lundi 20 juin 2011

La Nakba continue - les habitants de Fayasil racontent (vidéo)

Vallée du Jourdain - 20 juin 2011
Par Jordan Valley Solidarity
Mardi 14 juin, l'armée israélienne a démoli 24 structures dans le village palestinien de Fayasil, au sud de la Vallée du Jourdain. A 6h du matin, une dizaine de jeeps militaires, un véhicule de l'administration civile et 3 bulldozers sont entrés dans le village, le décrétant "zone militaire fermée", empêchant quiconque d'y entrer pendant plus de 3 heures. L'armée a détruit 18 maisons, 3 abris pour les animaux et 3 autres structures. Les familles vivent depuis sans abri dans les décombres de leurs maisons, sans aide significative et sans soutien.
La Nakba continue - les habitants de Fayasil racontent (vidéo)
Traduction des sous-titres
Un homme :
Je m'appelle Issa Abdulla Gazel. Ma famille se compose de 5 personnes qui vivent à Fayasil. Le mardi 15 juin, l'armée est arrivée, elle a encerclé le secteur et elle s'est mis à détruire les maisons et les abris dans lesquels nous vivons. Ils nous ont laissés en plein soleil, nous n'avons rien, pas d'eau, pas d'électricité, ils ont coupé les câbles sur 150m à partir d'ici et confisqué le panneau de contrôle. Ils ont mis toutes nos affaires par terre, ils les ont recouvertes de terre et ils nous dit que nous devions quitter le secteur, que cette terre appartenait à l'Etat.
Une femme avec un petit garçon sur les genoux :
Où pouvons-nous aller ? Nous sommes des réfugiés. Cette tente... que pouvons-nous en faire ? le réfrigérateur est cassé et que nous n'avons pas d'eau à boire. Nous avons tout perdu. On nous a amené une tente qui a 40 ans. Nous avons besoin de toilettes parce que sans ça, les gamins restent dans leur merde. Des toilettes mobiles, quelque chose pour les enfants. Ce n'est pas notre faute, c'est parce que nous n'avons rien à leur donner. Où est l'humanité ? Où sont les gens ? Regardez cet enfant. Les enfants des étrangers ne sont pas comme ça, pas plein de terre comme ça. Où pouvons-nous aller ? Regardez ça, où pouvons-nous aller ? Où sont nos frères ? Il n'y a aucun organisme, rien pour nous aider. Regardez les enfants comme lui, il n'y a rien ici pour les enfants, ils doivent rester en plein soleil, assis par terre. Nous nous asseyons tous sous l'arbre, où pouvons-nous aller, vous voyez ? C'est un problème, avec des enfants comme celui-ci, en plein soleil. Il n'y a pas d'eau fraîche dans le frigo, le sucre, la farine, tout est parti.
Issa Abdulla Gazel à nouveau :
Ce carton vient de la Croix-Rouge. Le carton et la tente, 4 matelas, 4 couvertures, et ceci (il montre 4 rouleaux de papier-toilette), du shampoing.
La dame à nouveau :
Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse de ça ? Nous n'avons pas de toilettes. Un wc portable serait plus utile que tout ça. Sans toilettes, que voulez-vous que les enfants fassent avec ça ?
Un autre homme :
Je suis Khalid Abdullah Gazel. Je vis ici, à Fayasel. Le 14 juin, l'armée israélienne est arrivée, elle a détruit nos abris et notre maison. Nous avions un hangar de 10m sur 5. J'avais aussi un petit abri pour la cuisine, ils ont détruit tout ce que nous avions. La cuisine, les matelas, nous n'avons plus rien. Personne ne nous aide. J'ai des petits enfants ici, en pleine chaleur, au soleil. Nous n'avons plus d'eau, plus d'électricité. Voilà notre situation. Nous avons besoin que des gens responsables viennent constater la situation et nous aident avec de l'eau, de l'électricité et des abris. Nous avons des petits enfants en plein soleil.
Un autre homme :
L'armée israélienne est arrivée avec tout son attirail. Ils ont détruit cette maison. Nous n'avons pas d'argent. La Croix-Rouge est venue et n'a aidé que 2 familles. Ils ont vu cette maison, là, et n'ont rien fait. C'est 1948 et 1967, la Nakba et la Naksa. C'est ici, à Fayasil. Ils ont détruit la maison et n'ont rien laissé. Aucun organisme ne nous a aidés, même pas une fois. Je suis étudiant à l'Université ouverte d'Al-Quds depuis 2 ans, ils ont détruit mes livres et mes magazines. Le boulot des Israéliens, c'est de détruire notre éducation.
La dame du début
Où puis-je aller ? Nous ne quitterons jamais cette terre. C'est notre terre, nous sommes tous d'ici. Où aller ? Si ça arrivait à un des colons, les Juifs ne le laisseraient pas dans cette situation. Mais nous, les Arabes, on nous y laisse. Pourquoi ? Pourquoi ? Vous voyez nos enfants ? Ils ont des enfants et nous avons des enfants. Nous avons besoin d'aide pour rester ici sur notre terre. Il faut que nous restions déterminés et nous avons besoin d'une solution à notre problème avec les Juifs. Pas comme ça, toutes les semaines, tous les mois, tous les ans comme ça. Regardez le visage de cet enfant. Il est brûlé. N'est-ce pas interdit ? Ici, regardez (elle montre le cou du petit). Tu vois, il est brûlé. N'est-ce pas interdit ?
Exister, c'est résister.
Sauvons la Vallée du Jourdain.
Jordan Valley Solidarity
http://www.jordanvalleysolidarity.org
Fathy Khdirat
+972599352266
Pour faire un don, cliquez ici.
http://www.jordanvalleysolidarity.org/index.php?option=com_content&view=article&id=259&Itemid=28
Ndt : La destruction du 14 juin a fait l'objet de 2 articles :
- 10 habitations détruites dans la Vallée de Jéricho, par Ma'an News, ISM-France le 15 juin 2011
- Encore 100 palestiniens sans abri – qui s'en soucie ? Anne Paq, Chroniques de Palestine, 14 juin 2011
Traduction : MR pour ISM
Lien 

Un bateau français pour Gaza, rassemblement du Vieux-Port de Marseille : plumedepresse y était

19 juin 2011
Non pas un mais deux bateaux français, avec à bord un député, une eurodéputée, un Conseiller régional et Olivier Besancenot : le rassemblement d’hier sur le Vieux-Port a dopé l’enthousiasme des militants pro-palestiniens.
Trois mille militants selon RFI, environ 2000 suivant Maritima, et une forêt de drapeaux pour quelque 80 organisations soutenant la participation française à la « flottille de la liberté », qui s’apprête à tenter de forcer symboliquement le blocus maritime imposé à la bande de Gaza par l’armée israélienne.
 
En mai 2010, la « flotille de la liberté I » avait essuyé l’assaut de la marine israélienne, dans les eaux internationales – ce qui suffit à qualifier cette intervention d’acte de piraterie et de terrorisme d’Etat -, pour le lourd bilan de neuf morts. Et Israël annonce fermement qu’il n’est pas question un seul instant qu’un bateau de la flottille II ne parvienne jusqu’à Gaza : la tsahal pourrait à nouveau employer la force et il faut du courage pour s’embarquer. Doublé du courage politique, pour les élus qui ont annoncé qu’ils seraient à bord : le député communiste Jean-Paul Lecoq (comme nous l’annoncions hier) mais aussi, et il s’agit là d’informations majeures révélées hier, une eurodéputée Europe Ecologie-Les Verts, Nicole Kii Nielsen, venue l’annoncer à  
la tribune, comme le jeune Julien Bayou, conseiller régional d’Île de France du même parti (également militant de Jeudi noir, Générations précaires ou Sauvons les riches). Un militant du NPA est venu lire un message d’Olivier Besancenot, qui ne pouvait être présent mais annonce qu’il sera lui aussi passager d’un bateau français ! Pierre Laurent, secrétaire général du PCF, a appris aux militants présents le nom de baptême du premier navire français : le Louise Michel. Pourquoi premier ? Parce qu’outre l’embarcation qui appareillera d’Athènes le 25 juin – déception de la foule, qui attendait de fêter hier le départ du bateau de Marseille même ! -, une nouvelle a déclenché l’enthousiasme : un deuxième bateau français rejoint la « flottille de la liberté » ! Pour des raisons de sécurité, sa position actuelle n’a pas été révélée.

Parmi les manifestants du Vieux-Port, on a pu noter la présence d’Eric Coquerel et Alexis Corbière, tous deux secrétaires nationaux du PG, de Pierre Darrhéville, secrétaire fédéral du PCF, de Jean-Marc Coppola, Conseiller régional du Front de gauche, Marie-Christine Vergiat, eurodéputée Front de gauche elle aussi, ou encore de l’ami Michel Vaxès, député communiste des Bouches-du-Rhône. Ce dernier a pris la parole, ceint de son écharpe tricolore, pour réclamer ce qui fut le leitmotiv du rassemblement : simplement l’application du droit international et des résolutions de l’ONU ! Un Etat palestinien, doté du « droit de se défendre », a précisé l’élu, dans les frontières de 1967. Avec un libre passage entre Gaza et la Cisjordanie, a insisté le militant pacifiste et anti-colonialiste israélien Michel Warschawski (photo ci-dessous).

Michel Vaxès et Pierre Laurent
      
Par une belle après-midi marseillaise, le rassemblement unitaire des militants pacifistes en faveur de la reconnaissance de l’Etat palestinien par l’Onu, espérée en septembre, farouches adversaires de l’odieux blocus de Gaza imposé par  Israël au mépris du droit international, a dopé l’enthousiasme et réchauffé les coeurs. Ainsi que l’écrivait le poète palestinien Mahmoud Darwich, « Nous souffrons d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir ».


(Photos : Olivier Bonnet)

Les flottilles pour Gaza devant les tribunaux américains

20.06.2011 
par Benjamin Katane
Une plainte a été déposée au tribunal de New York contre les flottilles pour Gaza.
Le plaignant est le docteur Alan Bauer, un israélo-américain victime du terrorisme palestinien.

L'objectif de ce procès est de saisir les 14 navires utilisés par les organisateurs des flottillesqui tentent de violer le blocus de la bande de Gaza.
Alan Bauer et son fils Jonathan, alors âgé de 7 ans avaient été grièvement blessés lors d'un attentat suicide le 21 mars 2002 sur la rue King Georges, à Jérusalem.
Le kamikaze palestinien avait fait exploser sa bombe, couverte de métaux et de clous provoquant la mort de 3 personnes et en blessant 85 autres.
" Nous avons l'intention de saisir les navires et de les remettre aux victimes du terrorisme palestinien" a déclaré le plaignant.
Les avocats ont quant à eux déclaré que ce procès jugera des personnes qui ont jusqu'à présent violé la loi, " Chaque navire qui attaque Israël est comme une gifle au visage des Etats-Unis et de toutes les autres nations qui sont en paix avec Israël. Les organisateurs de ces flottilles doivent être tenus pour responsables"
Plusieurs navires sont attendus en mai pour briser le blocus israélien de la bande de Gaza.
Un navire qui devait partir de France, acquis 600 000 euros partira finalement de Grèce.
La valeur de la cargaison sera certainement bien inférieure au prix d'achat du navire.

Israël demande la remise de son espion en échange de la libération de 3 égyptien

20-06-2011
Le quotidien égyptien Al-Akhbar a rapporté dimanche que les autorités israéliennes ont proposé à l’Egypte de libérer l’officier du Mossad Ilan Grapel en échange de la libération de 3 égyptiens détenus en "Israël".
Selon la même source, l’Egypte répondra à cette proposition dans les prochains jours.
Les autorités égyptiennes avaient arrêté, il y a près d’une semaine cet officier, le plaçant en détention préventive pour 15 jours afin de mener une enquête.
La presse a publié des photos de cet agent, au milieu de manifestants place Tahrir au Caire, où se déroulèrent les principales manifestations qui ont abouti à la chute du président Hosni Moubarak en février.
D'autres photos le présentent en uniforme en compagnie d'autres soldats, ou encore dans une mosquée serrant la main de fidèles.
Selon les médias d'Etat, Ilan Grapel, présenté comme un officier du Mossad, est accusé "d'espionner en Egypte dans le but de porter atteinte aux intérêts économiques et politiques du pays".
Il serait arrivé en Egypte peu après le 25 janvier, date du début de la révolte qui a fait chuter le président Moubarak, pour y "inciter au chaos et aux affrontements confessionnels".

Selon le quotidien AlAhram, il y incitait les manifestants à semer la pagaille et à commettre des actes de vandalisme et à entrer en conflit avec l’armée.
Il se trouvait également dans la région d’Imbaba lors des évènements de l’église Marmina. Il a participé à la guerre contre le  Liban en 2006 et y a été blessé.


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La flottille pour Gaza sur le départ

publié le lundi 20 juin 2011
L’Humanité

 
Un an après l’assaut de commandos israéliens contre un premier convoi humanitaire maritime, un bateau français, et peut-être même deux, s’apprêtent à faire route vers Gaza pour dénoncer le blocus de ce territoire palestinien.
"Le bateau français pour Gaza va partir. On a entendu beaucoup de rumeurs, d’inquiétudes, mais il est bien là. Actuellement il est en Méditerranée, il partira du port où il se trouve actuellement en Grèce", a déclaré Claude Léostic, une des porte-parole de la campagne "Un bateau français pour Gaza", lors d’une conférence de presse à Marseille. Un deuxième bateau en partance d’un port français dont on ignore jusqu’à présent lequel rejoindra la deuxième "flottille de la liberté" pour Gaza.
12 mois après l’attaque contre le Mavi Marmara, la deuxième flottille de la liberté doit apporter de l’aide humanitaire aux 1,5 million de Gazaouis privés de tout. Parmi les 25 passagers de cette embarcation française, il y aura des élus et hommes politiques français, dont le député communiste du Havre, Jean-Paul Lecoq, Olivier Besancenot (porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, extrême gauche) et la députée européenne Nicole Kiil-Nielsen d’Europe Ecologie-Les Verts ainsi que des personnalités du monde du sport, dont le marin breton Jo Le Guen. Le départ est prévu "normalement en fin de semaine prochaine" pour une arrivée à Gaza fin juin. L’objectif de cette deuxième opération est de briser le blocus qu’impose Israël sur les entrées et sorties de territoire palestinien mais également d’apporter aides alimentaires et médicaments. Les deux bateaux français rejoindront la flottille internationale, composée d’"une douzaine" d’embarcations, avec à leur bord des militants du monde entier, selon les organisateurs français [1].
Le 31 mai 2010, la première flottille composée d’un bateau turc a été arraisonnée par les forces armées israéliennes. Neuf passagers turcs avaient été tués lors du raid opéré par un commando israélien, soulevant une vague de réprobation internationale. Deux cargos d’aide humanitaire feront également route vers Gaza au sein de la flottille internationale, avec notamment 250 tonnes d’aide, essentiellement médicale, apportées par les militants français.
Les explications de Régine Minetti, présidente du mouvement pour la paix des Bouches-du-Rhône :

Hamas tient les Nations Unies responsable de l'injustice et de l’apatride des Palestiniens

[ 20/06/2011 - 12:38 ]
CPI
Damas-CPI
A l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés le département des affaires des réfugiés du Mouvement de résistance islamique "Hamas" a confirmé dans un communiqué de presse le lundi (20-6), que l’Organisation des Nations Unies assume une responsabilité directe de tout ce que le peuple palestinien endure d’injustice et d’apatridie.
Le département a indiqué dans son communiqué  que « l'ONU assumait cette responsabilité dés le moment où elle avait légitimé la partition de la Palestine, où elle avait reconnu l'entité sioniste en tant qu’un État fondé sur l'oppression et l'agression, et où elle avaient gardé silence durant 63 ans d’injustice et de souffrance."
Le communiqué a souligné que cette organisation n’a pas fourni le nécessaire pour répondre aux besoins des réfugiés alors qu’elle est la cause de leur malheur. Bien au delà, l’ONU insiste à réduire les services fournis aux réfugiés, malgré le doublement de leurs souffrances, et leur croissance démographique.
Le communiqué a également mentionné l'implication de certains pays pour accroître la souffrance du peuple palestinien, contribuant de différentes manières à imposer un siège sur les Palestiniens dans la bande de Gaza, et empêchant l'arrivée des aides et des médicaments.
Le communiqué a exhorté le gouvernement libanais à agir rapidement pour soulager la souffrance des réfugiés palestiniens, et pour surmonter les obstacles qui entravent leur emploi, la construction de leur camp, leur hébergement et le contacte avec eux, tout en insistant particulièrement sur la nécessité de permettre aux réfugiés de Nahr al-Bared de rejoindre au plus tôt leur camp.
Le communiqué a appelé enfin les réfugiés palestiniens dans le monde de continuer à travailler pour remettre en valeur leur cause et leur droit au retour et au compensation, et ce à travers le maintien des actions qui influencent s ur tous les lieux de leur refuge et à exercer plus de pression pour la réalisation du droit de retour et de compensation, et ne pas limiter ces activités aux jours de la Nakba et de la Naksa.

Le convoi « Miles of Smiles 3 » est arrivé dimanche à Gaza

[ 20/06/2011 - 14:32 ]
Al-Arish – CPI
Le convoi « Miles of Smiles 3 » (milliers de sourires) arabo-européen est arrivé dimanche soir à la bande de Gaza par le passage de Rafah frontalier avec l’Egypte, dans le cadre des convois pour briser le blocus et par solidarité avec le peuple palestinien dans la bande de Gaza.
Le correspondant du CPI a affirmé que le convoi, qui comporte des militants internationaux de 53 nationalités différentes, étrangères et arabes, dont des personnalités morales telles que l’ancien ministre britannique du Développement et son épouse, et l’adjoint au maire de Londres. Ils ont été vus passants par la porte palestinienne du passage de Rafah, sous un important accueil palestinien officiel et populaire.
Les militants ont brandi les insignes de la victoire lors de leur passage et ont salué les citoyens qui les accueillaient avec des drapeaux palestiniens, dont certains se sont prosternés pour remercier Dieu de leur avoir permis d’entrer à Gaza.
Ahmad Kurd, ministre du Travail et des Affaires sociales a accueilli les membres du convoi et a déclaré lors d’une conférence de presse commune au passage de Rafah : « Le convoi a distribué des milliers de sourires pour arriver à Gaza et dessiner un sourire sur les lèvres des enfants du peuple palestinien assiégé. L’arrivée du convoi n’est que la plus grande preuve que le blocus est toujours imposé à la Bande de Gaza ».

Il a ajouté : « Cinq ans sont passés depuis le début de l’embargo qui est contraire à toutes les lois, principes et valeurs humanitaires », soulignant que « le blocus est toujours en vigueur, de même que la souffrance des enfants, des personnes âgées et des malades ».
« Assez de blocus contre les Gazaouis, assez de souffrances contre les Gazaouis, nous pensions que les frontières s’ouvriraient et que le siège serait levé après les révolutions arabes, les appels des organisations arabes et internationales, après la Flottille de la Liberté et son attaque par la marine sioniste… mais ce blocus est toujours là et nous attendons que les peuples, leurs dirigeants et leurs hommes libres se lèvent tous d’une seule voix pour la levée du blocus », a-t-il assuré.
Il a affirmé que les souffrances continuent concernant le passage de Rafah, malgré les facilités annoncées qui n'ont pas été appliquées, notant qu’ont été introduits trois bus sur les six prévus depuis dimanche matin, laissant les malades et les détenteurs de visa attendre avec amertume.  
De son côté, Salah al-Bardawil, dirigeant au Hamas et membre de son bloc parlementaire a déclaré : « nous avons décidé de lutter et de vivre avec dignité, et vous avez décidé de vous joindre à nous dans cette boîte qui est le symbole de la liberté et de la dignité ». Il a remercié la délégation au nom du mouvement du Hamas, du Conseil législatif, et du peuple palestinien, tout en affirment qu’ils représentent la conscience de la nation et du monde vivant.
A son tour, le Dr Issam Moustafa, coordinateur général du convoi « Miles of Smiles 3 » a assuré : « nous voici chez Gaza la fière, le convoi arrive après les révolutions, et nous disons à l’occupation que tous vos projets échoueront et vous serez punis pour vos crimes, nous sommes déterminés à briser le siège injuste et à dessiner des sourires sur les enfants de Gaza ». Il a ajouté : « C’est une campagne arabo-européenne pour soutenir le peuple palestinien opprimé ».
« Nous sommes venus avec Smiles 1, 2 et 3, et nous vous promettons que nous reviendrons avec un quatrième convoi à la fin de Ramadan prochain, afin de passer la fête de l’Aïd avec notre peuple à Gaza », a-t-il poursuivi.
« Nous sommes venus pour dire que le monde ne vous oublie pas et que nous sommes à vos côtés, avec des frères d’Afrique du Sud, du Liban, du Bahreïn, Danemark, Turquie, France et de tous ces pays », a-t-il assuré.
Il a remercié les autorités égyptiennes qui ont facilité l’arrivée du convoi, contrairement à ce qui se passait avant la révolution du 25 janvier.

Al-Rashaq : Le report de la rencontre Mechaal-Abbas est une décision émanant du Fatah

[ 20/06/2011 - 11:54 ]
Damas – CPI
Le membre du Bureau politique du mouvement du Hamas, Izzat al-Rashaq, a affirmé que « le mouvement du Fatah a demandé le report de la réunion de réconciliation qui était prévue mardi au Caire entre le Hamas et le Fatah, en présence de Mechaal et d’Abbas ».
Al-Rashaq a précisé dans des déclarations à l’agence Qods Press que le chef de la délégation du Fatah pour le dialogue, Azzam al-Ahmad, les a contactés pour demander le report de la rencontre, car Mahmoud Abbas reste attaché à la candidature de Salam Fayyad au poste de Premier ministre du prochain gouvernement palestinien. Il a ajouté que « le report n’a pas été convenu avec le Hamas ».
Il a affirmé que le Hamas s’en tient à la date prévue sans report, et que l’annonce de ce report a été l’initiative seule des frères au Fatah, il n’a pas été convenu ni avec le mouvement du Hamas ni avec le parrain égyptien.
Al-Rashaq a souligné que l’idée d’une réunion entre Mechaal et Abbas a été proposée par le mouvement du Fatah à la base, puis elle a été approuvée par le Hamas sur la base de son refus d’accepter Fayyad comme Premier ministre. Cette position était claire pour la délégation du Fatah et le parrain égyptien, et c’est sur cette base que le contact a été établi avec Khaled Mechaal et Mahmoud Abbas ainsi que l’organisation de la rencontre prévue mardi 21 juin.
Il a ajouté : « Nous espérons que la réunion se tiendra prochainement pour convenir d’un gouvernement et suivre les dossiers de la réconciliation, le report n’est dans l’intérêt de personne ».
Al-Rashaq a insisté sur le fait que le choix du Premier ministre se fera d’un commun accord, personne n’imposera un choix spécifique, et il n’est pas permis de rallier le peuple palestinien autour d’une seule et unique option car il est riche en compétences nationales et professionnelles capables de gérer cette étape.

Les Palestiniens ne peuvent pas être sionistes

Palestine - 20 juin 2011
Par Ahmad Samih Khalidi
Ahmad Samih Khalidi est un ancien négociateur palestinien et membre associé au Collège St Antony, Oxford
La reconnaissance palestinienne d'Israël comme patrie du peuple juif est maintenant une exigence israélienne centrale présentée comme le corollaire existentiel des besoins de sécurité perçus par Israël. Malgré les affirmations israéliennes du contraire, c'est en effet une exigence relativement récente qui n'avait pas été soulevée lors de cycles antérieurs de négociations, ni avec les Palestiniens ni avec une autre partie arabe avant 2008. Quoiqu'il en soit, elle n'a pas seulement été adoptée par le gouvernement israélien actuel mais elle a trouvé un soutien croissant à l'étranger, tant des gouvernements occidentaux que des cercles pro-Israël et juifs, et a été officiellement approuvée par le Président Barack Obama, comme préalable à la paix, le 19 mai.
Les Palestiniens ne peuvent pas être sionistes
Pendant ce temps, la position officielle de l'Autorité Palestinienne (AP)/Organisation de Libération de la Palestine (OLP) est que la manière dont Israël se définit lui-même n'est pas le problème des Palestiniens, et que ces derniers ne peuvent accepter cette exigence pour deux raisons fondamentales : d'abord parce qu'elle porte atteinte aux droits politiques et civils des citoyens arabes en Israël, qui constituent 20% de la population dont le statut de citoyens de seconde classe serait consolidé par la reconnaissance de la "judéité" de l'Etat ; ensuite, parce que la reconnaissance d'Israël comme patrie du peuple juif compromettrait le droit au retour des réfugiés palestiniens puisqu'il n'y aurait aucun fondement moral ou politique pour qu'ils reviennent dans un Etat juif universellement reconnu.
Mais ceci est une riposte ni complète ni totalement convaincante. Les Palestiniens ne peuvent être indifférents à la manière dont Israël se définit lui-même, ni à la manière dont d'autres sont prêts à le définir. Dans le contexte de la lutte sur la forme et l'avenir de la Terre Sainte, l'approbation unilatérale de sa définition a une incidence non seulement sur les droits de ceux qui résident dans ce territoire, mais aussi sur leur histoire et leur identité, leur relation à la terre et, par extension, leurs droits, leur avenir et aussi leur sort. Il y a en fait plusieurs couches profondes à cette question qui méritent un examen plus approfondi et un débat.
En premier, et c'est peut-être le plus important, si Israël est la patrie du peuple juif, alors les terres qu'il occupe aujourd'hui - et peut-être d'autres puisqu'il n'y pas encore de frontières à cette patrie - appartiennent de droit à ce peuple. Mais si ces terres constituent légitimement la patrie juive, alors la présence arabe sur ces terres devient historiquement aberrante et contingente ; les Palestiniens deviennent de fait des imposteurs historiques et des intrus - une présence transitoire sur le sol national de quelqu'un d'autre.
Ce n'est pas un point discutable ou extravagant. Il touche le centre même du conflit et de sa genèse. Il est au cœur de la revendication sioniste sur la Palestine : la Palestine appartient aux Juifs et leur droit à la terre est antérieur et supérieur à celui des Arabes - c'est cela, le sionisme, et ce qui justifie tant le retour juif à la terre que la dépossession de ses habitants arabes.
Mais ce n'est pas le récit arabe palestinien, et ce ne peut pas l'être. Nous ne pensons pas que la présence historique juive et le lien à la terre impliquent une revendication supérieure. Nous pensons que c'est notre patrie, établie il y a plus de 1500 ans de présence arabo-musumane continue, et que nous avons fini par en être dépossédés par une force supérieure et une machination coloniale. Si nous adoptions le récit sioniste, cela voudrait dire que les maisons que nos ancêtres ont bâties, la terre qu'ils ont cultivée pendant des siècles, et les sanctuaires qu'ils ont construits et dans lesquels ils ont prié n'étaient pas du tout réellement nôtres et que le fait que nous les défendions est moralement vicié et abusif : nous n'aurions aucun droit sur ces symboles de notre appartenance à cette terre.
L'exigence que les Palestiniens reconnaissent Israël comme patrie du peuple juif a encore une autre dimension. Elle met le fardeau moral du conflit sur les Palestiniens et non seulement elle exonère de fait Israël des circonstances morales douteuses de sa naissance, mais elle fait des Palestiniens les transgresseurs historiques : en refusant d'accepter la revendication sioniste à la terre, nous serions à blâmer pour ce qui nous est arrivé. Le conflit tout entier aurait pu être évité ; nous aurions dû simplement "rendre" la terre à ces propriétaires légitimes depuis le début. C'est le refus arabe qui serait la cause du conflit, et non la transgression sioniste de la terre et des droits arabes. C'est bien sûr précisément la raison pour laquelle le gouvernement israélien et ses plus ardents partisans sionistes veulent arracher cette reconnaissance aux Palestiniens car cela absoudrait Israël de son "pêché originel" et délégitimerait la version palestinienne de leur propre histoire.
En outre, cela donnerait à Israël le droit d'exiger une mesure de justice punitive ; les Palestiniens ont déclenché le conflit et ils doivent payer pour leurs "pêchés". Les réfugiés devraient payer pour leur dépossession et les Palestiniens devraient renoncer à leurs revendications à l'égalité et à l'équité dans tout règlement politique conclu sur des concessions israéliennes supposées douloureuses ou généreuses. L'Etat putatif palestinien ne devrait pas avoir droit à ce qu'Israël s'autorise lui-même, que ce soit le droit à l'auto-défense ou le droit à être libéré d'une présence militaire étrangère (israélienne) ou civile. (Remarquez le passage frappant dans le discours du Président Obama dans lequel la déclaration catégorique que "tout Etat a le droit de se défendre" est immédiatement suivie, et sans ironie, par l'exigence que l'Etat putatif de Palestine devra être "démilitarisé"). Dans cette perspective, les Palestiniens doivent rester en liberté surveillée semi-permanente, comme coupables passés et futurs mécréants potentiels.
Mais, continue l'argument, tout cela a à voir avec le passé. Pourquoi ne pas accorder votre reconnaissance d'Israël en tant que la patrie juive tel qu'il est aujourd'hui - pas comme extension du conflit historique mais comme reflet des réalités d'aujourd'hui et comme moyen de résoudre le conflit ?
Il y a plusieurs réponses à cet argument. Nous comprenons qu'il y a une majorité juive en Israël aujourd'hui et que le caractère de l'Etat en est le reflet. Mais nous ne pouvons pas rompre le fil qui relie le passé au présent et, nécessairement, au futur. Une patrie ne peut pas simplement être une construction d'aujourd'hui sans implications pour demain.
Et il y a plus. La population arabe d'Israël a la même provenance et les mêmes racines que le reste des Arabes palestiniens - leur droit à être où ils sont n'est pas moindre que celui des habitants de la Cisjordanie ou de Gaza, ou le droit de tout Palestinien n'importe où à revendiquer la terre de Palestine/Israël comme son patrimoine. En acceptant la définition d'Israël comme la patrie du peuple juif (ce qu'il souhaite, bien sûr, de toutes façons), les Palestiniens de "l'extérieur" (dans les territoires occupés et en diaspora) torpilleraient la revendication des Arabes israéliens à appartenir à cette même patrie. La terre de Palestine/Israël ne serait ainsi plus leur foyer et leur droit à y être n'aurait plus aucune validité historique ou morale ; car sur quels fondements continueraient-ils à résider dans la patrie de quelqu'un d'autre et quelles justifications auraient-ils pour y exiger des droits politiques et civiques égaux ?
En disant que nous sommes indifférents à la propre définition d'Israël, nous nous dissocierions nous-mêmes de notre parenté avec "ceux de l'intérieur" et nous reconnaîtrions que nous ne nous préoccupons pas de notre identité ou sort communs. En d'autres termes, le message à Israël serait "faites ce que vous voulez d'eux, parce que vous pouvez vous définir comme vous voulez, indépendamment de ce que cela implique." Le résultat ne serait pas seulement préjudiciable aux droits politiques et civiques des Arabes d'Israël mais ce serait la dissolution des liens qui ont dessiné une identité palestinienne commune par delà les frontières de la ligne nominale et entièrement arbitraire établie en 1949. Dans ce contexte, les Palestiniens (et la communauté internationale) pourraient aussi exiger qu'un préalable à la paix est qu'Israël se définisse comme un Etat de tous ses citoyens - une demande certainement plus cohérente avec la tradition libérale occidentale qu'Israël prétend représenter que sa revendication à l'exclusivisme ethnico-religieux.
Le langage des patries est profondément problématique lorsqu'on est face à des récits diamétralement opposés et profondément ancrés (la formulation "Israël comme Etat du peuple juif" nous ramène à la même impasse politique et idéologique qu'avant ; "Deux Etats pour deux peuples" renvoie à la question de qui sont ces deux peuples). La manière dont Israël se définit est d'une importance profonde pour les Palestiniens et pour la nature de tout règlement éventuel. Appeler les Palestiniens à reconnaître Israël comme la patrie du peuple juif, c'est prendre une position décisive contre l'histoire, contre le récit et contre les droits politiques des Palestiniens. La communauté internationale doit le comprendre et le reconnaître si elle s'embarque dans cette démarche. Les communautés israéliennes et juives du monde entier doivent se résigner à une paix basée sur d'autres fondements.
Les Palestiniens (représentés par l'OLP) ont bien sûr officiellement reconnu tant la réalité de l'Etat d'Israël que "son droit à vivre en paix et en sécurité" par le courrier envoyé le 9 septembre 1993 par le Président Arafat au Premier ministre Rabin et par le double amendement ultérieur de la charte de l'OLP en 1996 et en 1999 (le dernier cas sur la demande du Premier ministre d'alors Netanyahu lui-même). Dans tout futur traité de paix, il est vraisemblable qu'on demandera encore aux Palestiniens d'accepter les frontières convenues comme définitives et inviolables, de s'engager à une résolution de tous les problèmes en suspens par des moyens pacifiques, de ne pas autoriser que leur territoire soit utilisé pour des actes hostiles contre Israël, de respecter les lieux saints de toutes les religions, et de s'engager à ce qu'un règlement global de toutes les questions centrales représente un fin définitive du conflit.
Ce qu'on ne peut pas attendre d'eux, c'est qu'ils renient leur passé, qu'ils nient leur identité, qu'ils assument le fardeau moral du transgresseur et qu'ils renoncent à leur histoire. On ne peut pas attendre d'eux qu'ils deviennent sionistes.
Source : Foreign Policy
Traduction : MR pour ISM

Israël menace d'empêcher la "Flottille de la liberté 2" d'accoster à Gaza

20 Juin 2011 10:47 
IRIB- Le commandant en chef des forces maritimes du régime sioniste a menacé de déployer ses forces, pour empêcher que le blocus de la Bande de Gaza soit brisé. L'amiral Elzear Tshi Marom, dit Eli Marom, tout en prétendant que le blocus de la bande de Gaza est légal, a réitéré qu'il déploierait toutes ses forces, pour empêcher que le blocus de cette région soit brisé par la "Flottille de liberté 2". Les responsables de l'organisation européenne de "la Levée du Blocus de la Bande de Gaza", à Bruxelles, ont annoncé, récemment, que la "Flottille de la liberté 2" se dirigerait, dans les jours à venir, vers la bande de Gaza, pour briser son blocus. La "Flottille de la liberté 2" est composée de 12 bateaux affrêtés par 50 différents pays du monde, avec 1.000 activistes et des aides humanitaires. A rappeler que les militaires sionistes ont tué, le 31 mai 2009, 9 ressortissants turcs, lors d'une attaque contre la "Flottille de la liberté 1", le "Mavi Marmara".  
Lien 

Les propriétaires des maisons détruites à Rafah ferment les camps de l’UNRWA

[ 20/06/2011 - 10:53 ]
Gaza – CPI
Les propriétaires des maisons démolies dans les provinces de Rafah et Khan Younès au sud de la bande de Gaza, ont été contraints samedi matin de fermer les camps d’été de l’Office de secours et de travaux pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), pour protester contre l’absence de réponse à leurs demandes et de la reconstruction de leurs maisons détruites par l’occupation sioniste, comme cela leur avait été promis.
Iyad Barhoum, membre du Comité des propriétaires des terres démolies, a affirmé : « nous avons fermé les camps d’été à Rafah et Khan Younès car nos demandes n’ont pas eu de réponses », tout en menaçant de prendre des mesures accélérées si l’Office continue de les ignorer.
Barhoum a insisté sur le fait que « les camps d’été à Rafah et Khan Younès ne rouvriront pas sauf si la reconstruction de nos maisons détruites par l’occupation commence ».
Les propriétaires des maisons démolies ont interdit aux employés, enseignants et étudiants d’accéder aux camps.
Les propriétaires ont accusé l’UNRWA de ne pas rempli ses promesses de reconstruire les maisons démolies il y a plusieurs années en mai dernier. La nouvelle date qu’elle avait approuvée tombait samedi dernier pour reconstruire avec le partenariat des saoudiens et des japonais.

Incursion sioniste limitée à l’est de Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza

[ 20/06/2011 - 11:24 ]
Gaza – CPI
Plusieurs chars et bulldozers sionistes ont pénétré lundi matin, de façon limitée, l’est du camp de Maghazi, situé dans le centre de la bande de Gaza.
Des témoins oculaires ont indiqué que plus de six bulldozers, quatre chars de type « Merkava », et un transporteur de troupes ont pénétré soudainement depuis l’entrée Abou Safiya à l’est du camp, sous des tirs sporadiques en direction des maisons des citoyens, sans faire de blessés.
Ils ont rapporté que les véhicules se sont stationnés à l’ouest du site militaire d’Abou Safiya, et effectue un vaste travail de ratissage des terres des citoyens de la région, ce qui a contraint les agriculteurs à quitter leurs fermes par crainte pour leur vie.

Au procès d’Olivia Zémor : la procureure refuse de requérir la condamnation

lundi 20 juin 2011
Refusant de céder aux pressions gouvernementales, la procureure de la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris s’en est remise à la sagesse des juges, dans le procès où Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine, était poursuivie pour avoir mis en ligne la vidéo d’une action de boycott d’Israël (BDS) conduite à Evry (Essonne) en juillet 2009. Le jugement sera rendu le 8 juillet prochain.
Comme on le sait, le réquisitoire du procureur, représentant de l’accusation dans la salle, est un moment-clé de tout procès pénal. Dans la majorité des cas, le procureur, qui intervient vers la fin de l’audience, s’appuie en effet sur le dossier d’accusation, et demande aux juges de prononcer une peine, plus ou moins importante.
Mais les procès intentés aux militants de la campagne Boycott Israël (à Perpignan, Pontoise, Mulhouse, Bobigny, etc.), alors que des appels à boycott de la Chine, du Mexique, du Canada ou encore de la Birmanie sont proposés sans problème à l’opinion publique et aux consommateurs, n’existent en France que par la seule volonté du lobby israélien et de son odieux chantage à l’antisémitisme.
Ce n’est en effet que pour complaire à ce lobby (dont quatre officines, avec leurs avocats, étaient présentes vendredi sur les bancs de la partie civile), que le pouvoir politique français, à travers l’ex-ministre Michèle Alliot-Marie (dégagée du gouvernement il y a quelques mois à cause de ses liaisons douteuses avec le régime du dictateur tunisien Ben Ali), a engagé des poursuites contre les militants BDS depuis 2010.
Mais la magistrature n’est heureusement pas uniquement composée d’auxiliaires serviles de la volonté gouvernementale, et on a pu vérifier vendredi qu’il y a encore dans ce pays des esprits indépendants, y compris dans ce qu’on appelle la « magistrature debout » (les représentants de l’accusation, par opposition aux juges proprement dits, qui forment la « magistrature assise »). Autrement dit, des gens qui continuent de penser que tout accusé a droit à un procès équitable, et qui entendent se forger une opinion par eux-mêmes, après avoir vu les pièces et entendu les débats.
La très courte déclaration de la procureure, qui prit néanmoins le temps d’évoquer les pressions subies – dont des menaces à peine voilées proférées à l’audience par le lobbyiste israélien Goldnadel- fut donc l’un des temps forts d’une audience par ailleurs passionnante en tous points.
Ne cachant pas leur intérêt pour ce qui promettait d’être le premier débat de fond sur la campagne de boycott d’Israël devant une cour de justice, conscient aussi de la mobilisation suscitée par la scandaleuse poursuite à l’encontre d’Olivia, le président du tribunal et ses deux assesseurs s’étaient préparé à une séance longue. De fait, commencée à 15h30, la séance ne fut levée qu’à 1 h du matin, après le passage du dernier métro !
Nous n’avons pas été déçus, en tout cas les 150 d’entre nous qui avaient réussi à trouver une place dans la salle, tandis que des dizaines d’autres sympathisants de la cause du peuple palestinien étaient contraints d’attendre devant la porte qu’une petite place se libère pour pouvoir entrer à leur tour.
Selon notre pointage, près de 300 personnes, dont une grande partie de la première à la dernière minute, se sont mobilisées vendredi en défense d’Olivia. Jeunes ou vieux, franciliens, provinciaux et belges levés de bonne heure, ces hommes et ces femmes forçaient le respect de la cour par leur calme, leur détermination, leur extrême attention surtout, malgré la durée et la chaleur estivale. Qu’ils en soient ici remerciés de tout cœur.
Félicitations et remerciements aussi aux 9 témoins de la défense, venus parfois de loin, et privés d’une bonne partie des débats puisque, règlement oblige, les témoins sont « enfermés » dans une salle annexe tant qu’ils n’ont pas eux-mêmes été appelés à déposer à la barre.
Merci d’abord à Hajo Meyer, survivant juif d’Auschwitz aujourd’hui âgé de 86 ans, venu d’Amsterdam en Hollande. Après avoir dénoncé l’odieux amalgame pratiqué par les dirigeants israéliens entre antisionisme et antisémitisme, témoin de l’avènement du régime hitlérien dans son Allemagne natale, Hajo s’attacha à argumenter son soutien au boycott d’Israël, notamment le boycott de ses institutions universitaires. L’Université israélienne, exposa-t-il, porte une lourde responsabilité dans la fabrication du poison raciste qui infeste la société israélienne, et des outils de répression "sceintifique" aux mains de l’armée. Sa complicité est encore plus grande quand on sait qu’elle n’a jamais levé le petit doigt pour s’opposer à la politique de l’armée d’occupation pour empêcher la jeunesse palestinienne d’exercer son droit fondamental à l’éducation.
Merci ensuite à Liliana Cordova, animatrice de l’IJAN (Réseau international des Juifs anti-sionistes). Franco-argentine, Liliana a vécu 14 ans en Israël, qu’elle a fini par quitter, dégoûtée par le racisme et la ségrégation ambiants. Son association, l’IJAN, était partie prenante à l’action d’Evry, que Liliana a fièrement revendiquée à la barre.
Merci aussi à Omar Soumi. Ce jeune universitaire franco-palestinien était en 2009 le président de Génération Palestine, une des associations cosignataires de la vidéo d’Evry, mise en ligne elle aussi sur son site. Le président du tribunal se montra particulièrement attentif, lorsqu’Omar, avec calme, raconta comment l’armée israélienne lui a interdit, au poste dit « frontière » qui sépare la Jordanie de la Cisjordanie occupée, de rendre visite à sa propre famille palestinienne.
Merci encore à Eric Hazan, des éditions La Fabrique, qui s’étonna de ne pas être lui-même poursuivi, alors qu’il a sorti il y a un an un livre entier consacré au boycott d’Israël, « Le BDS », du militant palestinien Omar Barghouti. Eric Hazan connait bien les parties civiles, puisque ce sont les mêmes qui avaient tenté, il y a quelques années, de faire condamner un autre ouvrage critique de la politique israélienne édité par La Fabrique, la passionnante « Industrie de l’Holocauste » de l’Américain Norman Finkelstein. Il est vrai qu’Eric Hazan avait gagné le procès Finkelstein haut la main, et que Goldnadel n’a pas forcément envie de recommencer.
La sénatrice Alima Boumédiene-Thiery, autre cible privilégiée du lobby sioniste et du gouvernement de Sarkozy (une première poursuite ayant été déclarée nulle par le tribunal de Pontoise, Alima est néanmoins reconvoquée par la police judiciaire !) rendit compte de l’émotion soulevée par ces atteintes à la liberté d’expression y compris dans les milieux parlementaires. Elle informa le tribunal de la pétition signée en sa faveur par des centaines de députés et sénateurs, y compris d’élus appartenant à la majorité. Elle rappela également qu’en qualité de députée au parlement européen, elle fut l’initiatrice de la résolution adoptée le 10 avril 2002, exigeant la suspension des privilèges accordés par l’Union européenne à Israël, résolution que les gouvernements –dont le gouvernement français, cela va sans dire- refusèrent anti-démocratiquement de mettre en œuvre. Dès lors que les gouvernements refusent d’appliquer le droit, de quels autres moyens, sinon le boycott, les citoyens disposent-ils ?, demanda-t-elle au tribunal.
Alain Krivine, ancien député européen, lui aussi, et animateur historique de la LCR et désormais du NPA, revendiqua sa part de responsabilité dans l’action à l’hypermarché Carrefour d’Evry, dont la vidéo fut pareillement mise en ligne sur le site internet de son parti. Taquin, il fit également remarquer au tribunal que le NPA, dans les professions de foi de ses candidats aux élections européennes de 2009, s’était prononcé noir sur blanc pour le boycott d’Israël , tant que cet Etat ne respecterait pas les droits élémentaires du peuple palestinien. Petite précision : de tels documents électoraux sont de par la loi préalablement visés par les services du ministère de l’Intérieur, qui a la faculté de censurer des textes comportant des mentions illégales, incitant à la discrimination raciale pour prendre un exemple « au hasard ». Il n’en avait rien été, et les rotatives du NPA imprimèrent tranquillement la bagatelle de 90 millions de ces professions de foi, routées ensuite aux électeurs aux frais de l’Etat, comme prévu par la loi !
Ghislain Poissonnier, magistrat professionnel actuellement en disponibilité, détaché un temps auprès du CICR (Comité International de la Croix-Rouge) en Cisjordanie occupée, exposa synthétiquement le contenu d’une note sur la licéité du boycott, qu’il a publiée récemment dans un recueil du Dalloz, la « Bible » française en matière de doctrine juridique. Il insista en outre sur les obligations de l’Etat français lui imposant, en droit, de prendre des sanctions contre les personnes ou Etats violant le droit international, ce qui est le cas d’Israël au regard d’une série de textes, à commencer par les Conventions de Genève.
Le Professeur de droit Géraud de la Pradelle, avant-dernier des neuf témoins cités par la défense, expliqua le contenu et la portée des Conventions de Genève, ainsi que celui du jugement délivré par la Cour Internationale de Justice qui, le 9 juillet 2004 à La Haye (Pays-Bas), condamna à l’unanimité (moins la voix du représentant israélien) la construction du mur de l’annexion en Cisjordanie. « Une très large majorité, dans la communauté des juristes internationaux, ne comprennent pas pourquoi Israël, malgré les nombreuses résolutions condamnant ses actions, échappe à toute sanction », résuma-t-il.
Enfin, Mgr Jacques Gaillot, 75 ans (« je suis né en 1935, un 11 septembre si vous voulez tout savoir ») réaffirma son soutien à la campagne de boycott, et plus généralement son propre combat pour que le peuple palestinien obtienne justice et liberté.
Qu’on excuse maintenant l’auteur de ces lignes, qui a pourtant pris pas mal de notes, s’il a du mal à restituer de manière cohérente les propos des quatre avocats des associations sionistes (Charles Bakkouche pour son client, l’inénarrable Sammy Ghozlan du BNVCA ; Gilles-William Goldnadel pour son client l’association France-Israël dont il est lui-même le président ! ; Aude Weill-Raynal, du cabinet Goldnadel, pour son client l’association Avocats Sans Frontières présidée par un certain … Goldnadel ! ; et Stéphane Markowicz, pour la Chambre de commerce France-Israël).
La difficulté, c’est que le terrain d’activité privilégié par les officines sionistes, ce n’est pas le débat public, mais les pressions, dans le cadre d’entretiens privés, sur les responsables politiques, voire judiciaires. Alors, quand ils arrivent au tribunal, convaincus que c’est déjà « dans la poche » puisqu’ils ont l’échelon politique avec eux, ils ont tendance à penser que l’étalage de leur arrogance sera suffisant, l’audience n’étant de leur point de vue qu’une formalité. D’où une succession de propos, tantôt injurieux, tantôt aberrants (une pensée particulière, ici, pour Markowicz, qui a tenté de semer le doute sur la réalité du calvaire vécu par Hajo Meyer sous le nazisme ; Markowicz avait déjà fait le coup à Bordeaux face à notre ami Maurice Rajsfus, autre rescapé du génocide). On retiendra aussi des parties civiles leur gloutonnerie, ou plus sérieusement dit, leur volonté de frapper CAPJPo-EuroPalestine au portefeuille : chacune de ces associations demande ainsi de 10.000 à 15.000 € de dommages et intérêts, et plus 3.000 à 4000 € par avocat pour « frais de justice » (soit plus de 50.000 euros au total !!).
A noter, enfin, au chapitre des parties civiles, ce moment ubuesque où Goldnadel, conscient de la faiblesse de son propre talent oratoire, se lança dans la lecture des élucubrations du nommé Taguieff, un pseudo-chercheur, pape auto-proclamé de « la nouvelle judéophobie », celle des « islamo-gauchistes » s’entend.
Les plaidoiries des trois avocats de la défense ont été d’un tout autre niveau, démontant point par point les mensonges de la partie adverse, mais aussi le rôle peu reluisant de l’Etat français dans cette affaire.
Me. Henri Choukroun a notamment démontré le caractère parfaitement raciste et ségrégationniste de l’Etat d’israel, qui ne se gêne pas de son côté pour appeler au boycott de nations et de firmes dès qu’elles refusent d’adhérer à sa politique. Il a également souligné les lettres de noblesse du boycott dans l’histoire.
Me Dominique Cochain a magistralement envoyé dans les cordes les avocats de la partie civile en démontrant leurs liens avec l’extrême-droite et des personnalités fascistes. Elle a expliqué à tous ceux qui font semblant de s’étonner de l’empathie dont jouit le peuple palestinien, que si de nombreux autres peuples sont victimes d’injustices et comptent parfois davantage de morts et de blessés, seul le peuple palestinien, subit l’extraordinaire déni du statut de victimes, puisque il est bon ton de le présenter régulièrement comme le responsable de tous les maux et tous les crimes de guerre dont il souffre.
Me Antoine Comte, dans une plaidoirie qui restera sans doute dans les annales, a donné un cours de droit aux parties civiles qui s’appuient sur la méthode coué pour affirmer que le boycott est illégal en France, mélangeant pommes et poires, produits et personnes, droit de la presse et droit économique.... Eh bien, c’est faux, a-t-il démontré, la boycott pour des raisons politiques et morales n’est pas illégal. Et la France devient la risée de toute l’Europe en appelant à la condamnation des femmes et des hommes qui appellent à boycotter Israel, et uniquement Israël. Tout comme la chancellerie se ridiculise en entamant des poursuites uniquement contre Olivia Zémor, alors qu’une dizaine d’autres organisations ont participé à l’action incriminée, l’ont revendiquée, et l’ont publiée sur de nombreux sites.
Il s’était au préalable indigné de la rédaction de la citation à comparaître par cette même chancellerie, qui accusait la présidente de CAPJPO-EuroPalestine du délit de discrimination envers des personnes, alors même que le ministère public se permettait une expression racialiste dans l’énoncé de l’accusation, en visant notamment "une femme de type nord-africain" pour ses propos dans la vidéo d’Evry.
Enfin, l’accusée elle-même, guère impressionnée par les calomnies et le terrorisme des Goldnadel et autres Markowicz, a contribué a retourner la situation, en faisant de ce procès, non pas celui du boycott d’Israël, mais bien celui de l’Etat d’Israël et de l’Etat français pour sa collaboration avec des criminels de guerre.
CAPJPO-EuroPalestine
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Procès BDS du 17 juin à Paris (Vidéo)

lundi 20 juin 2011
Merci à Bellaciao.org pour cette vidéo qui donne la parole à Olivia Zémor devant la 17ème chambre correctionnelle, à l’occasion d’un procès qui a duré de 15 H à 1H du matin ce vendredi, et pour lequel un compte-rendu plus détaillé sera disponible dans la journée. Un grand merci à tous les militants et sympathisants qui ont fait le déplacement, dont 150 ont pu entrer et suivre les débats, tandis qu’une centaine d’autres sont restés à l’extérieur de la salle pour manifester leur solidarité.
CAPJPO-EuroPalestine

Bateau français pour Gaza (video Marseille)

lundi 20 juin 2011 
Un millier de personnes se sont réunies samedi sur le port de Marseille pour soutenir le départ du bateau français pour Gaza, dont les organisateurs ont indiqué qu’ils vogueraient en direction de Gaza, quelles que soient les pressions et intimidations israéliennes sur les différents gouvernements. La LDJ, qui s’était déplacée pour l’occasion en a été pour ses frais. Leurs provocations leur ont valu d’être fraîchement accueillis, avant d’être embarqués par les CRS.
Vidéo de Press TV :
http://www.presstv.ir/detail/185305.html
CAPJPO-EuroPalestine
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Flottille pour Gaza: le bateau suisse reste bloqué en Ecosse

19.06.2011 
Le bateau suisse qui devait participer à la nouvelle flottille d'aide à la bande de Gaza est bloqué depuis une semaine dans le port écossais de Dundee. Pour pouvoir être présents dans cette opération, ses organisateurs ont dû trouver des solutions de remplacement.
"Quoi qu'il arrive, il y aura un bateau suisse" dans la nouvelle flottille, qui doit appareiller en fin de semaine, a déclaré à l'ATS Anouar Gharbi, le président de l'association Droit pour tous, à Genève.
L'organisation a réservé un cargo pour transporter 1500 tonnes d'aide. Il s'agit essentiellement d'aide médicale, ainsi que de matériaux de construction, a-t-il ajouté. Les passagers suisses qui s'étaient annoncés embarqueront quant à eux sur un bateau italien.
Droit pour tous avait réservé un navire de 50 places battant pavillon britannique pour participer à l'opération. Mais, à chaque fois, le propriétaire a émis de nouvelles exigences, empêchant le départ du navire. Il demande maintenant un supplément de 25'000 francs, "sans raison valable", a précisé M. Gharbi à la Radio Suisse Romande (RSR).
Le navire aurait dû partir le week-end dernier. Etant donné qu'il faut douze à treize jours pour se rendre en Méditerranée, il est désormais trop tard pour appareiller, a-t-il souligné. Anouar Gharbi soupçonne que le propriétaire fait l'objet de "pressions". "J'imagine mal qu'il s'agisse d'un comportement isolé", a-t-il dit à la RSR.
Plusieurs personnalités, dont le chanteur Michel Bühler ou les conseillers nationaux Joseph Zisyadis, Carlo Sommaruga ou Jean-Charles Rielle, se sont dits prêts à embarquer sur le navire suisse. 
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Israël accélère sa colonisation à El Qods : Les Palestiniens dénoncent

19-06-2011
Israël, avec sa politique d’intransigeance, continue son activité de colonisation dans les territoires palestiniens occupés, mettant en péril la paix au Proche-Orient. Ces opérations, accélérées ces derniers jours, visant à judaïser El Qods, rendent clairement impossible l’idée d’instituer cette ville comme étant la capitale de l’Etat palestinien. Samedi, Ehud Barak, ministre israélien de la Défense, a rejeté les appels palestiniens à mettre un terme à la colonisation et demandé aux Pa-lestiniens d’accepter l’existence de colonies.
A cet effet, Salim Zaânoun, président du Conseil national palestinien, a aussitôt réagi en appelant la communauté internationale à agir pour mettre un terme aux violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés. De son côté, Saeb Arekat, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, a estimé que les plans israéliens de colonisation dans les territoires palestiniens constituent la principale entrave au processus de paix. Par ailleurs, les colonies israéliennes ont eu des conséquen-ces catastrophiques sur les populations palestiniennes. Ainsi, de nombreux Pales-tiniens ont perdu leurs terres et leurs sources de revenus. Ils ont été isolés de leurs écoles, travail, champs et hôpitaux. Selon une ONG israélienne anticolonisation, Israël a détruit des centaines de maisons palestiniennes depuis le début de l’année en cours, jetant à la rue des familles en-tières, arguant que leurs constructions sont il-légales et non autorisées.  Devant l'entêtement d'Israël, notamment sur la question de la colonisation, les Pa-lestiniens s'efforcent d'obtenir en septembre prochain, à l'occasion de l'Assemblée générale de l'Onu, la reconnaissance, sur les lignes de 1967, d'un Etat palestinien indépendant et souverain, avec El-Qods comme ca-pitale. Dans ce contexte, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a demandé à l'Union européenne (UE) de reconnaître la Palestine “unilatéralement ou collectivement”, lors de sa rencontre vendredi dernier avec le chef de la diplomatie de l'UE, Ca-therine Ashton, qui effectuait une tournée dans la région. Abbas a également réitéré la position palestinienne de reprendre le processus de paix lorsqu’Israël acceptera le principe des deux Etats et arrêtera notamment la construction des colonies, en particulier à El-Qods.   
Salima Ettouahria
et Agences


43,3% de la population palestinienne sont des réfugiés
Près de la moitié des habitants des territoires palestiniens sont des réfugiés, s'est alarmé hier le Bureau central des statistiques palestinien, à la veille de la Journée mondiale pour les réfugiés. “Les réfugiés constituent 43,3% de la population”, révèle l'étude du Bu-reau basée sur les données de l'année précédente. Selon le rapport, “957.000 Arabes Palestiniens se sont réfugiés de leurs villes et villages en 1948, ce qui représente 66% du nombre total de la population résidant en Palestine à cette époque”. Les autorités d'occupation israélien-nes avaient alors chassé les deux tiers des Palestiniens résidant en Pa-lestine en 1948. Le centre a également indiqué que 29,7% de la population de la Cisjordanie étaient des réfugiés, soit trois personnes sur dix.

Quatre Québécois se joindront à la flottille vers Gaza

19 juin 2011
Benjamin Shingler
La Presse Canadienne
Un groupe de Canadiens, dont quatre Québécois, ont pris l'avion, dimanche, pour se joindre aux membres de la Flottille de la liberté II, qui doit apporter de l'aide aux Palestiniens de la bande de Gaza.
Le groupe devrait se réunir en Grèce, lundi, et prendre place dans un ensemble de petits navires battant pavillon de plusieurs pays et devant larguer les amarres au cours des prochains jours.
Cependant, Israël a indiqué qu'il empêcherait ces embarcations de se rendre jusqu'à Gaza, qui fait l'objet d'un blocus naval.
Lyn Adamson, qui figure parmi les 32 Canadiens prenant part à cette initiative, a demandé au gouvernement canadien d'appuyer le geste et de se prononcer contre le blocus naval.
L'année dernière, au printemps, une mission semblable s'était terminée tragiquement. Neuf personnes avaient alors été tuées et 45 avaient été blessées après que des soldats israéliens eurent abordé un navire turque.
Mme Adamson s'inquiète pour la sécurité du groupe, mais a expliqué qu'elle ne voulait absolument pas laisser passer cette occasion.
«Il ne s'agit que d'une mission humanitaire, et nous voulons aider les gens de Gaza à se remettre sur pied», a-t-elle fait valoir, dimanche, avant de prendre l'avion, à Toronto.
«Israël ne semble pas comprendre cela et a menacé de faire plusieurs choses. Notre gouvernement devrait s'opposer à lui.»
Le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, estime que l'initiative est de la provocation.
Marie-Ève Rancourt, de la Ligue des droits et libertés du Québec, et Manon Massé, de Québec Solidaire, seront à bord de l'un des bateaux. Elles sont conscientes des risques encourus, mais jugent l'action nécessaire.
Elles s'attendent néanmoins à ce que le gouvernement canadien assure leur protection si jamais l'aventure humanitaire tournait mal.
Mme Massé estime que les propos du ministre Baird s'inscrivent dans le désir du gouvernement fédéral de détourner l'attention du dessein humanitaire de la mission.
«Bien sûr, nous voulons provoquer, mais pas l'armée israélienne, a-t-elle expliqué. Nous voulons provoquer la communauté internationale et la société civile pour qu'elles disent à Israël : «Arrêtez.»
Le groupe de Canadiens affirme que les embarcations de la flottille transporteront des médicaments et du matériel médical. Il s'est dit prêt à soumettre les embarcations à des inspections de l'ONU ou d'une tierce partie.
Israël, par contre, a promis d'empêcher la flottille de se rendre à destination.
Dimanche, un commandant des forces navales israéliennes a lancé une sévère mise en garde aux organisateurs.
«La Marine a déjà empêché et continuera d'empêcher l'arrivée de la flottille de la haine, dont les seuls objectifs sont d'entrer en confit avec les soldats (de l'armée israélienne), de provoquer par l'entremise des médias et de délégitimer l'État d'Israël», a déclaré l'amiral Eliezer Marom, selon le journal Ha'aretz.
Le groupe de Canadiens retrouvera des Australiens, des Belges, des Danois et des Allemands sur les 10 navires que compte la flottille.
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Rencontre Ashton-Netanyahu à Jérusalem

19/06/2011
La chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton a été reçue dimanche à Jérusalem par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a-t-on appris de sources officielles.
L'envoyé spécial du Quartette (UE, ONU, Etats-Unis et Russie) pour le Proche-Orient, Tony Blair, a pris part à l'entretien.
Aucune des parties n'a fait de commentaires dans l'immédiat.
Mme Ashton et son homologue israélien Avigdor Lieberman avaient constaté leur désaccord sur la possibilité d'un retour aux négociations avec les Palestiniens lors d'une rencontre vendredi à Jérusalem.
M. Lieberman a estimé "nulles" les chances d'une reprise des négociations directes avant l'échéance de septembre, date à laquelle les dirigeants palestiniens comptent demander l'adhésion d'un Etat palestinien à l'ONU.
En revanche, Mme Ashton a réaffirmé qu'il fallait poursuivre les efforts pour parvenir à une relance des négociations bloquées depuis septembre 2010.
La responsable européenne avait également rencontré vendredi à Ramallah en Cisjordanie le président palestinien Mahmoud Abbas qui avait demandé à l'UE de reconnaître la Palestine "unilatéralement ou collectivement". Elle s'était aussi entretenue avec le Premier ministre palestinien Salam Fayyad.
Cette visite fait suite à l'envoi par Mme Ashton d'une lettre dans laquelle elle plaide pour un "geste fort" du Quartette avant l'été et estime que "ce n'est pas le moment pour des actions unilatérales", faisant allusion au projet des Palestiniens à l'ONU.
Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a demandé jeudi à Madrid que l'UE reconnaisse de "manière collective" un Etat palestinien sur les lignes de 1967, assurant que cela favoriserait la reprise des négociations de paix.
"Nous allons de toute façon aux Nations unies, qu'il y ait ou non des négociations", a affirmé de son côté jeudi le négociateur palestinien Mohammed Shtayyeh, affirmant que ces deux voies pouvaient "aller de pair et se compléter". 

La fin de la tournée de Catherine Ashton, au Moyen-Orient

19 Juin 2011 19:43 
IRIB- La haute représentante pour la politique étrangère et la sécurité de l’Union Européenne, Catherine Ashton, lors de sa tournée de 2 jours, au Moyen- Orient, est retournée, en Israël, pour informer du bilan de ses négociations avec les autorités arabes, les autorités du régime sioniste. Ashton, en tant que ministre européenne des Affaires étrangères, quant à sa visite, en Jordanie, dans la région de l’Autorité autonome de la Palestine, en Palestine occupée et en Egypte, avait pour mission de faire sortir les négociations, prétendument, de paix, de l’impasse. Catherine Ashton avait exprimé son inquiétude, dans une lettre, adressée, auparavant, aux membres du Quartette de la paix, au Moyen-Orient, quant à l’impact des dernières évolutions, qui ont eu lieu, au Moyen-Orient, sur la question de la Palestine et la situation du régime sioniste. Ashton a écrit, dans cette lettre adressée aux dirigeants de l’ONU, aux Etats-Unis, à la Russie et à l’Union Européenne, que les résistances des dirigeants du monde arabe, face aux protestations populaires, et leurs efforts, pour rester au pouvoir, ont provoqué l’instabilité et l’insécurité, dans la région, et que cette situation a rendu nécessaire et vitale la reprise des négociations de paix. Les changements, qui ont eu lieu, jusqu’à présent, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, notamment, le renversement de Moubarak, en Egypte, ont changé les relations politiques de ces pays avec Israël. Les Occidentaux sont d’avis que l’avènement de gouvernements non despotiques, au Moyen-Orient, n’est pas dans l’intérêt de leur allié sioniste, car les gouvernements non despotiques sont obligés de prendre en considération les points de vue de leurs peuples, dans la planification de leur politique étrangère envers Israël. Par conséquent, la composition constituée des amis et des opposants passifs d’Israël, dans la région, est confrontée à des changements sérieux, qui se multiplient, au fur et à mesure. Ashton est arrivée, dans la région, pour empêcher, la scène politique du Moyen-Orient de se radicaliser davantage contre Israël. En outre, les opinions publiques, au Moyen-Orient et dans le monde arabe, soutiennent le plan de la formation d’un Etat Palestinien, qui devra être présenté, par les groupes palestiniens, lors de la réunion du mois de septembre de l’Assemblée générale de l’ONU. Le renforcement des aspirations anti-sionistes, au Moyen- Orient, ont limité la liberté de manoeuvre des Etats de la région, dans leur alignement sur les politiques occidentales, au Moyen-Orient. Dans de telles circonstances, les chances des Palestiniens d’obtenir la reconnaissance internationale de leur Etat s’accroissent. Ashton, dans sa lettre adressée au Quartette de la paix, au Moyen-Orient, a qualifié d’élément de discorde, tout acte unilatéral, sur la question palestinienne. Certains pays européens, comme l’Espagne, y ont apporté leur soutien, et d’autres s’y sont opposés, mais, jusqu’à présent, l’Union Européenne n’a adopté aucune position officielle envers ce plan. La recherche diplomatique de Catherine Ashton montre bien que la position non officielle de l’UE est, pour le moins, d’affaiblir, en occupant les dirigeants palestiniens au processus des négociations, les motivations des Palestiniens, pour la présentation de leur plan, à l’Assemblée générale de l’ONU.
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Les manifestations anti-sionistes, en Italie

19 Juin 2011 22:09 
IRIB- A la suite d’une exposition sioniste organisée, place Dumas, à Milan, des milliers d'habitants de la ville sont descendus dans l rue, pour exprimer leur indignation et leur colère.
Selon l'IRIB, les manifestants ont protesté contre les soutiens tous azimuts des autorités italiennes au régime sioniste et ont condamné les politiques racistes et criminelles du régime sioniste, à Gaza, en brandissant le drapeau palestinien. Les manifestants ont réclamé le démantèlement de l'exposition, en insistant sur des sanctions, à l’égard du régime sioniste, et sur la rupture des relations avec ce régime.  
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Ne détournez pas le regard… Le siège de Gaza doit prendre fin

[ 20/06/2011 - 01:06 ]
Kathy Kelly
Fin juin 2011, je vais être une passagère à bord de "L’audace de l’espoir", le bateau américain de la flottille internationale de cet été, pour briser le siège israélien illégal et meurtrier de Gaza. Les organisateurs, les supporters et les passagers ont pour intention de mettre fin, sans violence, à la punition collective brutale imposée aux résidents de Gaza depuis 2006, lorsque le gouvernement israélien a commencé un blocus aérien, naval et terrestre strict de la bande de Gaza, dans l’objectif explicite de punir les résidents de Gaza pour avoir choisi le gouvernement du Hamas lors d’une élection démocratique. Les gouvernements du Hamas et d’Israël ont tué des civils de manière inconsidérée, mais la très grande majorité de ces actes terribles tout au long du conflit ont été subis par des Palestiniens non armés à cause de soldats et de colons israéliens. J’ai été témoin d’une telle attaque la dernière fois à Gaza, il y a deux ans, sous le lourd bombardement israélien d’un quartier civil à Rafah.
En janvier 2009, j’ai vécu dans une famille à Rafah lors des derniers jours des bombardements de l’"Opération Plomb durci". Nous étions à quelques rues d’une région où il y a eu de lourds bombardements. Utilisant les stocks d’armes américaines toujours à nouveau remplis, le gouvernement israélien cherchait à détruire des tunnels en dessous de la frontière égyptienne par lesquels de la nourriture, des médicaments, des matériaux de construction vraiment en manque, et peut-être aussi quelques armes échappaient aux blocus condamné au niveau international et entraient à Gaza.
Au cours de cette terrible attaque, Israël n’a cessé de frappé des civils à Gaza, résuidant des villages, des maisons, des camps de réfugiés, des mosquées et l’infrastructure en ruines. D’après l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem, l’attaque a tué 1385 Palestiniens, dont environ le quart étaient mineurs, avec un nombre incalculable et plus élevé de personnes qui succomberont, dans les mois et années à suivre, à la malnutrition, à une maladie, à des tendances suicidaires à cause du désespoir, aux conséquences de l’appauvrissement forcé sous un siège toujours en cours qui remue la couteau dans la plaie de Gaza en l’empêchant même de commencer à se reconstruire.
Tout ce que je pouvais ressentir à ce moment était que les gens de la bande de Gaza étaient terriblement piégés, presque paralysés.
Le jour du cessez-le-feu, lorsque les sons des bombes se sont arrêtés, mes jeunes amis ont insisté pour que nous nous en allions vite pour visiter l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza. Les médecins étaient secoués et assomés, avec le sang qui formait une mare à leurs pieds. Dr. Nafez Abu Shabham, chef de l’unité des brûlures d’Am-Shifa, a placé la tête entre ses mains et nous a parlé avec désespoir. « Pendant vingt-deux jours, le monde a observé, s’est-il plaint, et aucun pays n’a essayé d’arrêter le massacre. »
Il peut finalement de niouveau placer la tête entre ses mains, aujourd’hui, car nous sommes nombreux à avoir même arrêté de regarder. « Des groupes des droits de l’homme à Gaza demandent aux groupes d’aide internationaux et aux groupes de donateurs d’intervenir rapidement et d’apporter des aides médicales urgents pour les hôpitaux palestiniens à Gaza, d’après un rapport d’Al-Jazeera du 14 juin. Les officiels palestiniens disent que le stock médicinal de Gaza est presque vide et est en crise. Cela affecte tout d’abord les soins, ainsi que tous les autres niveaux des processus médicaux. »
Après l’attaque, j’ai visitén dans la ville de Gaza, le dortoire d’un jeune étudiant universitaire avec deux de ses amis. C’était la pagaille. Nous avons enlevé des morceaux de verre et des débris, essayant de sauver quelques cahiers et textes. Leur vie était ainsi. Depuis, ils ont reçu leur diplôme, mais il n’y a pas de travail. « La bande de Gaza entre dans sa cinquième année de blocus israélien complet par le sol, le ciel et la mer, avec un chômage de 45,2%, un des plus hauts taux du monde », d’après un rapport de l’agence d’aide de l’ONU (14 juin 2011). L’universitaire de Harvard Sara Roy, dans un rapport du 2 juin 2009 pour le Crimson Review de Harvard, a noté :
« Gaza est l’exemple d’une société qui a délibérément été réduite à un état d’indigence misérable, et sa population auparavant productive a été transformée en des pauvres qui dépendent des aides… Après l’attaque de décembre (2008) d’Israël, les conditions déjà mauvaises de Gaza sont devenues littéralement invivables. Les vies, les maisons et l’infrastructure ont été détériorées ou détruites à tel point que même les Forces de défense israéliennes ont avoué que c’était inexcusable. A Gaza, aujourd’hui, on ne peut parlé de secteur privé et il n’y a pas d’industrie. »
Lorsque les bombardements s’étaient arrêtés, nous avons visité des maisons et des villages où les personnes non armées avaient été tuées. Sabrina Tavernise, du New York Times, a plus tard vérifié que, dans le village d’Al-Atatra, des soldats des FDI avaient tiré des missiles au phosphore blanc sur la maison d’une femme nommée Sabah Abu Halemi, ce qui l’a gravement brûlé et a tué son mari et trois de ses enfants. Je lui ai rendu visite à l’hôpital, observant un aimable médecin palestinien qui passait de son temps très demandé à son chevet, lui offrant seulement un confort muet alors qu’elle lui serrait la main.
Nous ne devons pas nous détourner de la souffrance de Gaza.
Nous devons continuer d’essayer d’avoir un lien avec les habitants de Gaza qui vivent sous le siège.
Cette flottille implique quelques risques. Le gouvernement israélien menace de monter à bord de chaque bateau de la flottille avec des snipers et des chiens d’attaque. Un an auparavant, la marine israélienne a tiré sur un bateau turc, le Mavi Marmara, du ciel, puis il a déclaré que la réponse sous la panique des passagers justifiait leur exécution de neuf activistes, dont un jeune citoyen américain, Furkhan Dogan, qui a reçu plusieurs balles dans le dos et à la tête, de près. Puis il a refusé de coopéré avec une investigation internationale.
L’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza, qui correspond à ce quie reconnu au niveau international comme étant un système d’apartheid, pourrait prendre fin pour laisser place à la paix, avec Israël abandonnant la paranoïa et la violence raciale pour permettre la paix. L’apartheid a pris fin en Afrique du Sud sans la vague de bains de sangs et de représailles que ses supporters prétendaient craindre, donnant une excuse à leur sys qui leur accordait richesses et pouvoir. Ils sont parvenus à une plus grande paix et une plus grande sécurité pour eux-mêmes et leurs enfants en trouvant le courage de finalement permettre la paix, la sécurité et la liberté pour leurs voisins. C’est une leçon que le gouvernement américain a bien trop souvent manquée. Ce mois de juin, les gouvernements d’Israël et (surtout) des Etats-Unis doivent enfin embrasser l’audace de l’espoir.
Article original paru sur le site de Voices for Creative NonViolence (vcnv.org)
Traduit par le Centre Palestinien d’Information (CPI)