vendredi 21 octobre 2011

Gilad Shalit, Salah Hamouri : même combat ?

19/10/2011
Le soldat franco-israélien et le militant franco-palestinien n'ont pas bénéficié du même traitement en France après leur emprisonnement.
Gilad Shalit, Salah Hamouri : même combat ?
L'étudiant franco-palestinien Salah Hamouri est emprisonné en Israël depuis le 13 mars 2005. © François Mori / Sipa 
Un "immense soulagement". Voilà comment la libération de Gilad Shalit a été accueillie par Nicolas Sarkozy, qui a pris le soin d'écrire au soldat franco-israélien, pris en otage pendant cinq ans par le Hamas à Gaza, une lettre décrivant le "bonheur" et l'"émotion" des Français. Dès le lendemain, le président français demande avec "insistance" qu'un autre binational, le Franco-Palestinien Salah Hamouri, fasse "partie de la seconde vague de libération de prisonniers palestiniens". Or, le même jour, interrogé sur ce cas à la radio, le ministre de la Défense Gérard Longuet avoue à la surprise générale "découvrir sa situation", arguant que "personne n'est parfait". Comme un symbole du silence qui entoure le cas de ce Franco-Palestinien emprisonné en Israël depuis 2005.
"C'est la première fois que Nicolas Sarkozy prononce le nom de mon fils en sept ans", s'émeut Denise Hamouri, mère de Salah. "Mais cette phrase n'a pas de sens et demeure même contre-productive. Mon fils doit sortir de prison le 28 novembre prochain. Pourquoi devrait-il attendre le 18 décembre et la seconde vague de libération de prisonniers ?". D'après une source proche du dossier, c'est le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui aurait demandé à son homologue français d'évoquer le cas du Franco-Palestinien, lors de sa visite en France le 14 octobre dernier.
Aucune preuve
Né à Jérusalem, d'un père palestinien et d'une mère française, Salah Hamouri fait partie des 270 000 Palestiniens habitant Jérusalem-Est, où il vivait grâce à un titre de résident. Profondément attaché à sa patrie, le Palestinien n'a pas demandé la nationalité israélienne à laquelle il pouvait prétendre, et qui lui aurait permis de bénéficier du statut privilégié des 20 % d'Arabes que compte l'État hébreu. Étudiant en sociologie à l'université de Bethléem, Salah Hamouri préfère, lui, militer. "En Palestine, tous les étudiants sont plus ou moins engagés politiquement", explique sa mère. Cet engagement lui vaudra deux incarcérations. Au lycée, le jeune homme est arrêté trois mois pour propagande politique : il avait en fait collé des affiches militantes. Rebelote en 2004. Il est cette fois arrêté pour avoir fréquenté un activiste recherché.
Mais sa vie bascule le 13 mars 2005. Sur la route de Ramallah, le jeune homme de 19 ans est arrêté par les forces de sécurité israéliennes. Une dénonciation anonyme affirme que le Franco-Palestinien est passé de nuit en voiture devant le domicile du rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti Shass (ultraorthodoxe séfarade). Celle-ci est confirmée par les caméras de surveillance de la maison. Très vite, Salah est accusé d'avoir participé à un complot visant à assassiner le religieux. Pourtant, l'acte d'accusation révèle un complot "loin de la réalisation" avec "des éléments essentiels manquants" pour qu'il puisse être exécuté. La source anonyme ainsi que des prisonniers palestiniens appelés à témoigner accusent également le jeune homme d'appartenir à un mouvement de jeunesse proche du Front populaire de libération de la Palestine, organisation considérée comme terroriste par Israël. "Il est nécessaire, pour expliquer la sévérité de la peine, de rappeler le contexte sensible : nous sommes seulement quelques années après la seconde Intifada", explique une source proche du dossier. Pourtant, l'accusation portée contre le Franco-Palestinien ne repose sur aucun autre élément.
Curieux "arrangement"
Après trois ans d'incarcération sans jugement, Hamouri se voit proposer un "arrangement". Les quatorze années de réclusion criminelle que risque le jeune homme seront réduites s'il plaide coupable. "C'est la règle pour 90 % des détenus palestiniens dans les prisons militaires israéliennes qui, en plaidant coupable, s'évitent une trop grosse peine", indique notre source. Salah Hamouri accepte, et le 17 avril 2008, il est condamné à sept ans de prison. "Il a été condamné sur la base de ses propres aveux", indique Yigal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. "S'il est convaincu de son innocence, pourquoi Salah Hamouri n'a-t-il pas interjeté appel auprès de la Cour suprême ? Pourquoi n'a-t-il pas demandé l'amnistie du président ?" demande-t-il.
Selon l'acte de condamnation, le "tribunal reconnaît une peine anormalement élevée, car l'accusé n'a pas exprimé de regrets. (...) Cela est d'autant plus grave que celui-ci est jeune." "Salah ne pouvait regretter quelque chose qu'il n'avait pas commis", s'insurge Denise Hamouri. La mère rappelle qu'un appel ne peut être interjeté après un tel arrangement.
Indifférence de la France
Face à ce qu'elle considère comme un "délit d'intention", Denise Hamouri s'est lancée en France, en compagnie du député honoraire communiste Jean-Claude Lefort, dans une campagne pour obtenir la libération de son fils. Mais elle a vite déchanté. "Gilad Shalit et Salah Hamouri n'ont pas été traités sur un pied d'égalité", estime-t-elle. La femme en veut pour preuve les nombreuses visites à l'Élysée de Noam Shalit, le père du soldat franco-israélien, tandis qu'elle a dû se battre pour décrocher deux rendez-vous avec des conseillers de Nicolas Sarkozy. "On m'a fait comprendre qu'il fallait que je sois discrète", souligne-t-elle. "La France n'a eu de cesse de répéter qu'elle n'intervenait pas dans les procédures judiciaires d'autres pays", rappelle Jean-Claude Lefort. "Mais pourquoi ce principe n'a-t-il pas été respecté concernant Florence Cassez au Mexique ?"
La presse non plus ne s'est pas passionnée pour le cas de Salah Hamouri. "Nous avons effectué beaucoup de démarches en direction des médias, qui n'ont eu que très peu de retombées", constate Jean-Claude Lefort. La seule intervention notoire vient de François Cluzet. Invité sur le plateau du 13 heures de France 2 en novembre 2009, l'acteur français a affirmé que le Franco-Palestinien était incarcéré pour "délit d'opinion", provoquant une vive réaction du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, qui a saisi le CSA. "En France, on est accusé d'antisémitisme dès lors que l'on critique la politique des dirigeants israéliens", déplore Jean-Claude Lefort. "Il existerait donc plein d'antisémites en Israël", ironise-t-il. Selon Yigal Palmor, Salah Hamouri a bénéficié d'un avocat lors de son jugement, et a eu accès sans limites à ce que la justice israélienne met à disposition de tout accusé : visite médicale et familiale, tout ce dont a été privé Gilad Shalit. Pour le porte-parole, "comparer les deux cas relève de l'ignorance inexcusable ou d'une volonté manifeste de manipulation".
Grève de la faim
Le 27 septembre dernier, Salah Hamouri a entamé une grève de la faim dans sa prison de Guilboa (nord d'Israël). Se joignant à d'autres détenus palestiniens, il proteste contre le durcissement de leurs conditions de détention depuis l'enlèvement du soldat Shalit en 2006. Les prisonniers obtiennent gain de cause, mais les autorités transfèrent le Franco-Palestinien à l'isolement, puis dans la prison de Shatta, sans possibilité de voir sa famille, son avocat, ni même le consul de France jusqu'au 5 novembre suivant. "La vie n'est gaie pour personne en prison, et Salah Hamouri n'a pas bénéficié d'un traitement particulièrement mauvais", estime pour sa part Yigal Palmor.
Une dernière menace se dresse sur le chemin de Salah Hamouri. Une ancienne loi israélienne, remise à jour depuis la prise d'otage de Shalit, offre la possibilité à la justice militaire de convertir au cours d'une peine les années administratives (345 jours) en années civiles (365). Dès lors, le Franco-Palestinien pourrait devoir passer 140 jours supplémentaires en prison. Et sa mère de formuler une dernière demande : "Puisque la France n'a pas pu ou pas voulu aider pour notre fils pendant tant d'années, nous lui demandons de faire en sorte qu'il sorte le 28 novembre, à la date prévue."
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El-Rachiq : Mechaal devrait se rendre en Jordanie

[ 21/10/2011 - 09:26 ]
Damas – CPI
Le membre du bureau politique du mouvement du Hamas, Ezzat el-Rachiq, a confirmé que la visite du président du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, en Jordanie est encore maintenue, soulignant que la visite qui était prévue jeudi a été reportée, sans qu'une autre date ne soit fixée.
Dans ses déclarations au bureau d'information du Hamas, le jeudi 20/10, el-Rachiq a affirmé que la visite est le résultat d'une médiation du Qatar et comprendra l'accueil de Mechaal par le Roi jordanien, Abdullah II, ce qui signifie qu'une page du passé est tournée dans les relations entre les deux parties.
Il est à noter que la dernière visite de Mechaal en Jordanie a eu lieu fin septembre dernier pour rendre visite à sa mère malade, par ordre du roi, Abdullah II Bin el-Hussein, après qu'il s'est rendu, le 28 août 2009 pour participer aux funérailles de son père el-Haj Abdel-Rahim Mechaal.

Jérusalem : Le mouvement islamique célèbre les prisonniers libérés

[ 21/10/2011 - 09:23 ]
El-Qods occupée – CPI
Le mouvement islamique – Jérusalem a organisé mercredi après-midi 19/10, une cérémonie devant le siège de la mission du CICR dans la ville occupée d'el-Qods pour célébrer la libération des prisonniers palestiniens des prisons de l'occupation sioniste en présence des familles des détenus Maqdissins.
La cérémonie a commencé par un discours prononcé par l'ancien ministre des affaires d'el-Qods, l'ingénieur Khaled Abou Arafa, au nom des députés Maqdissins, félicitant les prisonniers libérés et leurs familles, et confirmant la fermeté de sa position et de ses frères députés de rester dans la ville sacrée et dans la tente du sit-in jusqu'à la libération des autres prisonniers.
Le ministre Abou Arafa a déclaré que l'opération d'échange de prisonniers a causé la joie et la satisfaction dans les cœurs des prisonniers et leurs familles, en déclarant que le retour des détenus dans leurs foyers entame la phase de la libération de Jérusalem, confirmant la nécessité de la réalisation de l'unité nationale entre les différentes catégories du peuple palestinien.
De son côté, l'évêque Atallah Hanna a déclaré dans son discours : "Nous exprimons notre fierté, joie et bonheur pour la libération des prisonniers palestiniens qui ont été condamnées à tort, car ils ont défendu leur patrie, leur Jérusalem et leurs lieux saints". Il a salué la résistance pour sa grande réussite, considérant cette cérémonie comme un mariage national, d'autant plus que la tente de sit-in des députés d'el-Qods est devenue le symbole de la fermeté et de l'attachement à la terre et la défense des lieux saints.
De plus, el-Haj Abou Ahmed, père du député détenu Ahmed Atoune, a exigé la réalisation de l'unité nationale entre les factions palestiniennes, appelant à libérer tous les prisonniers dans les prisons palestiniennes.

Rapport international : le tiers des maisons palestiniennes à el-Qods sont menacées de démolition

[ 21/10/2011 - 09:37 ]
El-Qods occupée – CPI
Un rapport publié par le "Mouvement mondial pour la défense des Enfants", Branche de la Palestine, a révélé les conditions difficiles endurées par les enfants palestiniens dans la ville occupée d'el-Qods. En effet, le tiers des maisons palestiniennes sont en menacées de démolition, ce qui entraînerait l'expulsion de milliers de Palestiniens de différents âges, y compris des enfants.
Le rapport intitulé "Voix de Jérusalem" a indiqué : "Une série de procédures administratives et judiciaires prises par les autorités d'occupation sioniste consacrent la souffrance des enfants, dans le cade du plan d'annexion d'el-Qods aux frontières d'Israël". Il souligne que la menace de démolition de maisons concerne 32% d'habitats Palestiniens dans la ville sacrée, sous prétexte de la non-conformité avec les exigences de la planification structurelle de l'occupation, ce qui mettra environ 87 000 Palestiniens dans le danger d'être sans abri après la démolition de leurs foyers.
Les statistiques des Nations Unies soulignent que 839 maisons palestiniennes ont été démolies en Jérusalem-Est entre 2000 et 2010.
Le rapport a démontré le témoignage d'une femme dont sa maison a été démolie à el-Qods, où elle a rapporté : "Les bulldozers de l'occupation ont démolit ma maison pendant une heure et demi et elle s'est complètement effondrée sur nos biens, nous avons tout perdu".
Dans le même contexte, le rapport a documenté des cas d'attaques par les colons sionistes sur les enfants Maqdissins, et les rapports de l'ONU soulignent que 42 enfants Palestiniens ont été blessés et un autre enfant a été tué par les colons sionistes à el-Qods depuis le début de l'année 2010 et jusqu'à juin 2011 seulement. Ceci, en plus des cas d'harcèlement et d'intimidation qui ne conduisent pas à des blessures physiques, et ne sont pas documentés, malgré leurs graves répercussions psychologiques.
Il a considéré que les politiques de l'occupation dans la ville occupée d'el-Qods, représentées par le harcèlement contre les Palestiniens à travers le plan structurel de la ville qui ne permet aux Palestiniens de construire que sur 13% de la superficie de la ville,alors que d'un autre côté on assiste à l'augmentation du nombre des colons sionistes dans les quartiers palestiniens. Cela a conduit à la hausse de la tension entre les Palestiniens et les colons sionistes, en plus de la démolition des maisons palestiniennes, entraînant des violents affrontements entre les Palestiniens et les autorités de l'occupation, qui ont pour conséquences des arrestations d'enfants.
Le rapport a ajouté que selon les statistiques de l'ONU, deux citoyens palestiniens ont été tués depuis mars 2009 alors que 350 autres ont été blessés par les services de sécurité de l'occupation, les colons et leurs gardes de sécurité dans le village de Selwan seulement. Et plus de 100 enfants palestiniens ont été arrêtés dans le village de Selwan, sous prétexte d'avoir jeté des pierres.

Les colons détruisent les récoltes d’olives en Cisjordanie

[ 21/10/2011 - 13:23 ]
Naplouse – CPI
Les organisations d’assistance et de développement internationales et palestiniennes travaillant pour l’amélioration de la production de l’huile d’olive palestinienne, ont mis en garde jeudi contre la destruction des oliviers palestiniens par les colons qui entraînera une réduction des récoltes cette année, soit une perte de près d’un demi-million de dollars US. Plus de 7500 oliviers ont été détruits suite à des actes de violences commis par les colons.
Les organisations dont l’Oxfam, l’Union des comités de travail agricole, et les Comités d’assistance à l’agriculture palestinienne ont affirmé que la perte accusée par les agriculteurs à cause de ces attaques est exceptionnellement élevée. En effet, il est prévu une production d’huile de moitié inférieure à celle de l’an passé.
Jermey Hobbs, directeur exécutif d’Oxfam international, précise : « Brûler un seul olivier équivaut à brûler le compte bancaire d’un agriculteur, il y a plus de 100 000 familles palestiniennes qui vivent des récoltes d’olives, et dans le contexte de cette mauvaise saison, chaque olive à son importance ».
En dépit de ce vandalisme immoral, seulement quelques cas ont été portés devant les tribunaux. L’organisation non gouvernementale israélienne Yesh Din, l’un des partenaires d’Oxfam, a documenté 688 cas de violence de la part des colons contre les Palestiniens de 2005 à 2011.
Yesh Din indique que 91% de ces cas ont été enregistrés sans poursuites, et il existe actuellement 97 plaintes qui concernent la destruction d’arbres palestiniens, mais aucune n’a été présentée devant les tribunaux jusqu’à présent, selon Yesh Din.
Les organisations affirment que l’imposition de la justice implique de traduire les auteurs de ces crimes devant les tribunaux. Les Palestiniens souvent parfois liés à des actes de violences contre les colons, mais les données du Bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies montrent que le niveau de violence palestinien à l’encontre des colons est de loin de moindre mesure que celle des colons contre les Palestiniens.
Mounajjid Abou Jaych, directeur du département de pression et de soutien aux comités d’aide à l’agriculture palestinienne, a déclaré que « les colons israéliens doivent prendre conscience qu’ils ne sont pas au-dessus des lois, et jusqu’à ce que ce message leur parvienne clairement, les forces d’occupation israélienne doivent arrêter de protéger et de soutenir les colons au détriment des Palestiniens, et cesser d’empêcher les agriculteurs palestiniens d’accéder à leurs terres agricoles ».
Outre les arbres qui ont été les victimes des attaques de colons, des dizaines d’oliviers ont été déracinés pour faire place au mur de séparation. De plus, près d’un million d’arbres sont situés dans une zone tampon interdite d’accès, située entre le mur et la ligne de cessez-le-feu de 1967. Et des milliers d’arbres auxquels les agriculteurs sont interdits d’accéder à cause de leur proximité avec des colonies illégales.

OCHA : La situation humanitaire à Gaza reste très fragile

[ 21/10/2011 - 13:48 ]
Al-Qods occupée – CPI
Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) considère que le blocus de Gaza est un déni des droits humains fondamentaux, il est contraire au droit international et atteint le niveau de punition collective.
Selon un rapport publié par le Bureau jeudi et dont le CPI a obtenu une copie, le blocus impose de sévères restrictions sur l’importation et l’exportation, outre la circulation des citoyens en dehors et vers Gaza, l’accès aux terres agricoles et aux zones de pêche. Les Gazaouis ne peuvent subvenir aux besoins de leurs familles avec la détérioration de la qualité des infrastructures et des services de base.
Il a souligné que malgré « les mesures prises pour alléger le blocus en juin 2010, la situation humanitaire reste très fragile, et en dépit de l’augmentation des importations, elles restent inférieures à 40% de leur niveau avant 2007 ».
Il a ajouté que les exportations restent strictement limitées aux produits agricoles exportés vers l’Europe, outre le fait que les intérêts commerciaux à Gaza ne peuvent pas accéder aux marchés traditionnels en Palestine occupée de 48 et en Cisjordanie. De même que l’accès à la terre et à la mer reste strictement limité. 
Le rapport a précisé que les autorités d’occupation n’ont ratifié qu’une petite quantité de projets qui visent à améliorer le secteur du logement et des services à Gaza. Il s’agit de projets présentés par la communauté internationale puisque la mise en œuvre des projets approuvés souffre d’un manque de financement qui affecte les agences d’exécution de ces projets. Ceci sans compter la capacité opérationnelle limitée à un seul point de passage utilisé pour transporter les marchandises. De même que la division palestinienne interne est un autre facteur qui compromet la qualité des services vitaux.
Il a indiqué que le manque de respect du droit international humanitaire conduit à des pertes humaines parmi les civils, en particulier lors de l’escalade des affrontements armés et lors d’impositions de restrictions sur l’accès aux zones frontalières.
Il estime que des dizaines de personnes dont beaucoup d’enfants, risquent leur vie tous les jours en travaillant dans la contrebande de marchandises à travers les tunnels situés sous la frontière entre l’Egypte et Gaza. Elle considère que la hausse de l’économie des tunnels est le résultat direct des restrictions imposées sur l’importation de matériaux de construction, le manque d’opportunités d’emplois, et les besoins importants de construction à Gaza.
Le rapport souligne que les habitants de la Bande de Gaza restent isolés du reste des territoires palestiniens occupés puisqu’il est interdit à tous les Palestiniens de Gaza d’entrer en Cisjordanie, que ce soit par le passage d’Erez ou par la Jordanie. Le nombre de personnes autorisées à emprunter le passage de Rafah reste très limité, sans compter les centaines de palestiniens qui n’ont pas le droit de traverser les passages de manière hebdomadaire.

Report du procès de Bobigny au 15 mars 2012... et découverte du pot aux roses !

vendredi 21 octobre 2011
Hier à 10 H au procès de Bobigny, une surprise attendait nos avocats, venus pour savoir à quelle date le procès BDS de Maha, Mohamed et Olivia, prévu le jour même, était renvoyé.
Ils se sont trouvés en pleine visite du ministre de la justice, venu inaugurer de nouvelles installations au tribunal de Bobigny, et entouré de caméras et journalistes !
C’était donc cela la maladie de Mme le juge Krieff, qui avait amené le président du tribunal à nous imposer un report du procès !
Il avait peur que notre mobilisation leur vole la vedette ! Que ne l’ont-ils pas dit, au lieu de raconter des histoires.
Donc, c’est partie remise au jeudi 15 mars 2012. On a le temps d’en reparler, bien entendu, mais nous vous remercions de réserver la date...
Et en attendant, préparons nous à aller soutenir les militants BDS de Mulhouse qui passent en procès le jeudi 17 novembre à 8 H 30, et renforçons la campagne internationale Boycott, Désinvestissement, Sanctions !
CAPJPO-EuroPalestine
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Lobby pro-israëlien : le PS prend des risques

Daniel Bernard - Marianne | Jeudi 20 Octobre 2011 
Pour élaborer le programme d'un voyage d'étude, le PS s'en remet à des lobbystes. «C'est grave ?», demande Jean-Christophe Cambadélis, responsable des relations internationales.
Une délégation du Parti socialiste devait se rendre en Israël et dans les territoires palestiniens du 24 au 27 octobre. Conduite par Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national en charge des relations internationales, elle était composée de Jean-Louis Bianco, Benoit Hamon, Gérard Collomb et Claude Bartolone. In extremis, pour des raisons d’agenda, ce voyage d’étude a été repoussé sine die. Pour autant, son principe n’est pas remis en cause, pas plus que les modalités d’organisation, qui laissent une grande place au lobbying.
Pour définir le programme, en effet, le secteur international du PS s’en est remis au Cercle Léon Blum.  Le but de cette association, créée en 2003 autour du Parti socialiste, est double : « combattre » l’antisémitisme et « œuvrer au rapprochement entre la Gauche française et les femmes et hommes de bonne volonté qui agissent pour la paix au Proche-Orient dans les deux camps, en particulier au sein de la Gauche Israélienne et avec ceux qui soutiennent un processus démocratique au sein de l'Autorité Palestinienne ». Pourquoi un parti de gouvernement confie-t-il à une structure communautaire le soin de dresser la liste des interlocuteurs de la délégation ? Mystère. «C’est grave ? :)», répond Jean-Christophe Cambadélis, contacté par SMS.
Grave ? Peut-être pas. Mais risqué, assurément. En effet, la partie « gouvernement israélien» du programme a été elle-même sous-traitée. « Le contact avec Benjamin Netanyahou, je ne l’ai pas », se justifie Laurent Azoulai, président du cercle Léon Blum. Ce dernier, légitimement soucieux d’obtenir des rendez-vous avec les représentants de la droite israélienne, a donc mobilisé un autre lobbyiste, Arie Bensemhoun. Or, ce dentiste toulousain, candidat malheureux en 2006 à la présidence du Crif, affiche des intentions très distinctes, sinon divergentes, avec l’élaboration d’une politique étrangère française. En 2010, après avoir rencontré aux Etats-Unis les animateurs de l’AIPAC, le principal lobby pro-israëlien en Amérique, il exprimait explicitement sa volonté de «s’inspirer de certaines méthodes de travail».
En clair, d’acclimater en France un système qui consiste, pour les groupes de pression, à financer les élus afin de les sensibiliser. Bien que les lois de financement de la vie publique soient plus restrictives en France qu’aux Etats-Unis, rien n’empêche en effet des donateurs de participer à telle ou telle campagne, sous un plafond annuel de 7500 euros. Il n’est pas illégal non plus de fédérer des donateurs, afin de démultiplier son soutien et… son influence.
Ce projet d’«AIPAC à la française» a commencé à se mettre en place, en toute discrétion. Selon nos informations, l’inspirateur est Steve Rosen, un ancien salarié de l’AIPAC accusé d’espionnage au profit d’Israël. « Je n’ai rien à voir avec lui ! Je ne veux pas avoir le moindre contact avec ce monsieur ! », s’écrit Laurent Azoulai en entendant son nom. Pourtant, le cercle Léon Blum a pris le risque d’embringuer des dirigeants socialistes sur un terrain miné. Le lobbying fonctionne en effet sur le principe des poupées russes : , en délégant une partie du programme à Arie Bensemhoun, il se lie à une structure baptisée Elnet, elle-même activée par l’infréquentable Steve Rosen. Un document a été édité par ce lobby, sur lequel figurent les participants au voyage.
Ainsi, sans doute à l’insu de leur plein gré, les dirigeants du PS se laissent-ils guider dans l’Orient compliqué par des accompagnateurs engagés. Précision importante : aucune information ne permet de suspecter un financement politique des membres de la délégation, même légal et encore moins occulte. Jean-Louis Bianco, Benoît Hamon et Claude Bartolone nous ont d'ailleurs affirmé qu'ils ignoraient même l'implication du Cercle Léon Blum.
Pour autant, le principal parti d’opposition n’a-t-il pas d’autres moyens de s’informer de la poudrière israélo-palestinienne que de se lier, d’une façon ou d’autre, avec des groupes de pression ? A la veille d’une élection présidentielle et donc d’une possible alternance, ce serait étonnant.
L'organisation de ce voyage, dès lors qu'il a été remis à plus tard, pourra être directement repris en main par le PS. Ou pas. 
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Réconciliation interpalestinienne : Fateh aurait proposé au Hamas des élections dès janvier

21/10/2011
Le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas a proposé au Hamas d'organiser des élections en janvier afin de relancer le processus de réconciliation entre les mouvements rivaux palestiniens, a indiqué vendredi le négociateur Saëb Erakat. "Une des options que nous avons présentées au Hamas était d'accélérer la réconciliation en organisant des élections parlementaires en janvier puis en formant un gouvernement", a déclaré à l'AFP M. Erakat. "Ce n'est qu'une suggestion et nous ne sommes convenus de rien, mais c'est à discuter et nous l'avons proposé au Hamas", a-t-il ajouté.
Le Hamas n'a pas répondu dans l'immédiat. Mais mardi, le chef du mouvement, Khaled Mechaal, avait saisi l'occasion de l'échange de prisonniers palestiniens contre le soldat israélien Gilad Shalit, qui a rehaussé son prestige dans l'opinion, pour proposer à M. Abbas une rencontre afin de faire avancer la réconciliation.
Les deux parties sont d'accord sur le principe d'une rencontre, mais n'ont pas fixé de date.
Le Fateh et le Hamas, au pouvoir à Gaza, ont conclu le 27 avril un accord, paraphé le 3 mai par l'ensemble des mouvements palestiniens, prévoyant la formation d'un gouvernement de personnalités indépendantes en vue d'élections présidentielle et législatives d'ici un an, resté inappliqué jusqu'à présent.
L'accord achoppe sur la formation d'un gouvernement d'indépendants, en particulier sur le choix du Premier ministre, pour préparer des élections présidentielle et législatives simultanées dans un délai d'un an.
Les discussions ont été suspendues de fait pendant l'été, à l'approche de la demande d'adhésion à l'ONU d'un Etat de Palestine présentée par Mahmoud Abbas, une initiative critiquée par le Hamas, qui a notamment affirmé ne pas avoir été consulté.
L'Autorité palestinienne a annoncé en août un report sine die des élections municipales qu'elle comptait organiser en octobre en Cisjordanie, prenant en compte l'opposition à ce scrutin du Hamas.
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Netanyahu disposé à un gel limité de la colonisation en Cisjordanie (Haaretz)

AFP | 21/10/2011
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est d'accord pour un gel limité de la colonisation en Cisjordanie, qui concernerait la "construction de bâtiments publics" et sur "les terres domaniales", rapporte vendredi le quotidien Haaretz sur son site internet
M. Netanyahu, en revanche, ne serait pas disposé à stopper la construction "par des promoteurs privés sur des terres appartenant à des particuliers", où se trouvent la plupart des implantations, ajoute le Haaretz, citant un haut responsable israélien anonyme.
Cette initiative vise à permettre la reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens bloqués depuis plus d'un an, souligne le quotidien.
Interrogé par l'AFP, Mark Regev, porte-parole de M. Netanyahu, a souligné que "la position du Premier ministre n'a pas changé: il est prêt à des négociations directes de paix avec l'Autorité palestinienne sans condition préalable".
Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de l'Autorité palestinienne dirigée par le président Mahmoud Abbas.
Selon le Haaretz, la nouvelle proposition israélienne a été transmise mercredi à M. Abbas via la ministre colombienne des Affaires étrangères Maria Angela Holguin en visite à Ramallah (Cisjordanie).
M. Abbas s'est rendu récemment en Colombie, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, pour tenter d'obtenir, en vain, un soutien à la demande de reconnaissance d'un Etat de Palestine aux Nations unies.
Mme Holguin a agi en tant qu'émissaire du président colombien Juan Manuel Santos dans un effort de médiation visant à relancer le processus de paix au point mort depuis le refus d'Israël de prolonger un moratoire de la colonisation en Cisjordanie fin septembre 2010.
Toujours d'après le Haaretz, les efforts de médiation de la Colombie, qui entretient d'étroites relations avec Israël, ont reçu l'aval de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
Les dirigeants palestiniens ont affirmé à de nombreuses reprises qu'ils ne reprendraient pas les négociations avec Israël sans gel de la colonisation en Cisjordanie occupée mais aussi à Jérusalem-Est annexée.
Aux yeux de la communauté internationale, les colonies sont illégales, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement israélien.
Quelque 310.000 colons sont installés en Cisjordanie, ainsi que plus de 200.000 Israéliens dans des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est occupé et annexé. 
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Les bannis de Cisjordanie et Jérusalem, libres, mais dans Gaza sous blocus

21/10/2011
Ils jettent des regards intrigués sur leur nouvel environnement. Hébergés dans des hôtels avec vue sur la mer, les prisonniers bannis à Gaza redécouvrent la liberté loin de leurs proches, dans un territoire souvent décrit comme « une geôle à ciel ouvert ».
Des quelque 300 détenus palestiniens arrivés mardi à Gaza, plus de la moitié, originaires de Cisjordanie ou Jérusalem-Est, ont dû accepter d’être relâchés dans l’enclave côtière dirigée par le Hamas, sous blocus depuis la capture en juin 2006 du soldat israélien Gilad Shalit, qui a été libéré mardi
« J’ai l’impression de revivre après être sorti d’un puits sans fond », confie Chouaïb Abou Sneineh, de Jérusalem-Est, membre du Hamas, attablé face à la Méditerranée, condamné à perpétuité pour le meurtre d’un Israélien.
« On ne peut pas comparer Gaza aux prisons israéliennes, nous avons vraiment souffert là-bas », explique ce père de quatre enfants à la barbe poivre et sel, qui accuse davantage que ses 44 ans, dont 13 derrière les barreaux.
« Je ne me sens pas étranger, c’est vrai qu’il y a un léger sentiment d’exil, mais ce n’est pas comme si on se retrouvait en Espagne ou au Chili », dit-il.
« Je vais faire venir ma famille en visite, mais je ne veux pas qu’ils s’installent ici parce que Israël essaye en permanence de vider Jérusalem de sa population palestinienne et je ne veux pas leur donner une chance de se débarrasser d’une famille », explique Abou Sneineh, en référence à la révocation par Israël des permis de résidence des Palestiniens à Jérusalem-Est.
« Nous ne faisons pas de distinction entre la Cisjordanie, Gaza ou la terre de 1948 (Israël) », précise Hussein Rabie, 31 ans, membre des Brigades Ezzeddine al-Qassam, la branche armée du Hamas.
« Quand on voit l’accueil ici, on a l’impression d’être dans la famille », assure le jeune homme à l’allure svelte, des environs de Ramallah (Cisjordanie), qui a purgé 10 de ses 20 ans de prison. « C’est la première fois que je vois la mer », s’émerveille-t-il.
Une soixantaine des bannis sont logés provisoirement dans un hôtel du centre de la ville de Gaza, et une centaine d’autres dans un cinq étoiles ouvert récemment, qui connaît ainsi une affluence aussi inhabituelle qu’inespérée.
« C’est la première fois que je viens à Gaza », témoigne la mère de Salem Rachid Tabanja, Aïda, arrivée de Naplouse (nord de la Cisjordanie) après un périple par la Jordanie puis l’Égypte, et dont l’allure conservatrice tranche sur le cadre luxueux de l’hôtel.
« C’est la liberté, mais pas tout à fait la vraie », déplore-t-elle au sujet du bannissement pour trois ans de son fils, arrêté en 2003 et condamné à 20 ans de prison pour implication dans des opérations du Hamas.
« Quand on vient de Cisjordanie, il est plus difficile de se rendre à Gaza que dans un pays lointain », soupire la mère d’Aymane Hatem al-Chakhchir, membre de la branche armée du Hamas, condamné à 16 peines à perpétuité, elle aussi de Naplouse.
« C’est un vrai paradis ici, l’accueil des gens, s’extasie Sawsane al-Chakhchir, mais un 5 étoiles, ce n’est rien à côté d’avoir mon fils à la maison. »
« Rien ne vaut de le serrer dans mes bras », insiste la mère, qui a pu étreindre son fils pour la première fois depuis 10 ans, alors que ses yeux s’embuent derrière ses lunettes.
Selon Raji Sourani, directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme, « ces prisonniers bannis ont été punis deux fois et leurs familles avec eux ».
S’agissant de la quarantaine de bannis à l’étranger, « il y a peu de chances qu’ils puissent jamais revenir », a-t-il déclaré à l’AFP.
« Pour les autres, on parle de tenter de les ramener, mais le précédent de la basilique de la Nativité (NDLR : à Bethléem en Cisjordanie) est clair : aucun n’est jamais rentré », a-t-il rappelé, en référence au bannissement d’activistes palestiniens à l’étranger et à Gaza en échange de la levée du siège israélien de la basilique en 2002.
D’autre part, la liste du second contingent de 550 prisonniers que doit encore libérer Israël sera établie par Israël et l’Égypte, qui a mené la médiation, sans implication du Hamas, a annoncé hier le mouvement islamiste. L’Égypte aura son mot à dire, « conformément aux exigences du mouvement » Hamas, selon la même source, citant la priorité accordée aux détenus âgés, malades ou de longue durée, et l’exclusion des libérables à brève échéance et des condamnés de droit commun.
 (Source : AFP) 
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L'occupation empêche l'épouse d'un détenu libéré de traverser le pont d'el-Karama

[ 20/10/2011 - 11:12 ]
Naplouse – CPI
La Fondation de la solidarité internationale pour les droits de l'homme a déclaré que les autorités de l'occupation sioniste ont empêché la femme d'un détenu libéré dans l'Etat du Qatar dans le cadre de l'accord d'échange des prisonniers, d'emprunter le pont d'el-Karama pour le rencontrer à cet endroit.
Ahmed el-Bitawi, chercheur à la Fondation de la Solidarité internationale, a déclaré que l'épouse du prisonnier libéré Abdel-Hakim Aziz Hanini du village de Beit Dagan à l'est de la ville de Naplouse a tenté mercredi 19/10, de se rendre en Jordanie puis au Qatar, mais l'occupation l'a empêchée de voyager.
Umm Huthaifa a souligné à la Fondation de la Solidarité internationale que l'occupation a tenté de réduire sa joie en empêchant sa rencontre avec son mari arrêté depuis le 28 avril 1993, soulignant qu'elle était accompagnée par la mère de son mari en plus de ses trois fils, qui ont été autorisés à passer.

L'occupation menace d'arrêter une nouvelle fois les prisonniers libérés de Cisjordanie

[ 20/10/2011 - 11:34 ]
Cisjordanie – CPI
Des sources de sécurité sionistes bien informées ont confirmé que les autorités de l'occupation sionistes ont imposé une série de restrictions sévères contre les prisonniers palestiniens libérés dans le cadre de l'accord d'échange de prisonniers. Elles incluent une menace évidente d'annuler l'ordre de libération émis pour eux et de les arrêter de nouveau afin qu'ils reprennent la durée de leur condamnation s'ils tentent de violer ces restrictions.
Le journal hébreu "Yediot Ahronot" a cité dans son édition de mercredi 19/10, des mêmes sources que selon l'accord qui fait partie de l'opération d'échange de prisonniers dont la première phase a été réalisée mardi, un certain nombre de prisonniers de la Cisjordanie doivent s'engager à respecter des ordres de sécurité qu'ils ont déjà approuvés lors de la signature d'un document à cet égard.
Le Shin Bet a imposé des restrictions sur près de la moitié des prisonniers qui ont été libérés en Cisjordanie. Certains d'entre eux sont assignés à ne pas quitter leur village pendant plusieurs années et d'autres doivent se présenter chaque mois dans les bureaux de "l'administration de coordination et de la liaison" de l'armée sioniste.  En cas de transgresion de cet accord ou de retard d'une heure seulement, l'ordre de libération sera annulé et ils seront arrêtés de nouveau pour achever la durée de leur condamnation, a ajouté le journal.
Selon les estimations des services de sécurité sionistes, les prisonniers libérés du mouvement du Hamas qui sont retournés en Cisjordanie occupée ne seront pas arrêtés par les services de l'Autorité au moins durant cette phase, afin de ne pas se présenter comme un collaborateur de l'occupation.
Les sources ont ajouté que la haute coordination de sécurité entre les autorités sionistes et l'Autorité palestinienne qui devrait être améliorée prochainement, s'est avérée claire ces dernières semaines et en particulier mardi, puisque les agents de sécurité de l'Autorité ont escorté le convoi de prisonniers palestiniens qui est sorti de la prison d'Ofer jusqu'à Ramallah.

Gaza : Haniyeh visite les prisonniers libérés de Cisjordanie et d'el-Qods

[ 20/10/2011 - 11:43 ]
Gaza – CPI
Le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, a dirigé une délégation gouvernementale de haut niveau, pour une visite aux prisonniers libérés de la Cisjordanie occupée, de la ville occupée d'el-Qods et des territoires palestiniens occupés en 1948, qui se trouvent dans la Bande de Gaza, dans la tente de réception installée dans la cour du bataillon à Gaza-ville.
Haniyeh a renouvelé ses félicitations aux prisonniers libérés, confirmant l'unité de la terre palestinienne et qu'ils sont auprès de leur famille et de leurs frères, promettant dans le même temps que le gouvernement remplira tous ses engagements envers eux.
Le Premier ministre a été accompagné dans cette visite par plusieurs ministres et dirigeants des factions palestiniennes.

El-Qassam révèle les dispositions de la deuxième étape de l'accord d'échange des prisonniers

[ 20/10/2011 - 11:49 ]
Gaza – CPI
Les Brigades d'el-Qassam, la branche militaire du mouvement du Hamas, ont confirmé qu'il n'est pas en faveur de l'ennemi sioniste de fuir l'exécution de la deuxième phase de l'accord d'échange des prisonniers, selon ce qui a été convenu dans l'accord d'échange, qui comprendra 550 prisonniers.
Abou Obeidah, le porte-parole médiatique des brigades d'el-Qassam a révélé, le mercredi 19/10, dans ses déclarations au site Web d'el-Qassam, les dispositions convenues pour la mise en œuvre de la deuxième étape de l'accord d'échange de prisonniers. Les prisonniers libérés ne seront pas des criminels ou ceux qui finiront prochainement leurs peines, la priorité sera donnée aux hommes âgées, aux détenus malades et à ceux qui ont passé 20 ans ou plus dans les prisons de l'occupation sioniste.
Il a ajouté que l'Egypte a promis, en tant que médiateur de l'accord, d'assurer l'application de la deuxième phase de l'accord sur la base des normes conclues.
Abou Obeidah a déclaré que le mouvement du Hamas ne diffusera pas les noms des prisonniers qui seront libérés dans la deuxième phase, soulignant que l'Egypte participera à cette étape selon les normes et les conditions émises par le mouvement du Hamas.

Shbeilat félicite le Hamas pour cette "réussite historique"

[ 20/10/2011 - 12:08 ]
Amman – CPI
L'opposant politique jordanien, Leith Shbeilat, a félicité le mouvement du Hamas pour ce qu'il a décrit comme "une réussite historique" après l'exécution de l'accord d'échange des prisonniers "Fidélité des Libres", en vertu duquel l'occupation a libéré des centaines de prisonniers palestiniens.
Dans un communiqué publié le mercredi 19/10, Shbeilat a souligné que cette opération est venue "à un moment où les régimes ont abandonné le principe du centralisme de la question palestinienne pour la nation arabe, et ont semé des pensées désespérées dans les esprits des générations arabes que le conflit est palestino-sioniste et non arabo-islamique".
Il a estimé que "le réveil des peuples arabes et islamiques dans le monde et leur réveil face à la véritable nature du conflit est le fruit d'importantes luttes, y compris les luttes de la résistance armées arabo-islamiques en Palestine, au Liban et en Irak".
Il a appelé à se "solidariser avec la résistance vivante afin de réaliser la libération des autres prisonniers héros dans les prisons de l'occupation".

Aruri : Les 9 prisonnières restantes seront libérées dans les prochains jours

[ 20/10/2011 - 11:38 ]
Damas – CPI
Le membre du bureau politique du Hamas et responsable du dossier des prisonniers, le Cheikh Saleh Aruri, a confirmé que la libération de 9 prisonnières palestiniennes qui sont toujours détenues dans les prisons sionistes se fera dans les prochains jours.
Dans une déclaration exclusive au CPI, le mercredi 19/10, le Cheikh Aruri a affirmé que selon les promesses des égyptiens, les 9 prisonnières seront libérées dans les jours à venir, avant la deuxième phase de l'opération "Fidélité des Libres".
En commentaires aux menaces de certains côtés sionistes contre les prisonniers libérés dans le cadre de cette opération, et s'il y a des garanties qu'ils ne seront pas attaqués, Aruri a déclaré : "Il n'existe pas de garanties que l'occupation sioniste n'attaque pas notre peuple et les seules garanties entre nos mains est de répondre à toute agression sioniste".
A propos des choix de la résistance pour libérer le reste des prisonniers, le dirigeant du Hamas a ajouté : "Notre peuple a le droit d'adopter tous les moyens qui conduiront à la libération des prisonniers, il faut qu'il n'y ait aucune ligne rouge pour la libération de nos détenus dans les prisons de l'occupation sioniste".

Une famille sioniste offre 100 000 dollars pour l'assassinat de deux prisonniers libérés

[ 20/10/2011 - 11:55 ]
Naplouse – CPI
La famille sioniste de Livman qui réside dans la colonie "Yitzhar" près de la ville de Naplouse a annoncé une récompense de 100 000 dollars à celui qui tue deux prisonniers palestiniens libérés dans le cadre de l'échange de prisonniers conclu entre l'entité sioniste et le mouvement du Hamas, prétendant qu'ils ont tué deux membres de leur famille il y a 13 ans.
Le journal hébreu "Maariv" a déclaré, le mercredi 19/10, que la famille de Livman a publié l'annonce de la récompense après la mise en œuvre de l'opération d'échange de prisonniers.
Il a ajouté que les deux détenus libérés sont Khouaild et Nizar Ramadan du village de Tel près de Naplouse, qui ont été condamnés il y a 13 ans pour avoir tué Shlomo Livman et Hareil Ben Noun, lors de leur tournée dans la région de la colonie de Yitzhar, l'un des bastions des colons extrémistes sionistes.
Il est à noter que l'un d'entre eux a été libéré à la Bande de Gaza, alors que l'autre a été libéré en Turquie.
La famille de Livman a publié la récompense dans un site Web appartenant aux colons extrémistes en Cisjordanie occupée, en langue turque, arabe et anglaise en plus de l'hébreu, avec deux photos récentes des deux détenus libérés.
L'annonce précise que la récompense sera offerte à celui qui attrapera les tueurs et les vengera selon la loi de la bible de Moïse, selon leurs allégations.

La Transaction et les péripéties d'échange ; Un double échec aux prétentions sionistes !

[ 20/10/2011 - 18:02 ]

Gaza - CPI 
Aussitôt parvenu à la salle d'arrivée, au point de transit Rafah, situé sur les frontières égyptiennes, le mardi matin, en compagnie du dirigeant d'El-Kassam, Ahmed El Jaabari, le soldat Jelàad Chalit fut accueilli par la délégation sécuritaire égyptienne . Il prit alors un verre d'eau et commença à reprendre son souffle, après s'être assuré qu'il était effectivement sur le chemin du retour à son foyer.
El Jaabari accompagna Chalit au point de transit, encadré de 15 combattants des brigades d’El-Kassam, après avoir été retiré de son lieu de séquestration gardé secret, il fut aperçu dans une voiture blanche de type Toyota "Magnum" en direction du côté égyptien du point de transit .
Et comme l'agitation dominait les derniers instants de l'arrivée de Chalit, l'agent de l'appareil des renseignements égyptiens, le général Raafet Chehada, en compagnie du général Nader El Aasar et du général de brigade Ahmed Abdelkhalek étaient présents à l'accueil de Chalit, qu'ils conduisirent à un bureau de la sécurité nationale égyptienne sur le lieu de passage .
L'Agence France Presse (AFP) a rapporté, selon une source palestinienne bien informée que, les trois responsables égyptiens , ont pris officiellement en charge Chalit aussitôt arrivé, vers dix heures du matin, du côté du lieu de transit  ,évacué exceptionnellement de ses fonctionnaires , alors que les communications étaient ininterrompues, entre les deux partis, égyptien et sioniste, durant toutes les étapes d'exécution de l'opération de réception .
La même source, rapporte que dés son arrivée au point de transit du côté palestinien, El Jaabari commanda un verre d'eau et un biscuit à Chalit qui, affichait des signes d'étonnement et de fatigue . Après que ce dernier absorba le verre d'eau El-Jaabari s'exclama : " Dieu soit loué .... nous le voulons en bonne santé " , signalant par là, son attachement à confier Chalit, bien portant pour pouvoir poursuivre l'exécution de la Transaction .
Un journaliste de l'agence de presse officielle égyptienne du moyen Orient , ayant assisté à l'opération de remise de Chalit, a précisé que deux délégués de la Croix rouge internationale ont procédé à l'examen médical de Chalit , à qui ils ont posé plusieurs questions, pour s'assurer qu'il est bien portant, puis le correspondante de la télévision égyptienne, en présence du correspondant de l'Agence égyptienne fut autorisée à enregistrer une brève interview avec Chalit .
A l'arrivée du cortège de Chalit, une délégation de "Hamas" avec à sa tête le vice-président du bureau politique du Mouvement, Moussa Abou Marzouk , était présente sur le versant égyptien du point de transit, pour accueillir les prisonniers libérés ; les membres de la délégation ont aperçu Chalit mais , ne lui ont pas tendu la main !
La source citée, a révélé qu'un officier sioniste de haut rang probablement David Midan , l'envoyé du chef de gouvernement sioniste à réussit à voir Chalit en personne et, à lui serrer la main, dans une région, non déterminé, située entre les deux points frontaliers de transit, Rafah et Karam Abou Salem ( Kirm Chalom) .
Une source palestinienne informée a précisé que Chalit a été transféré en Egypte, à travers le passage de Rafah, suivant un itinéraire particulièrement complexe et secret, comportant plusieurs mesures de dissimulation , sans plus de détails .
Chalit quitta donc la voiture , avec à son côté El Jaabari en tenue civile , et le confia lui-même aux hauts responsables sécuritaires égyptiens à l'endroit du point de transit .
D'autre part, un caméraman cagoulé, en tenue militaire entouré de combattants appartenant à la brigade d'El-Kassam, visualisait minutieusement à l'aide de sa vidéo tous les détails relatifs au transfert de Chalit et sa remise aux autorités égyptiennes .
La source a en outre signalé que, l'occupation entama la phase de transfert de la moitié des détenus palestiniens, vers le territoire égyptien à travers " Karam Abou Salem" et sur la rive occidentale , immédiatement après que l'officier ait aperçu Chalit . L'opération a connu son dénouement final, aussitôt Chalit remis effectivement entre les mains des égyptiens qui à leur tour l’ont confié aux responsables sionistes sur le point frontalier , et après, que l'officier en question communiqua avec ses supérieurs au sein de l'Entité sioniste, El Jaabari, avec ses assistants et ses compagnons quittent à leur tour les lieux .
La source informée a par ailleurs signalé que, les portables ont été totalement éteints durant l'opération de remise de Chalit . Entre temps une ambulance égyptienne était en stationnement sur les lieux, en même temps, que des éléments d'une brigade de commandos égyptienne armée jusqu'aux dents , s’est déployée sur le point du transit .
La Transaction d'échange entre "Hamas" et Israël parrainée par les égyptiens , stipule la relaxation de Chalit contre la libération de 1027 détenu palestiniens y compris 27 prisonnières .
Les prisonniers palestiniens seraient cependant libérés en deux étapes : la première, achevée le mardi, comporte 477détenus , tandis qu’à la deuxième étape s'achèvera la relaxation du deuxième groupe, comportant les 550 détenus restants, dans un délai de deux mois .

Khdich : La Transaction est la preuve parfaite de l'osmose entre la Résistance et son peuple

[ 20/10/2011 - 22:28 ]

Naplouse  - CPI 
Le prisonnier relaxé Samir Khdich, du camp "Balata" a précisé que la Transaction "loyalisme des libres" conclue par le Mouvement "Hamas" a unifié le peuple palestinien et donna la preuve de l'unité indéfectible entre la révolution de notre peuple et ses combats !cette déclaration a été faite à travers le programme : « le rythme de la rue «.
Khdich a affirmé que la valeur suprême de cette Transaction, s'est concrétisée dans sa capacité de délivrer, ce grand nombre de détenus, parmi les condamnés à perpétuité et à de lourdes peines, considérant, que plusieurs d'entre eux ont perdu l'espoir de quitter un jour la prison en vie !
Khdich qui appartient au Mouvement d'El-Fath, ajouta dans son intervention télévisée, qu'il est le frère d'un détenu condamné à perpétuité, que seule la Résistance est en mesure de faire libérer les condamnés à vie, exprimant sa confiance sans limite dans la capacité de la Résistance de réaliser dans l'avenir d'autres transactions.
Il est à rappelé que le libéré Kdich est un militant pour la cause des prisonniers , et c'est aussi le frère du détenu dans les prisons de l'occupation, Khaled Khdich, condamné à une double perpétuité et qui était le secrétaire du Mouvement du Fath au camp des réfugiés de Balata avant son arrestation .  

Le blocus maritime ne réussira pas à faire agenouiller les pêcheurs palestinens

[ 20/10/2011 - 23:38 ] 
Gaza - CPI
Le ministère de l'agriculture au sein du gouvernement palestinien, a stigmatisé l'annonce par l'Entité de l'occupation, de sa détermination de persister dans le blocus, imposé à la Bande de Gaza, malgré l'exécution de la Transaction d'échange des prisonniers, invoquant l'Egypte " de faire valoir sa carrure arabe et internationale pour exercer des pressions sur l'occupation " .
Dans la copie d'un communiqué de presse, parvenu au CPI ce jour jeudi (20-10) le ministère a appelé à l'intensification des campagnes internationales pour la levée du siège imposé aupeuple palestinien, à l'instar des cargaisons humanitaires des activistes et militants de Droit de l'Homme .
Le ministère a signalé que les plus grands lésés du blocus maritime sont les pêcheurs menacés quotidiennement dans leur subsistance par l'occupation ; ce blocus constitue en l'occurence pour les pêcheurs un véritable calvaire aggravé spécialement les cinq dernières années .
Le ministère a précisé que la pêche constitue une ressource essentielle pour plus de 3500 pêcheurs auxquels s'adjoint un grand nombre d'assistant qui assurent la nourriture globalement de plus de 45000 personnes, qui ne disposent d'aucune autre source de revenu, en dehors de ce métier , ciblé sciemment et intensément par l'occupation, affirmant au même instant que le rythme des agressions a doublé d'intensité dans les eaux de la Bande de Gaza où , l'occupation utilise à la fois ses flottes guerrières et ses technologies militaires ; le ministère poursuivit : " jusqu'à ce que la situation des pêcheurs soit devenue désastreuse et intolérable " .
Le ministère de l'agriculture a considéré que les agressions subies par les pêcheurs palestiniens ainsi que leurs biens culminent, sans aucun respect ni du Droit au travail de l'homme ni celui de se procuré librement les moyens de subsister, et de ce faite, il faut examiner sérieusement ces visées agressives .

Abou Obeid à l'Entité ennemi : Gare au désaveu en seconde étape !!

[ 20/10/2011 - 23:49 ] 
Gaza - CPI
Les brigades du martyr Ezzedine El Kassam, l'aile militaire du Mouvement de la Résistance Islamique "Hamas" a mis en garde l'Entité sioniste de faillir à ses engagements relatifs à l'exécution du second volet de la Transaction d'échange des prisonniers qui a rendu possible la relaxation de 477 palestiniens, jusqu'à l'heure, contre le soldat sioniste Jelaad Chalit .
Le porte-parole des Brigades d'El Kassem, Abou Obeid, a affirmé dans une déclaration publiée sur le site élétronique de l'aile militaire de "Hamas" :" qu'il n'est pas de l'intérêt de l'ennemi sioniste de se soustraire à l'exécution de la seconde étape conformémént à l'accord conclu" ; et signalant que "Hamas" ne participera pas à la formation de la liste des prisonniers qui seront libérés car l'Egypte se chargera de cette tâche .
Il a ajouté : " la Transaction a comporté des normes convenues d'un commun accord, pour la formation de la liste relative au deuxième contingent de prisonnier , selon lesquelles , sont exclus les criminels , ceux dont la période de détention est proche de son terme , affirmant que les personnes agées et ceux malades , ainsi que les prisonniers qui ont croupi vingt ans et plus en détention, sont prioritaires " .
Il poursuivit que l'Egypte s'est engagé en parrainant l'accord de garantir l'exécution de la seconde étape de la Transaction conformément à ces normes .
 

jeudi 20 octobre 2011

L’échange de prisonniers sert les intérêts du Hamas et de Netanyahu

20/10/2011
L’échange de Gilad Shalit contre des prisonniers palestiniens conclu par le Hamas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu permet aux deux parties de se renforcer politiquement, selon des experts.
« Plusieurs parties, locales et étrangères, ont tenté de rendre Shalit sans contrepartie et d’autres ont qualifié sa capture d’aventure qui n’en valait pas le prix, mais il apparaît aujourd’hui qu’elles ont eu tort », a plaidé mardi le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, lors d’un discours en présence des prisonniers libérés à Gaza. Il faisait notamment allusion au président palestinien Mahmoud Abbas, qui appelait depuis cinq ans à la libération de Gilad Shalit, et s’est officiellement félicité de l’échange. Le chef du Hamas, Khaled Mechaal, en exil à Damas, a pour sa part affirmé mardi au Caire que cet accord était « le maximum que nous puissions obtenir après cinq ans » et saisi l’occasion pour proposer à M. Abbas une rencontre afin de faire avancer la réconciliation entre les rivaux palestiniens.
« Le Hamas a subi un déclin de sa popularité et de sa position après les événements en Syrie et a besoin d’un rôle croissant de l’Égypte », analyse Naji Charab, professeur de sciences politiques à l’université al-Azhar de Gaza. Selon la radio israélienne, la participation active de l’Égypte et de la Turquie à cet échange pourrait également permettre à Israël de se rapprocher des deux pays. Les relations avec l’Égypte, médiateur dans cet échange et premier pays arabe à avoir signé la paix avec Israël, traversent une période d’incertitude depuis la chute du président Hosni Moubarak en février. Une très vive tension règne aussi avec la Turquie, qui a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv à la suite du refus persistant du gouvernement israélien de présenter des excuses pour la mort de neuf passagers turcs d’une flottille pour Gaza tués en 2010 dans les eaux internationales par un commando israélien.
Côté israélien, la cote de Benjamin Netanyahu profite de la libération du jeune sous-officier, devenu une icône en Israël. « Le Premier ministre a prouvé avec sa décision sur l’échange de prisonniers ses qualités de leadership », a affirmé hier Nahman Shaï, député de Kadima, le principal parti de l’opposition, d’habitude très critique de M. Netanyahu. Un nouveau sondage publié hier confirme les précédentes études, avec 75,7 % des Israéliens approuvant les termes de l’échange de prisonniers, 29,1 % exprimant une « opinion plus favorable » qu’auparavant de M. Netanyahu.
Le Hamas alloue 2 000 dollars aux anciens détenus
Par ailleurs, « la libération de Shalit va fournir au Hamas une occasion de s’ouvrir sur l’Occident, ce qui est l’un de ses objectifs et cela peut se refléter par une grande souplesse politique de sa part à l’avenir », ajoute Naji Charab. « Cet accord peut être le début de l’ouverture de canaux de dialogue avec la société occidentale, les États-Unis et l’Europe », confirme Moukhaïmer Abou Saada, politologue dans la même université. « La société occidentale et les États-Unis semblent revenir sur leur vision du Hamas et commencent à se rendre compte que le principal acteur politique dans la région est l’islam politique, dont le Hamas fait partie », relève-t-il.
« Pour que le Hamas soit considéré comme un interlocuteur, il faut plus que la libération de Shalit », a néanmoins prévenu hier le président français, Nicolas Sarkozy, citant comme exigences la reconnaissance d’Israël, rejetée par le mouvement islamiste, et la condamnation de toute forme de violence. Washington a salué la libération de Gilad Shalit, sans pour autant se prononcer sur d’éventuelles conséquences sur les négociations de paix.
D’autre part, le Hamas a annoncé hier qu’il allait donner la somme de 2 000 dollars à chacun des prisonniers élargis qui se sont installés dans la bande de Gaza.
(Source : AFP) 
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Le Hamas insiste sur la libération de tous les prisonniers

19 Octobre 2011
IRIB- Le porte-parole du mouvement de la Résistance islamique de la Palestine, (Hamas) a insisté sur la libération de tous les prisonniers. En condamnant les déclarations de certains responsables de l’Autorité autonome de la Palestine, qui ont dénigré l’importance de l’accord d’échange de prisonniers palestiniens avec le régime sioniste, Sami Abou-Zohri, a laissé entendre que les combattants palestiniens poursuivront leur résistance, face à Israël, jusqu’à la libération de tous les prisonniers palestiniens. Abou-Zohri a ajouté que c’était  la Résistance qui a contraint les autorités du régime sioniste à libérer les prisonniers palestiniens. Na’el  al-Barghouthi, le plus ancien prisonnier palestinien, libéré, hier, après 34 ans de détention, purgée, dans les prisons du régime sioniste, a affirmé que la libération des prisonniers palestiniens est une autre preuve de la victoire de la Résistance et de l’échec du compromis. Le régime sioniste a libéré, hier, mardi, conformément, à l’accord d’échange de prisonniers avec le Hamas, 477 prisonniers palestiniens.
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Le Hamas va-t-il enlever un autre soldat sioniste ?

[ 19/10/2011 - 22:36 ]
Palestine – CPI
Pour les Israéliens, il y a une différence notable entre les négociations précédentes et les négociations actuelles. Avant, les hommes des services de sécurité (israéliens) avaient un rôle plus important contrebalançant celui du premier ministre. Actuellement, leur rôle diminué donne à Netanyahu plus de liberté pour utiliser son autorité de pilote politique.
Bien que la transaction actuelle soit exactement la même que celle refusée par "Israël" en mars 2009, elle a été signée, après que chacun avait pris sa place.
Il y a deux ans, il y a avait quasiment le même nombre de captifs libérables. Les Israéliens sont venus au Caire. Al-Jaabari, personnalité du Hamas, est aussi venu pour signer la transaction. Mais le Hamas a décidé au dernier moment de s’en retirer.
A l’époque, Netanyahu est entré dans son bureau et a désigné un nouveau négociateur qui était Hodjazi Haddas. Les Egyptiens se sont retirés du jeu. Un médiateur allemand les a remplacés. En février 2011, "Israël" a proposé une transaction plus souple. Elle a été refusé par le Hamas et le rôle du médiateur allemand a pris fin.
En mai, les Egyptiens ont repris leur rôle de médiateur. La position israélienne a commencé à connaître quelques changements. Elle a accepté la libération d’un certain nombre de ces détenus connus pour leur dangerosité, surtout sur le niveau moral. Une ligne rouge a été dépassée.
"Israël" a parlé de la libération d’un certain nombre de prisonniers très dangereux, mais très malades, encore une ligne rouge.
Puis "Israël" ne voulait pas libérer des détenus originaires de la ville d'Al-Quds, pour montrer son autorité sur cette ville, mais elle a accepté : une autre ligne rouge dépassée.
"Israël" ne voulait libérer certaines captives ; en octobre, elle a accepté.
En ce qui concerne les détenus libérables originaires de Gaza, "Israël" a accepté d’augmenter leur nombre. Il a ajouté sur la liste six chefs militaires du Hamas, qui sont très dangereux à ses yeux. Encore une concession.
"Israël" a accepté de libérer plus de cent détenus qui habitent en Cisjordanie, dont 61 condamnés à perpétuité. Le chef du service de renseignement Shabak croit que leur libération est dangereuse. Il donne l’exemple de Salah Arouri, qui a quitté la prison il y a un an ; il vit actuellement à Damas. Il fait partie de l’équipe de Khaled Mechaal, président du bureau politique du mouvement islamique du Hamas.
Faire passer la pilule
"Israël" et le Hamas se sont mis d’accord pour renvoyer plus de deux cents libérés originaires de la Cisjordanie et de la ville d'Al-Quds vers la bande de Gaza et une quarantaine vers l’extérieur. Des experts de la lutte (contre l’occupation). Et pour faire passer la pilule, "Israël" a accepté qu’ils retournent vers la Cisjordanie par petits groupes.
Le critère « avoir du sang sur les mains » n’est plus pris en compte depuis un moment. Aujourd’hui, on parle seulement du niveau de dangerosité, pour faire passer la pilule encore une fois.
Les chiffres du Shabak disent qu’environ 60% des « terroristes » libérés retourneraient à des activités « terroristes ». Un huitième d’entre eux retourneraient en prison. Cette année en cours, on a pu repérer une vingtaine d’organisations palestiniennes essayant d’enlever un soldat ou un civil israélien. Et Mechaal menace d’enlever des Israéliens, tant qu’il y a des Palestiniens dans les prisons israéliennes. Et il est évident que les activistes, vont travailler, avec beaucoup de volonté, pour libérer leurs semblables qui vont rester en prison.
Finalement, si on fait le compte, les libérés de cette transaction ont tué quelque 599 Israéliens ; les libérés de la précédente transaction, celle de Jibril, qui sont devenus l’épine dorsale de l’Intifada, ont tué 178 Israéliens.
Article écrit par Alex Fishman, dans le journal hébreu Ahronot, le 16 octobre 2011, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)
 

Saadat : La Résistance seule garant de la libération !

[ 19/10/2011 - 23:02 ] 
Ramallah - CPI 
Le secrétaire général du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) Ahmed Saadat, a adressé ses félicitations à nos masses populaires, à l'occasion du paraphe et, de la conclusion de la Transaction d'échange des prisonniers, en affirmant qu'elle constitue le fruit de la Résistance et de la ténacité ; par la même occasion, il envoya ses félicitations aux détenus libérés des deux sexes et qui font partie de la Transaction, ainsi qu'à leurs parents et familles .
Dans une lettre transmise par l'avocat de l'Institution "Addahmir" (la Conscience) chargée de ladéfense des prisonniers et des Droits de l'homme, qui lui a rendu visite ce jour mardi (18-10) à l'infirmerie de la prison de Ramallah, Saadat a exprimé aux détenus libérés, ses vœux de vie heureuse aux seins de leurs familles et de leurs parents .
En conclusion, le dirigeant Saadat estime que cette réalisation, confirme que la seule voie , qui mène à la  libération, à la fois des détenus et de tous les autres objectifs de notre peuple, est la voie de la Résistance qui constitua, tout le long des années de la Révolution contemporaine, la motivation essentielle à toute réalisation !
Il souligna que, ce n'est pas une dernière bataille, car nous persisterons dans la défense des objectifs de notre peuple et, nous continuerons l'épopée de la liberté, dont la ténacité et la Résistance nous sont inspirées par les sacrifices des enfants de notre peuple et de tous les hommes libres dans le monde .

Ban Ki Moon : Halte à l'occuaption !

[ 19/10/2011 - 23:19 ] 
New York - CPI 
Le secrétaire général des Nations Unis, Ban Ki Moon a invité le gouvernement de l'occupation, à prendre les mesures susceptibles de lever le siège de la Bande de Gaza qui dure depuis cinq années consécutives; ceci succède à la relaxation du soldat capturé dans la Bande de Gaza, dans le cadre d'une Transaction d'échange avec le Mouvement "Hamas" .
Dans une déclaration publiée sur le site électronique des Nations-Unies , ce mardi (18-10) en soirée, Ban Ki Moon a dit : « j'espère voir l'accroissement des mesures qui mènent à la levée du siège de Gaza, et permettra la reconstruction » Il a appelé, au même moment à mettre un terme à l'introduction des armes et à la sauvegarde du calme entre Israël et Gaza, selon le communiqué !
Le secrétaire général des Nations-Unis a exprimé sa vive satisfaction, pour l'exécution de la Transaction d'échange des prisonniers, ce mardi, et qui aboutit à l'accord de relaxation de mille et vingt sept détenus palestiniens, en deux étapes, dont la première a engendré la libération d'un              contingent de quatre cent soixante dix sept détenus contre la délivrance du soldat sioniste Chalit Jelàad .
Il a en outre exprimé son espoir, que cet accord conduise au renforcement des perspectives d'instauration de la paix, qui trébuchent, et s'étendre à toute la région du Moyen-Orient,attirant en même temps l'attention, sur le fait qu'il a demandé à plusieurs reprises de mettre fin à la séquestration de Chalit ainsi que la relaxation de tous les palestiniens qui ont été exposés à de fâcheuses violations des Droits de l'homme tout le long de cette période, selon ses dires .   

Les palestiniens au Brésil : Unanimité autour de la Résistance

[ 19/10/2011 - 23:38 ]
Brasil - CPI
La colonie palestinienne au Brésil, a salué à travers ses institutions et ses associations, le peuple palestinien pour la délivrance des palestiniens, des prisons de l'Entité sioniste, et adresse ses félicitations à tous les foyers palestiniens, qui ont accueilli leurs enfants libérés, saluant au même moment, la ténacité dont les prisonniers ont fait preuve et , leur mise en échec de toutes les tentatives de l'Entité sioniste, attestant que les détenus palestiniens forment une des écoles de militantisme les plus avancés de Résistance , de liberté et de dignité .
La colonie palestinienne a salué le Mouvement de Résistance Islamique "Hamas" et les formations de la Résistance, qui ont joué un rôle essentiel, et qui ont mené des négociations qui ont brisé les normes sionistes pour faire libérer, les prisonniers de la liberté .
La colonie a précisé, qu'elle croit fermement que la Résistance palestinienne est essentielle dans le combat, pour contraindre l'entité sioniste à la soumission, et à la capitulation devant les revendications palestiniennes, pour faire valoir le Droit palestinien sur tout le Territoire le la Palestine, pressant toutes les formations palestiniennes de prendre en considération cette réalisation et son importance, et d'en tirer les leçons qui s'imposent pour accroître les réalisations qui participent à faire libérer davantage de prisonniers .
La colonie s'est ensuite adressé à la Résistance en disant : "Nous ne pouvons que bénir la Transaction, et bénir ceux l'ont supervisé , votre gestion des négociations accuse un vrai succès au sens le plus fort du terme, c'est vous qui les aviez menées et vous qui aviez négociés avec un ennemi obstiné, nazi, qui ne connait que le langage des meurtres et des crimes, c'est une Entité nazi.
Par votre capacité, intelligence, ténacité et la bonne gestion des négociations , vous avez réussi à arracher la délivrance des détenus qui dans le lexique de cette Entité présentait une ligne rouge .

Hamdan à Sarkozi : Que faites-vous de la neutralité ..!?

[ 20/10/2011 - 00:38 ]
Beirout - CPI
Le responsable du dossier des relations extérieures au sein du Mouvement de la Résistance Islamique"Hamas" , Oussema Hamden ; s'est étonné des propos tenus par le président français Sarkozi qui considère, que la relaxation par le Mouvement de la Résistance islamique "Hamas" , du soldat sioniste Jelàad Chalit est insuffisante, car ce qui est requis, c'est la reconnaissance d'Israël et, le renoncement au terrorisme; Hamdan commentant ses propos précisa que ces déclarations sont tout à fait mal à propos, à l'occasion de la conclusion de la Transaction des prisonniers .
Dans uine déclaration au centre palestinien d'information (CPI) , Hamden précisa que " Hamas" voulait obtenir au moyen de la Transaction, la libération des prisonniers et ceci est fait ; il continue : " Nous n'avons relaxé Chalit que pour nous voir confiés les détenus, ceci a effectivement eu lieu, par conséquence la question de la reconnaissance de l'état d'Israël et, la renonciation à la Résistance sont hors mise ; je suis tout particulièrement étonné que le président Sarkozi s'aventure en ce moment dans de telles déclarations ."
Hamden a considéré que la conclusion de la Transaction et la relaxation de 1027 prisonniers constituent " une acceptation par Israël du fait accompli " et invita l'Occident à respecter et à se conformer à la volonté des peuples ; il ajouta : " qu'il n'a jamais été question à cet étape, de reconnaissance, la simple conclusion de la Transaction signifie que, l'ennemi est contraint de s'entendre et de s'accorder avec Hamas, qu'il le reconnaisse publiquement ou s'abstienne de le faire ; tout le monde sait que la légitimité est édifiée par les peuples et, que celle qui est parachutée de l'extérieur vaut par contre traitrise pure et simple ; nous demandons en conséquence au monde d'être réaliste et en symbiose avec les valeurs qu'il affiche pour soutenir la démocratie , oeuvrer pour en finir avec l'occupation et de coopérer avec la direction que le peuple palestinien choisit . "
Hamden a de plus signalé que, la Transaction des détenus, confirme la justesse du point de vue de "Hamas" qui, demeure attaché à la Résistance et, refuse la reconnaissance de l'occupation ; il ajoute : '' il y a des tentatives de faire dévier les choses de leur trajectoire et, ses tentatives ne servent à rien et ne peuvent engendrer de solutions adéquate . Ce qui s'est produit c'est une opération d'échange de détenus sans plus, qui prouve que le Droit s'arrache, et ne s'octroie pas ; en toute franchise la Transaction des détenus n'est ni un tremplin pour la reconnaissance d'Israël, ni pour le renoncement à la Résistance mais tout à fait le contraire ."
Les médias internationaux avaient auparavant rapporté, une déclaration attribuée au président français Nicola Sarkozi , selon laquelle il aurait dit : "pour que le Mouvement "Hamas" soit reconnu en tant qu'interlocuteur, il faut plus que la relaxation Jelàad Chalit, il faut qu'il reconnaise Israël et, condamne toutes les formes de violonces .