mercredi 14 avril 2010

Lobby pro-Israël ; Le Canada, premier de classe

publié le mardi 13 avril 2010

 
L’hiver dernier, le groupe Droits et Démocratie s’est retrouvé au centre d’une controverse alors que des membres du conseil d’administration ont voulu orienter cet organisme public dans un sens qui soit plus favorable à Israël. Cette affaire a levé le voile sur les relations très étroites entre le gouvernement conservateur et le lobby pro-Israël au Canada.
Récemment, une équipe de l’émission Une heure sur terre qui s’est rendue en Israël et dans les Territoires palestiniens a constaté que plusieurs Palestiniens et Israéliens sont d’accord sur un point : le Canada est devenu l’allié le plus inconditionnel d’Israël.
C’est notamment ce que pense Shawan Jabarin, le directeur de l’ONG palestinienne Al-Haq. L’an dernier, celle-ci s’était vu accorder une subvention canadienne de 10 000 $, offerte par Droits et Démocratie, pour enquêter sur les allégations de crimes de guerre qui seraient survenus pendant l’offensive israélienne sur Gaza, en décembre 2008.
Ses adversaires l’accusent d’être lié au Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), un groupe placé sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada, des États-Unis et de l’Union européenne.
Informé de la controverse que cette subvention avait créée au Canada, M. Jabarin a offert de remettre l’argent. Mais l’organisme refuse toutefois que soient remises en question sa crédibilité, ses prises de position ou son travail.
Dans son alignement sur Israël, le Canada est désormais plus conservateur, voire plus extrémiste que les États-Unis. — Shawan Jabarin, directeur de l’ONG palestinienne Al-Haq
Retour sur la crise à Droits et démocratie
L’organisme traverse une crise interne depuis plusieurs mois. La grande majorité des employés ont écrit ne plus faire confiance au président du conseil d’administration, Aurel Braun, et à deux autres membres du CA, critiquant notamment leur comportement à l’endroit du président Rémi Beauregard, décédé quelques heures après une réunion houleuse du conseil. Un rapport secret, obtenu par Radio-Canada en février dernier, révélait que les membres du conseil d’administration, nommés par le gouvernement fédéral, militaient pour un changement de cap de l’organisme, afin qu’il soit plus favorable à Israël. Selon plusieurs sources, le conseil reprochait à Rémi Beauregard d’encourager et de subventionner des groupes critiquant les actions d’Israël, notamment lors de l’offensive contre la bande de Gaza en 2009.
Même s’il utilise des mots et s’il a un point de vue différent de Shawan Jabarin, Gerald Steinberg, le directeur de NGO Monitor, à Jérusalem, pense la même chose. Son groupe surveille et dénonce les ONG jugées anti-israéliennes.
Le Canada a une certaine longueur d’avance [dans le ciblage des ONG jugées anti-israéliennes]. — Gerald Steinberg, directeur de NGO Monitor
Il critique notamment Kairos, un organisme canadien d’initiatives oecuméniques pour la justice. « La position de Kairos, qui soutient le boycottage d’Israël, est immorale. Non seulement ne devrait-il pas être subventionné, mais c’est immoral. »
Le gouvernement canadien a justement retiré à l’organisme son financement annuel de 1,6 million de dollars, il y a quelques mois. Le ministre canadien de l’Immigration, Jason Kenney, a par la suite affirmé devant un auditoire formé d’Israéliens que l’organisme avait subi des compressions en raison de ce qu’il a décrit comme des positions anti-israéliennes. Plusieurs ONG ont critiqué la décision du gouvernement Harper, de même que sa position dans la crise que traverse Droits et démocratie.
Vouloir confondre une critique de la colonisation israélienne avec l’antisémitisme, c’est au bout du compte, une tactique pour faire taire. — Mary Corkery, directrice de Kairos
Le bras de fer entre le Canada et les ONG s’inscrit d’ailleurs dans une bataille que mène mondialement le lobby pro-Israël contre les groupes humanitaires.
Pour voir le reportage intégral du journaliste Luc Chartrand et du réalisateur Yanic Lapointe, voir le site de l’émission Une heure sur terre

Violences faites aux femmes ...sous occupation

publié le mardi 13 avril 2010

C Abu Samra

 
Ci-dessous courrier envoyé par une Française de Palestine au Médiateur de l’info de France2 à propos de l’émission Envoyé Spécial du 8 Avril 2010 qui met en avant la violence faite aux femmes. Où ? Mais en Palestine, voyons !
Bonjour,
Je suis Française, épouse d’un Palestinien et vivant en Palestine depuis plus de trente ans, depuis peu de retour en France. Je n’ai pas vu votre émission "Envoyé Spécial" du 8 avril - heureusement, car vu le nombre de réactions scandalisées qui me parviennent, j’en aurais certainement été très malheureuse.
Tous ceux qui sont venus me voir en Palestine, tous ceux qui ont un regard objectif sur ce pays se demandent avec moi pourquoi le choix de la Palestine pour traiter le sujet des femmes battues alors que ce sujet touche la planète entière et qu’en France des femmes meurent régulièrement de violences conjugales ?
Il y a, en Palestine comme ailleurs, des femmes qui souffrent et qui meurent de la violence conjugale ou familiale. Mais combien sont-elles par rapport à tous les Palestiniens, femmes, hommes et enfants, qui souffrent et qui meurent de la violence de l’occupation ? Et si vous choisissez de parler de la violence familiale que peuvent subir les femmes il faut au moins placer le sujet dans ce contexte de privations et d’exaspération dans lequel vit ce peuple depuis 60 ans.
Les femmes palestiniennes sont admirables de dévouement et de résistance. C’est elles qui permettent à ce peuple martyrisé de survivre dans le dénuement le plus complet comme à Gaza assiégé ou dans les villages encerclés par le mur d’annexion, où à Jérusalem où des familles entières sont jetées hors de leur maison familiale pour y installer des colons .... C’est à ces femmes, et à celles prisonnières dans les prisons israéliennes, qu’il faudrait consacrer une émission ... mais cela, vous ne le ferez pas car ce serait dénoncer l’occupation israélienne et l’injustice terrible que subit le peuple palestinien, et pour laquelle la Communauté Internationale et vous, les médias, portez une très grande responsabilité.
Désolée de vous le dire, mais je ne suis pas la seule a être terriblement déçue du parti-pris de votre chaîne qui subit des pressions, je le sais ... mais l’information ne se doit-elle pas d’être libre pour être crédible ?
Claude Abou-Samra (Ramallah, Palestine et Metz, Moselle)
titre et intro : C. Léostic, Afps

Classement confirmé d’une enquête espagnole sur Israël

14/04/2010
Le Tribunal suprême espagnol a confirmé hier le classement d'une enquête pour « crimes contre l'humanité » visant des responsables israéliens présumés d'un bombardement meurtrier à Gaza en 2002. L'Audience nationale, principale instance pénale espagnole, avait décidé en juin de classer cette enquête, ouverte en janvier 2009, et qui avait suscité l'ire d'Israël.
En septembre 2009, deux parties civiles, le Comité de solidarité avec la cause arabe et l'association al-Quds de solidarité avec les peuples du monde arabe, avaient fait appel de cette décision.
L'enquête se fondait sur une plainte du Centre palestinien pour les droits de l'homme dénonçant une frappe aérienne israélienne qui avait tué un dirigeant du Hamas, Salah Chehadeh, et 14 civils palestiniens, le 22 juillet 2002. 

La Ligue arabe appelle les Palestiniens à résister aux menaces d’expulsion

14/04/2010
L'ordre israélien est illégal, martèle Fayyad.


La Ligue arabe a appelé hier les Palestiniens à refuser « d'obtempérer » à tout ordre de l'armée israélienne pouvant conduire à l'expulsion de ressortissants palestiniens séjournant en Cisjordanie occupée. L'organisation panarabe, réunie à son siège au Caire au niveau des représentants permanents de ses 22 membres, affirme son « total soutien aux démarches du peuple palestinien dans les territoires occupés en vue de contrer cette décision », ajoutant qu'elle « se tient au côté de l'Autorité palestinienne dans son refus de cette décision et de tout ce qui en résulte ». La déclaration qualifie le nouvel ordre de l'armée israélienne en ce sens de « raciste » et accuse Israël de vouloir « mettre en œuvre une politique d'expulsions » contre les Palestiniens. La Ligue arabe ajoute avoir demandé aux pays arabes au sein de l'Assemblée générale de l'ONU d'appeler à une réunion d'urgence sur le sujet.
L'Autorité palestinienne a haussé le ton contre ce nouvel ordre militaire. Quelque 200 Palestiniens se sont par ailleurs rassemblés dans le centre de Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie, aux cris de « À bas l'apartheid israélien, Palestine libre ». Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a qualifié, depuis Madrid, « d'illégal » cet ordre.
L'Égypte, l'un des deux voisins arabes d'Israël avec la Jordanie à avoir signé un traité de paix avec l'État hébreu, a déclaré quant à elle « rejeter totalement la décision » israélienne. Dans un communiqué, le ministère égyptien des Affaires étrangères a affirmé qu'il « tiendra Israël responsable de la mise en œuvre (de la décision) et de ses conséquences possibles ».
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a indiqué de son côté que la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et la présidence tournante espagnole de l'Union européenne avaient demandé des « éclaircissements » aux autorités israéliennes sur cet ordre militaire et indiqué que l'UE « réagirait » une fois obtenues ces explications. À Paris, le ministère des Affaires étrangères s'est déclaré « très préoccupé » par la décision d'Israël « de modifier les règles d'expulsion des ressortissants palestiniens séjournant en Cisjordanie » et en appelle au respect de leur liberté de résidence.
Le quotidien israélien Haaretz, ainsi qu'une organisation opposée à l'occupation israélienne en Cisjordanie, Hamoked, avaient indiqué dimanche qu'un nouvel ordre de l'armée visant à empêcher les infiltrations pourrait permettre l'expulsion ou l'arrestation de dizaines de milliers de Palestiniens séjournant en Cisjordanie. L'armée israélienne a démenti avoir l'intention de procéder à des expulsions massives après l'entrée en vigueur, qui devait être prévue hier, de cet ordre militaire.
Parallèlement, la municipalité de Jérusalem s'apprête à donner son feu vert à la construction d'une synagogue et d'une école dans le quartier israélien de Gilo, à Jérusalem-Est annexée, sur des terrains saisis à des Palestiniens, a annoncé hier la radio militaire. Ce projet doit obtenir demain l'aval de la commission de la Planification et de la Construction de la municipalité de Jérusalem, a précisé la radio. 

Kippas made in Palestine

Par Sophie JANEL | 14/04/2010
Des mères de famille et jeunes femmes confectionnent en moyenne 
deux à trois kippas par jour.
Des mères de famille et jeunes femmes confectionnent en moyenne deux à trois kippas par jour.
Reportage À Deir Abu Mash'al, les Palestiniens fabriquent et vendent des kippas.
« Il y a dix ans, je travaillais dans le bâtiment en Israël. Mais après l'éclatement de la seconde intifada en 2000, j'ai perdu mon emploi et je me suis tourné vers le commerce de la kippa », explique ce père de sept enfants, que l'on appellera Khaled car il souhaite garder l'anonymat. À l'instar, d'ailleurs, de toutes les personnes interrogées dans village de Deir Abu Machaal, situé au nord-ouest de Ramallah. « Travailler pour l'occupant est une nécessité pour ces villageois, mais ils ont un peu honte », explique Jamil, un Palestinien rentré il y a deux mois de Dubaï après avoir perdu son emploi de comptable.
Dans certains villages des territoires palestiniens, la kippa est un véritable commerce. À Deir Abou Machaal, trois intermédiaires vont acheter les matières premières à Jérusalem, les vendent aux femmes du village et écoulent les couvre-chefs sur le marché israélien. Khaled est l'un d'eux. Dans son salon couleur ocre, il explique que près de 300 femmes travaillent pour lui. Sur les quelque 4 000 habitants du village, 1 000 femmes fabriqueraient des kippas. « Je les achète entre 15 et 25 shekels (soit entre 4 et 7 dollars) et les revends 10 shekels de plus à mes clients », affirme-t-il tout en sirotant un café à la cardamone.
Samia (son nom a été changé) est l'une de ces femmes. Il y a cinq ans, elle a enseigné à sa fille comment crocheter des kippas. « J'ai commencé à 14 ans, explique la fille de Samia. Je devais aider ma famille. » Sa mère est atteinte d'un cancer du sein et doit aller régulièrement à l'hôpital. La famille ne possède aucune assurance-santé. Son père a perdu son emploi après la seconde intifada. Il travaillait dans le bâtiment pour les Israéliens, mais Samia assure qu'il n'a ni participé à la construction du mur ni à celle des colonies. Maintenant, il tient un petit commerce dans le village. Deux de leurs garçons ont été tués et le troisième vient de sortir de prison. « Je reçois 5 shekels par kippa, et seulement s'il y a beaucoup de couleurs. Sinon, c'est moins », précise Samia alors qu'elle en termine une.
Par jour, ces mères de famille et jeunes femmes confectionnent en moyenne deux à trois kippas. Une bouffée d'air pour ces familles dont le revenu moyen atteint péniblement les 1 500 shekels par mois (environ 400 dollars). Mais lorsque la question de l'acheteur est abordée, des regards s'échangent et le silence tombe. Les kippas crochetées sont généralement portées par les colons.
Une remarque qui fait hausser les épaules de Rania (son nom a été changé), l'air de dire « Il faut bien vivre. » Cela fait 30 ans que Rania tricote ces couvre-chefs d'une vingtaine de centimètres de diamètre. Elle fabrique toutes sortes de kippas, de toutes les couleurs. Et, selon elle, le commerce « n'a jamais été aussi bon ». « Pendant la seconde intifada, nous ne vendions plus rien. Maintenant, la demande est importante, mais il n'y a aucune concurrence. Les trois intermédiaires se sont mis d'accord et proposent le même prix », regrette-t-elle, assurant vendre ses kippas 10 shekels au maximum. « Et ensuite, ils les vendent 60 shekels aux Israéliens qui, eux, les mettent à 100
shekels sur le marché », assure-t-elle, même si, faute de permis, elle ne peut vérifier les étals à Jérusalem.
Le savoir-faire de la kippa se transmet de génération en génération. « Cela permet aux femmes d'être utiles et d'aider leur famille. Et puis, c'est également une monnaie d'échange », commente Jamil. Dans ce village aux immeubles gris souris et aux rues désertes, certains commerçants acceptent de troquer des légumes contre des kippas. Ils savent qu'ils pourront les revendre aisément aux intermédiaires en raison notamment de la multiplication de colons coiffés de ces couvre-chefs crochetés. Selon Khaled, même si un accord de paix est signé, il continuera à vendre des kippas. « C'est une valeur sûre », dit-il. 
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/653574/Kippas_made_in_Palestine_.html

Israël viole la 1701 et accuse Damas de livrer des SCUD au Hezbollah

14/04/2010
Liban-Sud L'armée israélienne a franchi hier la ligne bleue, blindés à l'appui, avant de se replier dans les territoires occupés. Les réactions, notamment des députés du Hezbollah, ne se sont pas fait attendre pendant que Shimon Peres accusait la Syrie d'équiper le parti chiite de missiles de type Scud.
Aux alentours de 7h20 hier, l'armée israélienne a amorcé des travaux « techniques » non loin de la ligne de retrait, également appelée « ligne bleue ». Quelques heures plus tard, cette ligne a été franchie par 50 soldats israéliens, à bord de 15 véhicules blindés. Durant cette incursion, qui a eu lieu au nord du village de Abbassiyé, un bulldozer de l'armée israélienne a entrepris d'aplanir un terrain d'une superficie de 250 mètres carrés, puis les soldats l'ont entouré de fils barbelés.
Vers 9h, l'armée libanaise a notifié la Finul d'une violation de la ligne bleue par l'armée israélienne et un climat de tension s'en est suivi, puisque l'armée s'est déployée en position de combat à une distance de 100 mètres du lieu de l'incursion. Les soldats israéliens ont ensuite renforcé leur présence au moyen de 100 hommes et 20 blindés supplémentaires.
La Finul s'est aussitôt déployée en masse dans la zone, de même que l'armée libanaise qui a été placée en état d'alerte. Des contacts urgents ont été entrepris pour empêcher la situation de dégénérer et ramener la situation à la normale. Ceux-ci ont conduit au retrait total des forces israéliennes et à l'arrêt des travaux amorcés non loin du village de Abbassiyé. Les causes qui ont poussé les soldats israéliens à entamer ces travaux sur le terrain investi ne sont toujours pas connues. Par ailleurs, des mouvements de troupe ont également été notés hier à proximité du village occupé de Ghajar.
Le Liban a choisi de porter plainte à l'ONU contre ces violations. « Le Liban a porté plainte lundi auprès du Conseil de sécurité après que des soldats israéliens eurent traversé samedi la ligne bleue et pénétré en territoire libanais, près de la rivière Wazzani », a déclaré à l'AFP un responsable du ministère des Affaires étrangères, sous le couvert de l'anonymat. « Cela constitue une violation de la souveraineté du Liban et de la résolution 1701 », a-t-il ajouté.
Réagissant immédiatement à ces développements, la délégation du Hezbollah qui s'est entretenue hier avec le président de l'Assemblée nationale française, Bernard Acoyer, a demandé « à la communauté internationale d'exercer des pressions significatives sur Israël pour qu'il mette un terme à ses agressions ». Selon le communiqué publié par le bureau de presse du parti chiite, les discussions ont porté sur « les menaces israéliennes contre le Liban et les violations aériennes et terrestres qui se multiplient ». Le parti a ainsi choisi de souligner « la dangerosité des politiques israéliennes dans les territoires occupés, qui constituent des menaces permanentes pour la stabilité de la région ». La délégation du Hezbollah a demandé à M. Accoyer que « l'arsenal nucléaire israélien soit considéré comme un danger réel ». « Israël fait la sourde oreille et c'est pour cela que la communauté internationale, de même que les forces influentes, comme la France, doivent exercer des pressions plus importantes sur Israël pour l'obliger à revenir sur ses politiques expansionnistes et offensives », a également relevé le communiqué.
Le président israélien Shimon Peres, en visite officielle en France, est de son côté revenu sur les accusations qu'il a portées à la radio israélienne contre la Syrie, qui, selon lui, fournit des missiles Scud au Hezbollah. Selon M. Peres, Damas, en aidant le Hezbollah qui menace Israël, tout en affirmant vouloir la paix, tient un « double langage ». M. Peres devait rencontrer mardi le Premier ministre François Fillon qui s'était rendu fin février à Damas.
Williams
Le ministre des Affaires sociales Sélim Sayegh a reçu hier l'émissaire spécial du secrétaire général de l'ONU, Michaël Williams, qui exhorté la conférence du dialogue à endiguer les opérations militaires qui ont lieu sur l'ensemble du territoire libanais. Les discussions ont également porté sur la nécessité de mettre en application la résolution 1701. De son côté, le député du Courant patriotique libre (CPL) Neemetallah Abi Nasr a affirmé dans le cadre d'un entretien télévisé que « la résistance est légitime lorsqu'un pays est sous occupation ». « Les armes ne sont jamais une source de paix quand elles sont hors du giron de l'État », a-t-il toutefois précisé, exhortant le gouvernement à mettre en application la décision de retirer les armes palestiniennes qui circulent hors des camps. 

Indications confirmant le déclin de l’Entité sioniste

[ 14/04/2010 - 03:30 ]
Palestine – CPI

De l’extérieur, il n’est pas facile de voir les conflits de l’intérieur d’"Israël", dans sa vraie profondeur, ni les défis auxquels font face son gouvernement et son peuple.
En effet, il y a plusieurs défis et sur plusieurs axes, laissant leurs empreintes sur tous les domaines de la vie. On pourra en énumérer trois principaux.
Le premier s’agit de ce déchirement psychologique entre le programme sioniste et les données du terrain sur le niveau local comme sur le niveau mondial. Pour cette raison, des différences essentielles déchirent la gauche et la droite israéliennes. Elles déchirent également la droite et les mouvements et sectes religieux à l’intérieur d’"Israël". Il y a aussi le défi posé par les Arabes de 1948.
Depuis toujours, la gauche israélienne tire la sonnette d’alarme contre la mainmise de la droite sur le pays. Et cela constitue la raison principale de l’ordre donné par David Ben Gourion pour bombarder et faire couler le navire Altalina, dès son arrivée devant la plage de Tel-Aviv, le 22 juin 1948.
En réalité, à bord de ce navire, quelques 930 jeunes juifs venaient d’Europe. Ils faisaient partie de l’organisation Itsel présidée par Menahem Begin. Et des combattants de l’organisation de Haganah, de la gauche sioniste, guidés par le général Yeghal Yadin, bombardèrent le bateau et le firent couler avec tous ceux qui se trouvaient à bord, leurs armes y comprises. Ben Gourion déclara plus tard : « Si ce groupe avait pu entrer dans le pays, l’équilibre des forces aurait été perturbé et nous aurions perdu le pouvoir ».
En "Israël", il y a encore ceux qui croient que Ben Gourion avait raison. Le dernier conflit entre Benyamin Netanyahu (actuel premier ministre israélien) et le président américain Barack Obama vient pour appuyer cette vision. C’est pour cette raison que ces idées font jour, trente-sept ans après sa mort.
Le deuxième grand problème, à l’intérieur de la société israélienne, c’est la position des colons et les religieux extrémistes. Suite à l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, ils ont pris des couleurs. Le conflit entre ceux-ci et les laïcs va jusqu’à des affrontements violents qui laissent des victimes.
Puis les partis religieux commencent à demander de changer les programmes scolaires afin qu’ils reflètent leurs points de vue. Cette demande soulève une grande colère chez tous les Juifs d’"Israël".
Et ce n’est pas tout. Ces partis commencent même à défier le gouvernement, en inaugurant une radio propre à eux, sous le nom "Jali Israël" (selon le journal hébreu Haaretz, le 23 février 2010). Il y a aussi ces journaux et d’autres médias publiés par leurs colonies, publications qui ne font qu’inciter contre le gouvernement et tous les mouvements de paix aussi bien en "Israël" que dans le monde entier.
Et les chefs de l’armée israélienne commencent à exprimer leur inquiétude de voir certains soldats religieux refusant l’application des ordres donnés en ce qui concerne leurs colonies. Ces chefs appellent alors à déraciner les herbes sauvages répandues partout dans l’armée (Maariv, 17 novembre 2009).
Ils vont encore plus loin. Leur gourou, le rabbin Zalman Miland, les appelle à manifester contre les ordres de leurs chefs.
Les chefs religieux appellent les soldats à massacrer les Palestiniens, et les chefs militaires ne peuvent rien faire, selon un long article publié par le journal Yediot Aharonot, le 2 juin 2009.
Selon le journal, au cours de la dernière guerre israélienne menée contre Gaza, il fut révélé que les chefs fidèles incitaient à traiter l’ennemi (les Palestiniens) avec sauvagerie, sans merci, en leur disant que les Palestiniens n’ont pas le droit de vivre sur cette terre, et qu’il ne fallait par conséquent pas leur donner un Etat.
Les sondages d’opinion montrent qu’une grande partie des habitants des colonies juives ne reconnaissent pas le droit du gouvernement (israélien) à évacuer les colonies, une image parlant de ces désarrois qui inquiètent beaucoup d’Israéliens et de chefs de l’armée, et même quelques chefs de la droite au pouvoir.
En troisième lieu, il y a les Arabes de 48, surtout cette génération qui naquit et grandit en "Israël", un grand défi.
Mochet Arnes, ancien ministre israélien, dit que ces gouvernements successifs sont le premier responsable de la radicalisation des Arabes d’"Israël". Il fait illusion au « jour de la terre » où les jeunes arabes du village de Sakhnin hissèrent la photo de Saïd Nasrallah, premier secrétaire du Hezbollah, et la photo du martyr Imad Moghnia (Haaretz, 6 avril 2010).
Mais le journal ne mentionne pas que son Etat sioniste. Beaucoup d’intellectuels juifs voient dans ces Arabes le plus grand défi qui ne cesse de grandir au fil des années.
Il y a beaucoup d’autres défis, mais ces trois-là sont ceux qui peuvent le plus jouer un rôle essentiel dans la vie de l’Israélien moyen, dans son avenir et dans l’avenir de sa famille. 
Article écrit par Dr. Fawzi Al-Asmer du Centre d’études stratégiques Al-Charq
le 10 avril 2010, traduit et résumé par le CPI

Al-Qods:Des décisions pour démolir des maisons palestiniennes et construire d'autres pour les colons

[ 13/04/2010 - 19:14 ]
Al-Qods occupée – CPI

La municipalité de l'occupation israélienne dans la ville occupée d'al-Qods a demandé à la police occupante de présenter des ordres pour la démolition de plusieurs maisons palestiniennes dans la ville sacrée, sous prétexte de la construction sans permission.
Des sources sionistes ont annoncé que le comité de la planification et de la construction dans la municipalité d'al-Qods va approuver de nouveaux projets coloniaux dans la colonie de Jilo.
La radio de l'armée sioniste a dit, le mardi 13/4, que le comité va tenir une séance, le jeudi prochain, dans le but d'annexer de grandes surfaces des terres palestiniennes proches de la colonie de Jilo pour construire des bâtiments pour les colons sionistes.
D'autre part, le journal sioniste "Yediot Ahronot" a dit que le maire chargé des affaires d'al-Qods, Neir Barakat s'est dirigé, le mardi, au centre de la police sioniste dans la ville d'al Qods pour demander la reprise des démolitions des maisons palestiniennes après leur arrêt depuis plus d'un mois.
Il a ajouté que l'occupation va démolir les maisons non reconnues, situées à l'est d'al-Qods dont 20 dans le quartier de Selwan, où il est prévu de construire des jardins publics à leur place, selon la nouvelle loi sioniste.

Des colons sionistes envahissent le tombeau du prophète Youssef à Naplouse

[ 13/04/2010 - 17:31 ]
Naplouse/Toulkarem– CPI

Des sources palestiniennes ont dit que des dizaines de colons extrémistes sionistes ont envahi un lieu saint islamique, à l'Est de la ville de Naplouse, en Cisjordanie occupée, et qui sont venus par plusieurs bus sous la protection de grandes forces de l'armée de l'occupation israélienne qui ont imposé un barrage sécuritaire contre la région et empêchant les palestiniens d'arriver au lieu.
Les sources ont ajouté que les colons sionistes ont effectué, le mardi 13/4, leurs rites à l'intérieur du tombeau du prophète Youssef.
Les sources ont souligné également que de violents affrontements ont éclaté dans l'avenue d'al-Qods et aux alentours du camp de Balata, près du tombeau du prophète Youssef, où les jeunes palestiniens ont fermé les routes en lançant des pierres et des bouteilles vides sur les colons et les soldats sionistes qui ont tiré des balles en caoutchouc et lancé des bombes lacrymogènes sur eux.
Dans le même contexte, un grand nombre de colons sionistes a encerclé la région de Hammam, à l'est du village de Nazla Charkia, au nord de Toulkarem.
Des sources locales ont dit que des dizaines de colons sionistes ont envahi, le mardi à midi, la région sous la protection des forces occupantes.
Des colons sionistes de "Doutan" avaient fait assaut, avant plusieurs jours, dans le village de Nazla pour célébrer leurs fêtes dans les maisons des palestiniens de façon provocante.

Les brigades de Nasser bombardent un regroupement de blindés sionistes à al Boureidj

[ 13/04/2010 - 17:15 ]
Gaza – CPI

Les brigades de Nasser Salah Eddine, la branche militaire des comités de la résistance ont annoncé qu'elles ont ciblé, ce matin mardi 13/4, un regroupement de blindés sionistes qui ont envahi l'est du camp d'al-Boureidj par deux obus de mortier.
"Cette opération vient dans le cadre des actions de la résistance palestinienne qui fait face aux agressions sionistes contre l'Est du camp d'al-Boureidj et confirmer que les palestiniens s'unissent pour défendre leurs territoires, en s'attachant au choix du Djihad et de la résistance comme un seul moyen pour libérer tous les territoires palestiniens occupés", ont dit les brigades de Nasser.
Un Palestinien est tombé en martyr, alors que 3 autres ont été grièvement blessés lors d'un bombardement sioniste contre un groupe de résistants dans le camp d'al-Boureidj, au centre de la Bande de Gaza.

Mechaal rencontre Amr Moussa à Damas

[ 13/04/2010 - 11:51 ]
Damas - CPI

Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal a accueilli, le lundi 12/4, dans son bureau, à Damas, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en présence de certains membres du bureau politique du Hamas.
Les dirigeants ont discuté ensemble sur les derniers évènements dans la scène palestinienne, notamment les récentes pratiques sionistes, ainsi la réconciliation palestinienne.
Le Hamas a insisté sur la réconciliation palestinienne, en appelant à des efforts arabes renforcés pour parvenir avec la direction égyptienne à un consensus national palestinien.
«On a discuté des dernières pratiques sauvages de l’occupation, notamment contre les lieux saints ainsi que sa dernière décision illégale pour expulser des milliers de palestiniens de leurs territoires, surtout en Cisjordanie en condamnant à 7 ans de prison ferme contre tout palestinien retrouvé "infiltré", selon les propos de l’entité sioniste», a souligné une source bien infirmée.

Des garanties américaines à Netanyahu pour rayer le droit des réfugiés palestiniens

[ 13/04/2010 - 12:58 ]
Al Qods occupée - CPI

Des sources médiatiques palestiniennes ont révélé des tentatives du président américain, Barak Obama pour élaborer  une lettre de garanties américaines semblable à celle qui a été offerte par l’ex-président W.George Bush à l’entité sioniste, à propos des grandes colonies construites sur les territoires palestiniens.
Le journal Maqdissi d’Al Manar a rapporté des hauts responsables américains que la lettre des garanties qu'Obama et ses conseillers se penchent pour l’élaborer stipulera des promesses, des garanties sécuritaires et des réponses décisives et convaincantes face aux inquiétudes sécuritaires de l’entité sioniste dont les dispositifs sur les frontières.
«Washington soutient Tel Aviv pour son appel à mettre fin à la question des demandes palestiniennes à propos des réfugiés et de renoncer au droit de retour», a souligné le journal en citant le contexte de la lettre des garanties américaines au profit de l’entité sioniste.
Le journal a précisé que la direction de la maison blanche a contacté beaucoup de pays arabes et des côtés palestiniens pour abandonner le droit de retour afin de mettre fin à la question des réfugiés et aider à l’élaboration des prévisions américaines à propos de la paix au Moyen-Orient.

Les services sionistes se déguisent en un centre d’étude pour avoir des nouvelles sur la résistance

[ 13/04/2010 - 13:57 ]
Gaza - CPI

Un site sécuritaire palestinien a révélé dans un rapport publié selon les demandes des palestiniens, que les services de renseignements sionistes ont contacté des téléphones fixes et portables de certains palestiniens à travers des numéraux internationaux et étranges, sous le nom des centres d’études internationaux ou palestiniens à l’étranger, visant à sonder leurs opinions sur plusieurs affaires sécuritaires très sensibles et ciblant la sécurité nationale palestinienne interne.
Les citoyens palestiniens ont indiqué au centre sécuritaire «d’Al Majd», le lundi 12/4, que le service sécuritaire sioniste, Shen Beit les a interrogé sur les roquettes et les résistants palestiniens, ainsi que leurs localités.
«Que pourriez-vous faire si des résistants s’installeront près de votre maison : vous les attaquez ou vous les protégez?», a souligné le site électronique palestinien en exprimant cette affirmation palestinienne posée par le Shen Beit.
D’autres exemples qui se sont déroulés à Gaza, une adolescente sioniste a téléphoné à un Gazaoui en prétendant qu’elle travaille dans une entreprise dans les territoires palestiniens occupés en 1948, en lui demandant de remplir le questionnaire par téléphone.

Des incursions et des affrontements à Ramallah, Bethléem et Naplouse

[ 13/04/2010 - 12:22 ]
Cisjordanie - CPI

Les forces de l'occupation ont envahi, aujourd'hui à l'aube, le mardi 13/4, la ville de Bethléem, où elles ont enlevé un Palestinien, alors que d'autres forces ont envahi le village de Bilin, près de Ramallah et ont convoqué plusieurs jeunes palestiniens.
Une force spéciale de l'armée sioniste a envahi le tombeau du prophète Youssef, à Naplouse.
Des sources locales ont dit, ce matin, qu'une force de l'armée sioniste a encerclé le restaurant d'al-Kout, situé dans la rue d'al Mahd, à Bethléem, en cassant ses contenus avant d'enlever le jeune Chadi Mohamed Abdallah al-Harimi, 27 ans.
Les forces sionistes ont envahi également le village de Chouawra, à l'Est de Bethléem, en convoquant un jeune palestinien.
Dans la ville de Naplouse, de violents affrontements ont éclaté entre plusieurs jeunes palestiniens et les forces occupantes, durant les dernières heures de la nuit de lundi, après que des dizaines de colons sionistes ont pénétré dans le tombeau du prophète de Youssef.

Les palestiniens de 48 refusent l'expulsion

[ 13/04/2010 - 11:40 ]
El Destour jordanien – CPI

Les Palestiniens qui habitent dans la ville de Yafa, dans les territoires palestiniens occupés en 1948, ont renouvelé leur refus à la politique sioniste de judaïsation et de fixation des colons sionistes dans les quartiers arabes, à Yafa.
Lors d'une réunion populaire organisée par le comité de suivi des affaires des Palestiniens de 1948, sous le titre :"La lutte et le défi", Cheikh Raed Salah, le président du mouvement islamique dans les territoires palestiniens occupés en 1948 a vu que les autorités de l'occupation parient sur un enjeu échoué, en soulignant qu'elles peuvent confisquer les terres ou les maisons, à Yafa, mais elles sont incapables de modifier l’histoire présente ou de l'avenir de Yafa qui parle la langue arabe.

L’expulsion des Palestiniens de la Cisjordanie menace la Jordanie

[ 13/04/2010 - 11:32 ]
Amman - CPI

Le parti jordanien du front islamique allié aux frères musulmans a affirmé que la décision de l’occupation d’expulser des milliers de Palestiniens de leurs territoires, notamment de la Cisjordanie, représente une violation, sans précédent, et une menace réelle contre la Jordanie.
Le responsable du dossier palestinien, au gouvernement jordanien, l’ingénieur Hassan Dhnibate a demandé, le lundi 12/4, dans une déclaration de presse, la nécessité de faire face à cette décision illégale, en appelant à œuvrer efficacement pour presser sur l’occupation et rendre justice aux palestiniens opprimés et mettre en vigueur les décisions de l’ONU concernant les droits légaux du peuple palestinien qui souffre énormément sous l’occupation.

«Il faut arrêter par tous les moyens les pratiques oppressives et illégales de l’occupation qui poursuit systématiquement de violer les conventions et lois internationales, notamment après sa décision de transférer les Palestiniens de leurs territoires, au  moment où les arabes s’attachent aux délires et illusions du prétendu processus de paix», a contesté le leader jordanien contre la politique discriminatoire et raciste de l’occupation.

Le responsable jordanien a condamné fortement l’infiltration des juifs venant du monde entier, qui est bien programmée par le gouvernement sioniste, en violant toutes les lois, chartes internationales et humaines.
Le leader Jordanien a appelé la Ligue arabe à renoncer immédiatement à son initiative de paix avec l’occupation israélienne et d’adopter une stratégie officielle et tangible pour l’appui immuable de la résistance nationale palestinienne, en exhortant l’autorité de Ramallah à l’importance de renforcer les intérêts suprêmes du peuple palestinien et de cesser de pourchasser les résistants en Cisjordanie.

Un martyr et trois blessés après un bombardement sioniste à al-Boureidj

[ 13/04/2010 - 10:57 ]
Gaza – CPI

Un résistant palestinien a été tué, alors que 3 autres au moins ont été blessés lors d'un bombardement des avions et des artilleries sionistes contre les hommes de la résistance palestinienne qui se sont accrochés, le mardi à l'aube 13/4, avec les soldats sionistes, à l'Est du camp d'al-Boureidj, au milieu de la Bande de Gaza.
Le directeur des urgences au ministère de la santé, Dr. Mouawia Hassanein,  a dit que des équipes de secours ont pu transporter le corps du martyr Marwan Faraj al-Jarba, 25 ans, et trois blessés, à l'hôpital des martyrs d'al-Aqsa.
Des témoins oculaires ont affirmé que de violents affrontements ont éclatés entre un groupe de résistants et les forces occupantes, à l'est du camp d'al-Boureidj avant l'arrivée des renforts sionistes, dont des hélicoptères qui ont lancé au moins deux missiles sur la région des affrontements.
Les Sarayas d'al-Qods, la branche militaire du mouvement du Djihad islamique en Palestine, ont déclaré que ses résistants ont fait face à des forces spéciales sionistes qui se sont infiltrées, à l'est du camp d'al-Boureidj. 

Israël va autoriser la construction d’une synagogue à Jérusalem-Est

Publié le 13-04-2010
La municipalité de Jérusalem s’apprête à donner son feu vert à la construction d’une synagogue et d’une école dans le quartier israélien de Gilo, à Jérusalem-Est annexée, sur des terrains saisis à des Palestiniens, a annoncé mardi la radio militaire israélienne. Qu’à cela ne tienne ! Déroulons jeudi le tapis rouge du sang des Palestiniens au président de cet Etat raciste et voleur, pour l’encourager dans cette voie.
Ce projet doit obtenir jeudi l’aval de la commission de la planification et de la construction de la municipalité de Jérusalem, a précisé la radio. (Oh, comme c’est amusant : le jour même de l’inauguration de la "promenade Ben Gourion" à Paris par Delanoë et Dati !)
Le secrétaire du gouvernement Tzvi Hauser a pour sa part réaffirmé mardi à la radio publique que "Le gouvernement actuel poursuit la politique de construction menée depuis 42 ans à Jérusalem et n’a pas l’intention d’en changer".
Le cabinet de sécurité, composé des sept ministres les plus importants, s’est réuni lundi pour discuter des réponses à apporter à onze requêtes du président Barack Obama lors de sa rencontre avec M. Netanyahu le 24 mars à Washington en vue de relancer les négociations avec les Palestiniens bloquées depuis plus d’un an. (Oui, oui, relance de la poudre aux yeux, continuons à prendre les gens pour des imbéciles !)
Mais, vous n’avez pas encore lu la meilleure :
"Nous avons des doutes sur le fait que les Palestiniens sont mûrs pour la paix, alors qu’ils donnent des noms de terroristes à des rues et places publiques" en Cisjordanie, a ajouté M. Hauser, évoquant, à El-Bireh, près de Ramallah, une rue inaugurée il y a 12 ans, et portant le nom de Yahya Ayach, un militant du Hamas mort en 1996, et qualifié de "super-terroriste".
NDLR : Ce résistant palestinien a été assassiné par le Shin Bet israélien, sous les ordres de... Shimon Peres, alors premier ministre ! Mais seuls des antisémites parleront dans ce cas de terrorisme !
CAPJPO-EuroPalestine

L’AIPAC agit !

Makram M. Ahmad
L’organisation de l’AIPAC (American Israël Public Affairs Committee), l’un des plus forts groupes de pression sioniste aux Etats-Unis, partisan du Likoud israélien, a commencé sa campagne. Cette campagne vise à contraindre le président américain, Barack Obama, à revenir sur sa décision qui conditionne le gel du projet colonialiste à Jérusalem-Est pour reprendre des négociations indirectes entre les Palestiniens et les Israéliens autour des questions du statut final et pour alléger les pressions sur le premier ministre Benyamin Netanyahu. Cela afin de préserver sa coalition au pouvoir qui regroupe l’extrême droite israélienne et qui considère Jérusalem-Est comme partie de la capitale éternelle d’Israël.
Les dirigeants de l’Aipac ne nient pas que la campagne a deux principaux objectifs pour encercler le président américain. Le premier est d’opérer une division au sein de l’administration américaine en comptant sur des personnes connues pour leur alignement total sur les positions israéliennes comme Denis Roth, ex-envoyé de l’administration de Bill Clinton au Moyen-Orient accusé par le président palestinien Yasser Arafat de travailler pour Israël aux dépens de l’intérêt des Palestiniens. Le deuxième objectif est de mobiliser le plus grand nombre de membres du Congrès américain parmi les partis démocratique et républicain. Cela, afin de barrer la route au président américain s’il décide d’adopter une mesure pratique contre le gouvernement du Likoud, comme arrêter les garanties des crédits de colonisation, comme l’a fait l’ex-secrétaire d’Etat James Becker sous le mandat de Bush père.
Selon le plan d’Aipac, il s’agit aussi d’obliger l’administration américaine à éviter tout différend public entre les deux alliés, les Etats-Unis et Israël, autour de toutes les questions relatives au Moyen-Orient et d’œuvrer à régler ces problèmes de manière secrète à travers une entente directe. Il s’agit aussi d’interdire à l’administration américaine de surprendre le gouvernement israélien par des positions ou des mesures relatives au processus de paix, de sorte que les deux parties se mettent d’accord à l’avance. Ce qui signifie la complicité des deux parties aux dépens des intérêts des Palestiniens. Ceci signifie aussi obliger Washington à ne présenter aucune suggestion comprenant un cadre global de règlement ou des fondements et principes de règlement, et tout laisser aux négociations des deux parties palestinienne et israélienne sans aucune intervention américaine. En d’autres termes, l’Aipac veut obliger Obama à renoncer à tous ses plans pour le règlement de la crise du Moyen-Orient et permettre ainsi à Israël d’imposer le fait accompli et d’étendre la protection américaine non seulement à la sécurité d’Israël, mais à ses avidités colonialistes.

Problème de terminologie dans le conflit palestino-israélien

Abdallah Al-Achaal
Sans nul doute, la pérennité du conflit arabo-israélien nous a rendus incapables de faire la distinction entre les différentes terminologies. A tel point que le sommet de Syrthe a craint d’annoncer la fin du processus de paix, pour ne pas se trouver dans le piège de chercher une alternative au concept du « processus de paix », qui serait remplacé par « mobilisation officielle » ou « soutien à la résistance arabe » tel qu’il a été véhiculé au cours du sommet. A travers cet article, j’essayerai de trancher la confusion autour de certains concepts propres au conflit du siècle. Le processus de paix est une tentative de parvenir à un règlement ou à une solution à certains aspects du conflit opposant les Arabes aux Israéliens. Il a commencé à l’issue de l’agression israélienne de 1967 en vertu de la résolution 242 du Conseil de sécurité qui a établi des principes fondamentaux à travers lesquels il fallait parvenir à un règlement. Ensuite, des textes se sont multipliés allant dans ce même sens, qu’on appelle les références du processus de paix de la part du Conseil de sécurité, des Etats-Unis et de la partie arabe. Il est à noter que deux initiatives arabes de paix ont vu le jour : l’une au sommet arabe de Fès en 1982, proposé par le roi Fahd qui était l’héritier du trône à l’époque, et l’autre au sommet arabe de Beyrouth en 2002 proposée par le roi Abdallah, alors qu’il était prince héritier. Ces deux initiatives déterminaient la vision du monde arabe vis-à-vis des conditions de la paix avec Israël. D’ailleurs, nous ignorons à juste titre la relation existant entre ces deux initiatives et entre l’offensive israélienne sur Beyrouth en 1982 et sur Jénine en 2002. Israël avait proposé pour sa part un nombre d’initiatives. La différence entre les initiatives israéliennes et arabes est que les Arabes veulent régler le conflit afin de restituer les droits aux habitants originaux, tout en étant totalement conscients qu’Israël a été créé sans aucune légitimité sur la terre palestinienne. Mais les Arabes réalisent également qu’Israël est l’incarnation d’un large projet sioniste visant toute la région arabe mais qu’il est exécuté graduellement et selon les circonstances et les opportunités qui s’y présentent. L’essence du processus de paix est la négociation entre les parties belligérantes sur ces références. Israël, quant à lui, considère ce processus comme une occasion pour soumettre les Arabes, briser son isolement, normaliser son existence dans la région et supprimer les obstacles psychologiques du refus arabe et de sa colère contre son agression et ses plans expansionnistes. En réalité, les Arabes ont cru, même si ce n’est que pour un moment, qu’Israël était un Etat normal et qu’il est possible de parvenir à un règlement avec lui dans certaines limites, voire de coopérer avec dans l’avenir. Mais les Arabes ont été choqués lorsqu’ils ont vu que 40 ans après, leur bilan était fragile au moment Israël a considéré que le processus de paix était l’alternative de la paix avec les Arabes. D’autant plus qu’il a réalisé à Israël l’expansion à travers l’extermination, l’oppression et, enfin, l’effritement de la nation arabe de manière à servir ses plans expansionnistes et colonialistes intransigeants dans la région. Le point de discorde entre les Arabes et Israël réside dans le fait que Tel-Aviv croit que le conflit avec les Arabes est durable et que le processus de paix n’empêche pas l’usage de tous les moyens, y compris la force militaire, pour mener à bien ses objectifs. Alors que les Arabes, eux, ont compris que la simple existence d’une référence et d’une scène pour le processus de paix, abstraction faite de représentants ou d’acteurs, est à elle seule suffisante et les incite à anéantir les éventualités du conflit dans sa forme militaire. Ils ont cru néanmoins qu’ils ont vu la fin de l’époque du conflit militaire ouvert avec Israël. Même si Tel-Aviv persistait dans ses opérations militaires pour exécuter son plan, y compris les assassinats et les liquidations des personnalités civiles, politiques et militaires, voire des intellectuels à chaque fois que leur présence éveillait la conscience arabe ou résistait au plan sioniste.
Si les initiatives de paix sont toujours de mise, le problème ne réside pas dans la récupération de la scène du processus de paix. Mais le problème est que le processus de paix qui est bâti sur la négociation conformément à la partie arabe diffère de celle d’Israël et ses points forts avec en tête la répression militaire, la procuration politique qu’il reçoit des habitants d’Israël et enfin le soutien américain illimité. Plus important encore est l’objectif déclaré, à savoir celui de réaliser le plan d’Israël uniquement, de manière à ce que le processus soit un outil pour revêtir son plan de la légitimité requise. C’est effectivement ce scénario qui a abouti. Nous avons alors été témoins d’un recul de la volonté arabe collective, de la vision arabe globale de la gestion du processus de paix avec Israël. Sans oublier bien sûr le rôle primordial joué par Washington au niveau des pressions exercées sur tout le monde pour empêcher une cristallisation de la vision arabe. Ce qui aboutirait par conséquent à une perte d’Al-Aqsa, à la judaïsation de Jérusalem et de la Cisjordanie, alors que nous sombrons dans une polémique stérile sur la réforme de la Ligue arabe et sur la volonté de parvenir à une entente impossible entre le Fatah et le Hamas. Cette dite entente est impossible au sens propre du terme parce que la division arabe est inhérente au plan israélien qui estime que la réconciliation serait établie automatiquement si une volonté arabe globale existait en vue d’isoler Israël de la région dans un affrontement arabe global. Raison pour laquelle le plus dangereux dans cette pérennité du conflit arabo-israélien, vieux de 40 ans, est qu’Israël et ses symboles sont devenus des faits habituels dans les consciences arabes.
Enfin, je dirais que l’initiative arabe de paix demeure une déclaration arabe affichée de la position des Arabes sur les conditions de la paix, que le processus de paix soit lancé sur les rails ou non, ou bien que la région se trouve au bord d’une guerre globale. Son retrait ne serait ni un acquis pour les Arabes ni une défaite pour Israël.

mardi 13 avril 2010

La France coopérerait aux assassinats politiques perpétrés par le Mossad

12 avril 2010
Depuis
Beyrouth (Liban)


Selon une enquête du journal tunisien Dounia El Watan, cité par Al-Manar, l’assassinat du dirigeant du Hamas Mahmoud Mabhouh à Dubaï, le 20 janvier 2010, aurait nécessité une équipe bien plus importante que celle déjà mise en cause par les Emirats arabes unis.
Aux tueurs, il faudrait ajouter une équipe de repérage des lieux dirigée par un ancien responsable sécuritaire de la Tunisie, Ahmad Bannour.
M. Bannour vivrait actuellement en exil en France et aurait constitué une cellule de renseignement pour le compte joint des services israélien et français.
Ahmed Bannour a fuit la Tunisie après la découverte de ses activités d’espionnage au profit du Mossad israélien. Profitant de ses responsabilités au sein de l’Etat, il avait organisé le bombardement du siège du Fatah à Tunis, le 1er octobre 1985 —auquel Yasser Arafat (dit Abou Ammar) échappa—, puis l’assassinat d’un autre leader palestinien, Khalil Al-Wazir (dit Abou Jihad), le 16 avril 1988.
Sous couvert d’une société française qu’il contrôlerait, Ahmed Bannour aurait envoyé deux « hommes d’affaire » français et une équipe de techniciens négocier à Dubaï un contrat d’installation d’ascenseurs. A cette occasion, les agents français se seraient procuré les plans de l’hôtel où Mahmoud Mabhouh devait descendre ainsi que ceux du système de sécurité de l’hôtel.
La société française de M. Bannour est par ailleurs citée dans une affaire d’espionnage actuellement pendante devant la Cour militaire du Liban. Elle a servi de couverture pour l’immigration à Beyrouth de ressortissants tunisiens et égyptiens travaillant pour le Mossad. Ceux-ci projetaient un attentat contre la radio de cheikh Hussein Fadlallah et l’assassinat du secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah.
http://www.voltairenet.org/article164902.html