lundi 30 mai 2011

Le Mossad espionne les familles égyptiennes

30-05-2011
Le Mossad serait en train d’espionner des centaines de milliers de familles égyptiennes en infiltrant leur ordinateur, a révélé le journal égyptien Rose AlYoussef.
Cette opération est possible en téléchargeant un programme qui permet d’avoir accès à près de 2500 chaînes de télévision cryptées.
Tout a commencé par une campagne électronique organisée via des ondes d’annonces cryptées, dépêchée à partir d’un site localisé à Tel Aviv et dont l’URL est 212.199.38.38
Une fois téléchargée, l’ordinateur se transforme en une télévision et permet de transmettre le data disponible sur l’appareil, dont le mail, le contenu du courrier électronique, et les destinataires usuels ainsi que des informations privées de ses utilisateurs, s’ils sont cultivés, aiment regarder des films pornos, et quelles sont leurs positions politiques.
Tout se fait au moment où l’ordinateur tente de localiser la chaîne de télévision voulue, il entre involontairement au réseau du Mossad .
Cette opération a été entamée depuis le déclenchement de la révolution égyptienne, et a permis de mettre sous surveillance  quelques 250.000 ordinateurs.

Le siège israélien de Gaza a affranchi la jeunesse palestinienne

dimanche 29 mai 2011 - 05h:59
Mohammed Rabah Suliman - The Electronic Intifada
Au lieu de les amener à capituler, le siège d’Israël a politisé la jeunesse de Gaza.
(JPG)
Photo : Anne Paq -ActiveStills
Les Palestiniens ont eu du mal à croire à l’accord de réconciliation entre les deux plus grandes factions palestiniennes, le Hamas et le Fatah, conclu avec l’aide de l’Egypte qui a répété que mettre fin au siège est une priorité. La jeunesse palestinienne qui vit dans la bande de Gaza assiégée n’a pas tardé à envisager une nouvelle vie dans un Gaza libéré des divisions politiques comme du siège.
En 2006, le Hamas a gagné les élections législatives palestiniennes devant le Fatah. Le Fatah a longtemps dominé l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) et il a contrôlé l’Autorité Palestinienne depuis qu’elle a été créée après les accords d’Oslo de 1993. Le Hamas n’est pas membre de l’OLP.
Une année plus tard, un gouvernement d’unité nationale qui avait réuni les deux factions pour une courte période de temps a éclaté suite aux efforts des USA, entre autres, pour le saper, et le Hamas a jeté le Fatah dehors de la bande de Gaza après des combats aussi violents que navrants.
Depuis la population de Gaza vit en état de siège, un siège impitoyable et hermétique maintenu par Israël et l’ancien gouvernement de l’Egypte du président Moubarak qui vient d’être déposé.
Des quantités de rapports ont été rédigés pour décrire la crise humanitaire que le siège provoquait ainsi que la politique agressive d’Israël contre les civils palestiniens. Les convois de solidarité se sont succédés à Gaza dans un effort pour alléger les souffrances que le siège infligeait aux Palestiniens.
Mais un aspect du siège israélien a été bizarrement laissé de côté, c’est sa conséquence positive sur la jeunesse de Gaza.
En dépit de ses nombreux côtés très destructeurs, le siège d’Israël a rendu à la jeunesse palestinienne un service unique. Il nous a offert de nouvelles voies dans notre lutte pour la liberté, approfondi notre sentiment patriotique et finalement créé un environnement qui engendre un sens collectif d’altruisme et de coopération. Il a créé une nouvelle génération qui se sent vraiment concernée.
En 2006, quand la politique de blocus de Gaza d’Israël s’est mise en place, le peuple de Gaza ne se rendait pas compte de l’ampleur de la débâcle qui les attendait. Peu après les prix se sont mis à monter, il est devenu difficile de traverser les frontières et des coupures de courant incessantes ont dominé irrémédiablement tous les aspects de la vie.
Il était d’impossible, même pour les Palestiniens de Gaza, d’imaginer qu’ils seraient capables d’endurer longtemps cette nouvelle vie.
C’était peut-être le but d’Israël. Ils ont dû se dire : "Ils ne seront pas capables de tolérer la vie d’enfer que nous allons leur faire mener, nous allons les étouffer de tous les côtés, nous leur causerons tant de douleurs qu’ils ne tarderont pas à imploser."
Mais ils n’ont pas réussi. Et contre toute attente, après quatre ans de siège et en dépit de la misère générale, des grandes souffrances et de la punition collective, la vie continue.
Pour nous, les jeunes de Gaza, la vie sous le siège a été un choc terrible. Nous n’étions pas capables de supporter cette oppression et au début la vie a été un calvaire. La colère et la frustration nous submergeaient chaque fois que nous nous rendions compte que le siège n’était pas prêt de prendre fin.
Nous nous sentions impuissants devant la nécessité d’affronter seuls les ténèbres qui assombrissaient nos esprits et nos corps. Parfois nous parvenions à échapper un instant à nos souffrances lorsque l’oppression dans laquelle nous vivions se relâchait un peu. Par exemple en allant au bord de la mer pourtant parsemée de navires israéliens la nuit ou dans un café voisin où le son musical des narguilés se mélangeait inextricablement avec le vrombissement horripilant des générateurs qui tournaient à plein volumes.
Cependant, malgré nos efforts il nous était impossible de faire abstraction du contexte politique. Nous y étions rejetés par l’ampleur de la misère qui s’imposait à nous.
Cela a généré chez beaucoup d’entre nous un état d’esprit qui a finalement débouché sur des activités fructueuses.
Beaucoup de jeunes de Gaza se sont intéressés à la politique en écoutant les informations, en lisant les rapports et les analyses. La lecture est devenue notre seule et unique ressource puisque nous n’avions rien d’autre à faire. Très vite nous nous sommes mis à lire de plus en plus.
La lecture a allumé une nouvelle lumière dans le noir ; elle a fait souffler de nouveaux vents dans l’immobilité et a ajouté un parfum à nos vies monotones. C’était trop beau pour y résister. En plus de la lecture, de nombreux jeunes de Gaza se sont mis à documenter les atrocités israéliennes contre les Palestiniens dans des articles, des blogs, des films et des contributions sur le net. Israël était au centre de leurs préoccupations. Tout ce qui concernait Israël était digne d’intérêt. Sur le terrain, l’hyperactivité se manifestait surtout par l’immense variété d’activités que les jeunes pratiquaient et animaient et les mouvements et réseaux sociaux.
Un des groupes remarquables de jeunes qui vient d’être crée dans la bande de Gaza est le Réseau d’expression des jeunes palestiniens ("PYAN"). Pyan est aussi un mot arabe qui signifie exposition, représentation, rhétorique ou rayonnement ; tout cela fait partie du travail auquel l’équipe se consacre.
Le réseau se définit comme "un nouveau mouvement qui a pour but de promouvoir des actions démocratiques en Palestine et de combattre les idées préconçues sur les territoires occupés par le moyen du dialogue international et des enquêtes sur le terrain". Il fonctionne régulièrement et organise des ateliers en coordination avec des institutions locales et internationales avec l’objectif de "[jouer] un rôle innovant pour aider la jeunesse palestinienne à acquérir les connaissances et les techniques nécessaires pour défendre leur cause et leurs droits sacrés contre la désinformation opérée par les médias occidentaux dominants".
Samah Saleh, un des cofondateurs de PYAN m’a expliqué le rôle qu’avait joué le siège dans la création du réseau d’expression et de quantités d’autres groupes de jeunes :
"Le siège est la cause principale de l’émergence de PYAN. Gaza est assiégé depuis environ quatre ans, et pendant tout ce temps les jeunes de Gaza se sont efforcés de comprendre les effets des politiques mondiales, régionales et intérieures sur leurs vies. A Gaza, le siège était l’éléphant dans la pièce et les Gazaouis, abandonnés à leur sort, devaient vivre en défiance permanente de l’intrusion du blocus dans leur vie quotidienne même dans les choses les plus simples. Nous avons fait de PYAN une plateforme pour la jeunesse de Gaza, répondant ainsi au besoin irrépressible des jeunes de communiquer au monde entier ce qu’ils vivent sous le siège israélien".
Parler de ce siège inhumain sans se concentrer sur les crimes d’Israël contre des civils palestiniens n’a peut-être pas aussi intéressant. Mais après avoir fait voler en éclat tous les clichés nous décrivant comme des terroristes, nous refusons maintenant d’être décrits comme des gens qui meurent de faim ou qui se sont réfugiés dans un coin et restent assis dans le noir. Notre capacité à transformer nos souffrances en une source d’inspiration est le garant de notre dignité et alimente notre invincible détermination.
* Mohammed Rabah Suliman, 21 ans, est un étudiant et un blogger palestinien de Gaza. Il étudie la littérature anglaise à l’université islamique et tient un blog à Gaza Diaries of Peace and War à http://msuliman.wordpress.com. On peut le suivre sur Twitter at http://twitter.com/# !/ imPalestine.
26 mai 2011 - The Electronic Intifada - Pour consulter l’original :
http://electronicintifada.net/conte...
TRaduction : Dominique Muselet
Lien 

Une année passée en prison mais notre aspiration à la Liberté reste aussi vivante que jamais

dimanche 29 mai 2011 - 06h:01
Amir Makhoul
Prison de Gilboa - Une année est passée depuis mon emprisonnement, une année très longue.
Mais qu’est-elle comparée aux trois décennies que beaucoup de prisonniers palestiniens ont vécues et qu’ils continuent de vivre dans les prisons israéliennes ? Aucune comparaison pourtant ne doit être faite entre les militants palestiniens, ni entre les peines que leur infligent des juges qui ne sont après tout que des instruments au service de l’oppression. Ces peines sont toutes injustes et cruelles, car leur seul but est de nous subjuguer par la terreur. Mais il faut toujours garder à l’esprit une chose essentielle : quelle que soit leur durée, elles passent.
Ce qui se passe en Palestine obéit à une loi inexorable : à mesure qu’ils intensifient le terrorisme d’Etat et son cortège de persécutions et de déportations, notre détermination dans la lutte devient plus forte et plus ferme. Aucune force ne pourra arrêter la lutte que nous menons pour rester sur cette terre, pour préserver notre identité et restaurer les droits dont nous avons été spoliés. Ils voudraient réduire notre cause en des fragments épars qui obéissent à leurs décrets, mais nous, le Peuple Palestinien, sommes en train de nous relever plus forts que jamais, conscients que notre cause est une et indivisible.
Ils sont enfermés dans la reproduction de l’oppression alors que nous produisons sans cesse la liberté, la liberté du peuple et de la patrie, capable de briser leur cercle vicieux et de faire de leurs actions de simples réactions aux nôtres. Que nous soyons dans notre patrie ou en exil, notre droit à la Palestine est un : le retour chez nous, l’autodétermination, la fin de l’occupation, la libération des prisonniers, le recouvrement des terres volées, le démantèlement des colonies et du mur d’apartheid, la préservation de Jérusalem, du Néguev et de la Galilée de la côte des entreprises d’expulsion et de judaïsation, la fin du blocus de Gaza. Toutes ces cause ne font qu’une.
La machine de répression israélienne découle de l’essence même de l’Etat d’Israël et conditionne le système et l’ensemble des lois de cet Etat : la justice, l’éducation, l’enseignement supérieur, l’aménagement, la législation, ainsi que les institutions sécuritaires. Tous ces outils sont à la disposition d’un seul système central, d’un centre politique unique et d’une seule nature répressive, raciste et coloniale.
On peut envisager d’utiliser ce système, chaque fois que cela est possible, mais on ne peut pas trop y compter ni se faire d’illusions. L’expérience nous a enseigné que le seul moyen d’atteindre nos objectifs et de recouvrer nos droits est la lutte. C’est uniquement par notre combat que les prisonniers seront libérés. Les règles israéliennes de ce jeu répressif ne seront remises en cause et nous ne pourrons nous libérer que par la lutte populaire et internationale.
Sans doute que le prix à payer sera élevé, tant au niveau personnel et familial qu’institutionnel. Mais la détermination d’un captif libre prouve que ce qui le guide, c’est sa propre liberté et celle de tous les prisonniers, c’est son refus de reconnaître toute légitimité aux tribunaux de l’occupant car ceux-ci, garnis de juges pantins costumés et beaux parleurs, n’usurpent le nom de « tribunaux » que pour mieux servir l’institution sécuritaire dont ils ne sont qu’une simple extension. Ce sont précisément ces juges-là qui sont, non pas libres mais bien les prisonniers de l’Institution, de la sécurité et des concepts sécuritaires. Ils se situent à l’opposé des valeurs de la justice. Ce sont des prisonniers assoiffés de revanche.
Il faut dire que notre lutte pour la libération n’est pas menée uniquement par nous, les Palestiniens, elle est fortement appuyée par les révoltes dans le monde arabe et le mouvement BDS à l’échelle de la Planète. Ces actions ne sont rien d’autre que le prolongement du mouvement palestinien visant à priver le régime colonial raciste de toute légitimité, à l’isoler, à nous conforter nous-mêmes et à restituer le droit palestinien.
Au nom du mouvement des prisonniers, je dois mettre en garde contre les dangers de la soi-disant coordination sécuritaire entre, d’une part, Israël et, d’autre part, des Palestiniens et autres parties arabes quelles qu’elles soient. Les victimes d’une telle coordination ne sont autres que les combattants et les prisonniers de la liberté, ainsi que les combattants Palestiniens et Arabes pour la Palestine. Nous appelons les peuples arabes à mettre fin à la complicité de certains régimes arabes avec Israël, complicité qui se traduit par la compromission dans cette soi-disant coordination. Nous appelons, dans ce sens, au lancement d’une vigoureuse campagne arabe et palestinienne.
Passer une année en prison est un prix très élevé à payer à un ordre oppresseur mais la volonté libératrice de notre peuple a réussi à faire de cette année une année de résistance, de défi et de lutte. Je transmets ici un message de gratitude et d’amour à tous ceux qui activent en vue de ma libération et notamment au comité populaire pour ma défense ainsi qu’au Comité Populaire pour la Défense des Libertés Politiques lequel a lancé une campagne pour ma libération dès le moment de mon arrestation. Depuis ma cellule, j’envoie mon affection à ma famille laquelle m’a toujours entourée de son amour et de son soutien ainsi qu’à tous ceux qui soutiennent notre cause, individus ou organisations, qu’ils soient ici ou à l’étranger.
Ces gens sont constamment en contact avec nous. Ce sont nos compagnons dans notre lutte pour la Libération. Ce que nous nous voulons, nous mouvement des prisonniers politiques, n’est pas de compter les années qui passent en détention mais de conquérir la liberté. Cette liberté est accessible car les humains sont nés libres, elle est un droit et on a le devoir de la faire valoir.
Le 15 mai, nous avons commémoré le 63ème anniversaire de la Nakba palestinienne, Nakba que nous vivons encore. Notre force a toujours pour sources la justesse de notre cause et le caractère inaliénable de nos droits. Ceux-ci ne peuvent être réalisés que par la lutte. Lutter pour notre libération ainsi qu’œuvrer en vue de nous bâtir nous-mêmes et de bâtir nos institutions sont pour nous un droit et un devoir. Le prix à payer, qu’il soit individuel ou collectif, est douloureux, mais il ne nous détournera jamais de notre objectif de la libération de l’individu, du peuple et de la terre.
Leur domination quant à elle, quelle que soit sa durée, passera alors que notre liberté est inscrite dans le mouvement même de notre destinée.
25 mai 2011 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/conte... - Traduction : Najib Aloui
Lien 

Bienvenue à Gaza !

dimanche 29 mai 2011 - 10h:46
Ramzy Baroud
L’agent de sécurité palestinien à la frontière de Rafah était d’une extrême politesse. Il portait un uniforme noir et déambulait avec assurance, tandis qu’il informait les voyageurs chargés de bagages de ce qu’ils devaient encore faire avant d’être autorisés à rentrer à Gaza.
(JPG)
Des Palestiniens se rassemblent à Rafah dans la Bande de Gaza au point de passage vers l’Egypte, le 15 mai 2011. A partir du 28 mai, le passage sera ouvert "tous les jours de 09H00 à 17H00, à l’exception des vendredis et des jours fériés" AFP/Said Khatib
De l’autre côté de la frontière, en Egypte, il y avait beaucoup d’anxiété, de crainte et d’appréhension.
« Les choses vont aller mieux », me dit un ingénieur palestinien de Gaza qui a étudié dans une ville il où travaille à présent, au sud de Stockholm en Suède. Ce qu’il voulait dire était que les choses allaient s’améliorer à la frontière, du point de vue des relations entre Gaza et l’Egypte. Sans une décision décisive et définitive de la part de l’Egypte de rouvrir le passage frontalier - et totalement - Gaza restera sous le siège israélien. D’autres acquiescent aux paroles de l’ingénieur, mais les habitants de Gaza ont appris à ne pas jamais être trop confiants quant aux déclarations politiques promettant des changements positifs.
Toutefois, sur le plan politique l’Egypte d’aujourd’hui appartient à une catégorie tout à fait différente de l’Egypte sous la férule d’Hosni Moubarak. Les Palestiniens en sont bien conscient, et en particulier ceux qui sont piégés derrière les frontières bouclées dans la bande de Gaza. Mais ils restent prudents. « Inch’Allah » - si Dieu le veut -, disent-ils, « Qu’Allah apporte de bonnes choses. »
Pour l’instant, les choses restent difficiles à la frontière. Après que les fonctionnaires égyptiens aient pris les passeports pour les examiner, puis les restituer quelques heures plus tard en lisant à voix haute les noms de ceux qui sont autorisés [à traverser], une grande foule se rassemble autour d’eux. Les tensions tournent bientôt en cris, et parfois même en larmes.
« Reculez ou je ne rendrai aucun passeport », crie un imposant officier égyptien, avec un certain dédain. Les veines du côté de sa figure gonflent soudainement. La foule se disperse, pour revenir quelques secondes plus tard. L’officier a l’air épuisé et en a clairement assez. Les voyageurs de Gaza ont déjà dépassé le stade de l’humiliation. Ils veulent simplement pouvoir aller d’ici à là-bas, puis revenir.
Une jeune femme avec le dos plié trotte derrière sa maman. Sa douleur sur son visage est visible. « Yallah yamma » - vite, ma fille - exhorte la mère. « Ils peuvent fermer la porte à tout instant. » La jeune fille, dans les vingt ans, s’arrête, ferme les yeux très fort, comme si elle appelait le peu de force qui restait dans son corps fragile afin de continuer quelques secondes de plus.
La grille à la frontière du côté égyptien est très large, mais seulement un petit espace de quelques pieds a été ouvert. Au moment de l’ouverture, tôt le jeudi 19 mai, des centaines de personnes ont voulu s’y précipiter tout de suite. Les grands sacs ont été jetés par-dessus la tête des gens, les enfants criaient dans la panique, les agents égyptiens hurlaient, et quelques-uns ont osé protester. « Il suffit d’ouvrir la porte, la grande », dit quelqu’un. Un petit homme aux cheveux blancs, dans un vieux costume trop grand pour lui, se tenait en retrait et secouait la tête. « C’est une tragédie », dit-il. Bientôt, il fut lui aussi contraint de jeter par-dessus bord son savoir-vivre et de pousser dans la masse humaine désespérée. Je l’ai revu plus tard à l’intérieur du point de passage frontalier, tournant en rond avec nervosité tout en tirant sur une cigarette.
Ici, à la frontière, tout le monde est nerveux, même ceux qui n’ont aucune raison de l’être. Les officiers égyptiens sont tendus comme si leur sort en dépendait. Les deux côtés savent que la frontière entre Gaza et l’Egypte connaît un important changement. Le nouveau ministre égyptien des affaires étrangères, Nabil al-Arabi, avait déjà promis une rupture avec le passé, ce qui impliquait une ouverture de la frontière entre son pays et la bande de Gaza. Les Palestiniens croient réellement à la sincérité de la nouvelle Egypte, mais ils craignent dans le même temps que la vulnérabilité de l’Egypte ne la force à faire des compromis par rapport à ses positions initiales.
Mais le peuple égyptien semble déterminé à maintenir son gouvernement sous contrôle. La Palestine est à présent un thème majeur dans d’imposantes manifestations. Des centaines de militants égyptiens ont été arrêtés et beaucoup ont été blessés après s’être rassemblés près de l’ambassade israélienne au Caire, laquelle a été fermée pendant quelques jours pour ensuite ouvrir à nouveau. Un appel égyptien pour marcher sur Gaza, en commémoration de la Nakba palestinienne - la catastrophe - de 1948, a été abandonné après que l’armée égyptienne ait bouclé la majeure partie du Sinaï. Des tanks constellent toujours la route menant du Caire à Gaza à travers le désert du Sinaï. Les soldats sont très polis, vraiment. Le chauffeur égyptien qui m’a emmené à Rafah à une heure très tardive semblait plus heureux après la révolution qu’a connue son pays, tout simplement parce qu’il est maintenant traité avec respect par ceux qui portent un uniforme.
« Les officiers avaient l’habitude de nous traiter avec tant de mépris », dit-il dans un rappel douloureux. « Maintenant, nous sommes comme des frères. » Le conducteur a tendu la main pour une poignée de main pas du tout nécessaire avec un soldat plutôt démuni, portant une paire de savates.
Mais ce sentiment joyeux n’a pas encore fait son chemin jusqu’à la frontière de Gaza. Le mélange d’espoir et d’attente que les Gazaouis ressentent face aux changements en cours en Egypte ne peuvent se comprendre qu’après un moment de réflexion. Le chemin du Caire à Rafah est long et difficile. Ce ne sera pas une tâche facile que de traduire cette volonté politique en réelle politique sur le terrain. Pourtant, le peuple égyptien est décidé à maintenir la pression, et les Palestiniens dans Gaza gardent espoir.
Pour finir, personne ne s’en est retourné. Tout le monde est entré dans la bande de Gaza. L’homme au vieux costume continuait de fumer et ruminait des malédictions sans raison apparente. La fille avec le dos en mauvais état était toujours dans une douleur pénible, mais elle était en même temps heureuse de rentrer à la maison. L’ingénieur de Gaza et de Suède était au milieu d’une foule de jeunes cousins ​​venus l’attendre. A Rafah, je me suis retrouvé invité à déjeuner puis à prendre un café avec beaucoup d’hommes que je ne connaissais pas, dont la plupart se nommaient Mohammad. Ils semblaient tous heureux.
« Alors, l’Egypte a changé, non ? » m’a demandé un des Mohammad avec un sourire entendu et un clin d’œil. Tout le monde semblait d’accord, bien qu’ils ne pouvaient dire exactement en quoi ce changement a affecté jusqu’à présent la bande de Gaza. Les Palestiniens de Gaza survivent surtout grâce à quelque 500 tunnels qui relient à l’Egypte le territoire assiégé et appauvri. Aujourd’hui, ils se nourrissent d’espoir et ​ de cigarettes bon marché, en grande partie également en provenance d’Égypte.
« Ramzy Baroud, » appela un officier plus âgé. « Bienvenue à la maison, mon fils, » dit-il, alors qu’il me remettait mon passeport et me faisait un signe d’adieu de la main. A cet instant-là, il ne pouvait y avoir mots plus doux pour moi.
Après dix-sept ans d’efforts constants pour pouvoir revenir à Gaza, je suis enfin ici.
Je suis dans Gaza. Je suis à la maison.
(JPG)
Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com.
27 mai 2011 - Communiqué par l’auteur - Traduction : Claude Zurbach
Lien 

Proche-Orient : la diplomatie américaine passe la main

publié le dimanche 29 mai 2011
Pierre Puchot, Mediapart

 
A l’issue d’une visite à Washington au cours de laquelle il n’a pas ménagé le président des Etats-Unis, Benjamin Nétanyahou a prononcé mardi un discours qui ne laisse aucune place au processus de paix avec les Palestiniens
La scène est extravagante : fièrement dressé au centre de l’hémicycle, le premier ministre israélien reçoit, mardi 24 mai, l’ovation du Congrès américain. Vient-il de signer un traité de paix ? De faire montre d’un quelconque courage politique ?
Bien au contraire : à l’issue d’une visite à Washington au cours de laquelle il n’a pas ménagé le président des Etats-Unis, Benjamin Nétanyahou a prononcé mardi un discours qui ne laisse aucune place au processus de paix avec les Palestiniens, excluant tout retour aux frontières de 1967 pour la création d’un Etat palestinien, pourtant souhaité par Obama la semaine passé.
Pis : devant les membres du Congrès, le premier ministre a fait une fois de plus la promotion de sa vision ethnique et religieuse du conflit : « Je me suis dressé devant mon peuple et je leur ai dit : “J’accepterai un Etat palestinien”, affirme le premier ministre israélien. Il est temps que le président Abbas se dresse devant son peuple et dise : “J’accepterai un Etat juif”. » Dans les rangs des démocrates et des républicains, il ne s’est trouvé personne ce jour-là pour préciser au premier ministre que plus d’un quart des Israéliens n’étaient pas juifs, et que « juif » n’était pas une nationalité...
Curieuse vision de l’histoire que celle du premier ministre israélien – depuis Arafat, l’Autorité palestinienne reconnaît de fait la légitime existence d’Israël... mais pas au-delà des frontières de 1967 – démentie par les Israéliens eux-mêmes, du moins par une majorité d’entre eux. Si l’on en croit un sondage publié cette semaine par le quotidien de centre droit Maariv, il semble que les Israéliens ne soient pas si catégoriques que leur premier ministre.
À la question : « Comment selon vous le premier ministre aurait-il dû réagir aux propositions d’Obama ? », 46,8% des personnes interrogées estiment que le chef du gouvernement aurait dû les soutenir tout en exprimant des réserves, 10% pensent qu’il aurait dû les accepter sans réserve, tandis que 36,7% soutiennent qu’il devait les repousser. Un sondage aux résultats toutefois quelque peu contradictoires, puisqu’il indique que si des élections avaient lieu aujourd’hui, et non en 2013, le Likoud, le parti de Nétanyahou, progresserait et obtiendrait 30 sièges (contre 27 aujourd’hui) sur 120.
Cruel pour Obama, ce sondage montre pourtant que la face émergée d’Israël n’est pas tout à fait représentative du débat qui traverse la société israélienne.
Qu’a dit Obama dans ce discours prononcé jeudi 19 mai, que l’on annonçait comme son grand discours de relance en matière de politique internationale ? Au-delà de son plan d’aide aux pays ayant fait leur révolution (Tunisie, Égypte), le président américain s’est déclaré pour la première fois en faveur de la création d’un Etat palestinien dans le cadre des frontières de 1967, sur la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est, avec des échanges possibles de territoires. Il a également évoqué le principe d’un Etat démilitarisé.
Et après ? Comment le président des Etats-Unis compte-t-il s’y prendre pour concrétiser cette nouvelle annonce ? Par un nouveau plan, que le presse américaine annonce depuis deux ans ? Selon une nouvelle approche ? De cela, pas un indice. Obama évoque les frontières de 1967, mais ne se donne pas les moyens d’en faire une réalité concrète, serait-ce dans un plan à moyen terme.
Comment le président américain compte-t-il contraindre Israël à évacuer 300.000 colons israéliens qui vivent aujourd’hui en Cisjordanie, quand le départ de 8.000 colons de Gaza en 2005 fut vécu par la majorité des Israéliens comme un drame national ? Ce retrait de Cisjordanie est pourtant la condition sine qua non à l’établissement d’un Etat sur les frontières de 1967. Obama sait cela. Toute la première partie de son mandat a cependant consisté à redonner la main à Benjamin Nétanyahou sur cette question essentielle de la colonisation.
Depuis deux ans, l’administration américaine a égrené un chapelet de bonnes intentions, sans jamais avoir les moyens de cette ambition. Pour l’heure, le bilan d’Obama peut être considéré comme plus nocif encore que celui du second mandat de George W. Bush ! En laissant sa secrétaire d’Etat Hillary Clinton accepter le concept israélien de « gel partiel des colonies » en Cisjordanie (lire notre article), Obama a sapé dès l’automne 2009 l’une des bases des négociations, le gel de la colonisation, au centre des débats depuis vingt ans, sans jamais proposer de solution de substitution.
A elle seule, l’annonce en faveur d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967 (position adoptée par les Nations unies depuis quatre décennies) est certes spectaculaire, traduisant les positions irréconciliables des diplomaties israélienne et américaine sur la question des frontières du futur Etat. Ce qui ne remet en rien en cause leur entente sur d’autres points, comme le boycott du Hamas, qui gouverne Gaza depuis trois ans et que Benjamin Nétanyahou considère comme « l’Al-Qaïda palestinien », ou le refus d’une proclamation unilatérale de l’Etat palestinien devant l’Onu.
Ici réside d’ailleurs la seule véritable information d’importance pour les Palestiniens dans le discours d’Obama de jeudi. Comme elle a fait pression il y a deux ans sur l’Autorité palestinienne afin qu’elle demande le report de l’examen du rapport Goldstone relatif à l’offensive israélienne à Gaza, l’administration américaine fera tout ce qu’elle peut pour empêcher ou limiter la portée de la reconnaissance par l’assemblée générale de l’Onu en septembre d’un Etat palestinien, selon le plan élaboré par le premier ministre palestinien Salam Fayyad, qui a déjà remporté quelque succès. Plusieurs pays d’Amérique latine, dont le Brésil, n’ont-ils pas affiché leur volonté de reconnaître l’Etat palestinien, avec Jérusalem-Est pour capitale ?
Par-delà l’annonce sur les frontières de 1967, les discours d’Obama et de Nétanyahou marquent en fait le désengagement américain du Proche-Orient, l’hostilité de l’administration d’Obama envers l’initiative de l’Autorité palestinienne devant l’Onu et l’enterrement du processus de négociations. Mais cela, les dirigeants et l’opinion publique palestinienne l’avaient compris, depuis longtemps.

"Nous ne voulons pas isoler Israël, nous voulons un Etat"

publié le samedi 28 mai 2011

 
Le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré mercredi (25 mai) que le plan de l’AP de demander en septembre aux Nations unies de reconnaître un Etat palestinien basé sur les frontières de 1967 n’avait pas pour objectif d’isoler ou de délégitimer Israël.
"Nous allons à l’ONU pour nous exprimer devant 192 pays et ce n’est pas un mouvement unilatéral", affirme Abbas. "Les implantations sont une mesure unilatérale."
Abbas s’est exprimé lors d’une réunion d’urgence de responsables de l’OLP et du Fatah à Ramallah pour discuter des derniers développements dans la région, à la lumière des récentes déclarations du président américain Barack Obama et du Premier ministre Binyamin Netanyahou sur le processus de paix. Selon le chef de l’AP, les négociations restent une option pour les Palestiniens, "mais s’il n’y a aucun progrès avant septembre, nous irons à l’ONU".
Obama oui, Netanyahou non
Le discours d’Obama au département d’Etat la semaine dernière, dans lequel il a parlé des frontières de 1967 et des frontières entre un Etat palestinien et la Jordanie, Israël et l’Egypte pourrait servir de "base positive" aux négociations, d’après Abbas. Les négociations avec Israël, a-t-il ajouté, devraient avoir une limite claire dans le temps et ne pas continuer éternellement. Et ces pourparlers devraient couvrir toutes les questions du statut final, selon lui.
Evoquant le discours de Netanyahou devant le Congrès, Abbas indique qu’il était rempli de "caricatures". Il n’y avait rien de positif dans ce discours car Netanyahou a "pris ses distances avec le processus de paix".
Il a réitéré son engagament dans l’accord de réconciliation entre sa faction du Fatah et le Hamas, et que cet accord devait continuer.
"Au Caire, nous nous sommes mis d’accord pour former un gouvernement indépendant de technocrates", relève-t-il. "Sa mission sera de reconstruire la bande de Gaza et de préparer les élections pendant que l’OLP sera en charge des affaires politiques."
Peu après cette réunion, la direction de l’AP a publié un communiqué appelant à un calendrier défini pour réaliser la vision d’Obama et les résolutions internationales sur la crise au Moyen-Orient avant septembre.
Indigné par les standing ovations
Le secrétaire général de l’OLP, Yasser Abed Rabbo, a salué le discours d’Obama sur les frontières de 1967 et déclaré qu’Israël devait suivre cette position.
Abed Rabbo a également condamné le discours de Netanyahou, le qualifiant de "provocateur" et l’a accusé d’"attaquer toutes les chances de lancer un véritable processus de paix". Il a averti que l’absence de ce processus conduirait les Palestiniens à considérer toutes les options, y compris celle d’aller devant l’ONU.
Tayeb Abdel Rahim, un des hauts conseillers d’Abbas, a lui aussi critiqué le discours de Netanyahou, affirmant qu’il était dangereux pour les Etats-Unis. Il a exprimé son indignation face aux 25 standing ovations reçues par Netanyahou pendant son discours. "Nous pensons que George Washington et Abraham Lincoln, s’ils revenaient à la vie, ne seraient pas reçus d’une telle façon", a déclaré Abdel Rahim.
"Briser l’occupation"
Abas Zaki, haut responsable du Fatah, a pour sa part déclaré qu’une réponse adaptée au discours de Netanyahou serait d’organiser un soulèvement comme ceux d’Egypte ou des pays de la région.
"Nous devons mettre le feu à cette zone comme ils l’ont fait en Egypte... Nous devons agir contre l’ennemi israélien", a-t-il déclaré sur Kol Israël mercredi.
Répondant à la déclaration de Netanyahou, demandant qu’Abbas "déchire" l’accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, le Premier ministre du Hamas Ismaïl Haniyeh a annoncé mercredi qu’ils "briseront l’occupation".
Dans un discours à Gaza rapporté par l’agence d’information Maan, Haniyeh a affirmé que l’accord d’unité "devait être mis en œuvre avec honnêteté et précision". Il a également salué les efforts des Arabes de la région lors du jour de la Nakba pour pénétrer à l’intérieur d’Israël et appelé les manifestants à être encore plus nombreux l’année prochaine.

L’ONU dénonce les effets "dévastateurs" du mur de séparation sur les populations palestiniennes

publié le samedi 28 mai 2011
Atlasinfo avec MAP
 
La Secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a dénoncé, mardi, les effets "dévastateurs" du mur de séparation israélien sur les populations palestiniennes. La Secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a dénoncé, mardi, les effets "dévastateurs" du mur de séparation israélien sur les populations palestiniennes.
"Le mur s’étend sur 700 kilomètres et il a été établi à 85 % sur des territoires de la Cisjordanie", a relevé la responsable onusienne lors d’une conférence de presse consacrée à sa dernière visite dans les territoires palestiniens occupés et à Al-Qods est.
Ce mur, a-t-elle indiqué, "coupe les communautés de leurs services de bases et prive certaines familles d’un l’accès à leur logement".
Mme Amos, qui a constaté de visu la situation précaire des populations palestiniennes, a évoqué le sort de milliers de résidents d’Al Qods-Est qui "ont perdu le droit de rester dans la ville", ainsi que les difficultés que connaissent les Palestiniens de Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.
"J’ai été profondément perturbée par ce que j’ai vu", a noté Mme Amos, en dénonçant la politique d’expulsion et de spoliation israélienne à l’égard des familles palestiniennes d’Al-Qods Est.
"J’ai rencontré des familles expulsées de leurs maisons pour faire place à des colonies dans les quartiers de Sheikh Jarrah et de Silwan, à Jérusalem-Est", a-t-elle fait savoir, en déplorant l’impunité dont jouissent les auteurs d’attaques contre les palestiniens.
"Ces communautés (palestiniennes) sont confrontées à des violences et des menaces des colonies voisines et les attaques contre les palestiniens sont rarement poursuivies devant la justice", a-t-elle déploré.
Evoquant la situation de la bande de Gaza, Mme Amos a jugé que l’embargo exercé par les autorités israéliennes a des incidences négatives sur l’économie, l’éducation, la santé et les infrastructures de cette région.
"Israël doit mettre fin à sa politique. Il est important qu’Israël lève le blocus pour assurer le développement économique de Gaza", a-t-elle dit.
La visite de Mme Amos dans la région a coïncidé avec une répression sans précédent des forces israéliennes à l’égard des Palestiniens, qui commémoraient le 63è anniversaire de la Nekba, rappelle-t-on.

Réactions contrastées de la presse israélienne à la réouverture du terminal de Rafah

publié le dimanche 29 mai 2011
Michel Paul, RFI

 
Des centaines de Palestiniens de Gaza se sont rendus hier samedi 29 mai 2011 en Egypte. Un déplacement rendu possible par l’ouverture de façon permanente du terminal de Rafah, seul passage de l’enclave palestinienne qui ne soit pas contrôlé par Israël, où cette ouverture qui vise à alléger le blocus imposé par l’Etat hébreu sur la bande de Gaza, suscite autant la crainte que la satisfaction de se couper de la bande de Gaza.
Il y a quelques semaines encore, un haut responsable militaire israélien, le général Amos Gilad, se déclarait persuadé que le point de passage de Rafah resterait fermé. Erreur donc de sa part, et un commentateur le souligne ce dimanche 29 mai 2011 : « Une fois de plus, Israël était pris de court et s’est trompé dans ses prévisions pour la région ».
La réaction que l’on retrouve le plus souvent dans les quotidiens de ce jour aux côtés des photos des Palestiniens souriants en train de sortir ou d’entrer dans la bande de Gaza, est le geste égyptien en faveur du Hamas. « Les relations des Egyptiens à l’égard de cette organisation se resserrent », selon Haaretz.
Israël Al-Ayyam, un journal proche du Likoud – le parti au pouvoir – affirme que le Caire tient en fait à donner une légitimité au Hamas, et que pour Israël, c’est un signal d’alarme.
Un autre éditorialiste estime que contrairement au régime précédent, les dirigeants égyptiens voient dans le Hamas un partenaire de premier plan, et qu’ils sont prêts à tout faire pour satisfaire cette organisation.
Un rêve vieux de six ans
Mais dans le même souffle, une autre position à relever : certains estiment en Israël qu’en fin de compte, la réouverture du point de passage ne provoquera pas de préjudice en matière de sécurité. Pour Yediot Aharonot, même si personne n’est prêt à le proclamer en public, les Israéliens ne sont pas mécontents de la nouvelle situation.
Cela signifie que l’Egypte prend la responsabilité de la bande de Gaza, et Israël réalise ainsi un rêve vieux de six ans : se couper totalement de ce territoire palestinien. « Le siège de Gaza c’est fini », souligne un commentateur, « il n’y aura plus de flottille de la paix », dit-il [1]
[1] encore une réflexion bien courte de ce commentateur !
Le siège israélien est toujours aussi présent et dur. Les Palestiniens sont toujours spoliés de leurs droits fondamentaux à se déplacer (sinon en Egypte maintenant) et à avoir le contrôle de leur espace aérien et maritime. Les pêcheurs n’ont toujours pas le droit de s’éloigner des côtes palestiniennes pour assurer leur subsistance et le passage des marchandises reste strictement dépendant de la "bonne" volonté de l’occupant israélien.
Quant à la Flottille, elle partira comme prévu, car l’accès maritime à Gaza est un impératif de même que l’exigence de liberté et d’égalité des droits du peuple palestinien, à Gaza et ailleurs. La Flottille de la Liberté, grande action internationale citoyenne et non violente, est porteuse de ces exigences.

Des colons sionistes dansent dans les rues de la ville d'Al-Quds

[ 28/05/2011 - 20:16 ]
Al-Quds occupée – Imama, CPI
Des colons sionistes ont l’intention d’organiser une immense manifestation provocatrice, dans la sainte ville d’Al-Quds, mercredi prochain, lors de la 44ème commémoration de l’occupation de l’est de la ville, selon leur calendrier.
Les organisateurs font partie de l’association "Un peuple comme un lion", une association destinée à la colonisation.
Le défilé partira du quartier palestinien de Cheikh Jarah où les agressions des colons contre les maisons arabes est à son apogée, avec l’aide de la police israélienne.
Le journal hébreu Yediot Ahronot a qualifié cette manifestation de « défilé du cœur de l’affrontement ».
La manifestation marchera vers les quartiers palestiniens, non loin de l’ancien bourg. Elle traversera aussi les portes de Bab Al-Amoud et d’Al-Khalil.
Le journal israélien a rapporté du membre de la Knesset Michaël Ben Ari, d’extrême droite, qui appelle à chasser les Palestiniens de leur patrie : « La danse avec les drapeaux est le meilleur message à Obama et à tous ceux qui veulent diviser la ville ».
Et à cette occasion, la police israélienne déploiera de grandes forces dans la ville d'Al-Quds, en particulier dans les quartiers palestiniens et dans l’ancien bourg, pour protéger les manifestants extrémistes !

Un bateau malaisien d’aides pour Gaza s’arrête au port égyptien Al-Arich

[ 28/05/2011 - 14:50 ]
Gaza – Safa, CPI
Une source bien informée a rapporté d’un responsable du port égyptien Al-Arich sa confirmation qu’un bateau malaisien se trouve actuellement amarré devant le port, en attendant de terminer les démarches lui permettant d’atteindre le récif du port, où il déchargera ses marchandises destinées à la bande de Gaza.
La source souligne que le bateau porte le drapeau de la Moldavie. Il est arrivé dans les eaux égyptiennes il y a une dizaine de jours. Il a été intercepté par des barques israéliennes qui lui interdisent d’aller directement vers la bande de Gaza.
Dès que les démarches administratives prendront fin, il se déchargera et ses marchandises seront exportées vers la bande de Gaza par la voie terrestre.
Ce bateau malaisien porte environ trente tonnes de tuyaux destinés au système des eaux usés, une aide estimable pour la bande de Gaza qui souffre du blocus et des conséquences toujours présentes de la dernière guerre agressive israélienne menée contre Gaza, fin 2008/début 2009.

Les Palestiniens du Liban installent leurs tentes sur les frontières

[ 28/05/2011 - 13:31 ]
Beyrouth – Safa, CPI
Les réfugiés palestiniens du Liban et venant de toutes parts s’apprêtent à de vastes activités à l’occasion de la commémoration de la Naksa (la guerre de 1967), le 5 juin prochain.
Les organisateurs ont souligné que ces activités ressembleront, en plusieurs aspects, à celles pratiquées lors de la commémoration de la Nakba (la catastrophe de 1948), le 15 du mois de mai en cours. Elles seront cependant plus vastes et mieux organisées. Elles pourraient être terrestres et maritimes.
Les activités pourraient prendre la forme de manifestations de milliers de gens qui iraient vers les frontières libanaises avec la Palestine occupée ; elles pourraient prendre la forme de tentes installées vers les barbelées des frontières pour une période d’au moins une semaine.
La forme sera décidée en coordination avec l’armée libanaise. Les Palestiniens du Liban ne font rien contre l’intérêt du Liban. Ils sont conscients qu’ils se trouvent sous l’autorité de la loi libanaise.
Le comité de préparation de ces manifestations a appelé tous les réfugiés palestiniens et tous les hommes libres du monde entier à participer à ces manifestations, le 5 juin prochain.

Al-Masri salue les positions turques en faveur de la cause palestinienne

[ 29/05/2011 - 00:40 ]
Ankara – CPI
Le député Mochir Al-Masri, président de la commission des affaires étrangères du Conseil Législatif Palestinien et porte-parole du groupe "Changement et réforme", a confirmé la solidité des relations historiques entre le peuple palestinien et le peuple turc. Et aujourd’hui, cette relation est encore plus forte, depuis que le sang turc s’est mélangé au sang palestinien. La Turquie est, sur tous les niveaux, avec la cause palestinienne et soutient le peuple palestinien.
Dans un discours donné au festival organisé par l’association turque IHH, dans la capitale turque Ankara, Al-Misri a salué le peuple et son gouvernement pour leur insistance à envoyer des convois vers la bande de Gaza, pour briser le blocus, même après le crime sioniste mené contre la flottille internationale "Liberté" et la mort de plusieurs militants pacifiques turcs.
Votre sang a réactivé la cause palestinienne dans les cœurs de la nation « en particulier dans le cœur du peuple turc qui s’y attache de plus en plus ».
Le député Al-Masri a exposé les souffrances du peuple palestinien, partout en Palestine, en particulier dans la bande de Gaza qui souffre du blocus, dans la ville d'Al-Quds qui souffre de la judaïsation, et en Cisjordanie qui souffre de la colonisation.
A la fin du festival, Al-Masri a distribué des cadeaux symboliques de la part d’Ismaël Haniyeh, premier ministre palestinien. Il a également adressé les salutations du peuple palestinien, de son parlement et de son gouvernement aux familles des martyrs de la flottille internationale "Liberté".

Hamas: La position de Ki-Moon des navires d'aide à Gaza encourage l'occupation

[ 29/05/2011 - 09:36 ]
Gaza – CPI
Le mouvement du Hamas a fermement condamné l'appel du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, à ne pas envoyer des navires d'aide humanitaire à la Bande de Gaza afin de briser le sévère blocus sioniste contre la Bande de Gaza, considérant que cette position encourage l'occupation de poursuivre le blocus et les agressions contre le peuple palestinien.
Dans un communiqué publié par son bureau d'information, le Hamas a déclaré: "Nous, au Hamas, condamnons fermement la position de Ban Ki-Moon, appelant à ne pas envoyer des nouveaux bateaux pour apporter les aides aux Palestiniens assiégés dans la Bande de Gaza, sous prétexte d'éviter la détérioration de la Situation au Moyen-Orient".
Il a ajouté que ce appel représente un dangereux dépassement aux principes sur lesquels l'ONU a été fondée et une violation flagrante des lois et conventions internationales et de la quatrième convention de Genève, qui stipule la fourniture de l'aide humanitaire aux assiégés à travers des couloirs de sécurité.
Le Hamas a considéré que la position du secrétaire général de l'ONU est un précédent dangereux et un encouragement à l'occupation sioniste pour poursuivre ses violations et crimes contre l'humanité et contre le peuple palestinien.
"Il était prévu que M. Ban Ki-Moon et pour prévenir la détérioration de la situation dans la région du Moyen-Orient, en exigeant que l'occupation sioniste de mettre fin au sévère blocus imposé contre le peuple palestinien et de soutenir toutes les mesures pour l'arrivées de l'aide humanitaire au lieu de la soumission aux pressions sioniste", a-t-il poursuivi.

Sit-in féministe devant la prison de Ramla en solidarité avec les prisonniers malades

[ 29/05/2011 - 12:23 ]
Palestine occupée – CPI
Des dizaines de mères des prisonniers et des femmes activistes à soutenir les droits des détenus et de l'homme ont organisé, hier soir, le samedi 28/5, un Sit-in devant la prison de Ramla, demandant la libération des malades détenus, malgré la gravité de leur état de santé, condamnant la politique de négligence médicale pratiquée par l'administration pénitentiaire de manière délibérée.
Les manifestantes se sont rassemblées devant la prison dans laquelle les forces occupantes emprisonnent des détenus malades dans des conditions sanitaires très graves, levant les photos des prisonniers et répétant des slogans et chansons nationales  leur soutenant.
Lors du sit-in, on a écrit des messages des malades qui ont expliqué leurs circonstances tragiques qui sont imposées aux détenus qui font face à la mort chaque jour sans traitement.
Les manifestantes ont également adressé un message aux organisations internationales, demandant l'application des dispositions du droit international sur les prisonniers de la Palestine et à contraindre l'occupation pour les protéger et mettre fin à leur souffrance ainsi que la libération des  prisonniers malades.
La coordonnatrice de la campagne "Pour les prisonniers et la Liberté", Feryal Khaled, a déclaré que le Sit-in est le fruit d'une coopération et coordination entre plusieurs institutions féministes en Palestine occupée en 194, en Cisjordanie occupée et le comité du détenu palestinien.
Elle a ajouté que cette campagne s'inscrit dans le cadre d'une campagne de soutien aux mesures de la lutte effectuées par les détenus qui demandent leurs droits, en particulier l'annulation de la politique de l'isolement, la libération des détenus de cas détériorés et le traitement d'autres dont leur nombre atteint 1000.
Elle a souligné que l'initiative est axée sur la composante femelle, afin de motiver les femmes et tous les gens de consciences à ressentir les souffrances des mères et des épouses de prisonniers, en raison de l'importance du rôle des femmes dans la livraison du message et l'activation du rôle de la famille et la société.

L'occupation mène une campagne d'arrestations dans les rangs des agriculteurs à al Khalil

[ 29/05/2011 - 13:51 ]
Al Khalil – CPI
Les soldats de l'occupation sioniste ont mené, hier soir, le samedi 28/5, une campagne d'arrestation dans le Kherbat (Village) de Safa au nord de Beit Amr dans la province d'al Khalil en Cisjordanie occupée, arrêtant des dizaines dans les rangs des fermiers palestiniens qui se trouvaient dans leurs terres agricoles.
Des sources locales dans le village ont déclaré que les forces occupantes ont assiégé des dizaines d'agriculteurs qui se trouvaient dans leurs terres agricoles proches de la colonie sioniste "Ein" installée illégalement sur une grande partie de leurs terres agricoles, et les ont arrêtés pendant de longues heures; et puis elles les ont libérés, alors que 5 autres ont été encore arrêtés, en les emmenant au centre d'Etzion près du village.
Il est à noter que le village de Safa, ses habitants et ses terres s'exposent aux attaques répétées et perpétrées par les soldats de l'occupation et des bandes de Colons sionistes dans une tentative de prendre le contrôle complet sur des centaines de dunums des terres agricoles, afin de les annexer à la colonie.

L'occupation comble des puits agricoles à l'ouest de Jénine

[ 29/05/2011 - 21:04 ]
Jénine – CPI
Le président du conseil villageois, Bilal Merai a déclaré que plus de 8 patrouilles de l'armée de l'occupation sioniste, accompagnées par des bulldozers militaires, ont pris d'assaut le champs de Kafr Dan, et ont commencé à démolir des puits dans leurs terres sans aucun avertissement, prétendant qu'ils ne sont pas autorisés.
Il a ajouté que les bulldozers sionistes ont démoli les puits en dépit d'un accord préalable sur la réhabilitation et d'interdire de les toucher.
Des sources ont cité que les soldats de l'occupation sioniste ont informé un certain nombre d'agriculteurs qui se trouvaient dans la région que ce processus sera suivi par la récupération d'autres puits agricoles dans la région.
Les études sur les ressources hydrauliques indiquent que l'occupation sioniste vole l'eau des Palestiniens à travers de son contrôle sur plus de 85% de l'eau existant dans l'aquifère en Cisjordanie, non seulement cela, mais l'occupation contrôle aussi la quantité d'eau fournie dans les territoires palestiniens et les vend à des prix exorbitants.

Hamas: le communiqué du comité de Suivi arabe est décevant

[ 29/05/2011 - 21:11 ]
Damas – CPI
Le mouvement du Hamas a confirmé que le communiqué du comité de Suivi de l'Initiative arabe de paix a été décevant, inacceptable et plus baisse au défi historique imposé par le discours du premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, qui a ignoré les droits du peuple palestinien, devant le Congrès américain.
Dans une déclaration de presse dont le CPI a obtenu une copie, le dimanche 29 mai 2011, et en commentaire au communiqué du Comité arabe de Suivi de l'Initiative arabe de paix, le Hamas a déclaré que le niveau de la position arabe, aussi bien qu'elle ne reflète pas les aspirations et les espoirs du peuple palestinien, il encouragera l'occupation sioniste pour poursuivre ses politiques colonialistes et de judaïsation dans les territoires palestiniens et arabes occupés.
Le mouvement a appelé le président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas et les dirigeants des pays arabes, à prendre une position décisive pour rependre aux politiques et le comportement arrogant de l'occupation sioniste, par l'annonce de retirer l'initiative arabe de paix et de soutenir la lutte et la résistance du peuple palestinien face à l'ennemi occupant israélien et ses politiques criminelles de colonisation et de judaïsation.

L'administration pénitentiaire sioniste à Rimoun isole un détenu pour avoir refusé les fouilles à nu

[ 29/05/2011 - 21:23 ]
Ramallah – CPI
L'administration pénitentiaire dans la prison sioniste de "Rimoun" a transféré le détenu Mohamed Nafad Dweikat de Naplouse et le condamné à une peine de 18 ans d'emprisonnement, aux cellules d'isolement pour avoir refusé les fouilles à nu qu'exercent régulièrement les autorités occupantes contre les prisonniers.
Dans un coup téléphonique avec le correspondant du CPI, les familles des prisonniers ont déclaré que l'administration pénitentiaire dans la prison de Rimoun dans la ville de Beer Sheva, dans les territoires palestiniens occupés en 1948, a transporté le détenu Dweikat aux cellules d'isolement pour une peine de 21 jours après avoir refusé les pratiques abusives et racistes de l'ennemi occcupant(les  fouilles à nu).
"L'administration pénitentiaire a imposé un nouveau type d'inspection qui exige tous les prisonniers de dévêtir et les mettre dans des lieux spéciaux lors que l'administration pénitentiaire fouillent leurs département", ont dit les détenus.
Ils ont ajouté que Mohamed Dweikat a refusé ce type d'inspection, ce qui lui a mis sous la soumission de punition et le transfert aux cellules d'isolement.
Les prisonniers palestiniens dans la prison de Rimoun, dont la majorité sont condamnés à la perpétuité, se plainent de la répression de l'administration pénitentiaire mauvaise.
Les détenus ont appelé toutes les organisations juridiques et humanitaires à intervenir pour cesser cette attaque flagrante contre l'humanité de l'homme dans les prions sionistes et arrêter le saignement quotidien dont les droits des prisonniers palestiniens qui souffrent depuis longtemps comme des victimes réelles dans les prisons sionistes.

"Israël" doit être jugé au niveau international sur les souffrances des détenus palestiniens

[ 29/05/2011 - 21:42 ]
Caire - CPI
Dr. Nabil el-Arabi, ministre égyptien des Affaires a affirmé que la détention des prisonniers palestiniens dans les prisons de l'occupation  israéliennes, le fait de les torturer et tuer certains d'entre eux; "constitue une violation flagrante de la Quatrième Convention de Genève, et les règles des droits de l'homme et du droit international humanitaire, qui nécessite des investigations urgentes à cet égard, et de faire présenter les responsables de telles pratiques inhumaines pour le tribunal international".
"L'occupation sioniste porte la responsabilité de la persistance des souffrances de milliers de prisonniers palestiniens dont des centaines de femmes et d'enfants ", a souligné  Al-Arabi, qui a présidé une réunion spéciale pour les prisonniers Palestiniens, le samedi 28/5,  avec le ministre des Affaires étrangères de l'Indonésie en vertu de la sixième Conférence ministérielle du Mouvement des pays non alignés.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères a ajouté que le mouvement des pays non-alignés "condamne dans les termes les plus forts les traitements inhumains et la torture systématique subie par les prisonniers palestiniens, ce qui a entraîné la mort de 200 prisonniers, au moins, jusqu'à maintenant".
Le Président du Comité sur les droits inaliénables du peuple palestinien, et des représentants de l'Organisation de la Conférence islamique et de la Ligue des États arabes ont participé dans la réunion qui a abouti à l'adoption d'un communiqué à propos des prisonniers palestiniens dans les geôles de l'occupation israélienne.

Le nourrisson Ismaël, entre la vie et la mort, entre la tombe et l’hôpital israélien !

[ 29/05/2011 - 21:49 ]
Gaza – CPI
Sans l’autorisation de l’occupation israélienne, l’enfant palestinien ne pourra respirer. Sans l’autorisation de l’occupation israélienne, l’enfant palestinien ne pourra exprimer ses souffrances. Sans l’autorisation de l’occupation israélienne, l’enfant palestinien ne pourra tout simplement vivre.
Les enfants palestiniens et leurs familles attendent que le cœur du chef du passage de Beit Hanoun (Erez), au nord de la bande de Gaza, s’attendrisse et qu’il accepte que les enfants malades passent se soigner dans les hôpitaux de l’occupation.
Entre la vie et la mort
Le nourrisson Ismaël Salama n’a que dix ans. Il est hospitalisé dans une pédiatrie de la bande de Gaza. Dans un petit coin, son petit corps s’entasse. La mort se met à ses côtés.
Un des correspondants du Centre Palestinien d’Information (CPI) s’approche de sa mère qui ne peut retenir ses larmes. Qu’est-ce qu’il a, votre nourrisson ? Qu’attendez-vous ?
La mère répond, entre les larmes : « Mon nourrisson a une hémorragie au cerveau. Il doit être transféré vers l’extérieur de la bande de Gaza. Il a besoin d’un traitement très très urgent ».
« Nous avons accompli toutes les procédures afin de l’envoyer en "Israël", continue-t-elle. Mais celle-ci ne permet à aucun malade de quitter la bande de Gaza, prétextant d’être occupée par les fêtes juives ».
Elle souffle amèrement et ajoute, le cœur brisé : « La vie de mon cœur, de mon nourrisson, est lier à son voyage, à un traitement total ».
Elle appelle toutes les institutions juridiques et internationales à réagir, immédiatement, pour trouver une issue à cette catastrophe, avant qu’il ne soit pas trop tard, avant que l’enfant ne perde la vie.
Des dizaines d’enfants perdent la vie à cause de l’occupation
Le médecin qui suit le nourrisson Ismaël résume son cas : « Cet enfant a besoin d’une opération chirurgicale très urgente, si on veut sauver sa vie concrètement. Il perdra la vie s’il n’a pas cette opération nécessaire ».
Le problème n’est pas nouveau, dit lemédecine : « Depuis longtemps, le problème est là, plusieurs dizaines d’enfants sont morts, faute d’autorisation accordée par les autorités de l’occupation israélienne afin qu’ils reçoivent le soin nécessaire et qu’ils soient opérés. Malheureusement, le cas de cet enfant n’est pas le premier ».
Il ajoute que le cas de beaucoup d’enfants de la bande de Gaza était simple, et qu’il pouvait être traité avec une petite opération. Mais l’entêtement de l’occupation israélienne a tué ces enfants.
Des rêves brisés
Face à l’injustice de l’occupation, les rêves des enfants palestiniens malades de trouver des solutions pour leurs cas se brisent, deviennent des cauchemars, des cauchemars causés par la politique d’encerclement et de fermeture imposée par "Israël" depuis de longues années.

La réaction du régime sioniste à l’ouverture du point de passage de Rafah

29 Mai 2011 20:26 
IRIB- "La réouverture du point de passage de Rafah, dans la région frontalière du Sud de la bande de Gaza avec l’Egypte, est contraire à l’accord passé avec le Caire", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères du régime sioniste. En exprimant son inquiétude, il a déclaré que cette réouverture porterait atteinte à la sécurité d’Israël. Le gouvernement égyptien a rouvert ce point de passage, hier, samedi, pour alléger le blocus de cette région. Le régime sioniste a menacé le gouvernement égyptien de couper l’eau et l’électricité, dans cette région. Le ministre israélien de l’Economie a insisté sur la nécessité de couper, au plus vite l’eau, l’électricité et l’envoi des convois alimentaires, dans cette région. Il a déclaré que l’Egypte devait prendre la responsabilité de gérer cette région. La réouverture de ce point de passage faisait partie des revendications du peuple égyptien.
Lien 

100 millions de dollars, pour judaïser la ville de Qods

29 Mai 2011 20:41 
IRIB - Le gouvernement israélien a annoncé qu'il tiendra, ce dimanche, une séance officielle de cérémonie, dans la mosquée de Kalat (Château) de David, dans la zone de Bab al Khalil (Porte d'Hébron), limitrophe au mur historique d'al-Qods, qui a été judaïsée et transformée en un musée baptisé "Citadelle de David". Au cours de cette séance, le gouvernement israélien approuvera un nouveau plan gouvernemental de judaïsation d'al-Qods occupée, adopté, par Benyamin Netanyahu, d'un budget de 365 millions de Shekels (soit environ 100 millions de dollars), pour les cinq prochaines années. Ce Plan appelé "Soutien à l'économie de la ville d'al-Qods" vise à soutenir le secteur touristique et le soutien du pôle de recherche, dans la ville sacrée, ainsi que de soutenir les plans, dans la région du mur occidental de la mosquée sainte. Ce projet sera supervisé par le gouvernement israélien, la municipalité de l'occupation, dans la ville occupée d'al-Qods et la prétendue "Autorité du développement d'al-Qods". Dans le même contexte, la Fondation d'al-Aqsa pour les Waqfs et le patrimoine a confirmé que l'occupation cherche à judaïser la ville occupée d'al-Qods, sans compter les monuments arabes et islamiques, dont un bon nombre sera détruit! Dans un communiqué publié, la Fondation a déclaré que les autorités de l'occupation israélienne intensifient leurs efforts pour la judaïsation complète d'al-Qods, notamment, à travers différents budgets, pour la judaïsation de la ville sainte.
Lien 

Palestiniens: accord sur un gouvernement, d'ici le 6 juin

30 Mai 2011 06:25 
IRIB - "Les deux principaux mouvements palestiniens, Fatah et Hamas, devraient parvenir, d'ici le 6 juin, à se mettre d'accord sur la composition d'un gouvernement de transition", a estimé, dimanche, à Gaza, un haut responsable du Fatah du Président Mahmoud Abbas. "Il y aura un accord sur tous les noms des ministres", a déclaré M. Chaath, membre du Comité central du Fatah, lors d'une conférence de presse, à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre du gouvernement Hamas, à Gaza, Ismaïl Haniyeh.  
Lien 

Le plan d'un député israélien sur la formation de deux Etats

30 Mai 2011 09:08 
IRIB - Un député du parlement israélien, la Knesset,  a avancé une proposition concernant  la  formation de deux Etats  Palestinien et Israélien. Benyamin Eleazar, député travailliste  a proposé un plan à propos de la formation de l'Etat palestinien dans les frontières 1967 et l'échange de terre. En vertu de ce plan, les grandes colonies sionistes seront annexées à Israël et les négociations seront relancées  après le gel de la colonisation. Yitzhak Herzog, un autre député travailliste a mis l'accent pour sa part sur  le soutien éventuel d'Israël à la reconnaissance de la formation de l'Etat indépendant palestinien  dans les frontières 1967. Et ce alors que l'Autorité palestinienne, consciente de l'inefficacité des négociations avec le régime sioniste, demandera en septembre 2011 à l'Assemblée générale de l'ONU  de reconnaître la mise en place de l'Etat palestinien dans les frontières de 1967.  
Lien 

État palestinien : Abbas déterminé à recourir à l'ONU

29/05/2011
Le président palestinien Mahmoud Abbas s'est déclaré samedi soir à Doha déterminé à demander à l'ONU de reconnaître en septembre prochain un État palestinien, en raison de l'intransigeance d'Israël.
"Notre option demeure les négociations, mais il semble qu'en raison des conditions posées par (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu (...) nous n'avons d'autre choix que d'avoir recours à l'ONU pour arracher une reconnaissance de notre État", a déclaré M. Abbas.
Le président palestinien a tenu ces propos lors d'une réunion du comité de suivi de l'initiative de paix issu de la Ligue arabe.
La réunion est consacrée à l'examen des développements de la question palestinienne après la récente prise de position du président américain Barack Obama en faveur d'un État palestinien sur la base des frontières de 1967 et la réaction négative du gouvernement israélien, avait indiqué la Ligue arabe.
"Nous sommes sérieux dans notre décision d'avoir recours à l'ONU, il ne s'agit pas de manoeuvres (...) nous le ferons à moins que des négociations sur des bases sérieuses acceptées par Netanyahu commencent aujourd'hui", a encore dit le président palestinien.
M. Abbas a appelé un comité tripartite formé par la Ligue arabe pour étudier les procédures d'un recours à l'ONU à "entamer dès juillet son travail".
Le président de l'Assemblée générale des Nations unies Joseph Deiss a affirmé vendredi que, pour être reconnu à l'ONU, un État palestinien aura besoin de l'appui du Conseil de sécurité, ce qui semble compromis par un probable veto des États-Unis.
Prenant acte de l'échec des pourparlers de paix directs en septembre 2010, les Palestiniens réclament pour reprendre les négociations -outre un moratoire sur la colonisation israélienne- des bases claires.
Le président américain s'est prononcé le 19 mai pour la première fois en faveur de pourparlers pour un État palestinien sur la base des lignes de 1967, c'est-à-dire couvrant la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza, moyennant des échanges de territoire négociés avec Israël.
Mais M. Netanyahu a rejeté cette proposition et tracé mardi une série de lignes rouges, exigeant des Palestiniens l'abandon inconditionnel de Jérusalem-Est et du droit au retour des réfugiés, la reconnaissance d'Israël comme État juif et l'acceptation d'une présence militaire israélienne de longue durée.
"Ce discours a torpillé toute base de négociation", a estimé M. Abbas, affirmant que M. Netanyahu avait "décidé du résultat des négociations dès à présent".  

Le Qatar pour un gel du processus de paix "jusqu'à ce qu'Israël soit prêt"

29/05/2011
Le Premier ministre du Qatar a proposé samedi de "suspendre" le processus de paix israélo-palestinien, actuellement dans l'impasse, jusqu'à ce qu'Israël soit prêt, à l'ouverture à Doha d'une réunion sur l'initiative de paix arabe en présence du président palestinien Abbas.
"Nous estimons qu'il est préférable de suspendre le processus de paix jusqu'à ce qu'il y ait un partenaire prêt" à des négociations dans le camp israélien, a déclaré cheikh Hamad Ben Jassem Al-Thani, dont le pays préside le comité de suivi de l'initiative de paix issu de la Ligue arabe.
La réunion est consacrée à l'examen des développements de la question palestinienne après la récente prise de position du président américain Barack Obama en faveur d'un État palestinien sur la base des frontières de 1967 et la réaction négative du gouvernement israélien, avait indiqué la Ligue arabe.
Le président américain s'est prononcé le 19 mai pour la première fois en faveur de pourparlers pour un Etat palestinien sur la base des lignes de 1967, c'est-à-dire couvrant la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza, moyennant des échanges de territoire négociés avec Israël.
Mais le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté cette proposition et tracé mardi une série de lignes rouges, exigeant des Palestiniens l'abandon inconditionnel de Jérusalem-Est et du droit au retour des réfugiés, la reconnaissance d'Israël comme État juif et l'acceptation d'une présence militaire israélienne de longue durée.
Le Premier ministre du Qatar a critiqué "les hésitations des États-Unis qui se sont rétactés et ont abandonné leurs efforts visant à porter Israël à répondre favorablement aux initiatives" de paix.
Il a estimé que le dernier discours de M. Netanyahu "apporte la preuve qu'Israël ne veut pas la paix".
Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé mercredi que sans négociation de paix avec Israël, il demanderait à l'ONU en septembre prochain de reconnaître un État palestinien.
Prenant acte de l'échec des pourparlers de paix directs en septembre 2010, les Palestiniens réclament pour reprendre les négociations -outre un moratoire sur la colonisation israélienne- des bases claires.  

L'Égypte rouvre à titre permanent la frontière avec Gaza

29/05/2011
L'étau s'est desserré samedi autour de la bande de Gaza quand des centaines de Palestiniens ont pu se rendre en Égypte par le terminal de Rafah, après sa réouverture à titre permanent pour la première fois en quatre ans.
"J'attendais cela depuis des années" confie, ravi, Samah al Rawagh, 25 ans, l'un des 200 Palestiniens qui avaient déjà franchi le terminal à la mi-journée.
"Dans le passé, j'ai tenté à deux reprises de passer, mais on m'a à chaque fois refoulé", précise-t-il, alors qu'il compte enfin se rendre en Turquie.
La réouverture du point de passage de Rafah, le seul passage de l'enclave palestinienne qui ne soit pas contrôlé par Israël, s'est faite malgré le mécontentement des autorités israéliennes.
Il vise à alléger le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza depuis cinq ans, selon les autorités égyptiennes.
Dès l'ouverture du portail en début de matinée, un autobus, avec une cinquantaine de passagers à son bord, et deux ambulances transportant des malades ont traversé le poste-frontière en direction du territoire égyptien.
Quelque 200 autres personnes ont pénétré dans la salle d'attente du côté égyptien de Rafah, la ville frontalière située à cheval entre l'Égypte et la bande de Gaza.
Le point de passage sera ouvert tous les jours de 09h00 à 17h00 locales, à l'exception des vendredis et des jours fériés. Seules les personnes seront autorisées à passer, pas les biens, selon une source de la sécurité égyptienne.
Les femmes seront exemptées de visa, de même que les hommes âgés de moins de 18 ans ou de plus de 40 ans. L'exemption s'applique aussi aux Palestiniens voulant étudier en Égypte tant qu'ils ont une preuve de leur acceptation dans une université.
En revanche, les hommes âgés de 18 à 40 ans ont besoin d'une autorisation de la sécurité égyptienne.
Il s'agit de la première fois depuis plus d'un siècle que des groupes entiers de Palestiniens de la bande de Gaza peuvent se rendre en Égypte sans permis.
L'annonce de cette réouverture avait été faite fin avril par l'Égypte deux jours après le parrainage par ce pays d'un accord de réconciliation entre les frères ennemis palestiniens, Hamas et Fateh.
Depuis que le président égyptien Hosni Moubarak a cédé le pouvoir sous la pression de la rue le 11 février, les nouvelles autorités ont desserré l'étau sur le passage de Rafah, qui n'était auparavant ouvert que de manière exceptionnelle, quelques jours par mois, pour des raisons humanitaires.
Pour Ghazi Hamad, un responsable palestinien au comité de liaison avec l'Égypte présent à la réouverture à Rafah, "la décision égyptienne est un fruit du changement en Égypte et de la réconciliation palestinienne. Cela va susciter une grande joie chez les Palestiniens après des années difficiles de blocus".
Pour sa part, un fonctionnaire égyptien, du côté égyptien de la frontière, a expliqué que les autorités oeuvraient "en vue d'aider nos frères palestiniens".
Le régime déchu de M. Moubarak était régulièrement accusé de complicité de fait avec le blocus pour son refus de maintenir le terminal ouvert, une décision qu'il justifiait en invoquant la lutte contre les trafics.
De très nombreux tunnels ont en effet été creusés sous la frontière entre l'Égypte et Gaza pour faire passer toutes sortes de marchandises, y compris des armes.
Imposé en juin 2006 après l'enlèvement d'un soldat israélien, le blocus de Gaza a été considérablement renforcé après la prise de contrôle du territoire en juin 2007 par le Hamas. Israël l'a assoupli après d'intenses pressions internationales en 2010 mais a maintenu un strict blocus maritime et l'interdiction des exportations.
"Sans un contrôle strict et efficace, l'ouverture de Rafah va permettre le trafic d'armes et l'entrée de terroristes d'el-Qaëda et de l'Iran dans la bande de Gaza", a mis en garde jeudi le ministre israélien du Développement régional Sylvan Shalom.