à son pays, impliquait un manque de
sensibilité envers lui", a déclaré le porte-parole du ministère, Yigal
Palmor, dans ses remarques faites mardi 18/10 à la Radio hébreu,
Il a ajouté : "C'est une honte que la TV égyptienne n’en peut jamais être fiers », selon ses allégations.
Des responsables sécuritaires sionistes ont
fait remarquer que l’interview(qui n’a pas duré que quelques minutes) a
été réalisée en dépit du refus des autorités occupantes israéliennes et
de l'interdiction imposée sur la diffusion d'images de Shalit avant
l'arrivée à son entité occupante israélienne.
|
Merci Alain Gresh !
mardi 18 octobre 2011
Une tribune
d’Alain Gresh sur le blog du MondeDiplo à propos de la couverture
médiatique Gilad Shalit, et des prisonniers palestiniens qui auraient du
"sang sur les mains".
Gilad Shalit, les prisonniers palestiniens et le « sang sur les mains »
mardi 18 octobre 2011, par Alain Gresh
"On ne peut que se féliciter, sur le plan humain, de la libération de l’« otage » Gilad Shalit, rendu à sa famille et à ses proches après cinq ans de captivité. On peut toutefois s’étonner de la place accordée à cet événement par nombre de médias, avec des envoyés spéciaux dans son village natal, attendant son retour, interrogeant les habitants, partageant l’émotion générale.
Si la joie des Palestiniens est également montrée – et c’est une bonne chose –, on partage en revanche rarement celle d’une famille précise, celle d’une femme retrouvant son mari (certains prisonniers croupissaient dans les geôles israéliennes depuis plus de trente ans – j’ai bien dit trente ans –, un tiers ont été arrêtés avant les accords d’Oslo de 1993), d’un fils retrouvant son père dont il ne se remémore même pas le visage.
L’une des remarques qui reviennent sans cesse dans les médias est que ces gens que l’on libère ont « du sang sur les mains ». Il est étonnant de voir ainsi repris l’un des thèmes de la propagande israélienne, qui parle, elle, de « sang juif sur les mains ».
Oui, nombre de prisonniers ont participé à des actions contre des militaires et même des civils israéliens. C’était aussi le cas des combattants du Front de libération nationale (FLN) algérien et du Congrès national africain (ANC) sud-africain : tous deux ont menés des actions armées, tous deux ont commis des actes « terroristes » (attaques contre des cafés, des civils, etc.). Nelson Mandela, présenté aujourd’hui comme une sorte d’icône du pacifisme, était considéré comme un terroriste par les Etats-Unis et le Royaume-Uni ; Amnesty International avait refusé de l’adopter comme « prisonnier de conscience » parce qu’il prônait la violence.
La question essentielle qui ne sera pas posée : est-ce que l’attaque contre Gaza de décembre 2008, durant laquelle des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis, ne signifie pas que l’armée israélienne a « du sang sur les mains » ? Sans parler de l’invasion du Liban de 1982, qui a fait des milliers de victimes civiles, ou de la guerre contre ce même pays en 2006, qui a causé 1 400 morts.
L’un des arguments les plus fallacieux utilisés concernant les prisonniers palestiniens est qu’ils sont passés devant des tribunaux, qu’Israël est un pays démocratique, que sa justice est indépendante, etc. Tous ceux qui connaissent un peu le système judiciaire de ce pays savent que cela est parfaitement faux – sans même parler des prisonniers “administratifs”, que l’on maintient en détention sans procès, mais « légalement ». Ce serait un sujet intéressant pour les médias d’enquêter là-dessus.
Pour revenir sur l’émotion qui semble saisir les médias occidentaux devant la libération de Shalit, espérons qu’ils feront preuve de la même compassion pour le Franco-Palestinien Salah Hamouri, emprisonné depuis bientôt sept ans à la suite d’un procès qui était ainsi résumé par Alain Juppé, ministre français des affaires étrangères : « Je déplore que les autorités israéliennes n’aient pas pris de décision de remise de peine, d’autant que les aveux faits à l’audience n’ont été corroborés par aucun élément de preuve. Je mesure la peine de sa famille, alors qu’il est à présent en âge de s’investir dans des études. Je comprends également que l’intéressé a fait le choix de ne pas solliciter de demande de grâce. C’est une attitude respectable. » Et que de nombreuses chaînes de télévision couvriront en direct sa libération..."
http://blog.mondediplo.net/2011-10-18-Gilad-Shalit-les-prisonniers-palestiniens-et-le
Et merci à Ziad Medoukh pour ces belles photos de la joie des Gazaouis en train d’accueillir les prisonniers libérés :



CAPJPO-EuroPalestine
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mardi 18 octobre 2011, par Alain Gresh
"On ne peut que se féliciter, sur le plan humain, de la libération de l’« otage » Gilad Shalit, rendu à sa famille et à ses proches après cinq ans de captivité. On peut toutefois s’étonner de la place accordée à cet événement par nombre de médias, avec des envoyés spéciaux dans son village natal, attendant son retour, interrogeant les habitants, partageant l’émotion générale.
Si la joie des Palestiniens est également montrée – et c’est une bonne chose –, on partage en revanche rarement celle d’une famille précise, celle d’une femme retrouvant son mari (certains prisonniers croupissaient dans les geôles israéliennes depuis plus de trente ans – j’ai bien dit trente ans –, un tiers ont été arrêtés avant les accords d’Oslo de 1993), d’un fils retrouvant son père dont il ne se remémore même pas le visage.
L’une des remarques qui reviennent sans cesse dans les médias est que ces gens que l’on libère ont « du sang sur les mains ». Il est étonnant de voir ainsi repris l’un des thèmes de la propagande israélienne, qui parle, elle, de « sang juif sur les mains ».
Oui, nombre de prisonniers ont participé à des actions contre des militaires et même des civils israéliens. C’était aussi le cas des combattants du Front de libération nationale (FLN) algérien et du Congrès national africain (ANC) sud-africain : tous deux ont menés des actions armées, tous deux ont commis des actes « terroristes » (attaques contre des cafés, des civils, etc.). Nelson Mandela, présenté aujourd’hui comme une sorte d’icône du pacifisme, était considéré comme un terroriste par les Etats-Unis et le Royaume-Uni ; Amnesty International avait refusé de l’adopter comme « prisonnier de conscience » parce qu’il prônait la violence.
La question essentielle qui ne sera pas posée : est-ce que l’attaque contre Gaza de décembre 2008, durant laquelle des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité ont été commis, ne signifie pas que l’armée israélienne a « du sang sur les mains » ? Sans parler de l’invasion du Liban de 1982, qui a fait des milliers de victimes civiles, ou de la guerre contre ce même pays en 2006, qui a causé 1 400 morts.
L’un des arguments les plus fallacieux utilisés concernant les prisonniers palestiniens est qu’ils sont passés devant des tribunaux, qu’Israël est un pays démocratique, que sa justice est indépendante, etc. Tous ceux qui connaissent un peu le système judiciaire de ce pays savent que cela est parfaitement faux – sans même parler des prisonniers “administratifs”, que l’on maintient en détention sans procès, mais « légalement ». Ce serait un sujet intéressant pour les médias d’enquêter là-dessus.
Pour revenir sur l’émotion qui semble saisir les médias occidentaux devant la libération de Shalit, espérons qu’ils feront preuve de la même compassion pour le Franco-Palestinien Salah Hamouri, emprisonné depuis bientôt sept ans à la suite d’un procès qui était ainsi résumé par Alain Juppé, ministre français des affaires étrangères : « Je déplore que les autorités israéliennes n’aient pas pris de décision de remise de peine, d’autant que les aveux faits à l’audience n’ont été corroborés par aucun élément de preuve. Je mesure la peine de sa famille, alors qu’il est à présent en âge de s’investir dans des études. Je comprends également que l’intéressé a fait le choix de ne pas solliciter de demande de grâce. C’est une attitude respectable. » Et que de nombreuses chaînes de télévision couvriront en direct sa libération..."
http://blog.mondediplo.net/2011-10-18-Gilad-Shalit-les-prisonniers-palestiniens-et-le
Et merci à Ziad Medoukh pour ces belles photos de la joie des Gazaouis en train d’accueillir les prisonniers libérés :
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