lundi 11 août 2014

Message de Abu Imad Rifai, responsable du Jihad islamique, au mouvement de solidarité en France

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Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux, louange à Dieu, le Seigneur des Mondes.
Mes frères et sœurs, salam aleykoum !
Je vous salue tous, êtres libres, vous qui défendez et soutenez le droit, au moment où les gouvernements, la soi-disant « communauté internationale » et les organisations censées défendre les droits de l’homme renient ce même droit. Salutations aux êtres libres en France, de toutes nationalités, religions et courants de pensée. Salutations aux manifestants sortis en masse dans toutes les villes de France. Nous suivons les actions que vous menez en France, depuis le début de l’agression sur Gaza, et ressentons que vous êtes de vrais soutiens à notre peuple résistant à Gaza contre les bombardements et les massacres de femmes, enfants et vieillards commis par l’ennemi sioniste.
Message de Abu Imad Rifai, responsable du Jihad islamique, au mouvement de solidarité en France (9 août 2014)
Paris, manifestation du 9 août 2014
Mes frères et sœurs, face aux désastres auxquels notre peuple a été soumis, notre peuple n’a cessé de lutter et de combattre pour récupérer sa terre spoliée par une décision internationale inique. Notre peuple a exercé son droit à la résistance, garanti par le droit international et les lois divines, pour chasser l’occupant et reprendre sa vie libre et digne. La résistance de notre peuple, qui a surpris le monde, tire sa force de sa foi en son droit et de l’injustice qu’il ressent envers l’attitude de ce qui s’appelle « la communauté internationale » qui a fermé les yeux et s’est bouché les oreilles face aux crimes commis par l’ennemi. Notre peuple a pris la décision de défendre son droit à affronter l’arrogance de l’ennemi, par son sang et sa chair, et à arracher ses droits, tous ses droits.
Vous avez assisté à l’héroïque épopée de notre peuple dans la bande de Gaza. Par le biais de sa résistance toutes les organisations se sont unies, sur le terrain, dans l’unité du sang, et sur le plan politique, et c’est la principale cause de notre victoire. Notre peuple a décidé d’imposer à l’ennemi l’arrêt des opérations terrestres, l’arrêt des assassinats et des meurtres, et de briser enfin le blocus injuste et meurtrier, ce blocus qui a duré 8 ans sans que personne au monde ne l’arrête, à l’exception des flottilles de la liberté, dont certains des participants ont payé de leur vie. Notre peuple est redevable à ceux-ci comme à vous pour votre fidélité.
Les véritables alliés de notre peuple dans sa bataille sont ceux qui se sont mobilisés au nom de leur humanité et qui sont descendus dans les rues et les places. A ceux qui ont résisté au gaz, aux pressions, à l’interdiction des manifestations par le gouvernement français à Paris, et à ceux qui ont été arrêtés, nous disons : nous sommes avec vous et n’oublierons jamais vos efforts et sacrifices. A vous les hommes libres, au nom du Jihad Islamique en Palestine, nous vous promettons, qu’avec l’ensemble des autres forces de la résistance, nous poursuivrons la lutte, jusqu’à ce que l’occupant soit chassé de nos terres, et que nos droits soient rétablis. Nous vous remercions tous pour votre soutien à nos droits et notre lutte pour une vie digne.
Le plus grand service que vous pouvez rendre à la cause de la Palestine consiste à raconter la vérité au monde, et à dévoiler aux gens les mensonges que la propagande sioniste insère dans les esprits. Racontez-leur que l’ennemi a bombardé les écoles de l’UNRWA après avoir demandé aux populations de Gaza de s’y réfugier. Racontez-leur à propos des crimes de l’ennemi sioniste et comment il déchiquète les enfants, les femmes et les civils, et comment il a entièrement décimé des dizaines de familles, les rayant de l’état-civil. Racontez-leur et dites leur que la promesse de Balfour d’instaurer un Etat juif en Palestine, au dépend de son peuple, a été proclamé 20 ans avant l’arrivée de Hitler au pouvoir. Dites leurs que l’instrumentalisation de l’holocauste par les bandes criminelles sionistes porte préjudice avant tout aux juifs eux-mêmes. Racontez-leur comment les juifs ont vécu en Palestine et dans le monde arabo-musulman pendant des centaines d’années, en paix et en symbiose, avant l’instauration de cette entité spoliatrice… Dites aux gens la vérité, dévoilez les mensonges de la propagande sioniste… car nous sommes certains que les peuples du monde aiment et défendent la vérité… Et que ces peuples, lorsqu’ils sauront la vérité, ne peuvent que s’y accrocher encore plus et lutter en sa faveur. C’est alors que les peuples imposeront à leurs gouvernements iniques et menteurs, de cesser leur soutien criminel à cette entité…
Demandez à ce que les soldats de l’ennemi qui portent des nationalités européennes soient jugés, ils participent au massacre des enfants et des femmes de Gaza. Qu’ils soient recherchés et jugés comme le sont ceux qui participent aux combats dans d’autres pays…
Je m’adresse en particulier à vous, enfants de la communauté arabe et musulmane, nous sommes certains que vous pouvez introduire un grand changement dans la politique internationale, en tant que bloc humain important en Europe, et à Paris, vous pouvez, par votre unité, votre patience et votre conscience, vous imposer en tant que force importante dans la politique européenne et de montrer au monde que l’islamophobie est une fabrication des gouvernements occidentaux qui veulent vous marginaliser et vous isoler du soutien aux questions justes des peuples de notre nation arabo-islamique, et vous isoler de la symbiose humaine et civilisationnelle avec les peuples qui vous entourent, car ces gouvernements craignent que s’écroulent sur leur têtes les temples du mensonge qu’ils ont édifié.
Chers frères et sœurs, au nom de mes frères dans le mouvement du Jihad islamique en Palestine, au nom du peuple palestinien, au nom des héros des Brigades al-Quds, d’al-Qassam, d’al Aqsa, d’Abu Ali Mustafa et des Comités et des autres combattants de notre peuple palestinien, notamment dans la bande de Gaza, je vous remercie un à un, pour vos efforts… Nous sommes confiants que nous pouvons ensemble obtenir la victoire.
Et nous réaliserons la promesse divine. Dans le Coran, Allah, s’adressant aux enfants d’Israël dit – ce qui signifie : ne récidivez pas ou vos visages seront affligés et vous serez défaits !
Toutes nos salutations à vous, de notre peuple résistant, toutes nos salutations à vous et à toutes les consciences libres de ce monde !
Salam aleykoum !

Les "alliés" de la Palestine doivent cesser de condamner la résistance armée (Al-Akhbar)

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L'article original a été publié sur Al-Akhbar en anglais le 17 juillet 2014. Traduction : Dominique Muselet
Abby Martin, qui présente l’émission Breaking the Set sur le média russe Russia Today a parlé brièvement, la semaine dernière, du parti-pris médiatique sur la Palestine. C’était une très bonne chose, et cette partie de l’émission a abondamment circulé sur les réseaux sociaux ; il y en a même eu un exemplaire sous-titré en arabique.
Les 'alliés' de la Palestine doivent cesser de condamner la résistance armée (Al-Akhbar)
Dans cet extrait, Abby Martin critiquait Josh Earnest, le secrétaire aux relations publiques de la Maison Blanche, pour avoir dit : "Nous soutenons le droit d’Israël à se défendre contre ces attaques [palestiniennes] brutales." Elle disait à juste titre qu’il "est important de ne pas présenter le conflit comme un cycle de violence où les deux partis seraient à égalité. L’un est le colonisateur oppresseur et l’autre le colonisé opprimé."
Elle a malheureusement ajouté ceci : "Je dénonce l’usage de la force meurtrière dans les deux camps" – une déclaration qui a de profondes implications car elle semble exiger des Palestiniens qu’ils renoncent à prendre les armes contre l’agression et l’ultra-violence israélienne.
Le rappeur étasunien Lupe Fiascon a critiqué Israël dans le passé et soutenu les droits des Palestiniens ; il est même fameux pour avoir brandi le drapeau palestinien dans un de ses concerts. Mais alors que l’agression israélienne faisait rage à Gaza, il a envoyé un tweet (il a deux millions de followers) condamnant "les deux camps" pour ce qu’il qualifiait de réaction disproportionnée en précisant plus tard qu’il faisait référence aux "roquettes du Hamas" palestinien.
Owen Jones, le célèbre chroniqueur de gauche, a rédigé un article assez populaire qui critiquait Israël en réaction à l’agression. Mais il a aussi critiqué la résistance palestinienne en disant que "les tirs du Hamas sur des secteurs civils étaient indéfendables" – reprenant la propagande israélienne comme un fait acquis.
Jones, comme tant d’autres journalistes, oublie de dire que le Hamas et les autres factions de la résistance, dans leurs déclarations, donnent régulièrement le nom des cibles militaires qu’ils visent. Comme le souligne souvent Jonathan Cook, un journaliste brillant qui vit à Nazareth, la censure militaire israélienne interdit de faire état des endroits précis où sont tombées les roquettes, ce qui fait qu’il est difficile de vérifier leurs dires.
Trop de ceux qui se considèrent pourtant comme des alliés de la Palestine disent ce genre de choses. Les militants et quelques journalistes critiquent bien Israël comme il faut et soutiennent les droits des Palestiniens, mais, trop souvent, ils rechignent à reconnaître que les Palestiniens ont le droit de lutter par les armes contre Israël, selon le droit international.
Pourquoi cela est-il si difficile ?
Au plan objectif, ce n’est pourtant pas discutable. De nombreuses résolutions de l’ONU reconnaissent que ce droit élémentaire des peuples occupés est inscrit dans le droit international ; il y a même une Résolution de l’Assemblée Générale de novembre 1974 qui "réaffirme la légitimité de la lutte des peuples pour se libérer d’une domination étrangère et coloniale, y compris par la lutte armée" (c’est moi qui souligne).
Même les officiels de l’Autorité Palestinienne, qui ne brillent pas par leur courage, admettent du bout des lèvres le droit à la résistance armée. Le week-end dernier, l’ambassadeur de l’AP à Londres, Manuel Hassassian, a dit, sur la BBC, que les roquettes du Hamas et des autres factions de la résistance étaient de la légitime défense et qu’il ne fallait pas arrêter d’en tirer tant que l’agression israélienne contre Gaza se poursuivait ; des propos qui contrastent avec les critiques de Mahmoud Abbas sur les roquettes.
S’il est exact que les factions de la Résistance doivent respecter les règles de la guerre comme les autres, ce n’est pas le rôle des Occidentaux d’appeler les Palestiniens à déposer les armes au moment où ils subissent une agression israélienne des plus violentes.
Que cela plaise ou non aux peuples d’Europe et d’Amérique du nord, il y a un très large consensus palestinien, en Palestine et dans la diaspora, en faveur de toutes les formes de résistance contre Israël, y compris la lutte armée.
Comment peut-on espérer une autre réaction du peuple palestinien devant la détermination israélienne de le détruire par les moyens les plus brutaux ? Du fait de l’infinie supériorité de la puissance militaire israélienne, on croit généralement que la résistance palestinienne est "inutile" et que leurs roquettes sont "dérisoires" et "pathétiques". Ce point de vue étroit révèle une profonde méconnaissance des dynamiques de la guérilla et de l’histoire récente de la région.
Le peuple palestinien sait très bien que le Sud Liban a été libéré en 2000 grâce à la lutte armée exclusivement : à moment donné, les forces militaires du Hezbollah pouvaient tout aussi bien être qualifiées de "dérisoires" et vaines contre Israël. Mais la Résistance a fini par gagner.
Pour Israël tous les Palestiniens sont des "terroristes" – c’est une généralisation raciste. Pour eux cela ne fait aucune différence que les roquettes touchent des bases de l’armée ou des espaces civils : tous ceux qui osent s’opposer à eux sont qualifiés de "terroristes." Quand, la semaine dernière, les commandos du Hamas ont attaqué avec une grande précision une base de l’armée israélienne d’où étaient lancées les attaques contre les civils de Gaza, ces combattants courageux ont encore été traités de "terroristes".
Des penseurs, des écrivains et des leaders palestiniens peuvent avoir des questions ou des critiques légitimes à formuler sur l’efficacité ou la moralité d’une forme ou d’une autre de résistance – mais laissons leur ce privilège.
En dehors de considérations stratégiques et tactiques particulières, dans leur lutte contre Israël, les Palestiniens ont toujours choisi et choisiront toujours la Résistance. Personne ne demande aux Occidentaux de prendre les armes et de rejoindre les factions palestiniennes à Gaza – qu’ils respectent seulement les droits et les choix du peuple palestinien : qu’ils cessent de condamner en bloc la lutte armée.
Source : Le Grand Soir

Liebermann appelle à résoudre le problème avec le Hamas militairement

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Liebermann, a déclaré qu'il est impossible de laisser la situation de sécurité au sud du pays comme elle est détériorée maintenant.
Il a vu au début de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres israélien, qu'il faut résoudre le problème avec le mouvement du Hamas militairement et déraciner les foyers de terrorisme dans la Bande de Gaza et puis de retirer le plus tôt possible, selon ses allégations.

L’occupation ferme le passage de "Kerem Shalom" face aux marchandises et aides humanitaires

La radio de l’occupation a annoncé que les autorités sionistes d'occupation ont fermé le dimanche (10-8) le passage commercial de Kerem Shalom sous le prétexte d’avoir tiré en direction de ce passage à partir de la bande de Gaza qui est sous l'agression sioniste continue depuis 35 jours.
Des dizaines de camions chargés de marchandises et d’aides humanitaires attendent l’autorisation pour accéder à la bande de Gaza.
Le passage "Abu Salem" est le seul passage commercial à partir duquel tous les biens et le carburant accèdent à la bande de Gaza, sachant que les autorités israéliennes d'occupation le ferment le vendredi et le samedi de chaque semaine.
La traversée fonctionne normalement et régulièrement et n'a pas été fermé pendant les jours de l'agression.

Un député sioniste appelle Netanyahu à démissionner en raison de son échec à Gaza

Le député sioniste "Eitan Kapil", président du Parti travailliste opposant à la Knesset sioniste, a attaqué le Premier ministre Benjamin Netanyahu en raison de son échec dans la gestion de l'agression sur Gaza, en disant qu'il doit démissionner de son poste.
Kapil a appelé Netanyahu à démissionner à la lumière de ce qu'il a appelé "la détérioration de la situation sécuritaire pour les résidents des colonies proches de la bande de Gaza". 
Il a ajouté dans un communiqué cité par la radio publique de l’occupation aujourd’hui que «le peuple d’ « Israël » se sent confus à cause des positions de Netanyahou et de ses objectifs », ajoutant qu'il y a l'impression que «Netanyahu lui-même ne connaît pas le sort de sa politique ».

Les colons brûlent un véhicule près de Salfit

Des colons ont brulé aujourd’hui un véhicule appartenant à un citoyen de la ville de Yassouf à Salfit et ont scandé des slogans et menaçant de tuer les Arabes et d’expulser les habitants du village sous la protection des forces d'occupation.
Selon des sources locales, des colons ont mis le feu à la voiture du citoyen Atallah Yassin Jawfah tandis que d’autres ont écrit des slogans de menaces sur les murs du village avant de partir.
Les sources ont indiqué que les colons ont scandé durant le processus des chants anti-arabe et ont parcouru les rues et ruelles pendant des heures.
Il est à signaler que les attaques des colons se sont intensifiées ces deux derniers jours après qu’ils étaient cachés tout au long des jours de la guerre lancée sur Gaza.

Hamas: Netanyahu a échoué et n'a pas le droit d'imposer des conditions

Le mouvement Hamas a déclaré l'échec du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans la guerre lancée récemment contre Gaza et a ajouté que " celui qui est vaincu n’a pas le droit d'imposer des conditions préalables".
Le porte-parole du mouvement Sami Abu Zuhri a déclaré dans un communiqué dimanche (10-8), dont une copie a été reçue par le «Centre Palestinien d'Information », que «notre peuple résistant ne peut pas être soumis aux bêtises de l’occupation ». 
Abu Zuhri a souligné que les propos de Netanyahu disant que "le processus est toujours en cours" sont les raisons de l’échec des négociations du Caire et de toutes les conséquences qui en découlent.

Mosquée Al Aqssa interdite aux fidèles et les colons sont autorisé à la profaner

Les forces de l’occupation sioniste ont poursuivi dans la journée du dimanche la fermeture des principales portes de la mosquée Al Aqssa, interdisant les femmes et les jeunes d’y entrer. Les froces ont aussi confisqué les cartes d’identité des personnes âgées qui ont été autorisé à entrer.
Ces mesures interviennent pendant que les autorités de l’occupation autorisent les gangs de colons juifs ainsi que les groupes de touristes étrangers de profaner la mosquée par la porte des maghrébins sous l’œil attentif de la police spéciale de l’occupation.
L’agence Wafa a rapporté selon des sources des Waqqf islamiques, que ces mesures ont été prises depuis la semaine dernière. C’est la volonté de l’occupation d’appliquer le plan de séparation temporel de la mosquée bénie Al Aqssa. En effet, les horaires sont partagées : tous les jours de 7h30 à 11h30 la mosquée est livrée aux attaques des colons et des touristes sauf le vendredi et le samedi. Après cette heure, les portes d’Al Aqssa sont de nouveau ouvertes aux fidèles musulmans.
Les forces de l’occupation avaient interdit aux femmes l’entrée d’Al Aqssa depuis les premières heures. Les femmes et les jeunes filles étaient contraintes de prier la prière de l’aube dans les rues proche des portes d’Al Aqssa. Les femmes ont donc organisés des sit-in devant les portes d’Al Aqssa et dans une situation tendue qui escalade petit à petit dans l’environ des portes extérieur d’Al Aqssa.
Dans le même contexte, les  gangs de colons ont lancé un assaut contre la mosquée Al Aqssa en plusieurs petits groupes,  guidés par de nombreux rabbins extrémistes et raciste. Les fidèles et les étudiants de sciences dans les cours de la mosquée. Ceux-ci ont été encerclés par les unités spéciales de la police de l’occupation qui impose un dispositif de sécurité autour des cours de sciences [religieuses] dans les cours de la mosquée.

Une organisation juive appelle à entrer à Gaza pour rechercher les restes des soldats

Une organisation sioniste a appelé à entrer dans la bande de Gaza à la recherche des restes des soldats israéliens tués lors des combats qui ont eu lieu à la périphérie de la bande de Gaza avec la résistance palestinienne.
L'organisation du «diagnostic et du ramassage des cadavres des morts en Israël – ZAKA » a présenté une demande formelle au représentant des Nations Unies dans les territoires palestiniens Robert Serry afin de permettre aux membres de l'organisation à entrer dans la bande de Gaza pour rechercher les restes des soldats tués lors de l'offensive israélienne pour les enterrer selon "la religion juive".
Des sources sionistes ont présumé que les factions de la résistance palestinienne dans la bande de Gaza maintiennent les cadavres des deux agents sionistes Hedar Golden et Aaron Shaul qui ont été tués dans des affrontements armés dans la bande de Gaza.
"Al-Qassam" avait confirmé de son coté avoir capturé le soldat Shaul, sans préciser s'il est mort ou vivant.

L'occupation prive les prisonniers du Hamas et du Djihad de visites

Des sources juridiques palestiniennes ont déclaré que l'administration pénitentiaire israélienne empêche les prisonniers du Hamas et du Djihad islamique des visites de leurs familles et proches, sous le prétexte de ce qu'il a appelé "des décisions politiques du haut niveau".
Le ministère palestinien des affaires des prisonniers et les libérés a confirmé dans un communiqué de presse le dimanche 10/8, citant de son avocat au cours de leurs visites dans les diverses prisons de l'occupation, que l'administration pénitentiaire met en œuvre de ces décisions depuis près deux mois, en particulier après l'annonce de la disparition de trois colons à Hébron. L'administration pénitentiaire sioniste impose des autres sanctions sur les prisonniers de deux mouvements, y compris le refus de la sortie à la cour et de tirer les appareils électriques et une série de transferts contre eux.
Le ministère a déclaré dans son communiqué que l'administration pénitentiaire a informé son avocat que ces sanctions sont imposées par des références politiques du haut niveau et ne sont pas des décisions administratives internes.

Gaza: trêve pour 72 heures sans conditions sionistes

Une source bien-informée sur les négociations de trêve en cours au Caire, a déclaré à l'Agence officielle de presse "al-Rai" qu'il a été convenu d'une nouvelle trêve de 72 heures sans conditions préalables de la délégation israélienne pour parvenir à un accord définitif pour un cessez-le-feu.
La source, qui a requis l'anonymat, a déclaré que les menaces de la délégation palestinienne de se retirer du Caire ont obligé la délégation israélienne de retourner au Caire pour poursuivre les négociations de trêve pendant 72 autres heures pour parvenir à un accord définitif pour un cessez-le-feu.
Elle a expliqué que la délégation sioniste avait une condition d'arrêter le lancement de roquettes pour retourner au Caire, mais la délégation palestinienne a menacé de se retirer, et a réservé des billets d'avion pour quitter le Caire le 21h00 ce soir.
La même source a indiqué que le côté égyptien a fait pressions sur la délégation sioniste qui a accepté une nouvelle trêve, sans imposer de conditions.
L'agence turque de presse "Anatolie" a cité d'une source égyptienne que l'Egypte a obtenu l'approbation de deux parties palestinienne et israélienne pour annoncer une nouvelle trêve de 72 heures qui sera annoncée plus tarde ce soir dimanche 10/8.
L'Egypte a officiellement annoncé dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères que les deux parties palestinienne et sioniste ont accepté une nouvelle trêve de 72 pour mener des négociations sérieuses afin de parvenir à des accords pour répondre les exigences palestiniennes.

Des dizaines de blessés dans des affrontements à Jénine

De nombreux citoyens ont été asphyxiés dimanche matin 10/8, après que les soldats israéliens ont lancé des bombes du gaz lacrymogène sur eux, au cours d'une marche en solidarité avec Gaza qui a atteint le point de contrôle militaire israélien de "Jalama" au nord-est de Jénine.
Des sources locales ont déclaré qu'un certain nombre de citoyens palestiniens ont été asphyxiés par le gaz du lacrymogène lancé sur eux par les soldats israéliens lors de violents affrontements avec les forces armées occupantes.
Les sources ont ajouté que des centaines de jeunes hommes sont arrivés à la barrière militaire israélienne de "Jalama" dans une marche en solidarité avec la Bande de Gaza et pour refuser de l'agression israélienne sur Gaza, mais les forces armées occupantes les ont attaqué avec les bombes du gaz lacrymogène.
En conséquence, des affrontements ont éclaté entre les jeunes hommes et les forces armées occupantes, où les jeunes ont jeté des pierres sur les soldats israéliennes, après l'asphyxie des dizaines d'entre eux.

Mofaz: Le Hamas a atteint ses objectifs

L'ex-ministre israélien de la guerre, Shaul Mofaz, a reconnu dans ses déclarations publiées dimanche 10/8 par des sites hébreux, l'échec de l'agression israélienne sur la Bande de Gaza et le succès de la résistance en faisant glisser Israël à une guerre de drain, et que la guerre a atteint les objectifs du Hamas au lieu d'atteindre nos objectifs.
"La guerre sur Gaza n'a pas atteint nos objectifs, mais en réalité nous avons arrivés à l'endroit que le Hamas voulait. Le Hamas a atteint son objectif de nous entraîner dans une guerre de drain", a-t-il ajouté.
Mofaz a indiqué à la perte du sentiment de sécurité de manière très grave auprès les Israéliens en disant: "La réalité dans ces jours confirme le cas de la perte de confiance auprès la population, et ce doit être repris, la guerre sur Gaza devrait rétablir la confiance et de la sécurité pour la population, mais le sentiment de sécurité parmi la population du sud a été endommagé".
Il a critiqué de la manière de la direction de l'agression sur la Bande de Gaza, en disant: "L'offensive a commencé en retard et nous avons quitté la Bande de Gaza plus tôt. Les objectifs n'ont pas été atteints, la dissuasion n'a pas été reconstruite et la population au sud a perdu la confiance dans le gouvernement et le Cabinet".

Mechaal: Toute trêve permanente doit conduire à la levée du blocus de Gaza totalement

Le chef du Bureau politique du mouvement du Hamas, Khaled Mechaal, a déclaré que toute trêve durable devrait aboutir à la levée du blocus sioniste imposé sur la Bande de Gaza.
A l'égard de l'accord de trêve pour une période de 72 heures, ce qui a été convenu par les deux parties palestinienne et israélienne, le dimanche soir 10/8, Mechaal a déclaré dans une interview exclusive avec l'AFP à Doha que la trêve est l'un des moyens ou des tactiques, soit dans le but de fournir l'espace convenable pour le succès des négociations ou en vue de faciliter l'introduction des aides à la Bande de Gaza.
Il a ajouté que "Le but que nous insistons sur est de répondre aux demandes des palestiniens et que les Gazaouis vivent sans blocus".

Affrontements armés entre les résistants et les forces armes occupantes près du passage d'Abou Salem

La radio de l'armée de l'occupant israélien a déclaré le dimanche soir 10/8, qu'un énorme affrontement armé s'est produit entre 6 militants armés palestiniens et des importantes forces de l'armée israélienne soutenue par les avions de combat, une demi-heure avant le début de la trêve près du passage de Karm Abou Salem à l'est de Rafah.
La radio a ajouté que la résistance palestinienne a lancé des obus de mortier lors de l'affrontement avec les soldats israéliens, tandis que l'armée de l'occupation a lancé des bombes lumineuses devant les soldats.
Des sources locales ont déclaré que les affrontements ont duré longtemps.
Il est à noter que l'Egypte a atteint un accord de cessez-le-feu entre les factions palestiniennes et l'occupation israélienne pour 72 heures à partir de minuit.

Six Palestiniens kidnappés en Cisjordanie

Les forces armées de l'occupant israélien ont kidnappé, le lundi à l'aube 11/8, six jeunes hommes palestiniens des provinces de la Cisjordanie occupée, à Naplouse, Bethléem, Jénine et Toulkarem.
Le club du captif palestinien a déclaré que les forces armées occupantes ont arrêté deux citoyens palestiniens du village de Qablan dans la ville de Naplouse, a coïncidé avec l'assassinat du jeune homme Zakaria Aqra aujourd'hui à l'aube.
Les soldats israéliens ont kidnappé deux jeunes palestiniens du village du Hussan à Bethléem, un autre du village de Mesclun à Jénine et le sixième du village d'Anbta à Toulkarem.
Les sources ont souligné que les soldats israéliens ont brutalement attaqué plusieurs maisons à Bethléem et ont commencé à altérer le contenu, indiquant que la force militaire israélienne a lancé des bombes sonores et du gaz lacrymogène sur les jeunes palestiniens qui lui ont affronté.

Sud de Naplouse: Martyr et 10 blessés dans une confrontation armée

Le résistant palestinien Zakaria Moussa Daoud al-Aqra (23 ans) a été tué et 10 autres ont été blessés après une violente confrontation armée a duré plusieurs heures dans le village de Qablan au sud-est de la ville de Naplouse au nord de la Cisjordanie occupée.
Des témoins oculaires ont déclaré au correspondant du CPI que plus de 25 blindés et transporteurs de troupes sionistes accompagnés par deux bulldozers de type (BAIJR), ont pris d'assaut le village de Qablan plus tard le dimanche soir et ont bouclé plusieurs maisons de la zone de Hawooz, au sud-est du village, appartiennent aux citoyens Mouhannad Moussa al-Aqra, Kamal al-Azar et Jihad Youssef al-Azar et ont commencé à appeler par haut-parleurs sur le jeune Zakaria Moussa al-Aqra qu'il doit se céder, parce qu'il est recherché.
Les témoins ont ajouté que les forces armées occupantes n'ont pas envahi les maisons par crainte de victimes dans les rangs de leurs troupes, car elles croissent qu'il y a un homme armé dans l'une des maisons assiégées et ont lancé plusieurs bombes à l'intérieur des maisons, ce qui a abouti des blessés dans les rangs des citoyens palestiniens. Elles ont empêché les ambulances pendant des heures d'entrer pour eux, seulement après la coordination de la sécurité.
"Les bulldozers de l'occupation ont démoli des parties de maisons des citoyens Kamal al-Azar, Jihad al-Azar et Mouhannad Moussa al-Aqra", selon les témoins.

Récupération les corps de deux martyrs de Khuza'a

Les équipes médicales ont récupéré le lundi 11/8, les corps de deux personnes tués récemment dans le village de Khuza'a à l'est de Khan Younès dans le sud de la Bande de Gaza, l'un d'eux est un homme âgé.
Les équipes médicales continuent à rechercher les corps des Palestiniens tués lors de l'agression israélienne sur la Bande de Gaza dans les régions frontalières, où l'occupation avait empêché les équipes médicales d'y atteindre et maintenant les Palestiniens profitent de la trêve pour les récupérer en dépit de décomposition.
Des sources médicales palestiniennes ont déclaré que les équipes d'ambulanciers et de la défense civile ont récupéré le lundi soir les corps de deux martyrs Helmi Ahmed Qadih (67 ans) et Mahmoud Abdu Rabou Abou Daqa (22 ans), dans les décombres d'une maison dans le village de Khuza'a.
Les sources ont ajouté que les équipes médicales continuent à chercher les corps des autres Palestiniens auraient été tués dans cette région et d'autres régions frontalières.
Les sources médicales ont déclaré que l'un des blessés qui étaient traités en Egypte, est décédé aujourd'hui de blessures subies lors de l'agression.
 Il est à noter qu'environ 1 945 Palestiniens ont été tués et plus de 9 000 autres ont été blessés dans l'agression israélienne continue sur la Bande de Gaza depuis le 7 juillet dernier.

Affrontements avec les forces armées occupantes à l'ouest de Jénine

Un certain nombre de citoyens palestiniens ont été asphyxiés dans des affrontements ont éclaté lundi après-midi 11/8, dans le village de Barquin à l'ouest de la ville de Jénine, après l'assaut des forces armées occupantes dans le village, en provoquant les citoyens.
Des sources locales ont déclaré que plusieurs blindés militaires israéliens ont pris d'assaut le village et se sont affrontés avec les citoyens qui lançaient des pierres et des bouteilles vides, ce qui a conduit au lancement des bombes du gaz lacrymogène et des bombes sonores faisant des cas d'asphyxie.
Les sources ont souligné que les forces armées occupantes ont lancé des opérations de ratissage dans la région. Les soldats israéliens ont fait irruption dans la zone de Gaberyat entre Barquin et Jénine et ont effectué des opérations de ratissage.

samedi 9 août 2014

Israël : le mythe de la légitime défense

Israël : le mythe de la légitime défense

Le mythe voulant qu’Israël soit en situation de légitime défense, propagé par le gouvernement israélien et par ses lobbys au Canada, a été adopté par une partie de l’élite politique canadienne et québécoise. Or ce mythe ne correspond pas du tout à la réalité, ni du point de vue des rapports juridiques entre Israël et les territoires occupés ni du point de vue du rapport de force réel entre les diverses parties.
Du point de vue juridique, Israël occupe militairement les territoires palestiniens. C’est la position officielle du Canada, des États Unis, et de l’ensemble des signataires de la IVe Convention de Genève de 1949. Le site Web du ministère des Affaires extérieures et du Commerce international du Canada le dit très explicitement : « La Quatrième Convention de Genève s’applique dans les territoires occupés et définit les obligations d’Israël en tant que puissance occupante, en particulier en ce qui concerne le traitement humanitaire des habitants des territoires occupés. Comme le mentionnent les résolutions 446 et 465 du Conseil de sécurité de l’ONU, les colonies de peuplement israéliennes dans les territoires occupés sont contraires à la Quatrième Convention de Genève. »
La Cisjordanie et Gaza ont été occupés militairement par Israël depuis 1967, c’est-à-dire depuis 47 ans. Il ne s’agit donc pas d’une occupation temporaire, visant à régler un différend, mais d’une intention de prendre le contrôle des parties les plus stratégiques du territoire palestinien, intention réitérée par les divers premiers ministres israéliens et illustrée par l’expansion toujours croissante des colonies et du nombre de colons.
La réalité du terrain
Personne ne peut faire semblant de ne pas le savoir. Même si les colonies ont été retirées de Gaza en 2005, le contrôle israélien ne s’est pas terminé pour autant. Israël contrôle les frontières, le ciel, le sous-sol et la mer de Gaza. Depuis 2006, le blocus imposé à Gaza a signifié qu’Israël contrôle aussi la vie et la mort des Gazaouis, puisque les denrées alimentaires, les médicaments, les produits industriels ou manufacturés ainsi que les personnes ne peuvent ni sortir ni entrer à Gaza sans autorisation israélienne, qui est refusée pour nombre de produits de première nécessité. Et l’Égypte est tenue par ses traités avec Israël de respecter ce blocus. Outre la mort de plusieurs civils de Gaza, ce blocus a entraîné une détérioration dramatique de la santé des habitants, qui ont eu recours à des tunnels pour faire transiter des marchandises et, du même coup, des armes.
Du point de vue du rapport de force, l’affirmation qu’Israël est en état de légitime défense est ridicule. Mais le ridicule ne tue pas. Les bombes israéliennes, si. Près de 2000 morts durant le dernier round. Dès la première semaine (13 juillet), plus de 1000 tonnes de bombes avaient déjà été larguées sur la population palestinienne, lit-on dans le journal israélien Haaretz, un chiffre que les médias ici ne citent pas. Du point de vue du ratio civils/combattants tués, du côté israélien on dénombre trois civils tués et [64] soldats, donc moins de 6 % de victimes civiles. La grande majorité des victimes sont des soldats. Du côté palestinien, c’est 80 % de victimes civiles [sur 1878 victimes, NDLR].
L’idée qu’Israël est en état de légitime défense est donc une énorme fabulation. Pour prétendre à la légitime défense, Israël devrait d’abord se conformer au droit international pour cesser d’être dans la position d’agresseur en tant que puissance occupante. Or, ce n’est pas le cas.
Le Hamas
Au moment de la signature des accords d’Oslo en 1993, dans le cadre desquels l’Organisation de libération de la Palestine [OLP] reconnaissait l’État d’Israël, la popularité du Hamas était tombée à moins de 4 % et l’écrasante majorité des Palestiniens avait approuvé la reconnaissance d’Israël contenue dans les accords d’Oslo. Or ces mêmes accords ne reconnaissaient pas l’État palestinien, terme qui n’apparaît nulle part, ni dans les accords eux-mêmes ni dans la correspondance les entourant. Et de plus, Israël a profité des négociations pour s’approprier encore plus de territoire palestinien. Et vous parlez de légitime défense ?
Ce qu’Israël veut, c’est coloniser en paix. Sans résistance. Ce qui est en jeu, ce n’est pas le droit d’Israël d’exister, mais bien le « droit » qu’il revendique de coloniser ce qui reste de la Palestine, et de le faire sans contestation. Même la contestation pacifique et diplomatique est interdite. Quand les Palestiniens ont voulu obtenir un statut d’observateur à l’ONU, les sanctions israéliennes et américaines n’ont pas tardé à s’abattre tant sur les Palestiniens que sur l’UNESCO.
Israël est prêt à tout pour empêcher que naisse un État palestinien reconnu par la communauté internationale. « Depuis la première guerre du Liban, il y a 30 ans, la stratégie principale d’Israël a été de tuer des Arabes. La présente guerre dans la bande de Gaza n’y fait pas exception », nous disait le journaliste israélien Gideon Levy dans leHaaretz du 13 juillet.
Mais rien de cela ne compte pour les partisans de la colonisation. Il faut l’appuyer et prétendre, de surcroît, qu’Israël est victime. Tout autre point de vue est qualifié d’antisémitisme. Pour cela, un dernier tour démagogique est nécessaire : celui d’affirmer que c’est une guerre entre Israël et le Hamas, alors qu’en réalité c’est une guerre contre la population civile palestinienne. Le manque total d’empathie des partisans de la colonisation envers l’ampleur du massacre et l’ampleur de la destruction de Gaza laisse pantois. Honte à ceux qui appuient ce massacre.
Rachad Antonius
 Publié initialement dans Libre de penser du quotidien montréalais Le Devoir.
Caricature : “Vous voyez ! On est juste en train de se défendre.”
Rachad Antonius  : Professeur, UQAM, et spécialiste du Proche-Orient

Solution au conflit israélo-palestinien (Norman Finkelstein)

Transférer Israël aux Etats-Unis
-          Israéliens sont plus aimés par les américains
-          Les américains accueilleront les Israéliens à bras ouverts dans leur foyers
-          Les américains ont beaucoup de terres pour accueillir Israël comme leur 51ème État
-          Israël peut avoir un vrai État juif sûr entouré d’États amis
-          L’Amérique n’aura plus à dépenser $3 milliards par an d’argent du contribuable pour la défense d’Israël
-          Le coût de transport sera inférieur à 3 ans de dépenses pour la défense
-          Les palestiniens récupèreront leur terre et leur vie
-          Le Moyen-Orient sera à nouveau en paix sans ingérence étrangère
-          Le prix du pétrole baissera, l’inflation baissera, le monde entier sera heureux

Financement de l'armée israélienne: Pour la LDJ, Bruel est "un lâche et un menteur !"

La LDJ a réagi sur sa page Facebook au sujet  de Patrick Bruel qui a nié avoir financé l'armée israélienne. Pour la LDJ, Bruel est  "un lâche et un menteur !"
Voici le texte de la LDJ 
"il a soutenu financièrement des organisations qui achètent du matériel pour l'armée Israélienne ,nous en sommes témoins car nous étions présents à ces soirées de gala ou nous y avons prêté mains fortes pour assurer la sécurité !
il a même félicité nos membres pour nôtre combat !
Il aurai du être fier d'avoir soutenu l'armée la plus morale du monde et celle grâce a qui il a pu venir se remplir les poches en faisant ses concerts en Israel !"

Lionel Messi défend les droits des enfants de Gaza

Le footballeur argentin Lionel Messi,  s'est exprimé sur sa page Facebook en défendant  les droits des enfants dans les zones de conflit, en particulier dans la bande de Gaza, où les enfants ont été les premières victimes.  "En tant que   père et  ambassadeur de l'UNICEF, je suis terriblement attristé par les images provenant du conflit entre Israël et la Palestine, où la violence a déjà fait tant de jeunes  victimes et blesser d'innombrables enfants," a  écrit Messi sur sa page Facebook qui compte plus de 68 millions de fans.
  La star de Barcelone, a également  précisé  que: «Les enfants  qui n'ont pas créé ce conflit, en  paient le prix fort ," et a exigé  que "ce cycle de violence insensée doit  immédiatement cesser." Son message qui  a été rédigé en anglais  et en arabe a été illustré d'une photo d'un enfant palestinien dont la tête est cerné d'un bandage (voir ci-dessous).

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Mads Gilbert, le chirurgien de Gaza, appelle à soutenir la Palestine en Norvège

Fin juillet, de retour dans sa Norvège natale après avoir passé plusieurs semaines dans l’enfer de Gaza, le chirurgien urgentiste Mads Gilbert, ce héros inconnu en blouse blanche et auteur d’un cri du cœur, désormais mondialement connu, lancé à Obama, est passé sans temps mort du tarmac de l’aéroport à une grande manifestation de solidarité avec Gaza, dont il était l’Homme du jour et le grand témoin.
C’est à Tromso précisément, une localité jumelée avec l’enclave palestinienne, que le médecin urgentiste de renom s’est mué en un orateur engagé devant un auditoire qui était tout ouïe. "Le cœur de la Terre bat à Gaza maintenant. Il saigne, mais il bat", a clamé Mads Gilbert qui est mieux placé que quiconque pour évoquer l'indicible tragédie vécue par les Gazaouis et louer l’extraordinaire esprit de résistance qui les anime.
"La résistance du peuple palestinien à Gaza est admirable, elle est juste et c'est une lutte que nous devons soutenir. Nous ne voulons pas d’un monde cruel où ceux qui luttent pour la justice soient les éternels persécutés. Les Palestiniens  font face à l'une des forces d'occupation les plus brutales de l'histoire moderne" a-t-il déclaré, en ajoutant :"La solidarité est une arme puissante".
Approuvant pleinement le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions, Mads Gilbert a profité de cette tribune pour interpeller le monde sur l'intolérable impunité d'Israël qui perdure, alors même qu'un nouveau palier a été franchi dans la barbarie. 
Voici la traduction des passages marquants de son intervention :
"Je sais que vous applaudissez pour Gaza. Je sais que vous applaudissez pour ceux qui sont là, les héros de la bande de Gaza.
La Norvège a été construite sur le respect de la diversité, le respect de l'individu, le respect de la dignité humaine.
Imaginez que vous soyez en 1945, et comprenez-moi bien quand je dis que je ne compare pas le régime nazi allemand avec Israël. Non. Mais je compare l'occupation à l'occupation. Imaginez si, en 1945, nous avions perdu la lutte de libération.. Imaginez, l'occupant restant dans notre pays, envahissant notre pays progressivement et sans trêve, depuis des décennies. Et nous, nous retrouvant bannis, confinés dans les zones les plus paupérisées, étroites et invivables, dans une prison à ciel ouvert 
Imaginez toujours si, ici à Tromso, après sept ans de détention, l’occupant avait commencé à nous bombarder, à bombarder notre hôpital universitaire, le centre médical, puis tué nos ambulanciers, tout en pilonnant des écoles où ceux qui auraient tout perdu, dont leur maison, se seraient refugiés. S'ils avaient bombardé notre centrale, fermé l'alimentation en eau. Qu'aurions-nous fait? Aurions-nous renoncé, brandi le drapeau blanc? Non, certainement pas, car pendant la seconde guerre mondiale, Tromso a résisté à l’occupant nazi. Eh bien, c'est la situation actuelle à Gaza.
Ce n'est pas une bataille entre le terrorisme et la démocratie. Le Hamas n'est pas l'ennemi. Israël mène une guerre pour anéantir la capacité de résistance du peuple palestinien, pour briser sa détermination inébranlable à ne pas se soumettre à l'occupation!
Il en va de la dignité et de l'humanité du peuple palestinien de refuser d'être traité comme des citoyens de troisième, quatrième, voire cinquième rang.
En 1938, les nazis ont appelé les Juifs "Untermenschen," sous-hommes. Aujourd'hui, les Palestiniens en Cisjordanie, à Gaza, dans la Diaspora, sont traités comme des sous-hommes, qui peuvent être bombardés, tués, massacrés par milliers, sans qu'aucun homme de pouvoir ne réagisse. 
Donc je suis rentré dans mon pays libre - et ce pays est libre parce que nous avons eu un mouvement de résistance, parce que nous avons dit que les pays occupés ont le droit de résister, même avec des armes. 
Vous êtes autorisés à combattre l'occupant, même avec des armes. Il faut bien sûr respecter le droit international ... Aucun peuple ne veut être occupé!

Un ramassis de mensonges a servi de prétexte à l’attaque sur Gaza

La guerre israélienne contre la bande de Gaza est basée sur le mensonge du début à la fin. Le menteur en chef et l’homme responsable de l’usage disproportionné des armes israéliennes qui ont ôté la vie à presque 2000 Palestiniens — principalement des civils — contre 3 morts civiles israéliennes, n’est autre que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.
L’attaque sur Gaza a été déclenchée le 29 juin mais l’incitation à la guerre a commencé quand le premier ministre israélien a accusé de manière irresponsable le mouvement islamique Hamas de Gaza d’avoir soi-disant kidnappé 3 Israéliens. Les 3 Israéliens faisaient apparemment de l’auto-stop, le 12 juin, et ils ont été enlevés par des personnes non encore identifiées qui les ont tués peu de temps après, semble-t-il. Un des 3 israéliens a appelé la police et sur l’enregistrement de l’appel on entend le bruit d’un coup de feu. Netanyahou a immédiatement donné la consigne de garder la mort des trois Israéliens secrète.
Dans le Jewish Daily Forward, J.J. Goldberg parle des “décisions politiques et des mensonges” qui sont à l’origine de l’attaque contre Gaza. “On a dit aux journalistes qui avaient entendu parler [de l’appel à l’aide], que le Shin Bet voulait garder le secret pour faciliter les recherches. Les autorités israéliennes ont annoncé officiellement qu’Israël ’assumait qu’ils étaient vivants et agissait en conséquence’. Ce qui était un mensonge pur et simple,” a écrit Goldberg.
Deux semaines après l’enlèvement et quantités de discours anti-Hamas, l’attaque contre Gaza a été lancée sur la base d’une falsification de la réalité. Faisant suite à l’arrestation de centaines de Palestiniens et aux raids aériens israéliens quotidiens à Gaza, la mort d’un combattant palestinien dans une frappe sur Gaza a engendré une escalade de la situation. Le jour suivant, le Hamas, qui avait jusqu’ici respecté le cessez-le-feu conclu en novembre 2012, a rétorqué en tirant un barrage de roquettes. Cela a servi d’excuse à Israël pour commencer le pilonnage de Gaza. Et on ne parle plus des raids aériens israéliens lancés, les jours précédents, au prétexte fallacieux que les chefs du Hamas avaient ordonné l’enlèvement et le meurtre des trois Israéliens.
La vérité est toujours la première victime de la guerre et l’attaque de Gaza ne fait pas exception. Les Israéliens disent qu’ils ont essayé de “frapper durement le Hamas,” mais en réalité ils s’en sont pris aux civils palestiniens qui n’avaient rien à voir avec le Hamas. Le nombre de combattants du Hamas tués dans l’agression est dérisoire en comparaison du nombre de civils dont 300 enfants assassinés simplement parce qu’Israël se moque de savoir qui se trouve à l’autre bout de ses missiles.
Il y a eu une seconde série de mensonges à la fin de l’attaque israélienne contre Gaza, le 2 août, le jour où une trêve de 72 heures devait prendre effet. Israël a affirmé qu’un de ses soldats avait été kidnappé 90 minutes avant le début de la trêve humanitaire. Le Hamas a répondu qu’ils avaient combattu contre des soldats israéliens au coeur de Rafah à 7 heures du matin, une heure avant la trêve, et qu’à 7 H 34 ils avaient annoncé la bataille sur twitter. Le Hamas a dit qu’ils n’étaient pas au courant qu’un soldat israélien ait été kidnappé et que le soldat avait sans doute été tué dans le combat. En réponse Israël a lancé une de ses plus odieuses attaques contre la population de Rafah, causant la mort de près de 100 Palestiniens, en grande majorité des civils. Il s’en est suivi une tempête politique qui a atteint son apogée quand le président des Etats-Unis et le secrétaire général de l’ONU ont "exigé" que le Hamas libère sans conditions le soldat israélien capturé.
Après cette odieuse démonstration de force militaire et de puissance politique, Israël s’est calmé subitement, a reconnu que le soldat était mort et l’a enterré rapidement dimanche après-midi. Quelques heures plut tôt, les médias israéliens rapportaient que Netanyahou, hors de lui, avait martelé à Dan Shapiro, l’ambassadeur étasunien à Tel Aviv, que les Etats-Unis ne devaient plus jamais se substituer à Israël en ce qui concerne le Hamas.
Ce n’est évidemment pas la première fois que Netanyahou ment comme un arracheur de dents. Pour diaboliser le Hamas, le premier ministre israélien l’a assimilé au mouvement radical de l’Etat Islamique (IS) et à al-Qaeda, ce qui n’a rien à voir avec la réalité. En fait, selon Ali Mamouri de Al-Monitor, l’IS considère le Hamas comme un apostat et ses combattants ont brûlé le drapeau palestinien pendant l’offensive actuelle.
Peter Jenkins, un respectable diplomate anglais, a recensé près de 35 affirmations discutables dans un discours que Netanyahu a prononcé devant l’Assemblée Générale de l’ONU en octobre 2013 sur le programme nucléaire iranien et la nécessité pour les Palestiniens de reconnaître Israël comme un état juif s’ils voulaient la paix.
Netanyahou a à nouveau été épinglé en mai 2014 pour avoir qualifié le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) de mouvement antisémite. “La passion avec laquelle Netanyahou a ridiculisé les voisin d’Israël, menacé l’Iran et discrédité le mouvement BDS en le qualifiant d’antisémite’ … prouve simplement qu’il aurait tout à perdre si la situation venait à être sérieusement débattue. On se rapproche du moment où les mensonges ne suffiront plus,” a écrit Dale Sprusansky, l’adjoint du rédacteur en chef du Washington Report sur les Affaires du Moyen Orient dans un article qui portait sur cinq mensonges prononcés par Netanyahou dans son discours au Comité Américain des Affaires Public d’Israël (AIPAC) en mai dernier.
Tout cela a été corroboré, en 2011, par le président étasunien Barack Obama et l’ancien président français Nicolas Sarkozy qui, sans se rendre compte que le micro était branché, ont convenu que Netanyahou était un menteur.
Les politiciens ont la réputation de fournir des informations trompeuses et/ou exagérées. Les medias dominants doivent normalement vérifier les affirmations des politiciens, ce qui les incite à dire la vérité. Mais ce que dit Netanyahou est rarement vérifié et il peut se permettre de mentir effrontément sans être contredit. Ses mensonges ont causé, le mois passé, des milliers de morts et de blessés. Il est inacceptable qu’un dirigeant comme le premier ministre israélien bénéficie d’une telle impunité. Il faut enfin dire la vérité et, comme les Etats-Unis eux-mêmes l’ont affirmé, il faut que les responsables de crimes de guerre rendent des comptes. On ne doit plus accepter que de tels personnages puissent se cacher derrière des déclarations mensongères et des belles paroles.
Al-Monitor
Traduction : Info-Palestine.eu - Dominique Muselet

Le CRIF "engueule" Hollande pour avoir osé parler de "massacre"

Le patron du CRIF Roger Cukierman n' a pas du tout apprécié  les termes "carnage" et "massacre" utilisés par Hollande  pour dénoncer  la terrible agression Israélienne  contre Gaza dont le bilan est  : Plus de 1 900 morts dont une majorité d'enfants, des quartiers entiers totalement détruits, une population de Gaza humiliée,  privée de tout,  qui subit depuis 8 ans un infâme blocus, plus de 10 000 maisons détruites, 30 000 personnes se retrouvent sans abri et 170 000 ont été contraintes d'abandonner leur maison.
Mais pour le CRIF, le fait que Hollande parle de  "massacres" est un scandale.  Roger Cukierman attend  en fait de Hollande qu'il nie tout simplement  ces massacres, ou mieux encore qu'il  applaudisse les crimes d'Israël.  Quand le boss  du CRIF n'est pas content, il prend sa plume et écrit à Hollande pour l'engueuler  comme un petit écolier. 
Lire ci-dessous la lettre du CRIF:
Le Président du CRIF écrit au Président de la République
Roger Cukierman, dans un courrier adressé le 5 aout à François Hollande, a alerté le Président de la République sur l'utilisation des termes "carnage" et "massacre" pour qualifier les opérations de l'armée Israélienne à Gaza.
Le caractère disproportionné de ces termes a suscité de l'incompréhension et une vive émotion chez les Juifs français.
Roger Cukierman estime que le Président de la République et le Ministre des Affaires étrangères ne tiennent pas compte des exactions commises par le Hamas sur la population palestinienne de Gaza, utilisée comme bouclier humain dans des écoles et des hôpitaux ou sont stockés armes et missiles.
Ils ne tiennent pas compte des enlèvements et des assassinats de civils israéliens, ni des tunnels creusés pour tuer, ni des milliers de missiles lancés sur la population israélienne depuis 10 ans par les terroristes du Hamas.

Un sondage européen scandalise Israël

Un sondage de la Commission européenne selon lequel la majorité des Européens voient en Israël le pays qui menace le plus la paix mondiale était dénoncé dimanche comme la preuve d'un antisémitisme rampant en Europe par des responsables israéliens et la presse locale. Le journal espagnol El Pais avait diffusé jeudi les résultats préliminaires de ce sondage dont les résultats complets devraient être- pour des raisons "techniques", selon Bruxelles- publiés lundi.
L'International Herald Tribune en a également fait état dans son édition de vendredi. Toujours est-il que lundi, la présidence italienne de l'UE s'est déclarée "surprise et contrariée" par ce sondage et affirmait que ce résultat "ne reflètait pas la position de l'UE". "Le ministre des Affaires étrangères Franco Frattini, au nom de la présidence de l'Union européenne, exprime la surprise et la contrariété pour le signal faussé qui sort du sondage d'opinion commandé par la Commission européenne", indique un communiqué officiel. "Le résultat du sondage, à la suite d'une question ambiguë, ne reflète pas la position de l'Union européenne, exprimée par ses instances à de nombreuses reprises", affirme le texte.
 (...) Ces résultats choquants qui montrent qu'Israël représente la plus grande menace pour la paix dans le monde, davantage que la Corée du Nord et l'Iran, défient la logique et sont une fantaisie raciste", a déploré le rabbin du centre Simon Wiesenthal basé à Los Angeles (Etats-Unis), Marvin Hier. "Ils montrent seulement que l'antisémitisme est profondément ancré dans la société européenne."Le ministre israélien en charge des relations avec la diaspora Nathan Chtcharansky, estime que derrière les critiques contre Israël, il y a de l'antisémitisme.

Le Times refuse de publier le réquisitoire d’Elie Wiesel accusant le Hamas de sacrifier les enfants palestiniens

Prix Nobel de la paix, Elie Wiesel, le philosophe américain rescapé du nazisme, fait figure de vénérable sage dans le monde entier, lu par des millions de lecteurs, décoré des plus hautes distinctions et écouté presque religieusement, autant de marques de reconnaissance qui lui confèrent une immense influence sur les esprits.
Aussi, quand ce docteur honoris causa de plus d’une centaine d’universités dans le monde va dans le sens du vent, en se faisant l’ardent défenseur d’Israël et le plus intraitable des censeurs contre le Hamas, on a toutes les raisons de craindre que sa voix très partisane ne l’emporte sur la clameur de protestation dénonçant, dans toutes les langues, les atrocités commises par l’ultra-sionisme vengeur.
Il n’est pas aisé de dire non à Elie Wiesel, et pourtant The Times l’a fait. En effet, la direction du célèbre quotidien britannique a refusé de publier la récente tribune de l’éminent intellectuel, dans laquelle celui-ci s’est assis sur ses grands principes éthiques sans vergogne, pour reprendre à son compte, en l'amplifiant, l’allégation selon laquelle le Hamas se sert des enfants palestiniens comme de boucliers humains.
La diatribe, infiniment sournoise et violente, parrainée par « The Values Network », une organisation fondée par le rabbin Shmuley Boteach, a été jugée trop à charge et trop anxiogène par les responsables du Times, qui ont estimé qu’elle était susceptible de heurter une partie de leurs lecteurs, ainsi que l’a rapporté le New York Observer.
C’est dans une encre trempée au vitriol qu’Elie Wiesel, fort de son aura internationale, a jeté l’anathème contre le Hamas, tout en enjoignant le monde entier, des puissants aux citoyens ordinaires, à choisir le bon camp, celui d’Israël cela va de soi, en se gardant bien de dire que la barbarie est pourtant de ce côté-là du mur de la honte, et que la résistance à l'oppresseur assoiffé de vengeance est du côté du Hamas.
Dans une condescendance insupportable, cet énième ambassadeur de Netanyahou aux Etats-Unis joue les hommes de paix, poussant le cynisme et la suffisance jusqu’à « exhorter les Palestiniens à trouver de vrais musulmans pour les représenter ». C’est bien là le comble du racisme de la part d’un philosophe pro-sioniste qui avance masqué, drapé dans sa respectabilité, dans un Occident où le soutien à Gaza et à l’ensemble de la Palestine forme désormais une immense chaîne de la solidarité par-delà les frontières idéologiques, culturelles et cultuelles.
Voici le réquisitoire, truffé de sophismes insidieux, que le Times n’a pas publié :
"Dans ma vie, j’ai vu des enfants juifs jetés dans le feu. Et maintenant, je vois des enfants musulmans utilisés comme des boucliers humains, dans les deux cas, par des adorateurs du culte de la mort qu’on ne peut différencier des adorateurs de Moloch.
Ce dont nous souffrons aujourd’hui, ce n’est pas d’une guerre des Juifs contre les Arabes, ni d’une guerre des Israéliens contre les Palestiniens. Il s’agit plutôt d’une guerre entre ceux qui défendent la vie et ceux qui glorifient la mort. C’est un combat de la civilisation contre la barbarie.
Est-ce que les deux cultures qui nous ont donné les Psaumes de David et les riches bibliothèques de l’Empire Ottoman ne partagent pas l’amour de la vie, de transmettre la sagesse et un avenir à leurs enfants? Et, peut-on discerner cela dans le sombre futur offert par le Hamas aux enfants arabes, d’être des kamikazes ou des boucliers humains pour des roquettes?
Mais, avant que les mères incapables de trouver le sommeil, à Gaza et à Tel Aviv, puissent trouver le repos, avant que les diplomates puissent sérieusement amorcer la reprise du dialogue… le culte de la mort du Hamas doit être regardé pour ce qu’il est.
J’appelle les Palestiniens à trouver de vrais Musulmans pour les représenter, des Musulmans qui ne mettront jamais délibérément un enfant en danger.
J’appelle le Président Obama et les dirigeants du monde à condamner l’utilisation par le Hamas, d’enfants comme boucliers humains. Et j’enjoins l’opinion publique américaine à se tenir fermement aux côtés du peuple d’Israël qui lutte une nouvelle fois pour sa survie, et aux côtés des habitants souffrant de Gaza qui rejettent la terreur et soutiennent la paix."

Diam's a une pensée particulière pour les Palestiniens.

Diam's est l'une des rares artistes qui ont osé manifesté leur soutien aux Palestiniens. A l'occasion de l'Aid El fitr, Diam's a réagi ( voir ci-dessous son texte publié sur sa page Facebook)
En ce jour de joie…
Tout d’abord, j’aimerais souhaiter à tous mes frères et sœurs dans le monde une bonne fête de l’Aïd. Qu’Allah nous rapproche de Lui et nous accorde Son amour.C’est certes un jour de fête, mais il reste pour certains, un jour dans l’épreuve de la guerre et des bombardements…
J’ai une pensée particulière pour mes frères et sœurs Palestiniens qui vivent des jours d’horreur, mais le lien qui les attache au Créateur est lui incassable et indestructible…
Une pensée aussi à tous ces innocents dans le monde, victimes des assoiffés de pouvoir, d’argent, de haine et d’ignorance.
En ces temps de souffrance, j’ai conscience que ma voix sera recouverte du bruit des bombes et des cris, mais je veux rappeler à tous ceux qui m’interrogent souvent sur ma nouvelle vie, que l’Islam a bon dos, que les musulmans sont souvent pointés du doigt, mais qu’on ne doit pas réduire cette religion à quelques agissements d’ignorants fanatiques. 
N’en déplaise à ceux qui veulent nous monter les uns contre les autres dans la société française.
Une fois une dame nous a dit :
« - Et si l’Islam n’est pas violence comme vous le prétendez, pourquoi ne le dites-vous pas haut et fort ? »
Et bien je le dis haut et fort, l’Islam n’est pas violence et division.
L’Islam c’est le message éternel de la miséricorde divine, l’annonce de l’amour du Seigneur Créateur pour ceux qui Le reconnaissent, Le remercient et suivent les Prophètes.
Jamais tuer un innocent ne sera « islamique » comme jamais innocenter un meurtrier ne le sera non plus.
Je veux l’écrire, non pas pour convaincre d’y adhérer, mais pour convaincre que cet Islam existe, comme il a toujours existé, éternel, même si les voix de ceux qui le vivent sont étouffées par les donneurs de leçons, les médias menteurs ou complaisants.
J’ai lu, j’ai cru et j’ai trouvé autre chose que les mensonges qu’on transmet et les images déformées.
On ne sera certainement jamais tous d’accord, mais si chacun apprenait à connaître l’autre, nous aurions tant à gagner dans l’apaisement et le respect.
Bonne fête à tous et plein de bisous à tous les enfants !!
Paix
Mélanie
http://oumma.com

Pénélope Cruz et Javier Bardem accusés d'antisémitisme par Hollywood pour avoir soutenu Gaza

Hollywood, l’usine à rêves en trompe-l’œil ou machine dantesque à cauchemars, est un univers impitoyable grouillant de requins pro-israéliens qui n’aiment rien moins que des stars, de surcroît oscarisées, s’autorisent à avoir une conscience et une once de courage en dénonçant le génocide perpétré à Gaza par Israël.
Quand les bombes pleuvent sur la capitale mythique du septième art, elles sont puantes et sont décochées telles des flèches empoisonnées pour frapper en plein cœur, en l'occurrence deux acteurs espagnols très bankable, qui ont endossé un rôle contestataire pas très politiquement correct et fort peu oscarisable…
Dans la ligne de mire de Ryan Kavanaugh, l’omnipotent directeur général de Relativity Media, Pénélope Cruz et Javier Bardem, couple à la ville, comme à l’écran, essuient une salve de critiques assassines pour avoir osé signer un manifeste, avec d’autres grands noms espagnols, condamnant l’escalade terrifiante de la soif de vengeance des criminels de guerre israéliens.
Marquées au fer rouge de l’antisémitisme, la fameuse accusation fabriquée de toutes pièces qui produit toujours son petit effet dévastateur, même si son leurre grossier n’opère plus aussi facilement qu’auparavant, les deux vedettes espagnoles ont mis les nerfs à vif de leur employeur, Ryan Kavanaugh : "Ils me font bouillir le sang", s’est emporté ce dernier dans le magazine Variety.
Se disant peu surpris que la mobilisation pro-palestinienne émane d’Espagne, Ryan Kavanaugh a redoublé de férocité : "Tous ces Juifs qui pensent qu'un autre Holocauste ne pourrait pas arriver devraient aller visiter l'Espagne et de nombreuses parties de l'Europe", a-t-il lancé furibond.
Manifester de la compassion envers les Gazaouis persécutés et massacrés n’est pas glamour à Hollywood, et loin de susciter l’ovation générale, c’est plutôt un lynchage médiatique que cet élan d’humanité et de lucidité provoque. Si les portes des prestigieux studios risquent fort de se refermer devant ceux qui ont pris parti pour le camp des opprimés, la grande famille des acteurs se montre également sans pitié, à l’image de Jon Voight, le père d’Angelina Jolie, qui a fustigé Pénélope Cruz et Javier Bardem :"Je suis écoeuré que des gens comme Penelope Cruz et Javier Bardem attisent l'antisémitisme partout dans le monde et soient inconscients des dégâts qu'ils ont causés", avant de renchérir dans Variety : "Ils ignorent de toute évidence l’histoire de la création d’Israël."
Il ne manquait plus que la chaîne de télévision Fox News, conservatrice et islamophobe en diable, s’en mêle en traitant Pénélope Cruz de « folle de la semaine », pour finir de clouer au pilori les deux stars espagnoles, lesquelles, sous ce tsunami de réactions outrées, ont été contraintes, elles aussi et après Séléna Gomez et Rihanna entre autres, de se fendre d’un communiqué nuançant leurs propos.
Selon le quotidien espagnol El Pais, Pénélope Cruz a écrit une lettre au quotidien américain USA Today, dans laquelle elle admet qu'elle n’est "pas un expert de la situation" et qu'elle n’était "consciente de sa complexité", en précisant : "Mon seul souhait c’est que  la paix puisse voir le jour en Israël et à Gaza". De son côté, son mari Javier Bardem a tenté d’apaiser la colère noire d’Hollywood en ces termes : nous "détestons l'antisémitisme autant que nous détestons les conséquences horribles et douloureuses de la guerre", a rapporté le quotidien espagnol.
Si l’industrie à fabriquer des super-productions pharaoniques est gouvernée par les passions et l’argent roi, il ne fait plus l’ombre d’un doute qu’elle est aussi régentée par des magnats liés à Israël, farouchement et indéfectiblement.

Un journaliste de Paris Match découvre la scène d'un massacre dans une maison de Gaza

Il n’y aura jamais de qualificatifs assez forts pour décrire l’insoutenable vision des villages martyrs de la bande de Gaza, entièrement dévastés et dépeuplés, qui portent les stigmates profonds des atrocités commises par Israël,  et même le titre glacial de l’article paru dans Paris Match "La maison de l’horreur", digne d’un film d’épouvante, est encore au-dessous de l’effroyable réalité.
Photos à l’appui, qui sont autant de preuves accablantes des massacres planifiés et mis à exécution par les criminels de guerre israéliens, le reportage de Frédéric Helbert, envoyé spécial à Gaza, révèle les coulisses de l’abomination, à l’aune d’un châtiment collectif monstrueux qui a fait du village de Khouza’a un nouvel Oradour-sur-Glane palestinien. Si le village martyr de la Haute-Vienne fut érigé en symbole de la folie meurtrière nazi, le village défiguré et martyrisé de Khouza’a ne hante guère les nuits de la communauté internationale, toujours si prompte à nous rappeler à notre imprescriptible devoir de mémoire quand il s’agit du nazisme, mais incapable de reconnaître l’empreinte de la barbarie au Proche-Orient…
Les témoignages poignants des quelques rescapés de ces crimes de guerre font tous le même récit terrifiant d’une offensive israélienne d’une extrême violence, déterminée à rayer de la carte la bourgade de Khouza’a et à exterminer sa population, d’abord sous une pluie torrentielle de bombardements, suivie de l’incursion de chars israéliens qui ont « entièrement encerclé, puis occupé (le village). Et le calvaire effroyable a commencé pour nous. Une punition barbare», comme le relate un Palestinien âgé qui croyait avoir tout vu, avant d’être confronté à l’innommable.
"Des crimes de guerres ont été commis contre une population sans défense", précise un chauffeur de taxi assis devant sa maison détruite. Son taxi jaune est enseveli sous les décombres. «Vous en voulez la preuve? Il y en a partout mais allez au bout du village. Vous y trouverez une des rares maisons intactes. On l’appelle "la maison de l’horreur"».
La « Maison de l’horreur », c’est là où sept jeunes Palestiniens ont été détenus pendant deux jours, alors que les obus israéliens s’acharnaient à réduire en cendres leur village, avant d’être froidement assassinés.
Extraits choisis d’un reportage aux confins de l’horreur à lire absolument :
« En apparence, vu de l’extérieur, rien ne trahit ce que je vais découvrir. Moaz, 24 ans monte la garde devant une bâtisse aux murs en béton gris, entourée de verdure. Le propriétaire lui a confié les clés. Lorsque la porte en fer forgé s’ouvre, immédiatement une odeur terrible de mort me prend à la gorge. Les chambres sont en désordre mais intactes. C’est au bout d’un couloir que l’on découvre ce qui devait être une salle d’eau. Cinq mètres carrés à peine. La pièce de l’horreur à l’état brut. Des murs truffés d’impacts, maculés de sang. A terre, les restes noirâtres en état de décomposition avancée des corps de sept jeunes Palestiniens retenus prisonniers pendant deux jours, alors que l’offensive battait son plein, avant d’être froidement exécutés".  
Et de poursuivre : "Moaz, qui était l’ami des victimes livre un récit aussi méticuleux que possible : «Au début, mes amis, dont 6 appartenaient à la famille Al Najjar, la plus importante du village, ont tenté de se cacher au mieux alors que les bombardements étaient intenses et que 3000 personnes environ n’avaient pas réussi à fuir avant que le village soit totalement bouclé. Ils voulaient rester ensemble, solidaires. Un jour, je ne me souviens plus lequel, ils ont décidé de tenter de fuir à travers les ruelles du village, évitant la route principale où les chars israéliens avaient pris position. Mais ils sont tombés sur une patrouille israélienne. De sa fenêtre, un vieil homme a vu le premier châtiment. Une balle dans le genou pour chacun d’entre eux». Les sept Palestiniens capturés sont alors ramenés dans la maison dont ils ne sortiront pas vivants. Un autre voisin raconte qu’il entendait des cris affreux. «Comme ceux de gens que l’on torture.» Mais personne ne pouvait rien faire. Deux jours plus tard, soudain, le même voisin entend des rafales claquer. «J’ai compris tout de suite que c’était la fin, une fin atroce pour des jeunes qui n’avaient rien à se reprocher, et j’ai pleuré», bredouille-t-il, hanté par le souvenir. Retour dans la maison de l’horreur. Tout concorde. L’image des traces de sang, les murs déchirés par les balles… Des douilles de fusil d’assaut au sol. Et le magma de chair décomposée… Hier, raconte Moaz, «un des parents de mes amis assassinés est venu brièvement voir. Il a fondu en larmes et s’en est allé précipitamment."  
Et de conclure en constatant, avec ce dépit plein d'amertume, ce que l'on ne sait que trop  : "A ce jour, je n’ai vu aucun enquêteur indépendant, aucun responsable de l’ONU ou d’une quelconque ONG n’est venu enquêter dit-il. Maintenant, nous le savons. Israël peut nous tuer comme il l’entend. En toute impunité. Le sang du peuple palestinien ne vaut rien".

 L'article ci dessous:

Notre envoyé spécial à Gaza raconte comment il a découvert la scène d'un massacre dans une maison du petit village de Khouza'a.

A l’heure d’une trêve respectée par toutes les parties, nombre de réfugiés tentent de regagner leurs villages. Le plus souvent pour y découvrir des théâtres de dévastation totale. A une demi-heure de route de la ville de Gaza, le village-martyr de Khouza'a, qui fut un point stratégique pour les Israéliens. Leurs forces, dès les premiers jours de la guerre, ont franchi la frontière, pour occuper le village et en faire une place forte. «Nous avons d’abord subi d’intenses bombardements raconte un vieux Palestinien rescapé d’une offensive d’une violence inouïe. Puis les les chars israéliens sont arrivés. Le village a été entièrement encerclé, puis occupé. Et le calvaire effroyable a commencé pour nous. Une punition barbare».  
«Des crimes de guerres ont été commis contre une population sans défense», ajoute un chauffeur de taxi assis devant sa maison détruite. Son taxi jaune est enseveli sous les décombres. «Vous en voulez la preuve? Il y en a partout mais allez au bout du village. Vous y trouverez une des rares maisons intactes. On l’appelle "la maison de l’horreur"». Après quelques minutes de marche, je m’enfonce dans une petite ruelle. Elle mène vers le domicile d’un médecin proche du Fatah -l’organisation rivale du Hamas- qui a fui.  
En apparence, vu de l’extérieur, rien ne trahit ce que je vais découvrir. Moaz, 24 ans monte la garde devant une bâtisse aux murs en béton gris, entourée de verdure. Le propriétaire lui a confié les clés. Lorsque la porte en fer forgé s’ouvre, immédiatement une odeur terrible de mort me prend à la gorge. Les chambres sont en désordre mais intactes. C’est au bout d’un couloir que l’on découvre ce qui devait être une salle d’eau. Cinq mètres carrés à peine. La pièce de l’horreur à l’état brut. Des murs truffés d’impacts, maculés de sang. A terre, les restes noirâtres en état de décomposition avancée des corps de sept jeunes Palestiniens retenus prisonniers pendant deux jours, alors que l’offensive battait son plein, avant d’être froidement exécutés. Tous les témoignages que je vais recueillir pendant plusieurs heures concordent. Et confirment l’insoutenable vision.  

Des cris affreux, "comme des gens que l'on torture"

Moaz, qui était l’ami des victimes livre un récit aussi méticuleux que possible : «Au début, mes amis, dont 6 appartenaient à la famille Al Najjar, la plus importante du village, ont tenté de se cacher au mieux alors que les bombardements étaient intenses et que 3000 personnes environ n’avaient pas réussi à fuir avant que le village soit totalement bouclé. Ils voulaient rester ensemble, solidaires. Un jour, je ne me souviens plus lequel, ils ont décidé de tenter de fuir à travers les ruelles du village, évitant la route principale où les chars israéliens avaient pris position. Mais ils sont tombés sur une patrouille israélienne. De sa fenêtre, un vieil homme a vu le premier châtiment. Une balle dans le genou pour chacun d’entre eux». Les sept Palestiniens capturés sont alors ramenés dans la maison dont ils ne sortiront pas vivants. Un autre voisin raconte qu’il entendait des cris affreux. «Comme ceux de gens que l’on torture.» Mais personne ne pouvait rien faire. Deux jours plus tard, soudain, le même voisin entend des rafales claquer. «J’ai compris tout de suite que c’était la fin, une fin atroce pour des jeunes qui n’avaient rien à se reprocher, et j’ai pleuré», bredouille-t-il, hanté par le souvenir. Retour dans la maison de l’horreur. Tout concorde. L’image des traces de sang, les murs déchirés par les balles… Des douilles de fusil d’assaut au sol. Et le magma de chair décomposée… Hier, raconte Moaz, «un des parents de mes amis assassinés est venu brièvement voir. Il a fondu en larmes et s’en est allé précipitamment».  
A l'intérieur de la "maison de l'horreur". Les murs témoignent de la violence qui s'y est déroulée. © Frédéric Helbert
Il faudra attendre la première trêve humanitaire pour que les cadavres soient extraits de la maison et enterrés à la hâte tous ensemble. Les familles veulent alors se rendre dans le cimetière le plus proche, mais il a été ravagé par les chars israéliens. «Un sacrilège, murmure sur place un homme en train de creuser une nouvelle tombe. Regardez par vous même». De fait, le cimetière a été bombardé, avant que des chars ne le traversent pour prendre position dans le village. La terre est complètement retournée. En se penchant sur un caveau défoncé, on distingue des squelettes, des crânes, des ossements. «Ce n’est pas un crime infâme, ça?», hurle le gardien du cimetière.
Les sept jeunes Palestiniens assassinés reposent désormais ensemble sous une tombe encore fraiche, dans un autre cimetière situé à l’écart du village. «Il a fallu faire vite, dit un employé. Car cette trêve là a été très vite rompue». Je pars à la recherche des familles, mais elles demeurent invisibles, murées dans leur chagrin. «Ils ne veulent pas parler aujourd’hui», m’explique un de leurs proches. «Mais moi je peux. Et je vous jure devant Dieu que ce qui a été accompli dans la maison de l’horreur n’est pas le seul crime de guerre à Khouza'a. Il y en a eu d’autres, beaucoup d’autres». L’armée israélienne s’est vengée sauvagement selon lui d’un fait de guerre survenu en 2008. Un commando israélien avait fait une incursion par delà la frontière. Ils sont rentrés dans un ferme déserte qui avait été minée. Près de 10 soldats sont morts. Pour les rescapés de la destruction de Khouza'a, village où il faisait bon vivre disent tous ceux qui l’ont connu avant l’offensive, c’est là qu’il faut trouver l’explication d’un tel acharnement et de telles exactions.

"Ils nous ont tiré dans le dos"

D’autres habitants racontent comment un groupe de 400 personnes, parmi lesquelles de nombreux vieillards, des femmes, des enfants, ont tenté de sortir pour échapper à la furie des bombardements en avançant sur la route principale, mains levées, drapeau blanc hissé. «Ils ont d’abord été contraints à faire marche arrière parce qu’un char a tiré à la mitrailleuse lourde. Et ce n’étaient pas que des tirs d’avertissements. Certains ont été touchés et sont morts sur le coup. D’autres ont agonisé dans leur sang». Le jour suivant, nouvelle tentative. A hauteur de la station-service de Khouza'a, réduite en miettes, l’armée israélienne les a contraint à nouveau à stopper leur marche, et à ne pas bouger pendant 24 heures. Un père a vu son fils déjà blessé agoniser devant lui. Un frère a, des heures durant, tenu dans ses bras sa soeur handicapée, mortellement touchée par un tir de sniper alors qu’il la poussait sur une chaise roulante. Un jeune Palestinien a réussi à appeler la Croix-Rouge, qui a envoyé des ambulances. Mais interdiction leur a été faite de passer à coups de «warning shots» tirés par les chars. «Puis les Israéliens ont fini par nous laisser partir», raconte un blessé retrouvé à l’hôpital Al Najjar, dans une commune voisine. «Mais ils nous ont tiré dans le dos. C’est là que j’ai été touché, derrière l’épaule. Je peux m’estimer "heureux"». Au moins quatre personnes dont un vieillard de 92 ans sont morts à ce moment là.
Retour à Khouza'a, dans la maison de l’horreur, une dernière fois. Là où a été récupéré, parmi les douilles, le couteau d’un soldat israélien taché de sang. Sinistre signature. Moaz veille toujours. «A ce jour, je n’ai vu aucun enquêteur indépendant, aucun responsable de l’ONU ou d’une quelconque ONG n’est venu enquêter dit-il. Maintenant, nous le savons. Israël peut nous tuer comme il l’entend. En toute impunité. Le sang du peuple palestinien ne vaut rien».