samedi 1 août 2009

Le CRIF, une officine de propagande. Le gouvernement français : un complice.

le 31.07.2009

'Union Juive Française pour la Paix s'inquiète devant la multiplication des déclarations du CRIF ou d'organisations membres de ce « Conseil » se faisant les porte parole des courants les plus bellicistes de l'Etat israélien et prétendant obtenir de l'Etat français un alignement pur et simple sur les positions du gouvernement Netanyahou. Ces mêmes organisations veulent obtenir la condamnation pénale de l'antisionisme (en prétendant qu'il ne peut être que le masque de l'antisémitisme) et des appels au Boycott des produits israéliens (assimilé à une volonté de destruction pure et simple de la société israélienne).

Le communiqué du CRIF à propos de la convocation par le Quai d'Orsay de l'Ambassadeur d'Israël est proprement ahurissant.
Alors que le gouvernent français a été plus que discret dans ses réactions face aux crimes de guerre d'Israël ( notamment à Gaza en décembre et janvier derniers), à la poursuite de la colonisation et de la construction du Mur, comme au traitement infligé à l'étudiant franco-palestinien Salah Hamouri;
alors qu'il a même été quasiment muet devant les vexations et humiliations subies par ses représentants diplomatiques (la dernière en date étant l'interdiction faite à notre représentant consulaire d'assister à l'audience de dimanche où Salah a vu sa libération refusée);
quand enfin l'Ambassadeur d'Israël est convoqué au sujet des destructions illégales au regard du droit international de quartiers entiers de Jérusalem Est ,
et malgré toutes les précautions prises par Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy pour réaffirmer que la France partageait avec Israël les mêmes valeurs,
le CRIF s'émeut, affirme que la loi israélienne doit s'appliquer sur la ville de Jérusalem dans sa totalité, en contradiction même avec les résolutions de l'ONU, et demande qu'Israël soit traité en ami.

Auparavant plusieurs organisations parmi lesquelles l'Union des Patrons Juifs de France (UPJF – à ne pas confondre s'il vous plaît avec l'UJFP) avaient diffusé un « appel à la clémence » pour les nervis de la Ligue de défense Juive coupables de la dévastation de la librairie Résistances, excusables de ne « plus croire à la justice de leur pays » devant la « déferlante antisémite » que connaîtrait la France, notamment au travers des actions de Boycott et de la mansuétude de la Justice pour les coupables dans le procès Halimi !

Nous avons déjà dit le caractère de fuite en avant criminelle et suicidaire de la politique israélienne, qui voit dans l'impunité que lui a accordé jusqu'ici la « communauté internationale » (on attend aujourd'hui que les déclarations d'Obama se traduisent en actes) des raisons de poursuivre la dépossession du peuple palestinien alors que cela ne fait qu'éloigner toujours un peu plus la possibilité d'une solution de paix juste et durable.

Nous disons qu'en s'alignant sur cette politique le Conseil dit représentatif des Institutions Juives de France engage les Juifs de France dans la même impasse d'une guerre sans fin contre tous, développant une idéologie de forteresse assiégée par des ennemis et des traîtres.

Nous disons qu'il revient au Président de la République et au gouvernement de ne pas céder à cet invraisemblable chantage communautariste, comme il vient malheureusement d'être fait en interjetant appel du jugement dans l'affaire Halimi.

Nous disons qu'il revient au Président de la République Française et au gouvernement de contribuer à casser cette dérive en développant une position ferme de défense des droits humains de tous les peuples. Cela devrait commencer, notamment, par la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël (comme prévu à son article 2) et par l'exigence de libération immédiate de Salah Hamouri.

Pour l'UJFP, André Rosevègue, co-président 29 juillet 2009

Les députés et les ministres de Gaza font donation de leurs salaires

[ 31/07/2009 - 23:01 ]
Gaza – CPI

Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien, a déclaré que les ministres et les députés de la bande de Gaza ont décidé de faire donation de leurs salaires du mois de juillet. Cette donation a été faite pour venir en aide aux ouvriers et nécessiteux, surtout à la veille du mois béni de Ramadan.

Haniyeh a annoncé cette nouvelle lors de son discours de vendredi donné dans la mosquée de Bilal.

En effet, le gouvernement, au complet, comprend la situation difficile des ouvriers, des pêcheurs et des nécessiteux qui souffrent sous le blocus imposé par les occupants israéliens.

Malgré toutes les conspirations et cet injuste blocus, le gouvernement peut assurer les salaires de quelque trente mille fonctionnaires et les dépenses de leurs ministères, souligne Haniyeh.

Finalement, il a indiqué que son cabinet tâche à assurer un salaire stable à quelque 80 mille ouvriers. Il fait tout pour venir en aide à toute la population.

Nous cherchons la réconciliation, dit Haniyeh

[ 01/08/2009 - 01:07 ]
Rafah – CPI

Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien, a confirmé l’attachement de son cabinet, ainsi que du mouvement du Hamas, au dialogue. Ils cherchent la réconciliation.

Il a cependant un doute que le dialogue engagé au Caire puisse réussir, si les détenus politiques de la Cisjordanie ne sont pas tous relâchés.

Dans un discours donné vendredi dans la mosquée Bilal, il a également parlé de l’affaire des tunnels de contrebande qui relient Rafah à l’Egypte. Il a montré son inquiétude devant la mort de quelques ouvriers qui y travaillaient. Il a promis que de tels incidents ne se produiront plus, en aucun cas.

Il a attiré l’attention sur le fait que le gouvernement refuse d’augmenter les prix, surtout en ce moment difficile. Enfin, il a confirmé que les gens veulent vivre, et qu’ils ont donc le droit de tout faire pour contrecarrer cet injuste blocus.

Au Fatah : Ne permettez pas à Dayton de contrôler votre convention

Palestine - 31-07-2009
Par Khaled Amayreh > amayreh@p-ol.com
Je pense qu’on peut dire avec certitude que virtuellement, tous les Palestiniens, le Hamas compris, aimeraient voir le prochain Congrès du Fatah réussir à réhabiliter le mouvement, principalement en le dégageant du bourbier de la corruption, de la trahison et de la « coordination sécuritaire » avec Israël, l’occupant néo-nazi de notre patrie et bourreau de notre peuple.





















Proposition d'Etat palestinien, par Carlos Latuff (2009)


Le Fatah est un grand mouvement et on ne peut nier son rôle dirigeant dans la lutte palestinienne contre le colonialisme sioniste. Mais il est tout aussi vrai que depuis de nombreuses années, le Fatah s’est métamorphosé en une « force contre-révolutionnaire » travaillant, sciemment ou non, contre les intérêts nationaux du peuple palestinien.

Les responsables et porte-paroles du Fatah réfutent bruyamment de telles descriptions. Cependant, les faits parlent d’eux-mêmes. L’inquisition en cours contre le Hamas en Cisjordanie, en totale coordination avec l’armée israélienne d’occupation, est une preuve flagrante qui souligne jusqu’où le Fatah a dévié de ses buts originaux. Cette honteuse alliance entre l’Autorité Palestinienne dominée par le Fatah contre les forces de la résistance transforme de fait les forces de sécurité soutenues et financées par les USA en une entité collaborationniste, un Judenrat palestinien.

Je sais que les mots peuvent sembler durs et blessants, mais la vérité doit être dite, même au risque de déranger et de s’aliéner beaucoup de gens. Un traitement douloureux est souvent nécessaire pour éradiquer une maladie maligne.

La raison d’être originale du Fatah a toujours été de libérer la Palestine et de permettre aux réfugiés palestiniens, brutalement déracinés de leur patrie ancestrale, de rentrer chez eux.

Toutefois, depuis le scandaleux Accord d’Oslo, la principale fonction du Fatah a été redéfinie et réorientée vers un combat contre « les ennemis de la paix » et «les extrémistes », dans le but d’obtenir un certificat de bonne conduite des criminels sionistes et de leurs partisans et alliés occidentaux.

De nombreux dirigeants du Fatah, importants mais crédules, pensaient naïvement qu’Israël les récompenserait d’un Etat en échange de leur soumission à Israël. Mais, au lieu d’obtenir un Etat palestinien avec Al-Quds comme capitale, comme le mantra de l’ère Oslo l’a constamment invoqué, Israël a constellé la Cisjordanie de centaines de colonies malignes, a amplifié le nettoyage ethnique de Jérusalem Est et a presque réussi à redéfinir la cause palestinienne d’une lutte contre une occupation étrangère et l’apartheid en un conflit palestino-palestinien entre le Fatah et le Hamas.

Cette distorsion kafkaïenne scandaleuse de la lutte palestinienne ne serait pas arrivée si une direction du Fatah indépendante avait empêché certains voyous au sein du mouvement, qui obéissaient aux moindres volontés des USA et d’Israël, d’enflammer une guerre civile inter-palestinienne qui a finalement forcé le Hamas à déloger les provocateurs criminels de la Bande de Gaza.

Nous espérons vivement qu’il n’est pas trop tard pour que les forces indépendantes d’esprit au sein du Fatah redressent la situation et réparent les immenses dommages faits par les saboteurs et les apostats qui se sont déguisés en patriotes palestiniens, avec un cœur et une mentalité de traîtres.

Aujourd’hui, le Fatah est aux prises avec une foule de problèmes compliqués qui mettent en danger la survie même du mouvement en tant que mouvement de libération.

D’abord, le Fatah doit gérer les contrecoups de la mort de Yasser Arafat, qui, en dépit de toutes ses erreurs et ses défauts, s’était arrangé pour préserver la cohésion du mouvement national palestinien.

Aujourd’hui, une nouvelle structure de pouvoir a été créée, une structure de pouvoir qui considère comme anachronique et même répugnante la résistance nationale contre l’occupation israélienne.

De plus, cette structure de pouvoir est prête à tout pour sauvegarder ses intérêts criminels. Nul besoin de dire que l’appareil actuel de police d’Etat en Cisjordanie montre qu’on ne peut compter sur la junte de Ramallah et ses nombreuses cohortes et parasites pour s’occuper du fardeau national. Ils sont simplement trop soumis à Israël et trop asservis à leurs propres intérêts partisans pour représenter honnêtement la véritable conscience collective du peuple palestinien et son interminable lutte pour la liberté et la justice.

En conséquence, pour les forces indépendantes d’esprit au sein du Fatah, il serait faux de penser que le seul but derrière la « coordination sécuritaire » avec Israël est de combattre ou d’éradiquer le Hamas. En vérité, le véritable objectif est d’intimider, d’étouffer et si nécessaire d’éliminer toute opposition à toute tentative de liquidation de la cause palestinienne. C’est pourquoi les hommes et les femmes libres au Fatah qui seraient tentés de dire « NON » à un règlement imposé qui perpétuerait la domination israélienne sur la terre et la vie palestiniennes, doivent être écrasés par les soldats sans foi de Dayton, qui ont subi un lavage de cerveau tel qu’ils croient que l’ennemi du peuple palestinien est « le Hamas et les forces de la résistance », et non Israël.

Deuxièmement, les forces indépendantes du Fatah doivent aussi reconnaître qu’au cours des dernières années, s'est installée au Fatah, une énorme bureaucratie de fonctionnaires, employés, opérateurs, commandants de la sécurité et business men, dont les intérêts et le bien-être financier et économique dépendent largement de la préservation du statu quo, à savoir la persistance de la relation maître-esclave entre Israël et l’Autorité Palestinienne.

Ces gens se battraient bec et ongle pour prolonger ou même perpétuer la situation actuelle, c’est-à-dire la soumission et l’assujettissement de l’AP à l’occupation israélienne.

De plus, c’est un secret de polichinelle que la survie financière du Fatah dépend en grande partie des coffres du gouvernement de Salam Fayyad soutenu par les USA. Tout effort véritable que ferait le Fatah pour se délivrer de la mainmise USraélienne rencontre donc une forte résistance du gouvernement Fayyad.

Il y a bien sûr ceux qui croient qu’une des principales raisons de la nomination du gouvernement Fayyad est d’émasculer et de « domestiquer » le Fatah. Malheureusement, cette vision des choses est justifiée par les événements des dernières années.

Cela signifie que le Fatah ne peut pas exercer sa libre volonté, même s’il le souhaite, aussi longtemps qu’il reste financièrement dépendant des coffres du gouvernement Fayyad. Ce qui force finalement le Fatah à choisir entre deux options : se coaliser dans la structure gouvernementale de l’AP et dire au-revoir à toute prétention de résistance, ou être financièrement indépendant pour être politiquement libre et capable de résister aux diktats israéliens.

Vous ne pouvez pas dire « Non » à la main qui vous nourrit.

Le Fatah devrait se consacrer à mettre fin à la scission avec le Hamas aussi vite que possible en purgeant ses rangs des agents israéliens, et, c’est triste, mais ils sont nombreux. Il devrait se rendre compte que seul, il ne peut atteindre les objectifs de libération et d’indépendance. C’est pourquoi un des objectifs centraux de la Conférence du Fatah doit être la reprise des relations avec le Hamas et la restauration de l’unité nationale palestinienne.

Il est tout simplement inacceptable et scandaleux, pour un mouvement de libération, que certains de ses dirigeants disent aux commandants de l’armée d’occupation israélienne que « Nous sommes alliés, et nos buts sont les mêmes, et notre ennemi commun est le Hamas. » Il y a encore quelques années, proférer de telles paroles aurait été durement sanctionné.

C’est pourquoi de tels gens ne doivent pas rester à leurs postes, et encore moins au Fatah, une minute de plus.

Enfin, la réelle contradiction est entre nous, le peuple palestinien, et Israël, l’occupant néo-nazi de notre pays, pas entre nous, les Palestiniens. C’est ce que chaque Palestinien, et chaque membre du Fatah, devrait comprendre.
Traduction : MR pour ISM

L'archevêque Hanna: les chrétiens d'al-Qods font partie essentielle dans la défense de la mosquée d'al-Aqsa

31 Juil 2009

Damas / L'Archevêque Attallah Hanna, archevêque du sébaste des Grecs- Orthodoxes, a indiqué que les chrétiens d'al-Qods sont une partie fondamentale dans la défense de la mosquée d'al-Aqsa.

"Les Chrétiens d'al-Qods ne sauraient être simplement des solidaires ou des spectateurs, ils sont concernés dans la défense d'al-Qods", a affirmé l'Archevêque Hanna dans une déclaration rapporté aujourd'hui par la télévision al-Manar.

Le Maire d'al-Qods, Adnan al-Husseini, a, de son côté, indiqué que l'occupation israélienne envisage, depuis longtemps, de s'emparer d'une partie de la mosquée d'al-Aqsa et de se la partager avec les Arabes et les Musulmans.

M. Abdel Rahman Abou Arfeh, de la coalition civile d'al-Qods, a souligné, pour sa part, que l'affrontement de l'occupation israélienne se poursuivra, disant: " Chaque jour l'affrontement palestinien des violations israéliennes se fait voire, dont le dernier était les confrontations opposant les masses d'al-Qods aux colons israéliens à l'intérieur des esplanades d'al-Haram al-Maqdisi".

A. Chatta / Gh.H.

sana.sy

Israël reconnaît avoir eu recours au phosphore blanc à Gaza


Les autorités israéliennes ont annoncé qu'elles enquêtaient sur une centaine de plaintes touchant à des écarts et abus de la part des hommes de l'armée israélienne pendant l'offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza au tout début de l'année, et ont reconnu l'utilisation de phosphore blanc dans le cadre de cette opération. Israël admet directement pour la première fois, dans ce rapport, que son armée a « eu recours à des munitions contenant du phosphore blanc » dans la bande de Gaza. Israël dément toutefois avoir violé le droit international, assurant ne pas avoir usé de telles armes à l'intérieur de zones d'habitation.
Jusque-là, Israël avait déclaré enquêter sur les accusations de tirs d'obus au phosphore, qui provoquent de graves brûlures, et n'avait ni directement démenti ni confirmé que son armée l'ait fait.
Dans le rapport, qui compte 163 pages et a été rendu public avant l'achèvement en août d'une enquête des Nations unies pour crimes de guerre sur la guerre de Gaza, le gouvernement israélien défend le bien-fondé de cette offensive de 22 jours, estimant qu'elle fut une riposte « nécessaire et proportionnée » aux tirs de roquettes du Hamas contre Israël.
l'orient le jour

Le Hamas menace de boycotter des pourparlers avec le Fateh


Ismaïl Haniyeh, dirigeant du Hamas, a menacé hier de boycotter des pourparlers de réconciliation avec le Fateh si ce dernier ne libérait pas des partisans du mouvement islamiste détenus en Cisjordanie.

Chacun des deux groupes palestiniens accuse l'autre de procéder à des arrestations à caractère politique ayant pour effet de bloquer les efforts de l'Égypte pour rétablir l'unité politique palestinienne et préparer le terrain à une reprise du processus de paix israélo-palestinien. « Il est douteux que ce dialogue puisse aboutir et que les parties, Hamas compris, participent à la prochaine phase du dialogue au Caire si nous ne bouclons pas le dossier des arrestations politiques », a déclaré Ismaïl Haniyeh lors d'un sermon prononcé hier dans une mosquée de Rafah, à la frontière Gaza-Égypte. « Nous ne sommes pas naïfs et n'accepterons pas que ce dialogue ait lieu alors que les arrestations continuent. » Les prochaines négociations sont prévues le 25 août au Caire. Les médiateurs égyptiens espèrent amener le Hamas et le Fateh à convenir d'une formule de partage du pouvoir en prévision des élections présidentielle et législatives de janvier 2010.
l'orient le jour

La quête de l’eau pour les Palestiniens de Cisjordanie


01/08/2009

Khaled et son âne transportant quatre gros jerricanes gorgés d’eau attachés à ses flancs. Abbas Momani/ AFP
Khaled et son âne transportant quatre gros jerricanes gorgés d’eau attachés à ses flancs. Abbas Momani/ AFP
REPORTAGE La priorité pour Israël est de s'assurer que les quantités d'eau parvenant aux colonies soient suffisantes, ce qui reste est affecté aux localités palestiniennes.

« Tous les jours, je dois apporter de l'eau pour ma famille. » Jour après jour, Khaled harnache son âne et se rend à la source à la sortie de son village de Cisjordanie, où le tiers des localités palestiniennes ne sont pas reliées au réseau.
« Je fais une dizaine d'allers-retours chaque jour », confie le jeune homme de 18 ans. La bête peine sous le poids de quatre gros jerricanes gorgés d'eau attachés à ses flancs.
« Il n'y a pas d'eau à la maison depuis la mi-mars », explique Khaled Nachaat. La température extérieure dans le village de Qarawat Bani Zeid, en Cisjordanie, frôle les 35 °C.
« Chaque été, on manque d'eau, la population s'en plaint. C'est le plus grand problème de Qarawat Bani Zeid », confirme Fouad Hassan Arar, le président du conseil de ce village de près de 3 000 habitants.
Selon la Banque mondiale, les Palestiniens ont un accès limité à l'eau potable, en fait le plus limité au Proche-Orient, en particulier en Cisjordanie, où elle estime la consommation moyenne quotidienne à 50 litres par personne, parfois 20 litres dans les cas extrêmes.
« Ces niveaux de consommation extrêmement bas placent la majorité des communautés de Cisjordanie en dessous des standards internationaux », environ 100 litres par jour et par personne, écrit-elle dans un rapport publié en avril.
Mekorot, la compagnie israélienne de distribution d'eau, couvre 90 % de la population de Cisjordanie, mais un tiers des localités palestiniennes ne sont toujours pas reliées au réseau, précise la Banque mondiale. Elle ajoute qu'Israël prélève jusqu'à 1,8 fois la part qui lui revient selon les accords d'Oslo II, en 1995.
Selon le recensement de 2007, la population palestinienne de Cisjordanie s'élève à 2 350 500 habitants.
« Les localités comme Qarawat Bani Zeid souffrent beaucoup », confirme Susan Koppelman, dont l'organisation LifeSource se consacre à la question de l'eau dans les territoires palestiniens occupés.
« Au cours des mois d'été, Qarawat Bani Zeid fait face à une chute drastique de la quantité d'eau qu'elle reçoit », poursuit-elle, même si au total, Mekorot a augmenté ses livraisons.
« La priorité pour l'Autorité israélienne de l'eau est de s'assurer que les quantités d'eau parvenant aux colonies soient suffisantes, explique-t-elle. Ce qui reste est affecté aux localités palestiniennes. La conséquence est que l'eau ne parvient pas à tous. »
Pour Feriel Farid, 34 ans, cela se traduit par des voyages incessants chaque semaine à la source du village, où elle remplit autant de jerricanes et autres bouteilles que possible.
« Il faut bien boire, cuisiner, laver les gosses, nettoyer la maison, explique cette secrétaire intérimaire en remplissant un bidon d'eau. On économise la vaisselle pour pas trop salir et pas avoir à trop laver. »
Située sous une route en contrebas à la sortie du village, la source est constituée de deux robinets d'où l'eau s'écoule sans pression. Des femmes et des enfants remplissent les bouteilles en pataugeant dans une eau sale et boueuse.
« On sait que l'eau n'est pas potable, mais on la boit quand même », explique Feriel dans une moue. « On la fait bouillir, c'est tout. J'ai vécu 12 ans en Jordanie. C'est dur de vivre au village », lâche-t-elle. « Je suis obligée de réveiller les enfants à 5 heures du matin pour les mettre à contribution et venir chercher de l'eau. On est fatigués. Mais, se reprend-elle, j'ai de la chance, j'ai le permis de conduire alors je peux venir en voiture. »
L'alternative, c'est d'acheter de l'eau en citerne, mais à près de 40 shekels (NIS) le m3 (7,5 euros), l'addition est vite faite. « On achète parfois de l'eau en citerne, mais cela nous coûte 120 NIS pour 3 m3, c'est cher », indique Feriel, alors que son mari gagne 1 800 NIS (335 EUR) par mois.

Djallal MALTI (AFP)
l'orient le jour

vendredi 31 juillet 2009

Normalisation après cessation des constructions

Par JPOST.COM

30.07.09
D'après un rapport du quotidien arabe Asharq Al-awsat jeudi, les pays arabes seraient peu disposés à répondre aux demandes d'Obama concernant une normalisation possible de leurs relations avec Israël.

George Mitchell et Bashar Assad.
PHOTO: AP , JPOST

Un haut officiel arabe cité dans le journal rapporte que même si le monde arabe "ne rejettera pas les demandes américaines", il prévoit de poser certaines conditions.

D'abord, les pays arabes entendent attendre de voir si les efforts américains, en particulier au sujet d'un gel des implantations vont porter leurs fruits. Il réaffirme qu'une normalisation ne serait mise sur la table des négociations qu'une fois que les constructions s'arrêteront en Cisjordanie.

En outre, l'officiel appelle Israël à améliorer les conditions de vie des Palestiniens résidant dans les Territoires sous autorité palestinienne. Il rappelle de plus que depuis les quinze dernières années, plusieurs pays arabes ont fait avancer le commerce et les relations semi-diplomatiques l'État hébreu.

La position arabe, d'après ce même officiel, ne constituera pas un front uni. Les états individuels seront libres de répondre aux demandes américaines comme bon leur semblera. En d'autres termes, aucune décision collective ne sera prise par la Ligue arabe.

Israël : un des états les moins pacifiques au monde

Par JPOST.FR

30.07.09
Pour la troisième année de suite, Israël n'obtient qu'une très mauvaise place dans l'Indice mondial de la paix. 141 ème au sein d'un classement qui compte 144 pays, Israël n'est uniquement considéré plus pacifique que l'Irak, l'Afghanistan et la Somalie.

Des soldats israéliens à la frontière de Gaza. Illustration.
PHOTO: AP , JPOST

Cet indice essaie de classer les pays du monde selon leur degré de pacifisme. Il est réalisé par le magazine The Economist ainsi que par une équipe d'experts faisant partie d'Instituts de recherches.

Le groupe se réfère à 23 indicateurs différents qui prennent en compte plusieurs variables afin d'établir un classement final des pays les plus pacifiques. Parmi les facteurs utilisés pour le classement on trouve les niveaux de violence et crime internes et des facteurs concernant les relations internationales des pays, comme les dépenses sur les forces armées et les guerres.

Au vu du résultat israélien, basé sur des indicateurs émanant des cinq dernières années, Israël est perçu comme l'un des états étant touché par le plus grand nombre de conflits et ne respectant que très peu les droits de l'Homme.

Au niveau intérieur, Israël obtient de mauvaises notes en ce qui concerne sa stabilité militaire et son taux de criminalité. Toutefois, de bons scores sont obtenus pour les libertés dont jouissent les habitants israéliens et l'hospitalité du pays témoignée aux étrangers.

Quelques pays considérés comme plus pacifiques qu'Israël : Le Soudan (140ème), le Pakistan (137ème), le Liban (132ème), et l'Iran (99ème).

L'idée d'un tel classement, à l'origine d'un Australien est depuis appuyée par plusieurs leaders internationaux tels que le Dalaï Lama, l'archevêque Desmond Tutu ou encore l'ancien président américain, Jimmy Carter.

Nouveau contrat de fourniture du gaz égyptien aux sionistes‏

Egypte - 30-07-2009
Par Al Quds Al Arabi
Un contrat pour une durée de 22 ans, à un prix inférieur au prix du marché mondial, pour une société exportatrice sioniste dirigée par le général Yaron, qui a participé aux massacres de Sabra et Chatila en 1982. Telles sont les nouvelles modalités de fourniture du gaz naturel égyptien à l'ennemi sioniste, selon un article de Khaled el Chami et Zouheir Andraos paru ce jour 30/07/09 sur le site internet de Al Quds Al Arabi.

L'ex-ambassadeur d'Egypte, Ibrahim Yousri, qui a introduit une action en justice pour annuler l'exportation du gaz égyptien à Israël, a révélé les nouvelles modalités de fourniture du gaz égyptien pour une durée de 22 ans, transformant l'Egypte en "une concession privée aux mains d'un nombre de personnes placées au-dessus de tout contrôle".

Monsieur Yousri, qui est un diplomate chevronné et un expert en droit international, a ajouté que "ce nouveau contrat de fourniture dont nous avons appris la teneur par la presse israélienne illustre le mépris total de nos dirigeants pour l'intérêt national et le pillage de nos ressources", d'autant que l'Egypte ne dispose pas de surplus en matière de gaz naturel qui justifie son exportation, et qu'elle a, au contraire, besoin de chaque mètre cube de cette ressource. Il se demande la raison pour laquelle l'Egypte fournit à Israël son gaz à un prix inferieur de 12 dollars au prix du marché mondial.

Il ajoute que toutes les forces politiques égyptiennes sont actuellement unies et déterminées à stopper l'exportation du gaz à Israël, et a rappelé l'action unitaire récente de l'ensemble des composantes politiques égyptiennes, parmi lesquelles les Frères musulmans et le Parti du rassemblement.

C'est The Marker, le supplément économique du quotidien israélien Haaretz, qui a révélé que le consortium privé égypto-israélien EMG, chargé d'importer le gaz naturel égyptien, avait conclu il y a deux jours ce nouveau contrat pour importer des quantités massives de gaz pendant une durée de 17 ans renouvelables pour 5 années supplémentaires.

Le journaliste Avi Bar Eli précise que la société EMG, détenue par l'homme d'affaires israélien Yossi Miman (propriétaire de la chaine 10 de télévision israélienne) et associé du gouvernement égyptien, a décidé, en partenariat avec la société israélienne Dorad de production d'électricité, d'importer 12,5 milliards de mètres cubes de gaz égyptien dans le cadre d'un nouveau contrat de fourniture, pour un montant qui se situe entre 2,1 et 2,5 milliards de dollars.

On se rappelle que l’Egypte avait commencé en février 2008 à livrer du gaz naturel à l'Etat sioniste à un prix de 0,75 dollar par million d’unités thermiques, tandis que le prix sur le marché mondial atteint les 10 dollars par million d’unités thermiques...

Il est également utile de préciser que le directeur de la société Dorad n'est autre que le général Amos Yaron, mis en cause par un tribunal belge en 2003 pour sa participation aux massacres de Sabra et Chatila en 1982 au Liban, aux motifs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Monsieur Yousri a précisé que ce nouveau contrat a été conclu par le biais de ce partenariat sous couverture de contrat de droit privé pour le soustraire à l'obligation d'une décision prise en conseil des Ministres… Il a ajouté qu'il était déterminé à poursuivre son recours pour annulation contre cette "décision administrative qui touche un bien public".

Il a également ajouté que dans sa bataille juridique, il avait perdu le recours en référé, mais que la cause serait plaidée en septembre devant le tribunal administratif et qu'il était certain de gagner.
Source : Al Quds Al Arabi
Traduction : NA

Manifestation massive à l'intérieur de la Mosquée d'al-Aqsa pour repousser les extrémistes israéliens tentant d'envahir la Mosquée

30 Juil 2009

Al-Qods occupée / Des centaines de Palestiniens stationnés à l'intérieur de la Mosquée d'al-Aqsa ont participé à l'imposante manifestation qui a défilés dans les esplanades de la Mosquée scandant des slogans réclamant la sortie des groupes d'extrémistes israéliens qui avaient envahi ce matin la Mosquée "sous protection des forces d'occupation déployées intensivement depuis la porte d'al-Maghariba", selon des témoins oculaires parlant au site al-Qassam, qui ont également affirmé pourtant que le mouvement des extrémistes à l'intérieur de la Mosquée était limité en raison de la présence intensive des prieurs venus d'al-Qods et des autres territoires palestiniens occupés en 1948.

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Les témoins ont ajouté que l'exercice par les extrémistes de leurs rites talmudiques sur les esplanades de la Mosquée avait provoqué les prieurs musulmans qui s'étaient lancés en cette manifestation jusqu'à la porte d'al-Maghariba, obligeant les forces d'occupation s'y trouvant à en sortir.

En effet, la police de l'occupant israélien avait encerclé depuis les premières heures du jour l'alentour de la Mosquée d'al-Aqsa, notamment ses portes ouest, interdisant les Maqdisis de circuler dans la vieille ville d'al-Qods sous prétexte que des groupes israéliens exerçaient des rites talmudiques nocturnes à 3 mètres de la Mosquée d'al-Aqsa.

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Pour le porte-parole du mouvement islamique dans les territoires palestiniens occupés, M. Zahi Njeidat, le stationnement des Palestiniens devant Bab al-Maghariba a avorté l'invasion préparée par les extrémistes juifs, tandis que le Mufti d'al-Qods et des territoires palestiniens, Cheikh Mohammad Hussein, a proclamé qu'al-Aqsa est un droit inaliénable des Palestiniens qui n'épargneraient rien pour le protéger et le sauvegarder.

Les palestiniens stationnés à l'intérieur de la Mosquée ont affirmé de leur côté qu'ils maintiendraient leur sit-in jusqu'à ce qu'ils soient rassurés que la tentative d'invasion des extrémistes est entièrement avortée.

Le membre du Conseil législatif palestinien, la députée Jihad Abou Zneid, avait appelé aujourd'hui le peuple palestinien à la mobilisation générale pour avorter les tentatives des extrémistes sionistes d'envahir la Mosquée d'al-Aqsa, tout en avertissant l'occupant de la colère populaire des Palestiniens et des répercussions des agissements des colons contre les Palestiniens d'al-Qods.

Dans un point de presse publié par l'agence palestinienne d'informations Maann, Mme Abou Zneid a proclamé le droit des Palestiniens à défendre al-Aqsa contre les tentatives des colons sionistes et assuré qu'al-Qods restera la capitale éternelle de l'Etat palestinien indépendant.

Elle a par ailleurs appelé les Nations Unies et tous les milieux internationaux à prendre des mesures sévères contre l'occupant israélien pour l'obliger à mettre fin aux agissements des extrémistes qui sévissent dans al-Qods, et les pays arabes et islamiques à réagir pour sauver la ville sainte, ses habitants et ses lieux sacrés.Gh.H.

le ministère israélien de la construction et de la colonisation cherche à établir une nouvelle colonie dans la région de Galilée à l'Est de Nazareth

Le centre arabe de la planification suppléante dans les territoires palestiniens occupés en /1948/ indique que le ministère israélien de la construction et de la colonisation cherche à établir une nouvelle colonie dans la région de Galilée à l'Est de Nazareth.

Dans un communiqué rapporté par la chaîne de télévision al-Aqsa, le centre arabe de la planification suppléante souligne l'existence d'un mouvement israélien pour renforcer l'extension de la colonisation sioniste dans les régions arabes.

Le communiqué indique que le plan adopté par les deux ministères de la construction et de la colonisation, et de l'intérieur du gouvernement israélien sera établi sur une superficie de /6/ mille dunums des terres des localités arabes et stipule l'établissement à /Beit al-Kichit/ d'une colonie propre aux Israéliens laquelle comprendra /10/ mille unités d'habitation pour /50/ mille colons israéliens.

Le communiqué précise que ces plans sont des prétextes du gouvernement de la droite extrémiste présidé par /Benyamin Netanyahou/ pour accélérer les pas afin d'imposer des réalités futures sur le terrain concernant le sort d'al-Qods, faisant noter que ces agissements sont assortis des pratiques des organisations israéliennes visant à profaner la ville d'al-Qods et al-Haram al-Ibrahimi, notamment après l'invasion des groupes israéliens extrémistes des esplanades de la mosquée d'al-Aqsa pour y faire des prières talmudiques.

Le communiqué conclut que la colonisation et l'extension dans la ville d'al-Qods et les tentatives permanentes d'envahir la mosquée d'al-Aqsa visent à occuper la terre palestinienne, à déplacer par la force ses habitants et à judaïser les lieux saints.
A. Chatta / Gh.H.

sana.sy

Proche-Orient. Washington redéploie ses efforts

publié le jeudi 30 juillet 2009

Abir Taleb
Washington a dépêché cette semaine plusieurs émissaires dans la région dans le but de relancer le processus de paix. La colonisation reste cependant en toile de fond des désaccords israélo-américains.

Damas, Tel-Aviv, Le Caire, les Territoires palestiniens, Amman. George Mitchell, l’émissaire américain pour le Proche-Orient, Robert Gates, le secrétaire américain à la Défense et le général Jim Jones, conseiller présidentiel à la Sécurité nationale étaient tous les trois cette semaine dans la région. Des efforts diplomatiques intenses. Le président américain, Barack Obama, semble déterminé à obtenir une paix durable au Proche-Orient. Or, l’Administration américaine semble aussi pencher pour le point de vue israélien, comme elle l’a toujours fait, depuis la création de l’Etat hébreu. Après les prises de position moins radicales que celles de l’ancien président Georges Bush, Washington parle maintenant de concessions. Lundi, l’émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, a appelé les parties au Proche-Orient à faire des concessions en vue de parvenir à la paix, demandant particulièrement aux Etats arabes de normaliser leurs relations avec Israël. Après des visites en Syrie, en Israël et en Egypte, M. Mitchell est revenu en Israël où il s’est entretenu avec le président Shimon Pérès avant de se rendre à Ramallah en Cisjordanie pour rencontrer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbass. Mais Mitchell s’est voulu clair : l’engagement des Etats-Unis envers la sécurité d’Israël est inébranlable, a-t-il répété, ajoutant que « cette sécurité pouvait être assurée et protégée à travers une paix globale dans la région ». « Pour les Etats arabes, cela signifie des mesures constructives en vue d’une normalisation des relations avec Israël. Pour les Palestiniens, cela signifie développer et améliorer (l’état) de leurs forces de sécurité et agir contre l’incitation (anti-israélienne). Pour Israël, cela signifie rendre possible pour les Palestiniens une meilleure (liberté) de mouvement et la croissance économique (...), et traiter les questions difficiles, comme les colonies et les positions militaires », a dit M. Mitchell.

Auparavant, au Caire, M. Mitchell avait exhorté les pays arabes à faire des gestes positifs envers Israël pour créer un « environnement » propice à des négociations de paix générales avec l’Etat hébreu. « En disant générales, je veux parler de paix entre Israël et les Palestiniens, Israël et la Syrie, Israël et le Liban, et la normalisation totale des relations entre Israël et les pays de la région », a-t-il déclaré aux journalistes après une rencontre avec le président Hosni Moubarak. « Nous ne demandons à personne une normalisation complète à ce stade. Nous reconnaissons qu’elle interviendra plus tard dans ce processus », a-t-il ajouté, précisant que les Etats-Unis souhaitaient des « mesures significatives de certains pays ». A ce stade donc, il s’agit plus de pressions sur les Arabes que sur les Israéliens.

Pas d’entente sur la colonisation

Les Etats-Unis ne sont toujours pas parvenus à obtenir quoi que soit sur la colonisation dans les Territoires palestiniens. Les Etats-Unis poursuivent, jusqu’ici sans succès, les discussions avec Israël pour que cessent les activités de colonisation juive en Cisjordanie. « Nous discutons de la question, mais nous n’avons toujours pas conclu d’accord avec les Israéliens », a dit l’émissaire américain lors d’un dîner de travail avec le président palestinien Mahmoud Abbass. « Il y a toujours un fossé entre nous et les Israéliens sur la question des implantations », a-t-il reconnu. Côté palestinien cependant, l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbass a exclu de reprendre les négociations sans interruption totale des activités de colonisation. Le négociateur en chef palestinien, Saëb Ereqat, a aussi souligné que « le respect par chacun de ses engagements est le seul moyen de rendre une crédibilité au processus de paix ». Il a ajouté que le Quartette des médiateurs pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne et Nations-Unies) devrait « jouer un rôle constructif en faisant en sorte que toutes les parties honorent leurs engagements ». « Israël ne montre aucune intention de mettre fin à ses activités illégales de colonisation, notamment à Jérusalem-Est, occupée, et dans ses environs », a déploré Ereqat.

publié par al Ahram hebdo en français

http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahra...

Obama face à Netanyahu

publié le jeudi 30 juillet 2009

Makram M. Ahmad
Je pense qu’il est du droit des Arabes de demander à Obama s’il croit réellement que Netanyahu est sérieux dans son acceptation de l’instauration de l’Etat palestinien.

Je pense que les Arabes ont le droit de demander au président américain s’il pense toujours qu’ils sont incapables de prendre des décisions. Cet avis de la part d’Obama reviendrait au fait que les Arabes n’entreprennent aucun pas positif sur la voie de la normalisation avec Israël, et cela après que le premier ministre israélien Netanyahu eut annoncé son refus total de répondre à la demande d’Obama d’interrompre la construction de colonies juives dans la région de Jérusalem-Est, qui est une partie des territoires occupés. Le prétexte de Netanyahu est que la souveraineté israélienne sur Jérusalem est indiscutable et que les Israéliens ont le droit de vivre et de posséder des maisons à Jérusalem-Est. Netanyahu avait préalablement refusé de geler la colonialisation en Cisjordanie malgré les accords signés par Israël à Oslo et malgré la Feuille de route et la Déclaration d’Annapolis.

Selon le premier ministre israélien, il faut que les colonies connaissent un développement continu afin d’assimiler tous ces habitants. Et ce, alors que tout le monde sait que la plupart des élargissements effectués dans les colonies de la Cisjordanie sont consacrés à de nouveaux colons.

Je pense aussi qu’il est du droit des Arabes de demander à Obama s’il croit réellement que Netanyahu est sérieux dans son acceptation de l’instauration de l’Etat palestinien. Alors qu’en même temps, son père Bension Netanyahu, ainsi que la plupart des faucons du Likoud, ont annoncé que Netanyahu fils avait imposé aux Palestiniens des conditions préalables qu’ils n’accepteront jamais et ce parce qu’il ne veut pas que cet Etat soit instauré.

La première de ces conditions est que les Palestiniens doivent reconnaître Israël en tant qu’Etat juif, ce qui signifie renoncer au droit du retour, sans négociations.

En acceptant cette condition, c’est comme si les Palestiniens présentaient un document juridique permettant à Israël d’expulser les Palestiniens de 1948 à l’extérieur d’Israël.

Avec tout notre respect au président américain, il faut tout de même dire que la question n’est pas une simple crise de confiance chez les Israéliens à laquelle les Arabes doivent remédier en présentant encore plus de concessions.

En réalité, c’est une cause d’occupation où l’occupant ne respecte par les décisions de la légitimité internationale et insiste à violer et usurper la terre des Palestiniens.

Ce qu’Obama doit savoir, et il est certain qu’il le sait déjà, c’est que le premier objectif de Netanyahu est de détruire sa volonté et de faire échouer le projet de règlement basé sur la nécessité du respect par toutes les parties des engagements échangés. Netanyahu veut donner des coups fatals aux efforts d’Obama visant à relancer le processus de paix qui constitue en soi un intérêt stratégique américain.

publié par al-Ahram hebdo en français

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Nouvelle ville pour les Juifs orthodoxes en Galilée

Ecrit par Leyla Jad
Thursday, 30 July 2009
TEL-AVIV – Israël envisage de construire une nouvelle ville avec des logements pour 50.000 juifs ultra-orthodoxes, près de Nazareth, menaçant les villages arabes de la zone.
Le mois dernier, le ministre israélien du Logement avait appelé les juifs religieux à «sauver» le nord d'Israël d'une «repries» par la majorité de population arabe.

La ville s’étendra sur près de six mille hectares, y compris sur des zones qui appartenaient à des villages arabes avant 1948.

Le Arab Centre for Alternative Planning a averti que le projet entourera complètement le village de Ein Mahl, en créant un «ghetto arabe». Il a déclaré que cela fait partie d'un grand plan israélien de «judaïsation» de la Galilée, afin de marginaliser les Arabes locaux .

Le Ministre du logement d'Israël, Ariel Atias, avait déclaré lors d'une conférence au début de ce mois que sa priorité aurait été d'empêcher la «propagation» des citoyens arabes.

«Je pense que juifs et Arabes devraient s’abstenir de cohabiter», a affirmé, au début du mois de juillet à Tel-Aviv, Ariel Attias, devant l’Association des juristes israéliens.

Le maire de Saint-Jean d’Acre a aussi appelé à un afflux de Juifs orthodoxes pour affaiblir la présence arabe dans la ville.

Le colonel israélien Mikhael Mikhael a admis que l'un des buts de la construction de la nouvelle ville serait de «avaler» la ville arabe de Nazareth à proximité et de «transférer le centre de gravité de la vie de Nazareth au quartier juif». (PNN)

Israël autorise la première livraison de ciment à Gaza depuis l’opération Plomb Durci

Ecrit par Leyla Jad
Thursday, 30 July 2009
GAZA – Les autorités israéliennes ont autorisé une livraison de ciment pour la première fois depuis l’offensive militaire contre la bande de Gaza, l’hiver dernier.
Raed Fattouh, un fonctionnaire du ministère palestinien d’Economie, a confirmé le mercredi 29 juillet que le ciment, acheminé par l'UNRWA, devrait passer par le points de passage de Kerem Shalom.

Un responsable du ministère de la Défense a déclaré que cette livraison exceptionnelle, qui comprend aussi de l’acier, devrait être acheminée «dans les prochaines semaines». Les 310 tonnes de ciment seront destinées à la reconstruction d'un centre de traitement des eaux usées, d'un moulin et du cimetière britannique, détruits durant l’attaque israélienne.

Israël a interdit l’acheminement de ciment et d’autres matériaux absolument nécessaires à la reconstruction du territoire palestinien, durement attaqué. Des quartiers entiers ont été rasés par les forces israéliennes et plus de 1500 Palestiniens tués.

Les Gazaouis ont recommencé à réparer leurs habitations avec du matériel trouvé dans les bâtiments bombardés, mais aucun réel processus de reconstruction n’a pu commencer.

La bande de Gaza est soumise à un strict blocus de la part d’Israël depuis que la prise du contrôle du Hamas en 2007. (PNN)

DATTES ISRAÉLIENNES POUR LE RAMADAN ? CERTAINEMENT PAS !

Publié le 30-07-2009


La plupart des dattes israéliennes, qui envahissent actuellement les marchés à la veille du ramadan, sont produites dans des colonies de la vallée du Jourdain, en Cisjordanie, sur les terres des Palestiniens, avec leur eau et leur sueur. Ceux qui en consomment encouragent la colonisation israélienne.

A cette époque de Ramadan, Israël cible spécifiquement les petits commerçants qui fournissent les dattes à la communauté musulmane.

Ces dattes, plus grosses et plus foncées que la plupart des autres peuvent se présenter sous différentes marques et avec des provenances diverses.

Les variétés "Medjoul" et "Deglet Nour", sont connues sous les marques Bat Sheva, Carmel, Jordan Plains ou Jordan Valley. Les variétés "Hayani" et "Bahri" sont le plus souvent étiquetées King Solomon et Jordan River.

On les trouve aussi bien dans des supermarchés que chez des détaillants.

A nous d’être vigilants, car ces dattes proviennent de colonies de la vallée du Jourdain, après que la majorité de la population palestinienne a été chassée de la région et que ceux qui restent sont souvent contraints de se faire exploiter par les entreprises israéliennes, Carmel, Agrexco, Hadiklaim qui maintiennent l’apartheid.

Ainsi, le mois dernier, l’armée israélienne a démoli les villages de Ras al-Ahmar et Hadidiya dans la vallée du Jourdain. Elle a détruit ou confisqué les moyens d’accès à l’eau dont les villageois dépendent pour survivre en travaillant le peu de terres qui leur restent.

Du coup, beaucoup sont obligés d’aller travailler et d’envoyer leur enfants dans les colonies.

Là, ils passent plusieurs heures sur des palmiers de 10 à 12 mètres de haut sans pouvoir descendre pour aller aux toilettes. Sous le soleil ou secoués par le vent, dérangés par des insectes ou des scorpions, et parfois des serpents, ils doivent rester accrochés par un bras et travailler de l’autre sans interruption pour remplir leurs quotas. S’ils se plaignent ou ne respectent pas leurs quotas, ils perdent leur travail et les ressources de leur famille.

Les Israéliens préfèrent employer des enfants, plus lestes pour monter aux arbres. Plus faciles à mater, ils sont moins payés et souvent escroqués. L’extrême pauvreté des Palestiniens les oblige à enlever leurs enfants de l’école pour les louer aux colons.

Près de 80 % des dattes israéliennes sont exportées, principalement en Europe (environ 1 000 tonnes en France).

Et comme vous le savez, nos gouvernements ferment les yeux, malgré les résolutions de l’ONU, les conventions de Genève, tout comme le jugement de 2004 de la Cour Internationale de Justice, qui a déclaré illégales ces colonies installées sur les territoires palestiniens occupés. Et malgré les appels au boycott de la société palestinienne, comme ceux des militants israéliens contre la colonisation.

Mais nous ne sommes pas prêts à manger de ce pain là. Vous non plus, n’est-ce pas ? Il y a suffisamment de dattes produites par d’autres pays pour faire au moins ce geste de refus, et en expliquer le sens à tous les commerçants. Aucune excuse pour ceux qui fermeront les yeux. Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

CAPJPO-EuroPalestine


jeudi 30 juillet 2009

Jérusalem veut du concret

Par HERB KEINON JPOST

29.07.09

L'envoyé américain au Proche-Orient, George Mitchell, a pris congé de ses interlocuteurs israéliens avec le sentiment, mardi, qu'il serait dans la capacité de soutirer quelques gestes de la part du monde arabe vers Israël en l'espace d'un mois.

Mitchell et Netanyahou à Jérusalem, mardi.
Photo: AP , JPost

Mitchell, actuellement en voyage dans la région, s'est rendu aux Émirats arabes unis, en Syrie, en Égypte, en Israël et dans les territoires sous autorité palestinienne. Il s'est entretenu mardi avec le Premier ministre Netanyahou pendant plus de deux heures et demi, à Jérusalem.

Bien qu'aucun accord ne soit annoncé concernant la demande américaine d'un gel des implantations, des Officiels israéliens ont déclaré que les "deux parties en présence se rapprochaient pour trouver un terreau commun à notre progrès".

Des sources gouvernementales ont annoncé que Mitchell reviendrait dans la région en août.

Les estimations à Jérusalem tendent à dire que les négociations avec les Palestiniens ne pourront débuter que lorsque les Américains et les Israéliens se seront mis d'accord sur un gel des constructions dans les implantations. Ce gel ne pourra être entrepris que lorsque les Américains auront l'assurance de gestes de bonne volonté de la part du monde arabe.

Israël a clairement déclaré qu'un gel des implantations ne se ferait qu'à la suite de témoignages de réciprocité par le monde arabe. Il revient donc à Mitchell d'obtenir une main tendue de la part du monde arabe à Israël -ce qui ne semble pas être tâche aisée pour le moment.

Lundi, la Maison Blanche confirmait l'existence de lettres écrites à la main par le président Obama exhortaient les Etats du Golfe et les Etats arabes à trouver des mesures constructives envers Israël.

Parmi les pays qui ont reçu une lettre du président américain : Bahreïn, l'Egypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite, et les Emirats arabes unis.

De plus, Obama a envoyé une lettre, plus tôt dans le mois, au Roi du Maroc, Mohammed VI, lui demandant d'être "celui qui permettra de construire des ponts entre Israël et le monde arabe".

Parmi les gestes attendus, la garantie des droits de survol pour Israël, des coopérations économiques, et des échanges culturels et universitaires.
Netanyahou est sorti satisfait de sa réunion avec Mitchell. "Nos discussions ont été très fructueuses et nous allons continuer nos efforts avec succès pour avancer vers la paix, ensemble".

Comme pour témoigner de sa bonne volonté à Mitchell, Netanyahou s'est envolé en hélicoptère jusqu'au Pont Allenby dans la vallée du Jourdain, peu de temps après leur entretien, afin de se rendre compte de l'application d'une récente décision gouvernementale qui avait augmenté le nombre d'heures où le pont (reliant la Judée-Samarie à la Jordanie) était opérationnel.

Il était accompagné pour ce faire du vice-premier ministre Silvan Shalom et du ministre des Transports, Israël Katz. Ce dernier a annoncé hier que les postes à la frontière avec la Jordanie seraient ouverts 24h sur 24 pour une période d'essai de deux mois.

Mercredi, Netanyahou doit rencontrer le Conseiller américain chargé de la sécurité nationale, Jim Jones.

Netanyahu appelle les habitants de Gaza à renverser le Hamas

29/07/2009 Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé mardi les habitants de la bande de Gaza à renverser le régime du Hamas qui contrôle le territoire palestinien.
"S'ils le pouvaient, ils le renverseraient, et je leur dis qu'ils en sont capables", a ajouté Netanyahu, dont les déclarations sont rapportées par le journal en ligne Y-Net.
S'exprimant devant une promotion d'officiers du Conseil national de sécurité, il a prétendu qu'"en fin de compte, le soi-disant "Islam radical" sera vaincu par la révolution scientifique à travers le monde, la liberté des idées et la technologie".
"Cela prendra du temps, mais c'est inéluctable, et le seul élément qui puisse permettre à cet Islam de s'enraciner serait qu'il se dote de l'arme nucléaire", a-t-il estimé.

almanar.com

Tel Aviv propose la réactivation de la Commission d’Armistice de 1949

G.H

29/07/2009

L’entité sioniste envisage de réactiver la commission d'armistice avec le Liban établie en 1949 après la première guerre israélo-arabe, pour favoriser des pourparlers de paix entre les deux pays, a indiqué le quotidien Haaretz.

Cette proposition aurait été formulée par le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou au ministère des affaires étrangères et présentée aux représentants des États-Unis, les Nations unies et de l'Union Européenne a rapporté le quotidien.

A noter que la commission d'armistice avec le Liban était formée de deux représentants, un libanais et un autre israélien sous la présidence d'un représentant des Nations unies. Elle se réunissait alternativement des deux côtés de la frontière israélo-libanaise jusqu'en 1967 quand l’entité sioniste a demandé son démantèlement.


L’entité sioniste a depuis lors déclenché deux guerres majeures contre Liban, en 1982 et en 2006, communément connue sous le nom de la guerre des 33 jours et dans laquelle l’armée israélienne a subi un sérieux échec face à la résistance islamique libanaise.

La nouvelle commission, toujours selon la presse Israélienne, pourrait comprendre à la fois un représentant diplomatique et un responsable militaire, alors que le processus décisionnaire serait soumis à un vote majoritaire. La commission pourrait alors servir de voies de communication entre les deux états avant la reprise formelle des négociations de paix. Elle pourrait ainsi résoudre le cas des hameaux de Chebaa et du village de Ghajar.

Les négociations de paix avec Beyrouth sont gelées depuis l'échec du processus de Madrid lancé en 1994.

A noter que les autorités libanaises rappelle que différentes zone dont les fermes de Chebaa, le village de Ghajar et les collines de Kfarchouba sont toujours sous occupation israélienne.

Mais encore, l’entité sioniste poursuit ses survols quotidiens du Liban, violant ainsi sa souveraineté, et constituant selon les Nations Unies une infraction à la résolution 1701, et donc au droit international.

Cela dit, l'émissaire américain pour la région, George Mitchell, a indiqué mardi à Jérusalem que le président Barack Obama souhaite instaurer "une paix globale au Proche-Orient qui inclue la paix entre Israël et les Palestiniens, entre la Syrie et Israël et entre Israël et le Liban, ainsi qu'une normalisation complète des relations entre Israël et tous ses voisins dans la région".
almanar.com

Les forces occupantes envahissent l'Est de Karara et rasent des terres agricoles

Les forces occupantes envahissent l'Est de Karara et rasent des terres agricoles
[ 29/07/2009 - 17:34 ]
Khan Younès – CPI

Les forces de l'occupation israélienne appuyées par plusieurs blindés militaires ont envahi, ce mercredi 29/7, l'est de Karara au nord de khan Younès dans la bande de Gaza et ont rasé des grandes surfaces des terres agricoles dans la région en ouvrant le feu de façon hasardeuse.

Des sources locales ont affirmé qu'une force sioniste appuyée par plusieurs chars et bulldozers militaires est entrée dans les terres agricoles à l'est de Karara à travers la porte de Kissoufim.

Les sources ont ajouté que les bulldozers militaires de l'armée de l'occupation israléienne ont rasé des grandes surfaces des terres agricoles des Palestiniens dans la région.

Il est à noter que les forces occupantes ont augmenté leurs incursions limitées à l'est des villes et camps de la bande de Gaza, où elles ont effectué 5 incursions durant la semaine dernière en démolissant 4 maisons, rasant des grandes surfaces des terres agricoles et blessant 2 palestiniens au minimum.

Les déclarations d’Al-Qaddoumi exigent une enquête pour connaître le véritable assassin d’Arafat

[ 29/07/2009 - 21:16 ]
Gaza – CPI

Farouq Qaddoumi est un des principaux fondateurs du mouvement du Fatah. Et actuellement, il en est le secrétaire général. Il vient de lever le voile sur une conspiration tramée pour tuer le président défunt Arafat et pour liquider totalement la résistance palestinienne. Le scoop est que c’était le président actuel de l’autorité qui avait conspiré avec les Israéliens pour cette liquidation.

Face à cette révélation, les réactions sont mitigées. Certains la confirment et l’adoptent. D’autres la nient. Mais beaucoup veulent une enquête professionnelle et neutre. Il faut mettre fin à cet état de confusion qui entoure toujours le départ du président Arafat. Ce sont seulement les grosses têtes qui entourent Abbas à Ramallah qui ont piqué une colère sans pour autant donner d’explications utiles.

Notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a glané quelques-unes de ces réactions laissées par la bombe explosive larguée par Qaddoumi. Une explosion qui a laissé incertain l’avenir du Fatah.

Le Hamas exige une enquête

Le mouvement de la résistance islamique Hamas condamnait depuis toujours l’énigme non élucidée de la mort d’Arafat. Il demandait et demande maintenant encore une enquête sérieuse.

Dr. Ismaël Radouan, leader dans le mouvement du Hamas, exige que les résultats soient publiés pour que le peuple palestinien connaisse enfin la vérité.

Un jugement équitable

De son côté, Khidir Habib, leader dans le mouvement du Djihad Islamique, appelle à rouvrir l’enquête concernant le départ du président Arafat.

Les déclarations sont très révélatrices, venant d’une personnalité importante du mouvement du Fatah, dit Anouar Raja, responsable d’informations du Front Populaire. Il y a certainement des problèmes sérieux, à l’intérieur du Fatah. Est-il normal de fermer le dossier d’Arafat au moment où il y a un grand doute qui règne sur cette mort ? Beaucoup d’indications laissent croire qu’il est mort empoisonné ! Beaucoup croient qu’on veut cacher quelque chose !

Les chefs du Fatah

Khaled Hilal, secrétaire général de l’organisation Ahrar et personnalité du Fatah, voit dans l’ouverture d’une enquête une nécessité nationale. Il se montre sûr qu’un bon nombre de leaders du Fatah connaissent le tueur d’Arafat.

Tomber à un bon moment

Djihad Jaara, un éminent chef des brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, branche militaire du Fatah, trouve, de son côté, que les déclarations de Qaddoumi sont tombées à un moment bien propice.

L’autre camp

De leur côté, le Front Populaire et le Front Démocratique n’ont pas approuvé les déclarations de Qaddoumi.

Mais les hommes de l’autorité palestinienne, non seulement ils n’ont pas accepté les déclarations de Qaddoumi, mais ils ont de plus mené une campagne d’insultes hystériques contre lui. Pour l’universitaire Abdou As-Satlar Qassemi, ces agissements représentent des preuves supplémentaires de l’implication d’Abbas dans cette affaire louche.

En fait, les éléphants du Fatah et de l’OLP ont traité Qaddoumi de tous les noms. Il a perdu la tête, il est devenu hystérique, disent-ils à tout venant.

Zahalka: l’extension de l’interdiction du regroupement des familles palestiniennes est un racisme sans précédent

Palestine - 29-07-2009
Par Palestine Info
Le leader de l’assemblée démocratique nationale au parlement israélien Jamal Zahalka a dénoncé l’extension israélienne d’interdiction du regroupement des familles palestiniennes jusqu’à juillet 2010.

Dans une déclaration hier, Zahalka (photo ci-contre) a décrit le gouvernement de Benjamin Netanyahu comme « éhonté » qui ne trouve rien à redire à séparer les mères de leurs fils ou les maris de leurs femmes, et qui ensuite se targue devant le monde d’être «démocratique ».

Apparemment, le droit israélien ne considère pas les Palestiniens comme des êtres humains, a-t-il dit, se demandant : « N’y a-t-il donc aucune limite à une telle insolence raciste ? »

Lundi très tard, le parlement israélien a voté à 47 voix contre 12 l’extension d’une loi qui empêche les familles palestiniennes de se réunir à l’intérieur de la Ligne Verte, ou terre palestinienne occupée en 1948, pour la 6ème fois consécutive.

Le membre arabe du parlement a dit que toutes les organisations pour les droits de l’homme dans le monde avaient condamné cette loi, la qualifiant de « raciste ».
Source : Palestine Info
Traduction : MR pour ISM
Il a précisé que même la haute cour israélienne a demandé au gouvernement de prendre en compte les cas humanitaires, mais que le gouvernement de Netanyahu a choisi d’ignorer cette décision.