vendredi 12 novembre 2010

Hanté par les fantômes - Rencontre avec Gilad Atzmon

jeudi 11 novembre 2010 - 07h:45
Yaron Frid
Le saxophoniste Gilad Atzmon, qui se proclame anti-israélien, et la légende du rock progressif, Robert Wyatt, ont joint leurs efforts pour créer de la magie musicale et faire du « bruit politique »
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Gilad Atzmon
En 1963, un enfant naît en Israël. En 1972, un homme tombe du troisième étage (ou du quatrième - les avis diffèrent) en Angleterre, en pleine nuit. Tous les deux ont pris leur envol sur les ailes de la musique et un jour la vie les réunira dans une rencontre surprenante. Ceci est une histoire triste avec une bande sonore cahotante faite du hurlement d’un saxophone et de la clameur d’une clarinette. C’est l’histoire de personnes déplacées qui n’ont pas d’autre pays et dans laquelle figurent des criminels de guerre, des chasseurs de nazis et Dieu en caméo, une histoire tempérée par de grandes doses d’ironie et quelques miettes d’espoir.
Un matin. Il pleut. Les trains sont en grève. Soho, Londres. Qui est le grand gaillard gloussant dans un café italien qui engloutit un sandwich au schnitzel (arrosé de thé) et qui m’accueille avec des commentaires du genre « Il n’y a pas de lumière à la fin du tunnel israélien ? » Ou encore, « Je crois qu’il y a quelque chose d’ indéfendable, simplement indéfendable dans le fait que les juifs qui ont souffert de tellement de discrimination raciale aillent établir un État fondé sur des lois raciales ». Et pour faire mieux : « Je suis absolument contre l’existence de l’État juif ». Ceci, tôt le matin, je vous le rappelle. Je suis-absolument-contre-l’existence-de-l’État-juif et passe-moi la sucrette, s’il te plaît.
Bonjour à toi aussi, Gilad Atzmon.
Que le café se trouve en face du fameux club de jazz de Ronnie Scott donne un indice subtil quant à l’identité d’Atzmon. Il est l’un des musiciens de jazz les plus acclamés et les plus demandés du monde et il n’accroît sa gloire - ou la détruit totalement, selon à qui vous vous adressez - qu’en occupant sa bouche à autre chose qu’un saxophone (ou un schnitzel).
Atzmon dit qu’il ne s’occupe pas de politique, mais d’éthique. Peut-être que dans son cas, ce n’est pas juste une question de sémantique. Ou de cosmétique. Mais nous sommes ici pour parler de musique. Et de beauté. « Cette beauté qui déborde simplement de toi », dit-il, « sans effort, inconsciemment, dans les moments de créativité les plus merveilleux, et quand cela arrive tu comprends que tu n’es que le vecteur de l’esprit, de quelque chose de plus grand que toi, sur quoi tu n’as absolument aucun contrôle. Je n’ai pas de connexion avec cette beauté, je me contente de manger des schnitzels. Je ne suis que le messager. Je ne cherche pas la beauté, c’est la beauté qui me trouve et à travers moi elle se fraie son chemin dans le monde ».
Et il y a beaucoup de beauté qui se faufile jusqu’au monde dans "For the Ghosts Within," (Pour les fantômes qui nous habitent), le nouvel album d’Atzmon et de ses partenaires musicaux sur lequel la critique de la presse musicale britannique s’est déjà extasiée avec des compliments tels que « la surprise de l’année » et des descriptions extatiques sur les anges qui entrent dans le cœur de l’auditeur. Pour cet album, Atzmon a associé ses forces d’interprète, de compositeur, d’arrangeur et de producteur musical avec Ros Stephen et Robert Wyatt.
Il s’agit du Grand Robert Wyatt en personne. Figure culte ; un des pionniers du rock progressif. L’un appelle l’autre un génie (« Nous avons un pacte mutuel entre génies », glousse Atzmon) tandis que Wyatt dit : « C’est un très grand honneur pour moi et il n’allait pas de soi que Gilad accepte de travailler avec moi. C’est un musicien étonnant, étonnant. » Mais à en juger par les personnes avec lesquelles Wyatt a joué - Jimi Hendrix, Mike Oldfield, David Gilmour, Paul Weller, Syd Barrett, Brian Eno, Bjork (une « créature céleste », soupire Wyatt) parmi d’autres- il est évident que c’est aussi un honneur pour Atzmon, absolument. Il a joué avec Paul McCartney, mais sa collaboration avec Wyatt, 65 ans, objet unique d’admiration qui transcende les goûts, les générations et les catégories (demandez donc à Thom Yorke de Radiohead) représente une ascension et un certificat d’honneur qui cimente davantage le statut d’Atzmon dans l’industrie de la musique britannique.
Wyatt est l’enfant terrible hippie qui est devenu un gourou à la barbe blanche, une sorte de trésor national secret, un authentique survivant qui est presque inclassable. À la batterie chez Soft Machine (dont il s’est fait jeter - il maintient jusqu’ici que « rien n’est plus terrible dans la vie que l’humiliation ») et chez Matching Mole, il est revenu à la vie comme chanteur-compositeur après être tombé de cette fenêtre à Londres pendant une beuverie qui a dérapé. (Pink Floyd s’est immédiatement porté à son secours et a organisé un concert à son profit). La chute l’a cloué à vie dans une chaise roulante.
Peu de musiciens ont fait tout ce qu’il a fait - psychédélique, punk, post- punk, avant-garde, fusion est maintenant jazz « pur » avec ses propres convolutions.
Wyatt est marié avec Alfreda (Alfie) Benge, qui est venue enfant en Angleterre de Pologne comme réfugiée de guerre. Elle dessine les couvertures de ses albums, elle a écrit un jour une chanson déchirante sur son alcoolisme (il a depuis arrêté de boire, ou peut-être pas) et l’appelle un « bébé attardé » tandis qu’il l’appelle « la face sombre de ma lune ». Il enregistre ses albums, qui ne ressemblent à rien d’autre, et qui sont toujours reçus comme un « événement », dans un studio de sa maison. Il a une voix chevrotante reconnaissable (une espèce de marque de fabrique) que le compositeur-interprète Ryuichi Sakamoto a appelé « le son le plus triste du monde ». Wyatt a survécu à des périodes suicidaires de dépression sans fond, et pendant des décennies entières il a évité de jouer en direct. (« Je crois que c’est son trac, » dit Atzmon).
Lors d’une interview avec le Guardian en juin 2009, Wyatt a désigné Atzmon comme le « plus grand artiste en vie » et a signalé que celui-ci est « né en Israël, que je préfère appeler Palestine occupée ». Atzmon, pour sa part, dit que Wyatt est "un génie du type que Kant a tellement bien décrit - un génie qui en apparence n’a rien à voir avec son propre génie, qui créé la beauté comme à partir de rien. Tout ce qu’il touche a un son nouveau et est complètement différent et est entièrement à lui. Il est totalement transparent et à travers lui tu vois la lumière ».
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Robert Wyatt, Gilad Atzmon et Ros Stephen
La tranquillité de la tempête
Leur histoire d’amour a commencé « il y a environ 10 ans », dit Atzmon. Lors d’un festival, une femme appelée Alfie est venue me voir et m’a dit que son mari était musicien mais très timide ; qu’il aimait ma musique et qu’il aimerait me parler. « Bien sûr, pas de problème », ai-je dit. Robert s’est approché, il a dit qu’il était musicien amateur ou musicien nul, quelque chose dans ce genre ; il est très modeste et il m’a donné sa carte. Je ne me doutais absolument pas que c’était lui et j’ai fourré la carte dans ma poche sans regarder. Après, quelqu’un m’a demandé de quoi j’avais parlé avec Robert Wyatt et j’ai dit : « Merde ! ça c’était Robert Wyatt ? J’ai grandi avec sa musique ! ».
Ils se sont invités à l’enregistrement de leurs albums respectifs, notamment le succès de Wyatt intitulé "Cuckooland" (2003 ) et "For the Ghosts Within." (La chanson dans "For the Ghosts Within" fait plus qu’allusion aux Palestiniens assis sous leurs oliviers dans l’attente de la rédemption, sur les rives du Fleuve de la Honte). L’album est sorti sous le label tendance Domino - qui édite des groupes comme Arctic Monkeys. Wyatt a le rôle du chanteur maison ; il chante des classiques du jazz tels que "In a sentimental mood" ainsi que du nouveau matériel écrit et arrangé par Atzmon et la violoniste Ros Stephen.
Le résultat est presque une affaire de famille (l’épouse de Gilad, Tali, chante un merveilleux solo, la femme de Bob, Alfie, a écrit les puissantes paroles et le partenaire de Ros est un des musiciens). Tendresse et mélancolie, l’album n’est qu’une partie de la panoplie de contradictions illusoires et insaisissables d’Atzmon qui est hanté par les fantômes et les démons, plein de douceur et de rage, de naïveté et de profondeur, d’obstination et d’ouverture, de remous et de tranquillité.
« La première fois que je l’ai invité à jouer pour un de mes albums », se souvient Wyatt, « Gilad m’a averti qu’il pourrait y avoir des problèmes. Je ne pense pas qu’il cherche délibérément des ennuis, mais les ennuis le trouvent. Cela ne m’a pas effrayé. On m’a appelé « stalinien » et « traître » et pire encore, simplement parce que je n’étais pas accord avec la politique étrangère du gouvernement britannique. Mais cela n’est rien comparé à la diffamation systématique dont Gilad est l’objet. Il prend tellement de risques avec ses remarques, dont la plupart sont sorties de leur contexte ou présentées de façon tordue de manière que leur sens véritable échappe.
« J’éprouve parfois le besoin de le protéger », poursuit Wyatt, « c’est un instinct presque paternel - après tout, il à l’âge de mon fils. Mon amitié pour lui est une des choses les plus importantes et les plus significatives qui me soient arrivées. Je l’aime vraiment. Et j’admire son courage. Certains diront qu’il est casse-cou ou sans complexes, mais il ose dire des choses que personne d’autre n’oserait dire. Moi, je serais mort de peur. Il reçoit des menaces de mort, mais j’espère qu’elles ne sont pas sérieuses. Il ne prend pas plaisir aux marques de haine à son endroit, mais peu lui importe de causer du chagrin ou de l’angoisse parce que ça, c’est sa vérité et contrairement aux politiciens ou aux diplomates, il est attaché à sa vérité. De fait, il est tellement gentil, vraiment, il ne ferait pas de mal à une mouche et j’aime sa chutzpah [culot en yiddish, NdE] ; je crois que c’est fantastique. Il y a en lui quelque chose de la tradition des grands comédiens juifs comme Lenny Bruce, qui n’ont jamais eu peur de fâcher les gens".
Il serait absolument faux de présumer que la musique d’Atzmon est marginale et négligeable par rapport au bruit qu’il arrive à faire non stop en tant que militant pro-palestinien et antisioniste, populaire et renommé. Sa musique est importante, superbe, au-delà du sublime et elle est reconnue à ce titre par les prix internationaux qui lui sont décernés.
« Mes concerts affichent toujours complet, où que je me produise dans le monde », dit le musicien de jazz le plus occupé de Grande-Bretagne, presque sur un ton sec. Mais dans la foulée, de qui se moque-t-on ? Même quand Robert Wyatt chante dans le nouvel album "At Last I Am Free" (je suis enfin libre), sans parler du rap arabe (« les gens meurent de soif/les gens meurent de faim/nous n’avons pas oublié/et nous n’oublierons jamais jusqu’au jour de notre retour ») ; il ne laisse aucun doute, ou encore la « flûte du berger palestinien », un des instruments qu’ Atzmon joue dans l’album d’après les notes d’accompagnement. Le bruit pénètre toujours, si ce n’est par la porte alors par la fenêtre - ce n’est pas qu’Atzmon dévie de son chemin pour le faire sortir.
Pathétique et absurde
Gilad Atzmon est né à Tel-Aviv en 1963 et a il grandi à Jérusalem. « J’ai eu une enfance laïque ordinaire », dit-il, « avec un grand-père de droite, partisan de Jabotinsky. Je n’avais absolument pas honte de lui. Je comprenais d’où il venait comme je comprenais d’où moi, je venais ». Gilad a passé la plus grande partie de son service militaire dans l’orchestre de la Force aérienne après une période comme infirmier de combat. « La première semaine de la guerre du Liban en 1982, j’ai vu beaucoup de soldats blessés, mais contrairement aux rumeurs, ce ne fut pas là le tournant dans ma vie. Je crois qu’ en fait le grand changement s’est produit avec l’orchestre, lorsque nous sommes allés à Ansar, le camp de concentration » - une prison construite par l’armée israélienne au Liban- « et c’est alors que je me rendu compte que j’étais dans le mauvais camp ».
En Israël, il a joué et il a été le producteur musical des chanteurs Yardena Arazi - tu parles de diversité : chapitre un, Arazi, chapitre deux, Wyatt -, Si Himan et Yehuda Poliker, parmi d’autres.
« Poliker m’ a ouvert les oreilles à la musique grecque et m’a influencé sur le plan musical. Ma musique est populaire en Grèce - plus que la sienne, je dirais - mais la Grèce, comme le monde entier, est en dégringolade, donc cela ne m’avance pas à grand-chose ».
En 1994, Atzmon comptait étudier à l’étranger, à New York ou à Chicago, mais il a finalement trouvé une université en Angleterre avec un programme intéressant combinant la psychanalyse, la philosophie et l’histoire de l’art. « Je n’avais pas un plan quinquennal pour quitter le pays ou quoi que ce soit de ce genre », se souvient-il. « La vérité est que j’étais fatigué de tout : du pays, de la musique, de la vie. Tout m’épuisait. Je ne voulais pas jouer ou produire quoi que ce soit. Je pensais commencer une nouvelle carrière comme pilote commercial. Je voulais être comme les pilotes d’ El Al, qui saluent sous les applaudissements des passagers après l’atterrissage [il glousse]. J’aimais piloter des avions, mais je n’étais pas assez bon.
« J’avais 30 ans et je pensais me concentrer sur une carrière universitaire. Mais alors, je suis tombé amoureux de Londres, qui était comme un petit village. Depuis, Londres a complètement changé et pas en mieux - et le milieu musical local me donnait tellement d’amour. Je me suis donc dit : nous allons jouer du jazz pour le jazz, nous vivrons pour l’art. Nous n’avons pas besoin de beaucoup d’argent, nous avons tout ce qu’il nous faut. Donc nous resterons. Et nous sommes restés ».
« Nous » c’est Atzmon et sa femme, Tali, une excellente chanteuse et une actrice de théâtre dont la carrière est en plein essor. Ils se sont rencontrés - nous vous avions promis de l’ironie, en voici donc - au Festival de chant hassidique en Israël. « Je n’aimais pas Israël et ce qui s’y passait, mais je n’avais aucune activité politique. Je ne comprenais pas non plus la question palestinienne, la véritable histoire. D’une façon ou d’une autre des choses se sont produites et j’ai commencé à parler et à écrire dans toutes sortes de forums, et brusquement, j’étais partout. J’avais mon intimité et des opinions privées et brusquement, je suis devenu un personnage public parce que les gens voulaient entendre ce que j’avais à dire. Je crois que les gens sentent que je dis la vérité, que je ne réécris pas les faits pour qui que ce soit, que je n’ai pas besoin de mentir parce que je ne fais partie d’aucun organe politique. Moi, Gilad Atzmon, je représente Gilad Atzmon et c’est tout. Au début, on me considérait comme un bon juif qui disait du mal d’Israël, ce qui plaisait aux goys. Mais il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que je ne suis pas un bon juif, parce que je ne veux pas être un juif, parce que les valeurs juives ne me branchent vraiment pas et que tous ces trucs de « déverse ta colère sur les nations » ne m’impressionnent pas.
Donc, tu déverses ta colère sur les juifs.
« J’ai vu ’Metzitzim’ il y a quelques jours. Tu sais où Uri Zohar en est aujourd’hui [Zohar, réalisateur, acteur et scénariste, est maintenant un rabbin et un enseignant ultra orthodoxe] alors qu’il était la personne absolument la plus laïque, le laïc suprême. Pourquoi les Israéliens laïcs ont-ils peur d’Uri Zohar ? Parce qu’il les a lâchés dans le noir face à des questions telles que : pourquoi suis-je ici ? Pourquoi est-ce que je vis sur des terres qui ne m’appartiennent pas, les terres confisquées à un autre peuple dont les propriétaires veulent rentrer chez eux et ne le peuvent pas ? Pourquoi est-ce que j’envoie mes enfants tuer et se faire tuer après que j’ai été moi-même soldat ? Pourquoi est-ce que je crois toutes ces conneries qui disent « parce que c’est la terre de nos aïeux et notre patrimoine » alors que je ne suis même pas religieux ? Rien à foutre ! C’est une chose à laquelle les juifs laïques n’arrivent pas à faire face. Ils ont terriblement peur de ces questions. Je vois qu’il y a plus de vérité chez les colons que parmi les plus grands laïques juifs du pays.
« Les Israéliens peuvent mettre fin au conflit en un clin d’œil : demain matin à son lever, Netanyahou rend aux Palestiniens les terres qui leur appartiennent, leurs champs et leurs maisons et c’est tout. Les réfugiés rentreront chez eux et les juifs seront aussi finalement libérés : ils seront libres dans leur pays et ils pourront être comme toutes les nations, continuer leur vie et même se remettre de la mauvaise réputation qu’ils ont accumulée ces 2000 dernières années. Mais pour que Netanyahou et les Israéliens le fassent, ils doivent passer par une déjudaïsation et accepter le fait qu’ils sont comme tout le monde et qu’ils ne sont pas le peuple élu. Ainsi, dans mon analyse, ceci n’est pas une question politique, sociopolitique ou socio-économique ; c’est une question fondamentale qui concerne l’identité juive.
« Réfléchis une minute à la dialectique de l’identité juive, à ’Aime ton prochain comme toi-même.’ Qui est ton prochain ? Un autre juif bien sûr. En d’autres termes, à partir du moment où tu as été choisi pour être le ’ peuple élu’ tu as perdu tout respect pour les autres peuples et pour l’autre en tant que tel.
« Prends par exemple la manière dont les gays sont traités en Israël. Ça sent trop :’ regardez comme nous sommes tolérants, nous avons des homosexuels en Israël’. Max Nordau [dirigeant sioniste 1849 - 1923] a écrit au sujet de l’émancipation des juifs, de la manière dont les Européens n’aiment pas vraiment les juifs, mais s’aiment eux-mêmes pour leur amour supposé des juifs. Je vois beaucoup de similarités entre les juifs et les gays en tant que philosophies séparatistes et marginales. C’est très intéressant.
« Il y a des valeurs intéressantes dans le judaïsme et la preuve en est que les meilleurs partisans des Palestiniens sont les juifs de la Torah, Neturei Karta [secte ultra-orthodoxe]. Notre problème - et il m’a fallu du temps pour le comprendre - ce sont les juifs laïques et même davantage, les juifs de gauche. L’idée de juifs de gauche est fondamentalement malade. Cette gauche contient une contradiction interne absolue. Si vous êtes de gauche, il importe peu que vous soyez juifs ou non ; donc, en principe, lorsque vous vous présentez comme des juifs de gauche, vous acceptez l’idée du national-socialisme. Du nazisme. C’est pathétique. C’est la raison pour laquelle la gauche israélienne n’a jamais réussi à faire quoi que ce soit pour les Palestiniens. L’absurdité absolue est que c’est en fait la droite qui mène vers une solution à un État et un accord sur le statut final ».
Illogisme et merveille
Atzmon a fait le jeu de politiciens tels que le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui lors d’un débat avec le président Shimon Peres a cité nommément Atzmon qui avait dit : « la barbarie israélienne est pire que de la cruauté [ordinaire] ». Atzmon a été accusé par toutes les plateformes possibles de vitrioler les juifs. Pourtant, il maintient qu’il " hait tout le monde dans la même mesure". On l’a aussi accusé de haine de soi, mais cela il est le premier à l’admettre, et pour ce qui est d’ Otto Weininger, le philosophe autrichien juif qui s’est converti au christianisme et dont Hitler a dit " il y avait un bon juif en Allemagne et il s’est tué " il en est même fier."Otto et moi sommes de bons amis".
Allez, sérieusement ?
« Quoi sérieusement ? Je suis marié avec une juive, je travaille et je joue avec des juifs dans un orchestre. J’ai adopté l’identité palestinienne, c’est vrai, mais m’accuser d’antisémitisme est ridicule. Une partie de mon succès tient au fait que l’on reconnaît que je viens de ’ là-bas’. ’ Je n’essaye pas de le cacher ou de l’estomper ou de le nier. J’ai l’allure, je parle et je me comporte comme quelqu’un qui vient de là-bas".
Je lui parle en hébreu et il me répond dans un anglais, avec un accent nettement israélien, émaillé de mots d’hébreu. Il est parfois étonné des excellents mots d’hébreu qu’il sort.
Cette langue hybride est par moments amusante. Quand je lui demande par exemple si Israël lui manque, il répond : « Ce n’est pas la médina [l’État] qui me manque, ce qui me manque c’est eretz [le pays] et il explique : « quand j’ai commencé à me languir de la terre, des paysages, des odeurs, j’ai compris que c’était en fait la Palestine qui me manquait. La Palestine est la terre et Israël et l’État. Il m’a fallu du temps pour me rendre compte qu’Israël n’a jamais été chez moi, que ce n’était qu’une fantaisie saturée de sang et de sueur ».
Il parle de « sueur », mais en fait il veut dire « larmes ». Comme nous l’avons dit, c’est une histoire triste.
Ses enfants, Mai, 14 ans et Yan, 10 ans, n’ont pas d’amis juifs. Yan n’a pas été circoncis et les bar ou les bat mitzvah sont hors de question. Sur son ordinateur, Atzmon n’a pas de clavier en hébreu. Il dit qu’il écrit, qu’il pense et qu’il rêve en anglais. Il ne remettra pas les pieds en Israël jusqu’à ce qu’Israël redevienne la Palestine.
Ça ne te fait pas mal de te couper ainsi ? De brûler tous les ponts ?
« Non, mais il se peut que c’était vrai ce que toutes les petites amies que j’ai eues avant Tal me disaient quand elles me laissaient tomber ».
Qu’est-ce qu’elles disaient ?
« Que je suis un infirme émotionnel ».
Et c’est vrai ?
« Peut-être mais je ne me suis pas laissé tomber. Je suis en paix avec moi-même ». Apparemment, il réserve son intelligence émotionnelle à son art. Il n’y a rien d’un infirme dans "For the Ghosts Within". Dans la musique, ils prennent tous leur envol jusqu’aux plus hautes cimes qui touchent peut-être au divin. Un vrai talent, comme une vraie passion ne peuvent être simulés. Le problème est alors uniquement les grincements - c’est ainsi que les entendent beaucoup de gens - que l’homme hanté par les fantômes et les démons produit en dehors de son studio d’enregistrement.
Wyatt, qui joue au dalaï-lama, se dit étonné par « la lutte de Gilad contre le racisme et l’oppression en tous genres et par l’entreprise de sa vie : rechercher la signification de l’identité juive. Gilad est l’exemple traumatique, mais optimiste, d’un phénomène répandu parmi les migrants qui essayent de repousser leur contexte tribal et de se reconnecter au monde et à l’humanité. C’est ce que les juifs de la diaspora ont toujours fait. Regardez leur contribution à la culture mondiale. Ronnie Scott venait d’une famille d’émigrés juifs de Russie et il y a eu aussi les frères Gershwin et Bob Dylan et Léonard Cohen et Noam Chomsky et Naomi Klein, sans parler de Jésus et de Karl Marx, deux bons juifs qui ont fait quelques dégâts dans le monde.
« Le point de départ de Gilad est humanitaire, pas immobilier. Grâce à lui, j’ai appris à être plus tolérant à l’égard de la religion, de toutes les religions, et à leur témoigner du respect. Grâce à lui par exemple, cela ne me pose aucun problème qu’Evyatar Banai, un musicien fantastique que j’ai rencontré il y a quelques années, soit devenu un religieux pratiquant, tout comme j’espère que mes opinions politiques ne lui en posent pas non plus. Gilad croit que la religion est une affaire spirituelle et non pas un permis pour piller les oliveraies d’autrui, quelque chose que je peux comprendre.
« Le problème » poursuit Wyatt « c’est lorsque l’illogisme religieux devient la base de la politique. La religion est fondée sur des légendes illogiques : la mère de Jésus était une vierge et le Père Noël descend des cheminées pour apporter des jouets. Tout cela est très bien, mais ce n’est pas une fondation sérieuse pour la politique qui est censée faire tourner le monde. Il est impensable de prendre des terres qui ne sont pas à toi uniquement parce qu’il est écrit dans la Bible - c’est-à-dire l’Ancien Testament qui est fondé sur la férocité tribale - que Dieu a dit qu’elles t’appartiennent. Et qu’en est-il des autres peuples ? Qu’est-ce qu’on leur a dit ? Quel Dieu leur a distribué quelles terres ? Et qu’en est-il de ceux qui lisent un livre différent ? Il n’y a pas moyen d’en sortir.
« On a recours à n’importe quelle excuse pour baiser le Moyen-Orient, imposer des sentiments de culpabilité aux Palestiniens et les comparer aux nazis, ce qui est scandaleux. Le conflit israélo-palestinien est le nœud le plus difficile à défaire, mais des personnes comme Gilad rêvent vraiment d’une solution et luttent pour la réaliser de leur vivant ».
Vous l’avez appelé un jour « Don Quichotte ». Croyez-vous qu’il mène une bataille perdue ?
« Je l’ai appelé Don Quichotte pour rire et il a un grand sens de l’humour. Je savais qu’il ne s’en offenserait pas. Il se peut que sa bataille soit perdue, mais la guerre contre le crime par exemple est également perdue ; pourtant, je veux quand même que la police continue à le combattre. Gilad est un artiste qui essaie de trouver un sens à un monde chaotique et fou. Pour lui, comme pour moi, la politique est la chose la plus personnelle qui soit. Lui et moi ne pouvons pas garder le silence face aux torts, aux injustices et aux inégalités. Tous les artistes n’éprouvent pas le besoin de s’exprimer ou d’agir sur le plan politique et vous ne pouvez forcer personne à le faire. Pendant la seconde guerre mondiale, Picasso a choisi d’élever la voix et Matisse a choisi de garder le silence et de disparaître ; pourtant, tous deux étaient, et restent, de grands artistes qui ont embelli le monde. Gilad aime choquer et surprendre dans tout ce qu’il fait, et son existence même embellit le monde ».
Et ce monde, si délabré et détruit et compliqué qu’il soit, est le même monde qui figure dans le dernier morceau de « For the Ghosts Within » et qui termine aussi tous les concerts d’Atzmon : « What a Wonderful World ».
« Dans les bulletins de nouvelles, on ne parle que de désastres et de guerres, et c’est naturel », remarque Wyatt. « Je suis né à la fin de la deuxième guerre mondiale et depuis, le monde n’a pas arrêté de se battre et de s’effondrer sous nos yeux. Mais si nous oublions qu’il y a de la beauté et de la joie et de l’amour et tout le reste, pourquoi rester en vie du tout ? Dire que le monde est uniquement perturbé est une insulte à tous ceux qui partent au travail tous les jours, qui construisent une maison pour leurs enfants et cuisinent pour leurs amis. Il est important de jouer cette chanson avec tout son sens et son sérieux. Je ne peux pas la chanter autrement. Cette chanson rappelle ce que nous faisons en fait ici ».
Éloge de l’étincelle
Atzmon, qui a joué et a enregistré avec des artistes tels que Sinead O’Connor, Ian Dury et Robbie Williams, lance également ce mois "The Tide Has Changed,", dernier album de son orchestre de jazz, the Orient House Ensemble, qui célèbre son 10e anniversaire. (Les autres membres de l’ensemble sont Frank Harrison, Eddie Hick et Yaron Stavi, fils de Zissi Stavi, ancien éditeur légendaire du supplément littéraire de Yedioth Ahronoth). Parmi les pistes instrumentales figurent "London Gaza" et "We Lament." Surpris ?
Atzmon a même été accusé de déni de l’holocauste.
« Ça c’est très imprécis », dit-il. « Je me bats contre toutes les infâmes lois et persécutions à l’encontre de ceux qu’on appelle les négationnistes, étiquette, que je n’accepte pas. Je crois que l’holocauste, comme tout épisode historique, doit pouvoir faire l’objet de recherches, être examiné et discuté et débattu. Je regrette qu’Hitler n’ait pas eu le temps d’écrire avec ses propres mots un résumé des événements. Et je ne regrette pas que les gens lancent des œufs sur le criminel de guerre Tony Blair, qui lors des procès de Nuremberg de la guerre d’ Irak sera traduit en justice, incha’Allah, avec tous ceux qui ont encouragé et financé cette guerre maudite et inutile. Par la même occasion, Il serait bon que les chasseurs de nazis traquent plutôt [Shaul] Mofaz et [Ehud] Barak, par exemple, au lieu de vieillards de 96 ans qui sont à peine encore en vie. C’est pathétique ».
Atzmon sait être incisif, précis et tranchant tout en étant absurde et nébuleux ; il y a tellement de « positif » mais aussi tellement de « négatif » - grossier et raffiné, bruyant et discret, pédant et extrêmement professionnel avec des déclarations telles que « je n’ai jamais fait de devoirs. J’ai écrit mes deux livres chaque fois en deux semaines, je les ai vomis sur la page et le premier a commencé comme une blague. »
Les romans sont - « A Guide to the Perplexed" (2001 ; situé en 2052 dans l’État palestinien qui a succédé à Israël) [Éd. fr. Le Guide des égarés, Phébus, 2005) et « My One and Only Love" (2005 ; sur un joueur de trompette qui choisit de ne jouer qu’une seule note et aussi sur les chasseurs de nazis ; vous remarquez l’obsession ?). Ces romans ont été traduits dans 27 langues. Il y a quelque chose de l’enfance, sinon d’enfantin, dans Le Guide des égarés" alors qu’il est lui-même occasionnellement perplexe, qu’il exhale un charme personnel, qu’il glousse souvent et fait le malin et le provocateur, capable d’électriser et d’hypnotiser son public.
« Il y a une étincelle chez Gilad, une passion et une joie naturelle comme celle que l’on trouve chez les enfants », résume Robert Wyatt. « Sa joie de créer est absolument pure. Picasso a dit qu’il a essayé toute sa vie de peindre comme il peignait lorsqu’il était enfant. D’après moi, Gilad n’a pas perdu cela. Il reste plein de curiosité et de vie de façon très positive et adorable ».
« Je serai clair », dit Atzmon. « Il y a une guerre de libération du peuple palestinien et je l’appuie sans réserve. J’ai aussi un sentiment de culpabilité. J’ai essayé de communiquer avec les Israéliens et j’ai échoué et c’est important de le dire. Je ne sais plus comment communiquer avec les Israéliens ».
Pour quelqu’un qui est tellement coupé de son pays (« je suis un exilé volontaire, mais aussi une personne déplacée et un réfugié de mon pays natal »), Atzmon a l’air tout à fait connecté. Peu importe « Metzitzim » ; il a aussi entendu dire par exemple que Poliker est sorti du placard et que Miri Aloni joue dans la rue (il aimerait toutefois savoir si c’est pour des raisons idéologiques ou « uniquement pour l’argent »).
Pourquoi ne fais-tu pas la distinction entre les individus et les gouvernements ? Par exemple ce qui s’est passé avec la Flottille pour Gaza, ça n’était pas « nous ».
« C’était vous ».
Pas moi.
« Si, toi. Sans équivoque. Quand tu vis dans une démocratie, tout crime commis par ton gouvernement est un crime que tu commets ».
Même si je n’ai pas voté pour ce gouvernement ?
« Absolument. Dans une dictature, le dictateur assume la responsabilité, dans une démocratie tous les citoyens ont la même responsabilité ».
Alors qu’est-ce qu’on fait ? Comment réparer ?
« C’est la grande question ».
Qu’est-ce que je fais, je descends Netanyahou ?
« C’est toi qui l’as dit, pas moi. Et en passant, Netanyahou est bien meilleur pour les Palestiniens que Barak ou Pérès. Moi aussi, en tant que citoyen britannique, j’ai ma part dans les crimes de la guerre d’Irak. Mais le public britannique au moins a constamment exprimé son opposition à la guerre, tandis qu’en Israël, 94 % du pays a soutenu l’opération Plomb durci. D’une part, vous voulez vous comporter comme un État post-Lumières et me parler d’individualisme, mais d’autre part vous vous entourez d’un mur et vous restez attachés à une identité tribale. Vous ne pouvez pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Il y a un prix à paLes romans sont yer et tout le monde paye, moi y compris ».
Atzmon, qui a été couronné comme le successeur de Charlie Parker, ne s’attarde toutefois pas sur le prix.
« Parfois je me demande pourquoi j’ai besoin de tous ces casse-tête. Tali dit qu’elle a épousé un musicien et que maintenant elle a un Premier ministre chez elle ».
Tu n’es peut-être pas triste de nous avoir perdus, mais moi je suis triste de t’avoir perdu.
« C’est bon, il y a une place dans le monde pour les personnes sentimentales. Je sais que j’ai beaucoup de lecteurs en Israël et ils savent comment me contacter ».
Je pense à Gilad Atzmon de la même manière qu’Arik Einstein pensait à la fille qu’il avait vue sur le chemin de l’école dans une chanson emblématique : que pour nous, il est perdu. La diplomatie publique israélienne a perdu quelqu’un qui aurait pu être une de ses plus belles voix : claire, charismatique, brillante. Le score est actuellement de 1 à 0 en faveur de la Palestine.
Edité par Fausto Giudice
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Palestine occupée : une nouvelle colonie juive dans la vallée du Jourdain

jeudi 11 novembre 2010 - 07h:00
Jordan Valley Solidarity
Les colons israéliens sont en train de construire une nouvelle colonie au nord dans la vallée du Jordain, à Al Maleh - village près d’Al Farsiya qui a été détruit à deux reprises en juillet dernier - déjà encerclé par cinq colonies.
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Les colons juifs fêtent la construction de la nouvelle colonie, sous la protection des forces israéliennes d’occupation
La nuit dernière, des colons venant de la colonie Maskyyot ont commencé à construire une clôture sur les terres appelées Ein El Hilwe, où les communautés bédouines palestiniennes vivent depuis plus de 90 ans.
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Les soldats israéliens protègent les colons qui viennent de la colonie juive de Maskyyot
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Alean Zamel, 90 ans, emporte ses quelques affaires
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Bédouins assis face à la nouvelle clôture construite par les colons
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Les soldats des troupes d’occupation empêchent les journalistes de prendre des photos
http://www.jordanvalleysolidarity.o...
Traduction : Info-Palestine.net
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J. Carter : « Les Palestiniens pas prêts pour l’indépendance »

jeudi 11 novembre 2010 - 08h:38
Frédéric Koller - Le Temps
Habitué du Proche-Orient où ses prises de position tranchées contre l’occupation israélienne lui valent une grande sympathie dans le monde arabe et le mépris du gouvernement israélien, Jimmy Carter est de retour d’un séjour en Israël, dans les territoires palestiniens, en Egypte, en Syrie et en Jordanie. Le Prix Nobel de la paix 2002 livre son analyse.
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L’ex-président américain Jimmy Carter dénonce l’occupation des territoires palestiniens
Agé de 86 ans, l’ex-président américain Jimmy Carter reste un homme hyperactif malgré une récente alerte cardiaque. Il se lève chaque matin à 5 heures, fait de la natation puis effectue une revue de presse internationale. Il nous a reçus mercredi matin à 7 h 30 au Mont-Pèlerin où il retrouvait quelques membres du groupe indépendant des Anciens (The Elders) composé d’ex-hauts responsables politiques ou figures de la société civile (Nelson Mandela, Kofi Annan, Mary Robinson, etc.).
Le Temps : Comment s’est passé votre dernier déplacement ?
Jimmy Carter : La situation des Palestiniens est la suivante : en Israël, ils sont soumis à 35 lois qui discriminent spécifiquement les citoyens non juifs, à qui l’on nie le droit à la terre, au mariage, aux déplacements, l’accès aux soins médicaux et aux médias. A Jérusalem-Est - occupé par Israël -, les Palestiniens ne sont pas traités comme des citoyens. La communauté de Silwan, où il y a 55 000 Arabes, n’a pas de place de jeux et on n’y construit aucune école. Le maire de Jérusalem s’en est excusé tout en nous expliquant qu’il planifiait un site archéologique et touristique à cet endroit. Les Arabes qui y vivent depuis soixante-cinq ans seront forcés de partir. En Cisjordanie, plus de 300 000 colons israéliens ont confisqué la terre et les propriétés des Palestiniens pour construire leurs propres maisons. Enfin, il y a le pire, Gaza, qui est comme une cage dans laquelle vivent 1,5 million de Palestiniens, dont 75% sont des réfugiés.
- Que pensez-vous de l’attitude de Barack Obama sur ce dossier ?
-  Son discours du Caire était formidable. Il a mis en évidence le fait que toutes les colonies étaient illégales, qu’elles sont un obstacle à la paix et qu’un jour elles devront être démantelées. C’était très fort. Mais depuis il a été beaucoup plus silencieux sur les possibilités de réussite du processus de paix. Il s’est retenu de condamner avec fermeté l’une ou l’autre partie de façon à relancer le dialogue. Parmi les personnes que nous avons rencontrées, aucune n’a parlé de succès. Personne. La plupart des Arabes et des Palestiniens estiment que ce dialogue est improductif et qu’il ne fait que fournir une excuse aux Israéliens pour continuer la colonisation.
- Qu’est-ce qui bloque ?
-  Les Israéliens refusent de stopper les constructions dans les colonies comme le demandaient les Etats-Unis. Durant le prétendu gel des constructions, ils n’ont pas cessé de construire. Un engagement sincère d’Israël en faveur de la paix implique d’abord la cessation de ces constructions.
- Il y a déjà 300 000 Israéliens en Cisjordanie. N’est-il pas trop tard ?
-  Non. L’ensemble de la communauté internationale appelle les Israéliens à se retirer des territoires palestiniens dans les frontières de 1967 avec quelques modifications qui peuvent être négociées. La plupart des personnes, y compris les leaders arabes, s’accordent à dire qu’un échange de terre autour de la Ligne verte serait acceptable.
- Face à l’impasse actuelle, les Palestiniens pourraient-ils déclarer la création de leur propre Etat ?
-  Beaucoup de Palestiniens, y compris Mahmoud Abbas [ndlr, président de l’Autorité palestinienne (AP)], nous ont dit qu’ils engageront une action auprès du Conseil de sécurité des Nations unies pour demander la reconnaissance de la Palestine comme un Etat dans les frontières de 1967. Beaucoup de pays pourraient reconnaître un tel Etat. Mais il est vraisemblable que les Etats-Unis opposeront leur veto. L’autre possibilité est d’aller devant l’Assemblée générale de l’ONU et d’obtenir le plus de soutiens possible pour un tel geste. Mais un succès dépendrait de la volonté des pays arabes et européens de contredire les désirs des Etats-Unis. Jusqu’ici les membres de l’UE ont été subordonnés aux Etats-Unis.
- L’AP est-elle prête pour l’indépendance ?
-  Je dirais qu’à présent les territoires palestiniens ne sont pas prêts pour l’indépendance. Mais s’ils obtenaient un soutien approprié du monde extérieur, par la reconnaissance diplomatique et des liens économiques, alors très vite ils pourraient devenir autosuffisants. D’ici là, ils risquent de dépendre de l’assistance financière internationale. L’AP pense pouvoir réduire rapidement le besoin d’aide extérieure. Il y a une amélioration économique en Cisjordanie, mais ce développement se concentre autour de Ramallah. Il n’y a aucun doute que les Palestiniens se porteraient mieux s’ils étaient indépendants.
- Pourquoi les Etats-Unis sont-ils toujours aussi proches d’Israël ?
-  On pourrait en dire autant des Européens... Aux Etats-Unis, il y a tout d’abord un très puissant lobby politique israélien. Il existe ensuite une croyance naturelle qu’Israël est une grande démocratie comme la nôtre quelque part au Proche-Orient. Ils voient Israël comme un petit Etat assiégé par des centaines de millions d’Arabes antagonistes - alors qu’Israël a les capacités militaires les plus avancées de la planète grâce aux Etats-Unis. J’ajoute ici que le Centre Carter a aidé à superviser quelque 80 élections problématiques dans le monde. Les trois meilleures élections que nous ayons suivies ont été organisées en Palestine : quand Arafat a été élu, l’élection de Mahmoud Abbas et les élections de 2006. Quand le Hamas a gagné, Israël et les Etats-Unis ont dit que c’étaient des terroristes pour les empêcher de diriger les territoires palestiniens alors que quelques mois plus tôt c’étaient des candidats légitimes.
- Ne pensez-vous pas qu’Israël est une démocratie ?
-  Ils ont des élections démocratiques pour leur propre peuple. Mais comme je l’ai dit, ils ont des lois spécifiques qui interdisent un traitement égal pour les non-Juifs. Cela concerne 1,5 million d’Arabes (20% de la population) et environ 320 000 autres personnes qui sont ni juives ni arabes. Reuven Rivlin, le vice-président du parlement, le justifie par le fait de protéger le caractère juif d’Israël. Je ne dis pas qu’Israël n’est pas une démocratie, mais ce n’est pas une démocratie comme les nôtres.
- Vous êtes certainement la personnalité officielle la plus élevée à avoir utilisé le terme d’apartheid pour décrire la situation en Cisjordanie et à Gaza. Est-ce que vous le feriez aujourd’hui ?
-  Le titre de mon livre était Palestine : La paix et non l’apartheid. L’apartheid est le mot exact pour décrire ce qui se passera si on continue vers la solution apparemment inévitable d’un seul Etat où Israël devra soit abandonner son contrôle politique aux Palestiniens qui représenteront la majorité de la population soit priver cette majorité de ses droits de vote. Ce sera alors par définition un apartheid. Si vous prenez un dictionnaire d’anglais, apartheid signifie la domination d’un peuple par un autre et la séparation officielle de ces deux peuples. C’est ce qui se passe déjà en Cisjordanie. Israël est de toute évidence la puissance dominante et requiert légalement la totale séparation entre colons juifs et Palestiniens. C’est pourquoi j’utilise le mot d’apartheid.
11 novembre 2010 - Le Temps
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Des centaines de policiers israéliens détruisent une mosquée. Mille Bédouins protestent contre cette démolition

publié le jeudi 11 novembre 2010
Saed Bannoura

 
Un grand nombre de policiers israéliens accompagnés par des resonsables de l’Administration territoriale israélienne ont fait une descente sur la ville bédouine de Rahat, dans le sud d’Israël, où ils ont détruit une mosquée qu’ils prétendent avoir été construite sans permis.
Les Bédouins palestiniens vivent dans le désert du Négev dans ce qui est actuellement Israël depuis des siècles, mais depuis la création d’Israël en 1948 ils se sont vu interdire de construire des maisons ou autres structures. A de nombreuses reprises les autorités israéliennes ont forcé la population bédouine à se déplacer d’un endroit à l’autre et ont démembré des villages entiers.
Les autorités israéliennes ont contraint les Bédouins à aller dans la ville de Rahat où on ne leur a pas fourni les services de base et où on leur refuse régulièrement des permis des construire des maisons et d’autres bâtiments.
La mosquée détruite dimanche (6 novembre) a été construite il y a 7 mois sur un terrain inoccupé, utilisé précédemment par des dealers et des drogués. Les imams locaux ont annoncé qu’ils voulaient transformer cet endroit en un lieu de prière, pour la communauté, afin d’éloigner les mauvais sujets qui s’y réunissaient précédemment.
Alors que le maire de Rahat, Faiz Abu Sahiban, avait d’abord refusé le permis de construire de la mosquée, il soutient plus tard le projet contre les autorités fédérales israéliennes qui ordonnaient la destruction de la mosquée.
Abu Sahiban a déclaré que la démolition de dimanche, effectuée par l’Administration territoriale israélienne, était illégale car le terrain en question appartient à la municipalité de Rahat et ne relève pas de la juridiction de l’Administration territoriale israélienne.
Environ 1 000 personnes se sont rassemblées pour protester contre la démolition de la mosquée. Certains ont tenté d’empêcher le passage des bulldozers alors qu’ils abattaient les murs du bâtiment. Cinq personnes ont été arrêtées et amenées dans des centres de détention du gouvernement israélien.
Les habitants de Rahat se sont rassemblés sur le site après la destruction de la mosquée et ont commencé à la reconstruire. Ils ont déclaré aux journalistes que aussi longtemps que les autorités israéliennes détruiront la mosquée ils la reconstruiront.
publié par Imemc
traduction : C. Léostic, Afps

Nucléaire iranien, guerre ou négociations ?

publié le jeudi 11 novembre 2010
Alain Gresh

 
Alors qu’ "Israël hausse le ton et demande, par la voix de son premier ministre, « une menace militaire crédible » contre l’Iran", "l’administration Obama se lance-t-elle dans un solo diplomatique susceptible de marginaliser les Européens ?" .
Téhéran, qui a accepté le principe de négociations avec le groupe « 5+1 » (les membres du conseil de sécurité et l’Allemagne), a proposé que la réunion ait lieu en Turquie. La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, intermédiaire des grandes puissances sur ce dossier, a réagi en affirmant qu’elle attendait « une proposition officielle de l’Iran » pour se déterminer. Mme Ashton avait proposé une rencontre à Vienne du 15 au 18 novembre. La Turquie a donné son accord de principe pour accueillir les négociations interrompues depuis octobre 2009, et les dates proposées par Téhéran sont le 23 novembre ou le 6 décembre.
L’Iran a développé des relations fortes avec la Turquie, notamment depuis l’accord cosigné par les deux pays et le Brésil en mai 2010. Que prévoyait ce texte ? « D’abord que, conformément au TNP, l’Iran a droit à l’enrichissement ; ensuite, que le pays accepte l’échange de 1 200 kilos d’uranium faiblement enrichi (UFE) contre 120 kilos d’uranium enrichi (UE) à 20%, indispensables au fonctionnement de son réacteur de recherche ; que les 1 200 kilos d’UFE seraient stockés en Turquie, le temps que l’Iran reçoive ces 120 kilos d’UE ; que l’Iran transmettrait à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), dans la semaine suivant le 17 mai, une lettre officielle formalisant son accord. En renonçant à une partie importante de son uranium, Téhéran limite sérieusement ses capacités à produire une bombe. »
On le sait, cet accord fut rejeté par les Etats-Unis (qui, pourtant, avaient confirmé par lettre au Brésil un soutien à la démarche) et de manière encore plus radicale par la France. Quelques jours après, le 9 juin, le Conseil de sécurité des Nations unies votait de nouvelles sanctions, malgré l’opposition du Brésil et de la Turquie. Non contentes de ces mesures, les Etats-Unis et l’Union européenne décidaient des sanctions unilatérales contre l’Iran, malgré les critiques de la Russie et de la Chine.
Depuis, à plusieurs reprises, il a été question de reprendre les négociations et la proposition de Téhéran se situe dans ce cadre, au moment où Israël hausse le ton et demande, par la voix de son premier ministre, « une menace militaire crédible » contre l’Iran. Benyamin Nétanyahou a formulé cette exigence lors d’un entretien avec le vice-président américain Joe Biden, le 7 novembre. « La seule manière de s’assurer que l’Iran n’obtienne pas d’armes nucléaires est de brandir une menace crédible d’action militaire contre lui s’il n’arrête pas sa course à la bombe atomique. »
Au même moment, un important sénateur, Lindsey Graham, déclarait au forum de Hallifax sur la sécurité internationale que toute action militaire contre l’Iran devrait inclure, non seulement ses installations nucléaires, mais aussi couler sa marine, détruire ses forces aériennes et porter de sévères coups aux Gardiens de la révolution (« Lindsey Graham Makes The Case For Strike On Iran », The Huffington Post, 6 novembre). Sur cette réunion, on lira aussi Roger Cohen, « An Unknown soldier » (The New York Times, 8 novembre), qui met en garde contre une nouvelle guerre au Proche-Orient, une expédition contre l’Iran.
Le secrétaire américain à la défense Robert Gates a rejeté les propositions israéliennes : « Je ne serais pas d’accord pour dire que seule une menace militaire crédible [peut convaincre] l’Iran de prendre des mesures pour mettre fin à son programme d’armes nucléaires. (...) Nous sommes prêts à faire ce qui est nécessaire, mais en ce moment, nous continuons de penser que l’approche économique et politique que nous avons adoptée a en fait un impact sur l’Iran » (dépêche AFP, 8 novembre).
Quant à l’attitude de la France (et du Royaume-Uni), elle se caractérise par la surenchère, comme le confirme l’article du Monde daté du 5 novembre, « Nucléaire iranien : Paris et Londres s’opposent à un projet d’offre américaine » (non disponible librement sur le site).
Extraits :
« Dans une nouvelle tentative de “main tendue” à l’Iran, l’administration Obama prépare depuis cet été une nouvelle offre diplomatique pour tenter de résoudre l’imbroglio nucléaire. Cette initiative, selon nos informations, contrarie fortement les responsables français et britanniques. La question de l’unité des grandes puissances sur ce dossier paraît ainsi posée, au plan transatlantique. Paris et Londres ont fait part de fortes réserves. A la fois sur la méthode américaine, qui a consisté à discuter de la nouvelle approche d’abord avec les Russes et les Chinois, avant d’en parler aux Européens ; et sur le contenu même du schéma proposé, qui risquerait de légitimer les activités iraniennes d’enrichissement d’uranium, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU réclame leur suspension depuis 2006. »
En quoi consiste cette proposition ?
« Un nouveau projet d’évacuation d’uranium enrichi iranien vers l’étranger, allant bien au-delà de celui déjà proposé en octobre 2009 (mais rejeté par Téhéran). L’objectif est de priver l’Iran, pendant un certain temps, de la capacité de franchir le pas, s’il devait le décider, vers la fabrication de matière fissile utilisable dans une arme atomique. (...) La grande nouveauté est que Washington proposerait que l’Iran évacue vers la Russie 2 000 kilogrammes d’uranium faiblement enrichi (à moins de 5 %), sur les quelques 3 000 kilogrammes qu’il détient aujourd’hui. Cette matière serait alors transformée pour servir de combustible à la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr (de fabrication russe). Selon David Albright, dont le point de vue coïncide avec l’analyse faite à Paris et Londre, un tel projet “fournirait à l’Iran la légitimité internationale qu’il recherche depuis longtemps pour l’enrichissement d’uranium”. En donnant à Téhéran la possibilité de poursuivre sur cette voie, il serait encore plus difficile, argue-t-il, de contrôler par des inspections qu’aucun détournement de matière nucléaire n’ait lieu à partir du site de Natanz. »
Rappelons que le Traité de non prolifération prévoit explicitement le droit à l’enrichissement.
« (...) L’administration Obama se lance-t-elle dans un solo diplomatique susceptible de marginaliser les Européens ? Français et Britanniques ont insisté, dans des entretiens avec les officiels américains, pour qu’un front commun soit soigneusement préservé. Il serait prématuré, jugent-ils, de faire une offre spectaculaire et inédite à l’Iran, alors que l’effet des sanctions, que Washington ne cesse parallèlement d’accroître, au plan unilatéral, commence à peine à se faire sentir. »
En bref, Paris et Londres, comme Tel-Aviv, poussent l’administration Obama à l’intransigeance.

Lieberman : La Syrie n’est pas « un partenaire de paix »

12/11/2010
Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a mis en doute hier la volonté de paix du régime au pouvoir en Syrie, lors d'une visite sur le plateau syrien du Golan, occupé par Israël, selon les médias israéliens. « Les liens étroits entre Damas et l'Iran et la Corée du Nord, et sa transformation en centre du terrorisme mondial sont des faits difficiles à ignorer », a déclaré M. Lieberman, connu pour ses commentaires iconoclastes sur le processus de paix, sans expliquer à quoi il faisait allusion. « Seul un hypocondriaque politique peut penser que la Syrie, sous sa direction actuelle, peut être un partenaire de paix », a ajouté le ministre.

Processus de paix : Clinton décidée à « trouver un moyen d’avancer »

12/11/2010
En recevant hier à New York le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, la secrétaire d'État US a fait le vœu de « trouver un moyen d'avancer » dans le processus de paix, assurant que tant M. Netanyahu que Mahmoud Abbas étaient « très engagés en faveur d'une solution à deux États ». « Nous espérons aussi élargir ce processus à de nombreux autres pays arabes (...). Nous sommes tout à fait sérieux à ce sujet et nous voulons poursuivre dans cette voie », a ajouté, de son côté, le chef du gouvernement israélien.  
Hillary Clinton, chef d'une diplomatie américaine espérant sauver le processus de paix au Proche-Orient, a rencontré hier, à New York, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. La secrétaire d'État a fait le vœu au début de la rencontre de « trouver un moyen d'avancer », assurant que M. Netanyahu et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas étaient « très engagés en faveur d'une solution à deux États ».
La rencontre, qui a débuté par un tête-à-tête de deux heures, avant d'être élargie aux proches collaborateurs, était toujours en cours à l'heure de mettre sous presse, plus de six heures après avoir commencé.
Avant sa rencontre avec Mme Clinton, le dirigeant israélien, plus inflexible que jamais sur la question des constructions juives à Jérusalem, avait indiqué que l'entretien allait porter sur « la façon de reprendre et de continuer ce processus, pour trouver un accord historique, la paix et la sécurité entre nous et les Palestiniens ». « Nous espérons aussi élargir (ce processus) à de nombreux autres pays arabes (...). Nous sommes tout à fait sérieux à ce sujet et nous voulons poursuivre dans cette voie », a ajouté le chef du gouvernement israélien.
C'est le premier entretien israélo-américain depuis la défaite du président Barack Obama aux législatives américaines. L'analyste américain Aaron David Miller, du centre Woodrow Wilson, a estimé dans un entretien à l'AFP que M. Netanyahu se montrerait intransigeant face à la secrétaire d'État. Le dirigeant israélien, selon lui, devrait se sentir plus à l'aise face à un président Obama « sur la défensive » après la défaite des démocrates aux législatives américaines. « La question n'est pas seulement qu'il y aura plus de républicains au Congrès. C'est aussi que les priorités de l'administration ont changé. » Nathan Brown, de l'université George Washington, voit avec le même prisme le rejet vif des critiques américaines par Israël cette semaine. « Le ton était fort et comportait un élément de confrontation », alors que les critiques de M. Obama étaient mesurées, a-t-il noté : « Ce n'était pas une attaque, plutôt l'indication d'un changement d'attitude envers les déclarations de l'administration Obama. » M. Netanyahu n'a toutefois fait que réaffirmer une position ancienne, tempérait M. Brown. Le véritable problème pour M. Obama serait « sa stratégie qui n'a pas produit de résultats », plutôt qu'une « Chambre des représentants hostile, qui sera un désagrément, mais pas un obstacle insurmontable » en politique étrangère.
« La situation cette semaine n'est pas fondamentalement différente de ce qu'elle était il y a deux semaines » avant les élections, avait affirmé mercredi un haut responsable américain sous le couvert de l'anonymat. « Nos difficultés tiennent à la politique là-bas (en Israël), pas à la politique ici », a pointé cette source, dans une allusion à la coalition entre M. Netanyahu et l'extrême droite israélienne.
Le « dialogue direct » israélo-palestinien avait repris le 2 septembre à Washington, après vingt mois d'efforts américains intenses. Le processus devait déboucher sur un accord de paix en un an. Mais il paraît déjà au bord de l'effondrement, après le refus d'Israël de prolonger un gel de la colonisation en Cisjordanie occupée. Cette semaine, l'annonce de la construction de 1 300 logements juifs dans la partie à majorité arabe de Jérusalem a encore envenimé la situation, bien qu'Israël ait souligné qu'aucun moratoire sur les constructions juives n'avait jamais concerné la Ville sainte.
En réponse, Mahmoud Abbas compte en appeler au Conseil de sécurité de l'ONU. Hier, il a dit tenir pour un « engagement » de Barack Obama l'évocation, par le président américain en septembre dernier, de son espoir que la Palestine devienne membre des Nations unies d'ici à septembre 2011. Le négociateur palestinien Saëb Erakat a quant à lui accusé « Israël d'avoir opté pour les « colonies au lieu de la paix ».
La position américaine reste, pour l'heure, que les négociations entre les parties sont le seul moyen de résoudre toutes les questions associées au conflit.
Sur le terrain, un raid aérien israélien a visé une maison palestinienne dans la bande de Gaza, a-t-on appris de sources concordantes, sans faire état de victime.  

Les positions israéliennes qualifiées de contre-productives par la France

Jeudi, 11 Novembre 2010 09:32 
IRIB - Le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche a déclaré que les positions israéliennes ne contribuaient pas à la tenue du sommet de l'Union pour la Méditerranée. L'Union pour la Méditerranée, projet cher au président français Nicolas Sarkozy et destiné à créer une dynamique de paix au Proche-Orient, est paralysée par les blocages israélo-palestiniens et risque un report du sommet prévu le 21 novembre à Barcelone. Le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, a assuré que Paris travaillait au « maintien » du sommet, tout en soulignant que « les positions israéliennes ne nous aident pas et n'incitent pas les Arabes à venir à la table de l'Union pour la Méditerranée».
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Israël s'est lancé dans une tentative de séduction de la population du Sud Soudan

Jeudi, 11 Novembre 2010 14:08
IRIB - Le gouvernement soudanais a fait état de la tentative des réseaux sionistes de trafic humain, pour encourager les Soudanais résidant en Europe à immigrer vers la Palestine occupée. "Les ressortissants soudanais, essentiellement, originaires du Sud, tombent dans le piège des réseaux de trafic humain israéliens.", a averti, mercredi, lors d'une conférence de presse, Mohammad Al-Ghabash, le représentant officiel des réfugiés soudanais. "Le régime sioniste promet aux citoyens soudanais de leur fournir des occasions d'emplois en Palestine occupée.", a-t-il indiqué, précisant que le régime israélien cherche, ainsi, à élargir, autant que possible, son influence, dans le Sud du Soudan.
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Etats-Unis : une vaste arnaque, au nom du soutien à l'holocauste

Jeudi, 11 Novembre 2010 19:37 
IRIB – Les autorités américaines ont révélé l'escroquerie d'un groupe, à New York, qui a détourné des sommes colossales d'un fonds d'indemnisation à de fausses victimes du prétendu holocauste.
Le scandale a éclaté, mardi, à New York. Dix-sept personnes ont été inculpées, par le FBI, pour avoir détourné 42,5 millions de dollars (31 millions d'euros) d'un fonds d'indemnisation des victimes de l'Holocauste. Elles appartenaient à une organisation baptisée «Claims conference» et dont la fonction est de redistribuer les sommes de réparation versées par l'Allemagne. L'arnaque a duré seize ans, et parmi les personnes mises en cause, six font partie de l'organisation dupée. Leur méthode pour s'accaparer le butin a de quoi surprendre : elles créaient de toutes pièces ou maquillaient des histoires de survivants aux exactions nazies.
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L’Union des étudiants arabes remercie les universités sud-africaines

Jeudi, 11 Novembre 2010 22:31 
IRIB- L’Union des étudiants arabes a rendu, ce jeudi, un hommage appuyé aux universitaires sud-africains, pour leur décision de boycotter l’Université Ben Gourion d’Israël. Dans un communiqué, publié, aujourd’hui, l’UEA qualifie cette décision de «motif de fierté» et de «ferme message adressé à tous les Etats» qui «assistent, dans une totale indifférence, aux crimes commis par Israël contre les Palestiniens ou pire, qui le soutiennent». Dans une démarche concertée, 200 professeurs de 13 universités sud-africaines ont décidé, il y a quelques jours, d’interrompre toutes coopérations et échanges universitaires avec l’Université Ben Gourion du Néguev.
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Le ministre israélien des Affaires étrangères soutient la poursuite de la colonisation

Jeudi, 11 Novembre 2010 23:08 
IRIB- Les responsables sionistes insistent sur l'expansion des colonies de peuplement, en Cisjordanie. Avigdor Lieberman, le ministre israélien des Affaires étrangères, a jugé impossible l'arrêt de la colonisation, dans les territoires palestiniens. Et d'ajouter: "Le cabinet n'acceptera jamais la suspension de la construction des colonies de peuplement." De son côté, le vice-Premier ministre du régime de Tel-Aviv, Silvan Shalom, s'est dit, lui aussi, opposé à l'arrêt de la colonisation, en Cisjordanie.
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Le plan américano-sioniste, pour déclencher une guerre civile au Soudan

Jeudi, 11 Novembre 2010 23:12
IRIB- L’un des membres du parti au pouvoir, au Soudan, Ghotbi Al Mahdi, a mis en garde contre les velléités immixionnistes des Etats-Unis et d’Israël dans son pays. « Le prochain référendum du sud Soudan a de forte chance d’être détourné de son objectif, par une Amérique et un Israël, qui cherchent à attiser les flammes de la guerre, dans cette région, et à scinder le pays en deux. », a-t-il confié au journaliste d’Al-Alam. Al Mahdi faisait allusion, en effet, aux récents propos du chef des services de renseignements sionistes, lequel avait affirmé avoir créé de vaste réseaux de soutien aux séparatistes du sud Soudan, dans l’objectif d’appuyer le mouvement sécessionniste. « Ces tentatives visent à diviser le pays en de petites enclaves, sans poids stratégique, de façon à en piller les richesses naturelles. », a-t-il ajouté. Ce jeudi, à Khartoum, le ministre soudanais de la Défense a, pour sa part, rejeté l’idée d’un retour à l’état de guerre, dans son pays. « Quel que soit le résultat du référendum du mois de janvier, les Soudanais peuvent être sûrs que l’époque de la guerre civile, des affrontements entre le Nord et le Sud est à jamais révolue. », a-t-il poursuivi.
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Al-Qods, en danger

Jeudi, 11 Novembre 2010 21:57
IRIB- Quelle incroyable candeur a-t-elle pu faire croire qu’un régime tortionnaire, trempé, jusqu’au cou, dans les plus ignobles des crimes, était prêt à se livrer «honnêtement» à un dialogue de paix avec ses victimes ? Comment cet «expansionnisme» vorace et sans scrupule qui sous-tend, si puissamment, Israël, pouvait-il manquer de surgir et de dévoyer, de défigurer, de pervertir ce dialogue de paix ? Ceux qui y ont cru à cette paix, en sont, aujourd’hui, pour leurs frais. Et ce n’est pas Ahmad Al Ravizi, le responsable des affaires de Qods, au sein de l’Autorité autonome, qui dira le contraire. L’intéressé clame à qui veut bien l’entendre que la ville sainte est « menacée, que les Sionistes, suivant à la lettre un plan longtemps prémédité, conspirent, pour en démonter l’ancien tissu et bâtir à sa place, un «temple juif», grandeur nature, avec, dans la foulée, la démolition de quelques 20.000 logements palestiniens, l’expulsion totale et complète de ses habitants arabes. On la voyait venir, cette calamité, mais on n’y croyait pas ou pour mieux dire, on préférait ne pas y croire ! «Zone de priorité nationale», c’est le nom que la municipalité sioniste donne, désormais, à cette cité hautement symbolique, pour plus d’un milliard de Musulmans et de presque autant de Chrétiens. Ses «autorités» projettent d’y dépenser plus de 15 milliards de dollars, d’ici 2020, pour que, dans vingt ans, seuls, les guides touristiques évoquent son passé arabe et musulman. Mais à qui la faute ? A une ONU, qui, en dépit de nombreuses résolutions, réfutant la légitimité de toute tentative d’expropriation d’Al Qods, peine à joindre l’acte à la parole, et à faire en sorte qu’Israël cesse, enfin, de se comporter comme une «entité de non droit absolue», un éternel couac, dans le concert des nations ? Ou à un Occident, qui, au nom d’une prétendue dette morale envers les Juifs, voit en Israël «sa progéniture pourrie, gâtée», à qui tout est permis, tout est pardonné ? Ou encore, à cette frange minoritaire d’Arabes, de Palestiniens qui croit possible, l’inversion des lois de la nature, la métamorphose du loup en brebis, la cohabitation du prédateur et de la proie ? Quelle que soit la réponse, une chose est sûre : le processus de dépossession des Palestiniens de leur terre vient d’entrer dans une phase critique, ce qui veut dire qu’une réaction adéquate relève d’une extrême urgence.
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Al Racheq: Le dialogue de réconciliation sera complété après l'Aïd al-Adha

[ 11/11/2010 - 08:51 ]
Damas - CPI
Le Hamas et Fatah  se sont tombés d’accord de compléter le dialogue de la réconciliation qui s’est tenu au cours de deux derniers jours, après l'Aïd al-Adha béni, qui sera le mardi prochain, dans le cadre de la poursuite des discutions concernant le dossier sécuritaire épineux.
  « Deux réunions ont été organisées sous la présidence des deux dirigeants, Dr Moussa Abou Marzouk, le membre du bureau politique du Hamas, et le chef du bloc parlementaire de Fatah, Azzam Al Ahmed, à Damas, au cours des deux derniers jours, mardi et mercredi, 9 et 10/novembre », a souligné  le membre du bureau politique du Hamas, Ezzet Al Racheq lors d’une déclaration mercredi soir.
Al Racheq a ajouté : « Le dialogue de la réconciliation était sérieux, profond et difficile », indiquant que le dossier sécuritaire aussi épineux.
« Certaines difficultés ont été apparues sur le dossier sécuritaire, notamment à propos de la création du haut comité sécuritaire que le Hamas exige qu’il soit nécessairement formé sous une base du consensus national en participation de toutes les factions palestiniennes », a-t-il ainsi poursuivi.
Le leader du Hamas a laissé entendre que les deux côtés sont tombés d’accord pour débattre ce dossier sécuritaire épineux après la fête musulmane d’Al Adha.

Jérusalem-Est:Abbas réclamera une réunion d’urgence du Conseil de sécurité sur la colonisation

[ 11/11/2010 - 10:44 ]
Ramallah
En dépit de la déception profonde de la direction de la maison blanche, l’occupation israélienne s’abstient de refuser tout appel de la communauté international pour le gel de la construction (colonisation) dans les territoires palestiniens occupés, notamment à la partie orientale d’Al Qods occupée, ce qui a poussé l’ex-président Mahmoud Abbas à donner feu vert au représentant palestinien à l’Onu de proclamer une réunion urgence du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la colonisation « rampante ».
L’ex-président palestinien Mahmoud Abbas en a appelé, hier, au Conseil de sécurité de l'ONU face à la continuation de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est (Al Qods occupée, partie orientale), où le gouvernement de l’occupation israélienne, dirigé par le premier ministre Benjamin Netanyahu  affirme sa volonté de poursuivre la colonisation sans aucune restriction, rejetant toute pression de la communauté internationale, notamment des Etats-Unis, de l’union européenne et de la Russie à faire limiter ses projets et agendas colonialistes pour confirmer son obstination qu’Al Qods occupée est la capitale éternelle de son entité sioniste.
Ces réclamations et déceptions palestiniennes et internationales sont suscitées après l’annonce de l’occupation israélienne  de  ses projets de construction de 1 300 logements dans des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est, dévoilés lundi au cours de la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aux Etats-Unis.
L’occupation a balayé tous les objections de la communauté internationale à cet égard, répliquant que la construction n’a jamais cessé dans Al Qods orientale occupée et que le prétendu gel de colonisation n’a pas visé la ville sainte qui est qualifié par l’entité occupante comme sa ville intégrante et sa capitale éternelle et indivisible.
Le secrétaire du cabinet sioniste, Tzvi Hauser, qui accompagne Netanyahu aux Etats-Unis, a déclaré à la radio publique, lors de cette nouvelle polémique de colonisation : « Il n'y a pas eu de gel de la construction à Jérusalem. Il n'y aura pas un tel gel, telle est la politique des gouvernements israéliens depuis 40 ans ».
De son côté, le  ministre sioniste de l'Intérieur, Eli Yishaï, a qualifié ce dossier de théorique, ajoutant qu'il était claire qu'Israël ne renonce plus  aux quartiers de colonisation, même  dans le cadre d'un tel accord de paix.

Erdogan : "Pas de relations avec Israël tant qu'elle ne présenterait pas ses excuses"

[ 10/11/2010 - 20:54 ]
Istanbul - CPI
Le Premier ministre turc, Recep Tayyeb Erdogan a déclaré, le mercredi 10/11, que la Turquie ne restaurerait pas ses relations avec l'entité sioniste, comme elles étaient au passé, tant que l'occupation ne présentera pas ses excuses après l'attaque violente contre le navire humanitaire turc qui transportait des aides pour les habitants de la Bande de Gaza. 
Erdogan a dit à la chaîne de télévision "France 24", selon la traduction de la télévision, qui émet à partir de Paris : «Israël va présenter ses  excuses et payer les dommages, ensuite nous pouvons entamer des négociations».
Les relations entre la Turquie et l’entité sioniste se sont détériorées, après le massacre perpétré par les forces de la marine israélienne contre la "flotte humanitaire Liberté", dans les eaux internationales, et qui a coûté la vie à neuf martyrs Turcs et des dizaines de blessés.
Erdogan a dit : «Je dis franchement qu’Israël est responsable de la détérioration des relations bilatérales, maintenant, et on ne doit pas interpréter cela autrement».
Il a poursuivi : «Comment peut-on pardonner une attaque des forces israéliennes aériennes et de la marine contre un navire qui levait le drapeau turc et transportait des passagers humanitaires venant de tous les coins du monde dans le but d’aider d’autres personnes dans la Bande de Gaza?».
«Est-ce qu’ils ont trouvé des armes? Non. Alors qu’ils ont attaqué des personnes pacifiques désarmées, innocents, et il n'y avait donc aucune justification ou prétexte pour un tel acte».

Un colon sioniste blesse deux enfants et une vieille femme

[ 11/11/2010 - 11:30 ]
Bethléem - CPI
Un colon sioniste de la colonie de "Tekoa" a attaqué, le jeudi matin 11/11, les habitants palestiniens en jetant des pierres et blessant deux enfants âgés de 10 et 11 ans), ainsi qu’une vieille femme.
Des témoins oculaires ont déclaré que le colon extrémiste était armé jusqu'aux dents, et insultait les Arabes et les musulmans par de graves offenses, en jetant des pierres sur les habitants de cette région.
Des sources locales on rapporté que les troupes de l'armée sioniste ont envahi durant la matinée la région de Louzia, où des affrontements se sont déroulés entre les élèves des écoles et les unités des gardes frontières sionistes étaient appuyés par soldats de l'armée de l’occupation qui ont pénétré dans le village.
Les témoins ont ajouté que les soldats sionistes ont tiré des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc vers les écoliers en barrant les routes qui mènent au village.
Les sources ont indiqué que les affrontements se poursuivent toujours, où des  écoliers et élèves ont été blessés, alors que plusieurs autres ont asphyxiés par le gaz lacrymogène.

Haniyeh : La tournée du dialogue palestinien à Damas ne résoudra pas tous les désaccords

[ 11/11/2010 - 10:00 ]
Gaza- CPI
« L’actuelle tournée du dialogue inter-palestinien pour la réconciliation , à Damas, ne va pas résoudre tous les désaccords », a affirmé le premier ministre palestinien Ismail Haniyeh.
Haniyeh a indiqué qu’il y a beaucoup de difficultés et de dossiers compliqués et contentieux qui nécessitent plus de temps et d’efforts, de tous les côtés, afin de parvenir à un accord global de consensus national.
Lors de son accueil au siège du ministère de la santé, mercredi 11/11, Haniyeh a déclaré qu’il ne faut pas préjugé les choses avant leur réalisation, aspirant l’exécution d’une percée réelle et avantage au dossier sécuritaire, dans les prochains jours, pour la ratification du document  de la réconciliation palestinienne.
En ce qui concerne l’arrestation du secrétaire général du conseil législatif, le député Mahmoud Al Roumhi, Haniyeh a condamné fortement la violation de l’occupation israélienne qui a conduit à jeter un responsable et représentant légitime palestinien dans les geôles de répression et torture afin d’abaisser la volonté solide du dirigeant palestinien, tout en confirmant que la politique criminelle, raciste et d’apartheid sioniste renforce la patience et la lutte des leaders Palestiniens et leur attachement aux principes patriotiques.

Ghoul salue les efforts de Falk à préserver les droits du peuple palestinien

[ 11/11/2010 - 12:02 ]
Gaza - CPI
Le ministre palestinien de la Justice, Mohammed « Faraj al-Ghoul » a salué les efforts déployés par le Rapporteur de l'ONU, Richard Falk,  dévoilant les tentatives d’annuler le septième point à l'ordre du jour du Conseil des droits de l'homme.
Al-Ghoul a affirmé dans une lettre de remerciement adressée à Falk, mercredi soir 11/11, en disant: « Les efforts de Richard ont gêné les ennemis du compromis et de la stabilité, portant atteinte à leurs efforts visant à usurper les droits légaux du peuple palestinien.
Le ministre a estimé, que les efforts du rapporteur de l'ONU promeuvent le respect du droit international et s'efforcent de mettre en œuvre ses résolutions sur le terrain, ajoutant que ce serait décourager les agresseurs, restituer les droits à leurs propriétaires respectifs, et d'arrêter la culture de l'impunité.
«L'UNRWA renonce de la déclaration faite par Andros Wheatley devant le Conseil national des Relations américano-arabe aux Etats-Unis, au début de cette semaine », a révélé Falk, en déclarant son refus les allégations de Wheatley à propos du droit de retour des réfugiés palestiniens à leurs terres et maisons confisquées par l’ennemi occupant israélien, où il a prévu que les pays de refuge doivent autoriser la résidence permanente aux palestiniens et d’être leurs patries.

Un plan sioniste pour forcer les Etats arabes de dédommager les Juifs

[ 11/11/2010 - 12:22 ]
Nassera (Nazareth) - CPI
Le Ministère sioniste des Affaires étrangères a annoncé qu'il prépare un plan pour obliger les Etats arabes de verser des dédommagements financiers aux Juifs qui vivaient dans ces pays avant de les quitter pour s’installer dans les territoires palestiniens occupés après la guerre de 1948.
La radio sioniste a dit que le département juridique du ministère des Affaires étrangères travaille en ce moment pour préparer ce plan visant à arracher une reconnaissance des pays Arabes pour dédommager les Juifs qui vivaient dans leurs territoires après les événements de la Nakba palestinienne (l’occupation de la Palestine), en échange des biens qu’ils ont laissé derrière eux.
Selon les déclarations faites par le vice-ministre des Affaires étrangères sioniste, Danny Ayalon, le jeudi matin 11/11, des millions de Juifs ont été expulsés des pays arabes après la création de l'entité sioniste, pour cela ils méritent d'obtenir des dédommagements.

Mort de deux pilotes sionistes suite au crash d’un F-16

[ 11/11/2010 - 16:19 ]
Al-Nasserah (Nazareth) – CPI
Des sources hébreu ont confirmé la mort de deux pilotes sioniste suite au crash de leur avion F-16 dans le Néguev, lors de vols d’entraînement mercredi soir.
Le journal Yediot Aharanot a affirmé que le crash du F-16 la nuit dernière, et la mort des deux officiers Amihaï Itikis, 28 ans, et Emmanuel Levi, 30 ans, ne sont pas le seul accident de cette année.
Le 26 juillet dernier deux hélicoptères de modèle Isar de l’armée de l’air sioniste se sont écrasés en Roumanie durant des missions d’entraînement conjointes avec l’armée roumaine près de Brasov, et six pilotes sionistes et un roumain.
Le 16 du même mois, un avion de type Afroni de fabrication américaine s’est crashé lors d’un cours de formation en aviation. L’avion a quitté sa trajectoire, et l’élève a découvert que le système ne lui répondait plus, il s’est fait éjecter et a subi une fracture de la colonne vertébrale.
Le 13 septembre 2009, un accident mortel s’est produit lors d’un exercice de routine de la force aérienne, après le crash d’un avion de chasse F-16 au sud d’Hébron qui a tué le pilote Assaf Ramon.

Les avions et les tanks de l’occupation ciblent une maison à l’est de Khan Younès

[ 11/11/2010 - 17:57 ]
Gaza – CPI
Des avions et des tanks de l’occupation sioniste ont bombardé cet après-midi une maison dans la région de Farahin à Abasan al-Jadida, à l’est de Khan Younès (sud de la Bande de Gaza).
Selon des sources locales dans la région, des hélicoptères ont bombardé par trois roquettes et ouvert le feu sur la maison, en même temps que des tirs de mortier provenant des tanks postés à la frontière.
Le correspondant du CPI a affirmé qu’un martyr ou blessé n’a été compté suite aux bombardements.

Hamas exige un haut comité sécuritaire adopté par les factions palestiniennes mais le Fatah refuse

[ 11/11/2010 - 14:16 ]
Damas - CPI
Le mouvement du Hamas a renouvelé sa demande pour la formation d’un haut comité sécuritaire adopté par toutes les factions palestiniennes au lieu d’être composé par le Fatah seulement, et qui aura pour fonction de mettre les politiques sécuritaires qui organisent le travail et le fonctionnement des différents services sécuritaires en Cisjordanie et la Bande de Gaza, ainsi que le contrôle de leurs exécutions.   
Une source concernée a déclaré, le jeudi 11/11, au journal "Aujourd’hui" que le mouvement du Fatah a refusé ces demandes, en indiquant que la rencontre qui s’est déroulé le mercredi 10/11, dans la capitale syrienne, Damas, entre le Hamas et le Fatah pour discuter du dossier de la sécurité n'a pas abordé les questions soulevées, et que la prochaine réunion sera après fête de l'Aïd al-Adha.
La source a précisé dans sa déclaration au site «Al Jazeera net", que le dossier sécuritaire a été divisé en quatre parties principales en raison de sa complexité, en soulignant que les deux côtés ont tenu deux réunions seulement, la première s’est déroulée le mardi soir, en discutant des généralités sans entrer dans les détails, en se contentant seulement de partager le dossier en quatre parties : la reconstruction des services sécuritaires, la doctrine de ces services ou leur référence, ainsi que la formation du Haut Comité sécuritaire, et les mesures sécuritaires à prendre à Gaza et en Cisjordanie.
La délégation du Mouvement "Hamas" était constituée par Dr. Moussa Abou Marzouk, le vice-président du Bureau politique du Mouvement ainsi que les membres, Mohamed Nasr, Sami Khater, Saleh Arouri, et le membre du conseil législatif, Ismaïl al-Achkar; alors que la délégation du Fatah s’est composée du membre du Comité central Azzam al-Ahmed, et le leader de ce Mouvement Sakhr Bsessou, ainsi que le chef des services de renseignements palestiniens dans la région Ouest, Majed Faraj, et Dr. Samir Rifai’i, le représentant du Fatah, à Damas.
Selon la même source, la 2ème réunion s’est tenue le mercredi après-midi 10/11, en discutant des quatre thèmes dans une atmosphère cordiale, en soulignant l’existence de certains obstacles et grandes différences dans certains points, en attirant l’attention qu'il existe toujours un espoir de réaliser des progrès lors des autres rencontres, après la fête de l'Aïd al-Adha, afin de finir ces mésententes et la signature de la réconciliation.
La source a souligné que les différences se sont concentrées sur la formation d'un Haut  Comité Sécuritaire et la doctrine (la référence) des services sécuritaires.

Une majorité de palestiniens pense que le pouvoir est corrompu en Cisjordanie

[ 11/11/2010 - 18:22 ]
Ramallah – CPI
Contrairement aux rapports internationaux qui évoquent une amélioration significative de la situation économique dans les territoires palestiniens occupés, 71% des personnes qui ont répondu au sondage d’opinion réalisé par le Centre d’al-Qods pour les communications et les médias, pensent que la situation économique est mauvaise ou très mauvaise.
Le sondage publié aujourd’hui, montre que 52% du public palestinien pense que la situation économique va se détériorer au cours de l’année prochaine, contre 35% qui estiment qu’elle s’améliorera dans les années à venir.
Le sondage souligne que la majorité de la population palestinienne pense qu’il existe une grande corruption financière au sein de l’autorité d’Abbas en Cisjordanie, avec 75% qui déclarent que la corruption est généralisée dans les institutions de l’Autorité palestinienne. 72% estiment que le népotisme et le favoritisme augmentent dans les offres d’emploi et les services gouvernementaux.
Le rapport a révélé que 47% des sondés considèrent que la performance de l’Autorité d’Abbas est mauvaise ou très mauvaise à tous les niveaux.

UNRWA : l’allégement du blocus contre Gaza annoncé par l’occupation n’a rien changé

[ 11/11/2010 - 22:02 ]
Gaza – CPI
John Ging, directeur des opérations de l’UNRWA dans la bande de Gaza, a réfuté les allégations de l’ennemi sioniste, selon lesquelles il aurait assoupli le blocus contre la bande de Gaza. Le directeur a affirmé qu’il n’y a eu aucun changement significatif dans la vie des gens depuis que l’entité a annoncé un allégement du blocus économique contre Gaza.
Ging a accusé l’entité sioniste d’ignorer les demandes de la communauté internationale pour lever le blocus, en ajoutant « il n’y a eu aucun changement significatif pour les gens sur le terrain ici, concernant leurs conditions, la dépendance à l’aide humanitaire, ou l’absence de toute reprise ou de reconstruction, pas d’économie ». Il a précisé que « l’allégement tel que décrit, sert seulement à alléger la pression politique sur l’Etat de l’occupation et l’Egypte ».
L’entité sioniste continue d’imposer son siège strict sur la bande de Gaza depuis plus de quatre consécutifs. Elle interdit l’import de la plupart des matériaux de base, comme les matériaux de construction dont Gaza a fortement besoin pour reconstruire ce qui a été détruit par l’occupation.
En juin dernier, l’Etat sioniste a déclaré qu’elle lèverait plusieurs restrictions imposées contre Gaza pour permettre l’import de nourriture et de biens de consommation supplémentaires.
Cette mesure a été prise sous la pression internationale suite au martyr de neuf militants turcs à bord d’un des navires de la flottille de la Liberté qui tentait de briser le blocus contre Gaza.

L’intransigeance du Fatah dans le dossier sécuritaire fait reporter la rencontre de réconciliation

[ 11/11/2010 - 21:42 ]
Damas – CPI
Le CPI a appris de sources palestiniennes bien informées que la dernière rencontre de réconciliation entre le mouvement du Hamas et du Fatah qui s’est tenue hier mercredi 10 novembre à Damas, ont abouti à une impasse en raison de l’intransigeance manifestée par la délégation du Fatah concernant le dossier sécuritaire, qui constitue l’objet de discussion principal entre les deux parties. Les pourparlers reprendront après l'Aïd al-Adha. 
Les sources, qui ont demandé à rester dans l’anonymat, ont ajouté la rencontre n’a abouti à rien à cause de l’insistance du Fatah, en particulier du prétendu directeur des services de renseignement de l’Autorité d’Abbas, Majed Faraj, sur la limitation des amendements sécuritaires des services de sécurité de la bande de Gaza uniquement, et parce qu’il n’était pas prêt à accepter toute modification de la situation sécuritaire en Cisjordanie occupée.
Les sources ont souligné au CPI que les deux rencontres de réconciliation tenues à Damas (mardi et mercredi) n’ont pas concrétisé d’éléments sur lesquels on peut miser, ou que l’on peut considérer comme une base sur laquelle on peut construire.
Elles ont révélé que la délégation du Fatah, dans une mesure remarquable, a refusé d’écrire quoi que ce soit qui a été discuté lors de ces réunions, ce qui montre le manque de sérieux du Fatah dans les réconciliations, selon les sources.
La délégation du Hamas comprenait lors des deux rencontres, Moussa Abou Marzouq, député adjoint du bureau politique, Mohamed Nasser, Sami Khater, Salih Arouri, et un membre du conseil législatif, Ismail al-Ashqar. La délégation du Fatah incluait un membre de son comité central, Azzam al-Ahmad, le cadre Sakhr Bessisso, Majed Faraj, chef des services de renseignement de l’Autorité en Cisjordanie, et Sami Rifai, représentant du Fatah à Damas.

La centrale Al-Khadira au nord de Palestine, une source de pollution

[ 12/11/2010 - 02:35 ]
Al-Quds occupée – CPI
L’Association des villes pour l’environnement a publié en "Israël" son rapport annuel. Il résume les données concernant l’environnement de l’année 2009. Il confirme que la centrale électrique Al-Khadira reste la source principale de la pollution au nord de la Palestine.
En effet, souligne le rapport, la centrale fonctionne au charbon. Elle est la cause de la ceinture jaune-grise, très dangereuse, qui apparaît de temps à autre dans le ciel de la région.
Dans la région, il y a eu cinq cents incidents de pollution, pour la seule année 2009. Et la centrale Al-Khadira est la cause de la moitié de ces incidents. De cette centrale continuent à émaner des gaz et des particules dangereux pour la santé.
Et bien que l’Entité sioniste possède la technologie nucléaire, indique le rapport, elle insiste à produire l’électricité en usant des procédés anciens, très polluant pour l’environnement palestinien. Elle use surtout le charbon. Le charbon brûlé, qui est en grande quantité, projette dans le milieu environnant des produits polluants.
En effet, les zones environnantes souffrent d’un taux élevé de maladies dangereuses et d’un taux de mortalité record. En outre, la centrale Al-Khadira participe activement au réchauffement climatique et à l’accélération du changement climatique de toute la Palestine.
Beaucoup d’activistes israéliens viennent manifester contre la centrale Al-Khadira, en particulier les membres du groupe Greenpeace. Face à cette centrale, appartenant à une société israélio-qatarie, ils viennent protester contre les immenses cheminées qui jettent le poison dans le ciel palestinien.
Selon le rapport, ces cheminées jettent des gaz toxiques denses que l’air répand des dizaines de kilomètres plus loin, jusqu’aux villages du nord et de l’ouest de la région de Jénine.
Le village de Tora Al-Gharbia, au nord de la ville de Jénine, dix-huit kilomètres au loin de la centrale Al-Khadira, souffre énormément de ces gaz jetés par les immenses cheminées, des gaz qui se voient à l’œil nu.
En fait, depuis l’an 2000, le cancer a mis fin à des dizaines de vies dans ce petit village dont la population ne dépasse pas quelques milliers d’habitants. Le vent aide ces gaz à venir intoxiquer le climat du village.
Des cheminées de la centrale Al-Khadira émanent également les oxydes NO² et SO². Ces gaz sont la cause principale de la pluie acide qui fait dégât non seulement dans l’environnement le plus proche, mais aussi quelques kilomètres plus loin.
Une nouvelle centrale électrique !
En plus de la centrale Al-Khadira, il y a, à Asqalan, la centrale Rotenberg qui marche également au charbon. Et selon le ministre israélien des infrastructures, les autorités de l’occupation travaillent pour la construction d’une nouvelle grande centrale dans cette zone, qui travaillera aussi au charbon !
Contre ce projet de centrale, durant ces dernières années, l’organisation Greenpeace organise une série de protestations. Elle proteste contre l’utilisation du charbon, un produit nocif pour l’environnement et la santé.

Message suédois : la répression en France contre BDS ne servira à rien (Vidéo)

Publié le 11-11-2010

Les militants suédois de la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre Israël nous envoient une vidéo, avec le message suivant : "Ce mouvement ne cesse de s’amplifier dans le monde entier, ce qui rend totalement vaine la répression du gouvernement français contre des dizaines de militants français. Ce que vous allez voir maintenant serait susceptible de poursuite judiciaires en France : c’est ridicule !"
CAPJPO-EuroPalestine