vendredi 26 novembre 2010

Analyse de la résolution/recommandation 181 de l’Assemblée générale de l’ONU et quelques autres textes-clé à l’origine de la Nakba

Israel - 25-11-2010

Par Jean-Marie Gläntzlen 
Nous allons être assez nombreux sur cette planète à déplorer ce prochain 29 novembre le soixante-troisième anniversaire du vote inique qui, à New-York, formellement du moins, légitima la création le 15 mai 1948 de l’anomalie étatique sioniste suite à l’hâtive « déclaration – improprement dite - d’indépendance » de la veille.
Formellement parce que, avant et après cette date, le fanatique despote russo-polonais David Grün, alias Ben Gourion et d’autres n’avaient aucune intention de respecter les limites du généreux « cadeau » d’une minorité des membres du « machin onusien », comme ils l’écrivirent bien des fois.

Des preuves parmi d’autres ? Ben Gourion n’avait-il pas écrit dans une lettre à son fils en 1936 : « Un Etat juif partiel n'est pas une fin, mais seulement un commencement. Je suis convaincu que l'on ne peut nous empêcher de nous établir dans les autres parties du pays et de la région. » Et de préciser sa pensée au Conseil de Paalei Zion, futur Parti Travailliste, à Tel-Aviv en 1938 : « Les frontières des aspirations sionistes, incluent le Liban Sud, le sud de la Syrie, la Jordanie d'aujourd'hui, toute la Cisjordanie, et le Sinaï. »

Et une affiche de recrutement pour les Juifs européens ou supposés de vieille ascendance trimillénaire telle par l’Irgoun (droite sioniste) montrait bien ses guerrières et gourmandes et arrogantes ambitions.
La résolution/recommandation 181 de l’assemblée générale de l’ONU légitima formellement l’anomalie étatique sioniste, ce qui était tout autre que le volontairement ambigu « foyer national juif » de la célèbre déclaration Balfour, pièce maîtresse du marché ci-dessous évoqué. Mais cela n’empêcha pas les sionistes de consacrer beaucoup de temps et d’argent pour obtenir certains votes durant ce laborieux mois automnal de leur histoire en 1947. Ce qui permet à l’inénarrable Szymon Perski, alias Shimon Peres, ex-premier bras droit et factotum de Ben Gourion, toujours réputé grand menteur par beaucoup de ses propres compatriotes en 2010, de répondre ceci dans une interview à l’éditeur belge de sa dernière biographie francophone « Oui, bien que la création de l’Etat d’Israël fut légale, puisqu’une majorité de trente-trois Etats avait voté en faveur du plan de partage … ».
Hélas non seulement beaucoup de Palestiniens, mais aussi beaucoup de militants qualifiés à juste titre ou non de pro palestiniens, mais encore beaucoup de vecteurs d’opinons et/ou de décisions ignorent, totalement ou faute - désinformante - de précisions suffisantes, le contexte, le texte et la qualité (pour ce qui est de la liberté en particulier) du scrutin de ce qui n’était qu’une non contraignante recommandation faite « aux Britanniques et à tous les autres membres des Nations Unies ». Suite au mandat voté en son temps par la Société des Nations, et pas par l’ONU qui n’héritait juridiquement pas, donc, des droits et devoirs et pouvoirs de la SDN.
Quoiqu’il en soit, il est impossible de résumer rationnellement en une quinzaine de mots - comme c’est souvent fait, même par des « bons » auteurs - cette résolution 181 de l’assemblée générale - qui n’était qu’une recommandation – votée donc à New-York le 29 novembre 1947 par environ un tiers des Etats actuels qui composaient l’ONU à l’époque ; sans l’avis donc de quelques Etats respectables qui, légitimement, frappaient à la porte et auraient pu changer le résultat du vote truqué. Alors qu’un résumé trop court de cette résolution/recommandation trahit lourdement la juste cause des autochtones arabes non individuellement consultés par référendum ; au bénéfice des sionistes quasi tout le temps manipulateurs et déformateurs de ce qui n’était, répétons-le encore didactiquement, qu’une recommandation dès qu’ils en parlèrent ensuite. Et alors encore que, « résolution » ou pas, déjà avant même l’arrivée au pouvoir d’Hitler, donc « précieuse » Shoah (comme « industrie rentable ») ou pas, la majorité des leaders sionistes étaient absolument et fanatiquement décidés, jouant sur la solidarité d’une partie des Juifs de la planète et leurs riches en particulier, avec évidemment tous les Rothschild, à créer cette anomalie étatique - une source de pouvoirs et de maroquins ministériels toujours bons à prendre ? -, comme, on l’a vu ci-dessus un peu, leurs propres écrits ou tracts en témoignent.
Vu l’importance qu’on lui attribue, à tort ou à raison, il ne peut donc être qu’intéressant et éclairant de préciser honnêtement l’essentiel des éléments qui, généralement, manquent à la connaissance de beaucoup de vecteurs d’opinions et/ou de décisions, de bonne ou mauvaise foi, pour apprécier la réalité de cette résolution/recommandation 181 de l’assemblée générale.
Car tant que cette création artificielle habitée encore en 2010 par peut-être une courte majorité seulement du peuple vite dit juif - sans frontières définitives, sans constitution (seulement 14 lois dites fondamentales) malgré l’engagement, sans nationalité unique israélienne, sans respect des conventions internationales (dont les eaux internationales) sans respect des recommandations du « machin » onusien qui la mettent en cause, sans .., sans... et encore sans … - paraîtra l’agressée qui défend sa terre légitime face à des agresseurs "arabes terroristes islamistes - forcément ! - qui ne comprennent que la force", une vie paisible (ce qui ne veut pas dire une juste paix) palestinienne sera impossible.
La carte édifiante de l'appétit sioniste de 1919

On connaît généralement peu la carte que l’Organisation Mondiale Sioniste (qui ne représentait pas tous les Juifs ou se croyant de vieille ascendance trimillénaire telle), sous la présidence du sioniste centriste Haïm (ou Chaïm) Weizman, de fraîche nationalité britannique (mais) né en Russie, présentait aux membres de la commission préparant le traite de paix de Versailles de 1919. Suite à une guerre dans laquelle finalement des (et pas « les ») Juifs avaient joué un rôle absolument essentiel. Pas tellement parce que le susdit chimiste et future premier président de l’anomalie étatique sioniste, Haïm Weizmann avait découvert la TNT avec son exploitation militaire, mais surtout parce que la susdite Organisation Mondiale Sioniste avait obtenu en 1916 l’entrée en guerre des USA dans le camp allié ; alors que l’Allemagne essoufflée proposait la paix aux Britanniques en particulier. A l’issue donc de la « der des der » qui avait vu également la défaite de l’Empire ottoman (dont faisait partie la Palestine actuelle), alliée elle de l’Empire allemand et du Royaume austro-hongrois.
Lire l'intéressant discours, en1961, de Benjamin Freedman sur le sionisme.
En soulignant, au passage, que le début de la « haine » que beaucoup d’Allemands vouèrent aux Juifs est due, outre la découverte de cette manœuvre juive de 1916, à la trahison des banquiers juifs allemands en accord avec parfois leurs cousins (au sens génétique, tel les Warbourg) banquiers juifs du camp des alliés. Ils s’entendirent en effet pour ce qui est des dommages de guerre exorbitants à payer par la toute nouvelle république allemande. Et ce avant que l’organisation sioniste mondiale décrète, y compris par les politiciens usaméricains et britanniques manipulés interposés, le boycott des produits allemands en 1933. Il y avait de quoi susciter très regrettablement de l’ « antisémitisme » par globalisation hâtive, même finalement vis-à-vis du sympathique petit tailleur juif du quartier.

Toujours est-il qu’en 1919 beaucoup de sionistes et autres estimaient normal et éthiquement admissible de créer, suite à un transfert « pur et simple » des autochtones, un Etat juif sur un territoire correspondant à l’idée mythique qu’ils se faisaient d’Eretz Israël..., et donc des terres qu’auraient soi-disant occupées les soi-disant onze (et pas douze) tribus d’Israël, dirigées par des soi-disant fils du soi-disant Jacob. Un mythe d’origine religieuse évidemment totalement improuvable, sauf à avoir une foi absolue dans la tradition orale et savoir faire l’impasse sur de nombreuses incohérences soulignées par des historiens et des archéologues… juifs, voire même israéliens, tel dans « La Bible dévoilée ». Force est alors de constater que la réalité territoriale actuelle est très différente de la carte de 1919, mais que cette vieille carte était encore bien présente dans l’esprit du groupe de pression sioniste new-yorkais en 1947. Alors que même un Sharon estimait, dans Paris Match, en 1986 pour le moins, qu’un jour « son » Israël irait bien au-delà du Jourdain ; ce qui est d’ailleurs encore l’espoir d’au moins « quelques » extrémistes religieux israéliens, dont des généraux.
Les diverses tendances « néga-sionistes »
Beaucoup de sionistes était déjà en 1919 des « néga-sionistes » parce que, pour le moins, ils niaient la vieille présence arabe majoritaire sur la terre palestinienne selon la célèbre formule malhonnête et mensongère « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre » et ils leur niaient en réalité le droit à l’autodétermination et à leur organisation étatique sur leur terre natale. Avant, par la suite, de nier bien des réalités historiques anciennes, d’une part, et d’inadmissibles actes militaires sionistes, d’autre part. Alors que pourtant le cultivé David Grün alias Ben Gourion – cette manie d’hébraïser son patronyme ! avait admis, bien avant 1947, que très probablement une bonne partie des autochtones arabes étaient descendants de Juifs convertis de force à l’islam quelques douze cents ans plus tôt.
Quoiqu’il en soit, comme cela est hyper-fréquent, utiliser « Les » à la place de « Des » ou encore « Une majorité de » ou « La moitié de », etc., est la source de bien des conceptualisations erronées et de bien des drames plus ou moins continentaux ou planétaires dans tous les domaines, et à propos du drame palestinien en particulier. C’est pourquoi, il faut admettre honnêtement, qu’on ne peut que se tromper et on trompe, intentionnellement ou non, lorsqu’on écrit « les sionistes ». La chose étant ici exceptionnellement compliquée par l’intégration de l’influence, sur les meneurs, des options des « pratiquants permanents » de l’une des « sous-religions » judaïques ou des « pratiquants épisodiques » ou des « anti-religieux », sans oublier les « Juifs athées militants ». Sachant que Ben Gourion n’était, sauf erreur et contrairement à ce qui se dit souvent, pas athée, mais partisan de créer « un nouvel hébreu » non religieux, tout en exploitant effrontément les mythes religieux faisant parti de la culture juive. Alors que, c’est aussi à souligner, beaucoup de francophones font l’impasse sur cette règle académique qui veut qu’on mette une majuscule à « Juif » (mais seulement quand il est utilisé comme nom, et pas comme adjectif) si on désigne le peuple ou supposé peuple, et pas de majuscule à « juif » utilisé comme nom si on désigne le pratiquant d’une des versions du judaïsme L’utile distinction n’existant pas avec l’adjectif ce qui devrait toujours logiquement amené à préciser de qui on parle pour éviter toute confusion.
Ceci étant opportunément rappelé, il importe donc de prendre objectivement conscience qu’il y avait en 1945 au sein de la mouvance sioniste des Juifs ou se croyant de vieille ascendance trimillénaire telle qu’on pourrait répartir de l’extrême-droite à l’extrême-gauche, et même des sionistes paradoxalement fédéralistes ou bi-nationalistes qui ne concevaient pas la réalisation de leur rêve « Vivre en Palestine » sur la base de l’expulsion des autochtones arabes tel Martin Buber, Julius Magnes ou Anna Arendt ; et ce jusqu’au soir du 29 novembre 1949 et encore après, voire encore maintenant. Mais il est un fait qu’il y avait, en 1945, majoritairement, des « néga-sionistes expan-sionistes », qui, dans le contexte d’une concurrence politicienne partisane « interne » acharnée, étaient essentiellement composés de la « droite » sioniste derrière Bégin et, surtout de la « gauche » sioniste de Ben Gourin majoritaire à la fois en Palestine et dans les communautés juives sionistes des grandes puissances occidentales ; avec les plus ou moins sionistes centristes de Weizman. De nombreux autres Juifs sur la planète s’intéressant relativement peu à la question ; non sans avoir pour beaucoup, déjà à l’époque, une certaine sympathie solidaire compréhensible, si du moins ils n’étaient pas très regardants sur les moyens pour y parvenir. L’anomalie étatique sioniste étant à leurs yeux une « issue de secours », un refuge potentiel en cas de nouveaux pogroms devenus pourtant absolument impensables et impossibles à grande échelle après 1945, même s’il y en eu encore très malheureusement quelques inadmissibles "petits". Mais qu’on ne nous parle pas comme contre-exemple des attentats antisémites de Bagdad en 1950 organisés … par le Mossad pour encourager à faire son alya ; surtout quand on sait qu’il y a un député juif représentant les citoyens juifs heureux d’être irakiens au parlement en 2010.

Groupe de pression sioniste à New-York
Il y avait à New York en particulier, mais dans tous les USA, des sionistes de diverses tendances. Et en particulier des Juifs venus spécialement de Palestine, qui firent un travail de pression énorme, surtout durant le mois de Novembre 1947 ; avec l’arrogance et la certitude d’avoir raison bien connues des sionistes. Les mauvaises langues disent même que si Ben Gourion y envoya son « frère ennemi », le déjà évoqué chimiste anglais d’origine russe Weizman, c’est pour ne pas avoir à porter le chapeau si l’opération capotait. Alors que quelques mois avant les sionistes avaient mis à côté de chaque membre non arabe de la délégation UNSCOP (donc de l’ONU) chargée d’étudier la question de la partition sur le terrain un « toujours compatriote » parlant donc sa langue , mais ayant fait son alya (« retour ») en Palestine. Ce que ne pouvaient guère faire , par inexpérience diplomatique, entre autres, car aussi par manque de polyglottes, les Etats arabes divisés et aux intérêts par forcément convergents.
Au troisième vote seulement
Pour pouvoir revendiquer hypocritement une légitimité internationale et pouvoir, conformément à un plan machiavélique, prétendre ensuite n’avoir fait que se défendre d’une très prévisible agression des pays arabes voisins, en en profitant pour commencer à s’étendre, il fallait obtenir un vote de l’ONU qui n’est pourtant pas la mythique pseudo-communauté internationale qui n’existera jamais, même si tous les Terriens votaient par Internet. Un premier vote eut lieu en septembre, après la mission de l’UNSCOP ; et le résultat fut : 25 voix pour le partage, 13 voix contre et 19 abstentions.
Après déjà pas mal de manœuvres sionistes, un second vote eu lieu les 26 novembre dont le résultat fut 25 voix pour, 13 contre, 17 abstentions et 2 absents. Deux tiers de 38 égalant 26, c’était raté d’une voix pour les acharnés sionistes. Sachant que, tant qu’à faire, vu le résultat final, c’était presque dommage. En effet cela aurait souligné mieux l’absurdité de la règle « démocratique » : la recommandation/résolution eut été adoptée avec seulement 26 « oui », malgré 30 à 31 « pas oui ». Il fallait donc continuer les magouilles amplement facilitées et aidées par la CIA qui avait mis sur écoute le téléphone de toutes les délégations « sensibles ». Surtout que la France, dont les politiciens bénéficiaient encore à l’époque d’un peu d’estime internationale, s’était encore abstenue...

Truman et Marshall
Il faut aussi savoir que le piètre sinon insignifiant Harry Truman, (ex-membre avéré du Ku Klux Klan) n’avait été élu, en 1944, que vice-président et avait « hérité » du titre présidentiel à la mort de Roosevelt en avril 1945. Il répéta alors vite ouvertement qu’il avait besoin du déjà bien réel « vote juif » usaméricain, pour la convention démocrate d’abord, mais aussi évidemment pour le vote du 4 novembre 1948. Alors qu’on ignore souvent que son « ministre des affaires étrangères », le secrétaire d’Etat et célèbre général George Marshall (du plan éponyme) et ses collaborateurs étaient contre le contenu du texte du plan de partage, tout en étant loyaux envers leur président. Quoique peu savent que dans l’intervalle, le 18 mars 1948, Marshall avait obtenu de son président qu’il demande à l’ONU la suspension de la résolution / recommandation 181 de l’assemblée générale, ce qui fit précisément mettre les viols, vols, meurtres et expulsions doubles aux « bouchers » membres du Yichouv (le gouvernement provisoire sioniste) et à leurs troupes divisées ; le lobby sioniste usaméricain s’étant chargé de « calmer » Truman. Aussi on peut affirmer honnêtement que ce ne sont pas les Usaméricains qui ont offert aux arrogants et amoraux sionistes un texte onusien couvrant formellement leurs agissements dominateurs et meurtriers futurs, mais quasi-uniquement Harry Truman pour des raisons purement électoralistes qui, de plus, évitaient aux USA d’accueillir des victimes survivantes d’Hitler dont ils ne voulaient pas.
Staline
Beaucoup qui agissent pour ou contre les patriotes palestiniens ignorent aussi que le « petit père des peuples » fut aussi un acteur essentiel de ce futur drame car, pensant pouvoir jouer sur le fait que la majorité sioniste derrière Ben Gourion était « socialiste » et surtout que le PC arabo-juif palestinien était reconnu par Ben Gourion, il fut quasi aussi actif que Truman. Mais avec des objectifs mi-contraires, mi- communs : ne pas laisser le terrain aux seuls Usaméricains et également contrer, comme ce dernier, l’influence politico-économique de la Grande–Bretagne au Proche-Orient. Staline fit donc voter ses quatre premiers satellites (Biélorussie, Pologne, Tchécoslovaquie et Ukraine) dont les voix s’avérèrent essentielles au succès. Et le lendemain matin, il donna ordre au premier ministre tchécoslovaque communiste, également financièrement très intéressé de vendre des armes aux sionistes sans lesquelles ils auraient forcément été vaincus. Les quelques PC européens survivants en 2009 qui, à l’époque, obéissaient à celui qui leur assurait vitalement leur budget de fonctionnement (tout en hébergeant les espions soviétiques et agents soviétiques locaux), par leur soutien actuel à la cause palestinienne, ne pourront jamais compenser et se faire pardonner la lourde responsabilité communiste initiale dans l’acte abusivement présenté comme légitimant l’anomalie étatique sioniste.
La France e(s)t l'agent sioniste Léon Blum
Il n’est pas du tout excessif d’affirmer que le toujours puissant et influent (en 1947) socialiste français Léon Blum, à qui Weizmann avait donné, entre autres, le pseudo « yiddish » de Lebel Tsvet, fut, de fait, ce qu’on peut appeler un agent sioniste. A partir du moment où on sait que c’est lui-même qui écrivit « J’ai jugé de l’empire extraordinaire qu’Haïm Weizmann exerçait sur les autres hommes par celui qu’il exerçait sur moi-même. Je n’ai jamais rien pu lui refuser ». Et encore « Dès le lendemain de la première guerre mondiale, il m’enrôla au service de ses desseins. C’est un grand orgueil et une grande satisfaction pour moi de penser que j’ai pu l’aider dans la difficile négociation dont dépendait la création du Home national juif... ». Le 28 novembre, vu que le deuxième vote n’avait donc pas recueilli la majorité nécessaire (mais des seuls votants oui ou non !!!) des deux tiers, Weizmann fit réveillé son meilleur et précieux « agent » malade par Marc Jarblum, polonais naturalisé représentant en France de l’Agence juive et du Congrès juif mondial. « Lebel Tsvet » lui fit répondre en se levant immédiatement « Dites-lui que dans l’heure, je vais faire ce que je dois ». De défenseur des intérêts français ou d’abord des intérêts sionistes et des grosses fortunes juives; comme de nos jours un certain DSK.

Et effectivement Lebel Tsvet alla convaincre son camarade et « frère trois points » socialiste, le président de la république Vincent Auriol, de faire voter « la France » « pour » la résolution/recommandation 181 de l’assemblée générale. Conforté il est vrai par d’autres personnalités socialistes d’ascendance « juive » ou non, alors que Georges Bidault, ministre MRP, des affaires étrangères était au minimum pour l’abstention comme pour les deux votes précédents qui avaient échoué, vu sous l’angle sioniste. Ce qui donna bonne conscience aux représentants d’autres Etats dont la Belgique, les Pays-Bas et le petit Grand Duché du Luxembourg. Beaucoup ignorent ce rôle-clé que joua ce qu’il est convenu d’appeler « la France » dont, étrangement, seul le vote fut applaudi. Il est d’ailleurs bon de savoir, si le qualificatif d’« agent sioniste » vous choque, d’une part, que Lebel Tsvet avait un kibboutz à son (vrai) nom dès 1943, alors qu’il était un prisonnier « favorisé » des Allemands ; non pas dans un misérable camp, mais dans une villa, juste à côté d’un camp d’extermination célèbre, successivement Buchenwald et Dachau, en compagnie de sa troisième épouse. D’autre part, il est également pas inintéressant de savoir que de nombreux élus socialistes sionistes se retrouvent toujours en 2010 au sein du Cercle Léon Blum.
Haïti, Philippines, Libéria et Grèce
Il est encore historique et vérifié que ces quatre pays, en particulier firent l’objet de pressions diverses usaméricaines ; au Libéria en particulier par M. Firestone. Seule la Grèce, pourtant dans un contexte de coup d’Etat, y résista. Alors que le Siam, cinquante-septième membre de l’ONU, victime d’un coup d’Etat, ne participa pas au vote. Mais il faut savoir aussi, qu’avant l’intervention de l’agent sioniste Lebel Tsvet, on avait menacé la France de ne pas bénéficier du Plan Marshall. Alors que certains membres de la commission des Affaires étrangères belge furent étonnés d’apprendre – pression là encore ? - que leur pays avait voté « pour » puisque la commission n’avait pas fait ce choix.
L’abstention anglaise
Alors que la célèbre déclaration du ministre britannique – en fait anti-juifs - Balfour en 1917, contrepartie de l’engagement des USA dans la guerre, comme évoqué ci-dessus suite à la pression juive internationale, ne parlait que d’un ambigu « foyer national juif » (et pas d’un Etat) et fut vite désapprouvée par son propre parti, puis plus ou moins, selon les moments et acteurs, il n’en fut pas moins vrai que la Société des Nations (dont ne faisait pas partie les USA restaient isolationnistes) confia à la Grande Bretagne le mandat d’administrer l’essentiel du Proche-Orient. Mais beaucoup ignorent qu’après avoir été victime entre 1945 et 1947 des « terroristes sionistes », la Grande Bretagne s’abstint lors du vote de la résolution/recommandation 181 de l’assemblée générale (et lors de la résolution 273 de l’assemblée générale d’admission d’Israël à l’ONU également). Certes, après les avoir parfois aidés néanmoins avant 1940, elle savait à quoi s’en tenir sur les terroristes néga-sionistes. Toutefois c’était aussi, non pas par éthique élémentaire, mais pour des raisons politico-économiques, suite à des engagements plus ou moins secrets et finalement respectés avec certains Etats arabes… riches en pétrole. Tout en étant tout de même quelque peu heureuse que la résolution passerait néanmoins ? Ca évitait à la Grande-Bretagne de devoir accueillir des victimes survivantes d’Hitler ne s’étant pas encore expatriées
Majorité des deux tiers (mais) des seuls votants oui ou non
Une majorité à 50,00001 % ne voulant rien dire, en soi, une majorité de 66,33 % est déjà plus représentative, mais seulement si on prend en compte tous les inscrits et pas seulement ceux qui votent pour ou contre. S’abstenir, c’est aussi s’exprimer, pas toujours courageusement, mais s'exprimer tout de même ; et de toute façon incontestablement ça n’est pas être « pour ». Au Sénat français , par exemple, ne monte-t-on pas à la tribune pour « voter » en déposant un bulletin rouge quand on s’abstient ?Avec cette règle des deux tiers à l’ONU, pas souvent précisée surtout par les sionistes pour mieux impressionner et légitimer, ça pouvait amener, par hypothèse par l’absurde, à ce que si 75 % des votants s’abstenaient et 2/3 des suffrages mal dits exprimés étaient obtenus, de dire abusivement « L’ONU a voté ceci ou cela ». Hélas nous avons été conditionnés au culte irrationnel du vote majoritaire ; comme si le fait qu’une décision et/ou une désignation obtiennent une majorité de voix d’un certain collège électoral constitué de fait des seuls votants pour ou contre, cette décision ou cette désignation soit forcément bonne pour l’intérêt général et, qui plus est, éthiquement défendable. C’est bien pourquoi il faut toujours se méfier de quelqu’un qui, sans autres précisions dit ou écrit « Fin novembre 1947, l’ONU décida la création de deux Etats sur le territoire de la Palestine ». En fait moins de 25 pays sur 57 membres. Ce ne fut donc en effet, pour beaucoup des 33 pays votant « oui », un vote libre, comme pourtant la Charte du « machin onusien » le supposait, sinon le demandait explicitement. Est-ce éthiquement admissible, et, de toutes façons, juridiquement valide ou bien historiquement nul et non avenu ? Trop peu de juristes en France ou ailleurs ont soulevé la question. Par peur de passer pour « antisémite » ?
Non permis par la Charte
Surtout que sa propre Charte ne permettait juridiquement pas à l’ONU de voter cette résolution/recommandation non contraignante, vu son contenu. Et en particulier vu la non consultation de l’ensemble des autochtones du moment, Juifs inclus évidemment. Mais encore aurait-il fallu logiquement consulter seulement ceux arrivés antérieurement aux magouilles sionistes d’immigrations clandestines qui commencèrent en 1943, avec intensification en 1945. Puisque ces derniers, quoique pas mal d’entre eux, trompés par les promesses ou imprécisions, fussent déjà déçus, n’auraient probablement pas voté la non-partition. Conditionnés peut-être par le racisme croissant des socialistes qui, depuis plus de vingt ans, sur consigne syndicale, prônaient « le travail juif aux seuls Juifs » ; ce qui mit pas mal d’ex-métayers arabes des riches propriétaires non autochtones (qui avaient vendu 7 % de la Palestine à Lord Rothschild et autres Juifs) « sur le sable » et dans la misère.
Internationalisation de Jérusalem
« La Ville de Jérusalem sera constituée en corpus separatum sous un régime international spécial et sera administrée par les Nations unies. Le Conseil de tutelle sera désigné pour assurer, au nom de l’Organisation des Nations unies, les fonctions d’autorité chargée de l’administration ». Par absence de souci didactique - des deux camps parfois - ou pour toutes autres raisons souvent malhonnêtes, quand on évoque en trop peu de traîtres mots la résolution/recommandation 181 de l’assemblée générale, on omet ou « oublie » de mentionner le statut international de Jérusalem et des lieux saints ; une clause sans laquelle la délégation sioniste à New-York elle-même reconnaissait explicitement qu’elle n’obtiendrait pas le vote de certains pays (sud-américain en particulier) plus ou moins sous influence chrétienne. Mais, comme toujours, les sionistes n’avaient absolument aucune intention de respecter cette clause et ils l’ont immédiatement montré dans les faits. A noter que l’objectivité oblige à dire ici que quand Yasser Arafat, aux décisions et agissements parfois douteux, déclara l’indépendance de la Palestine à Alger le 15 novembre 1988, il se garda bien, en invoquant la résolution 181, d’évoquer la clause de l’internalisation de Jérusalem puisqu’au contraire il proclama « Jérusalem la Sainte capitale de la Palestine. »
Jaffa, l'oubliée des cartes
A côté de la demie-commission plutôt pro-arabe dont les suggestions furent méprisées, la demi-commission pro-sioniste de l’UNSCOP, qui a, de fait, rédigé l’essentiel du texte de la résolution/recommandation 181 de l’assemblée générale n’était pas tout à fait inconséquente. Et c’est pourquoi le texte attribuait aux Arabes le port de commerce international de Jaffa (« même ») totalement entouré de terres données « généreusement » aux sionistes ; il s’agissait théoriquement de permettre aux Arabes palestiniens de continuer, même difficilement, d’exporter leurs précieuses et appréciées oranges et autres olives, et d’importer évidemment des produits étrangers. S’il faut admettre qu’il n’est pas facile de faire figurer ce « détail » sur une carte de petite taille prétendant illustrer le partage territorial – en huit parties de fait ! –de la Palestine, tout évocateur sérieux dans un livre ou sur un site devrait au moins le préciser en note. Et ce peut justement être un critère de sa maîtrise réelle du sujet, car ça n’a(vait) rien d’un détail en soi. Mais évidemment comme il se doit, dans la pratique, les sionistes s’empressèrent de prendre le contrôle de Jaffa et d’en faire fuir les Arabes palestiniens.
Association économique
Même remarque pour ce qui est de l’association économique « recommandée » par la résolution/recommandation 181 de l’assemblée générale : on en parle peu souvent. C’était en fait théoriquement, économiquement quasi vital pour les deux « Etats ». Là encore les majoritaires sionistes ont fait semblant d’accepter sans aucune intention de permettre la viabilité économique de ces Arabes « qui ne comprennent que la force ». Eux qu’on avait l’intention explicite d’expulser au-delà du Jourdain, considérant que « Les vieux mourront et les jeunes oublieront », comme disait le fanatique affamé de pouvoir despotique Ben Gourion qui s’engagea, dans sa déclaration d’indépendance ultérieure, entre autres propos fallacieux ou biaisés, à faire rédiger une constitution qui n’existe toujours pas en 2010.
« Bref » une résolution/recommandation de l’assemblée générale sous essentielle influence sioniste dont certains zélés « forumeurs » néga-sionistes FDIIstes vont parfois jusqu’à écrire effrontément qu’elle fut non seulement approuvée, mais signée par le Yichouv (gouvernement provisoire sioniste), ce qui est totalement inexact. Alors que c’était officiellement, disaient avec culot les meneurs néga-sionistes, une « généreuse, conciliante et douloureuse résignation » - Sortez vos mouchoirs ! - , tandis qu’en fait un plan méthodique d’expulsion forcément meurtrier était déjà préparé par ces fourbes « sûrs d’eux-mêmes et dominateurs », comme dirait plus tard Charles de Gaulle. Tous les lieux d’habitation des personnes influentes de tous les villages arabes qui furent, pour beaucoup, finalement détruits n’avaient-ils pas, en effet, été répertoriés avec itinéraire détaillé pour s’y rendre ? C’est dire si les fanatiques et fanatisants sionistes avaient la moindre intention de respecter cette résolution/recommandation–alibi.
D’autres textes-clés
Bien connaître et faire connaître le contexte, le texte et la qualité de vote de la recommandation/résolution 181 de l’assemblée générale est absolument essentiel pour défendre la cause des patriotes palestiniens non collabora-sionistes. Et il est extrêmement regrettable que ça n’ait pas été fait jusqu’ici systématiquement ou alors très très peu. Mais il est au moins trois autres textes qui méritent un minimum d’attention et de mémorisation utile pour un défenseur sérieux des patriotes palestiniens.

On peut ici très succinctement les évoquer au risque assumé de laisser des conceptualisations erronées si on ne va pas voir sur la Toile des analyses rédigées avec un minimum de soins. Mais pas par des experts d’ascendance juive ou non, qui, sans être sayanim en principe, sous couleur apparemment neutre, donnent une impression d’objectivité, mais se gardent bien de donner le coup de grâce aux divers mythes sionistes en précisant les détails authentiques qui tuent.

Il en est ainsi d’abord, chronologiquement, de la déclaration hâtive d’indépendance de l’anomalie étatique sioniste le vendredi 14 mai 1948 à 16h00 (veille de shabat oblige), après le choix d’« Israël » comme appellation au dépens de « Sion » défendu par 4 voix sur 9 membres de la crème du Yichouv (gouvernement provisoire) qui avait pu être présents à Tel Aviv le 12 mai au soir. Avec des références aux mythes bibliques et au légendaire exil de 1900 ans, avec des engagements non tenus, en particulier le vote rapide d’une constitution qui n’existe toujours pas, comme déjà dit, en 2010 ; seules existant une dizaine de lois fondamentales censées en tenir lieu. Avec encore dans cette déclaration d’ultra hypocrites propositions de cohabitations pacifiques avec les Etats arabes voisins qu’on envisageait pourtant d’envahir jusqu’aux limites du mythique d’Eretz Israël... ; avec, pour terminer la déclaration, cette ridicule datation juive qui voudrait faire croire que le monde (même pas seulement la planète Terre) avait été créé seulement 5708 ans auparavant, n’en déplaise à tous les géologues. Et, pour couronner le tout, devant les caméras de cinéma et les micros de radios, la signature des 33 membres du Yichouv, dont le benjamin représentait le Parti communiste juif, sur un devenu célèbre parchemin, mais totalement vierge le soir même, vu la précipitation. A tel point que le représentant de cette anomalie étatique sioniste à Washington dut rappeler le coursier qui portait à la Maison blanche (avec le décalage horaire) la lettre officielle de demande de reconnaissance de jure des USA parce qu’il avait écrit « de l’Etat des Juifs », ignorant l’appellation officielle « Etat d’Israël » que venait de lui apprendre la radio. C’est dire s’il s’agissait vraiment d’une déclaration précipitée.

Il importe d’évoquer aussi ici évidemment la résolution 194 de l’assemblée générale du 11 décembre 1948 (qui invite, autorise ou décide, mais ne recommande plus seulement cette fois) et son célèbre article 11 sur l’inaliénable « droit au retour » :
« L’Assemblée Générale décide qu’il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leur foyer le plus tôt possible et de vivre en paix avec leur voisin et que des indemnités doivent être versées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leur foyer et pour tout bien perdu et endommagé lorsqu’en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables.
L’Assemblée Générale donne pour instructions à la Commission de conciliation de faciliter le rapatriement, la réinstallation et le relèvement économique et social des réfugiés, ainsi que le paiement des indemnités, et de se tenir en liaison étroite avec le Directeur de l’Aide des Nations unies aux réfugiés de Palestine, et, par l’intermédiaire de celui-ci, avec les organes et institutions appropriés de l’Organisation des Nations unies ;
»
Les votes se répartirent ainsi : 35 votes favorables (pour 34 nécessaires à l’adoption), 15 défavorables (dont les 5 Etats communistes !) et 8 abstentions, sur 58 membres désormais à cette date.
Enfin, pour se limiter, on évoquera en peu de mots ici la résolution 273 de l’assemblée générale concernant l’admission de l’anomalie étatique sioniste à l’ONU avec cette mention ubuesco-kafkaïenne (article 1), vu ce qui venait de se passer pendant un an « Décide qu'Israël est un Etat pacifique » ce qui n’est toujours pas le cas, et encore « qui accepte les obligations de la Charte » ce qui n’est toujours pas le cas. Les votes furent les suivants : 37 « Oui » (pour 30 nécessaires), 12 » « Non » et 9 absentions (qui sont aussi des votes, car ce ne sont pas des refus de participer au vote) toujours sur 58 membres.
Sachant que les votants « oui » avaient dû prendre naïvement ou hypocritement au sérieux les engagements sionistes (conditionnant la mise au vote) de signer le lendemain les accords de Lausanne confirmant la recommandation 181 et la résolution 194 de l’assemblée générale. Alors que le fourbe despote Ben Gourion avait déjà donné à son co-directeur des Affaires étrangères Walter Eytan la consigne de les détricoter avant même la signature, comme le dit Eytan l’a écrit publiquement avec l’arrogance habituelle des sionistes cyniques et sûrs de leur bon droit « divin » ou non.
Il faudrait aussi, pour être complet, s’informer « à bonnes sources critiques » sur le contexte et le texte et les votes de la résolution 272 du Conseil de sécurité de l’ONU (aux règles de fonctionnement très discutables, vu le droit de veto en particulier) du 22 novembre 1967 (après la guerre des Six jours qui fit suite à une pseudo menace arabe). Mais, de toutes façons, la lecture attentive du texte ne permet pas de conclure hypocritement, selon la manie sioniste et une des ses rengaines habituelles, que ce texte reconnaît la création ou la perdurance de l’anomalie étatique sioniste puisqu’il est question de « vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues », et que, entre autres, la dite anomalie étatique sioniste n’en a toujours pas de reconnues internationalement. Surtout, alors que cette résolution spécifie en préambule « Soulignant l'inadmissibilité de l'acquisition de territoires par la guerre », ce qui ne fut absolument pas le cas dès 1948.
CONCLUSION
Pour se résumer, et pour les gens pressés : énormément de vecteurs d’opinons et/ou de décisions dans le monde occidental et proche-oriental, pour le moins, témoignent par leurs écrits et dires qu’ils ignorent que, sans consultation par référendum – conformément au moins à l’esprit de la Chartre de l’ONU - des autochtones concernés, la totalement irréaliste résolution 181 (strictement 181 II) de l’assemblée générale n’était qu’une recommandation, qui plus est contraire à la susdite Charte, qui s’appuyait sur six pieds ou comportait, si l’on préfère cette image, six pierres angulaires : un Etat censé abriter toujours majoritairement – donc anti-démocratiquement - des Juifs ou personnes se croyant de vieille ascendance trimillénaire telle (préétablis ou « importés »), un Etat censé abriter majoritairement des Arabes autochtones, un statut spécial pour Jérusalem et les lieux saints, un indispensable port méditerranéen pour l’Etat palestinien (Jaffa, entourée de terres attribuées arbitrairement à l’Etat juif) destiné à la poursuite de l’indispensable commerce international des descendants des principaux occupants légitimes, et, enfin, une entente économique considérée comme indispensable, sinon vitale entre les deux Etats.
Cinq mois et demi après ce vote du 29 novembre 1947 , quand les Juifs sionistes (alors minoritaires sur la planète et ultra-minoritaires en « Palestine » par rapport à l’ensemble du « peuple » juif) ou les personnes sionistes se croyant de bonne ou mauvaise foi de vieille ascendance trimillénaire telle déclarèrent avec précipitation l’indépendance d’une anomalie étatique, seule la première de ces bases était plus ou moins concrétisée conformément au texte de la résolution/recommandation, alors qu’il y avait déjà eu des viols, des vols, des meurtres et des expulsions par les troupes et milices armées sionistes. Et c’est toujours le cas en 2010.
Alors qu’aucun vrai ou supposé descendant de Juifs depuis cent ou cent-cinquante générations ne peut prouver non seulement qu’un dieu quelconque a élu le seul peuple juif et lui a donné une terre, mais encore que ne serait que 51 % de toutes ses ascendantes vivant ne serait-ce qu’en l’an zéro de notre ère chrétienne étaient de « race » juive ou israélite ou hébraïque ou sémite ou… Ce qui nous permet d’affirmer que la lassante rengaine « la terre de nos aïeux » est bien une affirmation sans fondement de plus. Nul d’entre nous aussi ne connaissant ses ascendantes ou ascendants une centaine de générations en arrière.
Quoiqu’il en soit, celles et ceux qui ont fait des découvertes en lisant ce qui précède comprendront peut-être mieux combien on trahit, intentionnellement ou non, la juste cause palestinienne qui n’est évidemment pas celle des collabos, c'est-à-dire d’une fraction décroissante de la seule droite du Fatah et des autres profiteurs palestiniens en tous genre, quand on écrit :
« 29 Novembre 1947 : l’Onu vote le partage de la Palestine en deux Etats, un arabe et un juif ».
Et c’est, hélas, très fréquent ; la « presqu’aussi pire » formulation suivante tout aussi réductrice de la réalité étant « … et un statut à part d’internationalisation de Jérusalem et des lieux saints » qui est déjà souvent oublié. Une clause sine qua non qui, il faut le dire, le fut également, intentionnellement ou non, lors de la déclaration d’indépendance du finalement « pas très clair » Yasser Arafat à Alger le 15 novembre 1988. Sachant que, dans les deux cas, l’illogique terme « déclaration d’indépendance » était le fait peu réfléchi des rédacteurs de la recommandation/résolution 181 de l’assemblée générale. Indépendance vis-à-vis de qui ? Quand même pas de l’Empire Ottoman « mort » depuis 1919, et pas davantage vis-à-vis de l’Empire britannique mandataire. Une fois de plus, le choix des justes mots pour les justes choses étant didactiquement capital pour entraîner des conceptualisations justes et performantes, il eut été préférable et plus logique de parler de « déclaration de naissance » ou de création, ou mieux, de « déclaration de souveraineté ».
Quoiqu’en dise Pérès lui-même, la résolution/recommandation 181 de l’assemblée générale ne saurait constituer un texte légitimant l’inacceptable et l’irreconnaissable meurtrière création de l’anomalie étatique sioniste qui, après la prise de conscience du drame vécu par une partie – « seulement » ! – des Juifs ou se croyant tels, ne pouvait plus être considérée comme l’indispensable et vital refuge pour tous les Juifs de la planète. Alors qu’en fait aucun texte honnête, fruit d’un vote libre, de la mythique et introuvable « communauté internationale » n’avalise cette création par des meneurs juifs de Palestine ou se croyant tels, majoritairement « socialistes », plus ou moins fanatiques et affamés de pouvoir. Alors aussi que ce qui n’était pour ces derniers qu’une première étape était jugé défaitiste par les meneurs ultra-fanatiques de « droite » du Likoud, tels les futurs premiers ministres Bégin et Shamir (l’ordonnateur de l’assassinat du premier observateur de l’ONU, l’admirable ex-sauveur de Juifs, le comte suédois Folke- Bernadotte le 18 septembre 1948).
On ne saurait bien sûr imposer, dès qu’on veut parler de la résolution/recommandation 181 de l’assemblée générale, d’être aussi long que ci-dessus, mais, vu l’importance planétaire que continue d’avoir le drame palestinien, en particulier sur le monde musulman, mais pas seulement, il y a un juste milieu, c'est-à-dire un minimum non déformant. Le minimum minimorum étant précisément d’accoler le mot recommandation, (à défaut de recommandation et pas prescription) à résolution pour bien souligner le caractère non contraignant. Et d’ajouter « par un vote biaisé ». Peut-être en précisant encore brièvement « Avec moins de 25 « Oui » libres sur 56 possibles, et pas les 33 officielles » .Mais on peut recommander la présentation objective résumée suivante, à l’intention de relations croyant l’entité sioniste légitime et n’ayant aucune idée de l’importance artificiellement fondamentale et fondatrice de la résolution/recommandation 181 qui, utilisée hypocritement par les sionistes depuis lors, fit le malheur des Palestiniens patriotes.
« Le 29 novembre 1947, ne respectant pas leur Charte, sous l’influence conjuguée aux objectifs contradictoires de Truman, Staline, celle aussi de « la France » et, évidemment sous l’influence des sionistes de droite et de gauche de la planète (pas seulement futurs Israéliens) partisans d’un état exclusivement habité par des Juifs ou se croyant de vieille ascendance trimillénaire telle, trente trois pays membres de l’assemblée générale de l’ONU sur cinquante-sept (alors que d’autres auraient dû légitimement en faire partie) votèrent officiellement « Oui » pour la recommandation (seulement et pas la prescription contraignante), d’un plan de partage de la Palestine (sans consultation par referendum des autochtones). Une partition en trois territoires (et, en fait géographiquement, huit unités territoriales), dont celui à statut international des Lieux saints, clause absolument essentielle pour l’obtention de plusieurs votes et clause que les sionistes n’avaient pas plus l’intention de respecter que les trois autres, un état juif, une état dit arabe et une union économique. Sachant que la majorité requise pour valider les votes de l’assemblée géénrale de l’ONU était des deux tiers (mais paradoxalement) des seuls votants « Oui » ou « Non », et que trois voix indispensables furent extorquées par chantage, alors que celles de quatre pays étaient, de fait, mues par le grand frère soviétique, et également qu’au moins deux autres voix de l’Amérique centrale (Costa-Rica et Guatemala) furent achetées comme en attestent des archives de l’anomalie étatique sioniste. Soit donc, en réalité, moins de 25 « Oui » sur 56 possibles.» Evidemment ça n’est pas très court ! Mais plus de brièveté entraîne automatiquement une conceptualisation erronée aux graves dépens des Palestiniens patriotes, parce que les sionistes invoquent constamment hypocritement leur légitimité sur la base de ce vote faussé.
L’éthique élémentaire l’imposant depuis le début, il est urgent, pour une moins mauvaise non-« Paix » (car il y a, hélas d’autres conflits, mais absolument sans équivalent !), pas seulement dans le monde musulman, mais sur toute de la planète, que vive au plus vite la Grande Palestine souveraine, non confessionnelle, pacifique, environnementalement et économiquement viable, de la Méditerranée au Jourdain pour le moins. Incluant généreusement des ex-Israéliens juifs ou supposés de vieille trimillénaire ascendance telle à cœur humain ou repentis comme nationaux palestiniens et citoyens à part totalement entière ; voire même des résidents ex-Israéliens juifs ou supposés de vieille trimillénaire ascendance telle non racistes et pacifiques avec les droits habituellement donnés à des seulement résidents dans les pays occidentaux.

C’est la seule issue juste et éthiquement admissible, y compris en droit international bien compris, de l’extraordinaire et unique en son genre plus que sexagénaire drame palestinien ; les patriotes palestiniens, avant un jour de condamner en toute justice les Palestiniens collabos, n’ayant en soi pas besoin de paix (puisqu’il n’y a pas guerre déclarée et à armes plus ou moins égales), mais besoin, avant d’être complètement psychiquement traumatisés et détruits pour beaucoup, de « seulement » Justice élémentaire.
A consulter :
- Résolution 181 de l'Assemblée Générale des Nations-Unis, 29 novembre 1947.
- Le partage de la Palestine, 29 novembre 1947 - Une analyse.
- 29 novembre 1947 : Le complot International contre la Palestine, par Henri Cattan, juriste palestinien de la délégation palestinienne en novembre 1947.
- Palestine, histoire d'une terre 1880-1950. Extrait du documentaire en 2 parties "Palestine, Histoire d'une terre 1880-1991" de Simone Bitton en 1993. Récapitulatif des évènements depuis la fin du 19ème siècle.
- Vu sous l’angle du droit international
. Retour sur la résolution 181, par Monique Chemillier-Gendreau.
. Accord de Genève et droit international, par Monique Chemillier-Gendreau.
- Palestine, histoire d'une terre 1880-1950. Extrait du documentaire en 2 parties "Palestine, Histoire d'une terre 1880-1991" de Simone Bitton en 1993. Récapitulatif des évènements depuis la fin du 19ème siècle.

Road to Hope – l’Egypte refuse l’entrée de 9 activistes du convoi pour Gaza

Egypte - 25-11-2010

Par Palestine Info 
Les autorités égyptiennes ont informé les organisateurs du convoi européen d’aide humanitaire « Road to Hope » que 9 d’entre eux ne seraient pas autorisés à entrer en Egypte. Des membres du convoi ont déclaré mercredi que les organisateurs avaient accepté les conditions du Caire, à savoir l’arrivée du convoi à Al-Arish, es camions par voie maritime dans le port d’Al-Arish et les activistes à l’aéroport.
Mercredi, selon l’Agence de Presse Safa, les activistes se préparaient à quitter le port libyen de Benghazi pour l’aéroport d’El-Arish lorsque les Egyptiens leur ont dit que 9 d’entre eux ne seraient pas autorisés à poser le pied en Egypte.
Le convoi est arrivé en Libye il y a 3 semaines et a finalement réussi à arriver à destination, dans le port d’Al-Arish, mardi 23.11 à l’aube, à bord d’un ferry, qui transporte 95 tonnes d’aide humanitaire sur 30 camions.
Traduction : MR pour ISM 

Réfugiés juifs contre réfugiés palestiniens

25/11/2010  
Le ministère israélien des affaires étrangères a adopté un plan afin d’obliger les pays arabes à reconnaître les juifs qui ont émigré des pays arabes comme étant des réfugiés à qui ils doivent payer des indemnisations.
Selon le site en ligne de la chaîne qatari AlJazeera, c’est l’unité juridique du ministère en question qui s’est chargé de mettre au point ce plan , afin d’envoyer des mémorandums à toutes les ambassades israéliennes  du monde pour qu’ils propagent cette thèse et influent sur les centres de décisions dans le monde.
Le plan prévoit entre autre de créer une opinion publique internationale qui puisse contribuer à arracher cette reconnaissance aux pays arabes, celle « que les 900 mille juifs qui ont quitté les pays arabes en 1948 et se sont rendus en « Israël » sont des réfugiés qui méritent d’être indemnisés pour leurs biens abandonnés ».
Selon le chercheur palestinien Antoine Chalhat, l’entité sioniste tente par cette proposition de créer un équilibre avec l’affaire des réfugiés palestiniens, en imposant un troc entre leur droit de retour aux territoires palestiniens de 1948 ou de recevoir des compensations et les soi-disant indemnisations aux juifs par les pays arabes.
Toujours selon Chalhat, les Israéliens ont déjà à leur solde un soutien américain. Depuis 2008, le Congrès a voté une décision qui reconnait le droit des juifs qui résidaient dans les pays arabes avant la Nakba en 1948.
L’ex-président américain avait de son côté crée un fond chargé de payer et de verser l’argent des indemnisations aux réfugiés arabes et juifs du Proche Orient.  
Chalhat a révélé que certains organismes américains œuvrent activement aux États-Unis pour consacrer l’idée que l’affaire des réfugiés ne se limite pas aux Palestiniens et s’efforcent de faire voter des lois dans ce sens au Congrès et au parlement américains. 
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Lorsque Sharon tua deux enfants

25/11/2010  
C’était en 1982, à l’entrée du camp de Sabra et Chatila. Ariel Sharon qui était alors ministre de la guerre était venu sur place pour voir de ses propres yeux l’exécution de son plan : le massacre. Celui qui fut connu ultérieurement le massacre de Sabra et Chatila.
Il ne restait plus d’ailleurs que des femmes et des enfants, les hommes ayant été abattus quelques jours plus tôt par les alliés libanais d’Israël : les Forces libanaises.
Tout à coup, Sharon se détacha de ses hommes, se dirigea vers certains enfants âgés de deux et trois ans qui étaient entrain de jouer. De sang froid il  tua le premier, puis le second.))
La scène vient d’être racontée par un coreligionnaire de Sharon, un juif hollandais,  le réalisateur Georges Sluizer, dans un documentaire présenté au festival international des documentaires organisé à Amsterdam.
Il l’a vue de ses propres yeux alors qu’il était venu prendre l’autorisation d’entreprendre son travail journalistique.
«  Sharon n’a exprimé aucune sentiment de bouleversement, il paraissait très calme, indifférent de notre présence, il ne semblait même pas craindre que cette scène puisse être transmise au monde entier », s’est rappelé le réalisateur,  né d’un père hollandais et d’une mère juive norvégienne.
« C’était comme s’il avait tué un lapin, ou un animal insignifiant » précise-t-il.
Interrogé par la chaîne qatarie Al Jazzera sur les raisons pour lesquelles il a pris une trentaine d’années pour révéler au grand jour cet assassinat, Sluize a reconnu être resté longtemps indifférent, sachant qu’il avait été témoin de la mort de plus de 5000 personnes entre 1974 et 1984, de par son travail dans le monde.
«  Oui s’est vrai, cette révélation intervient tard, mais pour deux raisons », explique-t-il.
«  La première étant que je suis très en colère contre les exactions exercées par le régime israélien contre les palestiniens en poursuivant les colonies et en confisquant leurs terres et leurs maisons pour les donner aux juifs », a-t-il indiqué.
Et d’ajouter : «  il y a aussi que je suis tombé dans le coma, durant lequel j’ai arrêté de vivre durant huit heures, au bout desquelles lorsque je me suis réveillé, j’ai décidé de raconter ce que j’ai vu », assurant qu’il ne le fait pour se venger. Sachant que Sharon est dans le coma depuis plus de cinq années.
« Il n’y avait autour de nous ni homme ni femme, il n’y avait que des enfants de deux ou trois ans qui jouaient,  tu as sorti ton pistolet et tu as tiré sur eux pour te faire plaisir. Je pense que le monde, les palestiniens et moi aussi peut-être avions alors espéré si tu sois mort dans le camp d’Auschwitz ».
C’est ainsi que ce réalisateur juif hollandais a décidé de finir son film intitulé « La patrie », dans lequel il raconte comment les palestiniens ont été arrachés de leurs maisons qui ont été offertes aux juifs et qui a connu un grand succès au festival.
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« Israël » ne peut pas vaincre le Hezbollah, Feltman s’en charge ??

25/11/2010  
« Je les ai assiégés (en allusion au Hezbollah) là où j’ai voulu, Maura. Regarde-nous comment nous sommes en train de déchirer le Hezbollah sous des milliers de coups lents ! Pour qui se prennent-ils ? Nous allons utiliser la résolution 1757, et cette fois-ci nous irons jusqu’au bout ».
Selon le magazine américain Foreign POlicy, ces assertions reviennent au sous-secrétaire d’état pour les affaires du Proche Orient, Jeffrey Feltman, et ont été prononcés le 17 Octobre dernier,  lors d'une visite au chef de la rencontre démocratique, le député Walid Joumblatt, et ce en présence de l’ambassadrice américaine au Liban Maura Connelley .
 Il a poursuivi : «  j’ai demandé à Israël de rester à l’écart du Liban. Car l’armée israélienne ne peut pas vaincre le Hezbollah, et la région toute entière risque de brûler. C’est moi qui vais régler  cette affaire, et je l’offrirai au Liban à l’occasion des fêtes comme cadeau du père Noël »
( A noter que ces propos ont été à l'origine diffusés sur notre site AlManar anglophone, dans un article signé du chercheur américain Franklin Lamb intitulé: Comment Israël souhaite détruire le Hezbollah).
Dans un communiqué, l'ambassade des Etats-Unis au Liban a démenti ces  propos.
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Tout ce que peuvent espérer les 200 criminels de guerre israéliens, c’est une amnistie palestinienne...

jeudi 25 novembre 2010 - 21h:57
Gilad Atzmon
Les Israéliens restent convaincus qu’ils sont en mesure de vaincre des Palestiniens particulièrement résilients
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Voici de cela quelques jours, le chef d’état-major de l’armée britannique, le général (Sir) David Richards reconnaissait que la victoire en Afghanistan est impossible. « Dans une guerre conventionnelle », a-t-il déclaré, « la défaite et la victoire sont clairement tranchées et cela est symbolisé par l’entrée des troupes dans la capitale du pays vaincu ».
Il a fallu un certain nombre d’années à l’élite militaire britannique pour comprendre que la guerre en Afghanistan ne mène nulle part : leçon très utile, à retirer des conflits du milieu et de la fin du vingtième siècle, c’est que la puissance d’une armée conventionnelle ne peut vaincre aisément une résistance civile.
Il est intéressant, aussi, d’étudier le cas de l’Etat juif, qui a pratiqué une « stratégie » d’occupation depuis soixante-deux ans. Et voici que pour une raison que j’ignore, cela n’a toujours pas fait « tilt » : les Israéliens restent convaincus qu’ils sont en mesure de vaincre des Palestiniens particulièrement résilients au moyen de l’état de siège, des tueries aveugles, de bombardements en tapis et de guerre chimique.
Le résultat est on ne peut plus évident : si, par ailleurs, on tient présent à l’esprit qu’Israël se considère lui-même comme « une démocratie réservée aux seuls juifs », alors tout Israélien juif est complice d’un crime de guerre colossal perpétré contre une population civile.
Mais cela va plus loin : de plus en plus nombreux, des militaires israéliens de tous les grades sont directement impliqués dans d’interminables listes de crimes : des femmes enceintes se voyant refuser toute assistance médicale d’urgence, tandis que d’autres balancent des bombes sur des quartiers densément peuplés. Certains utilisent des enfants comme boucliers humains, tandis qu’une poignée d’entre eux procèdent à des exécutions de militants de la paix. Et d’autres se contentent d’alimenter les canons avec des bombes au phosphore.
Ceux qui commettent ces crimes tombent en réalité sous le coup de lois universelles. Ils peuvent être emprisonnés n’importe où, dans le monde entier ; ils risquent de passer le restant de leurs jours en prison.
Quelques Israéliens courageux doivent être particulièrement préoccupés par la situation morale de leur pays ; en effet, il y a de cela quelques jours, un document identifiant 200 soldats israéliens soupçonnés de crimes de guerre a fuité à l’extérieur d’Israël. Ce document a pu être affiché sur Internet ; la liste comporte les noms, les grades, les postes militaires, les photos et les adresses.
Les personnes ayant fait fuiter l’info et l’ayant postée sur le net ont indiqué que les noms listés étaient ceux « des responsables directs, des agents travaillant pour l’Etat d’Israël, qui, durant les mois de décembre 2008 et janvier 2009, avaient attaqué des dizaines de civils dans Gaza assiégée. Les personnes énumérées... occupaient des postes de commandement à l’époque de l’offensive ; par conséquent, non seulement ils agissaient au nom d’un mécanisme étatique criminel, mais ils encourageaient d’autres qu’elles à faire la même chose. Ils endossent une claire responsabilité personnelle. Leurs grades vont de commandants d’infanterie jusqu’aux échelons les plus élevés de l’armée israélienne. Tous ont pris un rôle actif et direct dans l’offensive (« opération plomb durci », ndt).
Le 17 novembre, je décidai de faire rapidement allusion à cette histoire : j’ai affiché le lien avec le site Israeli War Criminal sur mon blogue. Le 18, j’ai été fallacieusement accusé par la chaîne d’infos en continu israélienne Channel 10, ainsi que par quelques autres blogues israéliens, d’avoir été la personne à l’origine de la publication de ces nom et de ces photos.
Nul n’est besoin de préciser que cela ne m’a pas rendu particulièrement populaire en Israël. Ma boîte mél ressembla très vite à une zone de combat israélienne, et un de mes récents clips youtube [cliquer !] qui avait été tourné par la télé israélienne est très vite devenu une plateforme d’expression pour la vile laideur israélienne.
Tout cela me rappelait la raison pour laquelle j’avais dénoncé ma judéité et pour laquelle j’avais quitté Israël. Cela ravivait mes souvenirs, me rappelant pour quelle raison, il y a quelques années de cela, j’avais décidé de ne plus jamais remettre les pieds dans ce lieu maudit. Les Israéliens étaient désemparés et en colère. Il leur fallait un bouc émissaire. Et, après tout, « faire retomber la faute sur quelqu’un d’autre » est bien plus facile que de reconnaître que quelque chose ne tourne systématiquement et catégoriquement pas rond chez soi./p>
Le 19, la chaîne d’infos israélienne a réussi à me joindre : ils étaient sur la piste du tireur de sonnette d’alarme... Evidemment, je ne pouvais les aider ; d’ailleurs je ne souhaitais pas le faire. A ce que je sache, personne ne sait quelles sont les personnes qui ont été à l’initiative de la publication de cette liste. Bien qu’initialement les Israéliens eurent prétendu que la liste était controuvée et qu’elle comportait de nombreux noms qui n’avaient rien à voir avec les crimes commis à Gaza (en 2008-2009), les médias israéliens reconnurent très vite que cette liste avait été fuitée par une source interne aux Forces Israéliennes de Défense et qu’elle était probablement authentique.
Je me suis efforcé de faire remarquer à l’investigateur de la chaîne israéliennne Channel 10 que la publication de la liste set la meilleure chose qui se soit produite en Israël depuis des années : cette liste constitue un avertissement très clair pour les futurs combattants israéliens. Elle aura pour effet de leur suggérer qu’une conduite non-éthique pourrait avoir des conséquences très lourdes et directes pour eux. Une telle reconnaissance est vitale pour les Israéliens, afin qu’ils puissent commencer à amender leur comportement et à trouver une façon de vivre en paix avec leurs voisins.
L’on est fondé à trouver bizarre que dans la soi-disant « unique démocratie au Moyen-Orient » une liste de 200 criminels de guerre suspects ait pu faire l’objet d’une fuite : voilà que tous les médias se mettent en chasse d’un tireur d’alarmes au lieu de se colleter avec le véritable problème. Cela montre sous son vrai jour une société à la dérive en train de s’éloigner de toute forme de reconnaissance du droit international, pour ne pas parler de prise de conscience en matière éthique.
Toutefois, je sais très bien pour quelle raison les Israéliens sont tellement furieux : les gens, dans le monde entier, ne se rendent pas compte du fait que, pour les Israéliens, l’Etat juif n’est pas autre chose qu’une prison. Autant les Israéliens clament aimer leur pays, il n’est rien qu’ils aiment autant que de laisser ce pays derrière eux, et j’imagine que les Israéliens sont en train de commencer à comprendre la véritable signification de la dé-légitimation de leur Etat : celle-ci est en train d’atteindre un point de non-retour, et elle est devenue une affaire personnelle, parce que les gens dont le nom est couché sur la liste devront y réfléchir à deux fois avant de mettre les pieds dans un avion.
De façon piquante, les gens qui ont publié la liste ont eu recours à une tactique utilisée par les institutions juives et sionistes après la Seconde guerre mondiale : au lieu de pourchasser les dirigeants et les commandants militaires, les chasseurs de nazis avaient recueilli des informations concernant des gens ordinaires : officiers du rang, simples soldats, gardiens ; bref, ces gens ordinaires qui avaient perpétré des crimes contre l’humanité...
Cette tactique s’était avérée efficace dans l’incrimination de générations entières d’Européens qualifiés de vils antisémites. Après la guerre, la culpabilité européenne fut promptement traduite en pouvoir sioniste.
A l’évidence, les personnes qui sont à l’initiative de la publication de cette liste de criminels de guerre israéliens sont en train de faire goûter à Israël sa propre potion ; en listant 200 soldats de tous grades, le message est clair : la société israélienne elle-même est profondément malade. Ce n’est pas seulement les gens qui sont au sommet, c’est, en réalité, les gens les plus ordinaires qui sont en cause. Plus que d’Israël, il s’agit, de fait, de l’« Israélien ». Le malaise semble profondément ancré dans la société et dans sa culture.
Dans les cas de l’Allemagne et d’autres pays européens, c’est à Israël et aux dirigeants juifs qu’avait été donné le choix de savoir s’ils voulaient pardonner, ou s’abstenir de le faire. Ce furent les Israéliens et les juifs qui, en se faisant tirer l’oreille et sous conditions, ont accordé aux pays européens une amnistie cachère.
J’imagine qu’Israël connaît le même sort. Mais pour le moment, ce sont les Palestiniens et eux seuls qui peuvent sauver les Israéliens d’eux-mêmes et de leur brutalité. Seuls les Palestiniens ont quelque titre à pardonner aux criminels israéliens. Plus Israël commet aujourd’hui de crimes, plus y aura d’Israéliens qui dépendront de la gentillesse future des Palestiniens. Une fois que la Commission Vérité et Réconciliation pour les crimes de guerre israéliens aura été fondée en Palestine, ce sera le peuple palestinien qui décidera à qui pardonner ou non.
Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier
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Cyberguerre ?

publié le jeudi 25 novembre 2010

James Blitz, Joseph Menn et Daniel Dombey et AFP

Israël est suspecté d’infiltration de réseaux téléphoniques mobiles du Hezbollah et de guerre informatique contre l’Iran.

Le Hezbollah accuse Israël d’avoir infiltré son réseau de téléphonie mobile

Israël a infiltré le réseau de téléphonie mobile du Hezbollah afin de pouvoir envoyer, depuis des téléphones portables de membres du mouvement chiite, de fausses informations, ont indiqué mardi un responsable du parti et un expert libanais.
"L’ennemi (israélien) est parvenu à mettre en place des lignes secrètes (...) dans les téléphones portables de membres de la résistance" (Hezbollah, ndlr), a déclaré le député du Hezbollah Hassan Fadlallah lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Télécommunications Charbel Nahas.
"A l’issue d’une longue et complexe enquête (...) il a été établi que trois membres de la résistance utilisaient des téléphones portables locaux qui leur ont été vendus" après avoir été piratés par un Libanais espionnant pour Israël, a ajouté M. Fadlallah, chef de la commission des télécoms au parlement.
Selon M. Fadlallah, le Hezbollah et les services de renseignements militaires ont découvert l’affaire après que la police se fut focalisée sur trois membres du parti chiite suspectés de travailler pour Israël. Ces trois hommes ne sont en fait que des victimes du piratage israélien, selon lui.
Un expert du ministère des Télécommunications a indiqué lors de la conférence de presse qu’une telle infiltration signifiait qu’Israël pouvait envoyer des SMS et d’autres informations via ces téléphones.
Cette déclaration survient après que la télévision publique canadienne CBC eut fait état lundi de la découverte, par des enquêteurs du Tribunal spécial pour le Liban (mis en place par l’ONU), de preuves impliquant le Hezbollah dans l’assassinat en 2005 de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Selon la CBC, cette découverte est basée sur des examens d’appels téléphoniques et montrent que des responsables du Hezbollah ont communiqué avec des propriétaires de portables utilisés pour coordonner l’explosion qui a tué Hariri.
Le camp du Premier ministre Saad Hariri soutient le TSL alors que celui du Hezbollah l’accuse d’être "à la solde d’Israël" et de s’être basé sur des faux témoignages.
Le 11 novembre, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait menacé de "couper la main" à quiconque arrêterait des membres de son parti dans le cadre de cette enquête.  [1]
Parallèlement, Israël est soupçonné d’avoir introduit un ver informatique dans le programme nucléaire iranien :

Affaire Stuxnet : la cyberguerre a commencé

Israël a-t-il, il y a quelques mois, lancé un « ver » informatique à l’assaut du programme nucléaire iranien  ? Peut-être. Quelle est l’ampleur des dégâts  ? Personne n’en sait rien. Est-ce l’apparition d’un nouveau type de conflit  ? Sans doute, hélas  !
Assis dans son bureau, à Hambourg, Ralph Langner, un spécialiste allemand de la cybersécurité, se souvient du jour où il s’est retrouvé nez à nez avec le ver informatique* Stuxnet. « Les bras m’en sont tombés, raconte-t-il. Étant dans le métier depuis vingt ans, j’avais prévenu mes clients que ce genre de tuile risquait d’arriver. Mais jamais je n’aurais pensé que ça prendrait une forme aussi sophistiquée et agressive  ! »
Le logiciel malveillant Stuxnet est apparu il y a cinq mois. Depuis, il n’inquiète pas seulement les experts en nouvelles technologies, mais aussi les militaires et les gouvernements. À commencer par le régime iranien, dont le programme nucléaire pourrait avoir été sérieusement touché.
Il y a des années que les États ont pris conscience de la cybermenace. Le Pentagone admet que des hackers attaquent périodiquement ses systèmes de sécurité et tentent de s’emparer de ses secrets militaires. Et l’on a déjà vu un acteur (la Russie, sans doute) mener deux cyberattaques de grande ampleur, l’une contre l’Estonie en 2007, l’autre contre la Géorgie en 2008, qui ont désorganisé brièvement les réseaux de communication de ces deux pays.
L’apparition de Stuxnet a fait naître de nouvelles craintes. Car, pour la première fois, un groupe à ce jour inconnu est parvenu à fabriquer un ver capable de se propager tout seul et de pénétrer des systèmes industriels (d’une usine, d’une raffinerie ou d’une centrale nucléaire) afin d’en prendre le contrôle. « Il est programmé pour tout faire exploser, comme un cybermissile », explique Langner, qui a été l’un des premiers à attirer l’attention sur ses capacités destructrices.
Stuxnet a été découvert en Biélorussie, dans une entreprise de sécurité. En août, Microsoft a révélé qu’il avait infecté plus de quarante-cinq mille de ses ordinateurs. Les spécialistes ont alors établi qu’il visait spécifiquement des systèmes informatiques conçus par la firme allemande Siemens et utilisés pour faire fonctionner des pipelines ou des centrales électriques et nucléaires dans le monde.
Référence biblique
À la fin de septembre, la cible et les motifs de l’attaque se sont précisés. L’américain Symantec, qui aide les particuliers et les entreprises à sécuriser leurs systèmes d’information, a révélé que 60 % des ordinateurs infectés par le virus se trouvaient en Iran. Les autorités de ce pays ont reconnu que le ver avait infecté les systèmes Siemens de son réacteur nucléaire civil de Bouchehr, qu’elles espèrent être bientôt opérationnel.
Après cet aveu, les rumeurs sur l’origine de Stuxnet se sont intensifiées. Sa complexité et le fait qu’il soit configuré pour attaquer uniquement un certain type d’installations industrielles ont conduit les experts à penser que seul un État pouvait en être le concepteur. Certains montrent du doigt Israël, qui a beaucoup investi dans Unit 8-200, son centre secret contre la guerre informatique, et qui, convaincu que l’Iran s’efforce de se doter de l’arme atomique, considère ce pays comme une menace mortelle. La découverte dans le code du ver du mot « Myrtus » (une référence biblique à la reine Esther, l’une des grandes figures de l’histoire juive) conforterait cette hypothèse.
Mais deux autres pays, les États-Unis et le Royaume-Uni, s’inquiètent eux aussi des intentions iraniennes et sont dotés d’organismes qui pourraient être à l’origine de Stuxnet  : le Pentagone, à Washington  ; l’Agence de sécurité nationale (NSA), dans le Maryland  ; et le Government Communications Headquarters (GCHQ), à Cheltenham, dans le sud-ouest de l’Angleterre.
Les agences de renseignements ont tenté d’évaluer les ravages causés par ce ver. Fin septembre, l’Iran a affirmé qu’aucun des centres vitaux de Bouchehr n’avait été endommagé, mais l’information est invérifiable. D’autant qu’au même moment Hamid Alipour, directeur adjoint de la société d’État iranienne des technologies informatiques, affirmait que « l’attaque continuait » et que « de nouvelles versions du ver se propageaient ».
Pourquoi Israël ou un autre pays s’en seraient-ils pris à Bouchehr  ? « Quiconque attaque un réacteur nucléaire est un irresponsable, car il risque de causer d’irréparables dommages à l’environnement, estime Mark Fitzpatrick, de l’Institut international d’études stratégiques, à Londres. D’autant que Bouchehr ne constitue pas une menace pour les Occidentaux. » À l’en croire, il serait plus intéressant de savoir si Stuxnet a contaminé la centrale à uranium enrichi de Natanz…
Dans de sales draps
Quoi qu’il en soit, l’affaire Stuxnet soulève bien d’autres problèmes. Son apparition laisse augurer une ère de guerre informatique durant laquelle un certain nombre d’États – et même des organisations terroristes – pourraient être amenés à faire usage de cette arme de destruction massive. « On n’est plus dans un scénario de film catastrophe, mais dans une tentative bien réelle de sabotage de systèmes de contrôle industriels », souligne Éric Chien, qui a étudié les ravages du ver chez Symantec.
Voici, selon Langner, comment Stuxnet se développe. D’abord, ses concepteurs doivent accéder au réseau des installations visées. Une infrastructure sensible n’est presque jamais connectée à internet, ce qui rend les attaques en ligne impossibles. Dans le cas de Bouchehr, le ver a sans doute été inoculé par des clés USB infectées qu’une agence de renseignements étrangère aurait installées en secret lors de la construction du réacteur par des ingénieurs russes. Le ver peut alors prendre le contrôle de l’ordinateur et exploiter les ressources de celui-ci pour assurer sa reproduction. « Et là, poursuit Langner, vous êtes dans de sales draps. Stuxnet peut s’infiltrer dans les systèmes de contrôle de l’usine. » Impossible, dès lors, de l’arrêter. « Même si les ingénieurs découvrent son existence et déconnectent leurs ordinateurs portables, le ver est programmé pour poursuivre son attaque. »
Comment les gouvernements occidentaux entendent-ils se protéger contre pareille menace  ? À Washington, on redoute depuis longtemps que des hackers réussissent à voler des secrets industriels ou gouvernementaux. On craint aussi le développement d’une « petite » cybercriminalité, comme le vol de données bancaires. Mais Stuxnet a ravivé la crainte d’une guerre informatique de grande ampleur au cours de laquelle des infrastructures vitales seraient détruites.
Patron du nouveau centre chargé de défendre le Pentagone contre ce type d’attaques, le général Keith Alexander le reconnaît volontiers  : un nouveau Stuxnet pourrait provoquer une « catastrophe majeure ». Les dirigeants américains affirment aussi vouloir protéger le secteur privé, mais beaucoup doutent qu’ils tiennent leur promesse. « Logiquement, c’est notre boulot de protéger les infrastructures privées du pays, commente Richard Clarke, un ancien responsable de la lutte antiterroriste. Hélas, le gouvernement n’a pas de politique en ce domaine… » Plusieurs officiers supérieurs mettent notamment en garde contre la très grande vulnérabilité des centrales hydroélectriques occidentales.
Les grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie) pourraient décider conjointement de fixer des règles du jeu, comme elles le font pour lutter contre la prolifération nucléaire. « Nous savons que nous pouvons nous causer mutuellement de graves dommages, et personne n’y a intérêt », résume un ancien conseiller de Barack Obama. Il n’empêche  : toutes les tentatives de la Maison Blanche pour parvenir à un accord ont échoué. Et les soupçons qui pèsent sur Israël, allié des États-Unis, à propos de Stuxnet ne vont pas arranger les choses.
Autre difficulté  : « Comment riposter à ces cyberattaques alors qu’il est quasi impossible d’en déterminer la provenance  ? » s’interroge William Lynn, le secrétaire adjoint américain à la Défense.
Toutes ces questions vont assurément dominer les débats sur la sécurité mondiale au cours de la prochaine décennie. Mais dans l’immédiat, il s’agit avant tout d’évaluer l’ampleur des dégâts que Stuxnet a infligés aux Iraniens. S’ils sont importants et ont frappé leur programme nucléaire, Américains, Israéliens et Européens se frotteront les mains. Il n’y aurait pourtant pas de quoi se réjouir. Car cela signifierait que la guerre de l’informatique vient de commencer.
* Logiciel malveillant qui, contrairement à un virus informatique, n’a pas besoin d’un programme hôte pour se reproduire et s’infiltrer dans les systèmes de contrôle des installations industrielles. Son objectif est d’espionner l’ordinateur dans lequel il se trouve, de détruire ses données et/ou d’envoyer de multiples requêtes vers un serveur internet dans le but de le saturer.  [2]
Titre, intro et synthèse : CL, Afps

Israël pour un partage territorial

publié le jeudi 25 novembre 2010
Alain Dieckhoff

 
Avec l’impasse prolongée d’un interminable « processus de paix », les voix prônant l’abandon de la solution des deux États (Israël et Palestine) au profit de la constitution d’un seul État pour deux peuples deviennent plus nombreuses. C’est surtout vrai du côté palestinien, où le binationalisme fait des émules. Mais en Israël même, l’idée d’un État unique a fait un retour (timide) au cours des années 2000.
En 1946-1947, le binationalisme était l’apanage de groupes juifs, comme l’Ihoud (« Union ») du philosophe Martin Buber, et le Hashomer Hatzaïr (« La jeune garde »), parti lié au mouvement des kibboutz. La création de l’État d’Israël en 1948 rendit caduque cette option qui ne fut plus, par la suite, défendue que par de petits groupes non sionistes, d’extrême gauche, sans guère de relais dans l’opinion publique, ainsi que par des intellectuels juifs post-sionistes dans les années 1990 (Amnon Raz-Krakotzkin, Ilan Pappe…).
Le débat a repris une certaine vigueur après la seconde Intifada, dans un contexte marqué par une désillusion croissante quant à une solution négociée sur la base du paradigme des deux États. Alors que certains Israéliens se réfugiaient dans la passivité, d’autres, moins nombreux, concluaient que le partage territorial, pratiquement et politiquement irréalisable, devait être abandonné au profit d’un État unique.
Trois « courants » se dégagent alors. Il y a d’abord ceux qui considèrent, à l’instar de Meron Benvenisti, ancien maire adjoint de Jérusalem, que la colonisation a modifié de façon irrévocable la situation sur le terrain. Avec un demi-million de juifs en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, un partage est impossible : de facto, il existe déjà un espace binational entre la Méditerranée et le Jourdain qu’il convient de transformer en un véritable État judéo-arabe (avec une répartition paritaire des pouvoirs, du fédéralisme…).
Cette thèse de l’irréversibilité a reçu récemment le renfort inattendu de personnalités de droite, comme Moshe Arens, ancien ministre des affaires étrangères, ou l’actuel président de la Knesset, Reuven Rivlin. Soutiens farouches de la colonisation, ils pensent qu’il est temps d’étendre la souveraineté israélienne à la « Judée-Samarie » en octroyant la citoyenneté aux Palestiniens dans un État, non pas binational, mais juif. Cette perspective relève du tour de passe-passe. Elle apparaît en effet comme un moyen de préserver les acquis de la colonisation au sein d’un État qui maintiendrait, d’une façon ou d’une autre, les Palestiniens en situation de subordination politique.
Enfin, au sein de l’élite arabe en Israël est apparu un puissant courant de pensée en faveur du binationalisme. Pour ces universitaires, chercheurs, juristes (As’ad Ghanem, Nadim Rouhana…), la constitution d’un État binational dans l’ancienne Palestine britannique offre un double avantage : mettre fin à la marginalisation sociopolitique de la minorité arabe en Israël et permettre plus facilement la mise en œuvre du droit au retour pour les réfugiés palestiniens. Mais les propositions émanant des intellectuels arabes ont suscité beaucoup d’émoi dans l’opinion publique juive, pour laquelle l’État d’Israël doit demeurer l’incarnation du droit à l’autodétermination du peuple juif.
Aussi, alors que l’idée du partage territorial est compliquée à mettre en œuvre, elle continue de recueillir malgré tout l’assentiment des deux tiers des juifs d’Israël, alors que la perspective de l’État unique, qu’il soit « républicain à la française » ou binational, trouve très peu d’avocats du côté juif. Elle demeure aussi, et de loin, la mieux adaptée à un conflit endémique de type ethno-national. Loin de le résoudre, un État unique l’entretiendrait inévitablement. Il n’apporterait pas la concorde, mais nourrirait une incessante guerre civile. Comme l’a noté l’infatigable militant de la paix qu’est Uri Avnéry (87 ans), cette utopie aurait de terribles conséquences, car « la vision du loup habitant avec l’agneau exigera chaque jour un nouvel agneau ».
Alain Dieckhoff, directeur de recherche au CNRS, Ceri Sciences-Po à Paris, est codirecteur d’ Afrique du Nord– Moyen-Orient. Entre recompositions et stagnation, La Documentation française, 2010, 184 p., 19,50 €.
publié par la Croix

Nouvelles exactions israéliennes dans la vallée du Jourdain occupée

publié le jeudi 25 novembre 2010
L G

 
Vol des terres et de l’eau palestiniennes, destruction des maisons et des animaux, la violence coloniale est à l’oeuvre dans la vallée du Jourdain pour poursuivre le nettoyage ethnique de la Palestine
Aujourd’hui, vers 5h du matin deux bulldozers et 200 soldats israéliens ont pénétré dans la communauté d’Abu Alajaj à Jiftlik et ont démoli une maison et trois étables. Trois grands hangars et une tente ont été détruits, deux hommes ont été arrêtés et plusieurs blessés. Plusieurs agneaux ont été tués et de nombreux blessés lors de la destruction. Le coût estimé de la destruction se situe autour de 120,000 NIS.
Les colons ont accompagné les soldats afin d’observer les destructions. Tous ont applaudi et même ri à chaque nouvelle destruction.
Il y a quelques semaines les colons de Massu’a et des soldats ont installé une clôture afin d’annexer plus de terre appartenant à la communauté. Cela s’est produit alors que la Court israélienne avait déclaré le gel de l’expansion de la colonie de Massu’a.
La colonie de Massu’a a été établie il y a plus de 40 ans sur ce qui était le camp de réfugiés palestinien d’Abu Alajaj, avant le début de l’occupation en 1967.
Il y a cinq ans la colonie a commencé à s’étendre sur la petite parcelle de terre qui restait à la communauté de Bédouins. Depuis lors, les colons n’ont cessé de s’approprier la terre des bergers palestiniens.
Ces démolitions sont une nouvelle preuve de la politique israélienne de transfert des Palestiniens de la Vallée du Jourdain afin de « judaïser » la région.
N.B : Certains d’entre vous ont passé du temps dans cette communauté il y a quelques semaines de cela. Soyez bien certains que nous allons faire tout notre possible pour permettre à ces Bédouins de rester sur leurs terres.
Si vous voulez nous soutenir, nous avons besoin d’une présence internationale constante ainsi que de fonds pour permettre de reconstruire : www.jordanvalleysolidarity.org
Titre et intro : CL, Afps

Détruire les villages ne change en rien les réalités historiques (Hamas)

Jeudi, 25 Novembre 2010 09:32 
IRIB - Détruire les villages palestiniens ne peut changer en rien les réalités historiques d’après le Hamas. Le mouvement de la Résistance islamique de la Palestine (Hamas) affirme qu’en rasant les villages palestiniens, le régime sioniste ne parviendra non seulement pas à changer les réalités historiques de la région mais aussi il rendra plus déterminés les Palestiniens à défendre leurs droits et valeurs. Le Hamas a condamné, dans un communiqué, les nouveaux crimes commis par le régime israélien dans la démolition du village d’Abou Ajaj, avec plus de 1000 habitants, rappelant que l’ennemi sioniste entend étendre la colonie de peuplement sioniste Massua, aux alentours du village. Le Hamas a donc demandé à la Ligue arabe et à l’ONU de remplir leur responsabilité envers les crimes racistes et inhumains de ce régime. L’armée israélienne a détruit mercredi matin des bâtiments palestiniens près de la colonie de Massua, dans la vallée du Jourdain en Cisjordanie, a-t-on appris de sources concordantes.
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Israël bétonne contre la paix

Jeudi, 25 Novembre 2010 13:43 
Tel-Aviv multiplie les obstacles contre toute reprise des négociations. Alors que les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens sont au point mort pour cause de poursuite de la colonisation, Tel-Aviv ne reste pas inactif. Benyamin Netanyahou s’est rendu aux États-Unis où il a obtenu, sans mal, des engagements américains, et non des moindres : aide militaire d’importance, pas de renouvellement d’un possible moratoire de quatre-vingt jours sur la colonisation, moratoire qui ne comprendrait de toute façon pas Jérusalem-Est. Surtout, Washington opposera son veto à toute tentative de l’ONU d’imposer un règlement politique à Israël. Pour bien verrouiller toute possibilité de paix, le Parlement israélien a définitivement adopté lundi une proposition de loi imposant un référendum avant tout retrait du plateau syrien du Golan et de Jérusalem-Est. « Avec l’adoption de ce texte, la direction israélienne tourne une fois encore en dérision le droit international qui n’est pas soumis aux caprices de l’opinion publique israélienne », a protesté le négociateur palestinien Saëb Erakat. Il a rappelé que le droit international « fait obligation à Israël de se retirer non seulement de Jérusalem-Est et du plateau du Golan, mais de tous les territoires occupés depuis 1967 ». Et de poursuivre : « la réponse de la communauté internationale à ce texte devrait être une reconnaissance mondiale de l’État palestinien dans ses frontières de 1967 (incluant la Cisjordanie et la bande de Gaza – NDLR), avec Jérusalem-Est pour capitale ».
Ce blocage du processus de paix a raison de l’Union pour la Méditerranée si chère à Nicolas Sarkozy. Le second sommet vient d’être annulé. Pourtant, l’Élysée continue à dire, concernant les négociations, qu’il faut « une approche plus politique, plus concertée, plus rapide et plus volontariste ». Comme si le blocage ne provenait justement pas de l’attitude d’Israël, jamais sanctionné.
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L'occupation bombarde un motocycle à l'est de Gaza : pas de blessés

[ 25/11/2010 - 12:17 ]
Gaza – CPI
Les forces de l'occupation israélienne ont bombardé, le mercredi soir 24/11, un motocycle à l'est de la ville de Gaza, sans qu'aucun blessé ne soit enregistré au sein des citoyens palestiniens.
Le coordinateur médiatique des services médicaux militaires, Adham Abou Salmia, a déclaré que les forces occupantes ont ciblé un motocycle de type "Tuktuk" à l'est de la ville de Gaza, sans faire de blessés.
Les forces occupantes ont ciblé le motocycle près du poste militaire sioniste d'al-Maleka à l'est du quartier de Zaitoun à l'est de la ville de Gaza.

Ihsanoglu condamne un plan sioniste visant à judaïser la cour d'al-Bouraq

[ 25/11/2010 - 12:13 ]
Jddah – CPI
Le Secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique, Ekmeleddine Ihsanoglu, a condamné fortement la décision du gouvernement sioniste de changer les aspects de la cour d'al-Bouraq et ses alentours, considérant que cette décision vient dans le cadre de la politique programmée par l'occupation sioniste pour judaïser la ville occupée d'al-Qods.
Il a affirmé que la cour d'al-Bouraq est un legs islamique et une partie de la mosquée sainte d'al-Aqsa.
Ihsanoglu a affirmé que l'occupation israélienne viole le droit international et la légitimité internationale à cause de ses activités coloniales dans la ville sacrée d'al-Qods. Il a précisé l'importance de cesser toutes les forces de la colonisation, de l'isolement et de la judaïsation visant à changer l'identité arabe et islamique d'al-Qods. 
Il a mis en garde contre les grands dangers qui menacent la mosquée sainte d'al-Aqsa et la zone qui l'entoure à cause de la politique de judaïsation qui cible tous les secteurs religieux, historiques et culturels à la-Qods.
Finalement, il a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités dans la protection des lieux saints islamiques et chrétiens dans la ville.

De soldats sionistes frappent un enfant Maqdissin

[ 25/11/2010 - 12:33 ]
Al-Qods occupée – CPI
L'enfant palestinien, Adam Mansour, du village de Selwan dans la ville occupée d'al-Qods, a été grièvement blessé, hier soir, le mercredi 24/11, après avoir été agressé par des forces de l’occupation sioniste qui ont fracturé sa main et son pied et causé d’autres blessures.
Le père de l'enfant a affirmé au Centre médiatique d'al-Qods depuis l'hôpital Cha'ri Tasidak que les forces de l'occupation israélienne ont poursuivi son enfant âgé de 7 ans, et quand elles l’ont attrapé, l’ont frappé sauvagement et l’ont fait trainer sur le sol après avoir fracturé sa main et son pied.
Les forces occupantes ne se sont pas contentées de ce crime, mais ont également abandonné l'enfant sur le bord de la route puis elles ont quitté la région, a-t-il ajouté.
De son côté, le président de la commission de la défense des terres de Selwan, Fakhri Abou Diab, a déclaré que l'enfant souffre de plusieurs fractures et que les médecins à l'hôpital effectuent des examens approfondis de l'enfant qui crie de douleur, ce qui confirme l'existence d'autres blessures dans le corps de l'enfant en dehors de la fracture à la main et au pied.
Abou Diab a condamné « ce crime des forces de l'occupation israélienne qui tentent d'imposent leur autorité sur un enfant âgé de 7 ans ».
« Je n’arrive pas à imaginer la raison qui motive un bataillon de soldats sionistes armés jusqu’aux dents lorsqu’elles poursuivent un petit enfant, le jettent à terre, le battent, et l’abandonnent sur le bord de la route », a-t-il poursuivi.

L'occupation envahit le village de Yarza et démolit une mosquée

[ 25/11/2010 - 13:10 ]
Al-Aghwar nord (Vallée du Jourdain) – CPI
Des dizaines de blindés militaires sionistes ont envahi, ce matin jeudi 25/11, le village de Yarza près de Toubas à al-Aghwar nord (Vallée du Jourdain), et ont démoli une mosquée. Ils ont également distribué des ordres de démolition aux propriétaires de plusieurs maisons dans le village, un jour seulement après la démolition du village voisin d'Abou Ajaj.
Des témoins oculaires ont déclaré que les soldats sionistes appuyés par les bulldozers militaires ont démoli l'unique mosquée de Yarza, plusieurs mois après que les forces occupantes aient annoncé sa démolition avec les autres petites maisons du village.
Les témoins ont ajouté que les forces occupantes ont mis des signes sur dix maisons et fermes dans le village en vue de les démolir prochainement, et comme un message aux bédouins dans la région pour la quitter.
Yarza fait partie des dizaines de villages bédouins dans al-Aghwar centre et nord qui ont été considérés par les forces occupantes comme des zones militaires fermées et réservées aux entraînements des soldats sionistes.

Les forces occupantes envahissent le nord de la Bande de Gaza

[ 25/11/2010 - 13:15 ]
Gaza – CPI
Les forces de l'occupation israélienne ont envahi, ce matin jeudi 25/11, le nord de la Bande de Gaza, au milieu de tirs intenses.
Des témoins oculaires ont rapporté que des dizaines de blindés et de chars de l'armée sioniste ont envahi soudainement les environs d'Abraj Nada dans la ville de Beit Hanoun au nord de la Bande de Gaza, ouvrant le feu intensivement.
Ils ont ajouté que les forces occupantes ont ciblé directement les ouvriers palestiniens qui collectaient les graviers, sans faire aucune victime.

L’occupation détruit une maison et arrête des militants à Al-Khalil

[ 25/11/2010 - 13:17 ]
Al-Khalil (Hébron) - CPI
Les forces de l'occupation ont démoli, le jeudi 25/11, une maison dans la ville de Yatta, au sud d'Al-Khalil (Hébron), en Cisjordanie occupée, et ont arrêté quatre citoyens Palestiniens de la ville de Beit Amr.
Des sources qui militent dans des mouvements contre la colonisation à Yatta, ont déclaré au Centre Palestinien d'Information, qu’une force militaire de l'armée de l'occupation a envahi une ferme, au sud de la ville, et a obligé le citoyen, Chahda Al-Harimi à quitter sa maison avec sa famille, puis a détruit sa maison, sous prétexte qu’elle a été construite sans permis.
Dans la ville de Beit Amr, les forces de l’occupation ont lancé une vague d'arrestations contre les militants qui luttent contre la construction des colonies et contre le mur d'apartheid, et ont arrêté 4 activistes.
Des sources dans le mouvement Al-Tadamoun (solidarité) ont affirmé que les forces occupantes israéliennes ont arrêté le coordinateur du Comité national contre le Mur dans la ville, Moussa Abdelhamid Abou Maria (32 ans), et ont confisqué son ordinateur et d’autres effets personnels, ainsi que le solidaire Saddam Kassab Abou-Dia (25 ans), Youssef Abou Maria (38 ans), et le partisan Hassan Mahmoud Al-Tite (20 ans).

FPLP : Washington est devenu un côté ennemi du peuple palestinien

[ 25/11/2010 - 13:07 ]
Damas – CPI
Le responsable du Front Populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) dans la capitale syrienne, Damas, Dr. Maher al-Taher, a affirmé que Washington « n'est plus un intermédiaire honnête », attirant l'attention sur le fait que « les Etats-Unis soutiennent entièrement l'entité sioniste et veulent liquider la question palestinienne sous toutes ses dimensions et composantes ».
Il a appelé l'autorité du Fatah à Ramallah à cesser complètement les négociations.
Dans ses déclarations au journal "Palestine" publiées, le mercredi 24/11, Al-Taher a déclaré que « la proposition américaine de geler la colonisation en échange des privilèges militaires et financiers à l'entité sioniste représente un nouveau chapitre de la comédie siono-américaine visant à faire avancer le processus de paix au point mort». Il a également mis en garde contre les conséquences négatives des abus du côté palestinien avec toutes les propositions américaines.
Il a considéré que les Etats-Unis ont perdu leur crédibilité depuis longtemps en tant que parrains du processus de paix dans la région du Moyen-Orient.
Al-Taher a estimé que les Etats-Unis « sont devenus un côté ennemi de la Palestine et du peuple palestinien à cause de leur soutien à l'entité sioniste en faisant pression sur le négociateur palestinien ».
Il a précisé que le choix des négociations entre l'autorité du Fatah et l'occupation a abouti à une impasse, qualifiant ce qui se passe dans les tournées négociatrices de « paroles vides et une perte de temps pour les Palestiniens, ce dont profite l'Etat de l'occupation pour renforcer la politique du fait accompli sur le terrain notamment au sujet de la colonisation ».
Le responsable du FPLP a montré que les négociations représentent un besoin américano-sioniste, en expliquant que « l'administration américaine possède une stratégie et un agenda dans la région, et des affaires concernant l'Irak, l'Afghanistan, l'Iran, le Hezbollah et la Syrie, et Washington veut calmer les faits sur le front palestino-sioniste à travers de longues négociations qui ouvrent la voie pour ses plans stratégiques dans la région ».
L'entité sioniste vise à travers ces négociations à « briser l'isolement international imposé contre elle après le massacre contre la flottille de la liberté et ses agressions contre la Bande de Gaza fin 2008, ainsi que les appels dans le monde entier à juger et condamner ses dirigeants devant la justice internationale et à la boycotter sur le niveau intellectuel et économique », a-t-il ajouté.
Al-Taher a souligné que l'Etat de l'occupation veut délibérément faire durer les désaccords palestiniens internes, et éliminer tout espoir de rétablir l'unité nationale palestinienne. Cela en fatiguant le côté palestinien officiel, et en l'obligeant à retourner aux négociations selon les conditions américaines et sionistes.
Il a précisé que le FPLP considère que ce qui se passe n'est qu'une tentative pour tromper l'opinion générale et liquider la question palestinienne, en disant : « Nous avons clairement refusé ces négociations car nous n’y voyons aucun intérêt pour la cause palestinienne, au contraire, elles forment une couverture et une soumission de l'Autorité aux exigences sionistes et américaines ».

L'entité sioniste est prête à libérer des détenus palestiniens en échange de Chalit

[ 25/11/2010 - 15:50 ]
Gaza – CPI
Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, en visite dans la Bande de Gaza, a affirmé que l'entité sioniste est prête à libérer des détenus palestiniens en échange de la libération du soldat sioniste, Gilad Chalit, capturé par la résistance palestinienne dans la Bande de Gaza.
Lors d'une conférence de presse qui s’est tenue hier matin, le mercredi 24/11, Frattini a considéré que la libération de Chalit est une « bonne intention ».
Dans le même contexte, il a affirmé que son pays veut offrir un soutien économique dans tous les secteurs, déclarant que les italiens essayent de soutenir toutes les initiatives pour résoudre le conflit entre les Palestiniens et les sionistes.
« De nombreux hommes d'affaires palestiniens tentent de créer des opportunités de croissance et de développement », a-t-il ajouté, considérant que l'amélioration concernant les passages de Gaza est insuffisante et que l'entité sioniste doit faire plus à cet égard. Frattini a affirmé que les projets internationaux ont besoin de matériaux de construction et que Gaza a un besoin urgent de 100 écoles. L'occupation a accepté la construction de 7 écoles seulement, ce qui est insuffisant, en exprimant son espoir d’augmenter les exportations depuis la Bande de Gaza vers la Cisjordanie et le monde entier.

Netanyahu veut instaurer un grand centre de détention sur les frontières avec l’Egypte

[ 25/11/2010 - 13:34 ]
Nassera (Nazareth) – CPI
Le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, a annoncé qu’il a décidé d’établir une grande prison dans la zone frontalière entre l'Egypte et les territoires palestiniens occupés, dans le but d’emprisonner les gens qui s’infiltrent à travers les frontières avant de les expulser vers leur pays, selon ses prétentions.
Il est prévu que la Knesset ratifie, durant sa prochaine réunion, le dimanche, une loi pour l’édification de cette prison, et que cette décision vient pour empêcher les africains de s’infiltrer et chercher du travail dans l’entité sioniste.
Le journal sioniste "Haaretz" a publié dans son édition de jeudi 25/11, que ce projet s'inscrit dans le cadre d'une série de mesures visant à réduire le nombre des intrus et resserrer les exigences et conditions pour obtenir «le droit d'asile.
L'entité sioniste avait annoncé qu'il va construire une clôture sécuritaire électronique sur la frontière avec l'Egypte pour réduire les infiltrations.

Madji Al-Rimawi, un captif palestinien qui a brisé l’arrogance des enquêteurs israéliens

[ 25/11/2010 - 22:37 ]
Ramallah – CPI
La lutte contre l’occupation, Madji Al-Rimawi l’aime depuis son enfance. Il était encore sur les pupitres de l’école lorsque les forces israéliennes d'occupation l’ont arrêté, pour ses activités dans les mouvements estudiantins.
Al-Rimawi est né dans le village de Rima, de la ville de Ramallah, le 5 mai 1965, dans une famille de campagne. Il a cinq frères et sœurs.
Actuellement, sa femme est la maire du village de Beit Rima. Elle dit à l’envoyé du centre Ahrar pour les études des captifs et des droits de l’homme que son mari voulait terminer ses études à l’étranger, mais que les autorités de l’occupation israélienne l’ont empêché. Il a commencé ses activités nationales contre l’occupation dès le début de la Première Intifada et il a été arrêté en 1988.
Durant l’enquête et l’interrogation, il a montré une endurance exceptionnelle. Et dès sa sortie, il a repris ses activités nationales. Il a été pourchassé par les forces israéliennes d'occupation pendant cinq ans. Un groupe de ces forces déguisées en Arabes, "Al-mostaaribine", a enfin mis la main sur lui, le blessant à la jambe droite, dans la maison de son père. Il est resté quelque six mois derrière les barreaux de l’occupation israélienne.
Au début de l’an 1995, Al-Rimawi s’est marié avec Dorrayya Fathiya Al-Barghothi, étudiante elle aussi dans la même université. En luttant contre les conditions très difficiles, elle a pu finir ses études.
Elle parle au centre Ahrar de l’arrivée de leur fille en 1996, de leur déménagement vers la ville de Ramallah en 1999, de l’arrivée de leur garçon un an après.
La poursuite
Au début de l’Intifada d’Al-Aqsa, le ministre sioniste du tourisme Zaïfi, connu pour son racisme, a été tué, le 17 octobre 2001. Al-Rimawi a été accusé d’être le superviseur. Il a alors commencé à être poursuivi.
La ville de Ramallah a été encerclée pendant un mois et demi. Le siège d’Al-Moqattaa, où se trouvaient le défunt président Arafat et ses compagnons dont Madji, a été fermement encerclé. Puis, selon un accord, il a été condamné à huit ans de prison, dans la prison d’Ariha (Jéricho), sous un contrôle américano-britannique.
La prison d’Ariha puis Nafha
Mais la prison a été investie, quatre ans après, le 14 mars 2006, par les forces israéliennes d'occupation, et tous les détenus ont été enlevés dont Al-Rimawi.
Il est resté soixante jours dans les cellules de l’occupation israélienne. Mais toutes les équipes d’enquêteurs avec toutes leurs pressions n’ont rien pu tirer de lui, bien qu’il sût que cela pouvait lui coûter la vie. Sa vie, il est prêt à la sacrifier simplement pour sa patrie, pour sa terre, pour l’homme palestinien, dit sa femme Om Saïd.
Le tribunal central israélien l’a condamné à une perpétuité plus quatre-vingts ans. Actuellement, il est enfermé dans la prison de Nafha. Seulement ses parents et ses enfants peuvent lui rendre visite. Sa femme et ses frères en sont interdits ! C’est une politique menée par le service israélien de sécurité contre les captifs palestiniens et leurs familles.

Quand s’habiller rime avec solidarité

Publié le 25-11-2010

Le projet de coopération économique dénommé PALEXTILE avec des artisans palestiniens du domaine de la Mode/Textile/Habillement (brodeuses, tisseuses, filateurs, coupeurs/couturiers, sérigraphes...) vous invite, à l’occasion des cadeaux de fin d’année, à offrir le polo de la solidarité !
"Ce projet va se développer tout au long de l’année 2011 avec l’ambition de produire là-bas et vendre ici des produits qui soient un motif de fierté tant pour ceux qui les fabriquent que pour ceux qui les vendent ou les diffusent dans leurs circuits de solidarité.
Nos ami(e)s palestinien(ne)s considèrent cette action comme un acte de résistance économique permettant à la Palestine d’échapper à une tutelle israélienne qui confisque la valeur ajoutée, incite à la médiocrité des productions et entrave les échanges avec l’extérieur."
L’équipe de Palextile.
Le Polo en Coton avec imprimé Keffieh est déjà à votre disposition.
Vous pouvez passer vos commandes à :
- ou à la librairie Résistances (4 Villa Compoint. 75017 Paris. TEL : 01 42 28 89 52).
Il est disponible en modèles enfant, femme et Homme et dans les deux couleurs, noir ou blanc.
CAPJPO-EuroPalestine

Journée Internationale de Solidarité avec la Palestine devant le tribunal de Mulhouse !

Publié le 25-11-2010

Tandis que le bruit d’une nouveau report, d’une deuxième reculade, court, concernant le procès des inculpés BDS de Mulhouse, ces derniers appellent à maintenir la mobilisation et à se retrouver le plus nombreux possible devant le tribunal, lundi matin 29 novembre, qui sera la date de la Journée Internationale de solidarité avec la Palestine.
La presse alsacienne fait état d’un possible nouveau renvoi du procès des militants BDS de Mulhouse, en raison d’une "maladie" du président du tribunal.
L’audience aura donc lieu de toute façons lundi 29 novembre à 8 H 30, en présence des prévenus qui sont passés de 5 à 12 depuis la dernière fois, de leurs avocats, de leurs témoins, des parties civiles, mais elle pourrait être écourtée par une demande de renvoi, venant, cette fois-ci, du tribunal.
La première fois en octobre dernier, c’était les parties civiles, dont le bureau de développement de l’antisémitisme en France, qui avaient demandé le report du procès, en arguant de leur "impréparation".
Et puis voilà que maintenant c’est le président du tribunal qui aurait un problème !
Il faut dire que la situation est délicate.
- Avec un CRIF et autres Ghozlan-Goldnadel, qui se déchainent contre le boycott des produits israéliens, mais qui demandent l’interdiction d’une exposition photo sur Gaza et lâchent leurs chiens pour obtenir sa fermeture.
- Avec une ministre qui a menti sur toute la ligne, en déclarant au parlement que les actions de boycott des produits "israéliens" ne constituaient PAS une infraction, dans la mesure où les services de police présents n’avaient constaté ni violence, ni produits casher visés, et qui va ensuite dire le contraire lors d’un diner du CRIF....
"Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont casher ou qu’ils proviennent d’Israël."
Mais qu’elle nous montre un seul exemple de produits boycottés "au motif qu’ils sont casher" !
Mais qu’elle nous prouve que ces produits "proviennent d’Israël". Nous la mettons au défi de le démontrer. Tout ce qu’elle a comme preuve, c’est qu’elle laisse les douanes françaises importer en France, en toute illégalité des produits, tels les cosmétiques AHAVA et les machines à gazéifier l’eau SODA-CLUB/SODASTREAM, fabriqués dans colonies implantées dans les territoires palestiniens occupés, ce qu’elle et ses amis N’ONT PAS LE DROIT DE FAIRE.
- Avec des magistrats qui commencent à souligner l’énormité de la circulaire de l’ex-ministre de la justice, la qualifiant d’"attentat juridique" et en soulignant qu’il n’y a pas "discrimination" quand un boycott est légitime...
- Avec une campagne de boycott qui se développe au niveau mondial, et y compris au sein d’Israel...
On plaint en effet les juges, censés être indépendants, qui se voient confier des affaires aussi embarrassantes !
Plus que jamais, Boycott, Désinvestissements, Sanctions contre l’occupant israélien, contre le régime raciste d’apartheid, contre ceux qui organisent massacres et déportations, contre ceux qui enferment tout un peuple... Et contre tous ceux qui apportent leur collaboration à ces criminels de guerre !
RENDEZ-VOUS À MULHOUSE, DEVANT LE TRIBUNAL, CE LUNDI 29 NOVEMBRE À 8 H 30 !
CAPJPO-EuroPalestine

Gaza : 40 000 enfants privés d’école à cause d’Israël

Publié le 25-11-2010

Tandis que les supporters d’Israël attaquent l’expo Gaza 2010 au Musée d’Art Moderne de Paris, en prétendant que c’est "la belle vie" à Gaza, et que l’expo de Kai Wiedenhöfer est mensongère, l’UNRWA annonce que plus de 40.000 enfants gazaouis ne peuvent aller à l’école depuis la rentrée, en raison des destructions d’écoles par l’armée israélienne, et de l’impossibilité de les reconstruire étant donné le blocus.
L’agence de l’ONU pour les réfugiés a dû refuser 40.000 enfants à la rentrée scolaire, déclare Chris Gunness, porte-parole de l’UNRWA.
Israel, qui n’a que le mot "éducation" à la bouche —proposant moult colloques et conférences sur ce thème— refuse de laisser entrer du ciment et des matériaux de construction, et s’oppose en plus à ce que des endroits pulvérisés par ses bombardements de décembre 2008/janvier 2009 servent à installer des écoles de l’ONU.
On se souvient qu’Israël avait sciemment bombardé des écoles de l’UNRWA pendant ces bombardements, tuant 37 personnes et en blessant des centaines d’autres (montrées par Kai Wiedenhöfer dans son expo où il précise sous chaque photo à quel endroit et quel moment les victimes ont été blessées).
Le gouvernement israélien fait savoir qu’il tient à ce que cet emplacement reste rasé, comme il l’est aujourd’hui, afin de "ne pas gêner de futures frappes contre le Hamas." Il s’est donc opposé le mois dernier à la construction de deux écoles à cet endroit.
L’UNWRA, qui accueille plus de 200.000 élèves à Gaza, a ainsi été contrainte de refuser plus 40.000 nouveaux écoliers cette année.
"La vie est belle", dans le plus grand camp de concentration actuel.
CAPJPO-EuroPalestine