dimanche 19 juin 2011

Une fête de soutien à la Palestine

18.06.2011
Le comité Palestine d’Alfortville organise une fête en plein air demain pour apporter son soutien au futur bateau humanitaire qui doit appareiller à la fin du mois pour Gaza. Pique-nique, musique et débat sur la situation au Proche-Orient sont au programme de 13 heures à 19 heures. Faute de salle, l’initiative se tiendra dans le parc des Chantereines, auxAlouettes.
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"Une minorité qui a une mentalité de majorité" (vidéo)

Negev - 19 juin 2011
Par Fadwa Nassar
C’est dans ces termes que l’écrivain sioniste Dan Shiftan, considéré comme étant un homme d’influence dans les cercles du pouvoir dans l’Etat de l’occupation, a décrit les Palestiniens de 48 dans son dernier ouvrage qui leur est consacré. L’auteur sioniste ne cache pas son exaspération vis-à-vis de cette « minorité » qui se comporte encore, 63 ans après l’expulsion d’une grande partie de son peuple, comme une population dont les droits sont certains et assurés. Elle se comporte et a une mentalité d’un peuple majoritaire ayant droit sur la terre et le pays qui lui ont été volés.
'Une minorité qui a une mentalité de majorité' (vidéo)
Première démolition de ‘Atir-Umm al-Hiran en juillet 2007 (voir d'autres photos)
A l’inverse, la « majorité » de colons possède, 63 ans après son occupation, une mentalité de « minorité », d’après l’auteur. Une minorité qui craint de vivre dans le monde arabo-musulman qui l’entoure et qui se comporte comme une population à l’avenir incertain.
C’est le bilan constaté par l’auteur sioniste qui souligne, par ailleurs, le danger représenté par les Palestiniens de 48 dans l’Etat sioniste. Car, affirme-t-il, même si un « règlement » survenait entre les Palestiniens (ceux de Cisjordanie et de Gaza) et le monde arabe, il restera toujours cette population qui mène une lutte sans merci contre la judéité de l’Etat sioniste. Et cela pose problème !!!
Malgré tous les efforts sionistes pour détruire la société palestinienne restée en 1948 dans ce qui sera nommé Etat d’Israël, celle-ci s’est relevée de la Nakba qui l’a frappée et qui l’a transformée en « minorité » dans son propre pays occupé par des étrangers. Elle a formé ses propres instruments de lutte, partis politiques, associations civiles, comités de défense dans les quartiers et villes palestiniennes menacées par la judaïsation et le nettoyage ethnique et s’est lancée dans une bataille inégale contre les institutions sionistes, et en premier lieu, ses bras sécuritaires et coloniaux, avec pour seules armes, la détermination de la population à refuser l’ « israélisation », son courage et sa foi dans son droit.
L’entité sioniste veut en finir avec le Naqab
Région située au sud de la Palestine, la région du Naqab est devenue la hantise des sionistes qui cherchent absolument à mettre la main dessus, bien qu’ils se soient déjà accaparés de 99% des terres possédées par les Palestiniens avant la Nakba. Mais les Palestiniens du Naqab représentent encore 31% de la population actuelle, et la superficie demeurée arabe n’est plus que de 1%. Même ces pourcentages sont considérés comme étant de trop par les sionistes, que ce soit pour la population ou pour la terre. Sur les terres occupées et confisquées, l’entité sioniste veut installer les colonies de peuplement et les bases militaires, surtout au moment où l’Egypte n’est plus ce pays « allié » tant espéré et que l’avenir semble de plus en plus incertain pour la survie même de l’entité sioniste.
Un nouveau plan est proposé pour le Naqab, juste avant la visite du président sioniste Pérès, consistant à expulser 30.000 Palestiniens de cette région pour les enfermer dans les « réserves » déjà existantes, qui seraient étendues et agrandies. Ces Palestiniens, qui vivent actuellement dans les villages non-reconnus par l’Etat sioniste, sont actuellement menacés d’expulsion de leurs villages qui seraient détruits au bénéfice des colonies qui seraient construites ou qui sont déjà construites, comme c’est le cas du village non reconnu de ‘Atir-Umm al-Hiran.
L’étude menée par l’association Adalah, qui défend les droits de la « minorité arabe » dans l’Etat sioniste, du village de ‘Atir-Umm al-Hiran, est révélateur à lui tout seul de l’étendue de la fourberie du colon sioniste.
Le village ‘Atir-Umm al-Hiran : des sédentaires devenus vagabonds
Le village est actuellement habité par la tribu Abou Qay’an, qui compte environ 1000 personnes. Ils sont menacés d’expulsion vers la « réserve » de Houra, une des sept « réserves » consacrées aux Palestiniens du Naqab. Avant 1948, la population du village habitait dans Khirbet Zabala, qui se trouve dans la vallée de Zabala, qui fait actuellement partie de la colonie Kibboutz Shofal. En 1948, la population de Kherbet Zabala est expulsée en direction de Liqya. Malgré son expulsion, la population maintient sa revendication de retourner à sa terre, mais les autorités sionistes refusent.
En 1957, et après les pressions exercées par le gouverneur militaire sur la tribu, comme le rappelle un document officiel, pressions qui prennent la forme d’arrestations de plusieurs jeunes pour des motifs divers, une partie de la tribu accepte de se déplacer en direction du village de ‘Atir. Les membres de la tribu obtiennent une terre pour installer leur village et des terres agricoles en fermage. Ils construisent les maisons et travaillent la terre.
Mais dès 1963, le fonds national juif commence à rogner la terre par petits bouts, pour la boiser et empêcher les villageois de l’utiliser. Dans les années 80, le « département des terres d’Israël », organisme officiel de la colonisation, supprime le fermage aux Palestiniens au moment où l’administration coloniale refuse de reconnaître le village, qui reste, depuis 1957, non relié aux services d’infrastructure de l’Etat colonial.
En 2000, l’Etat sioniste commence à détruire les maisons et à expulser sa population, pour remettre la terre à la colonie Hiran, qui devrait être installée dans ce lieu. Les autorités coloniales approuvent le plan d’installation de la colonie, et sur la carte du plan, aucune mention n’est faite de l’existence du village peuplé de ‘Atir-Umm al-Hiran. La population palestinienne proteste et réclame la reconnaissance du village. Une commission est nommée pour régler le conflit. Cette commission déclare que la moitié du village devrait être reconnue. Et comme cette déclaration a constitué un obstacle à la colonisation, elle est rejetée par les autorités concernées qui proposent à la population leur « relogement » dans la « réserve » de Houra.
Sur la carte du plan de la construction de la colonie sioniste de Hiran, les maisons du village de ‘Atir-Umm al-Hiran sont indiquées par : « maisons à détruire ». Il est prévu de construire 2400 unités de logement contenant 10.000 colons dans la colonie Hiran, avant 2030.
C’est ainsi qu’agissent les colons sionistes, qui se sont accaparés de la Palestine.
Les premières images montrent le village de ‘Atir-Umm al-Hiran aujourd'hui, puis tel que les habitants envisagent de l'aménager sur les 10 prochaines années. Viennent ensuite les images de la destruction de Al-Araqib par les forces sionistes, pour la 21ème fois. Al-Araqib, lui aussi village "non reconnu" du Naqab. C'est le sort qui attend ‘Atir-Umm al-Hiran. (ndlr)
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Perez craint pour la survie « d’Israël »

18-06-2011
Selon le quotidien israélien Haaretz, l’atmosphère qui émane du  bureau du président israélien Shimon Perez ces derniers temps est déprimée et préoccupée, en raison du gel politique actuel.
Ses visiteurs rapportent qu’il fait part de prévisions difficiles et inquiètes concernant l’Etat d’Israël
«  Je suis inquiet du gel politique et de la possibilité de création d’un état binational », a-t-il révélé devant l’un d’entre eux, selon Haaretz.
Et d’ajouter : «  ce qui se passe aujourd’hui est de l’atermoiement absolu, nous sommes sur le point de nous heurter à une impasse ; nous courons vers une situation où nous risquons, que Dieu ne le veuille, de perdre Israël en tant qu’état ».
Perez est particulièrement gêné du refus du Premier ministre Benjamin Netanyahou qui s’obstine à refuser la reprise des négociations avec les Palestiniens à la base des frontières de 1967.
«  Celui qui accepte le principe des frontières de 1967 pour les négociations gagnera le soutien du
monde, et celui qui s’y opposera le perdra », a-t-il signifié.
Perez appréhende un embargo économique international contre Israël : «  il suffit que les ports d’Europe et de Canada cessent de vider les marchandises israéliennes », précise-t-il, et de dire que « c’est ce qui arrive aujourd’hui ».
Selon le candidat à la tête du parti travailliste et membre de la Knesset Isaac Herzog, ce
mécontentement à l’encontre des positions de Netanyahou est partagé par l’administration américaine, et de nombreux responsables américains ne veulent plus entendre parler de lui, parce qu’il a refusé la reprise des négociations.
Herzog raconte pour le Yediot Aharonot que ces responsables estiment que Netanyahou a laissé derrière lui à New York, après sa dernière visite, « une terre brûlée » et que son communiqué après le discours d’Obama a déformé les faits et constitue une humiliation aux paroles du président américain.
Herzog a également critiqué la façon d’agir du Premier ministre face aux tentatives palestinienne d’obtenir une reconnaissance pour un état palestinien au Nations Unies.
« En œuvrant pour enrôler une minorité contre ces tentatives, il opte pour une attitude défaitiste qui ne sert pas les intérêts d’Israël, car Israël devrait reconnaitre dans une déclaration claire et nette l’état palestinien tout en affirmant que la question des frontières sera réglée durant les négociations qui ont lieu », a expliqué Herzog.
Ces positions rejoignent les dernières déclarations de la chef de Kadima, Tzipi Livni qui a reproché à Netanyahou de ne pas parvenir ç un compromis avec les Palestiniens et de mener Israël vers l’abime.
Sachant que le cabinet israélien a durci encore plus ses positions concernant la reconnaissance d’un état palestinien au sein de l’ONU.
Par la voix de son ministre des affaires étrangères, Avigdor Libermann, il a averti qu’Israël éliminera tous les accords conclus avec l’Autorité palestinienne, dont ceux d’Oslo.
Dans un entretien pour la radio de l’armée israélienne, Libermann a critiqué ce qu’il a considéré être une tentative de la Communauté internationale de déformer l’échelle des priorités en plaçant la cause palestinienne à leur tête au lieu de la Syrie et de l’Iran.

Des femmes qui résistent

dimanche 19 juin 2011 - 07h:08
Vik2
« Quand ils sont arrivés, nous leur avons donné à boire et ils ont renversé le liquide, mais nous leur avons pardonné. Quand ils sont arrivés, nous leur avons offert de la nourriture et ils l’ont jetée, mais nous leur avons pardonné. Nous sommes allés chercher de la nourriture, et à notre retour, nous avons trouvé les routes barrées. »
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Et c’est ainsi que commença l’occupation de la Palestine par Israël, en tuant et torturant des mères, des pères et des enfants, en détruisant les maisons, en bloquant les routes et en volant l’eau.
La résistance est donc le quotidien de tous les Palestiniens, en général, et des femmes en particulier. Les Palestiniennes ont résisté et continuent de résister à tout ce qu’Israël leur fait subir. Dans cette optique, Mariam de l’Union des Femmes Arabes raconte que depuis 1982, l’Union n’a cessé d’affirmer soutenir et promouvoir l’émancipation des femmes dans tous les domaines de la vie quotidienne.
Ainsi, nonobstant les multiples tentatives de l’occupant visant à étouffer la voix des femmes, ces dernières demeurent un des piliers de la résistance Palestinienne. En effet, depuis le début de l’occupation, la femme palestinienne s’est vue contrainte à endosser plusieurs rôles et tâches que la nouvelle vie sous le siège est venue imposer.
Elles ont été des mères, des constructrices de camps de réfugiés, des combattantes et des infirmières. Mais leur principal rôle reste sans nul doute la transmission des valeurs de la résistance à leur progéniture, aux générations futures qui devaient apprendre et assimiler le sens de la résistance. Ces femmes ont été là pour expliquer l’importance de défendre la terre palestinienne et la lutte pour la liberté. Autrement dit, c’est dans le ventre de ces femmes que le peuple palestinien a grandi et évolué.
Au fil du temps et au passage des années, l’élan de la contribution des femmes palestiniennes s’est intensifié, ce qui a renforcé la valeur de la résistance. Armées de détermination et héritant des armes de la révolte, ces héroïnes sont devenues les principales actrices dans le processus révolutionnaire à travers lequel, elles aspirent également au changement social. Ainsi, elles sont descendues dans les rues, elles ont revendiqué leurs droits, elles ont lancé des pierres, elles ont combattu l’armée israélienne : elles ont construit la résistance.
Pour sa part, l’Union des Femmes Arabes œuvre pour la mise en place et la promotion de différents projets destinés à l’éducation et à la culture, deux facteurs jugés cruciaux pour l’émancipation féminine. Dans ce cadre, l’Union se concentre principalement sur les activités pouvant nourrir et renforcer la confiance chez les femmes dans les domaines ayant trait à la santé, à la vie sociale, politique et économique.
Leur détermination ne s’arrêtant pas là, ces femmes vont jusqu’à défier les hommes en leur lançant : « Vous qui venez nous imposer de mettre le voile, portez-le vous-même si vous le voulez. » Il s’agit donc là d’une manière d’affirmer cette volonté à être les seules maîtresses de leurs propres corps. En d’autre termes, le problème n’est pas ces femmes qui portent ou non le hijab (le voile) mais plutôt ces hommes qui instrumentalisent la religion dans le but d’asphyxier la liberté des femmes. En effet, les femmes de l’Union se sont toujours battues pour qu’aucune femme ne soit forcée à porter tout type de vêtement contre son gré, quel que soit le contexte social qui s’impose.
15 mai 2011 - Vous pouvez consulter cet article à :
http://vik2gaza.org/2011/05/17/resi...
Traduction de l’italien : Niha
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Retour à Safed avec des menottes

dimanche 19 juin 2011 - 07h:08
Budour Youssef Hassan - The Electronic Intifada
Beaucoup d’attention a été accordée aux marches organisées par les réfugiés palestiniens au Liban et en Syrie sur les frontières avec la Palestine occupée, ainsi qu’aux courageuses manifestations au checkpoint de Qalandiya en Cisjordanie occupée et à Gaza.
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Les forces répressives israéliennes s’affrontent le 15 mai, jour de la Nakba, avec de jeunes palestiniens dans le quartier d’Isswiya à Jérusalem-est - Photo : ActiveStills
Mais les Palestiniens qui vivent à l’intérieur de ce qui est connu sous le nom de ligne verte, ou ligne d’armistice internationalement reconnue d’Israël avec la Cisjordanie occupée et Gaza, ont également organisé une marche le 15 mai. Nous avons convergé à la frontière avec le Liban, dans l’objectif de protester symboliquement contre le régime d’Apartheid qui a confisqué nos terres, nous impose sa discrimination et tente de nous dépouiller de notre identité nationale.
Le jour a commencé dans l’inquiétude. L’autobus qui était censé aller du village de Bédouins palestiniens d’Al-Araqib jusqu’à Jérusalem été arrêté par les forces de sécurité sraéliennes sur son trajet et trois des passagers ont été détenus par la police israélienne. Une heure plus tard, nous avons été forcés de trouver un autre conducteur pour nous emmener de Jérusalem vers la ville frontalière libanaise de Maroun al-Ras.
Dans notre long voyage vers le nord, nous suivions avec frénésie les nouvelles venant de Qalandiya, de Gaza, de Maroun al-Ras et du village de Majdal Shams, sur les hauteurs du Golan occupé par les Israéliens. Pour les 25 passagers de l’autobus, c’était un mélange d’inquiétude, de fierté envers le courage incroyable montré par les jeunes révolutionnaires palestiniens, et d’espoir. Très peu parmi nous ont cru réellement que nous pourrions arriver à la frontière et que nous puissions accueillir nos soeurs et frères palestiniens de retour dans leur foyer. Mais nous avons voulu envoyer un message clair à l’occupant israélien, montrant que nous sommes ici pour y rester et que la lutte des Palestiniens pour la liberté, la dignité et la justice est tout à fait résolue.
Alors que nous arrivions au checkpoint près du village détruit de Birim, des protestataires venus de Haïfa et de Nazareth ont été arrêtés ou forcés de repartir après avoir été violemment dispersés par la police israélienne des frontières. Les forces de « sécurité » ne nous ont pas laissés atteindre la frontière, ayant déclaré cette zone secteur militaire interdit. Nous avons donc décidé de maintenir notre protestation et de crier des slogans au checkpoint.
Armés de la puissance de notre juste cause et de nos voix fortes nous avons scandé des slogans pendant 25 minutes par solidarité envers nos camarades de Maroun al-Ras, de Majdal Shams, de Gaza et de Cisjordanie, et nous avons fait savoir que même après que 63 ans se soient écoulés, nous n’avions pas oublié la catastrophe de 1948 et que nous n’avions pas abandonné le droit au retour pour les réfugiés Palestiniens.
La police Israélienne en a eu assez et elle nous a ordonné de partir. Nous n’avons pas cédé et nous avons continué nos slogans. Meissa Irshaid, une juriste auprès du Comité Public contre la Torture en Israël, a essayé d’expliquer au commandant adjoint du secteur de la Galilée, Kobi Bachar, que notre présence au point de contrôle ne violait aucune loi. Mais juste pendant qu’elle parlait avec lui, Bachar l’a giflée brutalement, puis la police a commencé à nous frapper à coups de pied, puis à nous envoyer des gazs lacrymogènes et à arrêter des manifestants.
Maath Musleh, un blogger Palestinien pour la Voix de la Jeunesse de la Palestine [Palestine Youth Voice ] et consultant indépendant en médias sociaux, était l’un des huits militants qui ont été détenus dans la prison dans la ville de Safed pendant toute une nuit. Il a ensuite été asssigné à domicile pendant quatre jours. « J’étais juste le témoin des dix premières secondes de l’attaque, parce qu’ensuite quatre soldats s’en sont pris à moi et m’ont traîné dans la rue, » raconte Musleh.
« Un soldat m’a maintenu au sol avec son genou sur mon visage. Mes yeux regardaient un homme âgé déjà étendu au sol et j’entendais et sentais les grenades lacrymogènes tirées sur les manifestatnts pourtant pacifiques. Alors que Je regardais fixement les soldats dans les yeux, j’y ai vu de la crainte. Une crainte de la force [de ceux qui sont dans leur droit], une crainte de la force du peuple palestinien qu’ils n’ont pu briser durant ces 63 années, » a-t-il ajouté.
Décrivant la nuit passée à la prison de Safed, Musleh continue : « Quand J’ai été enfermé à clef dans ma cellule dans la prison de Safed, j’ai du constater les trois plus mauvais trois aspects de l’enfermemement en prison. Premièrement, c’était vraiment blessant de voir des Palestiniens travailler côte à côte avec votre ennemi pour vous opprimer ; le juge qui a nous imposé l’assignation à domicile pour quatre jours était un Arabe de même que certains des gardiens de prison. »
« Deuxièmement, Je me demandais si le mouvement en-dehors des murs de la prison continuait. J’ai été submergé par la crainte que le peuple ait cédé, » a ajouté Musleh. « Troisièmement, J’ai été accablé par le sentiment que certains aient sacrifié beaucoup plus que ce j’ai fait. Nous avons eu à déplorer la perte de dizaines de martyrs ce jour-là. Ces gens ont perdu leurs vies pour la défense de leurs droits. Tandis que moi je n’ai rien perdu. »
L’avocate Meissa Irshaid, qui a été également détenue pendant une nuit et assignée à domicile pendant quatre jours, a parfaitement résumé la cruelle ironie de la Nakba : « Ma famille faisait partie des familles qui ont été expulsées de Safed en 1948. Il est ironique de constater que 63 ans après, j’aie été forcée de retourner dans ma ville natale de Safed avec des menottes aux poignets. »
* Budour Youssef Hassan est originaire de Nazareth. Elle est militante socialiste et étudiante de troisième année à l’université hébraïque de Jérusalem. On peut suivre ses activités sur Twitter
31 mai 2011 - The Electronic Intifada - Vous pouves consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/conte...
Traduction : Nazem
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Deuxième flottille humanitaire vers Gaza : avec la France mais sans la Turquie

publié le dimanche 19 juin 2011
Catherine Guilyardi, RFI

 
Un an après l’attaque de la flottille internationale par l’armée israélienne, un deuxième convoi humanitaire devrait prendre la mer pour rejoindre Gaza. A Marseille, l’opération « Un Bateau pour Gaza » destinée à dénoncer le blocus de ce territoire palestinien, fêtait ce samedi 18 juin 2011, le départ prochain d’un bateau français. Le navire turc, lui, a renoncé à participer à la nouvelle flottille pour Gaza.
C’était un peu la déception sur le port de Marseille ce samedi 18 juin. Les 3 000 militants venus de plusieurs régions françaises n’ont pas vu le navire français qui devrait participer à la nouvelle flottille pour Gaza. La presse a pu voir les images du deux-mâts acheté il y a 10 jours à Athènes, grâce aux 600 000 euros récoltés depuis plusieurs mois. On connaît aussi le nom de quelques-uns des passagers du bateau pour Gaza.
Toutes les grandes organisations politiques et humanitaires pro-palestiniennes seront représentées ainsi que les principaux partis d’extrême-gauche, le PC, le Front de gauche ou la LCR. Olivier Besancenot, du Nouveau Parti Anticapitaliste, sera à bord. La députée européenne Nicole Kiil-Nielsen d’Europe Ecologie-Les Verts est aussi du voyage. L’année dernière, lorsque la dernière flottille a été arraisonnée par Israël, elle tentait de rentrer par la terre à Gaza.
Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne (EELV) :
"Je considère que la société civile a raison de prendre les choses en main...Les Palestiniens attendent depuis des décennies et je considère que cette situation est insoutenable." (vidéo sur l’article source)
La Turquie ne participera pas
Une quinzaine de navires en provenance de différents ports de la Méditerranée devraient appareiller dans les prochains jours pour Gaza. Le ferry turc Mavi Marmara, a annoncé vendredi 17 juin qu’il ne serait finalement pas de la partie, officiellement pour des raisons techniques, officieusement pour aplanir les tensions diplomatiques entre Ankara et Tel-Aviv, et ce, à la demande des Etats-Unis.
Les relations entre la Turquie et Israël se sont effectivement envenimées après la prise d’assaut de la première flottille par l’armée israélienne le 30 mai 2010. Une opération militaire qui s’était soldée par la mort de neuf militants turcs soulevant une vague de réprobation internationale. Barack Obama aurait profité d’un appel téléphonique au Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, victorieux aux dernières élections législatives pour le dissuader d’une nouvelle participation d’Ankara au convoi humanitaire pour Gaza.
« Aucun navire n’atteindra Gaza » pour Israël
De son côté Israël ne déroge pas : « Aucun navire n’atteindra Gaza », selon un militaire israélien. Néanmoins, l’armée semble vouloir prendre des précautions pour ne pas réitérer le scandale provoqué par l’assaut meurtrier de la première flottille. De nouvelles techniques ont donc été testées pour intercepter les navires, telle l’utilisation de canons à eau. Un exercice que l’armée israélienne a rendu publique grâce à une vidéo. Cette fois-ci, Tel-Aviv souhaiterait aussi gagner la bataille médiatique.

Flottille de la Liberté, les menaces d’Israël doivent être condamnées

publié le samedi 18 juin 2011
Campagne "un bateau français pour Gaza"

 
Plus le départ de la Flottille de la Liberté approche, plus les pressions et les menaces de recours à la force de la part du gouvernement israélien se renforcent. Le gouvernement français et les Nations unies doivent prendre leurs responsabilités et protéger les participants de la flottille. Comme en mai 2011, le gouvernement israélien n’a aucun droit d’utiliser la force.
La coalition internationale de Flottille de la Liberté II a appris que le gouvernement israélien avait annoncé à la Turquie et à la Grèce son intention d’utiliser la force contre les bateaux de la Flottille. Des pressions économiques sur la Grèce, en pleine crise économique, seraient aussi exercées afin que son gouvernement interdise le départ du bateau grec.
Le gouvernement français et les Nations unies doivent condamner de telles menaces contre une mobilisation citoyenne et non violente et assurer la protection des participants de la flottille. Ils doivent tenir compte des milliers de soutiens qui se sont exprimés au cours de la campagne Un bateau français pour Gaza.
La Flottille internationale est une action de la société civile, que la continuation du blocus de Gaza et l’absence d’actes de nos gouvernements a rendue nécessaire. Les Nations unies ont une nouvelle fois mis en cause le blocus. Pour le porte parole de l’UNRWA (1), « il est difficile de comprendre la logique d’une politique pensée par l’homme qui appauvrit de façon délibérée tant de gens et qui condamne des centaines de milliers de personnes potentiellement actives à une vie de misère ». Il ajoute : « le nombre de gens qui viennent à nous, vivant dans une pauvreté absolue avec à peine plus de 1 dollar par jour, a triplé depuis que le blocus a été imposé, il s’élève à 300.000 personnes, tandis que de nombreux projets de reconstruction sont toujours en attente d’approbation. L’avenir s’annonce sombre. »
Le gouvernement israélien a été clair, il utilisera la logique de la force, nous lui opposerons celle du droit. Face à l’intimidation, nous répondrons par notre détermination.
Contact presse :
Maxime Guimberteau – Campagne Un bateau français pour Gaza – 06 98 90 18 87
Houria Boulassel - Campagne Un bateau français pour Gaza – 06 13 47 10 40
Paris le 17 juin 2011

L’ancien chef du Mossad pourrait enfiler les habits de Sharon

publié le samedi 18 juin 2011
Victor Kotsev

 
Une nouvelle étoile est sur le point de se lever sur l’horizon politique israélien. Etant donné l’impasse politique largement perçue comme telle sur tous les fronts, le moment pourrait tout simplement être idéal.
Les analystes se lamentent depuis longtemps sur ce qu’ils nomment le « blocage » du système politique israélien. L’année dernière, le think-tank américain Stratfor a décrit cette situation ainsi :
Pendant une génération, Israël a eu des gouvernements faibles. Ces gouvernements sont faibles parce qu’ils sont formés de coalitions constituées de divers partis qui sont parfois opposés. Cela est partiellement dû au système électoral d’Israël, qui accroît la probabilité que des partis, qui n’entreraient jamais au parlement dans d’autres pays, siègent effectivement à la Knesset avec une poignée de membres. Ils sont suffisamment nombreux pour que les partis principaux n’approchent jamais de la majorité absolue et, de ce fait, le gouvernement de coalition qui doit être créé est impotent dès le départ. Un Premier ministre israélien passe l’essentiel de son temps à éviter à devoir s’occuper des questions importantes, puisque son cabinet s’effondrerait s’il le faisait.[1]
Cette impasse est l’une des raisons qui bloque les négociations de paix, à côté d’une absence quasi-totale de consensus et de volonté politique dans le camp palestinien et des énormes différences entre ce que les deux camps sont prêts à proposer. Cela empêche également la recherche de solutions d’ensemble aux problèmes israéliens intérieurs pressants – le monopole de l’institution religieuse orthodoxe sur le mariage vient à l’esprit, ainsi que les problèmes qui s’ensuivent pour de nombreux Israéliens qui ne sont pas « officiellement » reconnus comme juifs par cet ordre établi.
Les gouvernements israéliens, à la fois sur le plan intérieur et à l’international, ont constamment échoué à prendre des mesures audacieuses dans la poursuite d’une vision claire à long-terme, et leur approche a souvent été décrite par leurs détracteurs comme se contentant d’ « éteindre les incendies ».
Une exception récente se détache et c’est Ariel Sharon, qui a défié son propre parti, le Likoud, (et qui l’a quitté en formant le principal parti d’opposition actuel, Kadima) et a contraint au retrait unilatéral de la Bande de Gaza en 2005. Cette décision spécifique est toujours, en Israël, sources de nombreuses controverses, avec ses opposants qui montrent du doigt la prise de pouvoir par le Hamas qui a suivi sur la Bande et ses défenseurs qui font remarquer le soutien international que cela a généré : le courage et la capacité de Sharon à imposer sa vision sont toutefois presque universellement admirés.
La carrière militaire de Sharon comme sa bellicosité en matière de questions de sécurité sont bien connues. Et en dehors du fait qu’il soit considéré comme un héros pour son rôle dans les guerres de 1967 et de 1973, il a été impliqué dans un certain nombres d’opérations au fil des ans qui ont causé de lourdes pertes civiles palestiniennes. Même après avoir commencé à exprimer des idées politiques centristes, il est resté un pur et dur en matière de sécurité. En 2002, au plus fort de la deuxième Intifada (le soulèvement palestinien), il a lancé l’Opération Bouclier de Défense, dans laquelle l’armée israélienne a pris un certain nombre de villes de Cisjordanie.
La cause officielle qui a déclenché cette Intifada fut la visite de Sharon au complexe de la mosquée al-Aqsa en 2000. Quelques temps après, certainement dès 2003, il a changé de sentiment dans sa vision politique. Bien que la plupart des Palestiniens ne lui ait jamais fait confiance (hors toute autre considération, il était à la fois derrière le mouvement d’origine de colonisation, il y a des dizaines d’années, et la construction de la barrière de sécurité après le début de la deuxième Intifada), il a prononcé ces mots fatidiques : « Etat palestinien viable ».
La forte personnalité de Sharon et ses qualifications en matière de sécurité lui ont permis de faire passer sa vision, malgré une forte opposition publique. En 2005, il a procédé au retrait de l’armée israélienne de Gaza. Son AVC en 2006 et le coma dans lequel il est plongé depuis ont empêché les parties plus ambitieuses de son programme politique d’être mises en place. Personne sur la scène politique israélienne n’a enfilé son costume.
« Si Sharon n’avait pas fait cette AVC », a écrit Stratfor dans une analyse publiée, il y a environ un an, « il aurait pu y avoir un dirigeant fort qui puisse terrasser le système politique israélien et imposer un accord. Mais à ce stade, il n’y a pas eu de leader israélien depuis Ménahem Begin [qui a négocié le traité de paix avec l’Egypte à la fin des années 70] capable négocier en toute confiance avec sa stature. [Le Premier ministre] Benjamin Netanyahou se retrouve pris en tenaille entre les Etats-Unis et son cabinet sévèrement fissuré par les pourparlers de paix. »
Seuls, deux Premiers ministres depuis Begin ont défié avec conviction cette faiblesse politique - Yitzhak Rabin, qui a signé les Accords d’Oslo et le traité de paix avec la Jordanie, et Sharon. Rabin est mort, assassiné par un militant d’extrême-droite en 1995, et Sharon est en incapacité totale de faire quoi que ce soit. Jusqu’à récemment, il a semblé qu’il n’y avait aucun remplaçant potentiel pour l’un ou l’autre.
Entre en scène Meir Dagan, l’homme que Sharon avait nommé en 2002 pour diriger l’agence d’espionnage, le Mossad, parce qu’il voulait « un Mossad avec un couteau entre les dents ». Selon la plupart des versions de cette histoire, Sharon n’était pas satisfait de l’approche plus douce du prédécesseur de Dagan, Ephraïm Halevy, et choisit donc Dagan, qu’il connaissait et dont il avait admiré l’endurance et la sévérité depuis le début des années 70.
Selon un autre récit, Dagan, un général de division à la retraite, qui a été impliqué avec les forces spéciales tout au long de sa carrière militaire, avait la réputation de « couper les têtes des Palestiniens avec un couteau japonais ».[2]
En tant que chef du Mossad, Dagan s’est montré à la hauteur de sa réputation. Ses exploits audacieux et son organisation méthodique sont devenus légendaires, et son mandat a été prolongé de trois ans pour « réalisations extraordinaires », deux fois par l’ancien Premier ministre Ehoud Barak et une fois par Netanyahou.
Parmi les innombrables opérations couronnées de succès qui lui sont attribuées, on trouve de nombreux assassinats de terroristes arabes, dont celui du cerveau terroriste du Hezbollah, Imad Mughniyeh, dans un quartier étroitement surveillé de Damas, en 2008. Il est aussi crédité de la destruction d’un réacteur nucléaire syrien en 2007 et du ralentissement du programme nucléaire iranien, en partie à l’aide du virus informatique hautement sophistiqué, Stuxnet.
Dagan est sorti du Mossad, à la fin de l’année dernière, comme une sorte de héros national. Similairement à Sharon, il est vilipendé et craint, à la fois par les ennemis d’Israël et par les opposants intérieurs ; similairement à Sharon, à un moment dans un passé récent, il a visiblement entrepris une transformation politique radicale.
Ses désaccords avec Netanyahou auraient commencé avant qu’il ne quitte ses fonctions – il est probable que le Premier ministre a refusé de prolonger son mandat d’une nouvelle année, précisément à cause de ces désaccords. Son opposition à une frappe contre l’Iran arrive en tête de ses désaccords publics avec le Premier ministre ; certains spéculent qu’avec l’aide de quelques autres hauts responsables de la sécurité, il a même réussi à bloquer, l’année dernière, un plan concret pour une attaque israélienne contre des installations nucléaires iraniennes. [3]
Cependant, ce n’est qu’il y a un mois et demi que Dagan a placé deux grosses bombes sur la scène politique israélienne. La première, en déclarant publiquement qu’une frappe israélienne contre l’Iran était « la chose la plus stupide que j’ai jamais entendue », déclaration qu’il a éclaircie plus tard en disant que l’Etat juif ne pourrait supporter « une guerre régionale sans savoir comment en sortir ». [4] Ensuite, il a soutenu qu’Israël devait approuver une version de l’initiative de paix saoudienne, appelant à un règlement du conflit sur la base des lignes de 1967.
Cela le fait entrer en collision avec Netanyahou, qui s’oppose avec véhémence aux lignes de 1967, comme base pour les négociations, et qui continue d’insister qu’une attaque contre l’Iran ne devrait pas être écartée. « Il semble que l’ancien chef du Mossad ait choisi de se positionner à gauche de la carte politique », fait observer le journaliste israélien Aviel Magnezi.[5]
Dagan, qui a 66 ans, ne peut pas entrer en politique immédiatement – du moins pas par la grande porte. Il est lié par une loi qui l’oblige à « lever le pied » pendant trois ans après avoir pris sa retraite des institutions de sécurité. C’est seulement après cette période qu’il pourra faire campagne pour les législatives et devenir Premier ministre.
Toutefois, il existe une porte dérobée : il peut être nommé à un poste ministériel, en tant qu’expert indépendant, par quiconque remportera la prochaine élection. Shaoul Mofaz, un ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, est passé par cette porte dérobée, en 2002, lorsqu’il fut nommé ministre de la défense par Sharon seulement deux mois après sa retraite de l’armée ; les prochaines élections en Israël sont programmées pour 2013 et si la coalition de droite de Netanyahou est chassée, il n’y a aucune raison que Dagan ne puisse faire pareil.
La bataille politique semble avoir déjà commencé. Les déclarations de Dagan ont soulevé beaucoup de controverses et plusieurs ministres, en compagnie d’un certain nombre d’analystes, ont affirmé qu’elles avaient nui à la sécurité nationale. Certains l’ont accusé d’être un hypocrite et ont diagnostiqué chez lui le « syndrome du général à la retraite ». « Si Dagan réservait de telles critiques radicales à ses supérieurs », écrit l’analyste israélien Yoaz Henderl, « il aurait dû les faire durant son mandat ou partir ». [6]
Certains l’ont soutenu, y compris d’autres anciens responsables de la sécurité qui ont effectué un virage idéologique vers la gauche. « Cet homme a quitté ses fonctions après de nombreuses années de service », a souligné Yaacov Peri, l’ancien patron du Shin Beth, l’agence de contre-espionnage israélienne. « Vous devez l’écouter très attentivement. Ses mots sont très calculés. Gravés dans le marbre. Il peut tout soutenir. »
Une poignée d’autres ont exprimé une critique équilibrée. Dans une interview récente, Zvi Zamir, un ancien chef légendaire du Mossad à la fin des années 60 et au début des années 70, s’est lamenté que la situation lui paraissait ressembler à celle qui a précédé la Guerre du Kippour de 1973, mais il a néanmoins critiqué Dagan pour la manière dont il a choisi d’intervenir.
« Sur un plan formel, il n’a enfreint aucune loi, bien qu’il ait pu en enfreindre sur le plan éthique », a dit Zamir. « Je ne me souviens pas d’un chef qui a eu cette sorte d’éclat. J’ai été choqué comme tout lecteur et je me suis demandé pourquoi cela a été publié dans les journaux mais qu’il n’a révélé aucun secret ».[7]
Selon l’analyste israélien de premier plan, Aluf Benn, Netanyahou livre déjà une guerre de relations publiques contre Dagan :
La minute [où Netanyahou] a identifié Dagan comme un ennemi, il a démarré une campagne pour le détruire, en commençant par prétendre que l’ancien patron du Mossad parle trop et peut par conséquent mettre à mal la sécurité de l’Etat – ou, pour faire court, que Dagan n’est pas fiable.
Ensuite, si Dagan continue d’attaquer Netanyahou, le Premier ministre fera probablement monter la pression avec des affirmations qui ferait passer l’ancien chef du Mossad comme ayant été incompétent ou, pire, un menteur.
Si Dagan résiste à ces attaques et poursuit son assaut, il pourrait se révéler être un leader approprié pour l’opposition. Son protecteur, Sharon, a résisté à de nombreuses attaques qui étaient bien plus sévères et il a persévéré. A présent, Dagan est mis à l’épreuve. [8]
Une loi pour le réduire au silence pourrait même être en préparation. Peu de temps après ses commentaires, un projet de « loi Dagan » a circulé à la Knesset, laquelle, si elle était votée, imposerait des restrictions aux droits de faire des déclarations pour les anciens responsables de la sécurité. « Ils devraient définitivement y réfléchir à deux fois avant d’exprimer des opinions sur des questions sensibles », a déclaré l’un des partisans de ce projet de loi au site d’information en ligne, Ynet.
Que Dagan puisse résister à ces « épreuves » reste à voir ! Toutefois, derrière tout ce battage, pour la première fois depuis plusieurs années, il apparaît qu’il existe une véritable bataille de vision en Israël. Le récit qu’en font Netanyahou et ses alliés d’extrême-droite, basé sur une vision à court-terme selon laquelle il n’y a aucune chance de paix et, par conséquent, qu’il n’y a aucun intérêt à négocier ou à faire des concessions, est contesté par un autre récit, qui dit que la paix, tout en étant confrontée à des obstacles terribles, est la seule vision réaliste à long-terme, parce que les alternatives sont encore plus sombres.
Si Dagan se faisait vraiment le défenseur de ce dernier récit, il ne l’aurait pas inventé : il l’aurait hérité de Sharon, lequel, à son tour, en avait reçu une version de Rabin, de Begin et d’autres.
Même l’allié de Netanyahou, l’influent ministre de la défense Ehoud Barak, a publiquement mis en garde que l’inaction conduirait à un « tsunami diplomatique » qui frapperait Israël plus tard dans l’année, avec la déclaration d’indépendance palestinienne attendue. Les conséquences d’une attaque contre l’Iran seraient encore plus directes et plus destructrices. La plupart des analystes pensent que le front intérieur israélien se retrouverait sous un feu intense de missiles, tirés depuis l’Iran et de ses alliés.
De plus, une offensive israélienne pour la paix, même sans obtenir de résultats concrets, renforcerait la position internationale d’Israël. Dans une analyse encore plus récente, Stratfor soutient qu’une telle offensive saperait sévèrement la stratégie palestinienne contre Israël :
Dans le camp palestinien, la véritable crise se produira, si jamais Dagan remporte le débat. Le centre de gravité de la faiblesse palestinienne est l’incapacité à former un front uni autour de la position selon laquelle Israël a le droit d’exister. Certains le disent, certains y font allusion et d’autres le rejettent. Un pari intéressant serait de donner aux Palestiniens ce que les Américains et les Européens suggèrent : modifier les frontières de 1967. Pour Israël, la question est de savoir si le risque de coller à la position actuelle est plus grand que le risque d’un changement spectaculaire. Pour les Palestiniens, la question est de savoir ce qu’ils feront s’il y a un changement spectaculaire. Le dilemme palestinien est des plus intenses et des plus intéressants – et une opportunité intéressante pour Israël. [9
D’une certaine façon, si des défis régionaux plus urgents sont résolus, le temps pourrait être mûr pour une telle contre-stratégie. Une partie de la réticence d’Israël à accepter un Etat palestinien provenait de l’opposition tacite à cette idée de ses alliés régionaux, l’Egypte et la Jordanie, chacune pour ses propres raisons.
Son pire ennemi, la Syrie, aurait pu également créer des problèmes, puisqu’on dit qu’elle ne serait pas non plus très chaude à la perspective d’une indépendance palestinienne. Cependant, dans le sillage des soulèvements arabes, tous ces pays trouveront probablement qu’il est plus difficile de s’opposer, même à couvert, à une initiative de paix basée sur une solution à deux Etats.
Parmi les bénéfices, et même si une guerre brutale se déclenchait à la suite de la mise en place d’une stratégie similaire, le gouvernement israélien se retrouverait en capacité de revendiquer qu’il a fait tout ce qu’il pouvait pour parvenir à la paix, et renforcerait alors son soutien intérieur et international. Ces dernières spéculations ne sont que ce qu’elles sont : des spéculations. Mais ce qui ne fait aucun doute est que pour la première fois depuis des années, les probabilités existent qu’un sérieux mouvement sur la scène politique israélienne se produise. Si l’étoile politique de Dagan veut bien scintiller, alors il pourrait bousculer l’impasse qui a caractérisé la politique israélienne et la diplomatie au Proche-Orient pendant de nombreuses années. [1]
[1] -> Notes : ________________________
[1] Israeli-Palestinian Peace Talks, Again, Stratfor, August 23, 2010. [2] Celebrating criminality, Al-Ahram, Issue No. 917 October 9-15, 2008. < [3] DAGAN, ASHKENAZI, DISKIN, PERES LIKELY FOILED 2010 NETANYAHU-BARAK ATTACK ON IRAN, Tikun Olam, June 6, 2011. [4] Israel won’t withstand war in wake of strike on Iran, ex-Mossad chief says, Ha’aretz, June 1, 2011. [5] Ex-Mossad Chief in eye of storm, again, Ynetnews, June 3, 2011. [6] Dagan should keep quiet, Ynetnews, June 7, 2011. [7] . Ex-Mossad chief : Purity of arms eroded, Ynetnews, June 9, 2011. [8] Ex-Mossad chief’s comments on Iran place him on collision course with Netanyahu, Ha’aretz, June 3, 2011. [9] The Palestinian Move, Stratfor, June 7, 2011
Victor Kotsev est journaliste et analyste politique. Il est basé à Tel Aviv. (Copyright 2011 Asia Times Online (Holdings) Ltd - traduction [JFG-QuestionsCritiques]. All rights reserved
publié par Asia times
et en français par Question critique

Des Palestiniens manifestent contre l'UNRWA qui tarde à rebâtir leurs maisons

19/06/2011
Adnane Abou Hasna, porte-parole de l'UNRWA a indiqué que des dizaines des manifestants ont fermé deux camps d'été de l'agence onusienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza avant que la police du Hamas, qui contrôle ce territoire n'intervienne pour les rouvrir.
Selon ce responsable, ces Palestiniens protestaient contre le retard pris par l'UNRWA pour reconstruire leurs maisons détruites par des raids israéliens en 2002 et 2003.
Abou Hasna a expliqué ce retard par des restrictions israéliennes à l'importation de matériaux de construction destinés au projets de reconstruction de la bande de Gaza.
Israël impose un blocus à Gaza depuis la capture d'un de ses soldats en juin 2006, renforcé un an plus tard à la suite de la prise de contrôle du territoire par le Hamas.
Il l'a ensuite assoupli, sous d'intenses pressions internationales, après l'assaut meurtrier de sa marine le 31 mai 2010 dans les eaux internationales contre une flottille humanitaire à destination de Gaza. Mais il a maintenu des restrictions très importantes à la circulation des personnes, ainsi qu'un strict blocus maritime et l'interdiction quasi totale des exportations.
Selon Attiya Radwan, représentant des protestataires, les manifestants voulaient marquer leur colère face aux "atermoiements" de l'UNRWA et expliquer que le retard dans les projets de reconstruction de l'agence onusienne laissait sans abris "plus de 40 000 familles".
L'UNRWA pour mission de subvenir aux besoins de base de réfugiés palestiniens. 

L'occupation acquitte la soldate Obergal qui s'était moquée de prisonniers palestiniens

[ 18/06/2011 - 12:32 ]
Al Khalil – CPI
Le tribunal de l'occupation sioniste a acquitté jeudi dernier 16/6, la soldate sioniste Eden Obergal qui avait publié sur sa page Facebook des photos avec des prisonniers palestiniens menottés et les yeux bandés, qui ont été kidnappés sur la barrière de la frontière avec la Bande de Gaza.
Le sous-procureur général sioniste, Sghai Nitzan a déclaré qu'il n'ouvrira pas d'enquête pour le dossier d'Obegal, et ne reprendra aucune procédure pénale ou disciplinaire, justifiant cela par le fait que les photos ont été prises il y a trois ans et étaient de bonne foi.

Les comités de service pour les réfugiés au nord de la Cisjordanie annoncent le début de l'escalade

[ 18/06/2011 - 18:29 ]
Naplouse - CPI
Les comités populaires au nord de la Cisjordanie ont entamé la deuxième étape dans le processus de l’escalade et ce à partir de samedi matin 18/06/2011.
Les comités ont décidé de continuer à faire monter le ton à cause de ce qu’ils appellent «l’intransigeance de l’UNRWA, son arrogance et son insouciance envers les demandes élémentaires des comités », ainsi que son insistance à poursuivre la politique de réduction des services.
Les comités ont précisé que la seconde étape de l’escalade consiste à bloquer les bureaux de l'emploi, les bureaux du JCB, les bureaux des affaires, les magasins de l'Agence, et à empêcher la circulation des voitures de l'UNRWA et leur accès aux zones de concentration des réfugiés, tout en maintenant les premières étapes de l’escalade, à l'exception de l'éducation et la santé.
Il faut rappeler que les comités avaient donné à l’UNRWA un délai pour revoir ses dossiers et les réorganiser, et pour étudier les demandes des comités.
Ces comités avaient également pris une initiative pacifique la semaine dernière en permettant aux bureaux fermés de l'Agence d’exercer leur travail  dans l'espoir que l’UNRWA révise sa politique menée contre les réfugiés, « mais cette organisation humanitaire s’est montrée déterminée à poursuivre sa politique et ses décisions abusives tout en continuant à se dérober de ses devoirs et de ses responsabilités », selon les comités.

Hamas fait un discours à la louange du poète Youssef el-khatib

[ 18/06/2011 - 18:32 ]
CPI
Le mouvement islamique a fait la louange du grand poète palestinien Youssef el-khatib qui a rendu l’âme après une longue vie de sacrifice et de combat par la parole.
Hamas a déclaré samedi dans un communiqué : "Le Mouvement de résistance islamique (Hamas) annonce aux masses de la nation arabe et islamique et au peuple palestinien nos sincères condoléances et notre sympathie, après la mort du grand poète palestinien Yousef al-Khatib qui a mené une vie de djihad et de sacrifice, il a combattu avec sa plume, sa voix et sa poésie qu’il avait consacrés pour défendre la cause de la Palestine. Il était resté fidèle à ses principes, tenant à ses constantes, et défenseur des droits, jusqu'à sa mort. Il n’a jamais changé le chemin qu’il a suivi".
"Nous prions Dieu de lui accorder miséricorde et pardon, et d’accorder à sa famille patience et réconfort.", a-t-il terminé.

Mechaal félicite Erdogan de la victoire de son parti aux élections

[ 18/06/2011 - 18:33 ]
Damas - CPI
Le Chef du Bureau politique du Mouvement du Hamas, Khaled Mechaal, a tenu une conversation téléphonique avec le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le félicitant de voir son parti remporter les dernières élections législatives qui ont eu lieu il y a quelques jours.
Pour sa part, M. Erdogan a affirmé à Mechaal qu’il considère la victoire de son parti dans les élections, une victoire pour el-Qods, pour Gaza et pour Ramallah.

Pas de solution avec les Palestiniens s'il ne reconnaissent pas la judaïté de l'entité sioniste

[ 18/06/2011 - 20:38 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le journal hébreu "Haaretz" a publié vendredi matin 17/6, un éditorial de la rédaction du journal qui révèle la vérité sur la position du premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, sur la cause palestinienne et le conflit arabo-sioniste, où il a confirmé qu"'il n'y aura pas de solution avec les palestiniens s'il ne reconnaissent pas qu'Israël est un pays pour les juifs seulement".
Le journal a déclaré que Netanyahu a tenu ses déclarations lors de sa dernière visite à Rome, où il confia à son accompagnateur médiatique qui travaille comme correspondant pour le journal, qu'il ne voit aucune solution au conflit avec les Palestiniens et pour tous, "parce que les Palestiniens ne reconnaissent pas "Israël" comme un Etat juif, religieux et national, le problème ne peut donc être résolu".
A propos des frontières futures de l'entité sioniste, Netanyahu a exprimé qu'"il n'est pas important de parler sur les frontières de l'Etat et sa superficie, parce que nous ne nous battrons pas pour quelques kilomètres ou pour des grandes surfaces, l'important est que l'Etat soit pour les Juifs seulement et que se concrétise une patrie nationale pour eux , indépendamment de la superficie".
Il a ajouté que le conflit est insoluble parce qu'il n'est pas une lutte pour la terre ou un conflit qui peut être résolu par l'attribution d'un seul kilomètre et se termine, mais c'est un conflit qui a ses racines ailleurs, et tant qu'Abou Mazen ne reconnaît pas "Israël" comme un Etat juif, il n'y aura pas de moyen de parvenir à un accord.
Le journal a considéré que les dernières déclarations de Netanyahu selon lesquelles le conflit est insoluble, a condamné l'entité sioniste à vivre sur le tranchant de l'épée pour toujours et n'a pas laissé de porte ouverte pour la réconciliation avec les Palestiniens et le monde arabe.
Le journal avait rapporté de la présidente de l'opposition sioniste, Tzipi Livni, qui a attaqué Netanyahu devant la Knesset, en disant : "Vous avez enterré les occasions de compromis et la chance de vivre normalement ici", insistant sur sa position concernant la possibilité de parvenir à une solution si l'entité sioniste prend des décisions difficiles.

Une journaliste américaine participera à la flottille internationale "Liberté 2"

[ 19/06/2011 - 00:09 ]
Washington – CPI
Cathy Kelly est écrivaine et journaliste américaine. Elle est la fondatrice du site "Les voix de la non-violence créative". Elle a déclaré qu’elle serait sur le bateau "L’audace de l’espoir" qui fera partie de la flottille internationale "Liberté 2" qui s’orientera vers la bande de Gaza pour briser le blocus. Cette déclaration vient un jour après celle de l’écrivaine américaine Alice Walker qui a critiqué l’occupation israélienne.
Kelly a dit que le but de la flottille est de mettre fin à cette sanction collective sauvage imposée sur les habitants de la bande de Gaza depuis 2006, pour leur choix du gouvernement du Hamas, dans des élections libres et démocratiques.
Elle ajoute qu’elle a personnellement vu une agression israélienne contre les civils palestiniens, dors d’une visite de la Bande, il y a deux ans : « "Israël" a utilisé un bombardement violent contre un quartier civil à Rafah ».
"Israël" a fait usage d’armes américaines pour détruire des tunnels sous les frontières égyptiennes par lesquels passaient de la nourriture, des fournitures médicales dont les habitants de la bande de Gaza ont grand besoin. « Je me rendais compte que le peuple de la bande de Gaza est encerclé de façon horrible. Un peuple paralysé », a-t-elle noté.
« L’occupation israélienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza frôle le système de l’apartheid », a-t-elle dit. Pour elle, la paix viendra lorsque l’Entité sioniste laissera tomber la violence discriminatoire.
Et quant à l’écrivaine américaine Alice Walker, elle a écrit dans le journal britannique Telegraph, vendredi 17 juin, qu’elle participera à la flottille internationale "Liberté 2" pour humilier les Israéliens et pour faire des reproches aux Américains qui déplorent la mort d’un animal sans faire aucune attention aux Palestiniens qui endurent des douleurs quotidiennes. « Le peuple palestinien est capable de pratiquer la démocratie et d’assumer ses droits politiques. Il faut seulement le protéger du méchant "Israël". »

Al-Chanar, un dévouement malgré les souffrances de la captivité

[ 19/06/2011 - 00:55 ]
Naplouse – CPI
Le professeur Mustapha Ali Ahmed Al-Chanar était et restera un symbole pour ses élèves, sur tous les niveaux, surtout sa forte position face aux occupants israéliens qui le transfèrent d’une prison à l’autre.
En quelques lignes
Le chef Mustapha Al-Chanar est né dans la ville de Naplouse, le 21 juin 1962. Sa fille est originaire du village Kafr Al-Dik, du sous-département de Silfit, au nord de la Cisjordanie. Al-Chanar est marié et père de six enfants.
Son master 2 de sociologie, il l’a obtenu de l’Université jordanienne, avec un mémoire intitulé : « La société et l’Etat, une étude de la réforme vue par Abou Ali Al-Mawdoudi ».
Tout d’abord, il a travaillé comme professeur des écoles, conseiller social et dans l’administration de plusieurs écoles de Jordanie. Plus tard, il a assumé la direction de l’Association des études islamiques. Puis il a travaillé comme conférencier à l’université ouverte d’Al-Quds et à l’université d’Al-Najah en 2000, et en 2003 il a eu sa chaire dans cette dernière.
Mustapha a participé à différentes conférences et divers séminaires locaux et internationaux et a publié plusieurs études dans plusieurs domaines dont la société arabe, la sociologie politique, la sociologie de l’éducation.
Al-Chanar a une grande notoriété dans sa ville de Naplouse, et c’est un leader du mouvement de la résistance islamique Hamas, ce que les occupants israéliens ne peuvent accepter.
Derrière les barreaux
Hormis cette dernière détention, Al-Chanar a été arrêté à six reprises : trois fois par l’occupation israélienne et trois fois par l’autorité palestinienne. La première a eu lieu en août 1993. Il a goûté à cette fameuse « détention administrative ». En 2007, il a été enfermé, sous ce régime, sans être accusé de quoi que ce soit.
En dépit de sa notoriété et de son état de santé, la sécurité de l’autorité l’a emprisonné et torturé. Al-Chanar souffre de problèmes au dos, au cou, aux reins, au cœur. Il souffre aussi de l’asthme.
Dans les prisons israéliennes de nouveau
Dès la signature de l’accord de réconciliation entre les mouvements du Fatah et du Hamas, les occupants israéliens ont mené une campagne d’arrestation à l’encontre de personnalités en Cisjordanie : députés, hommes politiques, universitaires. Tout ceci pour saper l’accord. Al-Chanar fait partie des personnes arrêtées. Il a de nouveau été arrêté, mardi 7 juin 2011.
Al-Chanar attend avec impatience le moment de la liberté, le moment où il retournera dans sa ville, dans sa maison, dans son université, sur le chemin qu’il a emprunté au service de ses semblables.

samedi 18 juin 2011

L’occupation reporte sa décision sur la confiscation des terres de Selwan et du Mont Scopus à alQods

[ 18/06/2011 - 11:28 ]
Al-Qods occupée – CPI
Un tribunal sioniste a ajourné l’examen de l’affaire de la confiscation de près de 550 dunums des terres des citoyens palestiniens dans le quartier de Selwan et Jabal al-Moukabbir (Mont Scopus) à al-Qods occupée. Les autorités de l’occupation ont l’intention de confisquer les terres et de démolir les maisons qui y sont construites pour transformer l’endroit en un parc public et une forêt.
Des sources locales ont confirmé que la confiscation de cette terre située à quelques dizaines de mètres seulement de la Vieille ville d’al-Qods et donne directement sur elle, « signifie l’achèvement du siège de la Vieille ville avec un mur colonisateur le long des murs de la vieille Qods. Le but est d’établir un quartier colonial dans celui de Shaikh Jarrah et des bâtiments commerciaux dans Wadi Jouz et le jardin biblique qui commence du quartier de Siwana et se termine au quartier d’al-Boustan et sur les terres de Wadi Rababa à Selwan ». Cela correspond à un plan publié par le maire sioniste d’al-Qods il y a quelques temps.
Le plan se termine par la main mise du prétendu Département des terres d’Israël et du Fonds national d’Israël (KKL, Keren Kayemet le Israël) sur la majorité des terres voisines, en particulier dans le quartier de Wadi Yasoul et le quartier Al-Farouq qui constituent la surface de terre concernée par le plan n°10188 à Selwan et Jabal al-Moukabbir (Mont Scopus).
Les sources ont affirmé que « le report d’examen à la session des deux prochaines semaines ne signifie en aucune façon que la confiscation est terminée, car le tribunal a entendu 35 objections présentées par les propriétaires de ces terres ».
L’avocat Sami Irshaid, qui a présenté les objections au nom des propriétaires de ces terres, a déclaré que « le tribunal l’a entendu ainsi que les citoyens, et a demandé au Fonds KKL de modifier le plan de manière à prendre en considération la création d’une rue arrivant au quartier Al-Farouq, et le droit pour les habitants du quartier et les propriétaires des terres d’utiliser les terres agricoles, en plus de la non démolition des maisons, et j’ai demandé aux avocats des parties une réunion pour discuter de la modification du plan ».
La délivrance du jugement a eu lieu en même temps qu’un sit-in de protestation par des dizaines de maqdissins et propriétaires des terres concernées par la confiscation, devant la mairie de l’occupation à Jérusalem-Ouest occupée.

Haniyeh : les pressions ne peuvent et ne pourront pas nous obliger à faire des concessions

[ 18/06/2011 - 10:50 ]
Gaza – CPI
Le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a confirmé que toutes les pressions militaires, politiques et financières faites sur son gouvernement n'ont pas réussi à l'obliger à renoncer aux principes et droits, et ne le pourront pas à l'avenir.
Lors de l'ouverture de la mosquée d'Abou Bakr située devant l'hôtel d'al-Nour dans la colonie de "Nitzarim" au sud de la ville de Gaza, en présence d'un certain nombre de ministres et députés du Conseil législatif palestinien, Haniyeh a déclaré vendredi 17/6, que "le gouvernement n'a pas été brisé durant les cinq années de l'embargo sioniste imposé contre la Bande de Gaza, et il n'a pas présenté de concessions alors qu'il a adopté le sang des martyrs et les sacrifices des prisonniers et des blessés".
"Alors que nous ouvrons cette mosquée, nous sentons que notre première victoire fut d'avoir libéré cette terre, les Moudjahidin ont triomphé, ainsi que les martyrs, les blessés et les résistants, nous avons gagné lorsque nous avons fait sortir les colons sionistes de ces terres et leur avons imposé d'être à l'extérieur de la Bande de Gaza", a-t-il ajouté.
Haniyeh a poursuivi : "Nous avons triomphé car nous avons libéré ce pays par le Djihad et la Résistance dans un face à face avec les colons et les soldats sionistes, nous avons également triomphé lorsque nous avons construit cette terre avec la bienfaisance et la stabilité, et nous avons fait des terres arides des espaces verts dans lesquels le peuple vient se reposer".

L’occupation judaïse al-Aqsa: elle s’attaque aux noms des quartiers et rues.

17-06-2011  
Selon des médias palestiniens, le maire de l'occupation israélienne a commencé à judaïser les noms arabes de la ville d’al-Qods en procédant à l’élimination  des bannières inscrites en arabe, pour les remplacer par des écriteaux et des panneaux écrits en hébreu ! Un spécialiste dans les affaires de Jérusalem al-Qods, Omar Jamal, a déclaré à la presse palestinienne, que des équipes de la municipalité de l'occupation israélienne ont commencé tôt ce matin, accompagnée de la police israélienne à distribuer des affiches et des  cartes touristiques de la mosquée Al-Aqsa portant l'expression de : le présumé Mont du Temple . Il a ajouté que les écriteaux qui portaient le nom de la Grotte de Salomon ont été  remplacés par l’inscription Grotte de Eliaho située entre les deux Portes de Sahira et Maniaa !Aussi, l’occupation israélienne a placé devant la Porte Sahira, une pierre sur laquelle est gravée l’étoile de David, et une autre sur laquelle est écrit le "Temple de Salomon." Il a précisé qu’une pierre datant de l’empire ottoman située dans le quartier de la Porte de Jaffa écrite en langue arabe , a été écrite en hébreu. Par ailleurs, la Fondation d’Al-Aqsa pour les legs pieux et le patrimoine , a indiqué que les autorités de l’occupation « mènent une course contre la montre pour judaïser la zone des palais du califat omeyyade », adjacents au côté sud de la Mosquée sacrée d’Al-Aqsa. Cette mesure fait partie d’un plan pour  transformer les environs de la sainte mosquée et la Vieille ville d’al-Qods en jardins bibliques.   La Fondation a déclaré dans un communiqué: « Ces actions s’inscrivent dans une volonté de faire disparaitre et détruire les monuments et vestiges islamiques,  contrôler les legs pieux musulmans qui représentent une partie intégrante  de la Mosquée sacrée d’Al-Aqsa. Cela exige des mesures immédiates pour empêcher la poursuite de ces projets de judaïsation et de destruction de la Mosquée et de la ville d’al-Qods ». Elle a affirmé que suite à des enquêtes menées par une équipe de la Fondation ces deux derniers jours dans la zone des palais Omeyyades, « elle a observé des travaux importants et continus effectués par des dizaines d’ouvriers qui commencent très tôt le matin et se poursuivent jusque tard dans la nuit. Ils sont accompagnés d’ingénieurs, spécialistes et observateurs, et en trois jours seulement des dizaines d’échafaudages en fer ont été installées dans toute la zone des palais Omeyyades ».   La Fondation d’Al-Aqsa a déclaré : « La rapidité à l’exécution de ces travaux, le nombre important d’ouvriers et d’ingénieurs, les longues heures de travail montrent que l’occupation s’attèle à terminer son plan de judaïsation de cette zone ». La Fondation a rappelé  que cette zone sera annoncée comme « faisant partie d’un chemin biblique qui s’étend de la zone d’al-Issawiya au nord d’al-Qods occupée, en passant par le Mont Scopus, jusqu’à la région de Siwana – Wadi Jouz, puis par le cimetière Bab al-Rahma adjacent au côté est de la Mosquée d’Al-Aqsa, la zone des palais omeyades et du Mur d’al-Bouraq – angle sud-ouest de la Mosquée, Wadi Hilwa à Silwan, pour terminer dans le centre de Silwan dans le quartier d’al-Boustan ». Selon la fondation ce plan israélien « s’inscrit dans un projet de construction de neuf jardins bibliques dans les environs de la Mosquée d’Al-Aqsa et dans la Vieille ville d’al-Qods ».

Abbas demande à l'UE de reconnaître la Palestine "unilatéralement ou collectivement"

18 Juin 2011 03:54 
IRIB- Le dirigeant palestinien, Mahmoud Abbas, a demandé à l’Union européenne (UE) de reconnaître la Palestine, "unilatéralement ou collectivement", lors d une rencontre, vendredi, avec la Cheffe de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, selon l’Agence WAFA.  

Un chien errant condamné à la lapidation par un tribunal rabbinique

18/06/2011
Un tribunal rabbinique ultraorthodoxe de Jérusalem a récemment condamné à mort par lapidation un chien errant accusé d’être la réincarnation d’un avocat laïque qui avait insulté les juges religieux il y a 20 ans, a rapporté hier le site d’information Ynet. Selon le journal en ligne, le chien, de grande taille, a pénétré il y a quelques semaines dans le tribunal rabbinique en charge des litiges économiques du quartier juif utraorthodoxe de Méa Shéarim à Jérusalem, effrayant juges et plaignants et refusant de quitter les lieux malgré les menaces. L’animal a réussi à échapper aux enfants du quartier, appelés à exécuter la sentence, conclut Ynet.
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L’administration pénitentiaire isole Taoufik Abou Naim et Ahmed Abou Saoud les représentant de Hamas

[ 17/06/2011 - 21:33 ]
CPI
Naplouse-CPI
Le centre d’étude sur les détenus et les droits de l’homme Ahrar a condamné la décision des services pénitentiaires sionistes d’isoler les principaux leaders dans les prisons de l’occupant à savoir le représentant du mouvement de Hamas dans la prison Tawfik Abou Naiim de la bande de Gaza et le représentant du front populaire Ahmed Abou Saoud le plus ancien détenu dans la région de Naplouse.
Foued el-Kafch, directeur du centre Ahrar a dit que la décision d’isoler les leaders va exploser la situation dans les prisons et mettre fin à tous les compromis conclus entre l’administration pénitentiaire et les leaders du mouvement des détenus ce qui va engendrer une nouvelle vague de grève.
Le chercheur el-Kafch a mentionné que les prisons sont sur le seuil d’une guerre qui se prépare dans cette période et que le mouvement des détenus est entrain d’étudier la manière de répliquer et de contrer cette provocation et escalade sioniste au détriment des représentants du mouvement des détenus et de leur leaders.
Dans ce même contexte et après la campagne acharnée qu’avait menée le journal hébreu Maarif sous prétexte que les détenus utilisaient le face-book, l’administration pénitentiaire a décidé d’isoler quatre détenus auparavant cités dans le rapport.
Le directeur du centre a exhorté les institutions internationales et les organisations de la société civile à soutenir le mouvement des détenus et à ne pas les laisser seul dans ce combat.

Des appels pour échanger l’espion sioniste en Egypte avec des détenus arabes

[ 17/06/2011 - 21:34 ]
CPI
Gaza-CPI
Les familles des détenus palestiniens dans les prisons de l’occupant ont exhortées les autorités égyptiennes de profiter de l’espion sioniste Ilan Gravel et de ne le libérer qu’à travers un accord d’échange « honorable »  suite auquel seront libérés les détenus palestiniens et égyptiens dans les prisons de l’occupant
 Samir Asfour, le père de l'un des prisonniers palestiniens, a adressé au nom des familles de tous les prisonniers une lettre au conseil de l’armée en Egypte, où il a déclaré: «Nous avons des femmes captives palestiniennes soumises à des humiliations dans les geôles sionistes, et nous avons des enfants et des malades au sein de cette prison, nous vous prions de les libérer à travers un accord honorable qui les échange avec l’espion sioniste.»
Asfour a envoyé une autre lettre aux  jeunes de la révolution égyptienne pour les exhorter à soutenir le peuple palestinien par l'exercice de pressions sur le côté sioniste afin de libérer les prisonniers arabes dans ses prisons.
L '"Association des prisonniers et des libérés palestiniens" conjointement avec le «Comité des familles des détenus à Gaza», a annoncé dans un communiqué de presse qu’ « en dépit de notre espoir d’une imminente libération de nos enfants après la détention de la résistance du soldat Gilad Shalit, qui a formé une pression sur l'occupation qui avait refusé de libérer les prisonniers par des négociations pacifiques, notre espoir a augmenté après l'annonce de la sécurité égyptienne d’avoir arrêté l’espion Gravel.
Le secrétaire de l'Association, Raed Bardawil, a insisté sur le fait que «Shalit et  Gravel ne sont pas mieux que les milliers de prisonniers palestiniens et Arabes», et a ajouté: «Nous appelons l'Egypte à la nécessité de ne pas libérer l’espion sioniste, et de ne pas se soumettre aux pressions de l'occupant jusqu’à ce qu’il se soumet lui-même et libère nos enfants ».  

Un parti politique jordanien appelle à renvoyer Dahlan de la Jordanie

[ 17/06/2011 - 21:33 ]
CPI
Amman-CPI
Le parti politique connu sous « le courant de 36 »a demandé le gouvernement jordanien d’expulser l’ex membre du comité central de Fath Mohamed Dahlane de la Jordanie.
Ce courant explique sa demande par « les tentatives de Dahlane à gagner un nouveau territoire pour ses idées malsaines et ce après avoir perdu sa place sur la scène de l’autorité palestinienne »
dans un communiqué, arrivé au Centre palestinien d'information le vendredi (17-6), le courant de 36 affirme qu’à  «la lumière des informations reçues à propos des relations du fugitif de la politique palestinienne, Mohammed Dahlan, avec des forces suspectes sur ​​la scène jordanienne, le courant jordanien  de (36)  demande aux autorités jordaniennes d’expulser ce grand collaborateur avec l'occupant sioniste et de couper court et immédiatement ses tentatives de gagner du terrain pour ses idées malsaines après l’avoir perdu dans son autorité palestinienne ».
Des photos de Dahlane avec des personnalités gouvernementales jordaniennes avaient déclenché la fureur d’une large portion d’écrivains et de politiciens jordaniens qui ont appelé le gouvernement à l’expulser de la Jordanie surtout après son expulsion du mouvement de Fath qui la forméation d’un comité pour l’interroger.