samedi 20 mars 2010

Appel d’un groupe de Palestiniens chrétiens

publié le vendredi 19 mars 2010
Conseil oecuménique des Eglises

 
S’élevant contre l’occupation, un groupe de chrétiens palestiniens, après avoir prié, réfléchi et échangé sur leur épreuve liée à l’occupation israélienne, expriment une "parole de foi, d’espérance et d’amour". Ils adressent à leurs frères et sœurs dans toutes les Eglises la question suivante : pouvez-vous nous aider à retrouver notre liberté ? Ainsi seulement vous aiderez les deux peuples de cette terre à parvenir à la justice, à la paix, à la sécurité et à l’amour.
L’appel, intitulé "Un moment de vérité" et publié lors d’une réunion qui s’est tenue le 11 décembre à Bethléem, intervient alors que de nombreux Palestiniens ont le sentiment de se trouver dans une impasse. Il fait écho à une démarche similaire engagée par les Eglises sud-africaines au milieu des années 1980, au paroxysme de la répression sous le régime d’apartheid. Cet appel avait permis de galvaniser les Eglises et l’opinion publique à travers un effort concerté qui avait fini par entraîner la chute de l’apartheid.
Les auteurs du document - le patriarche émérite Michel Sabbah, du Patriarcat latin de Jérusalem, l’évêque luthérien de Jérusalem Munib Younan, l’archevêque Theodosios Atallah Hanna de Sebastia, du Patriarcat orthodoxe grec de Jérusalem et 13 autres théologiens des diverses Eglises chrétiennes de Palestine - interpellent les responsables politiques des sociétés palestinienne et israélienne, la communauté internationale et leurs "frères et sœurs dans nos Eglises". Ils leur demandent de jouer un rôle pour répondre à l’aspiration à la liberté du peuple palestinien et insistent sur la nécessité urgente d’une paix établie dans la justice.
Un présent d’oppression
Exprimant leur douleur, les signataires de l’appel dénoncent le non aboutissement des promesses sur la paix dans la région. Ils attirent l’attention du monde sur le mur de séparation érigé en territoire palestinien, le blocus de Gaza, les ravages causés à leurs terres par les colonies israéliennes, l’humiliation aux points de contrôle, les restrictions en matière de liberté religieuse et le contrôle des accès aux lieux saints, le sort des réfugiés attendant leur droit au retour et des prisonniers croupissant dans les prisons israéliennes, le mépris manifeste d’Israël pour le droit international ainsi que la paralysie de la communauté internationale face à cette tragédie.
Rejetant l’argument de la légitime défense avancé par Israël pour justifier ses agissements, ils déclarent sans ambiguïté que s’il n’y avait pas d’occupation, "il n’y aurait pas de résistance ; il n’y aurait eu non plus ni peur ni insécurité."
Pour l’espérance, la justice et l’amour
Selon eux, "Dieu nous a créés non pour que nous nous disputions et nous affrontions," mais pour "édifier ensemble cette terre, par notre amour et notre respect mutuel." Ils ajoutent croire que leur terre "a une vocation universelle" et affirment que "la promesse de la terre ne fut jamais un titre d’appropriation politique. Elle est plutôt une introduction au salut universel". Par ailleurs, le "lien avec cette terre est une question existentielle. Ce n’est pas seulement une question d’idéologie ou de théorie théologique", disent-ils. En outre, ils rejettent toute utilisation de la Bible pour légitimer ou soutenir des choix et des positions politiques qui se fondent sur l’injustice.
Qualifiant l’occupation des terres palestiniennes de péché à l’encontre de Dieu et de l’humanité, ils s’accrochent fermement aux signes d’espoir, tels que les "centres locaux de théologie" et les "nombreux dialogues interreligieux", affirmant que ces signes apportent de l’espoir à la résistance à l’occupation. Dans une approche pacifique, la résistance est autant un droit qu’un devoir, car elle a la capacité de hâter le moment de la réconciliation. Or cette résistance doit suivre la logique de l’amour. Elle doit être créative, c’est-à-dire qu’il lui faut trouver les moyens humains qui parlent à l’humanité de l’ennemi lui-même. Le Christ nous a donné un exemple à suivre. Nous devons résister au mal, mais il nous a enseigné de ne pas résister au mal par le mal.
Entrer en résistance
Le groupe affirme que le moment présent exige de se repentir pour les actions passées - soit pour avoir recouru à la haine en tant qu’instrument de résistance, soit en s’étant montré indifférent ou en ayant vu la situation à travers le prisme de positions théologiques erronées - et appelle la communauté internationale et les Palestiniens à faire preuve de fermeté. "Venez et voyez", appellent-ils, afin de "faire connaître la vérité".
Ils demandent à la communauté internationale de cesser la pratique "des deux poids, deux mesures" et d’appliquer à toutes les parties les résolutions internationales qui ont trait à la question palestinienne. Car l’application de la loi internationale aux uns et sa non-application aux autres laisse la porte grande ouverte à la loi de la jungle. Ils précisent : "Nous vous invitons aussi à écouter l’appel des organisations civiles et religieuses pour commencer à appliquer à l’égard d’Israël le système des sanctions économiques et du boycott. Nous le répétons encore une fois, il ne s’agit pas de se venger, mais de parvenir à une action sérieuse pour une paix juste et définitive, qui mette fin à l’occupation israélienne des Territoires palestiniens, et qui garantisse la sécurité et la paix à tous".
Ils concluent avec émotion : "En l’absence de tout espoir, nous faisons entendre aujourd’hui notre cri d’espoir. Nous croyons en un Dieu bon et juste. Nous croyons que sa bonté finira par triompher sur le mal de la haine et de la mort qui règnent encore sur notre terre. Et nous finirons par entrevoir une "terre nouvelle" et un "homme nouveau", capable de s’élever par son esprit jusqu’à l’amour de tous ses frères et sœurs qui habitent cette terre."
* Résumé établi à partir d’un texte du Conseil œcuménique des Eglises : http://www.oikoumene.org/fr/nouvell...
Le texte complet de l’appel peut être trouvé par exemple aux adresses suivantes :

Le quartette exhorte Israël à « geler toutes les activités de colonisation »

20/03/2010
Hier, à Jérusalem, de jeunes Palestiniens ont joué au chat et à la 
souris avec les soldats et les policiers israéliens, jetant des pierres 
tandis que les forces de sécurité ripostaient à coups de grenades 
lacrymogènes. David Furst/AFP
Hier, à Jérusalem, de jeunes Palestiniens ont joué au chat et à la souris avec les soldats et les policiers israéliens, jetant des pierres tandis que les forces de sécurité ripostaient à coups de grenades lacrymogènes. David Furst/AFP
Réuni à Moscou, le groupe veut un accord entre les deux parties d'ici à 24 mois.
« Le quartette exhorte le gouvernement israélien à geler toutes les activités de colonisation, y compris (destinées à) la croissance démographique naturelle, à démanteler tous les avant-postes construits depuis mars 2001 et à s'abstenir de procéder à des démolitions et des expulsions à Jérusalem-Est », a déclaré le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, lisant la déclaration issue de la réunion du quartette à Moscou.
Le groupe a aussi appelé à la reprise des négociations pour que d'ici à 24 mois intervienne un accord ayant « pour effet l'émergence d'un État palestinien indépendant, démocratique et viable, qui vivrait en paix et en sécurité au côté d'Israël et de ses autres voisins ». La diplomatie israélienne a répondu au quartette (États-Unis, Russie, Union européenne, ONU) de manière peu amène, le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, jugeant que cet appel « éloignait les perspectives de paix » au Proche-Orient : « On ne peut pas imposer artificiellement un règlement et un calendrier irréaliste. Cela ne fait qu'éloigner les perspectives de paix. » L'Autorité palestinienne s'est de son côté félicitée de la déclaration du quartette et a exprimé son espoir de voir cet appel se traduire en actes, selon le négociateur palestinien Saëb Erakat. Il a en outre accusé le gouvernement israélien de « continuer à tromper la communauté internationale en disant avoir arrêté ses appels d'offres (pour la construction de logements dans des colonies) alors que la colonisation se poursuit sur le terrain ». « Le communiqué du quartette, dans lequel il a exhorté Israël à cesser toutes les activités de colonisation y compris la croissance naturelle, est très important, mais ce qui est plus important est de voir Israël s'y plier pour que le processus de paix puisse redémarrer », a indiqué de son côté le chef de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas dans un communiqué.
Le quartette s'est d'autre part dit « profondément préoccupé par la détérioration continue à Gaza, notamment la situation humanitaire et les droits de l'homme de la population civile ».
La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, Ban Ki-moon et le représentant du quartette Tony Blair participaient à la réunion à Moscou.
Après quinze mois d'impasse, les négociations entre Israël et les Palestiniens étaient sur le point de reprendre la semaine dernière, sous l'égide des États-Unis. Mais l'annonce de la construction par Israël de 1 600 nouveaux logements dans le secteur oriental annexé de Jérusalem, survenue en pleine visite du vice-président américain Joe Biden en Israël, a provoqué le retrait immédiat des Palestiniens, ainsi que l'ire de Washington. M. Lieberman a jugé hier que la balle était dans le camp palestinien. Celui-ci se doit de « prouver » son intérêt pour des négociations directes avec Israël, qui a déjà « fait des gestes significatifs », a-t-il dit en allusion au moratoire de dix mois sur la construction des colonies, hors Jérusalem-Est annexée.
Le négociateur américain George Mitchell est attendu au Proche-Orient ce week-end, où il doit s'entretenir avec le chef du gouvernement israélien et le président de l'Autorité palestinienne.
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a exprimé pour sa part sa « sérieuse préoccupation » après cette annonce de construction de nouveaux logements. Par ailleurs, une réunion entre l'UE et Israël est prévue la semaine prochaine à Bruxelles. Selon une source diplomatique européenne de haut rang, la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, « a fait savoir aux représentants des 27 États européens que les conditions n'étaient pas réunies » pour que cette réunion, un conseil d'association entre UE et Israël, ait lieu.
Sur le terrain, des accrochages ont eu lieu entre manifestants palestiniens et forces israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, lors de protestations contre la colonisation juive après les prières du vendredi. En outre, une roquette a été tirée par un groupe armé palestinien contre Israël à partir de la bande de Gaza sans faire ni victime ni dégât, a indiqué l'armée israélienne. Enfin, des avions israéliens ont bombardé tôt hier plusieurs cibles dans la bande de Gaza, faisant deux blessés légers. 

Bahar appelle la nation toute entière à faire face aux projets sionistes

[ 19/03/2010 - 19:37 ]
Gaza – CPI

Dr. Ahmed Bahar, premier vice-président du Conseil Législatif Palestinien, a appelé la Ligue Arabe et la Conférence Islamique à une intervention immédiate pour faire face aux projets sionistes visant la ville d'Al-Quds et la sainte mosquée d’Al-Aqsa et tous les lieux saints. Il faut un programme concret basé sur les axes politique, médiatique, juridique et populaire, un programme destiné à protéger les lieux islamiques saints.
Dans un message dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, hier jeudi 18 mars 2010, Bahar a insisté sur la nécessité de mettre à nu les projets sionistes et de porter plainte devant les tribunaux internationaux contre les dirigeants de l’occupation israélienne, les criminels de guerre.
La colonisation est en escalade, surtout dans la ville d'Al-Quds. Bientôt, la ville sera judaïsé et hors de toute négociation.
Les occupants israéliens sont allés plus loin, en annexant la mosquée Al-Ibrahimi, dans la ville d’Al-Khalil, et la mosquée dans la ville de Bethléem à la liste du patrimoine juif. C’est un grand défi aux droits et aux sentiments de notre peuple palestinien et de notre nation arabo-islamique.
Ce qui se passe actuellement est très dangereux, dit Al-Bahar. Les occupants israéliens s’emparent de droits nationaux palestiniens et imposent une nouvelle donne, compliquant le dossier de la cause palestinienne.
Bahar a appelé les parlements arabes et islamiques à jouer un rôle central et à concentrer leurs efforts pour soutenir la mosquée d’Al-Aqsa et les lieux saints. La nation arabo-islamique porte la responsabilité de la défense de la Palestine et de ses lieux saints. Sauver la Palestine devra être sur la liste dse priorités du sommet arabe.

Appels destinés au Quartette et à l’Union Européenne pour lever le siège de Gaza

[ 19/03/2010 - 18:10 ]
Gaza – CPI

Le député du Conseil Législatif Palestinien Jamal Al-Khodri, président de la campagne populaire pour briser le blocus, a appelé le Quartette à prendre une décision courageuse pour mettre un terme au siège de Gaza.
Dans un communiqué dont notre Centre Palestinien d’Information (CPI) a reçu une copie, hier jeudi 18 mars 2010, Al-Khodri a salué la visite de Catherine Ashton, haute représentante de l’Union Européenne pour les Affaires étrangères, dans la bande de Gaza. Mettre fin au blocus est une affaire de morale, une affaire humaine et légitime.
Mille jours de blocus ont apporté leur lot de souffrances. Il faut l’arrêter pour rendre la vie normale à un million et demi d’âmes.
Il a aussi salué la décision d’Ashton de transmettre ce qu’elle avait vu dans la bande de Gaza au Quartette qui se réunit aujourd’hui dans la capitale russe Moscou.
Dans le même contexte, dans une rencontre avec Ashton, effectuée hier jeudi après-midi, plusieurs représentants de la société civile palestinienne ont confirmé que le siège de Gaza représente un crime contre l’humanité, une sorte de sanction collective. Ce blocus vient frapper la vie économique, politique et humanitaire de la Bande. Ils confirment que la région ne connaîtra la paix qu’après le départ de l’occupation et l’installation de l’Etat palestinien indépendant avec la ville d'Al-Quds comme capitale.
Les représentants de la société civile ont appelé l’Europe à réagir sur tous les niveaux pour faire tomber le mur de séparation discriminatoire.

Ashton appelle à lever le blocus de Gaza

[ 19/03/2010 - 13:10 ]
Gaza – CPI

Catherine Ashton, haute représentante de l’Union Européenne pour les Affaires étrangères, dans une conférence de presse donnée hier jeudi 18 mars 2010, à Gaza, a confirmé que sa visite dans la bande de Gaza était très importante pour elle. Elle a personnellement pu se rendre compte des conditions inhumaines dans lesquelles vivent ses habitants. Elle est venue dans la Bande pour rencontrer des responsables de l’ONU et connaître leurs efforts et leurs programmes destinés à venir en aide aux habitants.
Ashton a souhaité voir sa visite donner ses fruits, en aidant les habitants de la bande de Gaza à améliorer leurs conditions très difficiles. Elle a confirmé qu’elle transmettrait ses impressions au Quartette lors de sa réunion prévue aujourd’hui vendredi dans la capitale russe Moscou.
Il y a beaucoup à faire pour mettre fin aux souffrances des habitants de la Bande, dit elle. L’Union Européenne souhaite trouver une solution pacifique pour la région, a-t-elle ajouté.
Le mandataire général de l’UNRWA a dit pour sa part que Ashton portera un message parlant des souffrances des habitants de Gaza à l’Union Européenne et à la communauté internationale.

Les coups portés par l’Autorité Palestinienne à Richard Falk et Richard Goldstone

Publié le 19-03-2010
Nadia Hijab dénonce le comportement de l’Autorité palestinienne à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme, et notamment de Richard Falk et Richard Goldstone.

"Le coup perfide porté par l’AP aux défenseurs des droits de l’homme
L’autorité palestinienne a sapé la mission d’établissement des faits du juge Richard Golstone dans la Bande de Gaza et demande maintenant à Richard Falk, rapporteur spécial de l’ONU de démissionner. (MaanImages/POOL/ Nations Unies)
Ils viennent des antipodes, mais ils ont beaucoup en commun : juifs ; spécialistes et défenseurs passionnés du droit international, ils servent tous deux de ballons de boxe pour Israël et l’Autorité palestinienne. Au coeur des campagnes dont ils sont la cible, se joue l’avenir du droit de la guerre.
Richard Goldstone, dont la stature est devenue véritablement internationale quand il était Procureur en Chef dans les tribunaux pour la Yougoslavie et le Rwanda, a été écorché par Israël et ses alliés depuis que son équipe a présenté le rapport sur la guerre de Gaza comme suite à la demande du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en septembre 2009. Les insultes se succèdent en cascade (parmi les attaques les plus modérées, on citera : le rapport est « truffé de mensonges, » et « il a utilisé sa judéité pour compromettre la sécurité d’Israël ») ; elles n’épargnent pas sa famille et ont blessé ce juge publiquement stoïque.
Richard Falk, professeur émérite à Princeton University et rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, subit les attaques d’Israël depuis des années. Mais à présent, la campagne a pris un nouveau tournant et c’est l’Autorité palestinienne qui le traîne dans la boue. Ce coup-là est peut-être le plus bas d’entre tous.
L’AP frappe de façon plus discrète. Elle a tranquillement suggéré à Falk de démissionner. Elle prétend notamment que Falk ne peut pas faire son travail parce qu’Israël ne l’autorise pas à entrer dans le pays ; l’on aurait pourtant pu penser que c’était là une raison de plus pour le défendre.
En outre, l’AP a demandé que le Conseil des droits de l’homme enlève le rapport de Falk de l’ordre du jour du 22 mars et « le reporte » au mois de juin, ce qui a été fait. Le représentant auprès de l’ONU à Genève désigné par l’AP insiste sur le fait qu’il y a simplement des rapports plus importants que celui de Falk à l’ordre du jour — mais il dit en même temps que l’AP a « beaucoup » de réserves au sujet de ce rapport. En fait, il semble bien que l’AP n’a pas aimé que Falk mentionne le Hamas dans son rapport et qu’il ait auparavant critiqué la tentative faite par l’AP de « reporter » l’examen du rapport Goldstone en septembre sous la pression d’Israël et des Etats-Unis. À cause du tollé général qu’elle a soulevé parmi les Palestiniens, cette décision a été renversée.
Pour Falk et Goldstone, les attaques sont dures à encaisser. Celles-ci lacèrent le tissu même du droit international et des mécanismes mis en place pour le faire appliquer. Le Conseil des droits de l’homme a pris une pente glissante en acceptant de reporter l’examen du rapport Falk. Au lieu d’écouter l’AP (et l’Egypte) le Conseil aurait dû soutenir son rapporteur spécial. S’il commet l’impensable et relève Falk de ses fonctions parce que l’AP n’en veut pas, le système des rapporteurs spéciaux indépendants s’en trouvera miné, tout comme il le serait si le Conseil cédait à la pression israélienne ou étasunienne.
La sape du rapport Goldstone serait un coup tout aussi dur pour le système des droits humains. Plusieurs rapports précédents ont réclamé l’application du droit international dans le conflit israélo-arabe ; il y eu notamment l’avis de la Cour internationale de Justice, qui a fait date, sur l’illégalité du mur de séparation israélien en Cisjordanie. Toutefois, le rapport Goldstone a été publié à un moment où les gens sont prêts à écouter, raison pour laquelle Israël le combat avec tant de férocité et sur tant de fronts.
Sur un de ces fronts, Israël essaye de modifier le droit international lui-même, ainsi que le révèle Jeff Halper, avocat israélien des droits de l’homme, dans un article important intitulé « The Second Battle of Gaza" (Alternative Information Center, 22 février 2010). Halper identifie les personnalités israéliennes qui mènent la campagne « pour changer le droit international — ce dont profiteront d’autres Etats menant des « guerres contre la terreur » — de manière à pouvoir poursuivre effectivement la guerre contre des peuples sans que ceux-ci bénéficient de la légitimité et de la protection dont jouit l’adversaire qui n’a pas qualité d’Etat. »
Personne n’est aussi conscient des dangers courus par le droit international que les défenseurs palestiniens des droits humains. Leurs organisations se sont regroupées pour soutenir la mise en application du rapport Goldstone ainsi que pour protéger Falk et le rôle qu’il joue.
Le mois dernier, 11 groupes palestiniens de défense des droits de l’homme ont écrit à la haute commissaire aux droits de l’homme, Navi Pillay, pour dire leur consternation devant les actions entreprises par l’AP contre Falk, dont les rapports ont fourni « des instruments puissants pour la défense des droits du peuple palestinien. » Ils ont instamment demandé à Pillay de fournir tout son soutien à Falk. Ils l’ont également invitée à renforcer l’indépendance des rapporteurs spéciaux des Etats membres de l’ONU afin de protéger la propre crédibilité de l’ONU.
Récemment, 19 groupes palestiniens ont écrit au Président de l’AP, Mahmoud Abbas, pour critiquer le traitement réservé à Falk et signaler les répercussions de cette attitude pour les droits humains des Palestiniens qui sont internationalement reconnus.
Si les attaques contre les deux Richard réussissent, la cause palestinienne en souffrira et le monde en deviendra plus dangereux et plus démuni— un monde dans lequel on permet légalement à la puissance du plus fort de l’emporter sur les droits des plus faibles."
Nadia Hijab
Nadia Hijab est analyste indépendante et membre distinguée de l’ Institute for Palestine Studies. Cette rubrique a été syndiquée le 4 mars 2010 par Agence global.
(Traduit par Annie GOOSSENS)
CAPJPO-EuroPalestine

"Plomb durci" : des metaux cancérigènes et toxiques contaminent les enfants de Gaza

Publié le 19-03-2010 Une étude italienne révèle que l’opération "Plomb durci" a entraîné un taux de contamination par les métaux alarmant chez de nombreux enfants de Gaza, et qu’il est impossible de les décontaminer tant que l’occupant israélien ne permet pas l’évacuation des structures métalliques en cause, et la reconstruction avec des matériaux propres. Israël : Etat Criminel ! Boycott !

Des traces de métaux détectées dans les cheveux d’enfants palestiniens font supposer une contamination environnementale - Communiqué de presse, 17 mars 2010.
De nombreux enfants palestiniens qui continuent à vivre en situation précaire à même le sol de Gaza après les bombardements israéliens de l’opération « Plomb durci » présentent dans les cheveux des concentrations en métaux inhabituellement élevées, signe d’une contamination environnementale qui peut causer des dommages à la santé et à la croissance du fait d’une exposition chronique.
Tel est le résultat d’une étude pilote conduite par le Groupe de Recherche sur les Armes Nouvelles (Nwrg), un comité indépendant, de scientifiques et d’experts, basé en Italie, qui étudie l’emploi d’armes non conventionnelles et leurs effets à moyen terme sur la population des zones où une guerre a eu lieu. Cette recherche fait suite à la précédente, publiée par Nwrg le 17 décembre 2009, dans laquelle le groupe relatait la présence de métaux toxiques dans les zones environnant les cratères laissés par les bombardements.
Ces tests ont révélé des concentrations anormales de métaux dans les cratères, laissant supposer une possible contamination du sol, laquelle, combinée aux conditions de vie précaires, en particulier dans les camps de réfugiés, pourrait avoir pour conséquence une exposition aux métaux, par la peau, par inhalation ou par la nourriture. Avec la nouvelle étude, le groupe s’assigne l’objectif de vérifier si des personnes ont été effectivement contaminées.
Le résultat est alarmant : même si la quantité de métal en excès n’est en fait que 2 à 3 fois supérieure à ce qui est trouvé dans les cheveux d’individus-témoins, ces doses peuvent néanmoins être pathogènes dans des situations d’exposition chronique.
L’étude, qui s’est étendue sur plusieurs mois, a procédé à l’analyse des cheveux relativement à 33 métaux par le procédé ICP/MS (un type de spectométrie à haute sensibilité). Les cheveux constituent un bon indicateur de contamination et l’investigation de contaminations environnementales fondée sur ces analyses est préconisée par l’Agence de Protection Environnementale (APE) et par l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Le comité Nwrg a examiné des échantillons de cheveux de 95 personnes, des enfants en grande majorité, qui habitent dans des zones lourdement bombardées (ainsi que l’indique le Programme des Nations Unies sur l’Environnement, sur la base de cartes établies par des satellites). Parmi ces personnes se trouvaient également 6 femmes enceintes et 4 blessés. Les résultats ont établi que, dans les trois lieux – Beit Hanun, Gaza-Zeitun et Laly Beith – où les tests ont été effectués, la répartition de contaminants métalliques est plus élevée que la moyenne, et plus du double de celle-ci dans 60% des cas.
Dans plusieurs échantillons, ont été identifiés des métaux cancérigènes ou toxiques tels que le chrome, le cadmium, le cobalt, le tungstène et l’uranium, tandis que des niveaux exceptionnellement élevés de plomb ont été trouvés chez l’une des personnes blessées. Pour 39 des sujets examinés, la présence simultanée de métaux en surdose et/ou de métaux cancérigènes ont induit les chercheurs à préconiser pour eux des tests plus poussés.
Le problème, déclare le professeur Paola Manduca, est maintenant d’éliminer les sources de contamination. « L’identification de sujets présentant de façon confirmée et persistante un taux élevé de métaux exigerait que la personne soit soustraite à cette exposition. Telle est l’approche thérapeutique privilégiée, compte tenu de l’incertitude sur l’efficacité et la sécurité d’un traitement par chélation, en particulier pour les enfants.
Or une telle mesure soulève de sérieux problèmes dans la situation actuelle de Gaza, où l’évacuation des structures endommagées et la construction sont difficiles voire impossibles. Ce qui représente une responsabilité majeure pour ceux qui, selon la loi internationale, devraient remédier aux dommages causés à la population civile ».
La présente étude est conduite par Mario Barbieri (Centre National de Référence), par Mauricio Barbieri, Professeur de géo-chimie environnementale à l’université La Sapienza de Rome, chef du laboratoire ICP/MS où les analyses ont été réalisées, et par Paola Manduca, généticienne. L’étude a été rendue possible grâce à la coopération des associations Gazella et Onlus.
La publication de ce travail a été faite le 17 mars 2010 sur le site www.newweapons.org
(Traduit de l’anglais par Anne-Marie PERRIN pour CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine

vendredi 19 mars 2010

Les bulldozers entrent en action : Israël commence la destruction d’Al Aqsa

Jeudi 18 Mars 2010
Les bulldozers entrent en action : Israël commence la destruction 
d’Al Aqsa
Les autorités d’occupation sionistes ont commencé hier la destruction criminelle de deux chambres de la mosquée sacrée d’al Aqsa ainsi que le chemin de « la porte des maghrébins », reconnu comme l’une des entrées historiques de la mosquée. Ces destructions viennent dans le cadre d’un plan visant à raser complètement la mosquée pour construire à sa place leur prétendu « Temple » juif.

Le Quotidien-CPI
Le Grand Juge de Palestine, Cheikh Taysir Al Tamimi a expliqué que les forces d’occupation ont fermé dès les premières heures de l’aube l’ensemble des entrées et portes de la ville d’al Qods, tout en mobilisant des centaines de soldats et de policiers afin d’empêcher les palestiniens de parvenir à la mosquée d’Al Aqsa pour la défendre.
Pendant ce temps, les bulldozers sionistes se dirigeaient ce matin vers le mur occidental de la mosquée afin de le détruire.
Il a ajouté que l’entité sioniste souhaite profiter de la situation actuelle en Palestine et de l’insouciance du monde arabe et musulman envers la mosquée Al Aqsa, pour exécuter ainsi son plan destiné à détruire Al Aqsa.
Le Grand Juge a appelé l’ensemble du peuple palestinien à manifester massivement afin de stopper ces abus sionistes à l’encontre de la mosquée al Aqsa ; tout en incitant les participants au sommet de La Mecque à s’unir pour défendre Al Qods et sa mosquée.
Tamimi a de même assuré qu’al Aqsa est en grand danger et nécessite un soutien actif des musulmans afin de faire échouer les complots de l’occupant et l’empêcher d’arriver à détruire ce lieu saint.
Par ailleurs, le Haut Conseil de la Fatwa a exprimé sa crainte de voir les autorités d’occupation mettre en exécution leur plan en détruisant une partie de « l’entrée des maghrébins », et ce en profitant de la situation politique palestinienne tendue, et des regards détournés vers le sommet de La Mecque qui réunira les mouvements Fatah et Hamas.
Le président du mouvement islamique dans les territoires palestiniens de 1948, Raed Salah, a révélé des documents et des plans visant à détruire une partie de la mosquée Al Aqsa. ...
Suite : http://www.tunisia-today.com/archives/35985

La politique d'Israël pousse le PO vers de nouvelles guerres (Al-Assad)

Le 
président syrien Bachar al-Assad
Le président syrien Bachar al-Assad
20:00 18/03/2010
© RIA Novosti
DAMAS, 18 mars - RIA Novosti
La politique de Tel Aviv à l'égard du peuple palestinien et l'occupation des territoires arabes favorisent l'accroissement des tensions au Proche-Orient et poussent ce dernier vers de nouvelles guerres, a annoncé jeudi à Damas le chef de l'Etat syrien Bachar Al-Assad.
La poursuite de la colonisation et le blocus de Gaza sont "un véritable obstacle" sur la voie de paix et "poussent la région vers la montée des tensions et le déclenchement de guerres", a déclaré le président Al-Assad au terme des négociations avec son homologue italien Giorgio Napolitano.
La rencontre entre les deux chefs d'Etats était centrée autour de la "situation tragique" du peuple palestinien.
"Nous ne pouvons pas compter sur le gouvernement israélien actuel qui répond à toutes nos exhortations à mener des négociations de paix par l'expansion des colonies" à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et "par la judaïsation des reliques musulmanes", selon Bachar Al-Assad.
Le dirigeant a par ailleurs exhorté l'Italie et l'UE à exiger fermement de Tel Aviv la libération des territoires arabes occupés en 1967, la suppression des colonies et la levée du blocus de la bande de Gaza.
"La Syrie aspire à l'instauration d'une paix juste et totale" dans la région et se dit prête à mener "des négociations indirectes avec Israël par le biais de la médiation turque", a-t-il encore ajouté.
Le président italien a pour sa part indiqué que la décision de Tel Aviv de lancer la construction de 1.600 nouveaux logements pour les familles juives pouvait avoir des "répercussions catastrophiques" sur la région.
Damas et Israël ont engagé en mai 2008 des négociations indirectes par le biais de la Turquie, mais celles-ci ont été rompues après le déclenchement, l'hiver dernier, de la violente offensive militaire d'Israël contre le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza.

Cours au checkpoint militaire

Qalqilia - 18-03-2010
Par Maan News 
Prétextant les affrontements qui ont lieu ces jours-ci dans les territoires palestiniens occupés, les soldats israéliens ont fermé les checkpoints qui encerclent Qalqiliya. Nombre d’élèves, entre autres, ne peuvent rejoindre leurs écoles situées de l’autre côté du barrage.



Plusieurs enseignants ont utilisé le checkpoint comme salle de classe improvisée et ont fait leurs cours, en dépit du bouclage.

Photos : MaanImages/Khaleel Reash 
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13594&type=temoignage&lesujet=R%E9sistances 

Répression israélienne à alQods : plus de 100 blessés et au moins 70 arrestations

Jérusalem - 18-03-2010
Par ISM 
En réaction au bouclage de la Cisjordanie, aux restrictions d’entrée à la Mosquée al-Aqsa et aux provocations israéliennes continues, des manifestations ont eu lieu partout à Jérusalem Est. La police et l’armée ont essayé, à coup de grenades à percussion, lacrymogènes, balles caoutchouc-acier et agressions physiques, de réprimer les démonstrations palestiniennes de mépris de l’occupation. Des confrontations ont eu lieu à Isawiya et Wadi-Joz. Au moins 100 manifestants ont été blessés (dont 25 grièvement) et plus de 70 arrêtés.












Une atmosphère menaçante flottait mardi sur la Vieille Ville. Les boutiques fermées et les regards anxieux remplaçaient l’animation habituelle du quartier musulman. Le bouclage de la Vieille ville ne visait que les Palestiniens qui voulaient aller prier au lieu saint. Les touristes et les écoliers israéliens étaient autorisés, eux, à circuler librement à l’intérieur des murs de la cité.
Interrogés sur la raison de l’accès limité au quartier musulman, la plupart des touristes répondaient que c’était à cause du Hamas. Aucune évocation de l’emprisonnement des Palestiniens en Cisjordanie. Questionnés plus avant, la plupart des touristes ont répondu que le Hamas était furieux parce que « les musulmans pensent qu’ils ont un droit sur le lieu saint ‘disputé’. » Les notions de justice, de liberté religieuse et d’accès sans entrave au troisième lieu saint d’une religion ne furent jamais évoquées.
Bien qu’une très grande rage se soit exprimée dignement et sans violence ce jour-là, ces touristes n’en ont pas eu connaissance. Des milliers de policiers en tenue anti-émeute et de soldats avec des fusils automatiques se sont assuré que toute expression non violente de cette colère soit immédiatement réprimée. Tandis que les touristes prenaient des photos et se promenaient autour des fusils et de ceux qui les portaient, des hommes se sont alignés pour prier à l’extérieur d’AlAqsa et de l’autre côté de la rue de la Vieille Ville.
Les Palestiniens étaient menottés par des policiers en civil (photo ci-dessus), et les arrestations passaient inaperçus pour des yeux non avertis.
Au coucher du soleil, les signes de résistance étaient toujours visibles à Iwawiya. Pneus incendiés, barricades et des jeunes placés aux endroits stratégiques. Pour eux, la journée a été longue. Leur manifestation non violente a commencé vers 7h du matin et ne s’est terminée qu’avec le soleil. Et ce fut pareil à Wadi Joz.
Cependant, le prix humain à payer fut très lourd. La répression violente de l’armée et de la police israélienne a fait de nombreux blessés parmi une population qui ne demande que la justice sur sa terre où elle est prisonnière et où l’expression spirituelle et religieuse de sa culture, dans des lieux qui lui sont si chers, lui est interdite.
Des activistes de la solidarité internationale ont rendu visite aux manifestants blessés dans les affrontements entre les Palestiniens de Jérusalem et les forces d’occupation israélienne à l’hôpital Al-Makasad, dont Muhammad Ibrahim Afanih, 16 ans, d’Abu Dis, et un jeune garçon de 14 ans, d’Al-Ram. Ce dernier, qui a tenu à rester anonyme, a reçu une balle caoutchouc-acier qui lui a arraché un doigt, alors que les jeunes manifestants étaient pris en embuscade par les soldats israéliens dans les rues du quartier Ar-Ram. Afanih a été blessé la jambe par balle, lorsque les forces militaires ont tiré sur les manifestants à Abu Dis. Il a alors été attaqué par 4 soldats, qui ont continué à le frapper alors qu’il était à terre, et qui a dû attendre un quart d’heure avant que les soldats n’appellent une ambulance. Celle-ci a été arrêtée au checkpoint Zayeam pendant quinze autres minutes, pendant qu’Afanih continuait de saigner, avant que le véhicule n’ait la permission de venir le chercher pour l’emmener à l’hôpital Al-Makasad. Afanih est l’un des dix blessés du quartier Abu Dis. Il a raconté que les soldats avaient fait usage de grenades assourdissantes, lacrymogènes, de balles caoutchouc-acier et de balles réelles contre les manifestants. Il sera opéré demain et restera à l’hôpital une semaine.

Lula a appelé "Israël" à lever son blocus sur la Bande de Gaza

18/03/2010 
Lors d'une conférence de presse, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a critiqué le mur de séparation israélien, a appelé l’entité sioniste à lever son blocus sur la Bande de Gaza regrettant que les colonies juives en Cisjordanie éteignent "les bougies de l'espoir".
Lula a souligné qu'il soutenait la lutte palestinienne et qu'il souhaitait jouer un rôle plus grand dans la diplomatie au Proche-Orient. Il a ainsi qualifié cette première visite d'un président brésilien en Israël et dans les territoires palestiniens de "mission de paix".
Le président a exprimé de "la sympathie, de la compréhension et du soutien" aux Palestiniens, mais seulement de "la courtoisie, de la politesse et de la correction" envers Israël, a aussitôt déploré Yigal Palmor, porte-parole du ministre israélien des Affaires étrangères. "C'est un clivage que nous regrettons", a-t-il ajouté.

Un collaborateur saoudien arrêté au Sud Liban: "Je veux qu'Israël me tue"!

18/03/2010 
Un Saoudien, connu pour Jawad ben Fahd elIssa, a été arrêté mercredi par la gendarmerie de "Marje'youn" (Sud) pour collaboration avec l'entité sioniste.
Selon le quotidien libanais AnNahar, une patrouille de la gendarmerie libanaise a aperçu une personne cachée derrière un rocher, en train de discuter avec le chef d'une patrouille israélienne de l'autre côté de la frontière. A la vue des soldats libanais, le Saoudien a tenté de prendre la fuite vers les territoires occupés, aidé par les Israéliens, mais les membres de la patrouille ont pu l'attraper et l'amener à la permanence de la gendarmerie de la région.
Après avoir réussi à détruire son téléphone portable, El Issa a fourni un prétexte "unique en son genre" pour justifier sa collaboration: " Je suis venu ici via la Jordanie depuis une semaine, je suis tout à fait déprimé et je n'ai plus d'espoir à vivre. J'ai décidé de mettre fin à ma vie sans me suicider directement. Je viens au Sud Liban pour pousser les Israéliens à me tuer, de cette façon, je serai tué par les oppresseurs".  
Par ailleurs, la cour d'appel militaire libanaise qui avait jugé d'exécuter le collaborateur Mahmoud Rafeh, a changé son avis! Mahmoud Rafeh, responsable de la mort des deux frères AlMajzoub à Saïda (Sud Liban) est désormais condamné à perpétuité, à la demande de son avocate.
Pendant ce temps, de nouveaux réseaux d'espionnage ont été démantelés au Liban cette semaine. Le département des renseignements de l'armée libanaise a arrêté Mohammad Ali B. de la localité Reb Tlatine (Sud) qui a reconnu au cours du premier interrogatoire sa collaboration avec l'ennemi sioniste.  
Pour sa part, le dénommé Jawdat Khoja travaillait pour le compte des Israéliens depuis l'an 2000, lorsqu'il s'est rendu volontairement à l'ambassade israélienne à Chypre et a proposé de devenir un agent israélien, sous prétexte qu' "il déteste le Hezbollah, l'armée et tout ce qui se rapporte à la résistance".
Celui-ci a reconnu avoir recueilli des informations sur des lieux et des personnalités du Hezbollah partout dans le pays, et, profitant de sa profession dans la vente et l'achat de pièces de voitures, il a  rencontré des officiers et des responsables israéliens dans des pays divers, notamment à Chypre et en Europe. 
Un autre collaborateur a été également arrêté. Il s'agit de Maher A. G. qui a reconnu qu'il travaillait à la solde des sionistes depuis 2007, recruté par son gendre le collaborateur Joseph Mourad, présent dans les territoires palestiniens occupés.
Maher a rencontré ses commandants israéliens en Tchéquie  en 2008 où il s'est entrainé pendant trois jours sur les méthodes de communication avec les sionistes.

Les prétextes israéliens liés à la synagogue sont ridicules (organisation juive)

18/03/2010  
L'une des organisations judéo-américaines antisionistes les plus célèbres "Juifs contre le Sionisme" a démenti les assertions selon lesquelles l'ouverture de la synagogue de la Hourva à la veille du 16 Mars 2010 est une prophétie dans la Thora, voire le prélude à la construction du Mont du Temple et à la destruction de la mosquée d'Al Aqsa.
L'organisation  a assuré qu'elle représente les convictions des juifs authentiques des Etats-Unis et de l'Europe, et non celle des "Israéliens" qui bâtissent leur Etat sur une terre arabe occupée, et cachent leurs convoitises politiques sous une couverture  religieuse.
Son porte-parole, le rabbin américain Rabay David,  a qualifié les allégations israéliennes de ridicules et d'inacceptables au niveau de la société juive pratiquante.  
Brandissant le slogan "Neturei Karta" (ou les défenseurs d'AlQods contre le sionisme), cette organisation fait face à de vives critiques aux Etats-Unis pour son rejet de la création de l'entité sioniste en Palestine. Paradoxalement, elle est souvent accusée d'antisémitisme. 

L'union des Oulémas appelle au Jihad sous toutes ses formes pour sauver AlAqsa

18/03/2010  
L'union internationale des Oulémas musulmans, a appelé les peuples et dirigeants arabes et musulmans à se mobiliser pour sauver la Mosquée d'AlAqsa. L'union des Oulémas, présidée, par cheikh Youssef Qaradaoui, a réclamé des dirigeants arabes le retrait d'une façon définitive de "l'initiative de paix arabe" et l'arrêt des négociations, sous toutes ses formes, avec l'entité sioniste.
Elle a également appelé l'Egypte et la Jordanie à rappeler leurs ambassadeurs d'"Israël". Dans son communiqué, l'union des Oulémas a appelé les Palestiniens à rejeter leurs différends, à reprendre la voie du Jihad sous toutes ses formes et à déclencher une troisième Intifada pour sauver AlAqsa.
Il faut qu'on unisse toutes nos capacités, afin d'arrêter la catastrophe qui menace nos terres et nos lieux saints, avant qu'il ne soit trop tard, ont ajouté les Oulémas, en s'adressant aux dirigeants et peuples du monde islamique. 
Ils ont également appelé à faire de ce vendredi une journée de soutien et de mobilisation arabo-musulmane pour sauver la Mosquée d'AlAqsa. 
La cause d'AlQuds doit être à la tête de l'ordre du jour du sommet de la ligue arabe qui va se tenir prochainement en Libye, ont-ils insisté. Il ont également appelé l'Organisation de la Conférence Islamique à tenir un sommet pour Alquds, rappelant que la Mosquée d'AlAqsa n'appartient pas seulement aux Palestiniens, ni aux Arabes, mais elle appartient à tous les musulmans, de par ce monde. Cette mosquée risque d'être détruite, si la nation ne se mobilise pas pour la sauver, ont-ils averti.
La construction de la dite synagogue de la Hourva (des ruines) à quelques mètres de la Mosquée d'AlAqsa est lié à des mythes et à des spéculations sionistes selon lesquelles la reconstruction de cette synagogue sera le compte à rebours de la construction du soi-disant troisième temple sur les ruines de la Mosquée d'AlAqsa, ont-ils conclu.
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=129830&language=fr

Israël assiège AlQuds, rejette le gel de la colonisation, et salue l'Autorité

18/03/2010  
La ville sainte d'AlQuds est resté pour la septième journée consécutive, assiégée. Ce jeudi aussi, les soldats israéliens se sont déployés dans cette ville et perquisitionné les domiciles des habitants, arrêtant un bon nombre de jeunes palestiniens. 
L'accès à l'esplanade des Mosquées reste également interdit aux fidèles musulmans âgés de moins de 50 ans.
Des affrontements ont également éclaté, jeudi matin, entre des jeunes palestiniens et des soldats d'occupation  dans la région d'AlKhalil (Hebron). Les jeunes ont jeté des pierres contre les forces d'occupation, qui ont riposté par des tirs en caoutchouc, et des bombes lacrymogènes.
Mercredi, plusieurs affrontements avaient également opposé les forces d'occupation à des jeunes palestiniens, protestant contre la profanation israélienne des lieux saints.
Outre la ville sainte d'AlQuds, les affrontements s'étaient étendus dans les territoires occupés en 1948, notamment à Jaffa, et Bir Sabe'.
Des heurts avaient également opposés des étudiants palestiniens aux soldats de l'occupation déployés le long des frontières avec la Cisjordanie, et la bande de Gaza.
Des milliers d'etudiants ont investi les rues de Gaza, en solidarité avec la Mosquée d'AlAqsa et leurs frères dans la ville sainte d'AlQuds. Les manifestants ont appelé à l'intensification des opérations de résistance contre l'occupation.
De son coté, le premier ministre palestinien, Ismail Haniyeh, a appelé à une mobilisation arabo-musulmane pour défendre alquds. Il a également appelé l'autorité palestinienne à permettre au peuple palestinien d'exprimer sa colère envers les profanations de ses lieux saints.
Notons que plusieurs manifestations de soutien à AlQuds ont également eu lieu au Liban, en Jordanie, au Koweït, en Algérie, en Mauritanie, en Egypte et dans d'autre pays.
ISRAEL REJETTE LE GEL DE LA COLONISATION
"Israël" a rejeté mercredi les appels de la communauté internationale au gel de la colonisation juive à l'est de Jérusalem occupée.
"Cette demande d'empêcher les Juifs de construire à Jérusalem-Est n'est pas du tout raisonnable", a estimé le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, après avoir reçu son homologue européenne Catherine Ashton, en visite dans la région.
"Je pense que cette requête est, à bien des égards, une occasion pour la communauté internationale de s'en prendre à Israël, d'appliquer des pressions et de demander des choses qui ne sont pas raisonnables", selon ses prétentions.
L'ARMEE D'OCCUPATION SALUE LE ROLE DE L'AUTORITE PALESTINIENNE  
Des sources militaires israéliennes ont estimé une baisse des soi-disant "violences" en Cisjordanie. Elles ont affirmé, dans ce contexte, que la coopération entre les officiers de l'armée israélienne et les responsables des forces de sécurité palestinienne ont aidé à rétablir le calme en Cisjordanie. Les mêmes sources ont salué les efforts des forces de sécurité palestinienne qui se montrent efficace dans la dispersion des manifestations.
De fait, estiment les analystes, les probabilités de l'éclatement d'une troisième intifada sont limités en raison de la volonté de la présidence palestinienne de contenir les protestations.

Colon juif : "Ce qui compte, c’est ce que Dieu ordonne de faire"

jeudi 18 mars 2010 - 08h:51
Serge Dumont - Le Temps
Les habitants ultraorthodoxes de Ramat Shlomo, où le gouvernement israélien veut construire 1600 logements au risque d’exaspérer Washington, expliquent leur point de vue Les liens
La première chose qui frappe en entrant à Ramat Shlomo, le quartier au nord de Jérusalem-Est où le gouvernement israélien persiste à vouloir construire 1600 appartements destinés à des juifs ultraorthodoxes, c’est le silence et la propreté des rues. Rien à voir avec le quartier arabe voisin de Beit Hanina, auquel la municipalité ne s’est jamais beaucoup intéressée. Encore moins avec le camp de réfugiés de Shuafat, situé juste en face, dont les besoins minimaux sont assurés par l’Unwra (l’agence des Nations unie) alors qu’ils devraient l’être par l’Etat hébreu, qui l’a annexé en 1980.
Fondé sur une crête faisant partie des territoires occupés par Israël depuis la guerre des Six-Jours, le quartier de Ramat Shlomo compte 20 000 habitants. « Nous ne comprenons pas pourquoi le fait de construire dans une zone qui ne sera jamais restituée aux Palestiniens, même dans le cadre d’un accord de paix global, met le monde dans un tel état d’excitation », assène Yossef Ben Sasson, un épicier portant une chemise blanche et une grande kippa de velours noir, l’uniforme traditionnel des sympathisants du parti ultraorthodoxe Shas. « Eh bien, la raison profonde de ce battage est simple : le monde est antisémite. »
Les électeurs du Shas sont nombreux à Ramat Shlomo. Les responsables de plusieurs des entreprises chargées du développement du quartier sont également liés à ce parti. Ce qui explique peut-être pourquoi le ministre de l’Intérieur, Elie Yshaï (qui est également le leader politique de cette formation), et le ministre du Logement, Ariel Atias (l’un de ses lieutenants), tiennent tant à ce que l’on y ouvre des chantiers.
Mais les shassnikim, comme on les surnomme en Israël, ne sont pas seuls. On y trouve également de nombreux Anglo-Saxons inscrits dans les écoles talmudiques. « Les familles religieuses ne peuvent plus vivre dans les villes et dans les quartiers ultraorthodoxes traditionnels (ndlr : situés à l’intérieur d’Israël) parce qu’ils sont surpeuplés. A Bnei Brak (ndlr : la principale ville religieuse du pays), les enfants dorment dans la cage d’escalier ou sur le balcon de leur appartement », explique Daniel S., un Londonien venu étudier les saintes écritures en compagnie de son épouse et de ses six enfants. « A Ramat Shlomo, au contraire, les appartements sont conçus pour les familles nombreuses et ils coûtent 30% moins cher qu’ail­leurs ».
La construction des « nouveaux quartiers » de Jérusalem a débuté en 1970, lorsque la Première ministre travailliste Golda Meïr dirigeait l’Etat hébreu d’une poigne de fer. A l’époque, les immeubles notamment planifiés à Gilo (40 000 habitants au sud de Jérusalem) et à Talpiot-Est (16 000 habitants) étaient d’ailleurs destinés aux familles laïques issues des milieux populaires. La plupart des ouvrages ont été construits par des ouvriers palestiniens de Shuafat et du reste de la Cisjordanie occupée.
A partir des années 1980, les nationaux religieux partisans du Grand Israël ont pris le relais en s’installant au beau milieu des quartiers arabes de la ville. Pour démontrer que Jérusalem restera, selon eux, « la capitale éternelle et indivisible d’Israël ». L’exemple le plus achevé de cette colonisation se trouve à Ras-el-Amoud, un quartier palestinien à l’est de la Ville sainte où quelques dizaines de familles juives vivent retranchées dans un immeuble-bunker protégé 24 heures sur 24 par des vigiles armés. Publicité
Une ambiance différente de celle de Ramat Shlomo ou de Ramot, un autre quartier ultraorthodoxe s’étendant de l’autre côté de la ligne verte (la frontière entre Israël et la Cisjordanie). « La politique ne nous intéresse pas, lâche Nathalie Elhadad, une Française installée à Ramot depuis 2001. Ce qui compte dans notre milieu, ce n’est pas ce que disent [le Premier ministre israélien] Benyamin Netanyahou et [le président] Barack Obama, mais ce que Dieu ordonne de faire pour préserver notre caractère juif. Le reste, ce n’est pas notre problème. »
18 mars 2010 - Le Temps

Maintenir l’impunité d’Israël : complicité de crime

jeudi 18 mars 2010 - 16h:29
Bureau national de l’UJFP
Le 13 avril 2010 à Paris, non à Pérès et à une promenade Ben Gourion !
(JPG)
Le dernier épisode des relations entre les USA et Israël est une pantalonnade tragique. Nétanyahou choisit la visite de Joe Biden pour annoncer une (petite) partie des projets d’annexion de Jérusalem-Est, et, dans un second temps, fait mine de s’excuser du moment choisi pour mieux maintenir la décision. Joe Biden, qui semble avoir comme unique objectif de convaincre Israël de ne pas attaquer l’Iran, se déclare satisfait des excuses pour la faute de goût commise.
La Présidence d’Obama voudrait humilier Mahmoud Abbas et pousser à la désespérance ceux qui avaient cru un temps que le discours du Caire signifiait un tournant réel de la politique étasunienne qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. D’autant que pendant ce temps Gaza vit toujours un blocus assassin.
La transparente responsable de l’Union Européenne pour les Affaires Etrangères ébahie par cette décision du gouvernement israélien, n’envisage pas pour autant de proposer au Conseil Européen de se respecter lui-même et de suspendre l’accord d’association avec Israël. En France, l’hypothèse Kouchner d’une proclamation de l’État palestinien sans indication de limites n’a aucun sens : comme l’a dit un éditorialiste, il invente l’ "État sans frontières".
Aujourd’hui, la décence impose d’engager de véritables sanctions contre l’intransigeance israélienne, contre les responsables des crimes de guerre, d’exiger des entreprises françaises et européennes qu’elles se retirent des investissements en Israël sous peine de retrait des commandes publiques (ce que nous demandons au travers de la campagne Boycott Désinvestissement, Sanctions).
C’est ce moment précis que choisit la municipalité Delanoë pour annoncer l’inauguration d’une promenade Ben Gourion à Paris avec Pérès comme invité d’honneur ! Nous voulons croire qu’elle va se rendre compte de la signification politique d’un tel projet : Pérès qui préside aujourd’hui la poursuite de l’annexion par la colonisation, invité à Paris pour rendre hommage à Ben Gourion le père fondateur de cette même politique : l’homme de la Nakba et de l’épuration ethnique de la Palestine : Voilà bien un programme digne de Paris, "Capitale des Lumières" !
L’UJFP s’adresse solennellement au Conseil de Paris pour qu’il renonce à son projet. Elle appelle toutes les organisations démocratiques à exprimer fortement cette exigence, en organisant une mobilisation importante au cas où la municipalité persisterait dans cette provocation.
16 mars 2010
Cet article peut être consulté ici : http://www.aloufok.net/spip.php?art...
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8363

Les tensions persistent en Cisjordanie

jeudi 18 mars 2010 - 10h:53
Al Jazeera
Ahmad Yousuf, dirigeant Hamas : "Cela peut dégénérer, il peut y avoir plus d’affrontements sanglants si la communauté mondiale ne fait rien pour arrêter cette folie".
Les affrontements entre les manifestants palestiniens et la police israélienne se poursuivent en Cisjordanie occupée malgré la réouverture des accès pour entrer et sortir de la région.
Ehud Barak, ministre de la Défense israélien, a ordonné la levée du bouclage de la Cisjordanie mercredi, 5 jours après l’avoir imposé au prétexte de sécurité.
Les officiels israéliens ont également rouvert l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem-Est, où des dizaines de personnes ont été blessées mardi alors que les manifestants palestiniens s’affrontaient avec les forces de sécurité israéliennes.
« L’accès au mont du Temple à Jérusalem est actuellement libre à la fois pour les fidèles musulmans et pour les touristes, » a indiqué Micky Rosenfeld, porte-parole de la police israélienne, tout en utilisant le nom juif pour désigner ce site.
Celui-ci était fermé aux musulmans âgés de moins de 50 ans, et à tous les non-musulmans.
Etat d’alerte
(JPG) En dépit d’un assouplissement apparent sur les contrôles, Rosenfeld indique qu’environ 3 000 policiers vont rester dans Jérusalem-Est et près des villages pour maintenir l’état d’alerte, selon l’AFP.
La correspondante d’Al Jazeera en Cisjordanie fait savoir que des affrontements ont eu lieu à Qalandya mercredi, où les soldats israéliens ont lancé des lacrymogènes sur les manifestants palestiniens. « Il y a une présence accrue de soldats israéliens au check-point de Qalandya, » dit Nour Odeh.
« Nous n’avons eu aucune confirmation sur la présence de blessés mais les affrontements se sont renforcés dans les dernières 24 heures. » « Ces affrontements se sont étendus à des camps de réfugiés... au lieu de s’en tenir au check-point - ce qui donne un aperçu du niveau de la colère dans les rues. »
Des groupes palestiniens ont appelé à une « Journée de la colère » pour manifester contre la réouverture de la synagogue d’Hurva, considérée par certains comme l’un des sites les plus sacrés du judaïsme.
La synagogue est située dans le quartier juif de la vieille ville de Jérusalem. (Jérusalem-Est - ndt)
La vieille ville fortifiée a été annexée par Israël après la guerre de 1967, mais elle est considérée par les Palestiniens comme un lieu central de leur futur Etat indépendant.
La décision du gouvernement israélien d’inclure deux sites religieux de Cisjordanie dans un projet du patrimoine national juif avait déjà soulevé des tensions, puis vint l’annonce de projets israéliens pour de nouveaux logements pour les colons juifs à Jérusalem-Est et la situation est devenue explosive.
« Cette colère dans les rues palestiniennes est toujours liée à la question des contrôles, » dit Sherine Tadros, d’Al Jazeera, depuis Jérusalem-Est. « Les Palestiniens se sentent de plus en plus frustrés par le fait qu’Israël puisse atténuer, ou aggraver, et encore imposer plus de restrictions, comme ça lui plaît, ce qui est une caractéristique de cette occupation.
« Alors, que nous parlions des restrictions sur leurs lieux saints, ou de celles sur les lieux où ils peuvent se déplacer, cela fait partie d’un tout : une frustration par le contrôle d’Israël sur le peuple palestinien et son territoire ».
Réunion du Quartet
Ces troubles se produisent juste avant une réunion du Quartet diplomatique pour le Moyen-Orient, qui comprend les Etats-Unis, la Russie, l’Union européenne et les Nations-Unies, réunion qui se tient aujourd’hui jeudi à Moscou.
Le prélude à la réunion a été éclipsé par les tensions entre les USA et Israël à propos de l’annonce des nouvelles constructions israéliennes à Jérusalem-Est, faite pendant la visite de Joe Biden, vice-président des Etats-Unis.
Ahmad Yousuf, haut dirigeant du Hamas et ancien conseiller d’Ismail Haniya, Premier ministre palestinien révoqué (de Gaza), a appelé mardi à une Intifada non violente, ou soulèvement, pour protester contre ce qu’il a appelé « les provocations israéliennes ».
« Nous ne parlons pas de violence. Nous parlons des droits du peuple à se défendre, » a-t-il dit à Al Jazeera. « Quand les Israéliens sont en train de commettre tous ces crimes contre les lieux saints musulmans, le peuple (est) appelé à venir se défendre, à défendre ses lieux saints.
« Cela peut dégénérer, il peut y avoir plus d’affrontements sanglants si la communauté mondiale ne fait rien pour arrêter cette folie ».
Khaled Meshaal, chef politique du Hamas, exilé en Syrie, a lui aussi exhorté les Palestiniens à protester, à la limite mais sans appeler à une Intifada dans ses commentaires sur les manifestations.
Il a dit que les Palestiniens à Jérusalem « devaient prendre des mesures importantes pour protéger la mosquée Al-Aqsa de la destruction et de la judaïsation.
18 mars 2010 - 00 h 40 GMT - Al Jazeera - traduction : Info-Palestine.net
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8377

Quand la France laisse entrer les produits des colonies et poursuit ceux qui s’y opposent

publié le jeudi 18 mars 2010
Alain Gresh

 
La Cour de justice de l’Union européenne vient d’adopter une importante résolution dont témoigne un communiqué de presse du 25 février, « Des produits originaires de Cisjordanie ne peuvent bénéficier du régime douanier préférentiel de l’accord CE-Israël ».
« La Cour statue que les produits originaires de Cisjordanie ne relèvent pas du champ d’application territorial de l’accord CE-Israël et ne sauraient donc bénéficier du régime préférentiel instauré par celui-ci [1]. Il s’ensuit que les autorités douanières allemandes pouvaient refuser d’accorder le traitement préférentiel prévu par cet accord aux marchandises concernées au motif que celles-ci étaient originaires de Cisjordanie. »
« La Cour rejette également l’hypothèse selon laquelle le bénéfice du régime préférentiel devrait être, en tout état de cause, octroyé aux producteurs israéliens installés en territoires occupés soit en vertu de l’accord CE-Israël soit sur la base de l’accord CE-OLP. La Cour relève que des marchandises certifiées par les autorités israéliennes comme étant originaires d’Israël peuvent bénéficier d’un traitement préférentiel uniquement en vertu de l’accord CE-Israël, pourvu qu’elles aient été fabriquées en Israël. »
Pourtant, malgré cette résolution, qui confirme bien d’autres déclarations, le gouvernement français se garde bien de toute action contre ces importations illégales qui contribuent à l’extension des colonies que, par ailleurs, verbalement, il condamne.
En revanche, il a décidé de poursuivre ceux qui, exaspérés par la paralysie de la communauté internationale, se battent pour que ces produits n’entrent pas en France et pour que les entreprises françaises désinvestissent – faisant par exemple campagne contre Veolia et Alstom qui construisent un tramway à Jérusalem.
Depuis plusieurs semaines déjà, le gouvernement français a développé une campagne calomnieuse contre ceux qui s’élèvent contre l’entrée des produits des colonies, prétendant qu’ils veulent boycotter les produits casher ! Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la justice, a, quant à elle, effectué un virage à 180 degrés sur cette question (lire Dominique Vidal, « Boycott : la contre-offensive d’Israël et de ses amis », La valise diplomatique, 22 février 2010).
Avec le zèle des nouveaux convertis, elle a entériné le 12 février une « dépêche » de la direction des affaires criminelles et des grâces aux procureurs généraux près les cours d’appel. Ce texte confidentiel, que l’on trouvera ci-dessous (PDF), confirme d’abord ce que nous écrivions dans Le Monde diplomatique au mois de juin 2009, à savoir que « l’indépendance de la justice n’est plus un dogme ».
M. Jean-Marie Huet, directeur des affaires criminelles et des grâces, écrit :
« Depuis le mois de mars 2009, plusieurs procédures faisant suite à des appels au boycott de produits israéliens (...) ont été portées à la connaissance de la direction des affaires criminelles et des grâces. (...) Il apparaît impératif d’assurer de la part du ministère public une réponse cohérente et ferme à ces agissements. A cette fin et dans la perspective éventuelle d’un regroupement des procédures (...) j’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir porter à la connaissance de la direction des affaires criminelles et des grâces tous les faits de cette nature dont les parquets de votre ressort ont été saisis. »
Et, au cas où les procureurs n’auraient pas compris leur devoir :
« Si certaines procédures ont déjà fait l’objet de classements sans suite, vous prendrez soin d’exposer de manière détaillée les faits et de préciser les éléments d’analyse ayant conduit à cette décision. »
Ce que l’on attend avec intérêt, c’est la dépêche du ministère demandant aux procureurs de poursuivre les magasins qui vendent des produits israéliens entrés illégalement dans le pays, car sans mention du fait qu’ils ont été fabriqués dans des territoires que la France continue de considérer comme occupés.
PDF - 848.6 ko Dépêche de la direction des affaires criminelles et des grâces
[1] La faible taxation des produits israéliens est l’objet principal de l’accord d’association avec Israël, signé en 1995 et entré en vigueur en 2000. De nombreuses organisations dans le monde demandent la suspension de cet accord. Pour en savoir plus, voir le site de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS)-France.
publié sur le blog du Monde diplomatique "Nouvelles d’Orient"

Les USA annoncent le gel des avoirs de la télévision du Hamas

19/03/2010
Le département du Trésor américain a annoncé hier qu'il gelait les avoirs de la télévision du Hamas, al-Aqsa TV, ainsi que ceux d'une banque de Gaza contrôlée, selon lui, par le mouvement islamiste palestinien. Cette décision est surtout symbolique dans la mesure où le Hamas fait déjà l'objet de sanctions du Trésor du fait que ce mouvement figure sur la « liste des organisations terroristes » établie par le département d'État américain. Le Trésor indique dans un communiqué que, en vertu de sa décision, les actifs qu'al-Aqsa TV, qui émet depuis Gaza, et que la Banque nationale islamique, qui y a son siège, pourraient détenir aux États-Unis seront « gelés ». Il n'a pas été précisé si des avoirs de ce type avaient été identifiés à ce jour. 

Taxer l’occupation israélienne

19/03/2010
Ezzedine Choukri Fishere est professeur de politique internationale
 à l’Université américaine du Caire et ancien conseiller du ministre 
égyptien des Affaires étrangères. Il a également conseillé le 
coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au 
Moyen-Orient.
Ezzedine Choukri Fishere est professeur de politique internationale à l’Université américaine du Caire et ancien conseiller du ministre égyptien des Affaires étrangères. Il a également conseillé le coordonnateur spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient.
Par Ezzedine Choukri Fishere
Les intellectuels et décisionnaires arabes ont souvent accusé les Européens d'utiliser leur générosité financière pour dissimuler leur impuissance en ce qui concerne le conflit israélo-arabe. Pour que l'Europe soit prise au sérieux comme acteur sur la scène mondiale, disent-ils, il faudrait que cette générosité s'accompagne d'un peu d'autorité.
Aux yeux des Arabes, les responsables européens plaident implicitement coupables en évoquant à chaque fois les politiques multilatérales complexes et la nature bureaucratique de l'Union européenne. Leurs interlocuteurs arabes n'en sont pas dupes pour autant : ils veulent que l'Europe cesse de parler comme une grande puissance et commence à se comporter comme telle.
Mais c'est précisément ce désir qu'a l'UE de vouloir être de plus en plus perçue comme un État nation qui l'a placée en porte-à-faux par rapport au conflit israélo-arabe. L'incapacité de l'Europe à jouer un rôle politique dans le processus de paix au Moyen-Orient a été attribuée à tort à un préjugé négatif européen envers l'État hébreu. Les conseillers politiques ont estimé qu'il était nécessaire d'obtenir la confiance d'Israël pour réunir un soutien à un rôle éventuel de l'Europe dans le processus de paix. Rien n'a été trop beau pour acquérir cette confiance : transferts de technologies, développement des relations, accords associatifs, et même, paraît-il, la perspective d'une adhésion à l'UE.
La politique européenne s'est ainsi articulée autour de deux axes : séduire Israël et acheter l'Autorité palestinienne. Financer à la fois l'occupation de Gaza par Israël et la Cisjordanie servait les deux objectifs en même temps, pour un prix de quelques milliards d'euros pour les contribuables. Cette politique n'a pourtant apporté ni reconnaissance ni pertinence à l'Europe. Les Palestiniens continuent à minimiser l'aide de l'Europe, et les Israéliens à lui être hostile pour « son financement du terrorisme palestinien ». En fin de compte, l'Europe a dépensé beaucoup d'argent pour exposer ses propres faiblesses. Jusqu'à quel point la situation peut-elle empirer avant que l'Union européenne renonce à cette politique contreproductive ?
Dès le départ, l'idée que l'Europe pourrait séduire l'occupant pour l'amener à jouer un rôle dans la fin de l'occupation semble tirée par les cheveux. Israël ne cherche pas un médiateur impartial, mais un soutien inconditionnel. C'est en partie pour cette raison que l'État hébreu préfère avoir les États-Unis comme seul médiateur, et aussi la raison pour laquelle l'adhésion d'Israël au rôle monopolistique des États-Unis disparaît dès que l'administration américaine fait mine d'avoir un point de vue qui diffère du sien.
Dans ce cas de figure, la capacité des États-Unis à faire valoir leur pouvoir fait toute la différence. En d'autres termes, on a beau flatter Israël, au moment critique, c'est la possibilité de faire montre de puissance qui détermine si un État extérieur a son mot à dire ou non dans le conflit israélo-arabe.
L'incapacité de l'Europe à jouer un rôle dans le processus de paix ne provient pas de ses supposés préjugés contre les Israéliens, mais du fait que l'UE n'est pas un État. Les rôles que joue un État ne lui sont pas attribués. Il les revendique par le biais des manifestations de puissance qu'il peut déployer. Et l'Europe n'est pas capable de manifester le genre de puissance nécessaire pour faire une différence dans le processus de paix.
Mais l'Europe a d'autres moyens d'agir. Pour modifier la dynamique entre Palestiniens et Israéliens, les intervenants extérieurs doivent aujourd'hui influer sur le calcul politique au sein des gouvernements israélien et palestinien, en abaissant le coût de la paix et en augmentant le coût de l'occupation. Tout accord de paix viable entre les deux parties dépend de la restitution par Israël des territoires palestiniens occupés, sous certaines conditions, mais aucun gouvernement israélien ne sera prêt ou même capable de le faire à moins d'une évolution du calcul politique dans ce pays. Faire du retrait une option valable (ou faire de l'occupation une option coûteuse) est nécessaire pour mettre en branle un processus de paix sérieux.
L'Europe a déjà essayé d'inciter Israël à se retirer des territoires occupés, mais des incitations seules ne suffiront pas - le coût de l'occupation doit également augmenter. En deux mots, une « taxe d'occupation » est nécessaire. Cette mesure diffère des sanctions, qui pourraient avoir pour seule conséquence d'entraîner un « complexe de Massada », poussant les Israéliens à de nouveaux extrêmes. Une taxe d'occupation aurait pour vocation de cibler l'économie des colons et les violations des droits humains des Palestiniens.
Une des premières mesures prises dans le cadre de cette taxe serait de transformer l'exclusion actuelle du traitement douanier préférentiel de l'UE concernant les produits des territoires occupés en une interdiction totale d'importation de ces produits - et de toutes transactions commerciales avec ces territoires. Une interdiction de commercer avec et dans les territoires occupés devrait être imposée aux entreprises et aux banques, en particulier en ce qui concerne les entreprises de construction et leurs fournisseurs. Des pressions devraient aussi être exercées sur Israël pour qu'il cesse de fournir un soutien financier aux colons.
La taxe d'occupation doit également comprendre des mesures destinées à mettre fin à l'impunité quasi totale dont bénéficie l'armée israélienne. Les dirigeants de Tsahal ont fait valoir que certaines violations des droits de l'homme étaient inévitables en cas d'occupation, et que la force de défense d'Israël ne s'était pas plus mal comportée que d'autres armées d'occupation.
Ils ont raison. Une occupation ne peut se faire sans des violations systématiques des droits humains. C'est précisément pour cette raison que ces violations doivent avoir un prix, pour signaler aux électeurs israéliens que le coût de l'occupation ne peut qu'augmenter. L'Europe peut œuvrer en ce sens en encourageant l'ouverture d'enquêtes sur les éventuels crimes de guerre et autres violations de la loi humanitaire internationale commis par Tsahal, ainsi que la mise en place de tribunaux pénaux internationaux si ces crimes étaient avérés.
Seuls les États-Unis peuvent amener les Israéliens et les Palestiniens à entamer un nouveau processus de négociations, à défaut de pouvoir leur soumettre un projet de solution politique. L'Europe et d'autres intervenants peuvent soutenir ce processus, surtout en influant sur le calcul politique interne israélien. Un tel rôle permettrait à l'Europe de protéger ses autres intérêts au Moyen-Orient, tout en lui permettant de rester fidèle à ses valeurs.
© Project Syndicate, 2010.
Traduit de l'anglais par Julia Galli.