lundi 15 mars 2010

Mossad, permis de tuer ; La grande hypocrisie occidentale

publié le lundi 15 mars 2010
Gilles Munier

 
« Il y a plus d’aspects et d’acteurs internationaux à l’œuvre dans cette affaire qu’il n’y paraît à première vue »
L’assassinat du dirigeant palestinien Mahmoud al-Mabhouh, qui avait déjà échappé à trois tentatives d’assassinat auparavant, le 20 janvier, à Dubaï, porte indubitablement le sceau du Mossad - corroboré par la quasi certitude de l’Israélien moyen - malgré les dénégations d’Israël, notamment celles de Netanyahou. Or, selon les règles du Mossad, de son vrai nom, Institut d’espionnage et d’Opérations spéciales, établies par Meir Amit, premier directeur de l’agence d’intelligence, « ... toute exécution doit être avalisée par le Premier ministre en exercice. Toute exécution est ainsi soutenue par l’Etat, l’ultime sanction judiciaire de la loi. L’exécutant n’est donc pas différent du bourreau nommé par l’Etat ou de tout autre exécuteur désigné par la loi ». Aucun exécutant, ou assassin, ne peut ainsi opérer sans que ne lui soit produit ce document signé, le permis de tuer. Et il semblerait qu’il y ait eu une réunion entre Netanyahou et le chef du Mossad, Meir Dagan début janvier, selon le Sunday Times.
Il est certain que dans les chaumières et la presse en Israël, les applaudissements ont crépité. Certains journaux occidentaux n’ont pas caché leur admiration devant le brio de l’opération, le coup d’éclat, même si la discrétion qui devait être le maître mot de l’opération a été éventée avec le passage en boucle des images des assassins sur les télévisions du monde. Car il ne fait aucun doute que cet assassinat est tout simplement un CRIME, de quelque qualification qu’on lui donne. Israël a violé, une fois de plus d’entre toutes les fois, l’article 6 de la Convention Internationale sur les Droits civils et politiques, qui définit le droit à la vie, « en poursuivant une politique d’assassinats de Palestiniens qu’il décrit comme terroristes sans chercher en premier à les arrêter pour les juger » (Tribunal Russell, Barcelone 2010).
« Il y a plus d’aspects et d’acteurs internationaux à l’œuvre dans cette affaire qu’il n’y paraît à première vue »
Pour Bruce Riedel, ancien de la CIA, « C’est en toute probabilité une opération du Mossad. Tout en porte la signature- les passeports, européens, la rapidité avec laquelle l’équipe a disparu du pays, tout cela s’ajoute pour en donner une image plutôt convaincante ». « Ce que les autorités de Dubaï découvrent n’est pas seulement une opération isolée mais probablement l’entière agence du Mossad. Dubaï serait l’endroit idéal pour entreprendre, non seulement une opération isolée, mais des opérations à long terme contre l’Iran ». Pour Michael Ross, agent du Mossad à la retraite, « il serait naïf de penser qu’Israël n’a pas un doigt dans l’affaire » a-t-il dit à la BBC et d’ajouter : « Je pense qu’il y a plus d’aspects et d’acteurs internationaux à l’œuvre dans cette affaire qu’il n’y paraît à première vue ».
L’Angleterre, la France, l’Allemagne, l’Australie et l’Irlande, tous ont poussé des cris d’orfraie à l’idée que les assassins avaient utilisé leurs passeports – bizarrement pas ceux des Etats-Unis ! -, d’abord supposés faux, puis reconnus vrais car ils appartenaient à des Européens possédant aussi la nationalité israélienne, dont le nombre s’élève à 350 000. Ils ont protesté de leur ignorance mais de multiples indications suggèrent qu’ils ont, ainsi que leurs service de sécurité, eu vent du complot plus qu’ils ne le prétendent.
Des allégations que le Mossad avait prévenu la Grande Bretagne ont fait surface dans le journal britannique Daily Mail qui précise que « le Foreign Office et le MI 6 ont été informés de l’opération avant qu’elle n’ait lieu ». La source est « un membre du service israélien d’intelligence en exercice. Il a dit que le gouvernement britannique a été informé… Il n’y aucune participation britannique et (le gouvernement) ignorait le nom de la cible. On leur a dit que les exécutants voyageaient avec des passeports britanniques ». Selon une autre source proche du quotidien The Independent, les services de sécurité de Dubaï ont fourni, six jours avant l’opération, à « un diplomate britannique » (le consul ?) les détails sur ces passeports britanniques et n’ont reçu aucune réponse….
Le Canada avait, lors de la tentative d’assassinat de Khaled Meshaal, en 1997, protesté violemment contre l’utilisation par les assassins venus d’Israël de documents canadiens. Israël avait promis de ne plus rien faire de semblable, comme il avait fait la même promesse à Margaret Thatcher en 1987 avec la découverte de 8 passeports oubliés par le Mossad dans une cabine téléphonique en RFA, et à la Nouvelle-Zélande en 2005 après l’emprisonnement de deux de ses agents. Ian Wilcocks, l’ancien ambassadeur d’Australie en Israël dit avoir averti, dans les années 1990, les officiels du ministère des Affaires étrangères israélien de ne plus fabriquer de faux passeports pour des opérations secrètes.
Il semble donc que l’appropriation par Israël de documents étrangers soit une pratique courante, ancienne, tolérée par les pays européens, associée à sa pratique de l’exécution extrajudiciaire de ses adversaires. Les manifestations de colère ou de surprise, que toutes deux engendrent ne sont là que pour la forme. Il n’y aura donc pas de contrecoup diplomatique pour Israël. On est loin des tollés qui avaient suivi les « fatwas » prononcées à l’encontre de personnalités, dont Salman Roushdi, par Khomeiny ou autres clercs. Mais Israël, c’est Israël.
Qui plus est, la Grande Bretagne vient de décider, au lendemain de ce scandale, de modifier la législation en matière de crimes de guerre afin que les criminels recherchés - ils sont six- pour l’agression sur Gaza dite « Plomb endurci » tels Tzipi Livni, Shaul Moffaz, Ehud Barak, ne puissent plus être inquiétés lors de leur séjour en Grande-Bretagne. Comment pourrait-il en être autrement si l’on sait que Tony Blair et Gordon Brown, depuis 2007, sont les parrains du National Jewish Fund qui finance l’installation de colonies sur les terres spoliées aux Palestiniens [1].
Mais cette complicité avec le terrorisme d’Etat d’Israël, passive ou active, va bien plus loin. La salle de commandement de l’opération se trouvait en Autriche, ce qui signifie que les assassins n’ont pas eu de contacts les uns avec les autres, donc ne pouvaient être repérés. Les cartes de crédit ont été émises par Payoneer, une banque de New York, opérant aussi à Tel-Aviv, à travers la banque Metabank basée dans l’Etat de l’Iowa. Un examen approfondi des liens de Payoneer révèle que Yuval Tal, cadre exécutif, est un ancien membre des forces d’opérations spéciales de l’armée israélienne et le financeur de Taglit Birthrights qui organise des voyages gratuits en Israël de jeunes juifs. Payoneer a reçu son capital-risques de Carmel Ventures, située à Herzilya, en Israël, Greylock Partners, avec parmi ses associés, Moshe Mor, un ancien capitaine de l’intelligence militaire israélienne, et Crossbar Capital, dont le fondateur a géré une entreprise hors d’Israël. Metabank a une histoire d’ennuis financiers et les cartes de crédit sont sa principale source de revenus. Il était facile, pour ceux qui le voulaient, de se procurer des cartes de crédit en ligne. Si rien, à l’heure actuelle, ne prouve le l’implication de ces établissements, ces indices méritent d’être étudiés…
La communauté sayanin
Cependant, souligne Gordon Thomas, fin connaisseur du Mossad, rien ne pourrait se faire si le Mossad ne bénéficiait pas du soutien inconditionnel de la communauté juive dans le cadre d’un système appelé sayanim, qui veut dire « aider ». Des dizaines d’aides sont soigneusement recrutés et fournissent la logistique aux agents du Mossad sans poser de questions : une banque fournira des fonds jour et nuit, une agence de location de voiture, un véhicule, un docteur, une assistance médicale ou un poison. C’est ainsi qu’un docteur sayan a fourni les ingrédients de la décoction que devait boire Yasser Arafat, ce que son docteur personnel a confirmé : « l’empoisonnement est très probable dans ce cas ». Lors de l’assassinat par le Mossad de Gerald Bull, scientifique canadien et meilleur expert en balistique de renommée mondiale qui avait refusé de mettre ses compétences au service d’Israël mais les avait offerts à Saddam Hussein, la communauté sayanim avait lancé une guerre psychologique à l’adresse des médias européennes disant que Saddam en était à l’origine… Il en fut de même lors de l’assassinat de Fathi Shkaki, chef du Jihad Islamique à Malte en 1995 où les deux tueurs reçurent d’un sayan un passeport britannique et une moto utile à l’opération.
Qu’est-ce qui pousse certains pays à sacrifier sur l’autel du terrorisme israélien les bases qui fondent un Etat : la souveraineté, l’état de droit et la sécurité personnelle et nationale. Si la politique israélienne communément admise de violations de souveraineté des autres pays pour tuer ou enlever ses adversaires devient la règle, ce sera le règne de la loi de la jungle. Tout un chacun pourra craindre d’être la cible d’équipes de tueurs étrangers, que rien ne viendra retenir. Les assassinats extrajudiciaires d’Israël tourne en dérision la notion de souveraineté. L’élimination d’opposants par des polices secrètes, hors des frontières, était une pratique récurrente de la Gestapo, du GPU de Staline, de Pinochet. Elle est maintenant celle des « Forces Spéciales » des Etats-Unis et de la division occulte de la CIA. Tolérer ces pratiques signifie la fin de l’état de droit, les polices secrètes jouant, comme en Israël, le rôle de juge, jurés, procureur et exécuteur, sans connaître de freins de nature légale ou judiciaire. Comment, demain, un pays pourra-t-il protéger ceux qui, sur son territoire, s’aventurent à critiquer Israël ?
Dubaï ne veut être une tête de pont occidentale dans le détroit d’Ormuz
Derrière l’assassinat de Mahmoud al-Mabhouh se profilent des événements bien plus graves : en entraînant le Hamas dans des représailles (contre Netanyahou, vraisemblablement), Israël ouvrirait le champ à des attaques contre l’Iran. Les Etats-Unis lorgnent depuis Bush sur les Emirats Arabes Unis et comment s’y prendre pour y déployer des troupes en cas de conflit armé avec la République Islamique. Aucune stratégie militaire n’a de chance de succès si on n’établit pas de prime abord une tête de pont à travers l’étroit chenal du détroit d’Ormuz pour empêcher sa fermeture par l’Iran.
L’extension du conflit palestinien, ou encore l’élargissement de la zone de « guerre contre le terrorisme » à Dubaï a peu de chances d’aboutir. La célérité avec laquelle les forces de sécurité de l’émirat ont enquêté, rassemblé les preuves, les indices, donné un maximum de publicité à leurs révélations prouve que Dubaï refuse que sa qualité de centre financier et économique, et que ses intérêts soient pollués par des actions terroristes israéliennes. Il en va de sa réputation, de sa survie et de sa prospérité, même si la crise l’a frappé.
Disons pour conclure, que la prétendue « incompétence » des agents du Mossad, relevée par les critiques en Israël, - être photographiés par les multiples caméras de vidéosurveillance - ne traduit que l’arrogance et le racisme des Israéliens à l’encontre des Arabes, qu’ils fussent palestiniens ou autres. Pour eux, l’habileté, l’intelligence, le professionnalisme ne peuvent qu’être israéliens, les autres n’étant que de pauvres bédouins devenus riches… [2]
[1] il s’agit du JNF UK :
[2] Sources :
Gordon Thomas, auteur de Gideon’s Spies
Mossad’s Murderous Reach : The Larger Political Issues, par James Petras :http://www.informationclearinghouse...
More details emerge on assassination of Hamas leader in Dubai, par Ann Talbot : http://www.wsws.org/article2010/mar...
Israël remains silent over Mossad role scandal, par Fran O’Sullivan : http://www.nzherald.co.nz/israeli-s...
Israël « admit » to NZ spy mission : http://www.nzherald.co.nz/israeli-s...
Mossad murder, par John Cherian http://www.flonnet.com/stories/2010...
© G. Munier/X.Jardez

Le rapport secret palestinien

publié le dimanche 14 mars 2010

Gilles Paris

 
(La notion de secret est toute relative, ne serait-ce que parce que les Palestiniens sont parmi les mieux écoutés, mais pas au sens où on l’entend…)
Le site electronic intifada a rendu public cette semaine un rapport [1] rédigé en décembre 2009 par le responsable palestinien des négociations avec Israël, Saëb Erekat (la presse en avait fait état, mais seulement partiellement à notre connaissance). Il est précédé d’un commentaire particulièrement acerbe. L’Autorité palestinienne n’est manifestement pas la tasse de thé des animateurs du site, qui ne se privent pas de rappeler que l’unité de négociation dirigée par M. Erekat est coordonnée par un think-tank britannique, Adam Smith International Ltd, et financée entièrement par des fonds occidentaux (ce dont il ne se cache pas).
Chargé de ce dossier depuis bientôt deux décennies, longtemps sous la houlette de Ahmed Qoreï, Saëb Erekat, par ailleurs député de Jéricho, dresse un tableau particulièrement sombre de la situation, auquel s’ajoute la cassure interne palestinien dont le Hamas, et lui seul, est présenté comme responsable. A cet instant, les Palestiniens enregistrent échec sur échec. La tentative de lier la reprise des négociations à un gel de la colonisation israélienne a échoué. De même, la partie israélienne semble avoir convaincu les Etats-Unis qu’il ne faut pas reprendre les négociations là où elles s’étaient arrêtées en décembre 2008.
Autant sur le premier point la position palestinienne est consistante, autant elle laisse à désirer sur le second compte tenu des prises de positions du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui minore au printemps 2009 leur intérêt. Il est vrai que les déclarations, à ce moment là, de M. Abbas sont suivies d’un discours du nouveau premier ministre, Benyamin Nétanyahou, qui montre que son prédécesseur, Ehoud Olmert, était autrement plus ouvert à l’automne 2008 même si son mandat politique se limitait depuis septembre à expédier les affaires courantes (il avait démissionné à la suite de scandales politico-financiers).
Saëb Erekat rappelle (version palestinienne) ces positions sur les principaux sujets : annexion de 6,5% de la Cisjordanie (les Palestiniens acceptent 1,9%) compensée par des échanges de terre, partage de Jérusalem selon un principe “clintonien” (ce qui est peuplé de Palestiniens est palestinien, ce qui est peuplé d’Israéliens est israélien), acceptation de 5000 réfugiés de 1948 en cinq ans (les Palestiniens en demandent 150 000 sur dix ans).
Face à ce tableau, “quoi faire” se semande le Lénine de Jéricho, avant de proposer des pistes qui en disent long sur le manque d’alternatives palestiniennes :
1) recourir aux Nations unies (comme si elles pouvaient jouer un rôle en surplomb des Etats-Unis dans cette affaire) pour tenter de préserver la Ligne verte comme base de négociation, surtout pour la question de Jérusalem, en un mot sauver la formulation de la “feuille de route” acceptée en 2003 par toutes les parties et selon laquelle il convient de “mettre fin à l’occupation qui a commencé en 1967″. Faire de même pour que le règlement de la question des réfugiés se fasse en référence à la résolution 194 qui, selon les Palestiniens, contient le principe d’un “droit au retour” contesté par les Israéliens. Même sans faire référence à ce “droit”, ce que déplore avec virulence electronic intifada, le cadre de cette résolution semble présenter des avantages indéniables pour les Palestiniens. Comme si les Nations unies pouvaient jouer un rôle en surplomb des Etats-Unis dans cette affaire.
2) saisir la Cour internationale de justice pour prendre acte des violations imputées aux Israéliens. Au vu de la condamnation de la “clôture de sécurité”, on se demande bien en quoi ce recours peut modifier le rapport de force.
3) obtenir des termes de références américains, sur le modèle des “paramètres Clinton”, pour tenir le choc dans les négociations face au rouleau-compresseur israélien.
4) enfin, et c’est sans doute le plus intéressant, imaginer des plans B palestiniens. Parmi ceux-ci, Saëb Erekat évoque une remobilisation de l’OLP sur un mode incantatoire, la création de l’Autorité palestinienne s’est accompagné en effet d’un rétrécissement sans précédent du mouvement national palestinien aux territoires de Gaza et de Cisjordanie, puis de la Cisjordanie s’agissant du Fatah, sa colonne vertébrale. Il parle aussi d’une réflexion approfondie sur la viabilité de la solution des deux Etats (c’est la menace à peine voilée d’une conversion à la solution de l’Etat unique que la presse a principalement relatée).
Il évoque aussi, et c’est nouveau, une campagne de résistance non-violente (une “intifada blanche” selon le chroniqueur militaire du Yédioth Aharonoth, Alex Fishman) : boycottage des produits israéliens, interdiction du travail palestinien (principalement de construction) dans les colonies israéliennes (est-ce réalisable ?) Saëb Erekat évoque enfin la ”bombe atomique palestinienne” : la dissolution de l’Autorité palestinienne et la dénonciation des accords d’Oslo. Leur caractère dissuasif est effectivement indiscutable. Mais la direction palestinienne en a-t-elle jamais eu la capacité ?
[1] voir en anglais et en PDF sous l’article
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"

L’UE prête à des sanctions unilatérales contre Téhéran

15/03/2010
L'Union européenne est désormais prête à imposer de son propre chef des sanctions renforcées contre l'Iran sur son programme nucléaire, faute d'accord à l'ONU où la Chine reste très réticente, ont indiqué hier des ministres européens, en marge d'une réunion de chefs de la diplomatie de l'UE en Finlande. « Mais nous devons discuter de quel type de sanctions », a précisé le ministre français, Bernard Kouchner. Son homologue finlandais, Alexander Stubb, a abondé dans ce sens hier, après avoir déjà parlé samedi de l'existence d'un « consensus suffisant » au sein de l'UE sur la question. Si la voie diplomatique échoue avec Téhéran « nous irons vers des sanctions de l'ONU », a-t-il dit. Et « faute d'accord (au Conseil de sécurité de l'ONU), je pense qu'il y a un consensus qui émerge à l'intérieur de l'UE pour prendre certaines mesures unilatérales du côté européen », a ajouté le ministre.
C'est la première fois que les responsables européens font état aussi clairement d'une telle disposition, qui avait été encore récemment écartée par plusieurs pays à Bruxelles. Toutefois, selon une diplomate, l'unanimité des Européens n'est pas encore acquise. « La Suède en particulier est très réservée », a-t-elle indiqué. La Turquie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, également présent en Finlande, a signifié à l'UE son rejet de sanctions.
Par ailleurs, les Émirats arabes unis respecteront toute nouvelle sanction qu'imposerait le Conseil de sécurité de l'ONU à l'Iran, un pays avec lequel Abou Dhabi maintient de fortes relations commerciales, a déclaré samedi le ministre émirati des Affaires étrangères, Abdallah ben Zayed al-Nahyane. Il a souligné que « sur cette question, les Émirats agiront comme tout autre membre de l'ONU ». Le ministre a cependant exprimé l'espoir de parvenir à un règlement avec l'Iran « par les voies diplomatiques » et « avant d'atteindre ce stade ». 

Lula au Proche-Orient pour promouvoir la paix et le dialogue avec l’Iran

15/03/2010
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est arrivé hier à Jérusalem, pour la première visite d'un chef d'État brésilien en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Le programme officiel de cette visite de quatre jours commencera aujourd'hui par un entretien avec le président israélien, Shimon Peres. M. Lula, qui est accompagné par une délégation de 80 entrepreneurs, rencontrera également aujourd'hui le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la dirigeante de l'opposition, l'ex-chef de la diplomatie Tzipi Livni. Il se rendra demain en Cisjordanie afin de rencontrer les dirigeants palestiniens, avant de visiter la Jordanie mercredi. Au cours de son séjour, le président brésilien s'efforcera de favoriser les négociations de paix israélo-palestiniennes et prônera le dialogue avec l'Iran, un sujet de désaccord majeur avec Israël. En recevant la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton la semaine dernière, M. Lula, qui s'oppose à de nouvelles sanctions contre Téhéran, avait affirmé qu'il ne fallait pas « mettre l'Iran le dos au mur ». 
15/03/2010 Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est arrivé hier à Jérusalem, pour la première visite d'un chef d'État brésilien en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Le programme officiel de cette visite de quatre jours commencera aujourd'hui par un entretien avec le président israélien, Shimon Peres. M. Lula, qui est accompagné par une délégation de 80 entrepreneurs, rencontrera également aujourd'hui le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la dirigeante de l'opposition, l'ex-chef de la diplomatie Tzipi Livni. Il se rendra demain en Cisjordanie afin de rencontrer les dirigeants palestiniens, avant de visiter la Jordanie mercredi. Au cours de son séjour, le président brésilien s'efforcera de favoriser les négociations de paix israélo-palestiniennes et prônera le dialogue avec l'Iran, un sujet de désaccord majeur avec Israël. En recevant la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton la semaine dernière, M. Lula, qui s'oppose à de nouvelles sanctions contre Téhéran, avait affirmé qu'il ne fallait pas « mettre l'Iran le dos au mur ».  

L’Iran se dit prêt à aider à la réconciliation interpalestinienne

15/03/2010
Téhéran est prêt à aider à la réconciliation interpalestinienne, a déclaré un responsable iranien après des propos du président palestinien Mahmoud Abbas accusant l'Iran d'entraver les efforts pour mettre fin aux divisions entre le Fateh et le Hamas, selon l'agence officielle IRNA. « La République islamique d'Iran est prête à aider pour une entente entre le Fateh et le Hamas », a déclaré un responsable politique du ministère des Affaires étrangères iranien. « La position de principe de la République islamique est de soutenir l'unité des groupes palestiniens », a-t-il ajouté. M. Abbas avait accusé vendredi l'Iran d'être derrière l'echec de la réconciliation des principaux mouvements palestiniens, le Fateh, son propre parti, et le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. « L'Iran ne veut pas que le Hamas signe le document de réconciliation du Caire », avait déploré M. Abbas. « Après avoir donné dans un premier temps leur approbation à cet accord », les dirigeants du mouvement islamiste Hamas « ont invoqué par la suite des prétextes pour ne pas le signer », avait-il ajouté.

La voie indirecte vers un État palestinien ?

15/03/2010
* Daoud Kuttab est directeur du Community Media Network à Amman, en
 Jordanie. Il a enseigné le journalisme à l’université de Princeton.
* Daoud Kuttab est directeur du Community Media Network à Amman, en Jordanie. Il a enseigné le journalisme à l’université de Princeton.
Par Daoud Kuttab*

Les Palestiniens et les Israéliens ont des attentes différentes, et probablement contradictoires, des négociations indirectes relancées par les États-Unis.
Israël a accueilli favorablement la décision de la Ligue arabe, quelque peu réticente, d'appuyer l'appel du président palestinien Mahmoud Abbas pour que le principe de ces discussions soit accepté par les Arabes. Il est clair que du point de vue du gouvernement de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l'amorce de discussions indirectes, alors même que les activités de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem n'ont pas été gelées, peut être en quelque sorte considérée comme une victoire. Il faut rappeler que, alors que ces discussions indirectes n'en étaient qu'à la phase préparatoire, le gouvernement israélien avalisait le projet de construction de 112 unités d'habitation au sud de Bethléem, ainsi que 1 600 nouvelles implantations dans Jérusalem-Est.
Pour les Palestiniens, ces discussions, même indirectes, doivent se concentrer sur un seul point stratégique : les frontières. Cette nouvelle idée a pour but d'amener les Israéliens et les Palestiniens à un accord sur les frontières d'un État palestinien dont tous, parties prenantes et communauté internationale, s'accordent à dire que c'est la seule solution pour en finir avec ce conflit engagé depuis de trop longues années.
Les Palestiniens veulent que les territoires occupés par les Israéliens depuis la guerre de juin 1967 constituent le territoire de l'État palestinien. Cette demande est en accord avec les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment la résolution 242 qui établit « l'inadmissibilité de l'acquisition de territoires par la guerre ».
Mais un retour aux frontières de 1967 impliquerait que d'importantes implantations, ainsi que de plus petites et Jérusalem-Est, seraient alors intégrées dans ce nouvel État palestinien. Peu de gens y croient. Les discussions précédentes ont envisagé le principe d'un échange de territoires, ce qui permettrait à Israël de garder de nombreuses grandes implantations en échange de territoires israéliens cédés aux Palestiniens. L'échange le plus probable comprendrait probablement des territoires qui permettraient de créer un corridor entre la Cisjordanie et la bande de Gaza.
Le cas de Jérusalem sera probablement plus difficile à résoudre. Les Palestiniens et les Israéliens ont déclaré publiquement qu'ils ne voulaient pas d'un mur de séparation entre Jérusalem-Est et Jérusalem-Ouest. La plupart des idées qui circulent actuellement reprennent la proposition de l'ancien président américain Bill Clinton pour que les communautés juives de Jérusalem intègrent Israël et que les communautés arabes intègrent la Palestine.
Mais cette idée est fragilisée par la récente invasion de propriétés palestiniennes au cœur du quartier Sheikh Jarah de Jérusalem-Est par des militants de la droite israélienne. Des centaines de pacifistes israéliens, accompagnés d'activistes internationaux, ont rejoint les Palestiniens évincés pour protester contre les actions de ces colons radicaux qui ont reçu le soutien de responsables municipaux et gouvernementaux.
Dans ces circonstances, il est malheureusement peu probable que les négociations indirectes aboutissent à un résultat tangible pour ce qui est des frontières d'un État palestinien - d'autant plus improbable que ces négociations indirectes sont supposées aboutir dans un délai de quatre mois.
Le processus pourrait cependant être aussi important que le résultat pour les deux parties. Pour les Israéliens, ces discussions permettront un relâchement des pressions américaines et internationales tout en apportant une forme de légitimité à la position de M. Netanyahu consistant à discuter d'une paix sans pour autant renoncer aux implantations et à Jérusalem. Certains diront que cet apparent soutien au processus de paix sans concession de territoires est la position qu'Israël maintient, avec succès, depuis des années.
Mais pour les Palestiniens, ce processus est différent de ceux entrepris par le passé. Le refus entêté de s'asseoir face à face à la table des négociations tant que les activités d'implantations ne sont pas totalement gelées a eu pour effet de polariser l'attention sur ce que de nombreux observateurs considèrent comme le point crucial du régime de colonisation israélien.
Palestiniens et Israéliens, ainsi que la communauté internationale, sont conscients des modalités de ce qui constituerait un accord acceptable pour les majorités respectives des deux camps. En insistant sur la nécessité d'aboutir à des accords sur les frontières dans un délai limité, les Palestiniens disent en fait qu'il n'est pas nécessaire de négocier par étapes ; ils préfèrent d'abord valider un accord final et ensuite revenir sur les modalités de son application.
Le nouvel aspect le plus intéressant de cette reprise du dialogue indirect est peut-être ce qui est en train de se passer sur le terrain dans les territoires occupés. Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad travaille activement à un plan stratégique dont on s'attend à ce qu'il entraîne de facto un État palestinien dans les 18 mois. On constate par ailleurs une montée des manifestations à caractère non violent tandis que les actes de violences et les attentats-suicide sont de moins en moins courants.
Les négociateurs américains qui envisagent de jouer un rôle actif dans ces discussions indirectes, et qui s'assiéront pour la première fois à la table des négociations si un face-à-face devait avoir lieu, ont apparemment promis aux Palestiniens que les États-Unis n'hésiteront pas à pointer du doigt le camp qui osera faire échouer les négociations.
Une telle déclaration de la part des Américains (dans le cas où Israël serait le fautif) donnerait aux Palestiniens l'occasion de déclarer l'échec de ces discussions et donc d'envisager une déclaration unilatérale de création d'un État palestinien dans l'espoir que la communauté internationale reconnaîtra un tel État. L'Europe a déjà déclaré qu'elle reconnaîtrait, le cas échéant, cette déclaration unilatérale. Dans ce cas, les Américains auraient quelques difficultés à refuser de reconnaître un État palestinien alors même que la communauté internationale a déjà établi que c'est la seule solution acceptable à cet insoluble conflit.

© Project Syndicate, 2010.
Traduit de l'anglais par Frédérique Destribats. 

Netanyahu tente d’apaiser les tensions avec Washington, qui ne décolère pas

15/03/2010
La mine sombre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu 
présidait hier la réunion hebdomadaire du cabinet. Il a tenté de calmer 
la colère de Washington, mais sans y parvenir. Jim 
Hollander/Pool/Reuters
La mine sombre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu présidait hier la réunion hebdomadaire du cabinet. Il a tenté de calmer la colère de Washington, mais sans y parvenir. Jim Hollander/Pool/Reuters
Proche-Orient L'administration américaine enfonce le clou, renouvelant ses critiques et répétant que l'annonce du projet immobilier de Jérusalem-Est avait été ressentie comme une « insulte » par les États-Unis.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est efforcé de minimiser la grave crise qui perdure avec les États-Unis, mais sans parvenir à apaiser la colère de Washington. La presse israélienne s'est alarmée hier de la « crise ouverte » avec Washington, au vu des vives réactions américaines à l'annonce, durant la récente visite du vice-président Joe Biden, d'un nouveau projet de colonisation à Jérusalem-Est. Cette annonce - la construction de 1 600 logements juifs - a été ressentie comme une « humiliation » par le principal allié d'Israël. Elle a exaspéré les Palestiniens et suscité les condamnations de la communauté internationale qui ne reconnaît pas l'annexion de Jérusalem-Est.
« À la lecture des journaux, je propose qu'on ne se laisse pas emporter et qu'on se calme. Nous savons traiter ce genre de situations avec sang-froid », a déclaré hier M. Netanyahu, au début de la réunion hebdomadaire du cabinet. « Il s'agit d'une erreur regrettable mais non intentionnelle, qui ne doit pas se reproduire », a-t-il reconnu, après avoir mis en place une commission administrative chargée d'enquêter sur les ratés de la visite de M. Biden. Selon son entourage, M. Netanyahu a été « surpris » de la vive réaction des États-Unis.
Enfonçant le clou, l'administration américaine a renouvelé ses critiques hier, répétant que l'annonce du projet immobilier de Jérusalem-Est avait été ressentie comme une « insulte » par les États-Unis et la qualifiant de « destructrice » pour le processus de paix au Proche-Orient. « Cela a sapé la très fragile tentative d'amener la paix », a jugé le principal conseiller du président Barack Obama, David Axelrod, sur CNN.
Pour les analystes et éditorialistes israéliens, « la crise longtemps attendue entre Israël et les États-Unis depuis que Benjamin Netanyahu a pris ses fonctions (le 1er avril 2009) a finalement éclaté ». Selon eux, M. Netanyahu a voulu jouer au plus fin entre l'aile droite de sa coalition, attachée à la colonisation, et les États-Unis, qui veulent une relance du processus de paix, mais il a échoué pitoyablement. « Il s'agit d'une crise très sérieuse. Durant sa première année au pouvoir, Netanyahu a très finement manœuvré, comme un funambule sur son fil. Mais cette fois, il est tombé », estime Alon Liel, un ex-directeur des Affaires étrangères. « Le moment de vérité est arrivé. Netanyahu doit décider s'il est sérieux et s'il veut répondre honnêtement aux demandes américaines et internationales », a-t-il dit à l'AFP. M. Netanyahu « va devoir choisir entre, d'une part, ses convictions idéologiques ainsi que son alliance avec la droite, et, de l'autre, la nécessité de garder le soutien des États-Unis », a renchéri le quotidien Haaretz (gauche). Un soutien d'autant plus nécessaire qu'Israël compte sur Washington pour stopper le programme nucléaire iranien.

L'UE met Israël sous pression
Vendredi, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton avait, lors d'un entretien téléphonique de près d'une heure avec M. Netanyahu, employé des mots très durs pour condamner l'attitude israélienne jugée « profondément négative » envers Washington. Pour tenter de calmer le jeu, le Premier ministre a exprimé ses regrets, mais uniquement sur le moment choisi pour annoncer ce projet de colonisation. Mais il n'est pas revenu sur sa politique de colonisation. Il a contacté samedi ses alliés européens les plus proches, la chancelière allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, les assurant qu'il n'y avait pas « d'accélération de la colonisation ». Le « monde comprend que les quartiers juifs (de Jérusalem-Est) continueront à faire partie intégrante d'Israël » dans tout accord de paix futur, a plaidé M. Netanyahu. Toutefois, l'Union européenne a demandé à Israël de cesser de contrarier les efforts de reprise des négociations de paix, à la veille de la première visite dans la région de son chef de la diplomatie, la Britannique Catherine Ashton. Emboîtant le pas aux États-Unis, Mme Ashton s'est dit « très préoccupée ». Elle a appelé M. Netanyahu à « faire preuve de leadership » en jouant sincèrement le jeu de la paix. « Nous avons besoin d'un accord négocié de paix, il doit arriver rapidement et maintenant », a-t-elle ajouté.
Sur le terrain, l'armée israélienne a prolongé jusqu'à demain minuit le bouclage strict de la Cisjordanie occupée. Ce bouclage est imposé depuis jeudi minuit de crainte de « troubles et d'attentats », selon un porte-parole militaire. À Jérusalem, l'accès à l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, a été à nouveau interdit hier aux musulmans de moins de 50 ans, la police israélienne redoutant de nouveaux heurts. Le 5 mars, des violences avec des manifestants palestiniens avaient fait plusieurs dizaines de blessés, dont 15 policiers.
En outre, l'armée israélienne a capturé hier un cadre militaire du Hamas en Cisjordanie occupée, Maher Odeh, recherché depuis des années. Le mouvement islamiste palestinien a accusé l'Autorité palestinienne d'avoir aidé à cette arrestation, mais un responsable de la sécurité au sein de l'Autorité palestinienne a rejeté les accusations du Hamas.
http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/650262/Netanyahu_tente_d%27apaiser_les_tensions_avec_Washington%2C_qui_ne_decolere_pas.html

La marche d'al-Bayareq arrive à al-Qods malgré le siège

[ 15/03/2010 - 10:11 ]
Al-Qods occupée – CPI

L'organisation d'al-Bayareq a annoncé, le dimanche après-midi 14/3, l'arrivée des bus de sa marche vers la ville occupée d'al-Aqsa et la mosquée sainte d'al-Aqsa, malgré les mesures renforcées imposées par les autorités de l'occupation contre la ville sacrée dès les premières heures de l'aube.
L'association a souligné dans un communiqué de presse que l'occupation a installé plusieurs barrages sur toutes les routes qui mènent vers al-Qods, notamment la route n°6, ainsi que celle qui relie entre Yafa et al-Qods et les entrées de la ville.
Elle a ajouté que l'insistance des croyants a facilité l'arrivée de tous les bus à al-Qods malgré les mesures oppressives sionistes.

OCHA : l'occupation exécute 108 incursions en une semaine en blessant 72 Palestiniens

[ 14/03/2010 - 18:32 ]
Al-Qods occupée – CPI

Le bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA) qui appartient à l'ONU a dit que la semaine courante a témoigné du plus haut nombre de blessés palestiniens, depuis juillet 2008.
Dans son rapport hebdomadaire, Ocha a souligné que 72 palestiniens ont été blessés durant une semaine en Cisjordanie occupée dont la plupart se sont exposés aux agressions des forces de l'occupation dans la ville occupée d'al-Qods, tout en soulignant que 38 Palestiniens ont été blessés durant le 3 mars seulement, lors des affrontements entre les palestiniens et les forces occupantes aux alentours de la mosquée sainte d'al-Aqsa et dans la vieille ville d'al-Qods.
Le rapport a ajouté que les affrontements sont arrivés aux autres quartiers dans la ville sacrée, où les forces occupantes ont arrêté plus de 20 palestiniens lors des accrochages qui ont éclaté le lendemain.
24 palestiniens dont 8 enfants ont été blessés durant la même semaine lors des manifestations en Cisjordanie occupée, dont 11 blessés lors des protestations contre l'élargissement de la colonie sioniste de Halamiche, dans la région de Ramallah, ainsi que 5 à Beit Jala et le village de Naline et 6 autres dans le village d'Erak Bourine, selon le rapport.
OCHA a souligné dans son rapport que les forces occupantes ont effectué 108 incursions dans les villes et villages palestiniens durant une semaine seulement.

Une marche massive à Gaza appelle à une Intifada pour casser le blocus sioniste

[ 14/03/2010 - 17:37 ]
Gaza – CPI

Des centaines de citoyens palestiniens et des solidaires étrangers ont participé, le dimanche 14/3, à une marche massive devant le passage de Beit Hanoun, au nord de la Bande de Gaza pour condamner le blocus sioniste renforcé et la fermeture des passages.
Des blessés, des handicapés, des orphelins, ainsi que les familles des captifs palestiniens et les victimes du blocus et des dernières agressions sionistes contre la Bande de Gaza ont condamné les pratiques sionistes en portant des drapeaux palestiniens et répétant des slogans qui appellent à la fin du blocus et à la liberté de Gaza.
La marche qui vient dans le cadre des activités appelées "Arrêtez 1000 jours de blocus et donnez la liberté à Gaza", s'est dirigée à partir de la ville de Beit Hanoun vers le passage contrôlé par les forces de l'occupation.
Le député et président du comité populaire anti-blocus, l'ingénieur, Jamal al-Khoudari, a appelé dans une conférence de presse devant le passage à une Intifada palestinienne, arabe, islamique et internationale pour casser le blocus.
"Cette Intifada doit se faire à travers la continuation des activités populaires, partout dans le monde et l'arrivée des autres solidaires étrangers, à Gaza, pour voir la situation catastrophique et transmettre cette image au monde, dans le but de pratiquer des pressions sur l'occupation et mettre fin au blocus inhumain", a dit al-Khoudari.
Il a ajouté qu'on doit déclencher une Intifada juridique pour condamner l'occupation à cause de ses crimes continuels contre le peuple palestinien, tout en renouvelant son appel au sommet arabe pour former une haute délégation qui visitera Gaza et travaillera pour finir le sévère blocus sioniste.

Pour le quatrième jour consécutif l'occupation interdit aux croyants d'entrer à la mosquée sainte d'al-Aqsa

[ 14/03/2010 - 17:18 ]
Al-Qods occupée – CPI

Les forces de l'occupation poursuivent, pour le 4ème jour successif, leurs restrictions et mesures oppressives en interdisant aux croyants palestiniens d'entrer à la mosquée sainte d'al-Aqsa.
La radio sioniste a dit, le dimanche 14/3, que les autorités israéliennes ne permettent qu'aux gens ayant plus de 50 ans d'entrer dans la mosquée sainte d'al-Aqsa à condition qu'ils possèdent des cartes bleues.
Elles ont empêché également les visiteurs d'entrer dans les esplanades d'al-Aqsa.
Les habitants de la ville occupée d'al-Qods se sont affrontés, le samedi soir, avec les forces occupantes dans les quartiers proches d'al-Aqsa à cause de l'escalade des mesures oppressives sionistes.

Plusieurs Palestiniens blessés lors d'une attaque des colons sionistes conte un village à Naplouse

[ 14/03/2010 - 12:19 ]
Naplouse – CPI

Plusieurs Palestiniens ont été blessés, le samedi soir 13/3, lors d'une incursion des forces de l'occupation dans le village d'Erak Bourine, au sud-ouest de la ville de Naplouse pour protéger les colons sionistes qui ont attaqué ce village situé près de la colonie sioniste de "Brakah" installée illégalement sur les terres des Palestiniens.
Des sources locales bien-informées ont dit que plusieurs citoyens palestiniens qui ont fait face aux attaques des colons sionistes contre leur village ont été blessés par les forces occupantes qui sont arrivés pour renforcer les colons.
On souligne que le village d'Erak Bourine s'expose aux agressions continuelles des colons sionistes qui habitent dans la colonie de Brakah.

L'occupation enlève le Moudjahid d'al-Qassam Maher Oudah

[ 14/03/2010 - 11:44 ]
Ramallah – CPI

Des sources militaires sionistes ont dit que les forces de l'armée de l'occupation israélienne ont arrêté, le samedi soir 13/3, le Moudjahid d'al-Qassam, Maher Oudah, l'un des leaders du mouvement du Hamas, au milieu de la Cisjordanie, après une poursuite depuis l'année 1990.
La télévision sioniste a rapporté d'un porte-parole militaire que les forces occupantes ont arrêté Oudah dans le village de Bir Nabalah, au sud de Ramallah, au milieu de la Cisjordanie, malgré que cette région soit sous le contrôle de l'autorité d'Abbas, tout en soulignant aux coordinations sécuritaires entre les deux côtés.
Les sources sionistes ont souligné qu'Oudah est recherché par les forces occupantes depuis les années 90 à cause de sa participation et planification pour l'exécution des opérations martyres, selon les prétentions sionistes.
De son côté, le mouvement du Hamas en Cisjordanie a affirmé que la détention du son célèbre leader, Cheikh Maher Oudah vient à cause de la participation des milices fidèles à l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, aux campagnes de poursuite contre Oudah et les autres résistants palestiniens.
Il a déclaré que la résistance est le choix stratégique du Hamas et que l'arrestation ou l'assassinat des leaders sont le prix de la dignité du peuple palestinien.

Des Palestiniens attaquent un barrage militaire sioniste

[ 14/03/2010 - 11:35 ]
Al-Qods occupée – CPI

Le barrage de Kalandia, installé illégalement par l'armée de l'occupation israélienne au nord de la ville occupée d'al-Qods s'est exposé, le samedi après-midi, à une attaque à l'aide d'une bouteille Molotov, dans le cadre de l'escalade des opérations de la résistance en Cisjordanie occupée pour répondre aux agressions sionistes contre les lieux saints et la continuation de la colonisation.
La radio sioniste a dit que deux Palestiniens ont lancé une bouteille Molotov sur le barrage militaire de Kalandia, au nord d'al-Qods, en prétendant que cette attaque n'a fait aucune victime.
Elle a ajouté que des dizaines de Palestiniens avaient tenté d'envahir le barrage après que les soldats sionistes ont imposé un siège général contre la Cisjordanie, en arrêtant 4 personnes.
Cette opération vient après qu'une jeep militaire sioniste s'est exposée, le vendredi soir 12/3, à des tirs, au nord-ouest de la ville occupée d'al-Qods.

Le FPLP (commandement général) accuse Abbas de provoquer contre l'arme de la résistance

[ 14/03/2010 - 11:23 ]
Damas – CPI

Le front populaire pour la libération de la Palestine (le commandement général) a accusé l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de provoquer contre l'arme de la résistance en prétendant que l'arme palestinienne n'est pas nécessaire.
Il a considéré, le samedi 13/3, dans un communiqué de presse, que les déclarations d'Abbas sont une provocation flagrante qui prépare pour une nouvelle étape dans le but de faire entrer les camps des réfugiés palestiniens dans des tensions dangereuses.
Le FPLP a vu qu'Abbas a oublié qu'il porte avec l'OLP la responsabilité des situations actuelles dans les camps palestiniens qui s'exposent aux dangers, en vu d'un exil des palestiniens et l'exécution du complot pour négliger le droit de retour.
Il l'a accusé aussi de créer des tensions et perturber la situation sécuritaire dans les camps de réfugiés à travers son appel à retirer les armes des Palestiniens.

Abou Zouhri : les déclarations du Fatah affirment son refus à la réconciliation

[ 14/03/2010 - 10:43 ]
Gaza – CPI

Le mouvement du Hamas a affirmé que les déclarations des leaders du mouvement Fatah et les pratiques inhumaines des milices d'Abbas en Cisjordanie confirment que le Fatah ne veut pas la réconciliation ou la fin des désaccords palestiniens internes.
Le porte-parole du mouvement Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri, a dit, le samedi 13/3, dans une déclaration de presse spéciale au centre palestinien d'information que ces déclarations sont irraisonnables et ne sont pas équilibrées, alors qu'elles visent couvrir le grand scandale du Fatah qui s'attache aux négociations inutiles avec l'occupant malgré les escalades et violations sionistes continuelles, dont la construction de nouvelles unités coloniales dans la ville occupée d'al-Qods.
Il a ajouté que ces déclarations représentent une partie d'une campagne qui cible le mouvement du Hamas, tout en soulignant que le Fatah ne cherche pas la réconciliation et que la politique des arrestations contre les cadres et partisans du Hamas est continuelle en Cisjordanie occupée.
Nabil Chaath, le membre du mouvement Fatah avait prétendu que le Hamas refuse de signer la feuille d'entente parce qu'il a peur de l'organisation des élections avant la reconstruction de Bande de Gaza, alors que ses membres à l'extérieur ne veulent pas réaliser le consensus.
De son côté, le porte-parole du gouvernement palestinien dirigé par Ismaïl Haniyeh à Gaza, Taher al-Nounoun, a affirmé que la reprise des négociations avec l'occupation qui s'attache à la colonisation en ignorant les droits du peuple palestinien, représente un crime contre le peuple palestinien et une couverture aux sionistes pour qu'ils poursuivent leurs agressions et crimes jusqu'à la judaïsation totale des territoires et lieux saints palestiniens.

Abou Chaar appelle à sauver al-Qods et al-Aqsa

[ 14/03/2010 - 10:14 ]
Gaza – CPI

Le ministère des legs pieux et des affaires religieuses a condamné fortement l'escalade des attaques sionistes contre la ville occupée d'al-Qods et la mosquée sainte d'al-Aqsa.

Le ministre des affaires religieuses, Dr. Taleb Abou Chaar, a appelé le monde arabe et islamique ainsi que les hommes libres au monde à sauver la ville d'al-Qods et sa mosquée sainte al-Aqsa.
Il a affirmé, le samedi 13/3, dans un communiqué de presse, que le plan du premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, est venu pour se donner une bonne figure devant ses proches extrémistes et obtenir un grand soutien à son parti d'extrême droite.
Abou Chaar a averti de l'escalade des agressions sionistes contre al-Aqsa, tout en appelant les arabes, les musulmans et les hommes libres au monde à la nécessité de sauver la ville sacrée et sa mosquée sainte, notamment après les menaces répétées des colons sionistes d'envahir al-Aqsa durant les jours prochains.
De son côté, la Ligue des Oulémas de la Palestine a appelé les Palestiniens à se diriger vers al-Aqsa et être prêts pour faire face aux plans et tentatives sionistes qui veulent ouvrir un temple juif près d'al-Aqsa durant les jours prochains.
Elle a appelé toute la nation à soutenir al-Qods et al-Aqsa qui s'exposent aux attaques et agressions sionistes continuelles.
Elle a appelé également les dirigeants arabes à mettre la question des lieux saints islamiques en tête de leurs priorités et agendas durant le sommet prévue, fin mars, en Libye.

Des affrontements dans la ville d'al-Qods pour soutenir al-Aqsa

[ 14/03/2010 - 10:01 ]
Al-Qods occupée – CPI

Des palestiniens qui habitent dans la ville occupée d'al-Qods se sont accrochés, le samedi soir 13/3, avec les soldats sionistes dans les quartiers proches de la mosquée sainte d'al-Aqsa et la vieille ville à cause de l'escalade des mesures sionistes oppressives dans cette ville.

Des sources locales dans la ville ont dit au correspondant du Centre Palestinien d'Information, que les forces sionistes se sont accrochées avec les Palestiniens après la prière du Maghreb (soir), aux alentours de la mosquée d''al-Aqsa, notamment au quartier de Ras al-Amoud.
Elles ont ajouté que deux Palestiniens ont été asphyxiés par les bombes lacrymogènes lancées par les soldats sionistes qui ont arrêté deux autres citoyens.
Les sources locales ont dit que ces affrontements sont devenus un événement quotidien à cause des dangereuses escalades sionistes contre les lieux saints, à al-Qods.

dimanche 14 mars 2010

L'union des avocats arabes appelle le secrétaire général des NU à adopter des positions sérieuses contre la colonisation et les pratiques israéliennes répressives

13 Mar 2010
Le Caire /  L'union des avocats arabes a adrssé aujourd'hui un message au secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-Moon, lui réclamant des positions sérieuses à l'égard des pratiques des forces d'occupation israéliennes contre le peuple palestinien et les lieux saints, et de ses violations des accords, lois et normes internationaux.
Dans un entretien à la chaîne /al-Aqsa aujourd'hui/, M. Sayyed Chaabane, secrétaire général adjoint de l'union des avocats arabes, a indiqué que le secrétaire général de l'union, M. Ibrahim al-Simlali, avait remis aujourd'hui au bureau des Nations Unies au Caire un message à l'adresse de M. Ban Ki-Moon, exigeant des Nations Unies des pressions sur Israël pour l'obliger à mettre fin à la colonisation dans les territoires palestiniens occupés.
Le message, a ajouté M. Chaabane, insiste également sur la libération de tous les détenus palestiniens dans les geôles de l'occupant, "d'autant que le maintien de leur arrestation est contraire aux /4/ conventions de Genève", a-t-il précisé.
Il a, en outre, souligné que le message exprime la position de l'union des avocats arabes à l'égard du suivi des dirigeants israéliens pour leurs crimes de guerre et pour les travaux de colonisation et de judaïsation d'al-Qods, et insiste sur la cessation des procédés de l'occupant contre la mosquée d'al-Aqsa et les deux mosquées Ibrahimi et Bilal.
M. Chaabane a ajouté que les avocats ont appelé à la réactivation des résolutions des Nations Unies, en particulier celles de l'Assemblée Générale des Nations Unies liées aux droits du peule palestinien à l'établissement de son Etat indépendants avec al-Qods pour capitale. 
 A. Chatta / Gh.H. 
http://www.sana.sy/fra/55/2010/03/13/277836.htm 

Le comité national d'appui aux détenus palestiniens: L'arrestation des enfants n'empêchera pas les Palestiniens à poursuivre leur résistance

13 Mar 2010
Gaza /  Le haut comité national d'appui aux détenus palestiniens a affirmé que l'escalade par les autorités d'occupation israéliennes de leur campagne d'arrestation contre les enfants ne ferait pas renoncer les Palestiniens à leur résistance.
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"L'occupant s'est dirigé aux enfants palestiniens du moins de 12 ans sur lesquels il exerce le terrorisme, la torture et la vexation dans le dessein de détruire la morale de la nouvelle génération et d'en créer des personnes habitées par la peur et incapables de résister", a constaté le responsable médiatique du comité, M. Ryad al-Achqar, cité par l'agence d'informations /La Palestine d'aujourd'hui/, affirmant que cette politique avait été expérimentée lors de la première intifada et prouvé son échec, voire qu'elle avait engendré une génération encore plus forte et plus résolue à résister et à lutter.
M. al-Achqar a fait savoir que l'occupant a en effet arrêté des dizaines d'enfants de moins de 12 ans à al-Qods et en Cisjordanie, et enlevé un grand nombre de mineurs, de moins de 16 ans, en violation de toutes les conventions et traités internationaux interdisant tout atteint aux enfants.
Le haut comité national d'appui aux détenus palestiniens a exhorté les organisations internationales à briser leur silence, à condamner l'occupant pour ses crimes contre l'enfance et à le contraindre de les libérer sur le champ.  
Gh.H.
http://www.sana.sy/fra/55/2010/03/13/277814.htm 

La Palestine vers une troisième Intifada

Samedi, 13 Mars 2010 18:07 Farsnews -
En marge de la manifestation des habitants de Gaza pour condamner les attaques des sionistes contre la mosquée d'al-Aqsa, un responsable du Hamas, Abou Mudjahid a déclaré à la chaîne Al Alam que bientôt, les Palestiniens déclencheront une troisième Intifada pour lutter contre les occupants sionistes. Il a ajouté que la résistance palestinienne réagirait fermement aux desseins du régime sioniste pour judaïser les lieux saints islamiques en Palestine. "Nous leur donnerons une riposte dure", a-t-il souligné. Des milliers d'habitants de Gaza ont manifesté pour condamner les démarches du régime sioniste contre la mosquée d'al-Aqsa et les lieux saints des musulmans en Palestine. Les manifestants ont demandé aux gouvernements des pays arabes de ne plus soutenir le processus des négociations indirectes entre le régime israélien et l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, en leur demandant aussi de réagir fermement contre la judaïsation des lieux saints islamiques en Palestine. Les oulémas palestiniens qui avaient participé à cette manifestation ont condamné, pour leur part, les complots du régime sioniste dans ce domaine. Le cheikh Shaahdah, l'imam de la mosquée de Ghaza a déclaré au journaliste de la chaîne Al Alam, que la communauté internationale devrait réagir avec fermeté aux opérations illégales du régime sioniste pour détruire la mosquée d'al-Aqsa dans la ville sainte de Qods. Par ailleurs, la chaîne de télévision de Ghaza, proche du mouvement de la résistance islamique de la Palestine (Hamas) a mis en garde contre les complots du régime sioniste visant la destruction de la mosquée d'al-Aqsa. Un leader de la résistance dans les territoires occupés en 1948, le cheikh Raed Salah a déclaré que révélé que les sionistes ont décidé de détruire la mosquée d'al-Aqsa afin d'y construire un temps juif.

Des soldats israéliens ordonnent à des fermiers de Tulkarem de se déshabiller

Tulkarem - 13-03-2010
Par Maan News

Vendredi après-midi, alors qu’ils revenaient de leurs champs situés à l’ouest du mur d’apartheid, une vingtaine de fermiers palestiniens ont reçu l’ordre de se mettre à nu. Les fermiers de Deir Al-Ghusun doivent demander une autorisation pour passer le portail agricole 609, à l’ouest du village d’Attil, au nord du gouvernorat de Tulkarem. C’est à ce portail que des soldats leur ont ordonné de se déshabiller, et des échauffourées ont éclaté lorsqu’ils ont refusé.
« Nous étions une vingtaine de fermiers de Deir Al-Ghusun. Lorsque nous sommes arrivés au portail électrique, connu sous le nom de portail 609, six soldats ont exigé que nous nous déshabillions, y compris nos sous-vêtements, à la pointe du fusil, » dit Abdul-Latif Zeidan, un des fermiers.
Lorsque les hommes ont refusé, une bagarre a éclaté, dit Zeidan, et il a téléphoné au service de liaison palestinien au bureau du COGAT (Israel's Coordinator of Government Activities in the Territories – Bureau de Coordination des activités du gouvernement israélien dans les territoires), ainsi qu’au bureau de la Croix-Rouge internationale.
Zeidan raconte qu’un deuxième groupe de soldats est arrivé lorsque la bagarre a éclaté. L’officier du deuxième groupe a dit aux fermiers que les soldats n’avaient pas reçu l’ordre de fouiller les fermiers à nu, et qu’ils l’avaient fait de leur propre initiative. Il leur a dit de passer le portail et de rentrer dans leur village.
Cet incident marque l’escalade d’abus constatés aux portails agricoles et aux checkpoints séparant les Palestiniens des autres parties de la Cisjordanie. Les fermiers doivent passer par les portails agricoles près du checkpoint de Jbarah, au sud de Tulkarem, et, dans le district de Qalqiliya, les fermiers dont les terres se trouvent de l’autre côté du mur ont fait état d’une augmentation des restrictions et des fouilles. Les forces israéliennes ont installé des détecteurs de métal à deux de ces portes.
Les enseignants qui travaillent à l’école du village d’Ad-Dab’a ont été fouillés, pour la première fois, mercredi dernier, et lorsqu’une femme enceinte a refusé de se soumettre au BodyScan [contrôle du corps par ondes millimétriques, qui se répand dans les aéroports, NdT], des affrontements ont éclaté au checkpoint et le groupe a refusé la fouille. Jeudi dernier, les enseignants sont revenus et ont à nouveau refusé la fouille.
Le principal de l’école dit que les permis de passage du checkpoint délivrés aux enseignants avaient suffi ces sept dernières années, et il a condamné l’augmentation des restrictions qui empêchent les enfants du village d’avoir leurs cours.
Interrogés sur ces derniers incidents, les représentants militaires israéliens n’ont fait aucun commentaire ; un porte-parole a dit qu’il allait voir ce qui s’était passé.

Heurts entre Palestiniennes et armée israélienne en Cisjordanie

13/03/2010  
Des heurts ont opposé samedi 200 manifestantes palestiniennes à l'armée israélienne, au barrage militaire de Kalendia, au nord de Jérusalem, en Cisjordanie occupée, a constaté un photographe de l'AFP.
Les manifestantes dénonçaient la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie et particulièrement à Jérusalem-est occupée, suite à l'annonce d'un feu vert à la construction de 1.600 logements dans un quartier de colonisation.
Elles ont été dispersées avec des grenades lacrymogènes alors que des pierres et une bouteille incendiaire étaient jetées contre les militaires.
Six manifestants, quatre femmes et deux jeunes hommes, ont été légèrement blessés lors de la manifestation, pour la plupart incommodés par les tirs de grenades lacrymogènes.
Un porte-parole militaire a fait état de quatre arrestations, déclarant à l'AFP que les manifestantes "avaient tenté de forcer le barrage qui a été fermé pour quatre heures suite à ces incidents".
Ces affrontements se sont produits tandis que l'armée a imposé un bouclage total de la Cisjordanie pour 48 heures, jusqu'à samedi minuit.
(AFP)
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=129100&language=fr 

David Ben Gourion mérite-t-il une esplanade à Paris ?

dimanche 14 mars 2010 - 07h:02
Ce 13 avril, en compagnie du président Israélien Shimon Pérès, le maire de Paris devrait inaugurer une esplanade "Ben Gourion" sur les Quais de Seine.
(JPG)
David Ben Gourion
Après une promenade déjà dédiée au premier Premier ministre israélien (de 1948 à 1963) et un parc portant le nom d’Yitzhak Rabin, l’Etat d’Israël s’installe encore un peu plus dans le cœur de la ville lumière. Yasser Arafat, qui avait partagé le Nobel de la Paix avec Rabin, et la Palestine dans son ensemble, attendent toujours de Paris pareils gestes de reconnaissance. De plus, ce n’est pas un prix Nobel de la Paix que Monsieur Delanoë s’apprête à célébrer le mois prochain. Loin de là : David Ben Gourion est l’un des plus importants leaders du mouvement sioniste israélien.
Si vous ne le connaissez pas, ces quelques citations vous éclaireront un peu plus sur cet illustre personnage.
"Si j’étais un leader Arabe, je ne signerais jamais un accord avec Israël. C’est normal ; nous avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l’a promise, mais comment cela pourrait-il les concerner ? Notre dieu n’est pas le leur. Il y a eu l’antisémitisme, les Nazis, Hitler, Auschwitz, mais était ce leur faute ? Ils ne voient qu’une seule chose : nous sommes venus et nous avons volé leurs terres. Pourquoi devraient t-ils accepter cela ?"
Cité par Nahum Goldmann dans "le Paradoxe Juif", page 121
*****
"Ne nous cachons pas la vérité.... Politiquement nous sommes les agresseurs et ils se défendent. Ce pays est le leur, parce qu’ils y habitent, alors que nous venons nous y installer et de leur point de vue nous voulons les chasser de leur propre pays. Derrière le terrorisme (des Arabes) il y a un mouvement qui bien que primitif n’est pas dénué d’idéalisme et d’auto-sacrifice."
Cité page 91 du Triangle Fatidique de Chomsky qui est paru le livre de Simha Flapan "Le Sionisme et les Palestiniens" - page 141-2, citant un discours de 1938.
*****
"Nous devons tout faire pour nous assurer qu’ils (les Palestiniens) ne reviendront jamais."
David Ben-Gourion, dans son journal, 18 Juillet 1948, cité dans le livre de Michael Bar Zohar : "Ben-Gourion : le Prophète Armé", Prentice-Hall, 1967, p. 157.
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"Nous devrions nous préparer à lancer l’offensive. Notre but est d’écraser le Liban, la Transjordanie (Jordanie) et la Syrie. Le point faible c’est le Liban, car le régime musulman y est artificiel et il nous sera facile de le miner.
Nous y établirons un Etat chrétien, puis nous écraserons la Légion Arabe, nous éliminerons la Transjordanie (Jordanie) ; la Syrie tombera entre nos mains. Nous bombardons alors et avancerons pour prendre Port-Saïd, Alexandrie et le Sinaï."
Mai 1948, au Chef d’Etat-Major. De Ben-Gourion, une biographie, par Michael Ben-Zohar, Delacorte, New York 1978.
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"Si je savais qu’il était possible de sauver tous les enfants d’Allemagne en les emmenant en Angleterre, et seulement la moitié en les transférant sur la terre d’Israel, je choisirais la dernière solution parce que, devant nous, il n’y a pas que le nombre de ces enfants mais la calcul historique du peuple d’Israel."
Cité pages 855-56 de la biographie de Ben-Gourion réalisée par Shabtai Teveth
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"Chaque écolier sait qu’il n’y a pas de chose de ce genre dans l’histoire en tant qu’arrangement final : pas en ce qui concerne le régime, pas en ce qui concerne des frontières, et pas en ce qui concerne des accords internationaux." Journal de guerre, 12/03/1947 suite à l’acceptation par Israel du Plan de partition des Nations-Unies du 29 novembre 1947 (Simha Flapan, "Naissance d’Israel," p.13)
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"L’acceptation de la partition ne nous engage pas à renoncer à la Cisjordanie. On ne demande pas à quelqu’un de renoncer à sa vision. Nous accepterons un état dans les frontières fixées aujourd’hui — mais les frontières des aspirations Sionistes sont les affaires des Juifs et aucun facteur externe ne pourra les limiter."
La Naissance d’Israel, 1987, Simha Flapan
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"La guerre nous donnera la terre. Les concepts de "nôtre" et de "pas à nous" sont des concepts de paix, seulement, et en temps de guerre, ils perdent leur signification entière "
Journal intime de Guerre, Vol. 1, date d’entrée le 6 février 1948. p.211
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"Nous ne pourrons pas gagner la guerre si, pendant la guerre, nous ne peuplons pas le pays de bas en haut, l’est et l’ouest de la Galilee, le Neguev et le secteur de Jérusalem....Je crois que la guerre apportera également dans son sillage un grand changement dans la répartition de la population arabe."
Behilahem Yisrael, Tel Aviv, Mapai Press, 1952, pp. 86-87
11 Mars 2010 - Source : http://www.michelcollon.info/index....
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8340

Boycotter, désinvestir de, sanctionner Israël ? : un débat Barghouti/Waskow

samedi 13 mars 2010 - 06h:48
Democraty Now !
En 2005, une coalition de groupes de la société civile palestinienne a appelé les gens du monde entier à s’engager dans une campagne non-violente pour boycotter, désinvestir de et sanctionner Israël jusqu’à ce qu’il se conforme à la loi internationale. L’appel était inspiré par les initiatives internationales de boycott et de désinvestissement appliquées à l’Afrique du Sud dans la lutte pour abolir l’apartheid. Nous accueillons un débat entre Omar Barghouti, un membre fondateur de la campagne BDS et un commentateur et militant des droits humains palestiniens, et le rabbin Arthur Waskow, depuis longtemps militant anti guerre et pour les droits civils, fondateur et directeur du Shalom Center.
Invités :
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Omar Barghouti
Omar Barghouti, membre fondateur de la campagne BDS et militant et commentateur palestinien des droits humains.  







 
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Rabbin Arthur Waskow
Rabbin Arthur Waskow, depuis longtemps militant anti guerre et pour les droits civils, fondateur et directeur du Shalom Center.







 
 
Juan Gonzalez : Des négociations indirectes entre les dirigeants Israéliens et Palestiniens doivent commencer au début de la semaine prochaine alors que l’envoyé des États-Unis au Moyen-Orient George Mitchell retourne dans la région. La ligue Arabe a accepté de soutenir la proposition étasunienne de quatre mois de discussions indirectes.
Alors que beaucoup d’observateurs sont sceptiques sur le succès de ces discussions dites de proximité, quand des années de négociations directes ont échoué à produire une paix équitable et durable, pendant ce temps la société civile palestinienne et les militants de la solidarité internationale utilisent des tactiques très différentes pour pousser à une juste résolution du conflit.
En 2005, une coalition de groupes palestiniens de la société civile a appelé les gens du monde entier à s’engager dans une campagne non-violente pour boycotter, désinvestir de et sanctionner Israël jusqu’à ce que il se conforme à la loi internationale. Inspiré par les initiatives de boycott et de désinvestissement appliquées à l’Afrique du Sud dans la lutte pour abolir l’apartheid, le nouveau mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, en bref BDS, était né.
Amy Goodman : Cette semaine marque de ce que beaucoup d’activistes du BDS appellent « la semaine de l’apartheid israélien ». Lancée d’abord à l’université de Toronto en 2005, elle comprend maintenant des événements dans les campus universitaires de plus de 40 villes autour du monde.
Plusieurs responsables Israéliens et des organisations juives de la diaspora ont critiqué les événements, et un rapport récent d’un think-tank israélien met l’accent sur le mouvement BDS comme une partie d’un « réseau de délégitimation » qu’Israël devrait traiter comme une « menace existentielle potentielle ».
Eh bien aujourd’hui nous allons accueillir un débat sur le mouvement BDS, l’appel à boycotter, désinvestir de et sanctionner Israël. Omar Barghouti est un membre fondateur de la campagne BDS. Il est militant des droits humains palestiniens et commentateur. Il se joint à nous depuis Berkeley, Californie. Et pour une position anti-BDS, nous sommes rejoints depuis Philadelphie par le rabbin Arthur Waskow, un militant anti guerre et des droits civils de longue date, fondateur et directeur du Shalom Center, http://wwwtheshalomcenter.org.
Nous vous accueillons tous les deux à Democracy Now ! Omar Barghouti, ne voulez-vous pas expliquer pourquoi vous avez établi la campagne BDS, pourquoi vous voulez que les gens boycottent, désinvestissent et sanctionnent Israël ?
Omar Barghouti : La campagne boycott, désinvestissements et sanctions, ou BDS, est un appel de la société civile palestinienne. Il est soutenu par presque toute la société civile palestinienne, les forces politiques, O.N.G., organisations de femmes, syndicats, etc.
Il appelle les personnes de conscience autour du monde à boycotter Israël et les institutions complices d’Israël, y compris les compagnies, etc., à cause de son système d’oppression à trois niveaux contre le peuple palestinien : son occupation, en 1967, de la Cisjordanie, de Gaza et ceci inclut Jérusalem Est ; ainsi que son système de discrimination raciale contre ses citoyens non juifs, les citoyens Palestiniens d’Israël ; et le troisième et plus éminent est son refus du droit au retour des réfugiés, les réfugiés Palestiniens, en accord avec la résolution 194 de l’ONU. Alors, ces trois formes d’injustices sont exactement ce que nous visons. Nous visons Israël par ce que nous voulons mettre fin à son impunité, et nous voulons mettre fin à la complicité du monde avec ce système d’injustice.
Juan Gonzalez : Et, Rabbin Arthur Waskow, pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous pensez que c’est une fausse approche du problème ?
Rabbin Arthur Waskow : Alors, permettez-moi d’abord de dire shalom et salam et la paix sur vous, Amy et Juan, et à M. Barghouti, et de dire, pour commencer, que dans un sens je pense que la question oui ou non au BDS est la mauvaise question. La bonne question est, comment est-ce que nous parvenons à finir l’occupation israélienne de la Cisjordanie, de Gaza, et du blocus de Gaza, et de Jérusalem Est ? Et il me semble que si on pose la question de cette façon, le BDS devient en réalité inefficace et, à certains égards, une manière antiéthique d’y arriver, et le changement majeur qui doit arriver est un changement profond des actions du gouvernement des USA, et il y avait des indices de cela, plus que des indices, dans la rhétorique du président Obama, mais un échec total de traduire en politique la rhétorique du discours du Caire et un certain travail depuis.
La vraie question est, les Etats-Unis peuvent-ils - ils le peuvent, c’est sûr - les Etats-Unis utiliseront-ils leur énorme influence et pouvoir pour mettre fin à l’occupation, pour finir l’état de guerre entre Israël et le monde arabe entier à l’exception de l’Égypte et la Jordanie ? Les Etats-Unis peuvent-ils parvenir à un traité de paix complet entre un nouvel État de Palestine, l’État d’Israël et les états arabes ? Les états arabes ont, en réalité, proposé cela. Le gouvernement israélien et le dernier gouvernement US, l’administration Bush, ont complètement ignoré la proposition. Il y a des indications que c’est ce que l’administration Obama veut occasionner.
Mais ceci n’aura pas lieu à moins qu’il y ait un mouvement public dans la société américaine pour l’exiger. Sinon ça n’aura pas lieu. Et quand je pose la question, alors qu’elle est le moyen le plus efficace pour y parvenir, il me semble qu’une alliance entre les trois groupes de gens en Amérique qui sont passionnément intéressés par les peuples du Moyen-Orient - les Musulmans, les Chrétiens sérieux et les Juifs sérieux - une alliance de ceux de ces trois camps qui sont engagés pour la paix est maintenant possible. Dans la communauté juive, il y a maintenant des organisations et des engagements et des êtres humains prêts à agir sur cela, même si la structure classique, formelle, institutionnelle du système institutionnel juif établi ne le fait pas. Mais les juifs oui, et parmi des musulmans et parmi la plupart des protestants et des chrétiens catholiques — par certains des fondamentalistes chrétiens de droite, mais le reste de la communauté chrétienne. Mais ils ne se sont pas du tout unis pour que cela ait lieu. Et c’est ce qui doit avoir lieu.
Ce sont les raisons qui me font penser que le BDS est une fausse approche. Et je vais aborder ces —
Omar Barghouti : Est-ce que je peux interrompre ?
Rabbin Arthur Waskow : — mais je voudrais indiquer que je pense qu’il est un autre moyen d’y parvenir.
Amy Goodman : Avant qu’Omar Barghouti réponde, j’aimerais rester avec vous, rabbin Waskow. Vous avez soutenu le mouvement anti-apartheid. Vous avez soutenu le mouvement de désinvestissement et de sanctions contre l’Afrique du Sud. Mais vous appelez le mouvement BDS contre Israël, comme vous venez juste de dire, peut-être anti-éthique. Quel est pour vous la différence ?
Rabbin Arthur Waskow : Eh bien, une différence majeure est une différence stratégique. L’énorme soutien au régime d’apartheid d’Afrique du Sud ne venait pas de sources gouvernementales. Elle venait de banques privées. J’ai fait un sit-in à la banque Chase Manhattan en 1965 pour demander qu’elle cesse ses prêts au gouvernement d’apartheid. Dans la situation actuelle, l’énorme soutien économique ne vient pas des banques privées et de l’industrie. Il y en a, mais ce n’est pas le gros soutien. Le gros soutien vient du gouvernement des États-Unis. C’est complètement différent de la situation sud-africaine. Si vous appliquez le genre de question de base de l’Afrique du Sud, comment allez-vous changer les relations économiques, avec le comportement injuste du gouvernement israélien maintenant et le comportement injuste et violent et vil à l’occasion de certains leaders Palestiniens ? Comment changez-vous ça ? C’est le gouvernement des États-Unis que vous devez viser, pas l’industrie privée ou le commerce privé. Alors c’est une vraie grosse différence simplement au niveau stratégique et tactique.
Éthiquement, le problème est qu’il y a une vraie société israélienne avec une sous-structure appréciable : culture, économie, mode de vie, la renaissance de l’hébreu, la création de romans, etc., etc. L’ennui avec le BDS, les sanctions et boycotts tous azimuts et tout ça vis-à-vis d’Israël, c’est que ça diabolise la société israélienne. Ca ne dit pas qu’il y a un gouvernement israélien qui se comporte mal, et par conséquent nous devons exercer une pression sur le gouvernement israélien, tout comme, au passage, et pas tellement au passage, les gens qui ont fait le voyage de la liberté de Gaza ont découvert qu’arrivés à Gaza, Hamas a agi de manière injuste et répressive envers eux. Il ne voulait pas qu’ils prennent contact avec les Palestiniens de Gaza, les vrais gens des rues. Aussi ce n’est pas seulement la diabolisation d’un peuple entier et la sanctification d’un autre peuple. Le gouvernement israélien, de manière écrasante, certains leaders palestiniens, moins fortement parce qu’ils ont moins de pouvoir, agissent injustement et oppressivement. C’est là que l’accent doit être placé. Le BDS diabolise toute une société.
Juan Gonzalez : Omar Barghouti, que dites-vous de la question numéro un, sur la campagne diabolisant une société tout entière ? Et aussi, si vous pouvez parler des similarités que vous voyez entre la campagne de boycott antiapartheid et celle-ci, particulièrement dans la situation où les Etats, les Etats existant dans le monde, étaient incapables de remédier à la situation en Afrique du Sud ou à la situation actuelle au Moyen-Orient ?
Omar Barghouti : OK, il y a des similarités évidentes, mais ce n’est pas seulement sur les similarités entre le système colonial et d’apartheid israélien et le système d’apartheid sud-africain. C’est sur la question de savoir si Israël pratique effectivement l’apartheid et un régime colonial contre les indigènes Palestiniens. Et c’est le cas. Et c’est le cas d’après la convention de l’ONU sur la suppression du crime d’apartheid. Nous n’avons pas à prouver qu’Israël est identique à l’Afrique du Sud pour prouver qu’Israël pratique l’apartheid. Nous disons qu’il se conforme à la définition par l’ONU du système d’apartheid.
Qu’est-ce que nous voulons dire par cela ? À l’intérieur même d’Israël — oubliez les territoires palestiniens occupés en 1967 — dans Israël, il y a deux systèmes de lois : un qui s’applique à ses citoyens Juifs, qui sont aussi des nationaux, et un autre qui s’applique aux citoyens non-juifs. Ainsi il y a une claire discrimination. Même le département d’État des USA, dans ses rapports annuels sur les droits humains, accuse Israël de discrimination institutionnalisée légale et sociétale contre les citoyens Palestiniens arabes de l’État d’Israël.
Alors, comment mettons-nous fin à l’occupation, à l’apartheid et au déni des droits des réfugiés ? C’est par le boycott, le désinvestissement et les sanctions comme outil de puissance qui permet aux masses, au mouvement social d’agir pour changer la politique des USA, exactement comme nous vous avons fait — et j’étais dans le mouvement antiapartheid dans le cas sud-africain — comme nous avons fait contre l’apartheid sud-africain.
Bien sûr il y a une complicité des gouvernements occidentaux, mais c’était aussi le cas pour l’apartheid sud-africain, et les compagnies et les institutions. Le moyen le plus important pour remettre en cause ce système de complicité et pour remettre en cause l’impunité et l’exceptionnalisme d’Israël — Israël est mis sur un piédestal, et il n’est pas traité comme le reste du monde quand il s’agit de ses violations des droits humains et de la loi internationale — nous devons l’abattre de ce piédestal et le traiter comme n’importe quel autre offenseur, n’importe quel autre système qui crée de telles injustices. Il ne s’agit pas de diaboliser Israël comme dans une expression abstraite. Ce que le BDS délégitime, c’est le racisme, l’apartheid et le régime colonial, exactement ce que le BDS délégitimait dans le cas sud-africain. Il ne délégitimait pas les blancs ou les Chrétiens, il délégitimait l’apartheid. C’est aussi ce contre quoi nous sommes. Nous ne sommes jamais venus et n’avons jamais dit que nous étions contre tel ou tel groupe de gens sur la base de leur identité. Nous sommes contre l’apartheid et le colonialisme israélien. Ce serait rigoureusement pareil qu’Israël soit un État juif, catholique ou musulman. Tant qu’il nous opprime, nous continuerons à lui résister.
Et le BDS est une forme de résistance très efficace et non violente. Il s’accroit énormément. Personne ne peut parler de la part des Juifs du monde, comme s’ils étaient tous dans le même panier. Je pense que c’est complètement inapproprié. Il y a beaucoup de groupes juifs qui soutiennent le mouvement BDS, y compris à l’intérieur d’Israël, y compris dans ce pays. Et de plus en plus en Europe de l’Ouest, de nombreux groupes juifs rejoignent le mouvement BDS, parce qu’ils le considèrent comme un mouvement très cohérent moralement. Il est basé sur la loi internationale et sur les droits humains universels. Il ne fait pas de distinction entre les gens selon leur identité comme le fait le système israélien.
En second lieu, l’État israélien n’est pas seul dans le vide. Il est complètement soutenu par les institutions de l’État d’Israël, y compris les institutions universitaires et culturelles. Aucune dose de pub, de groupes de danse, de musique et de poésie ne peut masquer le système colonial et d’apartheid d’Israël. Cet effort de changement d’image est précisément anti-éthique, parce qu’il essaie de blanchir ce système d’oppression.
Et le dernier point que je veux mentionner, c’est que c’est un moment très opportun pour débattre de cela, au moment où les étudiants de l’université de Californie se battent contre l’incroyable augmentation des frais d’inscription et contre la privatisation, pour ainsi dire de par l’arrière, de l’éducation supérieure dans ce pays. Pourquoi l’université de Californie devrait-elle augmenter les droits d’entrée de 32 % alors qu’Israël reçoit des États-Unis plus de 5,6 milliards de dollars annuels d’aide militaire et d’autres formes d’aide ? Pourquoi Israël, un système colonial et d’apartheid, continue-t-il de recevoir cet énorme subside, des dizaines de milliards de dollars au cours des années d’occupation et d’apartheid, tandis que le système de santé, d’éducation et l’infrastructure de ce pays s’effondrent et que l’éducation, l’éducation supérieure, devient à nouveau un privilège du riche ? L’éducation devrait être disponible pour tous. Et pour cela nous devons vraiment demander où sont les priorités des financements des USA.
Amy Goodman : Omar Barghouti, que dites-vous du point du rabbin Waskow, qu’il est moins important de viser Israël, que les États-Unis sont le vrai pouvoir dans cette situation avec son énorme soutien pour Israël ? Et aussi, dans votre mouvement BDS, quelles compagnies viseriez-vous ?
Omar Barghouti : OK. Mais précisément parce que ce sont les USA qui sponsorisent l’oppression et l’apartheid israélien, nous essayons effectivement de changer la politique des USA. La question est comment y parvenir. Nous avons le précédent sud-africain, une très bonne leçon à étudier, que c’est la manière de changer la politique aux USA. Pas en mendiant. Pas en écrivant des lettres à Obama qu’il ignorerait. C’est par le mouvement de masse, le mouvement social à la base, les étudiants, les églises, les syndicats, les groupes de femmes et féministes, etc., tous agissant ensemble sur une plate-forme antiraciste, progressiste et qui veut la fin de l’injustice.
Rabbin Arthur Waskow : Je suis d’accord avec ça, mais la question est : le BDS est-il le moyen de mettre ensemble ce mouvement social.
Omar Barghouti : Je le pense — je pense — je pense que c’est la question. Que nous devons agir à partir de la base jusqu’aux pressions et aux changements.
Les compagnies — votre deuxième question est quelles compagnies visons-nous dans le mouvement BDS. Ceci varie. Le BDS n’est pas une taille unique pour habiller tout le monde. Il dépend du contexte. Dans chaque situation, nous visons des compagnies complices de l’apartheid et de l’occupation israélienne pour lesquels nous pouvons gagner dans notre combat. Ainsi aux USA, beaucoup de compagnies militaires américaines sont visées. En Suède, une compagnie française a été visée. En Grande-Bretagne — et ainsi de suite. Ce sont les compagnies israéliennes de même que les compagnies internationales qui sont complices de l’apartheid et de l’occupation israélienne.
Amy Goodman : Rabbi Waskow, votre réponse ?
Rabbin Arthur Waskow : Eh bien, avant tout, il est intéressant que M. Barghouti mette l’accent sur l’aide militaire certainement déraisonnable que les États-Unis donnent à Israël — et, d’ailleurs, aussi à l’Égypte — comme étant le problème pour l’université de Californie, alors qu’en fait 10 ou 20 ou 30 fois cette quantité d’argent est dépensée dans la guerre en Irak et en Afghanistan. Les gigantesques quantités d’argent qui devraient aller aux écoles, aux universités et à l’infrastructure américaine devraient venir de là. Et selon ce standard, c’est presque — une goutte dangereuse et toxique dans le seau, mais c’est une goutte dans le seau — l’aide à Israël et à l’Égypte, avec l’aide militaire pour eux. La grande question de la société américaine devrait être la distorsion écrasante impliquée dans les guerres massives en Afghanistan et en Irak et l’armée américaine congestionnée à part et à côté de ces guerres.
Mais en deuxième lieu —
Omar Barghouti : C’est le même programme.
Rabbin Arthur Waskow : - la question est, effectivement, comment créer vous un mouvement de masse ? Comment créer tout un mouvement social ? Et je pense que ce qui doit se produire, c’est ce que j’ai dit. Les mosquées, les églises, les synagogues et, oui, les féministes et les étudiants etc., devraient se réunir et exiger que le gouvernement des États-Unis insiste sur l’indépendance palestinienne, en Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est, tout cela, approximativement dans les frontières de 1967, et pour un traité de paix total pour Israël avec les états arabes. Ceci est une demande éthique. Elle ne diabolise personne. Elle met fin à l’oppression de l’occupation. Elle met fin au danger -
Omar Barghouti : Mais vous ignorez la majorité des Palestiniens.
Juan Gonzalez : Euh-
Omar Barghouti : Vous ignorez la majorité des Palestiniens.
Rabbin Arthur Waskow : Non, ça n’ignore pas la majorité des-
Juan Gonzalez : J’aimerais demander au rabbin Waskow, la question de — Israël est évidemment ennuyé par cette campagne de délégitimation, et un des think-tank israélien, Reut, a publié toute une analyse et une stratégie pour le combattre. Et il a parlé du fait que généralement Israël s’est concentré sur les relations d’État à État pour parvenir à ses fins. Ici, aux États-Unis, vous dites que nous devrions nous focaliser, ou que les gens devraient se focaliser sur un changement de la politique du gouvernement. Mais est-ce que le fait que aussi bien les partis Démocrates que Républicains, virtuellement toutes les directions des deux partis se sont alignées pendant des décennies derrière la politique israélienne, n’indique-t-il pas que peut-être une direction différente, une approche par la société civile, comme celle représentée par la campagne BDS, est un nouveau moyen d’avancer et que c’est précisément le fait que c’est un mouvement non étatique qui se développe sous le BDS qui gêne par son efficacité certains segments de la société israélienne ?
Rabbin Arthur Waskow : Non, ce n’est pas la raison. Ça les dérange parce qu’il y a de l’organisation en cours. Je vous assure que si, dans les villes, les mosquées, les églises et les synagogues américaines, ensemble, disaient « nous allons exiger que nos membres du congrès insistent — et le président — insiste sur un traité de paix complet pour un État palestinien indépendant, côte à côte avec Israël, et sur un traité de paix complet avec le reste du monde arabe », que le gouvernement israélien — l’actuel — aurait beaucoup plus peur, et que le peuple israélien s’exciterait à l’idée que enfin, enfin, un traité de paix mettant fin aux pressions sur Israël, avec pour seule compensation — et pour beaucoup d’Israéliens ce serait une bonne compensation — de se retirer de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem Est.
Et dans la communauté juive américaine, qui a été hostile à toute sorte d’arrangement que le gouvernement israélien n’aimerait pas, une telle approche, incluant un traité de paix complet pour Israël, ainsi qu’un traité de paix complet avec la Palestine, ceci serait attractif pour une proportion énorme de la communauté juive américaine. Les organisations ne le soutenons pas s’aligneraient ou s’effondreraient à la suite. C’est le social — je suis d’accord sur la nécessité du mouvement social, mais ça ne va pas réussir par le BDS. Ça va être en visant la cible la plus importante —
Omar Barghouti : Mais c’est en cours.
Rabbin Arthur Waskow : -le gouvernement des États-Unis.
Omar Barghouti : Mais c’est en cours.
Juan Gonzalez : Omar Barghouti, votre réponse ?
Omar Barghouti : Oui, eh bien d’abord, c’est en cours. Je veux dire, le rabbin nie que c’est en cours. En vérité le BDS s’étend considérablement. Nous avons un important soutien de grands syndicats en Grande-Bretagne, Norvège, Espagne, France, Italie et beaucoup, beaucoup de pays, Canada bien sûr. Et il entre de plus en plus aux États-Unis, plus lentement que dans le reste du monde occidental, mais c’est en cours. Il y a un énorme mouvement de soutien aux BDS qui inclut plusieurs groupes juifs, et c’est ignoré. Il y a un nombre disproportionné de Juifs, — de citoyens de conscience juive des pays occidentaux qui ne sont pas seulement actifs, mais qui mènent certains mouvements BDS dans le monde occidental.
Mais encore une fois, revenons à la question. Il ne s’agit pas seulement de finir l’occupation. Il y a trois droits élémentaires pour le peuple palestinien. Il se trouve que la majorité des Palestiniens ne sont pas dans les territoires palestiniens occupés ; il se trouve que ce sont des réfugiés, nettoyés ethniquement pendant la création de l’État d’Israël en et après 1948. Ils sont complètement ignorés en adressant — en réduisant les droits palestiniens à l’autodétermination à la seule fin de l’occupation. Ceci est tout simplement inacceptable. Nous devons considérer l’apartheid et israélien, le système de discrimination raciale, et nous devons considérer les droits des réfugiés sanctionnés par l’ONU.
Mais la question la plus critique à adresser maintenant — maintenant, pas stratégiquement — est la fin du siège de Gaza. Il y a un siège criminel de Gaza. Le rapport Goldstone, le rapporteur de l’ONU pour les droits humains, tous décrivent les crimes de guerre commis par Israël à Gaza. Et le siège est certainement une grosse punition collective, ce qui est un crime contre l’humanité. Les gens meurent. Les gens réels meurent. Ce n’est pas une notion abstraite. Le siège doit cesser.
Ainsi, nous arrivons au stade où Israël commet des actes de génocide au ralenti contre 1,5 millions de Palestiniens à Gaza. C’est extrêmement critique, et ceci exige des personnes de conscience autour du monde d’agir, et d’agir très efficacement. Et le mouvement BDS offre un outil puissant, non-violent par lequel ils peuvent avoir un impact sur la politique aux USA, dans le monde occidental, et certainement en Israël.
Amy Goodman : Avez-vous le sentiment, rabbin Arthur Waskow-
Rabbin Arthur Waskow : Eh bien, je suis d’accord que le-
Amy Goodman : -Y a-t-il un point — rabbin Waskow, y a-t-il un point où vous soutiendriez — un point à partir duquel vous soutiendriez le BDS ? Qu’est-ce qui - qu’est-ce qui selon vous doit être pire ?
Rabbin Arthur Waskow : Non, ce n’est pas une question de ce qui doit devenir pire. La question est comment mettre fin au pire. Et je ne pense pas que le BDS va y mettre fin. Et si le BDS se répand en Europe occidentale, ça n’aura pas d’importance. Ce sont les États-Unis qui ont le pouvoir réel de faire la différence. Et le BDS ne va pas engager une part suffisante de la population américaine pour compter. Ce qui va compter c’est la structure de l’aide militaire américaine et la structure de la diplomatie américaine vis-à-vis d’Israël, de l’Égypte et du monde arabe. C’est ce qui compte. Et le BDS et l’Europe occidentale n’auront pas d’importance. Alors ce n’est pas une question de ce qui empire, c’est une question de comment stopper le pire. Et je répète, le — oui, il faut un mouvement social. Il y a maintenant — dans la communauté juive —, il n’y a pas seulement J Street qui a absorbé et donné force aux gens de Brit Tzedek v’Shalom, il y a aussi un mouvement à l’intérieur du mouvement juif réformé. Il y a un mouvement parmi les Juifs qui, en théorie, ne sont pas affiliés, mais qui sont préoccupés par cette question, et qui ne se sentent pas représentés par la plupart des institutions juives américaines établies. C’est là que le changement doit assembler, et en parallèle, il doit inclure les églises protestantes et catholiques, il doit inclure l’islam en Amérique. Et le travailler ensemble, c’est ce qui va faire la différence. Ce sont les seuls Américains, à part, je suppose, ceux des compagnies pétrolières, qui sont se sentent concernés par le Moyen-Orient.
Amy Goodman : Nous allons devoir — nous allons devoir en rester là pour maintenant. Nous voulons remercier le rabbin Arthur Waskow, fondateur et directeur du Shalom Center, and Omar Barghouti, qui est un des membres fondateurs de la campagne BDS, la campagne pour boycotter, désinvestir de et sanctionner Israël.
Rabbin Arthur Waskow : Et je veux terminer en répétant shalom and salaam et la paix sur nous tous.
Amy Goodman : Merci.
4 mars 2010 - Democracy Now ! - Vidéo sur : http://www.democracynow.org/2010/3/4/bds
Traduction : Jean-Pierre Bouché
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8330