mercredi 27 juillet 2011

La loi anti-boycott constitue une violation des droits humains et porte atteinte à la démocratie en Israël

publié le mardi 26 juillet 2011
EMHRN

 
La loi anti-boycott interdit aux organisations et aux citoyens israéliens de participer au « boycott de l’Etat d’Israël », et même, dans certains cas, d’accepter de participer à un boycott.
L’UE doit sans équivoque condamner cette loi
APRODEV, le Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme(REMDH), Front Line, l’Observatoire pour la Protection des Défenseurs de Droits de l’Homme – programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la Torture (OMCT) et de la Fédération internationale pour les Droits de l’Homme (FIDH) – et le Quaker Council for European Affairs tiennent à exprimer leur inquiétude concernant la « Loi pour la prévention des dommages envers l’Etat d’Israël provoqués par un boycott – 2011 » (loi anti-boycott). Cette loi, adoptée le 11 juillet 2011 par la Knesset, par 47 voix contre 38, constitue une nouvelle attaque contre la liberté d’expression et d’association en Israël.
La loi anti-boycott interdit aux organisations et aux citoyens israéliens de participer au « boycott de l’Etat d’Israël », et même, dans certains cas, d’accepter de participer à un boycott. La définition du « boycott de l’Etat d’Israël » ne concerne pas seulement l’Etat d’Israël et ses institutions, mais aussi toute zone qui dépend de son contrôle, ce qui inclut donc les colonies israéliennes des territoires palestiniens occupés (TPO), établies en contravention du droit international.
La loi définit l’appel au boycott de l’Etat d’Israël comme un « dommage civil », qui peut par conséquent entraîner des dommages et intérêts. Toute personne qui en appelle publiquement au boycott risque d’être poursuivie par la cible concernée et condamnée à une amende, même si aucun dommage effectif n’a été causé à la partie menacée d’un boycott.
Cette loi autorise aussi le gouvernement à révoquer les exemptions d’impôts et autres droits et bénéfices dont profitent les personnes ou les groupes israéliens, de même que les institutions académiques, culturelles et scientifiques qui reçoivent une aide de l’Etat, s’ils se prononcent en faveur d’un boycott. Dans un grand nombre de cas, cela signifie pour les institutions concernées qu’elles ne seront plus éligibles pour des aides publiques extérieures, y compris de l’Union européenne, dont une grande partie est largement dépendante.
En outre, les entreprises et les industries israéliennes (y compris les succursales israéliennes des sociétés étrangères) risquent d’être pénalisées par cette loi si elles refusent de traiter avec des entreprises situées dans les colonies (par exemple, si elles signent une clause de ce genre dans un contrat conclu avec des associés palestiniens). Indépendamment des mérites effectifs de la tactique du boycott, les tentatives faites pour l’empêcher limitent considérablement la liberté d’expression, dans la mesure où elles visent les expressions publiques non violentes d’opposition aux politiques israéliennes. Elles affectent aussi la liberté d’association, dans la mesure où elles exposent les organisations qui s’engageraient dans une campagne publique contre les colonies et autres violations des droits de l’Homme à des sanctions juridiques et financières et à de coûteuses demandes de compensation de la part des organisations des colonies.
Cette nouvelle loi constitue une tentative inacceptable de réduire au silence les organisations de société civile en Israël, et de limiter gravement leurs activités. Elle s’inscrit dans le cadre d’une campagne qui cherche à priver de leur légitimité les activités des organisations de la société civile israélienne, en particulier celles qui défendent les droits humains fondamentaux des Palestiniens dans les TPO et qui dénoncent l’occupation et ses conséquences. La loi viole les traités internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par l’Etat d’Israël, notamment le Pacte international sur les droits civils et politiques, et s’inscrit donc en faux par rapport aux principes fondamentaux de la démocratie.
Nous exprimons notre solidarité et notre ferme soutien aux 53 organisations de société civile en Israël qui ont conjointement signé une lettre adressée au président de la Knesset, M. Reuven Rivlin, en février 2011, pour protester contre cette proposition de loi [1]. C’est la deuxième loi adoptée par la Knesset, en moins de six mois, qui vise à restreindre les activités de la société civile indépendante d’Israël.
Nous saluons avec satisfaction l’inquiétude manifestée dans un premier temps par Madame Ashton, Haut représentant de l’Union européenne. Toutefois, conformément aux directives de l’UE sur les défenseurs des Droits de l’Homme, nous demandons instamment à l’UE et à ses Etats membres :
-  De condamner cette loi publiquement et sans équivoque, et d’inviter Israël à la révoquer et à s’abstenir de toute nouvelle législation ou pratique qui tendrait à restreindre les libertés d’association et d’expression en Israël.
-  D’utiliser tous les moyens à leur disposition pour défendre et protéger la liberté d’association et d’expression des organisations et des défenseurs des droits de l’Homme en Israël.
-  De réitérer avec force, lors de la prochaine réunion du Groupe de travail UE-Israël sur les droits de l’Homme, qui doit se tenir le 13 septembre 2011, leurs inquiétudes quant aux restrictions imposées aux organisations et aux défenseurs des droits de l’Homme.
-  De continuer à soutenir financièrement les organisations de société civile en Israël qui défendent ces droits et libertés fondamentaux.
[1] voir Coalition of Women for Peace http://www.coalitionofwomen.org/?p=...

Le Liban et Israël se disputent le gaz de Méditerranée orientale

publié le mercredi 27 juillet 2011
Paul Khalifeh, RFI

 
Le ton monte entre le Liban et Israël au sujet de l’exploitation de ressources gazières en Méditerranée. Beyrouth accuse Tel-Aviv d’avoir empiété sur sa souveraineté maritime dans un accord ratifié avec Chypre. Ce nouveau litige s’ajoute à celui des fermes de Chebaa occupées par Israël et revendiquées par le Liban. Cette fois, les enjeux économiques sont énormes car les découvertes de gaz sont gigantesques.
L’annonce de la découverte d’importants gisements de gaz et de pétrole, à l’Est de la Méditerranée, il y a un peu plus d’un an, avait ravivé l’inquiétude de voir une recrudescence de la tension entre le Liban et Israël. Aujourd’hui, ces craintes sont parfaitement justifiées. Depuis l’annonce par l’Etat hébreu de la conclusion d’un accord sur le tracé des frontières maritimes avec Chypre, début juillet, les déclarations belliqueuses fusent de part et d’autre. Beyrouth estime que ce tracé pénètre sur une distance de 19 kilomètres dans sa Zone économique exclusive (ZEE). Il a donc été décidé d’accélérer les procédures pour ne pas laisser le champ libre à l’Etat hébreu, avec lequel le Liban est techniquement en guerre depuis 1948.
Le président du Parlement, Nabih Berri, a assuré, mercredi 20 juillet 2011, que le Liban est fermement déterminé à défendre tous ses droits. « Il faut faire face aux tentatives israéliennes de violer nos eaux territoriales ou de mettre la main sur le pétrole et le gaz libanais, a dit ce leader chiite, allié du Hezbollah. Le Liban effectuera les démarches nécessaires et accélèrera la promulgation de la loi du tracé des frontières maritimes. Un projet de loi est en voie d’élaboration pour être examiné lors d’une séance législative, le 3 août prochain », a-t-il dit.
Beyrouth a également décidé de déposer un recours auprès des Nations unies contre le tracé israélo-chypriote. Le vice-Premier ministre israélien et ministre des Affaires stratégiques, Moshé Yaalon, a accusé l’Iran et le Hezbollah de se tenir derrière cette démarche. « Ces deux parties, a-t-il dit début juillet, tentent de créer intentionnellement un foyer de tension avec Israël. Nous avons signé un accord avec Chypre de même niveau que l’accord signé entre ce pays et le Liban. Et lorsque nous avons annoncé les prospections gazières, les Iraniens et le Hezbollah ont décidé que c’était un bon sujet de confrontation avec nous. Ils ont décidé la délimitation d’une nouvelle ligne, au sud de la ligne convenue entre le Liban et Chypre, qui pénètre en fait dans notre domaine maritime. Cela a été exécuté intentionnellement pour créer un point de confrontation, comme les fermes de Chebaa ».
Même discours du côté du ministre israélien des Affaires étrangères. « Le Liban, sous la pression du Hezbollah, est à la recherche de frictions, mais nous n’allons pas renoncer à tout ce qui nous revient », a déclaré Avigdor Lieberman.
Des réserves importantes  
En 2010, Noble Energy, une compagnie basée aux Etats-Unis, avait annoncé la découverte d’un potentiel de 453 milliards de m3 de gaz au « large d’Israël ». Ce pays dispose déjà du gisement de Tamar, dont les réserves sont estimées à 238 milliards de m3 de gaz.
De son côté, dès 2001, le Liban avait fait réaliser un balayage sismique de ses fonds marins. Deux compagnies étrangères, Spectrum et Petroleum Geo-Services (PGS), avaient alors procédé à des prélèvements, respectivement en 2002 et 2006. Ces études sismiques et géologiques avaient révélé la présence possible de gaz et de pétrole.
Un rapport de l’USGS (US Geological Survey) estime le potentiel au large des eaux libanaises à près de 608 millions de barils de pétrole, 44 560 milliards de pieds cubiques de gaz (plus de mille milliards de m3) et 1 107 millions de barils de gaz naturel liquide.
Ces quantités avérées ou estimées permettraient au Liban d’éponger son énorme dette publique de 65 milliards de dollars (150% du PIB) et de s’assurer une indépendance énergétique pour les décennies à venir. A condition, évidemment, que le litige avec Israël soit réglé.
Le représentant du Liban à l’ONU, Nawaf Salam, a souligné que le Liban avait remis, en 2010, les informations qu’il possède au sujet de l’étendue de sa superficie maritime, en y joignant les cartes nécessaires. Il a ajouté que Beyrouth a également remis aux Nations unies des documents dans lesquels il s’oppose à l’accord de démarcation conclu entre Israël et Chypre en 2011. « Les Nations unies ont la responsabilité d’empêcher toute violation des eaux territoriales libanaises », a affirmé l’ambassadeur libanais, le 21 juillet.
L’Onu se désengage
Au lieu d’intervenir rapidement pour empêcher l’émergence d’un nouveau conflit entre les deux pays, l’ONU semble opter pour le désengagement. Michael Williams, le représentant spécial de Ban Ki-moon au Liban, a indiqué toujours le 21 juillet, que les Nations unies ne pouvaient pas aider le Liban et Israël sur la question de la délimitation maritime pour des avantages économiques. « Il est difficile pour l’ONU de trouver un moyen pour avancer sur cette question, a déclaré Michael Williams lors d’une conférence de presse à New York. Il faut être conscient que les différends maritimes sont bien plus difficiles à régler que les frontières terrestres ».
Le représentant spécial de Ban Ki-moon au Liban a noté, au passage, qu’Israël est « bien avancé » dans ces projets d’exploration et a six à sept ans d’avance sur le Liban. Le diplomate a également fait observer que les ressources maritimes entre Israël et le Liban sont « devenues un problème, bien que chaque partie ait tendance à amplifier les choses ».
Le Liban et Israël ont clairement décrit le domaine qu’ils considèrent comme étant leurs ZEE (Zone économique exclusive) et ont déposé leurs documents à l’ONU. Mais ce qui « complique les choses, c’est que le Liban est membre de la Convention des Nations unies sur le droit dela mer et qu’Israël ne l’est pas », a ajouté le représentant à Beyrouth du secrétaire général de l’ONU.
Le Hezbollah menace
Le Hezbollah, qui avait très peu communiqué sur la question, s’est exprimé dimanche 17 juillet 2011. Mohammad Raad, le chef du bloc parlementaire du parti, a assuré que le Liban allait « récupérer la souveraineté intégrale de ses eaux ». « L’ennemi israélien ne peut forer un seul mètre dans les eaux à la recherche de pétrole et de gaz si la zone fait l’objet d’un litige, a ajouté Mohammad Raad sur un ton menaçant. Vu que cette zone est contestée, il (Israël) doit résoudre le litige, car aucune compagnie ne pourra mener des prospections dans des eaux dont la souveraineté est contestée ».
Le Hezbollah a-t-il les moyens de mettre ses menaces à exécution ? Probablement. Surtout si l’on se souvient que le 26 mai 2010, Hassan Nasrallah avait annoncé que « la résistance dispose de missiles sol-mer capables d’imposer un blocus maritime à Israël en cas de nouvelle guerre ». « Nous détruirons tous les navires civils, militaires et commerciaux qui s’approcheraient de la Palestine », avait-il dit.
Lors de la guerre de 2006, le Hezbollah avait tiré des missiles C-802 de fabrication chinoise. Une frégate israélienne qui croisait au large de Beyrouth avait été touchée. Quatre membres d’équipage avaient été tués ou portés disparus.
Ce nouveau litige entre le Liban et Israël est d’autant plus grave qu’il porte sur des enjeux économiques, énergétiques et stratégiques colossaux.
Paul Khalifeh, correspondant à Beyrouth, 25 juillet 2011

Erdogan : Pas de normalisation avec l’État hébreu sans excuses et levée du blocus sur Gaza

25/07/2011
« Tant qu’Israël ne présentera pas des excuses à la Turquie et ne versera pas des compensations pour les familles des victimes, une normalisation des relations est impensable », a déclaré le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. M. Erdogan a accusé Israël d’avoir « tiré dans le dos » d’activistes sans armes et d’avoir perpétré un « massacre barbare », lors de l’abordage meurtrier d’un navire turc en 2010.
M. Erdogan s’en est en outre pris à l’« intransigeance » d’Israël, qui refuse selon lui d’avancer vers une solution du conflit israélo-palestinien, et son refus de lever le blocus de Gaza. « La tragédie provoquée par Israël à Gaza ne peut être expliquée », a-t-il ajouté.  

Pour Abbas, les Palestiniens ont été « contraints » par Israël d’aller à l’ONU

25/07/2011
« Nous allons aux Nations unies parce que nous y sommes contraints et ce n’est pas une action unilatérale », a déclaré le président palestinien, Mahmoud Abbas, à l’ouverture d’une réunion de l’ensemble des représentants diplomatiques palestiniens à Istanbul, ajoutant : « Ce qui est unilatéral, c’est la colonisation israélienne. » « Avec Benjamin Netanyahu nous ne sommes pas parvenus à revenir aux négociations à cause de son refus de négocier sur les frontières de 1967 et d’arrêter la colonisation », a-t-il expliqué. Faute de perspective sérieuse de reprise des négociations de paix avec Israël, enlisées depuis neuf mois, les Palestiniens comptent demander à l’ONU l’admission d’un État de Palestine lors de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies, en septembre.

Les Palestiniens demanderont au Conseil de sécurité d'entrer à l'ONU (Abbas)

AFP | 27/07/2011
Les Palestiniens présenteront devant le Conseil de sécurité leur demande d'adhésion d'un Etat de Palestine à l'ONU, a annoncé mercredi le président Mahmoud Abbas lors d'une réunion du Conseil central de l'OLP à Ramallah (Cisjordanie).
"Nous allons au Conseil de sécurité, via une requête au secrétaire général des Nations unies, pour obtenir une adhésion à part entière à l'ONU et la reconnaissance de la Palestine sur les frontières de 1967", a-t-il déclaré au début de la réunion de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine).
"Nous devons aller aux Nations unies sans faire la moindre erreur", a estimé le président palestinien, rappelant qu'une réunion sur la rédaction de la requête à l'ONU était prévue le 4 août à Doha avec des experts de la Ligue arabe.
"Nous ne voulons pas de confrontation avec les Américains", a-t-il assuré, en référence à l'intention des Etats-Unis d'opposer leur veto au Conseil de sécurité.
"L'ONU n'est pas une alternative aux négociations" de paix avec Israël, a réaffirmé M. Abbas.
Selon lui, "122 Etats reconnaissent l'Etat de palestine sur les frontières de 1967". 

La Turquie se prépare à durcir son attitude face à Israël

27/07/2011
La Turquie se prépare à durcir son attitude face à Israël, qui refuse de présenter des excuses pour son raid meurtrier en 2010 contre un navire turc en route pour Gaza, a-t-on appris hier de sources officielles. « La balle est dans le camp d’Israël. S’il se décide à s’excuser, tant mieux, sinon la Turquie dispose d’un plan B », a déclaré un diplomate turc sous le couvert de l’anonymat, au lendemain de l’annonce d’un nouveau report de la publication du rapport de l’ONU sur l’attaque meurtrière, qui était prévue en fin de semaine.
Autre mesure prévue, sur le plan diplomatique, la Turquie, qui a rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv après l’opération israélienne et dispose actuellement d’un chargé d’affaires dans ce pays, pourrait réduire davantage son niveau de représentation. Elle pourrait aussi ne pas donner son agrément au remplaçant de l’actuel ambassadeur d’Israël à Ankara, a-t-on souligné de source proche du gouvernement.
La Turquie s’efforcera par ailleurs de faire entendre « la voix des Palestiniens » dans les organisations internationales, notamment à l’ONU, où les Palestiniens demandent l’adhésion d’un État de Palestine, et elle prendra une position encore plus active en faveur d’une réconciliation interpalestinienne, afin de forcer Israël à reprendre les négociations de paix, a-t-on précisé de même source. 

Pour l’ONU, les Palestiniens sont prêts à assumer la responsabilité d’un État

27/07/2011
Les Palestiniens sont prêts à assumer la responsabilité d’un État dans un avenir proche, a déclaré hier Robert Serry, coordonnateur de l’ONU au Moyen-Orient. « Les Palestiniens cherchent activement à devenir membres de l’ONU », a rappelé M. Serry lors d’un débat aux Nations unies sur le conflit israélo-palestinien. « Mais je crains que la solution de deux États (israélien et palestinien) ne puisse être garantie », a-t-il constaté.
Le président palestinien Mahmoud Abbas avait affirmé samedi que les Palestiniens étaient « contraints » de demander à l’ONU l’adhésion d’un État de Palestine, à cause du refus d’Israël de mettre fin aux colonisations et de négocier sur la base des frontières de 1967. La question de l’adhésion palestinienne à l’ONU sera abordée lors de l’assemblée générale des Nations unies en septembre.
Hier, l’ambassadeur israélien à l’ONU, Ron Prosor, s’est opposé à cette démarche : « Les actions unilatérales n’apporteront pas la paix dans la région. Comme une fausse idole, l’initiative palestinienne aux Nations unies peut sembler attirante pour certains. En fait, elle détourne l’attention de la vraie voie vers la paix », a-t-il déclaré. L’ambassadeur israélien a encore ajouté que « sur la question d’un État juif, nous devons aussi être clairs : pour une paix durable, la reconnaissance par Israël d’un futur État palestinien doit se faire en même temps que la reconnaissance par les Palestiniens d’Israël comme État juif ». L’observateur permanent de la Palestine à l’ONU, Riyad Mansour, a rétorqué que « le moment est venu pour une Palestine indépendante ». La solution, a-t-il répété, « est l’indépendance d’un État palestinien, avec Jérusalem-Est comme capitale, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité, sur la base des frontières de 1967 ».
La représentante permanente adjointe des États-Unis à l’ONU, Rosemary Di Carlo, a une fois de plus répété la position américaine. « Mon gouvernement a toujours été clair : le seul endroit où les questions liées au statut permanent (de la Palestine) peuvent être résolues, y compris celles des frontières et du territoire, est dans les négociations entre les parties, pas sur une place internationale comme les Nations unies. »
Par ailleurs, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a déclaré hier, lors d’une réunion de la Ligue arabe, au Caire, consacrée à la crise financière que traverse l’Autorité palestinienne, que l’Autorité « a besoin de toute urgence de 300 millions de dollars pour sortir du goulot d’étranglement ».
(Source : AFP) 

Histoire de la Nakba : Hachette refuse de se coucher devant le CRIF

samedi 23 juillet 2011
Pour une fois les mesures d’intimidation exercées par le lobby israélien en France ne semblent pas avoir fonctionné, et ce dernier enrage d’apprendre que les éditions Hachette n’ont finalement pas accepté de modifier les deux pages des manuels d’histoire de classe de 1ère, concernant la Nakba, et faisant état de la "catastrophe" que fut l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens par Israël en 1948.
Sous la plume de l’officine sioniste "Europe Israël" :
"France : l’éditeur Hachette refuse de corriger les manuels scolaires anti-israéliens !
Rappelez vous le 30 juin nous révélions qu’un manuel d’histoire destiné aux classes de 1ère aux Editions Hachette réécrivait l’histoire à des fins de propagande anti-israélienne. Le lendemain nous révélions qu’un second manuel Hachette, cette fois destiné aux classes de 4ème, était lui aussi anti-israélien. Le 5 juillet nous écrivions que rien n’était gagné que certains avaient tort de se réjouir d’une révision de ces manuels sans la moindre preuve venant d’Hachette.
Aujourd’hui nous apprenons que les librairies ont reçu un fax d’Hachette afin de remettre en vente les fameux manuels incriminés sans aucune modification ! Hachette précisant que l’entreprise ne céderait pas aux pressions, cédant ainsi aux pressions adverses du lobby pro-palestiniens…
On a pu lire ici est là que les manuels incriminés n’étaient qu’une épreuve non diffusée ce que nous démantions formellement car ces manuels étaient déjà en vente en librairie.
Certain se sont réjouis trop vite du retrait de ces ouvrages et ont cru qu’Hachette allait corriger les quelques pages tendancieuses.
Europe Israël est resté très prudent car nous nous étonnions du double discours d’Hachette qui prétendait que les livres n’étaient que des épreuves avant tirage alors que nous savions qu’ils étaient déjà dans toutes les librairies.
Nous étions également prudent car Hachette n’avait pas pris la peine de répondre à notre courrier. Prudent également de l’absence de réaction officielle des éditions Hachette.
Aujourd’hui la maison d’édition se dévoile en persistant dans la propagande anti-israélienne !
Elle refuse de modifier ces quelques pages dont les auteurs eux-mêmes reconnaissent les erreurs :
En effet l’un des auteurs de ce manuel m’a personnellement appelé au téléphone pour reconnaitre que les erreurs pointées étaient fondées et graves. Il m’a également précisé que le directeur de la publication Monsieur Zachary reconnaissait aussi les erreurs et n’avait pas été assez vigilant sur le contenu de ces pages…
Devant une telle position d’Hachette, nous conseillons donc à l’ensemble de la communauté juive, à l’ensemble des amis d’Israël et à l’ensemble des professeurs, qui ne se reconnaissent pas dans ce parti pris anti-israélien, d’acheter les manuels d’autres éditeurs beaucoup plus sérieux et surtout beaucoup plus neutres…
Nous sortirons dans les prochains jours un dossier sur la société Hachette et ses vieilles "amitiés" particulières qui expliquent peut-être ce type de positions anti-israéliennes…
En attendant d’autres actions contre la société Hachette…
Jean-Marc MOSKOWICZ
Europe Israël
http://www.europe-israel.org/2011/0...
CAPJPO-EuroPalestine
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Ramadan : pas question d’acheter les dattes de l’occupant israélien !

dimanche 24 juillet 2011
Cette année encore, nous vous rappelons, comme nos amis Belges, qu’il n’est pas question d’encourager l’occupation des territoires palestiniens en achetant les dattes israéliennes. C’est la moindre des choses : soyez vigilants !

"Boycott Israël, Boycottez les dattes de l’apartheid
Dans quelques jours commence le jeûne du mois de Ramadan. C’est une période très attendue par les sociétés agro-alimentaires israéliennes et surtout par les colons de la Vallée du Jourdain qui vivent majoritairement de l’agriculture, sous la protection de l’armée d’occupation israélienne.
C’est pourquoi, une fois encore, nous rappelons l’importance du boycott des dattes “israéliennes”.
Ce samedi 23 juillet, des militants arpentaient le marché de la commune de Saint-Gilles à Bruxelles, pour rappeler aux consommateurs qu’ils doivent poser ce geste simple :
“N’achetez pas les dattes de l’apartheid, renseignez-vous sur leur provenance, beaucoup de commerçants trichent en toute conscience, étant donné les promotions offertes par Israël ou sont eux-mêmes trompés”.

Lisez bien la provenance des dattes avant de les acheter. Si la boîte n’indique pas la provenance, c’est qu’elles viennent d’Israël. Ces dattes sont du reste reconnaissables. Elles sont plus grosses et plus brillantes parce qu’elles sont un croisement entre la prune et la datte, ce qui leur donne cet aspect.

Pourquoi ne pas acheter des dattes tunisiennes ? Une manière de soutenir son économie “post-Ben Ali”.
CAPJPO-EuroPalestine
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La France récompense les massacres israéliens

dimanche 24 juillet 2011
La France aurait annoncé l’achat des drones de fabrication israélienne, qui ont été testés sur la population civile à Gaza, pendant l’opération "plomb durci", c’est à dire qui ont fait leurs preuves en matière de morts, mutilations et destructions. Cette nouvelle donnée par le quotidien Haaretz, si elle ne surprend pas de la part de notre gouvernement, nous dégoûte profondément.
C’est la première fois, affirme le journal israélien, qu’Israël exporte ce modèle d’avions de guerre sans pilote, produit par Israel Aerospace Industries, et dont les premiers exemplaires ont été utilisés par Israël il y a un an et demi.
L’engin est dénommé "Eitan", du doux nom du chef d’état major de l’armée israélienne, Rafael Eitan, qui a participé à toutes les sales guerres israéliennes et qui préconisait de réduire la libre circulation des Palestiniens pour qu’ils soient comme "les cancrelats empoisonnés dans une bouteille".
il est capable d’embarquer dans ses "missions de reconnaissance et d’espionnage" des missiles dont la charge peut atteindre plusieurs centaines de kilos.

Le "Eitan", alors encore en phase de tests, a été utilisé par l’armée israélienne lors de l’agression contre la population de Gaza ("Plomb durci") en décembre 2008-janvier 2009.
Le gouvernement français a dû trouver l’opération concluante et a été sensible aux charmes indéniables de l’engin, vanté sur France 2, par une voix qui souligne que sa "grande autonomie" lui permet de faire un aller-retour d’Israël jusqu’en Iran, et qui déplore qu’il n’ait pas été opérationnel lors de la guerre du Liban...(video sur : http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoaftmPG.html
Un haut fonctionnaire israélien a déclaré : « Historiquement, la boucle est réellement bouclée. L’embargo français et le refus de De Gaulle de nous fournir un jet français développé à partir du savoir-faire israélien ont donné à notre industrie une réelle impulsion et, aujourd’hui, c’est elle qui fournit à la France un avion israélien. »





Vive la collaboration militaire franco-israélienne !
Source : http://www.haaretz.com
CAPJPO-EuroPalestine
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Pourquoi le mouvement de solidarité avec la Palestine fait-il si peur à Israël ?

lundi 25 juillet 2011
Rien de plus dangereux pour Israël que des pacifistes, analyse fort justement Sindibad sur son site. Témoignage à l’appui de Salim, dans Politis.
Pourquoi le mouvement de solidarité avec la Palestine fait-il si peur à Israël ?
Deux évènements survenus début juillet constituent à mes yeux un tournant majeur dans la gestion de la question palestinienne par l’alliance droite-extrême droite au pouvoir en Israël :
- Le gouvernement israélien a décidé de s’attaquer violemment aux pacifistes et militants de la cause palestinienne qui avaient décidé de se rendre par les airs en Cisjordanie et par la mer pour briser le blocus de Gaza.
- La Knesset, le parlement israélien, a voté le 11 juillet une loi qui interdit et punit « toute personne qui lance, favorise ou publie des informations pouvant servir de base à l’instauration du boycott d’Israël ou des colonies juives en Cisjordanie occupée ou à Jérusalem-Est ».
Par ces deux décisions, les chefs de guerre israéliens désignent officiellement le mouvement pacifiste international et les actions non violentes contre l’occupation comme la nouvelle cible de la guerre israélienne.
En plus de la couverture médiatique inespérée dont il a bénéficié et qui a assuré une visibilité internationale au mouvement de solidarité avec la Palestine, ces évènements démontrent clairement que les actions menées depuis de nombreuses années par ces militants en Europe et dans le monde entier commencent enfin à porter leurs fruits : Le gouvernement israélien a désormais plus peur d’une retraitée de la Haute Garonne qui va, pacifiquement manifester, sa solidarité à Bethlehem que d’une roquette du Hamas tombant sur Sederot.
En légiférant contre le boycott et en accentuant la répression contre ces militants, Israël nous fournit la preuve que nos actions et nos manifestations sont non seulement légitimes, mais surtout efficaces.
Jamais les dirigeants israéliens ne s’étaient attaqués, jusqu’à présent, de manière aussi frontale au mouvement de solidarité et aux militants non violents. Le meurtre à Gaza en mars 2003 de Rachel Corrie a été présentée comme un malheureux accident. Le massacre des militants turcs de la flottille de liberté en mai 2010 par la marine israélienne n’était qu’une opération de « légitime défense » selon les militaires israéliens. Si la « Communauté internationale »[1] se charge à chaque fois d’assurer une impunité totale aux crimes israéliens, il en est autrement pour les peuples, très révoltés par cette impunité et l’injustice faite aux Palestiniens.
Jusqu’aux années 2000, les militants de la cause palestinienne se comptaient principalement dans les organisations de gauche et d’extrême gauche. Aujourd’hui, de plus en plus de gens simples s’engagent : retraités, étudiants, chômeurs, artisans, salariés, athées, croyants et laïques. Désormais, la Palestine est devenue une cause universelle.
Si « Le Vietnam a symbolisé la lutte d’un petit peuple du Tiers Monde contre la principale puissance du Nord ; l’Afrique du Sud a illustré la révolte contre un système ségrégationniste dominé par les blancs ; ultime survivance du « colonialisme de peuplement » européen, la Palestine cristallise les aspirations à un monde qui aura tourné la page de deux siècles de domination de l’occident ».[2]
Plus nos gouvernements se compromettent avec l’occupant, plus nos citoyens s’engagent pour l’occupé. Ainsi pour compenser la défaillance des « puissances occidentales » à faire respecter le droit et la justice dans cette partie du monde, en France, un formidable mouvement de solidarité a pris naissance au début de la seconde Intifada en 2001 et qui malgré ses divisions internes a réussi à s’enraciner durablement dans le paysage politique et associatif français. Il n’y a pratiquement pas une ville en France qui ne possède pas « son collectif » ou son association de solidarité avec la Palestine.
Pour ces militants comme l’explique si bien A. GRESH, la Palestine est le symbole « D’abord de la domination de l’Occident. Ensuite, d’une injustice persistance, marquée par une violation permanente du droit international. Enfin, d’une logique de « deux poids, deux mesures », appliquée par les Gouvernements, relayée par les Nations unies et théorisée par bon nombre d’intellectuels occidentaux. Au croisement de l’Orient et de l’Occident, du Sud et du Nord, la Palestine symbolise à la fois le monde ancien, marquée par l’hégémonie du Nord, et la gestation d’un monde nouveau fondé sur le principe de l’égalité entre les peuples. »
Ce mouvement ne fait que s’amplifier depuis dix ans et ce malgré les attaques, les intimidations et le chantage à l’antisémitisme régulièrement brandi par les défenseurs de l’occupation israélienne pour discréditer le mouvement de solidarité. Les actions en justice entamées régulièrement contre les militants de la cause par le puissant lobby pro-israélien avec le soutien actif du gouvernement français ainsi que les attaques violentes et les intimidations de sa milice fasciste la LDJ n’ont pas entamé la détermination des militants du mouvement. Chaque procès constitue une vitrine médiatique qui permet d’expliquer les raisons de l’appel au boycott et sa légitimité au regard du droit international.
Le harcèlement des militants de la cause palestinienne par les défenseurs de l’occupation israélienne semble même se retourner contre eux et contre les intérêts qu’ils défendent. Ces derniers temps, ils se sont ridiculisés en engageant des procès pour antisémitisme contre tous ceux qui osent bouger le doigt contre Israël comme le très respectable Stéphane HESSEL dont le succès en librairie les a faits plus qu’enrager. Même les Procureurs de la République commencent à en avoir marre qu’on les prenne pour des supplétifs du gouvernement israélien. Le jugement de la 17ème chambre correctionnelle de Paris qui relaxait Olivia ZEMOR, présidente d’Europalestine, est très exemplaire à cet égard. Il s’agissait ici d’une cuisante défaite pour le lobby de l’occupation israélienne composé d’une myriade d’associations, d’individus, d’intellectuels et de journalistes.
Jusqu’à cet été, Israël ne s’était jamais attaqué directement au mouvement de solidarité, laissant cette mission à ces agents qui, sous couvert de lutte contre l’antisémitisme, ont cherché pendant des années à museler et à étouffer l’action des militants en Europe et en France en particulier. Israël aussi puissant soit-il avec sa superbe armée, ses superbes agents secrets et superbe « hasbara » son agence de propagande, a particulièrement peur de ce mouvement et des conséquences des actions qu’il mène dans le monde notamment l’appel au boycott.
Israël a peur parce que tout son discours de propagande qui est basé sur un seul terme : « Sécurité », ne fait plus recette. Comment « se défendre » contre des gens qui prônent la non violence comme seule arme ? Il est beaucoup plus facile pour Israël de justifier aux yeux du monde ses crimes et sa répression quand les bombes humaines du désespoir palestinien sautent dans les bus de Tel-Aviv que quand ses soldats attaquent et tuent les militants pacifiques de la paix. Quand les bombes sautent, une épaisse fumée envahit et couvre tout le champ de la vision et de la pensée de sorte qu’on ne voit et qu’on ne pense qu’aux victimes. Mais quand la fumée se dissipe, on s’aperçoit que l’occupation, la répression, les humiliations, les arrestations, les destructions et les confiscations de terre sont toujours là, bref une réalité insupportable toujours présente et qui perdure depuis plus de 60 ans. Cette réalité là, Israël et ses sbires ne peuvent plus la dissimuler aux yeux du monde.
Le mouvement de solidarité fait peur car il met à nu Israël et même les fondements de l’Etat d’Israël. Israël ne veut pas d’un Etat Palestinien, il ne veut pas de l’initiative arabe (les territoires contre la paix), il ne veut pas évacuer les territoires et continue les colonisations, il se dit démocratique mais refuse toute forme de contestation de sa politique y compris la résistance pacifique. Que veut donc Israël ?
Le mouvement de solidarité est fondamentalement non violent et pacifique. En cela, il met donc à nu Israël car cet Etat est fondé sur le sentiment de peur diffusé, infusé et distillé à des générations d’israéliens depuis plus de 60 ans. La peur de disparaître est le seul liant qui cimente une société israélienne très hétéroclite. Sans la peur, Israël implose. Israël a donc besoin d’un ennemi crédible qui fait vraiment peur. Un ennemi qui fait particulièrement défaut aujourd’hui, même l’iranien Ahmadinjad ne fait plus parler de lui, les palestiniens n’ont plus recours ou alors très épisodiquement et de façon marginale aux armes contre l’occupant, le HAMAS et le Fatah qui se réconcilient et qui acceptent de facto un état Palestinien sur 22 % de la Palestine historique : Inacceptable ! Un vrai Tsunami pour Israël selon les termes utilisés par les médias israéliens. De quoi a donc peur Israël ? Qui menace la sécurité d’Israël aujourd’hui ?
Les pacifistes du mouvement de solidarité évidement ? Le premier ministre Israélien NETANYAHOU n’a-t-il pas déclaré à propos des flottilles humanitaires se dirigeant vers Gaza ou les territoires occupés que celle-ci refusaient à Israël le droit d’exister et donc menaçaient sa sécurité. Israël s’est couvert de ridicule aux yeux du monde entier en envoyant une armada de navires et d’embarcations arraisonner un petit bateau dont l’équipage avait comme seules armes des téléphones portables et des ordinateurs ; où quand le premier ministre envoie des centaines de soldats à l’aéroport de Tel-Aviv pour arrêter des militants pacifiques qui voulaient juste démontrer au monde entier que même la Cisjordanie vit sous blocus puisqu’on ne peut y pénétrer que sous contrôle de l’armée israélienne.
Par ces actions, le gouvernement israélien envoie un message clair aux Palestiniens : la seule résistance qu’il tolère est la résistance violente !!
En légiférant contre le boycott, Israël reconnaît implicitement l’efficacité des campagnes lancées en Palestine et dans le monde entier, mais en même temps, cet état dévoile sa vraie nature : Israël n’est pas un état démocratique. Ce n’est pas une surprise, nous le savions déjà, car un état qui se dit hébreu et dont la démocratie ne bénéficie qu’aux juifs est tout sauf un état démocratique. La nouveauté est que cette législation vise surtout à intimider les mouvements de solidarité portés par des citoyens juifs et arabes à l’intérieur même de la société israélienne. Pour Jonathan Cook, il s’agit d’un « Tournant décisif dans l’assaut contre les droits civiques »[3], pour deux raisons :
« D’abord, elle fait sauter la clef de voûte de tout système démocratique : le droit à la liberté d’expression. D’après la nouvelle loi, il est illégal pour les Israéliens et les Palestiniens de préconiser un programme politique non violent - le boycott - pour contrer la montée en puissance d’un demi-million de colons juifs vivant sur les terres palestiniennes volées. Comme le fait remarquer le commentateur israélien Gideon Levy, les vannes sont maintenant ouvertes : « Demain on interdira les appels à la fin de l’occupation ou [en faveur] de la fraternité entre juifs et Arabes. ».
Ce qui est également préoccupant est que la loi institue un nouveau type d’infraction, à savoir civile plutôt que criminelle. L’État n’entamera pas d’actions en justice. Au lieu de cela, l’application de la loi sera confiée aux colons et à leurs avocats. Tout qui soutient le boycott peut être poursuivi en dommages et intérêts par les colons eux-mêmes qui - chose à nouveau unique - n’ont pas besoin de prouver les dommages qu’ils auraient subis. »
Face à cette dérive fascisante d’un état colonial, je ne peux en tant que militant pacifiste pour une paix juste au Proche Orient que constater que le mouvement de solidarité a bien eu raison d’appeler au boycott d’Israël. Les actions non violentes entamées en France et dans beaucoup de pays du monde ont démontré leur efficacité. Sans le Boycott, les noirs de l’Afrique du Sud vivraient encore sous l’apartheid et la domination des blancs.
Nous ne devons pas douter de la légitimité de notre combat. Nous ne nous laisserons pas intimider par les agents français de la Hasbara (propagande) israélienne. Ils nous attaquent parce qu’ils savent que nous avons fait le bon choix. A ceux qui doutent encore, je me permets de citer Ahmed Tibi, le député arabe israélien qui contre la loi israélienne s’interroge :
« Qu’est ce qu’un militant de la paix ou un Palestinien a l’autorisation de faire pour s’opposer à l’occupation ? »[4]
En France, je vous pose la même question !!
Sindibad
www.sindibad.net
[1] Par ce terme, nous désignons l’UE, l’Amérique et l’OTAN
[2] Alain GRESH « De quoi la Palestine est-elle le nom ?
[3] www.jkcook.net
http://www.europalestine.com/spip.p...
[4] ibid
Opération Bienvenue Palestine : « Nous sommes venus en paix, cela les a terrorisés »
Par Erwan Manac’h
Après quatre jours d’incarcération en Israël, les militants français de l’opération Bienvenue Palestine ont été expulsés en début de semaine dernière. Salim, 33 ans, raconte à Politis.fr sa surprise et sa déception à l’arrivée à Tel Aviv. Récit.
Il voulait découvrir Israël et la Palestine, rencontrer les cultures et sonder les espoirs : Salim B., dépanneur informatique de 33 ans et « citoyen du monde », a pris part à l’opération Bienvenue Palestine. Avec des centaines de militants pacifistes, il devait rallier Bethléem, via Tel Aviv, par les airs, au départ des aéroports européens, jeudi 7 juillet. Il raconte une expérience « traumatisante », qui a fait de lui, plus que jamais, « un militant pour la paix ».
« À notre atterrissage à l’aéroport de Ben Gourion de Tel Aviv, l’avion a été encerclé par environ 200 militaires, sur un coin reculé du tarmac. Mesures visiblement exceptionnelles, le commandant de bord nous a appelés un par un, pour nous faire sortir sous une escorte impressionnante et confuse. Les Européens et les Israéliens ont été séparés, nos passeports ont été récupérés.
Nous sommes passés un par un devant le guichet délivrant les visas, sous l’œil de deux caméras et des nombreux caméscopes que les militaires pointaient sur nous. Les effectifs policiers étaient impressionnants. J’ai expliqué que je souhaitais visiter Israël et la Palestine, découvrir les cultures et faire des rencontres. On était attendu pour un échange avec des habitants de Bethléem. Le dialogue a été bref, le douanier intangible souhaitait surtout savoir si j’avais l’intention de me rendre en Palestine. L’accès au territoire israélien m’a finalement été refusé, car j’avais selon eux « l’intention de commettre des troubles ».
On a été conduit en détention à bord d’un fourgon cellulaire vendredi 8 juillet au soir. Il s’agissait théoriquement de « rétention » mais nous étions clairement en prison avec seulement une heure environ de promenade deux fois par jour. Il y avait entre 6 et 10 personnes par cellule. Aucune visite médicale, aucun coup de téléphone ne nous ont été accordés. Nos familles sont restées sans nouvelles pendant plus de trois jours. Nous sentions beaucoup de haine dans le regard des gardiens.
Avec une quinzaine de ressortissants français, arrivés d’ailleurs et parfois sans rapport avec l’opération Bienvenue Palestine, nous avons été reçus par la consul de France. Son attitude nous a glacé. Elle était sur la défensive et nous estimait responsable de la situation. Nous avons été traités comme des sous-citoyens.
Nous n’avons jamais réussi a obtenir un document précisant les motifs du refus d’admission sur le territoire israélien. Nous souhaitions refuser de signer le formulaire d’expulsion, car nous voulions être présentés devant un représentant du ministère de l’Intérieur, comme c’est habituellement la procédure, pour l’obliger à statuer et motiver son refus. Il devait aussi nous entendre et transcrire nos propos dans son rapport. Mais aucun formulaire ne nous a été présenté, personne n’est venu nous écouter. Nous sommes tombés sur une loi d’exception et les procédures israéliennes n’ont pas été respectées. Nous avons été renvoyés vers l’Europe lundi 11 juillet, pieds et poings menottés dans le fourgon qui nous menait à l’aéroport.
Sur le plan du droit international, il n’existe officiellement aucun blocus sur la Cisjordanie ; pourtant, nous nous apercevons de la paranoïa des autorités israéliennes. Elles mènent un blocus illégal jusque dans les aéroports européens. Il est logique, vu le contexte, que les contrôles soient renforcés aux frontières, mais il y a une différence avec la procédure discriminatoire et excessive que nous avons subi. Même la cinquantaine de personnes venue nous soutenir à la sortie de l’aéroport a été embarquée.
Nous ne sommes pas antisémites, seulement des militants pour la paix et les droits humains. Nous sommes contre le colonialisme, quelle que soit la région du globe qui est concernée. Nous avons pourtant été traités comme des terroristes avec des méthodes policières. Nous sommes venus en paix et cette idée les a terrorisés. »
http://www.politis.fr/_Erwan-Manac-h,362_.html
CAPJPO-EuroPalestine
Lien 

Alerte ! Attaque par l’armée israélienne du Théâtre de la Liberté à Jénine !

mercredi 27 juillet 2011
Un appel au secours vient d’être lancé ce mercredi matin par les animateurs du Théâtre de la Liberté à Jénine qui sont attaqués par l’armée israélienne venue les arrêter et détruire ce symbole de la résistance palestinienne. Après s’être débarrassé de son directeur Juliano Meir Khami, lâchement assassiné, il y a quelques mois, le gouvernement israélien veut faire table rase de ces militants qui soutiennent le moral des jeunes de Jénine par leurs activités théâtrales. Quand Israël entend le mot culture, il sort son révolver.
Appel au secours du Théâtre de la Liberté :
04.46 (gmt+2), July 27, 2011
"Les forces spéciales de l’armée israéliennes ont attaqué le Théâtre de la Liberté, situé dans le camp de réfugiés de Jénine, ce mercredi matin à 3 H 30.
Ahmed Nasser Matahen, étudiant technicien qui garde le théâtre la nuit, a été réveillé par d’énormes blocs de pierre lancés contre la porte du théâtre. En ouvrant cette porte, il s’est trouvé face à une soldatesque lourdement armée et masquée, entourant le théâtre.
"Ils m’ont dit de lever les bras et m’ont obligé à baisser mon pantalon. J’ai pensé que mon heure était venue et qu’ils allaient me tuer. Mon frère se trouvait à côté de moi, menotté."
Pendant ce temps, le directeur en charge de la location des lieux, Adnan Naghnaghiye, était arrêté et emmené vers une destination inconnue, ainsi que Bilal Saadi, un des membres du Conseil d’administration du Théâtre.
"Quand le directeur général du théâtre, le Britannique, Jacob Gough, et son co-fondateur, le Suédois Jonatan Stanczak, sont arrivés sur les lieux, ils ont été obligés de rester sans bouger aux côtés d’une famille palestinienne avec ses 4 enfants, entourés d’une cinquantaine de soldats israéliens armées de pied en cape.
Jonatan indique : "Quand nous avons essayé de leur dire qu’ils étaient en train d’attaquer un lieu culturel et d’arrêter les animateurs du Théâtre, ils nous ont menacés de nous rouer de coups. J’ai essayé de joindre l’administration civile de l’armée mais on m’a raccroché au nez".
Pour plus d’infos, contacter :
Jacob Gough at +972 (0)59 534 83 91
Jonatan Stanczak at +972 (0)54 391 57 08
Email : Jonatan Stanczack : jonatan.stanczak@gmail.com
Jacob Gough : jacobllyr@hotmail.co.uk
http://poeticinjustice.net/news/fre...
Merci appeler l’ambassadeur d’israël aux USA pour lui demander de faire cesser cette attaque et de libérer immédiatement le personnel du théâtre : Michael Oren 202.364.5500."
(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)
Cette attaque signe l’assassinat de Juliano Meir Khamis. Présenté par Israël comme l’oeuvre d’extrémistes palestiniens, ses véritables commanditaires viennent de se démasquer.
CAPJPO-EuroPalestine
Lien 

lundi 18 juillet 2011

Haniyeh renouvelle le soutien de son gouvernement à l'enseignant palestinien

[ 16/07/2011 - 18:32 ]
Gaza – CPI
Le premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a rencontré un certain nombre d'enseignants, d'éducateurs et d'employés du ministère de l'Education lors d'une rencontre ouverte organisée par le ministère, et il a remercié les personnes travaillant dans l'éducation et l'enseignement.
Haniyeh a dit : "Nous avons déjà rencontré des émirs et des dirigeants arabes qui disaient qu'ils ont reçu leur enseignement par des enseignants palestiniens", précisant la nécessité de poursuivre dans cette voie.
"L'homme sent que l'enseignement unifie les concepts, les esprits, et les cœurs et comble le fossé entre les générations", a-t-il ajouté.

L'administration pénitentiaire à Gilboa contrôle les allocations des prisonniers

[ 16/07/2011 - 18:45 ]
Naplouse – CPI
La Fondation "Mandela" pour les affaires des prisonniers et des détenus a révélé que l'administration pénitentiaire sioniste contrôle les allocations de la cantine transmises par le ministère palestinien des affaires des détenus, en plus de le les priver d'acheter un grand nombre de leurs besoins.
Lors de la visite de l'avocate Buthaina Duqmaq à la prison de Gilboa, elle a rencontré le prisonnier Bachar Al-Khatib, ainsi que Wadjdi Athamena, qui se sont plaints de la politique adoptée par l'administration pénitentiaire qui contrôle leurs allocations et leurs achats à la cantine.
Les prisonniers ont dit à Duqmaq que l'administration de la prison ne leur permet pas de d'acheter librement à la cantine.
Les détenus se plaignent du prix élevé, ce qui les empêche d'acheter librement avec leurs allocations, soulignant que l'administration pénitentiaire impose aux prisonniers d'acheter un seul type de chaussures à un coût de 450 shekels.
Duqmaq a dit, dans une déclaration de presse, qu'un état de colère et de tension règne parmi les détenus.

L'occupant arrête trois citoyens et pose des barrages à Al-Khalil

[ 16/07/2011 - 18:17 ]
Al-Khalil – CPI
Les forces de l'occupation ont détenu, ce samedi 16 juillet 2011, trois citoyens d'Al-Khalil, au sud de la Cisjordanie occupée. Elles ont installé des barrages militaires sur les principaux carrefours de la circonscription, et elles ont effectué des contrêles quasi-systématiques des papiers des piétons et des véhicules..
Des sources locales ont rapporté que les soldats de l'occupation, accompagnés d'agents de renseignements sionistes, ont arrêté Ezzeddine Yaghmour (26 ans), Chadi Abderrahmane Errajbi (21 ans) et son frère Mohamed (16 ans).
Les forces sionistes ont fouillé une maison dans le village d'Idhna et elles ont pris d'assaut les villages de Dhahiria et de Yata au sud d'Al-Khalil.

Passage de Rafah: Le calvaire palestinien continue

[ 16/07/2011 - 23:47 ]
Gaza-CPI
Le ministère de l'intérieur et de la sécurité nationale à Gaza a assuré que la croissance du nombre de voyageurs à travers le passage frontalier de Rafah l'oppose sur le côté égyptyien le nombre trés limité de ceux que les autorités égyptiennes leur permettennt de passer, "ce qui a déclenché une crise majeure".
Notons que plus de quinze mille palestiniens sont enregistrés sur la liste des voyageurs, alors que les autorités égyptiennes ne permettent quotidiennement qu'à quatre cent voyageurs de passer  ce qui fait que chaque nouveau voyageur doit attendre deux mois pour pouvoir passer les frontières.
Dans un communiqué publié par "Qods-Press", le ministère révèle que tout le monde connait "le calvaire quotidien des Palestiniens sur le passage terrestre de Rafah qui est du au nombre croissant des inscrits sur la liste des voyageurs, surtout en été, et à l'approche du mois saint de Ramadhan".

Menace d'expulsion de dizaines de personnalités jérusalémites

[ 17/07/2011 - 20:38 ]
Al-Qods occupée – CPI
De grandes personnalités et des militants de divers courants et appartenances politiques dans la ville occupée d'Al-Qods ont révélé que les services de renseignements de l'occupation sioniste parlent de les expulser de la ville sacrée, en raison de leurs activités.
De sources fiables, certains diplomates étrangers et des organisations juridiques ont déjà confirmé que les autorités de l'occupation sioniste ont préparé une liste de 384 citoyens palestiniens qui habitent dans la ville occupée d'Al-Qods, comprenant des militants, des politiciens, des personnalités respectées et nationales, pour les exiler de la ville sacrée. Et le ministre sioniste de la sécurité intérieure a accepté cette mesure.
De leur côté, les députés d'Al-Qods menacés d'expulsion ont considéré que cette mesure sioniste vise à vider la ville sacrée des personnalités et dirigeants qui défendent la ville, révèlent les plans de judaïsation sionistes et travaillent pour les faire échouer.
"L'occupation vise aussi à semer la peur et la terreur dans l'âme de toute personne qui tente de défendre la ville", a-t-il été noté.

L'occupation refuse l'envoi d'allocations aux prisonniers pour le mois de Ramadan

[ 17/07/2011 - 13:50 ]
Ramallah – CPI
Le ministère palestinien des affaires des prisonniers et des libérés a annoncé que le directeur des prisons de l'occupation sioniste a refusé une demande du ministère, qui voulait envoyer des allocations supplémentaires pour 6000 prisonniers palestiniens, le mois béni de Ramadan étant proche, prévu au début du mois d'août prochain.
Dans un communiqué de presse publié le samedi 16/7, le ministère a déclaré qu'il a demandé de faire entrer 450 shekels pour chaque détenu, mais l'administration pénitentiaire a rejeté cette demande.
Il a ajouté que les autorités des prisons de l'occupation sioniste utilisent la cantine comme un moyen de pression, de chantage et de punition contre les prisonniers.
Le ministère des affaires des détenus et des libérés a souligné que les détenus de la prison d'Ashkelon sont punis en se voyant refuser les allocations de la cantine jusqu'à nouvel ordre.

Berawi : La libération de Cheikh Salah est une victoire pour la juste cause

[ 17/07/2011 - 09:43 ]
Londres - CPI
Le Forum palestinien en Grande-Bretagne a considéré que la décision de la Cour suprême britannique pour libérer sous caution le Cheikh Raed Salah, chef du mouvement islamique dans les territoires palestiniens occupés en 1948, comme le début afin d'assurer la victoire de Cheikh Salah et de la communauté palestinienne en Grande-Bretagne.
Zaher Berawi, chargé des relations publiques et médias au sein du Forum, a déclaré dans un communiqué de presse,  que la question de Cheikh Salah est politique manipulé par le lobby sioniste dans le Royaume-Uni, notant que la prochaine étape sera l'appel de la décision du Secrétaire de l'Intérieur, qui a ordonné son expulsion au motif qu’il est antisémite et que sa présence en Grande-Bretagne est considéré comme un «danger» pour le public britannique.
Selon Berawi que les actions de la libération du Cheikh sous caution aura lieu, aujourd’hui, le lundi 18/7, soulignant que le forum des institutions palestiniennes et arabes et britanniques y aura une réception spéciale pour accueillir le Cheikh et pour célébrer sa libération, puis le Cheikh approuvera en consultation avec son avocat s'il restera au Royaume-Uni pour suivre l'appel ou de poursuivre la question  à partir de la Palestine.
Notons que la police britanniques avait arrêté cheikh Raed Salah il y a deux semaines, lors de sa visite à Londres pour participer à des réunions sur la Palestine, sans aucune accusation contre lui. Puis une décision d'expulsion a été émise contre lui, mais il a rejeté la résolution et a décidé de recourir à la justice.
Il a été emprisonné dans la prison de Bedford, au nord de Londres, appartenant au département de l'immigration, après avoir été accusé d'antisémitisme.
Des manifestants britanniques soutenant les droits du peuple palestinien organisent depuis plusieurs jours un sit-in pacifique devant le siège de la présidence du gouvernement sioniste, condamnant la décision d'emprisonnement du cheikh Raed Salah et des tentatives de faire taire sa voix, une voie qui critique les violations sionistes des droits du peuple palestinien  

Sept civils blessés par un raid aérien sioniste à Beit Hanoun

[ 17/07/2011 - 11:04 ]
Gaza - CPI
Sept civils palestiniens dont quatre enfants ont été blessés par un raid  aérien sioniste, aujourd’hui à l’aube, le dimanche matin 17/7,  après avoir pris en cible « Beit Hanoun », au nord de la bande de Gaza.
Adham  Abou Salmia, le porte-parole du Comité suprême de  secours et d'urgence dans la bande de Gaza, a déclaré dans un communiqué, que sept personnes dont quatre enfants, tous de la famille des Za'anin, ont été blessés après que l’ennemi occupant israélien a bombardé un objectif  à proximité des maisons palestiniennes à l'est de Beit Hanoun.
Abou Salmia a ajouté que l'occupation accentue depuis plusieurs jours le rythme de l'agression sur la bande de Gaza, surpassant dans ses  attaques toutes les règles du droit international humanitaire, tuant jusqu'à cette heure, trois martyrs, en plus de 20 blessés dont six enfants et deux filles.
Abou Salmia a exhorté la communauté internationale et organisations des droits humains et humanitaires à la nécessité d’une intervention d'urgence pour arrêter les attaques de l’occupation israélienne sur les civils dans la bande de Gaza, et le dissuader de l'escalade continue contre eux, soulignant que le monde ne veut pas voir des scènes de victimes innocentes, comme cela s'est passé pendant la dernière guerre « Plomb durci ».

Avi Zeevi : L'autorité réprimera tout soulèvement

[ 17/07/2011 - 20:24 ]
Al-Khalil (Hébron) – CPI
Le général Avi Zeevi, commandant de la région centrale de l'armée de l'occupation sioniste, a confirmé que les relations entre l'occupation et les services de sécurité de l'autorité de Ramallah sont en très bonne posture, et que la coordination sécuritaire avec ces services est stratégique. Il a noté que la suppression de la résistance (qualifiée de "terrorisme"), depuis deux ans et demi, est efficace et réussie.
Dans une interview accordée à la deuxième chaîne de la télévision sioniste, samedi 16/7, Avi Zeevi a dit : "Les services de sécurité palestiniens ont compris que leurs intérêts se situent dans la poursuite de la coordination sécuritaire".
Sur l'avenir de la sécurité, Zeevi a déclaré : " Nous ne prévoyons pas d'Intifada armée, parce que l'autorité palestinienne et ses services de sécurité ne permettent pas cela, en particulier après leur succès à éliminer la structure du Hamas".

Erdogan se rendrait à Gaza dans deux semaines

[ 17/07/2011 - 13:57 ]
Al-Qods occupée – CPI
Des sources politiques sionistes ont révélé que le chef du gouvernement turc Recep Tayyip Erdogan envisage de mener une visite dans la bande de Gaza, dans les deux semaines à venir, pour rencontrer des responbsables du mouvement de la résistance islamique Hamas. Le journal Maariv, dans son numéro de dimanche 17 juillet 2011, a rapporté qu'Erdogan, lors de sa visite en Egypte à la fin de ce mois, a demandé aux autorités égyptiennes de lui permettre de passer dans la bande de Gaza. Mais il n'a pas reçu de réponse finale.
Les sources sionistes ont mis en garde contre la possibilité que les relations entre la Turquie et l'entité sioniste reculent si la visite a lieu.
Pour sa part, le journal Haaretz, ce dimanche 17 juillet 2011, a révelé que des responsables de la sécurité de l'entité sioniste pensent que leur gouvernement doit s'excuser officiellement auprès de la Turquie pour tourner la page du navire Marmara, qui a perturbé les relations entre les deux parties.
Le journal a rapporté que des responsables ont proposé, lors d'entretiens entre les deux ministères sionistes de la justice et de la guerre, que l'entité sioniste dise être désolée, et ce pour sauver l'armée des pousuites judiciaires qu'envisagent de lancer des organisations turques.

Haniyeh appelle son homologue égyptien à réduire la souffrance des voyageurs palestiniens

[ 17/07/2011 - 15:33 ]
Gaza – CPI
Le premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh a appelé son homologue égyptien, Dr. Essam Sharaf, à alléger les souffrances des Palestiniens au niveau du passage de Rafah entre la bande de Gaza et l'Egypte.
Dans une lettre adressée à Dr. Sharaf par une délégation gouvernementale palestinienne qui a visité l'Egypte récemment, Haniyeh a apprécié les efforts et le rôle de l'Egypte dans son soutien apporté à la question palestinienne, remerciant le gouvernement égyptien pour avoir soutenu la signature de la réconciliation palestinienne et suivi le dossier palestinien dans ses différents aspects. Il l'a ausis remercié pour avour soutenu les droits du peuple palestinien à la liberté et l'autodétermination.
Il est à noter qu'une délégation gouvernementale composée du secrétaire général du conseil des ministres, Mohamed Askol, du conseiller politique du premier ministre, Youssef Rezka, effectue une tournée à l'étranger pour gagner un appui et un soutien à la cause palestinienne, et pour ouvrir des perspectives de coopération et de coordination avec le gouvernement palestinien, pour servir les intérêts et les aspirations du peuple palestinien.
"Nous nous tournons vers l'Egypte en tant qu'Etat arabe leader et central, qui possède les capacités suffisantes pour faire bouger le monde arabe et la communauté internationale, afin de protéger la ville occupée d'Al-Qods et la Cisjordanie face à la colonisation et la judaïsation", a-t-il noté.
Haniyeh a apprécié le rôle historique de l'Egypte dans la cause palestinienne et dans la défense des droits du peuple palestinien.
Des sources égyptiennes ont remarqué qu'une délégation de la bande de Gaza conduite par le ministre adjoint des affaires étrangères palestinien, Ghazi Hamad, s'est dirigée vers les territoires égyptiens, hier samedi 16 juillet, pour discuter de nombreux dossiers, y compris le passage de Rafah et la réconciliation.

Al-Racheq : La décision d'Abbas d'aller aux Nations Unies est unilatérale

[ 17/07/2011 - 15:39 ]
Damas – CPI
Ezzat Al-Racheq, membre du bureau politique du Hamas, a confirmé que la décision du président de l'autorité palestinienne d'aller à l'ONU pour demander une reconnaissance de l'Etat est une mesure unilatérale, et ne provient donc pas d'un consensus national.
Dans ses déclarations publiées sur sa page du site "Twitter", Al-Racheq a déclaré que la résistance est le seul moyen entre les mains des Palestiniens pour reprendre leurs droits, libérer leur territoire et créer leur Etat. Il a dit : "La décision de M. Abbas d'aller aux Nations Unies pour demander une reconnaissance de l'Etat est une mesure individuelle, loin du consensus national".
Il a ajouté : "Toutes les tentatives visant à frapper la résistance est vouée à l'échec, et ces attaques ne peuvent pas affaiblir la résistance. Elles la renforceront face à l'occupation sioniste jusqu'à la réalisation de la victoire. D'autre part, les agressions sionistes répétées contre la bande de Gaza et la Cisjordanie occupée confirment la politique criminelle et le terrorisme de l'ennemi".
Al-Racheq a aussi fermement critiqué le fait que les services de sécurité de l'autorité palestinienne à Ramallah continuent de prendre en cible les dirigeants et cadres du Hamas. Il a souligné que de telles actions ne se conforment pas à la volonté d'une réconciliation.

La détenue Mouna Kadan poursuit sa grève de la faim pour le sixième jour

[ 18/07/2011 - 00:32 ]
Jénine – CPI
La détenue palestinienne Mouna Hussein Kadan, 40 ans, poursuit sa grève de la faim pour le sixième jour consécutif, en protestation contre la continuation de son isolement dans une cellule individuelle depuis son arrestation, le 31 mai 2011.
La famille de la prisonnière Mouna Ka'dan a déclaré au correspondant du Centre Palestinien d'Information (CPI) qu'elle est entrée dans sa sixième journée de grève de la faim, pour protester contre son isolement dans les cellules de la prison sioniste de Talmound depuis près de 50 jours. Elle a ajouté que les autorités sionistes lui ont promis de mettre fin à son isolement lorsqu'elle a été présentée à la cour le 11/7, mais elle n'ont pas rempli leur promesse. Et le tribunal militaire sioniste de Salem a accusé la prisonnière Kadan d'appartenir à une organisation interdite et présidente d'une association interdite.
Il est à noter que la prisonnière Kadan est l'une des femmes leaders du mouvement du Jihad Islamique à Jénine et est la présidente de l'association Al-Baraa pour la fille musulmane, à Jénine, qui a été fermée par les autorités sionistes dans la même nuit où elle a été arrêtée. Kadan a passé plus de 3 ans dans les prisons sionistes.

L'occupation arrête l'épouse d'un prisonnier palestinien alors qu'elle venait lui rendre visite

[ 18/07/2011 - 01:02 ]
Al-Qods occupée – CPI
Des sources palestiniennes dans la ville occupée d'Al-Qods ont déclaré que les forces de l'occupation sionistes ont arrêté, dimanche à midi, le 17/7, Mounir Attoun, épouse d'un détenu, lorsqu'elle allait lui rendre visite dans la prison sioniste de Giloba.
Elles ont déclaré que les forces occupantes ont arrêté la femme du prisonnier Attoun après avoir été inspectée, notant que les forces de l'occupation sioniste ont emmené l'épouse du détenu à un centre d'enquête, sans expliquer les raisons de sa détention.

Mission Bienvenue en Palestine : on n’a pas fini d’en parler

vendredi 15 juillet 2011
Le blocus de la Cisjordanie, l’atteinte aux libertés individuelles, par Israël mais aussi par les compagnies aériennes, de même que le renfort apporté par l’Etat français à l’ensemble des violations commises contre des femmes, des hommes et des enfants coupables de vouloir se rendre en Palestine, ont déjà fait couler beaucoup d’encre (voir un certain nombre d’interventions médiatiques ci-dessous), mais l’affaire est loin d’être terminée, et des suites judiciaires vont être données à cette affaire.

http://www.reuters.com/video/2011/0...
http://street-tele-virtuelle.blogsp...
Excellente vidéo où on voit le sort réservé aux militants israéliens venus nous accueillir à l’aéroport le vendredi 8 juillet (quasiment lynchés, traités de nazis et arrêtés par la police israélienne pour avoir osé montrer des pancartes avec le mot "bienvenue" dans plusieurs langues, dont l’arabe : http://therealnews.com/t2/index.php?option=com_content&task=view&id=31&Itemid=74&jumival=7012
http://www.itele.fr/emissions/chron...
http://www.tv5.org/cms/chaine-franc...
http://www.youtube.com/watch?v=PPEf...
http://www.lemonde.fr/proche-orient...
http://www.dailymotion.com/video/xj...
https://www.youtube.com/watch?v=YrP...
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...
http://www.leparisien.fr/internatio...
http://www.dailymotion.com/video/xj...
http://www.guysen.com/news_34-activ...
http://www.dailymotion.com/video/xj...
http://www.dailymotion.com/video/xj...
http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...
http://www.israel7.com/2011/07/l%E2...
http://www.michelcollon.info/Aeropo...
http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orien...
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...
http://elwatan.com/depeches/israel-...
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1735/Isr...
http://www.2424actu.fr/actualite-in...
http://www.2424actu.fr/actualite-in...
http://www.itele.fr/video/indesirab...
http://www.europe1.fr/France/Indesi...
http://www.liberation.fr/depeches/0...
http://www.dailymotion.com/video/xj...
http://intelligencenews.wordpress.c...
Politis : http://www.politis.fr/Les-militants...
Le Canard Enchainé, 13 juillet 2011
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CAPJPO-EuroPalestine
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Appel à rassemblement lundi devant la mairie de Bordeaux

vendredi 15 juillet 2011
Lundi à 13 H avant le conseil municipal : rassemblement de toutes celles et tous ceux qui défendent le droit de la Palestine à sortir de l’occupation et de la colonisation.
APPEL A RASSEMBLEMENT ET CONFERENCE DE PRESSE
Parce que nous défendons l’amitié entre les peuples, et que nous voulons pouvoir tendre une main à nos frères et soeurs du monde arabe qui aspirent à la liberté, à l’émancipation, à l’autonomie, à une réelle indépendance, à construire une réelle démocratie,
Parce que l’Europe, et la France au premier chef, s’est rendue complice de l’état d’Israël pour nous empêcher de tendre cette main vers les palestiniens de Gaza et de Cisjordanie :
- en bloquant la flottille de la liberté II pour Gaza, interdisant aux bateaux de quitter la Grèce,
- en laissant le ministère de l’intérieur israélien traiter comme des terroristes près de 350 pacifistes européens (en majorité français) voulant se rendre en Cisjordanie, sans protester. Nous avons été placés sur liste noire par Israël, puis nous avons été empêchés, par des compagnies aériennes européennes, de quitter l’Europe (en particulier à Roissy) et même de faire des vols au sein de l’UE, avec la bénédiction des Etats européens et le concours de leurs forces de l’ordre
- en ne dénonçant pas avec force l’emprisonnement de la centaine de pacifistes qui ont réussi à embarquer et se sont fait arrêtés à l’aéroport de Tel Aviv pour avoir simplement déclaré la vérité : « je veux me rendre en Palestine », alors même qu’un tribunal israélien a reconnu leur droit à s’y rendre et que le gouvernement a été à l’encontre de sa propre législation, prouvant ainsi qu’Israël, comme d’autre, n’est pas un Etat de droit mais en état d’exception,
Parce que la consule de France à Tel Aviv a été odieuse avec les prisonniers français en Israël, en ne les aidant nullement et en les dénigrant,
Parce que, malgré leurs déclarations, les Etats et instances internationales n’agissent en rien pour les droits des palestiniens, et nous contraignent ainsi à appeler au boycott des produits israéliens, dans le cadre de la campagne Boycott-Désinvestissements-Sanctions lancée par la société civile palestinienne,
Parce que, alors qu’un tribunal français a reconnu que l’appel au boycott des produits israéliens s’inscrivaient dans le pur droit de la liberté d’expression, valeur fondatrice des sociétés démocratiques, des militants sont encore poursuivis devant les tribunaux français,
Parce que le Ministre des Affaires Etrangères, Monsieur Alain Juppé, ici Maire de Bordeaux, a sans l’ombre d’un doute contribué à tout cela…
Nous, girondins, empêchés physiquement de quitter le territoire français, avec l’intervention des forces de l’ordre dites républicaines,
Nous, qui avons pu ainsi constater que les check points israéliens se déploient jusqu’à Roissy même,
Nous, qui avons ainsi vécu que le blocus israélien s’étend à l’ensemble des territoires palestiniens,
Nous invitons à un rassemblement toutes celles et tous ceux qui défendent un monde ouvert, qui se réjouissent des révolutions dans le monde arabe et des appels et des démarches pour l’unité des palestiniens, qui défendent le droit de la Palestine à sortir de l’occupation et de la colonisation : devant la Mairie de Bordeaux avant le Conseil municipal
LUNDI 18 JUILLET 2011 à 13h
PLACE PEY-BERLAND
A Bordeaux
Nous témoignerons et apporterons les dernières informations en notre possession sur les prisonniers et des représentants de la campagne "un bateau pour gaza" apporterons les dernières informations sur la flottille et nous interpellerons M. Juppé sur ces questions.
Merci de relayer largement dans vos réseaux et auprès de vos contacts ; une conférence de presse sera organisée à cette occasion.
Le calendrier trop court et la période estivale ne nous permettent pas d’organiser de réunions unitaires pour se mettre d’accord sur un texte mais nous invitons l’ensemble des organisations conscientes de la nécessité de se saisir de ce moment d’appeler à ce rassemblement sur leur base.
Benjamin Caillard, Sakina Arnaud, Philippe Arnaud
CAPJPO-EuroPalestine
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