samedi 18 décembre 2010

Un objet suspect survole le réacteur nucléaire de Dimona

18 Décembre 2010 02:04 
IRIB - Un responsable sécuritaire israélien a affirmé qu’un avion de chasse a fait tomber un objet suspect qui survolait le réacteur nucléaire de Dimona. « On est certain que cet objet a survolé Dimona, mais nous tentons toujours de savoir les raisons de ce survol. L’armée traite maintenant la question », a-t-il dit.Selon une porte-parole militaire israélienne, cet objet suspect serait un ballon. Des rapports médiatiques avancent que ce ballon était inoccupé et qu’il fonctionne par un moteur interne.
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“Israël ne peut pas vaincre le Hezbollah”

18 Décembre 2010 02:06 
IRIB - Giora Eiland, un ancien conseiller de la sécurité nationale israélienne a reconnu qu’Israël ne peut pas vaincre le Hezbollah dans une confrontation directe et que ce parti libanais endommagera gravement le front interne israélien en cas de guerre. Dans une interview à la radio israélienne, cet ancien général de l’armée, a déclaré qu’ “Israël ne sait pas comment vaincre le Hezbollah”. Selon lui, “il est vrai que le Hezbollah sera durement frappé dans une nouvelle guerre, mais le Hezbollah va provoquer beaucoup plus de dégats dans le front interne israélien que ce qu’il avait fait il y a quatre ans et demi”. Pour Eiland, “la meilleure façon d’empêcher et de remporter une nouvelle guerre est de menacer qu’en cas d’une confrontation avec le Hezbollah, tout le Liban sera détruit! Et puisque ni le Hezbollah, ni les Syriens ni les Iraniens ne désirent voir le Liban détruit, ce sera pour nous la meilleure force de dissuasion”. Et de prévoir qu’un tel scénario poussera la communauté internationale à appeler à un cessez-le-feu en deux jours, ce qui servira les intérêts d’Israël qui évitera d’être attaqué par les 40000 roquettes du Hezbollah”.
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La Bolivie, prête à reconnaître un Etat indépendant palestinien

18 Décembre 2010 07:49 
IRIB - La Bolivie s’apprête à reconnaître la Palestine comme « État indépendant ». Le président bolivien, Evo Morales, a fait savoir vendredi que cette reconnaissance serait officiellement annoncée la semaine prochaine. « La Bolivie enverra une lettre au président palestinien, reconnaissant la Palestine comme État indépendant et souverain, a déclaré le chef d'État bolivien, en voyage officiel au Paraguay. M. Morales a également accusé le régime sioniste de commettre un « génocide » au Moyen-Orient et a demandé aux « organisations internationales d'assumer leurs responsabilités pour l'éviter ». Les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis janvier 2009, la Bolivie ayant choisi cette voie pour protester contre l'offensive militaire menée à l'époque contre la bande de Gaza.
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La résistance cible un site sioniste à l’est de Boureij

[ 17/12/2010 - 12:42 ]
Gaza – CPI
Les Brigades du martyr Abou Ali Moustafa, la branche militaire du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, ont annoncé le bombardement d’un site sioniste à l’est de la bande de Gaza, par deux obus de mortier.
Les Brigades ont déclaré hier, jeudi 16 décembre que ses combattants de l’unité d’artillerie ont réussi à cibler le site militaire sioniste al-Kamira, à l’est de Boureij, avec deux obus de mortier de 90 mm, à 20 heures.
Elles ont assuré leur attachement au choix de la résistance et l’affrontement de l’ennemi, ainsi que la réponse aux crimes des occupants et que les combattants des Brigades gardent un œil attentif sur la protection de la nation et des citoyens.

Flottille de la Liberté : L’entité refuse de présenter des excuses à la Turquie

[ 17/12/2010 - 13:39 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le Ministère des Affaires étrangères sioniste a refusé de présenter ses excuses à Ankara pour l’assassinat de neuf militants turcs lors de l’assaut sanglant contre le convoi international de la Liberté qui était en route pour briser le blocus contre Gaza en mai dernier.
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a déclaré dans la presse hier, jeudi 16 décembre : « Israël n’a l’intention de présenter aucune excuse à la Turquie pour les incidents du convoi des navires ». Tandis qu’Ankara a réitéré sa demande d’excuses pour l’attaque de la Flottille de la Liberté et l’indemnisation des familles des victimes turques, comme conditions essentielle pour mettre fin à la crise des relations diplomatiques entre les deux parties.
Dans une lettre adressée au Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, le député Likoud au Parlement sioniste, Danny Danon, a exprimé dans « un ton sarcastique » ses excuses pour « la grande retenue exercée par les soldats israéliens lors de l’assaut du navire turc, et pour la mort de seulement neuf terroristes turcs », selon ses allégations.
Danon a ajouté : « Si Israël avait eu connaissance de la présence de terroristes à bord du navire, les ordres auraient été donnés aux soldats de tuer tous ceux qui mettent leur sécurité en danger ».
Il poursuit : « Tel-Aviv était censé fouiller les navires de la flotte avant son départ des côtes turques, au motif que ses passagers étaient dotés d’armes à feu et d’armes blanches », selon les prétentions sionistes.

L’occupation démolit 11 bassins d’eau au sud de la Cisjordanie

[ 17/12/2010 - 14:01 ]
Al-Qods occupée – CPI
Des bulldozers de l’armée sioniste ont procédé la nuit dernière à la démolition de onze bassins d’eau utilisés par les bergers palestiniens pour abreuver leur bétail, au sud de la Cisjordanie occupée. Cet acte entre dans le cadre des politiques sionistes visant à expulser les palestiniens et à les faire partir de la région.
Selon des sources de la prétendue « administration civile » de l’armée sioniste qui a exécuté les ordres de démolition, les bassins mentionnés n’avaient pas de permis de construire nécessaires à leur établissement, alors que la plupart de ces bassins communs présents au sud du Mont Hébron ont été construits avant la fondation de l’entité sioniste.
Le journal hébreu Haaretz a souligné dans son édition d’hier, jeudi 16 décembre, que les autorités sionistes visent derrière cette mesure à faire partir les bergers bédouins de cette région considérée comme « une grande zone de fusillade » dans laquelle s’entrainent les soldats de l’occupation.
Il a affirmé que « l’administration civile espère que l’assèchement des ressources en eau utilisées par les bédouins pour abreuver leurs troupeaux provoquera leur départ de la région ».
Selon le journal, l’administration a émis des ordres de démolition pour l’ensemble des bassins d’eau de la région il y a environ cinq ans, mais elle n’a commencé leur application qu’hier.

Al-Qassam considère les menaces de l’occupation comme une guerre psychologique

[ 17/12/2010 - 16:05 ]
Gaza – CPI
Les Brigades du martyr ‘Ezzeddin al-Qassam, la branche militaire du mouvement de résistance du Hamas, a affirmé être totalement prêtes à affronter toute nouvelle agression contre la bande de Gaza. Elles considèrent également que les menaces sionistes d’une nouvelle attaque de Gaza sont une sorte de guerre psychologique.
Un certain nombre de dirigeants de l’Etat hébreu ont menacé plusieurs fois être prêts pour une nouvelle agression contre la bande de Gaza, en estimant que cette guerre ne sera pas comme la précédente.
Abou Obayda, le porte-parole officiel des Brigades d’al-Qassam, a déclaré dans la presse aujourd’hui : « Ces menaces proférées par les dirigeants de l’occupation sioniste, qu’ils soient militaires ou politiciens, ont pour but de mettre la pression sur le peuple palestinien et exercer une sorte de guerre psychologique sur lui en lui rappelant à l’occasion de la 2e commémoration de la guerre qui aura lieu dans quelques jours, et le peuple palestinien rappellera à l’occupation que nous sommes encore prêts à lancer une nouvelle guerre ».
Le porte-parole a qualifié ces menaces de « propagande sale » dirigée contre les citoyens civils innocents, et de crime pratiqué par l’occupation tout au long de l’année.
« Nous, dans les Brigades d’al-Qassam, affirmons que nous nous sommes préparés grâce à Dieu Tout Puissant, à affronter toute agression sioniste, quelle que soit son ampleur, quel que soit le temps, et au plus haut niveau. Ces menaces ne nous font pas peur. », a-t-il ajouté. 
Il a poursuivi : « Ces menaces ne nous inquiètent pas et ne nous troublent pas, nous nous sommes habitués à de telles menaces et nous les prenons au sérieux. Nous sommes prêts pour toute confrontation future avec l’occupation, qui ne lui sera facile d’aucune manière ».

Révélation des détails de plans colonialistes à al-Qods occupée

[ 17/12/2010 - 18:13 ]
Al-Qods occupée – CPI
Un gauchiste sioniste a révélé les détails d’un projet d’agrandissement de l’avant-poste colonial sur le Mont des oliviers appelé Beit Orot. Il comprendrait la construction de 27 unités de logement colonial et ce n’est que la première étape d’un projet de colonisation détaillé visant à contrôler l’entrée du Mont des Oliviers et son axe principal.
Papa Alo, membre du Conseil municipal sioniste et du parti de gauche Meretz, a déclaré dans la presse aujourd’hui, vendredi 17 décembre : « Cet avant-poste colonial sera au centre des frictions avec les citoyens palestiniens et ce sera une provocation pour eux car il sera au centre du quartier d’al-Tour et d’al-Siwana. Il modifiera l’aspect de cette région et limitera l’urbanisation palestinienne de ce quartier ».
En réponse à une question sur le nombre de logements coloniaux qui seront construits durant la première étape de ce projet, il a affirmé qu’il y aura 27 logements qui atteindront 90 unités lors de la deuxième phase.
Il a révélé que « les colons sionistes ont l’intention de construire des logements coloniaux à côté de ceux qui existent déjà, abusant de la politique de provocation ».
Il a précisé que la colonisation sur le Mont des Oliviers comprendra également, derrière l’hôtel des Sept Arches, une superficie de 7000 mètres carrés de plus, soit plus de 50% en plus de sa superficie actuelle. Il a ajouté que l’hôtel et l’agrandissement prévu seront au service des colons sur le Mont des Oliviers.
Le but est d’augmenter le nombre de colons dans cette région stratégique sensible, au cœur du quartier arabe à al-Qods occupée.
Il a souligné que ces projets colonialistes permettront de relier les avant-postes coloniaux du Mont Scopus, Selwan, Ras al-Amoud, al-Tour, al-Siwana, et al-Shaikh Jarrah afin d’encercler la Vieille ville et de relier tous ces avant-postes. Un cercle colonial serait formé pour isoler ces quartiers palestiniens et encercler la Vieille ville pour achever sa judaïsation.
Alo a exclu la possibilité que ces projets soient mis en œuvre cette année, et a affirmé qu’il faudra plus de deux ans et que ce n’est que le début.
Il prévoit un affrontement entre Israël, les Etats-Unis et la Jordanie d’autre part, en exprimant la possibilité que ces projets tombent à l’eau s’il y a une pression suffisante.

L’occupant confisque cinq hectares de terrains du village palestinien de Beit Exa

[ 17/12/2010 - 22:14 ]
Gaza – CPI
Le journal hébreu Haaretz a dit que les forces israéliennes d’occupation ont confisqué plus de cinq hectares de terrains palestiniens du village de Beit Exa, au nord-est de la ville d'Al-Quds, au profit d’un chemin de fer reliant la ville sainte à Tel-Aviv.
Les terrains comprennent des oliviers et des agrumes. Leur confiscation est une nouvelle violation, une nouvelle étape de la judaïsation de la ville.
De leur côté, plusieurs organisations juridiques locales et internationales essaient d'arrêter cette confiscation, en vain.
Auparavant, les occupants israéliens avaient déclaré l’existence de plusieurs projets gigantesques autour de la sainte mosquée d’Al-Aqsa, des projets qui n’ont pour objet que de judaïser la ville et chasser ses habitants arabes pour les remplacer par des colons.

Trois mille colons sionistes envahissent le village de Kifl Hares

[ 17/12/2010 - 22:18 ]
Silfit – CPI
Aujourd’hui vendredi 17 décembre 2010, quelques trois mille colons sionistes ont envahi le village de Kifl Hares, sous prétexte de visiter leurs lieux saints. Les forces israéliennes d'occupation y ont imposé un couvre-feu total.
Des témoins oculaires ont rapporté que des dizaines de cars ont amené les colons. Des soldats israéliens les avaient précédés pour préparer le terrain, surtout vers la station du prophète Youcha Ben Noun.
Les témoins ajoutent que les soldats de l’occupation israélienne se sont déployés partout dans le village et sur les toits des maisons. Les habitants du village ne croient pas aux versions des colons concernant ces lieux saints.
Ce village est le sujet d’invasions répétées chaque mois. Ces invasions paralysent la vie quotidienne du village et y créent une forte tension.

288 agressions israéliennes contre les journalistes

[ 17/12/2010 - 23:24 ]
Gaza – CPI
Le Centre palestinien pour les droits de l’homme vient de publier un rapport sous le titre : « Museler le journalisme », mettant en document les violations des forces israéliennes d'occupation pratiquées contre les équipes journalistiques travaillant en Palestine occupée. En 14 mois seulement, elles ont pratiqué 228 agressions.
Ce 13ème rapport en son genre a recensé ces agressions pour la période du 1er septembre 2009 au 31 octobre 2010.
Le Centre a recensé des cas où les forces israéliennes d'occupation ont utilisé une force disproportionnée, sans une raison réelle de sécurité.
Les journalistes sont frappés, humiliés, arrêtés, interdits, leurs centres envahis, bombardés…
Les journalistes sont agressés, surtout ceux qui couvrent les Palestiniens et les solidaires sortis pour manifester contre la confiscation de terrains, contre le mur de séparation discriminatoire, contre la colonisation.
Le Centre juridique a appelé à appliquer la quatrième convention de Genève, à protéger le peuple palestinien et ses biens, à observer de près les pressions pratiquées contre les journalistes travaillant dans les territoires palestiniens occupés, à pratiquer toutes les pressions possibles sur le gouvernement israélien afin qu’il arrête ses crimes pratiqués contre les civils palestiniens.

Le prédicateur de la mosquée d’Al-Aqsa appelle à des actions réelles pour défendre Al-Quds

[ 18/12/2010 - 00:10 ]
Gaza – CPI
Cheikh Mohammed Salim, prédicateur de la sainte mosquée d’Al-Aqsa, dans son prêche du vendredi 17 décembre 2010, a appelé le monde arabo-islamique à organiser une conférence pour soutenir la ville d'Al-Quds et la sainte mosquée d’Al-Aqsa. Il a aussi appelé à tenir un sommet pour défendre les lieux saints islamiques qui sont le sujet d’une attaque sioniste des plus sauvages.
Le moment est venu pour que les efforts se réunissent pour tenir une conférence islamique étudiant la situation dans la ville d'Al-Quds et dans sa sainte mosquée d’Al-Aqsa, dit l’orateur.
Et en ce qui concerne les dernières déclarations sionistes menaçant la sainte mosquée d’Al-Aqsa, il a dit qu’il les prenait au sérieux. Les peuples arabes et musulmans doivent adopter une stratégie faisant face aux plans sionistes.
Le prédicateur de la sainte mosquée d’Al-Aqsa a enfin appelé à resserrer les rangs palestiniens et à mettre fin à l’état de division afin de se concentrer sur les dangers dont le peuple palestinien est le sujet.

Le ministre des affaires étrangères de Malte appelle à une levée concrète du blocus

[ 18/12/2010 - 00:19 ]
Gaza – CPI
Tonio Borg, ministre maltais des affaires étrangères, est arrivé, vendredi matin, le 17 décembre 2010, dans la bande de Gaza.
Au siège de l’UNRWA, il a tenu une conférence de presse. Il a exprimé son choc devant la condition difficile dans laquelle vit la bande de Gaza, à cause du blocus sioniste imposé depuis plus de quatre ans.
« Il faut lever le blocus de la bande de Gaza, a-t-il dit, de façon sérieuse et concrète. Les paroles ne suffisent plus. »
Le ministre maltais a promis que son pays offrira des projets et des aides financières aux pêcheurs de la bande de Gaza et à l’UNRWA. Malte est le premier pays européen à avoir tenu une relation diplomatique complète avec les Palestiniens.
Il a appelé les pays européens à ouvrir les points de passage de la bande de Gaza et à améliorer les conditions de vie dans la bande de Gaza.
Des responsables de l’Union Européenne avaient visité la bande de Gaza. Ces visites ont influencé les politiques de l’Union envers les habitants de la Bande.
Le ministre maltais a rencontré des hommes d’affaires, des représentants de la société civile, des pêcheurs, le directeur adjoint de l’UNRWA, entre autres.

vendredi 17 décembre 2010

Quand Paris entérine l’arrestation d’enfants de moins de 12 ans en Palestine

16 décembre 2010, par Alain Gresh
L’association israélienne de défense des droits de la personne B’Tselem vient de publier un rapport sur les arrestations de mineurs palestiniens à Silwan (Jérusalem), « Caution : Children Ahead - The Illegal Behavior of the Police toward Minors in Silwan Suspected of Stone Throwing ». Ces mineurs étaient soupçonnés d’avoir participé à des manifestations et d’avoir jeté des pierres pour protester contre l’expulsion des Palestiniens de Jérusalem.
L’organisation note :
- Nombre de jeunes Palestiniens sont arrêtés la nuit, dans leur lit, et immédiatement conduits dans des centres d’interrogatoire ;
- Les parents sont souvent empêchés d’assister à ces interrogatoires, alors même que la loi garantit cette présence ;
- Nombre de ces jeunes ont fait état de mauvais traitements ;
- Quatre des personnes arrêtées avaient moins de... 12 ans. Un garçon de 8 ans a lui aussi été arrêté dans son lit parce que son nom était le même que celui d’un jeune soupçonné d’avoir lancé des pierres.
Le 14 décembre, le porte-parole du ministère français des affaires étrangères était interrogé sur ce rapport. Voici le compte-rendu de sa réponse hallucinante :
« Q -Depuis quelques jours, l’ONG israélienne B’Tselem a porté plainte et va entamer un procès contre le gouvernement israélien, contre la police israélienne pour l’arrestation des enfants dans des conditions enfreignant la loi. Ils auraient arrêté des enfants la nuit et les auraient battus. Avez-vous des informations et avez-vous une réaction ?
R - Non. Si la justice israélienne est saisie, il faut la laisser faire son travail. En Israël, il y a des lois, c’est à la justice israélienne, en toute indépendance de se prononcer sur ces plaintes.
Q - N’y a-t-il pas d’accord sur le principe concernant les arrestations d’enfants ?
R - Nous devons analyser cela au regard de la légalité israélienne. »
Si les mots ont un sens, la France n’a rien à dire sur ces événements, bien qu’ils se déroulent dans un territoire qu’elle considère comme « occupé », pas en Israël. Et faut-il vraiment analyser ces faits au regard de la légalité israélienne ? A supposer que ces arrestations soient légales du point de vue israélien – ce qui n’est pas le cas –, sont-elles acceptables ?

Israël: réunion des sept principaux ministres sur les propositions américaines

16 décembre 2010
Agence France-Presse
Jérusalem
Le forum des sept principaux ministres israéliens s'est réuni jeudi pour discuter des propositions américaines présentées par l'émissaire George Mitchell pour tenter de relancer des négociations avec les Palestiniens, a indiqué la radio militaire.
Un responsable gouvernemental a confirmé à l'AFP la réunion du «Forum des sept», mais s'est refusé à donner la moindre précision sur son ordre du jour.
«Le processus de paix est actuellement dans une impasse en raison malheureusement du refus systématique des Palestiniens de mener des négociations directes», a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat.
Interrogé sur la décision des pays arabes réunis mercredi au Caire de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour dénoncer la poursuite de la colonisation israélienne, il s'est borné à affirmer que «les appels de la communauté internationale devraient être avant tout adressés aux Palestiniens pour qu'ils reviennent à la table des négociations en vue de parvenir à un accord de paix».
L'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell, qui a effectué cette semaine une nouvelle tournée régionale, s'est entretenu au Caire avec le président égyptien Hosni Moubarak et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa après avoir rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah et le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou à Jérusalem.
Selon un responsable palestinien qui a requis l'anonymat, George Mitchell a proposé des discussions parallèles des négociateurs israéliens et palestiniens avec les États-Unis pendant six semaines.
Selon cette formule, les deux parties s'entretiendraient séparément avec les responsables américains des questions de sécurité à partir de dimanche et des frontières à partir de lundi, ainsi que de toute autre question qu'elles souhaiteraient aborder.
«Ce qui sera discuté par chaque partie ne sera pas exposé à l'autre, mais l'objectif est que l'administration américaine se fasse une idée de ce que veulent les deux parties en vue d'élaborer une stratégie pour relancer les négociations directes au moment qu'elle jugera approprié», a encore dit ce responsable.
Les pays arabes ont rejeté mercredi toute reprise des négociations israélo-palestiniennes sans une «offre sérieuse» des États-Unis garantissant la fin du conflit, en annonçant leur intention de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU sur la colonisation juive.
M. Abbas avait demandé une réunion d'urgence du comité de suivi du processus de paix au sein de la Ligue arabe afin de déterminer la marche à suivre après l'échec des États-Unis à obtenir d'Israël un gel de la colonisation en Cisjordanie occupée, exigé par les Palestiniens pour continuer les négociations.
À la suite de l'échec de Washington à obtenir un nouveau moratoire israélien, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a proposé de reprendre des négociations «indirectes», exhortant les deux parties à s'attaquer «sans retard» aux questions de fond.
Les négociations de paix directes, relancées le 2 septembre à Washington après 20 mois de blocage, sont suspendues depuis l'expiration le 26 septembre d'un moratoire sur la colonisation qu'Israël s'est refusé à prolonger.
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Impact du boycott ?

Europe/Israel - 16-12-2010

Agroalimentaire : une forte reculade en Europe des ventes d'Israël. La signature d'un accord commercial agricole entre Israël et l’U.E. relancera les exportations au départ de l’Etat hébreu
Par IsraelValley

Communiqués IsraelVallay du 14.02.2010 
Une vingtaine d’entreprises israéliennes ont été présentes au dernier Sial (Salon international de l'alimentation) à Paris le mois dernier. Il s’agissait pour la plupart de PME. Après 7 ans d’absence au Sial, la présence de ces 20 entreprises a signé le retour d’Israël dans le concert international de l’agroalimentaire.
L’enjeu est de taille car, pour la première fois en 2009, Israël a enregistré un recul sévère de ses exportations (-17%). Cependant, la signature, le 1er janvier dernier, d’un accord commercial agricole entre Israël et l’Union européenne pourrait favoriser la relance des exportations au départ de l’Etat hébreu.
Les produits présentés au Sial ont été innovants comme ces barres énergisantes croustillantes. Développé de longue date pour des raisons religieuses, le savoir-faire israélien en matière de sans gluten et sans lactose est perceptible à travers toute une gamme de produits comme les tablettes de chocolat et les biscuits sans gluten fabriqués par Carmit Industry. Les produits du terroir comme le sel de la mer Morte ou le miel de Jérusalem constituent d’autres spécificités de l’industrie agroalimentaire israélienne.
(…)
Michal Neeman, Directrice du Développement Commercial Agroalimentaire à l’Institut d’Export d’Israël - "Si l’Europe représente 48% des exportations agroalimentaires d’Israël, la France ne constitue que 7 % des échanges."
http://www.israelvalley.com/news/2010/12/14/29499
Les entreprises étrangères se sont une nouvelle fois déplacées en nombre au Sial le mois dernier. Sur 5 500 exposants, 78 % étaient d’origine étrangère. À côté de la forte présence brésilienne et argentine, Israël, le Maroc et l’Italie se sont particulièrement distingués. Israël est revenu cette année avec 19 entreprises.
La suppression des droits de douane entre Israël et l’Europe depuis le 1er janvier 2010 est une belle opportunité pour augmenter ses exportations vers la France.
Sur ces 19 sociétés, cinq ont été sélectionnées pour l’espace Tendances & Innovations avec près de dix produits.
« Traditionnellement, notre pays exportait des fruits et légumes, mais était surtout connu pour ses produits casher. Or en 20 ans, les produits se sont sophistiqués », explique Michal Neeman, directrice du développement commercial du secteur agroalimentaire à l’Institut d’export d’Israël. Si l’Europe représente 48 % des exportations agroalimentaires d’Israël, la France ne constitue que 7 % des échanges, une part que les entreprises souhaitent évidemment augmenter, grâce à des produits particulièrement innovants, notamment le « sans gluten ». Parmi ceux-ci, des gaufrettes sans gluten ou sans lactose proposées par l’entreprise Carmit.
Cette dernière exporte déjà ces produits aux États-Unis ou au Canada et cherche actuellement un partenaire français pour les commercialiser dans l’Hexagone.
« Nous remplaçons le gluten ou le lactose par de la farine de riz, de soja ou de la pomme de terre. Nous avons déjà eu des discussions avec Valpiform, filiale du groupe Lactalis », note Adrian Sagman, responsable international des ventes et du marketing, précisant que rien n’avait abouti pour le moment.

Le non renouvellement du gel des colonies israéliennes est "un grave revers"

15/12/2010  
L'émissaire de l'ONU au Proche-Orient Robert Serry a affirmé, mardi, devant le Conseil de sécurité que la décision d' « Israël » de ne pas renouveler le moratoire sur la colonisation était "un grave revers". 
"Ceci est un grave revers et j'ai expliqué d'une façon très claire aux Nations unies (...) que nous continuerons de juger la colonisation illégale au regard de la loi internationale", a déclaré M. Serry à la presse. 
"Nous continuerons aussi de tenir Israël responsable au regard de la loi internationale", a-t-il dit, ajoutant que les deux parties, Israéliens et Palestiniens, devaient néanmoins poursuivre les négociations dites de paix.
"J'ai aussi souligné que l'an prochain serait une année cruciale, en particulier au vu des dates que les parties ont déterminées elles-mêmes", a-t-il dit en référence à la date de septembre 2011 que le président américain Barack Obama a fixée comme date butoir pour les négociations.
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Tant qu’il y aura du sang dans nos veines, nous ne reconnaitrons pas "Israël"

16/12/2010  
A l’occasion de la commémoration du deuil de Achoura (Martyre du petit-fils du Prophète Mohammad (S), des membres de sa famille, et de ses compagnons), le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a prononcé un discours, ce jeudi (11h00 locales), dans lequel il a affirmé que « tant qu’il y aura du sang dans nos veines, nous ne reconnaitrons pas « Israël », et nous ne renonçons point à nos terres saintes occupées ».  
Sayed Nasrallah, a également affirmé, via un écran, aux dizaines de milliers de participants au deuil d'Achoura, son rejet à toute division entre sunnites et chiites.  
S’agissant du TSL, Sayed Nasrallah a assuré que les objectifs des soi-disant Tribunal international et acte d’accusation seront, sans doute, déjoués et voués à l’échec.  
Voici les principaux points de son discours :    
En premier lieu nous présentons nos condoléances au Prophète, aux membres de sa famille et notamment à l’Imam Mahdi (le 12ème Imam) ainsi qu’à nos références religieuses, dont à leur tête, le grand Ayatollah Sayed Ali Khamenei, et à tous les musulmans, pour le martyre de l’Imam Hussein (S), des membres de sa famille et de ses compagnons, en l’an 61 de l’Hégire.   
Nous présentons également nos condoléances aux deux peuples iranien et irakien pour les attentats criminels qui ont visé les participants au deuil de l’Imam Hussein.   
De plus, nous vous (la foule) remercions pour votre fidélité et participation. Votre participation est une preuve de plus du triomphe de la voie que l’imam Hussein qui s’est sacrifié pour la sauvegarde de l’Islam.    
Chers frères et sœurs, nous avons appris de l’Imam Hussein de soutenir le Vrai, et de nous attacher à la justice.  
LA PALESTINE ET ALQUDS SONT LES TITRES DU VRAI   
Personne ne peut se permettre de renoncer à une partie de nos terres, de nos ressources, de nos lieux saints, et de la dignité de la nation.  
Aujourd’hui la Palestine et AlQuds sont les grands titres incarnant le Vrai dans notre monde, auxquels la nation doit apporter soutien. Il n’est permis à personne de renoncer à la Palestine, de la mer au fleuve, et de renoncer à AlQuds, qui représente les lieux saints de la nation.  
C’est la restitution d’AlQuds qui pourra mettre fin au conflit.  
Sur la voie de la libération de la Palestine beaucoup de martyrs sont tombés dont des Palestiniens, des Egyptiens, des Jordaniens des Libanais, dont des musulmans et des chrétiens.  
Hier vos frères à Gaza, qui souffrent du blocus, ont dit haut et fort au monde qu’ils ne reconnaitront pas "Israël" et ne seront pas prêts à renoncer à un pouce de la Palestine.    
NOUS NE RECONNAITRONS PAS ISRAEL   
Et nous au Liban, de la banlieue qui a affronté avec courage l’agression israélienne, allons réaffirmé les déclarations de nos frères à Gaza ; nous allons dire  ce que le prophète avait dit : tant qu’il y aura du sang dans nos veines nous ne reconnaitrons jamais « Israël », et n’oublierons jamais nos lieux saints.   
LES NEGOCIATIONS SONT MORTES
Hier, le comité de la ligue arabe s’est réunie et a déclaré que les négociations sont inutiles, ils (les gouvernements arabes) l’ont découvert trop tard, mais ils l'ont dit.  
Dans ce jour d’Achoura, nous appelons l’Oumma ( la nation) à revenir au choix de la dignité et du refus de l’humiliation, et donc d’accorder leur soutien à la voie de la résistance.  
Les négociations et les pourparlers sont morts, d’aucuns refusent de l’avouer. La seule voie capable de restituer la terre et les lieux saints est celle de la résistance.  
Nous appelons les pays arabes à soutenir la Palestine et la résistance de son peuple et à œuvrer à la levée du blocus de Gaza.
Soutenez les Maqdissis (les originaires palestiniens de la ville sacrée d’AlQuds, Jérusalem)  à rester à AlQuds, et ceux qui en sont expulsés à y revenir, soutenez le peuple de la Cisjordanie pour qu’il reste en Cisjordanie.  
Aidez ce peuple digne à se débarrasser de la division, et vous êtes capables de le faire. Déployez vos efforts dans ce sens. Essayez-le pour une fois, après toutes ces décennies. 
Si les gouvernements arabes s’unissent en annonçant l’arrêt des négociations pour une semaine seulement, vous allez voir comment le monde va se précipiter pour vous demander de leur accorder une chance afin de trouver une solution. Il ne faut pas rater cette occasion.  
Nous au Liban, avons misé sur notre peuple et nous avons triomphé ;  le peuple de la Palestine triomphera tant qu’il aura de la volonté et de la détermination.   
LE TEMPS DES MENACES ISRAELIENNES EST REVOLU 
A la lumière des nouvelles menaces israélienne, nous disons à "Israël", dans ce jour de l’Imam Hussein, que ces menaces ne nous font pas peur, et ne pourront ébranler notre volonté. Le temps des menaces qui nous faisaient peur est désormais révolu.    
Cet « Israël » qui menace le Liban, la résistance l’a vaincu en Août 1993, en Avril 1996, en mai 2000, et en juillet 2006.
Cette résistance a vaincu tous vos généraux et vous vaincra dans l’avenir. Ces menaces ne sont qu’une guerre psychologique infructueuse.   
Nous disons aux sionistes, nous sommes dans nos meilleures situations : au niveau du moral, au niveau militaire, celui des équipements… 
Nous sommes les fils de cet Imam qui a été contraint de choisir entre la guerre ou l’humiliation, et nous avons choisi, à l’instar de notre imam :  
Nous n’accepterons point l’humiliation.  
Nous affirmons notre engagement à l'unité du Liban et à des relations pacifiques entre les différentes communautés religieuses. Nous sommes prêts à présenter des sacrifices pour la sauvegarde du pays.     
REFUS DE TOUTE DIVISION ENTRE SUNNITES ET CHIITES    
Nous déclarons notre refus à toute division entre sunnites et chiites et nous sommes déterminés à faire face à toute forme de division, qui est aujourd’hui un des complots israélo-américains.  
Nous n’avons jamais eu recours à l’incitation confessionnelle et nous ne croyons pas à ce genre de discours, car nous croyons que ce sont les impuissants qui recourent à ce genre d’incitation.   
LE COMPLOT DU TSL SERA DEJOUÉ  
Le complot du soi-disant tribunal international sera emporté par le vent comme les précédents. Nous refusons toute accusation injuste contre nous ou quiconque d'autres. Nous allons déjouer les objectifs de cette accusation, nous l’avons fait pour quelques-uns, et nous sommes déterminés à contrecarrer les autres.  
Nous défendrons la résistance, notre dignité et notre pays contre toute dissension, contre les agresseurs et les conspirateurs.  
En ce jour d’Achoura, nous renouvelons notre allégeance à l’imam Hussein, et nous lui disons, tant qu’il y aura des opprimés, des lieux saints profanés, des terres occupées, nous resterons déterminés à soutenir la justice.  
Nous assurons que nous n’allons pas faiblir, ni renoncer, mais nous allons poursuivre la voie du Jihad qui sera couronnée par la victoire et la dignité.
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Bilan accablant des conditions des réfugiés palestiniens au Liban

mercredi 15 décembre 2010 - 09h:06
Khalil Hatem - L’Orient-le-Jour
60 ans après la Nakba, et les nombreuses vagues d’émigration vers le Liban qui ont suivi, une première étude d’ampleur sur la situation des Palestiniens vivant dans les 12 camps répartis sur l’ensemble du territoire libanais ou dans les alentours de ces camps a finalement vu le jour.
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Selon l’étude de l’Unrwa, près de 8 % des réfugiés âgés entre 7 et 15 ans
ne sont pas inscrits à l’école.

Selon une étude publiée hier par l’Unrwa, en collaboration avec l’Université américaine de Beyrouth (AUB), les sans-emploi représentent plus de la moitié de la population palestinienne au Liban, tandis que 66 % des réfugiés vivent sous le seuil de la pauvreté.
Au Liban, les statistiques sont souvent inexistantes ou peu fiables. Jusque-là, le nombre de réfugiés palestiniens et leurs conditions socio-économiques n’avaient pas échappé à cette règle. Cependant, 60 ans après la Nakba, et les nombreuses vagues d’émigration vers le Liban qui ont suivi, une première étude d’ampleur sur la situation des Palestiniens vivant dans les 12 camps répartis sur l’ensemble du territoire libanais ou dans les alentours de ces camps a finalement vu le jour. Élaborée par l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (Unrwa) en collaboration avec l’Université américaine de Beyrouth, cette étude, réalisée sur un panel de 2600 ménages, a été présentée hier dans le cadre d’une conférence à l’AUB. À cette occasion, le principal enquêteur du rapport, Jad Chaaban, a exposé les principales caractéristiques de la population palestinienne résidente, mettant l’accent, en parallèle, sur les nombreuses difficultés socio-économiques auxquelles font face les réfugiés.
Près de 270 000 résidents, dont 66 % sous le seuil de pauvreté
Sur le plan démographique, l’enquête indique que sur les 425 000 réfugiés inscrits auprès de l’Unrwa depuis 1948 (auxquels s’ajoutent 50 000 personnes inscrites sur les listes de la Direction des Affaires des réfugiés relevant du ministère de l’Intérieur), entre 260 000 et 280 000 réfugiés palestiniens résident aujourd’hui au Liban. La moitié de cette population est âgée de moins de 25 ans, alors que 53 % sont des femmes. En outre, un ménage est composé en moyenne de 4,5 personnes, tandis que la moitié des réfugiés vivent dans la région du Sud-Liban, indique en outre l’étude.
Au niveau de l’emploi - facteur-clé d’intégration sociale - l’enquête révèle que 56 % des Palestiniens résidant au Liban sont au chômage et que deux tiers des personnes employées exercent des métiers peu qualifiés, concentrés essentiellement dans les secteurs de la construction et de l’agriculture.
Ces chiffres pourraient toutefois s’améliorer suite à l’amendement en août dernier de l’article 59 du code du travail, qui a désormais permis aux Palestiniens d’accéder à 72 métiers, jusque-là hors de portée. Nombreux sont toutefois les sceptiques qui y voient une amélioration en trompe-l’œil, étant donné que l’amendement légal ne porte pas sur les professions libérales (médecins, avocats...)
Quoi qu’il en soit, cette situation précaire au niveau du marché du travail n’a fait qu’aggraver les conditions de vie des Palestiniens au Liban.
En effet, selon le rapport, 6,6 % des réfugiés vivent aujourd’hui sous le seuil d’extrême pauvreté, soit avec moins de 2,17 dollars par jour, et 66,4 % d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 6 dollars par jour. L’étude note en outre que plus de 81 % des réfugiés vivant sous le seuil d’extrême pauvreté habitent dans les alentours des cazas de Tyr et de Saïda. De plus, selon l’étude, 66 % des maisons souffrent d’humidité et de fuites d’eau, tandis que 8 % des ménages vivent dans des abris avec des textures de mur et/ou toit en tôle ondulée et 8 % vivent avec plus de trois personnes dans une chambre.
Seuls 6 % des réfugiés détiennent un diplôme universitaire
Dans ce contexte difficile, l’éducation - un des principaux vecteurs de développement socio-économique - est une voie que très peu de jeunes réfugiés empruntent. En effet, seulement la moitié des réfugiés âgés entre 16 et 18 ans suivent des études secondaires, tandis que 8 % des réfugiés âgés entre 7 et 15 ans ne sont pas inscrits à l’école, et uniquement 6 % des Palestiniens détiennent un diplôme universitaire.
Au niveau des services de santé, l’étude de l’Unrwa indique en outre que 95 % des réfugiés ne disposent d’aucune forme d’assurance médicale. Une situation d’autant plus inquiétante que près du tiers de la population palestinienne souffrent de maladies chroniques, et que 21 % des réfugiés affirment avoir connu des épisodes dépressifs et diverses formes de troubles psychologiques.
Enfin, l’enquête affirme qu’une majorité des réfugiés souffrent de malnutrition, précisant à cet égard que 57 % des membres des 2 600 ménages inclus dans l’enquête consomment régulièrement des aliments sucrés tandis que 68 % consomment fréquemment des boissons gazeuses et autres formes de nutriments malsains.
Vers une amélioration des conditions socio-économiques ?
Au-delà des chiffres, cette étude devrait contribuer à améliorer les conditions socio-économiques des réfugiés palestiniens, selon les participants à la conférence. En effet, l’Unrwa ambitionne de s’en servir pour convaincre les donateurs, le gouvernement libanais et les organisations non gouvernementales (ONG) de contribuer davantage à l’amélioration de la situation des réfugiés palestiniens. L’étude va en outre permettre à l’Unrwa de réajuster son programme d’aide, en ciblant davantage les populations « extrêmement pauvres ». Enfin, l’Unrwa souhaite se servir de cette étude pour développer des partenariats avec d’autres organisations, en vue d’harmoniser les efforts et les stratégies.

Al Quds Jerusalem : nettoyage ethnique

mercredi 15 décembre 2010 - 09h:18
OLP
Processus de paix, Israël doit choisir : la paix ou les colonies ?
Le ministre de l’Intérieur israélien a annoncé, mardi 17 novembre, l’approbation d’un plan de construction de 900 logements dans le Sud de Jérusalem occupée dans la colonie Gilo (30 000 habitants), construite sur les terres de Beit Jala, dans Jérusalem-Est illégalement annexée.
L’annonce Israélienne, qui intervient seulement un jour après l’initiative palestinienne de soumettre la création de l’Etat Palestinien aux Nations-Unies, démontre encore une fois la politique colonialiste et arrogante d’Israël
Commentant, mercredi 18 novembre, sur la chaîne de télévision américaine Fox News, cette désastreuse décision israélienne, le président américain a déclaré : « Je crois que la construction de logements supplémentaires dans les colonies ne contribue pas à la sécurité d’Israël. Je pense que cela rend plus dur le fait de faire la paix avec ses voisins. Je crois que cela rend les Palestiniens amers, de telle manière que cela peut finir par être très dangereux. »
« Nous sommes consternés devant la décision prise par la commission de planification de Jérusalem », a dit Robert Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche. « Au moment où nous nous employons à relancer les négociations, de tels agissements rendent nos efforts plus difficiles. »
La communauté internationale doit assumer toutes ses responsabilités pour mettre fin à cette dégradation tragique du processus de paix, déjà en panne, et doit presser Israël, en tant que puissance d’occupation et seul responsable de telle situation, de respecter et appliquer le droit international, seul référence d’une solution politique.
Site de l’OLP
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Israël pense que nous sommes « très fort » ... Alors aidez-nous à le rester.

vendredi 17 décembre 2010 - 00h:19
Ali Abunimah
Maintenant nous savons pourquoi Israël essaie de fermer The Electronic Intifada.
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Photo : Wissam Nassar/MaanImages
Récemment, je vous ai écrit, à vous et à d’autres amis, au sujet de l’attaque lancée contre The Electronic Intifada par NGO Monitor, un groupe extrémiste israélien qui collabore avec le gouvernement d’extrême droite d’Israël et veut nous faire taire.
Lors d’une conférence de presse le 9 Décembre au ministère israélien des Affaires étrangères, convoquée par le vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon, le responsable de NGO Monitor, a déclaré :
« ... nous voyons aussi cette combinaison entre une organisation très puissante appelée Electronic Intifada, et les gens qui y sont impliqués - un monsieur du nom de Ali Abunimah en particulier - qui apparaît dans de nombreux et nombreux campus et autres cadres, prêchant pour la campagne Sanctions, Boycott, Désinvestissement, et pour un seul Etat, et l’élimination de la solution un seul Etat-Israël ... »
Bien sûr, NGO Monitor déforme la vérité, et tente de déformer ce que nous faisons en tant que publication et ce que je dis en tant que personne, mais ils ont raison sur un point : nous sommes puissants, parce que les nouvelles et des analyses originales publiées par The Electronic Intifada aident les militants du monde entier qui travaillent pour la justice, l’égalité et le respect des droits universels pour la Palestine.
Nous sommes une petite publication, se tenant face à la puissance d’Israël et qui informe malgré tout des milliers de personnes chaque jour.
Je me sens privilégié de travailler avec une incroyable équipe éditoriale, et The Electronic Intifada s’appuie sur des dizaines de journalistes, des écrivains et de militants de première qualité. Nous pouvons faire ce travail et résister à ces attaques seulement en raison de l’appui de gens comme vous. Vous nous rendez forts et Israël a remarqué.
Pour rester forts et indépendants en 2011, nous devons récolter 100 000 dollars US d’ici le 31 Décembre. Nous en avons déjà recueilli près de 30 000, mais nous avons encore un long chemin à parcourir. Soyez ferme et faites un don dès aujourd’hui !
Avec nos remerciements au nom de l’équipe Electronic Intifada.
PS : Vous pouvez en lire davantage sur notre campagne, et retrouver certains des articles qui ont rendu Israël malade !
* Ali Abunimah est rédacteur en chef de The Electronic Intifada et l’auteur de « One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse. »
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14 décembre 2010 - Reçu par courrier électronique - Traduction : Info-Palestine
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Black out de la presse française sur le prix Carl von Ossietzky décerné à M. Vanunu

jeudi 16 décembre 2010 - 10h:22
Gideon Spiro/Rafael Poch-
La Vanguardia/M. al Djazaïri
Entretien avec Gideon Spiro, fondateur du Comité israélien de soutien à Mordechai Vanunu et pour un Moyen-Orient sans armes nucléaires.
Black out de la presse française sur le prix Carl von Ossietzky décerné à Mordechai Vanunu
La presse française est une des pires qui soient si on la compare à celle qu’on trouve dans des pays comparables. Sa couverture de l’actualité le montre tous les jours et on ne s’étonnera pas de constater l’existence d’un assez large consensus de cette presse pour éreinter le travail de WikiLeaks.
Et je ne peux que souscrire aux observations très désobligeantes sur cette presse faites par l’ambassade des Etats-Unis à Paris et qui ont fuité sur WikiLeaks : en quelques lignes, tout est dit, pas besoin d’en rajouter comme disait une certaine publicité. Une belle critique de média aux ordres du fric et du pouvoir formulée par la mission diplomatique du pays qui incarne le capitalisme !
Tiens, la presse espagnole par exemple est bien meilleure que la presse française avec ses journaux soit disant de qualité. Ce n’est en effet pas par la presse française, en dehors de la presse internet militante et d’une brève sur Rue 89, que vous pourrez savoir que Mordechai Vanunu devait recevoir un prix pour la paix à Berlin, le prix Carl von Ossietzky, mais qu’il n’a pas pu être présent car il est toujours sous étroite surveillance dans l’entité sioniste après avoir purgé une longue peine de prison.
Il y a eu de fait un black out des journaux français sur cette information et on peut se demander pourquoi.
Le journal espagnol La Vanguardia en parle cependant et pas sous la forme d’une brève puisqu’il nous gratifie d’une belle interview de Gideon Spiro, un militant antinucléaire de l’entité sioniste et qui anime un comité de soutien à Mordechai Vanunu. Je dois dire que le discours de Gideon Spiro,d’une grande qualité et d’une grande lucidité mérite d’être porté à la connaissance des lecteurs francophones. C’est donc chose faite.
Mounadil

Gideon Spiro : "La ténacité de Vanunu les rend fous"

Entretien avec Gideon Spiro, fondateur du Comité israélien de soutien à Mordechai Vanunu et pour un Moyen-Orient sans armes nucléaires
par Rafael Poch, La Vanguardia (Espagne), le 12 décembre 2010
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Mordechai Vanunu
La Ligue internationale des Droits de l’Homme, une organisation des plus vénérables, a tenu hier à Berlin la cérémonie annuelle de remise de prix, une tradition vieille d’un demi-siècle, décerné cette année au pacifiste et dissident israélien Mordechai Vanunu. A l’instar du dissident et prix Nobel de la paix Chinois Liu Xiaobo, Vanunu n’a pas été en mesure de recevoir à Berlin son prix qui porte le nom de Carl von Ossietzky, un journaliste pacifiste allemand des années 1930.
Von Ossietzky fut condamné pour "trahison" pour avoir divulgué en 1931 dans la revue Die Weltbuhne, le réarmement secret de l’Allemagne. En 1936, il se vit décerner le prix Nobel de la paix mais les nazis ne permirent pas à Ossietzky, d’aller le chercher : il était enfermé dans un camp de concentration où il mourra deux ans plus tard de la tuberculose. De même, Mordechai Vanunu a été condamné en 1986 à 18 ans de prison pour trahison et "espionnage". Son crime fit de révéler que les Israéliens disposaient secrètement de l’arme nucléaire. Libéré en 2004, il reste interdit de tout contact avec la presse et n’est pas libre de ses mouvements. A la cérémonie berlinoise, où le nom de Julian Assange, autre divulgateur de secrets, était sur toutes les lèvres, était présente Mairead Corrigan-Maguire, prix Nobel de la paix 1976, qui a qualifiée de « honte » l’absence imposée à Vanunu.
Corrigan-Maguire et cinq autres prix Nobel, dont l’Allemand Gunter Grass, avaient demandé que Vanunu soit autorisé à venir à Berlin, sans obtenir aucune réponse. En son absence, des pacifistes israéliens proches de Vanunu ont participé à la cérémonie, dont le journaliste Gideon Spiro, fondateur du comité de soutien à Vanunu.
Spiro, 75 ans, est né à Berlin en 1935, dans une famille juive allemande. Son père, Shmuel, était un médecin berlinois bien connu et sa mère était photographe « comme quoi s’il n’y avait pas eu le nazisme, peut-être aurai-je continué à vivre dans cette ville et j’aurais même pu être député ou même chancelier fédéral, » plaisante-t-il. Au lieu de quoi, sa famille émigra en Palestine et participa à la création d’Israël. Gideon Spiro fut éduqué dans un kibboutz, puis servit son pays comme parachutiste. Bien plus tard, il fondera le mouvement pacifiste « Yesh Gyul » et, en 1986, le « Comité de soutien à Mordechai Vanunu et pour un Moyen Orient sans armes nucléaires, chimiques et biologiques. » Il réside aujourd’hui à Tel Aviv mais il parle couramment l’Allemand.
Comment avez-vous connu Mordechai Vanunu ?
C’est quand le Mossad l’a enlevé à Rome en 1986 pour l’emmener en Israël et le mettre en prison. Quand j’ai entendu parler de lui, j’ai pris son parti, parce qu’avant de connaître son affaire, je militais déjà contre le nucléaire [militaire].
Quel type de travail effectuait Vanunu à la centrale nucléaire israélienne de Dimona ?
Il travaillait comme technicien sur le réacteur qui a servi à la production des armes atomiques israéliennes. Il avait une bonne connaissance de ce qui se passait là bas. En neuf ans de travail, il a eu le temps de savoir ce qui s’y faisait et ce qu’on y entreposait. Quand il s’est rendu compte qu’il participait de la machine nucléaire militaire et que c’était contraire à sa conscience, il a décidé de révéler ce qu’il savait au Sunday Times de Londres.
La possession d’armes nucléaires par Israël était un secret de Polichinelle en 1986, en qui était-ce une révélation ?
Tout le monde le savait, le supposait. Toutes les institutions internationales concernées par le problème, les centres de recherches etc. partaient du fait qu’Israël était une puissance nucléaire, mais personne n’en avait la preuve. Vanunu a apporté la « preuve flagrante », il a brisé l’ambigüité. Ce qu’Israël disait, c’était seulement que Dimona était prête à la production d’armes nucléaires en cas de nécessité, mais ce n’était pas la vérité. Vanunu l’a dit : il avait vu les armes de ses propres yeux et les avait photographiées.
Il a passé 18 années en prison...
... dont 11 années en régime d’isolement...
Qu’est-ce que cela signifie ?
Quelque chose qu’Amnesty International décrit comme « inhumain ». Le but était de le rendre fou pour qu’il finisse sa vie dans un asile. Ils étaient sur le point d’y arriver parce qu’à un moment donné Vanunu a commencé à perdre le sens de la réalité. Une des plus grandes réussites de notre comité, la seule en fait, fut d’obtenir qu’il soit mis fin à son régime d’isolement. Ce fut toute une campagne internationale. Mordechai est une personnalité très intéressante. Très tenace. Inébranlable. Les autorités ne peuvent pas lui pardonner que, après 13 ans de détention, il soit sorti de prison avec les mêmes idées qu’au début de son incarcération : l’abolition des armes atomiques. Sa position n’a pas bougé d’un centimètre. Ca les rend fous et ils continuent à le harceler et à le maltraiter.
Aujourd’hui, Vanunu est chrétien.
Il est né dans une famille juive convaincue. Son père était rabbin. Il s’est converti au christianisme en Australie lorsqu’il avait quitté Israël avec tous les secrets dans sa mallette. Là bas, il a connu une communauté anglicane. Elle l’a attiré parce qu’elle était très internationale et ouverte, tout le contraire de la situation en Israël où il n’y a pas de séparation entre religion et Etats. Son adhésion à l’église anglicane était surtout une forme de protestation parce que cette église est libérale et ouverte à toutes les races et nationalités, elle est aux antipodes de la situation en Israël avec le chauvinisme et la discrimination religieuse à l’égard des non juifs. A la base, Vanunu est quelqu’un de laïque. Ce qu’Israël ne pardonne pas non plus. Un Juif qui s’est converti au christianisme et qui en plus connaît l’histoire de Dimona devient la personne la plus détestée. Cet esprit indépendant, qui ne s’est pas laissé laver le cerveau, est une provocation.
Quelle portée a son origine marocaine dans l’Israël d’aujourd’hui ?
Les juifs du Maroc sont discriminés par l’establishment israélien d’origine européenne. Ils sont à la périphérie du pays et de la société, avec les emplois les plus ingrats et généralement subalternes et faiblement qualifiés et c’est pour toutes ces raisons qu’ils connaissent un taux élevé de délinquance. L’origine du problème est qu’en Israël, on n’a pas le minimum de respect pour tout ce qui vient du monde arabe Ce qu’a fait Vanunu a été pour eux une surprise à double titre en raison de tout ce contexte. Prenons le cas d’un colonel qui avait espionné pour l’Union soviétique, ils l’avaient condamné à quinze ans de prison en cour martiale pour le laisser en liberté huit ans après. C’était un juif européen. Vanunu, au contraire, est méprisé en tant qu’oriental par l’establishment. « Comment a-t-il osé, ce juif marocain ? » C’est cette mentalité. Et il a accompli l’intégralité de sa peine...
Vous accuse-t-on d’antisémitisme en Israël ?
C’est la bombe atomique de leur propagande. Par exemple, si quelqu’un en Espagne condamne le système israélien d’apartheid, on vous rétorquera que vous perpétuez la tradition espagnole qui avait abouti, à une époque, à l’expulsion des juifs. Si vous êtes un véritable antisémite, c’est sans importance pour vous, mais si vous êtes un humaniste, un défenseur des droits de l’homme et un pacifiste, ils vous obligent à vous défendre, à vous expliquer, ils vous mettent sur la défensive. C’est une arme efficace, surtout en Allemagne, pays qui offre à Israël des sous marins capables de porter des missiles nucléaires, une folie qui contribue au prochain holocauste par honte du précédent, une stupidité. Mais cette arme perd de sa puissance, parce que la génération des victimes comme celle de ceux qui organisèrent le massacre des juifs en Europe est en train de s’éteindre. Dans une vingtaine d’années, son utilisation disparaîtra. La politique de l’Allemagne n’est pas un soutien à Israël mais à son militarisme. C’est une folie, ils contribuent au prochain holocauste nucléaire, en introduisant la technologie des armes de destruction massive dans la région la plus instable du monde, au nom de l’holocauste précédent. Et la fourniture de sous mains a commencé avec Joshka Fischer, un politicien pacifiste du parti des Verts... Nous devons empêcher l’Iran d’avoir la bombe, mais si nous ne nous centrons que sur l’Iran, et permettons à Israël de la posséder, n’importe quel autre pays arabe voudra l’avoir. Nous sommes pour une dénucléarisation du Moyen Orient parce que c’est une question de survie pour tous, Israéliens compris.
Vous êtes très marginaux dans la société israélienne.
En ce qui concerne la question du nucléaire, nous sommes très marginaux et nous dépendons beaucoup du soutien international. Même dans le camp pacifiste, nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas toucher au thème du nucléaire parce qu’il y a l’idée que la bombe est une garantie pour l’existence de l’Etat, pourtant ce n’est pas une garantie mais au contraire une menace. Pour Israël et pour tous les autres.
source : Gideon Spiro : "La perseverancia de Vanunu les vuelve locos" - La Vanguardia - traduit de l’espagnol par Djazaïri.
Publié le 15 décembre 2010 par Mounadil al Djazaïri
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Israël a déclaré la guerre aux enfants de Jérusalem : 1200 arrestations en un an

jeudi 16 décembre 2010 - 03h:45
Jonathan Cook - Dissident Voice
On a critiqué la police israélienne pour son traitement de centaines d’enfants palestiniens arrêtés et interrogés parce qu’ils étaient soupçonnés d’avoir lancé des pierres à Jérusalem Est (sous occupation NdT).
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Un enfant palestinien maltraité par l’armée israélienne à Beit Omar, près d’Hebron, en Cisjordanie
Au cours de l’année dernière des enquêtes criminelles ont été lancées contre plus de 1 200 mineurs palestiniens de Jérusalem suspectés d’avoir jeté des pierres, selon les statistiques de la police publiées par l’Association des Droits Civils en Israël (ACRI). C’est presque le double des arrestations opérées l’année dernière dans le territoire palestinien (occupé NdT) de Cisjordanie qui est beaucoup plus grand.
La plupart des arrestations ont eu lieu dans le district de Silwan, tout près de la vieille ville de Jérusalem là où 350 colons ont construit, au milieu des 50 000 habitants palestiniens, des enclaves illégales bénéficiant d’une lourde protection armée.
Le mois dernier, on a rapporté qu’à Silwan, une large foule avait empêché l’arrestation de Adam Rishek, un enfant de sept ans accusé d’avoir lancé des pierres. C’est un signe de la colère croissante causée par ces arrestations. Ses parents ont ensuite porté plainte parce que, selon eux, il avait été battu par les officiers de police.
Les tensions entre les colons et les résidents palestiniens ont augmenté régulièrement depuis que la municipalité de Jérusalem a rendu public en février dernier le projet de démolir des douzaines de maisons palestiniennes dans le quartier de Bustan pour agrandir un parc archéologique à thème biblique qui est géré par Elad, une organisation de colons.
Le projet a été mis sous le coude suite à des pressions étasuniennes sur Benjamin Netanyahu, le Premier Ministre israélien. Fakhi Abu Diab, un leader communautaire local, a mis en garde les autorités sur le risque que les affrontements réguliers entre les colons et les jeunes palestiniens de Silwan, qu’on appelle parfois "l’intifada de pierre", ne dégénèrent en un soulèvement palestinien de grande ampleur.
"Nos enfants sont sacrifiés pour permettre aux colons de prendre la place de notre communauté" dit-il.
Dans la conclusion d’un reportage récent appelé "espace dangereux" ACRI affirme que la police dans son effort pour nettoyer le quartier des lanceurs de pierre ont violé les droits légaux des enfants et occasionné aux mineurs des traumatismes profonds.
Des témoignages rassemblés par des groupes de défense des droits de l’homme dévoilent le schéma répétitif suivant : on arrête les enfants au cours de raids à la faveur de la nuit (qui tombe vers 19H en Israël NdT), on leur met les menottes et on les interroge pendant des heures hors de la présence d’un parent ou d’un homme de loi. Dans de nombreux cas, les enfants ont affirmé avoir subi des violences ou fait l’objet de menaces.
Le mois dernier, 60 experts légaux israéliens des soins des enfants, dont Yehudit Karp, une ancienne élue et ancienne Ministre de la Justice, ont écrit à M. Netanyahu pour condamner le comportement de la police.
" Nous sommes particulièrement troublés par les témoignages d’enfants de moins de 12 ans, l’âge légal pour être responsable pénalement, qui ont été soumis à des interrogatoires au cours desquels ils ont subi des violences et des abus de pouvoir."
A la différence de la Cisjordanie qui est gouvernée par la loi militaire, les enfants de Jérusalem Est soupçonnés d’avoir lancé des pierres devrait être traités selon le droit criminel israélien.
Israël a annexé Jérusalem Est après la guerre des six jours de 1967, en violation du droit international et ses 250 000 habitants palestiniens ont le statut de résident permanent en Israël.
Les mineurs, c’est à dire les moins de 18 ans, devraient être interrogés par des officiers spécialement entraînés pour ça et seulement pendant les heures de la journée. Les enfants doivent pouvoir consulter un avocat et un parent devrait être présent.
Ronit Sela, un porte-parole de l’Association pour les Droits Civils en Israël (ACRI) dit que son organisation a été "choquée" par le grand nombre d’enfants arrêtés à Jérusalem Est dans les derniers mois, souvent par des unités de la police secrète.
"Nous avons reçu beaucoup de témoignages d’enfants qui nous ont décrit les violences terrifiantes qu’ils ont subi pendant leurs arrestations et leurs interrogatoires".
Muslim, qui a 10 ans, habite dans le quartier de Bustan dans une maison dont les autorités israéliennes ont ordonné la démolition. Son cas est répertorié dans le rapport de ACRI et dans un interview il a raconté qu’il avait été arrêté quatre fois cette année alors qu’il n’a pas l’âge d’être responsable au regard de la loi pénale. La dernière fois c’était en octobre ; il fut agrippé par trois policiers en civil qui avaient sauté d’une camionnette.
"Un des hommes m’a saisi par derrière et m’a étouffé. le second a attrapé ma chemise et l’a arrachée de mon dos et les troisième m’a tordu les mains derrière le dos et me les a attachées avec une corde en plastique. "Qui a lancé des pierres ?" m’a demandé l’un d’eux. "Je ne sais pas" ai-je répondu. Alors il s’est mis à me frapper sur la tête et j’ai hurlé de douleur."
Muslim fut emmené en garde à vue et relâché six heures plus tard. Un docteur a constaté que l’enfant avait des blessures qui saignaient aux genoux et des hématomes sur plusieurs endroits du corps.
Selon le père de Muslim qui a deux enfants en prison, l’enfant fait des cauchemars la nuit et n’arrive plus à ce concentrer à l’école : "Cela l’a terriblement perturbé." Mme Sela a déclaré que les arrestations se multipliaient à Silwan depuis qu’un garde de sécurité privé avait tué le Palestinien Samer Sirhan avec son arme à feu en septembre, et blessé deux autres Palestiniens.
Les affrontements entre les colons et la jeunesse de Silwan ont pris une place centrale dans les médias en octobre quand le directeur de l’organisation de colons Elad, David Beeri, a été filmé en train de foncer sur deux jeunes qui lançaient des pierres sur sa voiture.
Un des deux, Amran Mansour, 12 ans, qui avait été propulsé par dessus le capot de la voiture de M. Beeri fut arrêté peu de temps après lors d’un raid en pleine nuit dans son domicile familial.
En octobre dernier aussi, neuf MP (Membres du Parlement) de droite se sont plaints d’avoir reçu des pierres alors qu’ils faisaient une visite de solidarité en minibus à Beit Yonatan, une grande demeure que les colons contrôlent à Silwan. La Cour de Justice d’Israël en a ordonné la démolition mais le Maire de Jérusalem, Nir Barkat, refuse de le faire.
Suite a cette attaque, Yitzhak Aharonovitch, le Ministre de la Sécurité Publique a déclaré : "Nous ferons cesser ces jets de pierre au moyen de la police secrète et de la police en uniforme et nous ramènerons le calme." Le mois dernier la police a annoncé que des arrestations à domicile d’enfants seraient opérées plus souvent et que des amendes allant jusqu’à 1 400 dollars seraient imposées aux parents.
B’Tselem, un organisme israélien des droits de l’homme, a rapporté le témoignage de "A.S." un enfant de 12 ans qui a été emmené pour un interrogatoire à 15 heures.
"Je suis resté a genoux en face du mur. Chaque fois que j’essayais de me lever un homme en vêtements civils me donnait un coup sur la tête... L’homme m’a dit de me prosterner sur le sol et de demander pardon, mais j’ai refusé en disant que je ne m’inclinais que devant Allah. Pendant tout ce temps les pieds et les jambes me faisaient horriblement mal. J’étais terrifié et je tremblais de tous mes membres."
B’Tselem a déclaré : "Il est difficile de croire que les forces de sécurité appliqueraient le même traitement à des jeunes juifs."
Micky Rosenfeld, un porte-parole de la police a nié le fait que la police avait violé les droits des enfants. Il a ajouté : "Il revient aux parents de s’assurer que leurs enfants ne se livrent pas à des actes criminels."
Selon Jawad Siyam, un militant de la communauté de Silwan, le but des arrestations et de l’activité croissante des colons est de " nous rendre la vie insupportable pour nous forcer à partir."
Les 60 experts qui ont écrit à M. Netanyahu ont affirmé que les abus dont sont victimes les enfants provoquent "des désordres nerveux post-traumatiques comme les cauchemars, l’insomnie, les pipis au lit et la crainte incessante des policiers et des soldats." Ils ont aussi fait remarquer que les enfants qui faisaient l’objet d’une assignation à résidence étaient de ce fait privés d’éducation.
L’année dernière, le comité contre la torture de l’ONU a exprimé sa "profonde inquiétude" devant le traitement qu’Israël réserve aux mineurs palestiniens et a dit qu’Israël violait la Convention des Droits des Enfants de Genève qu’il a pourtant signée.
Au cours des 12 derniers mois, l’organisation Défense Internationale des Enfants a fourni à l’ONU des détails sur les abus physiques et psychologiques que plus de 100 enfants affirment avoir subies pendant leur garde à vue par l’armée.
(JPG) * Jonathan Cook est un écrivain et un journaliste basé à Nazareth en Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran et the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).
Son site : http://www.jkcook.net
Son courriel : jcook@thenational.ae
http://dissidentvoice.org/2010/12/i...
Traduction : D. Muselet
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