vendredi 25 juin 2010

Un éclair

publié le vendredi 25 juin 2010
Uri Avnery – 19 juin 2010

 
NUIT. OBSCURITÉ totale. Pluie battante. Visibilité quasi nulle. Et soudain – un éclair. Pendant une fraction de seconde, le paysage s’illumine. Pendant cette fraction de seconde, notre environnement devient visible. Il n’est plus comme il était avant. L’ACTION de notre gouvernement contre la flottille d’aide pour Gaza fut un éclair de ce genre.
Les Israéliens vivent normalement dans l’obscurité quand il est question de leur perception du monde. Mais pendant cet instant, notre environnement devint visible, et il apparut effrayant. Puis l’obscurité retomba sur nous, Israël retourna dans sa bulle, le monde disparut de notre champ de vision.
Cette fraction de seconde a suffi pour révéler un panorama lugubre. Sur presque tous les fronts, la situation de l’État d’Israël a empiré depuis le dernier éclair.
La flottille et l’attaque qu’elle a subie n’ont pas créé ce paysage. Il est là depuis la constitution de notre gouvernement actuel. Mais ce n’est même pas à ce moment-là qu’a commencé la dégradation. Elle a commencé bien plus tôt.
L’action d’Ehoud Barak et Cie n’a fait que mettre en évidence la situation telle qu’elle est aujourd’hui, et lui a encore donné une nouvelle impulsion dans la mauvaise direction.
À quoi ressemble le nouveau paysage à la lumière du barak de Barak (“barak” signifie éclair en hébreu.)
EN TÊTE DE LISTE on trouve un fait que personne ne semble avoir encore remarqué jusqu’à présent : la mort de l’Holocauste.
Dans tout le tumulte que cette affaire a causé dans le monde entier, l’Holocauste n’a même pas été évoqué. Il est vrai qu’en Israël il s’est trouvé des gens pour qualifier Recep Tayyip Erdogan de “nouvel Hitler” et quelques uns de ceux qui haïssent Israël ont parlé de l’“attaque nazie”, mais l’Holocauste a pratiquement disparu.
Pendant deux générations, notre politique étrangère a fait de l’Holocauste son principal instrument. La mauvaise conscience du monde déterminait son attitude à l’égard d’Israël. Les sentiments de culpabilité (fondés) – soit pour des atrocités commises soit pour en avoir détourné les yeux – ont conduit l’Europe et l’Amérique à traiter Israël autrement que toute autre nation – depuis l’armement nucléaire jusqu’aux colonies. Toute critique des actions de notre gouvernement était automatiquement qualifiée d’antisémitisme et réduite au silence.
Mais le temps fait son œuvre. De nouvelles tragédies ont émoussé la sensibilité du monde. Pour une nouvelle génération, l’Holocauste est l’affaire d’un passé lointain, un chapitre d’histoire. Le sentiment de culpabilité a disparu dans tous les pays, à l’exception de l’Allemagne.
L’opinion publique israélienne ne s’est pas rendu compte de cela, parce qu’en Israël-même la Shoah est vivante et présente. De nombreux Israéliens sont les enfants ou les petits-enfants de survivants de l’Holocauste, et l’Holocauste a imprégné leur enfance. Bien plus, un énorme dispositif garantit que l’Holocauste ne disparaîtra pas de notre mémoire, depuis l’école maternelle jusqu’aux voyages “là-bas”, en passant par les célébrations et les journées de la mémoire.
En conséquence, l’opinion publique israélienne est choquée de voir que l’Holocauste a perdu son pouvoir en tant qu’instrument politique. Notre arme la plus précieuse s’est émoussée.
LE PILIER CENTRAL de notre politique est notre alliance avec les États-Unis. Pour reprendre une phrase chère à Benjamin Nétanyahou (dans un autre contexte) : c’est “le roc de notre existence”.
Pendant de nombreuses années, cette alliance nous a mis à l’abri de tout problème. Nous savions que nous pouvions toujours obtenir des États-Unis tout ce dont nous avions besoin : des armes de la dernière génération pour conserver notre supériorité sur toutes les armées arabes réunies, des munitions en temps de guerre, de l’argent pour notre économie, le véto opposé à toutes les résolutions contre nous du Conseil de Sécurité des Nations unies, le soutien automatique de toutes les actions de nos gouvernements successifs. Tout pays d’importance faible ou moyenne savait que pour avoir accès aux palais de Washington il fallait graisser la patte au portier israélien.
Mais au cours de l’année dernière, des fissures sont apparues dans ce pilier. Pas les petites éraflures ou les éclats superficiels dus à l’usure mais des fissures provoquées par des mouvements du sol. L’aversion qu’ont l’un pour l’autre Barack Obama et Benjamin Nétanyahou n’est qu’un symptôme d’un problème beaucoup plus profond.
Le chef de Mossad a déclaré à la Knesset la semaine dernière : “Pour les États-Unis, non avons cessé d’être un atout pour devenir un fardeau.”
Ce fait a été exprimé en termes incisifs par le général David Petraeus, lorsqu’il a déclaré que la poursuite du conflit israélo-palestinien mettait en danger la vie des soldats américains en Irak et en Afghanistan. Les messages apaisants qui ont suivi n’ont pas atténué l’importance de cette mise en garde. (Lorsque Petraeus s’est évanoui cette semaine au cours d’une audition au sénat, il s’est trouvé des Juifs religieux pour y voir une punition divine.)
C’EST non seulement la relation israélo-américaine qui a subi un changement fatal, mais la position des États-Unis eux-mêmes qui est en train d’évoluer dans le mauvais sens, un véritable signe de mauvais augure pour l’avenir de la politique israélienne.
Le monde est en train de changer, lentement mais sûrement. Les États-Unis sont encore de très loin le pays le plus puissant, mais ils ne sont plus la superpuissance omnipotente qu’elle était depuis 1989. La Chine bande ses muscles, des pays comme l’Inde et le Brésil deviennent plus forts, des pays comme la Turquie – oui, la Turquie ! – commencent à jouer un rôle.
Il ne s’agit pas là d’une affaire d’un an ou deux, mais quiconque réfléchit à l’avenir d’Israël à échéance de dix, vingt ans doit comprendre qu’à moins d’un changement fondamental dans notre position, notre position, elle-aussi, va s’affaiblir.
SI NOTRE alliance avec les États-Unis est un pilier central de la politique israélienne, le soutien de la grande majorité de la communauté juive mondiale en est le second.
Pendant 62 ans nous pouvions compter sur ce soutien les yeux fermés. Quoi que nous fassions, presque tous les Juifs du monde se mettaient au garde-à-vous et saluaient. Dans le feu et dans l’eau, dans la victoire ou la défaite, au cours des chapitres glorieux ou sombres, les Juifs du monde nous apportaient leur soutien et nous donnaient de l’argent, manifestaient, exerçant des pressions sur leurs gouvernements. Sans poser de question, sans esprit critique.
Plus maintenant. Tranquillement, presque silencieusement, des fissures sont également apparues dans ce pilier. Les sondages d’opinion montrent que la plupart des jeunes Juifs américains sont en train de se détourner d’Israël. Ils ne sont pas en train de transférer leur loyalisme de l’establishment israélien vers le camp progressiste israélien, mais ils sont en train de se détourner d’Israël dans son ensemble.
Cela ne va pas se ressentir immédiatement non plus. L’AIPAC continue à semer la peur dans les cœurs Washingtoniens, le congrès va continuer à faire ses quatre volontés. Mais lorsque la nouvelle génération arrivera à des postes clefs, le soutien à Israël se réduira, les politiciens américains cesseront de se mettre à plat ventre et l’administration des États-Unis modifiera progressivement ses relations avec nous.
DANS NOTRE voisinage immédiat aussi de profonds changements se préparent, dont certains n’apparaissent pas encore. L’incident de la flottille les a révélés.
L’influence de nos alliés ne cesse de se réduire. Ils sont en train de perdre de leur importance, et une ancienne-nouvelle puissance est en train de monter : la Turquie.
Hosni Moubarak est tout occupé par ses efforts pour transmettre le pouvoir à son fils Gamal. L’opposition islamique en Égypte est en train de relever la tête. L’argent saoudien est surpassé par le nouvel attrait de la Turquie. Le roi de Jordanie est contraint de s’adapter. L’axe Turquie-Iran-Syrie-Hezbollah-Hamas est la puissance montante, l’axe Égypte-Arabie Saoudite-Jordanie-Fatah est sur le déclin.
MAIS LE changement le plus important est celui qui se produit dans l’opinion publique internationale. Toute attitude de dérision à son égard fait penser à l’un des fameux ricanements de Staline (“Le pape, combien de divisions ?”)
Récemment, une chaine de télévision israélienne a diffusé un film fascinant sur les femmes volontaires allemandes et scandinaves qui affluaient en Israël dans les années 50 et 60 pour vivre et travailler (et quelquefois se marier) dans les kibboutz. Israël apparaissait alors comme une petite nation courageuse entourée d’ennemis haineux, un État surgi des cendres de l’Holocauste pour devenir un havre de liberté, d’égalité et de démocratie, trouvant son expression la plus sublime dans cette création unique, les kibboutz.
La génération actuelle de jeunes aux idées généreuses du monde entier, garçons et filles, qui autrefois se seraient portés volontaires pour les kibboutz, se trouve aujourd’hui sur les ponts des navires qui font route vers Gaza opprimée, étouffée et affamée, ce qui touche le cœur de nombreux jeunes gens. Le David israélien pionnier est devenu un Goliath israélien brutal.
Même un génie manœuvrier ne pourrait changer cela. Depuis des années maintenant le monde voit tous les jours l’État d’Israël sur les écrans de télévision et à la une des journaux sous la forme de soldats lourdement armés faisant feu sur des enfants qui lancent des pierres, des canons tirant des obus au phosphore sur des quartiers résidentiels, des hélicoptères se livrant à des “éliminations ciblées”, et maintenant des pirates attaquant des navires civils dans les eaux internationales. Des femmes terrorisées avec des bébés blessés dans les bras, des hommes aux membres amputés, des maisons démolies. Lorsque l’on voit une centaine d’images comme celles-là pour chaque image qui montre un autre Israël, Israël devient un monstre. C’est d’autant plus vrai depuis que la machine à propagande israélienne réussit à éliminer toutes les informations relatives au camp de la paix israélien.
IL Y A bien longtemps, lorsque je voulais railler la forte propension de nos dirigeants à recourir à la force, je paraphrasais un dicton qui exprime beaucoup de la sagesse juive : “si la force ne marche pas, fais appel à la réflexion.” Pour montrer combien nous, les Israéliens, sommes différents des Juifs, j’en modifiais les termes : “Si la force ne marche pas, emploie encore plus de force.”
Je considérais cela comme une plaisanterie. Mais, comme cela se produit pour beaucoup de plaisanteries dans notre pays, c’est devenu la réalité. C’est maintenant le credo de beaucoup d’Israéliens primitifs, avec à leur tête Ehoud Barak.
En pratique, la sécurité de l’État dépend de nombreux facteurs, et la force militaire n’est que l’un d’entre eux. Sur le long terme, l’opinion publique mondiale est plus forte. Le pape dispose de beaucoup de divisions.
À bien des égards, Israël est encore un pays fort. Mais, comme l’a montré l’éclairage soudain sur l’affaire de la flottille, le temps ne travaille pas pour nous. Nous devrions approfondir nos racines dans le monde et dans la région – ce qui veut dire faire la paix avec nos voisins – pendant que nous disposons encore de notre force actuelle.
Si la force ne marche pas, davantage de force ne marchera pas nécessairement non plus.
Si la force ne marche pas, la force ne marche pas. Point.
Article écrit en hébreu et en anglais le 19 juin 2010. Publié sur le site de Gush Shalom. Traduit de l’anglais "A Flash of Lightning" pour l’AFPS : FL/PHL

Abbas dénonce la décision d’Israël d’expulser des députés Hamas de Jérusalem

25/06/2010
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a dénoncé hier une décision israélienne d'expulser de Jérusalem quatre responsables du Hamas originaires de la ville en leur retirant leurs permis de résidence. « La direction palestinienne ne l'acceptera jamais parce que c'est une ligne rouge », a-t-il prévenu en recevant le chancelier autrichien Werner Faymann, en référence aux cartes délivrées par Israël aux Palestiniens de Jérusalem-Est, qui leur permettent de résider dans la ville.
Israël a récemment entamé des procédures pour priver de permis de résidence Khaled Abou Arafa, ancien ministre pour les Affaires de Jérusalem, et les députés Ahmad Atoun, Mohammad Totah, et Mohammad Abou Tir, tous quatre membres du Hamas, ce qui devrait aboutir à leur expulsion vers les territoires palestiniens. Ils ont fait appel de la décision, et le jugement définitif est attendu en septembre. D'ici là, ils ont reçu injonction de rester en Cisjordanie, selon leur avocat, Fadi al-Qawasmi. 

Le Likoud enfonce le clou : la colonisation se poursuivra

25/06/2010
Le Likoud a approuvé hier soir la poursuite de la colonisation en 
Cisjordanie occupée au terme du gel décrété jusqu’au 26 septembre. Ronen
 Zvulun/Reuters
Le Likoud a approuvé hier soir la poursuite de la colonisation en Cisjordanie occupée au terme du gel décrété jusqu’au 26 septembre. Ronen Zvulun/Reuters
Le comité central du Likoud a approuvé à l'unanimité la poursuite de la construction et du développement des implantations en Cisjordanie au terme du gel décrété jusqu'au 26 septembre prochain.
Le parti du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le Likoud (droite), a approuvé hier soir la poursuite de la colonisation en Cisjordanie occupée au terme du gel décrété jusqu'au 26 septembre prochain. « Le comité central du Likoud a approuvé à l'unanimité la poursuite de la construction et du développement en Judée-Samarie (Cisjordanie) », a indiqué un communiqué du parti. « Il est favorable à la poursuite de la construction partout en Eretz Israël (le Grand Israël), notamment dans le Néguev et en Galilée, dans le Grand Jérusalem et en Judée-Samarie », ajoute le communiqué. « Le comité central appelle les représentants de toutes ses institutions et tous ses élus à agir conformément à l'esprit de cette motion et à faire progresser le développement de la colonisation en Judée-Samarie », a encore indiqué ce texte.
Le comité central du Likoud, constitué de quelque 2 500 membres, s'était réuni à Tel-Aviv pour approuver cette motion.
Cette résolution, qui réaffirme la politique du Likoud en matière de colonies sans mentionner explicitement l'échéance de septembre, survient avant la rencontre que M. Netanyahu doit avoir avec le président américain Barack Obama le 6 juillet à la Maison-Blanche. M. Netanyahu n'était pas présent au moment du vote à main levée, non plus que la plupart de ses ministres afin, selon les médias israéliens, de ne pas se mettre à dos l'administration américaine avant sa rencontre avec M. Obama. Un député du Likoud proche du Premier ministre, Ophir Akounis, a affirmé à la radio publique que M. Netanyahu soutenait le texte, mais il avait laissé entendre qu'il ne participerait pas à la réunion du comité central. Selon une commentatrice de la radio militaire, M. Netanyahu a évité d'assister à la réunion du Likoud pour ne pas avoir à applaudir publiquement une résolution de son parti qui a toute chance d'être critiquée par la communauté internationale, en particulier les États-Unis. Les deux dirigeants n'ont guère de sympathie l'un pour l'autre, selon les médias, et ont été publiquement en froid à la suite d'un précédent sommet, en mars.
M. Netanyahu avait décrété en novembre un gel de la colonisation de 10 mois, sous la pression des États-Unis, en vue de faciliter une reprise des négociations avec l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas bloquées depuis l'opération israélienne dans la bande de Gaza de l'hiver 2008-2009. Le Premier ministre avait toutefois tenu à souligner que ce gel, qui ne concernait pas Jérusalem-Est annexée, était « provisoire » et que les activités de colonisation reprendraient dès son expiration.
L'adoption de la motion, qui est sans surprise, a réjoui l'aile dure du Likoud. « Après le 26 septembre, le gel c'est fini ! » a proclamé le député Danny Danon, un des chefs de file des faucons du Likoud, qui réclamait depuis des mois la réunion du comité central pour s'assurer que la colonisation allait reprendre à l'automne. « L'essence de la décision d'aujourd'hui est que le parti Likoud dit à ses dirigeants, aux membres de la Knesset (Parlement), aux ministres et au Premier ministre : "Nous sommes déterminés à construire en Judée et en Samarie. Le 26 septembre, le décret (du gel) arrive à échéance et nous recommençons à construire" », a affirmé M. Danon à la télévision.
Dans un rapport publié le 17 juin, le mouvement israélien anticolonisation La Paix maintenant a estimé que le moratoire partiel et temporaire de la construction dans les colonies en Cisjordanie se révèlerait inefficace s'il n'était pas prolongé au-delà de l'échéance de septembre. Sur le terrain, douze obus de mortier ont été tirés hier depuis la bande de Gaza, dont sept se sont abattus en territoire israélien, sans faire de blessé, a indiqué une porte-parole de l'armée israélienne. 

Des colons sionistes menacent d'expulser 40 Maqdissis de leurs maisons à Selwan

[ 24/06/2010 - 10:17 ]

Al-Qods occupée – CPI
Des colons sionistes ont menacé, le mercredi 23/6, d'évacuer par la force un bâtiment habité par plus de 40 Palestiniens au quartier de Selwan, dans la ville occupée d'al-Qods, sous prétexte que ce bâtiment est installé sur une synagogue juive "Heikhal Shlomo".
Les colons sionistes ont appelé la police sioniste à évacuer les citoyens palestiniens de leurs maisons en menaçant d'utiliser la force si la police n'interviendra pas d'ici jusqu'au début de juillet prochain.
Des extrémistes sionistes se sont emparés d'un bâtiment en le nommant "Yountan" au centre du quartier de Selwan et tentent aussi de s'emparer des terres et maisons dans cette région dans le cadre de la politique de judaïsation de la ville sacrée.
Notons que la cour suprême sioniste a publié des ordres pour démolir le bâtiment colonial "Beit Yountan" à cause de la construction sans permis, mais la municipalité de l'occupation à al-Qods refuse d'exécuter ces ordres, malgré les critiques du tribunal.

L'ONU condamne la décision sioniste pour démolir les maisons des Palestiniens à Al-Qods

[ 24/06/2010 - 10:27 ]

Al-Qods occupée – CPI

L'ONU a exprimé sa condamnation à la décision des autorités de l'occupation pour démolir des maisons palestiniennes dans la région de Selwan, à al-Qods occupée pour construire un jardin biblique, en qualifiant cette mesure d'un pas illégal et inefficace.
Le bureau d'information du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, a dit dans un communiqué de presse que le secrétaire général est profondément inquiet à cause de la décision prise par la municipalité de l'occupation sioniste dans la ville occupée d'al-Qods pour effectuer des plans de démolition contre les maisons palestiniennes et renforcer les activités coloniales dans la région de Selwan, en soulignant que ce pas s'oppose avec la loi internationale et les désirs des habitants de cette région.
Le communiqué a averti que cette décision va causer l'augmentation des pressions diplomatiques contre le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, en rappelant que le gouvernement sioniste est responsable pour garantir le calme et éviter de prendre des pas provocants contre les palestiniens et qui peuvent accentuer la tension dans la ville sacrée.

La Russie exprime son inquiétude envers les plans sionistes pour démolir des maisons palestiniennes

[ 24/06/2010 - 11:00 ]

Moscou – CPI
Il a appelé l'entité sioniste à cesser ses politiques oppressives visant à expulser les habitants palestiniens.
Le porte-parole du ministre russe des affaires étrangères a annoncé que Moscou a reçu avec une grande inquiétude, les informations qui disent que les autorités israéliennes ont décidé de démolir 22 maisons palestiniennes dans la partie est de la ville occupée d'al-Qods, en précisant que la Russie appelle tous les deux côtés à ne pas anticiper les résultats des négociations.
Les autorités occupantes israéliennes avaient poursuivi leurs plans visant à judaïser al-Qods et expulser ses habitants palestiniens.

Les ministres arabes d'information: Pour un plan qui démasque le blocus et les crimes sionistes

[ 24/06/2010 - 12:45 ]

Le Caire – CPI
Le conseil des ministres arabes d'information a appelé, le mercredi soir 23/6, à l'issue de sa 43e tournée, à la poursuite du soutien à la question palestinienne au niveau médiatique à travers la mise d'une politique médiatique arabe pour confronter les plans sionistes visant à judaïser la ville occupée d'al-Qods et démolir la mosquée sainte d'al-Aqsa.
Il a appelé les masses médias arabes à accentuer les nouvelles sur la nécessité de la levée du sévère blocus sioniste imposé injustement contre la Bande de Gaza et démasquer les crimes sionistes contre la flottille "Liberté".
Dans son communiqué final, le conseil a appelé les masses médias à éviter toute chose qui peuvent approfondir les désaccords entre les palestiniens et soutenir les efforts prodigués pour réaliser la réconciliation nationale palestinienne.
Il a décidé de former une équipe de travail pour mettre des lois arabes qui protègent les exploitations arabes au domaine des Stellite, en appelant également les pays qui donnent les autorisations de  diffusion des chaînes et les entreprises qui possèdent les stellites à respecter les termes et lois de diffusion.

Al Khoudari insiste sur le droit des Palestiniens à un passage maritime vers Gaza

[ 24/06/2010 - 14:04 ]

Gaza - CPI
Le chef de la campagne populaire anti-blocus, Djamel Al Khoudari a affirmé que les déclarations de l’occupation israélienne à propos d’un port iranien à Gaza, et ses menaces contre les deux bateaux libanais sont une grande preuve d’une profonde crise et perturbation sioniste.
«Le peuple palestinien a le plein droit d'avoir un passage maritime international qui relie la Bande de Gaza avec le monde entier, sous le control de l’union européenne, en soulignant que le peuple palestinien va gagner ce droit légitime avec le soutien de tous les hommes libres au monde et la communauté internationale, et à travers touts les efforts continuels pour lever le blocus injuste», a souligné Al Khoudari.
Le leader palestinien s’est pris fortement contre les déclarations de l’occupation qui prétend l’allègement du blocus, en indiquant que l’occupation a pris cette mesure pour tromper l’opinion publique mondiale et tenter de fuir aux pressions internationales qui exigent la levée totale du blocus, en soulignant que l’occupation continue d'interdire l’entrée des besoins nécessites pour une vie digne, comme les différentes sortes de matières à usage industriel, les produits de construction …
Al Khoudari a précisé que le peuple palestinien refuse totalement toute propagande sioniste d’allègement du blocus, au moment où les habitants de Gaza souffrent énormément de la politique d’apartheid et de punition collective, tout en appelant à l’ouverture de tous les passages et la fin de blocus injuste et arbitraire de l’occupation israélienne.

Redouan : Le consensus palestinien a échoué à cause de la liaison d'Abbas aux agendas sionistes

[ 24/06/2010 - 14:21 ]

Gaza – CPI
Le leader au mouvement du Hamas, Ismaïl Redouan, a affirmé que l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ne veut pas réaliser la réconciliation à cause de sa liaison aux agendas étrangers et sionistes.
Dans une déclaration de presse, Redouan a dit, le jeudi 24/6, qu'Abou Mazen refuse les solutions visant à réaliser le consensus national, en soulignant que le Veto israélo-américain paralyse les efforts de l'entente nationale palestinienne.
En commentaire aux déclarations du membre du comité central du mouvement Fatah, Nabil Chaath qui a prétendu que le Hamas refuse les efforts prodigués pour réaliser la réconciliation, Redouan a déclaré que son mouvement veut la réconciliation et a présenté des concessions afin d'arriver à une entente et réaliser le consensus, alors qu'il a proposé de nouvelles idées au secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, lors de sa visite à la Bande de Gaza pour finir ce dossier.
Il a exprimé son étonnement que le Hamas soit accusé de paralyser les efforts pour réaliser la réconciliation, au moment où le mouvement du Fatah et ses services poursuivent leurs coordinations sécuritaires avec l'occupation et frappent la résistance en Cisjordanie, malgré la continuation de l'occupation pour judaïser la ville occupée d'al-Qods et construire de nouvelles unités coloniales.

"Israël", la société de crime par excellence

[ 25/06/2010 - 01:03 ]

Palestine – CPI
La société israélienne est une société de crime et de violence. Et la chose ne peut être autrement ; "Israël" naquit, vécut et vit toujours sur la violence et l’assassinat, le vol et le viol, l’emprisonnement et la déportation… Et autour de tout cela, les crimes ne pourront que se multiplier et varier.
La violence reste le crime le plus répandu dans l’Entité sioniste, parce que dans cette société, l’enfant ouvre les yeux, grandit et meurt dans la violence. Les raisons sont nombreuses : guerre pour l’existence, l’armée toujours sur ses gardes, la sécurité et le terrorisme.
Ces termes accompagnent l’enfant israélien depuis sa petite enfance. Et à l’âge du service militaire, il la pratique dans ses pires aspects ; des agressions, des massacres, des génocides contre le peuple palestinien.
Ainsi, la violence fera partie de la personnalité de l’individu israélien. Il la pratiquera désormais, même à l’extérieur de l’établissement militaire. Les Israéliens qui torturent et tuent les Palestiniens feront pareil entre eux, disent les informations des institutions israéliennes de sécurité.
Jetons un œil sur le site internet de la police israélienne, pour relever quelques chiffres révélateurs publiés le 20 juin 2010.
En effet, en l’an 2000, on a recensé 4000 crimes quant à la violence conjugale. En 2009, le nombre est montré à 7000 crimes.
La police israélienne a aussi recensé huit crimes de viols pratiqués par jour. Et les crimes ayant des liens avec la drogue se sont élevés à 20 % dans le milieu de la jeunesse israélienne. La montée générale est de 38 % quant aux crimes relatifs au commerce de drogues.
L’année dernière 2009, la police israélienne a classé 33326 dossiers concernant les crimes commis dans le milieu de la  jeunesse, une montée de 5%. La même année a connu une montée considérable des actes de violence derrière les murs des écoles, alors qu’ils étaient à 3229 en 2007.
Dans une volonté d’atténuer cet enracinement du crime dans la société israélienne, la police dit que ces montées recensées viennent peut-être du résultat de l’activité renforcée de la police.
Par ailleurs, la police israélienne qualifie l’année 2008 de « l’année de la drogue ». Dans cette année, les crimes dans ce domaine étaient en montée de 38% par rapport à l’année précédente. 4532 dossiers de crimes contre 3278 crimes en 2007.
La police israélienne a mis la main sur 303 kg d’héroïne, contre 136 kg en 2007. 135 kg de cocaïne contre 36 kg seulement l’année précédente, en 2007.
Les indices recueillis ont permis à la police israélienne de résoudre 512 dossiers.
Enfin, le Centre 100 de la police israélienne a reçu environ dix millions d’appels, une grimpée d’un demi million d’appels. Et l’année dernière, la police a traité 276 obus explosifs destinés à des agressions contre des civils. Quelle drôle de société !

Un lord britannique appelle à mettre fin à la déportation des députés palestiniens

[ 25/06/2010 - 02:01 ]

Londres – CPI

Ahmed Nadir, membre du conseil britannique des lords, a adressé un message au premier ministre de son pays lui demandant de pratiquer toutes les pressions possibles sur "Israël" afin qu’elle annule la décision illégale de déporter des députés du Conseil Législatif Palestinien de la ville d'Al-Quds.
Le lord dit qu’il s’agit d’une décision du ministre israélien de l’intérieur, qui a décidé de retirer les cartes d’identité des députés palestiniens représentant la ville d'Al-Quds. Les députés sont le sujet de chantage : ils doivent soit quitter le Conseil Législatif Palestinien, soit quitter la ville d'Al-Quds.
Le lord dit aussi que la quatrième convention de Genève interdit la déportation de la population originaire d’une ville occupée. Il a aussi appelé l’Union Européenne à réagir immédiatement pour annuler la décision.
Notons que ces appels viennent en réaction aux exhortations faites par la Campagne internationale pour libérer les députés palestiniens enlevés par les occupants israéliens.

jeudi 24 juin 2010

L’assouplissement des importations pour Gaza est le bienvenu, mais l’exportation et la [liberté] de circulation des personnes font toujours défaut

Communiqué de presse B’Tselem
publié le mercredi 23 juin 2010.
http://www.btselem.org/English/Press_Releases/20100621.asp
21/06/2010
Le groupe des droits de l’homme israélien B’Tselem a déclaré aujourd’hui que la décision du cabinet de sécurité sur Gaza constitue une toute petite première étape dans la bonne direction, —vers la mise en conformité de la politique d’Israël avec ses obligations. Bien que l’application de cette [nouvelle] politique reste à voir, tout assouplissement des sévères restrictions sur les importations doit être salué. Toutefois, cela ne peut pas être la fin du dialogue. L’objectif n’est pas d’améliorer l’aide humanitaire mais de la rendre inutile.
Gaza a besoin de reconstruire une économie autonome, ce qui nécessite non seulement l’importation de denrées alimentaires et de marchandises commerciales mais aussi celle de matières premières pour la fabrication, l’industrie et l’agriculture. Elle nécessite également un système réglementé pour les exportations qui réponde aux questions de sécurité ainsi que la possibilité que les personnes puissent entrer et sortir de Gaza pour toute activité de la vie quotidienne.
source 

Les deux Navires /Maryam et Naji al-Ali/ parachèvent leurs préparatifs pour briser le blocus de Gaza

23 Juin 2010
Beyrouth /   M. Thaër Ghandour, porte-parole des activistes du navire Naji al-Ali, qui s'apprête à se lancer vers Gaza en mission d'y briser le blocus israélien, a affirmé que tous les préparatifs pour le voyage vers Gaza ont été assurés, sans en révéler toutefois la date "qui doit rester occulte en raison des menaces israéliennes".
Dan un entretien à la chaîne de télévision al-Aqsa, M. Ghandour a affirmé que les journalistes et activistes du navire Naji al-Ali sont résolus à accomplir cette mission en dépit des menaces israéliennes, ajoutant que le navire transportera des assistances humanitaires, précisément des aliments, des matières scolaires et des médicaments, ainsi que des quantités de ciment pour la reconstruction de nombre d'écoles.
De son côté, Mme Rima Farah, porte-parole du navire Maryam, a assuré que le navire est en train d'accomplir toutes les démarches et les formalités nécessaires pour retirer à l'occupant tout prétexte quil pourrait s'en servir pour l'empêcher de parvenir à Gaza.
Mme Farah a souligné que le navire transporterait des femmes qui apportaient un message humanitaire et de paix et une aide humanitaire et médicale à une population "assiégée en violation de toutes les chartes internationales et des principes du droit de l'homme".
Mme Farah a fait savoir que les demandes d'être au nombre des occupant de ce navire augmentaient parallèlement avec l'accentuation des menaces israéliennes, précisant que ces menaces ont incité nombre de femmes-médecins et secouristes à se joindre au voyage.
Le membre de l'initiative nationale pour la levée du blocus sur Gaza, M. Imad Issa, a pour sa part affirmé que le peuple palestinien mise sur les peuples libres partout dans le monde pour l'effondrement du blocus, confiant que le mot final est celui des peuples.
Gh.H.
source

Maintien du blocus de Gaza

Mercredi, 23 Juin 2010 23:34 
IRIB- Le chef d’état major de l’armée du régime israélien, le Général Gaby Ashkenazi, a déclaré que le blocus de la bande de Gaza était maintenu, a rapporté la chaîne Al Alam. "Aucune marchandise n’est autorisée à entrer à Gaza, sans le contrôle et l’inspection d’Israël.", a-t-il dit, mardi, en voulant justifier l’assaut des commandos du régime israélien contre la "Flottille de la liberté" pour Gaza. Il a prétendu qu’il fallait rendre hommage aux membres de ce commando. La bande de Gaza est sous le blocus draconien du régime israélien, depuis 2007.  

La France accorde une aide exceptionnelle à l’Autorité palestinienne

Mercredi, 23 Juin 2010 23:28 
IRIB- La France apportera une aide supplémentaire de 23 millions d'euros à l’Autorité palestinienne, a rapporté l’IRIB. "Soucieuse de contribuer au Plan de réforme et de développement palestinien et au Plan national pour la reconstruction de la bande de Gaza, la France a décidé d'accorder une aide exceptionnelle à l'Autorité palestinienne, au titre du budget 2010.", a déclaré le Porte-parole du ministère français des A.E, Bernard Valero. Le Premier ministre désigné de l'Autorité autonome, Salam Fayyad, et le consul général de la France, à al-Qods, ont signé, lundi, à Ramallah, une convention d'aide.  

Gaza : l’ONU critique Israël

Mercredi, 23 Juin 2010 23:25 
IRIB- Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a critiqué les déclarations du ministre de la Guerre du régime israélien, en soulignant la nécessité d'un changement fondamental de la politique israélienne sur le blocus de Gaza, et en appelant à une réponse prompte et positive vis-à-vis de sa proposition d'une enquête internationale portant sur l'assaut des commandos du régime israélien contre la Flottille d'aide humanitaire pour la bande de Gaza. Israël refuse une enquête internationale, sur l’attaque de ses forces, contre la "Flottille de la liberté". 

Immédiatement après l’accord Iran-Pakistan qui ouvre un couloir énergétique vers l’est, des navires Usa et des sous-marins nucléaires israéliens dans le Golfe Persique

Iran - 23-06-2010
Par Manlio Dinucci Traduction : MA Patrizio
Israël déploie des sous-marins armés de missiles nucléaires au large des côtes iraniennes : c’est ce que titrait le 22 juin le journal israélien Haaretz, en rapportant une enquête du britannique Sunday Times. Selon ce qu’a déclaré un officier israélien, un des quatre sous-marins Dolphin, fournis par l’Allemagne, se trouve déjà dans le Golfe et, avec ses missiles de croisière à tête nucléaire (portée 1.500 Kms), il peut atteindre n’importe quel objectif en Iran.

A la fin de la semaine dernière, une imposante escadre navale, composée de plus de 12 bateaux de guerre états-uniens et d’au moins une unité lance-missiles israélienne, avait traversé le Canal de Suez, en se dirigeant elle aussi vers le Golfe Persique : ceci afin d’augmenter la pression militaire contre l’Iran. La raison n’est pas seulement celle, déclarée ici, d’empêcher Téhéran de pouvoir un jour se doter d’armes nucléaires.
Il y en a une autre plus pressante : aux débuts de la semaine dernière, Téhéran a signé avec Islamabad l’accord d’une valeur de 7 milliards de dollars, qui lance la construction d’un gazoduc allant de l’Iran au Pakistan. Un projet qui remonte à 17 ans, jusqu’ici bloqué par les Etats-Unis. Malgré cela, l’Iran a déjà réalisé 900 des 1.500 Kms de gazoduc, du gisement de South Pars jusqu’à la frontière avec le Pakistan, qui en construira 700 autres. C’est un couloir énergétique qui, à partir de 2014, ferait arriver chaque jour au Pakistan depuis l’Iran, 22 millions de mètres cube de gaz. Le projet initial prévoyait qu’une branche du gazoduc arrivât en Inde ; mais New Delhi s’est retirée du projet par crainte que le Pakistan ne puisse bloquer l’approvisionnement.
La Chine est par contre disponible pour l’importation du gaz iranien : la China Petroleum Corporation a signé avec l’Iran un accord de 5 milliards de dollars pour le développement du gisement de South Pars, en prenant la place du français Total à qui Téhéran n’a pas renouvelé son contrat (tandis que l’italien Eni - Ente nazionale idrocarburi, NdT- continue à opérer dans les gisements de South Pars et de Darquain). Pour l’Iran, c’est donc un projet d’importance stratégique : le pays possède les plus grandes réserves de gaz naturel après celles de la Russie, et elles sont en grande partie encore à exploiter ; à travers le couloir énergétique vers l’est, l’Iran peut défier les sanctions voulues par les Etats-Unis. Il a cependant un point faible : son plus gros gisement, celui de South Pars, est offshore, situé dans le Golfe Persique. Il est donc exposé à un blocus naval, comme celui que les Etats-Unis peuvent exercer en s’appuyant sur les sanctions décidées au Conseil de sécurité de l’ONU.
A Washington, le torchon brûle du fait que le Pakistan, son allié, a signé l’accord avec l’Iran quelques jours à peine après les sanctions décidées par le Conseil de sécurité. D’où le mouvement militaire, en accord avec les alliés européens, et en particulier avec la France. La porte-avions Truman, qui commande le groupe naval en direction du Golfe Persique, a d’abord fait escale à Marseille, en effectuant une manœuvre en Méditerranée entre le 4 et le 7 juin : avec ses 80 avions d’attaque, une manœuvre d’interopérabilité avec l’aviation embarquée à bord du porte-avions français Charles De Gaulle. Et tandis qu’il était en route vers Suez, le Truman a reçu le 14 juin la visite du ministre de la Défense allemand, accompagné du chef d’état major de la marine.
Le moment le plus exaltant a eu lieu le 13 juin quand, dans la chapelle du porte-avions Truman, un prêtre catholique (français) et un rabbin juif ont officié ensemble un service religieux permettant « aux deux nations alliées de s’unir au niveau spirituel ».

Commentaires sur la Proposition de Résolution Commune


Europe - 23-06-2010
sur l'opération militaire israélienne contre la flottille humanitaire et le blocus de Gaza déposée au Parlement Européen le 16 juin 2010 par un groupe de députés européens
Par ISM-France 
 Croyant vraisemblablement faire œuvre de justice et exprimer leur condamnation des attaques israéliennes contre la flottille et du blocus de Gaza en termes forts, un groupe de députés européens, dont les Verts, viennent de rédiger et de signer un projet de résolution commune qui suscite l’indignation, et qui comporte certains articles que même les responsables du gouvernement sioniste ne renieraient pas.
Un document tendancieux, truffé d’inexactitudes, voire de mensonges, reflet de l’alignement européen sur le mantra habituel : « Faisons semblant de condamner l’Etat israélien quand un soutien inconditionnel n’est plus tenable, mais protégeons-le malgré tout, temporisons, gagnons du temps, et exigeons des Palestiniens toujours plus de concessions. »

Ci-dessous une critique des articles qui nous semblent les plus inacceptables :
Point B
Non, le Hamas n’a pas pris militairement le pouvoir. Le Hamas a été démocratiquement élu par le peuple palestinien en janvier 2006, lors d’élections parfaitement transparentes. Ce sont les milices du gouvernement Abbas qui ont tenté un coup d’Etat à Gaza en juin 2006, avec les armes livrées par les Etats-Unis et Israël, que le Hamas a déjoué.
Point G
Pourquoi ne demandez-vous pas aux Palestiniens de s’exprimer sur la solution à Un ou à Deux Etats ? Ce paragraphe a des relents de néocolonialisme inacceptables. De plus, puisque vous prônez la solution à deux Etats, pourquoi évitez-vous de préciser qu’un « Etat palestinien viable » implique l’expulsion des 500.000 colons installés illégalement en Cisjordanie, le démantèlement du mur, le retrait de tout l’appareil militaire israélien (bases militaires, troupes, checkpoints etc.), en bref la fin de l’occupation, mot qui n’est pas cité une seule fois dans votre résolution.
Point H
Ce paragraphe est une insulte au peuple palestinien, au parti qu’il a élu, doublée d’un mensonge sidérant. Le Hamas a toujours accueilli les flottilles humanitaires et leurs cargaisons avec enthousiasme. Pour ce qui concerne les cargaisons de la dernière flottille, le fait que le Hamas refuse, entre autres, des fauteuils roulants auxquels Israël a enlevé tous les éléments électroniques vous semble si étrange que ça ? Les Palestiniens ne demandent pas la charité, qui plus est de la main de l’occupant. Ils demandent l’ouverture des portes de leur prison, sans condition, et des relations, commerciales et autres, normales avec le monde extérieur.
Point H4
Non. Même si il y a « radicalisation croissante », là n’est pas la source de l’insécurité pour la région, et les députés le savent très bien. La source de l’insécurité, c’est l’occupation, la criminalité et l’impunité de l’Etat d’Israël, dont la sécurité semble être leur principal souci.
Point H5
Pendant la dernière guerre, les députés signataires auraient-ils demandé à la Résistance française de cesser toute attaque contre l’occupant allemand ? Et quid des attaques quotidiennes de l’armée israélienne contre les fermiers et les pêcheurs palestiniens de Gaza, qui ont fait des dizaines de morts et de blessés au cours de ces derniers mois, et qui sont systématiquement passés sous silence ?
Point H6/H7
Nous prenons acte de votre invitation à assurer l’ouverture durable de tous les points de passage de Gaza. Mais ce qui est plus que troublant, c’est la demande d’un « contrôle international adéquat de l’utilisation finale ». Des Palestiniens libres à Gaza, oui, mais sous contrôle ! Ce qui revient à remplacer un « blocus allégé » israélien par un système néocolonial de contrôle européen qui décidera de ce qui entre et de ce qui n’entre pas. Et toujours ce souci de la sécurité de l’occupant qui prime sur celle de l’occupé…
Point H12
Il est intéressant de voir que non contents de donner aux Palestiniens des leçons de conduite, les députés européens en donnent aussi à la Turquie…
Point H14
Les quelques 11.000 civils Palestiniens peuvent croupir dans les prisons israéliennes, l’important est de libérer le soldat Gilad Shalit, pris les armes à la main dans une opération transfrontalière…. (et dont nous apprenons aujourd’hui par Guysen News International qu’il « suit les matches de la Coupe du Monde de Football sur la télévision Al-Aqsa depuis l’endroit où il est emprisonné. »).
Point H15
Inviter le Conseil à prendre des mesures pour convoquer le Conseil d’Association UE-Israël pour discuter de la situation actuelle… Difficile de faire plus hypocrite. Les députés n’ont même pas la dignité de demander la dénonciation de cet Accord d’Association honteux… Une nouvelle tentative pour gagner du temps et laisser Israël poursuivre à grande allure sa colonisation et sa politique criminelle en toute impunité.
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Cette résolution est le révélateur frappant au mieux du niveau d'ignorance des élus européens signataires, ce qui est grave à leur poste, au pire de leur servilité et complicité à l'égard d’un Etat dont ils savent que toute la hiérarchie, au plus haut niveau, fait l’objet d’une plainte devant la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Avec des amis pareils, les Palestiniens n’ont pas besoin d’ennemis.

Les signataires de la Résolution commune, qu'on peut lire ICI dans son intégralité :
- Ioannis Kasoulides, Jose Ignacio Salafranca Sanchez-Neyra, Elmar Brok, Vito Bonsignore, Hans-Gert Pottering, Dominique Baudis, Mario David, Tokia Saifi, Tunne Kelam, Michele Striffler, Dominique Vlasto, Lena Kolarska-Bobińska, Elena Băsescu
au nom du groupe PPE (Parti Populaire Européen - démocrates-chrétiens)
- Veronique De Keyser, Adrian Severin, Richard Howitt, Pier Antonio Panzeri, Proinsias De Rossa
au nom du groupe S&D (Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates)
- Niccolo Rinaldi, Annemie Neyts-Uyttebroeck, Marielle De Sarnez, Ivo Vajgl
au nom du groupe ADLE (Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe)
- Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, Nicole Kiil-Nielsen, Helene Flautre, Margrete Auken, Malika Benarab-Attou, Reinhard Butikofer, Ulrike Lunacek, Isabelle Durant, Raul Romeva i Rueda, Yannick Jadot, Jean Lambert, Judith Sargentini, Keith Taylor, Bart Staes, Rebecca Harms, Catherine Greze
au nom du groupe Verts/ALE (Verts/Alliance Libre Européenne)
- Lothar Bisky, Patrick Le Hyaric, Marisa Matias, Eva-Britt Svensson, Bairbre de Brun, Helmut Scholz, Cornelis de Jong et Marie-Christine Vergiat
au nom du groupe GUE/NGL (Gauche Unitaire Europépenne/Gauche Verte Nordique)

La marine des Pasdarans a été mise en état d'alerte dans le golfe Persique

Bruits de bottes. Les autorités iraniennes ont demandé à la marine des gardiens de la révolution, l’armée idéologique en charge de la défense du régime islamique, de se tenir en état d’alerte dans les eaux du golfe Persique, selon des sources militaires. Dans ce but, trois sous-marins iraniens de type Ghadir ont été équipés de nouveaux senseurs, fabriqués localement et dénommés « Œil de poisson ». Au moins dix hélicoptères de patrouilles ont également été mis en liaison directe avec les sous-marins, qui opèrent dans les eaux du golfe.
Cette mobilisation iranienne survient au moment où l’on apprend qu’une douzaine de navires de guerre américains et une corvette israélienne auraient franchi vendredi dernier le canal de Suez avec pour mission de patrouiller le long des côtes iraniennes du golfe dans le cadre d’un éventuel blocus de l’Iran en cas de nouvelles sanctions.
L’information a été révélée par Al Qods al-Arabi, quotidien panarabe paraissant à Londres.
Hasard du calendrier, quelques jours auparavant, le Times rapportait que l’Arabie saoudite aurait donné son accord pour que des avions israéliens survolent l’espace aérien du royaume, avant d’aller bombarder des sites nucléaires en Iran. Riyad « fermerait les yeux », assure le quotidien londonien. Une information toutefois démentie par les autorités saoudiennes.
Infos ou intox ? A l’automne 2008 déjà, les rumeurs de frappes occidentales contre l’Iran s’étaient répandues dans la presse occidentale. 

À Washington, Barak veut « mettre de côté les querelles récentes »

24/06/2010
Ehud Barak et Hillary Clinton ont posé pour les photographes, 
juste avant leurs entretiens hier soir.Yuri Gripas/Reuters
Ehud Barak et Hillary Clinton ont posé pour les photographes, juste avant leurs entretiens hier soir.Yuri Gripas/Reuters
Ehud Barak, le ministre israélien de la Défense, a souhaité hier, dans une allusion à la crise autour de Gaza, que soient « mises de côté les querelles récentes » au profit d'un retour au processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Israël veut « trouver les moyens de faire avancer le processus de paix et de mettre de côté les difficultés et les querelles des dernières semaines », a-t-il déclaré avant un entretien à Washington avec Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine. M. Barak, dont la visite aux États-Unis précède celle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu le 6 juillet, a aussi rendu hommage au « dévouement » de Mme Clinton dans son effort pour favoriser le dialogue entre Israéliens et Palestiniens.
Parallèlement, M. Netanyahu s'est lancé dans une violente diatribe contre tous ceux qui critiquent Israël, dénonçant « une alliance contre nature » entre les associations de défense des droits de l'homme, l'extrême gauche et l'Iran. « Des jours difficiles nous attendent », a déclaré le chef de file de la droite israélienne, en réponse à une motion de censure déposée par les centristes, qui estiment que les récents choix politiques du Premier ministre ont conduit Israël vers une forme d'isolement diplomatique. « Les attaques dirigées contre nous n'ont qu'un seul but, nous priver du droit naturel dont dispose chaque État lorsqu'il s'agit de se défendre », a poursuivi M. Netanyahu, qui a également pointé du doigt le rapport Goldstone, qui soupçonne Israël d'avoir commis des crimes de guerre dans la bande de Gaza en décembre 2008 et janvier 2009 lors de l'opération « Plomb durci ». À ce sujet, la justice militaire a commencé ses auditions sur le cas d'un soldat accusé d'avoir tué deux Palestiniennes brandissant des drapeaux blancs lors de l'offensive, a indiqué mercredi l'armée israélienne. Ces auditions, qui ont débuté mardi en l'absence du soldat, pourraient déboucher sur les premières poursuites contre un militaire israélien pour avoir tué des civils au cours de cette opération, a indiqué le quotidien Haaretz.
Enfin, l'armée israélienne a arrêté quatre Palestiniens, dont un ex-membre des services de renseignements, en Cisjordanie occupée dans la nuit de mardi à mercredi, a indiqué un responsable de la sécurité palestinienne. L'armée israélienne a confirmé les arrestations de « quatre Palestiniens recherchés », sans autre précision.

Jouons à sortir de Gaza

publié le mercredi 23 juin 2010
Gilles Paris

 
Que veut dire vivre à Gaza ?
Oublions un peu les flottilles, les discours et les annonces officiels et contradictoires. Que veut dire vivre à Gaza ? |Un jeu-prétexte de l’ONG israélienne Gisha->http://www.gisha.org/], réalisé grâce à un soutien financier de l’Union européenne (ce qui en agacera sans doute plus d’un), en donne un aperçu . Il s’agit d’un jeu de rôle qui permet d’aborder la question de la coupure physique entre Gaza et la Cisjordanie (une nouvelle animation après celle-ci , et celle-là ) .
Le joueur se coule dans le personnage d’une étudiante gazaouie souhaitant étudier à la prestigieuse université de Bir Zeit, d’un homme d’affaire désireux de s’implanter en Cisjordanie, ou une famille dont le père, de Gaza, est séparé de son épouse, de Cisjordanie. Dans la quasi totalité des cas, il leur sera impossible d’échapper à la bande de terre. Toute ressemblance avec des personnages réels ou ayant existé n’a rien de fortuit ni due au hasard. Au contraire, le jeu s’inspire de cas tirés de la réalité, tout comme les documents de l’administration israélienne. Dernier détail, la levée du blocus de Gaza, pour les marchandises, ne modifiera rien pour la circulation des personnes entre Gaza et la Cisjordanie.
publié sur le blog du Monde "Guerre ou Paix"

Bateaux libanais pour Gaza : Washington en appelle à la « responsabilité » de toutes les parties

24/06/2010
Les États-Unis en ont appelé hier à la « responsabilité » pour éviter que deux bateaux de militants partis du Liban ne se rendent à Gaza, invitant à utiliser « les canaux établis » pour fournir de l'aide au territoire palestinien.
Apporter de l'aide par la voie maritime « n'est ni convenable ni responsable, et certainement pas efficace quelles que soient les circonstances », écrit le département d'État dans un communiqué.
À l'instar du quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Russie, Union européenne et ONU), l'administration Obama invite « tous ceux souhaitant livrer des marchandises à le faire à travers les canaux établis, de sorte que leur cargaison pourra être inspectée via les points de passages terrestres vers Gaza ». La diplomatie américaine appelle encore à éviter « les confrontations inutiles », et demande à « toutes les parties d'agir de façon responsable ».
Israël sera tenu responsable de toute attaque contre le Liban, avait affirmé Beyrouth mardi après que l'État hébreu eut prévenu qu'il était en droit d'user de « tous les moyens ».
Lundi, l'un des deux bateaux chargés d'aide et déterminés à briser le blocus de la bande de Gaza a reçu le feu vert pour voguer vers Chypre, aucune ligne maritime n'existant entre le Liban et Israël. Chypre a toutefois souligné mardi que sa décision d'empêcher tout navire d'appareiller à destination de Gaza restait en vigueur.
L'assaut mené le 31 mai par l'armée israélienne contre une flottille humanitaire internationale avait coûté la vie à neuf passagers turcs. Pressé après ce raid de desserrer l'étau sur la bande de Gaza, Israël a confirmé dimanche la levée de l'embargo sur tous les « biens à usage civil », tout en maintenant son blocus maritime pour empêcher l'importation de matériel de guerre dans le petit territoire palestinien.
Rahhal
De son côté, le député du Courant du futur Riad Rahhal a estimé hier que « la voie diplomatique était la meilleure solution pour obtenir la levée du blocus sur Gaza ». « Nous pourrions bien nous passer d'une guerre qui serait initiée contre nous », a indiqué M. Rahhal dans un entretien télévisé. « Israël nous a habitués à beaucoup de haine, c'est pourquoi nous devrions étudier toute action qui pourrait être initiée en sa direction », a-t-il ajouté, soulignant que la décision de la guerre devait être aux mains de l'État libanais exclusivement, et le monopole de la violence légitime aux mains de l'armée.

L’affaire des navires humanitaires à destination de Gaza continue d’embarrasser le pouvoir

24/06/2010
De dossier conflictuel en dossier conflictuel... À chaque fois que le gouvernement colmate une brèche pour éviter un dérapage quelconque, politique ou sécuritaire, il se trouve rapidement confronté à un nouveau problème explosif. Depuis quelques jours, c'est l'affaire des deux navires humanitaires, Mariam et Nagi el-Ali, que des militants et militantes libanais se proposent d'envoyer à Gaza pour briser le blocus israélien, qui focalise l'attention des milieux officiels, aussi bien locaux que régionaux et internationaux. Car ce double projet d'expédition risque de déraper rapidement et de déboucher sur une situation régionale incontrôlable, si rien n'est fait dans les délais les plus brefs pour désamorcer la situation.
Israël a annoncé la couleur en soulignant sans ambages qu'il aura recours à tous les moyens possibles pour empêcher les deux navires d'accoster à Gaza, faisant assumer au gouvernement libanais la responsabilité de tout développement fâcheux qui risquerait de se produire. Pour faire face à la situation, le gouvernement s'est rabattu sur une solution à « la libanaise » : il refuse d'autoriser le départ des bateaux pour Gaza - région considérée en territoire ennemi -, mais a donné son feu vert à un départ pour Chypre, sachant bien, sans doute, que les autorités chypriotes refusent de donner leur autorisation à un appareillage à destination de Gaza...
Il reste que la tension provoquée par cette affaire est jugée suffisamment grave pour que certaines chancelleries occidentales expriment des craintes quant à la sécurité des Casques bleus européens de la Finul en poste au Liban-Sud. Car le problème des navires humanitaires se complique du contentieux, plus global et stratégique, portant sur le programme nucléaire iranien, plus particulièrement à la lumière des sanctions imposées à l'Iran par le Conseil de sécurité, ainsi que, parallèlement, par l'Union européenne et les États-Unis. Cette conjoncture complexe ainsi créée, de manière concomitante, par l'affaire des bateaux et par le dossier des sanctions contre l'Iran accroît sensiblement les risques de dérapage sécuritaire au Liban-Sud, au niveau des contingents européens de la Finul. D'où l'embarras évident des autorités libanaises qui tentent d'apaiser les inquiétudes européennes en donnant des assurances aux dirigeants français, espagnols, italiens et allemands, dont les forces armées participent à la force onusienne déployée au sud du Litani en application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité.
Ces inquiétudes sont relativisées par certains milieux locaux qui affirment qu'au stade actuel, ni l'Iran, ni la Syrie, ni le Hezbollah ne semblent vouloir s'engager dans une aventure dont les conséquences sont difficilement prévisibles. Preuve en est que les autorités iraniennes ont ajourné en début de semaine le départ pour Gaza de deux navires iraniens qui devaient transporter une aide à la population palestinienne. Cette position iranienne a sans aucun doute facilité la tâche au gouvernement libanais qui bénéficie ainsi d'une plus grande marge de manœuvre lui permettant de calmer les ardeurs des militants qui envisagent de faire le voyage vers Gaza. Et selon certaines informations, même le Hezbollah n'aurait pas manifesté un trop grand enthousiasme au sujet du projet d'envoi des deux navires humanitaires, soulignant en tout cas publiquement qu'il n'était nullement impliqué dans ce projet.
Parallèlement, les autorités turques - qui furent les initiateurs de la « flottille de la liberté » ayant enclenché toute l'affaire des navires humanitaires - ont, elles aussi, adopté ces derniers jours un profil bas, facilitant d'autant la tâche des responsables libanais.
C'est dans ce contexte particulièrement tendu et complexe que le département d'État américain a appelé hier à la « responsabilité » de toutes les parties afin d'éviter que le projet d'appareillage de deux navires vers Gaza à partir du Liban ne débouche sur un dérapage sécuritaire. Dans un communiqué de presse, le département d'État a souligné que ceux qui désirent acheminer une aide à la population palestinienne peuvent le faire à travers les « canaux établis » à cette fin. 

L'organisation d'al-Aqsa : la judaïsation du quartier d'al-Boustane est le début du prétendu temple

[ 23/06/2010 - 10:21 ]

Al-Qods occupée – CPI
Dans un rapport, l'organisation d'al-Aqsa a dit que ce plan représente un dépêchement sioniste pour la construction du jardin biblique, ainsi qu'un pas pour évacuer les alentours de la mosquée sainte  d'al-Aqsa.
Elle a averti de considérer que ce plan vise à démolir 22 maisons palestiniennes au quartier d'al-Boustane seulement, en soulignant qu'il vient dans le cadre d'autres plans de judaïsation qui ciblent le quartier de Selwan qui protège le sud de la mosquée sainte d'al-Aqsa.
L'association d'al-Aqsa a appelé à un soutien sérieux aux habitants d'al-Qods, notamment ceux qui habitent à Selwan et dans les quartiers ciblés par l'occupation israélienne, tout en demandant au monde arabe et islamique de porter leurs responsabilités pour défendre al-Qods et al-Aqsa.
L'association avait publié, hier, un rapport détaillé sur le quartier de Selwan et les plans sionistes de judaïsation, ainsi que la lutte des habitants d'al-Qods devant ces campagnes de judaïsation.

Zoabi demande une enquête sur le vol d'argent des solidaires par les forces occupantes

[ 23/06/2010 - 11:28 ]

Al-Qods occupée – CPI
 La députée arabe à la Knesset sioniste, Hanine Zoabi, a appelé à une enquête avec les éléments de l'unité de Commandos qui ont perpétré le massacre sanglant contre les solidaires étrangers qui accompagnaient la flottille "Liberté" en transportant des aides humanitaires aux habitants de la bande de Gaza, notamment sur l'accusation du vol d'argent des solidaires arabes et étrangers qui étaient sur les bateaux de cette flottille.
Les demandes de Zoabi sont venues après la publication des relevés bancaires qui ont montré que des soldats sionistes ont volé la carte de crédit d'une solidaire américaine en l'utilisant pour des achats dans la ville de Tel-Aviv.
Elle a affirmé qu'elle étudie la possibilité de présenter une plainte à la police au nom de la solidaire américaine et qu'elle a contacté les solidaires qui étaient sur le convoi de la liberté pour obtenir la liste des choses volées par l'armée de l'occupation israélienne dont des Caméras, des téléphones portables, des ordinateurs et d'autres choses pour présenter une plainte officielle.
Dans ses déclarations de presse, Zoabi a dit qu'elle demande à l'armée de l'occupation israélienne d'enquêter immédiatement sur ce vol, en déclarant qu'il est prévu que ceux qui tuent des pacifistes désarmés volent aussi leurs biens et argents.
"Le scandale du vol des cartes de crédits montre que les soldats sionistes ont traité les choses avec une mentalité de pirates contre des solidaires désarmés", a-t-elle ajouté.
Notons que Zoabi avait annoncé qu'elle va participer à la prochaine flottille "Liberté2" qui va dirigera vers la Bande de Gaza en mi-juillet.
Dans un entretien avec le journal sioniste "Maariv", Zoabi a dit que tout politicien qui a une conscience, doit s'opposer avec le sévère blocus imposé contre le peuple palestinien dans la Bande de Gaza.

Une campagne diplomatique sioniste contre les bateaux anti-blocus

[ 23/06/2010 - 12:19 ]

Al-Nassera – CPI
Le gouvernement sioniste a lancé une vaste campagne diplomatique qui vise à empêcher les bateaux des solidaires humanitaires à casser le sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza et d'arriver à leur but, à travers de grandes pressions internationales contre les pays d'où peuvent provenir les bateaux de leurs ports.
Des sources médiatiques hébreux ont dit que les autorités sionistes officielles prodiguent de grands efforts et sur les hauts niveaux pour interdire ces bateaux d'arriver à la Bande de Gaza.
La campagne contient des menaces contre les pays qui envoient ses bateaux, en les portant responsables de ces activités.
Elles ont ajouté que le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, ainsi que le ministre des affaires étrangères, Avigdor Liebermann et de la guerre, Ehud Barak, contactent les dirigeants de certains pays dans le monde, notamment en Europe en prétendant que la Bande de Gaza ne souffre pas d'une crise humanitaire, et en essayant de montrer que l'Intifada des bateaux est injustifiée, selon leurs allégations.
Dans le même contexte, Ehud Barak a appelé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, à annuler les plans onusiens visant à la formation d'une commission internationale et indépendante pour enquêter sur l'attaque israélienne contre la flottille "Liberté".
D'autre part, Barak a considéré que les côtés qui donnent des autorisations aux bateaux internationaux qui veulent se diriger à la Bande de Gaza, commettent un acte irresponsable, tout en soulignant que les forces de la marine sioniste vont intercepter tout bateau en destination vers Gaza.

Les milices d'Abbas accentuent leur campagne contre les leaders et partisans du Hamas

[ 23/06/2010 - 12:40 ]

Gaza/Ramallah – CPI
Elles ont enlevé 28 personnes en levant le nombre des partisans et dirigeants du Hamas enlevés à 100 personnes, alors que 150 autres ont été convoqués, selon un communiqué publié, le mercredi 23/6, par le mouvement du Hamas en Cisjordanie.
Le porte-parole du mouvement du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri, avait condamné la vaste campagne sauvage lancée par les milices d'Abbas contre le Hamas en Cisjordanie, en soulignant que cela aurait des conséquences dangereuses.
"Cette campagne confirme que les milices d'Abbas sont devenus l'agent sécuritaire de l'occupation et que le mouvement du Fatah n'est pas sérieux dans ses allégations concernant le consensus sous l'ombre de ces arrestations qui ne servent que l'occupation", a ajouté Abou Zouhri.
De leur côté, les députés islamiques en Cisjordanie ont condamné fortement cette campagne qui vient sous l'ombre de l'attaque sauvage de l'occupation contre la ville occupée d'al-Qods et ses députés au conseil législatif palestinien, ainsi que la campagne de démolition des maisons et élargissements des colonies, en considérant que ces pas représentent un service gratuit à l'occupation et ses plans en Cisjordanie occupée.
De plus, le leader du Hamas, Fawzi Barhoum, a porté le mouvement du Fatah responsable de cette  campagne sauvage, tout en avertissant de ses conséquences négatives.
Il a appelé la Ligue arabe à presser sur Abbas et son groupe pour finir le dossier des captifs politiques et cesser les coordinations sécuritaires avec l'occupation contre le Hamas et ses partisans, en portant les pays donateurs responsables de cette campagne et en les appelant à cesser leur soutien à ces milices qui frappent la démocratie.

La Knesset discute la détérioration de l'image de l'entité sioniste au niveau international

[ 23/06/2010 - 13:17 ]

Al-Qods occupée – CPI
 Il est prévu que la Knesset sioniste tienne une séance pour discuter de la détérioration de l'image de l'entité sioniste au niveau international, après le massacre perpétré par la marine sioniste contre la flottille "Liberté" qui transportait des aides humanitaires à la Bande de Gaza et contre des solidaires pacifistes qui l'accompagnaient, en tuant et blessant des dizaines de personnes.
La radio sioniste a souligné, le mercredi 23/6, que cette réunion est venue après la demande du bloc opposant de Kadima qui a considéré que la détérioration de l'image d'Israël devant la communauté internationale causée par l'actuelle direction du gouvernement d'extrême droite dirigé par le parti du "Likoud".
Le président sioniste, Shimon Pérès avait appelé dernièrement à la formation d'un gouvernement d'unité nationale pour changer la situation détériorée de l'entité sioniste.

Mossad : Une tentative échouée pour assassiner Erdogan

[ 23/06/2010 - 13:38 ]

Amman- CPI
Un rapport de presse publié en Jordanie a révélé que les services turcs ont pu démanteler un groupe des services de renseignements sionistes externes (Mossad) qui étaient derrière une tentative d’assassinat contre le premier ministre turc, Racep Tayyeb Erdogan.
L’hebdomadaire jordanien, «El Majd», a révélé dans sa dernière édition que des sources bien informées ont affirmé que les services sécuritaires turcs ont dévoilé qu’une opération d’assassinat  menée par des rebelles kurdes et turcs en coopération avec le Mossad, a échoué, selon des enquêtes mises en place.
«L’administration turque n’a pas publié cet incident pour des considérations politiques et sécuritaires», a ajouté le journal hebdomadaire.
Ces affirmations sont venues après que Tel Aviv a annoncé qu’un haut responsable du gouvernement sioniste, le vice ministre allié au parti du «Likoud», Ayoub Kara, va se diriger vers Ankara pour discuter avec des opposants à Erdogan.

Des enfants atteints de cancer appellent à la fin du blocus sioniste

[ 23/06/2010 - 13:49 ]
Gaza – CPI

Des enfants palestiniens atteints de cancer dans la ville de Gaza ont appelé, le mardi 22/6, à la levée du sévère blocus sioniste imposé injustement contre la Bande de Gaza  depuis plus de 4 ans ainsi que la protection des convois humanitaires de solidarité avec les Gazaouis, et surtout l'entrée de tous les médicaments et matières médicales nécessaires et permettre aux malades de voyager pour aller se soigner à l'étranger.
Les enfants qui participaient à ce sit-in organisé par l'association du développement de la famille palestinienne, près de la plage de Gaza, ont porté des slogans qui condamnaient les attaques sanglantes sionistes contre les bateaux humanitaires qui se solidarisent avec plus d'un million et demi de Palestiniens qui vivent sous l'embargo sioniste.
Ils ont lancé un navire fabriqué en carton qui représente le bateau de la liberté dans la mer de Gaza.

L'UNRWA demande 100 millions de dollars pour couvrir le déficit de son budget

[ 23/06/2010 - 18:40 ]

Le Caire – CPI
 L'UNRWA a appelé la communauté internationale à combler le déficit financier de son budget qui est arrivé à plus de 100 millions de dollars tout en avertissant de l'aggravation de cette crise, où l'agence sera incapable de servir les réfugiés palestiniens.
Le délégué général de l'UNRWA, Filippo Grandi a dit, le mardi 22/6, lors de la réunion de son comité consultatif dans la capitale égyptienne, le Caire, que le déficit financier de l'UNRWA est très dangereux et minimise sa capacité pour servir les réfugiés palestiniens nécessiteux, car sans  financement, l'agence sera incapable d'effectuer des activités importantes ou de participer à la reconstruction de la Bande de Gaza au cas où le blocus sera levé.
Grandi a indiqué que l'agence internationale a réduit son soutien aux réfugiés palestiniens sous l'ombre de la pauvreté, où on a arrêté les frais des traitements médicaux et minimisé le budget pour la réparation de ses bâtiments, en plus de la réduction du nombre des livres scolaires et la suspension des activités visant à soutenir les enfants handicapés dans la Bande de Gaza.

El-Bachir affirme le soutien du soudan à la Palestine et aux habitants de Gaza

[ 23/06/2010 - 18:53 ]

Khartoum – CPI
Dans son discours lors de la séance d'ouverture de la deuxième réunion mondiale des sciences, organisée par l'Académie islamique des sciences de la charia, à Khartoum, el-Bachir a appelé les Oulémas de la nation islamique à développer les livres scolaires et les sciences en les révisant tout se référant à la charia islamique, en plus de l'exploitation des sciences modernes, selon le journal soudanais "Arraï al'am" dans son édition de mercredi 23/6.
Il a souligné que cette réunion se tient au moment où la nation soutient les habitants de la Bande de Gaza, tout en précisant que le Soudan soutiendra toujours les Palestiniens.

Les malades de Gaza, le blocus raccourcit leur vie

[ 24/06/2010 - 02:57 ]

Gaza – CPI
Les malades palestiniens de la bande de Gaza sont les premiers à souffrir du blocus imposé par l’Entité sioniste. Des dizaines de catégories de médicaments sont gravement en manque.
Le manque de médicaments n’est pas le seul problème. La coupure de l’électricité en est un autre. La vie devient impossible sans courant pour les malades Naïl Al-Gol, 22 ans, et ses grands trois frères, dit Naïl à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI).
En fait, les frères malades sont branchés à des machines électriques toute la nuit. Les machines leur fournissent le liquide nécessaire pour baisser le niveau de fer dans leur corps. Bien évidemment, la coupure du courant arrête les machines et cause une fatigue physique et morale insupportable.
En outre, ils doivent aller à l’hôpital une ou deux fois par semaine pour changer le sang. Et là aussi, la maudite coupure viendra abîmer le sang. Des infections au niveau du foie peuvent se produire.
Les médicaments périmés
Le Palestinien Omar Ghanim, 45 ans, est atteint de plusieurs maladies dont le diabète. La coupure du courant endommage l’insuline, médicament tant vital à de tels malades, dit-il à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI). On sera obligé de doubler ou même tripler les injections.
Et cela signifie payer plus, pour une affaire déjà tellement pénible pour beaucoup de gens pauvres et malades.
Crime de guerre
Hassan Achour, directeur du Centre médical Al-Shifaa, a catégoriquement condamné le blocus israélien imposé sur la bande de Gaza, depuis quatre ans consécutifs. A cause de cet injuste blocus, des centaines de malades palestiniens ont perdu la vie.
Plus de 400 malades de la bande de Gaza ont trouvé la mort. Ils devaient partir trouver le soin à l’étranger, mais le blocus les a tués, dit Achour. Quel crime !
Un exemple probant du dommage que le blocus fait, c’est la tombée en panne de l’appareil d’échographie, depuis environ un an. On est arrivé à la mettre en marche pour deux mois seulement.
Des machines vitales hors service
A cause de la coupure de courant, beaucoup de machines médicales se trouvent hors service. Les machines de radiographie tombées en panne sont nombreuses, et cela n’est qu’un exemple.
A cause du blocus et du manque de matériel, on n’arrive même pas à analyser le sang du malade. Comment peut-on alors connaître sa maladie et comment le médecin peut-il lui prescrire le soin adéquat ?
Six mois pour quelques minutes
Les malades du cancer font partie de ces malades souffrant directement du blocus, du manque de médicaments et d’appareils traitant leur tumeur. Après l’opération d’élimination, le malade a besoin de quelques séances de rayons de quelques minutes. Il est obligé d’aller à l’étranger pour les faire. Et pour quitter la bande de Gaza, en ce temps de blocus criminel, il a besoin d’au moins six mois pour accumuler les autorisations nécessaires. Six mois pour des séances de quelques minutes, quel crime !
Dr. Achour appelle alors à mettre fin à l’occupation israélienne et au blocus qui continue à asphyxier les habitants de la bande de Gaza depuis quatre années successives. Laissez-nous vivre comme tout le monde s’il vous plaît, demande-t-il.
L’amer silence international
La situation de la bande de Gaza est catastrophique, le nombre de victimes ne cesse d’augmenter. Cependant, le monde reste silencieux !
Est devenue banale la scène de ces malades qui vont à l’hôpital sans recevoir le moindre soin, les portes de l’étranger ne cessant d’être fermées !
Notons enfin, même s’il n’est un secret pour personne, que le blocus dont la bande de Gaza souffre dure depuis quatre ans. Les médicaments n’y arrivent pas, sans pour autant que les malades aille chercher le soin à l’étranger : les points de passage ne sont ouverts que rarement. Pourquoi la communauté internationale reste silencieuse face à ce crime perpétré contre Gaza ?

Suède : les dockers bloquent toutes les marchandises israéliennes

Publié le 23-06-2010

Des dizaines de containers en provenance d’Israël, ont été mis sous blocus la nuit dernière, par les dockers de tous les ports suédois, qui ont lancé un boycott d’une semaine, en réponse aux attaques de la Flotille de la liberté dans les eaux internationales et pour exiger la levée du blocus de Gaza.

Communiqué du syndicat des dockers suédois (section 4, Gothenburg). le 23 juin 2010
"Vers minuit ce 23 juin, le syndicat des dockers suédois a lancé le blocus d’une semaine contre les marchandises en direction et en provenance d’Israël.
Le blocus qui s’engage à l’échelle nationale dans les ports suédois, fondé sur la demande du mouvement syndical unitaire palestinien, est une tentative de la part du syndicat des dockers suédois de contribuer à faire pression sur Israël afin :
1- qu’ il lève le blocus de Gaza ;
2- qu’il autorise une enquête internationale indépendante sur ce qui s’est produit lors de l’arraisonnement par Israël de la "Flotille pour la Paix", où neuf personnes ont été abattues.
Dans le port de Gothenburg, le blocus a été instauré sans aucune complication. Une dizaine de containers d’importations et d’exportations israéliennes ont été immédiatement identifiés au centre de fret. Ils ont tous été mis de côté et resteront intacts dans le port de Gothenburg jusqu’au terme du blocus, le 29 juin à minuit.
Tout s’est déroulé très calmement et je suppose qu’il en sera de même jusqu’à mercredi prochain, déclare dans un commentaire Peter Annerback, responsable de la section 4 (Hamn4an) du syndicat des dockers suédois et membre du comité exécutif du syndicat.
Dès lors que nous ne sommes pas en conflit avec nos employeurs, une exemption serait accordée à un container qui transporterait du matériel médical, poursuit Annerback.
Nous avons identifié davantage de marchandises à destination ou en provenance d’Israël que nous ne l’avions prévu. Nous pensions que le flux de marchandises serait notoirement plus restreint, étant donné que le blocus avait été annoncé depuis vingt jours, indique Erik Helgeson, membre de la section syndicale Hamn4ans.
Notre ambition est, bien entendu, que notre action puisse être l’une des nombreuses initiatives de la base, qui garderont les yeux du monde fixés sur les 800.000 enfants qui vivent reclus dans Gaza. Il faut que la population civile palestinienne soit autorisée à reconstruire son économie, ses infrastructures et qu’elle puisse librement s’intégrer au reste du monde. La guerre contre Gaza et le brutal blocus israélien ont rendu tout cela impossible depuis maintenant plus de trois années, conclut Helgeson.
Le syndicat des dockers suédois a expliqué dans deux articles les motifs qui sous-tendent son blocus des produits israéliens.
Newsmill :
Dagens ETC : http://etc.se/30568/vi-kommer-inte-att-sta-ensamma/
info@hamn4an.se
(Traduit par Anne-Marie RERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine

Belgique : Dépot d’une plainte contre 14 dirigeants israéliens

Publié le 23-06-2010
Deux avocats belges, Me Georges-Henri Beauthier et Alexis Deswaef, ont annoncé, mercredi 23 juin, à Bruxelles, le dépôt d’une plainte pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre à l’encontre de 14 dirigeants politiques et militaires israéliens. Elle vise des actes commis à la fin 2008 et au début 2009 à Gaza, lors de l’opération militaire "Plomb durci".
(AP/David Silverman)
"La plainte cite, entre autres, Ehoud Olmert, Tzipi Livni et Ehoud Barak, respectivement premier ministre, ministre des affaires étrangères et ministre de la défense à l’époque des faits. Le vice-ministre de la défense et ancien général de Tsahal, Matan Vilnaï, est également cité, ainsi que divers hauts responsables de l’armée et des services de renseignement.
Agissant notamment pour le compte d’un médecin belge d’origine palestinienne, Anouar Rashid Saïd El-Okka et ses deux frères, dont les champs de fruits et d’oliviers ont été intentionnellement détruits et brûlés au phosphore, les deux avocats s’appuient sur les dispositions de loi belge en matière de compétence universelle.
Leur plainte vise aussi le bombardement de la mosquée Al-Maqadmah, à proximité du camp de réfugiés de Jabaliya. Seize civils, dont des enfants, avaient été tués lors d’une attaque censée viser des militants du Hamas. Les avocats belges représentent 13 victimes, blessées ou qui ont perdu un proche.
CRITÈRE DE "RATTACHEMENT"
Me Beauthier et Deswaef déposent au parquet fédéral belge un document très fouillé de 70 pages, reprenant, entre autres, les conclusions d’un rapport des Nations unies (la "mission Goldstone") sur les violences commises à Gaza. Il invite la justice belge à se saisir de leur plainte étant donné que "la Palestine n’étant pas reconnue comme Etat, son appareil judiciaire ne permet pas de telles poursuites".
Quant aux juridictions israéliennes, "elles ne présentent pas les qualités d’indépendance, d’impartialité et d’équité, telles qu’exigées par le droit international des droits de l’homme", note le texte.
Ce n’est pas la première fois que la justice belge est confrontée à une plainte concernant Israël. En 2001, des Palestiniens et des Libanais avaient tenté de faire juger l’ancien premier ministre Ariel Sharon pour les massacres des camps de Sabra et Chatila, en 1982. L’affaire avait tourné à l’incident diplomatique et la Belgique avait, dans la foulée, décidé de restreindre la portée de sa loi de compétence universelle. Celle-ci prévoit désormais un critère de "rattachement", à savoir l’implication directe d’un citoyen belge. Ce critère est rempli dans le cas présent, le docteur El-Okka possédant la nationalité belge.
Les biens que ce dernier possédait avec ses deux frères ont été entièrement dévastés, et son puits d’eau rendu inutilisable, alors que les cultures visées constituaient les seules ressources de sa famille, dans la région d’El-Zeytoun au sud-est de Gaza. Selon ses avocats, la région ne comportait aucun combattant palestinien et aucune arme n’y était stockée."
Jean-Pierre Stroobants
CAPJPO-EuroPalestine