dimanche 7 mars 2010

La politique américaine au Moyen-Orient (troisième partie) : 1991-2003

publié le samedi 6 mars 2010
Vincent Fromentin

 
La radicalisation de la stratégie américaine au Moyen‑Orient face au terrorisme international (1991-2003)
Cet article est le troisième volet consacré à la politique américaine au Moyen-Orient de 1919 à nos jours. [1]
En 1991, l’assise des États-Unis au Moyen-Orient est totale, mais son discrédit est à la hauteur de son emprise stratégique. A l’origine, la contestation émane des leaders victorieux de l’URSS basés en Afghanistan et au Pakistan (notamment dans la cellule très active de Peshawar). L’aide officielle apportée par l’administration Reagan pour contrebalancer l’influence soviétique en Afghanistan contribue à structurer un réseau de plusieurs milliers de combattants islamistes et certaines figures idéologiques charismatiques (telles que Abdullah Azzam, Oussama Ben Laden ou Omar Abdel Rahman). Mais, après le retrait soviétique, les combattants d’al Qaïda vont chercher de nouveaux terrains (Tchétchénie, Somalie, etc.). Le terrorisme d’al Qaïda reste régional.
Ben Laden, réfugié en Arabie Saoudite, en est expulsé en 1991 pour ses positions trop véhémentes envers la présence américaine sur le sol des Lieux Saints. Cette date marque l’internationalisation du terrorisme.

1. Les origines du terrorisme international d’al Qaïda (1991-2001)

Dès avant ce 11 septembre 2001, où l’opinion semble découvrir le terrorisme médiatique d’al Qaïda, un certain nombre d’événements précurseurs est à analyser.
A l’origine, le terrorisme est la défense d’un territoire
Avant d’être, aux yeux des États-Unis, l’unique apanage de Ben Laden ou de Saddam Hussein, le terrorisme a été un moyen de contestation de populations autonomistes ou anticoloniales. Par exemple, en 1928, la création des Frères Musulmans en Égypte par Hasan el Bana prône « le refus de l’asservissement culturel, politique et économique de l’Oumma » afin de se dégager du joug colonial.
Avant tout, le terrorisme est la défense d’un territoire. Ces deux mots partagent étrangement la même étymologie.
Ce terrorisme combat la présence physique des soldats américains sur les Lieux Saints mais aussi la présence symbolique des valeurs occidentales (notamment les touristes en Égypte). Et cette guerre de libération totale glisse progressivement vers une radicalisation idéologique. Effectivement, si l’on parle de territoire, il devient petit à petit celui du religieux. Le terrorisme n’est pas national : il constitue la lutte armée pour l’établissement d’un territoire dépourvu de toute influence ou déviance occidentale. Il est l’expression radicale et violente des projets de panarabisme. Le vecteur de cette contestation en est la religion.
La religion est un vecteur de contestation
Pendant ces années 90, même si la majeure partie des attentats terroristes reste régionale, la « menace al Qaïda » s’internationalise. Ben Laden, après l’instauration d’un pouvoir fondamentaliste au Soudan grâce au Front national islamique en 1989, rassemble des figures de la contestation régionale issues du front afghan mais aussi des leaders algériens, yéménites ou égyptiens (notamment Ayman Al Zawahiri). Des attentats régionaux sont perpétrés contre les intérêts américain : Aden en 1992, Mogadiscio en 1993, Riyad en 1995, Khobar en 1996, Nairobi et Dar es-Salaam (240 morts et des milliers de blessés) en 1998.
De retour en Afghanistan où les taliban ont pris le pouvoir à Kaboul depuis 1996, Ben Laden et Al Zawahiri annoncent la formation du Front Islamique mondial pour le djihad contre les Juifs et les Croisés.
La contestation et les menaces d’al Qaïda prennent plus d’ampleur et touchent directement le sol américain comme en témoignent l’assassinat du rabbin extrémiste Meir Kahane en 1990 ou l’attentat contre le WTC en 1993 inspirés par Omar Abdel Rahman.
Ce qu’il faut comprendre c’est que les racines du terrorisme islamiste s’originent dans une contestation de l’hégémonie sur un territoire : c’est le cas en Afghanistan contre les Soviétiques, dans les multiples conflits nationaux des Balkans mais aussi sur le territoire sacré de l’Arabie Saoudite contre la présence américaine. Mais à partir des années 90, l’essor de figures charismatiques contribuent à idéologiser et à formaliser une doctrine. Le territoire n’est plus la terre à proprement parler mais le territoire des croyants, l’Oumma, face aux infidèles. La représentation géopolitique du terrorisme islamiste se détache progressivement d’une vision strictement autonomiste. Néanmoins, la religion n’est-elle pas un vecteur de contestation identitaire plutôt qu’une fin en soi ?
Le faux-problème du choc des religions
Le fameux concept du « choc des civilisations », rendu célèbre par Samuel Huntington en 1993, mais, en réalité, développé dès les années 60 par un universitaire américain, Bernard Lewis (proche de Wolfowitz et des néoconservateurs américains), consiste à opposer dangereusement deux blocs : l’Occident judéo-chrétien et l’Islam.
Cette opposition essentialiste et réductrice tend à se placer dans le domaine des idées : la confrontation de deux religions. La médiatisation excessive de ces notions conceptuelles contribue en outre à occulter la réalité des choses. Le problème essentiel reste celui de l’oppression d’un peuple ou de l’occupation bien réelle d’une terre. Parler d’un conflit religieux entre Palestiniens et Israéliens, c’est oublier le problème de la violation du Droit International par Israël. Focaliser sur le terrorisme islamiste, c’est oublier ses racines de revendication d’un territoire.
Alors comment comprendre ce glissement d’un terrorisme comme revendication strictement territoriale vers le terrorisme international d’al-Qaïda et ses appels au djihad ?
Effectivement, si le terrorisme des années 80 revendique un territoire face à un occupant, à partir des années 90, il s’idéologise, se radicalise et s’internationalise grâce aux médias. Le recours aux nouvelles technologies et à Internet permet de diffuser un message relayé dans le monde entier. Les médias contribuent à donner à la lutte d’al Qaïda une valeur symbolique. Prenons l’exemple du keffieh palestinien : il est devenu l’emblème de la résistance pour les jeunes occidentaux (altermondialistes, irlandais, corses, etc.) complètement déconnecté de sa signification originelle. L’ampleur médiatique d’al Qaïda agit de la même manière : le label al Qaïda est récupéré comme représentation identitaire par des groupuscules n’entretenant parfois aucun rapport avec les combattants d’Afghanistan : comme ce sera le cas à Djerba contre la synagogue de la Ghriba en avril 2002, à Casablanca en mai 2003, ou à Istanbul en novembre 2003, etc. Les médias permettent la confluence du terrorisme autonomiste régional vers le terrorisme internationaliste.
Dans cette course médiatique, certains analystes ne voient parfois en al Qaïda qu’une construction médiatique servant à la fois les intérêts de groupes autonomistes ou internationalistes et ceux des puissances légitimant leur cœrcition par une lutte anti-terroriste (Hitler en 1939 avait prétexté le terrorisme tchèque pour envahir la Tchécoslovaquie : « Nous ne voulons pas oppresser une autre nation et nos actions ne sont pas basées sur la haine d’une autre nation. Je sais que cette guerre est très sérieuse mais je veux nous protéger des actes d’un monstre. Il a régné avec une terreur continue sur son peuple et les a soumis au silence et à la misère. Son armée a un arsenal militaire énorme qui ne peut représenter qu’un danger imminent pour le reste du monde. Nous avons été très patient mais nous ne pouvons plus rester inactif devant le danger. », Discours de Hitler au Sportpalast de Berlin en avril 1939).

2. La pression américaine sur le Proche et Moyen Orient

La disparition du bloc soviétique projette l’administration américaine dans une intense campagne diplomatique et médiatique pour instaurer un ordre mondial américain. Après la guerre contre l’Irak de 1991, les forces américaines sont présentes dans le Golfe et le Moyen-Orient. De surcroît, l’accord (dont certaines clauses restent secrètes) conclu en 1996 entre la Turquie et Israël renforce le projet américain. En novembre 2000, lord Roberston, secrétaire général de l’OTAN, déclare que la Turquie « est un allié sûr de l’OTAN au cœur d’une zone vitale qui comprend les Balkans, le Caucase, le Proche-Orient et la Méditerranée ».
Ces atouts permettent aux États-Unis de réaliser ses deux impératifs : d’une part le contrôle énergétique régional et d’autre part la sauvegarde de la souveraineté de leur allié israélien en relançant à leur avantage le processus de paix.
Capitaliser la guerre contre l’Irak afin d’établir un « nouvel ordre mondial »
Zone de Texte : Discours de G.Bush devant le Congrès américain, 11 septembre 1990 « Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire. La crise dans le golfe Persique, malgré sa gravité, offre une occasion rare pour s’orienter vers une période historique de coopération. De cette période difficile, notre cinquième objectif, un nouvel ordre mondial, peut voir le jour : une nouvelle ère, moins menacée par la terreur, plus forte dans la recherche de la justice et plus sûre dans la quête de la paix. Une ère où tous les pays du monde, qu’ils soient à l’Est ou à l’Ouest, au Nord ou au Sud, peuvent prospérer et vivre en harmonie. Une centaine de générations ont cherché cette voie insaisissable qui mène à la paix, tandis qu’un millier de guerres ont fait rage à travers l’histoire de l’homme. Aujourd’hui, ce nouveau monde cherche à naître. Un monde tout à fait différent de celui que nous avons connu. Un monde où la primauté du droit remplace la loi de la jungle. Un monde où les états reconnaissent la responsabilité commune de garantir la liberté et la justice. Un monde où les forts respectent les droits des plus faibles. »La violation par l’Irak de l’intégrité du Koweït pousse Saddam Hussein à justifier son occupation par l’exemple israélien de non-respect de la résolution 242 de 1967. Mais, cet argument ne suffit pas et l’opération rapidement déclenchée conduit, à partir de 1991, à maintenir l’Irak dans une position d’embargo total jusqu’en 1996 date à laquelle il est allégé par un programme « pétrole contre nourriture » permettant l’importation de nourriture et de médicaments. En outre, États-Unis, Grande-Bretagne et France, malgré l’absence de résolutions de l’ONU en ce sens, établissent des zones d’exclusion aérienne sur 60% du territoire irakien afin de protéger les minorités kurdes au Nord et chiites au Sud. Mais, progressivement, ces zones d’exclusion légitiment des bombardements sur des zones stratégiques qui suscitent le retrait de la France en 1996 de la zone de surveillance du Kurdistan.
L’Irak est soupçonné de mener un programme d’élaboration d’armes de destruction massive. Des experts de l’UNSCOM sont dépêchés pour examiner toutes les installations. Mais dès avant la production de tout rapport d’analyse de l’UNSCOM, l’opération Renard du Désert est déclenchée en 1998 (où, par rapport à la Guerre du Golfe, le double de missiles de croisière a été lancé). La Russie, la Chine et la France critiquent ces bombardements en dehors des zones d’exclusions aériennes et qui touchent, selon l’ONU, près de 41% des civils.
Ces zones d’exclusion aérienne, aux fondements en Droit International controversés, initialement prévues pour sauvegarder les minorités irakiennes, permettent en réalité d’étouffer le pouvoir de Bagdad. Elles ont hélas aussi autorisé en 2000 des représailles militaires turques sur le PKK implanté en territoire irakien.
Conserver la maîtrise des processus de paix afin de préserver la souveraineté israélienne
L’ensemble du monde arabe condamne l’acharnement des États-Unis et de la Grande-Bretagne en Irak. Le parallèle est souvent observé, non en Droit mais dans la presse internationale, entre l’occupation du Koweït par l’Irak et l’occupation des territoires palestiniens par Israël. C’est pourquoi, en 1991, après le rejet du plan Baker de 1989 par les gouvernements israéliens, les États-Unis enclenchent avec l’URSS un processus de paix pour régler la question du conflit israélo-palestinien lors de la Conférence de Madrid.
Mais le processus souffre de plusieurs faiblesses :
-  Les États-Unis forcent la main aux deux Parties,
-  L’OLP est absente de la délégation pour les négociations à Madrid,
-  L’ONU et l’UE sont conviées comme participants (non comme commanditaires) : leur approche défendant le Droit International (notamment le respect de la IV Convention de Genève) est marginalisée,
-  Le programme de négociation lancé est basé sur le principe contestable de la restitution des territoires en échange de la paix.
Ce dernier point consacre le monopole de la violence et du terrorisme aux Palestiniens, la position de droit, de facto, étant celle d’Israël.
Tous ces décalages contribuent à enliser les négociations. En réalité, l’objectif est d’arriver le plus rapidement à une solution politique : même si le cœur des débats autour de la question des colonies juives et du statut de Jérusalem est suspendu, le processus d’Oslo, initié par l’allié des États-Unis, la Norvège, d’abord secret, aboutit à la reconnaissance mutuelle officielle entre Itzhak Rabin et Yaser Arafat qui signent une Déclaration de Principes à Washington en septembre 1993. Par cet accord, l’OLP est reconnu pleinement par Israël et permettent d’enclencher un processus de discussion plus serein pour l’autonomie des territoires palestiniens.
Depuis 1993, pour faire face aux attentats palestiniens et dés-intriquer, séparer les deux peuples, une logique sécuritaire se développe par des mesures de police : Gaza et la Cisjordanie sont bouclés par des barrages et des permis d’entrée, mais aussi par des mesures d’aménagement du territoire : les « by Pass Roads ». Israël s’engage effectivement à établir des routes de contournement pour garantir la sécurité des élections palestiniennes. En réalité, ces routes contribuent d’une part à isoler les confettis de territoires palestiniens éparpillés en cantons séparés les uns des autres et d’autre part, en contournant les zones de densité palestinienne, de relier toutes les extensions et colonies juives jusqu’au cœur du territoire israélien.
Mais, en 1994, le massacre commis par des colons israéliens, tuant près de cinquante civils palestiniens et blessant plusieurs centaines de fidèles en prière dans la mosquée d’Abraham à Hébron, conduit au déploiement temporaire d’une force internationale (résolution 904) autour d’Hébron.
L’erreur stratégique de la carte israélienne : le « deux poids / deux mesures »
Les différentes rencontres dilatoires et le veto américain à tout respect du Droit International conduisent à l’impasse. En septembre 2000, la seconde Intifada est déclenchée suite à la visite provocatrice d’Ariel Sharon au Haram al-Sharif (l’esplanade des Mosquées), qui se situe dans Jérusalem-Est sous occupation israélienne. Mais, le mois suivant, lors du vote de la résolution 1322, les États-Unis au Conseil de Sécurité ne reconnaissent pas la visite de Sharon comme une provocation, ni l’emploi de la force par Israël contre les Palestiniens. Les pressions des États-Unis et d’Israël éloignent les possibilités d’un règlement du conflit sur les bases du Droit International.
De fait, une commission spéciale des Nations unies pour enquêter sur les droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens propose dans son rapport de mars 2001 la création d’une présence internationale « pour surveiller et rendre compte régulièrement de la conformité de toutes les parties aux normes des droits de l’homme et du droit humanitaire, de sorte à assurer à la population des Territoires occupés l’entière protection des droits de l’homme. Une telle présence internationale devrait être immédiatement établie et constituée de manière à refléter le sentiment d’urgence au sujet de la protection des droits de l’homme du peuple palestinien (§114) ». C’est d’ailleurs dans ce sens que se prononcent les ministres des Affaires étrangères lors de leur réunion du G8 à Rome en juillet 2001. Mais le 11 septembre suscite d’autres priorités pour les États-Unis et marque l’arrêt du processus de paix.

3. Le Moyen-Orient traumatisé (2001-2003)

Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 sur les TwinTowers précipitent les plans d’action américains au Moyen-Orient :
-  Lancement en 2001 de l’opération « Liberté immuable » en Afghanistan décidée conjointement et conformément aux résolutions 1368, 1373 & 1378 du Conseil de Sécurité des Nations-unies,
-  Lancement d’une guerre préventive unilatérale (coalition formée de la Pologne, de la Grande-Bretagne, de l’Australie et des États-Unis), sans l’accord de l’ONU contre l’Irak en 2003.
La construction d’un Ennemi global
Conformément à leur conception du « nouvel ordre mondial » que les États-Unis défendent, dès les années 90, en raison de leur mission morale qui leur est quasi-divinement accordée du fait de leur puissance, unique après la chute du bloc soviétique, il s’agit concernant le Moyen-Orient :
- Comme nous l’avons vu, d’empêcher l’escalade du conflit israélo-palestinien en renforçant le partenariat avec Israël et les états arabes « pro-occidentaux »,
-  D’identifier et de détruire les armes de destruction massive (ADM), qui motivent les bombardements unilatéraux sur l’Irak en 1996 et 1998 ainsi que sur le Soudan en 1998,
-  De lutter contre le terrorisme,
-  Et de provoquer des changements en Irak et en Iran.
A partir de 2000, Saddam Hussein a préféré l’euro au dollar pour les transactions pétrolières et commerciales ; son initiative a été suivie par la Corée du Nord, l’Iran puis en 2002 par la Chine et la Russie pour leurs avoirs financiers. Même si la mainmise sur les hydrocarbures est une prérogative importante dans la politique américaine au Moyen-Orient, elle ne justifie pas à elle seule cette guerre préventive. L’affaiblissement de l’Irak semble avoir été prévu de longue date par l’administration américaine mais les sanctions internationales n’ont pas réussi à déstabiliser Saddam Hussein au pouvoir. On assiste à une cristallisation politique et médiatique autour de Saddam Hussein et de son « état-voyou ».
Les États-Unis légitiment cette intervention par la menace sur la paix mondiale que représente l’Irak :
-  Tout d’abord, la focalisation médiatique sur Saddam Hussein et sur Ben Laden contribue aux yeux des Américains à nouer un lien évident de connivence entre les deux hommes dans l’élaboration des attentats de 2001 et dans le soutien au terrorisme international malgré que les services de renseignements occidentaux n’aient jamais alerté sur ce type de danger.
-  L’argument avancé également depuis 1991 est la menace NBC et la détention d’ADM. Colin Powell affirme que les inspections ne suffiront jamais assez face aux réticences et au manque de transparence irakien.
Origines et légitimité d’une guerre préventive
Loin de la polémique de l’époque sur la justification de cette guerre préventive, il apparaît néanmoins que des deux pays en dehors de l’orbite « pro-américaine » et susceptibles de se doter (ou non) d’une arme nucléaire, l’Irak est affaibli et exsangue par rapport à l’Iran. Après le 11 septembre 2001, d’un point de vue stratégique, c’est donc l’occasion idéale pour se positionner militairement au Moyen-Orient. Pariant sur le ralliement de la minorité ch’iite irakienne, écartée par le pouvoir baasiste jusque-là, les États-Unis pensaient influer certainement sur l’Iran.
Le bombardement israélien sur le réacteur nucléaire irakien d’Osirak en 1981 est légitimé par les mêmes arguments : l’Irak est « hors la loi » et la menace, même si elle n’est pas totalement opérationnelle, constitue un facteur, à terme, de déstabilisation régionale. C’est une « légitime défense anticipée », conforme à l’article 51 de la Charte des Nations unies si l’Irak était en mesure de développer rapidement sa capacité nucléaire. Mais les États-Unis en 2002, comme Israël en 1981, se justifient en prétextant que le but de la guerre préventive est de créer les conditions préalables à l’instauration de la paix et au respect des droits de l’Homme et que par là-même elle est nécessaire en dépit de l’opposition du Conseil de Sécurité ou du respect du Droit International.
Les attaques du 11 septembre permettent aux États-Unis de remodeler l’ensemble du monde arabe en s’attaquant aux États-voyous. En définitive, désarmer l’Irak, c’est désarmer le seul pays arabe susceptible de contrebalancer l’équilibre des forces régionales au profit des deux alliés américains : Israël et la Turquie.
La Guerre d’Irak, déclarée en mars 2003 par l’opération « Iraqi Freedom » dont les « conflits majeurs » sont officiellement déclarés achevés en mai 2003 par le président américain, a permis de détrôner Saddam Hussein. Le temps est venu pour les États-Unis de mettre en place leur projet de « Grand Moyen Orient » afin de promouvoir ses alliances stratégiques vacillantes (l’Arabie Saoudite) et une vaste politique de démocratisation et de libéralisation pour changer les régimes en place.
[1] Le premier volet (1919-1979) analyse la progressive mainmise américaine sur les anciennes possessions européennes et la confrontation au bloc soviétique ; le deuxième volet (1979-1991) se consacre à l’effondrement de l’influence de l’URSS au Moyen-Orient et le contrôle total américain sur les ressources énergétiques régionales. http://www.france-palestine.org/art...

Les Européens veulent reprendre la main au Proche-Orient

07/03/2010
Le premier acte de l'engagement européen au PO doit se concrétiser 
avec la visite prochaine de Catherine Ashton. La Haute représentante de 
l'UE pour les Affaires étrangères doit entamer dimanche 14 mars une 
tournée qui doit la conduire en Israël, en Égypte et en Jordanie./
Le premier acte de l'engagement européen au PO doit se concrétiser avec la visite prochaine de Catherine Ashton. La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères doit entamer dimanche 14 mars une tournée qui doit la conduire en Israël, en Égypte et en Jordanie./ AFP
Les ministres européens des Affaires étrangères ont tenté de reprendre la main sur le dossier du Proche-Orient alors que se profilent, à l'initiative des Américains, des négociations indirectes entre Palestiniens et Israéliens pour relancer un processus de paix moribond.
La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, est attendue dans la région dans une semaine et a demandé à se rendre à Gaza, un geste à haute valeur symbolique.
Samedi, lors d'une réunion informelle à Cordoue, dans le sud de l'Espagne, les ministres européens ont apporté un soutien unanime à l'offre de dialogue indirect américaine. "L'UE soutient les efforts américains" et "elle fera tout ce qui est possible pour que la solution avec deux États, israélien et palestinien, devienne une réalité", a assuré le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, à l'issue de la réunion. "L'UE doit devenir un acteur" dans la région, a-t-il ajouté.
Le premier acte de cet engagement européen doit se concrétiser avec la visite prochaine de Catherine Ashton. La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères doit entamer dimanche 14 mars une tournée qui doit la conduire en Israël, en Égypte et en Jordanie. Attendue en Israël le 17 mars, Mme Ashton a indiqué qu'elle souhaitait se rendre aussi dans la bande de Gaza et a adressé une demande en ce sens aux autorités israéliennes. "J'ai besoin de me faire une idée par moi-même du problème et des questions que nous devons résoudre", a-t-elle expliqué.
Israël impose un blocus sur tous les biens non essentiels envers la bande de Gaza depuis que le mouvement islamiste Hamas a accédé au pouvoir en juin 2007. En décembre, Israël avait empêché une délégation de députés européens de se rendre à Gaza après avoir initialement autorisé cette visite. Seuls deux ministres européens ont fait le voyage à Gaza depuis un an. Le dernier en date est le chef de la diplomatie irlandaise, Micheal Martin, la semaine dernière. "Nous avons affaire à Gaza à un blocus très inhumain qui est très contre-productif pour le processus de paix", a affirmé M. Martin qui a fait samedi un compte-rendu de son voyage à ses homologues européens.
Les pays de l'UE sont déjà les principaux contributeurs d'aide aux Palestiniens et Mme Ashton a assuré que l'Union allait amplifier son engagement pour aider l'Autorité palestinienne à bâtir ce qui pourrait être les bases institutionnelles d'un futur État palestinien. "Il est extrêmement important que nous continuions à renforcer" notre engagement à l'égard des Palestiniens, a-t-elle martelé.
"L'UE doit jouer un plus grand rôle que lors de ces dernières années", a renchéri le ministre finlandais des Affaires étrangères, Alexander Stubb.
Une éventuelle reconnaissance d'un État palestinien avant même le règlement de la question des frontières avec Israël, suggérée récemment par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, n'a pas été évoquée à Cordoue par les ministres européens. L'initiative de M. Kouchner avait été sèchement écartée par le président français Nicolas Sarkozy qui l'avait qualifiée de "prospective".
En attendant les Européens, l'émissaire spécial des États-Unis pour le Proche-Orient, George Mitchell, est attendu ce week-end à Jérusalem. Il sera suivi en début de semaine par le vice-président américain Joe Biden pour une visite de deux jours en Israël et en Cisjordanie.

Mitchell dans la région pour relancer les négociations Israël-Palestine

07/03/2010

Ehud Barak et George Mitchell ont discuté de la reprise des négociations entre Israël et les Palestiniens", a affirmé le ministère dans un communiqué, sans autre précision.
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak et l'emissaire américain George Mitchell ont évoqué la reprise des discussions israélo-palestiniennes lors d'une rencontre, samedi soir, a indiqué le ministère de la Défense.
"Au cours d'une rencontre d'une heure et demi au domicile du ministre de la Défense à Tel-Aviv, Ehud Barak et George Mitchell ont discuté de la reprise des négociations entre Israël et les Palestiniens", a affirmé le ministère dans un communiqué, sans autre précision.
M. Mitchell est arrivé samedi dans la région. Il doit rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu puis le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
Il précède dans la région le vice-président américain Joe Biden, qui doit arriver en début de semaine.
Les ministres arabes des Affaires étrangères se sont dits favorables mercredi au Caire à des négociations indirectes entre Israéliens et Palestiniens pour une durée de quatre mois afin de "donner une chance" aux efforts de paix américains.
Selon le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, ces négociations indirectes se feraient par le biais de navettes de M. Mitchell entre les deux parties.
Les efforts de Washington pour relancer des négociations entre l'Autorité palestinienne et Israël, suspendues au début de l'offensive israélienne contre le Hamas à Gaza fin 2008, avaient jusqu'à présent échoué.
http://www.lorientlejour.com/category/M.O+et+Monde/article/649415/Mitchell_dans_la_region_pour_relancer_les_negociations_Israel-Palestine.html

L’unité israélienne « La guerre psychologique » : histoire, buts, réalisations

[ 07/03/2010 - 03:35 ]
Palestine – CPI

L’armée israélienne a mis en place une unité désignée « La guerre psychologique ». Cette unité travaille essentiellement contre les Palestiniens. Des dizaines de nouveaux cadres et officiers viennent d’être nommés pour cela. Le but essentiel sera d’influencer les postions des Palestiniens, et même de les duper.
Après que l’armée sioniste s’était vue obligée de se retirer de la bande de Gaza, elle s’est vue les mains liées. Elle a remarqué qu’elle ne pouvait rien faire, perdant tout contact avec la population de la Bande.
L’ancien chef d’état-major israélien Mouchet Yaloun parlait beaucoup de la nécessité de modeler les Palestiniens pour qu’ils stoppent la violence contre l’Entité sioniste, parce qu’elle ne mène à rien.
Plusieurs officiers et cadres parlant souvent l’arabe ont été affectés à ce service qui est directement lié aux états généraux.
L’unité travaille pour briser le moral des Palestiniens et semer la zizanie entre eux et la résistance. Pour arriver à ses fins, l’unité procède de plusieurs façons. Elle essaie de montrer l’armée israélienne comme invincible, pour que le Palestinien perde confiance en soi. Elle essaie de faire croire que les opérations militaires israéliennes sont menées pour la paix et contre le terrorisme.
Les activités de l’unité
Durant la guerre agressive israélienne menée contre Gaza, l’armée de l’air avait jeté un quart de million d’imprimés sur la Bande, dit une source militaire au journal hébreu Haaretz. Ces imprimés essayaient de faire croire aux Palestiniens qu’ils payent cher le prix d’opérations de résistants, et que la résistance travaille contre les intérêts du peuple palestinien.
Par ailleurs, les membres de l’unité contactent quelques Palestiniens pour acheter leur coopération. Et parfois, ils les contactent par téléphone pour les menacer.
L’unité travaille aussi pour dire du mal des hommes de la résistance, vivants ou martyrs.
Ils menacent les Palestiniens de bombarder leurs maisons, s’ils coopèrent avec la résistance.
D’un autre côté, l’unité brouille les radios et les télévisions palestiniennes. Parfois, elle arrive à s’introduire dans les médias et à diffuser sa propagande.
Les officiers de la guerre psychologique mettent de la pression sur les journalistes israéliens afin qu’ils publient des choses à eux.
Puis l’unité commente les sites arabes de façon à briser la confiance envers la résistance et à semer le défaitisme dans l’esprit des Palestiniens.
Quelques anecdotes
Ladite unité a semé des caméras dans la cellule du leader palestinien Marwan Al-Barghouti pour le montrer en train de manger au moment où les captifs déclaraient une grève de la faim.
Et dans l’affaire de l’assassinat de Mahmoud Al-Mabhouh à Dubaï, le journal hébreu Ahronot a essayé de faire comprendre qu’une fille européenne était chargée de le charmer pour qu’il ouvre la porte.

L'union des médecins arabes condamne l'invasion sioniste dans la mosquée sainte d'al-Aqsa

[ 06/03/2010 - 19:01 ]
Le Caire – CPI

Le comité d'al-Qods de l'union des médecins arabes a condamné les agressions sionistes contre les croyants palestiniens et la mosquée sainte d'al-Aqsa après la grande prière de vendredi 5/3.
Dans un communiqué, le comité a dit que le dernier crime sioniste représente un message aux ministres arabes des affaires étrangères qui ont décidé de reprendre le processus de paix avec l'occupant, ainsi qu'une confirmation que les sionistes ne comprennent que la langue de la force.
Il a appelé le sommet arabe, prévu en fin mars, à Tripoli, à renoncer à cette décision et protéger les lieux saints, dans une mesure de colère contre les agressions sionistes à al-Aqsa.
Finalement, le communiqué a mis en garde du complot sioniste contre al-Aqsa et les lieux saints islamiques en Palestine, tout en appelant les pays, les organisations internationales et régionales, ainsi que les peuples arabes, musulmans et les hommes libres dans le monde à défendre les lieux saints qui s'exposent aux agressions sionistes continuelles.

Abou Zouhri : la soumission aux appels américains représente un crime

[ 06/03/2010 - 18:34 ]
Gaza - CPI

Le porte-parole du mouvement Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri a considéré que la visite de l'émissaire américaine, George Mitchell, à la région vise à donner la légitimité à la politique de judaïsation, de colonisation et couvrir l'escalade sioniste contre les lieux saints.
Dans une déclaration de presse spéciale au centre palestinien d'information, Abou Zouhri a dit, le samedi 6/3, que la réponse aux appels américaines de reprendre les négociations inutiles avec l'entité sioniste représentent un crime qui ne sert que l'occupation israélienne qui poursuit ses crimes contre le peuple palestinien.
Il a ajouté que cela affirme l'impartialité de la position américaine qui appuie l'occupation et que le rôle de la direction américaine se concentre sur la pratique des pressions contre l'autorité de Ramallah et les leaders arabes pour servir le projet sioniste, en attirant l'attention que ce sujet exige une position arabe équilibrée sur la base de l'attachement aux droits et intérêts du peuple palestinien et l'arrêt de tout pari sur la position américaine.
De son côté, le bloc parlementaire du Hamas au conseil législatif palestinien a affirmé que la visite de Mitchell à la région n'apporte aucune chose aux palestiniens, mais il renforce seulement les conditions sionistes et confisque les droits des Palestiniens.

Irlande : le blocus a fait retourner Gaza au Moyen Age

[ 06/03/2010 - 17:42 ]
Dublin – CPI

Le ministre irlandais des affaires étrangères, Micheal Martin, a qualifié le sévère blocus israélien imposé injustement contre la Bande de Gaza d'inhumain et d'inacceptable, en appelant l'Union Européenne et les autres pays à augmenter leurs pressions sur l'occupation israélienne pour le finir.
Martin qui a visité Gaza, la semaine dernière, est le premier ministre européen qui arrive, à Gaza, depuis plus d'un an.
Dans un article au journal "INTERNATIONAL HERALD TRIBUNE", Martin a dit le vendredi 5/3, que les conditions de vie des habitants de Bande de Gaza sont semblables à celles du Moyen-âge, en déclarant que la Bande est exposée à une vraie crise humaine probable.
Il a annoncé qu'il va discuter cette affaire lors de la réunion des ministres européens des affaires étrangères qui va avoir lieu, cette semaine, en Espagne.

Le crime du Mossad contre al-Mabhouh : Des médias sionistes attaquent Dubaï

[ 06/03/2010 - 14:05 ]
Al Nassera - CPI

Des médias de l'entité sioniste ont attaqué la police de Dubaï et son chef général, Dahi Kalfan Tamim, après avoir démasqué l'aspect criminel et terroriste du gouvernement de l'occupation dirigé par Benjamin Netanyahu qui a coopéré avec le chef du Mossad, Meir Dagan, en donnant le feu vert à leur commando pour commettre un crime très flagrant et sans précédent, à Dubaï, en violant et volant plusieurs identités européennes.
La radio hébreu a rapporté, le vendredi 5/3, sur son site électronique, que le chef de la police de Dubaï, Kalfan n'est qu'un "hâbleur".
Kalfan avait annoncé que sa police défie le Mossad à travers des empreintes digitales et de DNA, tout en soulignant que ses services sont capables de percer le Mossad.
Kalfan avait attaqué fortement le gouvernement de l'occupation sioniste en le qualifiant de hors la loi qui menace la sécurité internationale, tout en appelant les coupables, Benjamin Netanyahu et Dagan à reconnaître leur responsabilité dans ce crime, à Dubaï.
Il est à noter que la police de Dubaï a démasqué l'identité de 27 suspects du crime d'assassinat contre al-Mabhouh, en confirmant que les assassins sont actuellement dans les territoires palestiniens occupés (Israël), en présentant une plainte officielle à l'Interpol international en lui demandant de les emmener en justice.

Joseph Biden : "Je suis un sioniste".

[ 06/03/2010 - 13:44 ]
Al Qods occupée- CPI

Le journal "Yediot Ahronot" a rapporté selon le vice-président américain, Joseph Biden, qui va visiter la région cette semaine, ses affirmations qu'il est sioniste malgré qu'il n'est pas un juif, alors que le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, l'avait accueilli chaleureusement en le considérant comme le grand ami d'Israël.
"Yediot Ahronot" a annoncé, le vendredi 5/3, que Biden va rendre visite à plusieurs pays du Moyen-Orient, dont les territoires palestiniens occupés "Israël", l'Égypte et la Jordanie, en soulignant qu'il arrive dans la région comme délégué du  président, Barack Obama, et qu'il va discuter de plusieurs questions importantes, notamment la reprise des négociations entre "Israël" et l'autorité de Ramallah et le dossier du programme nucléaire iranien qui seront les deux questions de l'ordre du jour du débat.
Ces remarques sont venues au moment où l'autorité de Ramallah et certains pays arabes ont approuvé, après la demande américaine, le retour des négociations indirectes avec l'entité sioniste, malgré les violations et crimes continuels contre la mosquée sacrée d'Al Aqsa et les lieux saints, ainsi que les agendas sionistes très dangereux dont le colonialisme, le judaïsme et la destruction continuelle des maisons palestiniennes pour expulser les habitants d'al Qods occupée.

Une jeep militaire sioniste heurte une voiture palestinienne en tuant 6 personnes

[ 06/03/2010 - 13:50 ]
Ramallah – CPI

  Six Palestiniens d'une même famille ont été tués, alors qu'une femme a été gravement blessée lorsqu'une jeep militaire sioniste de type (HAMMER) a heurté, le vendredi soir 5/3, une voiture palestinienne sur le pont de Selwad, à l'entrée d'Ofer, près de la ville de Ramallah.
Des témoins oculaires ont dit qu'une voiture palestinienne utilisée par un palestinien avec sa famille (ses deux femmes et quatre enfants) a été heurtée par une jeep militaire sioniste, en causant la mort du citoyen palestinien avec son épouse et ses quatre enfants, alors que l'autre épouse a été gravement blessée.
Les témoins ont dit que l'entêtement des soldats sionistes était la cause de cet événement, en faisant 6 martyrs.
Des sources sionistes ont prétendu que les quatre soldats sionistes qui se trouvaient dans la jeep ont été blessés.
On note que cet événement vient sous l'ombre d'une escalade militaire sioniste continuelle contre les palestiniens en Cisjordanie occupée et la ville occupée d'al-Qods, où plus de 700 soldats sionistes ont envahi les esplanades de la mosquée sainte d'al-Aqsa.

Une inquiétude des nouvelles d'échange des terres entre l'occupation et l'autorité palestinienne

[ 06/03/2010 - 13:14 ]
Territoires Palestiniens 48 – CPI

Des sources palestiniennes dans les territoires occupés en 1948 ont exprimé leur inquiétude de certaines nouvelles qui montrent que l'occupation israélienne a l'intention de soumettre la région d'al-Mouthalath au contrôle de l'autorité palestinienne dans le cadre d'une opération de paix probable.
Elles ont dit que cette idée va avoir des résultats négatifs et très mauvais contre les habitants d'al-Mouthalath, en soulignant que cela s'oppose avec toutes les lois et chartes internationales, tout en appelant l'autorité palestinienne à refuser cette idée.

Al Bardawil appelle au soutien réel des palestiniens.

[ 06/03/2010 - 13:03 ]
Khan Younès - CPI

Le porte-parole du bloc parlementaire "Changement et réforme", Dr. Salah- Al Bardawil a insisté sur la nécessité d'une 3ème Intifada face aux crimes et violations très flagrants de l'occupation qui profane, de façon sans précédent, les lieus saints dans les territoires palestiniens occupés.
Au cours d'une marche organisée par le Hamas, à Khan Younès, le vendredi 5/3, pour soutenir al-Aqsa sacrée et les lieux saints, Al Bardawil a indiqué que les sionistes profitent des situations et évènements critiques pour commettre ses violations, agressions et profanations contre les lieux saints, notamment après le silence très ferme de la communauté internationale, et des gouverneurs arabes et musulmans pour liquider totalement la question palestinienne légitime.
"Boycottez le gouvernement de l'entité sioniste, coupez immédiatement tout contact économique ou politique avec lui", a appelé le leader du Hamas les gouverneurs arabes, musulmans et les hommes libres du monde entier, en les exhortant à faire face à ses projets et agendas sauvages visant les droits légitimes du peuple palestinien et les lieux saints dans les territoires occupés.
Al Bardawil a exprimé ses forts mécontentements envers l'incapacité de l'organisation onusienne UNESCO et celles des droits de l'homme pour assumer leurs responsabilités devant les crimes perpétuelles des forces armées occupantes, en s'interrogeant : quant est-ce qu'elles vont agir face aux profanations et violations sionistes très dangereuses aux lieux saints, notamment contre la mosquée d'al-Aqsa, al Ibrahimi, à al Khalil, et Bilal Ibn Rabah, à Bethléem?
En exhortant le monde entier à soutenir suffisamment le peuple palestinien, le leader du Hamas a salué grandement le soulèvement des Palestiniens à Al Khalil, Bethléem, ainsi que les fidèles d'al-Aqsa qui font toujours face aux forces armées sionistes.

Les forces occupantes agressent une marche pacifique près de la mosquée d'al-Ibrahimi

[ 06/03/2010 - 12:31 ]
Al Khalil – CPI

Sept citoyens palestiniens dont le député et président de l'initiative nationale palestinienne, Dr. Moustafa al-Barghouthi et Dr. Saïd Abou Hejla, le professeur à l'université nationale de Najah, à Naplouse, ont été asphyxiés par le gaz lacrymogène lancé par les soldats de l'occupation qui ont agressé, le vendredi 5/3, une marche pacifique à l'entrée de la mosquée d'al-Ibrahimi, au milieu d'al Khalil.
Des sources locales ont dit que les forces de l'occupation ont lancé des bombes lacrymogènes sur les participants dans cette marche organisée pacifiquement à l'entrée de la mosquée d'al-Ibrahimi pour condamner la décision sioniste de l'annexer à la liste prétendue des patrimoines sionistes.
Les forces occupantes ont agressé les croyants qui portaient un grand drapeau palestinien après la grande prière de vendredi.
Des centaines de palestiniens dont des délégations populaires et des activistes sont arrivés à la ville d'al Khalil pour faire la prière dans la mosquée d'al Ibrahimi et soutenir les habitants et les lieux saints dans cette ville qui s'exposent aux attaques des forces et colons sionistes.

Une proposition sioniste pour encourager l'émigration volontaire des Palestiniens

[ 06/03/2010 - 12:16 ]
Maariv – CPI

Le membre d'extrême droite à la Knesset sioniste, Ori Ariel a proposé d'encourager la migration volontaire des Palestiniens qui habitent dans les territoires occupés en 1948 après avoir qualifié les Palestiniens qu'ils sont des hôtes provisoires dans le pays.
Cette proposition visant à encourager les indigènes des territoires occupés en 1948 à quitter leur pays, est venue lors d'une conférence qui a eu lieu, dernièrement, dans la ville de Ramalh sous le slogan, "la relation avec la minorité qui vit dans le pays".
Le conférencier a qualifié les palestiniens qui habitent dans les territoires occupés en 1948 qu'ils sont des occupants arabes à Yafa, Al-Lud, Haïfa, Kermaeil et al-Nassera.

L'association internationale d'al-Qods met en garde contre la division d'al-Aqsa.

[ 06/03/2010 - 10:30 ]
Beyrouth - CPI

L'association internationale d'Al Qods a affirmé que les agressions des forces armées sionistes perpétrées délibérément après la prière, du vendredi 5/3, contre les fidèles de la moquée sainte d'al-Aqsa prouvent que l'occupation israélienne s'attache régulièrement à mettre en projet sur le terrain la division de la mosquée sacrée.

"La protection de la mosquée d'al Aqsa est une responsabilité des peuples arabes et islamiques, en premier lieu, du moment que la résistance dans les territoires palestiniens est totalement encerclée", a souligné l'association d'al-Qods, lors d'un communiqué paru le vendredi.
L'association a mis en garde contre les vrais projets sionistes, très dangereux visant à diviser Al Aqsa entre les musulmans et les juifs, selon la décision du gouvernement sioniste durant l'année 2010.

Le communiqué a montré que l'occupation a totalement isolé la mosquée sainte d'Al Aqsa, en l'encerclant pendant 8 jours, le 3/10/2009, alors qu'on a envahi ses esplanades sacrées le 25/10/2009, en fermant les portes devant les fidèles et coupant les fils des hauts parleurs pour empêcher tout contact, alors que les forces occupantes ont dominé, le 28/2/2010, les esplanades d'al-Aqsa en autorisant aux extrémistes sionistes de faire leurs rites à l'intérieur, en les protégeant et empêchant les fidèles musulmans de s'y approcher.
 
"Aujourd'hui, plusieurs forces armées occupants envahissent volontairement les esplanades de la mosquée juste après la fin de la prière du vendredi pour tester leur force face aux priants", a souligné le communiqué en contestant contre les violations  et les profanations sionistes continuelles à al-Aqsa.
L'association a appelé les peuples, les gouvernements arabes et islamiques, ainsi que les hommes libres au monde entier à assumer leurs responsabilités pour défendre immédiatement la mosquée sainte, en soulignant que l'entité occupante sioniste profite des négociations pour accomplir ses agendas et violations très dangereux contre d'al-Aqsa et les droits sacrés palestiniens.

Un responsable sécuritaire sioniste visite le Caire.

[ 06/03/2010 - 09:59 ]
Al Nassera – CPI

Des sources médiatiques hébreux ont révélé qu'un responsable sécuritaire va rendre une visite à la capitale égyptienne, le Caire, pour entretenir avec les dirigeants égyptiens, en soulignant que le durcissement du blocus fait partie des discussions.
La radio sioniste a rapporté le vendredi soir 5/3 que le chef du bureau politique et sécuritaire au ministère de guerre sioniste, Amos Gilad va se diriger la semaine prochaine, au Caire, pour entretenir plus particulièrement avec son homologue égyptien, le chef des services des renseignements, Omar Souleymane.
Selon la radio les discussions vont se pencher sur la reprise des négociations avec l'autorité palestinienne, le dossier Iranien, l'opération d'échange des captifs, ainsi le dossier de la contrebande d'armes vers la bande de Gaza, d'après ses propos.

Le ministère des legs pieux alerte pour un soutien efficace et urgent aux lieux saints.

[ 06/03/2010 - 09:53 ]
Gaza - CPI

Le ministre des legs pieux et des affaires religieuses, Dr. Taleb Abou Chaar a condamné les agressions des forces armées occupantes contre les fidèles de la mosquée sainte d'Al-Aqsa et d'al-Ibrahimi, en alertant tout le monde à se mouvoir, d'une manière plus urgente, pour défendre les lieux saints profanés par l'occupation.
Dans un communiqué, Abou Chaar s'est interrogé, le vendredi 5/3, en disant :" qu'attendent les arabes, les musulmans et les hommes libres au monde entier, au moment ou les lieux saints, notamment la mosquée sacrée d'al-Aqsa, sont complètement violés par les forces armées sionistes.
Le ministre a montré que les creusements, les fouilles, les agressions, les violations solennelles des forces armées de l'occupation contre les lieux saints prouvent les projets sionistes très dangereux visant la division et le vol des lieux saints.

Le ministre palestinien a appelé à un soutien urgent et efficace pour sauver les lieux saints et mettre fin aux crimes et violations sionistes très flagrants, en insistant sur une stratégie tangible et immédiate, et exhortant les masses médias, les institutions, organisations gouvernementales, privées et populaires à sortir de leur silence ferme et démasquer clairement la barbarie bien programmée du gouvernement de l'entité sioniste qui profane de façon sans précédent les lieux saints.

samedi 6 mars 2010

Gaza-Egypte: destruction d'un tunnel de contrebande

La bande
 de Gaza
La bande de Gaza
19:38 05/03/2010
© RIA Novosti. Alyan Nazar
LE CAIRE, 5 mars - RIA Novosti
Le tunnel souterrain servant à acheminer des véhicules prohibés d'Egypte vers la bande de Gaza a été découvert et détruit par la police égyptienne, apprend-t-on vendredi sur le portail internet Masrawy (Egyptien).
Haut de près de trois mètres et large d'autant, le tunnel permettait le passage des automobiles et des camions poids moyen. Selon les estimations des spécialistes, ce tunnel sophistiqué a dû coûter quelque 300.000 dollars aux trafiquants, a indiqué une source policière.
Selon la source, les intempéries ayant récemment frappé le Sinaï ont endommagé le passage, si bien que le trafic a été provisoirement suspendu.
Soumise au blocus israélien depuis plusieurs années, l'enclave palestinienne couvre par le biais de ce genre de tunnels 35% des ses besoins en marchandises. Ce genre de passages souterrains permet de compenser le manque de la bande en médicaments, en matériaux de construction et en essence.
Tel Aviv considère que par le biais de la plupart des tunnels, les Palestiniens se livrent à la contrebande d'armes depuis l'Egypte. Cédant à la pression d'Israël, l'Egypte construit actuellement un mur en acier à la frontière avec Gaza.
La partie palestinienne craint que la mise au point de cette barrière ne coupe définitivement l'enclave du reste du monde.

La Syrie condamne l'invasion par Israël des esplanades de la Mosquée d'al-Aqsa et son agression contre les fidèles

05 Mar 2010
Damas /   La Syrie a condamné officiellement aujourd'hui le crime d'invasion des esplanades de la Mosquée d'al-Aqsa par les forces d'occupation israéliennes et leur agression contre les fidèles à l'intérieur de la Mosquée, considérant cette mesure comme maillon dans la série de mesures visant à judaïser al-Qods.
"Cette violation des lieux saints arabes et islamiques intervient alors que le Conseil de la Ligue Arabe avait approuvé à la majorité des négociations indirectes palestino-israéliennes, la chose qui donne une nouvelle preuve du non sérieux d'Israël dans sa recherche de la paix", indique une source responsables du ministère syrien des affaires étrangère dans une déclaration faite aujourd'hui, ajoutant que cette nouvelle agression représente une transgression des dispositions de la loi internationale et une provocation des sentiments de centaines de millions de Musulmans et qu'elle confirme le rejet par Israël du processus de paix et sa tendance de liquider la cause palestinienne. 
Gh.H.
http://www.sana.sy/fra/51/2010/03/05/276544.htm 

Un député français apporte son soutien au nucléaire iranien

Vendredi, 05 Mars 2010 11:07
IRIB - Le député Didier Julia, membre de la commission des AE du parlement français a apporté son soutien au programme nucléaire civil iranien, lors d'un entretien avec l'Irna.
" Téhéran a parfaitement le droit d'avoir accès au nucléaire civil et il n'y aucune raison de vouloir interdire les activités nucléaires iraniennes' a dit M. Julia qui a affirmé que les Etats-Unis et leurs alliés avaient pour objectif d'exercer des pressions sur l'Iran. Il a qualifié d'utile l'accès de la RII au nucléaire civil pour la région du MO en affirmant qu'Israël représente une menace pour la région et continue ses exactions et la colonisation des territoires occupés. Il a également critiqué les Etats-Unis qui ferment les yeux sur l'arsenal nucléaire israélien.

Les ambassadeurs occidentaux à l'ONU échouent à rallier Chinois et Russes

05/03/2010  
Les ambassadeurs occidentaux à l'ONU ont pour la énième fois échoué à rallier leurs homologues Chinois et Russes à imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran.
Lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à l'examen des sanctions déjà en vigueur contre l'Iran, les Occidentaux ont appelé jeudi à de nouvelles sanctions, mais la Chine et la Russie ont demandé plus de temps pour que les efforts diplomatiques aboutissent.
L'ambassadrice américaine, Susan Rice a prétendu qu'"étant donné que l'Iran continue à ne pas se plier à ses obligations, notre Conseil doit envisager de nouvelles mesures pour que le gouvernement iranien rende des comptes".
Son collègue britannique, Mark Lyall Grant, a estimé que "de nouvelles mesures démontreraient l'unité de la communauté internationale en faveur d'une
résolution diplomatique du problème nucléaire iranien et décourageraient toute action préventive de la part d'autres parties afin de résoudre la question par d'autres moyens".
Lyall Grant faisait allusion à la possibilité d'une agression israélienne contre les sites nucléaires iraniens.
Il a ajouté que les nouvelles sanctions devraient être "intelligentes et efficaces." "Elles devraient viser des secteurs ayant un impact sur les calculs politiques du régime (...) En même temps, nous devons réaffirmer notre disposition à continuer de discuter avec l'Iran", a-t-il poursuivi.
Pour l'ambassadeur de France adjoint, Nicolas de Rivière "le temps est désormais compté (...), nous n'avons aujourd'hui d'autre choix que de rechercher l'adoption dans les prochaines semaines de nouvelles mesures par le Conseil de sécurité".
Mais son homologue chinois, Liu Zhenmin, a affirmé que "les sanctions ne sont pas une fin en soi et ne peuvent d'aucune façon apporter une solution de fond à ce problème".  Il a privilégié "les négociations diplomatiques et un règlement pacifique".
Il en est de meme pour l'ambassadeur de Russie, Vitaly Tchourkine, qui a affirmé que les discussions -- menées par les cinq membres permanents du Conseil (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et l'Allemagne -- avec l'Iran n'ont pas été épuisées.
"Il y a toujours une possibilité d'accord sur une formule mutuellement acceptable d'échange de combustible (nucléaire) pour le réacteur de recherche de l'Iran", a-t-il affirmé.
M. Tchourkine a ajouté que "la décision politique, de principe, de commencer à travailler (sur un projet de résolution) à New York n'a pas été prise".

"Israël" annule une manoeuvre militaire pour éviter les tensions avec la Syrie

05/03/2010 
L'armée de l'occupation israélienne a annulé récemment une manœuvre militaire de grande envergure de peur qu'elle ne soit vue par les Syriens comme un préparatif à la guerre.
Selon le quotidien Ha'aretz qui a publié cette information, la manœuvre baptisée "Pierres de feu 12" n'a pas simulé une guerre avec la Syrie, mais des affrontements avec le Hezbollah et le Hamas, dans le but d'apaiser les tensions au front syrien.
De même source on indique que l'armée israélienne a dès le début prévenu d'attrouper des forces régulières et d'enrôler les réservistes, et a envoyé à la Syrie plusieurs messages d'accalmie par les voies médiatiques.
La semaine dernière, le ministre de la guerre israélienne Ehud Barack avait annoncé au cours d'un colloque à l'institut "Washington pour les études du Moyen-Orient" qu'Israël suit le déroulement des évènements au Liban, et qu'il est temps d'étudier en profondeur et directement cette affaire.
"Le Hezbollah possède actuellement plus de 45 mille roquettes, ce qui dépasse les précédentes estimations israéliennes". En cas d'attaque contre Israël, nous n'allons pas pourchasser le terroriste uniquement, mais le gouvernement libanais et les sources de financement aussi feront partie de l'équation", a averti Ehud Barack.

En Egypte,l’opposition se renforce contre la barrière à la frontière avec Gaza

vendredi 5 mars 2010 - 07h:15
A. Morrow & K. al-Omrani
The Electronic Intifada
Les militants et les groupes d’opposition augmentent la pression sur le gouvernement égyptien pour qu’il abandonne la construction d’une barrière le long de la frontière avec la bande de Gaza.
(JPG)
Des militants manifestent au Caire contre le mur souterrain
construit à la frontière avec Gaza
  (Hossam el-Hamalawy)
Les officiels prétendent que la barrière empêchera la contrebande, mais les critiques affirment qu’elle scellera le destin des habitants de la Bande de Gaza.
« La frontière égyptienne était la seule ouverture laissée au Gazaouis, leur seul moyen de rester en vie, » explique Gamal Fahmi, analyste politique et éditeur en chef d’Al-Nassiri Al-Arabi, un hebdomadaire de l’opposition.
Le 13 février, des centaines de manifestants venus de tous les horizons politiques se sont rassemblées au centre de la ville du Caire pour protester contre la construction de la barrière. Les manifestants tenaient des banderolles disant : « Le mur de la honte doit être abattu » et « Arrêtons de financer les crimes israéliens ». Le même jour, on a également assisté dans Beyrouth, la capitale libanaise, à des manifestations contre le mur.
Depuis que des informations sur la barrière ont été diffusées pour la première fois par le quotidien israélien Haaretz à la fin de l’année dernière, les officiels égyptiens ont essayé de justifier leur initiative par le droit qui est celui de l’Egypte de protéger sa souveraineté et sa sécurité.
« L’Egypte a le droit de prendre quelque mesure que ce soit pour protéger ses frontières selon ce qui est nécessaire à la sécurité nationale égyptienne, » a déclaré fin décembre Suleiman Awad, porte-parole présidentiel. « La souveraineté des territoires égyptiens est sacrée. »
Le 25 janvier, le président Hosni Mubarak en a remis une couche en déclarant que la barrière avait pour objectif « de protèger notre nation contre des complots terroristes. »
En dépit des nombreuses critiques à l’égard de la barrière, que ce soit en Egypte même ou au niveau international, la construction se poursuit apparemment rapidement.
Le 14 février le quotidien égyptien indépendant Al-Yaoum Al-Misri citait un ouvrier du chantier de construction qui disait que la partie métallique de la barrière avait été jointe avec des plaques en acier. Le tout était en cours d’être descendu dans le sol à une profondeur de 18 à 25 mètres, ajoutait-il.
Le jour suivant Al-Dustour, un autre quotidien indépendant, signalait que l’Egypte construisait également un port d’attache pour des vedettes à sa frontière maritime avec la bande de Gaza. Ce nouvel ancrage, selon une source des services de sécurité au nord du Sinai, « augmentera l’activité des vedettes égyptiennes à la frontière maritime avec Gaza et empêchera toute tentative de contrebande par la mer. »
Selon Hamdi Hasan, parlementaire de la Confrérie des Frères Musulmans [opposition], « les Etats-Unis, Israël et l’OTAN surveillent déjà la frontière maritime entre l’Egypte et Gaza », avec un mandat pour arrêter tous les bateaux apportant de l’aide à Gaza. « Ceci, » dit Hasan, « est bien connu. »
La barrière frontalière et le nouvel ancrage maritime ne sont que les ajouts les plus récents à un siège de longue date contre la bande de Gaza.
Après que le Hamas, organisation de la résistance palestinienne, ait largement remporté les élections législatives palestiniennes, tenues démocratiquement au début 2006, Israël a bouclé ses six passages frontaliers avec le territoire. Lorsque le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza par un coup de force préventif l’année suivante, l’Egypte a suivi le mouvement en scellant sa propre frontière de 14 kilomètres avec l’enclave côtière.
En conformité avec les prétentions des Etats-Unis et d’Israël, les officiels égyptiens ont clâmé que le bouclage visait à stopper la contrebande d’armes vers le territoire dirigé par le Hamas.
Avec Israël contrôlant l’espace aérien et les eaux territoriales de bande de Gaza, cette initiative a eu pour effet de séparer hermétiquement du reste du monde les 1,5 million d’habitants de l’enclave. Depuis lors, le manque de nourriture, de médicaments et de carburant a conduit le territoire assiégé au bord du désastre humanitaire.
La politique frontalière de l’Egypte a été sous le coup d’une condamnation particulièrement véhémente - que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur - pendant l’assaut israélien sur la bande de Gaza à la fin 2008 et au début 2009. Pendant trois longues semaines - alors que le nombre de morts palestiniens s’élevaient déjà à des centaines - l’Egypte a maintenu son strict bouclage de la frontière, interdisant tous les transferts à but humanitaire désespérément nécessaires.
Les critiques de la politique égyptienne avertissent que la nouvelle barrière représentera le clou final fermant le le cercueil du territoire martyrisé.
« Avec la réalisation de la nouvelle barrière à la frontière, le siège contre la bande de Gaza sera devenu totalement hermétique, » dit encore Fahmi. « Le territoire deviendra littéralement la plus grande prison en plein air dans le monde. »
« La construction de ce mur qui scellera le destin du peuple de Gaza, représente un crime historique commis par le régime égyptien, » dit Hasan. « En acceptant de construire le mur, le gouvernement s’est conformé aux vues américano-israéliennes pour la région. »
Mushir al-Masri, porte-parole du mouvement Hamas, a déclaré le mois dernier que la barrière « a tué la dernière voie maintenant la bande de Gaza vivante après deux ans et demi de siège. » Al-Masri a ajouté que le mur « ne sert les intérêts d’aucune partie arabe » et qu’il « ne profite qu’à l’occupant israélien. »
En attendant les critiques restent sceptiques face aux tentatives du gouvernement de justifier son projet en faisant appel à la « souveraineté » égyptienne et à la « sécurité. »
« L’Egypte pourrait protéger sa souveraineté à la frontière en mettant simplement en service le passage à la frontière de Rafah, et dans ce cas les Gazaouis n’auraient pas besoin de recourir aux tunnels de contrebande, » explique Fahmi. « Le contrôle de la frontière n’a pas besoin d’une barrière, il a besoin simplement de procédures de sécurité intelligentes. »
« Le gouvernement nous dit maintenant que le mur est censé faire cesser la contrebande d’armes entre l’Egypte et Gaza, » poursuit Fahmi. « Mais avant que la construction de la barrière n’ait été annoncée, toutes les déclarations officielles au sujet des armes disaient que ces armes passaient en contrebande depuis l’Egypte vers Gaza, et en aucune manière dans l’autre sens. »
« Le gouvernement parle avec fanatisme de la ‘souveraineté’ de l’Egypte » ajoute encore Hasan. « Mais quand la marine israélienne a arraisonné un bateau libanais dans les eaux égyptiennes l’été dernier, l’Egypte n’a pas dit un seul mot au sujet de sa souveraineté tant vantée. »
La construction de la barrière par l’Egypte a également une dimension politique. L’année dernière une énorme pression a été appliquée sur le Hamas pour qu’il signe un « accord de réconciliation », proposé par l’Egypte, avec le Fatha soutenu par les Etats-Unis, de l’ex-président Mahmoud Abbas de l’autorité palestinienne [de Ramallah].
Jusqu’ici le Hamas a refusé de signer l’accord qui inclut des engagements pour la reconnaissance d’Israël et l’abandon de la résistance armée, ce qui va à l’encontre des principes de base de l’organisation. Les officiels égyptiens pour leur part, déclarent que la frontière demeurera bouclée jusqu’à ce que le Hamas ait sans conditions préalables signé la proposition.
« L’Egypte construit le mur pour punir le Hamas politiquement pour son refus de signer l’accord de réconciliation proposé par l’Egypte, » analyse Emad Gad, expert en affaires israéliennes au semi-officiel Centre Al-Ahram pour les Etudes Stratégiques et Politiques.
Le mois dernier, le porte-parole du Conseil législatif palestinien Aziz Al-Duweik, a indiqué que la réconciliation inter-palestinienne ne pourrait pas être imposée par « des conditions injustes. » La réconciliation dit-il n’a pas pu être imposée même par « une guerre atroce sur Gaza, ni en affamant le peuple de Palestine par un blocus et une politique de mort lente. »
« Cela ne sera pas plus imposé », ajoute-t-il, « par un mur en acier qui aggrave la faim et ce blocus. »

24 février 2010 - The Electronic Intifada - Traduction : Naguib
 http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8282

L’idée de négociations indirectes fait son chemin

publié le vendredi 5 mars 2010
Le Temps de Tunisie

 
La Ligue arabe est favorable à l’idée américaine de négociations de paix indirectes entre Israël et les Palestiniens dans une "fenêtre" de quatre mois, déclare le négociateur palestinien Saëb Erekat au Caire, où s’est tenu une réunion de l’organisation.
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui a participé à cette réunion de la Ligue, avait auparavant fait savoir qu’il suivrait la décision prise par ses partenaires.
A Al-Qods, la position de l’organisation arabe a été saluée par Mark Regev, porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
"Nous nous réjouissons de cette décision (...) Le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu appelait depuis un moment à la reprise des discussions et nous espérons désormais que les pourparlers vont pouvoir aller de l’avant", a dit Mark Regev.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a tenu de son côté à souligner qu’il n’y avait pas eu de consensus parmi les représentants arabes concernant les intentions d’Israël, et que le cadre de ces discussions devait par conséquent être clairement défini.
"En dépit du fait que la Ligue doute de la sincérité d’Israël dans l’établissement d’une paix juste, la commission considère (...) les négociations de paix indirectes comme une initiative de dernier recours", a déclaré Moussa.
"Ces négociations ne devraient pas être ouvertes et doivent avoir une limite dans le temps n’excédant pas quatre mois", a-t-il ajouté, précisant que "les négociations indirectes ne devraient pas se transformer automatiquement en négociations directes".
Saëb Erekat avait indiqué plus tôt à des journalistes présents dans la capitale égyptienne que les ministres arabes des Affaires étrangères avaient décidé de "donner une chance pour quatre mois à la proposition américaine", même s’ils n’étaient "pas convaincus par les intentions d’Israël".
"Si les négociations de paix indirectes échouent après quatre mois, ils tiendront une réunion en juillet prochain pour évaluer la situation", a précisé le négociateur palestinien.
Depuis plus d’un an, l’administration américaine tente de convaincre Mahmoud Abbas de revenir à la table des négociations, qu’il a quittée à la suite de l’agression israélienne contre Gaza, en décembre 2008 et janvier 2009.
Le président de l’Autorité palestinienne exclut toute discussions directes avec Benjamin Netanyahu tant qu’Israël poursuivra ses activités de colonisation en Cisjordanie et à Al-Qods-Est.
Israël s’y refuse pour l’heure et n’a proposé en novembre qu’un gel temporaire et restreint de l’expansion des implantations en Cisjordanie, excluant de fait Al-Qods-Est.
Plusieurs responsables palestiniens minimisaient hier la portée de négociations de paix indirectes, soulignant que les efforts diplomatiques mis en oeuvre depuis près d’un an par l’émissaire américain au Proche-Orient George Mitchell n’avaient pas abouti à quelque chose de plus concret [1].
"Il n’y a pas eu de consensus lors de l’accord trouvé par le comité d’initiative de paix arabe", a déclaré de son côté le ministre des Affaires étrangères syrien, Walid al Moualem, ajoutant qu’il appartenait aux Palestiniens de prendre des décisions sur les négociations et non au comité.
Un peu plus tôt, l’ambassadeur de Syrie auprès de la Ligue arabe, Youssef al Ahmed, avait estimé que la décision de l’organisation n’était qu’une simple "couverture politique" d’une décision palestinienne qui avait déjà été prise en amont.

Le retour attendu du dialogue met Washington sous pression

06/03/2010
La mission US sera compliquée par le délai-limite de quatre mois assigné aux négociations indirectes, qui coïncide avec la fin du moratoire limité de la colonisation offert par Israël.

La reprise en vue d'un dialogue indirect entre Israël et les Palestiniens récompense les efforts de l'administration Obama, désormais sous pression pour faire progresser le processus de paix. « Nous avons travaillé dur depuis des mois pour créer le genre de soutien politique dont les parties auront besoin pour prendre la décision de participer à des discussions », s'est félicité Philip Crowley, le porte-parole du département d'État, après l'annonce décisive que la Ligue arabe soutiendrait un retour aux négociations.
L'émissaire américain George Mitchell s'est déjà mis en route pour la région, où il doit mener des consultations pendant le week-end et lundi. Quand le dialogue indirect sera formellement accepté par les deux parties, c'est lui qui servira d'intermédiaire. Son rôle ira en fait au-delà, affirme Amjad Atallah, un expert de la fondation New America : « Les États-Unis vont devoir être le catalyseur qui force les parties, qui dit à chacune : voici ce que vous allez devoir lâcher. » « L'administration a travaillé dur pour relancer les pourparlers israélo-palestiniens. Mais le défi de définir des objectifs concrets et pouvant être atteints dans ces discussions sera encore plus grand », prédit pour sa part Haim Malka, du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington. L'un des effets positifs du retour au dialogue, note un connaisseur du dossier, sera de mobiliser à nouveau l'attention de l'administration.
Le vice-président américain Joe Biden est ainsi attendu en Israël et dans les territoires palestiniens la semaine prochaine. De son côté, Hillary Clinton a, en accord avec son homologue russe Sergueï Lavrov, mis sur pied une réunion du quartette (États-Unis, Union européenne, Russie et ONU) le 19 mars à Moscou.
Sur le fond, le quotidien israélien Maariv avait dévoilé en janvier un nouveau plan de paix américain comprenant des lettres de garantie du président Barack Obama aux Palestiniens, et prévoyant un délai-limite de deux ans pour la négociation. Rien n'indique pour autant que les deux parties soient prêtes aux concessions de fond que Washington espère. Pour Nathan Brown, « la décision de la Ligue arabe d'appuyer le dialogue est un succès » pour l'administration Obama, « mais les ingrédients de base d'un progrès sont tout simplement absents ». « Organiser un dialogue, même indirect, entre des dirigeants palestiniens isolés et un gouvernement israélien penchant très à droite est une réussite, mais aucune des deux parties n'a la faculté de faire le moindre mouvement », poursuit cet expert de la George Washington University, qui qualifie l'effort américain de
« diplomatie pour faire de la diplomatie ».
Dans cette veine pessimiste, le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, a expliqué cette semaine que le dialogue indirect permettrait de montrer à l'administration Obama qu'Israël n'a pas réellement l'intention de négocier. Israël, pour sa part, juge avec méfiance le soutien de la Ligue arabe aux négociations, de crainte que ce soutien ne lie les mains du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, estime une source diplomatique à Washington.
La mission américaine sera enfin compliquée par le délai-limite de quatre mois assigné aux négociations indirectes, qui coïncide avec la fin du moratoire limité de la colonisation offert par Israël. « Un échec serait très coûteux », juge en tous cas Amjad Atallah : « Le Hamas serait renforcé, les arguments contre une troisième intifada seraient affaiblis, et la Ligue arabe serait encore moins convaincue de la capacité des Américains à négocier un accord. » 

Plusieurs dizaines de blessés palestiniens dans de nouvelles violences

06/03/2010
Les premiers incidents ont éclaté sur l’esplanade des Mosquées à la
 suite d’une manifestation de musulmans, ponctuée de jets de pierres, 
après la prière du vendredi. Marco Longari/AFP
Les premiers incidents ont éclaté sur l’esplanade des Mosquées à la suite d’une manifestation de musulmans, ponctuée de jets de pierres, après la prière du vendredi. Marco Longari/AFP
Jérusalem-Est
De nouveaux heurts violents ont éclaté hier entre policiers et Palestiniens à Jérusalem-Est, faisant plusieurs dizaines de blessés, moins d'une semaine après des incidents similaires, selon la police et des témoins. Cinq policiers ont été hospitalisés et une dizaine d'autres, légèrement touchés, ont été soignés sur place, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police. D'autres affrontements sporadiques ont été signalés dans le quartier de Ras el-Amoud, dans le secteur oriental à majorité arabe de la Ville sainte annexé en 1967.
Par ailleurs, une trentaine de manifestants palestiniens ont été légèrement blessés, dont dix par des tirs de balles en caoutchouc et une quinzaine incommodés par des gaz lacrymogènes, a-t-on appris auprès des hôpitaux de Jérusalem-Est.
Le porte-parole de la présidence palestinienne, Abou Roudeina, a aussitôt condamné « l'escalade de la violence israélienne à Jérusalem et ailleurs en Cisjordanie qui vise à saboter les efforts américains de relance (du processus de paix) ». Les premiers incidents ont éclaté sur l'esplanade des Mosquées à la suite d'une manifestation de musulmans, ponctuée de jets de pierres, après la prière du vendredi.
« Nos forces sont intervenues sur l'esplanade après des volées de pierres en direction de fidèles juifs priant au mur des Lamentations », en contrebas de l'esplanade, a précisé le porte-parole de la police de Jérusalem Shmulik Ben Rubi. La police a fait usage de grenades lacrymogènes et assourdissantes. À la suite des jets de pierres, la police a évacué les fidèles juifs du mur des Lamentations, haut lieu sacré du judaïsme.
La police israélienne a quitté l'esplanade des Mosquées en début d'après-midi après des discussions avec l'Office des biens musulmans, le waqf, qui a la garde de l'esplanade. Le calme est revenu par la suite. Mais des incidents se poursuivaient dans les ruelles du quartier musulman de la Vieille ville, selon un photographe de l'AFP.
L'esplanade des Mosquées est le troisième lieu saint de l'islam, après La Mecque et Médine. Les juifs l'appellent le mont du Temple, qui est considéré comme le site le plus sacré du judaïsme. 

Berry invite la Ligue arabe à revenir sur sa décision au sujet des « proximity talks »

06/03/2010
Dans un communiqué publié hier, le président de la Chambre Nabih Berry a appelé à l'élargissement des options du peuple palestinien face à l'occupation israélienne en appuyant sa résistance et son action contre la judaïsation de Jérusalem et des lieux saints. Berry a demandé aux Arabes de prendre une décision qui s'inspire des principes de base de l'affrontement avec l'ennemi israélien qui multiplie les provocations et les violations des droits de l'homme et des résolutions internationales. Berry a encore demandé aux Arabes d'arrêter tout processus de normalisation des relations avec Israël et de prendre des mesures destinées à dénoncer l'action d'Israël auprès des instances internationales. Selon Berry, la Ligue arabe devrait commencer par revenir sur sa décision de couvrir la reprise des négociations indirectes entre Israël et les Palestiniens et de suivre ainsi l'exemple du Liban et de la Syrie, d'autant qu'Israël ne cherche qu'à gagner du temps.
Par ailleurs, le président de la Chambre a reçu l'écrivain britannique Patrick Seale, en compagnie de la journaliste Najat Charafeddine et en présence de son conseiller Ali Hamdane. Seale lui a offert son livre sur « Riad Solh et la lutte pour l'indépendance arabe ». 

Le cheikh Salah sonne l’alarme : La mosquée d’Al-Aqsa est en danger et elle sera encore plus

[ 06/03/2010 - 01:24 ]
Al-Quds occupée – CPI

Le cheikh Raïd Salah, président du Mouvement Islamique dans les territoires palestiniens occupés en 1948, a appelé le peuple palestinien de la Cisjordanie à continuer à soutenir la sainte mosquée d’Al-Aqsa. Il a attiré l’attention sur les actions dangereuses sionistes entreprises contre la ville d'Al-Quds, la sainte mosquée d’Al-Aqsa et tous les lieux saints de la Palestine.
Le cheikh a déclaré à la presse, vendredi 5 mars, que les Palestiniens doivent être des boucliers humains pour défendre la sainte mosquée d’Al-Aqsa ; il a appelé l’autorité de Ramallah à leur donner le feu vert.
Il a mis les Musulmans en garde, car l’occupation sioniste pousse vers l’escalade ses activités jusqu’à la construction du prétendu « Troisième temple ». L’année 2010 sera une année fatidique pour la ville d'Al-Quds et la grande mosquée.
Salah a souligné que dans dix jours, les Sionistes vont ouvrir leur « Temple de ruine », à quelques mètres seulement du mur ouest de la sainte mosquée d’Al-Aqsa. Il ne leur reste qu’à diviser la mosquée d’Al-Aqsa comme ils l’ont déjà fait avec la mosquée d’Al-Khalil.
Bientôt, les Arabes se réuniront lors d’un nouveau sommet. Le cheikh les appelle à une position forte pour sauver la ville d'Al-Quds et la sainte mosquée d’Al-Aqsa de ces occupants israéliens. C’est une question arabo-islamique très importante. Le monde arabo-islamique a le droit à l’autodéfense, dit le cheikh.

Les occupants israéliens blessent des dizaines de Palestiniens manifestant pacifiquement à Bal’in

[ 06/03/2010 - 00:22 ]
Ramallah – CPI

Des dizaines de personnes ont été blessées, vendredi 5 mars 2010, après avoir été agressées par les forces israéliennes d'occupation. Elles participaient aux activités de la semaine internationale de la lutte conte le racisme, activités organisées par le comité populaire de la résistance contre le mur et la colonisation, dans le village de Bal’in, à l’ouest de la ville de Ramallah, en Cisjordanie.
Des sources dans le village affirment que les forces israéliennes d'occupation ont ouvert le feu sur les manifestants. Elles ont lancé un grand nombre de bombes lacrymogènes. Les manifestants sortaient après la prière du vendredi pour protester pacifiquement contre le mur de séparation discriminatoire et la colonisation. Des dizaines de personnes ont été asphyxiées. Et beaucoup ont aussi été frappés par les forces israéliennes d'occupation.
Le village de Bal’in sort hebdomadairement pour cette manifestation, et cette fois, cela tombe dans la semaine internationale de lutte contre le racisme dans le monde.
Plusieurs solidaires étrangers et des dizaines de citoyens du village du village de Bal’in ont participé à ces manifestations pacifiques.
Les forces israéliennes d'occupation ont tiré des bombes lacrymogènes sur les équipes de presse et de télévision pour les empêcher de transmettre leurs violations.
Dans le même contexte, les forces israéliennes d'occupation ont malmené une autre manifestation, dans le village d’Al-Maasira, au sud de la ville de Bethléem, au sud de la Cisjordanie. Là aussi, les forces israéliennes d'occupation ont agressé les manifestants pacifiques avec des bombes lacrymogènes et des matraques. Le Palestinien Marouan Chaban, 37 ans, et Ahed Barijiay, 25 ans, ont été touchés.

Les forces israéliennes d'occupation investissent la sainte mosquée d’Al-Aqsa

[ 06/03/2010 - 00:20 ]
Al-Quds occupée – CPI

Après la prière du vendredi, les forces israéliennes d'occupation ont investi la sainte mosquée d’Al-Aqsa. Les soldats ont lancé des bombes lacrymogènes sur les fidèles, sous prétexte que le mur Al-Boraq avait reçu une pierre. Ils ont également utilisé des balles en caoutchoucs et des balles assourdissantes. Puis ils ont fermé les portes de la mosquée et encerclé les fidèles.
De violents affrontements se sont produits et les occupants ont fait appel à des renforts.
Les affrontements les plus violents se sont produits surtout près de la porte Al-Maghariba, ainsi que près de la porte Hitta.
Jusqu’au moment où cette nouvelle a été rédigée, 35 Palestiniens ont été blessés dont une dame. Elle a été blessée à l’œil, sans parler de ceux qui ont été atteints par des balles en caoutchouc, à la poitrine, aux pieds et aux bras.
De plus, les forces israéliennes d'occupation ont interdit aux équipes médicales palestiniennes d’atteindre la sainte mosquée d’Al-Aqsa pour venir en aide aux blessés.

A vos étiquettes ! Nouvelle réglementation en vigueur

Publié le 5-03-2010

En matière d’étiquetage, un nouveau décret stipule que l’origine des fruits et légumes doit désormais être inscrite "en caractère d’une taille égale à celle de l’indication du prix". Donc merci de votre vigilance, sachant en outre qu’"Israël" n’est pas une "origine", puisque cet Etat se refuse à préciser si les produits qu’il exporte viennent où non des territoires palestiniens occupés.

"Qu’ils soient vendus sur les étals des marchés ou dans les supermarchés, le pays d’origine des fruits et légumes doit désormais être indiqué sur l’étiquette. Cette information doit être inscrite de façon "lisible et visible, en caractère d’une taille égale à celle de l’indication du prix".
Les consommateurs peuvent ainsi connaître le pays d’où proviennent les fruits et légumes qu’ils souhaitent acheter, une précision jusque là laissée au bon vouloir du marchand.
Le secrétaire d’Etat à la Consommation, Hervé Novelli, espère que cette information "les aidera à faire leur meilleur choix qualité/prix/achat responsable, puisqu’elle leur donnera indirectement des indications sur la distance parcourue par le produit et ses qualités gustatives". Décret 2010-109 du 29 janvier 2010, JO du 31 et communiqué du secrétariat d’Etat à la Consommation du 2 février.
Merci de communiquer à la direction de la Consommation et de la répression des fraudes tous les commerçants qui ne respectent pas cette législation, et de nous le signaler en copie. Chaque consommateur doit effectivement pouvoir consommer de manière RESPONSABLE.
CAPJPO-EuroPalestine