lundi 1 mars 2010

Israël travaille au changement du droit international (1/2)

dimanche 28 février 2010 - 07h:54
Jeff Halper
The Palestine Telegraph
Israël s’est fixé une stratégie pour modifier le droit international, de sorte que les acteurs autres que les Etats et les populations civiles qui les soutiennent ne puissent plus, notamment, prétendre à la protection des armées d’invasion, et pour saper deux principes fondamentaux du droit international : le principe de distinction et le principe de proportionnalité.
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Se donner les moyens de poursuivre « la guerre asymétrique » contre les peuples qui résistent, se livrer au pillage de leurs ressources, sans être encombré par le droit.
L’agression israélienne contre Gaza en décembre 2008/janvier 2009 n’était pas simplement un assaut militaire contre une population essentiellement civile, réduite à la pauvreté et victime d’une occupation et d’un siège depuis 42 ans. Elle s’intégrait aussi dans une autre agression, permanente, contre le droit international humanitaire par un groupe israélien hautement coordonné, d’avocats, d’officiers, d’hommes politiques et de responsables de relations publiques, dirigé (pas moins) par un philosophe de l’éthique. Leurs travaux sont coordonnés avec les gouvernements dont les dirigeants politiques et militaires cherchent les moyens de poursuivre « leur guerre asymétrique » contre les peuples qui résistent à leur domination, de se livrer au pillage de leurs ressources et de pouvoir agir sans s’encombrer des droits de l’homme ni du droit international en vigueur aujourd’hui. Leur campagne a eu des avancées, et ce serait mieux qu’elle soit prise au sérieux par nous tous.
Depuis qu’Ariel Sharon a été inculpé par un tribunal belge en 2001 pour son implication dans les massacres de Sabra et de Chatila, et qu’Israël est confronté à des accusations de crimes de guerre après son invasion des villes de Cisjordanie en 2002 - qui fit un nombre élevé de victimes civiles (quelque 500 personnes tuées, 1 500 blessées, et plus de 4 000 arrêtées), des centaines de maisons démolies et détruisit totalement l’infrastructure urbaine -, Israël s’est fixé une stratégie audacieuse et agressive pour modifier le droit international, de sorte que les acteurs autres que les Etats, pris dans un conflit avec des Etats et considérés par les Etats comme des acteurs « non légitimes » (des « terroristes », des « insurgés » et des « acteurs non étatiques », comme les populations civiles qui les soutiennent) ne puissent plus prétendre à la protection des armées d’invasion. L’urgence de cette campagne s’est trouvée accrue par une série de revers notables qu’Israël a subis par la suite aux Nations-Unies.
En 2004, à la requête de l’Assemblée générale, la Cour internationale de Justice de La Haye a jugé que la construction du mur par Israël à l’intérieur du territoire palestinien était « contraire au droit international » et qu’il fallait le démanteler - un avis adopté à la quasi unanimité par l’Assemblée générale ; seuls, Israël, les Etats-Unis, l’Australie et quelques atolls du Pacifique l’ont contesté. En 2006, la commission d’enquête de l’ONU a conclu à « une tendance significative des Forces de défense israéliennes (FDI) à se servir de façon indiscriminée et disproportionnée de la force contre les civils libanais et leurs biens civils, sans faire de distinction entre civils et combattants, et entre biens civils et cibles militaires. » Les critiques sévères du rapport Goldstone des Nations-Unies sur Gaza accusant le gouvernement et les militaires israéliens d’avoir, une fois encore, ciblé des civils palestiniens et provoqué des destructions disproportionnées, ont rendu cette campagne encore plus urgente.
Israël veut se dégager du droit international actuel
Heureusement, cela sera difficile. Par son impact, la théorie d’une guerre juste, à laquelle aspire le droit international humanitaire (DIH), vise à limiter la guerre et, en particulier, à en réglementer la conduite et la portée. Les guerres entre Etats ne doivent jamais être des guerres totales entre nations ou populations. Quoi qu’il arrive aux deux armées en cause, quels que soient la victorieuse ou la vaincue, la nature des combats ou le nombre de victimes, les deux nations ou les deux populations doivent à la fin de la guerre être des communautés toujours en fonctionnement. La guerre ne peut être une guerre d’extermination ou de nettoyage ethnique. Et ce qui est vrai pour les Etats l’est autant pour les organismes politiques assimilables à des Etats comme le Hamas et le Hezbollah, qu’ils pratiquent le terrorisme ou non. Les populations qu’ils représentent, ou dont ils revendiquent la représentation, sont des peuples comme les autres (Margalit et Walzer, 2009).
Protéger les vies, les biens et les droits humains des civils pris dans une guerre, contre la puissance et l’impunité des Etats, est particulièrement à l’ordre du jour à notre époque où, comme nous le dit le général britannique Rupert Smith (2005), la guerre moderne glisse très vite de sa forme conventionnelle entre Etats vers ce qu’il appelle un « nouveau paradigme » - « une guerre parmi la population » - où « nous combattons au milieu de la population et non sur un champ de bataille ». L’expression plus en vogue utilisée par les militaires de « guerre asymétrique » est sans doute plus juste et plus révélatrice, car elle souligne la différence immense existant entre la puissance des Etats et de leurs armées, et la faiblesse relative des forces non étatiques auxquelles ils se confrontent.
Aujourd’hui, la question d’adapter les lois et les approches éthiques, nées de la guerre traditionnelle entre Etats, aux nouvelles formes de « guerre asymétrique » se pose comme une entreprise légitime et vitale. Comme l’indique le juge Richard Goldstone dans le rapport de la Commission d’enquête des Nations-Unies sur le conflit de Gaza (2009:5), « La Commission a interprété (son) mandat comme une demande pour qu’elle mette la population civile de la région au coeur de ses préoccupations en ce qui concerne les violations du droit international.  » Deux questions préoccupantes de première importance se posent ici : la protection de tous les non-combattants qui se trouvent pris dans un conflit armé, que les belligérants soient des Etats ou non, et le niveau auquel les acteurs autres que les Etats doivent être tenus responsables au regard du DIH, quelle que soit la justesse de leur cause. Le rapport Goldstone, reconnaissant les limites dans lesquelles les acteurs non-Etats opèrent, évoque donc aussi l’obligation pour les groupes armés palestiniens « de faire preuve d’attention et de prendre toutes les précautions possibles pour protéger la population civile à Gaza des risques inhérents aux opérations militaires ».
Le sens commun et la justice s’opposent à toute symétrie dans les responsabilités entre des armées puissamment équipées et coordonnées, soutenues par un Etat et capables de mettre en mouvement des forces énormes pour exercer un contrôle actif sur un territoire et son peuple (en l’espèce, Israël sur les Territoires palestiniens occupés) et la faiblesse militaire, les contraintes financières et les difficultés fondamentales des acteurs non-Etats qui résistent à l’oppression, s’agissant des responsabilités concernant la protection de leur peuple et la formation d’un « champ de bataille » neutre, séparé des populations civiles (comme dans le cas des Palestiniens).
Néanmoins, même la symétrie simplement insinuée introduite par la Commission Goldstone, où les acteurs non-Etats détiennent une légitimité en tant que « partie », est inacceptable pour les dirigeants politiques et militaires israéliens. Et ceci, alors qu’en 1960 la déclaration de l’Assemblée générale de l’ONU relative à l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples colonisés a approuvé le droit de ces peuples à l’autodétermination et, par extension, leur droit à résister à « l’assujettissement, la domination et l’exploitation étrangers » - une fois encore, avec les obligations énoncées par le rapport Goldstone. Pas plus que l’idée que les Etats et leurs armées doivent être astreints de façon significative, dans leurs actions militaires, au respect du DIH n’est acceptable pour les décideurs israéliens, politiques et militaires. Ils cherchent donc à modifier le droit international dans un sens qui leur permette - et par extension, également aux autres Etats impliqués dans les « guerres contre le terrorisme » - de poursuivre efficacement leur guerre au milieu de la population, tout en supprimant la légitimité et les protections dont jouissent leurs ennemis non-Etats.
Pour mener la campagne contre le droit : un professeur d’éthique
Cette campagne est conduite par deux personnalités israéliennes : Asa Kasher, professeur de philosophie et d’ « éthique pratique » à l’université de Tel Aviv, auteur du Code de conduite de l’armée israélienne, et le général Amos Yadlin, ancien directeur du Collège de la Défense nationale des FDI - sous les auspices duquel Kasher et son « équipe » élaborèrent ce Code de conduite - et aujourd’hui chef des Renseignements militaires. Et, Kasher l’affirme avec force, il est tout à fait opportun et compréhensible que les Israéliens suivent ce code.
« La question décisive, dit-il, est la façon dont les pays évolués se conduisent. Nous, en Israël, nous avons une position clé pour faire évoluer le droit dans ce domaine parce que nous sommes en premières lignes dans le combat contre le terrorisme. Cela est reconnu petit à petit, tant dans le système juridique israélien qu’à l’étranger. Après le débat devant la Haute Cour de justice sur la question des exécutions ciblées, il n’y eut nul besoin de revoir le document (sur l’étique du combat contre le terrorisme) que Yadlin et moi-même avions élaboré, pas même une virgule. Ce à quoi nous oeuvrons actuellement, c’est à une ébauche du droit. Il y a des idées qui ne sont seulement juridiques mais qui comportent aussi de forts éléments d’éthique...
« Les Conventions de Genève se fondent sur des centaines d’années de traditions en matières de règles justes de combat. Ces règles sont adaptées aux guerres classiques, où une armée combat une autre armée. Mais à notre époque, tout ce qui a trait aux règles pour un combat juste se trouve mis de côté. Des efforts sont en cours au niveau international pour revoir les règles afin de les adapter à la guerre contre le terrorisme. Avec ces nouvelles dispositions, on fait toujours la distinction entre ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas être atteints, mais pas dans l’approche directe qui existait dans le passé. Le concept de proportionnalité a également été changé » (cité dans Ha’aretz du 6 février 2009)...
« Le droit international coutumier s’est construit à travers tout un processus historique. Si ce sont des Etats qui sont impliqués dans un certain type d’activités militaires contre d’autres Etats, milices, et autres, et si tous agissent d’une façon relativement similaire les uns envers les autres, alors il y a une chance pour que cela devienne du droit international coutumier... Je ne suis pas optimiste au point de croire que le monde va bientôt choisir la voie ouverte par Israël pour l’évolution du droit international coutumier. Mon espoir est que notre doctrine, à quelque modification près, soit intégrée dans le droit international coutumier afin de réglementer la guerre et d’en limiter les victimes » (Kashe’r, 2009 : 7)...
Principe de distinction et principe de proportionnalité
Dans leur offensive contre les protections accordées par le DIH aux acteurs non étatiques et aux populations qui les soutiennent, Kasher et Yadlin s’attaquent à deux grands principes fondamentaux du DIH : le principe de distinction et le principe de proportionnalité.
Le principe de distinction, inclus dans la Quatrième Convention de Genève de 1949 et ses deux Protocoles additionnels de 1977, fixe des règles absolues : les civils ne peuvent être pris pour cibles par des armées et, au contraire, ils doivent être protégés. L’article 3 de la Quatrième Convention de Genève stipule que : « Les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités... seront, en toutes circonstances, traitées avec humanité... A cet effet, sont et demeurent prohibées, en tout temps et en tout lieu, à l’égard des personnes mentionnées ci-dessus : les atteintes portées à la vie et à l’intégrité corporelle... les atteintes à la dignité des personnes. »
Le principe de proportionnalité, inclus dans les protocoles de 1977 de la Quatrième Convention de Genève (dont ni les Etats-Unis ni Israël sont signataires mais qui, néanmoins et vu le droit coutumier, les engage), considère comme un crime de guerre le fait d’attaquer intentionnellement un objectif militaire tout en sachant que les victimes civiles collatérales seront manifestement excessives par rapport à l’avantage militaire attendu. « La présence au sein de la population civile de personnes isolées ne répondant pas à la définition de personne civile, » stipule le Protocole 1 en son article 50-3, « ne prive pas cette population de sa qualité. »
Ebranler ces principes est par conséquent une clé pour ce que Kasher et Yadllin (2005) poussent en avant comme une « nouvelle doctrine de l’éthique militaire ». Celle-ci se fonde sur un privilège des Etats en conflit avec des acteurs autres que des Etats et leur donne autorité pour juger qui est un adversaire « terroriste », terme dépourvu de toute définition consensuelle dans le DIH et qui ôte évidemment toute légitimité aux acteurs non étatiques ainsi qualifiés. Effectivement, la « juste doctrine de guerre contre le terrorisme » de Kasher et Yadlin repose sur une définition tendancieuse du « terrorisme », taillée sur mesure pour légitimer la politique et les actions d’un Etat. Nous définissons « l’acte de terrorisme » écrivent-ils (2005:2) « comme un acte perpétré par des individus ou des organisations, mais pas au nom d’un Etat, dans le but de tuer ou blesser d’autres personnes, dans la mesure où celles-ci sont membres d’une population particulière, pour insuffler la peur parmi les membres de cette population - de la terroriser - afin de l’amener à modifier la nature de son régime, ou de son gouvernement, ou de la politique suivie par ses institutions, pour des motifs politiques ou idéologiques - et notamment religieux ».
En définissant le terrorisme comme « un acte » exécuté par un individu ou une organisation, Kasher et Yadlin sortent les luttes prolongées des acteurs non-Etats de leur contexte et les dépolitise, notamment celles de tous les peuples opprimés par des régimes d’Etat (et d’entreprise). Même s’ils admettent une certaine légitimité à une « guerre de guérilla », en ramenant le combat populaire à une série d’actes distincts, ils donnent la possibilité de qualifier un mouvement de résistance dans son ensemble de « terroriste » uniquement sur la base d’un acte en particulier, ou plus, sans égard à la situation ou à la justesse de la cause de ce mouvement. Une fois acquis, il est facile de criminaliser la résistance d’un non-Etat, puisque le terrorisme, selon les termes de Kasher, est « complètement immoral ». Quand, par exemple, les Palestiniens ou le Hezbollah attaquent des soldats israéliens en service actif, Kasher considère ces actes comme un « enlèvement » et non comme une « capture ».
Ce langage et cette approche ont également pour effet de privilégier les acteurs Etats, car ils laissent entendre que les actions d’un Etat sont par définition légitimes et pas « totalement immorales ». Même quand un pays est accusé de crimes de guerre, il est souvent en mesure de justifier ses actes par une « nécessité militaire ». Il est extrêmement difficile de vraiment sanctionner ou punir un pays pour crimes de guerre même quand ceux-ci sont considérés avoir été commis, et même quand ils ont vraiment été commis, la signification de « crime de guerre » étant différente de celle appliquée au type de criminalisation pour les acteurs non-Etats. Les Etats peuvent être sanctionnés mais leur légitimité existentielle ne leur est pas retirée. L’Allemagne a été jugée coupable de crimes de guerre épouvantables pendant la période nazie, et elle en a subi certaines conséquences, mais cela ne l’a pas empêchée de rejoindre la communauté internationale aussitôt après la guerre. Ainsi Kasher et Yadlin qualifient un acte, d’acte de terrorisme, à partir de son « objectif » de terroriser une population précise, sans le moins du monde penser à appliquer ce même principe à la politique d’Israël lui-même et à ses actions au cours de son occupation de 42 ans, et ce, malgré une documentation complète sur cette mise en place du terrorisme.
Désigner les « terroristes »
Combien est évidente cette utilisation tendancieuse et intéressée de l’idée de « terrorisme » quand Israël déclare que les Gardes de la révolution iranienne est une « organisation terroriste », alors que, en tant qu’agents de l’Etat, ils n’entrent pas dans la dichotomie Etat/non-Etat de Kasher et Yadlin.
Comment alors empêcher la communauté internationale de qualifier les Forces de défenses israéliennes et les diverses agences clandestines, comme le Mossad ou le Shin Beit (Services généraux de sécurité), d’ « organisations terroristes » ? Le rapport Goldstone lui-même conclut que l’offensive d’Israël contre la bande de Gaza durant l’opération Plomb durci est une « attaque sciemment disproportionnée conçue pour punir, humilier et terroriser une population civile. » Conscients de cette contradiction, Kasher et Yadlin prennent soin d’ajouter cette mise en garde : ils définissent un acte de terrorisme comme un acte qui « n’est pas commis au nom d’un Etat ».
Après avoir délégitimé les « actes de terrorisme non commis par des Etats », Kasher et Yadlin poursuivent alors par la légitimation des actions des Etats, telles que celles engagées par Israël contre le Hezbollah, le Hamas, c’est-à-dire en réalité contre toute la résistance palestinienne, en invoquant encore une fois la « légitime défense », revendication que, selon la théorie de la Juste Guerre et l’article 51 de la Charte des Nations-Unies, seul un Etat peut opposer.
Cela faisant, ils commencent le récit des faits qui ont conduit à l’attaque contre Gaza par les actes de l’organisation « terroriste », et d’elle seule : lancer des roquettes sur la ville de Sderot et ses environs. Rien sur le fait que la vaste majorité des Gazaouis sont des réfugiés de 1948, privés de leur droit au retour et spoliés de leurs biens et actifs. Rien sur l’occupation depuis 1967 et sur le sous-développement recherché de l’économie de Gaza ; rien sur l’exclusion depuis 1989 des travailleurs gazaouis du marché du travail en Israël jusqu’à ce qu’ils soient devenus dépendants et ainsi conduits à l’appauvrissement ; rien sur les années de colonisation où 7 000 Israéliens toisaient un million et demi de Palestiniens qui le payèrent cher en vies humaines et en moyens de subsistance ; rien sur le siège illégalement imposé depuis 2006 ni sur la façon dont la bande de Gaza est devenue la plus grande prison à ciel ouvert du monde ; rien sur le fait que, jusqu’à aujourd’hui, la plus grande partie du territoire de Gaza - et de sa mer - est interdite aux agriculteurs et aux pêcheurs palestiniens ; rien sur cette réalité que les Gazouis vivent au milieu de la boue et des eaux usées parce qu’Israël a détruit massivement leur infrastructure ; rien sur la vie gâchée des jeunes ; rien sur le respect par le Hamas, pendant 18 mois, du cessez-le-feu qu’il était même prêt à prolonger, jusqu’à ce qu’Israël le rompe le 4 novembre 2008, provoquant les attaques de roquettes. Rien, en somme, sur ce qui pourrait amener à se poser cette question : l’agression contre Gaza était-elle véritablement un acte de légitime défense ?
De fait, le processus de dé-contextualisation est un préalable à l’éthique que propose Kasher au niveau international comme base de moralité, du droit, de la pratique politique et de la guerre. Plutôt que de prendre en compte les quatre décennies et plus d’occupation de Gaza et de la Cisjordanie, où l’on pourrait considérer que la puissance occupante a au moins un minimum de responsabilité dans ce qui s’y passe, Kasher préfère baser toute sa justification morale sur ce qu’Israël a fait au fil des années selon un principe désincarné de « double effet » selon lequel, « lorsque nous visons un objectif en lui-même moralement justifié, il est tout autant moralement justifié de l’atteindre, même si cela peut conduire à des conséquences non souhaitées - à la condition que ces conséquences soient inévitables et involontaires et qu’un effort ait été fait pour minimiser leurs effets négatifs. » Comme si maintenir une occupation belligérante pendant près d’un demi-siècle était inévitable et involontaire, et qu’Israël ait pris effectivement des mesures pour en minimiser ses effets négatifs !
De nouvelles règles pour le contre-terrorisme
Ceci, en fait, instaure une hiérarchie dans les priorités - les « obligations » pour les Etats - qui inverse complètement le droit international humanitaire. Le principe de distinction ne peut être respecté, soutiennent Kasher et Yadlin, parce que « les terroristes ne respectent pas les règles ». Il faut au minimum une « mise à jour fondamentale du concept de guerre ». « Alors que nous en étions à rechercher comment formuler la façon de combattre le terrorisme, » écrit Yadlin (2004), « nous avons compris que nous nous trouvions devant un genre différent de guerre, où les lois et l’éthique de la guerre conventionnelle ne s’appliquaient pas. Cela n’entraîne pas seulement une asymétrie avec les chars... la principale asymétrie se trouve dans les valeurs des deux sociétés impliquées dans le conflit, dans les règles auxquelles elles obéissent...
« Un nouveau modèle de guerre - le contre-terrorisme - requiert un nouvel ensemble de règles sur la façon de se battre. L’autre côté se bat en dehors des règles et il nous faut donc instaurer de nouvelles règles dans le droit international pour les conflits armés. Le devoir de l’Etat est de défendre ses citoyens. A chaque instant, un terroriste s’échappe parce qu’on se préoccupe des dommages collatéraux, nous pourrions en arriver à faillir à notre devoir de protéger nos citoyens. Nous cherchons des alternatives pour ne pas provoquer de dommages collatéraux, ou le moins possible, mais notre obligation première est de défendre nos citoyens... »
Ainsi, selon Kasher, dans une zone telle que la bande de Gaza sur laquelle les FDI n’ont aucun contrôle effectif, l’obligation de faire la distinction entre terroristes et non-combattants ne reposerait pas sur les épaules (d’Israël) puisqu’il n’y est pas le véritable décideur. Donc, les chefs militaires doivent donner la première importance à la réalisation de leurs objectifs militaires, puisque c’est de ceux-ci que dépend leur « légitime défense ».
Puis, vient en priorité la protection de la vie des soldats - en effet, Kasher et Yadlin définissent les soldats comme « des civils en uniforme », passant sous silence le principe que le devoir d’un Etat est de protéger ses citoyens en déployant des combattants entraînés et armés, ayant juré de poursuivre les objectifs militaires de l’Etat. Ce n’est qu’alors que l’armée doit se soucier d’éviter de blesser des non-combattants civils. « Envoyer un soldat (à Gaza) se battre contre le terrorisme est justifié, » écrit Kasher, « mais pourquoi devrais-je l’obliger à prendre de risques supplémentaires pour épargner celui qui se trouve à côté du terroriste ? » demande Kasher. « Du point de vue de l’Etat d’Israël, cette personne est beaucoup moins importante. J’ai plus de devoir à l’égard du soldat. S’il faut choisir entre le soldat et celui qui est près du terroriste, la priorité va au soldat. N’importe quel pays en ferait autant. »
A suivre

(JPG) Jeff Halper est directeur du Comité israélien contre les démolitions de maisons (ICAHD) et auteur de An Israeli in Palestine : Resisting Dispossession, Redeeming Israel (Pluto Press, 2008). Son adresse mel : jeff@icahd.org.
Jérusalem, le 22 février 2010 - The Palestine Telegraph - Sous-titrage et traduction : JPP
 http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8254

Feu vert à 600 logements pour des colons à Jérusalem-Est

publié le dimanche 28 février 2010
AFP
Les autorités israéliennes ont donné leur feu vert à un projet de construction de 600 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est, révèle vendredi le quotidien Haaretz, une décision qui selon les Palestiniens vise à « faire échouer tout effort de paix ».
Ce projet, situé dans le quartier de Pisgat Zeev et qui remonte à plusieurs années, a été entériné le 12 janvier dernier, après modifications, par la commission de planification urbaine du district de Jérusalem, relevant du ministère de l’Intérieur, selon un document obtenu par l’AFP.
La porte-parole du ministère de l’Intérieur, Efrat Orbach, a affirmé à l’AFP qu’« il s’agit d’un projet ancien, dont le principe a déjà été approuvé il y a quelques années ».
Le projet initial portait, selon Haaretz sur 1.100 logements devant être construits près du quartier palestinien de Shouafat.
« Nous condamnons avec force la décision israélienne et demandons à l’administration américaine de se prononcer clairement sur cette politique de colonisation israélienne à Jérusalem-Est et dans les territoires palestiniens en général », a déclaré le chef négociateur palestinien, Saëb Erakat, à l’AFP. Le responsable palestinien a estimé que « cette décision fait partie d’une politique israélienne destinée à faire échouer tout effort international pour relancer le processus de paix, en particulier les efforts américains », rappelant notamment le projet d’Israël d’inscrire à son patrimoine deux lieux saints de Cisjordanie occupée.
Le gouvernement israélien a décidé en novembre dernier d’un moratoire de dix mois de la construction dans les colonies. Mais ce coup de frein ne concerne ni Jérusalem-Est, ni les 3.000 logements qui étaient en chantier en Cisjordanie, ni l’érection d’édifices publics (synagogues, écoles, hôpitaux).
Les Palestiniens ont rejeté ce moratoire et exigent, pour reprendre les négociations de paix suspendues depuis fin 2008, un gel total de la colonisation, y compris à Jérusalem-Est.
Quelque 250.000 Palestiniens vivent dans le secteur oriental de la Ville sainte, qui a été annexé après sa conquête lors de la Guerre des Six jours (juin 1967). Environ 200.000 Israéliens se sont installés dans une douzaine de quartiers érigés à Jérusalem-Est.
En outre, 300.000 colons israéliens résident en Cisjordanie occupée.

Le procès d’Ehoud Olmert, symbole des problèmes de corruption en Israël

publié le dimanche 28 février 2010
Joël David

Pour la première fois, un ancien premier ministre est sur le banc des accusés en Israël, pays classé 32e sur 180 pays pour le niveau de corruption
L’ancien premier ministre encourt la prison ferme pour fraude, abus de confiance, usage de faux et évasion fiscale dans un procès qui s’ouvre mercredi 24 février
Etat d’Israël contre Ehoud Olmert. Pour la première fois, un ancien premier ministre est sur le banc des accusés à compter du mercredi 24 février. Il est inculpé de fraude, abus de confiance, usage de faux et évasion fiscale, ce qui peut lui valoir une peine de prison ferme. Le rythme des audiences au tribunal de district de Jérusalem doit passer progressivement d’une ou deux à trois par semaine dans les mois à venir.
Ce qui promet des gros titres dans la presse. Ehoud Olmert clame son innocence : « Je suis de nature optimiste. Tout va s’arranger, avec l’aide de Dieu. » Lui-même avocat d’affaires, il est défendu par des ténors du barreau. À 64 ans, il s’est reconverti dans le « big business » tout en ne perdant pas de vue le terrain politique.
Début février, il prenait encore la parole à l’université de Tel-Aviv pour s’expliquer sur ses « concessions sans précédent » offertes au président palestinien Mahmoud Abbas en vue d’un règlement permanent de paix. À l’instar de Benyamin Netanyahou et Ehoud Barak, revenus aux affaires après en avoir été écartés, Ehoud Olmert se prépare à une traversée du désert avant son futur retour sur la scène politique. Tout cela, à condition bien sûr qu’il soit blanchi.
Israël classé 32e sur 180 pays pour le niveau de corruption En quatre décennies de carrière politique, l’ancien chef du gouvernement s’est taillé une réputation de « suspect en série » qui – faute de preuves – a toujours réussi à passer à travers les mailles du filet. Mais les affaires l’ont finalement rattrapé et contraint à renoncer aux commandes en juillet 2008. Il devra s’expliquer sur des fonds que l’homme d’affaires juif américain Morris Talansky lui aurait illégalement transférés à l’époque où il était maire de Jérusalem (1993-2003).
Il est aussi accusé, dans le cadre de l’affaire « Rishon Tours » (une agence de voyages) de s’être fait rembourser plusieurs fois des billets d’avions utilisés par lui ou des membres de sa famille pour des missions à l’étranger. Dernier dossier : des dizaines de nominations politiques suspectes de proches lorsqu’il était ministre du commerce et de l’industrie (2003-2006).
Selon Transparency International, Israël était médiocrement classé en 2009, en 32e position parmi 180 pays, pour le niveau de la corruption, la Nouvelle-Zélande étant le pays où la perception de ce niveau était la plus faible, suivie du Danemark (2e), de la Suisse (5e), l’Allemagne (14e), la France (24e). Éclaboussée par des scandales à répétition, la classe politique est discréditée auprès de l’opinion israélienne.
L’ancien chef de l’Etat jugé pour viol et harcèlement sexuel Deux anciens ministres, Shlomo Benizri (santé) et Avraham Hirshson (finances), ont été jugés coupables d’escroquerie et écroués respectivement pour quatre ans, et cinq ans et cinq mois de prison. Le procès pour viol et harcèlement sexuel de l’ancien chef de l’État, Moshé Katzav, se déroule actuellement à huis clos au tribunal de Tel-Aviv. Il pourrait lui aussi se retrouver derrière les barreaux.
De même que le président de la commission parlementaire des affaires étrangères et de la défense, Tzahi Hanegbi, poursuivi notamment pour prévarication et abus de confiance. Et la liste n’est pas exhaustive : l’actuel chef de la diplomatie, Avigdor Lieberman, est sur des charbons ardents, car la police a recommandé son inculpation pour corruption, fraude, blanchiment d’argent, abus de confiance et subornation de témoins.
Signe des temps, Israël demande par ailleurs l’extradition d’un ancien juge, Dan Cohen, qui s’est enfui au Pérou après avoir empoché frauduleusement des millions de dollars de pots de vin.
Autant dire que Tzipi Livni – qui a succédé à Olmert à la tête du parti centriste Kadima – jouait gagnante en tablant sur sa réputation d’intégrité aux législatives de 2009. Avec 28 députés, elle dirige la première formation à la Knesset, mais n’a pas réussi à former une coalition gouvernementale. Après une ascension politique fulgurante, elle se fait lentement oublier dans l’opposition et s’efforce d’empêcher l’implosion du Kadima, miné par des rivalités de personnes.
publié par la Croix
chapeau : C. Léostic, Afps

Première session à Barcelone du Tribunal Russel sur la Palestine

publié le dimanche 28 février 2010
TRP

 
La première session internationale du Tribunal Russell sur la Palestine se déroulera à Barcelone les 1er, 2 et 3 mars 2010. Vous pourrez la suivre en direct (voir ci dessous)
Session de Barcelone (1-3 mars 2010)
Le Tribunal Russell sur la Palestine est conçu comme une initiative décentralisée avec plusieurs sessions et dans différentes villes entre 2010 et 2012.1
La première session internationale du Tribunal Russell sur la Palestine se déroulera à Barcelone les 1er, 2 et 3 mars 2010, à l’"Illustre Collège des Avocats de Barcelone" (situé C/ Mallorca, 283. 08037 Barcelona), avec pour mandat d’examiner en quoi l’Union européenne et ses Etats membres sont complices de la prolongation de l’occupation des territoires palestiniens et des violations des droits du peuple palestinien par Israël.
La session de Barcelone se prépare avec la collaboration de dizaines d’universitaires experts en droit international public et en droit communautaire dans les pays suivants : Espagne, Royaume-Uni, France2, Belgique, Portugal et Irlande.

Vous pourrez la voir en direct ici :

Le programme

1 mars 2010
10:00 - Conférence inaugurale sur les violations du droit international et des résolutions de l’ONU de la part de l’Etat d’Israël Stéphane Hessel (ambassadeur de France et membre de la Résistance durant la Seconde guerre mondiale)
12:00 – Le droit à l’autodétermination du peuple palestinien Interventions des experts et témoins : David Bondia (Espagne), Madjid Benchikh (Algérie), Alan Stoleroff (Portugal)
14:00-15:30 Pause déjeuner
15:30 – Le blocus de Gaza et l’offensive israélienne du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 Interventions des experts et témoins : Desmond Travers (Irlande), Derek Summerfield (Royaume-Uni), Ewa Jasiewicz (Royaume-Uni)
17:45 Les colonies en territoires occupés et le pillage des ressources naturelles Interventions des experts et témoins : James Phillips (Irlande), Michael Sfard (Israel)
2 mars 2010
9:30 – L’accord d’association UE-Israël Interventions des experts et témoins : Agnes Bertrand (Belgique), Clare Short (Royaume-Uni), Phil Shiner (Royaume-Uni), Francis Wurtz (France), Patrice Bouveret (France), Véronique De Keyser (Belgique)
14:00-15:30 pause déjeuner
15:30 – L’annexion de Jérusalem-Est Interventions des experts et témoins : Meir Margalit (Israël), Ghada Karma (Palestine)
17:45 - La construction du Mur dans les Territoires palestiniens occupés Interventions des experts et témoins : François Dubuisson (Belgique), Luisa Morgantini (Italie)
19:00 – Le Jury se retire pour délibérer
3 mars 2010
12:00 – Conférence de presse et séance publique pour présenter les conclusions du Jury (opinions et recommandations)

Le jury :

M. Juan Guzmán Tapia (Chili) – Juge émérite
M. Michael Mansfield (Royaume-Uni) - Avocat
Mme Gisèle Halimi (France) – Avocate et femme politique
M. José Antonio Martín Pallín (Espagne) – Magistrat de la Cour Suprême
M. Ronald Kasrils (Afrique du Sud) – Leader de la lutte anti-apartheid et ex ministre
Mme Mairead Corrigan-Maguire (Irlande du Nord) – Prix Nobel de la Paix 1976
Mme Cynthia McKinney (Etats-Unis) – Ancienne membre du Congrès et candidate à l’élection présidentielle de 2008 pour le parti Vert
Mme Aminata Traoré (Mali) – Militante altermondialiste, écrivaine et ancienne ministre
M. Alberto San Juan (Espagne) – Acteur

Le dossier de presse

ci- dessous, en PDF

Al-Mabhouh a été drogué puis étouffé

01/03/2010
Meurtre Les meurtriers du cadre du Hamas Mahmoud al-Mabhouh ont utilisé une drogue pour le paralyser avant de l'étouffer, a annoncé hier la police de Dubaï, citant une expertise médico-légale. « Les meurtriers ont utilisé un sédatif, le succinylcholine, pour le paralyser avant de l'étouffer », a annoncé dans un communiqué le chef adjoint de la police, le général Khamis Mattar al-Mazeina. Selon le général Mazeina, « les meurtriers ont utilisé cette méthode pour donner l'impression que la mort est naturelle, d'autant plus que la victime n'a montré aucun signe de résistance ». Selon un toxicologue du département médico-légal de la police de Dubaï, cité par le communiqué, le succinylcholine, connu aussi sous le nom de suxaméthonium, décontracte les muscles et est utilisé en chirurgie lors des anesthésies. Selon lui, ce sédatif a été administré par injection, mais l'expertise n'a pas réussi à déterminer le dosage car ce médicament est difficile à détecter dans l'organisme.
La police de la ville-émirat a multiplié depuis deux semaines les annonces sur les circonstances de sa mort et en a accusé le Mossad. Elle a désigné au total 26 suspects, affirmant qu'ils ont utilisé pour entrer dans l'émirat de vrais-faux passeports. Dans des déclarations publiées samedi, le chef de la police de Dubaï, le général Dhahi Khalfan, a exhorté le patron du Mossad, Méir Dagan, à reconnaître la responsabilité de son service dans le meurtre. Les responsables israéliens affirment que rien ne prouve l'implication de leur service secret dans l'assassinat, même si les médias israéliens laissent clairement entendre qu'il est bien responsable de ce crime.
Par ailleurs, deux policiers britanniques sont en Israël pour interroger des détenteurs de passeports britanniques dont les identités ont été utilisées pour l'assassinat d'al-Mabhouh, a-t-on appris auprès de l'ambassade à Tel-Aviv.

Lieux saints : après Hébron, nouvelle flambée de violences à Jérusalem-Est

01/03/2010
La police antiémeutes israélienne a empêché hier les Palestiniens 
d’accéder à l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Gil Cohen 
Magen/Reuters
La police antiémeutes israélienne a empêché hier les Palestiniens d’accéder à l’esplanade des Mosquées à Jérusalem. Gil Cohen Magen/Reuters
Le climat est tendu par un projet controversé d'Israël d'inscrire à son patrimoine deux sites sacrés de Cisjordanie occupée.
 Des heurts violents ont eu lieu hier autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, un lieu saint de l'islam, faisant des blessés, dans un climat déjà tendu par un projet controversé d'Israël d'inscrire à son patrimoine deux sites sacrés de Cisjordanie occupée. Les affrontements ont éclaté entre la police israélienne et des dizaines de Palestiniens à la suite de rumeurs d'incursion de juifs extrémistes sur l'esplanade - rumeurs démenties par la police -, au cœur de la Vieille ville de Jérusalem. Deux policiers ont été hospitalisés et deux autres soignés sur place à la suite de jets de pierres, a précisé le porte-parole de la police Micky Rosenfeld, qui a fait état de sept arrestations. Une quinzaine de manifestants ont été blessés par des balles en caoutchouc ou incommodés par des gaz lacrymogènes, selon des sources palestiniennes.
Le principal négociateur palestinien Saëb Erakat a déclaré à l'AFP qu'il avait « contacté l'administration (de Barack) Obama et réclamé une intervention urgente américaine pour stopper les agressions israéliennes contre la mosquée d'al-Aqsa et les lieux saints de l'islam ». « Cette politique absurde israélienne vise à ruiner les efforts internationaux, plus particulièrement américains, pour relancer le processus de paix », a estimé M. Erakat.
Le calme est revenu en journée dans la Vieille ville et les touristes ont pu à nouveau visiter l'esplanade, qui abrite le dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa. Toutefois, l'accès au site a été interdit aux musulmans de moins de 50 ans. Des heurts ont aussi été signalés dans le quartier de Ras el-Amoud, dans le secteur oriental à majorité arabe de la Ville sainte annexé en 1967. La police avait pénétré en début de matinée sur l'esplanade des Mosquées à la suite de jets de pierres contre des visiteurs. La tension s'était ravivée ces dernières heures en raison d'appels du Mouvement islamique (arabe israélien) mettant en garde contre des projets prêtés à des juifs extrémistes de se rendre en force dimanche et lundi sur l'esplanade des Mosquées.
Ce regain de tension à Jérusalem survient alors que des affrontements ont opposé ces derniers jours des Palestiniens à l'armée israélienne à Hébron (Cisjordanie), après la volonté manifestée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'inscrire deux lieux saints, le caveau des Patriarches (Hébron) et le tombeau de Rachel (Bethléem), au patrimoine national d'Israël. Cette décision controversée, qui a suscité des protestations internationales, continue de faire des vagues en Israël même. Le président Shimon Peres, cité par le journal en ligne Y-Net, a appelé à la « prudence et à la retenue » tandis qu'un ministre travailliste, Binyamin Ben Eliezer, a qualifié la mesure « d'erreur ».
De son côté, le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a fustigé une « vile attaque sioniste (...) qui vise l'identité du peuple palestinien, sa foi et l'identité de toute la nation islamique ». En visite à Amman, le président palestinien Mahmoud Abbas a, lui, exhorté la communauté internationale à empêcher Israël de mener à bien son projet, jugeant les condamnations insuffisantes. Dans le même communiqué, le roi Abdallah de Jordanie a dénoncé les incidents de Jérusalem, estimant que les « agressions provocatrices d'Israël sur (la mosquée) al-Aqsa auraient des répercussions dangereuses ». En écho, le gouvernement des Émirats arabes unis a lui aussi dénoncé « les attaques sauvages » par « des colons et des forces d'occupation » israéliens sur l'esplanade des Mosquées, accusant l'État hébreu de chercher à « judaïser la Ville sainte ». 

Hariri à Doha : Démarches du Qatar pour une position arabe unifiée face aux menaces israéliennes

01/03/2010
Le Premier ministre Saad Hariri est arrivé hier après-midi à Doha (Qatar) pour une visite officielle de deux jours, axée essentiellement sur les développements régionaux. Il est accompagné d'une délégation comprenant l'ancien député Bassem Sabeh, son conseiller Mohammad Chatah, son directeur de cabinet, Nader Hariri, son conseiller de presse, Hani Hammoud, et l'ambassadeur du Liban au Qatar, Hassan Saad.
M. Hariri a été accueilli à sa descente d'avion par le Premier ministre du Qatar et ministre des Affaires étrangères, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, et par de nombreuses autres personnalités. Après avoir passé en revue la garde d'honneur à l'aéroport de Doha, M. Hariri et son homologue qatari se sont rendus au palais princier où ils ont tenu une première réunion de travail en tête à tête (d'une heure), à l'issue de laquelle ils ont tenu une conférence de presse conjointe.
Prenant en premier la parole, le Premier ministre du Qatar a d'abord indiqué que décision avait été prise de développer les investissements et les rapports économiques entre les deux pays, et dans ce cadre, la commission mixte libano-qatarie tiendra une réunion à Beyrouth à la fin du mois d'avril ou au début du mois de mai sous la présidence des deux Premiers ministres afin de donner un nouvel élan aux relations bilatérales. Abordant ensuite la conjoncture régionale, cheikh Hamad a souligné que son pays œuvre à favoriser l'option de paix de manière à régler par la négociation tous les problèmes en suspens dans la région.
De son côté, M. Hariri a mis l'accent sur l'aide que le Qatar a apportée au Liban durant les périodes de crise et dans différents domaines, soulignant à ce propos que près de 50 000 Libanais travaillent au Qatar et sont traités comme des ressortissants qataris, ce qui contribue à renforcer et développer d'une manière indirecte l'économie libanaise.
Le Premier ministre a indiqué en outre qu'il avait fait part aux dirigeants du Qatar de ses inquiétudes concernant les menaces israéliennes, précisant que le pouvoir libanais prend ces menaces au sérieux. Interrogé sur le fait de savoir si les entretiens avaient porté sur un éventuel rôle de Doha pour faire face aux menaces israéliennes, M. Hariri a indiqué que le Qatar entreprendra « les contacts nécessaires avec les pays amis afin d'aboutir à une position arabe unifiée au sujet des menaces contre le Liban ».
En réponse à une question sur d'éventuelles démarches du Qatar visant à renforcer les relations entre le Liban et la Syrie, M. Hariri a déclaré : « Le Qatar œuvre constamment à renforcer nos relations avec les pays arabes. En ce qui concerne la Syrie, la relation est devenue fraternelle. J'ai été en Syrie et une relation entre deux États a été établie. J'ai tissé également une relation personnelle avec le président Assad. Les relations sont actuellement bonnes et nous œuvrons à les renforcer de manière à ce qu'elles soient dans l'intérêt des deux peuples. En ce qui concerne l'Iran, nous avons de bonnes relations avec ce pays, qui se traduiront prochainement par une visite officielle en Iran. »
En réponse à une question, M. Hariri a, d'autre part, indiqué que le Liban participera au prochain sommet arabe qui se tiendra en Libye, mais que le niveau de cette participation sera décidé par le Conseil des ministres. Il a souligné sur ce plan qu'à la lumière des menaces israéliennes contre le Liban, il est vital que tous les pays arabes s'entendent sur les moyens de faire face à la situation.

La rencontre de Damas saluée par le Hezbollah et ses alliés

01/03/2010
Deux grands thèmes ont occupé l'essentiel des discours et déclarations du week-end. Ce sont surtout les membres du Hezbollah et leurs alliés qui les ont évoqués : il s'agit de la rencontre tripartite de Damas, entre les présidents Bachar el-Assad, Mahmoud Ahmadinejad et le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah et de la nouvelle publiée par le quotidien as-Safir sur une demande de l'ambassade américaine d'obtenir la liste détaillée des abonnés des compagnies de téléphonie mobile.
Du chef du Bloc de la résistance Mohammad Raad, à cheikh Abdel Amir Kabalan et cheikh Yazbeck, en passant par les députés Nawwaf Moussawi, Ali Fayad et Kassem Hachem et même jusqu'à l'ancien Premier ministre Sélim Hoss, toutes ces personnalités ont estimé que la rencontre de Damas constitue un message fort adressé aux Israéliens.
Selon Mohammad Raad, la photo des trois hommes ensemble « a suffi à elle seule à faire trembler l'ennemi israélien. S'il songe encore à lancer une nouvelle attaque, il saura qu'il aura en face de lui l'épée de la moumana'a »... Raad a déclaré que le projet américain a échoué en Irak et il est en train de le faire en Palestine, au Liban et en République islamique.
De son côté, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a salué la rencontre tripartite de Damas, affirmant qu'elle tombe à point au moment où Israël multiplie ses menaces contre le Liban. Il a ensuite appelé les musulmans à l'unité pour le bien et pour déjouer tous les complots israéliens. Cheikh Kabalan a encore appelé les Libanais à protéger leur pays, en renforçant leur unité et leur coopération pour réformer leurs institutions et décupler leur potentiel et leurs performances.
Le député Nawwaf Moussawi a été un peu plus violent, affirmant que l'administration américaine sera responsable de toute nouvelle agression israélienne contre la Palestine, le Liban ou l'Iran. Au cours d'une cérémonie dans la banlieue sud visant à remettre à leurs habitants 21 immeubles reconstruits après la guerre de 2006, Moussawi a insisté sur l'épreuve que constituent le déplacement et l'exil forcés. Il a ensuite affirmé que ce sont les Américains, en tant qu'amis d'Israël, qui sont à l'origine des destructions dans la banlieue sud. Il a tenu ces propos à l'intention « de ceux qui considèrent encore les États-Unis comme les amis du Liban ». Il a ensuite estimé que la rencontre tripartite de Damas constitue le rempart face aux visées israéliennes et américaines. Il a enfin condamné les ingérences de l'ambassadrice des États-Unis dans les affaires libanaises, qualifiant l'ambassade de Awkar « d'État dans l'État ». Moussawi a encore appelé les services libanais à cesser toute coopération avec les Américains, estimant que tout ce que font les Américains est destiné aux Israéliens et ajoutant que les ingérences américaines au Liban constituent une infiltration israélienne de la sécurité nationale libanaise.
Le député Ali Fayad a, lui, tenu une conférence de presse devant la porte de Fatima à Kfarkila, à quelques mètres de la frontière israélienne, dans le but évident de montrer que les menaces israéliennes n'effraient pas les habitants de la région. Il a d'ailleurs estimé qu'il existe désormais un nouveau rapport de forces stratégique, annonciateur d'une nouvelle étape décisive pour la région. Il a aussi précisé que la rencontre tripartite de Damas est l'indice de grands changements dans la région, notamment dans le conflit israélo-arabe, ajoutant que, désormais, l'avantage est au Liban et aux Arabes.
Fayad a encore condamné les ingérences américaines dans les affaires libanaises, affirmant que l'ambassade américaine ne respecte pas les règles diplomatiques ni la souveraineté libanaise. Il a invité le gouvernement libanais à mettre la main sur le dossier des demandes américaines concernant les abonnés des compagnies de téléphonie mobile, pour pouvoir expliquer ce qu'il en est réellement aux citoyens.
Le chef du comité religieux du Hezbollah, cheikh Mohammad Yazbeck, a affirmé de son côté que « si l'ennemi israélien tente une nouvelle aventure militaire au Liban, il en paiera le prix fort. Cheikh Yazbeck a considéré que les présidents syrien et iranien, ainsi que le secrétaire général du Hezbollah ne songent qu'à se défendre en cas d'attaque israélienne, rappelant toutefois que « désormais, Israël est plus faible que jamais ».
L'ancien Premier ministre Sélim Hoss a considéré dans un communiqué que la rencontre tripartite de Damas est un signe de bon augure et elle montre le renforcement de l'alliance face à Israël. Il a estimé que l'alliance entre la Syrie et l'Iran à laquelle s'est jointe la Turquie doit s'élargir aux autres pays arabes pour devenir une entité s'inspirant de l'Union européenne.
Enfin, le député de la région de Marjeyoun-Hasbaya, Kassem Hachem, a estimé que la rencontre de Damas a semé la terreur dans les cœurs des Américains et des Israéliens. 

Ahmadinejad recevant Nasrallah et des ulémas musulmans à Damas : « L’éradication d’Israël est proche »

01/03/2010
Le président de la République islamique iranienne, Mahmoud Ahmadinejad, qui a effectué à la fin de la semaine dernière une visite de vingt heures à Damas, a reçu tard dans la soirée de jeudi dans la capitale syrienne une délégation de haut rang du Hezbollah, conduite par le secrétaire général du parti chiite, sayyed Hassan Nasrallah. La délégation regroupait, en sus de Nasrallah, le président du comité chérié du Hezbollah, cheikh Mohammad Yazbeck, le président du conseil politique du parti, Ibrahim Amine el-Sayyed, et le conseiller politique de Nasrallah, Hussein Khalil. Étaient présents à cette réunion le ministre iranien des Affaires étrangères et l'ambassadeur d'Iran à Damas, Ahmad Moussawi.
Le président Ahmadinejad a d'abord conféré pendant une heure trente avec le chef du Hezbollah qu'il a ensuite reçu une seconde fois pendant deux heures à l'issue d'un dîner donné jeudi soir par le président syrien Bachar el-Assad en l'honneur du président iranien et de la délégation du Hezbollah.
Avant son départ de Damas, vendredi, le président iranien a également reçu une délégation du Rassemblement des ulémas musulmans libanais. Dans un communiqué de presse publié à Beyrouth, le Rassemblement des ulémas musulmans a indiqué que le président Ahmadinejad a mis l'accent sur « l'importance de l'unité de tous les fils de la Oumma qui est le seul moyen d'assurer la force de cette Oumma ». « Le président Ahmadinejad nous a indiqué que la République islamique iranienne a achevé toutes les étapes du développement scientifique et technique, et il ne saurait y avoir de retour en arrière, rapporte le communiqué des ulémas musulmans. Le président iranien nous a aussi assuré que la victoire et l'éradication de l'État d'Israël sont proches et inéluctables, soulignant que cette entité usurpatrice ne saurait perdurer car elle est condamnée à disparaître du fait qu'elle a perdu l'immunité qui lui assure la pérennité. »
Il convient d'indiquer que dans un discours prononcé au cours d'un congrès de « solidarité nationale et islamique avec la Palestine », organisé à Téhéran, le président Ahmadinejad a déclaré que « la résistance en Palestine et au Liban doit se tenir fin prête » (à faire face à Israël). « Si l'ennemi commet une nouvelle erreur en lançant une agression, il faudra alors éradiquer définitivement cette entité, a-t-il affirmé. Et le peuple iranien se tiendra de toutes ses forces aux côtés de la Résistance. »
S'adressant en outre aux dirigeants d'Israël, Ahmadinejad a déclaré : « Vous êtres arrivés à votre fin. En raison de vos crimes, votre avenir est sombre. Vous devez retourner là où vous étiez. Vous devez savoir que la main de Dieu qui s'est étendue par le biais de la résistance palestinienne va purifier cette région de votre présence. » En conclusion, le président iranien a invité les dirigeants européens et américains à « éradiquer cette entité de la région ».

Nouvelles menaces de Barak
Notons dans ce contexte que le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a une nouvelle fois menacé de frapper « les infrastructures de l'État » libanais en cas d'attaque du Hezbollah contre Israël.
Dans une déclaration à la presse au terme d'un entretien avec la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, à Washington, M. Barak a notamment déclaré : « Il faut mettre une limite à cette situation qui sort du commun. Le Liban est un pays membre de l'ONU qui compte dans son gouvernement les représentants d'une milice disposant d'un droit de veto et qui est soutenue par deux pays aussi membres de l'ONU, la Syrie et l'Iran. Cette milice dispose de 45 000 missiles capables de toucher toutes les régions d'Israël et qui risquent d'être tirés vers des régions peuplées, et cela nous est totalement inacceptable. »
M. Barak a souligné en conclusion qu'Israël est assez fort pour faire face à toute escalade à sa frontière nord, affirmant toutefois qu'il ne la provoquera pas. 

Beyrouth fait l’impasse sur les injonctions de Clinton à Damas

Par Khalil FLEYHANE | 01/03/2010
Dans les coulisses de la diplomatie
Secrétaire d'État US, Hillary Clinton presse Damas de cesser ses immixtions dans les affaires intérieures libanaises. Elle lui enjoint, en outre, de mettre un terme à la livraison, comme à la transmission, d'armes au Hezbollah. En soulignant que ces deux questions indisposent fortement Washington.
Concerné au premier chef, le Liban officiel ne réagit nullement à cette sortie. Plus remarquable encore, on n'enregistre aucune réaction de la part des prosyriens du cru.
Ces derniers font du reste écho, si l'on peut dire, au président syrien, Bachar el-Assad, qui n'a pas du tout commenté les propos de Clinton concernant le Liban. Alors qu'il lui a répondu de se mêler de ce qui la regarde, quand elle avance que la Syrie doit se démarquer de l'Iran. Ajoutant qu'il n'en fera rien, bien au contraire. Pour conclure, sur un ton sarcastique, que c'est bien plutôt de la secrétaire d'État qu'il compte s'éloigner... Cela au moment où il tenait sommet, chez lui, avec Ahmadinejad, pour bien montrer ce qu'il en est. Les deux présidents décidant, de plus, d'abolir les visas entre leurs deux pays. Afin, selon leurs termes conjoints, « de renforcer les liens et les intérêts communs intéressant les deux peuples ».
On aura noté, par ailleurs, que Clinton n'a pas évoqué la reprise des négociations israélo-syriennes indirectes cornaquées par la Turquie. Selon des diplomates, ce serait parce que pour le moment sa priorité va à des pourparlers palestino-israéliens rapprochés bien que, de son propre aveu, cela semble difficile.
En marge du silence du pouvoir libanais, et en privé, des responsables locaux se demandent s'il est bien opportun, de la part de Clinton, de semoncer la Syrie au moment où ce pays amorce une amélioration de ses rapports officiels avec le Liban. Cela après la visite du président du Conseil libanais, Saad Hariri, à Damas. Où, comme il le répète, il a voulu surtout consacrer le principe de relations fraternelles, mais d'État à État, par le biais des institutions. Ces cadres ajoutent que Clinton a tout l'air de considérer la mise en place de relations diplomatiques libano-syriennes comme un simple coup d'épée dans l'eau. Cela pour estimer qu'il doit y avoir anguille sous roche, du côté de Washington, d'autant que Clinton s'est exprimée devant la commission du Sénat chargée de l'octroi des crédits...
Pour ces sources, Clinton a créé un climat qui va rendre la mission de Robert Ford, le nouvel ambassadeur américain envoyé à Damas après cinq ans de rupture, extrêmement compliquée. Elles ajoutent que la prise de position de Clinton risque d'affecter le volet de ces rapports libano-syriens que certains autres interlocuteurs occidentaux, la France notamment, pensent en voie de normalisation. Tout comme l'Arabie saoudite d'ailleurs. Avec l'espoir de voir le tracé des frontières, surtout à Chebaa, prendre enfin corps, ainsi que le démantèlement des bases palestiniennes hors camps. En même temps que le désarmement de petits camps palestiniens qui n'ont pas de population civile, comme le camp de Riit dans la Békaa.
Les responsables libanais cités mettent en garde contre le péril d'une perte de confiance au sein du gouvernement. En indiquant que Saad Hariri a formulé une mise en garde claire et franche à ce propos lors du dernier Conseil des ministres. Ils soulignent qu'il faut traiter sans tarder ce début de méfiance, pour consolider l'immunité du pays face aux redoutables développements extérieurs. Avec un risque certain d'attaque israélienne contre le Liban. Ce que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, confirme indirectement en qualifiant la situation qui prévaut actuellement au Liban-Sud de « bien précaire ». En pressant les Libanais de se retrouver sans tarder à la table de dialogue national dirigée par le président Michel Sleiman, pour établir une stratégie de défense réglant la question de l'armement de la Résistance. 

Sleiman à Moscou : La consolidation de la stabilité au Liban passe par une paix juste et globale au P-O

01/03/2010
Le président Sleiman recevant son doctorat honoris causa à 
l’Institut d’études stratégiques de Moscou des mains du président de cet
 institut, Anatoly Torkunov. Photo Dalati et Nohra
Le président Sleiman recevant son doctorat honoris causa à l’Institut d’études stratégiques de Moscou des mains du président de cet institut, Anatoly Torkunov. Photo Dalati et Nohra
Liban-Russie Au terme d'une visite officielle de trois jours que le président Michel Sleiman a effectuée à Moscou, et qui s'est achevée vendredi après-midi, une source officielle libanaise a annoncé que la Russie a accepté de remplacer les Mig 29 qu'elle se proposait d'offrir à l'armée par des hélicoptères modernes.

Le président Michel Sleiman a clôturé vendredi une visite officielle de trois jours à Moscou qui a abouti, notamment, à une décision de principe de fournir des hélicoptères modernes à l'armée libanaise. Arrivé mercredi dans la capitale russe en compagnie d'une délégation comprenant les ministres Élias Murr, Ali Chami et Adnane Kassar, ainsi que le directeur général de la présidence de la République, Nagi Abi Assi, le chef de l'État a regagné Beyrouth vendredi en fin de journée.
Parallèlement au renforcement de la coopération bilatérale sur les plans politique et diplomatique, notamment pour ce qui a trait au contexte de la crise du Proche-Orient, les entretiens du président de la République avec les dirigeants russes ont permis de déboucher sur une mesure concrète et vitale : la Russie a accepté de remplacer les 10 Mig 29 qu'elle se proposait d'offrir à l'armée par des hélicoptères modernes de type MI 24, dûment équipés de roquettes. Selon une source officielle libanaise, c'est sur base d'une étude élaborée par les experts militaires de Yarzé que l'armée a formulé le souhait que l'aide militaire russe au Liban - convenue lors d'une récente visite du ministre de la Défense Élias Murr à Moscou - se traduise non pas par la livraison de Mig 29, comme cela avait été suggéré lors de la visite de M. Élias Murr à Moscou, mais plutôt par des hélicoptères de type MI 24, plus adaptés aux besoins de la troupe, d'autant que ces appareils sont parmi les plus sophistiqués que possède l'armée russe. Ils seront équipés de roquettes permettant à l'armée libanaise de mener à bien ses opérations de défense du territoire.
Avant de regagner Beyrouth vendredi après-midi, le chef de l'État avait accordé à une chaîne de télévision russe une interview dans laquelle il a notamment souligné, en réponse à une question sur le contentieux relatif aux armes de la Résistance islamique, que « le Hezbollah est un parti libanais qui représente une composante essentielle » de la société libanaise. « La question (des armes du Hezbollah) sera débattue dans le cadre de la conférence de dialogue, a réaffirmé le président Sleiman. Le temps où les problèmes (du Liban) étaient réglés à l'étranger est révolu. »

La journée de vendredi
La dernière journée de la visite du président Sleiman à Moscou, vendredi, a été marquée principalement par une visite au siège de la Douma et au célèbre Institut d'État de Moscou pour les relations internationales Mgimo, où le chef de l'État s'est vu décerner un doctorat honoris causa avant de donner une conférence sur le problème libanais, axé sur les défis existentiels auxquels est confronté le Liban depuis plusieurs décennies.
À la Douma, le chef de l'État avait été reçu vendredi matin par le président du Parlement russe Boris Gryzlov qui a mis l'accent à cette occasion sur l'importance que les dirigeants russes, et plus particulièrement le président Dmitri Medvedev, ont accordé à la visite du président Sleiman, relevant qu'il s'agit de la première visite d'un président libanais à Moscou depuis l'indépendance du Liban. Réaffirmant le soutien de son pays à l'indépendance et à la souveraineté du Liban, le président de la Douma a rappelé que l'URSS avait été l'un des premiers pays à reconnaître l'indépendance du Liban en 1943. Il a enfin rendu hommage aux efforts du président Sleiman visant à réédifier les institutions étatiques au Liban.
Prenant à son tour la parole, le chef de l'État a mis l'accent sur l'importance du renforcement des relations entre Beyrouth et Moscou « en raison du rôle que pourrait jouer la Russie au niveau de la solution pacifique au Proche-Orient ». Le président Sleiman a, d'autre part, évoqué le projet d'aide russe à l'armée libanaise, indiquant qu'un accord militaire a été signé entre les deux pays, portant sur la livraison d'équipement à l'armée et l'organisation de stages à l'intention des officiers et des cadres libanais.
Le chef de l'État s'est ensuite rendu à l'Institut international russe Mgimo d'études stratégiques, diplomatiques et politiques - relevant de l'Université de Moscou et du ministère russe des Affaires étrangères - où il a été reçu par le président de l'Institut, Anatoly Torkunov, et les hauts responsables de l'établissement. Accueillant le président Sleiman dans son bureau en présence de ses principaux collaborateurs, M. Torkunov a indiqué que l'institut qu'il dirige est le principal établissement de formation des diplomates et responsables politiques russes, précisant en outre que de nombreux hôtes de marque ont été accueillis et ont donné des conférences à l'Institut, dont notamment les présidents George Bush (le père du président George W. Bush) et Bill Clinton, la chancelière allemande Angela Merkel et l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, sans compter les personnalités qui ont obtenu le doctorat honoris causa de l'Institut, notamment le président Rafic Hariri, le roi de Jordanie, le souverain saoudien et les présidents égyptien et chypriote.

La conférence de Sleiman
Le président Sleiman et les responsables de l'Institut se sont ensuite rendus à la grande salle de conférences pour la cérémonie au cours de laquelle le doctorat honoris causa a été décerné au chef de l'État. Le président Sleiman a remis à son tour à M. Torkunov l'écusson de la présidence de la République.
Après un discours du président de l'Institut qui a mis l'accent sur les liens étroits entre le Liban et la Russie, le président Sleiman (revêtu de l'habit traditionnel des docteurs honoris causa) a donné sa conférence au cours de laquelle il a notamment dressé un tableau du rôle du Liban dans l'histoire et de ses relations internationales, rappelant que sa visite à Moscou est la première d'un président libanais en Russie depuis l'indépendance de 1943 et l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays en 1944.
Le chef de l'État a exprimé le souhait qu'une coopération plus étroite soit instaurée entre les établissements d'enseignement supérieur russes et libanais, relevant que de nombreux penseurs libanais et membres de professions libérales ont été formés dans les universités et les établissements russes. Le président Sleiman a souligné dans ce cadre que de nombreux orientalistes russes ont entrepris de faire connaître à la population russe la civilisation arabe, sans compter, a-t-il précisé, le rôle de l'Église orthodoxe sur le plan du renforcement des liens socioculturels entre les deux peuples.
Qualifiant une nouvelle fois sa visite à Moscou d'« historique », le chef de l'État a souligné, en substance, qu'en dépit des guerres et des épreuves qui ont ébranlé le pays, le Liban a réussi à s'en tenir à ses pratiques démocratiques et à l'alternance dans l'exercice du pouvoir. Abordant la conjoncture présente dans le pays, le président Sleiman a souligné que le Liban « œuvre à imposer l'application de la résolution 1701 et à récupérer le nord de Ghajar, les fermes de Chebaa et les collines de Kfarchouba par tous les moyens disponibles et légitimes, parallèlement à ses efforts visant à aboutir à une stratégie de défense globale ». « Il mise pour la réalisation de ces objectifs sur ses propres capacités et sur l'appui des pays amis et des Nations unies, lesquelles sont responsables de la sécurité et de la paix internationales », a-t-il déclaré, avant de souligner que la consolidation de la paix et de la stabilité dans le pays « nécessite, du fait de l'imbrication des problèmes régionaux, la réalisation d'une paix juste et globale au Proche-Orient, basée sur les résolutions internationales, les principes de la conférence de Madrid et l'initiative de paix arabe ». Et le chef de l'État de souligner que la paix dans la région nécessite une volonté politique à cet égard de la part d'Israël, une attitude ferme de la communauté internationale pour imposer l'option de paix, la fin de la politique de colonisation israélienne et la détermination d'un calendrier clair pour la réalisation des objectifs de paix. Réaffirmant que le Liban est engagé à favoriser le dialogue des civilisations, le président Sleiman a appelé à l'établissement d'un P-O dépourvu d'armes de destruction massive. 

L'occupation blesse 5 Palestiniens à Bethléem

[ 28/02/2010 - 18:34 ]
Bethléem – CPI

Des sources médicales palestiniennes ont annoncé que 5 Palestiniens ont été blessés, dont deux femmes par les tirs des forces occupantes dans la ville de Bethléem, en Cisjordanie occupée.
Les sources ont dit que les soldats sionistes ont ouvert, le samedi soir 27/2, le feu sur une voiture civile palestinienne à l'entrée du village de Houssan, au sud de Bethléem, en blessant ses 5 passagers.
Après cet événement, les forces occupantes ont annoncé que le village de Houssan est une région militaire fermée, en lançant une campagne de fouille.

L'occupation agresse une marche populaire à Beit Sahour

[ 28/02/2010 - 18:27 ]
Bethléem – CPI

Des sources locales au village de Beit Sahour, près de la ville de Bethléem, au sud de la Cisjordanie occupée, ont dit que les autorités de l'occupation israélienne ont agressé, le dimanche 28/2, les participants dans une marche populaire organisée dans le village de Beit Sahour pour condamner la judaïsation des lieux saints islamiques, ainsi que la confiscation de la région d'Eiche Ghourab, à l'Est de la ville.
Les sources ont dit que la marche s'est dirigée vers Eiche Ghourab, et que les soldats sionistes ont interdit les manifestants d'avancer, en les agressant et lançant sur eux des bombes sonores, lacrymogènes et des balles en métal.
On souligne que la colère règne la Cisjordanie après la décision sioniste d'annexer les lieux saints islamiques à la liste prétendue du patrimoine sioniste.

L'occupation poursuit ses creusements dans la vieille ville d'al-Qods

[ 28/02/2010 - 17:19 ]
Al-Qods occupée – CPI

Des témoins oculaires ont dit, le dimanche 28/2, que les autorités de l'occupation poursuivent leurs creusements dans la région de Bab al-Amoud et près de Magharat Souleymane, dans la vieille ville d'al-Qods.
Les témoins ont indiqué que ces creusements visent à ouvrir une nouvelle route spéciale aux colons sionistes et qui va paralyser le mouvement de déplacement des habitants de la vieille ville.
Les habitants de la ville sacrée ont mis en garde de la confiscation de leurs maisons par les autorités de l'occupation à cause des creusements continuels.
Ils ont appelé également à une intervention immédiate pour mettre fin à ces mesures sionistes oppressives qui ont des conséquences négatives contre la ville sainte et ses habitants.

L'occupation transforme la vieille ville d'al Khalil en une caserne militaire

[ 28/02/2010 - 17:11 ]
Al Khalil – CPI

Des témoins oculaires ont dit, le dimanche 28/2, que les forces de l'occupation israélienne ont transformé la vieille ville d'al Khalil en une caserne militaire pour protéger une marche de colons sionistes près de la mosquée d'al-Ibrahimi.
Les témoins ont déclaré que les forces sionistes ont fermé plusieurs routes devant les Palestiniens.
Ils ont ajouté que des adolescents palestiniens se sont affrontés avec les soldats sionistes qui se sont déployés dans toute la ville malgré les pluies.

Le ministre de la justice critique le report de l'ONU au rapport de Goldstone.

[ 28/02/2010 - 13:02 ]
Gaza - CPI

Le ministre palestinien de la justice, Mohamed Faradj al-Ghoul, a critiqué solennellement le report des Nations Unies au rapport de Goldstone à propos des crimes perpétrés par l'occupation israélienne durant sa récente guerre sauvage contre la population civile de la Bande de Gaza, en qualifiant cela d'une mesure pour servir l'entité sioniste seulement.
Le ministre de la justice a souligné, le samedi 27/2, lors d'un entretien sur la chaîne d'al-Qods, que la décision onusienne de reporter l'enquête sur les crimes de l'occupation contre Gaza, à 5 mois, ne serve que les dirigeants sionistes criminels.
Notons que l'assemblée générale de l'ONU a approuvé par une majorité, le vendredi 26/2, la proposition de la fédération arabe, en appelant l'occupation israélienne et les palestiniens à entamer des enquêtes sérieuses globales et crédibles sur les crimes commis au cours de la guerre qui a duré plus de 22 jours très sanglants, en fin 2008 et début 2009.

Nazzal contredit toute infiltration sécuritaire du Mossad dans les rangs du Hamas.

[ 28/02/2010 - 12:43 ]
Damas - CPI

Le membre du bureau politique du Hamas, Mohamed Nazzal a démenti toutes les accusations ciblant son mouvement en prétendant que sa sécurité est percée par le Mossad, après le crime d'assassinant contre l'un de ses dirigeants, à Dubaï, Mahmoud al-Mabhouh.

Lors d'un entretien avec la chaîne d'al-Jazeera, le samedi 27/2, Nazzal a souligné que personne ne pourrait parler d'une percée sécuritaire du Mossad contre le Hamas sans aucune preuve, car le Mossad profite des agents locaux et non sionistes pour perpétrer ses crimes, comme était le cas dans l'opération d'assassinat du dirigeant du Hezbollah, Emad Moughnia et d'autres dirigeants palestiniens et arabes.
  
Nazzal a condamné fortement le silence très ferme des gouverneurs arabes qui n'ont pas critiqué les violations sionistes, notamment agressions du Mossad contre la sécurité nationale arabe, dont la dernière opération criminelle, à Dubaï, en appelant les dirigeants arabes à prendre des pas sérieux après les violations de l'occupation israélienne contre la sécurité nationale de leurs pays et de poursuivre en justice les dirigeants sionistes criminels, au niveau international.
"L'union européenne traite encore délicatement les violations et crimes de l'entité sioniste, malgré la tourmente des passeports européens dans le crime d'assassinat d'al-Mabhouh, sans nommer explicitement l'implication du Mossad israélien", a contesté le leader du Hamas contre la politique officielle européenne de deux poids, deux mesures.

L'occupation envahit les esplanades d'al-Aqsa et encercle les croyants

[ 28/02/2010 - 11:58 ]
Al-Qods occupée – CPI

Les forces de l'occupation ont envahi les esplanades de la mosquée sainte d'al-Aqsa et ont encerclé des dizaines de fidèles palestiniens qui se trouvaient à l'intérieur, depuis hier soir, en refusant de la quitter de crainte d'une nouvelle attaque des groupes de colons extrémistes sionistes.
Des témoins oculaires ont dit que plus de 200 policiers sionistes ont encerclé la mosquée d'al-Aqsa depuis les premières heures de l'aube de vendredi 28/2, en demandant aux croyants palestiniens de la quitter.
Les témoins ont ajouté que 12 citoyens palestiniens ont été asphyxiés par les bombes de gaz lacrymogène lancées par les forces occupantes sur les citoyens qui tentaient d'arriver à la mosquée sainte, à travers la porte d'al Majlis, l'une des portes principales de la mosquée.
Plusieurs quartiers dans la vieille ville d'al-Qods ont témoigné des affrontements des jeunes palestiniens avec les soldats sionistes, alors que les forces sionistes ont annoncé la détention d'un manifestant qui a lancé des pierres sur les colons sionistes qui se regroupaient devant la porte des Maghrébins pour envahir les esplanades d'al-Aqsa.
La police sioniste a permis à 4 extrémistes sionistes d'entrer dans les esplanades d'al-Aqsa.

Khamenei : la résistance palestinienne démasque les mensonges de la démocratie occidentale

[ 28/02/2010 - 11:43 ]
Téhéran - CPI

Le haut dirigeant de la révolution islamique, en Iran, Ali Khamenei a affirmé que la résistance nationale du peuple palestinien a démasqué la démocratie mensongère de l'occident qui prétend la liberté d'expression et les droits de l'homme.
"La question palestinienne légitime représente un vrai défi pour la civilisation occidentale", a souligné Khamenei.
  
Au cours de son accueil aux factions palestiniennes qui ont participé, le samedi 27/2, à l'ouverture du forum de solidarité nationale et islamique pour l'avenir de la Palestine, Khamenei a déclaré que l'occupation va sûrement disparaître et que la résistance nationale va récupérer les droits légaux palestiniens confisqués par l'ennemi israélien.
En attirant l'attention aux efforts et patience du peuple palestinien dans sa lutte face à l'occupation israélienne, le dirigeant iranien a salué les palestiniens en les encourageant de poursuivre leur résistance nationale pour la récupération de leurs droits légaux et territoires occupés.
Khamenei a critiqué d'un ton très ferme la position faible de l'ONU devant les crimes et violations très flagrants de l'occupation, notamment au cours de sa dernière guerre sioniste qui a duré plus de 22 jours plus sanglants, en tuant plus de 1450 palestiniens dont une majorité d'enfants et de femmes, et blessant différemment plus de 500 autres.
Le dirigeant iranien a appelé l'ONU et la communauté internationale à mettre en œuvre les accommodations du rapport de Goldstone et enquêter sérieusement pour emmener les criminels et dirigeants sioniste en justice.
"La lutte pour la récupération des droits du peuple palestinien opprimé, depuis plus de 60 ans, est un devoir sacré, humanitaire et islamique", a souligné Khamenei, en appelant les gouvernements arabes et islamiques à la nécessité d'assumer leurs responsabilités.
Il est à noter que l'occupation israélienne a donné le feu vert au Mossad de commettre, de nouveau, un crime très flagrant contre l'humanité, en violant la souveraineté des pays et la sécurité mondiale, par l'assassinat de l'un des responsables innocents du Hamas, à Dubaï, Mahmoud al-Mabhouh, en répliquant par ce nouveau crime aux demandes de l'ONU qui a appelé à l'importance d'enquêter indépendamment sur les crimes sauvages perpétrés contre la population civile dans la Bande de Gaza.

Mechaal : l'occupation va disparaître et la résistance triomphera un jour

[ 28/02/2010 - 10:51 ]
Téhéran - CPI

Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal a affirmé que le front de la résistance nationale est devenu très solide et plus renforcé en réalisant beaucoup de succès face à l'ennemi occupant israélien, en soulignant que la résistance est le seul moyen pour le triomphe.
Lors de son discours au cours de l'ouverture du Forum de la solidarité nationale et islamique pour l'avenir de la Palestine, à Téhéran, le samedi 27/2, Mechaal a affirmé le changement de la situation au Moyen-Orient, en confirmant que l'occupation va forcément disparaître.
En avertissant des projets très dangereux de judaïsme sioniste contre les lieux saints dans les territoires palestiniens occupés, Mechaal a souligné que l'occupation s'engage aveuglement dans le chemin de sa disparition et que la résistance nationale va certainement triompher et récupérer les droits légaux du peuple palestinien.
"Le front de la résistance nationale est totalement unifié, et aucun ne pourra rien faire pour influer sur son union", a dit Mechaal en témoignant par les affirmations du président syrien et iranien, à Damas.

Une famille palestinienne échappe à un massacre sioniste, à Bethléem.

[ 28/02/2010 - 11:20 ]
Bethléem - CPI

"Une famille palestinienne a échappé à un massacre sioniste après qu'elle a été ciblée délibérément, le samedi 27/2, par les forces de l'occupation, à l'ouest de la ville de Bethléem, au sud de la Cisjordanie, où 5 personnes ont été blessées dont deux femmes", ont déclaré des sources locales.
Les sources ont affirmé que les forces armées occupantes ont tiré volontairement sur la famille de Chalaldeh, dont deux femmes du village de Houssan, lors de leur visite familière.
"Les blessés ont été transportés vers l'hôpital gouvernemental de Jalla", ont ajouté les sources.
De sa part, la radio hébreu a rapporté que l'armée israélienne a tiré sur des palestiniens, en prétendant qu'ils ont lancé des bouteilles Molotov sur les forces armées.
La radio hébreu a déclaré également que l'armée sioniste a arrêté un Palestinien sur un barrage militaire, au sud de Toulkarem, après l'avoir accusé de porter un fusil de type "Klachnikov".
Une autre force sioniste a enlevé un jeune palestinien au village d'Azoun, dans le département de Qalquilia, au nord de la Cisjordanie, en prétendant qu'il a lancé des pierres sur une patrouille militaire.

L'occupation arrête 3 Palestiniens au nord de la Bande de Gaza

[ 28/02/2010 - 10:58 ]
Jabalia – CPI

Les forces de l'occupation ont enlevé, aujourd'hui à l'aube, le dimanche 28/2, trois Palestiniens près du cimetière des martyrs, à l'Est du camp de Jabalia, au nord de la Bande de Gaza.

Des sources locales ont dit au correspondant du centre palestinien d'information que des forces sionistes spéciales se sont infiltrées près du cimetière des martyrs et ont enlevé 3 Palestiniens, en les emmenant vers des postes militaires sionistes proches.
On note que les forces occupantes ont augmenté dernièrement leurs escalades militaires et agressions contre les côtés est de la Bande de Gaza.