jeudi 27 mars 2014

Offensive israélienne à Hébron et les flics de l’AP repliés

Hébron – CPI
Les mécanismes de l’occupation ont pris d'assaut, cet après-midi (27-/3), les différents quartiers dans la ville d’Hébron, en Cisjordanie occupée, au moment où les véhicules de sécurité de l’AP ont fui à leur siège et les rues autour de l'endroit de l’intrusion.
Selon des témoins à notre « Centre Palestinien d’Information », plus de 3 véhicules militaires ont pris d'assaut les domaines de Nemra, Ras el-Joura et Ain Sarah, à Hébron, et ont parcouru les rues là-bas, sans aucune résistance ou empêchement de la part de l'appareil de sécurité de l'Autorité qui a disparu et a fui à son siège bien que la région prise d’assaut est classée comme zone " A ", selon l'accord d'Oslo et est donc sous la souveraineté palestinienne seulement.
Les unités spéciales sionistes ont kidnappé un dirigeant du Bloc Islamique à l'Université Polytechnique, sans résistance de la part des dispositifs de l’AP qui étaient absents de la région, malgré les enlèvements effectués aux portes de l’université contre les étudiants ces derniers temps.

Barak : Après 5 ans les groupes armés peuvent bombarder tout bâtiment dans l’entité

Jerusalem.CPI
L’ex-ministre de la guerre sioniste, Ehud Barak a déclaré qu’au cours des cinq prochaines années la région verra un changement dramatique de la technologie scientifique, qui devrait frapper les missiles des groupes armés à la précision maximale pour leur permettre de choisir n'importe quel bâtiment dans l'entité sioniste et le frapper.
Barak a ajouté lors d'un discours à une émission sur la dixième chaine sioniste sur l'utilisation de la technologie scientifique dans le renseignement de sécurité que les moyens technologiques ne seront pas cher dans l'avenir, ce qui permettra au Hezbollah et le Hamas dans la bande de Gaza de leur utilisation, en soulignant que la question nucléaire iranienne est un produit de la science.

Naplouse: L'occupation impose des mesures renforcées sur Hawara et envahit Bita

Naplouse – CPI
Des témoins oculaires ont déclaré à notre correspondant que les forces armées occupantes ont installé plusieurs Check-Points sur la route et ont arrêté les véhicules, en les perquisitionnant et vérifiant les cartes d'identité de leurs passagers et ont interrogé plusieurs d'entre eux sur leur appartenance politique et si ils ont des relations avec le mouvement du Hamas.
Les témoins ont ajouté que les mesures renforcées ont duré, plus tard, la nuit dernière, bloquant la circulation des véhicules.
Dans le village voisin de Bita, les forces armées occupantes ont envahi le quartier de Bita FOka et le quartier occidental, et ont effectué une vaste campagne de ratissage, pour poursuivre les adolescents qui lancent des pierres sur les véhicules israéliens.

Le sommet de Koweït néglige le blocus de Gaza

Koweït – CPI
Les leaders arabes dans la "Déclaration de Koweït" ont confirmé l'illégalité des colonies israéliennes et leur nullité juridique. Ils ont appelé la communauté internationale à stopper les activités colonialistes et ont fermement condamné les violations israéliennes contre la mosquée bénie d'el-Aqsa et les tentative de saisir le contrôle de la Jordanie.
Ils ont également appelé à la mise en œuvre de l'accord de réconciliation palestinienne.
Les leaders arabes ont assuré que la cause palestinienne restera la cause centrale des peuples de la nation arabe, insistant sur le renforcement de leurs efforts pour créer l'Etat palestinien indépendant et dont la ville occupée de Jérusalem comme capitale aux frontières de 4 juin 1967.
Ils ont appelé dans la déclaration finale du sommet arabe au Koweït, hier, le conseil international de sécurité à assumer ses responsabilités et intervenir pour prendre les mesures nécessaires et mettre les mécanismes pratiques pour résoudre le conflit arabo-israélien sous tous ses aspects et parvenir à une paix juste et globale dans la région.
La déclaration finale du sommet arabe n'a pas souligné au blocus sévère israélien imposé sur la Bande de Gaza, depuis environ 8 ans, ni à la souffrance continue de ses habitants, en raison de la fermeture des passages.

La famille du martyr Wahid Abou Maria confirme la détérioration grave de son état de santé

Naplouse – CPI
La famille du captif Wahid Abou Maria (47 ans) d’Hébron a appelé, à travers le Centre pour l'étude des prisonniers et des droits de l'homme Ahrar, à une intervention d'urgence pour sauver la santé de l’état du captif qui s’est gravement détérioré.
De son côté, Um Hamza, l'épouse du prisonnier Abou Maria, a déclaré que la famille est inquiète au sujet de son mari qui vomi du sang et le battement de son cœur s’arrête parfois. Il n’a même pas la force de se lever. Il réside actuellement à l’hôpital Wilson.
Il est à noter que l'occupation empêche Um Hamza et les membres de rendre visite à son mari depuis qu'il a entamé une grève de la faim, depuis le 9 Janvier 2014 et malgré qu’ils aient une permission de visite.
De son côté, le directeur du Centre Ahrar Fouad Khafach a déclaré que le prisonnier Wahid Abou Maria arrêté, depuis le 30 Octobre 2012, s’est engagé en une grève de la faim en protestation contre la poursuite de la détention administrative menée contre lui et son renouvellement, plus de quatre fois consécutives, malgré que son état de santé soit en grave détérioration. Avant sa détention il ne souffrait d’aucune maladie.
Fouad Khafach a ajouté qu’Abou Maria a poursuivi sa grève de la faim, jusqu'à l’obtention de ses demandes à la fin de sa détention administrative qui devrait finir le 28 Avril prochain.

Dégradation aiguë de l'état de santé du captif Nahed el-Aqraa

Ramallah – CPI
La souffrance du captif Nahed el-Aqraa, détenu dans la clinique de la prison de Ramleh se poursuit encore, en raison de son exposition continue à plusieurs amputations dans ses jambes.
L’avocat du Club des prisonniers a cité, après une visite aux prisonniers malades, que les médecins ont décidé d'effectuer une quatrième opération au prisonnier pour nettoyer sa jambe, à la suite de l'émergence d'une infection grave et de pus à l’endroit de l’amputation qui a aggravé la température de son corps.
Selon ce qu’a été informé par les médecins au prisonnier, l'inflammation est arrivée à l'os et son état s'aggrave de plus en plus. Il doit absolument subir une procédure de nettoyage du pus dès que possible.
Entre temps, l’administration pénitentiaire continue à pratiquer sa négligence médicale et ne lui fournit qu’un traitement apaisant et un antibiotique, mais sa douleur ne cesse pas.
L'état de santé du prisonnier el-Aqraa est considéré l’un des plus dangereux dans les prisons israéliennes, où il a été soumis à une politique systématique de négligence causant l’amputation de ses jambes.
El-Aqraa a, alors, appelé les institutions humanitaires et internationales à prendre des mesures immédiates et rapides pour sauver sa vie, exprimant sa préoccupation au sujet de la propagation de l'inflammation dans son corps, notant que le prisonnier est marié et a quatre enfants.

Hypocrisie israélienne: Galeck interdit d'entrer à el-Aqsa pour 4 mois

Jérusalem occupée – CPI
La police de l'occupant israélien a prétendu avoir décidé d'interdire le rabbin d'extrême droit, Yahuda Galeck, d'entrer dans la mosquée bénie d'el-Aqsa pour 4 mois, en raison de ses invasions provocatrices dans la mosquée.
Il est à noter que le rabbin extrémiste Galeck supervise les programmes du projet israélien "Hilba" nommé par les Juifs par "La liberté des Juifs sur le Mont du Temple" qui appelle les Juifs à envahir les esplanades de la mosquée bénie d'el-Aqsa de manière quotidienne via des programmes talmudiques effectués là.
Il est à noter que Galeck a déjà envahi el-Aqsa, il y a deux semaines, et a effectué des actions provocatrices, y compris l'insulte des gardiens de la mosquée.

4 jeunes palestiniens arrêtés à Bethléem

Bethléem – CPI
Les forces armées de l'occupation israélienne ont arrêté, à l'aube d’aujourd’hui (27/3), quatre jeunes hommes de la région rl-Faradis et la ville de Doha, à l’est et l'ouest de la ville de Bethléem, au sud de la Cisjordanie occupée.
Selon des sources locales à notre correspondant, une force militaire de l'armée israélienne a attaqué la ville de Doha et arrêté les deux frères Ahmed et Malek Zaghari, après la prise d’assaut de leur maison.
Ils ont ensuite été conduits vers une destination inconnue.
Les forces israéliennes ont arrêté les deux jeunes Mahmoud Abdel Ibrahim Tanouh (21 ans) et Ahmad Khaled Khalaf Tanouh (20 ans) du village d’el-Faradis, à l'est de Bethléem, alors qu'ils étaient près de la colonie Nokdim près du village.

Manifestation dans le camp de Dheisha pour protester contre l'arrestation des militants à "Chiiba"

Bethlahem-CPI
Des dizaines de jeunes ont fait, mardi soir 25 mars, un sit-in dans le camp de Dheisha, à Beithléem sud de la Cisjordanie, pour protester contre l'arrestation des services de renseignement de l’autorité d’un certain nombre de militants du front populaire dans la ville. Selon le journaliste du "centre palestinien d’information" : une centaine de manifestants ont organisé un sit -in de protestation contre la détention politique devant le camp dans la rue d’el-Qods, à Hébron, et bloquer la circulation, ce qui a conduit à un important embouteillage.
Les manifestants ont exigé la libération des prisonniers politiques où le nombre a augmenté à 11 prisonniers, dont trois ont été arrêtés, hier, de différents endroits de la ville.
Des sources du front populaire ont déclaré au journaliste du «Centre d'information palestinien » que :" des militants détenus ont été battus durant les interrogatoires  et l'enquête se base sur les pages du site social «Facebook».
Les militants ont menacé les services de renseignements de dénoncer les noms des interrogateurs qui ont battus les militants et de l'escalade en cas de non libération des détenus dans les 24 heures.
Après cela, les services de renseignement ont libéré trois des détenus Nabil Fararjeh, Marcel Zakout et Hamza Assifi.

Naplouse: l'occupation lance une campagne de raids et d'arrestations

Naplouse – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont lancé, le mercredi à l'aube 26/3, une vaste campagne de raids et d'arrestations dans plusieurs village à la province de Naplouse, en particulier le village de Barqa, Madma et Okrba.
Des témoins oculaires ont déclaré au correspondant de notre CPI que des importantes forces de l'armée de l'occupant israélien ont pris d'assaut, aujourd'hui à l'aube, le village de Barqa dans le nord-ouest de Naplouse et ont lancé une campagne d'arrestation, ce qui a abouti à la captivité de plusieurs citoyens.
Les soldats israéliens ont interrogé les dizaines de jeunes hommes et les adolescents sur le terrain. Les habitants du village ont assuré le déploiement des patrouilles de l'occupant accompagnées par un officier de renseignements, dans le quartiers du village, tout en entamant un enquête sur le terrain avec les adolescents qui ont moins de 16 ans, sous prétexte du jet de pierres sur les patrouilles de l'occupation et les colons extrémistes.
D'autre part, des témoins oculaires ont déclaré que l'armée israélienne a commencé à installer les embuscades pour les citoyens palestiniens dans les villages du sud de Naplouse, dans une tentative d'arrêter les militants et les adolescents.
Un témoin oculaire du village de Madma, au sud de Naplouse, a déclaré qu'une force armée israélienne a installé une embuscade dans la région de Qaa Oriental parmi les arbres pour arrêter des recherchés des habitants du village.
Dans le même contexte, des témoins du village d'Okrba, à l'est de Naplouse, ont déclaré qu'une force armée israélienne a pris d'assaut le village, la nuit dernière, et a obligé les propriétaires des boutiques de les fermer, tout en installant des barrages hasardeux à l'extérieur du village.

Un étudiant détenu par l'AP renvoyé à l'hôpital à Naplouse

Naplouse – CPI
Les services de la sécurité préventive fidèles à l'AP ont transféré, la nuit dernière, l'étudiant Namer Hendi à l'un des hôpitaux de Naplouse, après la détérioration de son état de santé.
Il est à noter que Hendi est un étudiant à la faculté d'ingénierie et le membre du conseil de l'Union d'étudiants à l'Université de Najjah, dans la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie occupée.
Des sources ont déclaré à notre CPI que Hendi mène une grève de la faim, depuis plusieurs jours, avec ses confrères détenus pour protester contre leurs détention continue.
En conséquence, le bloc islamique à l'Université nationale de Najjah a tenu les services de sécurité de l'AP responsable complètement de la vie des étudiants détenus politiques, dans leurs prisons, appelant à les libérer immédiatement.
Les services de la sécurité préventive emprisonnent dans leur siège à la prison de Jounaid plus de 14 étudiants du bloc islamique, à l'Université de Najjah, pour le 7e jour consécutif.

L'occupation a prétendu avoir découvert deux charges explosives au sud de la Bande de Gaza

Gaza – CPI
Les forces armées de l'occupant israélien ont prétendu avoir découvert deux charges explosives près du cordon de sécurité à l'est de Khan Younès dans le sud de la Bande de Gaza, le mardi soir 25/3, alors qu'elles ont poursuivi une invasion dans l'est de la ville durant plusieurs heures.
Des médias hébreux ont déclaré que les blindés de l'occupation ont effectué des ratissages le long  du cordon de sécurité limitrophe à la Bande de Gaza, et ont découvert deux charges explosives qu'ils ont fait exploser sans causer de blessés ou dégâts.
Les forces armées occupantes ont déjà envahi l'est de Khan Younès, le mardi matin, et ont effectué de creusements de l'est de Khouza'a vers l'est du village de Qarara, avant leur retrait via la porte de Farahin à l'est d'Abassan Kabira.

Jérusalem : les colons tentent de mettre le feu à une boutique palestinienne

Jérusalem occupée – CPI
La radio hébreu a dévoilé une tentative échouée par des extrémistes sionistes de mettre le feu à une boutique palestinienne à Jérusalem-est occupée.
La radio a déclaré que des colons juifs ont tenté la nuit dernière de mettre le feu à une boutique de cadeaux appartenant à un citoyen palestinien dans la rue de Jaffa à l'ouest de Jérusalem. Elle a souligné que les colons ont accroché des affiches sur lesquelles était écrit "Kahana a dit la vérité", avant avoir quitté la région.
La porte-parole de la police israélienne a déclaré dans la presse que la police poursuit les auteurs et enquête sur cette affaire.

208 logements coloniaux prévus près de Bethléem

Jérusalem-CPI
Le journal hébreu Haaretz  a cité hier soir que les forces d'occupation construiront au moins 208 nouvelles unités de logements dans la colonie d’Ephrata près du bloc Gush Etzion entre Bethléem et Hébron dans le sillage de l'appel d'offres qui a été émis en Janvier dernier.
Le journal a indiqué que la commercialisation de terrains pour la construction dans la colonie a atteint son apogée et que ce nombre ne peut être qu'énorme.
Il est clair à partir des données du ministère de la Construction et du Logement sioniste qu'entre 2010 et 2013 le taux de commercialisation des terrains en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est d’environ 20 % de la superficie totale vendue pendant cette période et le tiers de terres a été commercialisé à Haïfa et dans le nord, tandis qu’à Tel Aviv et le centre ce pourcentage a atteint 25%.

Gaza : Deux pêcheurs blessés par des tirs israéliens

Rafah – CPI
Deux pêcheurs palestiniens ont été blessés mercredi à l'aube après que les navires militaires israéliens ont intensivement ouvert le feu sur les barques des pêcheurs et les maisons des citoyens palestiniens près des côtes de Rafah au sud de la Bande de Gaza.
L'agence de presse "Safa" a rapporté des témoins oculaires, que les navires israéliens ont ouvert le feu sur les barques des pêcheurs et sur le côte du village Suédois, ce qui a causé la coupure de l'électricité.
Ils ont souligné que le bombardement a fait deux blessés au sein des pêcheurs et mis le feu à plusieurs barques, démontrant que les équipes de secours et la défense civile sont arrivées sur le lieu et ont commencé à évacuer les blessés et à éteindre le feu.
 Les témoins ont ajouté que la police marine a trouvé deux pêcheurs blessés, environ une heure après le bombardement.
Il est à noter que les barques des pêcheurs s'exposent au harcèlement de manière quasi-quotidienne par les vedettes israéliennes déployées sur les côtes de la Bande de Gaza, en plus de l'arrestation, les tirs et l'interdiction de travailler.

Le Hamas après la tempête

Ayman Abu Nahiya

Le mouvement de résistance islamique du Hamas a organisé hier à As-Saraya dans la ville de Gaza, une fête nationale pour commémorer l’anniversaire du martyr de ses grands leaders. Ceux qui ont porté leur dépôts jusqu’à ce qu’ils aient atteint le martyr dans le sentier d’Allah. Le Sheikh combattant Ahmad Yassin était le père fondateur du mouvement au début des années 80. Après qu’il ait senti que son travail a commencé à porter ses fruits, et qu’il était temps de commencer le programme de la résistance de l’occupation. Le noyau de l’organisation armée s’est formé en 1982 et ne tarda pas à tomber sous les mains de l’occupation. Jusqu’à l’arrestation du Sheikh et sa condamnation à treize ans de prison. Avant de de sortir trois ans plus tard, lors d’une opération d’échange de détenus avec la ligue populaire en 1986.
Le Sheikh a fini sa carrière en achevant la construction du mouvement : jusqu’au moment de son envol lors de la première Intifada qui était sortie des mosquées dans le camp de réfugiés de Jabalyah. A la tête de l’Intifada, on comptait ses hommes et ses partisans. Cela a eu lieu alors que le mouvement nationaliste palestinien était dans une situation délicate après sa sortie de Beyrouth. De ce fait, les conditions internes [de ce mouvement] ne leur ont pas permis de mener une activité de lutte qui aurait affaibli l’occupation.
Sheikh Ahmad Yassin et le Dr Abdelaziz Ar-Rantissy,   ainsi que tous les autres leaders du mouvement ont béni l’établissement la branche armée du mouvement « Les brigades du martyr Azzedine Al Qassam ». C’est ainsi qu’a débuté l’action militaire de Gaza jusqu’en Cisjordanie. Le Hamas a émergé lors de la première Intifada en enregistrant des chiffres qui égalisaient ceux des autres forces nationales. Dont le Fatah. Le mouvement avait ses propres déclarations, ses grèves, ses activités. C’est sur cette base que l’occupation a entamé sa chasse contre le mouvement. Avec l’application de la décision d’exiler ses leaders à Marj Az-Zouhour au sud Liban en 1992, les attentats martyrs du Hamas ont débuté dans le cœur des territoires occupés. Ce qui a prouvé que c’était vraiment le nombre le plus difficile dans l’équation palestinienne. Mais la réalité arabe et internationale est restée sur sa préférence pour le Fatah et l’OLP. L’accord d’Oslo a chassé ces groupes armés ainsi que l’infrastructure du mouvement. Mais l’enracinement du mouvement dans la réalité palestinienne était plus grand que n’importe quelle guerre qui visait à le faire disparaitre. Sa popularité grimpait en fonction de ses souffrances à cause de la censure de l’occupation et l’Autorité corrompue d’Oslo en même temps.
Le patrimoine d’Ahmad Yassin et Abdelaziz Ar-Rantissy est un dépôt entre les mains des leaders [actuels] de l’intérieur et de l’extérieur. Ils n’ont pas le droit de s’en écarter, quoi que cela puisse leur coûter. Car il n’y a pas plus cher que l’âme des martyrs qui ont atteint leur fin dans le sentier de l’élévation de la parole de l’unicité et de la religion. La conservation de ce patrimoine grandiose qu’ont laissé Yassin, Ar-Rantissy, Siyam, Almuqadima et Shahada et tous les autres martyrs de la communauté se concrétise en s’attachant aux constantes nationales et au choix de la résistance avec les moyens du bord. Mais le plus important de tout cela, est que le combat dans le sentier d’Allah soit notre rêve le plus cher, et c’est de cela que l’organisation ne s’est jamais éloigné et n’a jamais changé malgré tous les problèmes rencontrés de la part des proches et des moins proches. En général, le chemin de la résistance et du combat avance et recule selon les conditions.
Le plus important est que l’étendard soit élevé. Le mouvement avait déjà fait cela auparavant lorsqu’il avait boycotté les élections de 1996 et a continué le programme de résistance minimum jusqu’à ce qu’Oslo soit surpris par la création du mur pendant l’été de 2000. Et il est toujours en conflit contre ce mur raidisseur jusqu’à dépasser les limites.
Nous sommes tous confiants que cet excellent patrimoine ne sera pas perdu. Car le travail islamique résistant est le seul à pouvoir libérer la Palestine, et à redonner l’honneur à la communauté. Ce qui nous inspire davantage de confiance en cela, c’est l’échec des négociations. Voire même l‘échec de tous les plans américano-sionistes de purification de la zone.
Aujourd’hui le Hamas est devant un tournant difficile. D’un côté il détient un patrimoine grandiose d’héroïsme et de sacrifices qui ont fait du Hamas, le mouvement le plus populaire dans le monde islamique. Mais d’un autre côté, il vit une crise qui commence à susciter beaucoup d’interrogations sur son rôle et sa présence. Car les populations ne donnent carte blanche à personne mais suivent [les partis] pour un certain discours, et retire l’allégeance si ce discours change. C’est ce que le mouvement a voulu concrétiser en renouvelant l’allégeance et le sermon envers le peuple et ses leaders vivants avant les morts, ceux de l’intérieur avant ceux de l’extérieur. Les masses qui sont descendues dans les rues et qui ont manifesté à Saraya est une preuve irréfutable du renouvèlement de l’allégeance. C’est aussi un message au monde entier, afin de faire taire les langues de tous ceux qui ont comploté, ou ont parlé en mal de ce mouvement et de ses leaders martyrs. Le Hamas est toujours ferme malgré le blocus et les agressions.      

mercredi 26 mars 2014

Trafic d'armes iraniennes à Gaza: quand Washington désavoue Tel-Aviv!

IRIB- La pseudo-révélation de la semaine dernière d'Israël  au sujet d'un bateau iranien bourré d'armes qui se serait dirigé vers Gaza et que la marine israélienne, très alerte, aurait arraisonné n'a trompé personne! 
En effet, les médias "mainstream" , d'habitude trop prompts à s'emparer des informations de ce genre se sont montrés sceptiques tant fut grande l'incertitude voire la vague qui entouraient les circonstances de cette découverte dont Netayahu a tenté de faire , sans succès, un nouveau fond de commerce . Mais les déboires de Bibi n'en sont pas restés là sur ce dossier : le renseignement américain vient d'infliger un désaveu à tout ce scénario anti iranien via une analyse signée " experts du renseignement et responsables sécuritaires". 
Selon ces experts, " ce bateau que les israéliens ont localisé en mer Rouge se dirigeait non pas vers Gaza mais bien vers le désert du Sinaï" !! Selon Reuters qui cite un responsables américain et deux sources non israéliennes dans la région , la saisie de ce bateau puis la dissimulation de sa vraie destination par Israël visait d'abord à épargner le gouvernement militaire égyptien : les israéliens entendaient éviter de créer des tensions supplémentaires entre le gouvernement égyptien et les takfiris qui le combattent dans le désert du Sinaï. le fait que Tel Aviv ait évoqué ensuite l'Iran et la résistance palestinienne renvoient à la volonté israélienne d'attirer à nouveau l'attention de la communauté internationale vers ce qu'il appelle " terrorisme palestinien à Gaza". l'une des sources citées par Reuters affirme : " Si les israéliens révélaient la destination du bateau, ils auraient du dire entre les mains de qui ces missiles auraient du tomber. 
Cette révélation aurait focalisé tous les regards sur les groupes armés retranchés au Sinaï. la campagne médiatique intense qu'Israël a déclenchée contre l'Iran et le Hamas dès le 5 mars n'abordait  toutefois pas comment ces roquettes M302 S de 5.5 mm auraient pu être acheminés vers Gaza. en effet , Israël impose un contrôle très stricte sur les cotes de Gaza tout comme sur les tunnels reliant l'Egypte à Gaza. ce qui est sûr c'est qu'Israël a essayé de tirer un maximum de profit de cette affaire de saisie et de nuire à ses deux adversaires iranien et palestinien . mais le mensonge a été trop gros pour que même les occidentaux puissent le croire.

Que compte faire Israël pour "contrer" les missiles du Hezbollah?

IRIB- Jérusalem Post croit deviner ce que l'armée sioniste compte faire pour contrer " la menace balistique du Hezbollah" : " l'état major de l'armée le sait pertinemment : ce qu'il faut pour repousser la menace des missiles du Hezbollah est une attaque terrestre d'envergure contre le Liban ! " 
" Au cas où une guerre venait à avoir lieu entre Israël et le Hezbollah , seule une intervention terrestre saurait infiliger une défaite cuisante au Hezbollah" , affirme le journal tout en reprenant les propos d'une source au sein de l'état major sioniste : " l'armée isralienne a fortement accru ses capacités et sa puissance de frappe et elle prête à en découdre avec le Hezbollah . une invasion terrestre est ce qu'il nous faut pour en venir à bout des missiles du Hezbollah" !!  
Selon les experts , ce point de vue cadre mal avec les réalités du terrain : les combattants du hezbollah, sortis de trois ans d'expérience du terrain en Syrie ont significativement amplifié leurs capacités à faire face à une invasion terrestre dans la mesure où ils comptent mener des combats asymétriques à grande échelle ! 

L’intérieur : l’ouverture temporaire du passage de Rafah est une étape "insuffisante"

Gaza-CPI
Iyad el-Bezm, le porte-parole du ministère de l'Intérieur et de la sécurité nationale dans la bande de Gaza a considéré la décision d’ouverture du passage de Rafah est une bonne étape, mais insuffisante en ce moment.
El-Bezm a déclaré dans un communiqué dont le « centre palestinien d’information» a reçu une copie, ce mardi soir que : "La décision des autorités égyptiennes d'ouvrir le passage de Rafah, pendant trois jours, après sa fermeture pendant 46 jours et l'accumulation de milliers de passagers, est insuffisante et ne répond pas aux besoins humanitaires minimales des voyageurs."
Il a souligné que parmi les voyageurs dix mille situations humanitaires et 1200 patients qui ont besoin d'opérations d'urgence et qui sont atteints du cancer, des maladies du cœur, des reins et de foie. En soulignant que ce qui est nécessaire est d'ouvrir complètement le passage de Rafah et d'une manière permanente
Des sources dans le comité général pour les passages et les frontières à Gaza ont déclaré, hier soir, que les autorités égyptiennes l’ont informé son intention d'ouvrir le passage de Rafah exceptionnellement, pendant trois jours, à compter de la semaine prochaine pour les cas humanitaires.

L'occupation renouvelle la détention administrative du député Mohamed Jamal Natche

Hébron – CPI
Le centre des prisonniers de la Palestine pour les études a déclaré dans un communiqué dont notre CPI a obtenu une copie que les autorités de l'occupant israélien ont soudainement transféré, avant-hier, le député captif Mohamed Jamal Natche de la prison central d'Ofer, au centre d'enquête d'Ashkelon, sans montrer les raisons et le lendemain, un tribunal israélien a renouvelé son arrestation administrative, pour 6 mois, pour la troisième fois consécutive.
Il est à noter que le prisonnier Natche est un député de la province d'Hébron et le membre du bloc "Changement et Réforme", ainsi qu'il a été déjà arrêté dans les prisons israéliennes, durant plus de 17 ans, et souffre de plusieurs maladies, et s'est exposé à l'isolement pour deux semaines au début des étapes des mesures d'escalade pour mettre fin à la politique de la détention administrative.

L'occupation envahit Bethléem et fouille des boutiques

Bethléem – CPI
Les forces armées de l'occupant israélienne ont fait irruption le mardi à l'aube 25/3 la région d'Abyat à l'est de la ville de Bethléem dans le sud de la Cisjordanie occupée et ont installé un barrage militaire.
Des témoins oculaires ont déclaré à notre correspondant que des forces renforcées de l'armée de l'occupant israélien ont pris d'assaut la région et installe les barrières militaires.
Les témoins ont ajouté que les patrouilles de l'armée israélienne ont pénétré dans les les environs de la mosquée d'Omar Ben Abdul-Aziz, au sud-est de Bethléem et ont perquisitionné certains boutiques et ont installé un barrage militaire, tout en vérifiant les cartes d'identité des passagers, sans souligner à des arrestations jusqu'à maintenant.

Grandi: la situation à Gaza est désastreuse

Gaza – CPI
Le délégué général de l'UNRWA, Filippo Grandi, a appelé la communauté internationale à intervenir immédiatement pour sauver la Bande de Gaza et briser le sévère blocus imposé sur la Bande de Gaza, avertissant que la négligence à cet appel anéantit la situation et intensifie sa tragédie.
"Le blocus imposé sur la Bande est le blocus le plus célèbre de l'histoire moderne et qu'il est illégal et doit être levé en toute urgence", a déclaré Grandi dans une conférence au siège de l'UNRWA à la ville de Gaza à la veille de son départ de ses fonctions et la fin de son travail en tant que délégué.
Il a ajouté: "J'appelle la communauté internationale à ne pas laisser Gaza toute seule, parce qu'elle a besoin de votre ingérence humanitaire, plus que jamais, et si vous ne briserez pas le blocus, la situation sera plus grave".
Il a appelé le gouvernement égyptien à assumer ses engagements et ouvrir le passage de Rafah immédiatement pour permettre la circulation des personnes, ajoutant: "Avec notre plein respect à leurs raisons de sécurité, mais il est inacceptable d'assiéger les Gazaouis dans cette enclave, en particulier les malades et les étudiants qui doivent assister leurs Université.
"Le monde ne doit pas oublier les habitants de Gaza, parce que la sécurité de quiconque est pareille à cellle des autres", a -t-il ainsi poursuivi.

Abou Zouhri: Nous sommes prêts pour appliquer l'accord signé de réconciliation

Gaza – CPI
Dans une déclaration de presse, publié le mardi 25/3, Abou Zouhri a déclaré que les Arabes doivent assumer leurs responsabilités envers la Bande de Gaza et à ne pas appeler seulement à briser son blocus, en insistant qu'il n'y a aucune justification pour fermer le passage de Rafah par l'Egypte et transformer Gaza à une véritable prison
Les déclarations d'Abou Zouhri sont intervenues en coïncidence avec le 25ème sommet arabe tenu au Koweït; où les discours des dirigeants arabes ont compris des appels à mettre fin au blocus imposé sur Gaza.

Le prince du Qatar appelle à un sommet arabe pour la réconciliation palestinienne

Koweit
Le prince du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani a Appelé de tenir un mini sommet arabe, afin de parvenir à une réconciliation entre les factions palestiniennes et mettre fin à l'état ​​de division interne, tout en se félicitant le mouvement de résistance islamique "Hamas" cette initiative.
Cheikh Tamim a déclaré, dans son discours de mardi 25 mars devant le 25ème sommet arabe, tenu au Koweït, que " La question palestinienne est encore le défis le plus important face à la nation " , soulignant que l'ignorance d’ «Israël» de ses obligations reste un obstacle à la réalisation règlementation juste.
Il a également appelé à l'action pour mettre fin au siège israélien imposé à la bande de Gaza, depuis plus de 8 ans, et ouvrir les points de passage pour permettre aux résidents de Gaza d'exercer leurs vies normales.
Disant : " la poursuite du siège de Gaza n'est plus acceptable politiquement ni moralement, nous avons fait des efforts pour alléger les souffrances de Gaza et de la reconstruction et de surmonter les crises en fournissant du carburant".
Pour sa part, le Mouvement de résistance islamique "Hamas" a salué le discours du prince du Qatar, et a bien accueilli son appel pour un mini - sommet arabe, pour mettre fin à la division et à la réalisation de la réconciliation.
Le membre du bureau politique du mouvement "Hamas", Ezzat el Racheq a clarifié dans une déclaration exclusive à l'agence " Qods Press " : " Nous apprécions la déclaration du prince du Qatar, Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani lors du sommet arabe, et nous apprécions l'intérêt sur ​​la Palestine et la cause palestinienne, son exposition à la judaïsation, et l’exposition d’el-Aqsa à la profanation ".
" Nous nous félicitons l'invitation d'Emir du Qatar d'organiser un mini-sommet arabe pour la réconciliation nationale, et son appel à la création d'un fonds arabe pour soutenir la fermeté de Jérusalem et l'initiative du Qatar à verser 250 millions de dollars au fonds, " a t-il également ajouté.

Abbas rencontre Kerry aujourd’hui à Amman

Amman-CPI
Jennifer Bsaki, la porte-parole du ministère des affaires étrangère américaine a déclaré que John Kerry qui est arrivé, mardi soir, à Rome la quittera, ce mercredi matin 26 mars, en se dirigeant vers la Jordanie pour rencontrer le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Bsaki a déclaré dans un communiqué de presse que «Kerry se rendra demain à Amman pour rencontrer le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, pour tenter de combler les différences entre les deux parties impliquées dans les négociations de règlement».
Elle a souligné aussi que Kerry va effectuer également des consultations téléphoniques ou par le circuit fermé avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas a précisé, hier, dans son discours au sommet arabe, au Koweït, que les procédures et les politiques mises en œuvre par le gouvernement de l'occupation israélienne affirment qu'elles ne sont pas sérieuses au sujet de la paix et du compromis.

Palestine : l'apartheid de l'eau

PENGON/Amis de la Terre Palestine, le Comité national palestinien du mouvement BDS et la Coalition de défense des terres lancent un appel pour une semaine internationale contre la société nationale israélienne d'eau Mekorot
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par le biais d’une campagne mondiale de conscientisation en pleine ascension. Profitez de la semaine pour lancer des initiatives de campagne, promouvoir la conscientisation du public et mettre la pression sur les gouvernements pour qu’ils agissent. Validez votre participation en adressant un courriel à : info@stopmekorot.org. Un site Internet sera créé pour consolider les efforts durant la semaine.
Six raisons de boycotter Mekorot
1. Mekorot dirige, entretient et applique un système d’apartheid de l’eau : Mekorot est responsable de violations des droits à l’eau et de discriminations sur ce plan depuis les années 1950, lorsqu’il a mis en place le système de distribution d’eau d’Israël, qui détourne le Jourdain de la Cisjordanie et de la Jordanie afin de desservir les communautés israéliennes. Dans un même temps, il prive les communautés palestiniennes de la possibilité d’accès à l’eau ; la consommation d’eau palestinienne dans les TPO (Territoires palestiniens occupés) est d’environ 70 litres par personne et par jour – bien en dessous des 100 litres par habitant recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) – tandis que la consommation quotidienne israélienne par habitant est d’environ 300 litres, soit quatre fois plus.
Mekorot a refusé de fournir de l’eau aux communautés palestiniennes à l’intérieur d’Israël, malgré la décision d’un tribunal israélien de grande instance reconnaissant leur droit à l’eau.
Un rapport parlementaire français a qualifié cette politique d’apartheid de l’eau.
2. Le soutien vital de Mekorot à l’entreprise des colonies illégales : Le soutien de Mekorot aux implantations illégales n’a cessé de se poursuivre depuis l’occupation en 1967 de la Cisjordanie, de Gaza et des hauteurs du Golan. La compagnie s’est assuré le monopole du contrôle de toutes les sources d’eau dans les territoires occupés, appliquant de la sorte une politique qui favorise les colonies israéliennes aux dépens des communautés palestiniennes.
La rapport des Nations unies présenté sur base du rapport de la mission internationale et indépendante d’enquête à propos des implications des colonies israéliennes pour les droits du peuple palestinien de même que le tout dernier rapport sur les colonies émamant du secrétaire général de l’ONU dénoncent le rôle de Mekorot dans l’entreprise d’implantation des colonies.
Fondamentalement, toute coopération avec Mekorot tire profit de (et contribue à) l’entreprise des implantations illégales. La société publique hollandaise de distribution d’eau Vitens déclare : « Qu’il s’agisse de reconnaître l’extraction de l’eau ou qu’il s’agisse des bénéfices qu’on peut tirer de captages judicieux, rien ne peut être dissocié de ce que l’ONU écrit à propos de la politique de Mekorot (*) vis-à-vis des territoires palestiniens et des colonies. »
3. Mekorot participe au crime international du pillage des ressources naturelles et de la destruction volontaire d’infrastructures de l’eau :
Mekorot fait fonctionner quelque 42 puits en Cisjordanie, principalement dans la région de la vallée du Jourdain, puits qui alimentent principalement les colonies israéliennes. 
Mekorot opère en étroit partenariat avec l’armée israélienne, en confisquant des canalisations d’irrigation aux fermiers palestiniens et en détruisant des sources d’approvisionnement des communautés palestiniennes.
Durant la seule année 2012, l’armée israélienne a démoli 60 structures d’approvisionnement et d’épuration de l’eau appartenant aux Palestiniens.
4. Mekorot refuse aux Palestiniens le droit à l’eau et en fait un instrument de la politique israélienne de déportation :
En été, Mekorot, escorté par l’armée, coupe l’approvisionnement en eau des communautés palestiniennes de Cisjordanie, laissant celles-ci complètement à sec.
Mekorot est un fier et zélé partenaire du plan « Negev Blueprint » (Projet Néguev) du FNJ qui prévoit de déporter 40 000 citoyens bédouins palestiniens d’Israël de leurs maisons pour les parquer dans des réserves et allouer leurs terres à l’installation dans le Néguev de colonies exclusivement destinées aux Juifs.
5. Mekorot exporte son apartheid de l’eau en tirant profit de la privatisation de l’eau :
Le syndicat argentin ATE (secteur public) a déclaré durant sa campagne que « si la distribution d’eau est accordée à Mekorot, l’eau deviendra un produit de luxe et ne sera plus une ressource vitale ayant qualité de droit social ; les droits de l’homme seront violés si on alloue cette concession à une compagnie qui soutient activement le génocide palestinien. »
6. L’« expertise » de l’eau dont se targue Mekorot est une vulgaire opération de « blanchiment » : la fabrication de mythes à propos de l’eau est destinée à redorer le blason d’Israël à l’étranger. Contrairement à ce que prétend la compagnie, Israël n’a pas fait « fleurir le désert ». La région de la Palestine historique est riche en eau et les Palestiniens ont une tradition agricole remontant à des centaines d’années. Israël a exploité ce mythe pour justifier son détournement mal avisé des eaux du Jourdain, transformant le fleuve historique en un puits d’eaux usées, et pour justifier ses agressions contre les pays voisins. La réalité est qu’Israël est un gaspilleur d’eau. Ses habitants consomment deux fois plus d’eau que la moyenne européenne et son secteur agricole est non durable sur le plan écologique, avec ses fermiers que le gouvernement subventionne afin qu’ils cultivent des espèces végétales consommant beaucoup d’eau.
D’autres informations concrètes sur les violations des droits de l’homme par Mekorot :
Sur « Stop the Wall » : Mekorot entretient l’apartheid de l’eau en Palestine
Sur « Who Profits » : L’implication de Mekorot dans l’occupation israélienne de la Palestine

Procès BDS : les contribuables australiens pris pour des cochons de payants

Le procès BDS du Pr. Jake Lynch de l’université de Sydney n’en finit pas de traîner en longueur, malgré l’absence de substance des accusations. La défense a fait la démonstration ce mardi que la partie civile israélienne ne présentait aucun fait précis étayant l’accusation de discrimination raciale. Le juge semblait lui-même excédé par cette procédure, mais à la fin de la journée, il renvoyait au 24 avril prochain les parties pour une nouvelle séance aux frais du contribuable.
L’avocat israélien Andrew Hamilton, kippa sur la tête (ce qui ne peut qu’entretenir l’amalgame entre israélien et juif), représentait l’association israélienne Shurat Hadin qui s’est spécialisée dans les poursuites judiciaires contre tous ceux qui osent critiquer Israël, de Jimmy Carter à Oxfam, en passant par le Pr. Lynch.
Ce dernier se trouve accusé de discrimination raciale pour avoir refusé d’accorder sa signature, en 2012, à un représentant israélien de l’université hébraïque de Jérusalem qui voulait obtenir une bourse pour venir à l’université de Sydney.
Outre le fait que tout universitaire est libre de donner ou pas son accord dans ce cadre, il est à noter que le candidat en question, un dénommé Dan Evnon, n’est pas plaignant dans cette affaire. Il a obtenu deux autres signatures de professeurs, et se trouve actuellement à l’université de Sydney.
Quà cela ne tienne, le Pr. Jake Lynch est poursuivi en justice par des Israéliens pour avoir explicité son refus par sa participation au boycott académique, dans le cadre de la campagne internationale BDS.
Son avocat s’est appliqué à démontrer que les accusations de la partie civile israélienne ne reposent sur aucun fait précis. Elles ne disent pas notamment en quoi le fait d’avoir participé à des meetings publics sur la question des sanctions contre Israël peut être assimilé à « des activités antisémites » de la part de Jake Lynch.
Les personnes assistant au procès — soutiens de Jake Lynch pour la plupart—, n’ont pu s’empêcher d’éclater de rire quand Yves Hazan, l’avocat de Jake Lynch, a souligné que les parties civiles accusaient sans plus d’éléments factuels, son client d’avoir provoqué l’annulation des concerts de Santana, Costello ou Snoop Dog en Israël, ainsi que le refus de Dustin Hoffman de s’y produire.
La défense s’est également interrogée sur les garanties financières offertes par la partie civile, au cas où elle perdrait ce procès, dans la mesure où aucun des Israéliens engagés dans ces poursuite judiciaires, n’a d’avoirs en Australie.
Aucune réponse à ces différentes questions de la part de la Cour Fédérale d’Australie, après 5 heures de plaidoiries !

CAPJPO-EuroPalestine
http://www.europalestine.com

Les forces israéliennes arrêtent 9 Palestiniens en Cisjordanie

Ma’an News, mardi 25 mars 2014
L’armée israé­lienne a arrêté neuf Pales­ti­niens au cours de raids en Cis­jor­danie mardi matin, selon des source sde sécurité pales­ti­niennes et une porte-​​parole militaire.
L’armée israé­lienne a arrêté quatre Pales­tinien à al-​​Yamoun, à l’ouest de Jénine selon des sources sécuritaires.
Les sources ont affirmé que plu­sieurs véhi­cules mili­taires israé­liens ont attaqué le village, et que les troupes israé­liennes ont saccagé plu­sieurs maisons avant l’aube.
Les troupes israé­liennes ont bandé les yeux de quatre hommes et les ont emmenés à un lieu indéterminé.
Les détenus ont été iden­tifiés comme Ashraf Wael Abu Ubeid, 22 ans, Hamza Beisan Abu al-​​Haija, 21 ans, Raed Hasan Salah Abu al-​​Hasan, 40 ans, Ayman Ahmad Ghazal, 22 ans.
Entre­temps, les soldats israé­liens ont détenu trois jeunes Pales­ti­niens lors de raids à Naplouse et les camps de réfugiés voisins de Balata et Ein Beit al-​​Mai, selon les sources de sécurité.
Les troupes israé­liennes ont confisqué des ordi­na­teurs appar­tenant aux détenus, selon ces sources.
Les détenus ont été iden­tifiés comme Baha Kalbani, Suhayb Kalbani, et Muhammad Qatuni.
Une porte-​​parole de l’armée israé­lienne a déclaré à Ma’an que neuf Pales­ti­niens ont été arrêté au cours de la nuit ; deux à tul­karem, quatre à al-​​Yamoun, deux à Beit Furik, et un près de Bethléem.

Sortie du rapport final de l’ONU sur la Palestine occupée

Affaires stratégiques, mardi 25 mars 2014
A l’occasion de la pré­sen­tation de son rapport final, le rap­porteur spécial des Nations unies sur la Palestine occupée, Richard Falk, a demandé une éva­luation par la Cour inter­na­tionale de Justice (CIJ) sur le statut légal de l’occupation pro­longée israé­lienne de la Palestine.
Surtout, M. Falk a appelé la CIJ à étudier les allé­ga­tions selon les­quelles cette occu­pation pré­sen­terait des carac­té­ris­tiques léga­lement inac­cep­tables de « colo­nia­lisme », d’« apar­theid » et de « net­toyage eth­nique ». Outre l’institution judi­ciaire inter­na­tionale, le rap­porteur a éga­lement demandé au Conseil des droits de l’Homme onusien (CDH) à exa­miner les impli­ca­tions légales de l’occupation de la Palestine et a exhorté la com­mu­nauté inter­na­tionale à agir réso­lument pour faire res­pecter les droits humains des Pales­ti­niens. Selon M. Falk, qui a servi durant six ans en tant qu’expert indé­pendant mandaté par le CDH pour rendre compte de la situation huma­ni­taire dans les ter­ri­toires occupés par Israël depuis 1967, « des mesures spé­ciales doivent être prises pour s’assurer que les droits humains du peuple pales­tinien sont pro­tégés et que l’état de droit est établi dans le cadre d’une occu­pation qui dure main­tenant depuis plus de 45 ans ».
Le rap­porteur spécial de l’ONU considère que « l’expansion actuelle de la colo­ni­sation reste un sérieux obs­tacle et sape les pers­pec­tives d’une auto-​​détermination pales­ti­nienne », notant que le nombre de colonies construites en Cis­jor­danie a doublé en 2013, selon les données du gou­ver­nement israélien. Concernant la bar­rière de sépa­ration israé­lienne [1] – le Mur – l’expert onusien a rappelé que la CIJ a déclaré en 2004 que sa construction en ter­ri­toire occupée était illégale. Alors qu’environ 85 % du tracé prévu du Mur se trouve à l’intérieur de la Cis­jor­danie et que plus de 60 % de sa construction, qui se poursuit, a été accomplie, M. Falk sou­ligne qu’un tel plan d’action ébranle le respect du droit inter­na­tional et devrait être contesté. Le rap­porteur spécial a éga­lement alerté sur la dété­rio­ration de la situation à Jérusalem-​​Est qu’il décrit dans son rapport comme un micro­cosme de la frag­men­tation du ter­ri­toire se déroulant à travers la Cis­jor­danie, ajoutant que plus de 11.000 Pales­ti­niens ont été privés de leur droit à vivre à Jéru­salem depuis 1996, selon les règles imposées par Israël.
Le rap­porteur spécial a éga­lement analysé la res­pon­sa­bilité des entre­prises qui tirent des profits des colonies, sou­li­gnant que « cer­taines com­pa­gnies et pays se désen­gagent de plus en plus des colonies sur la base de leur illé­galité au regard du droit inter­na­tional ». Concernant la situation huma­ni­taire qui empire à Gaza, M. Falk sou­ligne que les effets du blocus, conjugués aux déve­lop­pe­ments régionaux, ont un impact grave sur la popu­lation civile. Surtout, selon lui, il ne faut pas oublier que des mil­liers de pri­son­niers poli­tiques pales­ti­niens, y compris des enfants, demeurent dans les geôles israé­liennes et que beaucoup d’entre eux sont sujets à des mauvais trai­te­ments et à la torture à partir du moment où ils sont arrêtés jusqu’à leur inter­ro­ga­toire en détention. Pour finir, rap­pelant qu’Israël continue de refuser de coopérer avec le rap­porteur spécial et que des ONG poli­tiques tentent de saper son mandat par des attaques dif­fa­ma­toires, M. Falk enjoint l’ONU et le CDH à sou­tenir et à per­mettre à son suc­cesseur de rendre compte objec­ti­vement des vio­la­tions des droits humains subies par le peuple palestinien.
[1] Nom donné au Mur d’annexion par les auto­rités israéliennes
http://www.france-palestine.org 

QUITO, CAPITALE DE L’ÉQUATEUR, ACCUEILLERA LES 25 ET 26 MARS, LA RÉUNION INTERNATIONALE DES NATIONS UNIES SUR LA QUESTION DE PALESTINE

Le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien organisera la Réunion internationale des Nations Unies sur la question de Palestine les 25 et 26 mars, au Swissôtel de Quito, sur le thème « S’investir pour la paix – l’Année internationale de la solidarité avec le peuple palestinien ». 
La Réunion sera ouverte par le Ministre des affaires étrangères de l’Équateur et représentant du Gouvernement hôte, Ricardo Patiño, le Sous-Secrétaire général de l’ONU aux affaires politiques, Oscar Fernandez-Taranco, qui s’exprimera au nom du Secrétaire général, le Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Abdou Salam Diallo, et l’Observateur permanent de l’État de Palestine auprès de l’ONU, Riyad Mansour, qui représentera le Président Abbas. On pourra consulter le programme et la liste complète des orateurs à l’adresse www.un.org/depts/dpa/qpal/calendar
Alors que se tient actuellement un nouveau cycle de négociations pour la paix israélo-palestinienne, il s’agira de passer en revue les possibilités actuelles de faire avancer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, et les obstacles qui continuent à l’entraver, et d’examiner comment les pays d’Amérique latine et des Caraïbes peuvent contribuer à un règlement global, juste et durable de la question de Palestine. 
Les participants examineront également le rôle que peuvent jouer les acteurs non gouvernementaux en Amérique latine et dans les Caraïbes, y compris les initiatives de la société civile et la mobilisation des jeunes de la région, en faveur d’un règlement permanent du conflit, ainsi que la coopération Sud-Sud en faveur du développement socioéconomique de la Palestine. 
Les participants pourront assister à la projection de « Cinq caméras brisées », documentaire récompensé par plusieurs prix, qui sera suivie d’un débat avec le réalisateur du film, Emad Burnat. Le lendemain de la Réunion internationale (soit le 27 mars), la Réunion des Nations Unies pour l’appui de la société civile à la paix israélo-palestinienne se tiendra au même endroit. Elle aura pour thème « Mobiliser la société civile en Amérique latine dans les Caraïbes en faveur de la solution des deux États ». 
Une conférence de presse est prévue le mardi 25 mars à 12 h 30, au Swissôtel de Quito. Les journalistes accrédités pourront s’entretenir individuellement avec les membres de la délégation du Comité et les personnalités invitées; ils pourront aussi participer aux débats qui auront lieu à la fin de chaque séance plénière. 
Les langues officielles de la Réunion seront l’anglais et l’espagnol. 
La Division des droits des Palestiniens mettra régulièrement à jour les informations concernant la Réunion sur son site Web (www.un.org/depts/dpa/qpal/calendar), sur Facebook (www.facebook.com/UN.palestinianrights) et sur Twitter (www.twitter.com/unispal) avec les mots-dièse #UNPalrights et #2014forPalestine. On pourra interroger les intervenants sur Twitter en utilisant les mêmes mots-dièse et en mentionnant le nom du destinataire de la question. 
La synthèse du Président et les actes de la Réunion seront publiés ultérieurement par la Division des droits des Palestiniens. 
Contact: dpr-meeting@un.org.
http://www.un.org

Les Rolling Stones en concert en Israël en juin, encouragés à changer d'avis

AFP
Les Rolling Stones ont annoncé mardi qu'ils donneraient un concert en Israël en juin, mais des militants pro-palestiniens ont aussitôt demandé aux rock-stars britanniques de revenir sur cette décision, estimant qu'elle revenait à jouer en Afrique du Sud du temps de l'apartheid.
Une porte-parole du groupe a indiqué que le groupe se produirait le 4 juin dans le parc Hayarkon de Tel-Aviv, dans le cadre d'une tournée européenne.
Mais une porte-parole du mouvement de "Boycott, désinvestissement, sanctions" (BDS), Rafif Ziadah, a rappelé que les Rolling Stones avaient critiqué l'apartheid en Afrique du Sud, estimant qu'Israël pratiquait aussi une politique de ségrégation.
"Les organisations palestiniennes exhortent les Rolling Stones à ne pas jouer dans l'Israël de l'apartheid et à ne pas fermer les yeux sur (ses) violations du droit international et des droits de l'Homme contre le peuple palestinien", a déclaré la porte-parole.
Après des mois de rumeurs sur cette première visite du groupe en Israël, les médias locaux ont en revanche jubilé après l'annonce de la date du concert.
"C'est officiel ! Les Rolling Stones viennent à Tel-Aviv", se félicitait sur son site Haaretz, affirmant que l'organisateur du concert en Israël Shuki Weiss avait garanti au groupe 6,7 millions de dollars (4,9 millions d'euros) pour un soir de concert.
"C'est une visite historique et significative", a insisté M. Weiss, cité par le Jérusalem Post. "De nos jours, quand on entend des appels au boycott de partout dans le monde, ce n'est pas gagné qu'un groupe de cette envergure vienne en Israël", a-t-il ajouté.
Selon le journal, M. Weiss tente de faire venir le groupe depuis 1988. "Les plus longues négociations que j'ai jamais eues aboutissent enfin", a indiqué l'organisateur.
Un nombre croissant d'entreprises et de gouvernements étrangers ont indiqué qu'ils ne commerceraient pas avec des sociétés israéliennes ayant des liens avec les colonies juives dans les territoires occupés, démontrant le succès de la campagne palestinienne de boycott.
L'annonce de la venue des Rolling Stones en Israël intervient après que le groupe eut annulé la semaine dernière leur tournée prévue en Australie et en Nouvelle-Zélande à la suite du suicide de la compagne de Mick Jagger, L'Wren Scott.
Les Rolling Stones ont promis de revenir en Australie et Nouvelle-Zélande "aussi vite que possible".

mardi 25 mars 2014

Scandale sexuel en Israël : Sylvan Shalom interrogé par la police

Le ministre israélien de l’Énergie Sylvan Shalom, candidat probable à la succession du président Shimon Peres en juin, a été interrogé mardi par la police, étant accusé de délit sexuel sur une ancienne collaboratrice, a-t-on appris auprès de la police.
Le ministre "a présenté sa version des faits pendant deux heures aux policiers", a déclaré à l'AFP le porte-parole Micky Rosenfeld, en soulignant que l'affaire était "compliquée". La victime présumée, qui a travaillé sous les ordres de M. Shalom, a déposé plainte.
L'affaire a eu un énorme retentissement en Israël, les médias rappelant le précédent créé par l'ancien président Moshé Katzav, qui purge depuis décembre 2011 une peine de prison pour viols.
Les faits dénoncés remontent à 1999, lorsque M. Shalom était ministre des Sciences. Dans un témoignage à la radio militaire, cette ancienne collaboratrice, dont l'identité n'a pas été révélée, a raconté que le ministre lui avait fait des avances après lui avoir demandé de lui porter des documents dans sa chambre d'hôtel à Jérusalem. Le ministre, dénudé, lui a ensuite demandé de lui faire une fellation, selon son récit. Elle a expliqué avoir refusé dans un premier temps, avant finalement d'avoir dû y consentir. Elle a cependant nié avoir eu une liaison avec M. Shalom.
Le ministre est à l'abri de poursuites judiciaires en raison de la prescription fixée à 10 ans pour ce type de faits en Israël. Mais la police a enregistré la plainte au cas où d'autres femmes auraient elles aussi été victimes d'actes similaires plus récents de la part de Sylvan Shalom, qui clame son innocence, ont précisé les médias.
La décision de la police et du bureau du procureur sur les suites à donner à cette affaire devrait être annoncée d'ici la fin de la semaine.
La radio militaire avait annoncé avoir reçu lundi "plusieurs témoignages" de femmes affirmant avoir été victimes d'agressions sexuelles de la part de Sylvan Shalom. Mais le porte-parole de la police a indiqué qu'aucune plainte n'avait été déposée.
Cette affaire tombe très mal pour le ministre de l'Energie, alors que la Knesset (Parlement) doit élire le successeur du président Shimon Peres, dont le mandat expire le 14 juin. M. Shalom, membre du parti Likoud (droite nationaliste) du Premier ministre Benjamin Netanyahu, n'avait pas officiellement présenté sa candidature mais était sur le point de l'annoncer, selon les médias.

John Kerry mercredi à Amman pour y rencontrer le président Abbas

AFP
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, arrivé mardi soir à Rome, repartira dès mercredi matin à destination de la Jordanie pour y rencontrer le président palestinien Mahmoud Abbas, a annoncé sa porte-parole, Jennifer Paski.
"M. Kerry ira demain à Amman afin d'y rencontrer le président Abbas pour tenter de rapprocher les positions entre les parties en présence", a déclaré Mme Paski, ajoutant que le secrétaire d'Etat "aurait également un entretien par téléphone ou par vidéo conférence avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu".
Il y a dix jours, M. Kerry avait estimé que les pourparlers de paix se trouvaient à un "tournant", en exhortant le président de l'Autorité palestinienne, à oeuvrer pour réduire les énormes différends avec Israël.
Après avoir rencontré Mahmoud Abbas, le 17 mars, à Washington, le président américain Barack Obama avait appelé M. Abbas à prendre des "risques" pour la paix. Deux semaines plus tôt, le chef de la Maison Blanche avait invité également Benjamin Netanyahu à prendre des décisions "difficiles", afin de débloquer le processus avec Israël, à un mois et demi d'une échéance cruciale.
Les négociations de paix, qui ont repris en juillet 2013 après trois ans de suspension, sont encore dans l'impasse.
L'un des points d'achoppement concerne la demande palestinienne de libération de prisonniers arabes israéliens parmi le contingent de 26 détenus qu'Israël s'est engagé à relâcher le week-end prochain.
Des dirigeants palestiniens ont menacé mardi de relancer les démarches d'adhésion aux organisations internationales si Israël revenait sur cette libération.
Les négociations entre Autorité palestinienne et Israël sont censées déboucher d'ici au 29 avril sur un "accord-cadre" traçant les grandes lignes d'un règlement définitif sur les questions les plus sensibles: les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés.
Les dirigeants palestiniens ont exprimé de très fortes réserves sur les propositions américaines, auxquelles ils reprochent de trop s'éloigner du droit international. Ils ont également refusé la "reconnaissance d'Israël comme Etat juif" et le maintien illimité de troupes israéliennes en territoire palestinien, deux exigences de M. Netanyahu qu'ils jugent exorbitantes.
Après avoir rencontré Mahmoud Abbas lundi soir, les dirigeants des pays arabes, réunis en sommet à Koweït, s'orientaient mardi vers "un refus catégorique" d'un Etat juif, condition posée par Israël pour parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens.

Les Etats-Unis vont faire pression sur Israël pour libérer des prisonniers palestiniens

RAMALLAH, 24 mars (Xinhua) -- De hauts responsables américains se sont engagés à faire pression sur Israël pour qu'il libère 26 prisonniers palestiniens détenus de longue date, a annoncé lundi une source officielle palestinienne.
La promesse a été faite au président palestinien Mahmoud Abbas dans le cadre des efforts redoublés que déploient les Etats-Unis pour éviter un échec des difficiles négociations de paix.
Au cours d'un entretien téléphonique lundi, Mahmoud Abbas et le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, ont discuté de la question des prisonniers palestiniens et des moyens de relancer le processus de paix.
L'appel de John Kerry a eu lieu pendant une réunion entre le président palestinien et l'envoyé spécial américain pour la paix, Martin Indyk, à Amman, la capitale jordanienne, a précisé la source à Xinhua.
"Mahmoud Abbas a discuté avec John Kerry et Martin Indyk des propositions américaines pour faire avancer le processus de paix", a indiqué le responsable.
John Kerry et Martin Indyk ont dit à Mahmoud Abbas que les Etats-Unis feraient pression sur Israël pour qu'il libère 26 palestiniens détenus de longue date dans les prisons israéliennes et devant être libérés au cours du mois.
Selon la source officielle palestinienne, les Etats-Unis intensifient leurs efforts pour éviter un échec des pourparlers de paix israélo-palestiniens qu'ils encouragent depuis juillet 2013. Il a ajouté que les Etats-Unis avaient proposé de prolonger les négociations qui doivent s'achever fin avril. 

Fermeture des tunnels entre Gaza et l'Égypte : les conséquences sont gravissimes

Par Christophe Oberlin
Christophe Oberlin est professeur en médecine et chirurgien à l'Hôpital Bichat à Paris. Depuis 10 ans, il organise des missions humanitaires régulières dans la bande de Gaza, pour former et soigner.
Bien sûr, pleurer sur le sort de Gaza, hurler même ne sert plus à rien. Le nom Gaza est devenu l’un de ces trous noirs dont les spécialistes du big-bang tentent de déchiffrer la nature. Avec des amis médecins, depuis plus de dix ans, nous nous rendons en Palestine et à Gaza pour y pratiquer la chirurgie et l’enseignement. Et le niveau médical atteint aujourd’hui par nos confrères de Gaza est remarquable. Hormis les moyens ils n'ont rien, par la qualité des gestes accomplis, à envier aux hôpitaux occidentaux.
Fermeture des tunnels entre Gaza et l'Égypte : les conséquences sont gravissimes
Des Palestiniens tentent de reconstruire un des tunnels reliant Gaza à l'Égypte
(Crédit photo : A.Hana/AP/SIPA)

Si le blocus qui accable cette province de Palestine depuis huit ans est injuste, et humainement terrible, le coup d’Etat du général Al-Sissi en Égypte ajoute au péril ordinaire, une vraie perspective de mort collective. Si ces quelques mots sont comme une bouteille à la mer, il serait bien que mes propos ne restent pas lettre morte et fasse ouvrir un œil à la communauté internationale endormie.
Des effets dévastateurs sur l'économie
En dehors des conséquences du blocage des personnes (les dirigeants comme les étudiants ne peuvent plus se rendre à l’étranger), la mal nommée fermeture des tunnels va avoir un effet dévastateur sur l’économie.
Entendons-nous bien : ces centaines de tunnels qui relient Gaza à l’Égypte, construits au fur et à mesure de l’aggravation du siège depuis l’élection du Hamas en 2006, ne constituaient pas des tunnels de contrebande : officiellement enregistrés par les autorités, ses ouvriers étaient déclarés et même assurés. Ils constituaient le cordon ombilical économique de la bande de Gaza.
Outre les millions d’euros apportés par les entreprises via ce commerce, l’approvisionnement continu en essence et en fioul au prix égyptien, l'acheminement des matériaux utilisés pour la reconstruction après les attaques israéliennes successives et l’édification d’infrastructures universitaires ou hospitalières (pour le nouveau CHU élevé par la Turquie à Netzarim, tous les matériaux sans exception sont passés par les tunnels), on peut dire que les tunnels ont été les moteurs de l’industrie de la construction et de ses dérivés.
Or le bâtiment est la source principale de la croissance du territoire (11% par an en 2011 et 2012, 6,5% entre janvier et juillet 2013 selon les chiffres de l'UNWRA, l'Office des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens).
De plus, les produits importés, taxés par le gouvernement de Gaza, constituaient une source de revenu non négligeable pour gérer l’extrême pauvreté qui s’étend dans le pays. Sous Morsi, alors au pouvoir en Égypte, les tunnels fonctionnaient à plein, mais aussi avant lui sous Moubarak.
Le commerce avec Gaza, une contribution à la paix sociale
A l’époque du maréchal-raïs, armée et police feignaient d’ignorer les kyrielles de camions chargés de fer et de ciment qui affluaient vers Rafah, point de départ des tunnels, et revenaient à vide. Les bloquer aurait été aisé, Moubarak ne l’a pas fait.
Il faut dire aussi que le commerce avec Gaza constituait un ballon d’oxygène pour l’économie du Sinaï oriental, une contribution à la paix sociale. Et il y a eu une grande naïveté à croire que la construction d’un mur souterrain, information qui a connu une certaine notoriété dans nos médias, allait stopper un flux visible et connu de tous.
Mais en juillet dernier, avec le coup d’Etat au Caire, tout change. Les camions chargés de vivres et de biens sont immédiatement refoulés, les contrevenants arrêtés, lourdement condamnés.
Plus une goutte d'essence, qui doit être désormais achetée au prix fort en Israël, les taxes d’importation étant reversées à l’Autorité de Ramallah. Surtout, plus un seul sac de ciment ne pénètre dans le territoire, à l’exception de quelques-uns destinés à certains projets internationaux patronnés par l’UNICEF ou le Qatar.
Or, les besoins sont immenses : 4.000 tonnes de ciment et 8.000 tonnes de granules et agrégats par jour, selon Nabil Abu Muaileq, le président de l’Union of Contractors (syndicat des entrepreneurs) et vice-président de la Palestinian Business Association. Donc une perte immédiate de revenu pour 70.000 familles.
Le secteur privé prend le relais de l'État
Réunis, une vingtaine d’entrepreneurs de Gaza font grise mine. La plupart ont licencié leur personnel. Les plus gros payent encore la moitié du salaire des employés. Mais ils ne tiendront pas plus de quelques mois.
Initiative originale : le Premier ministre Ismaïl Haniyeh a proposé de déléguer à la Palestinian Business Association la gestion des entrées et sorties des biens et des personnes vers l’Égypte, rien de moins !
"Nous sommes prêts à toutes les propositions," ajoute Nabil Abu Muaileq, "mais nous ne sommes pas des politiques, nous sommes des hommes d’affaires : nous ne pourrons jouer ce rôle de gestion du trafic commercial qu’avec l’assentiment de l’Égypte, d’Israël et de l’Autorité Palestinienne. De toute manière, celle-ci a immédiatement refusé."
En attendant donc, pas de ciment : la seule pénurie vraiment dramatique pour la population de Gaza, bien plus que les problèmes d’essence, d’eau ou d’électricité. Une véritable asphyxie économique qui a d'ors et déjà des conséquences sur l’alimentation ou la santé.
Avec ce blocus, Gaza est en train de mourir
Le ministre de la Santé Moufid Moukhlalati est cassant sur les conséquences de la fermeture de Rafah.
"Tous nos projets de construction ou de rénovation sont au point mort. 30% des médicaments et du matériel jetable entraient de manière officielle apportés par les délégations médicales en provenance des pays arabes (deux par jour), ce qui a permis par exemple le développement des greffes rénales ou de la chirurgie endoscopique. 300 patients partaient chaque mois vers l’Egypte pour se faire soigner et leur blocage alourdit notre travail.
Israël dit qu’elle facilite l’entrée des ONG à Gaza par Erez, c'est partiellement vrai. 90% des ONG provenaient de pays arabes ou musulmans comme la Malaisie ou la Turquie. Elles ne sont pas autorisées. Seule l’aide occidentale, largement minoritaire, a augmenté.
Par ailleurs en cas de besoins d’extrême urgence en produits médicaux comme des anesthésiques ou du matériel pour les reins artificiels, nous pouvions les recevoir en 24h par l’Egypte, notamment par les ONG.
Par Israël c’est plusieurs semaines voire davantage. Du fait des restrictions en électricité, nous avons besoin de 300 tonnes de fioul par mois pour les groupes électrogènes de nos hôpitaux, et le carburant israélien est quatre fois plus cher."
On l’aura compris : le siège égyptien, d’un type nouveau, est infiniment plus délétère que celui plutôt fantoche d’Hosni Moubarak. Il précipite Gaza vers une crise d’une extrême gravité.