mardi 24 août 2010

Ramadan Karim des administrations Netanyahu et Obama

publié le lundi 23 août 2010
Jeff Halper

 
Destruction de cimetières, de maisons, de récolte, de puits et réservoirs, confiscation de l’eau, terreur, mépris et vandalisme, voila ce qu’inflige aux Palestiniens sous occupation mais aussi aux bédouins du sud d’Israël la politique de Netanyahou (& co), l’"homme qui veut la paix" selon Obama [1].
Hier, la veille du début du Ramadan, le mois saint des musulmans, à 2 h 30 du matin, des ouvriers, envoyés par les autorités israéliennes et sous protection de dizaines de policiers, détruisaient les tombes dans le carré restant du cimetière de Mamilla, cimetière musulman historique avec des tombes qui remontent au 7è siècle qui, jusqu’à présent, avaient été épargnées. Le gouvernement d’Israël a toujours été pleinement conscient de la sainteté et de l’importance historique du site.
Déjà, en 1948, quand le cimetière retomba sous le contrôle d’Israël, le ministère des Affaires religieuses israélien d’alors avait reconnu que Marmilla « était l’un des cimetières musulmans les plus éminents, où soixante-dix mille guerriers musulmans des armées [de Saladin] étaient enterrés aux côtés de nombreux érudits musulmans. Israël saura toujours protéger et respecter ce site. » Pour autant, et malgré la (juste) indignation des Israéliens quand des cimetières juifs sont profanés partout dans le monde, le démantèlement du cimetière de Mamilla a été organisé.
Dans les années 1960, le « Parc de l’Indépendance » a été construit sur une partie du cimetière ; par la suite, une rue a été ouverte et le traverse, des câbles électriques de grandes lignes ont été tirés au-dessus des tombes et un parking a été construit sur une autre partie du cimetière. Aujourd’hui, ce sont 1 500 tombes musulmanes qui viennent d’être arrachées lors de plusieurs opérations nocturnes et ce, pour laisser la place à… un musée de 100 millions de dollars, le Musée de la Tolérance et de la Dignité humaine, un projet du centre Simon Wiesenthal de Los Angeles. (Comble de l’ironie, le rabbin Marvin Hier, qui est le directeur du Centre Wiesenthal, s’est montré sur Fox News pour exprimer son opposition à la construction de la mosquée près de Ground Zero, à Manhattan, arguant que le site de l’attaque du 11 Septembre « était un cimetière »).
La période d’un mois entre la 6è visite de Netanyahu à Washington, en juillet, et le début du Ramadan a été mise à profit par Israël pour « nettoyer la table », après un temps d’arrêt contrariant dans les démolitions de maisons imposé par la modérément critique et « brave » Administration Obama – bien qu’il n’y ait aucune garantie pour qu’Israël ne démolisse pas d’autres maisons pendant le Ramadan, spécialement s’il veut exploiter la période jusqu’aux élections de novembre, sachant que jusque-là, Obama ne s’opposera pas ouvertement à tout ce que fait Israël dans les Territoires occupés.
En réalité, le processus de démolition des maisons palestiniennes n’a jamais cessé. Le 6 juin dernier par exemple, un an après la démolition de plus de 65 structures et le déplacement forcé de plus de 120 Palestiniens, dont 66 enfants, neuf familles de Khirbet Ar Ras Ahmar, dans la vallée du Jourdain, au total 70 personnes, ont reçu une nouvelle vague d’ « ordres d’évacuation ». Une semaine plus tard, la Haute Cour israélienne ordonnait à l’Administration civile d’ « intensifier ses efforts contre les structures palestiniennes illégales » en Zone C, c’est-à-dire 60% de la Cisjordanie lesquels sont sous contrôle total israélien.
Et ainsi, le 13 juillet, au retour de Netanyahu (les maisons palestiniennes ne peuvent être démolies sans le feu vert du cabinet du Premier ministre), trois maisons ont été démolies dans le quartier palestinien d’Issawiya, à Jérusalem-Est, et trois autres maisons ont suivi à Beit Hanina. La municipalité [israélienne] de Jérusalem a également annoncé la démolition programmée de 19 maisons supplémentaires à Issawiya pour ce mois-ci. En Cisjordanie, l’Administration « civile » israélienne a démoli 55 structures appartenant à 22 familles palestiniennes dans la région de Hmayer d’Al Farisive, dans le nord de la vallée du Jourdain, dont 22 tentes d’habitation et 30 autres structures utilisées pour abriter les bêtes et remiser du matériel agricole. Selon l’OCHA (Bureau des affaires humanitaires des Nations unies) : « Cette semaine (du 14 au 20 juillet, la semaine du retour de Netanyahu de Washington), il y a eu une recrudescence significative du nombre de démolitions dans la Zone C, avec au moins 86 structures démolies dans la vallée du Jourdain et le sud de la Cisjordanie notamment dans les districts de Bethléhem et d’Hébron. En 2010, au moins 230 structures palestiniennes ont été démolies en Zone C, avec le déplacement forcé de 1 100 habitants, dont 400 enfants. Environ 600 autres Palestiniens ont été affectés par d’autres façons. » Les deux tiers des démolitions de 2010 ont eu lieu après la rencontre de Netanyahu avec Obama. Plus de 3 000 ordres de démolitions sont en circulation actuellement en Cisjordanie (hors Jérusalem), et jusqu’à 15 000 rien que pour la Jérusalem-Est palestinienne.
La démolition de maisons n’est, évidemment, qu’une petite partie, seulement une petite, et si douloureuse, des destructions qu’Israël inflige quotidiennement à la population palestinienne. Au cours des dernières semaines, une violente campagne a été lancée contre les agriculteurs palestiniens dans l’une des régions agricoles les plus fertiles de Cisjordanie, la vallée de Baka, constamment grignotée par les larges tentacules de la colonie Kiryat Arba, dans Hébron. Israël prend déjà 85% de l’eau de Cisjordanie pour sa propre consommation, soit pour les colonies (les colons consomment cinq fois plus d’eau par personne que les Palestiniens, et Ma’aleh Adumin [2] construit en ce moment une parc nautique qui s’ajoute à ses quatre piscines municipales et aux énormes fontaines d’où l’eau jaillit en permanence), soit pour être pompée vers Israël -, tout cela en violation flagrante de la Quatrième Convention de Genève qui interdit à une puissance occupante d’utiliser les ressources d’un territoire occupé.
Accusant les agriculteurs de « voler l’eau » - leur propre eau -, la compagnie des eaux israélienne, Mekorot, soutenue par l’Administration civile et l’armée israélienne, a, ces dernières semaines détruit des dizaines de puits - certains datant des temps anciens - et réservoirs utilisés depuis toujours pour collecter l’eau de pluie, ce qui est aussi « illégal ». Des centaines d’hectares de terres agricoles se sont asséchés, les canalisations d’irrigation ayant été arrachées et confisquées par l’Administration civile. Des champs de tomates, de haricots, d’aubergines et de concombres sont quasiment perdus juste avant d’être récoltés, et l’industrie du raisin dans cette riche vallée est menacée de disparition. « Je regarde ma vie se tarir sous mes yeux » dit Ata Jaber, agriculteur palestinien qui a eu sa maison deux fois démolie, la plus grande partie de ses terres qui se trouve enfouie sous le quartier Givat Harsina de Kiryat Arba, et dont les canalisations d’irrigation goutte-à-goutte sont régulièrement détruits, chaque année, par l’Administration civile, juste avant qu’il ne récolte. « J’espérais vendre mes récoltes pour au moins 2 000 dollars avant le Ramadan, mais maintenant tout est perdu. »
(Vous pouvez voir un reportage BBC sur la destruction des réservoirs sur YouTube [http://www.youtube.com/watch ?v=hH4OKho3550] et une scène déchirante, filmée il y a juste une semaine, quand le cousin d’Ata fut arrêté, sous les yeux de son petit garçon, pour s’être opposé à la destruction de son installation d’eau http://news.sky.com/skynews/Home/Wo...)
Les colonies continuent de se construire, naturellement. Le « gel des colonies » dont on a fait tant de bruit n’est en fait qu’un ralentissement provisoire dans la construction. (En effet, Netanyahu n’a jamais utilisé le mot « gel » ; en hébreu, il parle seulement de « pause »). Selon le rapport d’août sur l’observation de la colonisation par la Paix Maintenant, au moins 600 logements ont été commencés pendant le gel, sur plus de 60 colonies différentes –, ce qui veut dire que le taux de construction est d’environ la moitié que pendant la même période dans une année moyenne, sans gel. Etant donné que le processus d’approbation ne s’est jamais arrêté – le gouvernement israélien a annoncé un projet de construction de 1 600 logements dans les colonies, c’était lors de la visite en Israël du vice-Président américain Biden, vous vous rappelez –, rattraper le temps perdu quand le « gel » sera fini, fin septembre, sera donc très facile. Selon le quotidien israélien Ha’aretz, ce sont quelque 2 700 logements qui sont en attente d’être construits.
Que le soi-disant gel de la colonisation n’ait pas vraiment mis fin aux constructions est évident. Le gouvernement états-unien semble prêt à l’accepter d’Israël, quoique du bout des lèvres seulement, mais par contre, il menace ouvertement et avec brutalité les Palestiniens au cas où ils n’accepteraient pas cette comédie. Les négociateurs palestiniens ont révélé la semaine dernière que l’Administration Obama avait menacé de couper tous liens avec l’Autorité palestinienne, politiques et financiers, si elle continuait d’exiger un gel véritable de la colonisation ou même des paramètres clairs sur ce que les deux parties devaient négocier. (Netanyahu refuse même le principe élémentaire des frontières de 1967 comme base de négociation).
Tout aussi destructeur de tout véritable processus de paix, cependant, est de se focaliser sur le gel de la colonisation, ce qui détourne l’attention des tentatives israéliennes pour créer « des faits irréversibles sur le terrain » qui saboteront le processus même de négociations. Même si Israël respectait un gel de la colonisation, il n’y aurait aucune exigence, aucune attente, absolument rien qui l’empêcherait de continuer à construire le Mur (l’enfermement du camp de réfugiés de Shuafat dans Jérusalem et de la ville d’Anata sera terminé sous quelques jours, et le village de Wallajeh, qui prend par endroits sur Jérusalem, est en train de perdre ses terres, ses oliviers antiques et ses maisons à l’heure même où nous parlons). Rien n’empêche Israël de continuer à appauvrir et emprisonner la population palestinienne à travers ses vingt années de « bouclage » économique, dont le siège de Gaza, après avoir réduit l’économie palestinienne à néant. Rien ne le bloque pour l’empêcher de terminer ses réseaux routiers parallèles (mais inégaux en taille et en qualité) d’apartheid ; les grandes et belles routes qui traversent les terres palestiniennes étant pour les Israéliens ; les petites pour les Palestiniens. Rien n’empêche Israël d’expulser les Palestiniens de leurs maisons pour que les colons juifs s’y installent – le 29 juillet, 9 familles qui vivaient dans le quartier musulman de la Vieille Ville, et qui rentraient de nuit d’un mariage à leur domicile, se sont retrouvées enfermées à l’extérieur de leurs maisons par les colons et empêchées d’y entrer par la police. (Oui, les Palestiniens n’ont aucun recours juridique pour récupérer leurs biens, des villes et villages entiers, des quartiers urbains, des exploitations agricoles, des usines et des immeubles commerciaux, qui leur furent confisqués en 1948, et depuis.)
Rien n’empêche Israël de terroriser la population palestinienne, soit pas sa propre armée ou par des milices qui s’y substituent, créées par les USA et gérées par l’Autorité palestinienne pour apaiser sa propre population, soit par les colons qui tirent et cognent sur les Palestiniens, brûlent leurs récoltes sans avoir à craindre d’être arrêtés, soit encore par des éléments d’infiltration, aidés par des milliers de Palestiniens contraints de se faire collaborateurs, beaucoup simplement pour que leurs enfants puissent recevoir les soins médicaux ou qu’ils puissent avoir un toit sur la tête, ou menacés d’expulsion ou sous cette myriade de contraintes administratives d’un système kafkaïen de contrôle et d’intimidation. Rien ne s’oppose à ce qu’Israël boycotte le peuple palestinien, l’isole du monde grâce à des frontières contrôlées par lui-même, ou à une politique qui boycotte, efficacement, les écoles et les universités palestiniennes en empêchant leur bon fonctionnement. Et rien, non absolument rien, n’arrête Israël dans ses démolitions de maisons : 24 000 dans les Territoires occupés depuis 1967, et ça augmente toujours.
Peut-être que cette façon d’accueillir le Ramadan est sans surprise pour ce qui est des Territoires occupés. Mais elle a pris un tour complètement différent quand, le 26 juillet, plus de 1 300 hommes de la Police des frontières israélienne, des troupes de choc du Yassam (« opérations spéciales » de police) et de la police régulière, couverts par des hélicoptères, débarquèrent dans le village bédouin d’Al-Arakib, au nord de Beer-Sheva, un village situé en Israël et habité par des citoyens israéliens. 45 maisons furent abattues, et 300 personnes déplacées de force. L’un des moments les plus grotesques et les plus consternants de cette opération, fut quand on utilisa des élèves d’un lycée juif israélien, des volontaires de la garde civile, pour vider les biens des maisons de leurs compatriotes, avant leur démolition. En plus des articles sur le vandalisme et leur mépris pour leurs victimes, les élèves furent photographiés, avachis sur les meubles des habitants, sous les yeux mêmes de leurs propriétaires. Quand finalement les bulldozers commencèrent leur œuvre de démolition des maisons, les volontaires furent acclamés, fêtés. Au cours de la semaine qui suivit, et alors que des militants israéliens étaient venus aider les habitants à recoller les morceaux et à reconstruire leurs maisons, le Fonds national juif, l’Autorité israélienne de la terre, le ministère de l’Intérieur et la « Patrouille verte » du ministère de l’Agriculture (créée par Ariel Sharon pour empêcher les Bédouins de « s’emparer » du Néguev), tous ces gens-là envoyèrent la police et les bulldozers pour démolir le village, une deuxième fois. [3]
Bien qu’Al-Arakib soit l’un des 44 villages bédouins « non reconnus » du Néguev – dont 11 seulement bénéficient d’un enseignement et de services médicaux rudimentaires, sans même l’électricité et avec un accès extrêmement limité à l’eau, et aucune routes goudronnées (voir http://rcuv.wordpress.com) -, il n’empêche qu’il est habité par des citoyens israéliens, certains servant ou ayant servi dans l’armée israélienne. Si les démolitions des maisons arabes à l’intérieur d’Israël ne sont pas un phénomène nouveau – l’an dernier le gouvernement israélien a fait démolir trois fois plus de maisons de citoyens (arabes) israéliens en Israël que dans les Territoires occupés (si on excepte la destruction des 8 000 maisons lors de l’invasion de la bande de Gaza) -, cela signifie que le terme « occupation » ne peut se limiter à la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est, et à la bande de Gaza (et au plateau du Golan) seulement. La situation des citoyens arabes d’Israël est presque aussi précaire que celle des Palestiniens des Territoires occupés, et leur rejet de la société israélienne presque aussi total. Pendant qu’environ 1 000 agglomérations, villes et villages ruraux se sont implantés en Israël depuis 1948, et qui sont réservés aux juifs, pas une seule nouvelle implantation arabe n’a été créée, à l’exception de 7 projets de logements pour des Bédouins dans le Néguev, où aucun des habitants n’est autorisé à faire des cultures ou avoir des bêtes à lui. En effet, les règlements et les découpages par zones interdisent aux citoyens palestiniens de vivre sur 96% des terres du pays qui sont réservés aux juifs, uniquement.
Le message des bulldozers est clair : Israël a créé une entité binationale entre la Méditerranée et le Jourdain dans laquelle une population (les juifs) s’est séparée de l’autre (les Arabes) et a institué un régime de suprématie permanente. C’est précisément la définition de l’apartheid. Et le message est envoyé de façon claire, pendant les semaines et les jours qui ont précédé le Ramadan. Il est enrobé de belles paroles. Netanyahu a publié une déclaration où il dit ceci : « Nous marquons ce mois important comme l’une des tentatives de réaliser une paix directe avec les Palestiniens et pour faire avancer les traités de paix avec nos voisins arabes. Je sais que vous êtes des partenaires dans cet objectif et je vous demande votre soutien tant par vos prières que par tout autre travail en commun pour créer vraiment une coexistence pacifique et harmonieuse. » Obama et Clinton y sont allés aussi de leurs vœux pour le monde musulman, Obama faisant observer que le Ramadan « nous rappelle les principes que nous avons en commun, et le rôle de l’Islam dans la promotion de la justice, du progrès, de la tolérance, et de la dignité pour tous les êtres humains. » La Maison-Blanche et le Département d’Etat ne fêteront pas l’iftar. Mais les bulldozers et les autres oppressions de l’apartheid, et de stockage des êtres humains, nous racontent une histoire bien différente.
[1] déclaration lors de la rencontre de juillet aux Etats-Unis
[2] colonie, illégale comme toutes les autres, à l’est de Jérusalem - ndt
[3] Le village, re-reconstruit, sera détruit une troisième puis une quatrième fois – ndt
Jeff Halper est le directeur du Comité israélien contre les démolitions de maisons (ICAHD). Il peut être joint par courriel à l’adresse : jeff@icahd.org.
Publié par l’ICAHD
traduction : JPP pour l’AFPS
Intro : C. Léostic, Afps

Résistance populaire face au mur à Al-Walaja

publié le mardi 24 août 2010
PNN

 
Vendredi 20 août, plus de cinquante militants internationaux et israéliens manifestaient avec les habitants du village de Al-Walaja, contre la construction du mur et la politique israélienne de confiscation des territoires palestiniens.
Al-Walaja est situé entre Beit Jala et Jérusalem, à côté des colonies de Gilo et Har Gilo. L’histoire de ce village est fortement lié au conflit israélo-palestinien. En 1948 durant la Nakba, les habitants avaient du fuir leur maison face à l’avancée des soldats israéliens. La majeure partie de leur terre avait été confisquée, mais la Ligne Verte de 1949 leur a permis de reconstruire des habitations sur la partie du village accordée aux Palestiniens.
Après 1967, de nouvelles confiscations de terres ont lieu, et Al-Walaja voit sa superficie diminuée une nouvelle fois. Les terres volées par Israël furent inclues dans la municipalité de Jérusalem. Depuis 1967, le village est sans cesse soumis aux violences israéliennes, démolitions de maisons, colonisation, arrestations... Al-Walaja équivaut aujourd’hui à un tiers de sa surface initiale. Mais la construction du mur en cours pourrait priver encore plus d’habitants de l’accès à leurs terres.
Le mois d’avril dernier, des bulldozers étaient venus préparés le terrain pour la reprise de la construction du mur. Le plan établit par Israël est d’enfermer complètement le village, à l’exception d’une seule entrée/sortie, qui mènerait vers à Beit Jala via un tunnel. Les villageois attendent une réponse de la Haute Cour israélienne, qui a demandé à l’Etat le 25 juillet dernier de définir l’emplacement réel du mur, pour statuer sur sa légitimité. Cependant, alors que les habitants attendent une réponse définitive, les travaux se sont accélérés, et la construction du mur pourrait être achevée avant même que la cour rende sa décision. L’édification du mur rendrait de facto impossible un quelconque retour en arrière.
Al-Walaja fait partie de ces villages qui organisent chaque semaine une manifestation non-violente. Après la prière du midi, les manifestants se dirigent vers la partie achevée du mur. La manifestation de la semaine précédente ayant été violemment réprimée, les organisateurs ont décidé cette fois de garder une distance de sécurité pour éviter un affrontement direct avec la police des frontières et l’armée. Devant le mur, les militants jouent du tambour et dressent vers le haut du mur une marionnette aux couleurs de la Palestine. Au loin des militaires surveillent la manifestation, mais n’interviendront pas cette fois ci.
La manifestation se termine avec un meeting à la mairie de Al-Walaja. Shareen, ex-membre du conseil municipal, explique aux militants la situation difficile du village. D’ici le 10 septembre, la cour devrait décidée d’un éventuel changement de trajectoire du mur. Mais elle a peu confiance dans la décision de la cour. Elle explique également que, selon l’actuel plan de construction, le mur pourrait passer à cinq mètres de certaines maisons. Deux maisons seront prises entre trois murs et une maison sera même complètement enfermée, et ses habitants devront passer par des portes tournantes pour entrer ou sortir de chez eux.
De nombreux activistes se réunissent chaque semaine à Al-Walaja, en solidarité avec les habitants, dont plusieurs militants israéliens. Yotam, l’un d’entre eux, explique que en plus des manifestations, ils participent à l’organisation d’autres formes de lutte. Ils réalisent plusieurs ateliers avec les enfants du village, de musique ou de construction de marionnettes. Des projets d’information et de sensibilisation sont également mis en place, pour sensibiliser les israéliens à la cause des villageois ? Parfois, des actions coup de poings sont réalisés, comme par exemple s’enchainer à des bulldozers pour résister à la confiscation des terres.

Israël-Palestine : les « sceptiques » ont de beaux jours devant eux

publié le mardi 24 août 2010
Walid Salem
 
Reprise des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens sous pression d’Obama : "si l’on débarque de Mars et qu’on tombe sur cette excellente nouvelle, on a toutes les raisons de se réjouir en voyant les hommes, qui peuplent cette Terre, tendre aussi fort vers la paix."
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a promis « d’étonner les sceptiques » qui doutent que les négociations directes avec les Palestiniens, censées reprendre le 2 septembre, puissent parvenir à des accords de paix :
« Je peux comprendre les sceptiques. Mais nous avons bien l’intention de les étonner, à condition d’avoir un partenaire sérieux [dans la négociation]. »
Il a réaffirmé par ailleurs qu’un tel accord devait être fondé « sur des arrangements de sécurité » satisfaisants pour Israël, sur la reconnaissance par les Palestiniens d’Israël « comme Etat du peuple juif », et mettre un « point final au conflit ».
Dès l’annonce, vendredi à Washington, par la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton de la reprise des négociations directes, Benjamin Netanyahou s’était félicité que l’invitation ait été formulée « sans conditions préalables », alors que les Palestiniens avaient réclamé un gel de la colonisation.
La reprise des pourparlers pourrait donner de l’espoir, et pourrait aussi apaiser ceux qui attendent une solution à ce conflit qui ronge la région depuis soixante ans. Le premier ministre israélien affiche une volonté de paix et nous attendons d’en face, qu’il y ait quelqu’un au rendez-vous, pour qu’ensemble, ils marchent vers ce « point final ».
Bien entendu, si l’on débarque de Mars et qu’on tombe sur cette excellente nouvelle, on a toutes les raisons de se réjouir en voyant les hommes, qui peuplent cette Terre, tendre aussi fort vers la paix.
Netanyahou anticipe un échec et cherche à se disculper
En cas d’échec, on sait déjà que Netanyahou expliquera à ces « sceptiques » -qui vont réclamer leur quart d’heure d’étonnement- que, hélas, il n’avait pas de « partenaire sérieux ». Eh oui ! Il a ouvert une porte pour nous étonner mais il en a aussi ouvert une autre pour ne rien se reprocher.
Il se réjouit que l’invitation ait été formulée « sans conditions préalables », alors même qu’ainsi, il en impose une insidieusement -qui servira davantage de prétexte que de base de négociation.
Et s’il n’y avait qu’une condition, on se serait contentés de sourire en se disant, enfin, que nous ne sommes pas nés de la dernière pluie.
Insidieusement encore, il y en a bien d’autres :
* Si les Palestiniens doivent s’assoir sur le gel de la colonisation, c’est que la colonisation doit continuer. Israël négocie donc à condition que cette colonisation ne soit pas interrompue [le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré que les négociations s’arrêteraient si la colonisation reprenait à l’issue de l’expiration du « gel » décrété par le gouvernement israélien, le 26 septembre, ndlr].
* Si les Palestiniens doivent accepter l’accord de paix, il faut qu’ils acceptent aussi qu’il soit fondé « sur des arrangements de sécurité » satisfaisants pour l’Etat d’Israël.
* Il faut aussi que les Palestiniens acceptent qu’Israël soit « l’Etat du peuple juif ».
Avouez qu’il y a là une sacrée liste de conditions ! Ceux qui voudraient absolument y croire vont peut-être trouver exagéré de voir tant de mal partout.
Si le mal n’est pas partout, tous les scénarios sont envisageables -même les pires, qui, hélas, sont plus courants dans ce conflit.
* Si l’accord doit être fondé « sur des arrangements de sécurité » satisfaisants pour l’Etat d’Israël, il pourrait également mentionner des arrangements de sécurité pour les (ou l’Etat) Palestinien(s). Juste pour le principe.
Sur le terrain, ces « arrangements de sécurité » ont déjà pris des formes effrayantes : blocus sur les territoires palestiniens, mur de protection… L’Etat palestinien ne devrait pas non plus être correctement armé, ne disposant pas de la liberté de ses frontières et encore moins d’un port et d’un aéroport dignes de ce nom.
Les organisations, comme le Hamas, continueront d’exister, armées par des réseaux clandestins, jusqu’à devenir plus fortes que l’Etat palestinien lui-même… et revenir à la case départ, c’est-à-dire décrédibiliser encore les représentant de l’Autorité palestinienne.
* Si les Palestiniens doivent accepter qu’Israël soit « l’Etat du peuple juif », il faudrait qu’Israël garantisse un traitement correct à ceux qui ne le sont pas ! Cette mesure ouvre la voie à l’expropriation, l’exil et la persécution des non-juifs. Il faudrait alors qu’Israël accepte de démanteler en retour ses colonisations.
Le cimetière musulman de Jérusalem-Ouest rasé
Ces pirouettes exécutées par Netanyahou font penser à une autre, passée honteusement inaperçue. Le 11 août pendant qu’il paradait avec ses vœux de bon ramadan aux musulmans, un ancien cimetière musulman à Jérusalem-Ouest a vu, la veille le 10 août, arriver des bulldozers israéliens qui ont rasé des dizaines de sépultures où plusieurs saints soufis sont enterrés.
Ce cimetière, dit Ma’man Allah, se situe sur un terrain où le centre Simon Wiesenthal pour la recherche des criminels nazis veut édifier un musée de la Tolérance.
La Cour suprême d’Israël, qui avait dans un premier temps ordonné de suspendre les travaux, entamés il y a plus de cinq ans, a finalement donné son feu vert à leur reprise en janvier 2009. Devant les protestations, un porte-parole de la police a indiqué qu’il allait examiner l’incident. Il en est où ?
publié par Rue89
Intro : C. Léostic, Afps

Conflit israélo – palestinien : Le congrés juif mondial au secours d’Israël

publié le lundi 23 août 2010
M’hammedi Bouzina Med

 
Mis au banc des accusés par la communauté internationale, particulièrement par les opinions publiques occidentales, Israël fait appel à sa diaspora sioniste : il réunit le Congrès juif mondial à Jérusalem pour une opération… de marketing politique.
Le Congrès juif mondial (C J M) se réunira les 31 août et 1er septembre à Jérusalem pour mettre en place une stratégie de réhabilitation de l’image de l’Etat d’Israël aux yeux de l’opinion publique mondiale. Plus précisément, ce seront les 150 délégués du Conseil d’administration du C M J, venus des cinq continents, qui vont plancher sur un programme d’actions concertées ciblant les sociétés civiles, en particulier celles du monde occidental qui s’élèvent de plus en plus contre la politique coloniale d’Israël en Palestine et sa violation du droit international. Il était attendu que le mouvement sioniste international réagisse aux multiples « mises en accusation » par la communauté internationale du gouvernement israélien, depuis ses crimes contre le peuple palestinien dans l’opération « plomb durci » de l’hiver 2008-09 ; ses agressions meurtrières contre la flottille humanitaire pour Ghaza et les assassinats de ses services secrets, hors territoire israélien, de responsables palestiniens.
Pour habiller la rencontre de Jérusalem des vertus de la générosité et de l’humanisme, le C M J a décidé d’attribuer, pour la circonstance, un prix spécial (et une récompense) à la mission humanitaire israélienne qui s’était engagée dans des opérations de secours en Haïti, au lendemain du terrible séisme qui l’a frappée en janvier 2010. Elie Wiesel, prix Nobel de la paix en 1986, recevra lui aussi la grande distinction et un prix pour sa défense de la mémoire juive et son soutien inconditionnel à l’Etat hébreu.
Rien à dire sur ces récompenses si ce n’est qu’elles seront remises par les dirigeants politiques d’Israël, invités à titre officiel au Congrès des juifs du monde. Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, sera au côté de l’ex-ministre des Affaires étrangères Mme Tizipi Livni qui a mené les massacres contre Ghaza en 2008-09. Ehud Barak, ministre de la Défense sera au rang des invités de marque ainsi qu’une « brochette » d’autres militaires et religieux, soit tout ce que compte Israël comme partisans de « l’épuration » de la Palestine de ses habitants arabes ou non. Il faut signaler la participation au Congrès de l’ex-Premier ministre espagnol José Manuel Aznar, attendu pour un « discours-plaidoirie » pour la défense de la politique israélienne dans la région. Les organisateurs de la rencontre ne cachent pas la raison de leur montée aux avant-postes pour la défense d’Israël.
Ronald Lauder, président du C J M, a déclaré : « Partout, nous assistons à des efforts concertés pour s’attaquer à la légitimité d’Israël… Boycott, campagnes de désinvestissement et sanctions sont les plus répandus. Artistes, universitaires, auteurs écrivains, sportifs, etc. sont interdits de participation à des événements… Nous devons développer des initiatives proactives pour défendre l’image d’Israël dans un environnement mondial de plus en plus hostile à nos positions. »
A cette crainte de l’isolement de l’Etat hébreu, les observateurs remarqueront que le lobby sioniste a décidé de tenir son Congrès mondial au cœur de Jérusalem (et non à Tel-Aviv, capitale d’Israël) comme pour réaffirmer sa volonté de ne pas négocier son partage avec les Palestiniens. La rencontre a été programmée au moment même où le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’apprête à reprendre les négociations de paix avec quelques conditions, notamment celle de l’arrêt des colonies à Jérusalem-Est. La tenue du Congrès mondial juif à Jérusalem est une indication, on ne peut plus explicite, de l’intransigeance du gouvernement de Netanyahou sur les droits des Palestiniens sur Jérusalem-Est. Autant dire que la reprise des négociations israélo-palestiniennes est vouée d’avance à un énième échec.
Comment expliquer alors les appels pressants du Premier ministre israélien à la reprise des négociations ces dernières semaines ? En fait, pris en flagrant délit de violation du droit international, mis à nu dans ses opérations de mercenariat hors de ses territoires, acculé par une partie de la diaspora juive, notamment le récent mouvement « J. Call », qui le pousse à la paix en revenant aux frontières de 1967 et en quittant Jérusalem–Est, dénoncé par les opinions publiques occidentales, le gouvernement sioniste de Netanyahou tente de faire diversion en convoquant dans la ville, trois fois sainte et capitale historique des trois religions du livre, l’autre partie de la diaspora juive pro-coloniale de toute la Palestine qu’est le C M J. Signe de la volonté d’Israël d’engager ce qu’il faut comme moyens financiers pour une opération marketing de son image, la présence au Congrès du gouverneur de la banque d’Israël, Stanley Fischer.
A ce stade de la politique, reconnaissons aux dirigeants de l’Etat hébreu la logique dans leur démarche et la fidélité à leur conviction : la mobilisation du lobby sioniste avec les moyens qu’il faut pour justifier par la propagande sa politique coloniale et l’irréversibilité de leur dessein de conquête de toute la Palestine. Aux Arabes, notamment les voisins d’Israël, d’être aussi convaincus de la cause palestinienne et d’agir aussi… intelligemment.
publié par le Quotidien d’Oran, Bureau De Bruxelles : http://www.lequotidien-oran.com/ind...

La reprise des négociations aura-t-elle lieu?

23/08/2010
Alors que les négociations directes sont censées reprendre à partir du 2 septembre, suite à l'invitation des États-Unis, des tensions se font déjà sentir entre les deux parties en présence et au sein des palestiniens eux mêmes.
La reprise des négociations semble extrêmement fragile. La question des colonies est au centre du débat. Le président de l'Autorité Palestinienne Abbas a envoyé une lettre aux différents représentants du Quartet pour le Moyen-Orient (qui comprend les États-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'ONU). Dans sa lettre il affirme clairement, que le gel des colonies est la condition sinequanone à la reprise du processus de paix. "Il est impossible de mener à bien des négociations avec la reprise de la colonisation" écrit-il. Un moratoire imposé à Israël sur le gel des colonies prendra fin le 26 septembre prochain.
Côté israélien, le gel des colonies ne fait pas l'unanimité. Le ministre en charge des services secrets, Dan Meridor annonçait la semaine dernière vouloir poursuivre la colonisation dans les colonies les plus développées, qui devraient être rattachées à Israël suite aux négociations. Le gel des colonies ne s'appliquerait que aux colonies isolées. Le gouvernement américain ne s'est pas prononcé sur ce  projet. Saeb Erekat, le chef de la diplomatie palestinienne a déclaré que malgré l'absence de déclaration de la part des États-Unis, les autorités palestiniennes  étaient toujours en attente de la prolongation du gel des colonies. Il ajoute que, les américains auraient précédemment laissés entendre que, si l'AP prenait part aux négociations, il serait possible de convaincre Israël de cesser la colonisation.
De plus, chacun des parties en présence a des priorités différentes dans les négociations. Netanyahou, le premier ministre israélien a déclaré dimanche que le premier et le plus important des points à aborder durant les discussions était la question de la sécurité d'Israël. D'autres points essentiels étaient la reconnaissance d'Israël comme d'un État juif et que le futur État palestinien devrait être démilitarisé. Alors seulement, le droit au retour des palestiniens "sera possible, mais seulement à l'intérieur des territoires palestiniens". Il est nécessaire de rappeler que, en 1948 l'ONU, dans l'article 11 de la résolution 194 déclarait :"qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables." Israël, en tant que membre de l'ONU depuis 1949, devrait donc respecter cette résolution. Enfin, Mark Regev, porte parole de Netanyahou, aurait également déclaré à Al-Jazeera, que le premier ministre voulait maintenir une présence militaire dans la vallée du Jourdain.

Il est surprenant (mais est-ce vraiment surprenant?) que Netanyahou, qui refusait toutes conditions préalables à la reprise des négociations tente maintenant d'imposer les siennes.L'invitation de Hillary Clinton était claire, les négociations commenceraient sans conditions préalables, comme le réclamait le président Abbas. Et maintenant qu'il a accepté de participer aux négociations, Netanyahou impose ses conditions. Ce même Netanyahou qui déclarait à la presse israélienne qu'il allait surprendre les sceptiques en menant à bien ces négociations. Saeb Erekat, suite à ces déclarations, a informé que si Netanyahou voulait des négociations, "il sait bien que ces conditions sont irréalisables."
Les négociations seront alors une rencontre entre un pays occupé et l'occupant, ce dernier imposant au premier les termes des négociations. A prendre ou à laisser. L'illusion est parfaite, les israéliens négocient la paix. Mais négocient en réalité une totale soumission de la Palestine (occupation de la vallée du Jourdain, démilitarisation, poursuite de la colonisation qui pourrait mener certaines colonies à être rattachées à Israël,...). Abbas est plus faible que jamais. Et les dissensions internes se font plus fortes. Le Hamas a déclaré que ces négociations allaient forcement échouées. Le Hamas a également décidé d'annuler la rencontre qu'il avait proposé aux dirigeants du Fatah. Le dirigeant du Hamas à Gaza, Ismail Haniyeh,  a déclaré que la décision de l'AP de négocier avec Israël avait rendue impossible la rencontre entre les deux partis. D'autres mouvements ont condamné la décision de l'AP, comme le Parti du Peuple Palestinien (PPP), le Front Populaire de Libération de la Palestine FPLP) entre autres.

Négociations, vraiment ?

Par Christian Merville | 24/08/2010
Le point Ces pourparlers directs entre Palestiniens et Israéliens appelés à s'ouvrir le 2 septembre sous l'égide des États-Unis, quelqu'un - à commencer par les protagonistes eux-mêmes et leur suzerain - croit-il en leur succès ? La dernière fois que les représentants des deux parties avaient accepté à contrecœur de jouer le jeu et de reprendre langue, c'était il y a moins de deux ans. L'entreprise ayant bien vite tourné court en décembre 2008, on s'était rabattu sur des négociations « de proximité », sous l'égide de l'émissaire américain. Depuis, George Mitchell revient dans la région à intervalles réguliers, histoire de créer l'illusion du mouvement et dans le vain espoir que, de sa navette, naîtrait un semblant d'accord. Son obstination, veut-on croire, a été récompensée, et vendredi dernier, une Hillary rayonnante annonçait le retour à la table des négociations.
Il serait pour le moins prématuré de crier victoire, ainsi que l'a reconnu la secrétaire d'État elle-même. Bref extrait de son laïus de circonstance : « Il y a eu des difficultés par le passé ; il y en aura d'autres et sans doute sommes-nous appelés à nous heurter encore à des obstacles. Mais je demande aux uns et aux autres d'aller de l'avant et d'œuvrer à l'instauration d'une paix juste et durable. » « Wishfull thinking », comme l'on dit sur les bords du Potomac. Parce que - encore un américanisme : « It takes two to tango » -, pour atteindre un tel objectif, il importerait de faire preuve de bonne volonté, pour l'un, d'être capable, pour l'autre, de faire avaler la pilule aux siens, ce qui est loin d'être le cas.
Mahmoud Abbas sait bien qu'il n'obtiendra rien et que l'adversaire ne fait que gagner du temps dans l'espoir de grignoter encore plus d'espace et multiplier le nombre de colons. Pour Benjamin Nentanyahu, le sort de Jérusalem est scellé, celui des réfugiés aussi. À l'autre bout du tableau, Abou Mazen ne peut plus céder pour la simple raison qu'il n'a plus rien à donner. Pourquoi dès lors voudrait-on qu'un gouvernement fort de son intransigeance accepte de renoncer à ses acquis au profit d'une Autorité palestinienne décriée, lâchée par les maîtres de Gaza, ne jouissant d'aucun droit hors des murs de sa Mouqataa ? Certains vont même jusqu'à estimer qu'il existe désormais trop de colons en Cisjordanie pour que l'on puisse envisager encore la création d'un État abritant des ressortissants non juifs. D'autant plus que le gel des implantations exigé par Barack Obama n'a jamais été respecté et que les constructions sauvages ont continué de champignonner sans qu'à Washington quelqu'un fasse semblant de s'en offusquer.
Dans neuf jours, quand Netanyahu et Abbas se retrouveront dans la capitale fédérale, ils seront confrontés aux mêmes réalités : les territoires conquis (et exploités) lors de la guerre de juin 1967, le statut de Jérusalem, le sort des réfugiés palestiniens, la délimitation des frontières (en supposant acquis le devenir de la nation à naître).
Il est révolu, le temps où un certain Arthur James Balfour,secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, promettait, le 2 novembre 1917 dans une lettre à Lord Rothschild, que le gouvernement de Sa Majesté « ferait tout son possible pour faciliter l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif ». Contrairement aux idées reçues, la missive ne représentait pas une promesse ferme puisque, peu après, les maîtres de l'Empire ottoman se voyaient offrir la possibilité de garder la haute main sur le pays, ainsi que le révèle l'historien Jonathan Schneer, professeur à l'Université Georgia Tech, dans un livre* appelé à devenir référence en la matière. C'est que, nous apprend l'auteur, un an auparavant, Londres caressait un double espoir : voir la communauté juive participer au financement de la guerre et obtenir qu'elle fasse pression sur l'Amérique pour la porter à se joindre à l'entreprise contre les puissances centrales (coalition regroupant l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, l'Empire ottoman, que l'on travaillait dans le même temps à détacher de cette alliance, et le royaume de Bulgarie).
Près de cent ans plus tard, c'est au tour de Tel-Aviv d'échafauder des constructions tout aussi bizarres. Telle celle-ci : après le retrait total d'Irak, Washington voudrait créer un front commun Israël-Égypte-Palestiniens-Jordanie destiné à stabiliser l'ensemble de la région et à contrer l'influence de la République islamique.
On voit d'ici quels desseins, et surtout à quel pays, servirait cet étrange amalgame.
* « The Balfour Declaration - The Origins of the Arab-Israeli Conflict », par Jonathan Schneer, Random House, 432 pages.
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Scandale immobilier : la police veut l’inculpation d’Olmert

24/08/2010
La police israélienne a recommandé hier l'inculpation pour corruption de l'ancien Premier ministre Ehud Olmert impliqué dans l'affaire dite du « Holyland », un énorme scandale immobilier à Jérusalem, ont annoncé les médias. La police a également recommandé l'inculpation de 13 autres personnes. Tous sont soupçonnés d'avoir touché ou d'avoir versé des pots-de-vin pour promouvoir ce projet immobilier. Ils sont également suspectés de faux et usage de faux, et d'abus de confiance, ont ajouté les médias. 

Le fonds souverain norvégien exclut deux groupes israéliens

24/08/2010
Le fonds de pension public norvégien, un des plus gros fonds souverains au monde, a exclu pour des motifs d'éthique deux groupes israéliens accusés de contribuer à la colonisation des territoires palestiniens, a annoncé hier le gouvernement norvégien. Selon le ministère des Finances, le fonds, dans lequel l'État verse la quasi-totalité de ses recettes pétrolières, a vendu toutes ses actions dans la société Africa Israel Investments, actionnaire majoritaire de Danya Cebus, un groupe de BTP actif dans « les territoires palestiniens occupés ». 

Israël doit choisir entre la paix et la colonisation

24/08/2010
Le principal négociateur palestinien Saëb Erakat a sommé hier Israël de « choisir entre la colonisation et la paix », rejetant sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu la responsabilité de l’issue des négociations directes. « Nous espérons que les Israéliens choisiront la paix », a-t-il toutefois ajouté, tout en affirmant croire à la possibilité d’un accord.
« Le gouvernement israélien a le choix entre la colonisation et la paix, il ne peut pas avoir les deux », a déclaré hier le principal négociateur palestinien Saëb Erakat à Ramallah (Cisjordanie). « Si M. Netanyahu décide de relancer les appels d'offres dans les colonies après le 26 septembre, il aura décidé de mettre fin aux négociations », a-t-il estimé, en référence à l'échéance du moratoire partiel de la construction dans les colonies de Cisjordanie décidé par le gouvernement israélien. M. Netanyahu a indiqué à plusieurs reprises qu'il ne comptait pas le prolonger.
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déjà adressé une lettre en ce sens aux membres du quartette sur le Proche-Orient (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU). « Si Israël reprend ses activités de colonisation, y compris à Jérusalem-Est, nous ne pourrons pas poursuivre les négociations », prévient-il dans ce courrier daté de vendredi, jour de l'annonce par la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton de la reprise le 2 septembre des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens après 20 mois d'interruption.
M. Erakat a néanmoins considéré « faisable » l'objectif de parvenir à un règlement en un an. « Nous espérons que s'il (M. Netanyahu) est confronté au choix entre les colonies et la paix, il choisira la paix », a-t-il ajouté.
Interrogé sur d'éventuels engagements de l'administration américaine pour une prolongation du moratoire, le responsable palestinien s'est montré évasif. « Les Américains nous ont dit que si nous entamions les négociations directes, nous serions en meilleure position pour obtenir une extension du moratoire », a-t-il répondu.
Il a déploré que M. Netanyahu ait réussi à donner, par son insistance sur des pourparlers « sans conditions préalables », l'impression que l'Autorité palestinienne renâclait en réclamant des garanties. « Il est parvenu à nous placer dans la situation d'aller ou de ne pas aller aux négociations », a regretté M. Erakat. « Toute négociation requiert des termes de référence, un calendrier et des obligations des deux parties », a-t-il argumenté, niant qu'il s'agisse de « conditions préalables ».
« Depuis le 21 et le 22 août, j'entends M. Netanyahu énoncer des conditions », a-t-il indiqué en référence aux commentaires du Premier ministre dimanche selon lesquels un règlement devait être fondé « sur des arrangements de sécurité » satisfaisants pour Israël, la reconnaissance d'Israël « comme l'État du peuple juif » par les Palestiniens. « Cela revient à des négociations sans négociations, sans partenaire. Il me semble qu'il veut négocier avec lui-même ou sa coalition puis nous dire : "Voilà ce qui est bon pour vous les Palestiniens" », a estimé M. Erakat.
Le vice-Premier ministre israélien Sylvan Shalom a balayé les revendications palestiniennes, affirmant que les exigences israéliennes ne pouvaient être assimilées à des « conditions préalables ». « Je ne pense pas que le gel (de la colonisation) soit prolongé, et les Palestiniens ne peuvent pas se servir de ce fait comme d'un prétexte pour suspendre les négociations », a-t-il déclaré. « Quand Israël demande à être reconnu comme État juif, ce n'est pas une condition préalable à des pourparlers, mais une des conditions qui doivent être remplies pour qu'un accord de paix permanent puisse être conclu », a-t-il affirmé.
Malgré l'acrimonie de ces échanges, les deux camps assuraient croire à la possibilité d'un accord.
« Nous espérons que M. Netanyahu choisira la réconciliation plutôt qu'une poursuite de la confrontation, cela dépend de lui », a souligné M. Erakat. 

Le mouvement gauchiste jordanien : la résistance est l’alternative viable face aux négociations

[ 23/08/2010 - 11:16 ]
Amman- CPI
Le Mouvement Jordanien de la gauche sociale a déclaré que la résistance est la seule alternative viable pour la reprise des négociations directes entre l'autorité de Ramallah et les occupants sionistes.
« La reprise de la résistance palestinienne à l'occupation sioniste, est une priorité nationale jordanienne, en plus d'être le seul moyen des Palestiniens pour la collecte des droits devant l'intransigeance sioniste », a-t-il souligné.
Le Mouvement a mis en garde dans une déclaration dont le Centre palestinien d'information a reçu une copie, dimanche, le 22/8), que l’ex- président palestinien, Mahmoud Abbas cherche à profiter d’une couverture politique arabe pour couvrir son retour aux négociations directes dont l'issue est réglée à l'avance. Car il ne peut pas supporter seul la charge des concessions nécessaires.  
"Ces négociations auront lieu selon les exigences des sionistes, stipulant que les frontières d'un Etat palestinien est le mur de séparation raciste, de perdre permanent le droit au retour des réfugiés, l’autorité d’Abbas doit offrir des concessions sur Jérusalem, les colonies qui l'entourent et à accepter, sous des différents prétextes, les expansions continuelles des colonies », a-t-il aussi confirmé.
Il a en outre affirmé que ces négociation ne sont qu’une liquidation à la cause palestinienne. 
Le mouvement jordanien a également déclaré que l'intérêt national de la Jordanie exige des mesures pour mettre fin à ces négociations avant leur lancement, en avertissant que la Jordanie est réellement menacé par le renoncement au droit du retour des réfugiés palestiniens à leurs maisons.

Abou Zouhri : les conditions de Netanyahu montrent le véritable but des négociations

[ 23/08/2010 - 11:59 ]
Gaza – CPI
"Les conditions du Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, face à tous les accords de compromis montrent les véritables objectifs des négociations, à l'exact opposé des intérêts palestinien", a affirmé Dr. Sami Abou Zouhri, porte-parole du mouvement du Hamas.
Dans une déclaration exclusive au Centre palestinien d'information, Abou Zouhri, a déclaré dimanche 22/8, que les conditions annoncées par Netanyahu reflètent les véritables objectifs des négociations qui seront entamées début septembre prochain, insistant sur le  fait que ces buts servent l'occupation et la garantie de sa sécurité, afin de poursuivre la confiscation des terres palestiniennes pour y établir les colonies sionistes.
Le dirigeant du Hamas a déclaré que son mouvement considère que les négociations annoncées dans les déclarations de Netanyahu sont catastrophiques, et visent à liquidier la question palestinienne au profit de l'occupation.
Il a indiqué que tout cela montre le véritable rôle joué par le mouvement du Fatah dans sa proposition des services sécuritaires et politiques sans précédents pour l'occupation par rapport à des récompenses provisoire non liées à l'intérêt national.

Une revue scoute en solidarité avec les députés d'al-Qods

[ 23/08/2010 - 12:32 ]
Al-Qods occupée – CPI
La zone de la tente des députés d'al-Qods menacés d'expulsion et l'avenue qui y mène, ont été transformées en une belle scène de représentation scoute, présentée par l'équipe de Selwan et de Sour Baher, en solidarité avec les députés d'al-Qods et l'ancien ministre, Khaled Abou Arafa.
Les deux équipes se sont alignées devant le siège de la délégation du CICR et ont joué l'hymne national palestinien et l'hymne scout, pour montrer leur solidarité avec les députés d'al-Qods et le ministre contre la décision sioniste visant à les expulser de la ville occupée d'al-Qods.
Les deux députés, Ahmed Atoun et Mohamed Toutah, ainsi que l'ancien ministre des affaires d'al-Qods, Khaled Abou Arafa, ont reçu les chefs des équipes scoutes et tous ses membres, en exprimant leur remerciement pour leur solidarité.
Dans son discours de bienvenue, Atoun a affirmé que les équipes scoutes jouent un rôle très important dans l'éducation des jeunes Maqdissins à la culture nationale, et gardent l'entrée des visiteurs de la mosquée sainte d'al-Aqsa chaque Ramadan.
De son côté, le leader scout, Abou Soui, a exprimé son soutien et celui de son équipe avec les députés et le ministre d'al-Qods.

Igbaria: la démolition des deux mosquées est un crime solennel humiliant les musulmans

[ 23/08/2010 - 13:20 ]
Al Qods occupée- CPI
Dans une provocation flagrante aux sentiments des musulmans, la soi-disant «administration civile» de l'armée occupante israélienne en Cisjordanie, a ordonné la démolition de deux  mosquées construites  au cours de la dernière année, sous prétexte du manque d'un permis de construction.
Le journal hébreu "Haaretz" a rapporté le lundi 23/8 que la première mosquée est située près du village de « Burin » au nord de la Cisjordanie , et l'autre près du village de « Jalazoun » à Ramallah.
L'association "Rgabim" qui afflige ce qu’elle dit «la construction palestinienne illégale ",  a déposé une pétition à la cour demandant la démolition des mosquées.
Le député arabe à la Knesset israélienne, Dr .Afoue Igbaria  a affirmé que la décision de la soi-disant «administration civile» de démolition sioniste de deux mosquées, n’est qu’un crime très flagrant et une provocation aux sentiments des musulmans au mois sacré du Ramadan, ainsi une agression barbare qui s’ajoute à la démolition de maisons arabes dans le Néguev et les domaines de l'Autorité palestinienne, sans aucun égard aux normes humanitaires et les sentiments religieux des citoyens au cours de  ce mois sacré.

Liban :des avions israéliens violent l’espace aérien

[ 23/08/2010 - 13:22 ]
Beyrouth-CPI
«Hier soir, à 19 h,  des avions israéliens ont violé l'espace aérien libanais », a souligné dimanche 22 août, un communiqué de la direction de l’orientation au commandement de l’armée libanaise. 
Le communiqué militaire a confirmé que les avions sionistes ont effectué des survols circulaires au dessus du Sud du Liban et de Tripoli au Nord du Liban.
Il a ajouté qu’ils ont regagné à 19h20 leur base dans l’entité sioniste  en survolant au dessus de la localité de Nakoura.

Netanyahu demande la reconnaissance de la judaïté de l'entité sioniste et des accords sécuritaires

[ 23/08/2010 - 11:44 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a déterminé ce qu’il appelle « les principes et les bases » des négociations directes avec l'autorité d'Abbas, refusant d’exécuter toute condition ou demande du côté palestinien, suite à l’abandon de l'équipe d'Abbas de toutes les conditions préalables à la reprise des négociations directes.
Netanyahu a annoncé que les termes des négociations directes avec l'autorité d'Abbas se basent sur des mesures sécuritaires réelles, et la reconnaissance du caractère juif de l'entité sioniste, ainsi que l'annonce de la fin du conflit.
Dans la séance hebdomadaire du gouvernement sioniste, Netanyahu a déclaré, dimanche 22/8, que la réalisation de la paix avec les Palestiniens « peut être difficile, mais possible », selon son opinion, soulignant que la réalisation de ce but « exige un partenaire palestinien réel qui tendra sa main au côté israélien ».
De son côté, le président sioniste, Shimon Pérès, a considéré que l'annonce de la reprise des négociations directes début septembre prochain représente « le début d’une nouvelle ère » pour l'état de l'occupation, soulignant que mettre fin au conflit entre les deux côtés, palestinien et sioniste, est  « le sujet plus important dans toute la région du Proche-Orient ».
D'autre part, l'entité sioniste a reconfirmé son exigence de « désarmer » l'état palestinien prévu, précisant l'importance de trouver une solution à ce problème après la reprise des négociations directes début septembre prochain.
 Des sources politiques sionistes officielles ont déclaré dimanche que l'occupation demandera durant la première étape des négociations directes que l'état palestinien doit être désarmé, car il utilisera « des armes qui seront employées uniquement contre les forces de police, et l’interdiction lui sera imposée par un accord sécuritaire avec des tierces parties ». 
De plus, les sources ont affirmé le désir de l'entité sioniste de garder la région de la vallée du Jourdain et ses hautes terres sous leur contrôle afin de « garantir le contrôle de l’espace aérien, et de s’assurer de l’absence de trafics d’armes vers les territoires du futur état palestinien ».

Hamas: la promotion de Galant est une preuve d'une entité sanglante

[ 23/08/2010 - 13:22 ]
Gaza - CPI
« La déclaration de l'occupation qu’elle a nommé  le criminel de guerre sioniste, le général « Yoav Gallant »,  un nouveau commandant de l’état-major général de l’armée, en remplacement «  Gabi Ashkenazi », dont le mandat se termine en Février prochain,  comme « une nouvelle preuve à la barbarie sanglante et terroriste de l'entité sioniste", a qualifié le Hamas  cette nomination
Le porte-parole du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri, a déclaré le dimanche 22 août, en insistant: « La nomination du général Yoav Galant, qui a mené la guerre de l’occupation dans la bande de Gaza à la fin de 2008, est une nouvelle preuve de l’attention de l'occupation de poursuivre la politique de terrorisme et la criminalité contre le peuple palestinien ».
 Abou Zouhri a indiqué au rôle du criminel  « Galant » dans la guerre contre Gaza, et sa responsabilité directe des massacres commis.
Abou Zouhri a souligné que l’occupation viole toutes les lois, règles et normes internationales et humanitaires, en ignorant les recommandations du juge sud Africain, Richard Goldstone, stipulant la nécessité de poursuivre les criminels dirigeants sionistes qui ont commis des massacres très sanglants et sans précédent dans l’histoire contemporaine.
 Le ministre sioniste de la guerre, Ehud Barak a nommé, hier, Galant, un nouveau chef de l'armée pour remplacer Gabi Ashkenazi, avec le consentement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, alors que sa nomination sera présenté, la semaine prochaine au Conseil sioniste des ministres pour l’approuver.
Gallant, 51 ans, actuellement est président du Commandement Sud (à côté de la bande de Gaza), a mené la guerre sur Gaza, la fin de l'année 2008 et a également été conseiller militaire de l'ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon.

Une détenue palestinienne frappe sa tête contre les murs de sa cellule à cause de la douleur

[ 23/08/2010 - 12:51 ]
Ramallah – CPI
Hassan Kraja, frère de la détenue Semoud Yasser Hassan Karaja âgée de 22 ans du village de Sfafa à Ramallah, a appelé les centres locaux et internationaux des droits de l'homme à intervenir pour mettre fin à la souffrance de sa sœur arrêtée en octobre 2009. Elle frappe sa tête violemment contre les murs de sa cellule sioniste dans la prison sioniste d'al-Damoun, à cause de la négligence médicale délibérée de l'administration pénitentiaire sioniste.
Il a ajouté que sa sœur s'est rendue au dentiste de la prison qui a arraché deux de ses dents en causant une fracture de la mâchoire lors de l’extraction par négligence, puis il a procédé à une opération chirurgicale pour trouver une solution au problème, mais cette opération a causé la douleur dans les autres dents, la laissant dans un état de douleur intense sans traitement.
Hassan a affirmé que sa sœur est interdite d'envoyer ou de recevoir des lettres de la prison à sa famille, suite à l'interdiction des visites qui a causé l'inquiétude de sa famille.
Par ailleurs, le frère de la détenue Karaja a ajouté que l'armée sioniste a proposé un ensemble de photos de la prisonnière représentant le lieu où elle a effectué l'opération martyr, sans aucune interprétation ou analyse.
De son côté, Ra'fat Hamdouna, directeur du Centre d’études pour les détenus et membre du comité des forces islamique et nationales pour les détenus, a appelé le Comité international de la Croix-Rouge à faire pression sur l'occupation pour accepter l'entrée d’équipes médicales spécialisées afin de soigner les maladies chroniques dans les prisons sionistes.
Il a appelé aussi les associations internationales et juridiques, les institutions des droits de l'homme, le ministère palestinien des prisonniers et de la santé, et les médias à dénoncer les violations de l'état de l'occupation contre les détenus, et à intervenir pour sauver la vie des prisonniers malades dans les prisons sionistes, et surtout Semoud Karaja.

Haniyeh : Les négociations directes vont échouer et ne reprendront pas les droits et lieux saints

[ 23/08/2010 - 10:40 ]
Gaza- CPI
Le premier ministre palestinien, Ismail Haniyeh a considéré la soumission de l’autorité de Fatah à Ramallah à la volonté de la direction américaine pour la reprise des négociations directes avec l’ennemi occupant comme « une politique du fiasco et n’aura pas d’aucun succès ».
Lors de son discours à l’issue de la prière d’Al Ichaa ( Tarawih), dans la moquée des Khalifes, à Jabalia, au nord de la bande de Gaza, dimanche le 22/8, Haniyeh a ajouté : « Ne regrettez pas de ce qui a trahi la nation et s’est rendu à l’ennemi. Cela est une politique d’échec total, elle ne réalisera aucun succès  et ne reprendra plus les droits et les lieux saints ».
« Le peuple palestinien doit maintenir son bon chemin et croire à  puissant protecteur « Allah » qui soutient et protège les palestiniens luttant et résistant », a ainsi souligné Haniyeh.
En attirant l’attention à la patience et la résistance noble des héros palestiniens, citant la martyre de Nazar Rayane et sa famille (ses enfants, sa femme et ses parents) , en louant son rôle religieux, notamment à Ramadan, sa lutte et ses efforts exceptionnels pour la récupération des droits nationaux palestiniens, Haniyeh s’est félicité de la lutte du camp de Jabalia face aux crimes et la barbarie des forces occupantes durant leur guerre farouche contre Gaza, tout en insistant que le peuple palestinien va certainement bientôt triompher sur l’ennemi occupant.
« En dépit de l’embargo de l’ennemi occupant, ses agressions criminelles et les complots, le peuple palestinien continue à enregistrer une démarche lumineuse aux regards des peuples arabes et musulmans, ainsi ceux des hommes libres au monde entier », a confirmé le premier ministre en insistant sur la stratégie de la résistance et de lutte face aux agendas et projets sionistes.

Le comité exécutif de l'OLP n'a pas voté pour la reprise des négociations directes

[ 23/08/2010 - 15:29 ]
Ramallah – CPI
"La décision du comité exécutif de l'OLP concernant la reprise des négociations directes avec l'entité sioniste a été prise individuellement par Mahmoud Abbas et son équipe. La réunion du comité qui a été tenue pour accepter la reprise des négociations n'a pas atteint le quorum juridique, avec la présence de 9 membre seulement sur 18", a révélé une source palestinienne bien informée.
La source a déclaré qu'un grand nombre de membres du comité exécutif de l'OLP n'étaient pas présents à la réunion pour accepter la reprise des négociations directes avec l'occupation, soulignant qu'ils n'ont pas voté sur l'acceptation ou le rejet des négociations directes, selon le journal "Al-Qods Al-Arabi"
"De célèbres membres du comité exécutif comme l'ancien président de l'équipe des négociations Ahmed Qureï, Hanan Ashrawi, Ghassan Chak'a, Asa'ad Abdoul-Rahman et le représentant du front arabe de la libération Mahmoud Ismaïl ne se sont pas présentés à la réunion, alors que Zakaria Al-Agha et Riyad Al-Khoudari, membre du comité dans la bande de Gaza, avec Farouk Al-Qadoumi et Mohamed Al-Nachachibi, étaient aussi absents de la réunion", a-t-elle souligné.
De son côté, Hanna Omeira, membre du comité qui a participé à la réunion, a affirmé que 9 membres seulement étaient présents à la réunion, soulignant que le quorum juridique doit être de 12 membres minimum.

Jérusalem-Est : le témoignage de Roseline

Publié le 23-08-2010

Où l’on constate que, même très minoritaires, les opposants israéliens restent partie prenante de la mobilisation contre l’expulsion des habitants palestiniens de la ville et que certains sont prêts désobéir aux ordres et à aller en prison pour défendre la justice.

(...) Jeudi après-midi avec l’aide de deux jeunes Palestiniens, avec Isabelle, une photographe normande qui a passé cette semaine avec moi pour un de ses projets sur les habitations, nous sommes allés rencontrer des habitants du quartier Arabe de Sheikh Jarrah dans la partie Est (arabe) de Jérusalem où des familles sont actuellement expulsées et où des familles Juives prennent leur place. Certaines familles expulsées ont campé dans la rue pendant plusieurs mois jusqu’à ce que la police les fasse partir.
L’an dernier, en octobre, nous avions rencontré la famille Hanoun, cette fois c’est la famille Al Kurd qui nous a reçus. Nous entendons la détresse de ces gens qui vivent pour la deuxième fois l’exil et la dépossession. En 1948, ils ont été chassés de leurs maisons sans pouvoir rien emporter, ensuite, comme réfugiés, au moment où la Jordanie occupait Jérusalem-Est ils ont été relogés officiellement à Sheikh Jarrah avec l’assurance qu’ils étaient chez eux et la promesse d’obtenir des titres de propriété…
Malheureusement, la guerre des Six Jours a fait partir les Jordaniens avant que les titres n’aient été signés. Depuis les années 70 il y a une longue bataille juridique, certains avaient obtenu des contrats de location officiels et sont dans une relative sécurité, les autres sont expulsés petit à petit et des familles juives reprennent les maisons. Tout cela fait partie d’une politique globale actuelle pour grignoter les quartiers arabes de Jérusalem et remplacer les habitants arabes par des habitants juifs. C’est aussi le cas dans le quartier de Silwan et bien d’autres encore. Les ordres d’expulsion et de démolition sont fréquents, souvent les habitants sont avisés de l’exécution de ces ordres dans l’heure qui précède et ils voient l’armée les faire sortir sans rien et leur maison est démolie sous leurs yeux ou vidée de son contenu sur la voie publique.
Depuis un an il y a des manifestations hebdomadaires pour protester contre cette politique qui chasse les familles Palestiniennes de Jérusalem.
Nous sommes allées à celle de Sheikh Jarrah où se retrouvent de nombreux manifestants qui parfois viennent en car depuis Tel Aviv : parmi ces manifestants on trouve de nombreux jeunes Israéliens. Ce qui est nouveau c’est qu’on trouve parmi eux des Juifs pratiquants qui pensent qu’il y a là une grande injustice et que leur Foi ne leur permet pas de se taire et que leur devoir en tant que Juifs est d’être présents lorsqu’il y a une injustice.
Parmi les panneaux, écrits en Arabe et en Hébreu on peut lire : « La colonisation de Jérusalem = un obstacle à toute solution de Paix » et puis aussi « Arabes et Juifs, nous ne sommes pas des ennemis ». C’est une atmosphère joyeuse et amicale, un grand jeune homme avec Kippa danse avec des petits enfants Palestiniens, des jeunes femmes Israéliennes lancent des chants que tous reprennent en chœur, des discussions animées se nouent entre les uns et les autres. Un lieu privilégié pour rencontrer l’humanité de l’autre. Les soldats se tiennent à l’écart : il n’y a pas eu hier de réaction violente de l’armée comme il y a chaque semaine à Bil’in.
Je rencontre Nitza une femme Israélienne que j’avais rencontrée l’an dernier au village Bédouin. Avec onze autres femmes Israéliennes, elles ont lancé dans le quotidien Haaretz un manifeste : « Nous n’obéirons pas ! » et malgré les interdictions, elles sont allées chercher des femmes palestiniennes dans les Territoires et ont passé avec elles une journée à la mer. Dans la foulée, une pétition a été lancée et 300 autres femmes Israéliennes ont annoncé qu’elles décidaient la désobéissance civile. Les unes et les autres risquent 2 années de prison."
Salam Shalom
Roseline (lettre circulaire envoyée le 22 août 2010)
CAPJPO-EuroPalestine

Israel-Palestine : des négociations qui commencent bien mal !

Publié le 23-08-2010

A la veille de l’ouverture des négociations annoncées entre Israël et l’Aurorité Palestinienne, le gouvernement israélien poursuit ses provocations en organisant à Jérusalem (et non à Tel Aviv) un congrès visant à redorer son blason bien terni.Ci-dessous l’article publié par le Quotidien d’Oran.

"Mis au banc des accusés par la communauté internationale, particulièrement par les opinions publiques occidentales, Israël fait appel à sa diaspora sioniste : il réunit le Congrès juif mondial à Jérusalem pour une opération de marketing politique.
Le Congrès juif mondial (C J M) se réunira les 31 août et 1er septembre à Jérusalem pour mettre en place une stratégie de réhabilitation de l’image de l’Etat d’Israël aux yeux de l’opinion publique mondiale. Plus précisément, ce seront les 150 délégués du Conseil d’administration du C M J, venus des cinq continents, qui vont plancher sur un programme d’actions concertées ciblant les sociétés civiles, en particulier celles du monde occidental qui s’élèvent de plus en plus contre la politique coloniale d’Israël en Palestine et sa violation du droit international.
Il était attendu que le mouvement sioniste international réagisse aux multiples « mises en accusation » par la communauté internationale du gouvernement israélien, depuis ses crimes contre le peuple palestinien dans l’opération « plomb durci » de l’hiver 2008-09 ; ses agressions meurtrières contre la flottille humanitaire pour Ghaza et les assassinats de ses services secrets, hors territoire israélien, de responsables palestiniens.
Pour habiller la rencontre de Jérusalem des vertus de la générosité et de l’humanisme, le C M J a décidé d’attribuer, pour la circonstance, un prix spécial (et une récompense) à la mission humanitaire israélienne qui s’était engagée dans des opérations de secours en Haïti, au lendemain du terrible séisme qui l’a frappée en janvier 2010. Elie Wiesel, prix Nobel de la paix en 1986, recevra lui aussi la grande distinction et un prix pour sa défense de la mémoire juive et son soutien inconditionnel à l’Etat hébreu. Rien à dire sur ces récompenses si ce n’est qu’elles seront remises par les dirigeants politiques d’Israël, invités à titre officiel au Congrès des juifs du monde.
Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, sera au côté de l’ex-ministre des Affaires étrangères Mme Tizipi Livni qui a mené les massacres contre Ghaza en 2008-09. Ehud Barak, ministre de la Défense sera au rang des invités de marque ainsi qu’une « brochette » d’autres militaires et religieux, soit tout ce que compte Israël comme partisans de « l’épuration » de la Palestine de ses habitants arabes ou non.
Il faut signaler la participation au Congrès de l’ex-Premier ministre espagnol José Manuel Aznar, attendu pour un « discours-plaidoirie » pour la défense de la politique israélienne dans la région. Les organisateurs de la rencontre ne cachent pas la raison de leur montée aux avant-postes pour la défense d’Israël. Ronald Lauder, président du C J M, a déclaré : « Partout, nous assistons à des efforts concertés pour s’attaquer à la légitimité d’Israël : Boycott, campagnes de désinvestissement et sanctions sont les plus répandus. Artistes, universitaires, auteurs écrivains, sportifs, etc. sont interdits de participation à des événements. Nous devons développer des initiatives proactives pour défendre l’image d’Israël dans un environnement mondial de plus en plus hostile à nos positions. » A cette crainte de l’isolement de l’Etat hébreu, les observateurs remarqueront que le lobby sioniste a décidé de tenir son Congrès mondial au cœur de Jérusalem (et non à Tel-Aviv, capitale d’Israël) comme pour réaffirmer sa volonté de ne pas négocier son partage avec les Palestiniens.
La rencontre a été programmée au moment même où le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’apprête à reprendre les négociations de paix avec quelques conditions, notamment celle de l’arrêt des colonies à Jérusalem-Est. La tenue du Congrès mondial juif à Jérusalem est une indication, on ne peut plus explicite, de l’intransigeance du gouvernement de Netanyahou sur les droits des Palestiniens sur Jérusalem-Est. Autant dire que la reprise des négociations israélo-palestiniennes est vouée d’avance à un énième échec. Comment expliquer alors les appels pressants du Premier ministre israélien à la reprise des négociations ces dernières semaines ? En fait, pris en flagrant délit de violation du droit international, mis à nu dans ses opérations de mercenariat hors de ses territoires, acculé par une partie de la diaspora juive, notamment le récent mouvement « J. Call », qui le pousse à la paix en revenant aux frontières de 1967 et en quittant Jérusalem Est, dénoncé par les opinions publiques occidentales, le gouvernement sioniste de Netanyahou tente de faire diversion en convoquant dans la ville, trois fois sainte et capitale historique des trois religions du livre, l’autre partie de la diaspora juive pro-coloniale de toute la Palestine qu’est le C M J.
Signe de la volonté d’Israël d’engager ce qu’il faut comme moyens financiers pour une opération marketing de son image, la présence au Congrès du gouverneur de la banque d’Israël, Stanley Fischer. A ce stade de la politique, reconnaissons aux dirigeants de l’Etat hébreu la logique dans leur démarche et la fidélité à leur conviction : la mobilisation du lobby sioniste avec les moyens qu’il faut pour justifier par la propagande sa politique coloniale et l’irréversibilité de leur dessein de conquête de toute la Palestine. Aux Arabes, notamment les voisins d’Israël, d’être aussi convaincus de la cause palestinienne et d’agir aussi intelligemment. "
par M’hammedi Bouzina Med (Bureau de Bruxelles)
CAPJPO-EuroPalestine

lundi 23 août 2010

La politique de défense de l’Iran consiste à tenter de mettre en place une paix universelle

22/08/2010 

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que la politique de défense de l'Iran allait dans le même sens que la mise en œuvre d’efforts pour établir une paix durable et la sécurité dans le monde.  

Le président iranien s’exprimait dimanche lors des cérémonies commémorant la journée nationale de l'industrie de la Défense, il a également souligné que l'Iran était la seule source d'espoir pour les nations, parce que la Révolution islamique a été la seule puissance capable de susciter des grandes vagues de personnalités contre les ennemis de l' l'humanité.

Le président iranien tout en affirmant qu’aujourd’hui l’Iran est au « seuil de la floraison dans tous les domaines et en particulier celui de l’industrie de la Défense, a déclaré que cette industrie ne se limite pas seulement au domaine de la Défense mais que ses progrès se répercutent aussi dans d’autres industries.

Il a précisé que la défense de l'Iran ne signifie pas seulement la protection d'un territoire géographique, d’une tribu ou d’une nation, mais il faut entendre aujourd'hui défendre les acquis et les idéaux de tous les prophètes divins à travers l'histoire.

Il a déclaré que la défense de l'Iran d'aujourd'hui consiste aujourd’hui à défendre la volonté d’imposer la justice, le monothéisme, la pureté et l'amour à travers le monde.

Qualifiant de "gourmandes" les puissances hégémoniques maintenant dans leur désir de dominer le monde, il a dénoncé les guerres déployées par ce groupe de pays pour assurer leurs profits économiques, les meurtres de millions de personnes et toutes sortes de trahisons afin prendre le contrôle des ressources appartenant à d'autres nations.

Le président a également noté que ces pays passent toute leur vie à s’en mettre plein les poches et se référant aux situations actuelles en Irak, en Afghanistan, dans la prison de Guantanamo et en Palestine, et même en Europe, a-t-il poursuivi, ils agissent de manière à bafouer la dignité des personnes, des familles et de l'humanité dans son ensemble.

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Les Jordaniens exigent l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël

22/08/2010

Farsnews - Les Jordaniens se sont réunis devant l'ambassade d'Israël à Aman pour exiger l'expulsion de l'ambassadeur de ce régime. En guise de protestation contre les relations qu'entretiennent la Jordanie avec le régime sioniste, les Jordaniens s'étaient rassemblés samedi devant et aux alentours de l'ambassade d'Israël à Aman. Furieux, les protestataires ont demandé l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël en poste à Aman et l'annulation du traité de paix avec les occupants. La Jordanie a signé en 1994, un Traité de paix israélo-jordanien (surnommé également Accords de Wadi Araba), devenu après l'Egypte, le deuxième pays arabe à compromettre avec l'ennemi numéro un du monde de l'islam. Les manifestants ont précisé qu'ils poursuivraient leur sit-in jusqu'à ce que les responsables jordaniens répondent à leurs demandes.

Des descendants déposent plainte auprès des Nations Unies suite aux dernières démolitions dans le cimetière de Mamilla à Jérusalem


Jérusalem - 22-08-2010
Par CDC
Le Centre pour les Droits Constitutionnels a pour but de promouvoir et protéger les droits garantis par la Constitution américaine et la Déclaration universelle des droits de l'homme. Fondée en 1966 par des avocats qui représentaient des mouvements des droits civiques dans le Sud, le CDC est un organisme juridique à but non lucratif et une organisation pédagogique engagée dans l’utilisation créative de la loi comme une force positive pour le changement social. 
Le 18 Août, les parties défendant un cimetière musulman datant du 12ème siècle à Jérusalem contre l'exhumation et la profanation ont fourni de nouvelles informations sur les dernières démolitions de la municipalité israélienne de Jérusalem à l'Organisation des Nations Unies et à d'autres responsables internationaux auprès de qui ils avaient préalablement déposés une plainte sur la question en Février 2010.
La lettre a été envoyée par l'universitaire américain Rashid I. Khalidi pour le compte de la Campagne pour Préserver le Cimetière de Mamilla à Jérusalem et Maria LaHood du Centre pour les Droits Constitutionnels auprès des Rapporteurs Spéciaux de l’ONU sur les Droits de l'Homme, le Haut Commissaire pour les Droits de l'homme de l’ONU, le directeur général de l'UNESCO, et le Gouvernement suisse.
La plainte détaille la destruction d'au moins 150 tombes et pierres tombales récemment rénovées dans le cimetière musulman Ma'man Allah (Mamilla) par le personnel de la municipalité à partir du 4 août, et des rapports sur d’autres démolitions effectuées de nuit, sans avertissements. Les rénovations avaient été effectuées ces derniers mois sous la supervision du gardien du cimetière nommé par la Charia israélienne, M. Mustafa Abu Zahra et avec l'accord de la municipalité. «Il est très préoccupant que les autorités israéliennes continuent de traiter les sites religieux et le patrimoine culturel islamiques dans la ville sainte de Jérusalem d'une manière qui équivaut à de la profanation", dit la lettre.
Le cimetière de Mamilla est un ancien cimetière musulman et un lieu saint qui daterait d’avant le 7ème siècle, quand les compagnons du prophète Mahomet auraient été enterrés là, ainsi que des Saints Soufis et des milliers d'autres responsables, universitaires, notables et familles de Jérusalem.
La dernière vague de démolitions fait suite à l'exhumation de plus de 1.500 tombes en 2009 pour faire place au controversé "Musée de la Tolérance», financé par le Centre Simon Wiesenthal, et que les descendants ont tenté de stopper en portant plainte auprès de l'Organisation des Nations Unies et d'autres institutions.
Les descendants ont également indiqué que les autorités israéliennes poursuivaient leurs plans de construire un complexe judiciaire sur le site, qui précise la lettre sera "provoquera certainement et inévitablement la profanation de milliers d'autres tombes et de restes humains dans le processus des travaux de construction de l'infrastructure dans l’ancien cimetière. "
Les familles se sont été engagées dans une longue bataille juridique et de relations publiques pour défendre le cimetière. Le 10 Février 2010, le Centre pour les Droits Constitutionnels à New York a déposé une plainte demandant une action urgente auprès des Nations unies afin de protéger le cimetière de la profanation et a déposé le 10 Juin un Addendum qui donnait des informations actualisées sur le sujet.
À la lumière des derniers développements, la lettre d'hier exhorte les responsables concernés à poursuivre leurs enquêtes sur cette affaire à travers une inspection sur place, à demander au gouvernement israélien de cesser ses actions illégales dans le cimetière conformément à la résolution A/HRC/ 3/L.29 du 19 Mars 2010 de l’UNHRC, et à examiner l'impact des profanations prolongées d'un important site historique et religieux à Jérusalem sur les plantifs et d'autres personnes et groupes intéressés."
La pétition, l’Addendum et autres documents peuvent être consultés à l’adresse suivante :
www.mamillacampaign.org
NOTE :
Les Plaintifs et la Campagne pour la Préservation du Cimetière de Mamilla à Jérusalem, qui sont à l’origine de l’action, est une initiative bénévole, totalement civile, sans coloration politique.
Les 60 pétitionnaires sont des descendants de 15 des plus éminentes et grandes familles de Jérusalem et n'ont aucune relation avec d’autres plaignants individuels ou institutionnels devant les tribunaux israéliens. En outre, la pétition est soutenue par 16 organisations non gouvernementales des droits de l'homme basées en Israël et dans les Territoires Palestiniens Occupés, y compris à Jérusalem.