lundi 29 mars 2010

L’UE stimule ses liens avec Israël et ferme les yeux sur les colonies illégales

dimanche 28 mars 2010 - 07h:41
David Cronin - IPS
Des diplomates représentant l’Union européenne ont conçu un nouveau plan visant à renforcer les relations de l’UE avec Israël en dépit de l’expansion des colonies illégales dans les territoires palestiniens occupés.
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Jérusalem, l’occupant ne fait pas que construire des logements pour les colons israéliens, il détruit les maisons, propriétés des Palestiniens, au vu et au su de l’Europe
(Photo Intal)
L’Espagne, actuelle détentrice de la présidence tournante de l’Union européenne, veut faire avancer les travaux pour un rehaussement officiel des liens politiques et commerciaux de l’Union avec Israël dans les mois qui viennent.
Quand l’UE et Israël se sont entendus en 2008 pour prendre des dispositions intégrant Israël à l’économie de l’Union, les travaux sur ce dossier ont en partie été bloqués à cause de la guerre déclanchée peu après contre Gaza. Mais un document officiel émanant des autorités espagnoles propose aujourd’hui que de nouvelles discussions soient bientôt ouvertes avec Israël et que le processus de revalorisation retrouve son dynamisme.
Le document, vu par IPS, est daté du 9 mars, du jour même où Israël fut sévèrement critiqué au niveau international pour avoir profité de la visite du vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, pour annoncer qu’il allait construire 1 600 nouveaux logements à Ramat Shlomo, une colonie juive ultraorthodoxe dans Jérusalem-Est. La veille, le ministère de la Défense d’Israël avait publié un projet pour 112 nouveaux appartements dans Beitar Illit, une colonie en Cisjordanie.
A l’origine, le document visait à obtenir l’accord pour une rencontre formelle entre Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères israélien, et ses homologues de l’Union européenne, le 23 mars. Mais cette réunion a été annulée sans préavis.
Des officiels à Bruxelles ont cherché à minimiser l’importance de cette annulation, déclarant que la rencontre était reportée à avril ou mai. Une source proche de Catherine Ashton, haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, a noté que celle-ci avait rencontré Lieberman lors de son voyage au Moyen-Orient la semaine précédente. « Nous ne voulions pas d’une redite des discussions qui s’étaient tenues alors  », dit la source, insistant sur le fait que l’annulation « n’était en rien une réaction diplomatique » à l’agrandissement des colonies israéliennes.
Bien que Ashton ait qualifié les colonies à Jérusalem-Est d’ « illégales », le document espagnol parle de ces colonies en disant simplement qu’elles « n’apportent rien d’utile », se faisant ainsi l’écho des propos que Hillary Clinton, secrétaire d’Etat US, tient parfois sur cette question. Le document espagnol également « prend acte de la manière positive » dont Israël a mené ses investigations sur le comportement de ses troupes pendant leurs attaques contre Gaza fin 2008 et début 2009.
Par contre, de nombreuses organisations des droits de l’homme ont protesté contre ces enquêtes qui ne respectent pas les dispositions de la résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations-Unies, en novembre de l’année dernière. L’Assemblée exige que les enquêtes sur la guerre, qui a fait plus de 1 400 tués palestiniens, soient indépendantes et crédibles, or Israël n’a jusqu’ici engagé de poursuites que contre un seul soldat, pour vol d’une carte de crédit.
Au début de ce mois, le Tribunal Russel sur la Palestine, « tribunal populaire » mis en place par une alliance de militants politiques, est arrivé à la conclusion que l’Union européenne n’avait pas honoré ses obligations résultant du droit international par lesquelles elle doit tenir Israël coupable des atrocités commises par son armée dans Gaza. Pour Frank Barat, coordinateur du tribunal, les enquêtes conduites par Israël « n’ont été pratiquement qu’une opération de blanchissage ».
Il insiste sur l’accord d’association entre l’UE et Israël, entré en vigueur en 2000, qui exige que les deux parties à l’accord respectent les droits de l’homme. Jusqu’à présent, l’UE a refusé de suspendre l’accord ou d’annuler les faveurs commerciales accordées à Israël, en protestation contre la cruauté infligée aux Palestiniens. « L’impunité dont jouit Israël est stupéfiante » ajoute Barat.
Maysa Zorob, la porte-parole du groupe palestinien des droits de l’homme, Al Haq, a déclaré que la volonté de l’Espagne d’apporter son accord aux enquêtes israéliennes sur la guerre à Gaza « faisait peser un gros danger pour la crédibilité de l’UE et son engagement pour les droits de l’homme ».
« L’Espagne est très intéressée pour que le rehaussement (des relations UE/Israël) revienne en débat » ajoute-t-elle. « Les raisons qui poussent l’Espagne à le vouloir à ce point sont pour moi quelque chose de vraiment incompréhensible. Je n’arrive même pas à imaginer la motivation qui se tient derrière tout cela. »
Certains observateurs estiment qu’une fois le rehaussement réalisé, Israël sera de fait Etat-membre de l’Union européenne. Au cours d’une visite d’adieu au Moyen-Orient, avant de passer la main en tant que premier haut responsable de l’UE pour les Affaires étrangères l’an dernier, Javier Solana déclara qu’Israël entretenait des relations plus étroites avec l’Union que n’importe quel pays extérieur au continent européen. Israël participe déjà à une large variété de programmes de l’UE, qui vont de l’archéologie à la navigation par satellite.
Raji Sourani, directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR), basé à Gaza, a appelé l’Union européenne à repenser sa politique sur ses réactions aux violations d’Israël du droit international, qu’il appelle « une diplomatie tranquille ».
Dans une lettre adressée à Ashton la semaine dernière, Sourani écrit « Il est peut-être opportun de paraphraser un vieux proverbe : "La folie, c’est de faire la même chose, de la même manière, et de s’attendre à un résultat différent". Le temps d’une autre approche est venu. Cette approche doit s’ancrer solidement dans la primauté du droit international.
« Si l’UE veut préserver sa réputation internationale, alors elle ne peut pas continuer à pratiquer un deux poids deux mesures dans son expression à propos de l’Etat d’Israël. Non seulement ce deux poids deux mesures contrevient à ses propres obligations, mais son inaction en fait la complice de la politique israélienne de mépris à l’égard des droits de l’homme comme de ses violations du droit international. »
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* David Cronin, né à Dublin en 1971, est le correspondant à Bruxelles de l’agence de presse Inter Press Service. Il a d’abord occupé cette fonction pour le quotidien irlandais The Sunday Tribune après avoir travaillé comme chargé de recherches et attaché de presse auprès du Parlement européen. Entre 2001 et 2006, il collabore à European Voice, hebdomadaire du groupe The Economist.
Le livre de David Cronin Europe’s Alliance with Israel : Aiding the Occupation sera publié dans le courant de l’année par Pluto Press.
Bruxelles, le 22 mars 2010 - IPS - traduction : JPP
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8423

La Judée déclare la guerre à Obama

dimanche 28 mars 2010 - 07h:38
Gilad Atzmon
La semaine dernière, nous avons vu des informations, dans la presse, au sujet de l’offensive de l’Aipac contre le Président Obama. Il a été rapporté que le lobby juif américain avait ôté ses gants de velours. Ouvertement, l’Aipac avait décidé d’augmenter sa pression sur les dirigeants américains et, en particulier sur le Président Obama.
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Netanyahu (au centre), la présidente démocrate de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi et le leader de la minorité républicaine de cette assemblée, John Boehner (deux sionistes forcenés) - Photo : Reuters
« Les déclarations récentes de l’administration Obama au sujet des relations américano-israéliennes est un sujet de grave préoccupation », a indiqué l’Aipac dans sa déclaration. La réaction de l’Aipac faisait suite à un week-end de récriminations et de demandes américaines, à la suite des annonces provocatrices d’Israël selon lesquelles il avait donné son approbation préalable à la construction de 1 600 appartements supplémentaires destinés à des colons juifs dans un quartier palestinien de l’Est de la ville de Jérusalem occupée.
Contrairement au Président Obama, qui semble apporter la priorité à des questions telles que son projet de loi sur la sécurité sociale et à la relance de l’économie des Etats-Unis, l’Aipac affirme savoir quels sont les « véritables » intérêts de l’Amérique et la manière dont ces intérêts doivent être poursuivis. « L’administration devrait faire un effort conscient et se garder de toutes exigences formulées publiquement et de tout ultimatum unilatéral visant Israël, avec lequel les Etats-Unis partagent des intérêts essentiels, fondamentaux et stratégiques ». L’Aipac a suggéré par ailleurs que les dirigeants américains devraient se focaliser sur une éventuelle confrontation avec l’Iran. « L’escalade verbale des derniers jours ne peuvent que nous détourner du travail substantiel qui doit être fait en ce qui concerne l’urgente question de la recherche rapide, par l’Iran, d’armes nucléaires ».
Certes, l’on sait que les lobbies juifs n’y vont jamais avec le dos de la cuillère lorsqu’il est question de faire pression sur des Etats, des dirigeants mondiaux et même des superpuissances. Le comportement de l’Aipac, pas plus tôt que la semaine dernière, m’a rappelé la déclaration de guerre des juifs contre l’Allemagne nazie, en 1933.
Peu de gens savent qu’en mars 1933, c’est-à-dire bien avant qu’Hitler ne soit devenu le chef incontesté de l’Allemagne et n’ait entrepris de restreindre les droits des juifs allemands, le Congrès juif américain annonça l’organisation d’une manifestation de protestation massive dans les jardins de Madison Square, appelant à un boycott américain des produits allemands.
Il est évident que je pense qu’Obama n’a rien de commun avec Hitler ! Il n’y a vraiment pas grand-chose de commun entre les deux leaders, en termes de philosophie, d’attitude vis-à-vis de l’humanisme ou de vision de la paix mondiale [1]. Toutefois, il est difficile de fermer les yeux sur les similarités entre le comportement de l’Aipac, la semaine passée, et la conduite qui fut celle du Jewish American Congress en 1933.
Le 24 mars 1933, le Daily Express (de Londres) a publié un article annonçant que les juifs avaient d’ores et déjà lancé leur boycott contre l’Allemagne et qu’ils brandissaient la menace d’une « guerre sainte » à venir sous peu. Ce quotidien à grand tirage exhortait les juifs, partout dans le monde, à boycotter les produits allemands et à manifester activement contre les intérêts économiques de l’Allemagne.
The Express indiquait que l’Allemagne était « désormais confrontée à un boycott mondial de son commerce, de ses services financiers et de son industrie... à Londres, à New York, à Paris et à Varsovie, les hommes d’affaires juifs sont unis et prêts à mener ensemble la Croisade économique contre l’Allemagne ».
Les sources juives ont tendance à en faire des tonnes au sujet du fait que la décision prise par Hitler le 28 mars 1933 ordonnant un boycott contre les commerces et les produits juifs était une escalade en riposte directe à la déclaration de guerre des dirigeants juifs mondiaux contre l’Allemagne. De fait, la seule enclave juive qui reconnaît l’ordre historique exact des événements ayant conduit à la destruction des juifs d’Europe est la secte juive orthodoxe antisioniste connue sous le nom de juifs de la Torah. J’imagine qu’au cas où, de manière similaire, les choses se gâteraient entre l’Amérique et ses lobbies juifs, les idéologues tribaux juifs seraient les premiers à oublier (volontairement) que c’est bien l’establishment juif américain qui aura travaillé d’arrache-pied à nourrir cette inévitable animosité.
Si vous vous demandez pour quelle raison les politiciens juifs répètent exactement les mêmes erreurs encore et toujours, la réponse est très simple. Les juifs ne connaissent pas leur histoire juive, pour la bonne et simple raison que l’histoire juive n’existe pas !
C’est comme ça : l’histoire juive est faite de bric et de broc, de fables ficelées à la va-vite ensemble afin de donner une image fallacieuse de narratif victorieux. L’histoire juive est une collection de points aveugles, reliés entre eux par des mythes, des fantaisies et des mensonges, afin de présenter l’illusion d’un narratif cohérent du passé et une vague apparence de chronologie. L’universitaire israélien Shlomo Sand nous a appris que les sionistes, ainsi, dans une certaine mesure, que leurs rivaux, les Bundists, n’étaient pas particulièrement timides lorsqu’il s’agissait d’ « inventer » l’histoire de leur (soi-disant) nation juive.
C’est même encore plus grave : il n’est pas jusqu’à l’holocauste, qui aurait pu être un coin illuminateur majeur dans le rayonnement juif, a été transformé en un chapitre sclérosé qui ne fait que pérenniser la cécité. En tant que vision du passé, il a pour fonction de cacher et de déguiser, et non de révéler et d’informer. Dans un livre d’histoire juive, vous ne trouverez rien au sujet de la « déclaration de guerre de la Judée contre l’Allemagne nazie ». Dans les textes historiques juifs, le compteur de la chronologie n’est jamais déclenché avant que la souffrance juive ait commencé. L’histoire juive se transcende elle-même, par-delà la notion de causalité. Elle veut nous persuader du fait que la persécution contre les juifs naît de nulle part.
Les textes historiques juifs éludent les questions incontournables telles que les raisons pour lesquelles l’hostilité se développe une fois après l’autre et celles pour lesquelles les juifs se font des ennemis aussi nombreux avec une telle facilité ?
Manifestement, les dirigeants de l’Aipac sont en train de réitérer les graves erreurs de leurs prédécesseurs du Congrès juif américain. Ils n’apprennent rien de leur histoire, car il n’existe pas le moindre texte historique juif duquel on puisse retenir quelque chose. En lieu et place de texte historique, les juifs ont l’Holocauste, qui est un événement ayant mûri pour finir par donner une nouvelle religion (ce qui est une tout autre chose).
De toute évidence, la religion holocaustique est judéo-centrique jusqu’à la moelle. Elle définit la Raison d’être juive. Pour les juifs, elle signifie une impuissance innocente totale de la diaspora, et elle considère que le Goy est un assassin « irrationnel » en puissance. La nouvelle religion juive prêche la vengeance. Elle va jusqu’à instituer un nouveau Dieu juif. Au lieu de l’ancestral Yehova, le nouveau Dieu juif est « le juif » lui-même : cet être courageux et futé, celui qui a survécu au génocide ultime, au plus sinistre des génocides, celui qui a ressurgi des cendres et qui est allé vaillamment de l’avant, vers un nouveau commencement...
Jusqu’à un certain point, la religion holocaustique signale l’abandon du monothéisme par le judaïsme, puisqu’aussi bien chaque être juif est un petit Dieu ou une petite Déesse en puissance. Ainsi, Gilad Shalit est le Dieu ‘innocence’, Abe Foxman est le Dieu antisémitisme, Madoff est le Dieu de l’entourloupe financière, Greenspan est le Dieu de la « bonne économie ». Lord Goldsmith est le Dieu du ‘feu vert’, Lord Levy est le Dieu du recueil de fonds, Wolfowitz est le Dieu du nouvel expansionnisme américain et l’Aipac et l’Olympe américain où les êtres humains américains élus viennent demander la pitié et le pardon pour le fait d’être Goyim et d’oser, à de rares occasions, dire la vérité sur Israël.
La religion holocaustique est le stade ultime dans la dialectique juive ; c’est la fin de l’histoire juive, car c’est la forme la plus profonde et la plus sincère de l’ « auto-admiration ». Au lieu d’inventer un Dieu abstrait préférant les juifs pour en faire son peuple élu, dans la religion holocaustique, les juifs saucissonnent la moelle divine. Le juif, tout simplement, s’élit lui-même. C’est la raison pour laquelle l’identité politique juive ne saurait être assujettie à des occurrences humainement contingentes. Le nouveau Dieu juif, entendre par là « le juif », ne fait que réécrire les fables au service de la tribu, dès que le besoin s’en fait sentir. Cela peut expliquer pourquoi la religion holocaustique est protégée par les lois, alors que n’importe quel autre chapitre et n’importe quelle autre narration de l’histoire peuvent être débattus ouvertement par les historiens, les intellectuels et tout un chacun.
On l’aura deviné : avec une telle vision du monde intensément autocentrée, il n’y a plus beaucoup d’espace pour l’humanité, pour la grâce ou pour l’universalisme. Personne ne sait, en vérité, si les juifs pourront un jour guérir de leur nouvelle religion. Mais il est crucial que tout humaniste résiste de toutes ses forces à la religion holocaustique, qui ne peut que répandre le malheur, la mort et le carnage.
[1] Contrairement au Président Obama, qui a repoussé son voyage en Extrême-Orient uniquement afin de pouvoir rencontrer le Premier ministre israélien et qui a envoyé sa Secrétaire d’Etat calmer ses détracteurs juifs en leur promettant davantage de confrontation avec l’Iran, Hitler, lui, avait réagi avec fureur (sans jeu de mots !) contre la pression juive.
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* Gilad Atzmon est écrivain et musicien de jazz, il vit à Londres. Son dernier CD : In Loving Memory of America.

http://www.gilad.co.uk/writings/jud...
Traduction de l’anglais par Marcel Charbonnier
http://info-palestine.net/article.php3?id_article=8421

Sommet arabe de Syrte : El Qods occupée intéresse moins les Arabes !

publié le dimanche 28 mars 2010
R. Bel

 
C’est un sommet diminué de huit leaders arabes qui s’est ouvert hier à Syrte (Libye). Outre le président libanais, Michel Souleymane, le président Hosni Moubarak, malade, ce sont également les dirigeants saoudien, marocain, émirati, omanais, irakien et bahreïni qui n’ont pas fait le déplacement à Syrte.
Pourtant, la question de la colonisation israélienne à El Qods occupée figure en tête de l’ordre du jour de ce sommet qui a été examinée aux côtés des propositions relatives notamment à la gestion des différends inter-arabes et la réforme de la Ligue arabe. Les dirigeants présents à ce 22e sommet, qui se tient pour la première au pays du guide, le colonel El Gueddafi, appelé « sommet du soutien à la résistance d’El Qods occupée », devraient adopter la position du comité de suivi de l’initiative arabe de paix qui exige l’arrêt de la colonisation à El Qods avant toute négociation entre Palestiniens et Israéliens. L’émir de l’Etat du Qatar, Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, qui a remis la présidence du sommet au guide la Djamahiria libyenne, le colonel Maâmar El Gueddafi, a proposé dans une allocution la constitution d’un haut comité qui aura pour mission de faire des propositions à même de résoudre la crise de l’action arabe commune.
Celui-ci avoue que « l’action arabe commune est confrontée à une crise arabe aiguë qu’on ne peut ignorer ». « Il ne faut pas se leurrer, ni tromper nos peuples, nous n’acceptons pas également de présenter au sommet arabe ni à la nation un rapport sur les réalisations du Conseil ministériel, sachant à l’avance que les résultats ne seront pas satisfaisants », a-t-il affirmé. « On ne peut pas faire endosser la responsabilité aux autres. Il est inutile de prendre des décisions dans un contexte de crise globale entravant l’action arabe commune, notamment en ce qui concerne la question d’El Qods et d’Al Aqsa », a-t-il souligné. Le colonel El Gueddafi a, de son côté, indiqué que « le citoyen arabe attend des dirigeants arabes des actes et non pas des paroles ». Les dirigeants arabes, a ajouté le Guide de la révolution libyenne, « font face, dans ce sens (...) à des défis inédits. Nous essayons d’œuvrer conformément aux aspirations arabes et nous sommes obligés d’avancer ».
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a affirmé pour sa part qu’il ne pouvait y avoir de négociations indirectes avec Israël sans arrêt des activités israéliennes de colonisation. « Al Qods et sa périphérie représentent le portail et la clé vers la paix », a indiqué M. Abbas, avant de souligner l’attachement de l’Autorité nationale palestinienne à toute parcelle de terre et à toute pierre d’El Qods ainsi qu’à la défense de la capitale de la Palestine [1].
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a quant à lui exprimé « sa consternation » quant aux violations constatées de visu commises par Israël contre les droits des Palestiniens à Ghaza, en Cisjordanie et à Al Qods, appelant « à lever le blocus imposé contre Ghaza ». « La construction de colonies est illégale et elle doit s’arrêter », a-t-il martelé. Pour le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, considérer Jérusalem comme la capitale indivisible de l’Etat hébreu, comme le font croire les Israéliens, est une « folie ». Les Israéliens ont dit que « Jérusalem unifiée est la capitale d’Israël. C’est une folie et ceci ne nous engage absolument pas », a déclaré M. Erdogan.
Celui-ci a estimé que l’Etat hébreu ne « violait pas seulement le droit international, mais aussi l’histoire ». Pour le Premier ministre turc, « si Jérusalem brûle, ceci signifie que la Palestine brûle. Et si la Palestine brûle, ceci veut dire que le Proche-Orient brûle ».

Jérusalem-Est : « Nous vivons comme des chiens, encerclés »

publié le dimanche 28 mars 2010
Delphine Matthieussent

 
Plongée à Issawiya, quartier où les heurts israélo-palestiniens de la semaine dernière ont été particulièrement violents.
L’heure de la sortie des classes à Issawiya : une nuée d’écoliers et d’adolescents envahit les ruelles de cette bourgade palestinienne étalée à flanc de coteau, sur le versant septentrional de la colline séparant Jérusalem du désert de Judée. L’heure aussi à laquelle les jeunes se regroupent parfois dans la rue principale pour lancer des pierres contre les policiers israéliens, visibles sur un terre-plein qui surplombe la localité. Car Issawiya, qui compte une dizaine de milliers d’habitants, fait partie de ces localités palestiniennes à la périphérie de Jérusalem, pauvres, mal desservies et peu intégrées au tissu urbain, annexées par Israël et rattachées aux frontières municipales. C’est à Issawiya, ainsi que dans le camp de réfugiés de Shouafat, un peu plus au nord, que les affrontements entre jeunes palestiniens et policiers israéliens, qui ont fait plusieurs dizaines de blessés la semaine dernière, ont été les plus violents. Ils ont même fait craindre le début d’une troisième intifada.
« J’y suis allé avec mes cinq frères. Un des jeunes a perdu un œil, un autre a pris une balle dans le pied, mais pour défendre la mosquée Al-Aqsa, je suis prêt à me battre tous les jours », lance fièrement Hassan, 12 ans, accoudé au comptoir poussiéreux de l’épicerie familiale. Sa mère, Azizeh, qui affirme souhaiter une troisième intifada, opine. « Je suis inquiète pour mes enfants, mais il faut bien que nous défendions nos sites religieux. » A l’origine de ces tensions, des rumeurs, attisées par le Hamas et certains responsables du Fatah (le parti du président palestinien, Mahmoud Abbas), qui prêtent aux autorités israéliennes la volonté de saper les fondements de la mosquée Al-Aqsa. L’édifice, troisième Lieu saint de l’islam, est construit sur l’esplanade des Mosquées qui surplombe le mur des Lamentations, sacré pour les juifs. C’est de là qu’était partie la deuxième intifada, en 2000.
Provocations. Le gouvernement israélien a jeté de l’huile sur le feu la semaine dernière en inaugurant en grande pompe, dans le quartier juif de la vieille ville, une synagogue rénovée. Le mois dernier, il avait déjà annoncé son intention d’inscrire au patrimoine national israélien le caveau des Patriarches, à Hébron, et le tombeau de Rachel, près de Bethléem, en Cisjordanie - deux lieux sacrés tant pour les juifs que les musulmans. Soit autant de gestes perçus comme des provocations par les Palestiniens. Mais ces tensions religieuses, endémiques à Jérusalem, sont loin d’être les seules responsables des récentes violences dans la Ville sainte et en Cisjordanie. La politique israélienne de judaïsation de la partie orientale de la ville, qui s’est intensifiée depuis l’arrivée au pouvoir de Benyamin Nétanyahou, a évidemment attisé la rancœur et les frustrations des habitants palestiniens. Hani Esawi, responsable de la station de bus d’Issawiya, soupire : « Il y a pire que les constructions à Ramat Shlomo [l’annonce de nouvelles installations dans ce quartier de colonisation de Jérusalem-Est a provoqué la crise récente entre l’Etat hébreu et les Etats-Unis, ndlr]. Les Palestiniens de Jérusalem-Est suffoquent, ils se sentent assiégés. Ils sont encerclés par le mur. Israël démolit leurs maisons, les expulse, refuse de leur donner des permis de construire, les exproprie de leurs terres, confisque leur carte d’identité [de résident de Jérusalem] à la moindre occasion. Ils n’en peuvent plus. »
Ali et Aida el-Hommus tiennent une petite épicerie au rez-de-chaussée d’une des maisons de plusieurs étages construites à quelques mètres les unes des autres, entre lesquelles serpentent les ruelles étroites, jonchées de sacs poubelles non ramassés depuis plusieurs jours. Ils vivent avec leurs cinq enfants dans une pièce encombrée des cartons de fruits et de sacs de sucre, qui sert aussi d’arrière-boutique à l’épicerie. « Je ne vends pas pour 100 shekels [environ 20 euros] par jour. Nous vivons comme des chiens, dans un trou, encerclés de partout par les constructions israéliennes », enrage Ali, faisant référence aux quartiers de colonisation israéliens, à l’ouest et au nord d’Issawiya, et à la colonie de Maale Adoumim, à l’est. « Ce n’est qu’une question de temps avant que nous soyons tous expulsés de Jérusalem », ajoute-t-il. Il ne pense cependant pas qu’une troisième intifada soit la solution : « Je ne crois pas nos dirigeants et je n’écoute pas leurs appels. Ils essayent tous de nous manipuler. L’Autorité palestinienne veut une intifada parce que les négociations sont bloquées, le Hamas parce qu’ils veulent discréditer Abbas. Mais qu’est-ce qu’on peut faire contre Israël ? Ces affrontements ne mèneront à rien. Tout ce que nous voulons, c’est vivre en paix, gagner notre vie et pouvoir élever nos enfants. »
Pression. La perspective d’un soulèvement palestinien comparable à celui de 2000 est dès lors peu probable, estiment la plupart des analystes. D’abord parce que les forces de sécurité israéliennes, tirant les leçons de l’embrasement de 2000, ont limité les risques de dérapages en réduisant au maximum les affrontements directs avec les manifestants. Lors des récents heurts, dont la durée et l’intensité ont été relativement limitées, ce sont des policiers israéliens en civil qui sont massivement intervenus. Surtout, l’Autorité palestinienne n’a pas intérêt à une explosion de violences alors qu’Israël subit la pression de Washington sur la question de la colonisation. Enfin, des formes nouvelles de protestation, non-violentes et très médiatisées, se sont développées : manifestations hebdomadaires dans les villages de Ni’lin et Bi’lin contre le mur de séparation israélien, dans le quartier de Sheikh Jarrah (à Jérusalem-Est), contre les expulsions de familles palestiniennes et boycott des denrées produites dans les colonies de Cisjordanie. Le journaliste et homme politique palestinien Hanna Siniora juge ces actions particulièrement efficaces : « Je ne crois pas à une nouvelle intifada parce que des actions non-violentes commencent à prouver leur efficacité en ralliant le soutien des organisations israéliennes de défense des droits de l’homme et de la communauté internationale. »

Réflexions sur le soulèvement palestinien qui vient

publié le dimanche 28 mars 2010
Julien Salingue

 
Au cours des dernières semaines, la question palestinienne a occupé, à plusieurs reprises, le devant de la scène médiatique. A l’heure où nous écrivons, deux événements cristallisent l’attention : le mini-scandale diplomatique consécutif à l’annonce par le Ministère israélien de l’Intérieur, en pleine visite du Vice-Président des Etats-Unis Joe Biden, de la construction de 1600 nouveaux logements dans les colonies de Jérusalem ; la reprise des affrontements, à Jérusalem et dans plusieurs villes de Cisjordanie, entre manifestants palestiniens, pour la plupart très jeunes, et forces de sécurité israéliennes.
Décalage
Certains ont semblé surpris. Ne parlait-on pas, depuis plusieurs mois, d’une « accalmie », propice à la « remise en route du processus négocié » ? La reprise des visites d’émissaires européens et états-uniens ne laissait-elle pas supposer qu’enfin, le « processus de paix » allait pouvoir redémarrer ? Les deux protagonistes (Autorité Palestinienne et Gouvernement israélien) n’avaient-ils pas déclaré, chacun de leur côté, qu’ils étaient prêts à « faire des concessions » en vue d’un « retour à la table des négociations » ? Enfin, la population palestinienne ne bénéficiait-elle pas d’une « amélioration de ses conditions de vie », élément favorable à un « retour de la confiance » et à des « discussions en vue d’un accord global » ?
Les récents événements ont révélé à quel degré la rhétorique diplomatique était en décalage flagrant avec la réalité du terrain et à quel point les évolutions de la situation en Israël et dans les territoires palestiniens étaient en totale contradiction avec ce que véhiculent nombre de gouvernements et de médias occidentaux. Car ce qui s’est produit ces dernières semaines n’est pas un accident : les projets israéliens de colonisation de Jérusalem-Est et les manifestations palestiniennes ne sont pas des dérapages qui viendraient contredire une logique de fond « globalement positive ». Ce sont bien au contraire les expressions les plus visibles des tendances lourdes à l’œuvre au Proche-Orient.
Pour comprendre ce qui se trame en ce moment en Israël et dans les territoires occupés, il est indispensable de s’élever au-dessus du chaos des événements et de revenir sur la nature profonde du conflit qui oppose Israël au peuple palestinien. Il ne s’agit évidemment pas de dire que « rien ne change » et de se débarrasser de l’actualité, mais bien d’analyser cette actualité en la situant dans l’histoire du conflit, afin de percevoir ce qu’elle nous révèle quant aux probables évolutions de la question palestinienne.
La fiction du « processus de paix »
Les mots ayant un sens, il convient d’interroger l’idée même de « processus de paix », qui revient comme une ritournelle dans l’actualité proche-orientale. Dans son acception la plus courante, le « processus de paix israélo-palestinien » se serait ouvert au début des années 1990, et se serait matérialisé par la signature des Accords d’Oslo (1993-1994) qui promettaient, selon nombre de commentateurs et diplomates, « la fin du conflit israélo-palestinien ». Ce « processus de paix » aurait été à plusieurs reprises « interrompu », mais il existerait toujours, suspendu au-dessus des événements, attendant d’être « relancé ».
La réalité est bien différente, et les Palestiniens nous l’ont rappelé à au moins deux reprises au cours des 10 dernières années. En septembre 2000 tout d’abord, lorsque la population de Gaza et de Cisjordanie s’est soulevée pour exprimer sa colère contre la poursuite de l’occupation israélienne, de la colonisation et de la répression. En janvier 2006 ensuite, lorsque les Palestiniens ont élu, lors du scrutin législatif, un parlement largement dominé par le Hamas, organisation politique alors ouvertement hostile au processus négocié et prônant la poursuite de la résistance, y compris armée, contre Israël.
Les Palestiniens étaient-ils devenus fous ? Non. Les Palestiniens, contrairement aux diplomates, vivent en Palestine. Ils ont vu le nombre de colons implantés en Cisjordanie et à Jérusalem doubler entre 1993 et 2000. Ils ont vu sortir de terre des centaines de barrages israéliens et des dizaines de routes réservées aux colons, qui ont subordonné le moindre déplacement au bon vouloir des autorités israéliennes. Ils ont vu Jérusalem coupée du reste de la Cisjordanie. Ils ont vu la Bande de Gaza coupée du reste du monde. Ils ont vu, à partir de septembre 2000, une répression israélienne sans précédent, des milliers de maisons détruites, des dizaines de milliers d’arrestations, des milliers de morts et des dizaines de milliers de blessés. Ils ont vu un mur, qui les enferme dans des ghettos. Ils n’ont vu ni paix, ni processus.
Les Accords d’Oslo : l’occupation par d’autres moyens
« Depuis le début, on peut identifier deux conceptions sous-jacentes au processus d’Oslo. La première est que ce processus peut réduire le coût de l’occupation grâce à un régime palestinien fantoche, avec Arafat dans le rôle du policier en chef responsable de la sécurité d’Israël. L’autre est que le processus doit déboucher sur l’écroulement d’Arafat et de l’OLP. L’humiliation d’Arafat, sa capitulation de plus en plus flagrante conduiront progressivement à la perte de son soutien populaire. L’OLP va s’effondrer ou succomber à des luttes internes. (…). Et il sera plus facile de justifier la pire oppression quand l’ennemi sera une organisation islamiste fanatique » 1.
Ces lignes, écrites en février 1994 par l’Universitaire israélienne Tanya Reinhart, semblent, a posteriori, prophétiques. Mais Tanya Reinhart n’avait rien d’une medium : elle avait compris, avant d’autres, ce qu’était réellement le processus d’Oslo. Quiconque lit de près les textes signés à partir de 1993 se rend bien compte qu’il a affaire à tout autre chose que des « accords de paix ». Des questions essentielles comme l’avenir de Jérusalem, le sort des réfugiés palestiniens, les colonies israéliennes… sont absentes des accords et sont renvoyées à d’hypothétiques « négociations sur le statut final ». On n’y trouve pas non plus mention du « retrait » de l’armée israélienne des territoires occupés, mais seulement de son « redéploiement ».
Quelles qu’aient été les intentions ou les illusions des négociateurs palestiniens quant à la constitution d’un hypothétique « Etat palestinien », la vérité d’Oslo est ailleurs : Israël, qui occupe alors toute la Palestine, s’engage à se retirer progressivement des plus grandes agglomérations palestiniennes et à en confier la gestion à une entité administrative conçue pour l’occasion, l’Autorité Palestinienne (AP). L’AP doit prendre en charge la gestion de ces zones et faire la preuve qu’elle est capable d’y maintenir le calme, au moyen notamment d’une « puissante force de Police » 2 Tout « progrès » dans le processus négocié est subordonné aux « bons résultats » de l’AP dans le domaine sécuritaire. L’occupation et la colonisation se poursuivent, et l’AP est chargée de maintenir l’ordre dans la société palestinienne. L’ordre colonial, donc 3 .
Les contradictions d’Israël et du sionisme
Les Accords d’Oslo n’ont été, dans leur logique, qu’une réactualisation d’un vieux projet israélien connu sous le nom de « Plan Allon ». Du nom d’un Général travailliste, ce plan, soumis au Premier Ministre israélien Levi Ehskol en juillet 1967, entendait répondre à la situation nouvelle créée par la Guerre de juin 1967, au terme de laquelle Israël avait conquis, entre autres, toute la Palestine. Ygal Allon avait identifié, avant beaucoup d’autres, les contradictions auxquelles Israël et le projet sioniste seraient tôt ou tard confrontés, et se proposait de les résoudre le plus pragmatiquement possible.
Lorsqu’à la fin du 19ème Siècle le jeune mouvement sioniste se fixe pour objectif l’établissement d’un Etat juif en Palestine, 95% des habitants de ce territoire sont des non-juifs. Convaincus que l’antisémitisme européen révèle l’impossibilité pour les Juifs de cohabiter avec les nations européennes, les sionistes préconisent leur départ vers la Palestine afin qu’ils y deviennent majoritaires et puissent y établir leur propre Etat. Le premier Congrès sioniste (1897) entérine donc le principe de la « colonisation systématique de la Palestine », à une époque où nationalisme sur une base ethnique et colonialisme ont le vent en poupe.
C’est en novembre 1947 que l’ONU adopte le principe du « partage de la Palestine » entre un Etat juif (55% du territoire) et un Etat arabe (45%). Les Juifs représentent alors environ 1/3 de la population. Les armées du nouvel Etat d’Israël vont conquérir militairement nombre de régions théoriquement attribuées à l’Etat arabe : en 1949, Israël contrôle 78% de la Palestine. Afin que soit préservé le caractère juif de l’Etat, les non-Juifs sont systématiquement expulsés : 80% des Palestiniens, soit 800 000 d’entre eux, sont contraints à l’exil. Ils n’ont jamais pu retourner sur leurs terres.
La Guerre de 1967 a été une « Guerre de 1948 ratée ». Si la victoire militaire israélienne est incontestable et si Israël contrôle 100% de la Palestine, cette fois-ci les Palestiniens ne sont pas partis. Or Israël prétend être un Etat « juif et démocratique » : attribuer des droits aux Palestiniens, c’est renoncer au caractère juif de l’Etat ; ne pas leur en attribuer, c’est renoncer à ses prétentions démocratiques. Allon propose donc d’abandonner les zones palestiniennes les plus densément peuplées en leur attribuant un semblant d’autonomie tout en conservant le contrôle sur l’essentiel des territoires conquis : quelques îlots palestiniens au milieu d’un océan israélien.
De la guerre des pierres à l’Intifada électorale
Oc-an2.jpgC’est la philosophie du Plan Allon qui guide les gouvernements israéliens dans les années 70 et 80, même s’ils repoussent autant que possible le moment où ils accorderont quelques droits aux Palestiniens. La 1ère Intifada (déclenchée fin 1987), soulèvement massif et prolongé de la population de Cisjordanie et de Gaza, change la donne. Au tournant des années 90 la question palestinienne est un facteur d’instabilité au Moyen-Orient, zone stratégique sur laquelle les Etats-Unis veulent assurer leur emprise après la chute de l’URSS. L’administration US contraint Israël à négocier : ce sont les Accords d’Oslo, qui « offrent » aux Palestiniens… un semblant d’autonomie sur les zones les plus densément peuplées.
Ytzak Rabin, souvent présenté comme « celui par lequel la paix aurait pu arriver », était très clair : « L’Etat d’Israël intégrera la plus grande partie de la Terre d’Israël à l’époque du mandat britannique, avec à ses côtés une entité palestinienne qui sera un foyer pour la majorité des Palestiniens vivant en Cisjordanie et à Gaza. Nous voulons que cette entité soit moins qu’un Etat et qu’elle administre, de manière indépendante, la vie des Palestiniens qui seront sous son autorité. Les frontières de l’Etat d’Israël (…) seront au-delà des lignes qui existaient avant la Guerre des 6 jours. Nous ne reviendrons pas aux lignes du 4 juin 1967 » 4. Il ajoutait plus loin qu’Israël annexerait la majorité des colonies et conserverait la souveraineté sur Jérusalem, sa « capitale une et indivisible », et sur la Vallée du Jourdain.
La population palestinienne constate rapidement qu’Israël n’a pas l’intention de renoncer à contrôler la quasi-totalité de la Palestine : la colonisation s’accélère, les expulsions se multiplient et les Palestiniens sont de plus en plus cantonnés dans des zones encerclées par l’armée et les colonies. Tandis que la situation de la population se dégrade, une minorité de privilégiés, membres ou proches de la direction de la nouvelle Autorité Palestinienne, s’enrichit considérablement et coopère avec Israël de manière ostensible dans les domaines sécuritaire et économique : en septembre 2000, les Palestiniens se soulèvent de nouveau.
La « 2ème Intifada » est écrasée par Israël, qui va en outre marginaliser Yasser Arafat, considéré comme trop réticent à signer un accord de reddition définitive. Israël et les Etats-Unis favorisent l’ascension de Mahmoud Abbas (Abu Mazen) qui participera, par exemple, à un sommet avec Bush et Sharon, en juin 2003, alors qu’Arafat est enfermé à Ramallah. A la mort du vieux leader, Abu Mazen sera mal élu Président de l’Autorité Palestinienne en janvier 2005 (participation relativement faible, pas de candidat du Hamas). Abu Mazen ayant besoin d’une légitimité parlementaire pour faire accepter un accord avec Israël, des élections législatives sont organisées en janvier 2006. La victoire du Hamas est sans appel : par son vote, la population a clairement signifié son refus de toute capitulation et sa volonté de continuer à lutter.
La fin de la parenthèse d’Oslo
La victoire du Hamas a révélé le caractère totalement irréaliste du « projet Oslo », entendu comme la possibilité de régler la question palestinienne par la constitution de cantons administrés par un gouvernement indigène qui serait à la fois conciliant avec Israël, légitime et stable. Mais la « communauté internationale » n’a rien voulu entendre : boycott du gouvernement Hamas, soutien au blocus israélien sur Gaza, reconnaissance du « gouvernement d’urgence » nommé par Abu Mazen en Cisjordanie… Les Etats-Unis et l’Union Européenne continuent à agir comme si un « retour à Oslo » était possible et souhaitable.
Or, comme on l’a vu, c’est précisément le « Processus de paix » qui a débouché sur la « deuxième Intifada » et sur la prise du pouvoir par le Hamas, alors seule organisation capable d’allier à la fois soutien matériel à la population, critique du processus négocié et poursuite de la résistance à Israël. Lorsque certains parlent d’un indispensable « retour à la situation d’avant septembre 2000 », on a envie de leur demander si ce n’est pas précisément « la situation d’avant septembre 2000 » qui a provoqué… le soulèvement de septembre 2000 !
Les tergiversations et gesticulations diplomatiques à l’œuvre traduisent en réalité un constat d’échec. Chacun prend progressivement conscience de la fin de la parenthèse d’Oslo, et tandis que certains s’acharnent aveuglément à vouloir ressusciter un cadavre, d’autres cherchent des solutions alternatives : de la proclamation d’un Etat palestinien sans frontières à une administration jordanienne des cantons palestiniens, en passant par l’envoi de troupes de l’ONU à Gaza, les idées fusent, même les plus fantaisistes. Cet empressement à « trouver une solution » résulte en réalité d’une compréhension, même partielle, des deux logiques réellement à l’œuvre sur le terrain : le renforcement de l’emprise israélienne sur la Cisjordanie et Jérusalem ; la remobilisation de la population palestinienne. Un cocktail explosif.
Le renforcement de l’emprise israélienne
Parlons de Jérusalem, tout d’abord. L’attention se focalise sur la construction de 1600 nouveaux logements. Et alors ? Oubliés, les 200 000 colons qui vivent à Jérusalem et dans sa périphérie ? Oubliées, les dizaines d’expulsions et de démolitions de maisons palestiniennes au cours de ces derniers mois ? Les 1600 nouveaux logements ne sont pas un accident, ils s’inscrivent dans une logique assumée depuis 1967 : la judaïsation de Jérusalem et son isolement du reste des territoires palestiniens, pour contrer toute revendication de souveraineté palestinienne sur la ville.
Parlons, ensuite, de la Cisjordanie. Si l’afflux des aides internationales a permis à l’Autorité Palestinienne de Ramallah de payer les fonctionnaires, il est très audacieux de parler d’une reprise économique réelle. Le PIB palestinien a globalement augmenté en 2009 mais demeure inférieur de 35% à celui de 1999. En outre, cette augmentation globale dissimule des disparités flagrantes : le secteur du bâtiment a certes progressé de 24%, mais la production agricole est en chute de 17%...
Cisjordanie-Bethlehem-Checkpoint-4septembre2009-1.jpgDe plus le contrôle israélien sur la Cisjordanie n’a pas été remis en cause : « L’appareil de contrôle est devenu de plus en plus sophistiqué et efficace quant à sa capacité à affecter tous les aspects de la vie des Palestiniens (…). L’appareil de contrôle comprend un système de permis, des obstacles physiques (…), des routes interdites, des interdictions d’entrée dans de vastes parties de la Cisjordanie (…). Il a transformé la Cisjordanie en un ensemble fragmenté d’enclaves économiques et sociales isolées les unes des autres ». C’est la Banque Mondiale qui le dit, dans un rapport de février 2010 5.
En outre, depuis l’annonce d’un « gel temporaire » de la colonisation en novembre dernier, Israël a autorisé la mise en chantier de 3600 logements, poursuivant une politique qui a vu, l’an passé, le nombre de colons installés en Cisjordanie augmenter de 4.9% tandis que l’ensemble de la population israélienne ne croissait que de 1.8%. Last but not least, le 3 mars dernier Netanyahu déclarait que même en cas d’accord avec les Palestiniens, il était exclu qu’Israël renonce à son contrôle sur la vallée du Jourdain…
Parlons de Gaza, enfin. Sous blocus, les Gazaouis vivent une catastrophe économique et sociale sans précédent. En l’espace de 2 ans, 95% des entreprises ont fermé et 98% des emplois du secteur privé ont été détruits. La liste des produits interdits à l’importation est un catalogue à la Prévert : livres, thé, café, allumettes, bougies, semoule, crayons, chaussures, matelas, draps, tasses, instruments de musique… L’interdiction d’importer du ciment et des produits chimiques empêche la reconstruction des infrastructures détruites lors des bombardements de 2008-2009, qu’il s’agisse des maisons ou des stations d’épuration, avec les conséquences sanitaires que l’on imagine.
Vers une troisième Intifada ?
Comment s’étonner, dès lors, que la colère monte chez les Palestiniens ? Les récents événements font suite à de nombreuses initiatives qui, bien que n’ayant guère eu d’écho médiatique, témoignaient d’une remobilisation de la population palestinienne. Entre autres : de multiples manifestations, dans les villages autour de Béthléem ou d’Hébron, contre les extensions des colonies et les confiscations de terres ; des défilés hebdomadaires, dans les villages de Ni’lin et Bi’lin, contre la construction du Mur et les expropriations ; 3000 manifestants à Jérusalem, le 6 mars, contre les projets de colonisation et les expulsions…
La répression contre cette remobilisation a fait un saut qualitatif au cours des derniers mois. Les manifestations ont été systématiquement dispersées à coup de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Le nombre d’arrestations et d’incursions israéliennes a augmenté de manière spectaculaire depuis le début de l’année 2010. Les autorités israéliennes ont récemment décrété que les villages de Bi’lin et Ni’lin, symboles de la lutte populaire et non-violente, auraient dorénavant le statut peu enviable de « zones militaires fermées » chaque vendredi (jour de manifestation), et ce pour une durée de 6 mois.
Sommes-nous au début d’une « 3ème Intifada » ? Il est probablement trop tôt pour répondre à cette question, mais il est néanmoins évident que nombre de conditions sont réunies pour qu’une fois de plus les Palestiniens protestent de manière visible et massive contre le sort qui leur est fait. Les divisions actuelles au sein du Mouvement National palestinien et la faible structuration politique de la société palestinienne, atomisée par les « années Oslo », interdit d’envisager un soulèvement du même type que celui de 1987. On peut au contraire s’attendre à des confrontations entre les forces de sécurité palestiniennes de Cisjordanie, supervisées par le Général états-unien Keith Dayton, et les manifestants.
Mais les Palestiniens des territoires occupés, et notamment les plus jeunes (50% de la population palestinienne a moins de 15 ans), ne se laisseront pas intimider par quelques uniformes, qu’ils soient palestiniens ou israéliens. Et il est certain qu’ils ne se contenteront pas de « négociations indirectes », faisant l’impasse sur l’essentiel (l’occupation de la Cisjordanie, le blocus de Gaza, Jérusalem, les colonies, le sort des réfugiés, les prisonniers) menées par un Mahmoud Abbas décrédibilisé et inaudible. Les événements de ces derniers jours l’indiquent clairement : nul ne peut prédire avec certitude dans quels délais, mais la population palestinienne se fera de nouveau entendre.  [1]
[1] 1. Article de février 1994, cité dans T. Reinhart, Détruire la Palestine, éditions La Fabrique, 2002, p. 42.
2. Déclaration de principes sur les arrangements intérimaires d’autogouvernement (DOP), article 3.
3. Pour une analyse plus détaillée des Accords d’Oslo, on pourra se reporter à mon article Retour sur… Les Accords d’Oslo en ligne sur mon blog.
4. Address to the Knesset by Prime Minister Rabin on the Israel-Palestinian Interim Agreement, 5 oct 1995, disponible (en anglais) sur le site du Ministère des Affaires Etrangères israélien.
5. Checkpoints and Barriers : Searching for Livelihoods in the West Bank and Gaza, disponible (en anglais) sur le site de la Banque Mondiale.
article publié sur le site web de la revue Contretemps

Une marche de la liberté qui se termine mal

Ecrit par Monique Poupon
28/03/2010
Le dimanche 28 mars 2010 n'était pas un jour comme les autres pour les Chrétiens de Palestine : c'était le jour de la fête des rameaux, qui marque le début des célébrations de Pâques, et également la renaissance de la protestation contre le Mur.
BETHLEEM // Ils étaient environ 200 sur le parvis de l'Eglise de la Nativité ce matin, 200 Palestiniens, Israéliens, activistes internationaux et journalistes, réunis pour protester contre les restrictions empêchant les Chrétiens Palestiniens de réaliser leurs rites religieux à Jérusalem durant la période de Pâques. Ils ont donc pris la direction du checkpoint qui sépare Bethléem de Jérusalem dans un cortège mené par des ânes, et brandissant des rameaux d'olivier, dans la direction du Saint Sépulcre à Jérusalem.
Arrivés au checkpoint de Gilo, habituellement usité par les touristes bénéficiant d'une autorisation de passage par les autorités Israéliennes, le début du cortège à réussi à traverser les premières barrières, franchissant 300 mètres de la route de Jérusalem, avant de se faire violemment arrêter par les soldats Israéliens, qui dans la surprise n'ont pas eu le temps de réagir plus tôt.
De nombreuses arrestations ont eu lieu, selon différentes sources de presse environ 15 personnes seraient actuellement gardées par l'armée Israélienne. Parmi ces quinze personnes, un membre du Comité Central du Fatah, Abbas Zaki, un membre du Bureau Régional du Fatah, Marwan Farajeh, ont été transférés à un hôpital Israélien du fait de blessures dues aux affrontements qui ont eu lieu sur place. Parmi les autres détenus ont été reconnus Ahmad Al-A'za, quatre Israéliens, un Américain, un photographe de l'AFP, du personnel de l'organisation Holy Land Trust ainsi que quatre activistes des Comités Populaires locaux contre le mur et les colonies.
Cet évènement violent marque la relance de la question de la liberté religieuse accordée aux Palestiniens par les autorités Israéliennes, qui marquent une oppression certaine partagée à la fois par les Musulmans et par les Chrétiens vivant en Terre Sainte.
http://french.pnn.ps/index.php?option=com_content&task=view&id=4655

Un proche de Netanyahu préconise de « liquider » le régime du Hamas à Gaza

29/03/2010
Les travaillistes vont réexaminer leur participation à la coalition gouvernementale après la Pâque juive.
Le ministre israélien des Finances, Youval Steinitz, a préconisé hier de « liquider » le régime du mouvement islamiste Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, pour mettre fin aux tirs de roquettes sur le territoire de l'État hébreu. « Tôt ou tard, nous devrons liquider le régime militariste pro-iranien du Hamas », a déclaré à la radio publique M. Steinitz, un proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Je ne fixe pas de calendrier, mais nous ne pourrons pas tolérer que ce régime continue de se renforcer militairement et se dote d'un arsenal de missiles menaçant notre territoire », a-t-il ajouté. « Nous ne pouvons pas admettre que des missiles à longue portée visant le Néguev (désert du sud d'Israël) continuent de s'accumuler » dans la bande de Gaza, a-t-il précisé. « Nous n'aurons pas le choix », a-t-il également répondu au journaliste qui l'interrogeait sur la possibilité d'une nouvelle invasion de la bande de Gaza par l'armée israélienne.
M. Steinitz, un des dirigeants du parti Likoud (droite), a tenu ces propos après une flambée de violences meurtrières vendredi et samedi à la frontière entre Israël et la bande de Gaza. Deux soldats israéliens et deux Palestiniens ont été tués dans les pires violences depuis la fin de l'offensive israélienne « Plomb durci » contre ce territoire palestinien en décembre 2008/janvier 2009. En outre, hier, plusieurs véhicules blindés israéliens, dont des bulldozers, ont pénétré dans la bande de Gaza, vraisemblablement pour détruire des tunnels, non loin du secteur où ont eu lieu les violents affrontements de vendredi et samedi, selon des témoins. Les forces israéliennes ont avancé de 500 mètres à l'est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, où elles ont creusé de profondes tranchées et effectué des tirs de sommation pour tenir à bonne distance les agriculteurs, ont précisé ces témoins.
Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a estimé que les propos de M. Steinitz « reflètent les intentions criminelles du gouvernement d'occupation sioniste et confirment que le terrorisme d'État (du gouvernement israélien) se poursuit ». Il a par ailleurs appelé à « l'isolement régional et international » d'Israël et au « lancement immédiat de poursuites pour crimes de guerre contre ses dirigeants ». De son côté, M. Netanyahu a prévenu les mouvements palestiniens qu'Israël répondrait à toute attaque lancée de la bande de Gaza. « La politique de réponse d'Israël est ferme et résolue. Elle prévoit une réponse ferme à tout mal causé à nos citoyens et soldats. Cette politique est connue et va continuer », a-t-il dit.
« Le Hamas et les autres groupes terroristes doivent savoir qu'ils sont responsables de leurs actes », a-t-il ajouté.
D'autre part, sur le plan politique interne, le parti travailliste (centre-gauche) va réexaminer prochainement sa participation à la coalition gouvernementale dominée par la droite, a affirmé hier le ministre israélien des Affaires sociales, Yitzhak Herzog. « Notre groupe parlementaire doit se réunir après Pessah (la Pâque juive) pour réexaminer notre participation à la coalition gouvernementale », a affirmé à la radio publique M. Herzog. Les fêtes de la Pâque juive commencent ce soir et s'achèvent le 5 avril. « Nous devons reconsidérer notre participation au gouvernement, au vu de son programme politique (...) Nous préconisons l'entrée au gouvernement du Kadima », le parti centriste d'opposition de Tzipi Livni, a-t-il ajouté. « Israël est confronté à une situation internationale et aux menaces de l'Iran, et cela nécessite des changements dans la structure de la coalition gouvernementale », a expliqué le ministre. La coalition gouvernementale de M. Netanyahu s'appuie sur une assise parlementaire de 74 députés, dont 13 du Parti travailliste, sur un total de 120 à la Chambre. Avec 28 élus, le Kadima est le plus grand groupe au Parlement, devant le Likoud de M. Netanyahu (27). 

Netanyahu et la Maison-Blanche font assaut d’amabilités

29/03/2010
Aucun affront n'a été fait au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors de sa visite à la Maison-Blanche, a assuré hier le principal conseiller du président Barack Obama, David Axelrod. M. Netanyahu a été reçu mardi soir par M. Obama, loin des caméras, alors qu'Israël et les États-Unis traversent une grave crise liée à la construction de logements israéliens à Jérusalem-Est, dont l'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale. « Il ne s'agissait pas d'une visite de protocole, ce n'était pas une cérémonie. C'était une réunion de travail, une réunion de travail entre amis », a déclaré M. Axelrod à la chaîne de télévision CNN. « Il n'avait aucun désir de faire un affront. Israël est un pays proche, cher au cœur et précieux pour les États-Unis. Un allié important. Ce lien est solide », a ajouté le conseiller présidentiel. M. Axelrod a toutefois ajouté que « parfois, l'amitié consiste à s'exprimer de façon abrupte ».
De son côté, M. Netanyahu a démenti, hier également, avoir qualifié la présidence de Barack Obama de « catastrophe stratégique » pour Israël, et il s'est efforcé de minimiser les tensions avec Washington. « Nous avons un réel problème. On pourrait dire qu'Obama est le plus grand désastre pour Israël - une catastrophe stratégique », aurait confié le Premier ministre israélien à un proche, à en croire le grand quotidien Yediot Aharonot. « Le Premier ministre rejette avec force les citations anonymes à propos du président Obama attribuées par un journal à un de ses confidents, et il les condamne », a fait savoir M. Netanyahu dans un communiqué. Lors du Conseil des ministres, il est revenu sur cette affaire en déclarant « inacceptables ces commentaires anonymes et malvenus dans les médias sur l'administration et le président américains ». « Ils ne viennent pas de quelqu'un qui me représente. Les relations entre Israël et les États-Unis sont celles d'alliés et d'amis et sont fondées sur une tradition vieille de nombreuses années », a-t-il ajouté. 

Faute de consensus, les pays arabes en appellent à Obama

29/03/2010
Une vue générale de l’assemblée et de l’assistance au sommet de la 
Ligue arabe à Syrte, en Libye. Joseph Eid/AFP
Une vue générale de l’assemblée et de l’assistance au sommet de la Ligue arabe à Syrte, en Libye. Joseph Eid/AFP
Sommet La Ligue octroie une aide de 500 millions de dollars pour le « sauvetage de Jérusalem » ; l'organisation va examiner d'ici à octobre un projet de transformation en Union arabe.
Les dirigeants arabes ont conditionné la reprise du dialogue israélo-palestinien à l'arrêt total de la colonisation à Jérusalem, appelant le président américain Barack Obama à maintenir la pression sur Israël, à la clôture de leur sommet hier en Libye. Le sommet ordinaire annuel de deux jours, le premier organisé chez le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, a approuvé une aide de 500 millions de dollars pour le « sauvetage de Jérusalem », a annoncé le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa. Selon des responsables à Syrte, les 500 millions de dollars seront utilisés pour améliorer les infrastructures à Jérusalem, construire des écoles et des hôpitaux et verser des compensations aux Palestiniens chassés de leurs maisons par les autorités israéliennes.
« La reprise des négociations requiert l'arrêt total des activités de colonisation israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est », ont affirmé les dirigeants arabes réunis à Syrte (500 km à l'Est de Tripoli) dans leur résolution finale. Ils ont souligné la nécessité de fixer « un calendrier précis pour ces négociations » en cas de reprise. Les dirigeants arabes ont, dans ce contexte, appelé M. Obama « à rester attaché à sa position initiale clé appelant à l'arrêt total de la politique de colonisation dans l'ensemble des territoires occupés, y compris à Jérusalem (...) ». « La colonisation constitue un obstacle dangereux à la réalisation d'une paix juste et globale », ont-ils ajouté, demandant également au quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie, ONU) de « faire pression sur Israël pour un arrêt total de la colonisation ».
À Gaza, le porte-parole du mouvement islamiste palestinien Hamas, opposé aux négociations avec Israël, a critiqué la résolution arabe, estimant « que tester les intentions israéliennes était une perte de temps. Le sommet aurait dû utiliser tous les moyens de pression pour isoler l'occupant sioniste ». Quelques heures plus tôt, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui refuse d'arrêter la colonisation dans le secteur oriental annexé de Jérusalem, a accusé les Palestiniens et les Arabes de « durcir leurs positions ». Il s'est néanmoins dit prêt à poursuivre les contacts avec Washington pour favoriser une reprise des négociations, alors que le processus de paix est en panne depuis plus d'un an et que les relations israélo-américaines traversent une crise à cause de la colonisation.
N'ayant pas réussi à relancer les négociations de paix directes entre Israël et les Palestiniens, les États-Unis avaient réussi à arracher un accord des Palestiniens sur des pourparlers indirects, dits de « proximité », sous l'égide de leur émissaire George Mitchell. Mais le lancement de ces négociations a été torpillé par l'annonce par Israël, en pleine visite le 9 mars du vice-président Joe Biden à Jérusalem, de son feu vert à la construction de 1 600 nouveaux logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est. L'annonce a déclenché une grave crise diplomatique avec Washington et l'ire des Palestiniens.
Quatorze chefs d'État sur les 22 membres de la Ligue arabe ont participé au sommet. Dans « la déclaration de Syrte », ils ont convenu de tenir un sommet extraordinaire avant fin octobre pour examiner un projet de transformation de la Ligue en Union arabe ainsi qu'une proposition de M. Moussa de créer un organisme régional incluant les pays arabes et leurs voisins turc et iranien, et l'ouverture au préalable d'un dialogue avec ce dernier. Les dirigeants arabes ont aussi « salué les élections législatives en Irak et l'attachement des Irakiens au processus démocratique et à la réconciliation nationale ».
Et si le processus de paix échouait ?
En outre, les dirigeants arabes ont réfléchi aux alternatives dans le cas où le processus de paix échouait. Plusieurs responsables se déclarent désormais convaincus que les négociations indirectes proposées par les États-Unis ne mèneront à rien. Ces discussions, a estimé M. Moussa, sont pourtant les dernières « sous la forme dont elles ont été menées au cours des deux dernières décennies ». M. Moussa a révélé que le comité de suivi de l'initiative de paix arabe, un plan de paix global d'inspiration saoudienne, était « sur le point d'élaborer des plans alternatifs et des démarches pour faire face » à l'éventualité d'un échec. Il est temps, a dit le Premier ministre qatari Hamad ben Jassem, que « la communauté internationale assume ses responsabilités (...) Israël se comporte comme s'il avait une immunité car jamais des sanctions internationales ne lui ont été imposées ».
« Il y a plusieurs options pour une nouvelle stratégie arabe vis-à-vis du conflit avec Israël », a affirmé à l'AFP Hicham Youssef, un haut responsable de la Ligue arabe, alors que l'État hébreu a réitéré samedi son refus de geler la colonisation. « Certains évoquent la guerre, d'autres parlent de résistance armée ou de résistance pacifique », ajoute-t-il.
Des dirigeants arabes se sont inquiétés des risques d'un conflit armé dans la région. Le président palestinien Mahmoud Abbas a mis en garde samedi contre « des guerres qui risquent d'éclater si les violations israéliennes à Jérusalem se poursuivent ». Peu avant lui, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait affirmé que « si Jérusalem brûle, cela signifie que la Palestine brûle. Et si la Palestine brûle, cela veut dire que le Proche-Orient brûle ». Pour le président syrien Bachar al-Assad, Israël « pousse la région vers la guerre ».
Une autre possibilité, selon M. Youssef, serait « d'aller au Conseil de sécurité pour demander l'imposition d'un règlement aux parties ». « Il est temps que les résolutions du Conseil de sécurité concernant le conflit israélo-palestinien soient prises sous le chapitre VII de l'ONU », prévoyant des mesures coercitives en cas de menace contre la paix, souligne-t-il. « Ce sera bien sûr une longue et dure bataille », admet le diplomate arabe. 

Les Arabes d’"Israël" fuient le service militaire, une inquiétude sioniste

[ 29/03/2010 - 01:22 ]
Palestine – CPI
Selon l’accord de l’an 1956, les membres de la minorité arabe druzes d’"Israël" doivent s’engager au service militaire de l’armée israélienne.
Depuis le début des années soixante-dix, des voix, dont celle du Comité de l’initiative druze, appellent haut et fort à rendre le service militaire volontaire. Les récents rapports estiment qu’entre 40 et 50% des jeunes druzes refusent le service militaire. Ils essaient de le fuir par tous les moyens possibles.
Les jeunes druzes refusent de plus en plus de porter l’arme contre leurs semblables palestiniens. Ils s’en veulent de le faire, dit Jihad Saad, secrétaire du Comité d’initiative.
2009 a connu une grande débandade
Le journal hébreu Yediot Ahronot écrit en janvier 2010 que l’année 2009 a connu 1874 cas de refus de servir l’armée israélienne dans l’ensemble d’"Israël". Un tiers de ce nombre, soit 600 personnes, concerne les Druzes.
La Conférence Hertzlia des affaires stratégiques estime que plus de 50% des jeunes druzes refusent ce service.
Par contre, une étude de la division des sciences politiques de l’université de Jaffa les estiment à plus de 63%.
Saïd Naqqaa, député arabe de la Knesset, le parlement israélien, a présenté un projet de loi suggérant la dispense de toutes les minorités du service militaire, pour des raisons nationales.
Il a également demandé à ce que cette dispense concerne les minorités religieuses, à l’instar des jeunes juifs qui possèdent ce droit.
En août 2008, le gouvernement d’Ehud Olmert a imposé aux jeunes arabes le service civil, dans l’intention de lier les droits aux devoirs envers l’Etat hébreu. Un service remplaçant le service militaire.
Ce service civil israélien s’est heurté à un fort refus parmi les Palestiniens des territoires palestiniens occupés en 1948. Le gouvernement israélien présente ce programme de service civil comme un moyen d’appliquer l’égalité dans la société israélienne. Pur mensonge, dit Nadim Nachef, directeur général de l’association des jeunes arabes. Le gouvernement ne veut que servir le front intérieur israélien, notamment en temps de guerre.
Les jeunes arabes refusent le service civil
Ayman Aouda, président du comité de lutte contre le service civil, estime que le gouvernement israélien a dépensé des dizaines de millions de dollars et a engagé des dizaines de fonctionnaires au Bureau du service civil. Toutefois, il n’a pas réussi à attirer les jeunes arabes. Mobiliser 530 individus pendant quatre ans ne peut être vu qu’en terme de véritable échec. Ils sont même moins nombreux que ces 1200 Arabes engagés dans l’armée israélienne.
Plus de deux tiers des jeunes arabes refusent le service civil israélien, 63,7%. Et plus de trois quarts refusent le service militaire, 77,8%. Ces services viennent à l’encontre de leur entité palestinienne, dit Ayman Aouda, président du comité de lutte contre le service civil.
Article paru sur le site DAY PRESS
Traduit et résumé par le CPI

Des forces mauritaniennes appellent à la tenue d'un sommet pour soutenir la résistance

[ 28/03/2010 - 18:39 ] 
Nouakchott – CPI
Un groupe d'Oulémas et de politiciens mauritaniens a appelé lors d'une marche organisée, à Nouakchott, à la commémoration de la semaine des martyrs et la poursuite du choix de la résistance et du Djihad pour libérer la Palestine.
Ils ont condamné fortement le silence arabe envers la question palestinienne.
Le député et président de la Ligue des Oulémas en Palestine, Marwan Abou Rass, a dit que les dirigeants arabes doivent tenir un sommet urgent pour soutenir la résistance palestinienne et les Moudjahiddins, en doutant que les pays européens s'occupent des résultats des sommets arabes à cause de la faiblesse des leaders arabes.
Finalement, il a affirmé que la ville occupée d'al-Qods et la mosquée sainte d'al-Aqsa sont la propriété de toute la nation dont personne n'a le droit d'y renoncer.

Barhoum : les déclarations des dirigeants sionistes représentent un terrorisme d'état

[ 28/03/2010 - 18:29 ]
Gaza – CPI
Le porte-parole du mouvement Hamas, Fawzi Barhoum, a affirmé que les déclarations du ministre sioniste des finances, Youval Steinitz, montrent les intentions criminelles du gouvernement d'extrême droite dirigé par Benjamin Netanyahu, et confirment sa continuation dans les pratiques de terrorisme d'état qui cible le peuple palestinien pour perpétrer d'autres crimes de guerre contre l'humanité.
Dans une déclaration de presse écrite, Barhoum a dit, le dimanche 28/3, que ces déclarations sionistes exigent l'importance de prendre des décisions fortes régionales et internationales contre l'occupation israélienne et le travail sérieux pour l'obliger d'arrêter ses agressions, crimes et violations contre le peuple palestinien.
Barhoum a souligné que les négociations, les relations ou la normalisation avec les sionistes représentent une couverture à ces crimes et vont encourager l'occupation d'accentuer ses crimes et son terrorisme contre le peuple palestinien.

Les forces sionistes envahissent l'est de Khan Younès

[ 28/03/2010 - 17:48 ]
Gaza – CPI
Plusieurs blindés militaires sionistes ont envahi, le dimanche 28/3, des centaines de mètres dans la région d'Abou Touaima, à Abassan al-jadidah, à l'Est de la ville de Khan Younès, dans la Bande de Gaza.
Des sources locales ont dit que 3 chars et deux bulldozers militaires ont envahi 450 mètres dans la région d'Abou Touaima, où ils ont rasé de grandes surfaces des terres agricoles palestiniennes.
Elles ont souligné que l'incursion est dans la même région où les résistants palestiniens se sont accrochés avec les forces occupantes, en tuant un haut officier et deux soldats sionistes.

Les forces de l'occupation attaquent une marche à al-Qods et arrêtent 16 manifestants

[ 28/03/2010 - 17:31 ]
Ramallah – CPI
Les forces de l'occupation ont enlevé, le dimanche 28/3, seize manifestants palestiniens et solidaires étrangers lors d'une marche de protestation contre la judaïsation de la ville occupée d'al-Qods et des lieux saints.
La marche s'est dirigée à partir de la ville de Bethléem vers le barrage militaire sioniste installé au nord de la ville, avec la participation de plus de 200 palestiniens et solidaires étrangers, à l'occasion de dimanche "Chanin", le jour sacré chez les chrétiens, pour appeler à la liberté de l'adoration dans la ville occupée d'al-Qods.
Les manifestants portaient des drapeaux palestiniens et des panneaux qui condamnent la judaïsation de la ville sacrée, le mur d'apartheid et la colonisation.
Les participants dans cette marche ont pu envahir le barrage militaire sioniste en se dirigeant vers al-Qods, mais plus de 300 soldats sionistes ont encerclé les manifestants au carrefour de Sefafa et ont arrêté 16 personnes, en les emmenant vers une direction inconnue.

Hamas demande au sommet arabe d'adopter des positions réelles pour soutenir al Qods

[ 28/03/2010 - 13:50 ]
Gaza-CPI
Le Hamas a demandé aux arabes qui se réunissent au sommet de  Syrte, en Libye, d'adopter des mesures décisives, réelles, efficaces et tangibles pour protéger la ville sainte d'Al Qods occupée et sa moquée sacrée d'Al Aqsa, ainsi que les lieux saints, que l'occupation cible par tous les moyens pour les judaïser, en envisageant d'expulser complètement les palestiniens de la ville sainte.
"Les arabes doivent approuver des projets réels pour appuyer le soutien des habitants d'Al Qods  face à la politique sioniste de punition collective, ainsi que les expulsions et le judaïsme, et œuvrer efficacement pour lever immédiatement le blocus sioniste arbitraire, injuste et inhumain imposé contre les habitants innocents de la Bande de Gaza", a dit le Hamas en s'adressant aux dirigeants arabes.
Dans un document envoyé au sommet arabe, le Hamas a mis en garde contre les projets très dangereux de l'occupation israélienne qui profane, viole et vole les lieux saints, notamment les agressions contre la mosquée sainte d'Al Aqsa par les colons extrémistes soutenus par la police sioniste, ainsi que les creusements continuels pour diviser la mosquée sainte et d'exploiter l'occasion convenable afin de la détruire, tout en condamnant l'annonce sioniste d'instaurer la synagogue de Hourva (la ruine) et le vol des deux mosquées sacrées, Al Ibrahimi à Al Khalil, et  Bilal Ibn Rabah, à Bethléem, que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annexé au prétendu patrimoine juif.
Le Hamas a appelé les dirigeants arabes à assumer leurs responsabilités nationales et d'être au niveau des demandes de leurs peuples qui exigent la levée immédiate du blocus honteux et très sévère imposé contre la population de Gaza, depuis plus de 4 ans consécutifs, et presser au niveau international pour ouvrir les passages de la Bande et alléger la souffrance de ses habitants totalement assiégés par l'occupation qui viole toutes les lois, règles et chartes humaines et internationales, en exerçant une politique de punition collective raciste pour exterminer les enfants, les femmes et les malades qui sont interdits d'aller se soigner et d'accéder à une vie digne.
Le Hamas a attiré l'attention du monde entier au crime très flagrant perpétré par le Mossad sioniste qui a violé la souveraineté d'un pays arabe et des pays occidentaux à travers l'usurpation des identités et des passeports européens, dans l'assassinat de l'un des leader du Hamas, à Dubaï, tout en exhortant les dirigeants arabes à condamner fortement ce crime sauvage et poursuivre les dirigeants de l'occupation coupables et les présenter aux tribunaux internationaux, boycotter et imposer des sanctions contre l'état de l'entité sioniste, et travailler pour exécuter les recommandations du rapport de Goldstone.
Le Hamas a appelé les dirigeants arabes à bien revoir leur stratégie et politique officielle face à  l'ennemi occupant qui continue d'humilier les arabes au niveau international, tout en aspirant d'arriver cette fois aux désirs de leurs peuples qui les appellent à soutenir décisivement la résistance nationale palestinienne et appuyer les agendas patriotiques de leur nation en ignorant les pressions israélo-américaines contre la région.
Le mouvement du Hamas a insisté sur les efforts égyptiens déployés pour réaliser la réconciliation palestinienne interne, en affirmant son fort attachement à ses remarques et observations sur la dernière feuille égyptienne pour les prendre en considération afin de réussir et arriver à la réconciliation, en appelant en même temps à toute initiative ou effort arabe pour aider les palestiniens à réaliser le consensus national sous la médiation de l'Égypte.

Abou Zouhri : Les négociations nuisent vraiment à la question palestinienne

[ 28/03/2010 - 12:47 ]
Gaza - CPI
Le Hamas a affirmé que les négociations directes ou indirectes de l'autorité du Fatah avec l'occupation israélienne ne sont pas acceptables, en indiquant qu'elles portent préjudice à la question palestinienne légitime.
Le porte-parole du Hamas, Dr. Sami Abou Zouhri a dit que la continuation des négociations offre à l'occupation une couverture totale pour camoufler ses violations et crimes continuels contre le peuple palestinien, ses droits légaux et ses lieux saints, en plus du renforcement du siège sur la Bande de Gaza, les assassinats des innocents, la judaïsation des territoires palestiniens occupés et l'accentuation du colonialisme, d'une manière sans précédent.
"L'essentiel est la réalité de ces négociations et non sa forme et il n'y a aucune différence entre les négociations directes ou indirectes", a souligné Abou Zouhri en contestant contre la poursuite des pourparlers avec l'ennemi occupant qui escalade, plus que jamais, ses violations et crimes sauvages en défiant la communauté internationale.
Notons que le chef du bloc parlementaire du Fatah Azzam Al Ahmad a supplié que l'on entame des négociations directes avec l'occupation israélienne.

Des indépendants appellent les arabes à soutenir la résistance palestinienne

[ 28/03/2010 - 11:06 ]
Gaza- CPI
Des dizaines de personnalités indépendantes ont appelé les dirigeants et responsables arabes qui se réunissent pour la deuxième journée en Libye à l'importance de soutenir la résistance nationale palestinienne face aux violations et crimes de l'occupation israélienne qui viole plus que jamais les lois humaines et internationales, essentiellement dans les lieux saints de la Palestine historique.
Les indépendants palestiniens ont invité les dirigeants arabes à bien revoir leur politique officielle, boycotter et sanctionner l'occupation israélienne, de l'obliger à cesser ses agendas criminels et barbares contre les droits du peuple palestinien et les  lieux saints dans les territoires palestiniens occupés.
"Plus de 6o personnalités dont des intellectuels, des académiciens, des écrivains, et des juristes ont affirmé dans un communiqué le samedi 27/3, que les derniers violations et crimes de l'occupation dans les lieux saints suscitent une position arabe, courageuse ,réelle et urgente afin d e sauver la ville sainte d'Al Qods occupée et sa mosquée sacrée d'Al Aqsa", a souligné une source bien informée.
Ils ont appelé à la levée immédiate du blocus arbitraire imposé illégalement contre les habitants de Gaza, de l'intégrer avec la Cisjordanie et Al Qods occupée et d'appuyer, sans précédent, la résistance légale du peuple palestinien, de le soutenir afin de l'aider à récupérer ses droits légitimes, intérêts suprêmes et de sauvegarder ses principes nationaux