mercredi 10 novembre 2010

Des colons sionistes s'emparent de centaines de dunums de terres agricoles à Ein Helwa

[ 09/11/2010 - 12:19 ]
Al-Aghwar – CPI
Plus de 50 colons sionistes de la colonie "Maskiot", se sont emparés, ce matin mardi 9/11, de plus de 200 dunums (20 hectares) de terres agricoles dans la région d'Eïn Helwa située au nord-est d'al-Aghwar (Vallée du Jourdain).
Des sources locales ont déclaré que les colons sionistes ont commencé depuis les premières heures de l'aube de mardi à mettre une haie de barbelés autour des terres voisines à la colonie.
Les forces occupantes avaient déjà expulsé les habitants de cette région, en la mettant sous le contrôle des colons sionistes et sous la protection de l'armée de l'occupation.
Notons que les colons sionistes de Maskiot qui poursuivent vigoureusement  la construction aux alentours de leur colonie, avaient confisqué une source d'eau dans la même zone.

Des slogans contre "Israël" lors du discours de Netanyahu en Amérique du Nord

[ 09/11/2010 - 12:28 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, était stupéfait et en colère lors de son discours, le lundi 8/11, devant l'assemblée générale des fédérations juives en Amérique du Nord, suite aux slogans scandés durant son discours de la part d'opposants d'"Israël" et des agissements de Netanyahu dans les territoires palestiniens occupés.
Ces slogans répétés l'ont obligé à interrompre son discours quatre fois.
Les médias sionistes qui ont publié les détails de cette information ont rapporté que Netanyahu était embarassé à cause des slogans scandés par des citoyens américains contre les politiques de l'occupation.
Une américaine brandissait une pancarte qui condamnait les crimes sionistes.
Netanyahu a prétendu lors de son discours que les agressions contre la Bande de Gaza ont renversé des dizaines d'hommes armés.
Lorsqu'il a abordé le sujet de Gaza, un pro-palestinien a crié des slogans contre "Israël" et ses crimes dans la Bande de Gaza, ce qui a fait intervenir les services de sécurité qui l'ont expulsé à l'extérieur du lieu.

L'occupation renouvelle la détention administrative de la détenue Montaha al-Touail

[ 09/11/2010 - 12:38 ]
Al-Qods occupée – CPI
Les autorités de l'occupation israélienne ont renouvelé la détention administrative (emprisonnement sans jugement) pour une période de 3 mois contre la détenue palestinienne, Mountaha al-Touail, une des résidents de la ville d'al-Birah, pour la troisième fois successive.
Un juge militaire sioniste a approuvé la décision de renouvellement émise par les services de la sécurité intérieure.
Le juge s'est basé sur ce qu'il nomme "le dossier secret" présenté par la sécurité intérieure qui interdit à la détenue et à ses avocats de voir le contenu de ce dossier, sous prétexte de la protection des sources des informations qu'il contient.
Le procureur sioniste s'est contenté de déclarer qu'il veut prolonger la détention d'al-Touail parce qu'elle représente une menace dans la région où elle habite, selon ses allégations.
La détenue Montaha al-Touail est l'épouse du président du conseil municipal d'al-Birah, Cheikh Jamal al-Touail, elle a été arrêtée administrativement le 8 février 2010 pour 6 mois, sans aucun jugement ou accusation. Au terme de la période, l'occupation a renouvelé sa détention pour une durée de 3 mois  et puis 3 mois supplémentaires pour la troisième fois consécutive.

Washington permet à l'occupation d'utiliser ses armes stockées

[ 09/11/2010 - 12:54 ]
Washington – CPI
Le Congrès américain a approuvé une loi qui permet l'augmentation des quantités d'armes de combats et de matériel militaire stockées par Washington dans l'entité sioniste, pour une valeur d'un milliard de dollars jusqu'à la fin de l'année prochaine, et de deux milliards et 200 millions de dollars jusqu'à la fin de l'année 2012.
Le magazine américain Defense News a déclaré dans son édition de lundi 8/11, que ces armes sont stockées dans l'entité sioniste pour être utilisées par l'armée américaine et sioniste en cas d'urgence et de guerre dans la région.
Le magazine a rapporté que la valeur du matériel militaire américain qui a été stocké dans l'entité sioniste avant la deuxième guerre du Liban atteint 400 millions de Dollars seulement.

De violents affrontements entre les Palestiniens et les forces occupantes à al-Essawia

[ 09/11/2010 - 12:56 ]
Al-Qods occupée – CPI
Les forces de l'occupation israélienne ont envahi, ce matin mardi 9/11, le village d'al-Essawia dans le centre de la ville occupée d'al-Qods, et ont fermé l'une de ses entrées principales.
Des témoins oculaires ont déclaré que de violents affrontements ont éclaté mardi matin entre les citoyens palestiniens et les forces occupantes qui ont envahi le village d'al-Essawia.
Cet assaut vient suite aux violents affrontements qui ont éclaté, la nuit dernière, entre les résidents du village et les forces occupantes suite au fait que les autorités sionistes des taxes ont lancé des vastes vagues d'incursions et de fouilles dans les maisons et les magasins des Palestiniens dans le village.
Dans le même contexte, les habitants d'al-Essawia ont exprimé leur crainte de la fermeture de l'entrée principale près des bâtiments de l'université hébreu et l'hôpital de Hadassa Eïn Karem, que les autorités de l'occupation menacent de faire.

Hamdan : la rencontre de Damas ne résoudra pas toutes les difficultés du dossier sécuritaire

[ 09/11/2010 - 12:17 ]
Beyrouth – CPI
Le leader du Hamas, Oussama Hamdan, a affirmé que la rencontre du Hamas avec Fatah aujourd'hui mardi 9/11, « ne résoudra pas toutes les difficultés du dossier sécuritaire concernant la réconciliation, mais elle établira des solutions qui satisferont le peuple palestinien à cet égard ».
Dans ses déclarations à la chaîne Al-Qods, Hamdan a déclaré lundi soir que son mouvement essayera durant cette rencontre de présenter une approche sur ce dossier. « Je ne crois pas qu’elle résoudra tous les problèmes, mais elle trouvera des solutions acceptées par tous les côtés et le peuple palestinien », a-t-il ajouté.
Il a annoncé certaines exigences du Hamas lors de la rencontre de Damas, comme « la formation d'une haute commission qui s’occupera des politiques et du suivi des événements sur le terrain. Elle sera très importante pour régler les problèmes de tous les côtés, outre la réformation des services de sécurité qui doivent recevoir leurs ordres du gouvernement, qui est le responsable de ces services ». En ajoutant : « nous voulons des services de sécurité qui travaillent selon la loi en lui étant soumis, et non au gré de leurs caprices ».
Le responsable des relations publiques du mouvement du Hamas a insisté sur le fait que la réconciliation signifie la libération de la dépendance envers l'occupation, le renforcement du front intérieur face aux pressions, et la correction du chemin national. Il a affirmé que l’expérience a prouvé l’échec d’Oslo pour se tourner vers la résistance.
Hamdan a déclaré que le crédo des services de sécurité dans la Bande de Gaza est la guerre contre les agents de l'occupation et non contre la résistance, et cette logique doit également prévaloir en Cisjordanie, ainsi que la protection de la résistance.

Un plan sioniste pour élargir la colonie "Ariel" à Naplouse et encercler Selfit

[ 09/11/2010 - 13:39 ]
Al-Qods occupée – CPI
Des sources médiatiques hébreu ont révélé un nouveau plan sioniste pour la construction d’un nouveau quartier colonial dans la colonie "Ariel" installée illégalement sur les terres de Naplouse au nord de la Cisjordanie occupée, dans le cadre d'un futur plan pour élargir la colonie qui encercle la ville limitrophe de Selfit.
Le journal hébreu Haaretz a déclaré dans son édition d’aujourd’hui, mardi 9/11, que ce plan comprend la construction de 800 nouvelles unités coloniales dans la colonie "Ariel".
Il a ajouté que le nouveau quartier sera construit sur les terres d’une zone « incluse dans d’anciens plans d’extension d’Ariel, et encerclerait ainsi la ville de Selfit de deux côtés ».
Selon le journal, les travaux d’exécution de ce projet seront lancés si le plan est approuvé par le « comité de la planification et de l’habitat » de la municipalité d'Ariel.  En notant que ce projet « n'a pas besoin de l'approbation du ministère de l'armée parce qu'il sera construit sur des terres de propriété privée juive ».
Haaretz prétend qu’une partie de la zone d’extension de la colonie « appartient à l’Etat », tout en affirmant qu’un homme d’affaire sioniste, Abraham Shammaï, est propriétaire de la partie restante de ces terres.

L’occupation distribue de nouveaux ordres de démolition à Al Qods occupée

[ 09/11/2010 - 16:59 ]
Al Qods occupée- CPI
Le Directeur du Centre, Said Jawad Siyam a souligné : «Les membres du de la force sioniste envahissante, ont pris des photos d'affiches et de données dans le centre, ainsi que des photos des restes de grenades lacrymogènes et sonores utilisés par la police israélienne contre les citoyens dans la ville ».
Siyam a ajouté que la police israélienne s’est retiré sans avoir informé la gestion du Centre, y compris les conclusions sur l'existence de sa demande d'ajouts de construction illégale appartenant au centre, qui est invoqué d’y prendre d'assaut.
Les autorités occupantes israélienne ont distribué des nouveaux ordres de démolition dont le nombre n’a été encore précisément révélé,  notamment dans les quartiers de "Boustan" et "Ain Al Lawza," ainsi à "Oued  d’Ayasol", dans le territoire de la ville de Selwan.

L'ONU et l'union Européenne expriment leur inquiétude envers la colonisation sioniste à al-Qods

[ 09/11/2010 - 17:16 ]
NewYork – CPI
Le secrétaire général de l'Onu, Ban KI-Moon, a exprimé son inquiétude envers l'annonce des autorités de l'occupation israélienne de construire 1300 unités coloniales dans la ville occupée d'al-Qods, déclarant "profondément déçu" par cette nouvelle violation sioniste. 
Ses déclarations sont venues lors de sa rencontre, hier lundi 8/11, avec le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, selon l'annonce de son porte-parole.
Le porte-parole de l'Onu a déclaré dans un communiqué publié à l'issue de la rencontre Ban Ki-Moon-Netanyahu, que le secrétaire général de l'ONU a souligné qu'il est très important de résoudre la crise diplomatique, de reprendre les négociations et parvenir à des résultats.
Il a ajouté que Ki-Moon s'est exprimé "profondément déçu" par l'annonce, de nouveau, des expansions coloniales sionistes, dans la partie orientale d'al-Qods occupée.
"Le secrétaire général de l'ONU a espéré que le gouvernement sioniste prendra des mesures pour faciliter le déplacement des citoyens et des marchandises de et à la Bande de Gaza.
L'entité sioniste avait approuvé lundi la construction de 1300 nouvelles unités coloniales dans la partie est d'al-Qods sacrée.
Le porte-parole du bureau de Netanyahu a déclaré qu'aucun commentaire concernant la rencontre de Ki-Moon avec Netanyahu n'a pas été publié. Netanyahu visite les Etats-Unis où il rencontrera le jeudi prochain la ministre américaine des affaires étrangères, Hillary Clinton.
De son côté, la ministre de l'Union Européenne pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, a demandé mardi aux autorités de l'occupation sioniste de renoncer à leur nouvelle décision provocatrice et destructive aux efforts maintenus pour le prétendu compromis de paix.

L'occupation a effectué 35 attaques le mois dernier contre les habitants d’Al Qods occupée

[ 09/11/2010 - 18:25 ] 
Al Qods occupée- CPI
 « Les forces de l’occupation israélienne a commis 35 attaques contre les habitants de la ville occupée de Jérusalem (Al Qods occupée), au cours du mois d’Octobre dernier », a révélé un rapport spéciale palestinien.
 Le rapport publié par le Centre de recherches sur les terres en collaboration avec la Coalition civique pour la défense des droits des Palestiniens à al-Qods occupée, a souligné que la plus importantes de ces attaques était celle contre le droit à un logement convenable.
« Les autorités criminelles sionistes ont commis, sans précédent, plus de 11 violations, en démolissant deux étages (le 3ème et 4ème) d'un immeuble résidentiel à Beit Hanina qui appartient à la famille d'Abou Khalaf », a ainsi ajouté le rapport.
Le rapport souligne l'escalade des violations sionistes contre les Palestiniens dans différentes parties des territoires palestiniens occupés, où les colons extrémistes ont continué leurs attaques contre les lieux saints islamiques et chrétiens, ainsi la démolition et la destruction de biens palestiniens, agressant les enfants, en particulier ceux Selwan.
Le rapport a attiré également l’attention à l'accélération des activités colonialistes dans la ville sainte d’Al Qods occupée, où les colons continuent à construire des dizaines d'unités colonialistes, particulièrement dans la colonie de « Ramat Shlomo », « tandis que dans la colonie de « Pisgat Ze'ev » les bulldozers poursuivent leur tâche pour l’instauration de nouvelles unités coloniales au détriment des territoires de la ville de « Hezma », aux alentours du camp de « Shuafat », ainsi la poursuite des expansions coloniales à "Gilo » et « Har Homa", dans le sud de Jérusalem.
Notons que les lieux saints et de culte n'ont pas été épargnés par les attaques des colons au cours du mois dernier, où les colons juifs ont brûlés l'église évangélique de la rue des Prophètes dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Davutoglu renouvelle son appel à l'entité sioniste pour s'excuser et dédommager les victimes

[ 09/11/2010 - 18:51 ]
Rome – CPI
Le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a affirmé que les relation turco-sionistes ne retournent pas à leur situation habituelle si l'entité sioniste ne présente pas ses excuses officielles et ne dédommage pas les victimes de l'assaut criminel de ses pirates maritimes contre la flottille de la Liberté dans les eaux méditerranées internationales, faisant 9 martyrs turcs et blessant des dizaines d'autres.
Dans ses déclarations aux journalistes dans le siège de l'ambassade turque à la capitale italienne, Rome, Davutoglu a dit, le mardi 9/11: "Après l'attaque criminelle sioniste contre la Flottille de la Liberté, les mesures prises par Ankara n'étaient pas pour libérer ses citoyens mais aussi les citoyens des autres pays".
"Mais certains pays européens amis ont voté contre la mission d'enquête sur la criminalité sioniste au lieu de nous remercier, mais nous attendons les résultats de l'enquête internationale autour  de cet incident barbare", a-t-il ajouté.
Si un autre pays a perpétré cette attaque, il souffrira sûrement de sévères et mauvaises conséquences, comme les punitions et sanctions internationales.

L'occupation interdit aux fermiers palestiniens d'arriver à leurs terres au nord d'al Khalil

[ 09/11/2010 - 19:09 ]
Al Khalil – CPI
Les soldats de l'occupation ont arrêté de nombreux fermiers palestiniens pour quatre heures sous le soleil dans le village de Beit Amr, au nord d'al Khalil en Cisjordanie occupée.
Des témoins oculaires ont déclaré au correspondant du centre palestinien d'information que les soldats sionistes ont arrêté les fermiers, en leur empêchant d'arriver à leurs terres agricoles.
Les soldats sionistes ont libéré les fermiers après les ont informés qu'ils ne doivent pas retourner vers leurs terres agricoles, prétendant qu'elles sont des terres de propriété sioniste et qu'ils seront arrêtés en cas de toute tentative d'y accèder de nouveau.
Notons que cette région est limitrophe à la colonie sioniste "Beit Eïn", où  les forces occupantes expulsent les fermiers palestiniens de façon quotidienne.

Les occupants israéliens volent l’eau des Palestiniens et les assoiffent

[ 09/11/2010 - 21:35 ]
Jénine – CPI
De manière très abusive, les occupants israéliens ont rebouché plusieurs puits partout en Cisjordanie. Ils privent les Palestiniens de leurs eaux. Ils tuent les vrais propriétaires de la terre et son eau, afin que l’eau souterraine ne baisse pas dans les colonies sionistes installées sur les territoires palestiniens.
Il y a peu de temps, les forces israéliennes d'occupation ont rebouché quatre puits dans le village de Dir Abou Daïf, à l’est de la ville de Jénine, source d’eau potable et d’eau d’irrigation.
Le Palestinien Khaled Yassine raconte qu’un bulldozer militaire épaulé d’une dizaine d’engins a détruit quatre puits dans la vallée du village. Les puits sont les propriétés de Fayeq Abdou Al-Rahman Yassine, Mohammed Hossein Jaber Yassine, Ibrahim Abdou Al-Rahman Yassine et Yasser Asaad Yassine.
Les forces israéliennes d'occupation ont également détruit les pompes installées sur ces puits, des pertes de dizaines de milliers de dollars.
Une vingtaine de puits ont été condamnés dans le seul village de Kafrdan, à l’ouest de la ville de Jénine, une perte inestimable.
Le fermier Mohammed Abed, du village Kafrdan, dit que son village fournissait l’eau potable à toute la région via les citernes. Par cette destruction, les villageois commencent à s’inquiéter pour leur avenir, pour ce qui est de l’eau.
La guerre de l’eau
Des institutions juridiques locales et internationales accusent les autorités de l’occupation israélienne de mener une réelle guerre de l’eau contre les Palestiniens. En fait, les occupants israéliens volent les eaux palestiniennes en mettant la main sur 85% de l’eau souterraine de la Cisjordanie.
Ils volent leur eau et ils la leur vendent à des prix exorbitants. Ils le font contre la Cisjordanie comme ils le font contre la bande de Gaza, elle qui est privée d’eau, de nourriture, de carburant, de médicaments.
L’écrivain israélien Jadoun Lifi écrit dans le journal hébreu Haaretz que son gouvernement empêche l’eau d’arriver aux villages palestiniens.
Il note que l’organisation internationale de la santé délimite 100 litres d’eau par personne la quantité d’eau nécessaire. Un Israélien consomme en moyenne 348 litres, tandis que le gouvernement israélien ne donne au Palestinien que 70 litres, au maximum.
L’écrivain israélien a critiqué son gouvernement qui ne respecte pas les accords sur la distribution de l’eau. Quelque 150 villages palestiniens souffrent d’un grand manque d’eau et ne sont reliés à aucun réseau d’eau.
Al-Aghwar
La région d’Al-Aghwar est le meilleur exemple de cette catastrophe d’eau créée par les occupants israéliens. La région est riche en eau mais les Palestiniens en sont privée, au moment où ils voient les tuyaux passer sous leurs pieds pour aller gorger les colonies sionistes d’eau palestinienne !
Dans cette région vivent quelque sept mille colons. Ils consomment, eux seuls, plus que ce que tous les Palestiniens de la Cisjordanie consomment !
Les forces israéliennes d'occupation nous interdisent de puiser dans nos eaux souterraines. Nous sommes obligés d’acheter à prix cher l’eau pour nous et pour nos bêtes, dit Ibrahim Bani Owda, du village de Ras Al-Hamra.
La société sioniste Microt monopolise la distribution d’eau, en "Israël". Elle veut assoiffer environ seize mille Palestiniens, en décidant de baisser l’eau fournie à plusieurs villages palestiniens jusqu’à la moitié, au moment où les colonies sionistes profitent à satiété de l’eau palestinienne !

Martine Aubry : tu peux toujours t’accrocher pour qu’on vote pour toi !

Publié le 9-11-2010

Plus lèche-bottes d’israël les uns que les autres au PS. Après Delanoé et Hollande, Aubry a souhaité ne pas être en reste, et est allée cirer les pompes du CRIF, participant à un "diner" où elle s’est déclarée contre le boycott d’Israël, et pour un jumelage avec une ville israélienne. Mais qu’est-ce qu’ils croient ? Que le CRIF va les préférer à Sarkozy ? En montrant que sur la Palestine, ils ne se distinguent pas davantage de Sarko que sur les autres terrains, ils affichent leur débilité y compris en matière d’arithmétique électorale.
A cette occasion, Martine Aubry s’est déclarée opposée au boycott des produits israéliens, parce qu’il ne porte pas la paix". Elle n’a pas dit, cependant, comment, elle, portait la paix ? Que fait Mme Aubry pour favoriser les perspectives de paix ? Pense-t-elle qu’encourager Israël à poursuivre ses crimes de guerre et le nettoyage ethnique du peuple palestinien est "porteur de paix" ?
OUI, toute honte bue.
La maire de Lille, a même annoncé, sans tenir compte de l’avis de ses administrés, qu’elle souhaitait reprendre un jumelage entre la ville de Lille et celle de Safed, une des villes les plus racistes d’ Israel. Ce jumelage, tenez-vous bien, avait été créé en 1988 par Pierre Mauroy, mais interrompu par un maire israélien opposé à ce rapprochement !
« Nous avons signé il y a quelques mois un partenariat Lille-Safed, qui porte sur la santé, l’emploi des jeunes, le développement durable et sur des micro-projets. » s’est-elle vanté an allant à la soupe peu ragoûtante du CRIF.
Une politicienne qui n’a décidément aucun respect pour le droit international, pour les valeurs de justice, d’égalité, de liberté, et qui ne mérite que notre mépris.
CAPJPO-EuroPalestine

Obama et Netanyahu

Le premier ministre israélien devrait s’en frotter les mains : le revers électoral du président américain Barack Obama, à mi-mandat, arrange bien ses affaires. En effet, la reprise de contrôle de la Chambre des représentants par le Parti républicain donne un répit à Benyamin Netanyahu. Car les Républicains sont considérés comme les meilleurs alliés d’Israël aux Etats-Unis. Parmi eux se trouvent des inconditionnels qui refusent toute pression sur l’Etat hébreu pour faire avancer le processus de paix. A commencer par celle qui devrait prendre la tête de la puissante commission des affaires étrangères à la Chambre des représentants, Ileana Ros-Lehtinen, une partisane de Tel-Aviv qui s’oppose à tout soutien américain à l’Autorité palestinienne et à l’Agence de l’Onu pour l’assistance aux réfugiés palestiniens (UNRWA). En tant que membre dudit comité, elle avait exhorté l’administration américaine de cesser de condamner Israël à propos de la poursuite de la colonisation.
Politiquement affaibli, le chef de la Maison Blanche aurait une marge de manœuvre réduite pour exercer des pressions sur l’Etat hébreu en vue de lui arracher des concessions dans le processus de paix avec les Palestiniens, notamment le gel de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
La nouvelle majorité républicaine à la Chambre des représentants devrait certes chercher à mettre des bâtons dans les roues de l’administration Obama concernant sa politique étrangère, y compris au Proche-Orient. Elle ne devrait pas soutenir que Washington exerce des pressions sur l’Etat hébreu. Il faut cependant noter que le Congrès en général, Chambre de représentants et Sénat réunis, joue d’habitude un rôle mineur en politique étrangère, qui reste la chasse gardée du chef de l’exécutif. D’autre part, le Congrès actuel est, avant tout, préoccupé par les difficultés économiques des Etats-Unis, notamment les questions du chômage et des dépenses publiques, qui ont dominé la campagne électorale des candidats, alors que les dossiers de politique étrangère étaient presque absents. Enfin, le président américain détient suffisamment de pouvoir pour contrer les initiatives ou la résistance des hommes du Congrès du camp adverse. On se souvient qu’en 1995, le Congrès avait voté une résolution soutenant le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem occupée, et que le président d’alors, Bill Clinton, usant de ses prérogatives et invoquant la sécurité nationale américaine, a refusé d’appliquer la décision des députés.
Ceci dit, Obama ne dispose finalement pas d’un temps infini, il aura principalement une année pendant laquelle il devra user de son influence, notamment auprès des Israéliens, pour remettre sur les rails les négociations de paix avec les Palestiniens. Passé ce délai, il sera probablement absorbé dans sa dernière année de mandat par la campagne pour sa propre réélection. Une période peu propice à exercer des pressions sur l’Etat juif. Mais Obama aura devant lui un Netanyahu qui est passé maître dans l’art de perdre du temps : il a réussi pendant plus d’un an à mettre en échec les pressions d’Obama et à faire sombrer les négociations de paix dans des palabres interminables.
Dr Hicham Mourad
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Face au danger

J’avais auparavant dit, dans un article publié récemment dans le quotidien Al-Ahram, qu’Israël impose à l’Egypte un grand défi qui nécessite de notre part un intérêt majeur et une mobilisation semblable à celle de 1973. Si nous procédons à une autopsie de la mentalité israélienne d’aujourd’hui, en prenant compte des évolutions de ces dernières années, nous voyons pertinemment qu’Israël est loin de parvenir à un règlement pacifique du conflit du Moyen-Orient. Nous voyons aussi qu’Israël est plus que jamais disposé à utiliser le déséquilibre des forces pour réaliser ses intérêts et défier les puissances régionales et internationales. A tel point que Tel-Aviv a rejeté les pressions des Etats-Unis.
Ces tendances agressives (qui caractérisent les dirigeants israéliens) associées à la faiblesse des forces partisanes de la paix à l’intérieur de l’Etat hébreu ont fait que le danger soit plus imminent. Les contours de ce danger sont plus clairs. Dans un tel contexte, il est nécessaire de réexaminer les considérations d’ordre stratégique dans la région, afin de déterminer le moyen adéquat de traiter la situation.
Les multiples commentaires des lecteurs autour de ce sujet se sont divisés en quatre tendances-clés. La première était totalement en accord avec mon article et croit à une nécessaire relance du processus de développement en Egypte. Ceci même s’il faut repartir de zéro en ignorant tous les acquis réalisés par l’Etat égyptien ces dernières années. La deuxième tendance a vu, dans mon article, un appel pour s’intéresser à ce qui se passe à l’est de l’Egypte et non pas un appel au pessimisme. Elle a considéré que l’Egypte était capable de relever le défi des problèmes liés à Israël.
La troisième tendance a estimé qu’il fallait contrer cette « vigueur » israélienne en introduisant « des changements sur la scène politique interne », affirmant que, pour ressusciter l’esprit d’Octobre, il fallait garantir un climat de liberté, d’égalité et d’anti-corruption. Enfin, la quatrième tendance des commentaires s’est contentée de mettre en avant la question suivante : comment l’Egypte peut-elle récupérer sa puissance pour faire face à un tel défi ?
Pour récapituler, je dirais que seule la sauvegarde d’un équilibre stratégique global peut contrer les dangers. Pour parler plus en détail, l’un des dangers qui guettent l’Egypte est bien sûr la reprise de la colonisation par Israël, entraînant ainsi toute la région dans un nouveau conflit dont on ne peut guère présager ni les conséquences ni l’ampleur. Mais il va sans dire que ses retombées toucheront l’Egypte d’une manière ou d’une autre. N’oublions pas la prééminence militaire recherchée par Israël, qui se dote continuellement d’armes traditionnelles et d’armes de destruction massive. Mais le danger le plus menaçant est que cette prééminence militaire israélienne continue sans qu’une suprématie égyptienne similaire n’ait lieu. Si Israël est tentée par une infiltration au Sinaï, le côté égyptien devra y répliquer. Dans un tel contexte, la question qui se pose est la suivante : comment l’Egypte peut-elle accroître ses forces ?
De nombreux débats ont abordé les moyens par lesquels l’Egypte peut retrouver son rôle et son leadership régional. Ainsi, l’idée d’une adoption d’un projet régional a refait surface. D’aucuns se sont rappelés le projet national arabe proposé par l’Egypte de Nasser, afin de faire face à la colonisation et à l’occupation israélienne des territoires arabes. Ce projet appelait à réaliser l’unité militaire panarabe à travers un projet d’essor qui résiste au colonialisme et soutient la prise de décision arabe. Un deuxième clan a préféré opter pour la force tranquille (ou soft power) amenant l’Egypte à récupérer son rôle régional en détenant la capacité de changer les priorités par le recours à des outils véhiculant des valeurs morales et éthiques qui seraient plus attractives pour les autres pays.
Mais la force semble aujourd’hui tenir le haut du pavé. Dans ce cas, la force acquiert de nombreuses caractéristiques. Elle devient un outil pour la réalisation d’un objectif donné sans être une fin en soi. La force, loin d’être absolue, devient alors relative aux capacités de chaque Etat. Les éléments qui constituent les piliers de la puissance égyptienne sont axés autour de la terre, la population et le gouvernement. Pour ce qui est de la terre, elle se divise en trois éléments : la position géographique, la superficie et les ressources économiques.
Le deuxième élément, pilier de la force, est le nombre d’habitants. L’Egypte compte 87 millions d’habitants en 2010.
Le troisième élément est le régime politique. L’Egypte se caractérise par un régime politique stable gérant les affaires de l’Etat. Les décisions souveraines sont caractérisées par un grand rationalisme. Une politique qui a sauvegardé un équilibre militaire suffisamment fort pour défendre l’Egypte et garantir la sûreté et la sécurité de ses territoires.
Abdel-Moneim Saïd
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Israël et ses crimes de guerre

 Israël a décidé de différer la reprise de son « dialogue stratégique » avec Londres jusqu’à ce que la Grande-Bretagne révise une loi sur les crimes de guerre, a indiqué le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. Un nouveau défi israélien à l’encontre des pays occidentaux qui sont les principaux protecteurs.
Concernant la Grande-Bretagne et Israël, Dan Meridor, ministre israélien pour les Services secrets, a récemment annulé une visite à Londres à la suite d’informations, selon lesquelles il aurait fait l’objet d’une plainte pour son rôle dans l’abordage sanglant, le 31 mai, par la marine israélienne d’une flottille internationale qui voulait briser le blocus de Gaza. Il y a eu aussi l’annulation de la visite de l’ex-ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, visée en décembre 2009, par un mandat d’arrêt d’un tribunal britannique sur plainte de militants palestiniens, pour l’offensive israélienne meurtrière dans la bande de Gaza en décembre 2008/janvier 2009. Selon la législation britannique, un juge peut délivrer un mandat d’arrêt contre une personnalité étrangère en visite au Royaume-Uni, à la demande d’un plaignant, s’il estime qu’elle a pu participer à des crimes de guerre ou à des crimes contre l’humanité. Des associations palestiniennes ont utilisé cette législation pour saisir les tribunaux britanniques en évoquant des crimes de guerre des dirigeants politiques ou militaires israéliens. Israël a déjà rencontré des problèmes similaires avec les lois de compétence universelle adoptées notamment par la Belgique et l’Espagne.
En 2001, une plainte fut déposée en Belgique contre le premier ministre israélien de l’époque Ariel Sharon pour les massacres des camps de Sabra et Chatila, au Liban en 1982, Bruxelles s’est soumis ensuite à Israël et a restreint la portée de sa loi qui exige désormais un critère de « rattachement », à savoir l’implication directe d’un citoyen belge.
En janvier 2009, une plainte en Espagne contre de hauts responsables militaires israéliens pour un bombardement meurtrier à Gaza en 2002 avait suscité la colère d’Israël. Elle avait été classée sans suite en juin 2009, date à laquelle le Parlement espagnol avait nettement limité le principe de juridiction universelle permettant aux juges espagnols d’enquêter sur les crimes de masse commis dans le monde. Israël veut à tout prix poursuivre ses crimes sans qu’il soit dérangé le moins du monde. Mais jusqu’à quand va-t-on accepter ces avantages et exceptions qu’il se donne ? L’Occident qui se veut protecteur des libertés et des droits humains ne devrait-il pas agir avec fermeté plutôt que de lancer toutes sortes d’accusations aux pays du tiers-monde ou bien est-ce que les Palestiniens sont des laissés-pour-compte qu’on peut massacrer sans que l’on se soucie d’eux ?.
Al-Ahram Hebdo
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Beaucoup d’efforts et peu d’attentes

Plusieurs rencontres entre responsables américains, israéliens et égyptiens sont prévues dans les jours à venir à la veille d’une réunion de la Ligue arabe sur le processus de paix. Les espoirs restent cependant minimes.
Le ministre des Affaires étrangères, Ahmad Aboul-Gheit, et le chef des renseignements, Omar Souleimane, ainsi que le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu sont actuellement aux Etats-Unis. Si pour ce dernier, l’objectif de cette visite est en premier lieu d’assister à l’Assemblée annuelle des principales fédérations des communautés juives américaines, pour les responsables égyptiens, c’est du processus de paix qu’il s’agit. M. Souleimane s’était rendu en Israël la semaine dernière, où il a rencontré M. Netanyahu ainsi que le ministre de la Défense, Ehud Barak, et le président, Shimon Pérès. Il avait déclaré à la presse qu’il ne fallait pas laisser échapper « l’opportunité en or » d’une relance des négociations avec les Palestiniens. « Nous sommes très soucieux de faire avancer le processus de paix », avait-il ajouté.
De son côté, Netanyahu doit s’entretenir avec le vice-président américain, Joe Biden, ainsi qu’avec la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon.
Toutes ces rencontres interviennent alors que le blocage est total et qu’Arabes et Palestiniens doivent désormais trancher entre les différentes options en cas de persistance du blocage des négociations avec Israël. C’est là l’objectif de la prochaine réunion de la Ligue arabe qui doit vraisemblablement se tenir d’ici fin novembre, après la fête du Grand Baïram. « Le comité de suivi arabe se réunira après la fin de la période d’un mois et surtout après que la partie américaine nous aura informés de ce à quoi elle est parvenue avec Israël et nous sommes dans l’attente de cette réponse, que nous escomptons prochainement, avant le 10 du mois », a déclaré le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbass, Nabil Abou-Roudeina. La Ligue arabe a avalisé le 8 octobre la position palestinienne et a accordé un délai d’un mois à l’administration américaine pour régler ce différend. M. Abbass avait exposé lors de cette réunion plusieurs alternatives aux négociations, à commencer par la présentation d’une demande de reconnaissance d’un Etat palestinien par les Nations-Unies.
Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a indiqué attendre « dans un avenir proche une réponse américaine » sur les efforts pour obtenir un nouveau moratoire israélien sur la colonisation, après une rencontre à Washington avec l’émissaire américain au Proche-Orient, George Mitchell.
Or, côté américain, c’est pour le moment le silence qui prévaut. Et côté israélien, l’intransigeance et la provocation. En effet, c’est dans ce contexte que le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a affirmé lundi qu’Israël commettrait une « erreur historique et stratégique » s’il acceptait de discuter des frontières d’un futur Etat palestinien avant d’avoir réglé la question des arrangements de sécurité. Depuis la reprise des pourparlers de paix le 2 septembre à Washington sous l’égide des Etats-Unis, Israël a insisté sur l’importance des arrangements de sécurité, alors que les Palestiniens font valoir qu’une entente sur les frontières permettrait de régler le différend sur la colonisation israélienne, un argument repris par Washington, mais que les Etats-Unis peinent à imposer.
Abir Taleb

mardi 9 novembre 2010

Mes parents à nouveau réunis

Palestine Monitor
publié le lundi 8 novembre 2010.

6 novembre 2010
Hier, ma mère a traversé le pont Allenby, se rendant de Cisjordanie en Jordanie, pour aller voir mon père à Amman. Ce qui rend cet acte banal exceptionnel, c’est qu’elle a dû attendre près d’un an pour que, finalement, on lui accorde l’autorisation de traverser la frontière.
L’année dernière, mon frère a écrit sur la série d’évènements malheureux qui avaient frappé ma famille depuis août 2009 : comment nous étions passés de citoyens britanniques vivant dans notre patrie sur un visa de travail d’un an renouvelable de mon père, à de bons vieux Palestiniens basanés contraints d’accepter des cartes d’identité remises par les Israéliens afin d’être classés comme résidents « autorisés », avec comme résultat, notre propre mini diaspora. Mon frère et mon père, tous deux nés dans la bande de Gaza, ont des cartes d’identité de Gaza ce qui, naturellement, leur interdisait d’entrer en Cisjordanie, où nous vivions. Ma mère, bien qu’étant de la ville d’Albireh en Cisjordanie, et bien qu’elle eût à l’origine une carte d’identité de Cisjordanie, a reçu elle aussi, et de façon inexplicable, une carte d’identité de Gaza. Mes jeunes frères et sœurs et moi-même avons des cartes d’identité de Cisjordanie, du fait que nous avions été enregistrés sous la carte d’identité initiale de notre mère, ce qui ajoute à la confusion et à l’idiotie des règlements de l’armée israélienne. Par la suite, mon père passa son temps entre le Liban et la Jordanie, et mon frère commença de nouvelles périodes de sa vie, au Qatar et en Virginie. Ils ne pouvaient venir nous voir, et si avec mes frères et sœurs nous pouvions passer la frontière et aller à Amman (qui nous servait de point de rencontre), ma mère, elle, ne pouvait pas faire de même.
Le nouvel ordre militaire israélien, le n° 1650, incroyablement raciste, qui fut d’abord appliqué en avril de cette année, ne fit qu’empirer les choses. Ma mère fut désormais considérée comme une « infiltrée ». Si elle était surprise en Cisjordanie, elle risquait sept ans de prison ou d’être expulsée vers Gaza. Comme nous étions ses enfants, il nous fallut rester dans ses pas, car le sionisme ne s’accorde pas avec la conception, audacieuse, des familles palestiniennes de choisir où elles veulent vivre et élever leurs enfants dans leur patrie. Cette année écoulée a été terriblement éprouvante pour les nerfs. Nos émotions ont été emportées sans arrêt comme sur des montagnes russes, soudain violentes et soudain sourdes, et dans des périodes d’insécurité absolue.
Ma mère savait déjà que sa carte d’identité de Cisjordanie avait été changée en une carte de Gaza et elle avait pris contact avec Gisha, une association non lucrative israélienne dont l’objectif est de défendre les droits à la liberté de déplacement des Palestiniens, jusqu’à ce que le malheur nous tombe sur la tête avec l’arrestation de mon père au check-point d’Erez, qu’il avait pourtant traversé bien souvent.
Gisha voulut alors se concentrer plus sur la situation de mon père et le faire revenir en Cisjordanie. Ce qui n’a absolument rien donné et en janvier, un mois après que mon père fut finalement autorisé à quitter Gaza pour aller travailler au Liban, ma mère reprit contact avec Gisha. Elle voulait un document qui l’assure de pouvoir passer la frontière. Après onze mois, son document de coordination arrivait enfin.
Attendre n’était pas facile. J’ai dû pallier la séparation non souhaitée et forcée de mes parents, et je vis que ma mère avait maigri et que chaque matin, elle s’éveillait avec les yeux gonflés. Nous avions eu des sessions sur Skype avec mon père, des expériences douces-amères. Mon père a dû vivre sans son épouse ni ses enfants avec lui, et quelquefois, un sentiment de désespoir l’accablait. Naturellement, nous étions restés en contact régulier les uns avec les autres – la technologie est superbe pour cela. Je n’oublierai jamais comment nous nous avons été coupés une fois, au téléphone, alors que je lui avouais que la seule raison pour laquelle j’allais à l’université, c’était parce que je savais quelle joie et quelle fierté lui apporterait le fait que j’obtienne mon diplôme, mais aussi qu’il ne pouvait même plus en être question désormais puisqu’il ne pourrait être là pour ma remise de diplôme. Je me sentais comme une enfant de parents divorcées, « OK, allez-vous passer votre Eid avec Baba ou ici ? » Ce n’était pas juste de laisser ma mère seule pendant les vacances, et ce n’était pas juste non plus pour mon père d’être seul au loin. Je détestais cela. Je détestais les lois aussi contraignantes d’Israël. Je détestais le régime collaborateur de l’Autorité palestinienne, je détestais les sionistes, je détestais d’être déchirée dans ma tête, je détestais qu’après avoir vécu en Angleterre et aux Emirats arabes unis, je sois revenue dans notre patrie pour finalement en arriver à notre triste séparation.
Ma mère s’inscrivit pendant plusieurs mois consécutifs dans un gymnase et d’une certaine façon, ce fut sa catharsis. Chaque semaine, elle appelait Gisha pour savoir sur quel problème ils avançaient, et à chaque fois, elle recevait la même réponse : dans une semaine ou deux, nous saurons précisément, le mois prochain, donnez-nous une semaine de plus, et puis une autre. L’été arriva, et avec lui, plus d’incertitudes encore. Mon père vivait un moment vraiment difficile de son adaptation, et il nous voulait avec lui, en permanence. Ma frustration a monté. Devais-je me faire transférer dans une autre université qui reporterait mon diplôme, au plus, de deux semestres ? retirer ma sœur de son lycée dans sa dernière année pour la mettre dans un autre ? Tout cela, au moins dans la ville que nous préférions au monde, Amman ? C’était trop. Je ne faisais pas dans l’égoïsme, je réussis à m’en convaincre. Simplement, je ne pouvais pas aller vivre à Amman. C’est autre chose que je détestais. Puis un jour, nous avons contacté un avocat. Cet avocat nous a dit qu’avec lui, dans un mois exactement, à une semaine près, il aura fait changer la carte d’identité de ma mère en une carte de Cisjordanie. Nous étions hésitants. Mais une échéance donnée vaut mieux que pas d’échéance du tout. Ma mère a pris l’avocat et a suspendu ses contacts avec Gisha. Malheureusement, cet avocat méticuleux était du genre intraitable avec le respect des normes. Il appela un jeudi en juin, et dit à ma mère qu’au plus tard le dimanche, elle aurait sa carte d’identité pour la Cisjordanie. J’avais ce jour-là un barbecue avec des amies, et je ne me suis jamais sentie aussi soulagée, aussi heureuse que lorsque j’ai entendu la nouvelle. Le dimanche est venu, et il est passé. Le lendemain, après l’avoir appelé à plusieurs reprises, l’avocat a eu finalement le mérite de répondre, et aussi de nous informer qu’il était désolé, mais qu’il n’y avait rien qu’il puisse faire. Nous étions revenus à la case départ.
Les discussions ont donc repris avec Gisha. Pourquoi est-ce que cela prenait tant de temps ? Il ne faut que quelques mois pour obtenir le document de coordination ! Sauf qu’il fallut deux mois avant que l’employé même de l’Autorité palestinienne ne dise à ma mère que son document de coordination lui était refusé. Elle prit immédiatement contact avec Gisha qui, pendant ce temps, s’occupait du problème de sa carte d’identité, et ils acceptèrent de se charger en plus de celui de la coordination. Ils parlèrent à ma mère d’une telle façon que celle-ci se mit à faire ses valises. C’était en août. La valise verte était en plein milieu de sa chambre, et elle était presque pleine. Ma mère espérait qu’au moins, il y avait eu un progrès. Elle appela mon père et lui demanda ce qu’elle pouvait lui apporter d’ici, et elle acheta pour trois kilos de cacahuètes grillées. Je la vis mettre ces sacs dans sa valise, puis de nouveau quelques semaines plus tard. Car un quelconque bureaucrate du ministère de l’Intérieur de l’Autorité palestinienne l’avait appelé pour lui dire qu’ils ne pouvaient rien faire de leur côté pour changer sa carte d’identité de Gaza en une carte de Cisjordanie. Je ne compris pas d’où avait pu venir l’optimisme de ma mère.
Deux semaines plus tard, nous recevons enfin les nouvelles si longtemps attendues. Le document de coordination est sorti et en fin de compte, c’est l’armée israélienne qui, tardivement, reconnut qu’elle avait commis une erreur dans l’adresse sur sa carte d’identité. Ils lui remirent une autorisation qui rend sa carte « légale » et qui lui permet de vivre en Cisjordanie, autorisation valable six mois. Délai au cours duquel sa bonne carte d’identité lui sera remise. Ils corrigeaient, et c’est important – corrigeraient pas changeraient – l’adresse de Gaza pour mettre celle de Cisjordanie. Maintenant, nous pouvons tous voir mon père et mon frère (quand ils arrivent à prendre quelques jours de congés) à Amman, en faisant la navette, pendant les vacances, quand on en a l’occasion et que nous le voulons. La valise verte contient maintenant des cacahuètes grillées fraîches, et les livres de mon père pour son travail de recherche. Ma mère s’occupe au salon, elle a une nouvelle coiffure, les yeux soulignés, et un beau et jeune sourire aux lèvres. Après avoir été séparés pendant un an et trois, nous étions réunis ce soir-là.
Hier, j’ai reçu un appel de mes parents. En entendant le son de leurs voix, parlant en même temps et avec un tel enthousiasme, dans la même pièce, c’était comme une musique à mes oreilles. Ma sœur et moi, nous voulions connaître tous les détails : avez-vous pleuré tous les deux ? Je parie que oui ! Comment c’était de vous retrouver tous les deux ? Qu’avez-vous pensé d’abord ? Est-ce que vous vous donnez la main maintenant ? Est-ce que maman te parait avoir changé ? Qu’a-t-elle dit sur ton début de calvitie ? Oui, nous allons bien, nous avons assez pour manger pendant trois jours. Ca n’ira pas jusqu’à la semaine prochaine (rupture du jeûne d’Eid al-Adha) où nous pourrons à nouveau être ensemble !
Notre cas est courant, ce n’est pas un cas unique. Qui peut oublier cette étudiante de l’université de Bethléhem qui, à trois unités de valeur de son diplôme, se fait arrêter à un check-point et expulser vers Gaza, son crime, insidieux, étant de ne pas avoir la bonne carte d’identité ? Ou tous ces époux et épouses séparés les uns des autres et de leurs enfants ? Israël n’a plus aucune retenue dans son apartheid orgueilleux, et je crois fermement que le BDS (boycott, désinvestissements et sanctions contre Israël) est le chemin le plus sûr pour le faire marcher droit. Les contrôles honteux des Palestiniens, par Israël, en Territoires occupés, sont évidemment illégaux, et ils sont des actes qui ne vont guère avec sa nature dite « démocratique ». Avec la prise de conscience qui monte pour le boycott et avec le boycott viennent les pressions internationales, et avec les pressions internationales viennent l’affaiblissement et l’érosion de l’apartheid et des lois de l’occupation qui nous tiennent sous une poigne de fer depuis si longtemps maintenant. L’histoire de ma famille n’est pas finie, mon frère ainé et mon père ne sont toujours pas sûrs de pouvoir venir en Cisjordanie. Il est particulièrement difficile d’être arraché une fois à votre pays d’origine, alors imaginez ce que vous pouvez ressentir quand vous l’endurez une deuxième fois
http://www.palestinemonitor.org/spip/spip.php?article1602
traduction : JPP
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Lieberman : fini le financement aux artistes qui boycottent le centre culturel de la colonie [d’Ariel]

Haaretz
publié le lundi 8 novembre 2010.
http://www.haaretz.com/news/national/lieberman-no-more-funding-artists-who-boycott-settlement-arts-center-1.323380
[Le parti de Lieberman,] Yisrael Beteinu demande instamment des mesures contre les comédiens appelant au boycott du nouveau centre culturel d’Ariel ; pour le ministre des affaires étrangères, "le spectacle [doit] continuer, mais l’incitation [contre l’état] doit s’arrêter"
par Jonathan Lis
07.11.10
Avigdor Lieberman, président [du parti] Yisrael Beteinu et ministre des affaires étrangères, a annoncé dimanche que son parti a décidé d’agir contre les gens de théâtre qui boycottent le nouveau centre culturel construit dans la colonie d’Ariel, Cisjordanie, en travaillant à faire supprimer les subventions d’état que reçoivent les artistes.
Lieberman et d’autres ministres appartenant à Yisrael Beteinu prendront des mesures contre les artistes engagés dans le boycott en mettant un terme au financement direct de leurs frais de déplacement pour les spectacles à l’étranger et en les empêchant de se produire devant tout corps d’état.
En septembre, un groupe de comédiens et de personnalités publiques ont signé une pétition disant qu’ils ne joueraient pas dans le nouveau centre d’Ariel en signe de protestation contre la politique coloniale d’Israël. Ce mouvement de protestation a été appuyé par plus de 150 universitaires.
Lieberman a condamné le boycott et instamment demandé des mesures contre les comédiens. "Ces artistes peuvent jouir de la liberté d’expression, mais pas aux frais des contribuables", dit Lieberman. "On ne peut pas en même temps qualifier Israël d’état d’apartheid et bénéficier des largesses de cet état.".
"Les gens de théâtre qui ont signé la lettre de boycott représentent un petit groupe d’extrémistes en marge de la société israélienne, et il n’y a aucune raison de financer l’incitation à laquelle ils se livrent contre l’état", a déclaré Lieberman.
"Tout le monde est autorisé à critiquer la politique du gouvernement, mais on ne peut agir contre elle et mettre en doute sa légitimité ou celle de la Knesset, qui a été élue démocratiquement et, en même temps, demander à être financé par l’état."
"le spectacle [doit] continuer, mais l’incitation [contre l’état] doit s’arrêter",a-t-il dit avec emphase.
Vendredi, des dizaines de personnalités du théâtre qui boycottent le nouveau centre culturel d’Ariel ont adressé une lettre aux acteurs du Beer Sheva Theater les incitant à se joindre à leur lutte et à boycotter le centre très récemment construit dans cette colonie de Cisjordanie.
"Ariel n’est pas une agglomération comme les autres", dit la lettre, qui souligne que les acteurs s’apprêtent à jouer dans le centre culturel qui a été érigé à Ariel sur des terres occupées : "À seulement quelques kilomètres d’Ariel, qui est prospère et florissante, les Palestiniens vivent dans des camps de réfugiés, dans les conditions de vie difficiles et privés des droits humains fondamentaux. Non seulement ils n’ont pas le droit d’assister à des spectacles à Ariel, mais certains d’entre eux n’ont pas accès à l’eau courante".
Yariv Levin, député Likud, a répondu à la lettre en disant que "la grande majorité de la population israélienne en a assez de la frange extrémiste qui a pris le contrôle du théâtre et du cinéma israéliens".
Tr MC.
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L'Allemagne réitère son appel à la levée du blocus israélien de Ghaza

08-11-2010 
Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle,  en visite lundi dans la bande de Ghaza, a réitéré son appel à la levée du blocus  israélien imposé depuis près de quatre ans à cette enclave palestinienne.   
"Nous soutenons l'arrêt de ce blocus et nous affirmons l'importance  d'une reprise des importations, des exportations et du commerce", a déclaré  à la presse le ministre allemand, qui avait lancé le même appel dimanche lors  d'une rencontre avec les responsables israéliens. M. Westerwelle a tenu à préciser que cette position (pour l'arrêt du  blocus) "est aussi celle de l'Union européenne (UE)". 
"Il y a un million et demi de personnes vivant dans la bande de Ghaza,  et ce blocus israélien anéantit leurs opportunités, affaiblit les forces de  la modération et renforce celles de l'extrémisme", a dénoncé le ministre allemand  des Affaire étrangères.    M. Westerwelle avait appelé dimanche à levée de toutes les restrictions  économiques israéliennes imposées à Ghaza pour permettre le développement de  ce territoire frappé (en décembre 2008 et janvier 2009) par les agressions barbares  israéliennes ayant fait 1.400 martyrs. "Nous voulons renforcer les forces palestiniennes et pour cela nous  avons besoin d'un meilleur développement économique", avait souligné M. Westerwelle. L'Allemagne avait dénoncé en juin dernier le refus d'Israël de laisser  entrer le ministre allemand du Développement, Dirk Niebel, à Ghaza.
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Netanyahu en visite aux États-Unis

08/11/2010 Nouvelles-Orléans - PNN -
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a entamé une visite de cinq jours aux États-Unis, en rencontrant lundi le vice-président Joe Biden.
Malgré quelques désaccords entre les deux pays, les États-Unis ont réaffirmé leur soutient à Israël. Après leur rencontre, Joe Biden a déclaré à la Fédération Juive d'Amérique du Nord : "Je peux vous dire, et je suis sur que [Netanyahu] vous le dira également, que les désaccords qui peuvent exister [entre Israël et les États-Unis] sont seulement de nature stratégique et n'ont jamais été fondamentaux."
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Le vice-président a également rappelé la position des États-Unis sur la solution à deux États, affirmant la nécessité de reconnaitre Israël en tant qu'État juif.
Les désaccords évoqués par le vice-président concernent la nature des sanctions a appliqué à l'Iran. Le premier ministre israélien avait affirmé dimanche que seul la menace militaire pourrait être efficace. "La seule manière de s'assurer que l'Iran n'obtienne pas d'armes nucléaires est de brandir une menace crédible d'action militaire contre lui s'il n'arrête pas sa course à la bombe atomique" déclarait-il.
"Nous sommes prêts à faire ce qui est nécessaire mais en ce moment, nous continuons de penser que l'approche économique et politique que nous avons adoptée a en fait un impact sur l'Iran" a répondu lundi Joe Biden, ajoutant à bon entendeur : "Laissez moi être claire : nous nous engageons évidemment à empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire."
Selon l'agence Reuters, Netanyahu devrait rencontrer la secrétaire d'État Hillary Clinton jeudi prochain pour discuter plus longuement des négociations de paix avec la Palestine.
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Des extrémistes religieux agressent un touriste à Jérusalem

08/11/2010 Jérusalem - PNN -
Le quotidien israélien Yediot Ahronoth a reporté lundi qu'un groupe de huit juifs extrémistes avait tenté de tuer un touriste chilien qu'ils avaient pris pour un arabe.
José Dominus Nolido, âgé de 43 ans, était venu en Israël pour célébrer le mariage d'un ami de son fils et pour visiter certains lieux saints. En retournant à son hôtel, il a déclaré avoir été accosté par une bande de jeunes.
"J'avais décidé de rentrer à mon hôtel, et je traversais le parc de l'Indépendance, quand un jeune homme m'a agressé" explique Nolido. "Je pensais que c'était un soldat, car il portait un pantalon de l'armée. J'ai essayé de m'enfuir, mais je me suis heurté à sept autres individus. Je suis tombé par terre, et je ne pouvais plus échapper aux coups. J'ai ensuite perdu connaissance. J'étais persuadé qu'ils voulaient me tuer car je ressemble à un arabe."
Il a été ensuite été transporté d'urgence dans un hôpital de Jérusalem, saignant de la tête et des yeux. Les médecins qui s'occupent de lui craignent une perte de vision de l'oeuil droit.
"Ils ont dit que je ressemblais à un arabe" ajoute Nolino. "Je ne pensais pas que ça pouvait me coûter la vie."
La police israélienne a confirmé que l'attaque avait effectivement un caractère racial, et que les agresseurs avaient cru s'en prendre à un palestinien. Cinq des suspects font partis d'une colonie ultra-orthodoxe de Jérusalem.
"Je ne pense pas que je reviendrais un jour en Israël" a déclaré Nolino, eliquant qu'il était renseigné sur le conflit israélo-palestinien, mais qu'il n'avait jamais pensé pouvoir être attaqué à cause de son physique.
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Ce que l'Egypte est en train de manigancer en Palestine

Egypte - 08-11-2010

Par Al Quds Al Arabi 
Le duo égyptien que forment Ahmad Abou el Gheith, ministre des Affaires étrangères, et Omar Sleimane, chef des Renseignements généraux, s'active depuis quelques jours sur divers fronts pour réactiver les négociations de paix palestino-israéliennes, actuellement en difficulté. Après leurs rencontres à Jérusalem occupée avec des responsables israéliens, à Ramallah au siège de l'Autorité, à Amman avec des responsables jordaniens, les deux hommes se rendent demain mardi à Washington pour présenter leurs rapports détaillés à l'administration états-unienne sur les résultats de leurs efforts.
Ils sont indubitablement en train de manigancer quelque chose pour sauver le dénommé processus de paix, suite à l'échec confirmé de la mission de l'envoyé pour la paix états-unien, le sénateur Georges Mitchell, qui a essuyé le refus du gouvernement israélien de prolonger le gel de la construction des colonies pendant deux mois, proposé par les Etats-Unis.
Pendant ce temps, le gouvernement israélien a accéléré les travaux de colonisation et annoncé la construction de centaines d'habitations dans les colonies de Al Quds et en Cisjordanie occupés, au mépris total des réactions palestiniennes.
L'intensification des gesticulations égyptiennes coïncide avec la diffusion de certaines informations concernant d'intenses rencontres secrètes au niveau sécuritaire qui se sont tenues à Amman entre des responsables égyptiens, jordaniens et palestiniens, et qui ont résulté dans un accord sur une présence de l'armée jordanienne aux frontières avec le futur Etat palestinien pour empêcher la circulation d'armes.
Cet accord, s'il existe réellement, prétend rassurer les Israéliens qui comptent garder les territoires frontaliers avec la Jordanie et y positionner des forces militaires permanentes sous le prétexte d'empêcher la contrebande des armes ou des combattants, susceptibles de constituer une menace pour la sécurité d'Israël.
Nous ne connaissons pas la nature de cet accord, ni le rôle que pourraient jouer des forces militaires jordaniennes dans le futur, car toutes ces tractations et tous ces arrangements se déroulent dans le secret le plus absolu, afin que le peuple palestinien n'en sache rien.
Toutes les décisions au nom du peuple palestinien sont prises par une poignée de personnes qui gravitent autour du président palestinien, en l'absence de tout mandat de représentation ou de négociation accordé par le peuple. Ce petit groupe coordonne ses actions directement avec les Etats-Unis et s'emploie corps et âme à donner satisfaction au gouvernement Natanyahou.
Il est clair que tout nouvel Etat palestinien sera démilitarisé et désouverainisé. En effet, un Etat qui ne contrôle pas ses frontières ne peut être qualifié d'Etat et encore moins d'Etat souverain.
Nous considérons que la promesse d'un tel Etat ne mérite pas l'ensemble des capitulations qui seront effectuées au nom du peuple palestinien, parmi lesquelles la fin de l'état de guerre, la renonciation aux droits historiques du peuple palestinien, la reconnaissance du caractère exclusivement juif d'Israël.
Le président Mahmoud Abbas a préparé le terrain de ces capitulations lorsqu'il a reconnu les droits historiques des juifs en Palestine lors de sa rencontre avec des représentants de la communauté juive à Washington et qu'il s'est déclaré prêt à renoncer aux droits historiques du peuple palestinien en contrepartie d'une transaction qui conduirait à l'établissement d'un Etat palestinien indépendant sur les frontières de 1967.
C'est dans ce cadre que s'insèrent les manigances de Abou el Gheith et Sleimane. Tout indique en effet qu'elles visent à satisfaire à 100% les exigences de Netanyahou, le but de l'Egypte étant de répondre aux diktats de Netanyahou et Lierberman. Quant au peuple palestinien et ses droits historiques, il reste le dernier souci de la diplomatie égyptienne...  
Traduction : Nadine Acoury 

La violence d’Etat israélienne et la valeur de la vie palestinienne

Israel - 08-11-2010
Par Elia Zureik

Elia Zureik est professeur de Sociologie à l’Université de Queen, Ontario, Canada. Cet article a été publié originellement par Jadal, la lettre d’information de Mada, le Centre arabe de Recherche sociale appliquée. 
Le mépris de la vie palestinienne est une des caractéristiques du comportement des autorités israéliennes envers leurs citoyens arabes depuis la création de l’Etat. Les Palestiniens constituent ce que le philosophe italien Giorgio Agamben appelle « homo sacer », concept selon lequel les lois de l’humanité ne s’appliquent pas à eux. Pour Israël, les Palestiniens existent dans des conditions de « vie nue ». Leur existence minimale est tolérée mais pas mise en valeur. Invariablement, la loi est suspendue lorsqu’il s’agit de traiter des griefs palestiniens. Israël est habituellement prompt à citer la « sécurité nationale » pour justifier ses actions meurtrières.













Octobre 2010 - les Palestiniens de 48 demandent justice pour les 13 morts d'octobre 2000
Pour les citoyens palestiniens de l’Etat, la vie se déroule dans un perpétuel état d’urgence où l’exception à l’application universelle du droit est la règle. L’Etat colonial d‘Israël vit à partir d’un prisme racialisé où l’ethnicité et la race gouvernent le traitement de ses citoyens. Comme dans tous les régimes coloniaux, le territoire et la population sont les deux éléments centraux qu’occupe le colonisateur, et Israël ne fait pas exception. Ces deux composantes constituent la pierre angulaire du sionisme moderne.
Les débats sur la démographie, la population et les colonies sont les expressions logiques du sionisme, et elles continueront d’être sa pierre angulaire jusqu’à ce qu’Israël parvienne à son objectif, à savoir se débarrasser du plus grand nombre possible de ses citoyens palestiniens et prendre le contrôle de davantage de terre.
Quand la loi est appliquée (même de façon minimale) dans de rares situations, c’est la preuve que l’exception est la règle. Par exemple, un policier qui a tué un citoyen arabe en 2006 a été condamné à 15 mois de prison – et ce fut une exception. Dans la majorité des cas, l’Etat traite avec indifférence les morts palestiniens dont il est responsable. Les condamnations clémentes associées à la conduite criminelle des membres de l’appareil sécuritaire sont une preuve supplémentaire du mépris total pour la vie arabe à l’intérieur d’Israël.
En effet, ce fut le seul cas dans lequel un policier ou un soldat fut condamné depuis les protestations de masse d’octobre 2000. En dépit du fait que 13 citoyens palestiniens d’Israël furent tués pendant les manifestations, aucune poursuite judiciaire n’a été lancée contre aucun des policiers impliqués, et tous les dossiers ont été fermés par le procureur général. Pire encore, aucune des recommandations légères de la commission d’enquête Or, qui recherchait des moyens de combler le fossé entre les Juifs et les Arabes dans de nombreux domaines de la vie en Israël, n’a été mise en œuvre par le gouvernement.
La déshumanisation des Palestiniens a sa place dans la rhétorique standard israélienne parmi les membres de l’élite dirigeants, et dans une très large mesure parmi le grand public –jeune et vieux- comme l’ont révélé d’innombrables sondages d’opinion.
. En août 2000, Ehud Barak a appelé les Palestiniens « les crocodiles. »
. Le Chef d’État-major israélien Moshe Yalon les a une fois décrits comme « une manifestation cancéreuse » et a assimilé l’action militaire dans les Territoires occupés à une « chimiothérapie. »
. En mars 2001, le ministre israélien du tourisme de l’époque, feu Rehavem Ze’evi, a traité Yasser Arafat de « scorpion. »
. Après que le Hamas ait remporté la majorité des sièges en 2007, lors d’élections démocratiques sous supervision internationale, Israël a resserré son emprise sur les Territoires palestiniens occupés et s’est lancé dans une politique systématique de punition collective en coupant les entrées de fonds et en réduisant drastiquement les livraisons de nourriture et autres produits essentiels à Gaza, au nom de la « sécurité. »
. Dov Weissglass, qui fut l’un des principaux conseillers des premiers ministres israéliens successifs sur la politique envers les Palestiniens, a décrit la choquante restriction des produits alimentaires et autres produits essentiels aux 1,2 millions de Gazaouis comme « une mise au régime. » En 2006, il a plaisanté avec cynisme : « C’est comme un rendez-vous avec un diététicien. Les Palestiniens vont beaucoup mincir, mais ils ne mourront pas. »

. Rafael Eytan (photo ci-dessus), ancien Chef d’Etat major israélien, faisait référence aux Palestiniens comme à « des cafards dans une bouteille. » L’ancien premier ministre Menachem Begin les appelait « les bêtes à deux pattes. » Dix ans plus tôt, le leader du parti Shas suggérait que Dieu devrait envoyer les « fourmis » palestiniennes au diable et les appelait « des serpents. »
. Plus récemment, en août 2010, le chef sépharade et rabbin Ovadia Yosef a déclaré que « Dieu devrait frapper » les Palestiniens « par un fléau. »
. Dan Schueftan, professeur à l’université de Tel-Aviv, a écrit dans le Maariv, en octobre 2009, que « les Arabes sont le plus grand échec de l’histoire de la race humaine. Il n’y a rien sous le soleil de plus cinglé que les Palestiniens. »
Ces positions individuelles sont incrustées dans l’opinion publique, où des données diffusées en septembre révélaient que 64% des jeunes israéliens entre 15 et 18 ans admettaient que les Arabes en Israël ne jouissaient pas des droits égaux pleins en Israël, et, dans ce groupe, 59% pensaient qu’ils ne devaient pas en jouir.
En octobre 2009, Netanyahu a déclaré que la judaïté de l’Etat devait être reconnue par les Palestiniens comme pré-requis à la paix.
Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères d’Israël et raciste assumé, a déclaré devant les Nations Unies, à New-York en octobre 2010, que « sans reconnaissance d’Israël comme Etat juif, nous ne pouvons pas parvenir à la paix. » L’implication de cette position théocratique est claire : elle exclut le retour de tout réfugié palestinien chez eux en Israël, et elle dépouille les citoyens non-juifs de l’Etat leurs droits humains universels.
Les Palestiniens en Israël sont au mieux considérés comme une « communauté suspecte » que les diverses institutions étatiques et le public juif surveillent de près. Le projet sioniste roule à plein régime, et en droite ligne avec le rêve des fondateurs de l’Etat, les dirigeants actuels et futurs ne prendront aucun repos tant que la présence palestinienne en Israël ne sera pas considérablement réduite.
Les dernières déclarations de Lieberman aux Nations Unies induisent un échange de territoire, avec transfert d’une importante partie de la population arabe d’Israël vers un Etat palestinien bantoustan en Cisjordanie. En conséquence, les pourparlers de paix en cours entre les Palestiniens et Israël sont un projet fictif pour parvenir à une véritable paix, à moins que la direction palestinienne ne succombe totalement aux diktats israéliens avec l’aide du gouvernement des Etats-Unis.
Traduction : MR pour ISM 

Rapport: Israël arrête 403 Palestiniens et perquisitionne 2148 domiciles

08/11/2010  
Un rapport publié, samedi, par le ministère des détenus et des libérés, a passé en revue les violations des forces d’occupation à l’encontre des Palestiniens.  
Ce rapport a révélé que les forces d’occupation ont arrêté, 403 citoyens palestiniens, et perquisitionné 2148 domiciles au cours du mois d’octobre.
Il précise que 95 % des détenus ont été violemment frappés devant leurs proches. 
« Le mois d’octobre a été caractérisé par l’arrestation de 130 mineurs. Les enfants, dont la majorité est originaire de la région d’AlKhalil Hébron et d’AlQuds, ont notamment été condamnés d’un à six mois de prison ainsi qu’à payer une lourde amende. », poursuit ce rapport qui a ajouté que « la police d’occupation a assigné à résidence 60 enfants originaires d’AlQuds ». 
Lien 

Washington livre bientôt à Israël une 1ère série de bombes intelligentes

08/11/2010  
Des rapports israéliens ont révélé, dimanche, que Washington s’apprête à fournir à « Israël » une 1ère série de bombes intelligentes de type GBU 39.  
Selon ces rapports, Washington va fournir très bientôt à l’aviation de l’air israélienne une série de bombes intelligentes pour soi-disant « renforcer de façon considérable les capacités de l’armée israélienne ». 
Selon le quotidien Jérusalem Post, « Israël » sera le premier Etat à l’extérieur des Etats-Unis à recevoir ces types de bombes. 
Le Congrès américain avait approuvé en 2008 la vente à « Israël » de 1000 bombes pénétrantes de type GBU-39, fabriquées par la société Boeing et considérées comme les plus modernes au monde. 
Ces GBU 39, dites Smart Bombs (Bombes Intelligentes) sont de petites bombes, bon marché, développées par l’industrie militaire américaine pour frapper des cibles en profondeur du type bunkers.   
Ces bombes sont capables de pénétrer une couche de béton armé de 90 centimètres d’épaisseur de manière très précise (un périmètre de 3 mètres).  
Ces bombes sont téléguidés vers leur cible à travers un système GPS. Ce système est préprogrammé mais peut être reprogrammé à tout moment et à distance, à partir des installations au sol. 
Or, l’économiste canadien, Michel Chossudovsky, avait indiqué dans un article publié par Mondialisation.ca, qu’une série de bombes GBU-39 ont été livrées à « Israël » en novembre 2008. Selon Chossudovsky, elles ont été utilisées lors des premiers raids aériens contre Gaza.
Il cite le Jérusalem Post qui avait rapporté que ces nouvelles armes, commandées en septembre 2008, étaient arrivées le mois dernier [novembre 2008], et étaient déjà utilisées par les avions de chasse de l’armée israélienne. 
Ces armes ont pu être larguées par les F-15Is de l’armée israélienne, car jusqu'ici ces bombes de petit diamètre ne peuvent être utilisées que par ce type d'avion.

Une terre, divisée

lundi 8 novembre 2010 - 07h:06
Justin Giovannetti - The Link
Des files de véhicules et un sourire à un check-point israélien. La nature imprévisible de l’occupation israélienne signifie que le temps en Palestine travaille autrement, qu’il n’est pas aussi précieux qu’une denrée.
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La Palestine n’a pas d’heure de pointe, elle a des check-points.
Ramallah, Palestine - « Pas de photos ! » cria le chauffeur palestinien alors qu’il se faufilait avec son autocar dans une circulation dense et malaisée en direction du check-point de Qalandya.
Même si le chauffeur reconnut que les Forces de défense israéliennes n’auraient probablement pas tiré sur un étranger qui prenait des photos, l’usage de la force meurtrière est autorisé à Qalandya. Les 600 autres check-points israéliens dispersés à travers la Cisjordanie opèrent de la même manière. Les Palestiniens se voient régulièrement rappelés à cette réalité.
Sur la route qui va de Ramallah - capitale de fait de la Palestine - à Jérusalem, Qalandya est l’un des quelques trous dans le mur d’Israël qui serpente sur 700 kilomètres en Cisjordanie. Un trafic quotidien désordonné de voitures et piétons s’écoule le long du mur couvert de graffitis alors que d’imposants miradors béton et des caméras les surplombent, menaçants.
Des milliers de Palestiniens passent à ce check-point chaque jour, sous la surveillance de soldats lourdement armés des FDI et de la police des frontières israélienne.
En dépit de cet armement et des exigences souvent humiliantes de la police des frontières, de nombreux palestiniens ont un sourire sur leur visage, et tirent parti au mieux de cette situation décidément unique.
Se frayant un passage parmi les véhicules dans la file bloquée en direction de Qalandya, un vendeur de café nous demande nos noms, à nous étrangers, tout en nous proposant du thé turc frais.
En envoyant des baisers et en criant par la fenêtre, « Je vous aime ! », il en propose en plaisantant à une femme étrangère qui voyage dans le même car que moi.
Trois amis se joignent à lui et participent à ce flirt pour s’amuser.
La nature imprévisible de l’occupation israélienne signifie que le temps en Palestine travaille autrement, qu’il n’est pas aussi précieux qu’une denrée. Un trajet de cinq minutes peut demander cinq heures ; tous les rendez-vous sont modifiables et provisoires.
Il est 8 h 15 et la Palestine n’a pas d’heure de pointe, elle a des check-points.
« Nous provoquons le siège. Nous provoquons l’oppression, » me dira Qadoura Mousa, gouverneur de Jénine, deux jours plus tard, à l’université arabo-américaine. « Nous sommes attachés à la paix, mais pas à la paix qu’on nous impose ici ».
En dépit de la rhétorique des autorités palestiniennes, la situation sur le terrain ne relève pas de la provocation, même passive. Cette vie, c’est la normalisation de l’occupation.
Après avoir passé une demi-heure à flatter la pédale de frein, nous arrivons au check-point.
Il ressemble à n’importe quel poste frontière entre le Canada et les Etats-Unis, mais les gardes du contingent n’ont pas plus de 18 ans, ils portent des tenues de camouflage et des armes automatiques.
Après nous avoir arrêtés, un agent homme de la police des frontières monte dans notre autocar avec son fusil d’assaut et se dirige vers l’arrière. Une soldate des FDI monte elle aussi et attend en tête de l’autocar, le fusil à la main.
Les deux armes sont rafistolées, montrant visiblement qu’elles ont déjà servi, et les sûretés sont ôtées. Les chargeurs engagés dans les fusils sont chacun rattachés à un deuxième ; quand ils passent devant nous, nous notons que ces soldats dont prêts à tirer.
Alors que l’agent de la police des frontières israélienne descend l’allée centrale du car, la soldate des FDI attend qu’il soit arrivé à l’arrière et le suit. Les tensions, des deux côtés du fusil, sont nettes.
Aucun passeport n’est encore demandé, mais l’intimidation persiste.
Dans les files voisines à l’extérieur, les Palestiniens se tiennent debout, près de leur voiture, habitués, pendant que des soldats examinent méticuleusement le coffre et les sacs. Même les enfants sont fouillés.
Nous roulons maintenant dans Jérusalem - notre autocar porte une plaque d’immatriculation qui nous a permis de circuler en Israël - et nous continuons vers le sud, vers Bethléhem, en contournant le mur d’un côté et le désert de Judée de l’autre.
Des deux côtés, les autoroutes sous contrôle israélien, même en Israël, sont bordées de barbelés. Alors que nous traversons des colonies - certaines sont carrément des grandes villes et des banlieues où vivent jusqu’à 40 000 personnes -, le mur devient plus impressionnant.
Alors que les Nations-Unies considèrent ces colonies comme illégales, les colons israéliens sont protégés par le mur toujours présent, surplombant l’autoroute, bouchant presque complètement la vue sur les colonies. Autrement, la route va tout droit, sur quatre voies, coupant à travers les montagnes et enjambant les vallées.
La ville de Bethléhem est l’un des lieux saints du christianisme et se trouve aussi sous le total contrôle palestinien. Alors que des millions de touristes chrétiens visitent le lieu de naissance de Jésus chaque année, les hôteliers palestiniens d’ici ont beaucoup de mal à trouver des clients à cause des actions israéliennes.
«  Etre là où Jésus est né et être entouré par un mur, ce n’est pas juste, » dit Khalid Ali, chauffeur de taxi à Bethléhem. « On vient par millions du monde entier visiter cette ville et la basilique où Jésus est né, et ce qu’ils voient, c’est quelque chose de mal, le mur. C’est inacceptable. »
Le mur se trouve à moins de cinq minutes à pied de la basilique de la Nativité. Les colonies, qui dominent l’horizon, séparent maintenant les Chrétiens en Terre sainte.
« Bethléhem devrait être ouverte à tous, sans considération d’âge ou d’autorisation. Ils ne peuvent pas vous donner l’ordre ou l’autorisation de prier ou de ne pas prier, » reprend Ali.
Un poste de contrôle palestinien aux abords de Bethléhem fait faire demi-tour à tout curieux israélien.
« Le mur a affecté l’économie à 100%, » dit Ali. « Quand les gens veulent faire du commerce entre Hébron et Ramallah, ils ne peuvent pas passer par Jérusalem. Il leur faut prendre le chemin du désert, traverser la vallée de Feu. Ça fait une heure et demie de plus de déplacement.
« Jérusalem nous est interdite, à nous Palestiniens. Elle est à 10 minutes (...). Elle est sacrée pour nous et nous ne pouvons pas nous y rendre. C’est inacceptable. »
Le mur est aussi près du camp d’Aïda qu’il était près de la basilique de la Nativité ; Aïda est un camp de réfugiés qui abrite environ 10 000 Palestiniens, il fut construit à l’origine pour les Palestiniens expulsés de leurs foyers par le déferlement des forces israéliennes en 1948.
Juste au-dessus de l’entrée du camp d’Aïda, on voit ce que le professeur en études islamiques, Yusef Salim, appelle la plus grande clé du monde. Sont inscrits dessus, les mots, « Pas à vendre », en arabe et en anglais.
« Elle est symbolique. Les Israéliens ont pris les maisons de beaucoup de gens de ce camp et ces gens ne veulent pas reconstruire alors qu’ils ont des maisons pour y retourner, » dit Salim.
« Ils ont gardé leurs clés, pour pouvoir retourner chez eux, un jour. »
La situation à l’intérieur du camp est désespérée. Une grève des personnels des Nations unies a fait cesser la collecte minimum des ordures existante. Les détritus s’entassent dans les rues et la puanteur des ordures en combustion est partout. Le dépôt de l’aide humanitaire des Nations unies est abandonné, sa porte est fermée pour garder les fûts d’eau à l’intérieur.
Les enseignants des Nations unies aussi sont en grève. A l’extérieur de la cour de l’école primaire de garçons, les enfants grimpent sur des barbelés et escaladent des murs de 12 pieds. Ils n’ont rien d’autre à faire.
Les immeubles en béton construits sur trois étages pour les réfugiés sont dans un état extrême de délabrement, avec des trous de la taille d’un ballon de basket dans les murs et les cages d’escalier. À l’intérieur, des jeunes filles rient un peu nerveusement et montrent ces visiteurs étrangers. Des enfants montent et descendent les escaliers délabrés.
De l’autre côté de la rue de ces immeubles, c’est le mur d’Israël, il sépare les chèvres des réfugiés de leurs pâturages. Les chèvres montent et descendent sur le côté du mur, mangeant les mauvaises herbes et les détritus.
Malgré leur situation, les enfants du camp sont optimistes. Ils parlent avec affection de la récente visite du pape, où celui-ci dénonça leurs conditions pareilles à un apartheid dont il était le témoin. Désignant une grande fresque murale, peinte par le célèbre tagger britannique Bansky, représentant un escalator montant des personnes jusqu’en haut du mur, vers la liberté, les enfants disent conserver l’espoir d’un avenir meilleur.
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Justin Giovannetti s’est rendu en Palestine en qualité de délégué du Quebec invité au Forum mondial de l’Education. (ci-dessous)
Forum Mondial Education 2010 - Palestine
Le Forum mondial de l’Education (FME) se tient en Palestine du 28 au 31 octobre, dans le cadre de la programmation globale du Forum Social Mondial pour l’année 2010. A l’image de l’esprit de convergence des forums, se prépare dès aujourd’hui un carrefour international inédit entre les réseaux actifs dans les champs de l’Education, de la défense des droits des Palestiniens et des mouvement sociaux altermondialistes.
(Source : IPAM)
2 novembre 2010 - The Link - publié initialement par The Link, volume 31, issue 12 - Photo du check-point : Justin Giovannetti - traduction : JPP
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