vendredi 3 décembre 2010

Al-Masri : la Palestine ne sera récupérée que par la résistance

[ 01/12/2010 - 13:22 ]
Gaza – CPI
Le leader du mouvement du Hamas, député, Mouchair al-Masri, a affirmé que la résolution onusienne N° 181 de partager la Palestine ne peut donner la légitimité à l'entité sioniste, tant qu'il y a un peuple palestinien résistant et au courant des détails de sa cause.
Il a indiqué que la décision de division est invalide et illégale et qu’elle a été utilisée comme un moyen pour faire passer les politiques oppressives et colonialistes dans la région.
Lors d'une conférence politique intitulée « La question palestinienne entre la décision de partage et les négociations politiques » à l’Université de la nation à Gaza, al-Masri a déclaré, le mardi 30/11, que la reprise des droits palestiniens et de la Palestine ne se fera que par la résistance contre l'occupation et non par les négociations inutiles.
« Les négociations sont devenues une taxe à payer pour celui qui veut rester au sommet du pouvoir sous les conditions américano-sionistes, nous ne sommes donc pas surpris que des instruments d’obéissance sont fournis à l’ennemi en échange d’un maintien sur des chaises », a-t-il ajouté.
Le député du bloc "Changement et Réforme" au Conseil législatif palestinien a poursuivi que la Palestine est une unité complète de la mer au fleuve et qu'elle la propriété privée du peuple palestinien et une partie du monde arabe et de la nation islamique.
De son côté, le coordinateur de la faculté des lettres à l'Université, Adnan Abou Amer, a attiré l'attention sur le fait que la décision de partition de la Palestine n'était pas la première et ne sera pas la dernière, en avertissant d’une nouvelle opération avec l'occupation qui sera plus dangereuse que cette décision.

La délégation du Conseil législatif arrive en Algérie pour participer à une conférence des détenus

[ 01/12/2010 - 13:59 ]
Alger – CPI
La délégation du Conseil législatif palestinien présidée par le premier vice-président du Conseil, Dr. Ahmed Bahr, est arrivée, le mardi soir 30/11, à Alger, en provenance du Soudan, après avoir participé aux activités de la conférence arabo-africaine de solidarité qui a eu lieu dernièrement à Khartoum.
Le Conseil législatif palestinien a déclaré dans un communiqué que la délégation parlementaire participera à la conférence internationale des détenus et se joindra à des activités politiques et parlementaires algériennes.
Il est prévu que la délégation rencontre des responsables algériens et qu'elle participe à des événements populaires, avant de poursuivre sa tournée dans de nombreux pays arabes et islamiques selon son programme.

53% de Sionistes soutiennent l'expulsion des Palestiniens de 48

[ 01/12/2010 - 14:01 ] 
Al-Nassera – CPI
Un rapport publié par l'Institut sioniste pour la démocratie a déclaré que plus de la moitié des sionistes soutiennent l'idée d'expulsion des Palestiniens de 48 à l'extérieur des frontières des territoires palestiniens occupés en 1948.
Selon les données du rapport publié, le mardi 30/11, par les médias hébreux, plus de 53% de sionistes considèrent que leur gouvernement a le droit de travailler pour encourager l'émigration des Palestiniens de 48 à l'extérieur des territoires occupés en 1948, selon leurs propos.
Dans le même contexte, 86% sur 1200 personnes sondées ont exprimé leur conviction que les décisions importantes doivent être prises avec la majorité juive, alors que le tiers de sionistes insiste sur l'importance d'exclure l'opinion des Palestiniens de 48 de ces décisions.  

L'occupation enlève le député Naif Rajoub de sa maison à al Khalil

[ 01/12/2010 - 12:35 ]
Al Khalil (Hébron) – CPI
Les forces de l'occupation sioniste ont enlevé, aujourd'hui à l'aube, le mercredi 1/12, le député de la ville d'al Khalil au Conseil législatif palestinien, Naif Rajoub.
La famille du Cheikh Rajoub a déclaré qu'une force occupante a encerclé leur maison, à 1h00 du matin  après avoir envahi le quartier de Karisa à l'ouest de la ville, vérifié la carte d'identité du Cheikh, avant de l'enlever.
Notons que le Cheikh Naif Rajoub a subi il y a plusieurs semaines une attaque importante des milices fidèles à l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas et de Mahmoud al-Habach, le ministre des legs pieux au gouvernement illégal de Fayyad, pour l’empêcher d'effectuer le sermon du vendredi dans les mosquées de Dora. Ils ont tenté de l’agresser, mais le Cheikh a affronté cette arrogance avec force et détermination.
De son côté, Fouad al-Kafach, directeur du centre d'Ahrar pour les études des captifs et les droits de l'homme a déclaré dans un communiqué, que de grandes forces de l'armée de l'occupation israélienne ont envahi la nuit dernière la maison du Cheikh Naif Rajoub, lui ont demandé de s’habiller et de sortir avec eux suite à un mandat d’arrêt.
Il a considéré que l'enlèvement du député au Conseil législatif palestinien constitue l’annonce d'une nouvelle guerre contre les représentants de la légitimité palestinienne, et une autre tentative de les arrêter de nouveau comme le 29 juin 2006, mais de façon individuelle et non collective. L'occupation a enlevé 3 députés durant les derniers 45 jours : le député Hatim Kaficha, le député Mahmoud al-Rumhi et aujourd'hui le député Naif Rajoub.
Kafach a indiqué que Rajoub est sorti des prisons sionistes, il y a 5 mois seulement, après avoir purgé 4 ans de prison, et il fait partie en outre des déportés à Marj Zouhour au Liban.
Il a appelé les organisations des droits de l'homme et les parlementaires du monde à intervenir immédiatement pour stopper une guerre prochaine contre les représentants de la légitimité palestinienne, et libérer 10 députés palestiniens enlevés dans les prisons de l'occupation.

Un ouvrier palestinien blessé par les forces occupantes, au nord de Gaza

[ 01/12/2010 - 15:33 ]
Gaza – CPI
Le coordinateur médiatique des services médicaux, Adham Abou Salamia, a déclaré que le jeune, M.A (18 ans), a été blessé à la jambe droite lors de son ramassage aux petites de gravier dans les alentours de la région du passage de Beit Hanoun, au nord de la Bande de Gaza.
  Il a précisé que le jeune palestinien a été transporté à l’hôpital de Kamal Adwan, dans la ville proche de Beit Lahia, en qualifiant sa blessure de moyenne.
 Abou Salamia a indiqué que l’occupation pratique, actuellement, une politique programmée visant les ouvriers qui ramassent le gravier de façon presque quotidienne, où le nombre de victimes depuis le 19 mars passé, a atteint 86 blessés, lors des incidents semblables.

Abou Zouhri: Il existe un plan entre l’occupation et le Fatah pour frapper le "Hamas" en Cisjordanie

[ 01/12/2010 - 14:36 ]
Gaza – CPI
Le porte-parole du Mouvement Hamas, Dr. Sami Abu Zouhri, a affirmé que la poursuite des arrestations contre les représentants du peuple palestinien, dont le dernier enlèvement du député Nayef Rejoub, représente une tentative dangereuse pour éliminer totalement le Hamas en Cisjordanie à travers un plan programmé et coordonné entre l'occupation et l’autorité du Fatah en Cisjordanie.
Abou Zouhri a affirmé ce matin  lors d’une déclaration au Centre Palestinien d'Information : "Les députés du Hamas ont été enlevés après des poursuites de la sécurité de l'autorité du Fatah, suite à plusieurs incursions dans leurs bureaux et maisons, ainsi que l’arrestation de leurs fils, proches et auxiliaires et tous leurs alliés en enquêtant avec eux, ce qui confirme les coopérations dangereuses avec l’ennemi sioniste".
Il a souligné que ce plan obscur ne parviendra jamais à frapper ou à affaiblir le mouvement du Hamas, tout en appelant la communauté internationale et les organisations internationales à intervenir pour arrêter ces campagnes d'arrestation contre les députés et représentants du peuple palestinien qui ont été élus de façon libre et démocratique, dont le monde entier a reconnu sa transparence.
Il a ajouté que le silence international continuel envers ces graves violations implique son soutien à ces violations et sa couverture à ces crimes sionistes qui s’opposent aux lois et conventions internationales et violent les droits de l'homme.
Dans le même contexte, Abou Zouhri a considéré que l'appel du président sortant, Mahmoud Abbas à la libération du soldat israélien, Gilad Chalit, sans parler de la libération des prisonniers palestiniens, représente un service politique et sécuritaire offert gratuitement à l’occupation, en soulignant que ces déclarations montrent le mépris et la négligence d’Abbas et de son autorité envers les souffrances des milliers de prisonniers Palestiniens et Arabes dans les prisons israéliennes.
"La position du Hamas est claire, Chalit ne verra jamais la lumière avant la libération des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes", a-t-il ajouté.

Hamas lance la commémoration du 23e anniversaire de sa création

[ 01/12/2010 - 15:29 ]
Gaza
Le mouvement de résistance islamique du Hamas a officiellement lancé le début des événements pour le 23e anniversaire de sa création, et a annoncé être prêt à organiser un festival dans l’esplanade d’al-Koutayba à Gaza.
Ces informations ont été données lors d’une conférence de presse tenue par le mouvement dans la maison de son fondateur, le Shaikh Ahmad Yassine, en présence de plusieurs dirigeants du mouvement et de députés.
Un leader au Hamas, Ismail Redwan, a déclaré au cours de la conférence que « le mouvement a commencé à partir de maintenant différents événements dans toutes et régions et districts de la bande de Gaza, en préparation au festival principal « Nous gardons notre promesse » ».
Il a ajouté : « Le festival constitue un moment crucial dans le début d’une nouvelle étape pour le mouvement, avec le blocus étouffant et le ciblage direct de notre cause juste et de notre peuple combattant », en soulignant que le festival se déroulera dans l’esplanade d’al-Koutayba à Gaza.
Redwan a confirmé que le festival enverra plusieurs messages à la communauté internationale et régionale porteurs de la vision d’avenir du mouvement et de la décision politique fondamentale, ainsi qu’un message clair et fort à l’entité sioniste.
Il a souligné que l’occupation a échoué au cours des quatre dernières années de blocus contre Gaza, car les années ont passé et la résistance a réussi à compter contre l’occupant de nouvelles défaites qui s’ajoutent au recul de son projet sioniste et à l’abrogation de ses théories sécuritaires.

Mechaal : Hamas tient ses efforts pour mettre fin à la division

[ 01/12/2010 - 08:53 ]
Damas - CPI
Le chef du Bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal a confirmé que le Hamas tient ses forts efforts pour la réalisation de la réconciliation, espérant qu’elle soit bientôt, et appelant à la levée des mains étrangères pour la mise en oeuvre.
 « Le Hamas est ouvert sur tout le monde pour le dialogue et l’intérêt de la cause, afin de réaliser l’intérêt du peuple palestinien et son unité », a souligné Mechaal.
Mechaal a déclaré dans un communiqué de presse, à l’Agence Koweïtienne "Kuna", lors de sa rencontre avec le président de l'Assemblée nationale koweïtienne, Jassem Mohamed  Al-Kharafi, à Damas, le mardi 30/11: « Le sentiment de l'entité sioniste et ses dirigeants qu'elle est soutenue, lui pousse à multiplier ses intransigeances et de poursuivre ses agressions contre notre peuple » .
Le président du Bureau politique du Hamas a infirmé son invité Koweïtien sur les derniers développements de la question palestinienne, notamment la réconciliation nationale interne. Faisant référence aux contacts de son mouvement avec les dirigeants koweïtiens sur la plupart des affaires, particulièrement l'évolution de la cause palestinienne, tout en affirmant l’insistance des Koweïtiens sur la réalisation de la réconciliation palestinienne le plutôt possible.

La police sioniste affirme d'avoir enquêté avec 1124 enfants Maqdissins en 2010

[ 01/12/2010 - 17:40 ]
Al-Qods occupée – CPI
Des données officielles publiées par la police sioniste ont montré que ses services dans la ville occupée d'al-Qods ont enquêté durant l'actuelle année de 2010 avec 1124 enfants Maqdissins, sous prétexte de leur lancement des pierres sur les voitures sionistes.
Le journal hébreu "Haaretz" a attiré l'attention dans son édition de mercredi, le 1 décembre 2010,  à l'augmentation des plaintes et des déclarations concernant les mesures illégales d'arrestations,  d'enquêtes adoptées par la police sioniste comme un moyen utilisé par les services de sécurité sioniste contre les mineurs palestiniens à l'est d'al-Qods, face au phénomène du lancement des pierres sur les voitures sionistes.
De son côté, le centre israélien d'information pour les droits de l'homme dans les territoires occupés "B'Tslem" a montré que les policiers sionistes enlèvent les enfants Maqdissins de leurs familles durant les dernières heures de la nuit, ce qui a causé même de forte inquiétude au sein des dizaines de personnalités israéliennes, en les poussant d'adresser une lettre au premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu et lui ont demandé à stopper l'arrestation des enfants Maqdissins.

Abbas renouvelle son acceptation à l'idée d'échange des terres avec l'occupation

[ 01/12/2010 - 17:56 ]
Ramallah – CPI
L'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a renouvelé son acceptation à l'idée de permutation des terres avec l'entité sioniste qui stipule de mettre des assemblées coloniales en Cisjordanie occupée sous le contrôle de l'occupation en échange des terres arides.
Cette idée conduira à l'expulsion de 200 mille Palestiniens des territoires palestiniens occupés en 1948.
Lors du festival de mettre la première pierre d'un palais présidentiel au nord-ouest de la ville de Ramallah, Abbas a déclaré: "Nous les avons dit et nous disons durant toute occasion que nous acceptons les frontières de 1967 et l'échange intime des terres".
A propos des informations qui montrent que la direction américaine et le côté sioniste sont d'accord pour un gel provisoire de la colonisation pour 90 jours en échange des garanties américaines concernant la sécurité avec l'entité sioniste, Abbas a ajouté: "jusqu'à maintenant je ne peut pas dire que les israéliens ont accepté ou refusé, parce que nous n'avons pas reçu une chose officielle de l'administration américaine, en cas de recevoir une telle réponse officielle, nous serons prêts".

Hamas condamne l'arrestation du député Naif Rajoub par l'occupation

[ 01/12/2010 - 18:53 ]
Damas – CPI
Le mouvement du Hamas a condamné fermement l'arrestation du député Naif Rajoub par les forces occupantes qui ont envahi, aujourd'hui à l'aube, le mercredi 1/12, sa maison dans la ville d'al Khalil et la poursuite de l'arrestation de 10 députés du conseil législatif palestinien.
Il a considéré que l'arrestation des députés représente un crime contre les représentants du peuple palestinien et une violation aux droits et aux conventions internationales.
Un responsable au mouvement du Hamas a déclaré dans une déclaration de presse que l'arrestation du Cheikh Naif Rajoub qui n'a passé que 5 mois de sa prison, après avoir purgé 4 ans dans les cellules sionistes et a subi durant les dernières semaines une campagne d'attaque sécuritaire par les milices d'Abbas afin de lui empêcher de donner des sermons aux mosquées confirme le défaut de la coordination sécuritaire entre l'autorité de Fatah à Ramallah avec l'occupation qui essaye à faire disparaître le rôle des symboles du peuple palestinien à défendre les droits et les principes nationaux.
Le Hamas condamne l'arrestation du député Rajoub et appelle les milices fidèles à Abou Mazen à cesser toutes les formes de la coordination sécuritaire avec l'entité sioniste.
Il a appelé les organisations des droits de l'homme et les parlementaires du monde ainsi que les homes libres dans le monde entier à intervenir immédiatement pour mettre la pression sur l'occupation afin de libérer tous les députés palestiniens enlevés dans ses prisons et stopper ses violations contre les symboles du peuple palestinien.

Les occupants israéliens continuent leur blocus, le blé manquera à Gaza

[ 01/12/2010 - 22:14 ]
Gaza – CPI
Afin de pratiquer des pressions et une extorsion politique à l’encontre des Palestiniens, les occupants israéliens renforcent de plus en plus et jour après jour leur blocus imposé sur la bande de Gaza. Désormais, le point de passage Al-Mintar ne s’ouvrira qu’un jour par semaine. La réserve de blé, dans les moulins de la bande de Gaza, risque de s’épuiser rapidement, cause directe de cette injuste décision.
Une vraie crise
Déjà, il y a une vraie crise quant aux quantités de blé dans les moulins palestiniens, constate l’Union générale des industriels palestiniens.
Dans un communiqué dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, dimanche 28 novembre, l’Union a attiré l’attention sur l’épuisement très probable et très prochain du blé dans les moulins palestiniens, à cause de cette limitation de travail au point de passage Al-Mintar.
La décision israélienne a été prise il y a plus d’un mois ; la décision laissera des conséquences négatives sur l’industrie, en particulier sur les moulins palestiniens. Ces moulins subiront des pertes énormes par la baisse des quantités entrées dans la bande de Gaza, estime l’Union.
En effet, la capacité des moulins arrive à 700 tonnes ; elle a baissé à 270 tonnes seulement. La capacité de stockage était en 2007 d’environ 50 mille tonnes. Maintenant, il n’y en a environ que 1500.
400 tonnes de blé
La bande de Gaza consomme quotidiennement environ 400 tonnes de blé. Les moulins palestiniens en offre une grande partie, les institutions internationales offre le reste. Selon un rapport des Nations Unies, les quantités de blé dans la bande de Gaza ne suffiront que pour quelque huit jours. Cela veut dire qu’une vraie catastrophe frappera Gaza, si le point de passage est fermé pour une semaine seulement.
L’Union générale des industriels palestiniens a appelé les occupants israéliens à ouvrir le point de passage pour plusieurs jours et à augmenter les quantités de blé.
Deux raisons
Le ministre de l’économie nationale du gouvernement palestinien de la bande de Gaza confirme que la raison principale de la montée du prix du blé et de la farine dans la Bande est l’importation de certains commerçants de pailles d’engraissement d’animaux, au détriment de l’importation de blé. La deuxième raison est cette limitation d’un jour consacré au passage du blé.
Dr. Ibrahim Jaber, vice-ministre de l’économie nationale, dans une déclaration de presse publiée par le journal du gouvernement Al-Raay, dimanche 28 novembre, a dit que ces deux raisons ont causé ce manque de blé qui incite quelques commerçants à le monopoliser.
Jaber a souligné que son ministère avait pris des mesures afin de contrôler les marchés et les boulangers. Il a souligné que le prix commence à se stabiliser.
Menace de fermeture d’Al-Mintar
Le gouvernement israélien menace de fermer définitivement le point de passage Al-Mintar. Dr. Jaber dit qu’"Israël" prépare cette menace depuis longtemps. Avec une ouverture de deux jours par semaine, le point de passage Al-Mintar est comme fermé, concrètement. Cette fermeture partielle reflète la politique arrogante israélienne et le renforcement du siège de la bande de Gaza.
Notons enfin que les occupants israéliens continuent leur blocus contre la bande de Gaza et renforcent la fermeture des points de passage depuis quatre ans, surtout après la victoire du mouvement de la résistance islamique Hamas aux élections législatives palestiniennes de 2006.

L'occupation accuse un Palestinien des territoires 48 de former une cellule pour Hamas

[ 02/12/2010 - 08:27 ]
Ramallah - CPI
Le Procureur de l'occupation sioniste a présenté, le mercredi 1/12, à Haïfa, un acte d'accusation contenant ce qu'il a décrit comme «la coopération avec des parties hostiles à l'Etat », et « une tentative de configurer une cellule appartenant au Hamas », contre le jeune Islam Amin Mor’i, 26 ans,  l’un des habitants du village "Fureidis", dans les territoires occupés en 1948.
L'acte d'accusation énumérés ce qu'il a appelé "les détails de la séquence des événements qui remontent à 2008 quand il étudiait la spécialité « Charia » dans une université d'Hébron (al-Khalil), au sud de la Cisjordanie.
Les autorités occupantes israélienne accuse le prisonnier d’avoir tenté de créer une cellule au profit du Hamas, participer dans des activités islamiques et anti-sionistes au cours de son étude à Al Khalil, manifester avec les militants du Hamas, visiter des détenus libérées et partisans du mouvement en Cisjordanie.
« Islam Amin Mor’i a demandé l’aide pour militariser un certain nombre de citoyens dans les territoires occupés en 1948, dont un Imam, en faveur de la branche militaire du  Hamas, ainsi de guider le réseau vers des lieux surpeuplés par les juifs », a souligné ainsi le procureur sioniste, selon ses propos, tout en réitérant que les personnes arrêtées ont été libérées, car ils n’ont aucun lien avec cette affaire.

L’occupation israélienne autorise la colonisation de 625 logements à Jérusalem-Est

[ 02/12/2010 - 09:05 ]
Al Qods occupée
Le ministère de l'Intérieur de l’occupation a approuvé la construction de 625 nouveaux logements dans le quartier de colonisation juive de « Pisgat Zeev », dans la partie orientale d’al-Qods occupée.
Selon le site d’information « Ynet » des officiels du ministère, ce plan avait été débattu, il y a deux ans,  au niveau de la commission de district et suspendus jusqu'à ce que ses déficiences aient été réglées conformément aux exigences de cette commission".
La municipalité de l’occupation israélienne de Jérusalem avait autorisé la construction de 130 nouvelles unités coloniales dans un autre quartier de colonisation juive d’al Qods occupée, « Gilo ».
En dépit de l’opposition de la communauté internationale à de telles activités coloniales dans la partie orientale d’Al Qods occupée qu’elle ne reconnaît pas son annexion par l’occupation israélienne et la colonisation continuelle dedans, le premier ministre, Benjamin Netanyahu se refuse à tout gel à Qods orientale, tout en acceptant d'envisager un nouveau gel de 90 jours en Cisjordanie, mais en échange de mesures de soutien sécuritaires et diplomatiques américaines, exigeant une confirmation écrite pour les soumettre à son gouvernement sioniste.
L’occupation israélienne considère que la construction dans les quartiers coloniaux font partie intégrante de son territoire qui tient à l’élargir par le fait statu quo.

Rapport : Trois martyrs palestiniens et plus de 200 autres arrêtés dont 3 femmes au mois de Novembre

[ 02/12/2010 - 10:12 ]
Ramallah- CPI
Dans un rapport publié par l’association de solidarité internationale a affirmé que les forces occupantes israéliennes ont continu leur politique agressive, de répression et de torture contre le peuple palestinien, notamment le mois de Novembre, en tuant 3 citoyens dans la bande de Gaza et arrêtant plus de 200 autres.
« Les autorités occupantes ont poursuivi la démolition, les agressions, ainsi les attaques de leurs colons extrémistes qui dévastent et confisquent les terres des citoyens, protégeant leur assaut criminel en Cisjordanie, la poursuite du colonialisme, ainsi le blocus suffocant contre la bande de Gaza », a souligné le rapport.
Le rapport a condamné la politique de l’occupation qui extermine le peuple palestinien en violation de la loi internationale et les normes juridiques, humaines et internationales, en assassinant trois palestiniens à Gaza, à travers l’aviation de guerre israélienne.
Le rapport a cité les noms du martyrs assassinés qui sont : Mohamed Djamel Al Namnim, 26 ans, dont sa voiture a été bombardé près du siège des services de passeports dans la ville de Gaza, les deux frères Mohamed et Islam Mohamed Yacine ont été également tombés en martyr après que l’aviation sioniste a ciblé leur voiture.
« Les forces occupantes ont arrêté en Novembre passé 30 enfants (mineurs) de diverses villes de la Cisjordanie, trois femmes ; la femme du citoyen Ali Serhan de la ville de Selwan à Al Qods occupée, la citoyenne « Chahira Hafidh Barkan » de la ville d’al-Khalil et « Mariam al-Hour » qui a été arrêté durant sa visite à son frère à la prison de Nafha », a précisé le rapport.
« Les deux députés allié au Hamas,  « Mahmoud Al Romhi » et Naief Rajoub », ont été enlevés de leurs maisons par l’occupation israélienne », a ainsi ajouté le rapport.
L’association a montré dans son rapport que les autorités occupantes israéliennes ont augmenté leur escalade hostile contre les palestiniens dans les territoires palestiniens occupés, particulièrement en 1948, enlevant des dizaines d’ouvriers à l’intérieur de la ligne verte, sous prétexte du manque d’autorisation de travail.
 L’association a appelé la communauté internationale, les institutions, organisations, des droits de l’homme et celles qui s’occupent des affaires des détenus à la nécessité d’assumer leurs responsabilités et d’œuvrer pour obliger l’ennemi occupant à cesser ses violations très flagrantes, ainsi d’assumer leurs responsabilités juridiques, éthiques envers les Palestiniens opprimés et selon les conventions et chartes internationales, de les garantir l’accès au travail, libérer les malades, les enfants et les femmes, notamment ceux qui ont purgé plusieurs années de souffrances dans les geôles de l’ennemi occupant israélien.

Liebermann exclut de parvenir à un compromis durable en un an

[ 02/12/2010 - 12:02 ]
Al-Nassera – CPI
Le ministre sioniste des affaires étrangères, Avigdor Liebermann, a affirmé l'impossibilité de parvenir à un compromis bilatéral permanent entre l'entité sioniste et l'autorité de Fatah en l’espace d’une seule année, comme l’administration américaine l’avait annoncé.
Dans un entretien avec la radio hébreu, Liebermann a déclaré hier, mercredi 1er décembre, qu'il y a « une compréhension selon laquelle il est impossible de parvenir à un compromis en un an ».
Il a précisé que la colonisation en Cisjordanie « ne sera pas gelée de nouveau » parce que cette mesure « ne participera à réaliser aucune avancée », soulignant que tous les côtés impliqués dans le processus de paix comprennent cela, selon ses propos.
Dans le même contexte, le ministre sioniste, Benjamin Ben Alezer, a appelé le côté palestinien à « cesser d’insister sur le gel de la colonisation en Cisjordanie occupée », puisque « la question ne concerne pas un gel de la colonisation, mais les dirigeants qui doivent assumer leurs responsabilités et être prêts à prendre des risques ».

Cheikh Sabri : Personne ne peut cacher la vérité historique sur les lieux saints

[ 02/12/2010 - 11:12 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le chef de la haute institution islamique et prêcheur de la mosquée d’Al-Aqsa, Cheikh Ekrima Sabri, a affirmé que personne ne peut cacher les vérités et faits historiques, et il n'ya donc aucun doute sur l’islamisation du Mur du Bouraq (présumé lamentation) et la mosquée sainte.
Cheikh Sabri a dit lors d’un entretien avec la chaîne de télévision, "Al-Qods", le mercredi soir 1/12 : «On ne pourra jamais déjouer la vérité, même si le Ministère de l'information, à Ramallah, cherche à retirer cela de son site, on ne peut pas donc  renier les documents, car ces réalités sont connues dans les livres et gravées dans l'esprit des musulmans et que le monde entier sait cette réalité également».  
Il a ajouté : «Il n’est pas légal d'attaquer et violer les lieux saints islamiques, ou d’essayer de les effacer et qu’il est interdit de dialoguer sur le mur des du Bouraq et al-Aqsa dans toutes discussions futures».
Le ministère des affaires étrangères américain avait condamné le document officiel publié, la semaine dernière, par l'état palestinien t qui a confirmé que le mur du Bouraq n'est pas juif, mais musulman.
Le président de la commission des affaires étrangères du Congrès américain, Howard Berman, avait promulgué un communiqué condamnant l'étude palestinienne en considérant cela d’une provocation qui nuit aux relations.
Il a appelé l’autorité du Fatah, à Ramallah, a condamné immédiatement cette étude, et de publier un communiqué qui dément que ce document est une position officielle de l'autorité, tout en demandant de retirer de tous les sites de l’autorité, à Ramallah, toute mention à cette d'étude.
La radio sioniste officielle a indiqué que le soi-disant "ministère de l’information", a Ramallah a retiré de son site Internet le document officiel qui confirme que les musulmans sont les seuls possesseurs du Mur d’Al-Bouraq (Lamentation) et non les Juifs dans la ville sainte d’al-Qods occupée.

L'occupation lance une vaste campagne d'arrestation contre les ouvriers palestiniens

[ 02/12/2010 - 12:08 ]
Ramallah – CPI
La radio sioniste a rapporté, hier soir, le mercredi 1/12, que les milices sionistes des gardes-frontières ont effectué une vaste campagne d'arrestation contre les ouvriers palestiniens qui travaillent dans les territoires palestiniens occupés en 1948, en enlevant 600 d'entre eux.
Les autorités de l'occupation israélienne ont prétendu que huit ouvriers arrêtés sont des personnes recherchées, et justifiant l'arrestation des autres par leur séjour illégal dans les territoires occupés en 1948.
Notons que les forces occupantes effectuent de vastes vagues de fouilles, poursuites et arrestations contre les ouvriers palestiniens dans les territoires palestiniens occupés en 1948, où ils les frappent et leur imposent des amendes élevées en les expulsant de leurs emplois.
Les milliers d'ouvriers palestiniens se trouvent contraints de se diriger vers les territoires palestiniens occupés en 1948 pour chercher du travail à cause du manque d'offres d'emplois et de leur rareté, outre la mauvaise situation économique qui se détériore en Cisjordanie occupée.

Mofaz : On doit payer le prix pour la libération de Chalit

[ 02/12/2010 - 12:08 ]
Al-Qods – CPI
Le nouveau président de la commission des affaires étrangères et de la sécurité à la Knesset, "Shaul Mofaz", a affirmé qu'il mettra la question de la libération du soldat israélien capturé par les factions de la résistance dans la Bande de Gaza, Gilad Chalit, sur l'ordre du jour du Comité qui va superviser les efforts déployés par les autorités de sécurité pour le faire retourner à sa famille.
Mofaz a dit lors de sa participation, mercredi soir, au sit-in organisé par la famille de Chalit, en face d'une maison à Jérusalem : «S’il n'y a pas d’autres moyens pour libérer Chalit, il faut donc payer le prix en libérant les prisonniers Palestiniens».  
De sa part, le père du soldat israélien capturé à Gaza, Noam Chalit, a appelé le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu à ne pas négliger le désir du peuple juif, ainsi que les appels des centaines de milliers de citoyens qui lui demandent de déployer tous les efforts pour réaliser la libération de son fils.

Un bombardement maritime sioniste contre les navires des pêcheurs palestiniens à Rafah

[ 02/12/2010 - 12:17 ]
Rafah – CPI
La marine sioniste a bombardé, aujourd'hui à l'aube, le jeudi 2/12, des bateaux de pêche palestiniens sans faire aucun blessé.
Des sources de la police maritime ont déclaré au correspondant du Centre palestinien d'information que les bateaux militaires sionistes postés au large des côtes de la ville de Rafah au sud de la Bande de Gaza, ont bombardé plusieurs fois les navires des pêcheurs palestiniens qui étaient dans la mer près des côtes, forçant les pêcheurs à quitter la mer.
Les barques des pêcheurs palestiniens subissent des poursuites et bombardements continuels des forces de la marine sioniste qui ont blessé plusieurs pêcheurs palestiniens et ont arrêté des dizaines d'autres.

Une campagne pour informer les européens sur le blocus et la situation tragique de Gaza

[ 02/12/2010 - 14:08 ]
Bruxelles - CPI
La campagne européenne pour la levée du siège contre Gaza, a lancé une campagne qu’elle a décrit qu’elle vise à informer les responsables dans l'Union européenne de la situation réelle du blocus israélien imposé injustement contre la Bande de Gaza, pour la cinquième année consécutive, alors que l'occupation tente de tromper l'opinion publique mondiale en prétendant avoir pris des mesures pour alléger le blocus.
La campagne a dit, aujourd’hui mercredi 12/01 dans une déclaration de presse : «Cette nouvelle campagne vise à démasquer les prétentions sionistes sur l’assouplissement du siège imposé contre la Bande de Gaza, au moment où un million et demi de Palestiniens souffrent énormément des conséquences tragiques de ce blocus inhumain qui paralyse tous les secteurs de vie dans la Bande».
Elle a précisé que son slogan durant cette campagne va se baser sur le dévoilement de la situation réelle du blocus sioniste et ses conséquences, où une haute délégation de cette organisation va lancer une vaste campagne de sensibilisation dans plusieurs pays européens pour mettre ses responsables au courant de la situation tragique dans la Bande à cause du blocus injuste qui viole de façon flagrante les droits de l'homme, dans une tentative pour appeler à la levée immédiate du siège israélien injuste.
Plus de 20 organisations internationales qui s’occupent des droits de l’homme ont souligné que le siège sioniste sévère et injuste persiste toujours et sans aucun allègement en causant une situation tragique dans la Band e de Gaza.
La campagne européenne montre que 80 % des habitants de la Bande de Gaza vivent des aides internationales, où 61 % de la population souffrent de l’insécurité alimentaire, et des coupures d’électricité d’une moyenne de 6 heures par jour, 60% des habitants ne reçoivent l'eau qu’une fois tous les six jours, alors que 70 millions de litres d'eaux usées traitées partiellement sont versées dans la mer,  90 % des eaux présentées à la population ne sont pas potables et contaminées avec du sel et des nitrates, 78 % des maisons qui ont été détruites durant la guerre israélienne n'ont pas été reconstruites, 70 % des usines et ateliers sont presque totalement arrêtés, en plus du grand taux de chômage qui atteint 39% (le plus élevé dans le monde).
La campagne européenne a mentionné également que l'occupation israélienne n’avait permis l’entrée que de 4 mille camions chargés de matériaux de construction en destination de l'UNRWA, alors qu’elle devait laisser entrer 670 mille camions dont a besoin la Bande de Gaza pour la reconstruction des habitations et  établissements qui ont été détruits durant la guerre sanglante israélienne.

Rapport: Chalit doit être libéré !! Quoi à propos des centaines de détenus palestiniens ?

[ 02/12/2010 - 11:47 ]
Gaza- CPI
Actuellement les voix s’élèvent à l’importance que le caporal sioniste, Gilad Chalit doit être libéré immédiatement et rejoint sa famille et son entité occupante, sain et sauf, au moment où des centaines de prisonniers palestiniens souffrent extrêmement dans les geôles de l’occupation israélienne qui continue à les imposer de différents types de tortures, d’humiliation, d’agression et d’oppression en violation de la loi internationale.
Il faut libéré Chalit !
En réponse à une question adressée par le correspondent du centre palestinien d’information au chercheur juridique spécialiste aux affaires des captifs et directeur du centre « Ahrar », Fouad Al Khafache a affirmé : « Nous confirmons qu’il faut libérer le soldat Gilad Chalit et il doit regagner sa famille, mais ce retour doit être simultanément effectué avec le retour des détenus du peuple palestinien à leurs familles. C’est une exigence fondée par la résistance nationale palestinienne selon les demandes des captifs eux-mêmes dans les geôles sionistes, ainsi un droit légal ».
Chalit capturé par la résistance palestinienne.
Suite à une opération historique victorieuse, la résistance nationale a pu enlevé le caporal sioniste, Gilad Chalit allié à la Brigade « Givati »  qui a été localisée près du site de « Karam Abou Salem » contrôlé par l'armée de l’occupation à la frontière entre Rafah et es territoires palestiniens occupés en 1948, où la résistance a réussi à s'infiltrer à l'endroit de la force sioniste, tuant deux soldats et blessant 5 autres, selon les aveux de l'occupation elle-même.
Des observateurs et analystes palestiniens ont considéré que l’opération d’enlèvement de Chalit est l’une des opérations commandos réussites et les plus compliquées depuis l’Intifada d’al-Aqsa, en dépit des renforts aériens israéliens qui n’ont pas pu dévoilé jusqu’à cette heure l’incarcération du soldat e, dépit de leurs renseignements et tentatives de démasquer l’endroit de capture.
Chalit est une carte pesante
De sa part, le directeur du centre de la défense aux détenus palestiniens, « Ismail Thawabteh » a qualifié la question du soldat Gilad Chalit comme une carte très importance et plus pesante, notamment dans cette période où des centaines de prisonniers palestiniens souffrent énormément dans les geôles sioniste et elle doit être suffisamment exploité pour leur libération en échange du soldat Gilad Chalit.
En attirant l’attention aux grandes souffrances et à l’énorme tragédie des prisonniers palestiniens, particulièrement des enfants, des femmes, des hommes âgés condamnés à de grandes peines, des malades, Thawabteh a exprimé ses étonnements envers certains appels lancés par quelques dirigeants pour la libération du soldat israélien et ignorent la tragédie de plus de 7500 prisonniers innocents dans les prisons de l’occupation.
« Il est tellement étrange d’observer cette question d’un tel côté et avec un seul œil, ces dirigeants ne veulent que la libération d’un soldat enlevé de son poste hostile en avant garde, pleinement militarisé et ignorent complètement les prisonniers innocents, opprimés, sous les tortures, les pratiques oppressives et le mépris de leurs bourreaux », a ainsi contesté le directeur contre la politique hypocrite de deux poids deux mesures.
Thawabteh a appelé la résistance nationale a la nécessité de s’attacher à leurs exigences légales et à sauvegarder le soldat jusqu’à ce que les détenus palestiniens soient libérés des geôles de l’ennemi occupant.
La résistance nationale insiste sur ses exigences.
En dépit de l’enlèvement de Gilad Chalit qui a dépassé plus de 4 ans et demi chez la résistance nationale, les résistants palestiniens  insistent plus que jamais qu’il faut accomplir leurs demandes et que Chalit ne soit libéré qu’après la libération des détenus palestiniens, notamment les prisonniers condamnés à hautes peines, les anciens détenus, les enfants et les femmes détenus, les prisonniers malades, ainsi  un grand nombre de détenus qui souffrent énormément et illégalement dans les prisons de l'occupation sioniste

Les Etats-Unis condamnent une étude qui confirme l'islamité du mur des Lamentations

[ 02/12/2010 - 15:27 ]
Ramallah – CPI
Le ministère américain des Affaires étrangères a condamné, le mardi 30/11, une étude palestinienne qui confirme l'islamité du mur des Lamentations (al-Bouraq) et réfute les prétentions des Sionistes que le mur est juif.
De son côté, le ministère de la Culture de l'Autorité de Ramallah a retiré l'étude de son site web, après la condamnation américaine et sioniste.
Le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères a affirmé : « Nous condamnons fermement ces déclarations que nous rejetons complètement car elles contiennent des propos inexacts, insensibles et hautement provocateurs ».
« Nous avons parlé plusieurs fois avec les dirigeants de l'Autorité palestinienne sur la nécessité de poursuivre la lutte contre tout ce qui sert à délégitimer l’occupation, y compris le fait de nier l’appartenance historique des juifs aux territoires », a-t-il ajouté.
Al-Moutawakkel Taha, ministre d'information à l'autorité de Ramallah avait publié la semaine dernière une étude de 5 pages contestant que le Mur d’al-Bouraq soit un vestige du Temple de Jérusalem, bâti par le roi Salomon et détruit par les Romains au début de l'ère chrétienne.
Il a affirmé dans son étude que le mur est islamique et qu’il fait partie de la mosquée sainte d'al-Aqsa.

Haniyeh : al-Qaïda n'est pas présent à Gaza

[ 02/12/2010 - 15:06 ]
Gaza – CPI
Le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a mis en garde contre « une grande tromperie » pratiquée par l'occupation sioniste devant le monde entier, en montrant qu'al-Qaïda serait présent dans la Bande de Gaza pour lancer une nouvelle agression, ce que Haniyeh a fermement nié.
Il a également démenti le fait que la résistance Palestinienne ait lancé des attaques contre des sionistes depuis les territoires égyptiens.
Ses déclarations ont été tenues hier lors d’une conférence avec de nombreux correspondants de la presse internationale dans la Bande de Gaza, au cours de laquelle Haniyeh a abordé plusieurs dossiers concernant les derniers développements de la scène palestinienne.
Il a considéré que la dernière escalade de violence sioniste qui a ciblé certains jeunes palestiniens le mois dernier dans la Bande de Gaza s’inscrit dans l’escalade qui a commencé par la guerre contre Gaza à la fin de 2008 et qui continue jusqu'à maintenant.
« Malgré le calme qui règne sur la Bande de Gaza, l'occupation a poursuivi sa politique d'assassinats, rafles, meurtres, et a imposé une souffrance supplémentaire contre notre peuple », a-t-il ajouté. Il considère que la dernière escalade sioniste qui a visé trois combattants de Jaysh al-Islam à Gaza est « la plus dangereuse », en soulignant que « les justifications fournies par l’occupation pour cette violence sont faibles et mensongères ».
 « L'occupation a accusé les martyrs palestiniens qu'elle a assassinés pour tromper l'opinion générale et obtenir le soutien des Etats-Unis et des organisations mondiales afin de frapper Gaza », a poursuivi Haniyeh, en soulignant la tentative de l'occupation de se montrer comme faisant partie du système international.
Il a considéré que les justifications sionistes ne sont qu' « une opération de grande tromperie pratiquée par "Israël" devant le monde entier », niant par cette parole les allégations sionistes au sujet de la présence d'al-Qaïda dans la Bande de Gaza.
« Al-Qaïda n’est pas présent à Gaza, mais il existe une résistance palestinienne contre l'occupation sioniste, cette résistance ne travaille pas à l'extérieur des frontières de la Palestine ou dans le cadre arabe et islamique, mais dans le cadre palestinien et dans les territoires palestiniens seulement », a assuré le président du cabinet palestinien.
Haniyeh a également nié l'existence de tout acte de résistance des principales factions de la résistance palestinienne dans les territoires égyptiens, en référence à la péninsule du Sinaï limitrophe à la Bande de Gaza. Il expliquant cela par « la confiance historique de la résistance palestinienne et son engagement à protéger la sécurité nationale arabe et la souveraineté égyptienne ».
Il a révélé une lettre adressée par son gouvernement au général Omar Souleymane, directeur des services de renseignements égyptiens, qui précise que les factions de la résistance palestinienne œuvrent dans les territoires palestiniens, et non dans les territoires égyptiens et en particulier le Sinaï.
Dans le même contexte, il a condamné la position du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-Moon, qui n'a exprimé aucun avis sur la dernière escalade sioniste contre la Bande de Gaza, exprimant son étonnement envers « le silence des dirigeants de la communauté internationale qui ne critiquent pas ces assassinats programmés contre le peuple palestinien ».
Au sujet de la plainte déposée par l’occupation au Conseil de sécurité de l’ONU concernant des allégations de présence de phosphore dans les roquettes tirées par la résistance depuis Gaza, il a déclaré que « Israël tente de transformer la réalité en faisant de la victime le bourreau ».
 A propos des documents publiés par le Site Internet "Wikileaks", Haniyeh a souligné que ces documents ont confirmé que « la région vit dans une mer de complots ».
 « Si l’authenticité de ces documents est avérée concernant la coordination préalable de l'autorité de Fatah avec l'occupation durant la dernière guerre contre Gaza, c'est une catastrophe nationale contre laquelle le peuple palestinien doit réagir », a-t-il poursuivi.
Haniyeh a assuré que les priorités de son gouvernement durant l'année prochaine seront le travail pour briser le sévère blocus sioniste imposé contre la Bande de Gaza, la réalisation de la réconciliation nationale palestinienne, la protection du consensus national à l'intérieur de Gaza pour éviter toute guerre sioniste prochaine.
Il a précisé que le blocus sioniste imposé contre gaza depuis plus de 4 ans est « politique, économique, financier et humain », et représente une « punition collective qui s'oppose aux droits de l'homme les plus basiques et aux conventions internationales humanitaires ».
« Les institutions internationales ont soutenu le rapport de Goldstone qui condamne l'occupation israélienne d'avoir perpétré des crimes de guerre contre l'humanité, mais ces institutions n’ont pas toujours pas réussi à faire appliquer les recommandations de Goldstone », a indiqué Haniyeh.
Il a souligné le sentiment de son gouvernent qu'il y a « un grand danger qui menace le peuple palestinien à cause du silence international persistant face aux crimes de l'occupation », en affirmant que ce silence « encourage l'occupation à perpétrer des crimes supplémentaires ».
Au sujet de la réconciliation palestinienne et des dernières rencontres entre le Fatah et le Hamas, le président du gouvernement palestinien a déclaré que « la réconciliation est un choix stratégique pour son gouvernement », et que « la division n'était pas notre désir ni notre choix, et nous croyons au pluralisme politique et aux élections démocratiques ».
Il a ajouté : « Nous devons réaliser la réconciliation le plus tôt possible avec trois éléments : la croyance absolue dans la réalisation du partenariat politique et sécuritaire, sans aucun prix politique qui affecterait les droits et les principes du peuple palestinien, ainsi que la création d’une atmosphère appropriée afin de garantir une avancée dans dossier de la réconciliation ». Il a dans le même temps félicité tous les efforts palestiniens, arabes et internationaux qui aident à réaliser la réconciliation.
Haniyeh a appelé à reprendre les négociations d'échange des prisonniers avec l'occupation avec l’arrangement conclu par les allemands.
« Nous suivons avec intérêt l’évolution de ce dossier en encourageant les factions de parvenir à un accord honorable, nous pensions que l’accord était proche avant que le gouvernement de l’occupation ne revienne sur les arrangements transmis par le médiateur allemand aux factions de la résistance qui détiennent Chalit », selon ses propos.

Pot-de-vin américain pour satisfaire l’Entité sioniste

[ 03/12/2010 - 00:09 ]
Robert Fisk – CPI
Pour qu’elle arrête d’extorquer les biens des autres, les Etats-Unis avaient récemment offert un pot-de-vin à "Israël". Cette dernière l’a refusé. Normalement, un tel acte est illogique. Il est illogique d’offrir des chasseurs-bombardiers d’une valeur de trois milliards de dollars contre un gel provisoire de la colonisation en Cisjordanie, pour quatre-vingt-dix jours seulement ! Pire, le gel ne concerne pas la partie orientale de la ville d'Al-Quds. Si Benyamin Netanyahu continue la construction de colonies sur les terrains arabes de la ville, nous dirons adieu à la ville d'Al-Quds comme capitale palestinienne. Une personne logique qualifiera, normalement avec un peu dégoût, l’offre d’Obama avec un seul mot : concession.
Toute personne qui se met aux côtés d’un groupe contre un autre, injustement, sera considérée comme complice. Toute personne qui ne se met pas contre la saisie de terrains des autres sera considérée comme complice. Toute personne qui ne se met pas contre l’invasion de l’Iraq sera considérée comme complice. Obama fait exactement cela, en priant Netanyahu de se mettre en phase avec la loi internationale pour trois mois seulement.
La vraie réalité, c’est que les politiciens et les journalistes occidentaux acceptent ces stupidités sans vérifications, comme si c’était un nouveau pas vers la « paix ».
Cela montre à quel point est arrivée la peur d’Obama face à ceux qui soutiennent "Israël" dans le Congrès et le Sénat.
Si on fait le compte : trois milliards de dollars en trois mois, cela veut dire 71 millions de dollars par jour ; tout cela pour stopper la colonisation pour trois mois seulement. En plus de cette mine d’or, Washington continuera à user du veto contre toute décision condamnant "Israël". Elle continuera également à empêcher les Palestiniens de déclarer leur Etat. En tout cas, on demande d’arrêter la colonisation illégitime pour quatre-vingt-dix jours seulement, mais elle continuera à plein régime dans la ville d'Al-Quds !
Mme Hillary Clinton (secrétaire d’Etat américaine) a cru en un Etat palestinien, qui ne vient pas à l’encontre de la sécurité d’"Israël", pendant un voyage à Ramallah, la fausse capitale de la Palestine. Elle a constaté que les gardes de son convoi n’étaient pas des soldats israéliens, mais des professionnels palestiniens.
Ella a remarqué, écrit Rogers Cohen dans le New York Times, pendant son voyage, que les Palestiniens ne se lamentent plus sur leur sort. Ils se construisent et construisent leurs institutions. Salam Fayyad, premier ministre palestinien, par exemple, avait fait ses études aux Etats-Unis. Il est normal alors qu’ils mettent le développement et la sécurité dans leurs priorités.
Ces Palestiniens démunis qui sont soumis à une armée sauvage depuis 43 ans en plus de ces Palestiniens qui sont loin de leur partie ont arrêté de se plaindre. Ils arrêtent de râler. Ils commencent à travailler pour un seul but. Le but n’est pas la justice, ni la démocratie bien évidemment. Le seul but que doit respecter tout un chacun, de toute religion, reste la sécurité.
Oui, les Palestiniens respectent enfin la vraie fraternité humaine. Enfin, "Israël" aura la sécurité. L’anecdote disant que la ville d'Al-Quds serait la capitale éternelle d’"Israël" et qu’elle ne serait divisible arrive à son summum. Si Netanyahu avait une petite jugeote, il accepterait ces quatre-vingt-dix jours. Et dès leur fin, il dénigrerait les Etats-Unis. Et dès que cette période prendra fin, les Palestiniens devraient se montrer courageux et s’asseoir avec les Israéliens pour décider des frontières d’"Israël" et de la Palestine. Toutefois, puisqu’"Israël" maîtrise 62% de la Cisjordanie, Fayyad (le premier ministre palestinien) n’aura à discuter qu’au sujet d’environ 10,9% de la Palestine historique.
Enfin, pour 827 dollars par seconde, ils devraient vite réagir, et ils le feront. Et nous, nous devrons baisser la tête, de honte. Mais nous ne le ferons pas. Parce qu’il y aura des cadeaux, de l’argent, beaucoup d’argent. Ainsi, il n’y a qu’à dire : Adieu Palestine.
Article écrit par Robert Fisk, pour le journal Al-Dostour, le 29 novembre 2010, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

Vidéo du 29 novembre à Mulhouse : BDS en veux-tu, en voilà !

Publié le 1er-12-2010

Comme promis, la vidéo de la mobilisation à Mulhouse, lundi 29 novembre, à l’occasion du procès des 12 inculpés BDS... et de la journée internationale de solidarité avec la Palestine ! Un grand merci à tous ceux qui y ont participé.
CAPJPO-EuroPalestine

Match de foot Lyon-Tel Aviv : rassemblement mardi prochain à Lyon

Publié le 1er-12-2010

CARTON ROUGE CONTRE ISRAEL ! Le Collectif 69 appelle à un rassemblement mardi 7 décembre à Lyon pour protester contre la venue d’une équipe représentant l’Etat criminel d’Israel.
RASSEMBLEMENT MARDI 7 DECEMBRE 2010
A 18 h 30 - Métro stade de Gerland - Lyon
Angle Avenue Jean-Jaurès / Avenue Tony Garnier
Le Collectif 69 fait circuler la pétition suivante :
MATCH de FOOTBALL : OLYMPIQUE LYONNAIS / HAPOEL TEL AVIV
Mardi 7 décembre 2010 à LYON
CARTON ROUGE CONTRE ISRAEL !
Alors que 1, 5 million de Palestiniens de Gaza souffrent toujours d’un blocus illégal et inhumain imposé par Israël depuis 2007, au mépris du Droit International et des Conventions de Genève ;
Alors que le rapport Goldstone pour l’ONU qualifie de crimes de guerre, voire de crimes contre l’Humanité les bombardements des populations civiles de Gaza en décembre 2008 - janvier 2009 qui ont tué 1 400 Palestiniens dont plus de 400 enfants et fait près de 5 500 blessés ;
Alors que la colonisation se poursuit en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, que les Palestiniens vivant en Israël sont soumis à un régime d’apartheid au mépris de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ;
Alors que l’UEFA (Union des Associations Européennes de Football) affirme dans ses Statuts vouloir :
"Promouvoir le football en Europe dans un esprit de paix, de compréhension et de ’fair-play’, sans aucune discrimination fondée sur la politique, le sexe, la religion, la race ou sur toute autre raison."
Nous, citoyens épris de justice et de sentiment de solidarité ne pouvons accepter la venue du club de Tel Aviv, comme si de rien n’était !
D’autant que l’UEFA vient d’intervenir pour condamner des restrictions israéliennes imposées au football palestinien visant à l’isoler tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Palestine.
Pour mémoire, rappelons qu’Israël bloque toujours dans ses ports l’aide en équipement que l’UEFA avait octroyée en juillet 2009 aux sportifs palestiniens !
Le Président Platini a déclaré : « Nous les avons acceptés (les israéliens) en Europe et leur avons garanti les conditions d’adhésion ; ils doivent respecter le message des lois et réglementations sportives internationales, faute de quoi leur présence en Europe n’aura pas lieu d’être » (L’Expression le 25 septembre 2010 )
C’est pourquoi nous demandons à l’UEFA d’exclure ISRAEL de ses instances, en accord avec ses Statuts."
Pour signer la pétition et la faire suivre :
(La pétition est prise en compte sans effectuer de paiement)
Plus d’infos :
COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN c/o Maison du Peuple, 147, av. du Gal Frère, 69008 LYON
Contact : 06 01 91 52 18 courriel : palestine69@orange.fr
CAPJPO-EuroPalestine

Rapport de 22 ONG internationales sur le blocus de Gaza : Israel ment

Publié le 1er-12-2010

Un rapport détaillé de 22 ONG internationales sur la situation à Gaza et le fameux "assouplissement" du blocus, proclamé par Israël, montre que les conséquences du blocus sur la population gazaouie restent dramatiques. "Le seul réel allègement a été celui de la pression sur les autorités israéliennes pour mettre fin à cette pratique cruelle et illégale", indique Amnesty International. Ces organisations appellent à une "levée immédiate, inconditionnelle et complète du blocus".
"Les importations de matériaux de construction sont seulement à 11% des niveaux enregistrés en 2007 avant le blocus.
Israël n’approuve les importations que pour 7% du plan de reconstruction de l’UNRWA. [1]
Les mesures prises par Israël afin "d’assouplir" le blocus illégal de Gaza face à l’importante pression internationale [2] ont peu changé le sort de la population civile de Gaza, comme le démontre un rapport publié aujourd’hui par une coalition internationale de 22 organisations de développement, de défense des droits humains et de construction de la paix. Ces organisations appellent à une action internationale renouvelée pour assurer une levée immédiate, inconditionnelle et complète du blocus.
La communauté internationale a allégé sa pression sur Israël, mais trop peu a été fait pour assouplir efficacement les restrictions imposées sur la vie quotidienne de 1,5 million de Palestiniens à Gaza, dont la moitié sont des enfants, selon le rapport "Des espoirs réduits à néant - Prolongement du blocus à Gaza".
Le rapport indique qu’Israël a non seulement négligé de prendre en compte des éléments majeurs du blocus parmi ses mesures d’ "assouplissement", tels que la levée de l’embargo sur les exportations de Gaza, mais a également échoué dans le respect des engagements clés qui ont été pris.
Israël avait promis d’augmenter et d’accélérer les importations de matériaux de constructions nécessaires aux projets des Nations unies ou à d’autres projets internationaux pour des écoles, centres de santé, maisons ou stations d’épuration, dont un grand nombre ont été endommagés ou détruits lors de l’offensive militaire de décembre 2008-janvier 2009. Cependant, le rapport montre que les progrès ont été lents et limités depuis cet engagement. A ce jour, Israël a seulement approuvé l’importation de matériaux pour 25 projets de l’UNRWA concernant la construction d’écoles et de cliniques, ce qui ne représente que 7% du plan entier de reconstruction de l’UNRWA pour Gaza. Et même pour ces projets approuvés, seule une faible partie des matériaux de construction nécessaires ont été effectivement autorisés à entrer à Gaza.
De manière plus générale, le rapport indique que les Nations unies ont estimé à 670 000 le nombre de camions de matériaux de construction nécessaires pour assurer les travaux concernant les logements dans Gaza. En moyenne seuls 715 camions de matériaux de construction par mois ont pu entrer dans la Bande de Gaza depuis l’annonce de "l’assouplissement". A ce rythme, il faudrait plusieurs décennies pour construire les logements nécessaires. De plus, l’UNRWA ayant été dans l’incapacité d’obtenir des matériaux afin de construire de nouvelles écoles, 40 000 enfants admissibles n’ont pu être inscrits dans les écoles de l’ONU lors de la rentrée scolaire.
"Seule une fraction de l’aide nécessaire a pu parvenir aux civils pris au piège à Gaza par le blocus, a déclaré Jeremy Hobbs, directeur d’Oxfam International. Le non-respect des engagements pris par Israël et le manque d’action internationale pour lever le blocus privent les palestiniens à Gaza de l’accès à l’eau, à l’électricité, à l’emploi et à un avenir pacifique".
De plus, "l’assouplissement" n’a eu aucune incidence sur les exportations, qui demeurent interdites jusqu’à présent. Deux entreprises industrielles sur trois sont par conséquent fermées et le reste ne fonctionne que partiellement, tandis que l’augmentation des importations de biens de consommation vient concurrencer les producteurs locaux, qui ne peuvent ni exporter ni reprendre leur activité, indiquent les ONG signataires du rapport.
La circulation des personnes a également connu peu d’évolution. Malgré l’engagement du gouvernement israélien à faciliter l’entrée et la sortie de Gaza pour les travailleurs humanitaires, le rapport montre qu’en réalité le nombre de refus d’entrée et de sortie pour le personnel humanitaire local des agences des Nations unies a augmenté depuis que les mesures "d’assouplissement" ont été annoncées. Dans le même temps, la population de Gaza reste enfermée et continue de se voir refuser toute possibilité de circuler pour voyager, travailler, étudier ou rendre visite aux membres de leur famille et amis en dehors de Gaza. Bien que le nombre d’hommes et de femmes d’affaires autorisés à voyager ait augmenté, il n’y a eu aucune augmentation du nombre total de Palestiniens autorisés à quitter Gaza par les points de passage israéliens, et ce nombre reste inférieur à un pour cent des niveaux d’avant la deuxième intifada en 2000.
Catherine Ashton, Haute-Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères a récemment déclaré : "Nous pensons que ce qui s’est passé avec Gaza n’est pas satisfaisant, qu’Israël n’a pas respecté ses engagements sur l’assouplissement du blocus de la bande de Gaza". [3]
D’après Kate Allen, directrice du Bureau d’Amnesty International UK : "Le soi-disant "assouplissement" du blocus de Gaza ne change pas le fait que ce blocus cruel et illégal qui punit la population civile entière reste en vigueur. Le seul réel allègement a été celui de la pression sur les autorités israéliennes pour mettre fin à cette pratique cruelle et illégale".
AMNESTY INTERNATIONAL UK – BROEDERLIJK DELEN – CAFOD – CCFD-TERRE SOLIDAIRE – CHRISTIAN AID – CHURCH OF SWEDEN – CORDAID – DIAKONIA – FEDERATION INTERNATIONALE DES LIGUES DES DROITS DE L’HOMME (FIDH) – HANDICAP INTERNATIONAL – IKV PAX CHRISTI – MEDICAL AID FOR PALESTINIANS – MEDICO INTERNATIONAL – MS ACTION AID DENMARK – NORWEGIAN REFUGEE COUNCIL (NRC) – OXFAM INTERNATIONAL – QUAKER COUNCIL FOR EUROPEAN AFFAIRS – RCT – REDD BARNA – RESEAU EURO-MEDITERRANEEN DES DROITS DE L’HOMME (REMDH) – SAVE THE CHILDREN UK – TROCAIRE
- Véronique de la Martinière, CCFD-Terre solidaire, 01 44 82 80 64, v.delamartiniere@ccfd.asso.fr
- Fabien Maître, FIDH, 01 43 55 90 19, fmaitre@fidh.org
- Laurence Veyne, Oxfam France, 06 62 55 14 06, lveyne@oxfamfrance.org
- Sophie Mazoyer, Handicap International, 04 26 68 76 47, smazoyer@handicap-international.org
CAPJPO-EuroPalestine
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Les Zones Franches de Palestine : un système économique carcéral

Publié le 1er-12-2010

Dans cette étude approfondie, Sam Bahour analyse et dénonce la vaste entreprise d’assujettissement du peuple palestinien que constitue le développement des Zones Franches, sous la houlette de différentes puissances, la France en premier lieu. Sam Bahour est un entrepreneur américain, né et élevé aux Etats-Unis, de père palestinien et de mère libano-américaine. En 1993, enthousiasmé par les accords d’Oslo et alors qu’il est âgé d’à peine 30 ans, Bahour émigre en Cisjordanie, pour participer à ce qu’il croit être l’édification d’un prochain Etat palestinien indépendant et prospère, en paix avec son voisin Israël.
Deux décennies et de terribles désillusions plus tard, Sam Bahour* continue de résister et de s’accrocher à sa patrie. (Merci à Anne-Marie Perrin pour la traduction en français de cet article, publié en anglais sur le site de l’agence palestinienne Maan)
Zones économiques carcérales, publié le 20 novembre 2010. Le 8 avril 2010, le ministre français de l’industrie, Christian Estrosi, plante un arbre lors de la cérémonie inaugurale du Parc Industriel de Bethléem, à proximité de la ville de Bethléem en Cisjordanie. L’Autorité Palestinienne pour le Domaine Industriel et de Zones Franches (PIEFZA) a signé un accord avec le groupe privé franco-palestinien BMIP (Parc Industriel Polyvalent de Bethléem) pour développer une zone industrielle en Cisjordanie, juste à l’extérieur de Jérusalem. La France paiera jusqu’à 10 millions d’euros pour le financer.
Lorsqu’un projet mêle les mots euphoriques d’emploi, développement économique et coopération israélo-palestinienne, comment quelqu’un peut-il s’en plaindre ?
Ces choses-là font partie de celles que la communauté internationale a promis d’apporter à travers la construction de zones industrielles de libre-échange dans les Territoires Palestiniens Occupés. La promotion locale et globale du modèle de zone franche a été assurée durant deux décennies par des tiers puissants tels que les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, la Turquie et le Japon, mais aucun n’a beaucoup à faire valoir en regard des efforts et des sommes énormes mis pour amener ces zones à exister.
Néanmoins, les promoteurs du projet attendent de ces zones qu’elles constituent le soubassement économique d’un futur Etat palestinien. Ils espèrent que, en soutenant l’économie palestinienne, les zones rendront les Palestiniens moins enclins aux soulèvements sociaux, moins revendicatifs sur leurs droits nationaux et plus conciliants envers le statu quo. L’idée est qu’il s’ensuivra un accord de paix avec Israël.
Alors qu’il est improbable que cette attente se concrétise – à tout le moins de la manière dont les avocats du projet le prévoient – ces projets de méga-emploi représentent un défi sérieux pour ceux qui s’efforcent de construire pour le futur Etat palestinien une assise indépendante et viable. Parce que les zones vont dépendre de la coopération d’Israël pour fonctionner, et parce qu’elles n’existeront qu’à l’intérieur d’un système économique défini par Israël et qui assure la dépendance des Palestiniens à son égard, elles ne peuvent constituer la base d’une économie souveraine. Compter sur elles perpétuera le statu quo de dépendance.
Les zones industrielles en cours de construction en Cisjordanie sont celles de Al-Jalama au nord, près de Jenine, menée par l’Allemagne avec l’appui de la Turquie ; celle de Bethléem, conduite par la France ; le Parc Agricole de Jéricho (dénommé Vallée de la Paix), à l’initiative du Japon ; le Domaine Industriel de Tarqoumiyya, au sud, près d’Hébron, lancé par la Banque Mondiale et la Turquie. A Gaza, la zone industrielle d’Erez, le long de la frontière israélienne, a été abandonnée par Israël et n’est plus opérationnelle. Le Domaine Industriel de Gaza (qu’Israël appelle Zone industrielle de Karni), un secteur développé par les Palestiniens au sud-est de la ville de Gaza, est au point mort depuis 2007, quand les Israéliens ont lourdement restreint la circulation vers et hors de Gaza.
La Corée du Sud et l’Inde caressent aussi l’idée de sponsoriser un techno-parc, qui pourrait accueillir davantage d’entreprises de haute technologie, mais ce concept est le moins avancé de tous.
La zone frontalière qui a été le plus longtemps opérationnelle est la zone industrielle d’Erez, située à l’extrémité nord de la Bande de Gaza. Elle était supposée, selon le ministère israélien des affaires étrangères, employer 20 000 Palestiniens, mais n’a jamais approché l’emploi d’un quart de ce nombre. Et, en 2004, le ministère israélien de la défense a pris la décision de retirer, pour des raisons sécuritaires, les entreprises israéliennes situées dans la zone. Le secteur est devenu un no man’s land. Le 2 janvier 2006, le Jerusalem Post relatait que le ministre turc des affaires étrangères, Abdullah Gül, était en visite en Israël pour la signature d’accords entre Israël et l’Autorité Palestinienne concernant le rôle de la Turquie dans la résurrection de la zone industrielle d’Erez. Une personnalité officielle israélienne décrivait le projet comme « le bébé » du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Mais suite à la prise de pouvoir de Gaza par le Hamas en 2007, la Turquie a gelé le projet et la zone reste vacante.
Il existe aussi en Cisjordanie une aire industrielle ancienne nommée Atarot, au nord de Jérusalem, le long de la principale route vers Ramallah, aujourd’hui éclatée en son milieu par le mur de séparation israélien. La zone industrielle d’Atarot est totalement gérée par Israël et elle héberge principalement des entreprises israéliennes. Atarot se situe sur le côté occidental du mur de séparation, de sorte qu’elle n’est accessible à des Palestiniens de Cisjordanie que sous réserve d’une autorisation de l’armée israélienne.
Au mieux, la plupart de ces zones industrielles promettent des emplois subalternes et pénibles à des Palestiniens extrêmement dépendants de fonds humanitaires pour subsister. Le projet de zone industrielle constitue un changement par rapport à l’actuel système d’assistance à financement international et caractérisé par un secteur public hypertrophié et de massives livraisons de produits de subsistance, vers un système également fondé sur un financement étranger, mais qui exige des Palestiniens qu’ils vendent leur force de travail au bénéfice de ces entités commerciales établies dans les zones industrielles – ce dont la réussite dépendra de la bonne volonté israélienne. Un regard plus attentif à la manière dont les zones sont en train de se développer est révélateur pour comprendre qui est supposé en profiter et comment elles sont connectées à l’économie globale.
La France est derrière la création du Parc Industriel Pluridisciplinaire de Bethléem, pour lequel l’Autorité Palestinienne a délivré un titre de propriété publique sur 500 dunams (125 acres, soit une soixantaine d’hectares). Le Président français Nicolas Sarkozy a choisi à cette fin Valérie Hoffenberg, directrice à Paris du Comité Juif Américain (un groupe qui milite pour Israël). Sa mission était de superviser le déroulement du projet.
Dans un article publié dans le quotidien israélien Haaretz le 27 mai 2010, pour lequel Valérie Hoffenberg a été longuement interviewée, elle raconte comment le projet de zone franche industrielle est né lors d’un dîner auquel elle assistait en 2008 avec Sarkozy et le Président Shimon Perès. Selon elle, le projet a été conçu sur la croyance, partagée par Perès et Sarkozy, qu’une économie palestinienne viable encouragerait le processus de paix. Valérie Hoffenberg, qui travaille dans le bâtiment du ministère français des affaires étrangères, décrit son travail comme « une nouvelle forme de diplomatie ».
Avant l’inauguration du parc, Valérie Hoffenberg a organisé une rencontre entre des hommes d’affaire français et israéliens, en s’efforçant de les faire entrer dans le projet. « J’ai sollicité 36 entreprises, y compris les PDG des firmes les plus importantes, comme France Télécom, Schneider, Publicis, Renault, Sephora, J.C.Decaux – toute l’équipe culminante », proclame-t-elle.
Une autre entreprise naissante est la zone industrielle germano-turque d’Al-Jalama, à l’extérieur de la ville palestinienne de Jénine, un espace traditionnellement agricole. Le projet est géré par l’Autorité Palestinienne, Israël et la Compagnie Shamal. Une ONG palestinienne pour la recherche et le développement, qui s’est amplement organisée autour du phénomène des zones industrielles, signale que le projet s’est heurté à l’opposition d’agriculteurs de la vallée de Jezrîl, l’un des secteurs les plus fertiles de Jénine, et qu’en conséquence il peut être annulé. Les agriculteurs ont refusé de vendre leurs terres, en partie parce que le type d’usines à implanter n’est pas clarifié, en partie parce que des terres agricoles ont déjà été confisquées par Israël pour la construction de son mur de séparation.
Le projet de Al-Jalama a reçu peu d’attention médiatique ; néanmoins, avec celui de Bethléem, c’est l’un de ceux qui avancent le plus vite. La procédure de planification pour cette zone a démarré bien avant le commencement de l’Intifada à l’automne 2000. La principale banque allemande de développement, la KfW Entwicklungsbank, a été chargée de mener une étude de faisabilité passablement coûteuse, en suite de quoi l’Allemagne a investi 10 millions d’euros pour financer l’infrastructure de la zone.
Mais quand Israël a procédé en 2000 à un redéploiement militaire majeur dans toutes les villes palestiniennes, le projet a été mis en suspens et l’infrastructure de Jénine a été détruite.
Au moment où le projet a été revisité en 2005, KfW a été chargée d’actualiser l’étude de faisabilité et la Turquie a été sollicitée pour prendre part au projet. Théoriquement, la partie turque achètera 75% et la partie palestinienne 25% de l’entreprise commune. Cependant, il n’est toujours pas clair d’établir si et comment la crise diplomatique entre Israël et la Turquie, subséquente à l’assaut israélien contre le navire humanitaire Mavi Marmara va affecter le projet.
Les U.S.A. se sont mobilisés pour soutenir tous ces efforts par différents moyens, parmi lesquels les plus visibles sont l’appui à des réformes au sein de l’Autorité Palestinienne à Ramallah. Ce soutien est le plus manifeste dans la deuxième année du programme du premier ministre de l’Autorité Palestinienne, Salam Fayyad, intitulé « Palestine : déployons-nous vers la liberté ; mettons fin à l’occupation ; établissons notre état ».
Le programme, qui inclut des mesures réformatrices dans divers aspects de la gouvernance et de l’économie, appelle, notamment, au développement d’une infrastructure industrielle en complétant les travaux d’aménagement sur des zones industrielles à Jénine, Bethléem et Jéricho, et en établissant trois complexes industriels spécialisés, y compris pour les technologies de l’information, les métaux précieux, les énergies renouvelables et les industries du cuir.
Ce programme a suscité des commentaires dithyrambiques du gouvernement américain et il sert de cadre à l’injection continue des fonds de donateurs.
En dépit de l’enthousiasme international envers ce qui serait ostensiblement une solution originale au conflit israélo-palestinien, l’idée que le fait d’apporter aux Palestiniens un développement économique va promouvoir la paix a ses racines dans la politique israélienne depuis les débuts de l’occupation. Après qu’Israël eut pris sur la Jordanie et l’Egypte le contrôle de la Cisjordanie et de Gaza en 1967, le niveau de vie dans les Territoires Occupés a grimpé en flèche. Alors que cette croissance était largement due aux versements faits par des Palestiniens travaillant dans le Golfe et de l’autre côté de la Ligne Verte (qui sépare Israël de la Cisjordanie et de Gaza), Israël a investi dans la formation professionnelle et dans le développement agraire à une échelle qu’on n’avait pas vue sous souveraineté jordanienne et égyptienne.
Malgré ces efforts, et à cause de la domination ininterrompue de l’armée israélienne et de la répression des aspirations nationales palestiniennes, un soulèvement de la base s’est répandu à travers les Territoires Occupés en 1987, et s’est poursuivi jusqu’à la signature des accords d’Oslo en 1993. C’était donc une solution politique et non économique qui, au bout du compte, apportait la paix.
La notion selon laquelle des relations d’affaires vont favoriser la paix parce que les avantages économiques de la coopération vont peser davantage que les bénéfices de la résistance n’est tenable que si les deux parties bénéficient également de la coopération. Pour les Palestiniens, il est attendu que le bénéfice soit économique. Pour les Israéliens, le projet est supposé amener à un opposant plus tranquille. Mais au cas où la tentative échouerait, il est improbable qu’Israël en soit lourdement affecté dans son économie. Par contre, si les zones industrielles doivent former la base de l’économie palestinienne, les Palestiniens subiront des pressions économiques pour se plier à la volonté israélienne.
Le projet présuppose donc que ce sont les Palestiniens qui entravent le processus de paix, et que s’ils peuvent être persuadés de coopérer, un accord de paix s’ensuivra. Il ne laisse pas place à la possibilité que le statu quo – une séparation – soit une option valable pour Israël. Dès lors, plutôt que de promouvoir un règlement final, le projet de zones industrielles risque d’enraciner encore davantage l’occupation israélienne.
Statut Légal
Sous la direction de feu le Président Yasser Arafat, l’Autorité Palestinienne a promulgué la Loi 10 de 1988 relative aux domaines industriels et aux zones franches industrielles. La loi instaurait une Autorité Palestinienne pour le Domaine Industriel et la Zone Franche (PIEFZA) qui devait être « le guichet pour investisseurs ». Le bureau des directeurs de la PIEFZA est constitué de onze membres : sept ministres de l’Autorité Palestinienne, deux représentants de promoteurs commerciaux et deux représentants de Chambres de Commerce et d’Industrie et de groupements industriels.
La loi sur le domaine industriel stipule que la PIEFZA sera responsable de la mise en œuvre de politiques propres à établir et à développer des domaines industriels et des zones franches en Palestine et qu’elle délivrera des permis aux investisseurs. L’Article 39 précise que « des marchandises et des produits fournis à la zone franche industrielle par tout territoire palestinien ne seront soumis à aucune procédure, taxe ou redevance ».
Cette exclusion est devenue une préoccupation majeure pour les résidents locaux, étant donnée la rumeur selon laquelle les lois palestiniennes sur le travail ne s’appliqueraient pas à des travailleurs employés dans ces zones. De même, l’Article 40 de la loi stipule que « L’ensemble des marchandises et produits manufacturés dans les zones franches industrielles et exportés à l’étranger ne seront pas soumis aux règles et procédures légales établies pour l’exportation, les taxes d’exportation et toute autre redevance ».
Une recherche détaillée sur le site internet de la PIEFZA ne révèle aucune information concernant les politiques relatives à l’établissement et au développement des zones. Une demande écrite pour plus d’informations, adressée au directeur général de la PIEFZA, est restée sans réponse.
En outre, et de façon déconcertante, le formulaire de candidature disponible sur le site internet de la PIEFZA aiguille les postulants vers l’envoi des candidatures par fax à un bureau de Gaza, dont on peut présumer qu’il est maintenant tenu par un membre du gouvernement du Hamas. Un tel manque de transparence dans le processus est un reflet déplorable du statut des réformes institutionnelles palestiniennes. Quel profit y a-t-il à investir dans la construction d’organismes publics si ces centres de méga-emploi sont exclus des systèmes établis ?
Si on laisse de côté les acrobaties légales, certaines questions doivent être analysées de beaucoup plus près : qui importe les matières premières dans ces zones ? et qui reçoit les exportations ? Suivre la piste de l’argent mènera fort probablement aux quelques mêmes Palestiniens qui ont financièrement bénéficié des accords d’Oslo. Une indication claire en est la ruée d’organismes économiques et d’individus bien définis vers l’acquisition de terrains à proximité de ces zones planifiées. La majorité des terres palestiniennes n’étant pas formellement enregistrées par le cadastre palestinien, il serait impossible de comprendre qui est effectivement propriétaire de ces terrains.
Qui en profite ?
L’hypothèse en cours est que ces zones seront ouvertes aux affaires pour n’importe quel Palestinien ou toute entreprise qui désirerait y établir une usine. Bien que la thématique sectorielle de chaque zone soit peu claire, si des zones existantes (telles que les maquiladoras au Mexique ou celles de Jamaïque) fournissent quelque indication, les zones de Palestine hébergeront des « affaires sales » - celles qui sont polluantes et où la main d’œuvre est exploités. Les Zones Industrielles Qualifiées (QIZ) de Jordanie en fournissent un exemple dans la région. Les QIZ jordaniennes avaient été conçues comme base d’une coopération économique régionale après le traité de paix israélo-jordanien de 1994.
Pour stimuler la coopération, les produits des QIZ sont soumis à l’accord de libre échange israélo-américain dès lors que la contribution israélienne s’élève à au moins 8%. Il faut s’attendre à une disposition similaire pour les zones palestiniennes, compte tenu en particulier du désir des USA de promouvoir une zone de libre échange au Moyen-Orient. Alors que les QIZ jordaniennes ont généré 36 000 emplois, 75% de ceux-ci sont allés à des travailleurs étrangers, asiatiques pour la plupart. Si l’objectif des zones palestiniennes est la création d’emplois, on peut s’attendre à ce que ces zones emploieront effectivement des travailleurs palestiniens, mais leur statut particulier soulève des questions quant aux conditions de travail qui pourraient prévaloir avec eux.
Les QIZ jordaniennes, comme beaucoup d’autres à travers le monde, sont réputées pour leurs pratiques d’exploitation du travail. Selon deux experts du gouvernement israélien, il est attendu que les zones de Cisjordanie emploient 150 000 à 200 000 Palestiniens, à peu près le même nombre que ceux qui entraient quotidiennement en Israël pour y travailler avant la seconde intifada. Des études du Centre Pérès pour la Paix font même des projections majorées, estimant que, en 2025, 500 000 travailleurs palestiniens seront employés dans les zones industrielles communes. Les attentes israéliennes ne s’arrêtent pas là. Les consultants ont aussi prédit que 30% des activités palestiniennes extérieures aux zones se réorienteront au service des entreprises situées à l’intérieur de celles-ci.
On peut voir, en un mot, une continuation du plan israélien pour réorienter l’économie palestinienne hors de ses bases agricoles et touristiques vers une économie qui soit dépendante des services publics et de la bonne volonté d’Israël. Ce processus s’est déployé depuis le début de l’occupation israélienne en 1967. Quand l’armée israélienne a pris le contrôle de la Cisjordanie et de Gaza, elle a modifié l’agriculture palestinienne en contrôlant les types de récoltes qui pouvaient être plantées pour éviter une concurrence avec les produits israéliens, en confisquant des terres pour réduire le secteur agricole et en taxant les exportations palestiniennes, tandis que les produits israéliens étaient autorisés à entrer sans aucune taxation dans les Territoires Occupés. L’exigence pour toutes les industries d’une licence israélienne a limité le développement industriel, tout comme l’ont fait des taxes plus élevées pour les industries palestiniennes que pour leurs équivalents israéliens. La conséquence est que les industries qui se sont développées ont eu tendance à être celles qui procuraient à l’industrie israélienne des produits à forts besoins de main-d’œuvre et à bas prix. L’industrie, l’agriculture et la main-d’œuvre palestiniennes ont ainsi évolué pour répondre aux besoins de l’économie israélienne.
Après la seconde intifada, quand les travailleurs palestiniens se sont vu interdire l’entrée en Israël, beaucoup sont retournés travailler dans le secteur agricole alors négligé.
Aujourd’hui, l’effort de relance économique en Cisjordanie peut être vue comme une tentative de délocalisation des entreprises des colonies, qui dépendent d’une main-d’œuvre palestinienne à bon marché, vers ces zones « palestiniennes » nouvellement créées, en « légalisant » du même coup leur existence.
Le projet s’accorde bien avec la politique israélienne de ségrégation – une politique qui permet à Israël de confiner les Palestiniens tout en gardant le contrôle de leurs mouvements et de leur viabilité économique.
La ségrégation a été graduellement mise en place depuis les accords d’Oslo en 1993, après lesquels Israël a renforcé ses frontières avec la Cisjordanie et Gaza tout en continuant d’employer des Palestiniens dans des travaux subalternes à l’intérieur d’Israël. Les bouclages étaient utilisés comme un châtiment collectif pour couper les Palestiniens de leurs emplois de l’autre côté de la Ligne Verte. Après que la seconde intifada eut éclaté, Israël a encore resserré ses frontières avec les Territoires Occupés. Plus tard, Israël a construit physiquement le mur de séparation pour diviser les populations palestinienne et israélienne. Mais les institutions gouvernementales palestiniennes, l’industrie et la liberté de mouvement continuent à dépendre d’Israël, qui contrôle les frontières bordant les Territoires Occupés et qui perçoit les impôts pour l’Autorité Palestinienne.
Des étrangers ont remplacé les travailleurs palestiniens qui avaient antérieurement des emplois subalternes en Israël. Cependant, il s’est avéré que des travailleurs étrangers sont une solution insatisfaisante pour Israël, étant donné son exigence primordiale de maintenir le caractère juif de l’état, alors que ces travailleurs non-juifs essaient maintenant de s’installer de façon permanente. Le schéma de type QIZ réduirait la dépendance d’Israël à l’égard de travailleurs étrangers en amenant les usines vers les travailleurs palestiniens, maintenant qu’il leur est interdit d’aller vers les usines en Israël.
Mouvement et accès
Aussi longtemps qu’Israël contrôlera l’accès à la Cisjordanie et ses ressources, l’opération des zones restera précaire, perpétuellement à la merci de relations positives entre Israël et la Palestine. Etant donnée l’infrastructure actuelle de la Cisjordanie, les capacités hydrauliques et électriques de ces zones seront totalement contrôlées par Israël. Plus important encore, Israël gardera le plein contrôle du mouvement des marchandises et des personnes entre les zones et le monde extérieur. En intégrant à leurs plans l’infrastructure de contrôle israélienne, ces projets servent à normaliser une occupation illégale et à miner les aspirations politiques des Palestiniens.
Lorsque l’ancienne Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice s’est envolée de Washington vers Tel Aviv en 2005 pour passer un accord avec Israël sur la mobilité et l’accès des Palestiniens, il était clair que les USA comprenaient que, sans liberté de mouvement, l’économie palestinienne n’a aucune chance, même si le cadre économique prévu n’a rien à voir avec une indépendance économique des Palestiniens. Bien qu’il ait signé l’accord, Israël a refusé d’en mettre en œuvre les clauses, et l’échec américain à affronter Israël signifie que les conditions requises pour une durabilité économique palestinienne n’ont pas encore été remplies.
La Banque Mondiale le reconnaît également quand elle répète dans ses rapports que, même quand elle fait valoir une croissance économique de 8%, « l’investissement critique dans le secteur privé, qui est requis pour conduire à une croissance durable, reste handicapé par les restrictions de mouvement sur les personnes et les biens ». Il est clair que la croissance économique n’équivaut pas nécessairement au développement économique, en particulier dans un environnement politiquement lourd et dépendant des donateurs, comme c’est le cas dans les Territoires Occupés sous le quasi-gouvernement de l’Autorité Palestinienne.
Le statut privilégié des zones suscite aussi des préoccupations éthiques. Tandis que les restrictions israéliennes seront allégées afin d’assurer un fonctionnement aisé pour des investisseurs étrangers, les industries locales continueront à faire face aux mêmes harassements qui ont paralysé l’industrie palestinienne durant des décennies. Du même coup, les entreprises locales seront comparativement désavantagées.
Que doit-il advenir ?
Les fonds de donateurs et les efforts des Palestiniens seraient mieux placés si de tels investissements étaient ciblés sur des avantages économiques naturels comparativement plus notoires de la Palestine, par exemple le tourisme et l’agriculture, sans essayer de confiner leurs activités à des zones fermées qui, au fil du temps, vont vider de larges surfaces de leurs capacités productives - ceci sans mentionner le fait qu’elles créeront une dépendance structurelle envers la bonne volonté d’Israël à permettre le fonctionnement convenable de ces zones fermées. Dans un pays qui inclut l’Eglise de la Nativité, le Sanctuaire du Saint-Sépulcre, le Dôme du Rocher et des dizaines d’autres points d’attraction touristique, il serait sensé de préserver et développer ces richesses existantes, qui sont un pilier potentiel pour une future économie nationale.
Convertir les industries de la Zone Industrielle d’Atarot en quelque chose de plus complémentaire à la cité historique de Jérusalem, par exemple, pourrait servir à sous-tendre le secteur du tourisme palestinien aussi bien qu’à préserver l’inviolabilité des environs de Jérusalem. Plutôt que de construire des zones industrielles, les intérêts des Palestiniens seraient mieux servis si la zone d’Atarot était restituée au contrôle palestinien. Près du complexe d’Atarot se trouve vacant l’aéroport Qalandiya. Actif avant l’occupation israélienne en 1967, celui-ci serait un élément décisif dans les efforts pour édifier le secteur touristique palestinien.
De même, la confiscation de terre agricole pour laisser place à de vastes projets industriels n’a pas pour seul effet de priver les agriculteurs de leurs moyens d’existence, mais elle ajuste structurellement un segment-clé de la main-d’œuvre qui, au fil du temps, va perdre ses compétences. Le développement agricole en Palestine n’a pas besoin d’une « zone », mais il nécessite plutôt qu’Israël se soumette au droit international, en libérant les ressources hydriques palestiniennes et en supprimant la myriade de restrictions d’accès et de mouvement qui empêchent les personnes et les produits de circuler librement en Palestine et à l’étranger. Essayer de concentrer la croissance agricole dans une « zone » limitée ne fait qu’ouvrir la porte au fait que des agriculteurs extérieurs à la zone se trouvent économiquement destitués par la politique publique, au lieu qu’ils soient aidés de façon égale quelle que soit leur localisation.
Entonner la chanson d’une création massive d’emplois dans des zones industrielles, sans en analyser toutes les ramifications, pourrait se faire au détriment de l’avenir économique et politique de la Palestine. Implanter de telles zones d’activité économique plus près des centres de population, et réhabiliter les secteurs industriels existant à proximité des villes a plus de sens aujourd’hui, compte tenu de la volatilité de la situation politique et du besoin de promouvoir des zones existantes, urbaines ou périurbaines (dont beaucoup représentent des risques sanitaires et environnementaux pour les populations voisines). Un point de départ stratégique serait d’installer des zones de haute-technologie à proximité des campus universitaires. Mieux encore, apporter de tels investissements aux universités elles-mêmes, qui ont un besoin aigu de modernisation et de développement à long terme, aurait un impact plus durable et dissuaderait mieux de l’agitation politique.
Tandis qu’elles peuvent bénéficier à une certaine élite, les zones économiques programmées ne sauraient servir les intérêts stratégiques des Palestiniens. La notion selon laquelle des différends politiques peuvent se résoudre par la création d’emplois est fondamentalement erronée et ne changera pas la réalité : 60% des Palestiniens sont des personnes déplacées dans leur pays ou bien stagnent dans des camps de réfugiés à quelques heures seulement de leurs maisons et de leurs biens ; un million et demi de Palestiniens survivent à Gaza dans les conditions d’un siège ; des centaines de milliers ont été illégalement détenus en Israël ; et l’économie est micro-administrée par une armée étrangère. Les projets de développement proposés par la communauté internationale ne font que normaliser l’occupation illégale, en agissant en partenariat avec Israël pour ajuster ses mécanismes de contrôle.
(Traduit par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)
*Sam Bahour est un expert palestinien en management, qui vit à Ramallah. Cet essai a été rendu possible grâce à une aide partielle de la Fondation Rosa Luxembourg.
CAPJPO-EuroPalestine
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