dimanche 10 octobre 2010

« Mon livre ne les arrêtera pas »

publié le samedi 9 octobre 2010

entretien avec Charles Enderlin

 
Le journaliste de France 2 tente de trouver des explications à l’acharnement de ceux qui ont imaginé cette ahurissante entreprise de désinformation.
Denis Sieffert : L’affaire du petit Mohammed Al-Dura a commencé il y a dix ans. Elle se poursuit aujourd’hui…
Charles Enderlin : Sur tous les sites des adeptes de la théorie du complot, la campagne se poursuit. Les néoconservateurs n’ont pas disparu. Ils sont dans les corridors du pouvoir à Jérusalem et même parmi les proches conseillers de Benyamin Nétanyahou. En ce qui me concerne, cette pression continue, et je n’ai pas l’impression que cela va s’arrêter. Même mon livre ne les arrêtera pas.
Cette affaire a été reprise par des gens réputés très sérieux, depuis le Wall Street Journal jusqu’à des ­journalistes français de renom. Ces gens ont légitimé la thèse du complot en y apportant leur crédibilité. N’est-ce pas cela le plus grave finalement ?
Il y a deux types de personnes parmi celles auxquelles vous faites allusion. Il y a, d’un côté, ceux qui ne connaissent pas la situation sur le terrain, qui n’ont jamais assisté à une situation de combat, qui ne sont parfois jamais allés dans les territoires occupés et se sont laissé persuader par la théorie du complot. De l’autre côté, et c’est beaucoup plus étrange, il y a les professionnels qui savent ce qu’est un correspondant. Lorsqu’un patron de société de production de documentaires m’accuse de ne pas être allé sur place et d’avoir utilisé un correspondant, pour moi, c’est assez curieux, puisqu’on ne fait pas un journal sans correspondant. On ne fait pas un sujet télé sans que des correspondants accrédités soient sur place et envoient leurs images. Ces accusateurs démontrent par ce procédé qu’ils participent à cette campagne de calomnie en toute connaissance de cause.
Vous faites allusion à Daniel Leconte ?
Je le cite dans le livre.
Pour quelle raison ces gens ont-ils participé à cette campagne ?
Ma conclusion est qu’il doit y avoir un engagement idéologique, et je suppose qu’ils ne donneront pas d’explication. Élie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël à Paris, pouvait à tout moment prendre son téléphone, appeler le Shin Bet [Services généraux de sécurité israéliens] ou les renseignements militaires et leur demander s’ils avaient trouvé une quelconque trace de complot dans l’affaire du petit Mohammed. La réponse serait la même que celle obtenue par tous les gens sérieux qui ont fait cette démarche (moi y compris) : il n’y a pas de trace de complot. De plus, les témoins directs de cette affaire sont légion : les centaines de Palestiniens qui, ce jour-là, ont participé à l’affrontement avec les forces israéliennes au croisement de Netzarim, les dizaines de médecins, les employés de l’hôpital Shifa à Gaza, l’ambassadeur de Jordanie, qui a amené le père de Mohammed à Aman le lendemain, les médecins de l’hôpital militaire d’Aman qui l’ont soigné. Si tous ces gens-là avaient participé à cette mise en scène à la Warner Bros, nécessairement quelqu’un aurait fini par parler, et le Shin Bet, capable d’avoir des renseignements extrêmement précis sur des Palestiniens, l’aurait su. Or, il se trouve que le Shin Bet a effectivement enquêté, et considère que Talal Abou Rahmeh, le caméraman, est blanc comme neige.Par ailleurs, des militaires ont participé à propager cette rumeur, mais à titre personnel.
Des centaines d’enfants ont été tués depuis le début de la seconde Intifada. Pourquoi la mort de Mohammed a-t-elle pris ce caractère symbolique ?
Deux aspects expliquent cela. Le premier est celui de la communication. Les adeptes du complot et les sites conspirationnistes affirment que les images qui viennent de Gaza sont truquées et que les images de morts palestiniens sont fausses. Le deuxième aspect est la stratégie de l’armée israélienne. Depuis 2001, celle-ci n’a plus autorisé les équipes de télévision israéliennes à accompagner les unités en opération afin de montrer la réalité. Le résultat est qu’en termes d’images, lorsqu’un ­reportage étranger ou même d’une chaîne israélienne montre un Palestinien dans sa souffrance, parlant devant la caméra, l’armée israélienne ne peut que lui opposer l’image d’un porte-parole parlant plus ou moins bien l’anglais ou le français, donnant des explications devant une caméra. C’est catastrophique !
À la lecture de votre livre, on est frappé par votre sérénité.
Il y a eu des hauts et des bas. France 2 m’a soutenu depuis le début. Le problème devenait beaucoup plus sérieux lorsque cela concernait ma famille. Quand une chaîne israélienne reprend totalement la théorie conspirationniste et que, le lendemain, on vient poser des questions à mes enfants, ce n’est pas évident. J’ai été très soutenu par Danielle, mon épouse, et par mes enfants, qui ont fait ce qu’il fallait.
Un mot sur la situation actuelle.
On assiste à un changement à 180°. Il y a une réelle coopération sécuritaire entre les forces de sécurité palestiniennes et tous les services de sécurité israéliens. La stratégie palestinienne est : « Pas de 3e Intifada », et le message diffusé est : la violence contre Israël se retourne contre nous. Il y a quelques jours, je suis allé filmer dans le village palestinien situé à côté de la colonie où l’on a fêté la fin du gel de la colonisation. J’ai posé la question aux gens de ce village sur l’éventualité du déclenchement d’une 3e Intifada. La réponse était : « Les Israéliens meurent d’envie qu’on fasse l’Intifada, on ne la fera pas ! »
La stratégie palestinienne est aujourd’hui politique, diplomatique, avec une volonté de bâtir des institutions avec un budget transparent. À l’été 2011, les Palestiniens se tourneront vers la communauté internationale et diront : « Nous avons observé toutes les exigences de la feuille de route ; nous luttons contre la violence et le terrorisme, nous avons un budget transparent, etc., et les Israéliens ont continué la colonisation. Par conséquent, nous demandons au Conseil de sécurité une résolution définissant l’État palestinien et sa création rapide. » Il y a également une campagne internationale palestinienne pour obtenir le soutien de différents États. Sur le terrain, aujourd’hui, les généraux de l’armée israélienne ont une tactique différente. Les soldats ont l’ordre d’ouvrir le feu le moins possible. Lorsqu’il y a une manifestation, ils essayent de faire en sorte qu’il n’y ait pas de morts palestiniens. Tout le monde sait maintenant qu’un quelconque drame risquerait de tout faire basculer. Donc, aujourd’hui, le calme règne dans les territoires : les enfants vont à l’école, l’économie – grâce à l’aide internationale – se développe et, par exemple, le week-end et pendant les fêtes juives, dans tout le nord de la Cisjordanie, les barrages sont ouverts afin que les Arabes ­israéliens – et ils arrivent par milliers – puissent rendre visite à leur famille à Jenine, à Naplouse, et faire des achats sur les marchés palestiniens. C’est une situation totalement différente, qu’on a d’ailleurs un peu de mal à expliquer…
Est-ce que ce changement de tactique et de climat commence à être perceptible au sein de la société israélienne ?
Malheureusement non ! La presse israélienne – à l’exception de Haaretz – montre très peu ce qui se passe de l’autre côté du mur de séparation. La fable du terrorisme continue d’être racontée. On continue de nous dire que le mur est une clôture de sécurité et que c’est grâce à lui qu’il n’y a pas de terrorisme. C’est faux ! Il y a entre 30 000 et 40 000 travailleurs palestiniens sans papiers sur des chantiers en Israël qui passent toutes les semaines à travers le mur pour gagner trois sous. Très peu d’entre eux sont arrêtés car les chantiers en ont besoin. Tout cela pour dire que, si un kamikaze veut passer, il passe ! La ­vérité est que le gouvernement israélien est totalement tourné vers la ­colonisation.
Un enfant est mort, Charles Enderlin, Don Quichotte, 200 p., 18 euros.
publié par Politis

Les pays arabes donnent un mois pour sauver la paix, Washington satisfait

10/10/2010
Les pays arabes ont donné aux États-Unis un mois supplémentaire pour tenter de sauver les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens, compromises par la reprise de la colonisation israélienne en Cisjordanie, une décision saluée par plusieurs pays occidentaux.
Tout en soutenant le président palestinien Mahmoud Abbas, qui refuse de négocier avec Israël tant que la colonisation se poursuit, ils ont appelé tard vendredi Washington "à poursuivre ses efforts destinés à réunir les conditions nécessaires pour remettre le processus de paix sur les rails, notamment par un arrêt de la colonisation". Le comité de suivi du processus de paix à la Ligue arabe, réuni à Syrte (Libye), a précisé qu'il se réunirait dans un mois pour examiner des "alternatives", en cas d'échec de ces efforts.
Pour le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina, Washington aura ainsi un mois pour tenter "de trouver une solution au problème de la colonisation", relancée fin septembre dans les colonies juives de Cisjordanie, après un moratoire de dix mois.
Washington a salué cette annonce, disant apprécier le soutien arabe aux "efforts américains visant à créer les conditions qui permettront des discussions directes pour aller de l'avant". "Nous continuerons à oeuvrer (...) pour faire progresser les négociations afin de parvenir à la solution de deux États", a assuré le Département d'État.
Israël n'avait pas encore réagi officiellement samedi. Mais un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, cité par la radio, s'est félicité que la porte des négociations n'ait pas été fermée définitivement, estimant que "le pragmatisme l'avait emporté".
"Tout en constatant l'impasse actuelle", Paris s'est également réjoui de la décision arabe qui "laisse la porte ouverte aux efforts pour permettre une reprise des négociations directes", selon un communiqué du Quai d'Orsay.
Le ministre des Affaires étrangères britannique William Hague a estimé de son côté que le gel de la colonisation était "urgent" pour permettre la reprise des négociations et salué "l'engagement résolu du président Abbas en faveur de la paix".
Les États-Unis ont offert des "incitations" à Israël en échange d'un gel de la colonisation, selon l'ambassadeur d'Israël à Washington. Mais M. Netanyahu n'a pas annoncé sa réponse et continue d'appeler M. Abbas à revenir à la table des négociations directes, relancées le 2 septembre à Washington après 20 mois de suspension.
Selon des participants à la réunion arabe, M. Abbas a proposé dans son discours à huis clos des alternatives en cas d'échec: demander à Washington de reconnaître un État palestinien dans les frontières de 1967, recourir à cette fin au Conseil de sécurité de l'ONU, ou demander à l'Assemblée générale de l'ONU que les Territoires occupés soient mis sous tutelle internationale.
À Gaza, les islamistes du Hamas, maîtres de la bande de Gaza, ont de nouveau appelé "à cesser complètement les négociations avec Israël", en jugeant "insuffisante" la position arabe et "inutile" le délai accordé à Washington.
En marge du sommet extraordinaire arabe ouvert samedi à Syrte, le président syrien Bachar el-Assad a émis quant à lui des réserves au sujet des décisions du comité de suivi du processus de paix à la Ligue arabe. "Le comité de suivi est chargé d'expliquer l'initiative de paix arabe mais il n'est pas concerné par les modalités des négociations ou comment nous négocions", a-t-il dit à des journalistes.
Le Soudan et le dossier palestinien ont été ajoutés à l'ordre du jour du sommet extraordinaire arabe de Syrte, au cours duquel doit également être débattue la réforme de la Ligue arabe, a annoncé le secrétaire général de la Ligue à l'ouverture de la réunion samedi. "Deux sujets importants, le Soudan et le conflit arabo-israélien", ont été ajoutés à l'ordre du jour de la réunion qui se déroulait à huis clos en présence d'une quinzaine de dirigeants arabes, dont l'Égyptien Hosni Moubarak et le Soudanais Omar el-Béchir, a déclaré M. Moussa.
Selon lui, le président palestinien Mahmoud Abbas et son homologue soudanais devaient présenter des "rapports" sur ces deux sujets. Les dirigeants arabes devaient initialement discuter de la réforme de la Ligue arabe et d'un projet de "Ligue de voisinage arabe" qui inclurait des pays comme l'Iran et la Turquie. En l'absence de consensus sur ces deux points, les ministres des Affaires étrangères ont décidé de reporter au prochain sommet ordinaire le dossier du "voisinage arabe" proposé par Amr Moussa. Ils soumettront en revanche au sommet leurs propositions sur "le développement de l'action arabe commune", dans le cadre de la réforme de la Ligue arabe.

Tzipi Livni en faveur du gel de la colonisation

Dimanche, 10 Octobre 2010 10:35
FarsNews - La cheffe de l'opposition israélienne a répété sa demande au premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de prolonger le moratoire sur la colonisation notamment en Cisjordanie. L'ancienne cheffe de la diplomatie israélienne a conseillé sur l'antenne de la 2e chaîne israélienne à Netanyahu de plier l'échine devant la demande du président américain, Barack Obama concernant un nouveau gel de la colonisation sur la rive occidentale du Jourdain. " Sous peine de se confronter aux ministres de droite à son cabinet, Netanyahu a dit "non" à Obama", a lancé Tzipi Livni.  
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Les sionistes s'en prennent aux manifestations à al-Khalil

Dimanche, 10 Octobre 2010 10:36 
IRIB - Les militaires du régime sioniste s'en sont pris samedi aux manifestants à al-Khalil dans le sud de la Cisjordanie et blessé plusieurs d'entre eux. Les militaires israéliens ont lancé des gaz lacrymogènes et tiré des balles caoutchoucs vers les manifestants palestiniens et des activistes étrangers à Beit-Amar à al-Khalil, qui scandaient des slogans pour condamner la colonisation, la construction du mur de séparation et l'attaque des colons contre les agricoles palestiniens en saison de récolte d'olives. Ils ont blessé plusieurs manifestants et arrêté quelques autres dont trois activistes étrangers qu'ils ont transférés en un endroit inconnu. Les sionistes ont attaqué, ces derniers jours, les agricoles palestiniens, détruit ou volé leurs olives récoltées.  
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Les suisses ont protesté contre la visite d'Ueli Maurer à Tel-Aviv

Dimanche, 10 Octobre 2010 10:38 
FarsNews - Les suisses ont battu le pavé vendredi, manière de durcir le ton contre la visite du ministre suisse de la Défense en Israël, a rapporté le web site Suisse INFO. Une centaine de personnes ont manifesté vendredi à Berne contre la visite en Israël du ministre de la défense Ueli Maurer. Selon les protestataires, ce voyage officiel, qui débute samedi, contrevient à l’engagement suisse pour la paix au Proche-Orient. Quelque trente organisations civiles avaient mis sur pied ce rassemblement, qui s’est déroulé au centre-ville de la capitale helvétique. Des messages rédigés sur des feuilles volantes y appelaient le conseiller fédéral à suspendre toute collaboration militaire avec des pays du Proche-Orient et à s’engager pour le respect des droits humains durant les conflits. Les relations Suisse/Israël ont été détériorées entre 2006 et 2009, en raison de certains points de désaccord entre les deux parties sur notamment les questions du Moyen-Orient, le contrat de la vente du gaz par l'Iran à la Suisse et l'accueil chaleureux qu'avait porté l'ancien président suisse à son homologue iranien. 

Abou Zouhri: Netanyahu va présenter bientôt ses sincères condoléances à ses soldats

[ 09/10/2010 - 10:01 ]
Rafah - CPI
« Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu va présenter bientôt ses sincères condoléances à ses soldats, comme il les a félicités pour l'assassinat de deux dirigeants des brigades d’Al Qassam, à Al Khalil, en Cisjordanie occupée »,  a annoncé le porte-parole du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri.
 Abou Zouhri a souligné que la riposte des brigades d’Al Qassam contre le crime d’assassinat perpétré de l’occupation israélienne, ne doit pas durer longtemps, soulignant que les brigades d’al-Qassam ont toujours répondu à de telles opérations criminelles, même dans les cas les plus difficiles et sombres de la situation.
« C’est une escalade très dangereuse que l’on considère l’un des résultats honteux de la coopération sécuritaire des milices de l’ex-président de l’autorité, Mahmoud Abbas avec l’ennemi occupant israélien, ainsi de la continuation des négociations directes », a contesté  Abou Zouhri contre la complicité de l’autorité en faveur des crimes de l’occupation, lors d’un discours devant les manifestants à Rafah, vendredi soir 8/10.
Abou Zouhri a souligné que ce crime d’assassinat impose la nécessité de lancer la résistance et d’annuler toutes les restrictions devant les résistants, mettant en garde l’autorité de continuer à poursuivre la résistance ou de donner encore des informations à renseignements sionistes.
 « Les pratiques de ce genre est une «trahison nationale», a ainsi considéré le leader du Hamas, soulignant que la coopération sécuritaire entre l'Autorité et l'occupation "ne réussira pas à faire avorter la résistance".
Abou Zouhri a estimé que le crime d’assassinat dans la ville d’Al Khalil est un fort message aux leaders arabes qui se réunissent à la ville libyenne (Syrte) que l’ennemi occupant israélien ne veut plus la soi-disant paix au Moyen-Orient.
 «La réaction normale arabe à la criminalité, doit être l’arrêt immédiat et final des négociations, parce que leur continuation encourage l’occupation et lui fournit la couverture de poursuivre ces crimes", a protesté le dirigeant du Hamas contre la poursuite des négociations avec les dirigeants criminels sionistes qui ont donné le feu vert aux soldats de leur armée et les félicitant après d’avoir commis leur crime contre les deux dirigeants des brigades d’Al Qassam, à Al Khalil, Nachaat Naim Al Karmi et Mamoun Al Natcheh, après les avoir encerclés dans un bâtiment de la ville, en arrêtant dix citoyen et causant la terreur au sein des habitants en y détruisant une maison.

Le gouvernement à Gaza appelle la communauté internationale à assumer ses responsabilités

[ 09/10/2010 - 10:05 ]
Gaza -CPI
Le porte-parole du gouvernement dans la Bande de Gaza, Tahar Al-Nounou, a souligné que le crime affreux perpétré par les forces sionistes le vendredi 8/10 à l'aube, contre le peuple palestinien innocent.
Le porte-parole du gouvernement palestinien à Gaza, Tahar al-Nounou, que le crime méprisable commis par les forces d'occupation, hier à l'aube, le vendredi 8/10, dans la ville d’Al-Khalil, démasque cette entité sioniste et ses mauvaises intentions envers le peuple palestinien.
Al-Nounou a appelé dans une déclaration de presse, le vendredi soir 8/10, la communauté internationale à assumer ses responsabilités face à ces crimes israéliens affreux, continuels, et de rompre son silence et punir les responsables criminels de cette entité sioniste au lieu de les couvrir pour commettre d’autres massacres contre les palestiniens, comme il s’est passé hier dans la ville d’Al-Khalil.
Le gouvernement a porté l'occupation sioniste responsable de toutes les conséquences de l'assassinat des deux Moudjahiddines, Al-Karmi et Al-Nitsheh, en accusant  l’autorité du Fatah en Cisjordanie d’avoir participé à ce crime, à cause de ses poursuites et arrestations aux résistants, ainsi que ses restrictions et mesures oppressives contre les citoyens et les journalistes, en plus des coordinations sécuritaires avec l'occupation israélienne, chose qui conduit à la découverte de l'endroit des résistants.
Le gouvernement a appelé l'autorité du Fatah à réviser sa politique et stratégie et revenir au rang palestinien, ainsi que la rupture de toutes les formes de coopérations sécuritaires et l’arrêt des rencontres avec l'entité sioniste, en soulignant que ce crime représente aussi un coup aux côtés qui parient sur les  négociations avec l'occupation.
Al-Nounou a exhorté le sommet arabe à soutenir le peuple palestinien, s’empêcher de donner toute couverture pour négocier avec l'occupation, et de travailler pour arrêter les crimes de l'ennemi sioniste et ramener les responsables israéliens vers les tribunaux au lieu de se réunir ou de prendre des photos avec eux qui donnent à cet ennemi une couverture pour commettre d’autres crimes contre les palestiniens.

Les Etats-Unis fournissent 20 avions de combat F-35 à l'entité sioniste

[ 09/10/2010 - 11:16 ]
Washington – CPI
Des représentants de l'entité sioniste et des Etats-Unis ont signé, le jeudi 7/10, dans le siège du consulat sioniste à New York, une transaction militaire selon laquelle l'occupation achètera 20 avions de combats de type F-35 des Etats-Unis, pour un coût de 2 milliards 750 millions de dollars.
Cette transaction coûteuse sera financée par les aides sécuritaires américaines fournies à l'entité sioniste, alors que les industries militaires sionistes participeront à développer certains équipements de l'avion dont le premier lot sera livré après 6 ans.
L'entité sioniste sera en droit d'acquérir 55 avions du même type à l'avenir, selon la transaction.
Le directeur général du ministère sioniste de la guerre, Udi Shani, a déclaré, lors de la cérémonie de signature de la transaction : "Ces avions ouvrent une nouvelle ère de grandeur pour nous, et nous avons l'intention d'acheter d'autres lots de ces avions". Il a qualifié cette opération comme le début d'une nouvelle époque qui permettra à l'occupation d'affronter les défis de près ou de loin, selon ses allégations.
Shani a affirmé que cette transaction représente une autre expression de la coalition stratégique avec les Etats-Unis, et l'engagement des américains de conserver la supériorité militaire sioniste.

Les milices d'Abbas convoquent les participants aux funérailles du martyr al-Natcheh

[ 09/10/2010 - 10:41 ]
Al Khalil – CPI
Les milices fidèles à l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ont convoqué des dizaines de cadres et partisans du Hamas qui ont participé aux funérailles du martyr d'al-Qassam, Ma'moun al-Natcheh qui est tombé en martyre, vendredi matin 8/10, avec le leader d'al-Qassam, Nachaat al-Karmi, tués par les forces de l'occupation israélienne.
Le correspondant du centre palestinien d'information dans la ville a déclaré que de nombreux miliciens d'Abbas se sont déployés dans la zone sud d'al Khalil cherchant les participants aux funérailles, soulignant qu'ils ont été présents aux funérailles pour inscrire et photographier les participants.
Cette série de convocations s'inscrit au milieu d'un état d'alerte annoncé par les forces occupantes et les milices d'Abbas pour se préparer à la probabilité que le Hamas organise une manifestation ou un festival populaire pour condamner le crime perpétré par les forces occupantes qui ont assassiné deux leaders d'al-Qassam à al Khalil, ou par crainte des opérations de revanche de la résistance.

Le Front du travail : L'assassinat d’Al-Karmi et Al-Natcheh est un message sioniste au Sommet arabe

[ 09/10/2010 - 13:30 ]
Amman – CPI
Le Front du travail islamique en Jordanie a condamné le crime d’assassinat perpétré par les forces occupantes sionistes, hier à l'aube, le vendredi 8/10, contre les deux Moudjahiddines dans la ville d’Al-Khalil, Al-Karmi et Al-Nitsheh, en considérant que ce massacre sioniste porte un message au sommet arabe qui aura lieu le samedi après-midi 9/10, dans la ville libyenne de Syrte.
Le chargé du dossier palestinien dans ce parti, Mourad Al-Adayleh, a affirmé dans une déclaration de presse que ce nouveau crime vient dans le cadre d’une série de trahisons lâches contre le peuple palestinien, alors que le temps de son exécution représente une réponse ainsi qu’un message de l'entité sioniste au sommet arabe.
Adayleh a appelé également les dirigeants arabes à arrêter les négociations bilatérales directes avec le côté sioniste, et lever le siège sur la Bande de Gaza, tout en demandant à l'autorité de Ramallah d’arrêter ses poursuites et campagnes d’arrestation contre les résistants qui défendent le peuple palestinien et luttent contre l'occupation.
Les forces sionistes ont assassiné, hier à l’aube, deux dirigeants des brigades d’Al-Qassam, l'aile militaire du Mouvement de la résistance islamique "Hamas", dans la ville d’Al-Khalil (Hébron), en Cisjordanie occupée.

Les députés islamiques: les pratiques des milices d'Abbas sont un service gratuit à l'occupation

[ 09/10/2010 - 20:22 ]
Cisjordanie – CPI
Les députés islamiques en Cisjordanie occupée ont condamné fermement l'enlèvement du détenu libéré Omar al-Barghouthin (Abou Assef), par les milices du président sortant de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Ils ont chargé l'autorité de Fatah à Ramallah totalement responsable de sa vie et sa santé et de toute insulte ou mal traitement contre lui, critiquant les enlèvements quotidiens des détenus libérés des cadres et partisans de la résistance suite de leur libération des prisons de l'occupation.
Dans une déclaration de presse publiée le samedi 9/10, les députés ont considéré que l'enlèvement des prisonniers libérés représente une négligence à leurs sacrifices et luttes dans le cadre de la campagne des milices d'Abbas.
Ils ont poursuivi que ces arrestations résultantes de la coordination sécuritaire avec l'occupation sioniste sont un service gratuit à son profit et expriment le manque de vérité du mouvement du Fatah à mettre fin aux désaccords et à réaliser la réconciliation nationale.
En exprimant leur étonnement envers la politique de coopération et d'arrestation continuelles du mouvement du Fatah et ses services de sécurité provocant la tension entre les Palestiniens au moment où l'occupation ignore tous les droits palestiniens et poursuit ses stratégies de la colonisation, de judaïsation, de l'enlèvement, le meurtre presque quotidienne, l'expulsion des palestiniens de la ville occupée d'al-Qods et la démolition des maisons résidentielles palestiniennes.
Finalement, les députés ont appelé le mouvement du Fatah à libérer tous les détenus dans les prisons de ses milices en Cisjordanie, pour créer les atmosphères positives dans le but de réaliser la réconciliation nationale, mettant en garde de la continuation de la politique d'incarcération contre les partisans et les cadres de la résistance palestinienne. Ils ont également porté le mouvement du Fatah responsable des conséquences de cette politique qui ne serve pas 'intérêt du peuple palestinien et sa question.

Al-Bardawil : L'occupation et la sécurité d'Abbas ont horreur de la résistance en Cisjordanie

[ 09/10/2010 - 13:42 ]
Khan Younes – CPI
Le Hamas a affirmé que la récente escalade de l'ennemi sioniste ou de la sécurité et milices complices avec l’occupation, exprime la grande frayeur  et horreur de ces côtés après la nouvelle réaction de la résistance qui défie  l'occupation et les milices complices.
Le député et leader du Mouvement Hamas, Salah Al-Bardawil a précisé que l’ennemi sioniste et ses agents comploteurs tentent de liquider la question palestinienne à travers ces négociations inutiles, mais cela passe avant tout par l’écartement de la résistance et faire taire toute voix qui s’oppose à ce projet.
Al-Badawil a dit dans une déclaration à Khan Younes : "Toutes ces tentatives lâches vont échouer et ils ne peuvent jamais frapper ou éliminer la résistance palestinienne, ni faire passer cette décision pour mettre fin à la question palestinienne à travers ces négociations inutiles, et l’avenir va prouver que la résistance est capable de mettre fin à ces complots".
Il est à noter que les forces occupantes israéliennes ont assassiné deux chefs des brigades d’Al-Qassam, Al-Karmi et Al-Nitsheh, à Al-Khalil (Hébron), au moment où les troupeaux de colons sionistes poursuivent leurs agressions et attaques contre les palestiniens en Cisjordanie occupée.

Des colons sionistes attaquent les fermiers du village de Bourine

[ 09/10/2010 - 19:46 ]
Ramallah - CPI
Les troupeaux de colons sionistes ont attaqué, le samedi matin 9/10, le village de Bourine, au sud de Naplouse, en agressant les fermiers pendant la récolte des olives.
Des sources locales ont déclaré qu'environ 15 colons sionistes qui sont venus de la colonie "Ithsar" ont attaqué les fermiers qui récoltaient des olives dans un champ près des maisons du village, en les agressant violemment par le lancement des pierres et les menaçant d'expulsion et de vol de leurs récoltes.
Le chargé du dossier de la colonisation au le nord de la Cisjordanie, Ghassan Daghlas a déclaré: «Les colons ont attaqué une maison avec des pierres avant l’arrivée des citoyens palestiniens qui ont fait face aux sionistes en les empêchant de progresser ou de  casser d’autres oliviers».

La caravane Libyenne «Qods 5» se prépare pour se diriger vers Gaza en mi-octobre

[ 09/10/2010 - 19:40 ]
Tripoli - CPI
La «Caravane Libyenne Qods 5» a fini ses préparatifs pour se diriger vers la Bande de Gaza et briser le siège imposé injustement contre ses habitants innocents depuis  près de cinq ans consécutifs.
Une source médiatique du comité gouvernemental pour briser le siège et l’accueil des délégations palestiniennes a annoncé que la caravane libyenne de «Qods 5» s’apprête à démarrer et que les préparations sont presque finies.  
Le comité a rapporté selon des sources libyennes que l'arrivée des caravanes d'aides venant de l'Europe et de l'Afrique du Nord vers la Libye sera à partir du 10 octobre et se poursuivra jusqu'au 15 du même mois, avant de se diriger vers la Bande de Gaza, après deux jours de cette date.
De son côté, le membre du comité national populaire de soutien au peuple palestinien a déclaré que ces activités viennent dans le cadre du soutien continuel du Comité national de soutien au peuple palestinien, tout en indiquant que les membres de ce comité populaire et les volontaires Arabes, Africains et d’autres affluent de plus en plus et jour après jour, afin de participer à la levée du siège injuste contre Gaza.

L'occupation félicite le comité du Suivi de l'initiative arabe pour ses décisons

[ 09/10/2010 - 21:09 ]
Al-Qods occupée – CPI
L'entité sioniste a exprimé son contentement suite au refus du comité du Suivi de l'initiative arabe de prendre une décision qui frappe les processus de la paix avec l'entité sioniste et l'autorité du Fatah de Ramallah.
La radio hébreu a rapporté, le samedi 9/10, d'une source politique sioniste responsable que la décision des arabes de donner un délai d'un mois supplémentaire à la direction américaine pour relancer les négociations, permettra de poursuivre les activités diplomatiques, soulignant qu'on doit exploiter le mois prochain pour tenir des rencontres et faire de contacts dans une tentative de trouver une solution qui assurera la reprise des négociations.
La source a jouté que le président français, Nicolas Sarkozy, essaye de tenir une rencontre entre Netanyahu, Abbas et Moubarak ainsi que le roi jordanien, Abdullah II en marge de la réunion avant-propos du sommet de l'Union pour la méditerranée à Paris, 21 octobre.

Ghoul appelle la communauté internationale à poursuivre les criminels de l'entité sioniste

[ 09/10/2010 - 19:54 ]
Gaza – CPI
Le ministre palestinien chargé des affaires des détenus et libérés, Mohamed Faradj Ghoul, a appelé les cours internationales à instaurer la justice et travailler sérieusement pour juger les responsables sionistes qui ont perpétré des crimes de guerre contre le peuple palestinien.
Il a critiqué au même temps le silence de la communauté internationale envers les crimes continuels de l’entité sioniste dans tous les territoires palestiniens, notamment les violations et pratiques inhumaines des autorités occupantes israéliennes contre les prisonniers et prisonnières dans les prisons sionistes.
Ces déclarations sont venues lors d’un sit-in de soutien aux prisonnières palestiniennes organisé, le samedi 9/10, par le comité des étudiantes à l’université islamique de Gaza, avec la participation de plusieurs détenus libérés et les familles des prisonniers dans les prisons sionistes. 
Le ministre palestinien s’est adressé lors de son discours aux factions de la résistance en leurs demandant de s’attacher à leurs conditions durant l’opération d’échange avec le soldat israélien, Gilad Chalit, et en les appelant à enlever et capturer plus de soldats sionistes pour libérer d’autres détenus palestiniens.
Ghoul a envoyé un message aux gouvernements arabes et musulmans en les appelant à cesser de présenter des concessions à l’occupation sioniste, et en les incitant à faire plus d’efforts pour défendre et protéger la mosquée sainte d’Al-Aqsa. Les participants à ce sit-in ont exhorté de leur côté les factions de la résistance de capturer d’autres soldats sionistes et les échanger avec les détenus palestiniens en réponse aux pratiques inhumaines et criminelles des autorités occupantes contre les prisonnières et prisonniers palestiniens dans les cellules sionistes.  

Nous appelons le sommet de Syrte à mettre fin aux négociations inutiles et à adopter une nouvelle stratégie soutenant la résistance

[ 09/10/2010 - 22:01 ]
Palestine – CPI
Notre peuple palestinien est le sujet d’une agression sioniste cruelle. Il est le sujet d’une politique d’assassinat, d’arrestation, de démolition de maisons, d’annexion de terrains pour construire de grands groupes coloniaux, pour judaïser la ville d'Al-Quds, pour creuser plus de tunnels en dessous de la sainte mosquée d’Al-Aqsa, pour assiéger notre peuple, pour imposer des mesures et des lois discriminatoires contre nos concitoyens des territoires palestiniens occupés en 1948. Celui qui les oblige à prêter le serment d’allégeance à l’Etat « juif » n’est qu’un exemple… Malgré tout cela, entre autres, certains insistent à continuer dans ce chemin de négociations, bien qu’elles aient montré leurs limites !
Nous, le mouvement du Hamas, face à cette donne, nous appelons les pays arabes et leurs dirigeants réunis dans la ville libyenne de Syrte à prendre des décisions historiques à la hauteur de cette attaque cruelle dont notre peuple palestinien est le sujet, à la hauteur des grandes responsabilités nationales et religieuses qui leur sont confiées concernant la cause palestinienne et la ville d'Al-Quds. Nous réaffirmons les points suivants :
Premièrement : Nous appelons à revoir le choix de la prétendue paix, à déclarer l’échec des négociations, à y mettre fin. Elles ne servent qu’à embellir l’image de l’occupant et à couvrir ses crimes et ses projets de judaïsation et de colonisation, projets destinés à liquider la cause palestinienne.
Deuxièmement : Nous appelons à mettre en place une nouvelle stratégie palestino-arabe centrée sur le choix de la résistance, sur un soutien sans faille à l’endurance du peuple palestinien. Cela reste le seul moyen pour mettre en échec les politiques coloniales de l’occupant et pour reprendre les droits et les principes nationaux.
Troisièmement : Nous appelons à soutenir les efforts de la réconciliation nationale afin que le peuple palestinien retrouve son unité, une unité basée sur les droits, les principes nationaux, basée sur son droit à pratiquer la résistance dans tous ses états, jusqu’à la libération de la terre, jusqu’à la création de l’Etat palestinien avec la ville d'Al-Quds comme capitale.
Quatrièmement : Nous appelons à mettre complètement fin au blocus de la bande de Gaza, à ouvrir tous les points de passage pour une libre circulation des personnes et des produits, à travailler pour la reconstruction de la bande de Gaza détruite par la machine de guerre sioniste.
Cinquièmement : Nous appelons à réactiver le boycott arabe afin de mettre en échec les tentatives sionistes de mainmise sur la région arabe, en s’y infiltrant économiquement, culturellement et dans le domaine de la sécurité, afin de mettre en échec la volonté sioniste de jouer avec la stabilité et les intérêts de la nation arabe.
Sixièmement : Nous appelons à soutenir les représentants du peuple palestinien et ses députés qui sont menacés d’expulsion de leur ville d'Al-Quds et qui sont en sit-in depuis plus de cent jours. Nous appelons à pratiquer toutes les pressions possibles pour annuler la décision d’expulsion qui n’est qu’un prélude pour une déportation massive de notre peuple palestinien et ses dirigeants dans le dessein de judaïser la ville.
Le mouvement de la résistance islamique Hamas - Palestine
Bureau d’information
Le 1er thilqa’da 1431 Hégire

Le samedi 9 octobre 2010

Un colon israélien en train d’écraser des enfants à Jérusalem-Est

Publié le 9-10-2010

Cela se passe à Jérusalem Est, dans le quartier de Silwan d’où le gouvernement essaie de chasser un maximum de familles palestiniennes pour mettre des colons à leur place. Photos et vidéos montrant un colon israélien en voiture en train de se faire un "carton", et de heurter des enfants palestiniens à la sortie de la prière du vendredi, qui ont été transportés à l’hôpital mais dont les jours ne sont pas en danger.
Le chef d’une organisation de colons juifs a renversé avec sa voiture deux garçons palestiniens qui lançaient des pierres sur son véhicule dans le quartier arabe de Silwan à Jérusalem-Est occupée.
Selon le quotidien israélien Haaretz, David Be’eri était ce vendredi dans sa voiture avec son fils lorsque les enfants palestiniens ont jeté des pierres dans leur direction. Il a renversé les enfants tout en essayant de s’échapper.
Les deux jeunes garçon Imran Mansur, 11 ans, souffre d’une fracture à la jambe, et Iyad Gheit, 10 ans, a également été transporté à l’hopital pour se faire enlever des éclats de verre dans le bras.
L’incident s’est produit après la prière du vendredi, dans un quartier où les tensions sont exacerbées par les constantes agressions des colons juifs extrémistes.
Be’eri est un militant bien connu de l’extrême-droite [israélienne] et le chef d’Elad, une organisation de colons juifs qui construit la dite Cité de David à Jérusalem-Est.
Il a été conduit pour interrogatoire par la police puis libéré sous caution. Les officiers de police israéliens prétendent que l’enquête se poursuivra.
CAPJPO-EuroPalestine
Lien 

Etats-Unis : le militants anti-guerre et anti-occupation harcelés par le FBI

Publié le 9-10-2010

Les militants américains solidaires des mouvements qui luttent pour leur émancipation, en Palestine et en Colombie notamment, sont soumis à perquisitions, interrogatoires et menaces de procès. Ils nous appellent à l’aide.
COMMUNIQUE
Cher(e)s camarades,
Nous appelons nos alliés internationaux à soutenirles militants des droits humains et de la paix qui sont en butte à la répression en raison de leur dénonciation de l’occupation et interventions américaines à l’étranger.
Le 24 Septembre 2010, le FBI a soumis une dizaine de militants antimilitaristes soutenant les luttes en Palestine et en Colombie, à des perquisitions et des raids de leurs maisons dans l’Illinois, le Minnesota et le Michigan. Des militants en Californie, au Wisconsin et en Caroline du Nord ont également été harcelés.
Les militants de l’Illinois, due Minnesota et du Michigan ont reçu des citations à comparaître devant des « Grand Jury » (action préalable aux proces criminel). Ils refusent de témoigner, un choix courageux qui pourrait les conduire en prison. Le Grand Jury, une procédure illégitime qui a débuté le 5 octobre, doit être arrêté. Les raids et les citations à comparaître constituent un abus de pouvoir du FBI clairement destiné à créer un climat de peur parmi ceux qui osent se battre pour la paix et la justice.
Il s’agit d’une escalade de de la guerre culturelle contre les communautés arabes et musulmanes et des immigrants aux États-Unis. Il s’agit d’une poursuite de la répression qui sévit de longue date contre la dissidence aux États-Unis, du maccarthysme à la suppression brutale de COINTELPRO visant les mouvements populaires, et, plus récemment, les militants pour la justice environnementale. Cela fait également partie d’une vague croissante de la haine droitière de plus en plus inscrite dans la loi fédérale et des États, et qui transforme la police en chasseurs de primes contre les immigrants.
Nous demandons à nos ami(e)s - militants contre la guerre, defenseur(e)s des droits de l’homme, militant(e)s pour la Palestine et d’autres militants de la solidarité internationale, des militants anti-racistes et des organisateurs communautaires - à agir en solidarité avec ceux qui sont ciblés par la répression politique aux Etats-Unis. Nous vous demandons de vous joindre à nous aujourd’hui pour défendre publiquement les droits de tous les militants et les communautés aux Etats-Unis qui expriment leur désaccord contre la politique des États-Unis et qui travaillent pour la paix, les droits de l’homme et la justice mondiale dans et au-delà des frontières américaines.
NOUS VOUS PRIONS DE CONTACTER L’ambassade américaine à votre ville / pays.
NOUS VOUS PRIONS DE leur dire que le gouvernement américain doit être tenu responsable de cette répression et que vous vous joignez aux militants américains pour condamner la guerre et l’occupation américaine, y compris l’appui de l’occupation israélienne de la Palestine et l’intervention américaine en Colombie.
Ci-dessous, un exemple de fax ou e-mail qui est utile aussi pour les points de discussion si vous appelez l’ambassade des États-Unis.
Voici un lien pour trouver les coordonnées des ambassades des États-Unis : http://www.usembassy.gov/
SI VOUS ETES AUX ETATS-UNIS, Appelez le procureur général américain, Eric Holder au 202-353-1555 ou écrivez un courriel à : AskDOJ@usdoj.gov .
Merci de mettre stoptheraids@ymail.com en copie de vos courriers. .
Voici des liens vers des déclarations et des rapports importants avec plus de détails sur les rafles et les appels à l’action : http://www.antiwarcommittee.org/ ?q=node/533.
Dans les mois à venir, nous allons vous contacter à nouveau pour vous demander de montrer votre solidarité pour ces militants face à des procès devant un grand jury.
Je vous remercie de votre attention à cette question urgente.
Dans la solidarité et la lutte commune,
Center for Constitutional Rights - Centre des droits constitutionnels
Grassroots Global Justice Alliance - Alliance populaire de justice mondiale
International Jewish Anti-Zionist Network - Réseau international juif anti-sioniste
Malcolm X Grassroots Movement - Movement populaire Malcolm X
United States Palestinian Community Network - Réseau communautaire palestinienne des États-Unis
Exemple de courriel ou appel par télécopieur : En tant que personnes engagé(e)s dans la solidarite internationale, nous dénonçons les attaques du gouvernement américain contre des militants de la solidarité avec la Palestine, des militant(e)s contre la guerre, et d’autres travailleur(e)s de la solidarité internationale, qui ont eu lieu dans plusieurs villes américaines, le vendredi 24 Septembre, 2010. Nous dénonçons les raids quotidiens sur les immigrants et la répression des Arabes et des musulmans qui se battent pour leurs familles et communautés.
Nous sommes indignés par ces abus des droits civils des ceux et celles qui se battent pour la justice sociale et qui parlent de justice et de paix pour notre monde. Nous nous engageons à soutenir ceux qui se battent pour l’humanité de toutes les personnes et contre le rôle du gouvernement américain dans la répression politique intérieure, la guerre internationale, l’occupation et l’intervention militaires.
Nous exigeons que le gouvernement des États-Unis :
- Assure que le FBI et toutes les agences de renseignement et de police responsables arrêtent la répression contre les militant(e)s de la solidarité internationale
- Remette immédiatement tous les biens prélevés dans des maisons des militant(e)s : ordinateurs, téléphones cellulaires, les papiers, documents, etc
- Mette fin à la procédure illégitime du grand jury, destinée à intimider et à criminaliser les militants visés
Les militants ciblés sont impliqués dans de nombreux groupes, dont :
* The Twin Cities Anti-War Committee - Le Twin Cities Anti-War Committee
* The Palestine Solidarity Group - Le Groupe de solidarité avec la Palestine
* The Colombia Action Network - Le Réseau d’action en Colombie
* Students for a Democratic Society - étudiants pour une société démocratique
* Freedom Road Socialist Organization - route de la liberté socialiste
Source : IJAN (Réseau international des Juifs Antisionistes http://www.ijsn.net/
CAPJPO-EuroPalestine

samedi 9 octobre 2010

Interview de 4 belges présents sur la flotille de la paix attaquée


Le 31 mai dernier, Israël lançait une attaque sur une flotille de bateaux humanitaires en direction de Gaza, faisant 9 morts et 28 blessés. Parmi les passagers, 4 jeunes belges (Kenza Isnasni, Fatima El Mourabiti, Griet Deknopper, Inge Neefs. Elles ont été nominées pour le Prix Solidaire 2010, qu’elles ont gagné le 25 septembre dernier à ManiFiesta. Réactions.

 
Kenza Isnasni : « Voir les choses de près, c’est autre chose »
Prix Solidaire. Quand nous avons été nominée, j’étais ravie. Je ne m’y attendais pas. La victoire, c’est très symbolique, et une manière de pouvoir reparler de l’action que nous avons menée. Les médias traditionnels n’en parlent déjà presque plus. Grâce à la victoire, on peut en reparler, rappeler la gravité de l’événement, les morts, et puis, la situation des palestiniens. Mais les autres nominés ont autant de mérite que nous de recevoir ce prix, toutes les autres initiatives de solidarité auraient pu être récompensées.
Engagement. Cela a commencé il y a plusieurs années par un voyage que j’ai fait en Palestine avec l’association intal, au cours de mes études. En revenant, je n’étais pas la même. J’ai vraiment été choquée. Une fois qu’on voit les choses de près, c’est autre chose. J’ai ressenti une injustice énorme. Par la suite, j’ai mené d’autres actions, notamment l’organisation d’un convoi de 200 véhicules qui après trois semaines a pu atteindre la Palestine, avec de l’aide médicale et scolaire pour la population. C’était aussi un message d’espoir. Cela a permis de tourner les projecteurs sur la situation du blocus en Palestine. Cela a été une deuxième confrontation forte, je suis à nouveau revenue bouleversée, après avoir entendu les récits de famille que j’ai rencontrées. Ma détermination a à chaque fois augmenté. Enfin, mon engagement, ce sont aussi mes convictions personnelles : toutes les situations d’injustices doivent être condamnées.
Free Gaza Flotilla. Deux choses m’ont vraiment marqué. D’abord, toute la préparation de la flottille, j’ai le souvenir d’une grande fraternité, une grande solidarité, la mobilisation de personnes du monde entier qui ont chacun mobilisé dans leur pays et fait en sorte que ce projet puisse avoir lieu. Mais aussi, un moins bon souvenir, sur le moment même : l’annonce des morts. Je n’aurais jamais imaginé cette attaque possible. On est là, on se demande ce qu’il se passe, et puis, les blessés arrivent. On a du mal à réaliser qu’ils ont tué des gens sur ce bateau. Nous avons été témoin d’un drame.
Projets d’avenir. Tout d’abord, c’est important de continuer à interpeller nos élus pour exiger la fin du blocus, les mettre face à leurs responsabilités. Il faut trouver une issue au problème israélo-palestinien. On veut des signes d’un engagement politique pour que les palestiniens puissent retrouver leur dignité. Ensuite, la suite de ce drame, c’est d’exiger une enquête transparente – au-delà du rapport de l’ONU – pour réellement dénoncer ce qu’il s’est passé et demander réparation : Israel ne peut pas rester dans l’impunité totale. Il faut contribuer à briser le silence de la communauté internationale sur cette question.
Palestine. Il y a énormément d’injustices en Palestine. Et cela dure depuis des dizaines d’années. On a parfois l’impression que c’est sans fin : certains disent parfois qu’il n’y a plus d’espoir, qu’on se sent impuissant. Mais je refuse cette attitude, défaitiste : au nom des palestiniens et de leur lutte, il faut continuer à les soutenir et croire qu’il y aura une issue. Les palestiniens eux-mêmes entretiennent un espoir énorme, c’est notre responsabilité de continuer à les soutenir les palestiniens, à mener des actions, aussi minimes qu’elles soient. Et puis, il faut retenir une leçon de cette attaque : Israël peut être défié. Il faut accroître nos efforts. L’espoir doit être plus fort que le défaitisme. Je suis encore plus déterminée qu’avant.
Fatima El Mourabiti : « La Palestine est le symbole de toutes les injustices »
Prix Solidaire. Lorsque l’on m’a annoncé la nouvelle, j’ai été ravie. Les citoyens belges en votant pour notre projet ont voté pour un projet humaniste et juste. Mais les autres projets sont à féliciter également. Cette victoire est une reconnaissance de l’injustice perpétrée en Palestine et une opportunité de mettre la lumière sur la situation critique humanitaire que vivent les palestiniens au quotidien.
Engagement. Dans ma famille, nous avons toujours été sensibilisés à la condition des individus, on m’a toujours appris à aimer l’autre, à apprendre de lui et à agir pour lui s’il a besoin de nous. Très vite, je me suis rendue compte des inégalités dans ce monde : il y a de nombreuses injustices et le droit ne s’applique pas à tous de la même manière.
Je suis bénévole dans l’associatif depuis une dizaine d’années à Bruxelles, où je suis née et où je vis. Mes études d’assistante sociale m’ont amené à me pencher sur les réalités politiques, économiques et sociales des sociétés dans le monde et en Belgique. En décembre 2009, j’ai participé à un convoi humanitaire terrestre qui acheminait de l’aide humanitaire à Gaza. Sur place, j’ai été confrontée à une réalité amère et insupportable : des enfants, femmes et hommes qui essaient non pas de vivre mais de survivre, n’ont aucun droits, oubliés de toutes et tous. J’ai ainsi décidé de m’engager pour la justice, parce que je crois en celle-ci.
Free Gaza Flotilla. La chose positive qui m’a marquée, c’est la participation et mobilisation de citoyens provenant de plus d’une trentaine de pays, avec pour objectif de soutenir la population palestinienne et montrer leur refus quant à la politique meurtrière d’Israel. Ces citoyens se sont engagés dans un projet pour dénoncer cette situation critique, des gens de tous les horizons, toutes les nationalités, confessions, des jeunes « novices » et d’autres plus expérimentés. C’était très enrichissant.
L’aspect négatif, c’est la façon dont Israel est intervenue : une attaque d’une violence extrême à l’égard d’un convoi humanitaire en eaux internationales est inadmissible et doit être sanctionnée. Il n’y avait aucune raison d’agir comme de cette façon. Des spécialistes dans le rapport de l’ONU ont statué : l’attaque était inadmissible et évitable, elle va à l’encontre du Droit international et doit être condamnée.
Projets d’avenir. Je suis membre de la plateforme « Belgium to Gaza » (voir cadre). L’objectif de cette initiative est de récolter des fonds pour acheter un bateau belge qui rejoindra la prochaine flottille, prévue fin de l’année. J’en profite d’ailleurs pour faire un appel aux lecteurs de Solidaire qui voudraient nous soutenir. Notre objectif est également de continuer à mettre la lumière sur la situation critique des palestiniens, à faire valoir les droits fondamentaux pour tous les individus, à mobiliser les citoyens, nos politiciens, nos intellectuels belges aux conditions de vie « invivables » des palestiniens.
Palestine. La situation en Palestine est critique et injuste. Toutes les propositions seront à penser pour un futur vivable : l’existence d’un état binational, ou l’existence d’un état palestinien au coté d’un état israélien vivant cote à cote dans la paix… toutes ces options doivent être négociées dans l’intérêt du bien être des palestiniens et des israéliens. Le blocus illégal doit être levé au nom du Droit et de la dignité des peuples à jouir de leurs libertés. La Palestine est le symbole de toutes les injustices. Dés lors, et tant que nos gouvernements ne se positionneront pas clairement face à cette injustice criante, nous continuerons à faire valoir l’application du Droit International et la levée immédiate du blocus.
Griet Deknopper : « Des manuels scolaires ne sont jamais arrivés à destination »
Prix Solidaire. J’étais très agréablement surprise que nous ayons été nominées. Je me suis aussi demandée qui nous avais inscrite. Et il s’est avéré que le jury était impressionnant. J’ai déjà été félicitée à l’époque, mais certains ont ajouté : « Les autres nominés en lice ne sont pas des moindres non plus ! » Je suis donc très contente que nous ayons gagné mais le plus important, ici, c’est que la cause palestinienne réapparaît à nouveau dans l’actualité.
J’ai trouvé très dommage de ne pouvoir me rendre à Bredene, mais j’étais prise ailleurs, dans un autre coin du pays. Il n’était pas possible de venir à ManiFiesta, de là.
Engagement. À Hal, d’où je suis originaire, nous avons fondé « Tournée mondiale » voici quatre ans. Ma tâche dans l’équipe des organisateurs consistait à choisir un projet autour duquel sensibiliser les gens ici. En 2009, ç’a été l’École palestinienne du Cirque et, au cours de la Tournée mondiale de cette année, je suis allée m’informer davantage sur la Palestine. J’ai alors pris une interruption de carrière et ça m’a donné l’occasion de participer à la Gaza Freedom March, en décembre 2009. Je suis d’abord restée un mois et demi au Caire, puis j’ai travaillé pendant quatre mois à divers projets en Cisjordanie et, de là, j’ail rallié les bateaux de la Free Gaza Flotilla. J’ai donc été occupée de façon très intense pendant six mois, avec la Palestine. Alors, j’ai également lancé une action de collecte de manuels scolaires pour la Flottille, avant même de savoir que je pourrais l’accompagner. Hélas, ces livres ne sont jamais arrivés à destination.
Free Gaza Flotilla. Ce qui m’a le plus impressionné, dans toute cette expérience, c’est le fait que tant de gens – 700 d’une quarantaine de pays – se sont engagés inconditionnellement pour un même but, la Palestine. Il n’y a que les frais de navires qu’ils n’ont pas payés, mais leur billet d’avion, leur hôtel… tout le reste, ils l’ont payé eux-mêmes, sans se poser de questions, sans réserve. Et ç’a été un moment vraiment magnifique, quand les bateaux, partis de différents ports, se sont retrouvés quelque part en mer, au point de rencontre, puis que le signal du départ a été donné et que les six bateaux ont mis le cap ensemble sur Gaza. Vraiment magnifique. Et, bien sûr, je n’oublierai jamais non plus comment nous avons été attaqués en pleine nuit par l’armée israélienne.
Projets d’avenir. Je reviens tout juste d’un week-end avec le Free Gaza Movement, où nous étions une trentaine de plusieurs pays, dont les États-Unis et la Grande-Bretagne, pour discuter de la poursuite des actions avec le Free Gaza Movement. En Belgique, nous avons désormais fondé « Belgium to Gaza » et nous voulons faire en sorte qu’une délégation belge puisse se joindre à une prochaine flottille, au début de l’an prochain. (voir cadre).
Palestine. J’espère que la Belgique et toute l’Europe adopteront une position plus sévère à l’égard d’Israël et des choses incroyables que ce pays se permet. Aujourd’hui, ces points de vue sont particulièrement faibles. J’espère aussi qu’on verra quelque chose des promesses d’Obama. Il dit aujourd’hui qu’il faut qu’il y ait un État palestinien, qu’il fera en sorte que Gaza et la Cisjordanie puissent être reliés, qu’il veut donner un nouveau souffle aux négociations de paix… Et nous tiendrons l’affaire le plus possible dans les médias, comme nous l’avons fait avec la Free Gaza Flotilla. Je remarque aujourd’hui que bien plus de gens sont ouverts au regard palestinien sur le conflit, ils se rendent compte de plus en plus qu’Israël ne présente que sa propre version des faits et qu’elle est très sujette à caution.
 
Inge Neefs : « De plus en plus de résistants disparaissent derrière les barreaux »
Prix Solidaire. Ç’a été une surprise très agréable quand Bert De Belder d’intal nous a informées que le jury nous avait nominées pour le prix. Et quand nous avons été élues, nous avons été surprises à nouveau toutes les quatre de voir qu’il y a eu tant de voix pour nous, alors que les autres nominés étaient de très sérieux candidats eux aussi.
Engagement. C’est en mai 2009 que je suis allée en Palestine, en Cisjordanie, pour la première fois. Jusqu’alors, mon image avait été surtout modelée par les médias, donc une image très déformée de la réalité. L’idée que deux partis égaux luttent pour un bout de territoire a été rompue. En me rendant en Palestine, j’ai découvert moi-même qu’il s’agissait d’une occupation militaire israélienne et qu’elle violait les droits de l’homme de la population palestinienne. À mes yeux, maintenant, le conflit a un aspect humain et je ne peux plus le concevoir à distance : il s’agit bel et bien de personnes concrètes. Je ne peux plus me : « L’an prochain, je vais en vacances au Brésil. » Même si je me suis rendu compte qu’en fait, on viole les droits de l’homme en de nombreux endroits sur terre, la situation sur place m’a secouée et cela s’est traduit par un engagement personnel.
Free Gaza Flotilla. Je ne suis pas près d’oublier l’agression brutale et meurtrière d’Israël contre la flottille. Neuf personnes ont perdu la vue et, aujourd’hui encore, d’autres sont toujours dans un état critique. L’attaque contre la flottille est toutefois symbolique, face aux souffrances palestiniennes. Ce qu’Israël a fait dans les eaux internationales, il le répète quotidiennement en Palestine. Malgré les morts, cette expérience n’a fait que nous inciter à poursuivre le combat pour les droits des Palestiniens.
Projets d’avenir. En ce moment, je suis occupée avec Belgium to Gaza (voir cadre). Aussi bien des Belges à titre individuel que des organisations s’engagent afin de briser le blocus. Nous voulons donner l’opportunité à la population belge de prêter sa voix en faveur de la justice et nous espérons encourager nos hommes politiques à passer aux actes. Car, aujourd’hui, la réaction de l’Europe et de la Belgique à la répression brutale d’Israël est tout simplement faiblarde.
Palestine. L’occupation de la Palestine, tant en Cisjordanie que dans la bande de Gaza, reste une réalité qui n’appelle pas au changement, mais hurle pour l’obtenir. Israël réclame la sécurité pour sa population et construit des murs, créant ainsi un isolement. La question est : « Qu’en est-il de la sécurité et du bien-être des Palestiniens ? » Sont-ils moins humains, peut-être, et requièrent-ils de ce fait moins de droits de l’homme ? J’ai résidé trois mois à Bil’in, un village de Cisjordanie dont le mur de l’apartheid a confisqué une bonne moitié des terres. Des terres agricoles, surtout, et, de ce fait, bien des gens ont perdu leur revenu. Aujourd’hui, les toits rouges des colonies israéliennes ornent ce paysage. Chaque vendredi, la population locale palestinienne proteste contre l’existence de ce mur et dénonce le vol de ses terres. Ces protestations pacifiques se heurtent toutefois de plus en plus à l’armée israélienne et de plus en plus de membres de cette résistance populaire disparaissent derrière les barreaux.
Source : Lizz Printz et Gaston Van Dyck pour ptb.be

Meeting de solidarité avec le mouvement palestinien détenu dans les prisons israéliennes

08 Oct 2010
Banlieue de Damas /   Le Front Populaire de libération de la Palestine a organisé ce soir un meeting de solidarité avec le mouvement palestinien détenu dans les geôles israéliennes, avec en tête son secrétaire général Ahmad Saadate, qui est en cachot d'isolement depuis plus de 500 jours.
Les allocutions prononcées à ce meeting ont exhorté la communauté internationale et ses organisations humanitaires et juridiques à assumer leurs responsabilités envers les détenus dans les prisons israéliennes "soumis à la sauvagerie israélienne", et à obliger les autorités d'occupation à élargir inconditionnellement tous les détenus.
Les allocutions ont incité les deux nations arabe et islamique et tous les hommes libres dans le monde à réagir d'urgence et à déclencher une campagne élargie de solidarité et d'appui aux détenus, et à démasquer devant toutes le instances internationales et humanitaires les pratiques de l'occupant israélien "qui suit une politique arbitraire envers les détenus palestiniens et promulgue les lois qui couvrent les abus et les crimes commis dans ses geôles".
Les allocutions ont fait savoir que Saadate est l'un de 18 détenus dans les cachots d'isolement.
Rappelons que les autorités d'occupation avaient appréhendé Ahmad Saadate en 2006 et l'avait condamné à 30 ans d'emprisonnement. Ces autorités, apprend-on, avaient accentué durant les semaines dernières leurs agressions et leurs provocations contre les détenus palestiniens. Récemment, une agression aux chiens enragés, aux matraques et aux gaz toxiques contre la prison central de Ofar a fait plus de 60 blessés parmi les détenus palestiniens de cette prison.
Au meeting ont pris part des représentants des factions de l'alliance des forces nationales, des institutions et des associations civiles, sociales et culturelles palestiniennes.
Gh.H.
Lien

Le fief du Fatah de Keith Dayton

Cisjordanie - 08-10-2010

Par Palestine Info 
Les Etats-Unis et, dans une moindre mesure l’Europe, ne cessent de chanter les louanges du régime de l’Autorité palestinienne de Ramallah. A entendre ces éloges sans fin de la junte de Ramallah, on pourrait penser que l’ « Etat policier sans Etat » est un parangon de bonne gouvernance, de démocratie, et que tout va bien. On pourrait aussi penser qu’’il a un système de justice qui respecte les droits de l’homme et les libertés civiles, un système qui ne fait pas de discriminations entre les citoyens fondées sur la croyance, le sexe et l’orientation politique.














21/10/2009 - La sécurité palestinienne arrête un Palestinien à Beit Fajar, Cisjordanie occupée.
Cependant, la vérité choquante est que le régime de Ramallah n’est rien de tout cela. C’est plutôt un appareil d’Etat policier dont la principale fonction consiste à persécuter et à harceler les citoyens palestiniens jugés « non conformistes ». Et cette répression est bien sûr faite pour le compte d’Israël et pour obtenir un certificat de bonne conduite des occupants maudits.
Il y a quelques jours, j’ai reçu un message d’un avocat palestinien, Nasser Abdul Jawwad, de la région de Salfit, qui décrivait comment les services sécuritaires de l’AP ont tourmenté et puni des gens pour leurs positions idéologiques. Dans son message, Abdul Jawwad, un honnête homme aux antécédents impeccables, soulignait qu’une pauvre femme dont le mari avait été viré de l’appareil policier local parce qu’il paraissait trop religieux (parce qu’il allait à la mosquée pour la prière) avait demandé l’autorisation de vendre des falafel à l’école des filles de son village. Le principal de l’école était d’accord, mais a demandé que la femme demande une « habilitation de sécurité » aux trois services : la police, la sécurité préventive et la mukhabarat, ou renseignements généraux. Sans se méfier, la femme a fait une demande de « certificat de bonne conduite », pensant que ce ne serait qu’une formalité et qu’elle n’avait aucune raison de s’inquiéter puisque son casier judiciaire était vierge.
Quelques jours plus tard cependant, elle a été convoquée pour un « entretien » au quartier général de la mukhabarat de Salfit. Là, on lui a dit qu’elle ne pouvait obtenir le certificat parce qu’elle avait voté pour un candidat à orientation islamique lors des élections de 2006. Elle a fait valoir que vendre des falafel n’avait rien à voir avec ses choix politiques et qu’elle avait le droit absolu d’obtenir un certificat de bonne conduite pour trouver un boulot et soutenir sa famille. Et c’est ainsi qu’après avoir vendu ses falafel pendant une période d’essai de 21 jours à l’école, elle a dû abandonner son boulot.
On ne sait pas exactement si l’appareil de la mukhabarat a demandé à la femme de « travailler » avec eux comme informatrice. Les différents services de sécurité profitent régulièrement des dures conditions économiques de la population palestinienne pour recruter des milliers de personnes, dans toute la Cisjordanie, pour travailler comme mandoobeen , ou agents d’information sur les gens qui critiquent l’AP ou montrent des signes d’opposition à la junte de Ramallah.
C’est ainsi que des informateurs ont été infiltrés dans toutes les institutions de Cisjordanie, écoles, collèges et hôpitaux. Essayez d’imaginer la situation où un instituteur ou une secrétaire se mettent à espionner leurs collègues. Essayez d’imaginer des professeurs et des enseignants toujours inquiets que l’un de leurs étudiants ou même collègues puissent donner des informations sur eux aux services de sécurité, au cas où ils auraient dit quelque chose qui puisse être interprété « différemment » pendant leurs cours.
Eh bien, c’est comme ça que la république de Keith Dayton essaie d’encourager la liberté de penser et d’expression en Palestine occupée. C’est un aperçu prometteur de l’Etat palestinien qu’Abbas et consorts essaient de créer !!!! Que Dieu vienne en aide aux Palestiniens.
Pour revenir à cette pauvre femme, Abdul Jawwad nous a rappelé que son mari, policier pendant dix ans, a été licencié sans cérémonie et emprisonné pendant quatre mois, au cours desquels il a été soumis à des tortures cruelles, pour aucune autre raison que celle d’être un pratiquant religieux.
Comme sa femme, l’ancien policier a été accusé d’avoir voté pour un candidat affilié au « mauvais » parti politique en 2006. Finalement, il a été licencié parce que, selon la police, « il n’avait pas une bonne réputation. » Pour ajouter l’insulte à la blessure, ce policier maintenant pauvre et sans emploi attend encore de recevoir les indemnités pour ses dix ans de travail.
Maintenant, on peut se demander quelle sorte d’Etat ou de quasi-Etat ou d’entité politique peut traiter ses citoyens d’une telle manière. Les citoyens palestiniens sont-ils censés travailler comme collaborateurs et informateurs pour Israël pour plaire à la république de Dayton ? Doivent-ils travailler dans les colonies juives pour être de bons citoyens ? La réponse est sûrement de la responsabilité de Mahmoud Abbas et de Salam Fayyad.
Inutile de dire que cette pauvre famille modeste n’est qu’un épiphénomène qui dépeint la situation générale à laquelle sont confrontées des milliers, pour ne pas dire des dizaines de milliers de familles palestiniennes. De plus, on exagère très peu en suggérant que ce cas représente plus ou moins le modus operandi de toutes les institutions privées et publiques opérant sous le régime de Dayton à Ramallah.
Si la vente de falafel dans une école de fille au cœur de la campagne palestinienne exige tous ces calculs style KGB, dont la convocation de mères de famille dignes dans les bureaux des agences de sécurité, imaginez à quoi peut ressembler la « procédure » de désignation des fonctionnaires de haut rang.
En bref, sous ce régime odieux, le problème va bien au-delà du licenciement de milliers de fonctionnaires, dont des enseignants, des médecins et des ingénieurs, à cause de leurs affiliations politiques ou leur association avec les « mauvaises personnes », mais il inclut aussi l’hostilité farouche démontré à l’égard de centaines de milliers de Palestiniens soupçonnés de soutenir le Hamas et autres organisations islamiques.
C’est un message d’une importance primordiale pour les officiels Hamas et Fatah qui vont se rencontrer à Damas dans quelques jours pour travailler sur une éventuelle réconciliation nationale. Une réconciliation nationale ne pourra réussir sans qu’on jette aux poubelles de l’histoire toutes ces actions méprisables, faites par une entité qui ne montre aucun respect pour ses propres citoyens. Sinon, l’objectif d’une réconciliation nationale restera aussi illusoire et lointain que jamais.
Traduction : MR pour ISM 

P. comme Palestine

le 09.10.10 | 03h00
Cet ouvrage instructif et passionnant devrait se trouver dans toutes nos librairies et bibliothèques.
La Palestine vient d’avoir son dictionnaire amoureux. 481 pages composées d’articles classés par ordre alphabétique qui racontent l’histoire, la beauté, les couleurs, les odeurs, les bonheurs, les amitiés, les malheurs, les tragédies de la Palestine, ce pays situé «hors du lieu», «hors du temps». Cet ouvrage de référence est écrit par Elias Sanbar (voir encadré page suivante), l’enfant du pays qui puise dans la mémoire collective et personnelle.A travers ce dictionnaire, l’auteur met en scène nombre de sujets : des souvenirs d’enfance, des analyses sur les colonies israéliennes, la complexité des papiers d’identité des Palestiniens, les deux Intifadas, des réflexions politiques sur la Palestine et les Palestiniens, les personnalités pro-palestiniennes, etc.
Les lecteurs/trices peuvent ainsi s’immerger au cœur de ce pays, de son histoire, de sa géographie,  de son cinéma,  de sa politique,  de sa littérature,  de ses recettes de cuisine, de  ses anecdotes, l’histoire de son enfermement, de sa destruction et bien d’autres thémes à découvrir dans cet ouvrage agrémenté de dessins d’Alain Bouldouyre. L’objectif principal de cet auteur, «interdit de toute autre passion, de tout autre sujet d’intérêt » est double. D’une part, il consiste à faire découvrir une «Palestine intime» ainsi qu'une «autre Palestine», celle qu’il connaît de l’intérieur et celle qu’il a connu lors de ses voyages en train, en avion, en bateau, en voiture, à pied, mais aussi par les lectures, la recherche... Et d’autre part, il vise à «démystifier un pays» en mettant en scène une réalité autre que celle relayée par les médias et les représentations dominantes qui portent préjudice à la Palestine et à son peuple contraint à l’errance et à l’oubli.
Pourquoi la Palestine est-elle racontée sous forme de dictionnaire ? Pour expliquer ce choix, Elias Sanbar ose une métaphore : «Les dictionnaires, leur structure, la forme dictionnaire ont la qualité d’être accordés au sujet palestinien». De quelle manière ? «Par l’aspect fragmenté de leur construction (...), leur multiplicité qui sont comme l’empreinte sur le papier de l’éclatement du réel palestinien, de sa dispersion, de ses profondes liaisons...» Il ressort de cet ouvrage l’image d’une Palestine dont l’histoire est à la fois simple et complexe. La complexité de ce pays apparaît essentiellement à travers des mots et des termes qui permettent aux lecteurs/trices de cerner les problématiques palestiniennes et ainsi une compréhension de ce conflit qui prend l’allure d’une éternité.
A la lettre A, on apprend que dans le contexte palestinien, l’Absence, ghurba, gharîb et mughtarib, et l’Exil manfâ et manfî  équivalent à une double absence. D’abord, «l’absence de chez soi», c’est-à-dire de sa terre, de son pays, de son territoire de naissance, de son lieu de vie naturel. Cette absence est essentiellement spatiale, territoriale, faisant référence à «l’absence du nom» et à «l’effacement des cartes géographiques de plus de quatre cents localités» en terre palestinienne. Elle est également temporelle car le présent, dominé par l’absence, l’effacement et la disparition des villes et des villages palestiniennes «a pris le pas sur la présence du passé disparu».
De nombreux auteurs traduisirent et/ou adaptèrent ensuite, «l’absence à soi» qui renvoie à l’être, à l’intériorité, à l’intimité et ainsi à l’identité personnelle de chaque Palestinien, considéré comme un exilé, soit un «absent de son état», un réfugié qui fait vivre dans sa mémoire sa Palestine, «réduite à l’état de souvenir par l’occupation».
Par ailleurs, les Palestiniens sont des manfiyyin, des «exilés bannis», dont la situation les contraint à vivre une ghurba qui signifie émigration en langue arabe, terme associé à la notion d’étranger qui cependant fait l’objet d’un paradoxe. Car, bien qu’au moment de la Nakba, les Palestiniens aient cherché refuge dans les pays arabes, ils ont malgré tout le statut de «résidents de la ghurba». Par la force des choses, les territoires arabes sont devenus des territoires «de l’étrangéité». Mais si les Palestiniens oublient, ils deviendront des ghurab. Leur absence deviendra alors «celle de l’effacement de leur nom et des noms de leurs terres».
La section relative à la lettre nous permet également d’appréhender l’une des questions centrales dans le conflit israélo-palestinien, en l’occurrence Al aâwda (le retour) car elle suppose une solution pour les réfugiés palestiniens et pose la question de la légitimité ou pas de la création de l’Etat d’Israël. Pour les Palestiniens, la question du retour est associée à l’injustice et à la négation de leur droit de vivre chez eux qui est à l’origine de leur expulsion de leur terre. Pour les Israéliens, elle est source d’angoisse, car elle renvoie à un «danger existentiel» qui risque de «délégitimer leur droit de vivre» en Israël.
Afin d’illustrer son propos, l’auteur cite deux résolutions adoptées par l’Organisation des Nations Unies. Dans le paragraphe II de la résolution 194 (III), la clause relative au droit au retour met en exergue quatre idées : la possibilité aux Palestiniens de retourner dans «leurs foyers» ; la compensation des pertes pour ceux qui ne souhaitent pas le retour; l’inscription du retour dans la perspective «d’une réparation d’un tort» et du rétablissement d’un «droit naturel antérieur» et l’idée d’un «droit collectif» alors que son application est individuelle.
La seconde résolution (11 mai 1949) porte sur l’engagement d’Israël d’appliquer les résolutions 181 (II) du 20 novembre 1947 et 194 (III) qui affirment le droit au retour et au partage de la Palestine entre deux Etats. Comme ces résolutions n’ont pas été appliquées par Israël, la diplomatie palestinienne a fait des propositions qui posent le postulat que le droit au retour est «un droit naturel», voire «un droit humain inaliénable» qui permet à tout Palestinien de «vivre chez lui, en paix, dignité, liberté, respect et harmonie avec ses voisins». Ce droit «ne peut être négocié - alors que- son application et sa mise en pratique peuvent l’être».
Par ailleurs, elle pose les conditions pour sortir de l’impasse actuelle. D’une part, l’idée que «le principe de la reconnaissance du droit de retour» des Palestiniens implique «la reconnaissance par Israël de sa responsabilité concrète et morale de la nakba (l’expulsion en 1948)» et l’idée qu’Israël doit admettre le fait que les Palestiniens furent des victimes au cours de cet épisode tragique de l’histoire de ce pays, d’autre part.
La partie consacrée à la lettre I nous offre l’opportunité de nous familiariser à l’un des termes-clés de la situation palestienne, en l’occurrence l’Intifadha, c’est-à-dire la guerre des pierres. C’est en décembre 1987, dans les camps de réfugiés de Ghaza, que commence l’Intifadha, cette révolution de la pierre menée par les enfants palestiniens des territoires occupés et les réfugiés exilés. Elle est la conséquence de «vingt ans d’oppression, de répression, d’humiliation par une armée d’occupation, du refus permanent de reconnaître l’Organisation de libération de la Palestine comme le représentant unique et légitime des Palestiniens».
Elle a mis en lumière le caractère inégal et injuste de la situation entre Israël et les Palestiniens en matière notamment de moyens de défense : des pierres contre des armes sophistiquées. L’Intifadha a permis la mobilisation et l’organisation de la société civile. En 1991, sur ordre des autorités locales et nationales, l’Intifadha s’arrêta. C’était le temps du processus de paix. Pourtant, des événements tragiques, des attentats suicides palestiniens et bien d’autres facteurs viendront contribuer à la dégradation de la situation. La croyance en la paix s’amenuisera dans les deux camps. La seconde Intifadha éclate en 2000. Cette dernière se caractérise essentiellement par l’utilisation des armes à feu. Elle «permettra à Israël de récupérer  et d’affirmer à nouveau qu’il ne faisait que se défendre et protéger légitimement ses citoyens», écrit Sanbar.
La lettre M quant à elle nous invite à découvrir la politique d’apartheid dont font l’objet les Palestiniens de Palestine et qui s’est matérialisée par la construction d’un mur d’une longueur de 709 km, ce qui signifie que «85% se retrouveront à l’intérieur des Territoires palestiniens et de Jérusalem-Est», ajoute l’auteur. C’est en novembre 2000 qu’Ehud Barak lance le projet de la construction d’un mur de séparation au nord et au centre de la Cisjordanie. Les travaux débutent en 2002. Le projet aboutit à un tracé plus étendu, incluant une «zone de suture», contiguë aux lignes d’armistice de 1049, «la ligne verte», celle-là même censée devenir la future frontière entre les Etats palestiniens et israéliens.
Le mur est construit sur des terres confisquées, voire «réquisitionnées par ordonnances militaires notifiées aux propriétaires palestiniens». Les conséquences pour les Palestiniens et leur territoire sont catastrophiques et souvent dévastatrices, car ce projet a perturbé le réseau des voies de communication rurales, supprimé des routes, des chemins, des champs agricoles et réduit les terres palestiniennes. La construction du mur, qui a réduit cette région de la Palestine à une enclave, constitue une atteinte au droit des Palestiniens de vivre dignement, car il compromet l’accès des Palestiniens aux soins et au travail, réduit leur liberté de mouvement et de circulation dans les zones urbaines notamment.
Ce ne sont là que quelques entrées d’un dictionnaire exceptionnel qui offre une découverte inédsite de la Palestine, à l’échelle de l’histoire, mais aussi des hommes et des femmes, dans leurs vécus, leurs traditions et leurs rêves incarnés dans un combat pour la terre.               
Elias Sanbar, Dictionnaire amoureux de la Palestine, collection dirigée par Jean-Claude Simoën, dessins d’Alain Bouldouyre,
Ed. Plon, 2010, 496 p. 
Nadia Agsous
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