| [ 13/07/2010 - 12:25 ] |
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| Al-Qods occupée – CPI Les bulldozers qui appartiennent à la municipalité de l'occupation israélienne dans la ville occupée d'al-Qods accompagnés par de grandes forces de la police sioniste et les milices des gardes-frontières ont envahi le quartier d'Abou Riala, à al-Essawia, au centre de la ville occupée d'al-Qods, où les forces occupantes ont installé un siège aux alentours de la région ciblée. Les bulldozers sionistes ont démolit la maison du citoyen palestinien, Mahmoud Mohamed Nasser, sous prétexte de la construction sans autorisation. Des sources locales ont dit, le mardi 13/7, que les bulldozers sionistes ont démoli également une autre maison qui appartient à la famille de Sabah Abou Roumeilah, dans la même région. De violents affrontements ont éclaté entre les forces occupantes et les citoyens palestiniens, où plusieurs femmes palestiniennes ont été blessées. |
mercredi 14 juillet 2010
L'occupation démolit deux maisons palestiniennes à al-Qods
Barhoum : l'élargissement de la colonisation à al-Qods est couverte par les négociations
| [ 13/07/2010 - 12:32 ] |
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| Gaza – CPI Le porte-parole du mouvement du Hamas, Fawzi Barhoum, a considéré que l'accord de l'occupation de construire 32 nouvelles unités coloniales dans la ville occupée d'al-Qods vient dans le cadre des violations sionistes continuelles aux droits du peuple palestinien. Dans une déclaration de presse spéciale au centre palestinien d'information, Barhoum, a affirmé que l'ennemi sioniste utilise les négociations avec l'autorité du mouvement Fatah, à Ramallah, comme une couverture pour poursuivre la colonisation et élargir les colonies, en attirant l'attention que cette décision vient après le soutien du président américain, Barack Obama, au gouvernement d'extrême droite sioniste dirigé par Benjamin Netanyahu qui poursuit la colonisation et la judaïsation. Le porte-parole du Hamas a souligné que la judaïsation continue sous l'ombre de l'absence de toute justice internationale et la volonté de l'autorité du Fatah, à Ramallah, ainsi que le soutien des Etats Unis qui encouragent l'occupation de multiplier ces violations. Finalement, il a montré que cette décision montre que le choix des négociations est très dangereux pour le peuple palestinien et confirme la vérité de la décision du Hamas de boycotter et isoler l'ennemi sioniste. |
Haniyeh: La stratégie de résistance à Gaza a triomphé sur l'occupation
| [ 13/07/2010 - 13:29 ] |
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| Gaza - CPI Le chef du gouvernement palestinien, Ismaïl Haniyeh a affirmé que la Bande de Gaza est sur le seuil d'une nouvelle étape pour briser le blocus, en soulignant que la stratégie de résistance et de lutte à Gaza a vaincu la stratégie des agressions et la guerre de l'occupation. Haniyeh a déclaré lors d'un discours durant la 11ème cérémonie de la sortie des étudiants qui ont eu leurs diplômes et licences à la faculté des sciences appliquées, le lundi soir 12/7, dans la cour universitaire, à Gaza, qu'on s’attachera à cette stratégie de résistance, et en confirmant que les négociations et le pari sur la satisfaction de l'administration américaine a prouvé son fiasco. Haniyeh a souligné que l'arrivée d'une délégation des députés égyptiens et syriens pour participer à la joie de Gaza qui reconstruit et réhabilite la "Place des Martyrs", à Khan Younes, représente une grande importance à cet regard, car la nation considère la Palestine comme sa question centrale, en ajoutant que les tentatives de l’occupation pour arracher et écarter cette question de ses dimmenssions islamiques ont totalement échoué. «Gaza s’est exposée pendant la dernière guerre à trois attaques, militaire, politique et économique, dans le but de l'affaiblir et frapper sa volonté, soutirer des renonciations et obliger le peuple palestinien à abandonner la stratégie de lutte et de résistance", a contesté Haniyeh contre la politique de deux poids deux mesures de certains pays qui soutiennent aveuglément les crimes et violations de l’occupation sioniste. Haniyeh a souligné que la fermeté de la résistance dans la bande de Gaza a protégé le peuple palestinien et a plongé l’occupation dans une crise éthique, juridique et politique, au moment où la levée de l’embargo sioniste est devenu une exigence universelle. |
Les forces occupantes encerclent la maison du député Ahmed Attoune à al-Qods
| [ 13/07/2010 - 17:54 ] |
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| Al-Qods occupée – CPI De grandes forces des services de renseignements et des forces spéciales sionistes ont encerclé, le mardi après-midi 13/7, la maison du député, Ahmed Attoune, dans la ville occupée d'al-Qods, en renforçant leur existence dans le quartier de Sour Baher, où se trouve la maison. Les forces occupantes ont appelé les membres de la famille d'Attoune de presser sur lui afin de se rendre après la parution de la décision d'expulsion vers la Cisjordanie occupée. Notons que le député Attoune se retranche dans la cour du siège de CICR au quartier du Cheikh Jarrah avec d’autres députés menacés d'expulsion depuis plus de 14 jours. |
Un tribunal sioniste condamne le Cheikh Raed Salah à 5 mois de prison
| [ 13/07/2010 - 18:53 ] |
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| Al-Qods occupée – CPI Le tribunal sioniste de Soulh dans la ville occupée d'al-Qods a condamné, le dimanche à midi 13/7, le Cheikh Raed Salah, président du mouvement islamique dans les territoires occupés en 1948, à 5 mois de prison. Le tribunal a tenu une séance pour voir le recours présenté par l'équipe des avocats du Cheikh Raed Salah contre la décision du tribunal qui l’a condamné à 9 mois de prison, à cause de la question de la porte des Maghrébins le 7 février 2007. En commentaire à ce jugement, le Cheikh Raed Salah a dit que c'est la politique sioniste qui entre dans le cadre de la judaïsation de la mosquée d'al-Aqsa et la construction du prétendu temple juif à sa place, et nous voyons que cette décision est injuste. Il a ajouté que ce jugement ne va pas l’empêcher de poursuivre sa défense à la mosquée sainte d'al-Aqsa. De son côté, le mouvement du Hamas a condamné fortement ce jugement sioniste, en affirmant que c’est une décision politisée par excellence parce qu'elle cherche à faire absenter le Cheikh Raed Salah d'al-Qods et d'al-Aqsa. Le Hamas a porté l'occupation israélienne responsable de la vie du Cheikh Salah. Il a considéré dans un communiqué publié par son bureau d'information que cette décision représente une tentative pour empêcher le Cheikh Raed Salah de défendre al-Qods et al-Aqsa ou de démasquer les projets de judaïsation sionistes. |
L'occupation intercepte le bateau libyen "Espoir" dans les eaux internationales
| [ 13/07/2010 - 19:08 ] |
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| Gaza – CPI Le député et président du comité populaire anti-blocus, Jamal al-Khoudari, et le député arabe à la Knesset sioniste, Ahmed Tayebi, ont affirmé que les forces pirates de la marine sioniste ont intercepté le bateau libyen "Espoir" dans les eaux internationales. Les deux députés qui contactent les organisateurs du bateau ont dit dans une déclaration de presse publiée, le mardi 13/7, que les vedettes militaires sionistes encerclent le bateau en demandant à son capitaine de se diriger vers un autre port que Gaza, mais les solidaires étrangers refusent cette demande et insistent de poursuivre leur voyage vers la Bande de Gaza. Un responsable égyptien a dit que son pays a reçu une demande pour permettre au bateau libyen d'entrer dans le port d'al-Ariche, sur les frontières avec la Bande de Gaza. De son côté, le député Jamal al-Khoudari a mis en garde l'occupation israélienne de perpétrer un crime similaire à celui des bateaux de la flottille Liberté. Il a appelé le monde entier à intervenir pour arrêter les crimes sionistes contre les bateaux des solidaires humanitaires anti-blocus. |
Les convois de liberté continuent leur chemin vers Gaza
| [ 14/07/2010 - 01:34 ] |
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| Gaza – CPI Le cargo « L’espoir » s’achemine vers les côtes de la bande de Gaza. Que se passera-t-il cette fois ? Quelle sera la réaction de l’Entité sioniste, elle qui a pratiqué son crime contre la flottille internationale « La liberté », tuant neuf citoyens turcs et en blessant plusieurs autres ? Notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a rencontré quelques spécialistes pour connaître leurs avis, pour connaître les intérêts de ces convois maritimes. Les scénarios possibles Dr. Hani Al-Bassous, analyste politique, a dit à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’il s’attend à ce que les autorités de l’occupation israélienne interpellent le cargo. Il croit possible des affrontements directs entre les soldats israéliens est les membres du convoi qui ont décidé d’atteindre Gaza coûte que coûte. L’expert militaire dans les affaires sionistes le général Youssef Al-Charqaoui a dit, pour sa part, que les occupants israéliens feront tout pour le dévier vers le port égyptien d’Al-Arich. Ils veulent à tout prix effacer leur crime du bateau Marmara. L’utilité des convois Les occupants israéliens essaieront de s’en débarrasser différemment de ce qu’ils ont fait avec la flottille internationale « La liberté », admet aussi l’analyste politique Naïm Baroud. Et pour l’utilité de ces convois, Baroud dit que les convois se poursuivront jusqu’à la rupture totale du blocus. Le monde a compris que ce blocus est injuste. Les convois envoyés à Gaza mettront l’Entité sioniste et les pays qui l’aident dans une situation insoutenable face à l’opinion publique internationale. Les convois ont déjà montré que le monde pratique une politique de deux poids deux mesures. Il n’a comme intérêt dans la tête que d’assurer la sécurité et le confort de l’Etat d’occupation, même s’il pratique le nettoyage ethnique contre les Palestiniens, dit Al-Charqaoui. Appels Il faut profiter de ces convois pour attirer l’attention du monde entier vers la bande de Gaza, vers le blocus imposé sur elle depuis quatre ans, vers l’occupant israélien qui se met au-dessus de la loi internationale en empêchant les bateaux d’apporter une quelconque aide aux assiégés de Gaza, dit Al-Bassous. Si les convois n’arrivent pas à Gaza, il faut au moins les exploiter médiatiquement, conseille Al-Charqaoui. Nous devons mettre les solidaires venant à bord de ces cargos au courant de ce qui se passe vraiment sur le terrain, dit Baroud. Ils seront nos ambassadeurs qui reflètent l’image réelle des occupants israéliens et de leurs crimes pratiqués contre le peuple palestinien. Un nouveau départ Après le convoi turc, les peuples et les pays arabes commencent à se rendre compte de l’injustice dont est sujet le peuple palestinien. Des institutions juridiques, populaires et politiques commencent à réagir afin de briser le blocus imposé sur la bande de Gaza depuis quatre ans. Le cargo libyen est alors un tournent. Suite à la formidable position ferme de la Turquie, dit Al-Charqaoui, les Arabes se réveillent enfin. Un peu en retard certes, mais mieux vaut tard que jamais. |
Les pirates israéliens préparent une nouvelle attaque
Publié le 13-07-2010
La marine de guerre israélienne a menacé une première fois, mardi après-midi, le cargo Almathea affrété par le gouvernement libyen, en route pour délivrer 2.000 tonnes d’aide humanitaire aux habitants de la bande de Gaza.
Les menaces ont été proférées alors que le bateau, parti de l’île grecque de Crète, se trouvait à 130 milles nautiques (240 kilomètres environ) de Gaza.
Sur place à Gaza, une manifestation a eu lieu lundi, pour demander au navire, et, au-delà de ce dernier au dirigeant libyen Khaddafi, de refuser la « solution » pourrie, exigée par Israël, qui verrait le bateau accepter de se détourner et d’aller décharger sa cargaison dans le port égyptien d’Al Arish. Ladite « solution » a reçu la bénédiction des dirigeants égyptiens complices du blocus criminel imposé au peuple palestinien.
« Nous ne demandons pas la charité, mais la liberté, et seule l’arrivée des bateaux à Gaza contribue à rompre le blocus, tout le reste n’est qu’hypocrisie, et encouragement à l’occupation », a déclaré un représentant des manifestants gazaouis.
Face à ce nouveau crime prémédité, les chancelleries des grandes puissances, américaine et française notamment, étaient mardi une nouvelle fois aux abonnés absents.
Tout comme elles restent silencieuses et passives face aux autres crimes de guerre du gouvernement israélien, comme la reprise, ce même mardi, des destructions de maisons palestiniennes à Jérusalem-Est, dans le secteur de Beit Hanina, et au lancement d’un nouveau programme de construction de maisons réservées aux Juifs en territoire occupé.
Silence, également, des parlementaires de nos belles démocraties, alors que leurs collègues palestiniens habitants de Jérusalem sont menacés d’expulsion, et que la députée israélienne Hanin Zoabi est menacée d’une levée de son immunité parlementaire, pour avoir été à bord du navire-martyre Mavi Marmara le 31 mai dernier.
Plus que jamais, la solidarité avec le peuple palestinien repose aujourd’hui sur la seule mobilisation des simples citoyens épris de justice, qui développent, un peu partout dans le monde, le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)
CAPJPO-Europalestine
Les autres choix des Arabes
Il ne reste plus que deux mois avant la fin du délai fixé par les ministres arabes des Affaires étrangères pour les négociations indirectes entre les Palestiniens et les Israéliens. Et pourtant, il semble qu’aucune évolution intéressante n’a été réalisée, permettant de passer aux négociations directes.
Cependant, le premier ministre israélien, qui a dernièrement rencontré le président Obama à Washington, insiste à tenir des négociations directes le plus rapidement possible parce que, de son point de vue, elles constituent l’unique moyen de mettre fin au conflit. Il est surprenant que Netanyahu ait inventé une position nouvelle et étrange dans laquelle il défie les Etats-Unis et les Palestiniens. Au lieu de donner son opinion sur la vision globale présentée par les Palestiniens à l’administration américaine autour des dossiers de Jérusalem, des réfugiés, des frontières, de la sécurité, des colonies et des prisonniers, Netanyahu est apparu avec une proposition qui consiste à geler partiellement la construction des colonies illégales en contrepartie des négociations directes. Il est évident que ce marchandage est injuste, reflétant la réalité des tergiversations israéliennes et ses façons continues de se dérober aux engagements de la paix.
Dans ce contexte, que pouvons-nous attendre de la part du médiateur américain à qui importe la question des négociations et qui doit annoncer clairement la partie responsable de l’entrave du processus de paix ? Il y a une autre question encore plus importante : que vont faire les Arabes si le médiateur américain manque à ses promesses après la dérobade prévue de la partie israélienne ? Il est clair que la position américaine reste faible et manque de clarté. En effet, les rapports en provenance de Washington avant la rencontre entre Netanyahu et Obama prévoyaient un accueil officiel avec des protocoles qui incluent des pourparlers à la Maison Blanche, une conférence de presse officielle. Et ce, contrairement à ce qui s’est passé lors de la visite précédante. Il est clair que cette visite vise à prouver la profondeur des relations et qu’il n’y a pas de différends entre les deux parties. Peut-on alors prévoir un éveil de conscience de la part d’Obama ou une position nouvelle caractérisée par la justice et l’intégralité ? Il semble qu’il ne faut pas trop espérer.
Quant à la réaction arabe, les ministres arabes des Affaires étrangères l’ont déterminée dans leur réunion extraordinaire, quand ils ont décidé de recourir à ce qu’ils ont appelé « autres choix » en cas d’échec des négociations indirectes avec l’avènement du mois de septembre prochain. Parmi ces choix, il y a le recours au Conseil de sécurité et la décision d’annoncer l’instauration de l’Etat palestinien.
Dans tous les cas, les indices actuels ne promettent rien de positif au profit de la cause palestinienne par l’intermédiaire des négociations, à condition que les Etats-Unis et l’Europe fassent pression sur le gouvernement intransigeant de Netanyahu.
L’important est que la diplomatie arabe commence dès maintenant à étudier avec force, sérieux et réalisme les mécanismes permettant l’application des autres choix, afin d’éviter de tourner encore pendant de longues années dans un cercle vicieux alors qu’ils ont précédemment perdu beaucoup de temps et présenté trop de concessions sans parvenir à un résultat satisfaisant.
Massoud Al-Hénawy
Un conflit d’existence ou de frontières
Après l’assassinat d’Ytzhak Rabin et au lendemain des premières élections effectuées après l’assassinat et remportées par Shimon Pérès, un journal israélien avait publié à la une qu’Idgal Omeir, l’assassin, avait voté 2 fois. Cela signifie que l’assassinat de Rabin constitue son premier vote et que le second est celui qu’il a fait à l’intérieur de la prison contre Pérès, alors que la loi israélienne donne le droit de vote aux prisonniers.
Et quand d’autres élections avaient été effectuées plus tard et avaient été remportées par Barak, le leader du parti travailliste qui est le parti de Rabin, Barak s’était éloigné de la voie que son prédécesseur avait suivie pour faire quelques pas en arrière et s’approcher de la ligne du Likoud. C’est ce que Pérès lui-même a fait ultérieurement et le parti travailliste a changé sa tendance qui lui était connue depuis sa fondation et selon laquelle il tenait plus à la paix qu’à la terre et qu’il acceptait l’Etat palestinien indépendant.
Cette position constituait un changement dans la politique de Pérès, alors qu’il avait signé les accords d’Oslo en 1993 et dans lesquels il a reconnu les droits légitimes des Palestiniens. Et ce abstraction faite des doutes dans les intentions non-annoncées de la part du parti travailliste.
Or, le changement du point de vue de la droite israélienne contre ce qui a été considéré comme un désengagement de la part de Rabin au projet sioniste a eu lieu avec la victoire de Netanyahu aux élections de 1996, et qui a été décrite par l’écrivain américain juif Egal Slifer, professeur à l’Université de New York, comme constituant un retour au passé.
Là, le passé signifie le projet sioniste aspirant à l’expansion des territoires israéliens et non pas le retrait et qui nie les droits légitimes des Palestiniens dans ces territoires, y compris le droit d’autodétermination et de la création de l’Etat palestinien.
Pendant la conférence annuelle du lobby juif Aipac à Washington, alors que Netanyahu venait d’être élu en 1996, il levait sa voix en criant : « Il n’y a pas de nouveau Proche-Orient, le Proche-Orient est le Proche-Orient » ; le terme de nouveau Proche-Orient que Pérès avait utilisé comme titre de son livre publié en 1993.
Cette position assurait son refus de tous les nouveaux engagements décidés par le gouvernement Rabin/Pérès et qui se résume à l’acceptation de la paix en se basant sur le retrait et l’Etat.
En 1998, l’ex-ambassadeur israélien à Washington Simha Dinitz a annoncé que le processus de paix avait transféré le conflit entre Israël et les Palestiniens de conflit d’existence en conflit de frontières. Il reconnaît ainsi que l’essentiel du projet sioniste consiste à éradiquer l’existence palestinienne. Et il est évident que Netanyahu a remmené la politique israélienne au concept du conflit d’existence. Ce qui va totalement à l’encontre de la reconnaissance de la paix. Et cette tendance était claire dans les déclarations et les positions de Netanyahu depuis qu’il a accédé au pouvoir pour la deuxième fois en 2009.
C’est dans cette atmosphère que les tentatives du président américain Obama sont effectuées, alors que des négociations indirectes sont actuellement en cours. Il n’est pas nouveau d’entendre dire qu’Obama a préparé un plan qui détermine la position de son administration engagée vis-à-vis des problèmes essentiels, ou ce qu’on appelle les problèmes du statut final, qui sont : Jérusalem, les réfugiés, les frontières … De sa part, Netanyahu a pris le devant par des procédures concrètes et des communiqués arrogants dans lesquels il affirme que c’est lui seul qui détermine le destin de ces dossiers.
Il est actuellement connu qu’Obama veut parvenir à une solution finale pour la cause palestinienne avant la fin de son mandat actuel et que dans son plan, il est soutenu par James Johnes, son conseiller pour la sécurité nationale et tous ses prédécesseurs qui avaient occupé ce poste avec les autres présidents américains, et ce en plus d’un grand nombre d’experts et d’assistants qui avaient assumé la responsabilité des négociations israélo-palestiniennes.
Ceci signifie que l’action diplomatique américaine, que ce soit à travers les négociations indirectes actuelles ou selon le plan prévu d’Obama, rencontrera une forte objection de la part du gouvernement israélien.
Quel que soit le résultat, si Obama n’entreprend pas un pas décisif envers cette position israélienne, surtout après l’annonce du règlement selon la conception américaine, c’est une question de sécurité nationale pour les Etats-Unis qui pourrait nuire à la crédibilité américaine dans la région et dans le monde entier … Que va faire Obama ?
Atef Al-Ghamri
Vol
Alors que le président Barack Obama accueillait à la Maison Blanche le premier ministre Benyamin Netanyahu pour débloquer un processus de paix moribond, l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem a fait des révélations accablantes pour l’Etat hébreu, montrant ses vraies intentions quant à la solution des deux Etats, souhaitée par la communauté internationale.
Contrairement aux idées répandues, le rapport de B’Tselem souligne que les colonies juives contrôlent plus de 42 % de la superficie de la Cisjordanie. Bien que les zones construites de ces colonies ne couvrent que 1 % seulement de ce territoire, appelé à former le cœur du futur Etat palestinien, les colons se sont emparés de terres palestiniennes bien au-delà des périmètres immédiats des colonies. C’est ainsi que les limites administratives des colonies sont dix fois plus larges que les zones construites. En outre, 21 % des terres sur lesquelles les colonies ont été construites sont des terrains privés appartenant à des Palestiniens.
Les principales méthodes qu’Israël utilise pour « voler » les terres palestiniennes sont connues : la déclaration du terrain ou son enregistrement comme terre de l’Etat, sa réquisition pour des raisons militaires, et l’expropriation pour intérêt public. Le moyen le plus répandu et le plus facile est de déclarer une large portion de terre appartenant à l’Etat. C’est ainsi que 20 % de la Cisjordanie ont été déclarées terres d’Etat. Le gouvernement a également réquisitionné des terres privées palestiniennes sous prétexte des besoins de sécurité. Conformément au droit international, l’autorité militaire ne peut attribuer ces terres à une tierce partie et doit les rendre à la fin de l’occupation. Or, l’armée israélienne a réquisitionné quelque 31 km2 et les a cédés à 42 colonies depuis 1967. Le gouvernement a aussi « dérobé » des terres privées palestiniennes, en élargissant la compétence juridictionnelle de 92 colonies. Les nouvelles limites municipales des colonies empiétaient ainsi sur des terres appartenant à des Palestiniens. Ces terres sont désormais sous le contrôle effectif des colonies puisque les propriétaires palestiniens ne sont plus autorisés à y accéder.
Toutes ces mesures violent non seulement le droit international mais aussi les engagements pris par Israël dans la feuille de route de 2003, selon laquelle Israël a promis de geler les activités de colonisation. Depuis 2004, toutefois, en raison de la construction extensive dans les colonies et les incitations généreuses qu’Israël offre aux colons, la population des colonies (en excluant celle de Jérusalem-Est) a augmenté de 28 % à la fin 2009. En conséquence, la croissance annuelle de la population des colonies a été trois fois supérieure à la croissance naturelle à l’intérieur d’Israël : 5 contre 1,8 %. Le nombre des colons a également triplé depuis 1993, date des accords d’Oslo, passant de 110 000 à 301 200.
Dans ces conditions, qui pourrait encore croire en la foi d’Israël dans une solution basée sur l’établissement d’un Etat palestinien vivant côte à côte avec l’Etat juif ? Celui-ci ne fait-il pas tout pour, au contraire, grignoter les terres et ruiner toute chance de créer un Etat palestinien viable, compromettant par la même toute solution pacifique durable ?
Dr Hicham Mourad
La grande prison
Les jours se suivent et se ressemblent, dit-on. Pour la question palestinienne et l’aspect inhumain que réservent les Israéliens à la population en Cisjordanie et Gaza, les faits se ressemblent certes, mais gagnent en ampleur jour après jour. Il suffit de relever les plus récentes informations pour s’en rendre compte. L’allégement du blocus de Gaza n’est qu’une formalité, juste des paroles pour tenter d’apaiser la tempête née de l’affaire de la flottille. Pour la Cisjordanie et Jérusalem-Est, la poursuite de la colonisation est un fait en dépit du moratoire, toujours d’ailleurs pas réel, une fiction en quelque sorte, puisqu’il maintient le principe même de la colonisation qui est en lui-même illégal. Un des derniers exemples est celui d’un village, Al-Walajah, dans le sud de la Cisjordanie promis à l’encerclement total par le mur israélien. Un des propriétaires palestiniens cités, Omar Hajaj, montre le futur tracé de la barrière qui transformera sa maison en « cage de zoo ». Il ne s’agit pas d’image, mais une des réalités des comportements israéliens et de l’idéologie sioniste, surtout l’extrême droite pour laquelle il faudrait soit se débarrasser des Palestiniens soit les enfermer dans des sortes de bantoustans. Les travaux sur cette partie inachevée de la barrière israélienne ont repris en avril après plusieurs années d’interruption.
Hajaj raconte qu’il a reçu un appel des ministères de l’Intérieur et de la Défense pour leur fixer un rendez-vous chez lui. Le jour même, Hajaj, dont la terrasse offre une vue unique sur Jérusalem et le quartier de colonisation de Gilo, a été informé qu’il y aurait une barrière électronique de 15 mètres de long et 5 mètres de haut entre le mur et sa maison qui se situera du côté « israélien », coupée du village. « Ils lui ont dit qu’on autorisera les visites de famille et des amis, mais qu’il devrait répondre d’eux. Il y aura deux portes pour sortir, mais elles ne devront jamais être ouvertes en même temps ». Le témoignage recueilli par l’AFP fait penser plutôt à un film sur le totalitarisme qu’à un fait réel. Mais c’est la réalité pure et dure de la mentalité coloniale israélienne que rien ne semble pouvoir arrêter. La barrière sépare les vivants, mais aussi les morts. Ahmad Saleh Barghouth, agriculteur sexagénaire, attend le 25 juillet une décision de la justice israélienne sur son recours pour que la barrière contourne la partie de son verger où reposent ses parents et sa grand-mère. Al-Walajah se targue d’abriter le plus vieil olivier de Palestine, un arbre noueux de 5 000 à 7 000 ans. Mais la perspective de la construction du mur menace l’existence même de la localité. « Le mur est l’une des manifestations les plus laides de la colonisation », a affirmé le principal négociateur palestinien Saëb Erakat dans un communiqué publié à l’occasion de l’anniversaire de l’avis de la Cour Internationale de Justice (CIJ) du 9 juillet 2004, jugeant sa construction illégale et exigeant son démantèlement. Mais Israël lui défie toutes les formes de justice et il continuera de le faire face aux molles réactions de l’Occident.
La polémique vide de sens
Avec l’appui de Washington, Israël accentue la pression pour une reprise des négociations directes sans pour autant donner la moindre garantie ni faire la moindre concession.
Dix ans après les accords d’Oslo, le processus de paix s’est réduit à une seule question : effectuer des négociations directes ou indirectes. Au lieu de discuter des questions-clés dont le règlement est un préalable obligatoire à toute solution finale incluant la création d’un Etat palestinien, telles que les frontières, Jérusalem, les réfugiés ou encore le partage de l’eau, le différend se limite désormais à la simple question de la modalité des négociations.
Fidèle à sa politique de tergiversation, Israël a tout fait pour réduire la polémique à cette question. En se montrant prêt à reprendre les négociations directes et en rendant les Palestiniens responsables de la non reprise de ces discussions en raison de leur refus, Israël tente de gagner un point en faveur. Plus encore, Tel-Aviv renverse la situation en passant pour le bon élève et en pointant du doigt le « mauvais comportement » des Palestiniens. Ainsi, concernant la question des colonies, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a regretté que le moratoire sur les constructions de colonies en Cisjordanie occupée n’ait pas permis, jusqu’à maintenant, d’amener les Palestiniens à reprendre des discussions directes pour la paix. Si le dirigeant israélien n’a pas dit clairement qu’il n’y aurait pas d’entraves à l’érection de nouvelles constructions à l’issue du moratoire qui expire le 26 septembre, tout porte cependant à croire que la construction de colonies reprendra. « J’ai décidé, contrairement à tous les gouvernements précédents, de geler les constructions dans les nouvelles colonies pour une durée de dix mois, afin d’encourager les Palestiniens à entamer des discussions sur la paix », a dit le premier ministre israélien, faisant porter la responsabilité du blocage actuel aux Palestiniens.
Alors que les Palestiniens et les Etats-Unis estiment que les colonies israéliennes sont des obstacles à la paix, le moratoire est mal vécu par les membres de son parti, le Likoud et des partis de sa coalition gouvernementale qui défendent une politique dure envers l’Autorité palestinienne. Le ministre israélien de la Culture et des Sports, Limor Livnat, a ainsi indiqué qu’il n’y avait pas « le moindre doute » que la construction reprendra dans les colonies de Cisjordanie occupée à l’issue du moratoire.
Bloquées depuis l’offensive israélienne contre la bande de Gaza de l’hiver 2008-2009, les discussions ont repris le 9 mai sous la forme de discussions indirectes, dites de « proximité », par l’intermédiaire de l’émissaire américain George Mitchell. Autre tergiversation, M. Netanyahu a indiqué qu’il était prêt à faire des concessions aux Palestiniens. Pourtant, dans la réalité des faits, aucune concession n’est accordée côté israélien et, quand bien même ces négociations reprendraient, elles ne risquent pas d’aboutir à des résultats positifs concrets. Pour preuve, le premier ministre ne s’est pas prononcé franchement sur une prolongation du gel des colonies. Or, sans cela, il ne faut pas espérer une reprise des pourparlers.
Pour les Palestiniens, en effet, des progrès dans les discussions de proximité sont nécessaires avant d’engager les discussions directes souhaitées par Israël, mais aussi par les Etats-Unis, l’allié éternel de l’Etat hébreu. « Nous disons que s’il y a des progrès, nous entamerons des discussions directes. S’il n’y a aucun progrès, quel serait le bénéfice de négociations qui seront futiles et inutiles ? », a dit le président palestinien Mahmoud Abbass. Ce dernier a souligné que les Palestiniens souhaitaient des discussions indirectes pour progresser sur deux dossiers : les dispositions de sécurité et les frontières de l’Etat que les Palestiniens entendent fonder en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est.
La semaine dernière, lors de sa visite à Washington, M. Netanyahu a réussi à obtenir le soutien du président américain, Barack Obama, sur cette question. Ce dernier a exhorté les deux parties à reprendre des discussions directes d’ici septembre. Il a également assuré, vendredi, le chef de l’Autorité palestinienne de son engagement en faveur de l’établissement d’un Etat palestinien. Un engagement qui, même émanant du président du principal parrain du processus de paix et de la plus grande puissance mondiale, ne garantit absolument rien aux Palestiniens.
Abir Taleb
Vers un nouveau conflit ?
Le pays a commémoré cette semaine le 4e anniversaire de la guerre entre Israël et le Hezbollah dans un climat de scepticisme quant à l’éventualité d’une nouvelle offensive israélienne.
Le 12 juillet 2006, Israël lançait une offensive au Sud-Liban, sur les combattants du Hezbollah. Le conflit de 34 jours a alors coûté la vie à plus de 1 200 Libanais et à 160 Israéliens, sans compter les destructions et les dégâts matériels. Depuis, le Sud s’est tant bien que mal reconstruit. La paix, elle, est loin d’être perçue comme définitive. Aussi bien du côté du Hezbollah que de l’Etat hébreu, on se montre prêt à reprendre l’action, voire à une nouvelle confrontation.
Depuis plusieurs mois en effet, les tensions entre l’Etat hébreu et le Hezbollah se sont accentuées, notamment après qu’Israël eut accusé la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah.
Le 8 juillet, l’armée israélienne a encore accusé le Hezbollah d’avoir stocké 40 000 roquettes au cœur des villages du Sud-Liban depuis la guerre de 2006, produisant des films et des photos aériennes étayant, selon elle, ces affirmations. Ces documents jusqu’ici secrets, notamment des cartes détaillées, des films et des photos aériennes, ont été déclassifiés à l’occasion du 4e anniversaire de l’offensive israélienne lancée.
Selon les médias israéliens, l’armée a déclassifié ces documents dans un but dissuasif afin de signifier au mouvement libanais qu’Israël saurait exactement où l’attaquer en cas de nouvelle confrontation, mais ne croit pas qu’il s’apprête à engager un nouvel affrontement.
Lors du conflit en 2006, « le Hezbollah avait entreposé ses armes pour l’essentiel dans des zones inhabitées. Ce qui avait permis à l’armée israélienne de localiser et de détruire ses dépôts. Au cours des quatre années qui ont suivi, le Hezbollah a déplacé ses armes vers les villages », affirme l’armée israélienne. Toujours selon cette dernière, les unités du Hezbollah disposeraient de 20 000 combattants au total et seraient capables de tirer de 600 à 800 roquettes par jour contre Israël lors d’une nouvelle conflagration.
L’armée précise que quelque 75 % des roquettes livrées, selon elle, au Hezbollah par l’Iran et la Syrie au cours des quatre ans écoulés ont une portée de 20 à 50 km. Plusieurs milliers d’autres roquettes, de fabrication syrienne et d’un calibre variant entre 220 et 302 mm, ont une portée de 150 km.
Toujours de même source, le mouvement chiite s’est aussi équipé de missiles M-600, co-produits par l’Iran et la Corée du Nord, d’une portée de 300 km, ainsi que d’un certain nombre de missiles Scud capables d’atteindre n’importe quel point du territoire israélien.
La révélation de telles informations par Israël au moment de la commémoration du 4e anniversaire de la guerre n’est pas fortuite. Il ne s’agit certainement pas de montrer la puissance du Hezbollah, mais plutôt celle du renseignement israélien. Une façon de mettre en garde le mouvement, mais aussi de prouver qu’en cas de nouveau conflit, ce sera le Hezbollah qui aura provoqué la chose.
Tension entre le Hezbollah et la Finul
Les révélations israéliennes interviennent au moment où la tension semble être montée d’un cran entre le Hezbollah et la Force Intérimaire des Nations-Unies au Liban (FINUL), opérant au Sud-Liban. Créée en 1978 et renforcée au terme de la guerre de 2006, la force de l’Onu est prise dans l’étau des deux parties et se trouve confrontée à des signes d’hostilité d’une population avec laquelle elle avait de bons rapports. Or, début juillet, les habitants ont protesté contre un exercice de la Finul pour lequel un grand nombre de troupes avait été déployé pendant 36 heures. A Touline notamment, les habitants ont même attaqué et brièvement désarmé une patrouille française à coups de bâton et de jets de pierre, un fait rarissime. Cet incident faisait suite à une série de confrontations voire d’accrochages dans la zone frontalière, bastion du Hezbollah, et de plaintes selon lesquelles la Finul a accru ses patrouilles et ne se coordonne pas avec les éléments de l’armée libanaise dans la région.
Vendredi dernier, le Conseil de sécurité de l’Onu a demandé que la liberté de mouvement des Casques bleus dans le Sud-Liban soit respectée et a « vivement déploré » les récents incidents. Michael Williams, envoyé spécial du secrétaire général de l’Onu, a affirmé que certains incidents étaient « clairement orchestrés », sans accuser une quelconque partie. Suite à ces déclarations, le numéro deux du Hezbollah, Naïm Kassem, a affirmé que la Finul devait « faire attention » à ce qu’elle faisait.
Suite à ces développements, l’armée libanaise a déclaré qu’elle allait envoyer une brigade supplémentaire dans le sud du pays. Le gouvernement libanais a tenté d’apaiser la situation en réitérant son engagement envers la résolution 1 701 du Conseil de sécurité de l’Onu, qui a mis fin au conflit entre Israël et le Hezbollah en 2006, et appelle à déployer plus de soldats de maintien de la paix.
Entre les allégations israéliennes, la suspicion du Hezbollah et d’une partie des habitants, l’« image de la Finul s’est brouillée », souligne Paul Salem, directeur du centre Carnegie pour le Moyen-Orient, cité par l’AFP. Son commandant, le général Alberto Asarta Cuevas, est allé jusqu’à adresser une lettre ouverte aux habitants, où il affirme que les incidents ont « jeté une ombre sur l’atmosphère positive » qui régnait. Toutefois, les autorités politiques, voire même le chef de l’armée qui fait rarement des déclarations, sont montés au créneau pour affirmer leur soutien aux Casques bleus. « Il est sûr que personne ne veut les voir partir », dit M. Salem. « Ce sont eux qui, par leur présence, empêchent l’éclatement d’un nouveau conflit, pour le moment » .
Abir Taleb
La main sur la richesse
Israël a fait connaître sa ferme intention de s’accaparer les réserves d’une importante découverte en Méditerranée, qui devrait conduire à modifier les concessions des grandes entreprises étrangères.
L’époque des conventions gazières semble terminée en Israël. Dorénavant, le pays ne se contentera pas des 12,5 % qu’il recevait de la production de gaz ou de pétrole sur son territoire depuis 1952. Car il a annoncé la semaine dernière une importante découverte de gaz naturel en Méditerranée, dont les réserves sont estimées à des milliards de dollars, et qui devrait faire du pays un des grands exportateurs de gaz dans le monde. Alors le gouvernement israélien veut modifier ses accords avec les entreprises étrangères œuvrant dans le pays afin de mettre la main sur la plus grande partie de cette découverte. « Il est temps que nous en profitons. Nous avons longtemps sacrifié notre part dans les ressources gazières », a déclaré le ministre israélien des Finances au journal britannique Financial Times. Mais il faudra s’attendre à des négociations difficiles, puisque les entreprises concessionnaires s’opposent à une telle démarche.
Israël se prépare ainsi à une guerre avec l’entreprise britannique British Petroleum (BP), en charge de travaux d’exploration au Moyen-Orient. Un de ses responsables a assuré dans des déclarations au Financial Times que l’entreprise n’acceptera pas d’avenants aux contrats actuels. D’ailleurs, il estime que pour l’instant, cette découverte ne vaut rien et que « les coûts dépasseront de loin les profits ».
Le gouvernement israélien devra, dans ce même dessein, se livrer à un face-à-face avec les pays méditerranéens. En particulier avec le Liban et les entreprises y œuvrant. Car l’importante découverte se trouve entre ces deux pays et le ministre israélien des Finances a annoncé qu’il ne permettrait pas au Liban de profiter de cette découverte. Ce dernier a, quant à lui, menacé d’avoir recours à la justice internationale.
Mais c’est l’Egypte qui paiera le prix le plus cher de ces avenants. « Les accords de concession en Egypte deviendront les plus mauvais sur le niveau mondial, surtout après les dernières modifications de contrats avec quelques entreprises étrangères », ajoute Amr Hammouda, expert pétrolier à l’institut Fostat pour les études pétrolières. A noter que l’Egypte vient de céder aux requêtes de BP sur le partage des productions et l’entreprise peut maintenant s’emparer de la production totale du champ du nord d’Alexandrie durant toute la période d’exploration de 20 ans. Et c’est ainsi que le gouvernement égyptien a sacrifié la moitié de la production obtenue auparavant.
Névine Kamel
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