lundi 28 novembre 2011

Halayka: Arrestations politiques en Cisjordanie se poursuivent malgré la réunion de réconciliation

[ 28/11/2011 - 17:16 ] 
Hébron - CPI
Le député au Conseil législatif palestinien pour le bloc du changement et de la réforme, Samira Halayka a affirmé que les arrestations politiques et les convocations en Cisjordanie se poursuivent en dépit de la réunion de réconciliation qui a réuni le président Mahmoud Abbas et le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal au Caire jeudi dernier.
Halayka a déclaré dans ses remarques à l'Agence "Qods Press" que Mechaal et Abbas ont convenu lors de leur rencontre, sans aucun doute, de mettre fin aux arrestations politiques et à libérer tous les prisonniers politiques, en se demandant pourquoi l’accord de la réconciliation n’a pas été jusqu’à cette heure mis en vigueur sur le terrain, notamment en ce qui concerne la libération des prisonniers politiques, bien que quatre jours soient passés sur la réunion de réconciliation (Mechaal-Abbas).
Elle a noté que les services de sécurité de l'autorité en Cisjordanie ne se sont pas satisfaits de n’avoir pas libéré les détenus, mais ils continuent les arrestations et les assignations dans différentes villes de la Cisjordanie, insistant au même temps sur l'importance de la sincérité et de bonnes intentions pour être appliquées sur le terrain, et pour convaincre les Palestiniens des mesures tangibles, notamment la libération des prisonniers politiques.

Shimon Pérès accueilli en Jordanie lors d’une visite-surprise

[ 28/11/2011 - 17:58 ] 
Amman-CPI
« Le président de l’occupation israélienne  Shimon Pérès a effectué, aujourd’hui,  lundi le 28/11, une visite-surprise en Jordanie pour évoquer les négociation prétendues de paix », a annoncé une source au palais royal.
Le palais royal a rapporté, dans un communiqué, que le roi Abdullah II a reçu Shimon Pérès, juste avant le départ du roi pour une visite officielle en Allemagne.
La source a précisé que le roi Abdallah II a souligné lors de la réunion, la nécessité d'arrêter des actions unilatérales, en particulier la colonisation, qui constitue un obstacle réel et principal aux efforts déployés pour parvenir à la paix, appelant le côté sioniste à ne pas apporter de modifications aux caractéristiques de Jérusalem et à s'abstenir de porter atteinte sur ses lieux saints islamiques et chrétiens.
«La solution à toutes les questions du statut final, en particulier les réfugiés, les frontières, Jérusalem (el-Qods occupée), conduisant à la création d'un Etat palestinien indépendant basé sur les frontières de 1967 et Jérusalem-Est comme capitale, vivant en paix et en sécurité aux côtés d'Israël est la clé pour mettre fin à des décennies du conflit israélo-palestinien, selon ses propos », a ajouté la source.
Notons que la réunion de Peres avec le roi jordanien est  intervenue  après la dernière visite à Ramallah, la semaine dernière, la première depuis 2000, au cours de laquelle, le dernier  a souligné au président Mahmoud Abbas, pour son soutien aux Palestiniens et leur lutte pour établir leur Etat indépendant et pour obtenir leurs droits conformément aux résolutions de la légitimité internationale.

L’armée de l’occupation multiplie ses entrainements pour empêcher la capture d’autres soldats

[ 28/11/2011 - 18:34 ] 
Al-Qods occupée – CPI
Le sous-chef d’état-major de l’armée sioniste, Yair Naveh, a révélé que l’armée a intensifié ses entrainements suite aux menaces lancées par les organisations palestiniennes et le Hezbollah de leur intention de capturer des soldats sionistes. Il a indiqué que l’armée poursuit ses efforts pour empêcher des captures à l’avenir, et de nombreuses activités et mesures ont été coordonnées dans le but d’empêcher de futurs enlèvements.
Naveh a précisé à la septième chaine sioniste que les forces de la police militaire israélienne multiplieront les exercices pour lutter contre les opérations de kidnapping tous les mois au lieu de tous les trois mois, dans l’ensemble de l’entité.
De son côté, l’officier de la police militaire sioniste, Meir Ohana, a déclaré : « l’armée imposera une série de nouvelles mesures sur ses soldats, dans une tentative de les protéger contre le risque d’enlèvement en Israël, ou en Cisjordanie » occupée. Il a souligné que la plus importante de ces mesures est l’interdiction de voyager dans des voitures privées avec des gens inconnus, et de fournir aux soldats non armés des gaz lacrymogène et autres.

Un cancéreux palestinien arrêté par l’occupation en dépit de sa récente libération

[ 28/11/2011 - 19:33 ] 
Ramallah - CPI
Le Forum du prisonnier palestinien a exprimé sa profonde inquiétude envers l’arrestation faite par les forces occupantes israéliennes contre le prisonnier libéré récemment, Hamza el-Taraiereh  (23 ans), l’un des habitants de la ville de « Bani Na'im »,  à l'est d'Hébron (el-Khalil), qui a été relaxé en 2009, suite à la détérioration de son état de santé,  après avoir souffert d'un cancer dans les prisons de l'occupation.
Dans son communiqué publié, le lundi 28/11, le Forum a indiqué que les soldats de l’occupation ont arrêté  le malade« el-Taraiereh », sur le check-point « Container », lors de son retour d'un voyage pour le traitement en Jordanie.
Le communiqué a souligné que le détenu « el-Taraiereh  » souffre d'un cancer de la bouche qui lui a fait perdre la prononciation après un long traitement commencé à l'hôpital de Ramleh, depuis son arrestation en 2008, et il était entrain d’accomplir son traitement en Jordanie, après que la Cour suprême sioniste avait rendu une décision de le libérer de son mauvais état de santé.

Kalandia : les citoyens empêchent les bulldozers sionistes de raser leurs terres

[ 28/11/2011 - 20:18 ] 
El-Qods occupée – CPI
Les habitants du village de Kalandia dans la ville occupée d'el-Qods ont fait face, depuis les premières heures de lundi matin, aux bulldozers de l'occupation qui ont rasé hier dimanche des terres agricoles dans le nord du village en vue de les confisquer afin d'établir une nouvelle section du mur d'apartheid.
Le président du conseil villageois de Kalandia, Youssef Awadallah a affirmé dans une déclaration de presse que la superficie de la terre qui sera confisquée est estimée à 400 dunums.
Ces terres appartiennent à un citoyen palestinien, selon Awadallah, qui a ajouté que les autorités ont repris les travaux du mur.
Il a souligné que le creusement des terres s'étend sur vingt mètres de largeur et 5 km de longueur, et les terres ciblées sont entourées de tous les côtés.

El-Arich : Explosion du gazoduc fournissant l'entité sioniste

[ 28/11/2011 - 19:55 ] 
Le Caire – CPI
Des hommes masqués ont fait exploser lundi à l'aube, le gazoduc fournissant l'entité sioniste et la Jordanie dans la région de Mazar à l'ouest de la ville d'el-Arich pour la 9ème fois consécutive, après des réparations effectuées depuis le dernier bombardement du gazoduc et l'expérience de pompage de gaz.
Des sources au Sinaï ont rapporté au Centre Palestinien d'information (CPI), à 1h30, que les habitants de la région de Mazar ont entendu une énorme explosion et vu des flammes émaner de la station de pompage de gaz dans l'ouest d'el-Arich et que les hommes masqués qui ont fait exploser le gazoduc restent inconnus.
Des sources de sécurité et des témoins oculaires ont déclaré que les flammes sont montées à environ 40 mètres, et que les ambulances et des ingénieurs de l'entreprise qui contrôle le gazoduc "Gaskwa" sont arrivés sur les lieux pour examiner l'incident.

« Domination islamique sur le monde arabe et une situation déséquilibrée confrontera "Israël"

[ 28/11/2011 - 20:41 ] 
Nazareth - CPI
Le premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu a mis en garde contre la future situation risquée que son entité va confronter à la lumière de ce qu'il disait qu’une large expansion du pouvoir islamique dans la région arabe.
Lors de sa participation à une réunion de la commission des affaires étrangères et du Comité de défense tenue, lundi le 28/11, Netanyahu a déclaré : «La vague islamiste balaie le monde arabe, ce qui rend" Israël à confronter une situation déséquilibrée.
Le président du gouvernement du sioniste a souligné : «  cette vague coïncide avec le retrait imminent américain d'Irak, et la continuation du processus de la contrebande des pièces de l'arsenal d'armes libyen vers des destinations différentes, selon ses déclarations.
Dans le même contexte, Netanyahu a déclaré l'existence d'une coordination bilatérale entre Washington et Tel Aviv dans une tentative pour assurer la stabilité de l'accord de paix, conclu entre l'entité et l'Egypte.
De leur part, des sources au ministère des Affaires étrangères sioniste, ont nié  les nouvelles rapportées par le journal hébreu «  Maariv »,  selon lesquelles l'entité sioniste a averti l'administration américaine des conséquences de l'affaiblissement de la puissance du conseil militaire au pouvoir en Egypte dirigée par le maréchal Mohamed Hussein Tantawi, et ainsi refaire, selon le journal, la même erreur commise lorsqu'elle avait appelé le président évincé, Mohamed Hosni Moubarak à démissionner au début de  cette année.

Haniyeh appelle son homologue tunisien et l'invite à visiter Gaza

[ 28/11/2011 - 20:37 ] 
Gaza – CPI
Le premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a téléphoné à son homologue tunisien, Hamadi Jabali, afin de le féliciter pour la victoire de la volonté populaire tunisienne à travers le succès des élections et la formation du gouvernement.
Durant l'entretien téléphonique, hier dimanche 27/11, Haniyeh a apprécié l'esprit de consensus qui règne en Tunisie, confirmant les bonnes relations de la Palestine avec la Tunisie, et souhaitant le meilleur pour la Tunisie et son peuple.
Il a invité le Premier ministre tunisien à se rendre en Palestine et la Bande de Gaza.
De son côté, Jabali a remercié Haniyeh pour son appel téléphonique, appréciant la lutte du peuple palestinien qui a inspiré les Tunisiens et tous les peuples arabes pour se libérer de l'injustice et la tyrannie, et il a félicité Haniyeh pour l'opération d'échange des prisonniers "Fidélité des Libres", en l'invitant à visiter la Tunisie.

Merci à Salah Hamouri !

lundi 28 novembre 2011
Salah Hamouri ne sera pas libéré aujourd’hui, date pourtant convenue après bientôt 7 ans de prison pour délit d’opinion. Le jeune franco-palestinien n’a commis aucun délit, mais il paye pour ses idées contre l’occupation et la colonisation. Il paye aussi le fait que le gouvernement français a choisi de soutenir cette occupation plutôt que ses victimes, même si elles ont la nationalité française. Nos dirigeants ont soutenu un soldat de l’armée d’occupation israélienne, dans laquelle ils autorisent tous les jours des Français à aller servir. Mais ils ont abandonné Salah, comme toutes les autres victimes de l’Etat criminel d’israël. Ils n’ont même pas pris de sanctions contre Israel, qui a blessé il y a quelques jours le consul adjoint de la France à Gaza, ainsi que sa fille et sa femme. Alors, pourquoi s’attendre à ce qu’ils défendent Salah ?

Les belles lettres implorant l’ambassadeur d’Israel en France, Sarkozy ou encore Delanoé —qui a choisi d’élire Gilad Shalit citoyen d’honneur de la ville de Paris— sont indécentes. Elles sous-entendent que ces personnages seraient animés par des principes de droit, de justice, alors qu’ils ont largement démontré à quel point ces valeurs n’avaient aucun sens pour eux.
Ceux qui prétendent soutenir Salah Hamouri et qui ont empêché qu’il soit jugé en France pendant sa "détention administrative" qui a duré plus de 3 ans, ceux qui lui ont conseillé de plaider coupable, alors qu’il n’a rien fait sinon partager des idées d’émancipation et de liberté, ceux qui ont été jusqu’à dénoncer auprès des autorités françaises des actions de dénonciation de leur collaboration avec l’occupant israélien, n’ont pas rendu service à Salah.
Salah Hamouri n’a jamais demandé la pitié, la compassion, et encore moins un traitement de faveur. Il fait partie de ces prisonniers politiques qui revendiquent le doit à la liberté. Il a participé à la grève de la faim initiée en septembre dernier dans les prisons israéliennes et il a été puni pour cela par un mois d’isolement.
Et à chaque moment, il a été solidaire des milliers de Palestiniens, hommes, femmes et enfants, détenus en israël, sans reconnaissance de leur statut de prisonnier politique.
En juillet 2010, de sa prison de Guilboa, il écrivait à ceux qui lui demandaient d’exprimer des "regrets" pour avoir une chance d’être libéré :
"Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.
Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.
Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?
Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.
Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.
Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.
Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.
Bien à vous,
Salah Hamouri
Prison de Guilboa
Section 4
Le 14 juillet 2010 "
Qu’il s’agisse de militants politiques, d’éducateurs, d’animateurs culturels, de personnes qui se sont opposées à l’annexion de leurs terres, à la construction du Mur, les prisonniers palestiniens sont, de par leur simple existence, le symbole d’une résistance inacceptable pour un Etat qui poursuit le nettoyage ethnique de tout un peuple.
Salah Hamouri est l’un de ces prisonniers. C’est l’un des symboles de la jeunesse à laquelle Israël interdit de poursuivre des études, d’envisager un avenir "normal". Mais il est aussi le symbole de la veulerie de nos dirigeants, de leur hypocrisie insoutenable face au respect des droits de l’homme, du constant deux poids, deux mesures quant à leurs "indignations".
Toute notre admiration et notre soutien à Salah et à ses co-détenus.

CAPJPO-EuroPalestine
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L’OMS cautionne l’apartheid et les violations du droit international

lundi 28 novembre 2011
Ci-dessous le petit comité d’accueil organisé par des opposants israéliens pour les responsables de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), qui ont accepté de tenir un colloque, dimanche et lundi, dans la ville de Jérusalem, annexée en toute illégalité par Israël.

"L’OMS est aveugle face à l’apartheid"



CAPJPO-EuroPalestine
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Malgré l’échange de prisonniers, Gaza reste emprisonnée

vendredi 25 novembre 2011 - 07h:22
Raji Sourani et Eyad Sarraj
Alors qu’un millier de prisonniers sont ou doivent encore être libérés, 1,8 million de personnes qui vivent à Gaza ne sont toujours pas libres.
(JPG)
Tandis que la libération des prisonniers est une victoire pour les Palestiniens, les Gazaouis   restent enfermés dans leur propre prison - Photo : EPA
L’accord d’échange des prisonniers entre Israël et le Hamas a soulagé des milliers de familles qui languissaient de retrouver les biens aimés. Malgré l’occupation prolongée, nous constatons un instant rare, une célébration commune entre Israéliens et Palestiniens. Cependant, cet événement, et la fanfare qui s’ensuivit, ne doit pas nous distraire et l’attention doit rester fixée sur la réalité tragique oubliée seulement un bref instant.
La vraie question dont il faut s’occuper revient toujours à l’occupation belligérante, et aux violations continues de la loi internationale perpétrées par les forces de l’occupation. L’exemple le plus évident étant le blocus absolu imposé sur la Bande de Gaza.
Israël a imposé son blocus sur Gaza en 1991. Ces dernières années, ce blocus est devenu de plus en plus restreint, après l’élection du Président Abbas, la détention de Gilad Shalit, et après que le Hamas ait pris le contrôle de la Bande de Gaza. Aujourd’hui le blocus est absolu.
Il y a jusqu’à 1,8 million de personnes qui vivent dans Gaza et qui sont coupées du monde extérieur. Cet étouffement économique et psychologique a décimé l’économie, nourrissant le chômage, la pauvreté et la dépendance comme jamais auparavant. Une génération entière à été isolée et interdite d’accès au monde extérieur.
Les civils se sont retrouvés dans l’œil du cyclone. Les incursions répétées, les attaques, et l’opération « Cast lead » pendant 2008 et 2009 dans la Bande de Gaza ont ciblés les civils : leur maisons, leur terrains, et leur moyens de subsistance. Des milliers de maisons, et des dizaines de milliers de dunums de terre agricole ont été systématiquement rasés. Aujourd’hui, 35% de la terre agricole est hors d’accès pour les fermiers, derrière une zone tampon imposée par Israël.
Avec le blocus, Israël a ouvertement et publiquement pris pour cible les civils, les personnes soit-disant « protégées » par le droit international de l’homme.
Israël a explicitement fait référence à sa politique en tant que « guerre économique », imposée pour mettre la pression sur le Hamas à travers la population civile. Un des objectifs du blocus était d’obtenir la libération de Gilad Shalit, et le bouclage des frontières a été systématiquement justifié par cela.
Le blocus est sans aucun doute illégal. C’est une forme de punition collective explicitement interdite par le droit international coutumier et l’Article 33 de la 4e convention de Genève. Nul besoin d’être avocat pour comprendre l’illégalité et l’inhumanité de ce blocus. Il est tout simplement illégal, sans contestation possible, et ceux qui sont impliqués dans sa mis en place et son application doivent être tenus criminellement responsables.
A ce jour, la communauté internationale a refusé de reconnaître cette punition collective. Des propos sans conséquences disant que le blocus n’est pas soutenable ont circulé. Le résultat est l’institutionnalisation de cette illégalité. Tony Blair vérifie les quotas de mayonnaise et de café tandis que 1,8 million de personnes continuent d’être punis et voient leur dignité niée.
La source qui perpétue cette réalité est l’absence d’une règle de droit. L’histoire de l’occupation est caractérisée par les violations continues du droit international et l’impunité totale pour ces crimes. Pas une seule fois un haut dirigeant militaire ou politique n’a été tenu responsable en accord avec les conditions claires du droit international.
Par conséquent, les violations du droit international se poursuivent et le peuple continue de souffrir. L’impunité est devenue encore plus répandue et les violations du droit international tellement banalisées qu’Israël peut maintenant admettre ouvertement que la politique de blocus cible la population civile.
L’application du droit international doit être respectée. Ce n’est pas une invention venue des Palestiniens. C’est un droit de l’homme fondamental et aussi une nécessité urgente : se voyant refusée l’application du droit, les Palestiniens sont relégués sous la loi de la jungle. Ceci n’est pas seulement une violation de nos droits de l’Homme, mais cela ouvre aussi la porte à un avenir sans justice, sans paix ni sécurité.
La libération des prisonniers est la bienvenue, mais cette une mesure temporaire. Jusqu’à 1,8 million de Gazaouis restent enfermés dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde. La communauté internationale ne peut pas permettre que ce crime continue. Les Palestiniens doivent être traités comme des égaux et leurs droits humains doivent être respectés et protégés.
Le prétexte de la détention de Shalit n’existe plus en tant que motivation (épouvantable) pour le blocus. L’illégalité de cette punition collective est confirmée par tous les organismes de défense des droits de l’Homme et le CICR. Ce n’est un problème politique ; il attaque le cœur de notre humanité partagée et nous devons agir immédiatement.
Il n’y a pas d’alternative à la justice.
* Raji Sourani est le Directeur du Centre Palestinien pour les Droits de L’Homme (PCHR, basé à Gaza.
* Eyad Sarraj est un psychologue Palestinien, fondateur et directeur médical du Programme Communautaire de Santé Mentale de Gaza (GCMHP).
24 octobre 2011 - Al Jazeera - Vous puvez consulter cet article à :
http://www.aljazeera.com/indepth/op...
Traduction : ForAGoodCause
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Israël autorise la construction d'une centaine de logements dans une colonie

AFP | 28/11/2011 
Le ministère israélien de la Défense a approuvé la construction de plus de cent logements dans la colonie de peuplement de Shilo, dans le nord de la Cisjordanie, a annoncé lundi l'ONG anticolonisation La Paix Maintenant.
"En réponse à un recours devant la Cour suprême israélienne contre ces constructions illégales, le ministère de la Défense nous a informés qu'il avait approuvé le mois dernier un plan de construction de 119 unités de logement, dont 50 déjà en cours de construction", a déclaré à l'AFP une responsable de La Paix Maintenant, Hagit Ofran.
Selon elle, les constructions, qui ont commencé il y a un an n'avaient pas reçu au départ les autorisations gouvernementales nécessaires. Elles ont été accordées il y a un mois par le ministère de la Défense.
Une porte-parole du ministère de la Défense a confirmé pour sa part qu'une autorisation avait été donnée à posteriori, soulignant qu'elle ne concernait que "les unités déjà existantes et qu'il faudrait une nouvelle permission pour celles en projet".
L'implantation de Shilo comporte 195 unités de logements en dur et des caravanes.
Plus de 310.000 Israéliens habitent dans les colonies de Cisjordanie occupée, un nombre en constante augmentation. Environ 200.000 autres se sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-Est, occupée et annexée depuis 1967, où vivent également 270.000 Palestiniens.
Pour la communauté internationale, toutes les colonies dans les territoires occupés par Israël depuis juin 1967 sont illégales, qu'elles soient ou non autorisées par le gouvernement.
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Chili : l’Université Catholique annule un colloque sur "l’innovation israélienne"

lundi 28 novembre 2011
Les militants de la campagne BDS au Chili ont amené l’Université Catholique de Santiago, à annuler un colloque intitulé « L’expérience israélienne, un exemple d’innovation et d’entreprise », dont l’invité était Yossi Smoler, directeur scientifique au Ministère de l’Industrie, du Commerce et du Travail d’Israël.
Ce colloque devait se tenir vendredi dernier 23 novembre, mais il a été annulé la veille, indique la campagne BDS au Chili.
Les organisateurs se sont contentés d’évoquer un "cas de force majeure", mais la mobilisation de la Coordination pour le boycott d’Israël au Chili a visiblement joué un rôle déterminant.
Elle annonce sur son site : "Restons attentifs et empêchons l’Etat d’Israël de tenter de blanchir son image à travers l’organisation d’événements pseudo scientifiques ou culturels. Soyons prêts à le démasquer toutes les fois qu’il sera nécessaire ».
Coordinadora para el Boicot a Israel
CAPJPO-EuroPalestine
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Une délégation de libérés s’est rendue en Tunisie pour participer à un congrès de solidarité

[ 28/11/2011 - 11:09 ] 
Gaza – CPI
Une délégation de prisonniers libérés dans le cadre de l’accord « Loyauté des Libres » a quitté Gaza dimanche dernier en direction de Tunis afin de participer à un congrès de solidarité avec le peuple palestinien organisé par le mouvement tunisien Ennahda.
L’ex-détenu, Ali Amoudi, l’un des membres de la délégation, a affirmé dimanche qu’il « représente les libérés pour la cause des prisonniers et de la Palestine ». Il participe au congrès sur invitation du président du mouvement Ennahda, Sheikh Rashid Ghannouchi qui l’a accueilli par soutien envers la cause palestinienne et solidarité avec son peuple.
Il a indiqué que la délégation qui se rend en Tunisie comprend avec lui deux prisonniers libérés dans le dernier accord d’échange : Ali Asafira et Hassan Mouqadima. Il a affirmé que cette participation a pour but d’expliquer les souffrances des détenus qui croupissent dans les prisons de l’occupation, ainsi que les souffrances du peuple palestinien où qu’il se trouve, que ce soit sous l’occupation ou en exil et diaspora, sans compter la mobilisation pour briser le blocus imposé contre la bande de Gaza. 
Amoudi a déclaré que lors du congrès, la délégation alertera sur la gravité des projets israéliens visant à judaïser la ville d’al-Qods, ainsi que les violations commises à l’encontre de la ville sacrée.
Et il a souligné qu’elle se rendra à d’autres événements internationaux de cette campagne, comme en Algérie où se rendra une délégation similaire incluant Tawfiq Abou Na’im, Abd al-Rahman Shadid, et Abd al-Rahman Ghunaymat, ainsi qu’au Soudan avec Abd al-Aziz Omrou, Raed Hallaq et Mohamed Hamada.
Amoudi a précisé qu’une délégation comprenant les libérés Houssam Badran et Zaher Jabarin voyagera vers la Malaisie et l’Indonésie pour participer à des événements pro-palestiniens.

La réconciliation palestinienne est-elle possible ?

Vendredi 25 novembre 2011
Amir Hassan
Vendredi 25 novembre 2011
Depuis 2007, le peuple palestinien vit une situation dramatique, à cause de la division dans la rue palestinienne, et le désaccord entre les partis politiques palestiniens, surtout les deux grands partis ( le Hamas et le Fath ), qui ont malheureusement été les facteurs de cette division terrible, qui a déchiré le patri à deux, la Cisjordanie et la bande de Gaza, et le résultat : deux gouvernements pour un seul pays occupé.
Les palestiniens ont beaucoup souffert pour mettre fin à cette division, qui a fait du mal à  tout le monde, et ils ont compris que cette situation ne doit pas durer longtemps, mais leur espoir avait été assassiné sur les mains de certains gens qui n'aimaient pas le bien pour les Palestiniens, et malgré tous les souhaits et les efforts pour finaliser la réconciliation entre les frères palestiniens, la division existe jusqu'à maintenant sur le terrain.
Apres 5 ans d'attente, les palestiniens n'ont pas l'air très intéressés ou bien très optimistes pour la réconciliation, surtout que la vie à Gaza et à la Cisjordanie a beaucoup changé pendant cette période, malgré les déclarations des dirigeants des deux partis, qui disent que nous sommes plus proches de la réconciliation à jamais, les citoyens trouvent qu'il faut mieux attendre voir des réalisations et des changements sur le terrien pour juger ces déclarations nombreuses.
Aujourd'hui, au Caire, le président palestinien Mahmoud Abbas, et le chef du bureau politique de Hamas, se sont rencontrés pour finaliser la réconciliation, et après quelques heures de réunion, le peuple qui attendait les bonnes informations avec impatience, n'a pas eu de nouvelles, donc il a commencé à s'inquiéter pour l'avenir du pays et de ses enfants.
Les observateurs trouvent que c'est la dernière chance, bien que les deux grands partis voient qu'il ya toujours de chances, au temps où la population civique continue à payer le prix cher de cette division noire, qui a affaibli le pays et l'économie et l'aspect social, et peut-être c'est la raison pour laquelle les palestiniens n'ont pas l'air heureux ou bien optimistes d'entendre les nouvelles de la réconciliation.
Israël qui ne cesse jamais de menacer les palestiniens, a aussi voulu ajouter son goût à cette réconciliation attendu par réclamer: soit la réconciliation soit la paix, et lorsque les palestinien négociaient pour réaliser la paix, elle disait que : c'est impossible de faire l'accord de la paix au temps que les palestiniens sont divisés.
Il est clair aujourd'hui que la réconciliation palestinienne est une nécessité urgente, pour mettre fin à cette réalité compliquée, que les palestiniens vivent depuis 5 ans, et pour pouvoir parler à haute voix, et protéger le pays qui souffre déjà d'une occupation inhumaine qui essaie de détruire la Palestine et son histoire, et essaie de changer sa géographie par installer des colonies dans les territoires palestiniens, et chasser les citoyens de leurs maisons à Jérusalem.
Finalement, le printemps arabe a réussi de changer la situation en plusieurs pays arabes, par contre le printemps palestiniens qui avait commencé à l'UNO avec le discoure du président Abbas, et la demande de l'adhésion, en plus, à Paris, avec la réussite de devenir un membre à part entière à L'UNESCO, ce printemps comprendra aussi la réconciliation palestinienne, et bientôt la libération de la Palestine, car la cause palestinienne est une cause de justice. 
Amir Hassan
Département de français
Université Al-Aqsa
Gaza
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La réconciliation entre le Hamas et le Fatah

Samedi 26 novembre 2011
Ali Dani
IRIB- Si quelqu’un avait encore des doutes sur l’importance, pour le monde arabe, de la réconciliation entre l’OLP et le Hamas, il n’a qu’à lire les déclarations et à suivre les décisions des responsables israéliens, pour les dissiper, totalement. L’un après l’autre, les dirigeants sionistes se sont relayés, pour condamner cette réconciliation, et menacer les Palestiniens de toutes les foudres possibles, tout en poussant ses protecteurs occidentaux à adopter des positions similaires, ou, à tout le moins, négatives et méfiantes. Avec ces données, on comprend mieux pourquoi il était quasiment interdit aux composantes palestiniennes de se réconcilier, tout au long des quatre dernières années. Toutes les tentatives étaient vouées à l’échec, par l’obstination de Mahmoud Abbas à suivre les directives de ses maîtres juifs et américains. On se souvient, en effet, comment les conditions successives imposées par l’Autorité palestinienne ont neutralisé tout accord. A l’époque, les négociations tournaient court et en dépit de la gravité du moment, de la guerre israélienne contre Gaza, de la poursuite de la politique israélienne de colonisation et de judaïsation des territoires palestiniens, sans parler des menaces de destruction de la mosquée d'Al-Aqsa, les Palestiniens restaient irréconciliables. Et puis, brusquement, la réconciliation n’est pas, seulement, devenue possible, elle est, désormais, réelle, signée et confirmée, dans le cadre d’une cérémonie solennelle. Comment, dans ce cas, ne pas en déduire que le véritable blocage n’était pas là où on le disait, mais bien dans le rôle obstructif des collabos. Fait remarquable, il s’agit, en l’occurrence, d’une première manifestation autonome de la diplomatie égyptienne post-Moubarak. Même si le degré de rupture avec l’ancien régime n’est pas encore clair, le changement d’attitude du Caire est très perceptible et traduit, incontestablement, une avancée importante vers une politique étrangère indépendante.
Israël ne voit pas d’un bon œil la constitution d’un front uni palestinien, qui pèserait d’un poids bien plus significatif, auprès de l’opinion mondiale et des institutions internationales, dans un contexte global de reconnaissance de l’État de Palestine, par de très nombreux pays. Washington, complètement aligné sur Israël, a, également, manifesté sa réprobation de cet accord, qui sort du cadre fixé par les Américains, à l’Autorité de Ramallah. De fait, les négociateurs perpétuels de cette Autorité, qui avaient tout misé sur le soutien des États-Unis et une relative «compréhension» des Israéliens, se sont rendus à l’évidence. L’éveil islamique des peuples arabes ou le fameux «printemps arabe» l’y ont fortement aidé. Pour ne pas subir le même sort que Moubarak et Ben Ali, Mahmoud Abbas a dû se résoudre à choisir le camp de la résistance. Les négociations ne mènent à rien et n’aboutissent qu’à la consolidation de la muraille «défensive», à une colonisation accélérée, à la judaïsation systématique de Qods et à la permanence de l’occupation.
Par cet accord, l’immobilisme israélien, tout entier fondé sur la spoliation et le déni de droit à l’autodétermination du peuple palestinien, perd l’un de ses principaux prétextes. Reste à savoir si la dynamique enclenchée, au Caire, mardi dernier, pourra résister aux pressions occidentales. En tout état de cause, les manœuvres d’isolement de Gaza et de diabolisation du Hamas, ont, toutes, échoué.
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"Zone humaine !" 22.11.2011, 5h/7h du matin, les travailleurs palestiniens traversent le checkpoint de Qalqiliya

Qalqilia - 27 novembre 2011
Par Anne Paq
Des milliers de travailleurs palestiniens passent par le checkpoint "Eyal", situé au nord de Qalqiliya pour atteindre leur lieu de travail en Israël. Ils doivent passer par différents contrôles de sécurité, certains très humiliants, comme les fouilles corporelles. La traversée peut prendre entre 30mn et 2 heures. Les Palestiniens commencent à être au checkpoint à partir de trois heures. La moyenne des coûts de transport est autour de 70 Nis par jour, c'est à peu près un tiers de ce qu'ils gagneront dans la journée.
'Zone humaine !' 22.11.2011, 5h/7h du matin, les travailleurs palestiniens traversent le checkpoint de Qalqiliya
Il fait froid à 4 heures du matin. Les Palestiniens se réchauffent comme ils peuvent à coup de cafés, de thés ou en se rassemblant autour d'un feu. Le hall est assez animé. Sous les néons, plusieurs échoppes s'alignent proposant falafel et autre sandwich. Une mosquée s'est improvisé sous la tôle. Des Palestiniens trainent un peu là et discutent tandis que d'autre se pressent vers le checkpoint. Ils doivent d'abord suivre un couloir, avec un toile de fond assez déprimant le Mur, ici en béton et une tour militaire qui les domine froidement. C'est un flot ininterrompu de silhouettes avalées par la nuit et le système d'occupation que je photographie. C'est l'humiliation quotidienne dont on ne parle pas assez, celle qui vous ronge les âmes.
Suite du post d'Anne Paq et ses photos sur son blog, "Chroniques de Palestine".

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Nabi Saleh, 25 novembre 2011

Nabi Saleh - 27 novembre 2011
Par Anne Paq
Pour se rendre à la manifestation dans le village de Nabi Salih, situé au Sud Ouest de Ramallah, il vaut mieux s'y prendre tôt. L'armée israélienne a en effet repris sa politique de bloquer l'entrée du village afin d'empêcher les activistes de rejoindre la manifestation, en prétextant que le village se situe dans une "zone militaire fermée". Il m'a donc fallu sauter du service (taxi collectif) après l'entrée du village et courir avec quelques autres jeunes Palestiniens pour grimper la colline avant que les soldats ne nous voient.
Nabi Saleh, 25 novembre 2011
La manifestation était importante car l'armée israélienne a repris aussi sa politique des raids nocturnes dans le village. Les soldats israéliens sont rentrés dans le village en plein milieu de la nuit, ont pris des photos en particulier des jeunes et enfants et ont arrêté trois jeunes du village. Voir la photo édifiante (ci-dessous, mise en ligne sur le blog +972mag) prise dans la maison de Nariman Tamimi où un de ses fils fait le signe de la victoire dans son lit alors que la maison est envahie de soldats.
Photo
Suite du témoignage d'Anne Paq, avec une vidéo et des photos, sur son blog "Chroniques de Palestine".

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Chantage : Israël menace de priver définitivement Gaza d’eau et d’électricité

dimanche 27 novembre 2011 - 06h:59
Ma’an News
Chantage : Israël a averti samedi qu’il couperait l’approvisionnement en eau et en électricité dans la bande de Gaza si les organisations palestiniennes rivales du Fatah et du Hamas formaient un gouvernement d’union.
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La pénurie d’électricité dans Gaza est une constante, surtout depuis le bombardement et la destruction partielle par Israël de l’unique centrale d’énergie du territoire assiégé - Photo : Mohammed Omer
« Le ministère des Affaires étrangères étudie la possibilité qu’Israël se retire de la bande de Gaza en termes d’infrastructures », a déclaré le vice-ministre Danny Ayalon au quotidien Yediot Aharonot.
Un gouvernement d’union nationale « allait transformer l’Autorité palestinienne en une autorité terroriste et mettrait fin à tout espoir d’un accord de paix » avec Israël, a éructé M. Ayalon, qui est aussi un député de la Knesset du parti nationaliste Yisrael Beitenou [parti ouvertement fascisant, raciste et xénophobe - N.d.T].
Ce vendredi, les ministres israéliens ont décidé de maintenir le gel sur le transfert de dizaines de millions de dollars venant de recettes fiscales et appartenant à l’Autorité palestinienne, après que le président Mahmoud Abbas ait participé à des pourparlers de haut niveau avec le dirigeant du Hamas Khaled Mechaal, où ils ont annoncé une nouvelle ère de « partenariat ».
Les transfert de fonds, qui constituent un important pourcentage du budget mensuel de l’Autorité, ont été gelés le 1° novembre, comme mesure de rétorsion après que les Palestiniens aient obtenu une adhésion pleine et entière à l’UNESCO, l’organisation culturelle des Nations unies.
« Si les Palestiniens signent un accord sur un gouvernement d’union nationale, cela rendra les transferts de fonds impossibles », selon les déclarations d’un haut fonctionnaire [israélien] à l’AFP.
En janvier, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait déjà menacé de couper l’eau et l’électricité dans la bande de Gaza, - territoire administré par le Hamas depuis que le groupe islamiste a évincé le Fatah du territoire en 2007.
Israël, qui s’est retiré unilatéralement de Gaza et a démantelé ses colonies juives en 2005, continue d’alimenter [sporadiquement] le territoire en eau et pour 70% de son énergie électrique, le reste étant fourni par l’Egypte voisine ou des centrales locales [ce qui prouve bien que le retrait israélien a été formel et que l’occupation perdure sous de multiples formes, dont les dépendances en eau et énergie, et le contrôle serré de tous les accès au territoire sous blocus, que ce soit par air, mer ou terre - N.d.T].
Israël a imposé un complet blocus terrestre, maritime et aérien sur l’enclave côtière depuis 2007.
Le Comité international de la Croix-Rouge a qualifié le blocus « de punition collective en violation flagrante du droit international humanitaire » et a exhorté la communauté internationale « à faire en sorte que les appels répétés des États et des organisations internationales pour le lever du bouclage sont enfin entendus ».
26 novembre 2011 - Ma’an News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net
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Hamas : la résistance armée reste stratégique

lundi 28 novembre 2011 - 06h:00
Ma’an News
Le haut responsable du Hamas Ismail Radwan, a déclaré dimanche que la résistance armée demeurait une option stratégique pour les Palestiniens, tout en affirmant que l’action populaire faisait également partie intégrante des moyens permettant de résister aux politiques d’Israël.
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Combattants du mouvement Hamas, résistance islamique
Ismail Radwan a déclaré à Ma’an : « Nous avons droit à tous les moyens qui sont ceux de la résistance. »
Mais il a souligné qu’il restait du ressort des organisations palestiniennes de décider des moyens à user pour contester l’occupation israélienne des terres palestiniennes.
Ces commentaires ont été faits après que le Jihad islamique ait déclaré dimanche qu’il appuierait un consensus palestinien sur les stratégies permettant de résister à l’occupation, mais à condition que les actions populaires ne deviennent pas un substitut à la résistance armée.
Le responsable du Hamas Khaled Mashaal et le responsable du Fatah, l’ex-président Mahmoud Abbas se sont rencontrés jeudi au Caire et ont progressé sur la mise en œuvre d’un accord unitaire entre les deux plus grands partis politiques.
Les deux dirigeants ont déclaré qu’ils étaient unis dans leur approche de la cause palestinienne. Les deux partis seront rejoints par d’autres organisations palestiniennes en décembre pour faire avancer un programme national.
Le gouvernement dirigée par le Fatah en Cisjordanie a défendu des stratégies de résistance populaire, dont des manifestations et des boycotts, tandis que pour le mouvement du Hamas et d’autres organisations, la résistance armée reste efficace.
Ismail Radwan a déclaré à Ma’an que la date exacte de la réunion entre les organisations n’avaient pas encore été fixée, et que la délégation du Hamas aux pourparlers du Caire n’était pas encore rentrée à Gaza.
L’accord unitaire négocié avec l’aide de médiateurs égyptiens peut définir une voie vers un gouvernement de transition composé de techniciens, et des élections nationales auront lieu d’ici un an.
Les administrations de la bande de Gaza et de Cisjordanie seront à nouveau liées, après une séparation violente en 2007, un an après que le Hamas ait remporté les élections parlementaires en 2006.
27 novembre 2011 - Ma’an News - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net
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Ce soldat, c’est moi

lundi 28 novembre 2011 - 06h:22
Aya Kaniuk - Mahsanmilim
F. et trois autres jeunes qui avaient 16 ans et demi et 19 ans à l’époque, étaient assis au pied d’un mur en construction et ils réfléchissaient à la manière de renverser le régime israélien. Ils étaient tous nés dans le camp de réfugiés de Qalandiya.
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Ils ont d’abord caressé l’idée de lancer des grenades à un check point. Mais ils ne savaient pas faire des grenades. Puis ils ont eu l’idée de préparer des quantités de cocktails Molotov et de les lancer au lance pierre à la place des cailloux. Mais R. dit qu’ils s’éteindraient tout de suite et que ça ne marcherait pas. Alors ils ont pensé mettre des explosifs dans des pneus et de les faire rouler vers les soldats qui chassaient leurs proies habituelles autour du camp. Mais ils ne savaient pas non plus faire des explosifs et ils ne connaissaient personne qui puisse le leur apprendre.
En fin de compte ils ont décidé de faire sauter le mur d’Apartheid. Pour cela il leur fallait apprendre au plus vite à fabriquer des explosifs. Ensuite ils en prépareraient une grande quantité et placeraient la première charge là, à l’endroit où ils étaient assis. Ils traînèrent de grosses pierres pour marquer l’endroit.
Et ils se dirent que quand les explosifs feraient sauter le mur, le monde saurait que les Palestiniens ne restent pas passifs.
Après avoir mis au point leur plan sur la comète, ils rentrèrent chez eux. Et n’y pensèrent plus. Parce qu’en fait ils ne savaient pas trop quoi faire ni comment le faire. Et qu’ils étaient jeunes et insouciants malgré tout.
Deux mois plus tard, les soldats sont venus en pleine nuit arrêter F. qui avait 17 ans et demi à l’époque.
Je dormais, m’a-t-il dit, et j’ai été réveillé par un grand bruit quand ils ont fait exploser la porte d’entrée. Et j’ai eu terriblement peur. On nous a hurlé de nous mettre dans la même pièce. M. et R. n’étaient pas encore nés. J’étais pieds nus, a-t-il poursuivi. Il n’y avait que Maman qui avait des chaussons. Il y avait 10 soldats, je crois. Un d’eux parlait arabe mais il n’était pas arabe. Et il a hurlé de montrer nos cartes d’identité. Et seulement papa, maman et moi avions des cartes d’identité. E. n’en avait pas bien qu’il ait 16 ans et les autres étaient petits. Papa a donné nos CI. Alors ils ont hurlé mon nom et maman a crié : "Non !" et elle a couru s’accrocher au soldat. Mon père l’a rattrapée et l’a tenue et a dit au soldat : "Ne la tuez pas !" parce qu’il y a 6 mois Umm Bilal a sauté sur un soldat qui emmenait son fils et le soldat lui a donné un coup et elle a eu une attaque et elle est morte.
Et le soldat a rigolé, je me souviens qu’il a ri parce qu’ils avaient de la peinture noire sur la figure alors quand lis riaient leurs dents ressortaient.
F. a été arrêté pour avoir tenté de faire sauter le check point de Qalandiya. Et il a été condamné à trois ans de prison à la prison de Damoun. Les autres garçons ont eu des condamnations similaires.
C’était difficile mais pas insurmontable, m’a-t-il dit quand je le lui ai demandé. C’était surtout les interrogatoires qui étaient horribles, a-t-il ajouté. Ils vous battent et ils vous persécutent, et tout ça... Mais en prison ce n’était pas si pénible. La nourriture n’est ni bonne ni suffisante, et je n’avais pas d’argent pour aller à la cantine. Et j’ai appris l’hébreu et l’anglais aussi. C’est les plus anciens qui nous l’apprenaient.
Ce qui était vraiment dur c’est de ne pas voir sa famille, a-t-il dit. Sa mère avait eu droit de lui rendre visite deux fois pendant toute la durée de sa détention et son père pas une seule fois, ni son frère E. Il n’y a que des deux petites soeurs H. et S. qui pouvaient venir le voir tous les quelques mois.
Un an avant sa libération, on a diagnostiqué un cancer des poumons à son père. F. est devenu agité et s’est mis à se quereller tout le temps. On l’a d’abord mis à l’isolement pendant deux semaines et là aussi il criait et marchait sans arrêt alors on l’a amené au capitaine du Shabak (services secrets israélien) qui venait souvent à la prison. On l’appelle le capitaine Aiman, mais ce n’est pas son nom, dit F. et il n’est pas arabe.
Le capitaine lui a dit qu’il pouvait même sortir le lendemain et rester avec son père parce qu’il était un bon garçon qui avait seulement fait une bêtise et le capitaine le savait bien. F. ne dit rien et attendit parce qu’il savait déjà que rien n’est gratuit à la prison ; on lui a donné une cigarette et il l’a prise, et du café et le capitaine a dit : "Il y a beaucoup de problèmes au check point qui ne sont pas le fait de bons garçons comme toi, j’ai juste besoin de quelqu’un pour me dire qui les envoie. Ce sont des malheureux, crois-moi, ils viennent me voir et ils me disent qu’ils ne veulent pas le faire mais on leur dit d’aller au check point et de jeter des pierres". Et moi je lui ai répondu que ça m’était égal, que je resterais en prison, que je ne voulais pas de ça, que je n’avais besoin de rien et que je n’étais pas un "jasus" (espion, collaborateur). Alors il a dit : "Mais tu est ici à cause d’un jasus.
Et j’ai dit, oui et vous voulez que je finisse comme ce jasus finira quand on saura ce qu’il a fait ?
Et il m’a dit, ce janus est ton frère.
Alors je me suis levé et j’ai essayé de le frapper et deux gars qui étaient dans la pièce m’ont attrapé et m’ont battu jusqu’à ce que je perde connaissance.
Et je me suis souvenue que son frère était allé au checkpoint et avait dit, je suis venu tuer un Juif, et j’ai tout compris.
J’ai compris qu’il avait essayé de se racheter. C’était sa manière de dire qu’il regrettait ce qu’il avait fait. Ce qu’on l’avait forcé à faire. Et c’est pourquoi il n’a pas voulu qu’on l’aide au tribunal. Il ne voulait pas de réconfort. Et il n’arrêtait pas de dire qu’il voulait aller en prison "pour être avec son frère et tuer ceux qu’i l’avait mis en prison".
Et F. dit qu’après il s’était senti mal. Il ne parlait presque plus. Et il était triste. Et même après être rentré chez lui, il n’était pas heureux. Et puis un jour il a compris qu’il fallait pardonner, pardonner à son frère. Et il l’a fait. Et il est allé mieux. Et il a cherché du travail et s’est mis à aider à la maison et il a décidé d’aller étudier la médecine en Russie parce que à cette époque-là ils donnaient encore des bourses aux Palestiniens ; c’est un peu plus tard que nous nous sommes rencontrés.
Cela ne fait pas longtemps. Ce jour-là il y avait une manifestation à Qalandiya. Je ne sais plus à quelle occasion. C’était la commémoration de la Nakba ou juste après que Mahmoud Abbas ait demandé la reconnaissance de l’état palestinien, ou le Jour de la Colère, en tous cas, il n’y a pas longtemps. Mais il y a tellement de manifestations. Et ce ne sont pas des manifestations comme les autres. D’un côté il y a les soldats d’occupation avec leurs casques, leurs fusils, leur arrogante dureté et leur amour de la guerre. Et en face, il y a des enfants et des gamins et des pierres du camp de réfugiés de Qalandiya et une colère sans nom et une jeunesse radieuse. Et alors les soldats tirent et les enfants du camp lancent des pierres. Cela fait des années que ça dure. Et si pour une raison ou une autre les enfants cessent de lancer des pierres les soldats tirent pour les réveiller. Et ils recommencent. Et les soldats tirent à nouveau. En les visant directement. A bout portant. Ils le font parce qu’ils peuvent le faire. Et avec les années, c’est comme ça qu’ils ont tué , un par un, Omar qui avait 14 ans, Matar, qui avait 12 ans, Abu Latifa, les frères Samer et Yassar Kusba —et tous les autres— parce que c’est l’Occupation.
Et puis j’ai vu deux de ses petits frères. M. et A. Et A., qui est vraiment tout petit avait une pierre qu’il avait du mal à tenir dans ses petites mains. Et je me faisais du souci parce qu’ils étaient si petits et que c’était si dangereux mais je ne dis rien car qu’aurais-je pu dire. Est-ce qu’ils n’ont pas le droit de résister au mal à leur manière, et cela c’est la manière de ces petits enfants-là.
Mais il s’est passé une chose bien plus horrible quand un homme beaucoup plus âgé que les garçons est sorti de chez lui, d’une des maisons qui longent l’allée qui surplombe la grand route qui va du check point à Ramallah. Il s’est mis à marcher en direction de la grand route, doucement, le dos tourné aux soldats alignés avec leur fusils pointés juste à côté de la maison de Fatma et Sami. Je me disais que les soldats devaient regarder dans leurs jumelles et qu’ils l’avaient vu sortir de la maison et qu’ils avaient vu qu’il ne faisait pas partie de la manifestation, que même eux qui considèrent la résistance à l’Occupation comme un crime avaient bien vu qu’il n’avait rien à voir avec tout ça, quand il a reçu la balle dans le dos. Et comme dans les films, son corps a tremblé un peu, il a encore fait un pas ou deux en titubant, les yeux révulsés, ses jambes se sont dérobées sous lui, il a perdu l’équilibre et il est tombé par terre. Les médecins du Croissant Rouge se sont précipités pour le ramasser. Les sirènes de l’ambulance qui roulait à toute allure ont résonné pendant un moment. Et je ne sais pas ce qu’il est devenu.
J’ai appelé F. parce que même si ses petits frère devraient avoir le droit de manifester leur colère à des soldats d’Occupation capables de tout, c’est vraiment trop dangereux et je n’ai pas pu m’en empêcher. Il m’a dit qu’il arrivait et il est en effet arrivé peu après.
Les soldats tiraient sans pitié sur tout le monde. Il a trouvé ses frères et leur a dit, venez les enfants, et ils ont fait un sourire à ce grand frère qu’ils admiraient et ils l’ont suivi. Tous les quatre, nous avons quitté la manifestation, les gaz lacrymogènes et les tirs et nous avons grimpé la colline qui mène à la route de Ramallah jusqu’à ce que nous soyons assez loin, et nous nous sommes assis sur un mur bas au bord de la route.
Et j’ai commencé à parler. De ces soldats. Je leur ai dit que c’était du petit bétail. Ils font ce qu’on leur dit de faire, des choses qu’on cache derrière des mots comme "défense" et "sacrifice" et "devoir" alors que ce qui les motive en fait c’est le besoin maladif d’être ensemble et de tirer sur tout ce qui bouge parce que c’est la norme acceptée par la société et que ça rapporte à la société, rien d’autre. Ils ne voient pas des personnes. Seulement des symboles sans visages. Et j’ai dit à F. que je voudrais qu’ils aillent tous en prison, tous. Et j’ai parlé de leurs mère qui collaborent. Que c’est une caricature de l’amour, pas de l’amour véritable —d’accepter que son fils aille à l’armée. Et pas seulement parce qu’il va persécuter un autre peuple pour la seule raison que c’est "l’autre" mais parce qu’il risque sa vie à lui aussi.
Et après avoir parlé un bon moment nous avons fait silence. Il a envoyé un des enfants chercher de la boisson et des falafels. Puis il m’a dit :
Aya, tu ne comprends pas, ces soldats dont tu dis tant de mal ; ils sont moi. Ce soldat est moi aussi. Et j’ai levé sur lui un regard interrogatif.
Quand j’ai jeté des pierres à ces soldats, est-ce que je n’étais pas comme eux ? Heureux de me battre, peu importe pourquoi ? Désireux d’en découdre parce que c’est une action valorisante et populaire, la norme en somme, ce que tout le monde fait ?
Mais les soldats ont des fusils. Ils gardent le check point qui empêche votre famille de vivre. Sans compter la terre qu’ils ont pris de force à des gens de votre famille. Et ils sont les agents d’une politique de vol et de déportation et de terrorisme d’état. Ce ne sont pas des gens comme tout le monde. Ils ne représentent pas la justice.
C’est vrai, tu as raison a-t-il dit après un moment de réflexion. C’est vrai, ils sont injustes, j’ai davantage raison qu’eux. Parce que je me bats pour me défendre et eux ils m’attaquent. Mais quand même je crois que quand je lançais des pierres à ces soldats, je le faisais parce que nous le faisions tous et que c’était excitant et dangereux.
Et je crois que ce soldat aussi fait ce qu’il fait pour faire comme tout le monde et parce que c’est excitant et dangereux. Et il ferait de bonne choses et se battrait contre le mal si c’était ce que tout le monde faisait autour de lui.
C’est seulement par hasard qu’il est au service de l’Occupation.
D’accord, ai-je dit, mais quand même ce n’est pas la même chose de se battre contre ceux qui vous agressent que de se battre contre quelqu’un qu’on a agressé. Tu ne crois quand même pas que ce soit la même chose, d’être un soldat ou d’être un civil ?
Non bien sûr. Comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est différent du point de vue de la justice. Il y a l’occupant et l’occupé. Ce n’est pas juste et c’est nous qui sommes occupés. C’est évident. Ce n’est pas une guerre entre égaux. Ces gens-là sont venus chez nous, ce n’est pas nous qui somme allés chez eux. Depuis le début ils nous disent de partir, que cette terre n’est pas à nous et ils nous tuent et nous chassent et ils tirent et prennent notre vie, notre santé, notre travail, notre terre et bafouant la justice. Et nous avons le droit de résister, nous en avons le droit. Et tirer des balles et lancer des pierres n’est pas non plus la même chose.
Mais l’homme est peu de choses. Cet homme est peu de choses et celui-là aussi. C’est seulement dans les livres d’histoire qu’ils disent que c’est mal que la Wehrmacht ait servi les Nazis et que c’est bien que les alliés aient attaqué Dresden. Ce soldat est bon et celui-là mauvais. Celui-ci sert la justice et celui-là non. Mais si nous voyons les choses sous l’angle humain, je pense que chaque soldat est au service de ce que son époque considère comme la norme.
Mais F., dis-je, peut-être que la motivation d’un soldat qui sert l’état est la même sous tous les régimes et que ce n’est pas parce que ce régime est tel ou tel qu’un jeune homme aura envie de se battre sur un champ de bataille ou aura envie de se battre pour une cause qui lui paraisse moins injuste. Mais quand tu jetais des pierres ce n’était pas pareil. Ce n’est pas l’armée. C’est une résistance spontanée contre ceux dont les bottes piétinent vos vies, non ?
Et F a dit, je ne suis pas sûr que tu aies raison, Aya. J’ai beaucoup réfléchi à tout ça en prison. Et il faut que je te dise quelque chose. Ce n’est pas facile à dire mais c’est ce que je crois profondément. Est-ce que je n’aurais pas été lancer des pierres si nous avions moins raison et qu’ils étaient moins criminels ? Je n’en suis pas sûr... Je ne sais pas... Ceci est stupide et cela aussi. Celui-ci est peu de chose et celui-là aussi. C’est pareil. Du point de vue de l’humain, de la personne dans sa fragilité, pas de l’état, nous sommes pareils. Pareils.
Nous continuions d’entendre les tirs et les ambulances derrière nous et les gaz lacrymogènes arrivaient par moments jusqu’à nous et nous devions nous arrêter de parler et attendre que nos poumons et nos gorges s’éclaircissent. Et je regardais F. et je pensais : quelle maturité il a, il est incroyable. Et il parle couramment mes langues, l’hébreu et l’Anglais, qu’il a appris pendant ses trois ans de prison et je ne suis pas encore capable de parler assez d’arabe pour avoir une conversation avec lui et bien que ce soit horrible ça aussi, tout à fait horrible, c’est un autre sujet.
Et je vais te dire autre chose, a ajouté F, en interrompant mes réflexions. Ce soldat ne déteste même pas la personne dont il répand le sang. C’est comme ça que vous dites, non ? Répandre le sang. Quelle belle expression. Il tue parce que ses copains tuent et parce qu’il peut le faire. Parce qu’il en a le droit. Que c’est légal. Et que c’est considéré comme une bonne action. Et que tout le monde le fait. Et qu’ainsi tout le monde est content. Content de lui. Mais ce n’est pas par haine. Il ne tue pas par haine. Peut-être qu’il se met à haïr après avoir tué. Mais il ne tue pas par haine. Il tue parce qu’il aime tuer et qu’il aime être avec ses copains*.
Mais l’enfant qui jette des pierres ne les jette pas sur n’importe qui, ai-je insisté. Pas sur moi. Seulement sur les soldats. Sur les colons. Sur ceux qui sont venus lui prendre sa vie. Et le soldat tire sur des gens qui ne lui ont rien fait. Simplement parce qu’ils sont palestiniens. Et ça c’est du racisme.
Et il m’a répondu, c’est vrai, ils sont un peu racistes, mais seulement un peu. Je suis d’accord avec toi que votre société est plus raciste que la nôtre. Mais à mon sens ce n’est pas tellement par racisme que les soldats nous traitent ainsi mais à cause de leurs copains. Parce que c’est agréable. Parce que c’est ce qu’ils apprennent à l’école. Parce que c’est considéré comme très important. Et qu’on vous respecte quand vous le faites.
Et alors j’ai dit, mais F., est-ce que tu lancerais des pierres à n’importe qui ou seulement aux soldats ?
Il a ri et a dit, est-ce que tu te rends compte à quel point tu me protèges, tu me comprends et tu justifies tout ce que je fais ? Mais eux, les soldats israéliens, tu ne les comprends pas. Pourquoi est-ce que tu me comprends quoi que je fasse et pas eux ?
C’est comme si tu prenais partie, mais le parti opposé. Parce que tu dis que tous les Palestiniens ont raison et tous les Israéliens sont coupables. C’est du racisme aussi, un peu, non ?
Et j’ai pensé, comment peut-il, de là où il se trouve, voir tout cela et avoir cette largeur d’esprit, une largeur d’esprit que je n’ai pas, comment peut-il voir l’humanité en chaque être humain quel qu’il soit, quoiqu’il fasse. mais je me suis dit, c’est son privilège de pouvoir s’identifier à quelqu’un qui le persécute, l’agresse et le dépouille. Je n’ai pas ce privilège car en cette période de l’histoire je n’appartiens pas au peuple victime.
Moi je ne peux que juger. Et je le fais. Chaque cellule de mon corps le fait. Je juge ces jeunes et durs soldats de l’Occupation à la méchanceté bruyante et leurs mères qui ne se couchent pas sur les routes pour les empêcher de partir et les enseignants qui les confortent dans le désir de perpétuer cette injustice et cette normalité malsaine qui fait que chacun fait ce qu’il fait parce que c’est ce que tout le monde fait, sans se poser de questions.
Et j’ai dit, c’est vrai, j’ai un camp. Mais pas de la manière que tu crois. Je veux dire, mon camp n’a rien à voir avec une quelconque appartenance. Et c’est vrai que mon camp n’est pas obligatoirement ni automatiquement le peuple juif d’Israël, vraiment pas. Mais ce n’est pas non plus le peuple palestinien. Mon camp n’a rien à voir avec un peuple, une race, un des deux sexe, ou une ethnie. Mon camp est celui de la victime.
Et en cette période de l’histoire vous êtes les victimes.
En cette période de l’histoire les Palestiniens, sont les victimes. Pas le peuple juif d’Israël. C’est pourquoi je prends leur parti. Le parti des victimes.
Il a réfléchi un moment puis il a souri et dit, ça me va, et il a caressé affectueusement la tête d’un de ses petits frères. Nous avons mangé et bu en silence encore un peu pendant qu’au loin les nuages de gaz lacrymogènes et les balles que nous avions complètement oubliés, et les blessés et les morts éventuels imbibaient tout de gouttes de tristesse.
Note :
"Mais la peur n’est qu’un prétexte que l’on se donne pour obéir : le plus souvent on préfère obéir. On ferait tout pour être ensemble, pour baigner dans l’odeur de trouille, pour boire l’excitation qui rassure, qui chasse l’horrible inquiétude d’être seul." - L’art français de la guerre de Alexis Jenni, p 64.
Novembre 2011 - Pour consulter l’original :
http://mahsanmilim.com/ThatSoldierI...
Traduit de l’hébreu par Tal Haranet et de l’anglais par Dominique Muselet.
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Message depuis la prison de Shata

publié le jeudi 24 novembre 2011
Salah Hamouri

 
J’ai espéré être avec vous ces prochains jours mais on sait bien que l’occupation essaie toujours de confisquer notre joie et notre espoir. Mais notre volonté et la votre, notre combat et le votre, et les buts collectifs pour la liberté et la justice vont continuer à dessiner notre chemin pour le futur. Et pour un nouveau monde sans occupation et sans souffrances.
Salah Hamouri Prison de Shata Le 23 novembre 2011
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Le Hamas et le Fatah concluent un partenariat au Caire

publié le vendredi 25 novembre 2011
LEMONDE.FR avec AFP

 
Le président Mahmoud Abbas et le chef du Hamas, Khaled Mechaal, ont annoncé, jeudi 24 novembre, qu’ils avaient conclu un "partenariat" lors d’un sommet au Caire pour finaliser la réconciliation palestinienne, après des mois de scepticisme suscité par le piétinement des tractations entre le mouvement Fatah et les islamistes.
Il s’agissait de la première rencontre entre les deux responsables depuis la signature, en mai, au Caire, par l’ensemble des mouvements palestiniens d’un accord surprise conclu le 27 avril entre le Fatah et le Hamas, qui contrôlent respectivement les zones autonomes de Cisjordanie et la bande de Gaza. Cet accord, resté pour l’essentiel inappliqué, prévoit la formation d’un gouvernement d’indépendants chargé d’organiser des élections en mai 2012 au plus tard.
La rencontre de jeudi portait sur l’adoption d’une stratégie commune palestinienne, au moment où des informations font état d’un accord du Hamas pour passer de la lutte armée à la "résistance pacifique" et la formation d’un gouvernement d’indépendants pour organiser des élections. Elle doit être suivie d’une réunion de l’ensemble des mouvements palestiniens en décembre au Caire pour finaliser l’accord obtenu.
Au cours d’un tête-à-tête, les deux dirigeants ont approuvé un document négocié par Azzam Al-Ahmad, responsable du dossier de la réconciliation au Fatah, et Moussa Abou Marzouk, numéro deux du Hamas. "Il n’y a plus de différences entre nous. Nous sommes convenus de travailler comme des partenaires avec une responsabilité unique", a déclaré le président de l’Autorité palestinienne aux journalistes, au terme de près de deux heures de dialogue, avant que les discussions ne soient élargies aux délégations.
TENUE D’ÉLECTIONS GÉNÉRALES
Le document entérine un "accord clair sur l’établissement d’un Etat palestinien sur les territoires occupés en 1967, soit la Cisjordanie, la bande de Gaza avec Jérusalem(-Est) pour capitale", c’est-à-dire à côté et non à la place d’Israël, comme le prévoit le programme officiel du Hamas. Il avalise en outre la tenue d’élections présidentielle, législatives et au Conseil national palestinien en mai 2012, avec formation d’un gouvernement d’unité nationale après ces scrutins.
"Il y aura une réunion le 20 décembre au Caire de la direction de l’Organisation de libération de la Palestine pour réformer la direction et les instances de l’OLP avec tous les mouvements palestiniens, y compris le Hamas et le Djihad islamique", qui n’en font pas partie, a annoncé Azzam Al-Ahmad. "La question des prisonniers [détenus par chacun des deux mouvements] sera réglée dans les prochains jours", a-t-il poursuivi.
"Le 22 décembre aura lieu une autre réunion au Caire avec toutes les factions palestiniennes signataires de l’accord de réconciliation pour les informer de l’entente entre le Fatah et le Hamas et former le nouveau gouvernement qui organisera les élections", a-t-il ajouté.
SALAM FAYYAD PRÊT À S’EFFACER
L’une des principales pierres d’achoppement était le choix du chef du gouvernement, Mahmoud Abbas souhaitant garder son premier ministre, Salam Fayyad, très apprécié par la communauté internationale, mais rejeté par le Hamas. "Personne ne doit me considérer comme un obstacle. Je suis prêt à m’effacer sur-le-champ. Ce n’est pas pour moi un problème", avait déclaré Salam Fayyad à la presse après un entretien à Oslo avec le chef de la diplomatie norvégienne.
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Ce que dit le cas Salah Hamouri

publié le dimanche 27 novembre 2011
Gilles Paris
 
Pour qui l’ignorerait encore, Salah Hamouri est un Palestinien disposant également de la nationalité française qui est détenu en Israël.
Accusé d’appartenance au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP -lire la note ci-dessous [1]- considéré comme une organisation terroriste par Israël) et d’avoir préparé un attentat contre le chef spirituel du parti ultra-orthodoxe sépharade Shass, le rabbin Ovadia Yossef, le jeune homme avait accepté, sur le conseil de son avocate israélienne, la militante des droits de l’homme Léa Tsemel, un marchandage proposé par la justice militaire israélienne, qui manifestement manquait de preuves pour étayer cette dernière accusation.
Ce marchandage consistait en un plaider coupable assorti d’une condamnation à sept ans de prison au lieu des quatorze envisageables compte tenu des chefs d’accusation.
Le cas Salah Hamouri a a suscité une forte mobilisation en France de la part du Parti communiste tout d’abord et des Verts. Un comité de soutien a été créé dont l’action a longtemps consisté à mettre en regard la mobilisation des autorités françaises pour le soldat israélien Gilad Shalit détenu à Gaza, disposant également de la nationalité française, et leur passivité, selon ce comité, par rapport au prisonnier franco-palestinien.
Les autorités françaises s’en sont défendues (même si le ministre de la défense, Gérard Longuet, a été pris en défaut d’ignorance récemment sur ce point) assurant qu’elles menaient discrètement le siège de leurs homologues israéliens. Un activisme peu payant : en 2009, une libération anticipée, possible selon les textes, a été refusée au détenu. Aujourd’hui, ceux qui militent en faveur du Franco-palestinien s’indignent de la prolongation de sa détention jusqu’au 12 mars 2012, alors qu’ils assurent, en s’appuyant sur un document du Comité international de la Croix-Rouge, (qui a accès au jeune détenu, de même que ses parents, contrairement au cas Shalit), que l’emprisonnement doit s’achever le 28 novembre, lundi.
Parmi les conjectures avancées par ces militants figure en bonne place le passage de Salah Hamouri, jugé par un tribunal militaire, au régime de l’administration pénitenciaire israélienne "ordinaire" qui rallongerait mécaniquement sa peine. Cette hypothèse renvoie à un article passionnant de Stéphanie Latte-Abdallah dans un ouvrage collectif consacré au "mur" érigé en Cisjordanie par Israël pour empêcher les infiltrations de Palestiniens et que nous avons déjà évoqué ici.
Dans cet article consacré aux prisonniers palestiniens, la chercheuse montre justement comment la suppression d’un régime spécifique pour ces détenus participe de l’effacement de la frontière, de part et d’autre de ce "mur", qualifié de "leurre", en ce qu’il adapte l’occupation israélienne plus qu’il ne la limite.
[1] le FPLP est une organisation de gauche historique de l’OLP et dont le chef actuel, Ahmed Saadat, purge en Israël une peine de prison à perpétuité pour l’assassinat du ministre israélien du tourisme Rehavam Zeevi, dans un hôtel de Jérusalem-Est. Cette opération avait été organisé en représailles à l’assassinat par Israël du chef du FPLP, Abou Ali Mustapha, à Ramallah, au tout début de la seconde intifada, à un moment où le FPLP n’était pas aux avants-postes de la lutte armée.
Source Comité de soutien Salah Hamouri
publié le 26 novembre 2011 sur le blog du Monde "Guerre ou Paix
nombreux liens hypertexte sur l’article
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La nouvelle donne régionale oblige les Palestiniens à s’unir, estime Mechaal

26/11/2011
La nouvelle donne régionale et internationale n’offre d’autre choix aux mouvements palestiniens rivaux que de marcher ensemble, estime le chef du Hamas, Khaled Mechaal.
« Il n’y a pas d’autre voie que de nous entendre, d’autant plus que nous sommes en plein printemps arabe et que les vents du changement soufflent sur la région. La région se préoccupe d’elle-même », a déclaré M. Mechaal, au Caire, après l’annonce d’un « partenariat » avec le président palestinien Mahmoud Abbas pour parachever la réconciliation nationale. « L’expérience cuisante avec (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu et sa clique extrémiste, l’incapacité de la communauté internationale à nous rendre justice, le parti pris pro-israélien manifeste de l’administration américaine, accaparée par l’élection présidentielle, tout cela nous oblige à activer la réconciliation », a énuméré le chef en exil du Hamas, basé à Damas. « Tout peuple a le droit de lutter contre l’occupation de toutes les manières, par les armes ou autrement. Mais dans la période actuelle, nous voulons coopérer avec la résistance populaire pacifique », a expliqué M. Mechaal. « Nous croyons à la résistance armée, mais la résistance populaire est un programme commun à tous les mouvements », a-t-il souligné, sans lever l’ambiguïté sur la poursuite des opérations contre Israël, généralement lancées par des groupes armés distincts du Hamas.
« Nous voulons nous entendre sur une stratégie palestinienne véritable, réparer notre maison palestinienne et travailler ensemble dans un esprit de partenariat et sur la base d’un partenariat avec le Fateh et toutes les forces » politiques, a assuré le leader du mouvement islamiste. Il a insisté sur l’atmosphère constructive de ses discussions avec le président Abbas. « C’est un jour important et j’espère que nous assisterons dans les prochains jours au même niveau de responsabilité, en termes de clarté, de transparence et de sérieux », a-t-il souhaité. « J’ai donné instruction aux dirigeants du Hamas, à l’intérieur et à l’extérieur (des territoires palestiniens), d’adopter un discours politique et médiatique qui ne contrevienne pas à l’esprit positif qui a prévalu », a-t-il précisé. « Je leur ai demandé de prendre des mesures pratiques et positives pour donner corps à cet accord », a-t-il insisté, sans autre précision, dans une possible allusion aux propos ou actions de certains hauts cadres du Hamas à Gaza.
De son côté, le Premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a salué la rencontre entre MM. Mechaal et Abbas. Dans son discours hebdomadaire à Gaza, M. Haniyeh a évoqué hier la réconciliation interpalestinienne et les conditions nécessaires pour le Hamas à sa réalisation. « Il faut d’abord tenir face aux menaces américano-israéliennes, et ne pas s’y soumettre. Ensuite, il est nécessaire d’appliquer sincèrement et véritablement la réconciliation » à Gaza comme en Cisjordanie, a plaidé M. Haniyeh, en appelant à « la libération de tous les prisonniers politiques », détenus respectivement par chacun des deux mouvements. M. Haniyeh a également réclamé « le soutien financier du monde arabo-islamique comme alternative aux menaces américano-sionistes de couper les aides ».
Pour sa part, Israël a menacé de poursuivre le gel des fonds dus à l’Autorité palestinienne, tout en exprimant des doutes sur la concrétisation de l’accord interpalestinien. « Si les Palestiniens avaient signé un accord sur un gouvernement d’union (entre les mouvements rivaux Fateh et Hamas), cela aurait rendu un transfert de fonds impossible », a déclaré hier un haut responsable gouvernemental israélien sous le couvert de l’anonymat. Ce constat s’est accompagné d’une mise en garde sans ambiguïté du ministre du Développement régional, Sylvan Shalom, suppléant du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a estimé que le sommet interpalestinien du Caire « constitue un développement négatif et dangereux ». « Nous allons demander à la communauté internationale de ne pas parler à un gouvernement dont le Hamas serait une composante essentielle alors que cette organisation terroriste continue de prôner la destruction d’Israël », a affirmé M. Shalom dans une interview à la radio militaire. Les médias israéliens, citant des sources gouvernementales, affirment qu’un cabinet restreint israélien, convoqué tard jeudi soir par M. Netanyahu, a opté pour l’heure contre un dégel des fonds qui sont indispensables au bon fonctionnement de l’Autorité palestinienne.
(Source : AFP) 
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Israël menace de stopper la fourniture d’eau et d’électricité à Gaza

28/11/2011
Le vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Dany Ayalon, a menacé ce week-end d’un arrêt des fournitures d’eau et d’électricité à la bande de Gaza, en cas d’accord entre l’Autorité palestinienne et le Hamas sur la constitution d’un gouvernement. « Un accord sur une (gouvernement d’) union transformerait l’Autorité palestinienne en une autorité terroriste et mettrait fin à tout espoir d’accord de paix » avec Israël, a martelé le député du parti ultranationaliste Israël Beiteinou, dirigé par le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman. Israël a retiré ses troupes et démantelé ses colonies dans bande de Gaza en 2005, mais l’État hébreu fournit une partie de l’eau potable et toujours environ 70 % de l’électricité consommée dans le territoire palestinien, le reste étant assuré par l’Égypte et des centrales électriques locales.  

Sabotage en Egypte d'un gazoduc alimentant Israël (agence)

AFP | 28/11/2011
Des "saboteurs" ont fait exploser lundi matin au Sinaï un gazoduc alimentant Israël, quelques heures avant les premières élections législatives en Egypte depuis le renversement d'Hosni Moubarak, a annoncé l'agence officielle égytienne Mena.
Des hommes armés et masqués ont placé en deux endroits distants d'une centaine de mètres des explosifs sous le gazoduc à l'ouest de la ville d'El-Arish, dans le nord de la péninsule du Sinaï, selon des témoins cités par l'agence.
Les deux explosions se sont produites à quelques secondes d'intervalle, a précisé à l'AFP un responsable de la sécurité.
Les services de secours ont été dépêchés sur les lieux, a ajouté ce responsable, qui n'était pas en mesure de chiffrer les dégâts.
Selon des témoins, des flammes étaient visibles à des kilomètres à la ronde.
Il s'agit du 9e attentat visant cette année le gazoduc égyptien livrant du gaz à Israël et à la Jordanie. Le dernier a été commis vendredi.
Les autorités ont annoncé à plusieurs reprises des mesures pour renforcer la protection de ces installations et tenter d'arrêter les auteurs de ces attentats.
Les livraisons de gaz naturel à l'Etat hébreu conclues du temps du président Hosni Moubarak, renversé en février dernier, sont très critiquées dans l'opinion et la classe politique égyptienne.
Le dernier sabotage intervient alors que les Egyptiens sont appelés aux urnes lundi pour élire leurs députés près de 10 mois après le renversement du président Moubarak, un scrutin où les Frères musulmans s'affichent en position de force, sur fond de crise politique dans le pays. 
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