dimanche 3 août 2014

10 Palestiniens tués dans un nouveau massacre sioniste ciblant une école de l'UNRWA

10 Palestiniens ont été tués et les dizaines d'autres ont été blessé, le dimanche matin 3/8 dans un bombardement d'artillerie sioniste sur une école de l'UNRWA dans la ville de Rafah au sud de la Bande de Gaza utilisé comme un abri pour les centaines de personnes déplacées.
Le porte-parole du ministère palestinien de la santé à Gaza, Dr. Ashraf Qodra, a déclaré que 10 morts ont été transférés à l'hôpital du Koweït à Rafah et que 50 autres ont été blessés.
Dr. Qodra a confirmé que ce résultat est initial et que le nombre pourrait augmenter à la lumière des blessures graves, décrivant ce qui s'est passé comme un nouveau massacre commis par les familles déplacées en raison de la guerre israélienne.
Il a appelé l'ONU à assumer ses responsabilités pour protéger des personnes déplances dans la Bande de Gaza, dont leur nombre est plus de 250 000, selon des institutions juridiques.
Qodra a confirmé que l'hôpital de Koweït à Rafat au-dessus de sa capacité et ne peut pas accueillir plus de martyrs et les blessés qui tombent chaque instant à Rafah, après que l'occupant israélien a ciblé le grand hôpital à Rafah, l'hôpital d'Abou Youssef al-Najjar, ce qui a forcé les médecins à l'évacuer.

UNICEF: 300 enfants ont été tués au cours de l'agression sur Gaza

L’UNICEF a déclaré qu'au moins 296 enfants et adolescents palestiniens ont été tués depuis qu'Israël a lancé son agression sur Gaza le 8 Juillet dernier.
"Les enfants représentent 30 pour cent des victimes civiles", a ajouté l'UNICEF, en disant que le nombre peut augmenter après les vérifications.
Le bilan a compris 187 garçons et 109 filles, avec au moins 203 d'entre eux âgés de moins de 12 ans, selon le communiqué.
Plus de 1650 palestiniens dans la bande de Gaza ont été tués depuis qu'Israël a lancé son agression le mois dernier. La plupart des victimes sont des civils, notant que plus de 8900 ont été blessés.

L'officier israélien disparu a été déclaré mort à Rafah

L’officier israélien porté disparu dernièrement à Gaza a probablement été tué lors de l'opération militaire terrestre dans la bande de Gaza, selon les déclarations des sources militaires israéliennes hier soir.
Le porte-parole israélien Ofir Gendelman a confirmé sur son compte Twitter que le fonctionnaire israélien Hadar Goldin qui a disparu vendredi a été tué lors d'affrontements à Rafah. 
Le ministre de la guerre israélien Moshe Yaalon est allé à la maison de la famille Goldin afin de diffuser les nouvelles. 
Yaalon était accompagné par le chef de la Direction des ressources humaines dans l'armée israélienne Rabbi Orna Barbivai lors de la livraison des nouvelles. 
De son coté, al-Qassam a affirmé avoir perdu contact avec un groupe de ses combattants dans la région. Les Brigades ont déclaré : «Nous croyons que tous les membres de ce groupe ont été tués dans une frappe israélienne, y compris l'officier israélien disparu ».

Juillet, le mois le plus sanglant de l'histoire moderne palestinienne

Le mois de Juillet (2014) a été surnommé le "le mois plus sanglant de l'histoire de la Palestine moderne" puisqu’une vague de génocides israéliens a coûté la vie à 1 449 citoyens dans la bande de Gaza assiégée et quelques 18 autres en Cisjordanie, après une enquête palestinienne effectuée par un centre palestinien des droits de l'homme hier.
Le centre Al-Ahrar a déclaré dans son rapport mensuel: «Ce sont, par toutes les normes, de véritables carnages perpétrés par l'occupation israélienne contre les enfants palestiniens, les femmes et les personnes âgées, sans aucun respect, que ce soit, pour les lois internationales ou humanitaires ».
Al-Ahrar a documenté l’assassinat 1149 civils palestiniens dans l'offensive israélienne en cours contre la bande de Gaza assiégée, parmi lesquels 10 ont été abattus un jour avant le début de l'offensive le 7 Juillet dernier.
Au moins 18 citoyens palestiniens ont été tués par des balles israéliennes dans les marches de solidarité avec Gaza organisées à travers la Cisjordanie.
Environ 588 palestiniens ont été détenus en Cisjordanie et à l'intérieur de la Ligne verte au cours du mois passé quand une campagne arbitraire d’enlèvement de masse a été lancée par les forces d'occupation israéliennes suite à la disparition des trois soldats d'al-Khalil le 12 Juin dernier.
http://www.palestine-info.cc 

Blessures signalées lors d'affrontements à Al-Khalil

Au moins trois jeunes palestiniens ont été blessés aujourd’hui dans des affrontements qui ont éclaté dans la ville de Sair, à l’est d'al-Khalil, lors de l'invasion des soldats israéliens.
Les jeunes blessés, qui ont été abattus par des balles réelles, ont été transférés à l'hôpital pour traitement, selon des sources locales.
Les sources ont révélé que les forces d'occupation israéliennes ont ouvert le feu en direction d’une marche pacifique en solidarité avec la bande de Gaza et en signe de protestation contre l'agression israélienne.
Des affrontements similaires ont été signalés dans la vieille ville d'al-Kudher quand les soldats ont tiré des grenades lacrymogènes sur une marche de la solidarité. Des dizaines de participants ont souffert de problèmes respiratoires pendant les affrontements.
D'autre part, les forces israéliennes ont imposé des restrictions sévères et un couvre-feu dans certains quartiers d'al-Khalil près de la colonie de Kiryat Arba au milieu de déploiement intensif des soldats de l'armée afin de fournir une protection à l'enterrement d'un soldat israélien tué lors d'affrontements avec les combattants de la résistance dans la bande de Gaza.
Des sources de sécurité palestiniennes ont révélé que cinq jeunes ont été blessés par des balles en caoutchouc lors d'affrontements qui ont éclaté lorsque les forces israéliennes ont refusé l'accès des palestiniens à la mosquée Ibrahimi dans le cadre des mesures de sécurité très strictes imposées par l’occupation israélienne à Al-Khalil.
Des affrontements similaires ont éclaté à Beit Ummar et à Halhoul où trois jeunes ont été arrêtés.
De leur coté, les jeunes palestiniens ont lapidé les forces israéliennes qui ont tiré des bombes lacrymogènes causant plusieurs cas de suffocation.

L’Egypte permet le passage des navires sionistes lourdement chargés d’armes par le canal de Suez

Une source égyptienne officielle à l’"Autorité du canal de Suez" a déclaré que 6 navires de guerre sionistes ont traversé le canal de Suez au cours des trois derniers jours, en signalant que les navires de guerre sionistes traversent le canal de Suez chaque année en cette même période.
La source a ajouté, dans des déclarations transmises par des sources de presse égyptiennes, que les navires ont traversé le canal sous une haute sécurité et qu’ils étaient chargés d’environ 19 milles tonnes d’armes variées, selon cette source égyptienne qui tente de séparer entre le passage de ces navires et l'agression sioniste sur Gaza en cours.

En Europe, le mouvement de solidarité avec la Palestine monte en puissance

Ici à Londres, des manifestations à l’échelle nationale ont été tenues chaque week-end, ces dernières semaines. Au moment où j’écris ces lignes, vendredi 1er août, une autre manifestation doit démarrer dans quelques heures. Et il y a également eu d’autres actions, telles que des sit-in dans des services gouvernementaux pour protester contre les livraisons d’armes à Israël, des descentes de drapeaux et les protestations en milieu de la semaine devant les locaux de la BBC pour protester contre sa couverture pro-Israël.
Il y a actuellement un afflux énorme de nouvelles recrues dans le mouvement. Ceci représente une opportunité énorme et un défi important.
La pure barbarie de l’assaut d’Israël sur la population civile de Gaza a été la motivation principale des personnes qui se sont rassemblées. Quelques défenseurs du soulèvement syrien ont maugréé sur Twitter : « comment se fait-il que vous ne prêtiez pas attention aux crimes du régime d’Assad et que vous soyez maintenant concentrés uniquement sur le massacre commis pas les Israéliens ? »
En mettant de côté le manque de justesse moral de telles récriminations, ces militants oublient un point fondamental au sujet du mouvement de solidarité de la Palestine en Occident : cela a pris des décennies pour renforcer lentement et régulièrement ce mouvement, jusqu’à ce que les choses atteignent cette étape impressionnante. C’est une remarque que l’auteur et militant palestinien Budour Hassan a faite sur Twitter récemment, critiquant de tels défenseurs du soulèvement syrien (et Budour est un ennemi du gouvernement Syrien, et il m’a par ailleurs fortement critiqué pour ma propre position plutôt sceptique sur la révolution supposée en Syrie).
Hormis de négliger un point moral très évident (le soutien gouvernemental des Anglais à Israël avec un commerce d’armes bilatéral, tout en imposant des sanctions sur le gouvernement syrien), ces commentaires montrent une certaine ignorance de l’histoire du mouvement de solidarité.
Mythes sionistes
Pendant des décennies, en Europe, il était presque impossible de faire n’importe quelle sorte de critique d’Israël sans être immédiatement taxé d’antisémite. Cette méthode propagandiste sioniste garde de sa puissance, mais les choses ont changé. L’accusation a perdu le pouvoir qu’elle avait dans le passé, et plus en plus les gens voient cela comme de la pure manipulation.
C’est dû en partie à la participation dans le mouvement de solidarité d’un grand nombre de juifs Européens. Ma propre participation dans le mouvement de solidarité de la Palestine a commencé en 2001, et je peux sans risque dire que j’y ai rencontré bien plus de personnes de confession juive que je ne l’ai fait dans ma vie auparavant. Je dis cela sans données analysant la composition démographique du mouvement de solidarité, mais néanmoins, je peux sans grand risque présager qu’un tel sondage montrerait un nombre élevé de personnes se présentant comme juives dans le mouvement de solidarité en Grande-Bretagne.
C’est une bonne chose pour de nombreuses raisons. Beaucoup sont organisés dans les groupes explicitement nommés, comme les Juifs Pour la Justice pour les Palestiniens, les Juifs Pour Boycotter les Marchandises Israéliennes, et le Réseau Juif International Anti-Sioniste, plus radical. Je sais que quelques camarades juifs critiquent l’idée de tels groupes, disant que les juifs n’ont pas besoin d’avoir n’importe quel rôle « spécial » dans le mouvement. D’un point de vue humaniste, j’ai de la sympathie pour une telle position, et je ne chercherais jamais à imposer à quiconque une telle fonction. Néanmoins, ma position personnelle est que de tels groupes explicitement identifiés sont globalement une bonne chose, et ceci pour deux raisons.
Premièrement, parce qu’ils aident à combattre une mythe central de l’entité d’occupation qui domine la Palestine : à savoir, le mythe que le judaïsme, et/ou l’identité laïque juive, sont la même chose que le sionisme. Et deuxièmement, l’existence même de ces groupes aide à combattre les antisémites européens blancs marginaux qui essayent de temps en temps d’infiltrer et de miner le mouvement de solidarité pour leurs propres objectifs tout à fait condamnables.
Placez-vous sous la direction des Palestiniens
Il y a un facteur crucial auquel le mouvement de solidarité avec la Palestine doit prêter attention. Son succès ou son échec peut même dépendre de lui. Dans tout ce que nous faisons, nous devons prendre nos directives, nos réponses et nos orientations des Palestiniens eux-mêmes.
Ceci ne signifie pas trouver une quelconque autorisation palestinienne pour avancer des ordres du jour que nous avons déjà décidés. Non : Mahmoud Abbas, la marionnette d’Israël en Cisjordanie, est un Palestinien mais il ne représente en rien les Palestiniens.
Le principe d’un mouvement dirigé par les Palestiniens est crucial. Nous devons écouter ce que les Palestiniens veulent. Nous devons être constamment auto-critiques, et nous avons besoin de contester sans interruption et uniformément toute suprématie blanche et tout privilège.
Je pense que le mouvement s’est amélioré ces dernières années en sachant veiller à ce que les voix palestiniennes soient plus entendues. Mais nous devons faire bien mieux. Comme porte-parole, il faut plus de Palestiniens et d’Arabes : nous ne manquons certainement pas de jeunes militants, auteurs et analystes Palestiniens extrêmement intelligents qui vivent en Occident, souvent comme étudiants, journalistes et universitaires. L’éditeur de gauche Verso a publié cette année « une liste de lecture du Jour de Nakba » - qui au départ ne comprenait aucun auteur palestinien (cette liste a plus tard été mise à jour après la réception de critiques sur Twitter).
Je dirais que le facteur principal qui a changé le mouvement en mieux pendant la dernière décennie a été la campagne pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS).
En 2005, la campagne BDS a évolué de ce qui était une bonne idée vers un appel concret pour l’action - une plate-forme d’action définie, signée sur un vaste choix de groupes en Palestine même dans la Diaspora palestinienne. Avant tout, ce document a été lancé et est toujours sous la responsabilité des Palestiniens eux-mêmes.
En soi, les exigences politiques à l’origine de l’appel de BDS sont claires, et elles reprennent les priorités de longue date du mouvement Palestinien de libération lui-même : une fin de l’occupation israélienne, la pleine égalité pour tous et le retour de tous les Palestiniens réfugiés expulsés de Palestine.
L’articulation de ces objectifs puissants, justes et aisément compréhensibles, a été la raison principale de la lente et régulière montée en puissance du mouvement de BDS depuis. C’est cette croissance, réalisée par les Palestiniens eux-mêmes, qui est la toile de fond essentielle des énormes manifestations aujourd’hui en faveur du peuple palestinien et contre les crimes de guerre israéliens.
Les forces terrestre israéliennes font face actuellement à une défaite humiliante à Gaza - la résistance met en évidence un rapport renversant des forces, tuant bien plus de soldats que ce que les Israéliens imaginaient possible. Israël devra tôt ou tard se retirer de la Bande de Gaza. Une fois que ce sera fait et que la pleine importance des crimes de guerre israéliens dans Gaza sera révélée, le dégoût à l’échelle mondiale éprouvé à l’égard d’Israël mènera à une montée rapide de la campagne BDS et de toute campagne similaire (nous en voyons déjà quelques signes avant-coureurs). Nous devrons alors saisir cette occasion à pleines mains.
Al-Akhbar
Traduction : Info-Palestine.eu - Naguib
http://oumma.com

Norman Finkelstein sur Gaza : « Cessez-le-feu ou reddition ? »

Israël revendique le droit d’annexer la Palestine
Vidéo originale : https://www.youtube.com/watch?v=NIg2XeSrx18 (27 juillet 2014)
Retranscription :
Certaines personnes ont suggéré qu’au lieu d’écrire mes analyses dans des articles, je le fasse dans des vidéos pour faire savoir ce qui se passe avec le massacre israélien actuel à Gaza. Chaque fois que je m’exprimerai sur Internet, j’essaierai de me concentrer sur une question particulière. Ce sera donc ma première tentative, et on verra si cela a du succès.
Aujourd’hui, je vais me consacrer à la proposition faite par le Secrétaire d’Etat [John] Kerry pour mettre fin au cycle actuel de violences – ce ne sont pas vraiment des violences, c’est un massacre israélien. Il y a plusieurs versions de cette proposition de Kerry qui circulent sur Internet. Il est impossible pour un observateur extérieur de déterminer quelle est la véritable version proposée par Kerry au cabinet israélien. Mais ce n’est pas vraiment important, car la substance de toutes les versions de la proposition est la même, à savoir le qui pro quo : afin qu’Israël lève le de Gaza, on demande aux de « répondre à toutes les préoccupations sécuritaires israéliennes », ce qui n’est qu’un euphémisme pour dire que les doivent procéder à un désarmement. Je vais donc d’abord évoquer la question du , et voir ensuite si les Palestiniens doivent effectivement procéder à un désarmement.
La question du blocus est assez claire : au regard du droit international, le blocus de Gaza constitue une forme de punition collective, et il est donc illégal d’après le droit international. C’est là le consensus légal – à l’exception d’Israël et de ses apologistes –, à savoir que le blocus est illégal. Il ne peut donc y avoir aucun qualificatif, aucun caveat (arguties), aucun « si », « et » ou « mais » : le blocus étant une forme de punition collective, il doit être levé.
Il est important de garder à l’esprit que dans les accords précédents – l’accord de cessez-le-feu de juin 2008, l’accord de cessez-le-feu de novembre 2012 –, dans les deux accords de cessez-le-feu précedents, il n’avait jamais été stipulé ni demandé aux Palestiniens de procéder à un désarmement en échange de la levée du blocus. Chacun des deux accords stipulait clairement que le blocus de Gaza devait prendre fin progressivement, et ce qui s’est produit dans les deux cas, c’est qu’Israël a renié ses engagements sur cette question, mais aucun de ces accords de cessez-le-feu, que ce soit en juin 2008 ou en novembre 2012, aucun n’appelait les Palestiniens au désarmement en tant que condition pour mettre fin au blocus. Donc cette nouvelle clause a été ajoutée, « répondre à toutes les préoccupations sécuritaires israéliennes », ce qui est distinct d’un cessez-le-feu : « répondre à toutes les préoccupations sécuritaires israéliennes » – ce qui en réalité signifie que les Palestiniens doivent procéder à un désarmement –, c’est sans précédent et, bien évidemment, cela n’a aucun fondement dans le droit international car le blocus est illégal et doit être levé sans considération pour les préoccupations sécuritaires d’Israël.
Considérons maintenant cette question des préoccupations sécuritaires israéliennes. Est-ce qu’Israël a le droit d’exiger des Palestiniens du Hamas et des (autres) groupes militants palestiniens qu’ils procèdent à un désarmement ? Le droit international est parfaitement clair sur ce point : d’après le droit international, un peuple engagé dans une lutte pour l’auto-détermination n’a pas l’obligation légale de ne pas recourir à la force. Au sujet des peuples luttant pour leur auto-détermination, le droit international dit ou bien que la loi est neutre sur ce point, ou bien que ces peuples doivent recourir à la force. Ce qui est clair, c’est que d’après le droit international, le recours à la force n’est PAS illégal pour ceux qui luttent pour leur auto-détermination. D’un autre côté, d’après le droit international, un Etat qui essaye d’écraser un mouvement pour l’auto-détermination – Israël dans ce cas – n’a pas le droit de recourir à la force. Par conséquent, ce que nous avons ici est exactement et précisément une inversion du droit international : ceux qui combattent pour leur auto-détermination se voient ainsi dire que la condition de la levée du blocus est qu’ils renoncent à l’usage de la force, mais une telle exigence n’est nullement imposée à la puissance qui écrase la lutte pour l’auto-détermination.
En réalité, l’euphémisme « répondre à toutes les préoccupations sécuritaires israéliennes » dit en substance qu’Israël a le droit de sécuriser l’occupation. Et c’est une contradiction dans les termes, littéralement : car d’après le droit international, la caractéristique, la spécificité la plus fondamentale d’une occupation – si vous consultez n’importe quel texte de loi de droit international – la première chose qui est stipulée est qu’une occupation est censée être temporaire. En un mot, une occupation est censée prendre fin. Si une occupation ne prend pas fin, ce n’est pas une occupation, c’est une annexion. Dans le droit international, une annexion est illégale.
Donc lorsque Israël parle de son droit de voir toutes ses préoccupations sécuritaires assurées, il ne parle pas de son droit à protéger son pays, mais il invoque le droit de sécuriser (perpétuer impunément) son occupation.
Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Considérons le stade auquel étaient parvenues les négociations (israélo-palestiniennes) avant le déclenchement des hostilités actuelles, avant qu’Israël ne lance son dernier massacre. Jetons un œil sur les négociations. Les événements ne sont pas absolument transparents, mais ils sont assez clairs. Le côté palestinien, l’Autorité palestinienne, était d’accord pour concéder à Israël toutes ses exigences principales : ils étaient d’accord pour concéder les blocs de israéliennes, ils étaient d’accord pour concéder à Israël le droit de retour des Palestiniens (= l’annuler). Donc en fait, les Palestiniens offraient à Israël non pas une résolution (du conflit) sur la base du droit international, les Palestiniens offraient à Israël une reddition. Et les Israéliens ont refusé une reddition palestinienne, déterminés à maintenir l’occupation éternellement. C’était évident même dans la déclaration du Secrétaire d’Etat (John) Kerry, lorsqu’il s’est exprimé devant le Comité du Congrès, il a dit : « Pfff… Ce sont les Israéliens qui, de fait, ont mis fin aux négociations et ont rendu une résolution du conflit impossible.  »
Donc une chose peut être établie avec ce qu’on pourrait appeler une « certitude scientifique » : quelles que soient les circonstances, Israël ne mettra jamais fin à l’occupation. Ainsi, lorsque Israël exige que toutes ses préoccupations sécuritaires soient assurées, cela signifie qu’Israël exige le droit de maintenir éternellement son occupation, ET il exige simultanément que les Palestiniens se désarment, que les Palestiniens cessent de résister à l’occupation et qu’ils mettent fin à leur combat pour l’auto-détermination. Voilà ce que signifie véritablement l’exigence d’Israël de voir ses préoccupations sécuritaires assurées, car Israël conçoit toute expression du combat des Palestiniens pour l’auto-détermination, Israël conçoit toute expression d’un combat pour l’auto-détermination comme menaçant sa sécurité, ou ses « préoccupations sécuritaires ». Ainsi, ce qui est véritablement dit à présent, c’est qu’Israël lèvera le blocus à Gaza si et lorsque les Palestiniens cesseront de lutter pour leur auto-détermination, cessent de lutter pour leur indépendance, cessent de lutter pour avoir un Etat, et que les Palestiniens acceptent que l’occupation se perpétue éternellement.
Sans même parler du point de vue moral, tout cela n’a aucun sens du point de vue légal. Si Israël exige que toutes ses préoccupations sécuritaires soient assurées, si « toutes ses préoccupations sécuritaires » incluent toute manifestation palestinienne de leur lutte pour l’auto-détermination, et si cela signifie que l’occupation va se perpétuer éternellement, alors ce n’est pas une occupation : c’est une annexion. Et une annexion est – de manière flagrante, évidente, sans controverse possible – illégale d’après le droit international. C’est le principe le plus élémentaire de la Charte des Nations Unies, et il a été exprimé dans la résolution 242 de l’ONU [adoptée unanimement en 1967, après la guerre des six-jours, déclarant l'occupation des territoires palestiniens, égyptiens et syriens par Israël illégale] : « il est inadmissible pour un pays de faire l’acquisition de territoires par la guerre. » Israël a acquis la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est par la guerre, et n’a donc aucun droit à ces territoires. S’ils exigent – et c’est bien le cas – un droit à annexer ces territoires, alors c’est clairement, manifestement et de manière flagrante une violation du droit international.
http://reseauinternational.net 

Complicité de crimes de guerre en Palestine : La prison se précise pour Obama

Votre voisin a pété les plombs, et avec sa carabine il tire sur les enfants. Soudain, il se tourne vers vous, l’air consterné : « Je vais manquer de munitions, alors qu’il y a encore des enfants à abattre ». La main sur le cœur, vous vous dépêchez de lui donner de nouvelles armes. C’est que ce vient de faire Obama pour les tueurs d’Israël.
Les Etats-Unis (Territoire indien occupé, Amérique du Nord) ont confirmé hier avoir réapprovisionné en munitions Israël, qui en avait fait la demande urgente le 20 juillet.
C’est dire que si Obama refusait, Israël était dans la panade, et des vies palestiniennes auraient été sauvées. Israël est un Etat mineur, sous assistance, qui ne sait rien faire sans sa maman-Folcoche, les US.
Le porte-parole des mirlitons US, aux mains couvertes de sang, John Kirby, explique : « Les États-Unis se sont engagés à garantir la sécurité d’Israël, et il est crucial pour les intérêts nationaux américains d’aider Israël à développer et à maintenir une capacité d’autodéfense forte et réactive. Cette vente d’armement est cohérente avec ces objectifs ».
Ces munitions étaient entreposées par l’armée états-unienne sur le sol israélien, comme un gros biberon de mort pour l’armée israélienne « en cas d’urgence ». La vente s’est faite pour un milliard de dollars (746 millions d’euros).
Le petit John Kirby, qui se calcule déjà en avocat pour l’ouverture du procès d’Obama, tente de plaider : « La décision de délivrer des munitions à partir de ce stock était purement ministérielle et ne nécessitait par l’approbation de la Maison Blanche ».
Bien sûr John, prend-nous pour des demeurés. Tu finiras en taule toi aussi, comme ton patron.

Gaza : 1.712 Palestiniens tués dans l'offensive israélienne (ministère de la Santé)

GAZA, 3 août (Xinhua) -- Le ministère palestinien de la Santé a annoncé dimanche qu'au moins 1.712 Palestiniens ont été tués depuis le lancement le 8 juillet de l'offensive israélienne contre le Hamas dans la bande de Gaza.
Ce chiffre inclut 398 enfants, 207 femmes et 74 personnes âgées, a précisé le ministère dans un communiqué, ajoutant que 9.080 personnes ont été blessées jusqu'à présent, dont 2.744 enfants et 1.750 femmes.
Israël a confirmé que 61 soldats sont morts au combat, alors que des bombardements palestiniens ont également tué trois civils en Israël.
Alors que les violences transfrontalières entre le Hamas et les troupes israéliennes se poursuivent à Gaza, les deux parties se sont engagées à continuer de combattre jusqu'à ce qu'elles auront atteint leurs objectifs.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré samedi soir que l'opération militaire israélienne à Gaza se poursuivra "à pleine puissance" jusqu'à ce que la sécurité soit restaurée au pays.
Le Hamas, le mouvement islamiste qui gouverne la bande de Gaza, a déclaré que les commentaires de M. Netanyahou laissent sous-entendre que son armée éprouve des difficultés à Gaza, promettant que le mouvement ne baissera les armes que lorsque ses objectifs seront réalisés.
Par ailleurs, un responsable palestinien a confié à Xinhua qu'une délégation nationale comprenant la majorité des factions palestiniennes s'est rendue dans la capitale égyptienne dimanche pour négocier un cessez-le-feu israélo-palestinien à long terme.
Depuis l'éclatement des violences, les puissances régionales et internationales ont déployés des efforts incessants pour mettre fin aux combats en cours entre Israël et les factions palestiniennes.
Cependant, un cessez-le-feu humanitaire de 72 heures a été brisé quelques heures à peine après son entrée en vigueur tôt vendredi, lorsque l'armée israélienne a déclaré que deux de ses soldats avaient été tués et qu'un troisième avait disparu dans une embuscade.
 

Détails des opérations d’al-Qassam ayant tué 30 soldats sionistes

Les brigades Ezzedine el-Qassam, branche armée du Hamas, ont révélé ce samedi les détails des opérations militaires héroiques dans lesquelles plus de 30 soldats israéliens ont péri à l’Est de Choujaya.
« De nouveau, les brigades al-Qassam révèlent le déroulement de certaines de leurs opérations héroïques menées par leurs combattants aux premières lignes de combat contre les forces de l’occupation… 13 jours après l’exécution de ces opérations, les brigades braquent la lumière sur une épopée héroïque menée par les combattants d’al-Qassam à l’Est du camp de Choujaya contre cet ennemi lâche vaincu face à nos combattants ». 
Le communiqué ajoute : « Nos combattants ont mené plusieurs opérations héroïques dimanche 20-7-2014. En effet, un groupe de quatre combattants Qassam s’est affronté contre des dizaines de soldats de forces spéciales qui ont avancé vers une maison à l’Est de Choujaya. Des affrontements ont opposé les combattants positionnés sur le toit d’un immeuble proche de ladite maison. Un combattant a effectué une descente dans la maison et s’est directement accroché avec les soldats de l’occupation. Nos combattants ont confirmé la mort de 20 soldats dans cette opération ». 
Et de poursuivre : « Nos combattants sont sortis d’un tunnel et ont tendu une embuscade à des soldats à l’Est de Choujaya. Ils ont entrainé une force d’infanterie israélienne dans l’embuscade et placé une bonbonne de gaz au milieu de la maison. Une fois la maison prise d’assaut, les soldats ont ouvert le feu tous azimuts dans la maison, provoquant l’explosion de la maison. Tous les soldats ont été incendiés. Les combattants ont ensuite ouvert le feu de leurs mitrailleuses et tué au moins dix soldats dans cette opération ». 
Les brigades al-Qassam ont tendu par ailleurs une embuscade à une patrouille sioniste à l’Est de la mosquée Toufic à l’Est de Choujaya. Ils se sont affrontés avec six soldats israéliens, les tuant et les blessant, ajoute le communiqué.
source: palpress.co.uk 

Agression contre Gaza: Des milliers de manifestants à Paris, New York et Chili

Au moment où le massacre des Palestiniens bat son plein dans la bande de Gaza, des milliers de personnes ont manifesté samedi devant la Maison Blanche à New York, pour réclamer la fin de l'agression israélienne.
Les protestataires ont brandi des pancartes appelant à la fin de l'aide américaine accordée à l'Entité sioniste ou demandant de sanctionner "Israël", qu'ils ont qualifié de régime terroriste.
Les manifestants ont occupé sans incidents une bonne partie du Parc Lafayette, situé juste en face de la résidence présidentielle.
Cette manifestation pro-Gaza est la plus importante devant la Maison Blanche depuis le début de l’agression contre Gaza qui a débuté le 8 juillet dernier.
Les Chiliens exigent la rupture des relations avec l’entité sioniste
A Santiago du Chili, plusieurs milliers de manifestants pro-palestiniens ont manifesté samedi  pour demander à la présidente Michelle Bachelet de rompre les relations diplomatiques avec « Israël ».
"Rompons, rompons les relations avec Israël", ont scandé, selon les organisateurs, 10.000 manifestants qui ont battu le pavé en brandissant des centaines de drapeaux palestiniens et portant le "keffieh" (foulard arabe) au cou et à l'épaule.
"Nous demandons à la présidente Michelle Bachelet d'expulser l'ambassadeur d'Israël et de rompre les relations avec Israël. Nous voulons dire au monde que les Chiliens s'opposent au massacre israélien", a affirmé à l'AFP Mauricio Abu-Gosh, président de la Fédération des Palestiniens au Chili.
"Israël assassin, Hollande complice"
En France, des milliers de manifestants ont défilé samedi après-midi à travers le pays, dont plus de 10.000 à Paris, pour dénoncer l'agression israélienne contre Gaza et la position du gouvernement français, aux cris de "Israël assassin, Hollande complice".
Des manifestations pro-palestiniennes se sont déroulées sans incident à Lyon (centre-est), Marseille (sud), Lille (nord), Montpellier (sud) et Avignon (sud).
La principale manifestation a rassemblé dans le calme à Paris entre 11.500 personnes, selon la préfecture de police, et 20.000 selon les organisateurs.
"On est là pour dire notre soutien total à la résistance palestinienne et dénoncer ce gouvernement de la honte, aligné sur la position d'Israël", a déclaré à Paris Omar Alsoumi, l'un des responsables du Palestinian youth movement (PYM).
Dans la foule, encadrée par un important service d'ordre interne, figuraient des personnalités comme l'humoriste Guy Bedos ou le trotskyste historique Alain Krivine, mais aussi une multitude d'anonymes.
Amar, 60 ans, a dit soutenir "de tout coeur le peuple palestinien et la politique du Hamas qui combat d'une manière régulière et ne s'attaque pas au faible comme le fait Tsahal (l'armée israélienne)". Pour lui, la position de la France est "catastrophique". "Je suis français et je n'ai jamais été déçu de la France comme cette fois-ci".
Dans le cortège parisien flottaient les drapeaux d'Europe écologie les Verts, du parti communiste, du Nouveau parti anticapitaliste, de la Confédération générale du travail et de nombreuses associations qui soutiennent le peuple palestinien, comme le Parti des Indigènes de la République.
L'agression israélienne contre Gaza a déjà coûté la vie à plus de 1746 martyrs dont 400 enfants et plus de 9200 blessés en grande majorité civils.

Le Hamas poursuit le combat dans la bande de Gaza (porte-parole)

Le Hamas poursuivra le combat contre Israël dans la bande de Gaza jusqu'à ce que ses "objectifs soient atteints", a dit à l'AFP un porte-parole du mouvement islamiste dans l'enclave palestinienne, Fawzi Barhum.
"Nous poursuivrons notre résistance jusqu'à ce que nos objectifs soient atteints. Netanyahu veut faussement revendiquer une victoire de son gouvernement et de son armée", a jugé Fawzi Barhum qui s'exprimait après l'annonce par le Premier ministre israélien de la poursuite des opérations "aussi longtemps que nécessaire".

Netanyahu: Israël continuera ses opérations à Gaza "aussi longtemps que nécessaire"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré samedi que l'armée israélienne poursuivrait ses opérations contre le Hamas dans la bande de Gaza "aussi longtemps que nécessaire" et avec "toute la force requise".
"Nous avons promis depuis le départ le retour au calme pour les citoyens d'Israël et nous continuerons d'agir jusqu'à ce que nous ayons atteint cet objectif. Cela prendra aussi longtemps que nécessaire et nous emploierons toute la force requise", a déclaré M. Netanyahu devant la presse à Tel-Aviv.

2 morts et plus de 100 blessés en Cisjordanie occupée

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Vendredi 1er août, 2 jeunes Palestiniens ont été tués par les soldats israéliens qui ont utilisé des balles réelles pour réprimer les manifestations organisées en solidarité avec Gaza, dans toute la Cisjordanie et Jérusalem Est occupés.
2 morts et plus de 100 blessés en Cisjordanie occupée
Vendredi après-midi, Odai Jabir, 19 ans, est mort après avoir reçu 3 balles réelles dans la poitrine, tirées par les soldats israéliens lors de leur attaque sur les manifestants, dans le village de Safa, à l’ouest de Ramallah, dans le centre de la Cisjordanie . 15 civils ont également été blessés, dont 5 par des balles réelles, lors des violences qui ont eu lieu à Safa, ont rapporté des sources médicales.
Au checkpoint de Qalandia, qui sépare la ville de Jérusalem à Ramallah, les troupes israéliennes ont tiré sur les civils palestiniens qui manifestaient contre la guerre menée par Israël sur Gaza, blessant 12 personnes.
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Repose en paix, jeune martyr Odai, notre chagrin et notre révolte t'accompagnent
Vendredi 1er juillet toujours, Tamer Samour, âgé de 22 ans, a été tué par des tirs à balles réelles des soldats israéliens, dans le village de Dier Al Ghisoon, situé près de la ville de Tulkarem, au nord de la Cisjordanie . Samour s’était joint à une manifestation organisée en solidarité avec Gaza. La marche avait quitté le village et passait à proximité d’une colonie israélienne. Les troupes stationnées du côté de la colonie ont ouvert le feu sur les manifestants non armés, usant de balles réelles et tirant des gaz lacrymogènes contre eux, et ont tué Samour.
Pendant ce temps, en milieu de journée à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie , plus de 70 personnes ont été blessées, la plupart par des tirs à balles réelles, lors des attaques des forces israéliennes réprimant les manifestations.
Enfin, au moins 20 jeunes Palestiniens ont été blessés, dont 3 par des balles réelles, lors de la répression par les forces israéliennes de la manifestation organisée à Bethleem, dans le sud de la Cisjordanie .
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AlKhalil/Hébron, vendredi 1er août

Source : IMEMC
Traduction : CR pour ISM

FTOOR POUR GAZA, LA RESISTANCE CONTINUE !

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Le projet « Ftoor pour Gaza » a été lancé dans l’urgence, suite à l’attaque de Gaza par l’armée sioniste, pour venir en aide aux familles ayant tout perdu dans le bombardement de leurs maisons et permettre aux Palestiniens de résister.
Nous étions à ce moment-là en pleine période de Ramadan. Nous avons donc appelé notre opération « Ftoor pour Gaza » car notre but était d’apporter des colis alimentaires à ces personnes démunies, afin qu’elles puissent rompre leur jeûne chaque soir.
FTOOR POUR GAZA, LA RESISTANCE CONTINUE !
Bien que le mois béni de Ramadan soit terminé, nous maintenons notre action (en conservant le même nom) car Gaza continue à avoir besoin de notre aide.
Des centaines de milliers de personnes ont dû fuir pour aller se réfugier dans les villes comme Khan Younis, Rafah ou Gaza City. Pour exemple, les 27.000 habitants de Abassam et les plus de 10.000 habitants de Khuza’a sont partis se réfugier à Khan Younis. Le village de Khuza’a, où a eu lieu un massacre, ainsi qu'Abassan et d’autres villages, sont désormais sous contrôle total de l’armée sioniste israélienne.
C’est cette même armée israélienne qui a intensifié ses bombardements sur Gaza au premier jour de l’Aïd, sans aucun respect de la trêve, tuant plus d’une dizaine d’enfants.
A ce propos, ce jour de l'Aïd el Fitr, normalement jour de fête pour marquer la fin du Ramadan, fut rebaptisée à Gaza : Aïd Shuhada (fête des martyrs)…
Toutes nos pensées vont vers les plus de 1.400 morts de Gaza, les blessés, tout le peuple palestinien, sans oublier les martyrs de Cisjordanie , tués alors qu’ils manifestaient en soutien à leur frères de Gaza, et tous les prisonniers.
Nous voulons aussi rendre hommage à tous ces héros de Gaza, à commencer par notre équipe « Ftoor pour Gaza » qui, dans ces moments si terribles et qui les touchent personnellement, continuent à faire preuve de courage, de force, de dévouement. Ils continuent à aider les leurs au péril de leur propre vie !
Un immense respect pour eux ainsi que pour tous ces médecins, ambulanciers, journalistes, résistants et simples citoyens qui se battent heure après heure, jour après jour, pour les autres en se mettant en danger eux-mêmes, sans oublier nos amis internationaux qui ont fait le choix de rester !
C’est parce que nos amis palestiniens continuent à lutter pour leur survie que nous ne lâchons pas et que nous continuerons à résister à leurs côtés ! Le régime sioniste cherche par tous les moyens, depuis plus de 65 ans, à les faire partir de Palestine, nous les aiderons, autant que nous pourrons, à y rester.
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Voici un nouveau point en date 31 juillet sur nos actions :
Pour commencer, nous sommes heureux de vous annoncer que Raiss Tijani parraine également « Ftoor pour Gaza » via son association Oumma Solidarity dont voici les liens :
https://www.facebook.com/raisstijaniofficiel?fref=ts
https://www.facebook.com/oummasolidarity
Ce qui fait qu’aujourd’hui, nous sommes trois associations à travailler ensemble, main dans la main, afin d’atteindre plus de personnes ayant un besoin urgent d’aide. Le temps est à l’unité des cœurs, l’unité des corps, ne faisant qu’un, face au sionisme !
Nous avons à ce jour récolté 18.616,50 euros, soit 17.343,50 euros retirés directement par notre équipe à Gaza et 1.273 euros de frais Western Union.
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Comment vos dons ont été distribués sur le terrain :
Nabila Kilani a aidé 120 personnes réfugiées dans l'Eglise orthodoxe le 1er jour de l’Aïd, qui sont devenus au 2ème jour 190 personnes après que l’école de l’ONU ait été bombardée.
Des citernes d'eau ont été mises en place, mais il faut les remplir tous les jours (soit 45 euros par jour). (vidéo ci-dessous)
Premiers jours de distribution : plats palestiniens, riz-poulet + de l’eau...
Avec la coopération de l'association Oumma Solidarity, 900 personnes ont pu manger et pour le jour de l'Aïd, une distribution de bonbons et chocolats a été faite pour env. 250 enfants.
Nabila Kilani vient de découvrir des endroits où des familles se sont cachées et qui n’ont aucune aide. Elle a pu apporter de l’aide à 70 personnes à un endroit et 35 personnes à un autre.
Elle a également pu aider env. 1.000 personnes à l’hôpital de Shifa en leur apportant principalement de l’eau, des dattes et des yaourts.
Nabila Kilani, déplacée de Beit Laya suite aux bombardements, se trouve désormais à Gaza City. Depuis le début de l’offensive, Nabila a perdu 2 enfants de son centre (2 frères), 7 membres de sa famille dont 5 enfants. Et hier 30 juillet à 5h du matin, l’immeuble qu’elle occupait avec sa maman à Gaza-ville, a été la cible d’un missile.
Mahmoud Mohammed Hassan Fayad, à Beit Hanoun, a pu aider au moins 120 familles en distribuant des colis alimentaires et 26 familles en leur apportant une aide financière et/ou zakat el fitr soit 146 familles aidées.
Suite au bombardement de sa maison et à l’occupation des terres à Beit Hanoun, Mahmoud s’est déplacé à Rafah.
Bassam A. a pu aider 30 familles à Abassan et Khan Younes (refugiés d’Abassan) en colis alimentaires, aide financière et/ou zakat el fitr.
Bassam a été déplacé et est réfugié à Khan Younes. Sa maison a été bombardée. Et les corps de ses cousins martyrs tués il y a maintenant 9 jours, à Abassam, n’ont toujours pas pu être récupérés pour être enterrés dignement.
Yehia Adel Abu Odeh, et Ahmad Mohammed Abu Shawish à Nuseirat/Gaza/Deir El Balah, ont pu aider environ 90 familles en distribuant des colis alimentaires et apportant une aide financière et/ou zakat el fitr.
En revenant du Western Union, Yehia a failli perdre la vie suite à un bombardement à coté de lui.
Sous les bombardements, Yehia compose un chant en l'honneur de la population de Gaza

Avant hier, la maison des voisins d’Ahmad a été bombardée. 5 enfants ont été blessés. Il les a accompagnés dans les ambulances pour l’hôpital. Le père de ces enfants est mort.
Raed Saleem Hasan Abu Owda et Hanan Sameer Abu Owda, à Khan Younes, ont pu aider 50 familles en distribuant des colis alimentaires, en apportant une aide financière et/ou zakat el fitr.
Souhad Kullab a pu aider 27 familles en distribuant des colis alimentaires et 36 familles en leur apportant une aide financière et/ou zakat el fitr, à Khan Younes.
Kifah Soliman Qudaih a pu aider 25 familles, avant de devoir se réfugier à Khan Younes, lorsqu’il était à Khuza’a.
Actuellement à Khan Younes, il aide dans l’école où se trouvent les réfugiés de Khuza’a.
Le 22 juillet, Kifah nous contactait pour nous indiquer que les tanks de l’armée israélienne étaient entrés dans Khuza’a. Le village a été assiégé pendant plus de 24h. Les forces d’occupation sioniste tiraient sur tout ce qui bougeait, y compris les femmes et enfants qui voulaient fuir de peur. Aucune ambulance ne pouvait entrer. De France, nous avons tenté d’appeler le Croissant Rouge pour comprendre pourquoi ils ne s’y rendaient pas… l’armée israélienne les en empêchait. Au 2ème jour de siège, de bombardements, de raids intensifs, la maison de Kifah a été bombardée. Nous avons eu à ce moment-là notre ami au téléphone qui ne savait même pas où se trouvait sa famille. Les ambulances qui tentaient de rentrer pour aller chercher les blessés se faisaient tirer dessus.
Depuis Kifah a retrouvé sa famille dans une école à Khan Younes.
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Waleed M.R. Abu Dubaa a pu aider 40 familles à Rafah en distribuant des colis alimentaires, en apportant une aide financière et/ou zakat el fitr.
Waleed a dû quitter sa maison car elle a été gravement endommagée. Lundi, nous apprenions que 9 membres de la belle-famille de son frère avaient été tués.
Ghada Mahmoud Mokdad, qui vient de rejoindre l’équipe, est originaire de Beach Camp à Gaza-ville, quartier d’où étaient originaires les 10 enfants tués par le bombardement du jardin d’enfant le jour de l’Aïd.
Aujourd’hui, 31 juillet, à l’église orthodoxe ou se trouvent des réfugiés à Gaza City, Ghada a apporté nourriture et médicaments. Elle a aidé 2 familles financièrement et elle a distribué de l’eau à l’hôpital de Shifa et de Nasser à Gaza-ville, pour 40 personnes.
Ces faits que nous vous relatons, de nos amis sur place, ne sont que quelques exemples de ce que toute la population de Gaza subit actuellement.
Malgré les risques et la mort omniprésente autour d’eux, ils continuent à aider et à résister.
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La situation est catastrophique à Gaza. Ils manquent de tout. Suivant les indications de notre équipe à Gaza, les besoins de 1ère urgence sont : de l’eau, du lait pour bébé, des produits alimentaires de base, des trousses de 1er secours, des médicaments.
Nabila nous fait savoir qu’elle a la possibilité d’acheter des médicaments auprès d’un grossiste pharmacien.
A noter que les chiffres que nous vous donnons évoluent constamment que ce soit pour le nombre de martyrs, de blessés, de déplacés, ou bien de familles aidées, de dons reçus et redistribués.
Frais relatifs à la logistique : les dons permettent également de rembourser les acteurs qui engagent des frais pour la réalisation et le suivi de l'initiative : communications téléphones France -> Gaza et Gaza -> Gaza, frais de déplacements des Palestiniens à Gaza.
Rose Blanche, qui a initié ce projet, remercie tous les donateurs. Elle remercie également pour le soutien, l’organisation logistique, la communication et la participation financière : Orléans-Loiret Palestine, ISM-France, ainsi que les membres actifs de l'Equipe Gaza nommée ci-dessus et de l'Equipe France, à savoir : Karide (Marseille), Naima (Strasbourg), Camilla (Paris), Billal (Lille), Abdelkrim (Montpellier), ainsi que toutes les personnes anonymes ayant lancé des initiatives pour récolter des fonds, en l’occurrence à Orléans (confection et vente de gâteaux).
Continuez à envoyer vos dons, à encourager votre entourage à faire de même, à vous mobiliser, à dénoncer cette barbarie. L’entité sioniste doit payer pour ses crimes. Des milliers de familles sont actuellement sans toit, ni ressource.
Depuis Gaza, nos amis entendent nos voix et ça les aide à tenir le coup ! Ils vous remercient pour votre soutien, et nous aussi.
D'autre part, nous sommes en train de réfléchir sur la possibilité de faire venir nos amis de Gaza en France, afin qu'ils puissent témoigner de leurs actions, menées dans des conditions extrêmes, et vous rencontrer.
Que Dieu vous protège !
Pour toute information et mise à jour des actions :
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Rappel des consignes pour les dons :

Des Américains manifestent pour condamner leur médias biaisés envers Israël

Des milliers d'américains ont manifesté devant les sièges des chaînes (CNN) et (FOX NEWS) dans la ville de New York pour condamner les attaques israéliennes sur la Bande de Gaza et pour protester contre la partialité des médias auprès d'Israël.
Les protestations ont commencé devant le siège de la chaîne (CNN) situé dans le bâtiment de "Time Warner" à Manhattan, avec la participation de milliers de citoyens multi-ethniques et multi-religieux, y compris certains Juifs.
Les manifestants ont tracé le slogan nazi sur le drapeau israélien et ont hissé des photos montrant les victimes de l'agression sur Gaza, tout en colorant leurs visages avec les couleurs du drapeau palestinien, tandis que la police de New York a pris des mesures de sécurité strictes en place.
Ils ont répété des slogans de solidarité avec Gaza, tout en dénonçant la politique médiatique partiale de ces deux chaînes dans leur couverture des attaques sionistes contre Gaza.
Après deux heures de manifestations devant le siège de (CNN), les manifestants ont marché dans la Place de Times vers le siège de la chaîne (FOX NEWS), répétant des slogans en faveur des droits des Palestiniens.

«Nous avons été obligés de stocker les cadavres de nos enfants assassinés dans les frigos à légumes»

Des dizaines de palestiniens ont été tués dans un nouveau raid israélien sur le centre et le sud de Gaza. Plusieurs cadavres ont été récupérés de dessous les décombres, ce qui porte le nombre des civils de Gaza qui ont été tués aujourd’hui seulement à 50.
Un témoin oculaire a déclaré à Quds Press que deux palestiniens ont été tués par les bombardements qui ont ciblé les communautés palestiniennes à Rafah, au sud de la bande de Gaza.
Trois autres citoyens ont été tués et un autre a été laissé gravement blessé dans une attaque israélienne qui a visé les maisons des civils palestiniens à l'est du camp de réfugiés d'al-Maghazi.
Les médecins palestiniens ont déclaré que sept corps de civils ont été récupérés sous les ruines des quartiers d'al-Tanour et Al-Jnina à l'est de Gaza.
Les avions de guerres de l’occupation ont démoli trois maisons palestiniennes et les ont transformées en ruines au nord de la bande de Gaza.
Dans un contexte similaire, des médecins palestiniens ont déclaré que les victimes tuées dans le génocide israélien à Rafah vendredi après-midi ont atteint les 70 jusqu'à présent. 300 civils ont subi des blessures graves dans le processus tandis que 270 habitations civiles ont été démolies quelques instants avant que les Etats-Unis et l'ONU n’annoncent un cessez-le-feu vendredi matin.
Le marché central et le passage de Rafah ont à leur tour été ciblés avec des mortiers israéliens, conduisant à un état de panique ​​sans précédent dans les rangs des passagers palestiniens.
Le bilan des civils tués à Gaza a augmenté à 1660 dans cette campagne de génocides israéliens commis depuis ces 26 derniers jours consécutifs.
Un état ​​de tristesse sinistre a submergé les rues de Rafah où les cadavres ont été couchés sous les tas de ruines des maisons et institutions palestiniennes démolies par les raids israéliens.
Les médecins ont signalé qu’ils ont été contraints de stocker des dizaines de cadavres dans les réfrigérateurs de légumes vu qu’il n’y’avait plus de place où les mettre.
Le bilan des palestiniens tués lors de cette offensive israélienne sur Rafah au cours des derniers jours a augmenté à 101 tandis que quelque 400 civils ont subi des blessures graves.
Les hôpitaux de Gaza ont été surpeuplées avec les cadavres des morts et par les blessés civils. L’hôpital Abou Youssef al-Najar à Rafah a été évacué après avoir été frappé avec des obus de mortiers israéliens.
"C'est le plus horrible massacre jamais commis. Il n'ya plus d'hôpitaux pour soigner nos blessés. Nous avons été obligés de stocker les cadavres de nos enfants assassinés dans les frigos à légumes ", a affirmé le citoyen palestinien Amjad Abou Atiya.
« C'est un crime de guerre», Atiya a ajouté appelant les parties internationales concernées à intensifier les procédures afin d’assurer l'accès des équipes de secours à Gaza.
Des témoins oculaires à Khuzaa ont déclaré que 25 cadavres ont été retrouvés sous les ruines vendredi matin.

Le soldat israélien disparu à Gaza le 1er août est mort au combat

L'armée israélienne a confirmé la mort du sous-lieutenant Hadar Goldin, porté disparu depuis 1er août lors qu'il combattait dans le sud de la bande de Gaza.« Une commission spéciale menée par le rabbin en chef de l'armée a annoncé la mort de l'officier d'infanterie Hadar Goldin, tué au combat », a détaillé un communiqué diffusé dans la nuit du samedi au dimanche 3 août. Dans la soirée de samedi, après une visite du ministre de la défense israélien au domicile des parents du soldat à Kfar Saba, dans le centre d'Israël, des centaines d'anonymes se sont rassemblés sur place pour rendre hommage au disparu.

http://www.palestine-info.cc 

Gaza : «C'est du journalisme kamikaze de photographier ce conflit»

Audrey DESTOUCHES
TÉMOIGNAGE
En poste à Gaza depuis le début de l'opération israélienne «bordure protectrice», le 8 juillet dernier, le photographe de l'AFP Thomas Coex décrit les conditions extrêmes dans lesquelles les journalistes couvrent ce conflit.  
«Nous sommes issus de pays différents mais tout le monde partage ce sentiment de peur», explique Thomas Coex à propos de ses collègues journalistes à Gaza. Bien qu'il soit conscient de bénéficier d'un certain confort dans sa chambre d'hôtel, il raconte que personne ne se sent en sécurité nulle part dans l'enclave palestinienne. «Il n'y a aucun endroit dans la bande de Gaza où nous soyons sûrs qu'aucun missile ne sera tiré», explique-t-il, se remémorant la mort de quatre enfants, tués par un missile alors qu'ils jouaient sur la plage, à cent mètres à peine de l'hôtel des journalistes étrangers.
Il ne reste plus que des villes fantômes à Gaza. Toutes les rues sont vides et cela complique considérablement les déplacements : «le moindre véhicule qui circule – qu’il porte le badge télé ou non – est immédiatement repéré par les drones israéliens et devient une cible potentielle», explique le journaliste. Difficile, en effet, de couvrir pleinement un conflit sans pouvoir se déplacer. «Même en circulant à bord de la voiture blindée de l’AFP nous prenons des risques. Si un missile lui tombe dessus, elle s’ouvre comme une boîte de conserve», ajoute-t-il. Face aux armes lourdes utilisées, obus et mortiers, les gilets pare-balles que portent les reporters sont bien dérisoires.
«Même un cimetière n'est pas une zone sûre»
Thomas Coex confirme que «chaque partie a sa vision du conflit». Tsahal ayant renforcé la sécurité à la frontière avec Gaza, impossible désormais pour les journalistes de photographier les soldats israéliens depuis l'intérieur du territoire : «Il faudrait s’approcher des chars pour les photographier mais on est sûrs de ne pas revenir». De l'autre côté, les journalistes israéliens sont confrontés au même problème. Ils voient de loin des maisons exploser mais jamais aucun habitant de l'enclave. «On ne peut pas tout voir», déplore le journaliste, qui explique qu'il est impossible de parcourir les vingt kilomètres qui séparent la ville de Gaza de Rafah, à la frontière égyptienne.
Ensemble, les journalistes étrangers qui couvrent le conflit se sont fixés quelques règles. Ils s'interdisent de sortir la nuit «quoi qu'il arrive» et ils ne restent jamais trop longtemps au même endroit pour minimiser les risques. A Beit Lahia, lorsqu'une famille entière a péri dans un bombardement, Thomas Coex s'est rendu sur place pour photographier les funérailles, le lendemain. Tandis que les proches de la famille marchaient de la mosquée au cimetière en portant les corps, des bombardements ont éclaté tout autour. «Même un cimetière n’est pas une zone sûre. Nous avons fait quelques images mais nous n'avons pas traîné : un obus tombait toutes les 3 secondes dans la zone.»
«Le Hamas n’a pas de stratégie médiatique, Israël s’en charge»
Dans ce conflit, le manque d’images représentant les combattants du Hamas donne trop souvent l’impression que cette guerre oppose uniquement des civils palestiniens à des soldats israéliens. «Ils ont disparu», remarque le photographe qui vient régulièrement à Gaza depuis quelques années, «soit il se mêlent à la population, soit ils se terrent dans les tunnels, je ne sais pas, mais on ne les voit pas». Depuis le 8 juillet, Thomas Coex ne les a vus qu'une seule fois pendant une trêve de deux heures. Armés et masqués, ils patrouillaient à plusieurs dans le quartier et les journalistes ont rapidement pris la poudre d'escampette. «On ne peut pas rester dans les parages quand ils sont là : la zone a été bombardée juste après.»
Thomas Coex n'a jamais subi aucune pression de la part du Hamas. En revanche, un de ses collègues s'est fait sermonner jusque dans sa chambre d'hôtel car il avait photographié un membre important du Hamas sans son masque. «Ils l'ont menacé et lui ont dit de foutre le camp mais quarante-huit heures plus tard, ils sont revenus s'excuser et lui ont dit qu'il était le bienvenu !» raconte-t-il, sans pouvoir expliquer ce revirement.
Pour Patrick Baz, responsable photo de l'AFP au Moyen-Orient, le fait que les militants du Hamas soient quasiment invisibles depuis le début du conflit n'est pas une nouveauté. «C’est exactement la même stratégie que celle utilisée par le Hezbollah en 2006 dans le conflit avec Israël. Le Hamas procédait déjà ainsi en 2009 et en 20121», rappelle-t-il. Plus qu'une réelle stratégie médiatique, il parle plutôt d'une stratégie militaire : «le Hamas n'a pas besoin de stratégie médiatique, Israël s'en charge en bombardant des zones résidentielles dans des frappes qui n'ont rien de chirurgical.»
Sur la dangerosité de couvrir ce conflit depuis Gaza, Patrick Baz est catégorique : «C’est du journalisme kamikaze de photographier ce conflit». Et d'ajouter que, si les journalistes ne respectent pas rigoureusement certaines règles de sécurité, «les chances de revenir vivant pour un photographe sont d’une sur cent».

22 Palestiniens tués dans deux massacres et une série de raids sur Gaza le dimanche matin

22 Palestiniens ont été tués et les dizaines d'autres sont blessés dans deux massacres et une série de raids aériens israéliens sur la Bande de Gaza, plus tôt le dimanche à l'aube 3/8.
L'artillerie israélienne ont bombardé par les bombes lourdes la maison de la famille d'el-Goul dans la ville de Rafah au sud de la Bande de Gaza, ce qui a abouti la mort de 9 Palestiniens, y compris des enfants et environ 20 blessés.
Dans le même contexte, 4 palestiniens ont été tués et plus de 20 autres ont été blessés dans un bombardement ciblant la maison de la famille de Khatab à Dier al-Balah au centre de la Bande de Gaza.
L'aviation militaire israélienne a lancé une série de raids ciblant la maison de la famille d'Abou Qimsan à Jabalya dans le nord de la Bande de Gaza, en tuant 5 de membres de la famille et 7 autres ont été blessés.
L'Occupant a également ciblé la maison de la famille d'Abou naja à Dier al-Balah dans le centre du secteur, tout en blessant 5 de ses membres, et la maison de la famille d'Abou Dalal à Nussirat dans le centre de secteur, ce qui a abouti la destruction de la maison et le dommage dans les maisons voisines, sans faire blessés.
Les Sionistes ont aussi bombardé la maison de la famille d'Abou Jazar dans la ville de Rafah au sud de la Bande de Gaza, tout en tuant 5 palestiniens et blessant 10 autres.
Le bombardement a touché la maison de la famille de Chaer à Rafah, faisant deux martyrs et 9 blessés, et la maison de Taqtaqi, causant 6 blessés.
Dans le même temps, l'occupation a bombardé une autre maison de la famille d'Abou Jazar à l'ouest de Rafah, transportant 3 blessés, alors qu'un certain nombre d'autres sont sous les décombres, alors que le bombardement d'une assemblée de citoyens a abouti la mort d'un citoyen et des autres blessés dans le nord de la Bande de Gaza.
Les forces armées occupantes ont également bombardé la mosquée de martyrs de Zaytoun au quartier de Zaytoun à l'est de Gaza, en la complètement détruisant.

Khaled Mechaal hante Netanyahu !

Les médias sionistes parlent d’un mauvais sort qui hante Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, au sujet des dossiers de Khaled Mechaal, président du bureau politique du mouvement islamique du Hamas.
L’histoire de cette superstition a commencé, soulignent les médias israéliens, lorsque Netanyahu est devenu premier ministre pour la première fois, en 1997. A l’époque, il a décidé de liquider Mechaal, dans la capitale jordanienne Oman. On avait injecté à Mechaal un poison mortel ; mais son garde personnel était vigilent, et il a pu mettre la main sur deux agents du Mossad. Netanyahu a non seulement été obligé de donner l’antidote pour le sauver, mais il a de plus été obligé de libérer le grand cheikh palestinien Ahmed Yassine, afin d’absorber la colère du roi jordanien, le défunt Hossein Ben Talal.
Ce mauvais sort s’est répété lorsque, lors de la transaction du soldat israélien Shalit, le gouvernement de Netanyahu a été obligé, cette fois, de libérer des détenus palestiniens par centaines, un acte qu’"Israël" n’avait jamais fait apparemment. Sur l’autre bord de la transaction se trouvait, cette fois aussi, Khaled Mechaal.
Le retour du mauvais sort
Et durant l’actuelle guerre répressive israélienne menée contre la bande de Gaza, la presse sioniste revient pour mettre de nouveau la lumière sur la superstition de Netanyahu à propos de chef du bureau politique du Hamas.
Nahoum Bernyaa, plus grand analyste du journal hébreu Yediot Ahronot, a écrit, dans un rapport publié vendredi dernier, que Khaled Mechaal hante Netanyahu.
L’analyste est revenu sur l’histoire de 1997 où Netanyahu a complètement échoué son assassinat de Mechaal, en Jordanie.
Et maintenant, tous les Israéliens dont Netanyahu sont suspendus aux lèvres de Mechaal : que va-t-il dire au sujet des suggestions d’un possible cessez-le-feu ?
En tout cas, dit-il, les Israéliens tentent de mettre fin à leur opération militaire et de se retirer de la bande de Gaza, par une décision unilatérale.
Et pour ce qui est de désarmer le Hamas, il dit que ces propos sont bons pour la propagande et peut-être pour savoir comment parler aux Américains. A l’intérieur de l’armée de l’occupation sioniste, on ne croit pas que le Hamas aille laisser tomber son arme et la résistance. C’est dans les gènes, dit un général israélien. La fabrication des roquettes reprendront aussitôt la guerre finie.
Mechaal de nouveau
Les médias sionistes se concentrent encore sur Khaled Mechaal, en le qualifiant de « problème », dans les négociations de l’accalmie, en insistant sur la levée du blocus de Gaza. Liberman, ministre israélien des affaires étrangères, a appelé à le liquider où il se trouve : dans la capital qatarie, Doha. Les Israéliens ne peuvent faire avaler l’initiative égyptienne, à cause de Mechaal.
Lier l’échec de l’année 1997 à celui de 2014 montre la grande crise dans laquelle vit la direction politique israélienne. Le mauvais sort hante encore une fois Netanyahu, durant cette nouvelle guerre ; ce mauvais sort mettra-t-il fin à sa vie politique ?