mercredi 8 septembre 2010

Sévères mises en garde après le projet d’un groupe chrétien US de brûler le Coran

08/09/2010
Créé en 1986, le « Dove World Outreach Center », groupe fondamentaliste chrétien basé en Floride, a annoncé, il y a quelques semaines, son intention de brûler un exemplaire du Coran samedi à l'occasion du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Ce groupe, qui accuse l'islam, « religion diabolique », de chercher à dominer le monde, a aussi appelé d'autres centres religieux à en faire autant pour se souvenir des victimes des attentats du 11-Septembre.
Hier, de multiples voix, notamment américaines, se sont élevées contre ce projet. Si ce projet était mis à exécution, cela servirait la propagande des talibans en Afghanistan et renforcerait le sentiment antiaméricain dans le monde musulman, a ainsi averti le général David Petraeus qui commande la force de l'OTAN (ISAF) et les troupes américaines en Afghanistan. « Je suis très inquiet des répercussions possibles, dans l'hypothèse où ils brûleraient un Coran », a-t-il déclaré dans un communiqué reçu à Kaboul. Et d'ajouter : « C'est précisément le genre d'action que les talibans utilisent et cela pourrait engendrer des problèmes significatifs. Pas seulement ici, mais partout dans le monde où nous sommes présents aux côtés de la communauté musulmane. » La Maison-Blanche s'est également dit préoccupée, hier, partageant les inquiétudes du général Petraeus concernant les conséquences de cet acte sur les troupes américaines.
Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a également condamné ce projet, en soulignant qu'un tel acte mettrait en danger les troupes déployées en Afghanistan. « Je pense que de tels actes sont en forte contradiction avec toutes les valeurs au nom desquelles nous nous battons », a-t-il affirmé.
De son côté, l'Iran a prévenu qu'une telle action déclencherait des réactions « incontrôlables ». « Nous conseillons aux pays occidentaux d'empêcher l'exploitation de la liberté d'expression pour insulter les livres saints, sinon les sentiments que cela provoquerait dans les nations musulmanes ne pourraient être contrôlés », a affirmé le porte-parole des Affaires étrangères à Téhéran. En Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde, la minorité chrétienne dit craindre aussi des « tensions ». L'Union des 20 000 églises chrétiennes protestantes d'Indonésie a envoyé une lettre au président américain Barack Obama pour l'exhorter à intervenir. Brûler le Coran « nous ramènerait au Moyen Âge et constituerait un acte contre la civilisation », a expliqué son président Andreas Yewangoe à l'AFP. Une centaine de radicaux musulmans avaient déjà manifesté fin août devant l'ambassade des États-Unis à Djakarta et menacé de déclencher une guerre sainte si le Dove World Outreach Center persistait dans son projet.
Aux États-Unis, des associations musulmanes ont estimé que cette initiative confirmait l'augmentation de l'islamophobie dans le pays. En outre, un projet de centre islamique près de « Ground Zero » à New York, site d'un des attentats du 11-Septembre, déchaîne les passions depuis quelques semaines.
Enfin, sous le titre : « Que personne ne brûle le Coran », l'Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, se fait hier l'écho des multiples condamnations du projet de brûler publiquement un exemplaire du Coran.
Par le passé, des profanations présumées du Coran par des soldats américains, à la fois en Afghanistan et en Irak, ont attisé les tensions et provoqué des violences. La publication en 2005 au Danemark de caricatures controversées de Mahomet avait également provoqué une tempête de protestations, ainsi que de violents incidents dans plusieurs pays du monde musulman.
Terry Jones, le pasteur derrière le projet du « Dove World Outreach Center », a déclaré hier « prendre au sérieux » les inquiétudes formulées à ce sujet, tout en se disant « fermement résolu » à mener son projet à bien.

La colonisation, un mouvement inhérent à l’idéologie sioniste

Les colonies, principal obstacle à la paix, font partie de tout un système de pensée qui est le véritable mythe fondateur d’Israël.
Le grand test sera le 26 septembre, celui de la fin du moratoire accordé pour le gel des colonies. En fait, si la colonisation est le principal obstacle à un règlement, cela est inhérent à la nature même d’Israël et à son idéologie sioniste fondée sur la colonisation. L’historien Bernard Ravenel rappelle par exemple que le mouvement sioniste, lors de son installation en Palestine, s’accompagne d’un processus de colonisation de peuplement. En même temps, l’influence grandissante du courant sioniste ouvrier — qui deviendra majoritaire dans le mouvement sioniste au début des années 1930 — va donner à cette colonisation un caractère très particulier fondé sur un rejet des autochtones, les ayants droit, ce qui se poursuit jusqu’à présent. L’historien, dans son article qui date de 2005, précise ainsi « qu’il s’agit donc de créer non seulement un Etat juif mais surtout une société purement juive disposant notamment de sa propre base ouvrière. Par là, la colonisation sioniste diffère radicalement du schéma colonial classique. Il n’est plus question d’exploiter les indigènes mais bien de les remplacer. Distinction fondamentale en effet, mais non au point d’ôter au sionisme son caractère colonial ». Il s’agit essentiellement de spolier les Arabes. Ce qui est pire. Ainsi, les analystes relèvent que l’élargissement des implantations juives sera donc une priorité stratégique d’Israël jusqu’à aujourd’hui. De plus, le sionisme religieux de l’après-1967 devient plus puissant, plus militant, plus à droite. Il passe en 1977 d’une alliance avec les Travaillistes à une alliance avec le Likoud. Quel que soit le courant, l’idée de rendre la terre d’Israël aux Arabes passe mal dans la population, que ce soit de gauche ou de droite. Et une fois la gauche au gouvernement, elle a créé des implantations juives dans les territoires occupés dès 1968. Après 1977 et son arrivée au pouvoir, la droite se lance dans un programme beaucoup plus ambitieux : 50 000 colons en 1987, avant la première Intifada, 100 000 colons en 1993, avant les accords d’Oslo, 200 000 colons en 2000, avant la seconde Intifada, 245 000 fin 2005. Les zones fortement peuplées de Palestiniens sont également visées, pas seulement les zones vides. Les terres palestiniennes sont largement confisquées, pour construire des colonies, des routes, des postes militaires, ou simplement pour éviter les constructions arabes.
Cette idée de rejeter l’autre est donc courante. Un des derniers exemples vient de Jérusalem-est : des vigiles armés rétribués par le ministère israélien de l’Intérieur agissent à l’instar d’une milice privée des colons juifs qui a de plus en plus recours à la force et à la violence contre les Palestiniens. « Ceux portant plainte contre les colons juifs se retrouvent en position de suspects et arrêtés, et les dossiers sur des actes de violence perpétrés par des juifs sont clos, faute de preuves ».
Le rapport élaboré par une organisation israélienne des droits de l’homme fait également état d’interrogatoires par la police de mineurs palestiniens, « parfois âgés de moins de 12 ans », et de la présence de caméras de surveillance dirigées vers l’intérieur des maisons privées dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est. De quoi confirmer cet esprit qui, comme le souligne Saïd Okacha, du Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, est lié à une question de culture et de conviction juives. Un obstacle pas très facile à lever.
Ahmed Loutfi

Les paris risqués d’Obama

Le locataire de la Maison Blanche a voulu parier sur une nouvelle approche du conflit palestino-israélien, mais il semble désormais condamné au même sort que ses prédécesseurs : un processus de paix sans fin.
« Faiseur de paix au Proche-Orient », c’est en portant cette veste qu’Obama a entamé sa vie présidentielle. Et le processus de paix était un dossier de « grande priorité » pour la nouvelle politique étrangère américaine. Tout le monde aspirait alors à ce que le nouveau président apporte un nouvel esprit de paix au Moyen-Orient, et qu’il réalise ainsi ce qui a été manqué par la plupart des administrations précédentes.
Avant son investiture, Obama promettait de mettre en place une équipe qui puisse s’engager « immédiatement » dans le processus de paix au Proche-Orient. Cette équipe « s’adressera à toutes les parties prenantes. Elle travaillera à mettre sur pied une approche stratégique qui garantisse que les Israéliens et les Palestiniens puissent satisfaire leurs aspirations », soulignait-il.
Elu, Obama s’est tout de suite attelé à cette tâche. Son entrée a été même très remarquée sur la scène internationale. Le 21 janvier 2009, le lendemain de son investiture, Obama appelle Mahmoud Abbass. Une rencontre qui a pris comme titre « Le règlement du différend arabo-israélien ». Le jour d’après, le 22 janvier, Obama nommait son nouvel envoyé spécial au Moyen-Orient en la personne de l’ancien sénateur démocrate George Mitchell, homme qui avait mené avec succès les négociations sur la question d’Irlande du Nord, qui aboutirent au fameux accord politique du Vendredi Saint (1998), où les leaders historiques de l’IRA abandonnèrent définitivement la lutte armée.
Dans son administration, beaucoup de gens se sont aussi investis dans ce dossier, en multipliant les mises en garde en direction de Tel-Aviv. Rahm Emanuel, le directeur du cabinet présidentiel, a ouvert le feu devant l’Aipac : « L’heure de vérité a sonné pour Israël ». Le principe des deux Etats, « l’unique solution », ne saurait être abandonné. La secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, puis le vice-président, Joe Biden, ont martelé des propos similaires. Le général James Jones, conseiller à la Sécurité nationale, a eu ces mots : « Nous n’allons pas pousser Israël sous les roues d’un autobus, mais nous serons fermes ».
Des rencontres ont été organisées entre Netanyahu et Abbass séparément à la Maison Blanche afin de maintenir des pressions sur eux pour les amener sur table.
D’autres indices favorables, c’était qu’Obama a ouvert la Maison Blanche pour recevoir le lobby israélien J-Street dont la pensée contredit celle d’Aipac.
D’une façon générale, les discours d’Obama ont été caractérisés en ces moments par un ton très optimiste. Mais c’est seulement de la rhétorique, dit-on.
 
Un recul obligé
Un an et demi plus tard, le bilan est plus modeste que ce que l’on pouvait espérer. Et une vague de critiques se dressaient envers Obama. Il est jugé être très loin de ses discours. Même plus loin que tous ses prédécesseurs.
« Le président américain, en dépit des espoirs qu’il a suscités au début de son mandat, s’est montré capable, comme tous les autres présidents américains, d’un recul rapide sur tout ce qu’il dit », dit Ossama Mégahed, politologue.
Il s’agit seulement des déplacements inauguraux. Il n’a pas touché le fond du conflit. Une des conditions « non négociable » du président Obama pour entamer le processus de paix, à savoir « le gel des colonisations », a été balayée par Israël qui poursuit toujours sa politique. Obama change aussi de terme, l’expansion des colonies doit être « limitée ».
L’intransigeance israélienne n’a même pas trouvé de honte de donner à maintes fois des camouflets diplomatiques à Washington. La veille de la visite de Mitchell, Israël a entamé un nouveau plan de colonisation.
La politique de la main tendue et sa volonté de surmonter les impasses politiques se heurtent à de vieilles rivalités. Ce qui pousse le président américain à avouer qu’il a mal évalué le dossier. « Devant, d’un côté, un différend interpalestinien, des ingérences régionales qui s’opposent aux négociations, comme celles de la Syrie et de l’Iran. Et d’un autre côté, un gouvernement de droite israélien qui refuse tout gel de colonisation, Obama devient le président américain le plus affaibli », dit Ossama Mégahed.
Obama est obligé alors de changer sa stratégie vis-à-vis du Proche-Orient. Selon Saïd Okacha, politologue au Centre des Etudes Politiques et Stratégiques (CEPS) d’Al-Ahram, il y a toute une différence entre la première rencontre froide d’Obama avec Netanyahu et celles chaleureuses qui l’ont suivie. Selon Saïd Okacha, Obama réalise à l’avance l’échec de ce sommet. « L’administration d’Obama qui a conditionné l’arrêt de la colonisation pour une sérieuse négociation a échoué à y parvenir. Il a réussi un gel des colonies, temporaire de 10 mois. Mais après la fin du moratoire, rien n’a jusqu’à maintenant été précisé », explique-t-il. Et d’ajouter : « Devant son incapacité à prendre des mesures sévères contre l’Etat hébreu, Obama a exercé de fortes pressions sur le côté palestinien et arabe pour participer au sommet. Il est alors évident qu’Obama cherche maintenant plus de succès diplomatique qu’un règlement du conflit ».
En fait, ce sommet a constitué un grand risque pour Obama. Il intervient à l’approche d’élections de mi-mandat qui menacent sa majorité au Congrès, et sa quête de remporter un second mandat en 2012. Les Démocrates doivent répondre d’une situation intérieure difficile, avec un chômage élevé (9,5 % en juillet) et une reprise économique poussive.
Alors, l’absence d’un accord de paix d’ici à l’été 2012 constituerait un lourd handicap pour Obama, dans sa campagne de réélection à la Maison Blanche. Car autant les élections législatives de mi-mandat aux Etats-Unis sont traditionnellement tournées vers l’économie et les thèmes de politique intérieure, autant les campagnes présidentielles comportent toujours un important volet diplomatique.
Devant ce statu quo, le président Obama reviendrait à la stratégie qui a déjà échoué : celle d’Annapolis, un processus de paix sans fin à l’abri duquel Israël continue sa politique de conquête et de colonisation.
Aliaa Al-Korachi

« Si ces négociations réussissent, ce sera un tournant dans le conflit »

Emad Gad, rédacteur en chef d’Israeli Digest, souligne qu’en cas de bonne foi, les pourparlers directs peuvent mener à une solution dans trois mois.
Al-Ahram Hebdo : Tout d’abord, pouvez-vous expliquer pourquoi les négociations sont relancées à présent en particulier ?
Emad Gad : Le conflit israélo-palestinien a toujours occupé une place importante sur l’agenda du président américain Barack Obama même depuis la présentation de sa candidature à la présidence américaine. Des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens étaient le moyen qu’il envisageait pour arriver à une solution de ce conflit historique. Il fallait donc du temps pour préparer la relance de ces négociations dans un contexte mondial, ce qui n’est pas du tout facile. Et voilà enfin qu’elles sont lancées.
— Pensez-vous qu’elles puissent vraiment aboutir à une solution au bout d’une année comme prévu ?
— Elles peuvent même donner lieu à des résultats clairs au bout de 3 mois et non pas une année comme il est exigé. Cela dépend du respect des paramètres qu’avait établis l’ex-président américain Bill Clinton et qui furent approuvés en décembre 2000 par les deux camps israélien et palestinien. Ces paramètres se sont intéressés aux sujets sensibles tels que la colonisation, les réfugiés, les frontières et Jérusalem.
— Quels sont les obstacles devant ces négociations ?
— Concernant donc ces paramètres, l’OLP sera flexible parce que Arafat les avait déjà acceptés, on peut donc s’attendre à des résultats positifs. Quant au Hamas et les autres factions, ils se sont déclarés contre ces négociations et ont déclaré et souligné que leur riposte interviendra prochainement. C’est sur cela que compte Israël. Brandir des fusils ou mener des attaques violentes peut être un prétexte pour Netanyahu afin de geler les négociations. Il veut suivre les démarches de Sharon en traçant les grandes lignes d’une solution sans appliquer, c’est Netanyahu seul qui a le pouvoir de mettre les obstacles face aux démarches de paix ou, au contraire, les faire évoluer. Par exemple, Ytzhak Rabin après Oslo a choisi de poursuivre ce qu’il a commencé malgré les attaques violentes du Hamas.
— Comment la présence de l’Egypte et de la Jordanie a-t-elle placé le dossier dans un contexte régional ?
— La présence égyptienne et jordanienne représente une couverture arabe qui légitimise les négociations face au groupe formé de Syrie, du Hezbolah et du Hamas qui les considèrent illégitimes. Le choix de l’Egypte et de la Jordanie peut être expliqué dans le contexte des relations diplomatiques que ces deux pays entretiennent avec Israël, si par exemple l’Arabie saoudite avait des relations diplomatiques avec l’Etat hébreu, elle aurait pu y être invitée. Le président Moubarak, dans un article au New York Times avant les négociations, a indiqué les grandes lignes à respecter : le retour aux frontières de 1967, le gel des colonies et la normalisation avec Israël à condition de régler les dossiers syriens et libanais.
— A quel point il y aura une partie plus privilégiée que l’autre ?
— Les négociations reflètent la situation réelle. Les Palestiniens comprennent sans doute qu’il y a un plafond à leurs ambitions. Pas de droit absolu de retour des réfugiés en Palestine, pas de retour complet aux frontières de 67, donc le but c’est de parvenir au maximum de ce qui est réalisable. Le problème est que les dirigeants mentent à leurs peuples, on fait vivre les gens dans des illusions loin du réel.
— A quel point ces négociations peuvent-elles représenter un tournant de l’histoire du conflit ?
— Pour garantir la réussite de ces négociations, les Palestiniens doivent au moins être d’accord sur les paramètres de Clinton, et ils risquent des dangers s’ils n’arrivent pas à réaliser une réconciliation nationale entre différentes factions. Les Etats-Unis doivent soutenir les négociations puisque c’est la seule chance susceptible de réaliser la paix. L’Egypte soutient Abou-Mazen et lui fournit la couverture convenable. Israël doit faire preuve de bonne foi afin de parvenir à une solution. Si vraiment ces négociations réussissent, cela sera un tournant dans le conflit israélo-palestinien et peut-être le germe de paix entre des générations arabes et israéliennes à venir, surtout que les nouvelles générations arabes n’ont pas été témoins des grands événements du conflit.
Propos recueillis par Mavie Maher

Un message égyptien clair

L’Egypte, accusée d’habitude de subir des pressions pour convaincre les Palestiniens de négocier, est celle qui, cette fois-ci en particulier, fait pression pour la sécurité de la région et sa propre sécurité.
A chaque fois que la question palestinienne, et surtout en ce qui concerne les négociations, est soulevée, tous les regards se dirigent vers l’Egypte. Une série de questions vient alors s’imposer sur la scène s’interrogeant sur le rôle qu’elle joue : qu’a fait l’Egypte ? Que peut-elle faire pour sauver la Palestine ? Agit-elle sous pression ou pas ? Dans certains cas, nombreux se portent volontaires pour dire que l’Egypte n’a rien fait et pour d’autres, Le Caire est l’axe principal de ces négociations. Mais de toute manière, personne ne peut nier que l’Egypte a longtemps été l’escale obligée pour toute initiative visant à trouver une solution au conflit qui oppose Israéliens et Palestiniens.
Et voilà que de nouveau, et avec la relance des négociations directes organisée sous l’égide de Barack Obama, que le rôle égyptien réapparaît sur la scène politique. Les efforts égyptiens ne sont pas moins important que ceux des autres. En effet, l’Egypte déploie depuis des mois des efforts intenses pour inciter Israéliens et Palestiniens à se retrouver de nouveau sur la table des négociations. C’est d’ailleurs sur quoi a insisté Soliman Awad, porte-parole de la présidence égyptienne, en affirmant que l’Egypte s’est intéressée depuis plusieurs mois à préparer le terrain pour la reprise des négociations directes. En effet, non pas seulement le président égyptien Hosni Moubarak avait rencontré Netanyahu à de nombreuses reprises avant cette réunion en guise de préparation à ce premier sommet. Mais le président Moubarak a fait aussi escale à Paris en route pour les Etats-Unis avant d’aller participer à la reprise des discussions de paix entre Abou-Mazen et Netanyahu à Washington. Objectif : examiner avec Nicolas Sarkozy ces négociations avec la volonté de faire inclure la France et l’UE (Union Européenne) au processus. « Je souhaite que toutes les parties puissent saisir cette occasion alors que nous sommes à un tournant important », avait déclaré le président Moubarak lors de cette rencontre.
La mission égyptienne est donc bien précise. Le président Moubarak a appelé le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, à tenir son engagement de paix, affirmant que les Israéliens doivent saisir « la chance » qui se présente et arrêter la colonisation des territoires palestiniens. Le chef d’Etat égyptien a aussi affirmé, lors d’un discours à la Maison Blanche, qu’il souhaitait que le premier ministre concrétise ses déclarations en faveur d’une « paix longtemps attendue » par les Israéliens. Il a aussi dit qu’Israël « devrait totalement arrêter toute activité de colonisation, jusqu’à ce que le processus de paix parvienne à sa conclusion ». S’exprimant aux côtés de Netanyahu, du président américain Barack Obama, du roi Abdallah II de Jordanie et du président palestinien Mahmoud Abbass, Moubarak a aussi appelé les Israéliens à « saisir la chance de paix » et à ne « pas la laisser filer entre vos doigts ».
Pression ou pas ?
Pour le politologue Saïd Okacha, l’Egypte est un pays qui a des relations profondes avec tous ces pays et a signé un accord de paix avec Israël pour garantir la paix dans la région. « Même si la chance de réussite de ces négociations est très faible, il faut qu’on les soutienne. Car une solution alternative pourra menacer la cause palestinienne ainsi que la sécurité de l’Egypte », explique le politologue.
Sans aucun doute, c’est uniquement dans l’intérêt des Palestiniens et de la sécurité dans la région que l’Egypte agit. Moubarak a même évoqué quelques conditions fondamentales qui garantiraient le succès de ces négociations. Notamment, il a évoqué la nécessité du gel complet de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. « Un gel complet de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est crucial pour le succès des négociations, à commencer par la prorogation du moratoire d’Israël sur la construction (...) qui expire ce mois », avait-il affirmé. Il a aussi par ailleurs rappelé l’importance d’une réconciliation interpalestinienne : le Fatah et le Hamas qui sont à couteaux tirés depuis la prise de pouvoir par la force de la bande de Gaza par ce dernier mouvement, en juin 2007. « Les Palestiniens ne peuvent pas parvenir à la paix si leur propre maison est divisée. Si Gaza est exclue d’un accord de paix, elle restera une source de conflit », a-t-il averti. Peut-on encore parler de pressions ? Sûrement pas. Ce n’est pas question de pression subie, bien au contraire, cette fois-ci c’est l’Egypte qui fait pression. Si dans un certain temps l’Egypte a été accusée d’agir dans cette affaire sous pression américaine, les rôles se sont aujourd’hui échangés. C’est l’Egypte qui fait pression. En effet, le président Moubarak a pressé son homologue américain, Barack Obama, pour intervenir directement dans le dialogue qui se reprend entre Israéliens et Palestiniens, a rapporté Soliman Awad, qui affirme que le message principal de Moubarak à la Maison Blanche était « que les Etats-Unis interviennent, demeurent concentrés et engagés et tendent la main aux deux parties pour aider à rapprocher les positions et résoudre les désaccords ».
Le porte-parole a rappelé le rôle éminent de l’ancien président Jimmy Carter pour conclure la paix entre Israël et l’Egypte en 1978, aboutissant aux accords de Camp David. « Le président Moubarak a dit au président Obama », a-t-il dit, « que si (le président égyptien) Sadate et (le premier ministre israélien) Menahem Begin avaient été laissés seuls à Camp David, ils n’auraient jamais atteint un accord de paix ». « Cette fois encore, les deux parties ne doivent pas être laissées seules, autrement il y aura de grands obstacles », a-t-il poursuivi.
Des tentatives de réconciliation qui se suivent, l’une après l’autre, afin de parvenir à un résultat positif qui pourra aider les Palestiniens.
Pour Okacha, il est normal qu’avec toutes les tentatives de négociations qui ont échoué, l’opinion publique éprouve un certain pessimisme et une sorte de perte de confiance. « Les gens s’ennuient puisque les rencontres ne réalisent pas grand-chose, c’est justement d’ici que les accusations viennent se jeter sur les épaules de l’Egypte qui joue le rôle de médiation dans cette affaire. Puisque les négociations ne mènent à rien c’est que l’Egypte a échoué », explique le politologue.
L’Egypte est tout à fait consciente qu’elle ne possède pas de baguette magique pour résoudre les problèmes. Cependant, elle possède une volonté sérieuse d’instaurer la paix dans la région. L’essentiel est que toutes les parties soient prêtes à accepter une paix réelle. Un grand effort se présente dans cette reprise de négociations directes. Jusque-là, un programme de négociation a été établi. La prochaine rencontre entre les deux hommes doit se tenir les 14 et 15 septembre à Charm Al-Cheikh en Egypte. Ils doivent ensuite se retrouver tous les 15 jours. Cela dit, toute la présence égyptienne tout au long de l’itinéraire des négociations israélo-palestiniennes ne fait que confirmer une nouvelle fois que le rôle égyptien ne peut en aucun cas être considéré comme un simple rôle intermédiaire. Le rôle égyptien est principal et indispensable.
Chaimaa Abdel-Hamid

Ça passe ou ça casse

Après un début mi-figue, mi-raisin à Washington, une rencontre est prévue les 14 et 15 septembre à Charm Al-Cheikh, en Egypte. Il sera un test fondamental. Etat des lieux.
Lors du dialogue qui a eu lieu entre le président Hosni Moubarak et le chef de l’exécutif américain Barack Obama à la Maison Blanche avant l’ouverture de la nouvelle phase des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens, le chef de l’Etat égyptien a transmis un message direct, à savoir que c’est l’engagement américain d’agir pour réaliser du progrès qui l’a poussé à participer à ce sommet. Et c’est le contraire de ce qui s’est passé à Annapolis il y a trois ans. Les Américains, de leur côté, relèvent la contribution égyptienne à la relance du nouveau processus. Une réunion jeudi dernier au Département d’Etat américain s’est focalisée sur l’encouragement des Palestiniens sous la direction du président Mahmoud Abbass à reprendre les négociations là où elles s’étaient arrêtées il y a deux ans. Il s’agissait aussi d’encourager les Palestiniens à faire preuve du maximum de souplesse dans leur façon de traiter avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.
En dépit du pessimisme qui a prévalu avant cette réunion, les sources diplomatiques américaines ont fait état de l’importance de tirer profit de l’expérience égyptienne dans les négociations avec Israël qui s’étend sur une période de plus de 30 ans. Ce que d’autres administrations américaines n’ont pas fait, et à titre d’exemple celle du président Bill Clinton lors des négociations de Camp David II en 1999. La diplomatie égyptienne non invitée n’a pu donc contribuer à réduire le fossé entre les deux parties.
Quoi qu’il en soit, ce sont Charm Al-Cheikh, la ville jordanienne d’Aqaba et Jérusalem qui vont jouer à présent le rôle principal, du moins un rôle très important dans le suivi des négociations bilatérales entre Abbass et Netanyahu. De quoi confirmer l’importance de l’expérience arabe, celle de l’Egypte et de la Jordanie notamment, en matière de négociations. Ceci d’autant plus que, comme l’a affirmé le président Obama, cette chance qui se présente actuellement serait la dernière.
Et c’est à Charm Al-Cheikh, les 14 et 15 septembre, que se tiendra la deuxième journée de ce processus qui a débuté à Washington. En dépit de cette initiative, les dirigeants arabes mettent en avant la nécessité d’une extrême méfiance quant à ces négociations. C’est ce que relève de manière évidente la déclaration du principal négociateur palestinien Saëb Erakat selon laquelle « il est prématuré de parler d’un optimisme palestinien ».
Quoi qu’il en soit, c’est une sorte de flou qui règne. Les médias américains dans l’ensemble sont plus optimistes. Ils trouvent des signes encourageants dans le langage du dialogue entre Abbass et Netanyahu à la Maison Blanche et au Département d’Etat. Cela a reflété une forme de souplesse de la part des deux parties. Et pour la comparaison avec d’autres exemples, ils remontent à bien loin, la réunion à la Maison Blanche entre Arafat et le premier ministre israélien Ytzhak Rabin il y a 17 ans. Arafat ne souhaitait guère serrer la main à Rabin au vu et au su de tout le monde et devant le président Clinton. Cette fois-ci, la poignée de main a eu lieu. Des gestes symboliques. Ont-ils une signification, face à d’éventuelles difficultés dans le prochain round ?
La question des colonies
Le New York Times a publié un article du président Moubarak qui a confirmé que l’acceptation par les Arabes de toute solution est basée sur la nécessité d’arrêter la colonisation de manière totale, l’établissement d’un Etat palestinien sur les territoires de juin 1967 sans la moindre présence militaire israélienne et le déploiement de forces internationales ou de l’Otan. Celles-ci auraient pour tâche de faire le suivi d’une application de l’exécution des accords de sécurité suite à l’accord final. Sur le plan politique, il s’agit de s’attacher à l’initiative de paix arabe comme base d’un règlement global et d’une normalisation avec Israël. Un des points forts de l’article, c’est le fait que Jérusalem deviendrait la capitale des deux Etats dans le cadre d’un accord final.
Le porte-parole présidentiel, Soliman Awad, a, lui, tenté de minimiser l’obstacle que constitue la colonisation dans la mesure où dans le cadre d’un règlement final, il sera automatiquement question d’établir un statut de Jérusalem-Est et des colonies. Celles qui seront à l’intérieur des frontières de l’Etat palestinien seront considérées comme illégales. Cela dit, pour les Palestiniens à l’heure actuelle, il faut tester le sérieux du premier ministre israélien quant à poursuivre les négociations par la fin de ses discours sur un nouveau cadre des pourparlers, par la formation de comités spécialisés. C’est une perte de temps, soulignent à juste titre les Palestiniens. Il faut reprendre les négociations au point où elles se sont arrêtées en 2008. Et le test, sans doute principal, est celui de prolonger le moratoire du gel des colonies qui se terminera le 26 septembre. A cet égard, Netanyahu doit convaincre les partis religieux extrémistes qui font partie de la coalition au pouvoir d’accepter une formule souple à cet égard. Entre autres, autoriser la construction dans les grands blocs de colonies situées dans les régions qui seraient à l’avenir dans la partie israélienne dans le cadre d’un échange des territoires. Ce qui est prévu dans le cadre d’une solution basée sur la création de deux Etats.
Les radicaux israéliens et autres
La diplomatie américaine œuvre à cet égard avec celle israélienne à mettre au point des conceptions concernant le gel des colonies dans le cadre de réunions continues à Washington et Tel-Aviv. Ce qui est craint du côté américain, c’est qu’un gel des colonies aboutisse à l’effondrement du gouvernement de Netanyahu, mettant en échec les négociations. C’est ce que soulignent les éléments radicaux en Israël et le lobby pro-israélien en Amérique. Ces derniers avancent un autre argument contraire, celui de la division entre Palestiniens, d’autant plus que le Hamas s’est engagé à mettre en échec les négociations. Mais les plus optimistes à Washington donnent pour exemple les réalisations du gouvernement de Soliman Fayad à Ramallah, sur lesquelles il faut rapidement investir. La situation sécuritaire s’est améliorée de manière qui n’a pas été précédée. Le nombre d’attaques en Israël à partir de la Cisjordanie a beaucoup baissé.
Sur ce point précis, le président Moubarak a souligné dans l’article du New York Times que l’Egypte est disposée à intervenir pour résoudre les questions en rapport avec Gaza et le blocus imposé au Hamas par Israël par les négociations. Du côté pratique, les sources politiques égyptiennes soulignent l’existence de grandes difficultés dans les négociations avec le Hamas. Le point de vue de ce mouvement est qu’il n’est pas nécessaire de négocier avec Israël, que le conflit peut durer des dizaines d’années et que le facteur temps est dans l’intérêt des Palestiniens. Et si Israël veut parvenir à un règlement, c’est pour éviter le problème démographique qui constituera un véritable traquenard pour lui.
Le point de vue égyptien s’oppose à ce genre d’analyse. Le porte-parole Awad, dans une conférence de presse à Washington, a critiqué les organisations palestiniennes établies à Damas et financées par Téhéran pour saboter les négociations à travers des opérations militaires. De quoi imbriquer l’Iran et son dossier nucléaire, principal alibi israélien, dans la chose.
Les deux principales semaines constitueront ainsi l’une des phases les plus importantes de la question palestinienne. Un échec, au cas d’une reprise de la colonisation, aura pour l’Amérique des conséquences graves face aux ambitions iraniennes.
Ezzat Ibrahim

"Il n'y aura pas d'Etat palestinien" (Netanyahou)

Mardi, 07 Septembre 2010 13:23 
IRIB - "Il ne faut pas permettre qu'un Etat palestinien et anti-israélien soit mis en place.", a déclaré le Premier ministre du régime sioniste, Benyamin Netanyahou. En martelant que ce sont les Sionistes qui doivent avoir la suprématie démographique, en Palestine occupée, Netanyahou a déclaré: "Un Etat palestinien et anti-israélien ne sera jamais formé, dans cette région." Selon lui, être majoritaire est une question stratégique pour les Sionistes.  
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L’armée israélienne enlève une famille palestinienne à Sourif

[ 07/09/2010 - 09:41 ]
Al Khalil- CPI
Un groupe de sionistes  alliés à l’armée israélienne et déguisés de vêtements arabes ont enlevé lundi , le 6/9, une famille palestinienne, lors d’une attaque contre  sa maison au village de Sourif, dans le nord-ouest de la ville occupée d’Al Khalil, en Cisjordanie.
Selon des sources locales dans le village ont affirmé qu’une force occupante israélienne a arrêté, le citoyen Ali Ahmed Mousa Abou Rich, 55 ans et ses trois fils, Ahmed, 26 ans, Moussab, 23 ans, et Abdel-Rahmane, 19 ans, ainsi son épouse, Fatima Abdul Qader Mohammed Abou al-Rish, puis ils ont été emmenés vers une destination inconnue.
 « Les forces de l’occupation et les sionistes déguisés de vêtements arabes (Al Mousta’ribines) ont attaqué lundi après-midi, le village de Sourif et ont encerclé la maison d'Abou al-Rich, la fouillé et altéré son contenu, avant l'arrestation de la famille », ont souligné les sources.
Les sources ont ajouté que des affrontements ont été déroulés entre les citoyens qui ont tenté de confronter les forces occupantes qui ont lancé des bombes sonores et du gaz lacrymogène.

Haniyeh : la solidarité avec Al Qods prouve ses dimensions arabes et islamiques

[ 07/09/2010 - 10:39 ]
Gaza- CPI
Le premier ministre du gouvernement d’entente, Ismail Haniyeh a affirmé que les priorités du conseil des Oulémas consistent à protéger la religion et la pensée islamique, ainsi l'image des croyants palestiniens,  les droits et constantes islamiques palestiniens et de ne pas les renoncer ou abandonner, aussi d’alléger les souffrances du peuple palestinien à travers la gestion du pays d'une politique sage.
Lors d’un discours d’Iftar (rupture du jeûne) , organisé sous l’égide des Oulémas, le lundi 6/9, à Gaza, en présence d’une délégation des Oulémas algériens, Haniyeh a insisté qu’aucun responsable, quiconque, dans son gouvernement ne pourra dépasser la science islamique ( la Charia) en gouvernant ce pays.
« Les Oulémas ont donné un modèle lumineux à suivre en Palestine, ils se sont attachés hautement à la science et au djihad, ils ont participé au système politique, agissant en trois voies, la prédication, le djihad et la politique », a ainsi souligné Haniyeh.
En se félicitant des activités de la délégation des Oulémas algériens et leur présence à Gaza, Haniyeh a salué fortement le rôle de la solidarité arabo-islamique et des hommes libres au monde entier avec la question légitime palestinienne, notamment durant la journée mondiale de la solidarité avec Al Qods.
« L’action de la solidarité mondiale avec le peuple palestinien a témoigné trois étapes, premièrement dés le débuts de l’embargo sioniste imposé contre la bande de Gaza, deuxièmement durant la guerre néonazie commis récemment contre la population de Gaza et troisièmement suite à l’assaut très sanglant de la marine de l’armée sioniste sur la flottille humanitaire de la liberté », a loué Haniyeh la solidarité mondiale avec la Palestine occupée, indiquant que les solidaires internationaux se sont soulevés au cours de l’assaut meurtrier sioniste et qui ont prouvé que leur solidarité veut dire que la question palestinienne est parfaitement arabo-islamique.

30 M de dollars de l’Organisation de la Conférence Islamique pour soutenir la lutte des Maqdissins

[ 07/09/2010 - 11:17 ]
Le Caire - CPI
L’Agence Bayt Mal al-Qods a annoncé qu’elle mettra en œuvre un certain nombre de projets de développement pour installer les Maqdissins dans leurs terres, au cours de la prochaine année, afin de répondre à la politique de judaïsation qui continue dans la ville sainte.
Mohamed al-Sharqawi, directeur des Affaires publiques et des médias de l’Agence, rattaché au Comité d’al-Qods de l’Organisation de la Conférence Islamique, a annoncé que l’Agence à investi une somme de 2,6 millions de dollars en 2008, qui a atteint 5,7 millions de dollars en 2009, et 12 millions de dollars en 2010.
Nous espérons fortement atteindre les 30 millions de dollars investis dans divers secteurs de la ville saintes en 2011.
Lors de la conférence de presse au siège de la Ligue arabe au Caire, lundi 6 septembre, Al-Sharqawi a appelé les gouvernements des pays arabes et islamiques, en particulier l’Arabie Saoudite, à contribuer l’Agence, pour être en mesure de s’acquitter de son rôle principal de sauvegarder la ville d’al-Qods, et d’aider ses habitants.
Il a souligné que l’Agence s’appuie pour son financement sur le soutien des institutions arabes et islamiques, et sur les organisations populaires et privées, dans le cadre approuvé par l’Organisation de la Conférence Islamique avec des moyens appropriés.
Il a ajouté que ce que reçoit l’Agence Bayt Mal al-Qods comme dons reste en dessous des attentes, puisque son budget a atteint cette année 12 millions de dollars. Il a noté que le Fonds a élaboré une stratégie à partir de 2006 jusqu’en 2014 pour répondre aux besoins des Maqdissins.
Il a précisé que le principal objectif de l’Agence n’est pas politique, mais développemental et social, afin d’installer les habitants d’al-Qods sur leurs terres, et de traiter sérieusement les actions israéliennes sur le terrain.
Il a montré que l’Agence procède à l’achat de biens et les enregistre en fonction de leurs origines pour le compte de la Maison des Legs pieux à al-Qods. De plus, le soutien des institutions d’al-Qods permet le développement de toutes les constructions de manière égale, en effet, 6 écoles viennent d’être réhabilitées, et des travaux sont en cours aujourd’hui pour subventionner 4 nouvelles écoles dans le camp de réfugiés de Shufat, la ville de Wadi al-Joz, et d’autres.

Les pays du Golfe se méfient des négociations israélo-palestiniennes

[ 07/09/2010 - 11:23 ]
Agences
Les pays du  Golf se sont méfiés des conséquences de la reprise des négociations directes avec l’ennemi sioniste, exprimant leurs inquiétudes de l’échec très flagrant de ces pourparlers, après leur relance à Washington le jeudi passé critiquant la situation dans les territoires palestiniens occupés.
 Le Conseil de coopération du Golfe (CCG ) qui comporte l'Arabie saoudite, Koweït, les Emirats arabes unis, Qatar, Oman et le Bahreïn, a averti que les agressions continuelles de l’occupation israélienne au sein des Palestiniens  vont saper tout effort sérieux pour la réalisation de la paix dans la région, et n’attribueront jamais à parvenir à un tel compromis pour la stabilité au Moyen-Orient.
Lors d’un communiqué publié à l’issue d'une réunion, à Jeddah,  des ministres des Affaires étrangères de ces pays, ils ont aspiré que
ces négociations vont emmener  à "l'instauration d'un Etat Palestinien indépendant, viable et souverain avec Jérusalem-Est (la partie orientale d’al Qods occupée en 1967) comme capitale.
Selon le communiqué les pays du Golf ont exprimé leur inquiétudes envers la crise du programme nucléaire Iranien, appelant d’adhérer les efforts  internationaux pour un arrangement diplomatique et affirmant le droit des pays d’accéder à l’ énergie nucléaire à des fins pacifiques,  dans le cadre des normes fixées par l'Agence internationale de l'énergie atomique.
Ils ont exigé  la soumission de  l’occupation israélienne aux normes de l’Agence internationale de l’énergie atomique, critiquant sa politique officielle de deux poids deux mesures, tout en mettant en garde contre l’armement nucléaire israélienne qui menace toute la région. 
Il est à noter que le ministre sioniste des affaires étrangères, Avigdor Liebarman a annoncé l’échec des négociations directes, dés son premier tour à Washington, ignorant leur poursuite à Charm Al Cheikh, les 14 et 15 septembre, insistant à la nécessite de poursuivre le colonialisme en Cisjordanie et sapant par ses déclarations racistes et hostiles tout effort international déployé pour le soi-disant compromis de paix avec les Palestiniens.

Bardawil: la réconciliation dépend encore de la décision des États-Unis

[ 07/09/2010 - 12:00 ]
Gaza - CPI
« La réconciliation est encore soumise à la décision des Etats-Unis » a affirmé le dirigeant du Hamas et membre de son bloc parlementaire,  Dr. Salah Bardawil, exprimant sa volonté de traiter positivement avec tous les efforts qui peuvent faire des progressions dans le dossier de la réconciliation.
Dans un discours prononcé lors de la cérémonie d’Iftar (rupture du jeûne), en l'honneur des journalistes à Rafah, organisé par le Bureau d'information du Hamas, le lundi 6/9, Al Bardawil a déclaré que le groupe est encore vif et tendre à la réalisation de la réconciliation, mais que le mouvement de «ouverte» a refusé de répondre parce que la résolution de la réconciliation ne se trouve pas, mais un otage à la décision des États-Unis.
Il a souligné que le Hamas est prêt à coopérer avec tous les efforts pour parvenir à la réconciliation et dans le cadre des constantes et droits des Palestiniens.
En se félicitant du rôle historique des journalistes face à la propagande sioniste, le leader du Hamas a appelé à un réalignement des médias palestiniens face à des complots fomentés contre le peuple palestinien
De sa part, le porte-parole du bureau médiatique du Hamas, Mohamed Al Dahoudi a révélé le lancement d’une agence de presse spécifiée aux affaires de la ville de Rafah, ajoutant que son bureau va lancer également dans la semaine prochaine un site web qui sera diffusé aux milliers de sites électroniques.
Parmi les participants :
-      Le Hamas
-      Le Djihad Islamique pour la libération de la Palestine
-      Les comités de la résistance populaire
-      Le Front populaire
-      Le Mouvement des hommes libres (Al Ahrar).

L’Algérie refuse d’accueillir Mahmoud Abbas

[ 07/09/2010 - 14:09 ]
Algérie - CPI
« Les autorités algériennes ont refusé d’accueillir l’ex-président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors de sa tournée au Maroc en Libye, en Tunisie », ont révélé des sources bien informées.
Selon le journal algérien "El Bilad", le lundi 6/9, le refus de l'Algérie de recevoir Abou Mazen, indiquant à la poursuite de relations froides entre les autorités algériennes et l'Autorité palestinienne, démontrant que ce refus est concernant l'absence de Mahmoud Abbas de l’Algérie,  pendant cinq années complètes, depuis le sommet arabe qui s'est tenu en Algérie, le mois Mars de 2005.
Les sources ont souligné que les responsables à Alger et à Ramallah n’ont pas annoncé les motifs  de la rupture entre Abbas et les dirigeants algériens, mais les rapports ont indiqué à la colère algérienne envers  Mahmoud Abbas à cause du problème de la conduite des fonds du  soutien du peuple palestinien et apportés par l'Algérie auprès de l'Autorité, en particulier après la découverte que certains hauts leaders de l’autorité  ont transféré des millions de dollars (offerts par l'Algérie au peuple palestinien pour mettre en œuvre les résolutions du Sommet arabe et la Conférence des donateurs)  pour leur compte personnel au Maroc.
 « Après le gouvernement algérien a décidé de verser les fonds pour le compte de la Ligue arabe », ont souligné les sources indiquant que d’autres rapports ont dévoilé les inquiétudes algériennes envers le renoncement d’Abbas en faisant beaucoup de concessions au profit de l’occupation israélienne.
Contrairement à Abou Mazen, l’Algérie a accueilli officiellement et à haut niveau, au cours des cinq années passées, la plupart des dirigeants de la résistance islamique du Hamas.

Abou Zouhri confirme que la fermeture de Rafah aux membres du Hamas ne sert pas le rôle égyptien

[ 07/09/2010 - 12:11 ]
Gaza – CPI
Sami Abou Zouhri, porte-parole du mouvement de résistance islamique du Hamas, a condamné la fermeture par les autorités égyptiennes du passage de Rafah devant des partisans et des dirigeants du Hamas. Il a appelé le Caire à examiner la situation, dont il a déclaré qu’elle « donne un impact négatif sur le rôle égyptien dans la question palestinienne ».
Abou Zouhri a précisé dans une déclaration à « Qods Press » que les autorités égyptiennes au passage de Rafah agissent de manière sélective avec les citoyens palestiniens qui souhaitent quitter la Bande de Gaza. Il a déclaré qu’elles interdisent aux dirigeants du Hamas et tous ses partisans de sortir de Gaza. Cela conformément à des listes établies en coordination avec les anciens services de sécurité du Fatah à Gaza. Les autorités égyptiennes sont allées jusqu’à empêcher de nombreux partisans et cadres du mouvement d’accomplir la Omra (pèlerinage à la Mecque) pendant le mois de Ramadan.
Abou Zouhri a souligné que cette attitude a des répercussions négatives sur le rôle égyptien dans le dossier palestinien de manière complète, en disant : « Cela confirme la sélectivité, la dualité et le manque d’impartialité dans le traitement des factions palestiniennes. Le maintien de cette attitude est incompréhensible et injustifié du côté égyptien pour ce dossier qui engendre des aspects négatifs sur le rôle de l’Egypte dans la question palestinienne interne. Il est clair que la politique égyptienne est fondée sur le soutien du mouvement du Fatah dans ses négociations politiques et sa collaboration sécuritaire avec l’occupation par rapport aux restrictions contre le Haas dans la Bande de Gaza. »
Il a appelé également Le Caire à revoir sa position quant à la sortie des cadres et des partisans du Hamas de Gaza : « Nous considérons que cette politique est erronée, et nous demandons à l’Egypte de réévaluer la situation. Nous pensons que le succès du rôle égyptien dépend de son attitude égalitaire face à toutes les factions palestiniennes, en ne soutenant pas une faction au détriment d’une autre, et en contribuant à l’assouplissement du blocus dans la mesure du possible. »

Le gouvernement fournit des aides à des centaines de familles pauvres à Gaza

[ 07/09/2010 - 14:00 ]
Gaza – CPI
Le gouvernement palestinien a fourni des aides financières d’une valeur de 120 000 dollars à des centaines de familles dans le besoin et nécessiteuses dans la Bande de Gaza assiégée pour la 5e année consécutive.
Selon un communiqué du Comité des aides gouvernementales, 647 familles ont bénéficié de ces aides qui incluent des cas sociaux, de santé, et des ambulances pour transporter certains malades.
Le Comité a déclaré que ces aides « servent à alléger la souffrance vécu par certaines familles nécessiteuses, et à répondre à leurs besoins avec l’avènement de la Fête de l’Aïd ».
Dans le même contexte, plus de 70000 dollars ont été distribués aux pauvres et aux familles dans le besoin, dans la province de Maghazi, dans le centre de la Bande de Gaza, dans le cadre de la campagne « Ramadan al-Khair ».
Le Comité a ajouté dans un communiqué dont le CPI a obtenu une copie, lundi 6 septembre : « Ces aides s’inscrivent dans le cadre d’une campagne intitulée « Ramadan al-Khair » adoptée par le Hamas, avec des dons en argent et en nature provenant de personnes généreuses et distribués aux familles pauvres, et aux nécessiteux durant le mois sacré de Ramadan. »

Mounib Al-Masri critique la précipitation d’Abbas vers les négociations avec l’occupation

[ 07/09/2010 - 17:03 ]
Ramallah - CPI
 Le président de la commission du consensus national, Moubib Al-Masri, a montré son pessimisme envers les négociations directes entre l’autorité d’Abbas et l’entité sioniste à cause de l’entêtement du gouvernement d’extrême  droite dirigé par Netanyahu, ainsi que les campagnes continuelles de colonisation et de judaïsation, tout en critiquant la précipitation d’Abbas vers les négociations avec l’occupation au lieu de donner l’occasion pour réaliser la réconciliation nationale. 
Il souligné dans une déclaration de presse, hier lundi 7/9, que le dossier de la réconciliation est paralysé totalement, et qu’il n’existe pas de solution jusqu’à présent, malgré les bonnes intentions de certains côtés pour effectuer le consensus national. Cette déclaration est venue lors de sa réponse à une question sur son avis des négociations directes en cours avec l’occupation et ses conséquences sur le dossier de la réconciliation palestinienne, en ajoutant que le président de l’autorité, Abbas devait donner la priorité au dossier de la réconciliation nationale qui est très importante dans cette période au lieu des négociations directes avec l’occupation.

Les autorités de l'occupation décident d’expulser le leader Ali Abou Sheikha de la ville d’Al-Qods

[ 07/09/2010 - 17:05 ]
Al-Qods occupée - CPI
Les autorités de l'occupation ont publié une nouvelle décision en interdisant à l'un des leaders du mouvement islamique, à Al-Qods, d’entrer dans la mosquée d’Al-Aqsa pendant une durée de six mois, dans le cadre de sa politique raciste visant à éloigner les dirigeants qui jouent un rôle influents sur les palestiniens.
Des sources du mouvement islamique dans les territoires occupés en 1948 ont déclaré, le lundi 8/9, que le chef du front intérieur de l'armée sioniste a publié un décret interdisant le cheikh Ali Abou Sheikha, le conseiller du mouvement islamique dans les territoire de 1948 chargé des affaires d’Al-Qods et d’Al -Aqsa, d’entrer dans toute partie de la ville sainte, jusqu'au 12/11/2010. 
Les sources ont ajouté que les autorités occupantes ont remis au  cheikh Ali Abou Sheikha cette décision militaire, à une heure après minuit de la nuit dernière, sachant que la décision a été publiée le 12/05/2010 pour une période de six mois.
Les sources ont souligné que cette décision militaire vient dans le cadre des célébrations des fêtes juives et festivals du prétendu fête de trône et Nouvel An durant lesquels les colons tentent de pénétrer dans la mosquée d’Al-Aqsa, en coïncidence également avec l'enlèvement des personnalités et chefs religieux, dont le cheikh Raed Salah.
De sa part, le leader Abou Cheikha a affirmé dans une déclaration de presse qu'il ne reconnaît pas les décisions du gouvernement de l’occupation, et que les palestiniens ont le plein droit de prier dans la mosquée d’Al Aqsa et d’entrer à Al-Qods (Jérusalem) quand ils veulent et sans l'autorisation des autorités occupantes.

L’Onu: Israël a démoli 247 maisons et expulsé des dizaines d’enfants palestiniens le mois dernier

[ 07/09/2010 - 13:11 ]
Ramallah - CPI
Un rapport de l'Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens occupés « OCHA », a révélé que l’occupation israélienne a ordonné l'expulsion et le déracinement de cinq tentes abritant des familles de bédouins où au moins 50 personnes, dont 39 enfants, près du village « Douma » à Naplouse, en Cisjordanie.
« L’occupation a commis ces violations dans la période du 25à 31 août dernier, au  motif que ces tentes étaient dans une zone classée par les autorités comme des zones fermées à des fins militaires », a dévoilé le rapport onusien.
Le rapport d’ OCHA qui a été distribué par le Centre des médias de l'Organisation des Nations Unies au Caire, le lundi 6/9, a montré que l'occupation israélienne a démoli, depuis cette année, 247 bâtiments appartenant aux Palestiniens dans la région (c) sous réserve de l'occupation sioniste.
« La majorité des maisons détruites était en Juillet passé, ce qui a expulsé 282 personnes, face à 183 bâtiments démolis et 319 personnes déplacées à la même période en 2009 ", a également dévoilé le rapport
Le rapport a ainsi souligné que les autorités sionistes ont effectué 79 perquisitions et arrestations dans les villes, villages et camps de réfugiés dans la troisième semaine de Ramadan, comparativement à 95 fouilles depuis le début de 2010 dont la plupart de ces opérations ont été exécutées au sud de la Cisjordanie.
 « OCHA »  a affirmé que les forces sionistes ont blessé deux Palestiniens de la bande de Gaza qui ramassaient de la ferraille et des agrégats près de la frontière, citant que 35 Palestiniens ont été touchés dans des circonstances similaires depuis le début de l'année.
Le rapport onusien a souligné que des restrictions similaires sont imposées aux Palestiniens dans les zones de pêche lointaine de la côte d’une distance de 3 miles marins, où les navires sionistes ont ouvert le feu d'avertissement aux barques palestiniens de pêche, en les obligeant à retourner à la plage.
Le rapport a également souligne aux restrictions de l’occupation israélienne imposé sur l’acheminement matériaux de construction et des exportations
 Il a ajouté qu'il était autorisé à entrer 1080 camions de marchandises, montrant que cela ne représentait que 38%  du taux hebdomadaire des cargaisons des camions qui sont entrés dans le secteur assiégé au cours des cinq premiers mois en 2007, c'est-à-dire avant l'imposition de l'embargo sioniste.

Assem Rihan, un martyr inoubliable

[ 07/09/2010 - 23:35 ]
Naplouse – CPI
En Cisjordanie, les agressions sionistes n’ont pas l’air de vouloir s’arrêter, ainsi que les harcèlements des milices. Malgré cela, le village de Tel, au sud de Naplouse, ne veut que se rappeler de l’opération menée par le héro Assem Rihan, membre des brigades d’Al-Qassam, dans les colonies de l’occupation israélienne.
Assem naquit le 2 juillet 1980, dans les premiers jours du mois béni de Ramadan, dans une maison croyante et pratiquante. Dès sa petite enfance, il fréquentait la mosquée, apprenait le saint Coran, le récitait avec sa belle voix et sa belle manière.
Avec son corps d’athlète et sa rapide allure, il atteignit, jeune, la ceinture noire en karaté. Et avec sa bonne conduite, il était serviable, ami avec tout son quartier, avec tout le monde.
Il finit ses études primaires et secondaires dans son village avant de rejoindre la faculté d’économie de l’université nationale Al-Najah. Il était aimé par tous les étudiants et tous les professeurs. Rapidement, il devint membre du comité général des étudiants.
Très jeune, il rejoignit le mouvement de la résistance islamique Hamas. Puis il gagna les brigades Ezziddine Al-Qassam, sa branche armée. Une nouvelle étape de lutte contre les occupants israéliens, en compagnie de son ami Qaïs Odouan.
Le 12 novembre 2001, des forces de l’armée israélienne investirent la maison familiale. Dans la maison se trouvait Assem, ainsi que son frère Mohammed, membre d’Al-Qassam lui aussi, et un des chefs d’Al-Qassam, Nasr Al-Dine Assida. Il y eut un affrontement. Enfin, Mohammed y donna sa vie pour sauver son frère et son copain. Dès ce moment, Assem devint le fugitif que les occupants israéliens recherchaient coûte que coûte.
Il vécut dans des cavernes, sans nourriture. Au mois de Ramadan, il n’avait que de l’eau pour toute nourriture pour rompre le jeûne.
Et quand il comprit comment son frère Mohammed fut sacrifié, comment les occupants israéliens le tuèrent devant les yeux de son père, de sa mère et de ses frères, comment ils le laissèrent perdre son sang, jeté par terre, sans leur permettre de le sauver ou même de le couvrir après qu’il avoir perdu l’âme, il décida de se venger de ces colons qui venaient de voler une terre et de tuer ses propriétaires.
Un mois seulement après cet incident, le 12 décembre 2001 plus exactement, il choisit une colonie pour la mettre à feu et à sang. C’était un jour de la fin du mois de Ramadan de cette année-là.
Son opération laissa un bon nombre de tués et de blessés. Un car et plusieurs voitures furent détruits. Il resta sur place plus longtemps pour tuer tout ce qui bougeait, sauf les enfants, jusqu’à ce qu’un ambulancier blessé ait perdu le contrôle et l’ai écrasé.
Un combattant humain
En effet, l’opération se fit à l’entrée du village d’Ammanoêl, vers la ville de Qalqilia. Dans le bus, Assem vit deux enfants ; il les éloigna et les sauva, dit une femme israélienne se trouvant dans le car. Cette action humaine inattendue d’un combattant en action a perturbé les occupants israéliens et leur Knesset.
Malgré le départ prématuré d’un garçon si prévenant, ses parents ressentirent de la joie lorsqu’ils entendirent comment Assem put venger son frère et sa terre palestinienne.
Dans son testament, le martyr confirme qu’il s’est donné dans le sentier d’Allah, en défendant son amour, la Palestine, et en vengeant son frère Mohammed et ses camarades de combat. Il voulait aussi donner une leçon à Sharon, premier ministre israélien de l’époque, et ses bandits qui qualifiaient les résistants palestiniens de terroristes.
Il signa son testament de la sorte : Le fils des brigades Ezziddine Al-Qassam du mouvement de la résistance islamique Hamas.

Le 18 courant, départ de la Ligne de Vie IV vers Gaza

07 Sept 2010
Dans une déclaration faite aujourd'hui à Gaza, M. Hallaq a fait savoir que la date du départ des convois est liée au 28ème anniversaire du massacre israélien de Sabra et de Chatilla qui avait démasqué l'aspect terroriste et barbare d'Israël et jeté les bases de la campagne mondiale de soutien au peuple palestinien.
Rappelons que la fondation /Vive la Palestine/, créée et parrainée par l'ancien député britannique Georges Galloway, avait déjà acheminé quatre convois terrestres d'aides humanitaires à de Gaza à travers le point de passage de Rafah.
Beyrouth / M. Nabil Hallaq, membre du comité de l'initiative nationale pour le brisement du blocus imposé à Gaza, a indiqué que les préparatifs se poursuivent pour le départ, le 18 courant, du convoi d'assistances humanitaires /Ligne de Vie IV/ de l'Europe, du Maghreb et du Golfe arabes vers la bande assiégée de Gaza, parallèlement avec la campagne asiatique pour le brisement du blocus.
N.S. / R.B.
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Israël : un magistrat et un avocat rappellent que la France est obilgée de prendre des sanctions

Publié le 7-09-2010

"La France, qui dispose de leviers pour influencer l’Etat d’Israël, a donc l’obligation de mettre en œuvre ces moyens d’influence pour l’inciter à se conformer au droit international". Ce sont un magistrat et un avocat qui le disent, et qui l’écrivent.
"Que doit faire la France face à la politique de colonisation israélienne en Cisjordanie ?
par Ghislain Poissonnier, magistrat, et Pierre Osseland, avocat
A l’heure où le moratoire temporaire sur la construction de nouvelles colonies en Cisjordanie décidé par le gouvernement Nétanyahou s’approche de son terme, quelle doit être la position de la France face à la politique de colonisation israélienne ?
Un bref retour en arrière s’impose. Depuis 1967, les gouvernements israéliens successifs se sont engagés, avec une intensité toutefois variable, dans une politique visant à installer des citoyens israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Ils ont constamment soutenu et financé l’établissement d’implantations dans les territoires palestiniens occupés. Cette politique n’a jamais cessé, y compris lors de l’engagement du processus de paix au début des années 1990. En 1987, près de 50 000 colons résidaient en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. En 2010, environ 500 000 y vivent, aux côtés de 2,2 millions de Palestiniens. La population des colonies israéliennes continue de croître d’environ 4 % à 6 % chaque année.
Le moratoire temporaire décidé, sous pression américaine, pour une durée de 6 mois par le gouvernement Nétanyahou n’est que partiel : il ne concerne ni la croissance dite naturelle de la population des colonies, ni Jérusalem-Est, ni les implantations sauvages qui continuent à se développer en toute impunité.
Pourtant, l’illégalité en droit international des implantations israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ne fait aucun doute. Elle a été clairement énoncée par la Cour internationale de justice de La Haye dans un avis rendu en 2004. Tous les juristes (y compris aux Etats-Unis) s’accordent à dire que ces colonies israéliennes sont construites en violation des règles de droit international humanitaire. L’article 49 § 6 de la IVe Convention de Genève de 1949 relative à la protection de la population civile en période de conflit armé (ratifiée par l’ Etat d’Israël) interdit, en effet, à la puissance occupante de "procéder au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle". Cet article a été adopté en vue de préserver la configuration géographique, démographique, économique et sociale d’un territoire occupé. Le transfert d’une partie de sa population civile par la puissance occupante constitue une "infraction grave" aux Conventions de Genève. Des textes plus récents, comme le Protocole additionnel aux Conventions de Genève relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux de 1977 et le statut de la Cour pénale internationale de 1998 (deux textes non ratifiés par l’Etat d’Israël), font d’ailleurs de cette infraction un crime de guerre.
L’ensemble de la communauté internationale présente une rare unanimité sur le sujet. Le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations unies, ont à de nombreuses reprises, condamné la colonisation dans les territoires palestiniens et demandé à l’Etat d’Israël de démanteler les implantations. Le Conseil de l’Europe et l’Union européenne ont fait de même. La plupart des Etats de l’Union européenne et même les Etats-Unis ont formulé des positions identiques. Tous reconnaissent, en outre, que la politique de colonisation génère, par ses conséquences sur la population palestinienne, de nouvelles violations du droit international mises en évidence par l’ONU, le Comité international de la Croix-Rouge et des ONG israéliennes : atteintes au droit de propriété, au droit au travail, à la liberté de mouvement, à la liberté de culte, à l’accès aux ressources naturelles, au droit à la sûreté. Tous soulignent également qu’elle constitue un obstacle majeur à un processus de paix crédible dans la région et qu’elle mine les fondements d’un futur Etat palestinien.
En réalité, au-delà des discours et des vœux pieux, l’engagement des Etats, y compris celui de la France, demeure faible.
Pourtant, des mesures concrètes sont exigées par le droit international. En vertu de l’article I er de la IVe Convention de Genève, chaque Etat partie à la Convention, qu’il soit partie ou non à un conflit armé, a l’obligation de "faire respecter" par les autres Etats son contenu. Cette obligation implique celle de prendre, dans le respect de la Charte des Nations unies, toutes les initiatives et mesures visant à mettre fin aux violations du droit international humanitaire commises par une partie au conflit. Les juristes considèrent généralement que les actions qui doivent être entreprises pour "faire respecter" le droit international vont des pressions diplomatiques, politiques et économiques aux mesures coercitives (gel de la coopération, résiliation des contrats en cours, interdiction des transferts de technologie, sanctions, boycott, etc.) en passant par des actions menées en coopération avec des organisations internationales.
La France, qui dispose de leviers pour influencer l’Etat d’Israël, a donc l’obligation de mettre en œuvre ces moyens d’influence pour l’inciter à se conformer au droit international. Si le gouvernement français est libre de la nature et de l’étendue des mesures devant être prises à l’encontre de l’Etat d’Israël, légalement il ne peut pas rester inactif et doit être animé par un souci d’efficacité en vue de la fin de la politique de colonisation et du démantèlement des implantations existantes. Plus de quarante ans après le début de la colonisation, il est grandement temps que la France, pays qui a fait du respect du droit international par les Etats le fil rouge de sa politique extérieure, mette en œuvre des actions concrètes fortes pour "faire respecter" par l’Etat d’Israël l’article 49 § 6 de la IVe Convention de Genève et propose aux autres Etats et aux organisations internationales dont elle est membre qu’ils fassent de même."
Ghislain Poissonnier, magistrat, et Pierre Osseland, avocat
Ghislain Poissonnier est aussi l’auteur de Les chemins d’Hébron, L’Harmattan, 2010.
CAPJPO-EuroPalestine

Les commerçants écossais affichent leur refus de vendre des produits israéliens (vidéo)

Publié le 7-09-2010

Ci-dessous la vidéo que nous envoient les militants de la campagne écossaise de solidarité avec la Palestine. Elle montre leur succès après une campagne préconisant le boycott de tous les produits israéliens auprès des petits commerçants.
Les militants écossais, qui portent les mêmes T.Shirts que ceux qui sont reprochés à nos amis de Mulhouse par Sammy Ghozlan, animateur de l’officine israélienne BNVC, progressent dans la campagne BDS.
Ils soulignent dans cette vidéo, que cette campagne bat son plein auprès des petits commerçants d’Edinbourg, de Glasgow, d’Aberdeen et de Dundee, et on les voit applaudir les commerçants qui affichent sur la vitrine de leur magasin "Je soutiens la Palestine. Je ne vends aucun produit israélien".
Les militants de la campagne BDS, qui ont gagné tous les procès intentés en Grande-Bretagne contre le boycott d’Israël, soulignent que dans le système politique qui prévaut dans nos pays, avec des gouvernements qui soutiennent l’occupant israélien, seule la mobilisation populaire en faveur du boycott de tous les produits israéliens (cet été, ils ont mis l’accent sur les dates), peut faire progresser la cause palestinienne.
Voir la vidéo :
CAPJPO-EuroPalestine

Intensification de la colonisation pendant la farce des négociations

Publié le 7-09-2010

Il n’y a pas que les déclarations de Lieberman affirmant qu’il n’est pas question de "geler" les colonies, avec ou sans négociations. Il y a, comme d’habitude, la politique des faits accomplis. Quelques chiffres, plus parlants que les "pour-parlers", sur le soi-disant "gel" actuel :
Pendant que l’on parle ici et là de "moratoire sur le gel de la colonisation" et qu’on se demande s’il va expirer le 26 septembre prochain, il y a la réalité : le gel de la colonisation n’existe pas, n’a jamais existé.
Dans le village de Qaryut, près de Naplouse, au nord de la Cisjordanie, des colons ont pris par la force au moins 130 acres de terre à des agriculteurs palestiniens. Ils ont immédiatement amené des bulldozers pour niveler le terrain.
Des colons ont commencé mercredi dernier à construire un nouvel avant-poste pour de futures colonies à l’est du village d’Al-Khalil, sur des terres agricoles.
Le gouvernement israélien a autorisé le mois dernier la construction de 23 nouvelles salles de classes dans l’ensemble de la Cisjordanie.
A cela s’ajoute l’autorisation donnée aux colons de construire près de 3000 nouvelles maisons dès la fin du moratoire sur le gel de la colonisation.
Comme le fait remarquer Mustafa Barghouti, secrétaire général de l’Initiative Nationale Palestinienne, "le gel des colonies n’est qu’une blague camouflant l’activité des colons en Cisjordanie."
Source : Palestine News Network
CAPJPO-EuroPalestine