mercredi 9 juin 2010

Les occupants israéliens volent les fauteuils roulants envoyés aux handicapés de Gaza !

[ 09/06/2010 - 01:19 ]
Gaza – CPI

Les forces israéliennes d'occupation attaquent la flottille internationale « La liberté » ; puis elles volent 500 fauteuils électriques destinés aux handicapés de la bande de Gaza. Ces derniers attendaient ces fauteuils avec impatience. Leur rêve se transforme en cauchemar.
L’occupant m’a tué à deux reprises
L’habitant de Gaza Akram Mansour, 35 ans, a perdu ses deux jambes, lorsqu’un hélicoptère lui avait lancé un missile. Il dit à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’il espérait pouvoir profiter d’un de ces fauteuils apportés par les solidaires internationaux sur la flottille internationale « La liberté » : « Je rêvais d’obtenir un de ces fauteuils électriques qui me permettrait de bouger, d’aller où je veux. L’occupant m’a privé de tout mouvement, en coupant mes jambes avec son missile haineux ».
Il avait vu les fauteuils à la télévision, mais « "Israël" insiste à me tuer à deux reprises. Une fois lorsqu’elle m’a coupé les jambes, et une autre fois quand elle a commis un crime à l’encontre des solidaires qui venaient nous présenter leurs secours humanitaires dont les fauteuils électriques ».
Les pirates sionistes
L’handicapée palestinienne Latifa Nasr, 38 ans, voit son état psychologique empirer, après voir vu son espoir s’envoler, son espoir de voir le rêve d’un fauteuil roulant exaucé. Un fauteuil est nécessaire pour l’aider à aller à la fabrique de prêt-à-porter où elle travaille.
« Nous n’avons qu’Allah (le Tout Puissant) pour punir "Israël" qui m’a privée de tout mouvement, en empêchant ces fauteuils roulants d’arriver dans la bande de Gaza encerclée depuis des années ».
Les handicapés manifestent
Des dizaines d’handicapés de la bande de Gaza sont sortis dans une manifestation pour exprimer leur colère, les larmes aux yeux, envers la politique inhumaine des occupants israéliens et contre le massacre perpétré par leur marine contre des solidaires sans armes de la flottille internationale « La liberté ».
A noter que les bateaux de la flottille portaient plus de dix mille tonnes d’aides médicales et produits de construction, de bois, une centaine de maisons prêtes à installer, des maisons pour des civils qui avaient perdu leurs maisons durant la guerre agressive israélienne menée contre Gaza. Ils apportaient surtout quelque cinq cents fauteuils roulants électriques pour les handicapés de la Bande.
Des handicaps causés par l’occupation
Mustapha Samour, directeur du bureau des handicapés du ministère des affaires sociales, confirme à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que les Israéliens font beaucoup d’handicapés avec leur occupation et leur blocus.
La bande de Gaza souffre du plus haut pourcentage d’handicapés au monde : 4,5% du nombre d’habitants. Les hommes libres du monde ne les oublient pas. Chaque caravane qui passe par là essaie de leur faire quelque chose. Parmi ces gens se trouvent des étudiants qui attendaient ces fauteuils qui peuvent les aider à continuer leurs études et mener une vie décente.
70 000 handicapés
Les responsables du programme de rééducation sociale de la Bande disent que le nombre d’handicapés de la bande de Gaza a atteint les soixante-dix mille personnes, dont six cents ont vu leur sort changer durant la dernière guerre.
Les voleurs occupants
Les Israéliens laissent passer quelques-uns de ces fauteuils, après avoir volé leurs batteries. Mais le gouvernement de Haniyeh a refuser de les recevoir : ils ne servent qu’à duper le monde, une campagne pour détourner l’attention de leur crime pratiqué contre des solidaires internationaux dans des eaux internationales.
Le ministre des affaires sociales a appelé le monde à travailler pour mettre fin au blocus, ouvrir les frontières et tous les points de passage devant les personnes et devants les produits. Il faut désormais dépasser la simple condamnation et aller à l’action : briser le blocus et appliquer les décisions internationales et arabes et celles des organisations humanitaires.

Israël, criminel sans alibi

Le commissaire Kurt Wallanderest, héros de plusieurs polars de l’écrivain suédois Henning Mankell qui se trouvait à bord de la flottille attaquée par Israël, va-t-il mener une nouvelle enquête sur un nouveau crime ?
Oui, Israël est un Etat pirate. Il agit comme tous les corsaires et flibustiers qui attaquent dans les eaux internationales les navires. Les réactions sont diverses avec évidemment des condamnations, mais malheureusement, des tentatives d’atténuer la chose au profit de l’Etat hébreu. Un des principaux témoins de l’attaque sanglante contre la flottille est l’auteur suédois de romans policiers à succès Henning Mankell. Intéressant dans la mesure un auteur du genre qu’on appelle série noire ait pu assister en direct à un crime réel. Réaction : il dit étudier la possibilité d’interdire la traduction en hébreu de ses ouvrages, pour protester contre cette intervention sanglante de l’armée israélienne contre la flottille pour Gaza à laquelle il participait. « Mes livres sont des best-sellers en Israël et je dois réfléchir sérieusement à la possibilité de faire interdire leur traduction en hébreu ». Mankell était l’un des 11 Suédois ayant pris part à la flottille pour Gaza, un convoi humanitaire de six bateaux avec 682 personnes représentant 42 pays, que les commandos israéliens ont attaqué, faisant au moins neuf morts. D’ailleurs, les compagnons suédois de l’écrivain dans la flottille ont qualifié les attaques de « meurtres prémédités ». L’écrivain de 62 ans, dont les ouvrages ont été vendus à plus de 25 millions d’exemplaires dans le monde et dont certains ont été adaptés au cinéma ou à la télévision, a dit avoir du mal à comprendre « la stupidité » de cette attaque. « S’ils (les Israéliens) avaient voulu nous arrêter sans perdre la face, ils auraient pu briser les hélices ou le gouvernail et remorquer les bateaux. Mais se lancer en toute conscience dans une confrontation violente et tuer des gens, je ne le comprends simplement pas », dit l’écrivain. Auteur policier, il ne doit pas s’étonner cependant puisqu’Israël est bien un Etat qui défie les lois internationales comme tous les criminels de ses romans.
En plus, il a dénoncé la disproportion de l’assaut israélien contre la flottille pour Gaza. Et de dire : « Que se passera-t-il l’an prochain lorsque nous viendrons avec des centaines de bateaux ? Tireront-ils une bombe atomique ? ». « Aujourd’hui, nous savons qu’Israël est sur les genoux. Personne n’aurait pu s’attendre à ce que le reste du monde réagisse de cette façon. Ils sont complètement isolés. Les gens en ont tellement assez de cette brutalité et de cette violence que ce pouvoir (israélien) a sur la conscience », a-t-il ajouté. Autre témoin : l’historien des religions Mattias Gardell, à son arrivée à Istanbul dans le groupe de quelque 500 militants expulsés par Israël, a déclaré : « C’était une attaque militaire contre une opération d’aide humanitaire ». Il se trouvait avec son épouse, l’historienne des idées Edda Manga, au bord du Mavi Marmara, l’intervention israélienne a été la plus violente, les passagers ayant affronté les commandos. « J’ai vu le personnel de sécurité du bateau tenter d’empêcher des plongeurs de monter à bord. (...) Puis un de nos camarades a dit que (les soldats) tiraient et avaient tué trois personnes (...) et que nous devions nous jeter à plat ventre. Nous étions sur le pont, nous aurions pu mourir », a raconté de son côté Mme Manga.
Réactions et choses vues qui diffèrent tout à fait de celles d’autres intellectuels qui se veulent des défenseurs inconditionnels d’Israël. A titre d’exemple Bernard Henri Lévy, alias BHL. Dans le blog du Monde diplomatique, on lit : « A la veille de cette action militaire, faisant preuve d’une prescience qui fait partie de ses innombrables qualités, Bernard Henri Lévy déclarait, à Tel-Aviv : Je n’ai jamais vu une armée aussi démocratique, qui se pose tellement de questions morales (haaretz.com, 31 mai) ». Il est vrai que lors de la guerre de Gaza, notre philosophe s’était pavané sur un char israélien pour entrer dans le territoire. Réagissant à l’attaque aujourd’hui, Lévy l’a qualifiée, selon l’AFP, de « stupide » car risquant de ternir l’image d’Israël. Pas un mot de condamnation, pas un mot de regret pour les tués.
Ahmed Loutfi

Le jeu subtil entre Washington et Ankara

La Turquie est bien l’alliée de l’Amérique mais pas au point de l’obliger à condamner Israël pour son acte de piraterie. Un sort qu’elle accepte pour des intérêts plus importants.
Les Turcs sont déçus. C’est ce qu’a exprimé l’ambassadeur de Turquie à Washington, Namik Tan, qui a fait part de sa déception suite à l’absence de condamnation par les Etats-Unis du raid israélien contre la flottille en route vers Gaza. « Il n’y a pas un mot de condamnation, à aucun niveau » de la part des Etats-Unis.
L’assaut de l’armée israélienne, contre une flottille transportant 700 passagers et de l’aide à destination de Gaza, a fait neuf morts civils, huit Turcs et un Américano-Turc. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avait aussi pour sa part spécifiquement demandé au président américain, Barack Obama, de condamner Israël. « Notre déception vient de ce que si (les Etats-Unis) avaient adopté une position différente, en essayant de faire pression sur Israël et (de demander) plus d’explications de la part d’Israël, je pense que les choses se seraient calmées plus vite », a ensuite ajouté M. Tan, tout en assurant que la Turquie et les Etats-Unis n’en demeurent pas moins des amis et des alliés.
Ceci est vrai, plutôt silencieux depuis le début de l’affaire, les Etats-Unis ont peut-être insisté sur la nécessité de relancer la paix au Proche-Orient, mais surtout tout en évitant de condamner directement Israël. Leur rôle semble bien défini. Washington a choisi de continuer à jouer sur les deux tableaux pour tenter de ne pas aller contre l’un de ses deux amis proches. En effet, alliés historiques des deux pays, les Etats-Unis ne devraient pas avoir à choisir entre l’un ou l’autre pays.
Ce n’est peut-être pas une nouvelle politique de la part des Etats-Unis. C’est ce qu’affirme le politologue Mohamad Abdel-Salam qui explique que les Etats-Unis sont capables de gérer des relations de ce type pour ne pas aller contre leurs propres intérêts dans un camp ou dans l’autre. C’est ainsi qu’ils tenteront de faire tourner les relations entre les Israéliens et le monde arabe. « Les Etats-Unis tentent généralement de diriger leur politique au cas par cas, ils ne maintiennent pas un allié ou un ennemi sur toute la ligne. La preuve en est que Washington a affronté dernièrement la Turquie à plusieurs reprises au sujet de l’Iran ou pour des problèmes turcs internes et maintenant pour Israël ». Et d’ajouter : « Israël n’est donc pas le facteur régnant la relation entre la Turquie et les Etats-Unis », explique le politologue.
Cela dit, si les Etats-Unis arrivent à maintenir cet équilibre, il n’est pas question de comparaison quand il s’agit d’Israël. En effet, l’Etat hébreu a toujours été l’allié le plus proche des Etats-Unis et le sera tout le temps. Il n’y a pas de concurrent de ce rang. Cela dit, si les relations américano-israéliennes semblent être fixes, les relations entre les Etats-Unis et la Turquie, elles, ont toujours eu des hauts et des bas.
Béchir Abdel-Fattah, chercheur au Centre des Etudes Politiques et Stratégique (CEPS) d’Al-Ahram, explique que la Turquie a depuis toujours été l’un des proches des Etats-Unis même si elle n’est pas placée au même rang qu’Israël.
Des hauts et des bas
Les relations entre la Turquie et les Etats-Unis ont bien entendu une très longue histoire avec des dimensions et des domaines divers. Historiquement parlant, les relations étroites entre Washington et la Turquie remontent à l’entrée en vigueur, en 1947, de la Doctrine Truman, qui visait à renforcer l’autonomie économique et militaire de ce pays à majorité islamique — un objectif pour lequel les Etats-Unis œuvrent depuis l’ère de la Guerre froide jusqu’à nos jours par le biais d’une diplomatie bilatérale rapprochée et sous forme de partenariat entre deux des plus grandes puissances militaires.
Puis en 2003, les relations entre Washington et Ankara se sont tendues quand le Parlement turc a décidé d’interdire aux forces de la coalition dirigée par les Etats-Unis d’emprunter son territoire pour lancer la guerre contre l’Iraq voisin.
En guise de calmer cette tension, La Turquie et les Etats-Unis se sont tous deux résolus à œuvrer pour la paix au Proche-Orient. En 2008, la Turquie a été l’hôte de pourparlers entre son voisin du sud, la Syrie, et Israël, et elle a joué un rôle-clé dans les négociations qui ont conduit à un cessez-le-feu à Gaza, en début d’année.
Cependant, le climat favorable s’est réellement instauré à l’issue de la visite du président Obama en Turquie. Autant qu’avec l’évocation de la notion « de partenariat modèle » par Obama lors de son allocution devant la Grande assemblée nationale de Turquie, il a été interprété que c’était le commencement d’une nouvelle ère dans les relations entre les Etats-Unis et la Turquie.
D’ailleurs, Obama a bien signalé l’importance que peut représenter la Turquie pour les Etats-Unis en évoquant le rôle-clé que celle-ci pourrait jouer dans les initiatives américaines à l’égard de l’Iran, ce qui constitue un grand défi pour Obama. De plus, la Turquie constitue aussi pour les Etats-Unis un partenaire essentiel en faveur de la stabilisation de l’Afghanistan, ce qui est une priorité capitale de la politique étrangère pour la Maison Blanche. Environ 800 soldats turcs sont actuellement déployés dans le cadre de la mission de paix dirigée par l’Otan en Afghanistan.
Cela dit, que ce soit la Turquie ou les Etats-Unis, tous les deux ont besoin l’un de l’autre, puisque les intérêts de l’un dépendent de la présence de l’autre. Il ne faut donc pas imaginer que les choses iront plus loin. « Si le langage devient sévère de la part des Turcs dernièrement, c’est uniquement pour calmer l’opinion publique. La preuve c’est qu’aucune action concrète n’a été prise jusqu’à présent. D’ailleurs que ce soit les Américains ou les Israéliens, ils le savent très bien et les laissent faire ». Et d’ajouter : « La Turquie a vraiment besoin de la présence américaine pour faire face à l’organisation d’Al-Qaëda. En échange, les Etats-Unis ont besoin de la Turquie pour faire face à l’Iran », explique Béchir Abdel-Fattah.
Que ce soit Israël ou la Turquie, il est vrai que les deux sont des alliés des Etats-Unis, mais à des degrés différents. Mais même si Washington a pu trouver son intérêt chez Ankara, il n’irait jamais contre Israël. « Il est vrai que la présence turque est importante pour les Etats-Unis, mais si elle la contrarie, ils peuvent tout facilement la remplacer par un autre allié aussi important. La Turquie le sait très bien, c’est pour cela qu’elle ne poussera pas trop fort dans cette affaire », conclut Béchir Abdel-Fattah.
Chaïmaa Abdel-Hamid

« Nous sympathisons avec la cause de nos frères palestiniens »

L’ambassadeur de Turquie au Caire, Huseyin Avni Botanali, relève que les relations turco-israéliennes sont entrées dans une phase de vive tension.
Al-Ahram Hebdo : Comment commentez-vous la position de la Turquie envers l’attaque israélienne sur la flottille de la Liberté ?
Huseyin Avni Botanali : Au lieu de faire des remarques personnelles, je préfère mentionner des extraits du communiqué prononcé par le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, devant le Conseil de sécurité au cours de la séance extraordinaire tenue le 31 mai 2010.
« Je suis au Conseil de sécurité aujourd’hui à cause d’une sinistre tragédie, celle d’un Etat membre de cette organisation ayant commis un crime dangereux sans se soucier aucunement des valeurs auxquelles nous nous sommes engagés et que nous avons soutenues depuis la création de cette organisation ... Rien ne justifiait cet acte. Les mesures israéliennes constituent une violation abjecte de la loi internationale ... Le plus simple que l’on puisse dire à leur propos est qu’elles sont considérées comme des actes de piraterie ... L’Etat national qui suit cette voie perd sa crédibilité en tant que membre respectable de la communauté internationale ».
— Et le point de vue de la Turquie envers ses relations avec Israël ? Est-ce que de telles relations peuvent-elles contribuer au règlement du conflit arabo-israélien ?
Malheureusement, durant les derniers jours, les relations turco-israéliennes se sont engagées dans une phase très tendue. Jusqu’à un temps proche, la Turquie intervenait entre Israël et la Syrie pour aider à réactiver tous les axes du processus de paix au Proche-Orient. Or, après l’erreur diplomatique désolante commise du côté israélien contre l’ambassadeur turc à Tel-Aviv, Oguz Celikol, le 12 janvier dernier, nos relations sont entrées dans une phase de tension et de critique. Et l’attaque israélienne contre la flottille de la Liberté a augmenté cette tension. Cependant, je préfère pencher vers l’optimisme mais avec prudence. Après les mesures de correction qui seront entreprises par Israël suite aux derniers incidents, les autorités turques prendraient en considération un nombre d’idées qui peuvent encore être appliquées et exécutées.
Quelle est la vision de la Turquie sur sa position au Moyen-Orient et ses relations avec le monde arabe ?
Nous avons toujours eu des relations équilibrées avec les pays du Moyen-Orient et nous sympathisons avec la cause de nos frères palestiniens et agissons pour le règlement du conflit arabo-israélien. Nous avons toujours soutenu le processus de paix dans tous ses volets. Nous appelons toujours au règlement pacifique. A un certain moment, les observateurs militaires turcs ont été déployés à Hébron et au Liban. Egalement, les forces de maintien de la paix travaillaient avec assiduité tout au long de 7 années consécutives dans les rues de Kaboul. Jusqu’au dernier jour, la Turquie a tenté d’éviter l’ingérence militaire en Iraq. Mais une fois que l’intervention fut incontournable, le Parlement turc a refusé l’entrée des forces étrangères en Iraq via les territoires turcs. La Turquie a pu, grâce à sa croissance économique, devenir graduellement l’un des pays donateurs. Egalement, la politique de « zéro problème » adoptée avec le voisinage s’est élargie pour devenir un vrai slogan pour une complémentarité économique très poussée. Nous voulons une paix dominante, une stabilité et une prospérité sur fond de coopération accrue.
Concernant le forum de coopération arabo-turc qui aura lieu à partir de demain à Istanbul, que débattra-t-il en particulier ?
— La Turquie n’est pas un Etat arabe, mais elle entretient des relations historiques, culturelles, économiques et politiques profondes avec tous les membres de la Ligue arabe. Il y a des siècles entiers d’histoire et de religion communes ainsi que des liens de parenté et un patrimoine commun. Tout cela constitue une plateforme encourageante pour des relations d’intérêt commun.
D’un autre côté, il y a eu, pendant les dernières années, une interaction économique, commerciale et d’investissement encourageante, et ce, en plus d’une concordance des points de vue et d’objectifs communs en ce qui concerne un grand nombre de questions régionales et internationales. Ma réponse à la question est donc que le forum arabo-turc possède un agenda complet permettant la continuité de relations longues et fructueuses.
— A votre avis, quels sont les objectifs que la Turquie veut réaliser par la tenue de ce forum ?
— Le forum a décidé de se réunir plus d’une fois par an. La dernière réunion a eu lieu à Damas en décembre dernier, et depuis la fin de l’année 2009, il y a plusieurs évolutions qui ont eu des répercussions directes sur la région. C’est pour cela que les ministres des Affaires étrangères de la Turquie et des Etats arabes se réuniront avec d’autres ministres et grands responsables pour discuter des questions qui concernent la région. Il est clair que jusqu’à maintenant, nous ne voyons dans le forum qu’une occasion d’exprimer les opinions concernant un nombre de questions. Nous espérons donc qu’il y aura une interaction entre la Turquie et tous les Etats arabes en ce qui concerne des questions économiques, commerciales, culturelles et scientifiques importantes, et que des échanges utiles seront effectués à tous les niveaux. Il est important de mentionner que les deux parties se sont également mises d’accord sur des ateliers de travail portant sur l’activation du tourisme, l’environnement et la sécurité régionale.
— Le Brésil et la Turquie ont proposé une médiation pour régler la crise du nucléaire iranien. Comment la Turquie peut-elle aider dans cette crise ?
L’accord tripartite d’échange de l’uranium avec l’Iran par l’intermédiaire et avec l’aide de la Turquie et du Brésil constitue une nouvelle réalité dans les événements au sujet de l’Iran. Comme le communiqué commun l’a précisé, l’Iran est entré en action et a remis le message d’engagement de sa part à l’AIEA. Maintenant, la question est entre les mains du groupe de Vienne (Etats-Unis, Russie et France), et de l’AIEA, pour répondre au message iranien. Certaines parties concernées par la question critiquent l’accord d’échange sous prétexte que l’administration iranienne tergiversait juste pour gagner du temps tout en continuant à enrichir l’uranium. A plusieurs reprises, le président turc, le premier ministre et le ministre des Affaires étrangères ont annoncé qu’ils ne pensaient pas que les sanctions puissent pousser l’Iran vers un accord global, transparent et permanent. La position de la Turquie est très claire : l’accord tripartite d’échange et le discours de l’Iran ne peuvent constituer de formule finale, c’est plutôt une feuille de route permettant une solution convenable à toutes les parties. Nous comprenons le droit qu’ont les Etats de développer l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, et l’Iran doit convaincre le monde entier et les agences concernées de sa bonne intention en ce qui concerne l’emploi pacifique de l’énergie nucléaire. L’Iran a promis de respecter les procédures préliminaires décidées par l’AIEA et les Etats concernés. , les réactions des agences et des groupes de Vienne détermineront le cours des événements.
Je voudrais ici rappeler qu’à la suite de la guerre du Golfe, les sanctions internationales imposées à l’Iraq ont mené à des répercussions catastrophiques, autant en Iraq que dans tous les pays voisins. Et la Turquie est parmi les Etats qui ont été les plus affectés par des sanctions imposées à l’Iraq. Les pertes accumulées de la Turquie ont été évaluées à 50 milliards de dollars.
Propos recueillis par Magda Barsoum

Non au blocus de Gaza et à l’impunité d’Israël : les manifestations se poursuivent

Publié le 8-06-2010
Nous ne sommes pas rentrés sagement chez nous après les mobilisations de ce week-end. Ci-dessous plusieurs manifestations annoncées cette semaine en France.

Et aussi ce mardi 8 juin à 18 à LENS, Place du Cantin.
CAPJPO-EuroPalestine

Fin d’une relation privilégiée

L’attaque israélienne sanglante contre la flottille de la Liberté a mis à mal les rapports assez étroits entre Ankara et Tel-Aviv en dépit de multiples intérêts communs.
Israël occupera au Proche-Orient une place qui « dépendra de ses actions futures », ainsi philosophe le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, en crise surgie brusquement dans les relations entre Ankara et Tel-Aviv. Depuis l’opération commando menée par l’armée israélienne contre le navire Mavi Marmara, transportant de l’aide en faveur de la bande assiégée de Gaza, les responsables turcs ne tarissent pas de critiques contre Israël. Les 9 morts, tous turcs, et l’autopsie révélant qu’ils ont été tués tous par balles, peuvent expliquer l’ampleur de la réaction. Ils ont été d’ailleurs abattus par une trentaine de tirs à balles réelles de 9 mm, beaucoup ayant été tirées à bout portant. Cinq de ces activistes de paix ont été tués par balles dans la tête, selon le vice-président du Conseil turc de médecine légale. Les mêmes résultats ont révélé qu’un garçon de 19 ans, qui avait aussi la nationalité américaine, a été abattu de cinq coups de feu portés à moins de 45 cm, au visage, à l’arrière de la tête, à deux reprises à la jambe et une fois dans le dos, alors qu’un homme de 60 ans a été abattu de quatre balles : dans la tempe, la poitrine, la hanche et le dos.
Israël pourrait « perdre l’amitié » de la Turquie à cause de cette opération militaire sanglante, a encore annoncé Erdogan. Effectivement, depuis environ une quinzaine d’années, les deux pays nouent des relations d’amitié. La Turquie était le premier pays musulman à reconnaître l’Etat d’Isarël, dès 1949, mais le réchauffement s’est fait notamment au début des années 1990 et particulièrement après les accords d’Oslo, en 1993. Washington faisait pression pour un rapprochement entre les deux pays, encouragé par les perspectives de « potentielle paix », pour briser l’isolement d’Israël. Ankara n’était pas contre une relation plus renforcée avec l’Europe et les Etats-Unis pourrait passer via Tel-Aviv.
C’était alors une coopération militaire au début. Un accord a été signé en février 1996, stimulant des relations aux aspects stratégiques et sécuritaires. Depuis, les entreprises israéliennes ont décroché des contrats assez lucratifs pour équiper l’armée turque. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint l’an dernier 2,6 milliards de dollars.
Les analystes parlaient alors d’un rapprochement naturel et d’un contexte géopolitique, qui tend plus à les faire converger, d’une entente qui pourrait repositionner le pays au Proche Orient. Tel-Aviv avait besoin d’Ankara pour ne pas rester isolé dans une région où il entretient mal ses relations, même avec une Egypte signataire d’un traité commun de paix. Ankara jouait aussi les bons offices entre Israël et plusieurs de ses ennemis. Ce sont les néo-Ottomans qui menaient une médiation entre Damas et Tel-Aviv et cherchaient à patronner des négociations indirectes entre les deux pays.
Mais ces relations longtemps privilégiées n’ont cessé de se dégrader notamment depuis la guerre israélienne contre Gaza fin 2008.
Gaza, prison à ciel ouvert
C’était lent mais notable, même si c’est Ankara qui a réussi à obtenir un cessez-le-feu début 2009. Cette dégradation était surtout provoquée par l’absence d’avancée dans les négociations israélo-palestiniennes et par une ambition diplomatique turque dans la région. Peu de temps après, c’était le coup d’éclat du premier ministre turc à Davos. Une vive altercation a opposé le président israélien, Shimon Pérès, au premier ministre turc, Recep Erdogan, qui a dénoncé les conditions de vie à Gaza, « prison à ciel ouvert ». « Vous avez tué des gens et c’est très mal », a dit Erdogan avant de claquer la porte du sommet, face à Pérès.
Au début de cette année, une nouvelle querelle diplomatique a éclaté, à l’origine un feuilleton turc très populaire intitulé La Vallée des loups et que Tel-Aviv jugeait « antisémite », alors qu’il critiquait la politique israélienne envers les Palestiniens. Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Danny Ayalon, aurait humilié l’ambassadeur turc en Israël et l’affaire s’est soldée par l’envoi d’une lettre d’excuse au premier ministre turc.
Les choses s’arrêtaient là et les dirigeants des deux parties continuaient à échanger le dialogue.
Ce qui s’est passé au large de Gaza fait pourtant preuve de la fin de la relation privilégiée entre Tel-Aviv et Ankara. Cette dernière, dénonçant le « terrorisme d’Etat » a ainsi rappelé son ambassadeur en Israël et annulé des manœuvres militaires communes, la troisième annulation du genre.
Une nouvelle politique étrangère
La Turquie prend davantage de distances à l’égard de son vieil allié, rompant avec sa diplomatie traditionnelle et se rapprochant parallèlement d’autres puissances dans la région. Sa politique étrangère qualifiée souvent de calme et sage semble changer en faveur d’un rôle plus accru, émergeant à l’exemple du Brésil. Elle privilégie désormais une amélioration des relations avec ses voisins comme la Grèce, l’Arménie, l’Iran et aussi le monde arabe. Les relations s’améliorent sans cesse avec Damas et en Iraq, la dynamique turque a su développer ses liens avec Bagdad et, en dépit de la traditionnelle hostilité, avec le Kurdistan iraqien. Le réchauffement se fait également avec les Palestiniens. Erdogan a su entretenir de bonnes relations avec l’Iran et vient de lancer avec le Brésil une médiation sur le nucléaire iranien, sans rompre avec Israël. Il trouvera un moyen de « punir » les Israéliens. Il a réuni un conseil de plusieurs ministres et de responsables militaires pour discuter d’éventuelles représailles contre Israël et il semble décider notamment d’exclure les firmes israéliennes des appels d’offres publics.
Une politique délicate et complexe
Mais l’affaire si symbolique et si sérieuse est peu probable qu’elle dégénère en rupture, surtout que les deux demeurent des alliés stratégiques de Washington. La dégradation de leur relation complique considérablement la politique américaine dans la région, notamment vis-à-vis de l’Iran. « Israël est menacé de perdre son seul ami dans la région qui a le plus contribué à la paix régionale », a dit M. Erdogan au président américain. Ce dernier sait qu’il ne devra pas choisir entre deux importants acteurs et Tel-Aviv va devoir être plus prudent dans l’avenir, car les relations israélo-turques ne seront plus ce qu’elles furent et pour longtemps.
Samar Al-Gamal

mardi 8 juin 2010

Les Pixies annulent leur concert en Israël

Ghassan Bannoura – PNN –
publié le lundi 7 juin 2010.
http://english.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=8292
NDLR :Une grande année pour le Boycott culturel, qui prend de l’ampleur...
06.06.10
Le célèbre groupe de rock The Pixies a annoncé dimanche qu’il ne se produira pas en Israël la semaine prochaine.
Le groupe devait jouer ce mois-ci à un festival en Israël. Sa décision intervient après celle qu’ont prise vendredi le Gorillaz Sound System et les Klaxons.
Le Gorillaz Sound System et les Klaxons ont dit qu’ils annulaient leur spectacle en Israël en raison des derniers évènements de la région. Ils faisaient référence au raid meurtrier d’Israël sur la flottille d’aide humanitaire pour Gaza qui a fait neuf morts et au moins 54 blessés.
Les Pixies ont dit déclaré aujourd’hui : "Nous présentons toutes nos excuses aux fans, mais des évènements indépendants de notre volonté ont conspiré contre nous. Nous ne pouvons qu’espérer des jours meilleurs, qui nous permettront enfin de venir en Israël comme certains l’attendent depuis longtemps."
Plus tôt ce mois-ci, le chanteur mondialement connu Elvis Costello a annulé son concert en Israël en raison de l’occupation de la Palestine et de la façon dont l’armée israélienne traite les Palestiniens. Costello devait faire un certain nombre de concerts en Israël fin juin, et sa décision s’inscrit dans la campagne de boycott d’artistes, comme celles de Jill Scott et Carlos Santana.
Cet artiste britannique d’origine irlandaise a dit sur son site web qu’il annulait ses concerts en raison de la manière dont les militaires israéliens humilient les Palestiniens au nom de la Sécurité Nationale. Costello a ajouté que même s’il est certain de ne plus jamais être invité en Israël, il ne changera pas de conviction pour de l’argent.
Depuis l’attaque meurtrière attaque israélienne de la flottille de Free Gaza, les principales capitales du monde entier connaissent quotidiennement des manifestations de solidarité avec les militants du convoi de bateaux humanitaires et exigent que soit mis un terme immédiat au blocus qu’Israël maintient depuis quatre ans sur la Bande de Gaza.
Tr. MC.
http://www.protection-palestine.org/spip.php?article8980 

Obama ne voulait pas voir Netanyahou la semaine dernière

Je vous livre les confidences d’un diplomate français en Israël, une semaine après l’assaut meurtrier contre la flottille humanitaire, qui a provoqué une crise avec la Turquie et isolé l'Etat hébreu :
« Les responsables israéliens n’ont pas l’air d’avoir compris que quelque chose avait changé. Ils campent sur leur refus d’une commission d’enquête internationale, mais en face, le monde affiche la même détermination. Et la pression monte sur Israël. La proposition de Ban ki-Moon (le secrétaire général de l’ONU, ndlr) est assez précise. Il a suggéré que cette commission comprenne un représentant israélien, un Américain, un Turc, et qu’elle soit présidée par un ancien Premier ministre néo-zélandais, spécialiste des affaires maritimes. Les Américains, après avoir mis la semaine dernière une forte pression sur les Turcs pour que l’ONU adopte une simple déclaration et non une résolution, tiennent aujourd’hui à une commission d’enquête. Comme l’a dit, il y a deux mois, le général David Petraeus, certains agissements israéliens mettent en danger les intérêts américains au Moyen-Orient. Les Israéliens n’ont pas compris que la période Bush était révolue. Ils ont pensé que l’administration américaine couvrirait encore une fois leurs agissements. Mais ce n’est plus Bush qui est à la Maison Blanche. Ils ont commis le faux pas de trop. Ils se sont dits : on a eu raison de l’opposition américaine sur le gel de la colonisation; on a eu raison de la colère de Joe Biden après sa visite à Jérusalem pendant laquelle Israël a annoncé de nouveaux logements dans les colonies, il n’y a donc pas de raison que cela change. Mais d’après ce que nous savons, ce n’est pas Benjamin Netanyahou qui a annulé la semaine dernière sa visite à Washington auprès d’Obama, c’est ce dernier qui lui a demandé de ne pas venir le voir. Barack Obama ne tenait pas à se montrer avec Bibi ».  

Le physicien nucléaire iranien Shahram Amiri révèle son enlèvement par la CIA

08 Juin 2010 09:44 
FarsNews - Chercheur à l'Université Sanaati Malek Ashtar, et physucien nucléaire Shahram Amiri qui a été enlevé l'année passée à Médine, a révélé, dans un message audio-visuel comment il a été kidnappé par la CIA et les services secrets saoudien et emmené aux Etats-Unis. Selon ce document audio-visuel diffusé hier soir par la Radiodiffusion iranienne, Shahram Amiri a expliqué qu'il se trouve actuellement "dans la ville de Tucson, en Arizona" (sud-ouest des Etats-Unis). Il affirmé qu'il a été enlevé en juin 2009 à Médine, en Arabie saoudite, lors d'une opération conjointe entre les équipes de terreur et d'enlèvement de la CIA et des Renseignements saoudiens. Ce physicien iranien affirme qu'après avoir été enlevé, il "a été emmené dans une maison quelque part en Arabie saoudite". "On m'a fait une piqûre pour m'endormir et lorsque je me suis réveillé, j'étais à bord d'un avion vers les Etats-Unis", raconte-t-il. "Depuis huit mois que je suis gardé aux Etats-Unis, j'ai subi les pires tortures et pressions morales de la part des agents américains qui me gardaient", dit-il. "Leur objectif est de m'obliger à accorder une interview à une des grandes chaînes de télévision américaine pour dire que je suis quelqu'un d'important dans le programme nucléaire iranien et que j'ai demandé l'asile aux Etats-Unis", explique encore Shahram Amiri. "Je devais dire que j'étais en possession de documents importants et d'un ordinateur contenant des informations secrètes", ajoute-t-il.  

La délégation du Parlement arabe arrive à Gaza pour s'y informer de la situation humaine

06 Juin 2010
Gaza / Mme Houda Ben Amer, présidente du Parlement arabe, a exhorté la communauté internationale à œuvrer sérieusement pour briser le blocus imposé à la bande de Gaza et à traduite en justice les criminels de guerre israéliens pour leurs crimes abominables contre le peuple palestinien et ses sympathisants.
Présidant la délégation du Parlement arabe qui était arrivée aujourd'hui à Gaza pour une visite de solidarité avec les Palestiniens assiégés dans la bande, Mme Ben Amer a appelé, dans une allocution qu'elle a prononcé à l'arrivée de la délégation à la bande, à l'arrêt immédiat de la normalisation et de la négociation avec l'occupation israélienne ainsi qu'à la consécration de la culture de la résistance sous toutes ses formes contre l'occupation israélienne.
Mme Ben Amer a incité à la mise en examen des soldats de l'occupant israélien qui avaient agressé les solidaires de la flottille de la liberté, tout en appelant à la révision des relations avec certains pays qui sont partiaux en faveur d'Israël au détriment des justes questions arabes.
Mme Ben Amer a exprimé la déception du Parlement arabe vis-à-vis du communiqué issu du Conseil de Sécurité qui confirme sa partialité et son incrédibilité "la chose qui a assuré une couverture à l'ennemi israélien pour persister dans ses agressions contre les Palestiniens".
Mme Ben Amer a incité les Palestiniens à la réunification nationale palestinienne pour l'affrontement de l'agression israélienne visant les Palestiniens.
Elle a appelé à la mise en route des convois maritimes, terrestres et aériens pour le brisement du blocus israélien de la bande de Gaza et la réouverture de tous les passages.
De son côté, M.Aziz al-Dweik, président du Conseil législatif palestinien, a affirmé que l'occupation israélienne se considère hors la loi "au point où il défie le monde tout entier", appelant à cet effet les Parlementaires dans le monde à œuvrer avec assiduité pour la levée du blocus imposé à Gaza.
D'autres parlementaires arabes ont affirmé que la piraterie israélienne contre la flottille de la liberté a mis à nu les pratiques abominables de l'occupation israélienne et mis en relief la solidarité mondiale avec la cause palestinienne.
Ils ont affirmé que Gaza s'est transformé en un centre de la résistance et un phare pour les libres dans le monde tout entier.
Notons qu'une délégation du Parlement arabe est arrivée aujourd'hui à Gaza dans le but de s'y informer de la situation humaine tragique dans lequel vivent les Palestiniens.
Dans une déclaration faite aux journalistes au Caire, Mme Aïcha al-Manaï, doyenne de la faculté de la Charia et des études islamiques de l'Université du Qatar, et membre du Parlement arabe, a affirmé que la revendication arabe essentielle est la levée du blocus injuste imposé à Gaza, indiquant que les Arabes cherchent toujours à la paix et non à la guerre.
Elle a vivement critiqué le fait que le président américain Obama n'a pas pu condamner le massacre abominable contre la flottille de la liberté "pour cela il est indispensable que la Communauté internationale joue un rôle efficace pour obliger Israël à se conformer aux résolutions de la légalité internationale".
Notons que la délégation du Parlement arabe regroupe /43/ personnalités, dont des Syriens. Il avait décidé au terme de ses travaux hier au Caire d'envoyer une délégation à Gaza pour exprimer sa solidarité avec les Palestiniens assiégés.
R.Jorf 
http://www.sana.sy/fra/55/2010/06/06/291850.htm 

Cas de Helen Thomas: Les sionistes veulent museler la presse

08 Juin 2010 09:14 
IRIB - La doyenne des correspondants américains est sous un feu roulant de critiques pour avoir dits aux Juifs d’Israël de "rentrer chez eux, en Pologne, en Allemagne…". Helen Thomas, qui faisait trembler par ses questions sans ambages et avisées les porte-parole de la Maison Blanche, a vu aussi son salaire bloqué. Le 4 août prochain, Helen Thomas doit fêter ses 90 ans et comptait bien encore prolonger son record de longévité dans la salle de presse de la Maison Blanche (elle y a couvert tous les présidents depuis Kennedy).
La journaliste américaine Helen Thomas a posé le 4 juin au porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs une de ses questions qui l'a laissé tout perplexe. Alors que les émissaires des sionistes ne se lassaient de soutenir l'assaut des commandos israéliens contre la flottille de la paix, Helen Thomas n'est pas allée par les quatre chemins lorsqu'elle a dit au porte-parole d'Obama, si un autre pays qu'Israël avait commis ce crime, vous auriez agi durement envers lui; comment se fait-il que votre attitude vis-à-vis d'Israël est si faible et si neutre?  

Manifestations anti-sionistes au Sénégal

07 Juin 2010 21:44 
IRIB - Plusieurs organisations de femmes ont dénoncé, lundi, au cours d'un rassemblement, à Dakar, le raid israélien contre la "flottille de la liberté", à destination de Gaza. "Libérez Gaza!" "Israël, assassin!", ont scandé une cinquantaine de femmes rassemblées devant le bâtiment du ministère des Affaires étrangères, dans le centre de Dakar, près de l'ambassade d'Israël. Presque toutes habillées en blanc, les manifestantes brandissaient des écriteaux et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Pour un règlement définitif de la question palestinienne" ou encore "Non à l'impunité d'Israël". La manifestation, à laquelle ont pris part quelques députées et intellectuelles, était organisée par 17 organisations, dont l'Association des femmes de l'Afrique de l'Ouest (Afao), l'Association des femmes juristes sénégalaises et le Conseil sénégalais des femmes (Cosef). A la fin de la manifestation, les femmes ont lu une déclaration demandant "aux Nations unies de prendre des sanctions sévères, pour la levée immédiate du blocus de Gaza".  

Les manifestations anti-israéliennes se poursuivent en Italie

07 Juin 2010 21:29 
IRIB - Une semaine après l'assaut de la marine israélienne contre la flottille d'aide humanitaire, à destination de Gaza, les manifestations se poursuivent, toujours, dans différentes villes d'Italie, manière de condamner ce crime et de demander la levée immédiate du blocus imposé à Gaza. A Rome, la capitale, des centaines de personnes sont descendues dans les rues du centre-ville. Pour exprimer leur indignation vis-à-vis du régime usurpateur et criminel sioniste, ils scandaient des slogans comme "Nous sommes tous des Gazaouis", et "Il faut mettre fin aux crimes israéliens" et surtout, "La Palestine appartient aux Palestiniens et Israël doit en sortir".  

Moscou, théâtre de manifestations anti-sionistes

07 Juin 2010 22:27 
IRIB - Dans la foulée des protestations mondiales contre l'attaque criminelle de la marine israélienne contre la "flottille de la liberté", une manifestation a été organisée, devant l'ambassade du régime sioniste, à Moscou. Selon la chaîne de télévision Russia Al-Yaum, les participants à la manifestation, devant l'ambassade du régime sioniste, à Moscou, scandaient des slogans condamnant l'assaut israélien contre le convoi d'aide humanitaire qui se dirigeait, le 31 mai, vers Gaza, dans les eaux internationales. Ils demandaient, surtout, la levée du blocus de Gaza. Des représentants de différents groupes politiques russes et ceux, également, d'associations arabes basées à Moscou, figuraient, dans les rangs des manifestants.  

Agression et black-out

Edition du 8 juin 2010
A tous ceux qui refusaient de s’exprimer sur l’agression contre des bateaux humanitaires et croyaient trouver une espèce de sortie, Israël vient d’opposer un niet catégorique. C’est simple, il n’y aura pas d’enquête de quelque nature qu’elle soit, et surtout pas telle que souhaitée par l’ONU, sauf si elle est menée par Israël. Mais comme celui-ci a donné sa version des faits, une telle demande devient sans objet, pour les Israéliens bien entendu, et tous ceux qui soutiennent sa version des faits en accréditant la violence israélienne, même si elle est qualifiée d’excessive ou de disproportionnée.
Une manière de réécrire le droit international, et celui de la mer en particulier, pour qui, toute attaque dans les eaux internationales est considérée comme un crime. Pas question alors de s’interroger sur la réaction des passagers, au demeurant tout à fait normale, sachant qu’ils ont été attaqués et qu’ils avaient le droit de se défendre, ce qu’ils n’ont pu faire, faute de moyens, comme l’ont assuré les pays de départ de la flottille. Ces éléments suffisaient pour douter de l’utilité d’une enquête, sur laquelle, rappelle-t-on, le Conseil de sécurité est demeuré vague, sinon sur un incroyable quiproquo quant à sa composition et l’étendue de ses prérogatives.
Un projet mort-né devrait-on dire, mais cela n’a pas empêché Israël de persister dans son intransigeance, en déclarant son rejet de toute initiative de ce genre. Son ambassadeur aux Etats-Unis a précisé que si le gouvernement israélien discutait avec le président américain, Barack Obama, de « la manière dont sera mise en place une enquête interne », Israël n’avait aucune intention d’accéder à la demande de nombreux pays et d’accepter une enquête indépendante sur le massacre commis le 31 mai par son armée. Cet ambassadeur ne s’est pas contenté d’annoncer seulement ce refus. Il a aussi affirmé que son gouvernement ne présenterait pas ses excuses à son homologue turc, et estimé que l’attaque qui avait mis le monde en émoi n’avait pas tendu les relations d’Israël avec l’Administration américaine. « Pendant tous ces jours de discussions avec l’Administration, je n’ai pas entendu une seule critique ou un propos rancunier », a-t-il assuré.
Forcément attentifs aux réactions israéliennes, les dirigeants turcs, qui ont déclaré que plus rien ne sera comme avant, ont annoncé hier qu’il n’y aura pas de normalisation des relations entre la Turquie et Israël en cas de refus d’une enquête. Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a rappelé que « la création de la commission prévue par le droit international et proposée par les Nations unies », est un appel au bon sens en quelque sorte, également lancé par d’autres pays connus pour être proches d’Israël. « S’ils n’acceptent pas cette commission, cela voudra dire qu’ils ont certaines réalités à cacher », a estimé le chef de la diplomatie turque.
Quant à la question de savoir que deviendrait la coopération militaire turco-israélienne, basée sur un accord liant les deux pays depuis 1996, M. Davutoglu a dit que la Turquie « continue d’examiner cette question ». La Turquie a fait savoir vendredi qu’elle allait réduire ses liens économiques et d’industrie de défense avec Israël, mais la coopération bilatérale ne sera pas entièrement gelée. Mais plus globalement, quelle sera la réaction internationale, certains pays se montrant particulièrement contrariés dans leur politique, par l’agression israélienne ?
Par Mohammed Larbi