vendredi 8 août 2014

Leur défaite

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Le régime colonial de Tel Aviv peut bombarder lâchement le territoire de Gaza depuis la mer ou par missiles tirés depuis les territoires qu’il occupe depuis 1948 ou du ciel. L’armement fourni par les US(a), largement financé par les achats démesurés des royaumes du golfe arabo-persique aux entreprises étasunienne le lui permet. Mais il a été contraint de retirer ses troupes du sol de Gaza sans avoir atteint l’objectif affiché de la destruction totale des tunnels.
Leur défaite
Cette dernière opération criminelle et inhumaine tant par les pertes humaines, morts et blessés que matérielles, a été l’occasion d’offrir deux surprises de taille à l’attaquant.
Il a été tout d’abord été surpris par l’organisation méticuleuse de la Résistance et son imperméabilité au renseignement israélien. Encore une fois, le mythe
d’un Mossad infaillible a volé en éclats. Il n’avait pas connaissance du dispositif souterrain, de sa complexité et de son invulnérabilité.
Il ignorait les caches des dirigeants des mouvements armés.
La corruption jusque là fort aisée de collaborateurs in situ a perdu de son efficacité.
La Résistance a réussi à travailler à l’abri des donneurs potentiels sur un si petit territoire. Son recrutement est rigoureux, archi-clandestin et impénétrable.
La stratégie de la cinquième colonne, autochtone ou importée, qui a si bien fonctionné et qui se poursuit avec succès en Syrie, en Irak et en Ukraine par exemple, a trouvé ses limites ici.
La Résistance est unifiée.
Contrairement aux « éléments de langage » utilisés par les attachés de presse du régime sioniste qui les imposent à toute les agences d’information du ‘monde occidental et occidentalisé’, la branche armée du Hamas, qui s’est d’ailleurs montrée relativement autonome par rapport à son aile politique en lui imposant ses décisions, n’était pas seule sur le terrain. Collaboraient à la contre-offensive le Jihad Islamique, la branche armée du Fatah et le Front Populaire de Libération de la Palestine.
Sur un million et huit cent mille prisonniers à Gaza, des centaines, une poignée de milliers tout au plus de militants déterminés, aguerris et ayant foi dans leur entreprise de libération nationale ont suffi à mettre en échec cette machinerie hypertrophiée, opulente qui a bénéficié de réservistes venus d’ailleurs par dizaines de milliers et ayant transité par la Turquie. Ankara a doublé les vols sur Tel Aviv pour acheminer la soldatesque sioniste vers le lieu de la tuerie.
La Résistance unie a dicté son agenda aux représentants politiques.
Pas de reddition.
Exigence de la levée du blocus.
L’unité politique du Fatah et du Hamas, même si elle était de façade et obtenue sous la contrainte de l’isolement relatif du groupe politique qui a été élu en 2006, n’a pas imposé sous les missiles israéliens. Cette union nationale en germe aurait inspiré le prétexte immédiat de cette opération estivale en plein mois de jeûne du Ramadan.
Cette récente tentative de destruction de Gaza a été l’occasion de deux dévoilements qui ne sont pas pour autant des révélations.
Les meilleurs alliés de l’entité sioniste sont les pays arabes voisins qui lui ont apporté leur concours. Les Séoud, les Sabah qui règnent sur un appendice koweitien détaché de l’Irak par les Britanniques ainsi que les chefs de tribus des EAU ont été félicités par Shimon Peres pour leur appui fait d’un silence approbateur du massacre. Quant au nouveau Pharaon, il mérite selon l’un des responsables du Likoud un prix Nobel- celui de la traîtrise et de la vassalité sans doute. Pour la première fois, une partie de la presse égyptienne- à l’instar de ce qu’avait fait celle du fils Hariri au Liban en 2006 contre les militants du Hezbollah- a accusé les Palestiniens de Gaza d’être responsables de leur propre extermination.
Non que les peuples arabes n’aient jamais entretenu des illusions sur le patriotisme de leurs dirigeants ou de leur solidarité avec les opprimés mais en cette circonstance de juillet 2014, les masques sont définitivement tombés.
Un grand théologien au service des Séoud a cru bon de promulguer un avis juridique (fatwa) qui considère les manifestations de rue de solidarité illicites au regard de l’Islam.
Il se dit -avec une probabilité assez forte que cela soit véridique- que l’ordre de poursuivre l’extermination a été hurlé depuis Djeddah quand la volonté de Netanyahu flanchait en raison du nombre de victimes dans l’armée d’occupation.
Étrangement, le Roi du Maroc a très tôt condamné avec fermeté l’attaque criminelle injustifiée et a très vite proposé une aide financière alors que le gouvernement du fantomatique Bouteflika a décidé d’une solidarité sous forme d’une minute de silence quand il avait décrété 3 jours de deuil national pour le crash de l’avion venant du Mali.
La seconde constatation indique de façon très consistante que la cinquième colonne de Syrie et d’Irak qui tente maintenant de contaminer le Liban est tout à fait étrangère à l’Islam.
Les mosquées d’Ibrahim al Khalil à Hébron et d’Al Aqsa à Jérusalem aux mains d’occupants sionistes ne sont pas dignes de leur intérêt fanatique.
Ils ne se proposent pas de combattre non plus auprès de leurs co-religionnaires opprimés et exterminés à Gaza et en Cisjordanie .
Leur mission est d’une autre nature.
Le quatrième et le cinquième champ pétrolifère par ordre d’importance de leurs réserves estimées sont irakiens. (1) Il est hautement probable que la première place du champ de Ghawar en Arabie aux mains des Séoud exploité depuis 1950 soit usurpée.
Les Séoud espèrent-ils s’accaparer du sous-sol irakien ? Le général Khalid Ibn Walid avait conquis très rapidement l’Irak au début de l’expansion de l’Islam avec l’aide de tribus arabes chrétiennes installées depuis des siècles entre le Tigre et l’Euphrate depuis des siècles. L’Irak recevait le trop-plein de population arabe venue du Sud qui ne trouvait plus de ressources sous la poussée démographique. Ces tribus ployaient sous le fardeau des impôts payés à Byzance pour ses guerres avec les Sassanides, elles ont salué comme une libération l’arrivée de ces cavaliers parlant le même idiome qu’elles.
Or le peuple irakien depuis 1980, début de la guerre arrangée par l’Occident et ses alliés contre l’Iran, ne cesse d’être un peuple martyr au service de la cause séoudienne-étasunienne jusqu’à ce jour. Le « calife » de l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL) et ses troupes disposent d’armements et d’un entraînement d’un niveau tels qu’ils apparaissent bien pour ce qu’ils sont, des mercenaires obéissant à la seule loi de l’argent.
Gaza dans son édition juin 2014 n’est qu’une des versions du plan Delta, au-delà du plan B ou même C, en hébreu Dalet.
Bien avant 1948, les dirigeants sionistes conscients de la fable qu’ils entretenaient pour tromper des Juifs européens et les faire venir en Palestine, une prétendue terre sans peuple, avaient prévu de chasser le maximum de Palestiniens en les terrorisant.
Lors de la guerre dite israélo-arabe, au cours de laquelle les anciens empires coloniaux européens ont prêté main-forte contre la Palestine, les exécutions des non-combattants dans les villages et le récit de ces exactions ont fait fuir 700.000 Palestiniens.
Aujourd’hui encore, les sionistes encouragent au départ les autochtones restants avec des moyens variés, massacres, guerres d’usure aux checkpoints, emprisonnements massifs, destructions de récoltes, vols des terres, interdictions de creuser des puits, impossibilité d’obtenir des permis de construire des maisons.
Mais non.
Ils restent là, chez eux, à en mourir.
Aucune chance que la Palestine et les Palestiniens ne disparaissent de la réalité ni de la mémoire. Ceux qui croient œuvrer à un nettoyage de leur présence sur leur terre se promettent leur propre disparition.
Dans le bilan de leur défaite n’ont pas été comptabilisées l’indignation et l’écœurement quasi-planétaires devant tant de cruautés.
Badia Benjelloun
5 août 2014
(1) http://www.zerohedge.com/news/2014-06-08/world’s-five-most-important-oil-fields
http://www.ism-france.org 

Tôt ou tard, la CPI jugera les crimes de guerre commis à Gaza

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Rien n’arrêta la demande du peuple palestinien – ce grand peuple qui est l’incarnation de la résistance à l’oppression – pour que justice soit rendue. Imaginer enrailler cet appel au droit est aussi dérisoire que de vouloir bloquer une grande marée avec une barrière de sable. Ne doutez-pas : la procédure se poursuit, et les obstacles de papier mis malheureusement sur son chemin seront vite balayés.
Tôt ou tard, la CPI jugera les crimes de guerre commis à Gaza
30 juillet 2014 - l'enfer sioniste sur Gaza
Quant à la CPI, si elle ne sait pas prendre en considération l’ampleur des crimes commis et la complexité de la question palestinienne, c’est elle qui, avec ces certitudes mal placées, sera balayée.
La résistance juridique s’organise. Elle visera tous les obstacles, et les abattra tous. Le premier sur la liste est l’opposition indigne, immonde, des Etats occidentaux qui font pression sur l’Etat de Palestine pour que ses dirigeants ne s’adressent pas à la justice internationale. Si ces dirigeants veulent que nous gardions un zeste de considération pour eux, il faut que d’urgence, et massivement, ils encouragent la Palestine dans son action contre l’impunité. Nous sommes tous là pour observer leurs manœuvres et leur silence. S’ils restent hostiles, ils rendront des comptes eux aussi.
Sur l'annulation de la plainte auprès de la CPI, lire l'article de Christophe Oberlin : "Dernier crime à Gaza : le crime de haute trahison" du 6 août 2014.

La résistance palestinienne a gagné à Ghaza وَإِنْ عُدْتُمْ عُدْنَا (on sera là si vous recommencez)

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La résistance palestinienne a confirmé la leçon de 2006 au sud Liban : un peuple uni derrière sa résistance armée est invincible et infligera défaite après défaite à tout agresseur, fusse-t-il la première puissance militaire du monde (USA-Europe et leur instrument sur place).
La résistance palestinienne a gagné à Ghaza
وَإِنْ عُدْتُمْ عُدْنَا (on sera là si vous recommencez)
Quds Info | #Gaza | Des enfants palestiniens en train de jouer sur des véhicules endommagés de l'armée de l'occupation israélienne après son retrait de la bande de Gaza.
Le peuple de Ghaza a proclamé son soutien inébranlable à la résistance et a considéré que les pertes humaines (1.900 martyrs, 10.000 blessés, 440.000 personnes dont les logements ont été détruits) et matérielles (10.690 logements, 141 écoles, 23 institutions médiales dont 5 hôpitaux, 10 mosquées, soit une estimation globale de 5 milliards de dollars), sont le prix à payer pour sauvegarder son honneur et son droit à la libération nationale de la Palestine, toute la Palestine.
Au bout de 29 jours, la résistance et le peuple de la résistance ont ridiculisé les gouvernants arabes qui font tourner les industries militaires américaines et européennes pour des milliards de dollars et qui n'ont jamais tiré une balle contre l'entité sioniste.
Soumises à la pression cosmique des frères arabes (sous la direction de l'axe saoudi-égyptien) qui, dès le premier jour de l'agression sioniste, ont qualifié les résistants (notamment le Hamas) de "terroristes ennemis de la paix", les différentes composantes de la résistance palestinienne (*) ont bien expliqué que les négociations menées par Le Caire ne pourront en aucun cas, ni même évoquer le souhait sioniste de toucher aux armes de la résistance.
Après la victoire militaire et populaire, la résistance va livrer un combat encore plus féroce contre les frères avant les ennemis, pour ne pas céder sur le plan politique et se transformer, comme en Cisjordanie , en toutou collaborationniste, en contrepartie de millions de dollars en reconstructions et salaires.
Aujourd'hui l'entité récupère ses bandes armées, ses avions et ses chars, se replie sans avoir réussi à détruire l'infrastructure résistante et se retrouve devant les conditions de la résistance : levée du blocus terrestre, maritime et aérien, ouverture des passages, libération des prisonniers préalablement libérés lors de la négociation Shalit, et re-capturés par les sionistes.
La résistance s'est engagée face à son peuple à garder l'arme au poing.
VIVE LA RESISTANCE VICTORIEUSE DU PEUPLE PALESTINIEN
A BAS LES TRAITRES ET LES COLLABOS

(*) à part les Comités de Résistance Populaire (dont les Brigades Salaheddine sont la branche armée) et le Hamas (Brigades Ezzeddine al Qassam) les autres composantes sont : le Jihad Islamique et sa branche armée les Brigades al Quds, le FPLP et sa branche armée les Brigades Abu Ali Mostafa, et les Brigades des Martyrs d'al Aqsa, issues du Fatah.
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Les enfants ont repris le chemin des plages

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Les pêcheurs ont rempli leurs filets

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Les pères et les enfants se reposent sur les décombres

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Les femmes ont été aux premières loges de la glorieuse résistance
http://www.ism-france.org

« Les pays européens doivent juger et condamner tous leurs nationaux ayant participé aux crimes de guerre à Gaza »

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Interview de Hajj Abu ‘Imad Rifâ’î, représentant au Liban du mouvement du Jihad islamique en Palestine sur la chaîne al-Manar, le 4/8/2014
Au moment où la délégation palestinienne préparait les futures négociations pour un cessez-le-feu et la levée totale du blocus, Hajj Abu ‘Imad Rifâ’î répondait aux questions de la chaîne al-Manar, expliquant que « l’acquis le plus important remporté par la résistance est précisément cette délégation unie au Caire qui a instauré un climat positif, à cause de la position unique palestinienne attendue depuis longtemps. L’unité de la délégation fut également un acquis positif envers l’Egypte puisque le document palestinien (cessation de l’agression et fin du blocus, libération des prisonniers arrêtés depuis juin 2014 et les prisonniers détenus avant 1993, ouverture des terminaux) a été accepté par l’Egypte. Il est vrai que le peuple palestinien a beaucoup souffert du blocus.
« Les pays européens doivent juger et condamner tous leurs nationaux ayant participé aux crimes de guerre à Gaza »
Dans l’attente d’une position unifiée sur la « trêve humanitaire » de 72 heures, le représentant du mouvement du Jihad islamique a expliqué qu’il n’y avait aucune garantie, puisqu’il n’est pas possible de croire la parole des Israéliens, mais que la résistance saurait répondre s’il le faut.
Selon lui, la position égyptienne a changé à cause de trois facteurs, le premier étant que les Palestiniens ont présenté un document unifié et que l’Egypte n’avait pas en face de lui le Hamas seulement, l’Egypte a donc accepté ce document et l’a même adopté. Ensuite la résistance a réussi à empêcher l’ennemi d’accomplir ses objectifs, il s’est au contraire noyé dans les sables de Gaza, et puis les massacres inhumains perpétrés par l’Etat occupant ne peuvent laisser indifférent tout régime et tout peuple, d’autant plus que l’opinion internationale et des pays comme ceux de l’Amérique Latine ont fermement dénoncé les pratiques criminelles de l’entité occupante. Même les intellectuels égyptiens qui, au début, avaient critiqué la résistance, se sont tus devant l’ampleur des massacres commis et ont compris que c’est le peuple palestinien qui était visé et non seulement une partie de la résistance.
Il a considéré que l’occupant essaie d’améliorer ses conditions pour les négociations, en réclamant le désarmement de la résistance, mais il n’est absolument pas question de désarmer la résistance, la Palestine est un pays occupé et la résistance est légitime. L’ennemi essaie de récupérer par la voie politique ce qu’il a perdu dans le terrain militaire, il n’a pu accomplir ses objectifs. Il essaie, par ses conditions, de faire pression sur l’Egypte et les Palestiniens. Mais ses conditions sont refusées tout net par la résistance. Les Israéliens ont perdu, ils vivent une crise et ont déjà commencé à faire leurs bilans et leurs comptes : des voix militaires disent que les soldats ont été envoyés à Gaza sans équipements adéquats, et qu’ils ne connaissaient rien aux tunnels, et ces tunnels sont apparus comme étant l’objectif après la défaite aérienne, où l’avion n’a pu arrêter les tirs des fusées de la résistance. L’ennemi s’est trouvé dans l’impasse, il ne pouvait rester et ne pouvait avancer, il a eu d’énormes pertes. Tout ce qu’il a réussi à faire, c’est massacrer plus de 1800 personnes, dont de nombreux enfants, blessé plus de 9000 personnes, démoli totalement ou partiellement 45.000 habitations, détruit partiellement ou totalement 10 hôpitaux, et déplacé un demi-million de Palestiniens. C’est son bilan.
Si l’ennemi pense à un retrait unilatéral, cela est dû à la résistance, mais nous n’accepterons pas que le blocus soit maintenu. Il pose des conditions, mais cela ne signifie aucunement que c’est acquis. La résistance est toujours présente, elle a le droit de s’armer, et nous avons le droit de résister. Personne ne peut discuter la question des armes de la résistance.
Le représentant du mouvement du Jihad islamique pense que le temps des négociations ne sera pas long, d’autant plus que l’ambiance internationale fait pression en faveur des droits des Palestiniens et que l’opinion est en train de changer car « Israël » a commis des crimes et des massacres, il a bombardé des écoles de l’UNRWA, et cela a fait pencher l’opinion internationale en faveur des droits des Palestiniens.
Concernant le climat régional, Abu ‘Imad Rifa’î a souligné que l’ennemi sioniste a lancé sa guerre en ayant contracté des alliances régionales, mais le peuple palestinien, par sa résistance, a fait échec à cette alliance, qui pensait que l’affaire serait réglée au bout de deux semaines et que l’agression allait diviser le peuple palestinien. Mais celle-ci a, au contraire, unifié le peuple palestinien et l’alliance régionale a échoué.
La victoire de la résistance à Gaza a empêché que l’ennemi sioniste ait sa place dans la configuration de la carte de la région. L’alliance régionale qu’il avait concoctée visait à sa participation dans cette reconfiguration, mais la résistance a arrêté ce processus. Si, par malheur, la résistance avait échoué, cette participation de l’ennemi aurait été acquise. Mais la résistance a protégé la région d’un tel désastre.
Concernant les acquis de la résistance, ils sont nombreux, selon le représentant du mouvement du Jihad islamique :
1 - d’abord, elle a réussi à empêcher l’ennemi d’utiliser et d’approfondir la division palestinienne. Au contraire, les Palestiniens sont à présent unis pour leurs droits ;
2 – la résistance a fait échec au projet de faire participer « Israël » à la reconfiguration de la carte de la région ;
3 – elle a empêché la liquidation de la résistance, ce qui signifie qu’elle va empêcher d’imposer de nouveaux reculs et concessions à l’Autorité palestinienne ;
4 – La résistance a remis la question palestinienne au-devant de la scène, elle a réussi à la remettre en avant, à en faire la boussole. Car il est important de noter que la question palestinienne est la seule question vivante qui peut unifier la nation et le monde, autour de l’injustice subie par le peuple palestinien. De nombreux conflits existent dans le monde, mais tout le monde s’unifie sur la question, sacrée, de la Palestine, musulmans et non musulmans. La résistance a réussi à changer l’opinion internationale, et a modifié l’image de l’ennemi israélien qui apparaît comme le tueur des enfants ;
5 - Israël a perdu son rôle et sa fonction dans la région. Depuis 2000, Israël perd progressivement sa fonction dans la région, en tant que protecteur des intérêts américains et impérialistes. Il n’a pu les défendre et a subi des pertes. Et la résistance a surtout empêché qu’il revienne de nouveau sur la scène, après les reculs enregistrés ces dernières années. La résistance et le sang des enfants ont empêché le retour d’Israël dans la région.
Pour Abu ‘Imad Rifa’î, la victoire de Gaza aura des répercussions positives et négatives pour certains. La résistance a réussi à échapper aux alignements de la région, en maintenant la boussole à l’extérieur des axes présents. Il affirme que la résistance a craint, au début, que le conflit entre les axes ne se répercute sur la question de la Palestine, et la Palestine aurait été la victime de ces conflits, car « nous pensons que la Palestine doit être au-dessus des axes et alignements, elle doit faire l’unanimité. La plupart des organisations palestiniennes ont réalisé la justesse d’une telle position, nous sommes parvenus à maintenir cette dimension et empêché que les axes se reflètent à l’intérieur du mouvement de la résistance. Nous nous sommes adressés à tous les Arabes pour qu’ils mettent fin à l’agression, et concernant le document égyptien, nous avons dès le départ jugé qu’il fallait le modifier. Finalement, cela a été accepté ».
Les répercussions de la défaite israélienne vont se manifester à deux niveaux, l’immédiat et le stratégique. L’immédiat, c’est la crise au sein de l’entité, les accusations portées contre les uns et les autres pour leur faire porter la responsabilité de la défaite. Des commissions commencent à s’organiser pour juger les responsables. Sur le plan stratégique, le soutien occidental à l’entité sioniste ne sera plus aussi absolu. Les Etats-Unis ont certes aidé l’agression, mais comparativement, moins qu’avant. Il y a et il y aura recul, « Israël » est en train de perdre sa fonction dans la région, et cela va se faire ressentir. La résistance a remporté une victoire militaire, qui sera suivie d’une victoire politique. Mais cette victoire n’est pas uniquement la victoire des Palestiniens, mais celle de toute la nation.
Avant de terminer, Abu ‘Imad Rifa’î a voulu consacrer une partie de ses paroles au sujet de ces soldats enrôlés par l’armée sioniste, soldats considérés citoyens dans les pays occidentaux, Etats-Unis, et Europe, dont la France. Des milliers de citoyens occidentaux ont participé à cette guerre, en tant que soldats et officiers. Comme jadis le soldat Shalit, qui porte la nationalité française, des milliers de soldats de l’armée d’occupation viennent des pays occidentaux. C’est pourquoi il considère que les Etats européens et américain doivent juger et condamner ces citoyens, qui ont participé à des crimes de guerre à Gaza. Tout comme les pays européens jugent et condamnent des citoyens musulmans qui rejoignent les groupes armés dans la région, il faut juger et condamner ceux qui partent en « Israël » et participent aux guerres menées par l’entité sioniste.

Des dizaines de blessés lors d’affrontements avec l’occupant à Jérusalem

Des dizaines de jeunes citoyens ont été  étouffés mercredi soir lors d’affrontements qui ont éclaté dans les camps Chafaa, Qalandya, Silwane, Issaouia et Jabal Moukaber  après avoir respiré du gaz lacrymogène.
Tahadi Toukhli, officier d’ambulance de l’association de la ligue des ambulanciers arabes a déclaré que 4 jeunes ont été blessés par balles en caoutchouc lors d’affrontements au passage de Qalandya. L’un d’eux, touché de dos au niveau de la tête a été transporté à l’hôpital. Des dizaines d’autres ont été étouffés dont une famille dont la voiture se trouvait proche du passage.
Il ajoute que de violents affrontements ont éclaté dans le quartier Ayn Al Louza à Salwane. Les forces de l’occupation ont lancé des salves de bombes lacrymogènes contre des manifestants et des maisons. Les familles Syam et Abu Sanina ont été étouffé. Les ambulanciers sont parvenus à secourir l’une des familles.
Il a été signalé que lors des affrontements, 7 citoyens ont été atteint de balles en caoutchouc.
Des dizaines de jeunes ont été étouffé dans le village Issaoui, et 8 autres ont été blessés par des balles en caoutchouc. De même, à Jabal Moukaber, des dizaines de citoyens et de jeunes ont été étouffés près du passage de camp militaire de Chaafat  avec les gaz lacrymogènes et les eaux usées.

L’occupation prend d’assaut "Ein Sarah" au centre d'Hébron et les dispositifs de l’AP disparaissent

Les forces d'occupation sionistes ont pris d'assaut jeudi (7-8) le quartier d’Ein Sarah au centre d'Hébron et à ce moment même les services de sécurité de l'AP ont fuit à leur siège.
Selon des témoins au "Centre Palestinien d’Information", les patrouilles de l'occupation ont pris d’assaut l'entrée nord d'Hébron et se sont dirigées vers Ras al-Jura et Ein Sarah pendant que les véhicules de sécurité de l’AP ont pris la fuite. Les forces d'occupation se sont déployées dans plusieurs rues de ces régions mais aucune opération de prise d’assaut ou d’arrestation n’a été enregistrée, tandis que les soldats sont sortis des véhicules, accompagnés par des officiers du renseignement, à côté de la rue principale.
La province a été témoin de raids et de perquisitions dans les premières heures de la matinée et un étau de sécurité  serré est toujours présent aux entrées nord et sud.

Des extrémistes dirigés par "Glick" prennent d’assaut la mosquée d’Al-Aqsa

Le rabbin extrémiste Yehuda Glick a dirigé jeudi (7-8) une prise d’assaut à la mosquée d’Al-Aqsa à partir de la Porte des Maghrébins, sous la sécurité des unités spéciales de la police israélienne.
L’occupation a poursuivi les procédures de répression contre les femmes de tous âges et a fermé la mosquée en face d'elles jusqu'à midi.
Cette procédure est la même que la procédure suivie au cours des derniers jours sous le prétexte que les femmes font face aux colons dans les cours d'Al-Aqsa.

Les autorités d'occupation placent 11 prisonniers en détention administrative

Le Club des prisonniers a déclaré jeudi (7-8) que les autorités d'occupation ont transféré 11 prisonniers en détention administrative.
Le Club a ajouté dans un communiqué que le transfert de ces prisonniers en détention administrative a augmenté le nombre des prisonniers administratifs arrêtés depuis le début de la campagne militaire menée par l'occupation depuis Juin dernier à 268 prisonniers. 
Les prisonniers sont: Saïd Abou Tahoun de Tulkarem, Hani Shalash d'Hébron, Noureddine Alian de Ramallah, Thaer Samadeh de Ramallah, Ihab Alian de Ramallah et Muhammad Harbiyat d'Hébron pendant six mois, Moussab al-Hindi de Naplouse pendant deux mois, Yousef Abu Fara d’Hébron et Ibrahim Saba’a de Ramallah pendant quatre mois, Iyad Daraghmeh de Tubas pendant trois mois et Saji Abou Abdo de Qalqilya pendant cinq mois.

Le Hamas remercie les chaines turques pour avoir soutenu Gaza

Le mouvement de résistance islamique Hamas a remercié les chaines turques d’avoir fait un appel commun aux dons pour la bande de Gaza à travers un programme télévisé diffusé simultanément par toutes les chaines et avec la coopération du comité de secours turque IHH.
Hamas a déclaré dans un communiqué de presse publié jeudi 7 aout par son bureau médiatique que « nous considérons cette initiative qui apporte un soutien à la résistance du peuple palestinien dans l’affrontement de l’agression et de l’occupation sioniste »
Le mouvement a aussi remercié les commanditaires de cette campagne de secours et a ajouté « Nous avons beaucoup d’estime pour ce que fournit la Turquie, que ce soit le gouvernement ou le peuple, pour soutenir le peuple palestinien et sa cause juste »
40 chaines télévisées et plus de 40 radios locales turques ont transmis la diffusion en directe  de l’appel aux dons jusqu’à ce matin « de 22h00 à 1h00 » dans le cadre d’une campagne d’appel aux dons qui est gérée par le comité de secours humanitaire turque IHH pour soutenir Gaza.
L’appel aux dons a récolté 12 millions de livres turques (environ 5.5 million de dollars ». Des syndicalistes, des hommes politique, des journalistes ayant couvert l’agression contre Gaza, des hommes d’affaires, des représentants des organisations de la société civile ainsi que le père du jeune Furqan Dogan qui a été tué dans le navire Marmara Bleu pour briser le blocus contre Gaza ont participé à cet appel.

Al Rishq : Les renseignements égyptiens nous informent que l’initiative n’est pas « un texte saint »

Al Rishq : Les renseignements égyptiens nous informent que l’initiative n’est pas « un texte saint »
Izat Al Rishq, membre du bureau politique de mouvement de résistance Hamas et membre de la délégation des négociations du Caire a déclaré que le général Mohamed Farid Touhami, président du  dispositif des renseignements généraux égyptiens a assuré lors de la réunion avec les factions palestiniennes que l’initiative de trêve « n’est pas un texte saint »
Dans des communiqués de presse publié au Caire jeudi 7 aout, Al Rishq a assuré que « Al Touhami a appelé à ne pas s’attacher aux étiquettes car le but est de stopper l’effusion du sang palestinien. Il nous(les factions palestiniennes) a explicité les conséquences de l’initiative et que celle-ci a été proposée alors que son but principal était de stopper les meurtres et de sauver les vies palestiniennes.
Al Rishq a ajouté que le directeur des renseignements égyptiens « a promis d’adopter les demandes des factions palestiniennes en les considérant  non pas comme des demandes de factions isolées du peuple mais comme les demandes du peuple palestinien lui-même » Il a aussi qualifié la position de L’Egypte de « positif »
Quant à la possibilité que les factions délaissent une quelconque demande en contrepartie d’une extension de trêve, Al Rishq a déclaré que « les factions de la délégation palestinienne ont assuré qu’ils ne délaisseront aucune condition. Ce que nous proposons est minime par rapport aux sacrifices du peuple palestinien et aux massacres commis par l’entité sioniste contre les femmes et les enfants ». Il souligne de même « qu’il est inconcevable que la résistance rendent les armes, car c’est une ligne rouge »
Al Rishq assure que « les factions palestiniennes ne sont pas allé au Caire pour négocier avec l’Egypte comme certains le pensent, mais pour négocier et discuter des affaires palestiniennes afin que les égyptiens les font parvenir aux israéliens. Les israéliens ont bien reçu les demandes et nous attendons une réponse pour la seconde étape »
Le responsable palestinien a noté que si l’occupant refusait les conditions de la résistance  alors « les israéliens feront face à une réponse rude et unifiée de toutes les factions palestiniennes » il s’attend à ce que « l’entité réponde favorablement, mais nous sommes prêt à une réponse commune si l’entité sioniste s’attache au calme en contrepartie du calme  sans prendre les responsabilités des dégâts qu’elle a causé » 

Un soutien de taille en Cisjordanie pour la position d’Al Qassam vis-à-vis de la trêve

Un soutien de taille en Cisjordanie pour la position d’Al Qassam vis-à-vis de la trêve
Dès que le porte-parole des brigades du martyr Azzdine Al Qassam a annoncé les conditions d’extension de la trêve et la procrastination de l’occupant à accepter les demandes de la résistance, les citoyens de Cisjordanie occupée se sont réunis autour des télévisions.
Dans le cadre d’un grand ralliement derrière les positions de la résistance et la confiance en ses choix, une situation de soutien aux positions d’Al Qassam inédite est palpable et remarquable dans chaque ruelle, rue, quartier, village et ville [de Palestine]
La citoyenne Nada Jardat a déclaré à notre correspondant, en commentant la position d’Al Qassam vis-à-vis du renouvellement de la trêve sans [que l’occupant] ne réponde aux demandes justes de notre peuple « nous soutenons la position qui représente un consensus palestinien et ce que déclare la résistance nous représente malgré les blessures et les souffrances »
Elle signale que la résistante et toutes les positions qu’elle adopte sont maintenant les seuls espoirs du peuple palestinien et représentent une réelle arme face  à l’occupation et ses agressions contre notre peuple.
D’un autre côté, Nasser Ouiss a déclaré qu’il a attendu le discours des brigades Al Qassam tout l’après-midi  qu’il considère comme le déterminant de la suie de la bataille. Il assure qu’il a une confiance totale en les choix de la résistance.
Il ajoute « ce qu’a effectué Al Qassam aujourd’hui et le chantage avec l’occupation lors des négociations, n’a pas été vu lors des négociations palestiniennes le long des vingt dernières années. [Les palestiniens] se soumettaient aux chantages de l’occupant sans résister.
Il déclare être sure que la façon que la résistance à de gérer les négociations sur les demandes du peuple palestinien inspire encore plus de confiance et fait en sorte que tout le monde accepte de se réunir autour de la résistance. Tous soutiennent les choix de la résistance
Dans un café de Ramallah, les jeunes s’étaient réunis en attendant le discours d’Al Qassam. Ils ont assuré que c’est exactement les idées que peuple palestinien  partage et que tous soutenaient la résistance.
Le jeune Moumen Abu Ali a déclaré que « nous avions tous eu peur que l’occupant réalise politiquement ce qu’il a échoué à réaliser sur le terrain à cause des souffrances qui ont suivi notre peuple lors des dernières décennies. Surtout que les interlocuteurs arabes ne sont pas favorables à la résistance.
« Mais après ce communiqué, nous avons été rassurés et assurés que la résistance ne renoncera pas aux demandes de notre peuple et qu’elle ne permettra à personne de négliger les demandes humaines du peuple palestinien »
Il termine « Petits et grands, nous soutenons la résistance, les voix qui tente de jouer sur l’ampleur des dégâts ne représentent pas notre peuple et tout le monde prête attention à ses objectifs et ses programmes.
Il souligne que nul n’aime  voir le sang palestinien couler de nouveau mais ce qui est d’autant plus douloureux est que le sang des martyrs aient coulés sans que l’on ai atteint des objectifs à la hauteur de leurs sacrifices.

"Israël" fuit ses propres crimes !

Les occupants sionistes et toutes leurs forces armées ont attaqué la bande de Gaza de tous les côtés, par la mer, par le ciel et par la terre. Pendant quatre semaines, ils ont tout cassé, ils ont tout brisé, ils ont tout dévasté. Tout doit disparaître. Homme. Bâtiment. Maison. Infrastructures. Mosquée. Ecole.
Mêmes les écoles sensées appartenir aux instances internationales, en l’occurrence celles de l’UNRWA, sont frappées.
Il est vrai qu’il n’y a pas eu de réactions concrètes pour stopper ces attaques barbares une fois pour toute. Néanmoins, le monde tout entier a vu les scènes de désolation insupportables. Et durant cette trêve de trois jours, le monde continue à constater les dégâts humains et matériels causés par les bombardements aveugles israéliens.
Même les Américains, les grand parrains d’"Israël", n’ont pu rester silencieux face à ces crimes monstrueux. C’était peut-être la première fois que ces parrains parlent de cette façon et condamnent "Israël" pour ces actes « honteux ».
Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies, est aussi sorti de son silence et a dit il y a quelques jours que le vrai problème reste le blocus. Le blocus reste, restera la cause de la violence, a-t-il confirmé. C’est une vision défendue par les Palestiniens et par leurs résistants, refusée par les occupants sionistes.
Et peut-être pour la première fois, un allié européen, l’Espagne, est allé jusqu’à geler l’envoi de matériels militaires à "Israël".
Pire, au pays fondateur de l’entité sioniste, la Grande-Bretagne, des voix s’élèvent contre cette nouvelle agression affreuse contre Gaza. Le vice-premier ministre Nick Clegg est allé jusqu’à appeler à ne plus fournir d'armes britanniques à "Israël", car ce dernier a dépassé « toutes les limites ».
Auparavant, Saïda Warsi, ministre d’Etat au ministère britannique des affaires étrangères, a annoncé sa démission du gouvernement, en disant qu’elle « n’est plus en mesure de soutenir » sa politique en ce qui concerne la bande de Gaza.
Même la France, le pays pro-sioniste par excellence, a commencé à émettre quelques critiques, bien qu’elles soient timides.
Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, a déclaré, lundi dernier, le 4 août 2014, que le droit d’"Israël" à assurer sa sécurité ne justifie aucunement les massacres commis contre les Palestiniens de Gaza.
Selon l'AFP, Fabius a indiqué dans un communiqué que le droit d’Israël à la sécurité ne justifie pas le meurtre d’enfants ni le massacre de civils.
Tout bien considéré, ces critiques françaises viennent trop tard. C’est la répétition par les politiciens français, le président Hollande en tête, jour et nuit, qu’"Israël" a le droit de se défendre par tous les moyens qui a encouragé "Israël" à aller trop loin dans ses exécutions contre la bande de Gaza et ses habitants, a dit un analyste français à la radio France-Info.
Voyant finalement cette avalanche de critiques tomber sur leurs têtes de tous parts, les occupants sionistes ont été pris de panique et ont pris leurs jambes à leur cou pour fuir en catastrophe l’enclave palestinienne et pour entamer une trêve de trois jours et des négociations quasi directes avec le Hamas et le Djihad Islamique, des mouvements qu’ils considèrent terroristes.
"Israël" fuit la bande de Gaza et ses propres crimes. Avec un peu de bonne intention de la part de ce qu’on appelle la communauté internationale, les criminels de cette guerre menée contre les civils de Gaza pourront être trainés devant le tribunal international de la justice.
 Département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)7 août 2014

Le Hamas: les factions n'ont pas accepté la prolongation de la trêve et continuent à négocier

Le Hamas a annoncé le rejet des factions de la résistance de prolonger la trêve, en ajoutant qu'elles poursuivent le processus de négociation.
Le porte-parole du mouvement Dr. Sami Abou Zouhri a déclaré dans un communiqué de presse, dont une copie a été reçue par le « Centre Palestinien d’Information» aujourd’hui, que « les factions ont refusé la prolongation de la trêve et continuent à négocier ». 
Ce rejet a eu lieu après l'expiration de la trêve humanitaire de 72 heures qui a été conclue entre la résistance et l’occupation sioniste dans cette agression qui a commencé depuis 33 jours et qui a entrainé jusqu’à présent la mort de 1900 palestiniens et la blessure de près de neuf mille autres dans des bombardements sionistes continus dans la bande de Gaza, tandis que la résistance a infligé à l’occupation de lourdes pertes dans les rangs de ses officiers, de ses soldats et de son système militaire en plus de l'épuisement économique, selon la reconnaissance des leaders de l’occupation et ses médias.

Netanyahu a menacé: les combats à Gaza ne sont pas achevés

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a menacé que son armée répondrait avec plus de fermeté dans le cas où la résistance reprend les bombardements des villes et des sites militaires sionistes immédiatement après la suspension du cessez-le-feu à huit heures du matin
La radio publique israélienne a cité que Netanyahu a déclaré à la chaine américaine "Fox" ce matin (8-8) qu’il n'était «pas convaincu par la fin des combats dans la bande de Gaza ». 
Netanyahu a aussi souligné la possibilité de parvenir à une solution pacifique mais a déclaré que «cela dépend du Hamas ». 
Dans un autre contexte, la radio a indiqué que la délégation sioniste concernée par les négociations sur la mise en œuvre d'une trêve dans la bande de Gaza est retournée à nouveau au Caire hier soir pour le suivi de ses communications avec la partie égyptienne à la veille de l'expiration de la trêve déclarée dans la matinée. 
Les Brigades Al-Qassam ont affirmé, de leur coté, qu’elles ne mettront pas fin aux combats sans la levée du siège imposé à la bande de Gaza et la création d'un port dans le secteur. 
Abu Ubaida, dans un discours télévisé jeudi soir (07-08), a déclaré: «Nous pensons que nos demandes n'ont pas besoin de négociations. Ce sont des droits fondamentaux garantis par les lois et les normes internationales, et nous appelons l'équipe de négociation au Caire à ne pas prolonger le cessez-le-feu qu'après l’acceptation des exigences de notre peuple, en particulier le port. Si la délégation sioniste donne une approbation préliminaire, nous pourrons négocier plus tard sur les détails ». 
Abou Ubaida a aussi souligné : « nous demandons à la délégation de se retirer des négociations et mettre fin à ce jeux dans le cas où l'occupation ne répond pas à ces demandes, soulignant que la résistance est en mesure d'imposer ses conditions et les exigences de son peuple ».

L’occupation prétend la chute de deux roquettes sur "Eshkol" et le Hamas nie

L'occupation sioniste a prétendu la chute de deux roquettes palestiniennes à l’aube d’aujourd’hui (8-8) dans les environs du Conseil régional de la colonie d’"Eshkol" au sud de la Palestine occupée, à l'est de la bande de Gaza.
Deux roquettes ont été tirées, selon les prétextes de la septième chaine sioniste, à environ quatre heures ce matin et ont atterri sur le Conseil régional d’Eshkol. 
Elle a souligné que la chute des roquettes n'a causé ni victimes ni dégâts, tandis que les sirènes d'alerte se sont déclenchées dans le voisinage de la zone. 
De son coté, le mouvement de la résistance islamique "Hamas" a nié les prétentions de l’occupation présumant les tirs des deux roquettes. 
Le porte-parole du Hamas Sami Abu Zuhri a déclaré dans un bref communiqué sur sa page «Facebook» que les allégations concernant le lancement de deux missiles ne sont que des mensonges sionistes. 
Cette allégation a été déclarée deux heures avant la fin du cessez-le-feu temporaire qui a été annoncé mardi matin pendant 72 heures sous les auspices de l'Egypte.

Blessure de deux colons dans des bombardements de la résistance

Deux colons ont été blessés aujourd’hui (8-8) par la chute d'une roquette locale tirée depuis la bande de Gaza sur l'une des colonies de "Chaer Néguev".
La dixième chaine a décrit la blessure de l’une des victimes comme étant grave, tandis que l’autre a été décrite de légère. 
Une autre roquette a atterri plus tard dans un espace ouvert à proximité de l'une des colonies autour de la bande de Gaza ce qui a causé un incendie à l'endroit. Les pompiers essayent encore de l’éteindre.

L’occupation enquête avec 26 prisonniers de Gaza dans la prison d'Ashkelon

Le ministère des détenus et ex-détenus a déclaré aujourd'hui dans un communiqué que 26 prisonniers de l'ensemble des prisonniers qui ont été arrêtés au cours de la récente agression israélienne sur la bande de Gaza sont soumis à l’enquête dans la prison d'Ashkelon.
Le ministère a fait appel aux familles de ces prisonniers pour se diriger à la direction du Ministère des prisonniers dans la ville de Gaza afin qu'ils puissent poursuivre le statut juridique de ces détenus et leur situation en général.

Le premier martyr après la fin de la trêve : Un enfant de 10 ans

Un enfant palestinien a été tué et 11 autres ont été blessés ce matin dans des bombardements sionistes qui ont touché plusieurs cibles dans la bande de Gaza, ce qui porte le nombre de morts de l'agression à 1894.
Ashraf El-Qudra, porte-parole du ministère palestinien de la Santé, a déclaré dans un communiqué de presse que l'enfant Ibrahim Dawawsa est mort ce matin en raison du ciblage de l'armée israélienne d'une mosquée dans la bande de Gaza.
Il a poursuivi: «L'enfant Ibrahim est le premier martyr après la trêve, et avec la poursuite des bombardements israéliens nous sommes en face d'une scène sanglante ».
Il a ajouté que 11 citoyens, dont des enfants, sont arrivés aux hôpitaux du secteur blessés.
L'armée sioniste a repris ce matin le lancement des raids sur la bande de Gaza, au milieu du vol intensif des hélicoptères et des avions de guerre après la fin de l'accalmie temporaire de l'accord de cessez-le-feu entre les factions palestiniennes et «Israël».
L'occupation a lancé plusieurs raids sur différentes parties de la bande de Gaza ciblant les terres agricoles et un certain nombre de maisons. Les derniers raids ont visé deux maisons appartenant aux familles "Dahdouh," et "Siam", au sud de la ville de Gaza. La mosquée Nour Mohammadi dans le quartier Sheikh Radwan dans le nord de la bande de Gaza a aussi été ciblée.

Arrestations et perquisitions dans les villes et villages de la Cisjordanie

Une grande force de l'armée israélienne a arrêté aujourd’hui (8-8) un jeune homme et deux garçons du village de Wadi Fukin, à l'ouest de Bethléem, les a menottés et bandé les yeux puis les a transféré vers une destination inconnue.
Le chef du conseil du village de Wadi Fukin Ahmed Sokar a indiqué que les forces d'occupation ont arrêté Nadim Ibrahim Nadim Manasrah (18 ans), Majed Mohammed Manasrah (17 ans) et Muhannad Youssef Haroub (16 ans) après des raids effectués sur leurs maisons. 
A Jénine, les forces d'occupation israéliennes ont attaqué tôt ce matin les maisons situées dans les villes d’Areqah et Zaboubah, les ont inspectées, ont confisqué les affaires personnels se trouvant à l’intérieur, ont enquêté avec les citoyens et les ont agressés. 
Des témoins ont déclaré que les forces d'occupation israéliennes ont arrêté, hier soir, le jeune Ibrahim Omar Yahya (22 ans) de la ville d’Areqah au sud de Jénine pendant son séjour dans la ville d’Umm al-Fahm. Après son arrestation, elles ont perquisitionné la maison de sa famille dans le village d’Areqah, ont interrogé son père et ont confisqué des ordinateurs personnels à son domicile puis ont agressé sa famille. 
Les autres forces d'occupation ont aussi pris d'assaut le village de Zaboubah à l’ouest de Jénine et ont perquisitionné une maison appartenant à Hassan Ziad Abou Zeytoun, l’ont fouillée et ont agressé les habitants.

Les brigades Al Qods : l’occupant ne réalisera pas politiquement ce qu’il a échoué à réaliser sur le

Les brigades Al Qods, la branche armée du mouvement Djihad Islamique, ont assuré que l’occupant sioniste a fini la trêve humanitaire sans accepter les demandes de la résistance palestinienne.
Dans un communiqué officiel, les brigades Al Qods ont tenu l’occupation sioniste responsable de la fin de cette trêve en déclarant « l’occupant ne réalisera pas politiquement ce qu’il a échoué à réaliser sur le terrain »
La trêve, qui a durée trois jours, a pris fin ce vendredi 8 aout au matin, heure de Gaza, n’a pas été renouvelée et les conditions de la résistance palestinienne n’ont pas été accepté.
La bande de Gaza est victime depuis le 7 juillet dernier d’une vaste  agression militaire sioniste qui largue des milliers de raids aériens, terrestres et maritimes. Près de 1900 palestiniens ont été tués lors de cette agression et des milliers d’autres ont été blessés, des centaines de maisons ont été détruites et de multiples massacres ont eu lieu.

Sources sionistes : Depuis ce matin 40 roquettes ont été tirés depuis Gaza

Des sources sionistes ont affirmé que plus de 40 roquettes ont été tiré depuis Gaza vers des sites sionistes depuis ce vendredi 8 aout matin juste après le fin de la trêve temporaire qui a été proposée par l’Egypte et qui a duré trois jours.
La radio générale sioniste a déclaré que deux colons ont été blessés, l’un moyennement et l’autre légèrement lors de la chute des roquettes.
Selon la radio, les deux blessés ont été transportés à l’hôpital Soroka à Bir Seba afin de se faire soigner. Des dégâts matériels sont aussi à déplorer.
Une source sécuritaire sioniste a prétendu que « le mouvement Hamas n’a pas saisi le message qui lui était adressé par le gouvernement sioniste. En cas de tirs de roquettes depuis Gaza nous riposterons »
L’armée de l’occupation sioniste a renouvelé les raids aériens terrestres et maritime contre différentes zones de Gaza depuis ce matin. Un enfant de 10 ans a été tué et plus de 15 personnes ont été blessés.

Racheq: nous n'avons plus reçu la réponse israélienne sur nos demandes

Le membre du Bureau politique du mouvement du Hamas, Izzat Racheq, a confirmé que la délégation palestinienne pour les négociations au Caire est toujours en attente d'une réponse israélienne sur le papier de nos demandes.
Dans ses déclarations de presse, Racheq a déclaré le vendredi 8/8: "Jusqu'à ce moment la délégation palestinienne n'a pas reçu la réponse d'Israël à l'une des demandes de notre peuple".
Il a ajouté que le côté israélien élude et essaie de perdre le temps, et donc il assume l'entière responsabilité de l'échec de parvenir à un accord.
Il est à noter que le côté israélien négocie avec la délégation palestinienne à la médiation égyptienne sur un papier de demandes unifiées préparé par la délégation palestinienne et comprend 10 exigences de la résistance afin de convenir d'une trêve dans la Bande de Gaza, y compris la fin du blocus imposé sur Gaza, la création d'un port de mer, la reconstruction de la Bande de Gaza et la libération des prisonniers libérés dans le cadre de l'opération de l'échange de prisonniers et le dernier lot de vieux prisonniers. 

jeudi 7 août 2014

L'ONU appelle à une aide généreuse et rapide pour reconstruire Gaza

6 août 2014 – Alors que le cessez-le-feu à Gaza continuait d'être respecté mercredi, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé les Etats membres à apporter une aide généreuse et rapide pour la reconstruction et les besoins humanitaires les plus pressants.
« Il semble que le cessez-le-feu attendu depuis longtemps est respecté. Pour le moment, les tirs de roquettes quasi incessants par le Hamas et de missiles et mortiers par Israël ont cessé. Nous espérons que les parties vont pleinement respecter le cessez-le-feu », a dit le Secrétaire général lors d'une réunion informelle de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la situation à Gaza.
« J'appelle les parties à entendre l'appel de la communauté internationale à retourner à la table des négociations afin de mettre fin au conflit entre Israéliens et Palestiniens », a-t-il dit.
Il a remercié ceux qui ont permis d'obtenir ce cessez-le-feu, notamment l'Egypte, les Etats-Unis, le Qatar, la Turquie, la Ligue des Etats arabes, et l'Union européenne.
« Le grand nombre de morts et les importantes destructions à Gaza ont choqué et fait honte au monde », a dit M. Ban. Plus de 1.800 Palestiniens ont été tués, essentiellement des civils. Trois civils israéliens ont été tués et 64 soldats israéliens.
Selon le Secrétaire général, les combats ont soulevé de sérieuses questions sur le respect des principes de proportionnalité inscrits dans le droit international humanitaire. Il a, une nouvelle fois, vivement dénoncé les attaques ayant visé des locaux de l'ONU abritant des civils. « Ces attaques étaient scandaleuses, inacceptables et injustifiables », a-t-il dit.
Le fait que des armes aient été trouvées dans un petit nombre de bâtiments abandonnés et que des roquettes aient été tirées par le Hamas près de bâtiments de l'ONU ne justifient, selon lui, en aucun cas la mise en danger de milliers de civils.
« Le droit humanitaire international réclame clairement la protection par toutes les parties des civils et des bâtiments civils, y compris les employés de l'ONU et les locaux de l'ONU », a-t-il souligné. « Notre drapeau de l'ONU doit être respecté et assurer la protection à ceux qui en ont besoin. »
Le Secrétaire général a remercié les employés de l'ONU à Gaza pour leur bravoure et leur sacrifice. Il a rendu hommage à ceux qui sont morts lors des affrontements. Jeudi, le drapeau de l'ONU sera mis en berne en leur mémoire.
« La tâche immédiate face à nous est de répondre aux besoins humanitaires de la population de Gaza », a souligné le Secrétaire général. « Nous sommes face à un effort de reconstruction énorme. »
« J'appelle tous les Etats membres à répondre rapidement et généreusement aux appels lancés par l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et l'Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) pour répondre aux besoins humanitaires les plus pressants. »
De son côté, la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires, Kyung-Wha Kang, a souligné mercredi que le système de santé publique à Gaza était au bord de l'effondrement et que les dégâts causés au système d'eau et d'assainissement étaient immenses.
« Une implication internationale significative et durable est nécessaire pour réparer les dommages causés à l'infrastructure et pour restaurer les moyens de subsistance », a dit Mme Kang.
Pour sa part, le Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, a estimé qu'il fallait de toute urgence aider les parties en conflit à retrouver le chemin des négociations.
« L'escalade juste derrière nous, ajoutée à la situation tendue en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, est un avertissement concernant la sombre réalité devant nous si nous ne luttons pas contre le glissement vers une réalité à un Etat sur le terrain et si nous ne ravivons pas l'espoir et la perspective d'une solution à deux Etats, Israël et Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité », a-t-il dit. 

Majed Bamya : « les positions européennes face à la tragédie que vivent les palestiniens à Gaza sont incompréhensibles

Majed Bamya, le 6 aout 2014

Majed Bamya est diplomate palestinien. Dans une lettre qu’il a publié sur sa page facebook, il revient sur la position incompréhensible de l’Union européenne face à l’offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza. Pour lui, l’Union européenne renonce à son engagement et ses efforts pour la construction de la Palestine tout en encourageant l’impunité d’Israël.
J’ai choisi l’Europe pour faire mes études de droit, la France en particulier. J’ai ensuite vécu six ans à Bruxelles où j’ai travaillé plus d’un an au Parlement européen, pour ensuite rejoindre la Délégation générale de la Palestine en tant que diplomate. Souvent, on m’interroge sur telle ou telle position européenne. Conscient des enjeux et lucide sur les dynamiques de prises de décision de l’Union européenne, je réponds : « les Etats sont divisés et cherchent avant tout à obtenir une position commune. Tout langage est longuement négocié. Chaque déclaration est le résultat d’un fragile équilibre... ». Toutefois, depuis l’agression israélienne contre la bande de Gaza, je ne cherche plus d’explications et reçois les prises de position européennes comme autant de reniement, voire de trahison. Les mots sont durs, n’est-ce pas, mais les miens au moins ne tuent pas.
Mes collègues européens à Bruxelles et dans les capitales me connaissent, ils savent que je crois au rôle et à l’apport de l’Europe et que j’œuvre à ma petite échelle au rapprochement entre l’Europe et la Palestine. Oui, l’Europe a fait beaucoup ces 30 dernières années pour la Palestine et pour son peuple afin que nous ayons notre Etat et que nous puissions vivre dignement, même si paradoxalement, l’Union Européenne n’a pas encore reconnu l’Etat qu’elle nous a aidé à construire. Sur l’essentiel des questions politiques, nos positions et les positions européennes sont quasiment alignées, car basées sur le droit international. C’est bien pour cela que je trouve les positions européennes face à la tragédie que vivent les palestiniens à Gaza incompréhensibles, parce qu’elles viennent anéantir ce que l’Union Européenne a aidé à construire : la Palestine. Dans cette guerre, ce n’est pas le Hamas qui est visé. La cible de la puissance occupante et coloniale israélienne a toujours été la Palestine et son peuple, quel que soit le prétexte utilisé. Après ces décennies d’engagement pour la paix au Proche-Orient, l’Union européenne est-elle réellement incapable de voir cette réalité où préfère-t-elle simplement continuer à la nier ?
Le consensus européen s’est construit immédiatement autour de l’affirmation du droit d’Israël à se défendre et de la condamnation des roquettes. La déclaration du Conseil de l’Union européenne du 22 juillet est sans équivoque et les différentes déclarations de dirigeants européens lui font écho. Aussi, l’Union regrette les morts palestiniens mais refuse d’imputer expressément la responsabilité de ces morts aux attaques israéliennes. J’ai lu et relu les différentes déclarations et la conclusion est sans appel, Israël s’en est servi comme d’un blanc-seing à sa politique criminelle. Est-ce qu’un Etat qui occupe un autre, et qui impose un siège à 1,8 millions de personnes ne crée pas les conditions mêmes de son insécurité et ne peut donc pas se prévaloir de son droit à se défendre ? Depuis quand le droit de se défendre autorise-t-il à commettre des massacres, tuer des civils, y compris des familles entières ? N’avons-nous pas le droit de nous défendre ? N’y-a-t-il pas en droit international un droit à la résistance, y compris militaire ? Fallait-il attendre qu’il y ait plus de 1850 Palestiniens tués par Israël, dont plus de 400 enfants, que les écoles de l’ONU, les hôpitaux, la principale centrale électrique soient bombardées pour commencer à critiquer Israël ?!
Je me souviens alors que je plaidais pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes et notamment depuis 2006 contre le boycott européen du gouvernement formé par celui-ci, mes collègues européens me disaient : « Mais ils tuent des civils ! ». Que dire alors d’un Etat dont le premier partenaire économique est l’Union européenne, et qui tue depuis ces dernières semaines maintenant jusqu’à parfois cent civils par jour ? A quand des sanctions contre la puissance occupante israélienne ? L’impunité d’Israël tue, et il faut y mettre un terme. C’est cette impunité qui a permis à Israël de commettre des massacres à répétition, de poursuivre son siège illégal contre notre peuple à Gaza, et sa colonisation de nos terres, autant de crimes de guerre contre un peuple qui aspire à vivre librement et dignement sur sa terre.
Tous les états européens membres du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies se sont abstenus lors du vote d’une résolution prévoyant l’envoi d’une commission d’enquête composée d’experts internationaux pour vérifier les violations du droit international commis ces dernières semaines. Comme à l’occasion du vote pour l’Etat palestinien à l’ONU, si le prix de l’unité est le silence, autant que chacun reprenne sa voix.
Les Palestiniens ont souvent regardé vers l’Europe avec espoir. Et au cours des trois dernières décennies, ils ont réussi à construire avec ceux, pourtant en partie responsable de leur Nakba et de leurs drames, une relation de partenariat et d’amitié. Aujourd’hui, le regard des palestiniens est rempli de colère, de larmes, d’incompréhension. Et à la question qu’ils me posent avec insistance « pourquoi l’Europe agit ainsi ? », je n’ai qu’une réponse : par lâcheté.
Nul ne peut se cacher désormais derrière un appel aux négociations délégitimées par la poursuite de la colonisation et de l’occupation. Les négociations n’ont de sens qu’une fois que la puissance occupante a décidé de mettre fin à son occupation et qu’elle le démontre, or Israël nous a démontré à chaque fois le contraire. Car on l’oublie parfois, mais il ne s’agit pas d’un conflit de bon voisinage où on appellerait les voisins à venir délimiter chacun son terrain, il s’agit bien d’un déni des droits d’un peuple, d’une occupation illégale, d’une lutte pour la liberté.
Il faut donc isoler le pouvoir colonial en Israël comme fut isolé le gouvernement d’apartheid en Afrique du Sud, et un jour pas très lointain, tous les Etats seront amenés à faire un choix clair : soit la complicité avec l’apartheid, soit le soutien à la fin de l’oppression. Les peuples européens qui ont manifesté massivement en solidarité avec la Palestine et les citoyens qui ont relayé les appels au boycott-désinvestissements-sanctions ont fait leurs choix. Il serait largement temps que les gouvernements européens s’en inspirent.
http://www.plateforme-palestine.org 

Gaza : Crimes de guerre à Khouza’a

Pierre Barbancey pour l’Humanité, le 6 aout 2014

Révélations sur un crime de guerre à Khouza’a

Corps amoncelés dans une maison, cadavres avec les pieds liés… Les témoignages révèlent les horreurs commises par l’armée israélienne.
Gaza (Palestine), envoyé spécial. Les habitants du village de Khouza’a, qui jouxte la frontière avec Israël, à l’est de Khan Younès, n’ont pu regagner leurs habitations, ou ce qu’il en reste, que le vendredi 1er août. Malgré de multiples tentatives les jours précédents, ils ont dû attendre une trêve et le retrait des chars israéliens qui barraient l’accès. Ce qu’ils ont découvert a dépassé toutes les horreurs. Cette localité de 13 000 habitants, connue pour être un havre de paix dans cette rude bande de Gaza, a été quasiment rasée par le flot de bombes et de missiles qui s’est abattu dès l’offensive terrestre israélienne. «  Lorsque je suis revenu, je n’arrivai même pas à me repérer. On ne nous traite pas comme des êtres humains  », certifie Jamal Al Najjar. L’Humanité a rendu compte du calvaire vécu par ces Palestiniens, dont certains ont été arrêtés, frappés, détenus pendant trois jours pour interrogatoire sans que quiconque ne parle d’«  acte barbare  ». Les récits qui suivent se sont déroulés durant les deux dernières semaines.

L’armée israélienne empêchait les secours d’accéder à la zone

La vérité sur ce qui s’est passé à Khouza’a commence à éclater, terrible. Sous les décombres, de nombreux corps ont été retrouvés  : des habitants coincés, incapables de fuir, pris au piège sous le déluge de bombes. Un cas de crime de guerre caractérisé. D’autant que même les secours n’ont pu accéder à la zone, empêchés par l’armée israélienne. Un des quartiers de ce gros village est essentiellement occupé par une famille étendue, les Al Najjar. Nous rencontrons Ahmed, qui nous emmène dans une maison, en lisière du village, face à la frontière. Dans la salle de bains une odeur pestilentielle se dégage encore. Le sol est d’un noir de sang séché mélangé à de la poussière. Sur les carreaux blancs des murs, des éclaboussures de sang et des dizaines d’impacts de balles. À l’extérieur, le mur ne présente aucune trace. C’est là qu’Ahmed a retrouvé son fils Bilal, 22 ans, couché sous un amoncellement de corps. Ils étaient six. Selon les renseignements obtenus par le père, Bilal et ses camarades ont été arrêtés dans les rues et ont été emmenés dans la maison par des forces spéciales. «  C’étaient des civils. Un de mes fils a reconnu son frère à cause de ses chaussures parce que les cadavres étaient en état de décomposition  », affirme-t-il. Quand bien même ce seraient des combattants, leur mort, une exécution sommaire, s’apparente, là encore, à un crime de guerre. Les identités des cinq autres ne sont pas connues. «  Nous les avons enterrés tous ensemble avec des numéros pour pouvoir l’indiquer à leurs familles après la guerre  », dit Ahmed. Autre témoignage, quelques rues plus loin. Celui de Mohammed Al Najjar, 62 ans, qui a retrouvé son beau-fils, Wasfi, 27 ans, mort à même le sol, près de la mosquée Ibed el Rahman. «  Il avait les pieds liés par une corde et un trou au milieu du front  », décrit-il avec émotion. «  Depuis 1967, j’ai vécu plus d’une guerre menée par les Israéliens. Mais ça n’a jamais été comme ça. Ils veulent nous effacer de l’humanité.  » La femme de Wasfi, enceinte, doit maintenant élever ses deux enfants toute seule. L’histoire de Bassam Al Najjar, 31 ans, est tout aussi éloquente au sujet des exactions commises par l’armée israélienne à Khouza’a. «  Le jour de l’invasion terrestre, beaucoup de gens du quartier se sont regroupés. Nous étions environ 170, hommes, femmes, enfants, dans une maison où nous pensions être à l’abri des bombardements. Mais le patio a été touché et nous nous sommes réfugiés dans la maison mitoyenne où nous pouvions entrer sans sortir dans la rue. Mais au milieu de la nuit, les obus sont tombés de façon encore plus intense. Nous avons tenté de joindre la Croix-Rouge et des leaders palestiniens, qui nous ont dit que les Israéliens n’acceptaient pas notre évacuation. Vers 6 h 30, le matin du 25 juillet, nous avons pris le risque de sortir. Nous avons brandi un drapeau blanc et avons commencé à marcher vers Abassane. Nous sentions des balles siffler au-dessus de nos têtes. Des éclats ont blessé légèrement un homme du groupe. C’est alors que nous avons aperçu un char. On s’est tous mis à genoux, les mains en l’air. On est resté environ une heure comme ça. Le char tirait au-dessus de nous et lançait des bombes qui faisaient du bruit, sans éclats. Mais un homme de 55 ans, Mohammed, a été touché au côté droit de la poitrine. Il était juste à côté de moi. Je n’ai rien pu faire. Il a agonisé pendant dix minutes puis est mort. Par la suite, le char a avancé vers nous. On pensait qu’on allait mourir. Un soldat est sorti de sa tourelle, nous a filmés puis a demandé, en arabe, que l’un d’entre nous vienne discuter. Nous avons envoyé Haytham Al Najjar avec un drapeau blanc. On nous a ensuite autorisés à partir après que les hommes et les adolescents ont soulevé leurs chemises pour montrer qu’ils n’avaient pas d’armes ni d’explosifs. Nous avons emmené le corps de Mohammed mais même à ce moment-là ils tiraient au-dessus de nos têtes.  » Tous aujourd’hui pleurent leurs morts et la destruction de leur village. Ils sont encore logés dans des écoles de l’ONU, dans le dénuement le plus total. Tous se demandent si on leur rendra justice. «  Je n’aurais jamais pensé qu’en 2014 une armée puisse agresser un peuple de cette manière  », dit Bassam, le visage dur.
Source : http://www.humanite.fr/gaza-crimes-de-guerre-khouzaa-548957#sthash.59ygxQvo.dpuf

mercredi 6 août 2014

Grande-Bretagne : le boycott d'Israël gagne du terrain

De notre correspondante à Londres,
La pression monte contre Israël en Grande-Bretagne. Dimanche, Ed Miliband, le leader du Parti travailliste, fils de réfugiés juifs polonais dont une partie de la famille vit en Israël, déclarait que le pays "était en train de perdre ses amis au sein de la communauté internationale". Le lendemain, c'était au tour du Premier ministre David Cameron, jusque-là très circonspect sur la question, de dénoncer l'action d'Israël, déclarant au micro de la BBC qu'il était "immoral et illégal" de cibler la population civile de Gaza.
Mais si tous deux restent opposés au boycott d'Israël, cette solution gagne de plus en plus de partisans en Grande-Bretagne. Le 5 juillet dernier, les membres d'Unite, le plus grand syndicat britannique, ont ainsi voté en faveur de l'adoption d'un embargo "similaire au boycott des produits venant d'Afrique du Sud durant l'époque de l'apartheid" : une première de la part d'une organisation publique en Europe.
Le mouvement gagne aussi du terrain dans le monde des affaires : la chaîne de grands magasins John Lewis a par ailleurs récemment cessé de distribuer les produits de la compagnie israélienne Sodastream, dont l'usine est située dans une colonie en Cisjordanie. Quant à la société de sécurité privée GS4, elle a annoncé qu'elle ne renouvellerait pas le contrat qui la lie au système carcéral israélien quand il expirera en 2017.
La communauté scientifique et artistique n'est pas en reste. Le réalisateur Mike Leigh et l'auteur Iain Banks sont depuis plusieurs années de fervents partisans d'un boycott intellectuel d'Israël, tandis que l'appel au boycott musical lancé en 2010 par Roger Waters, le leader du groupe Pink Floyd, a mené à l'annulation de concerts prévus à Tel-Aviv par Elvis Costello et le groupe Gorillaz, entre autres.
En mai dernier, le célèbre scientifique Stephen Hawking a rejoint le mouvement en choisissant de boycotter publiquement une conférence scientifique organisée par Israël. Une récente lettre ouverte au Premier ministre appelant au boycott du commerce des armes entre la Grande-Bretagne et Israël a par ailleurs reçu 21 000 signatures de membres reconnus de la communauté artistique britannique, parmi lesquels la créatrice de mode Bella Freud, la journaliste Jemima Khan, les musiciens Brian Eno et Bryan Adams, les écrivains Will Self, Hanif Kureishi et Esther Freud, et l'acteur David Morrissey.

L'arrêt des exportations d'armes vers Israël par l'Europe sans effet ?

L’Espagne et le Royaume-Uni ont annoncé, le 4 août, la révision de leur politique d’exportation d’armes vers Israël en raison du conflit à Gaza, preuve que les États-Unis ne sont pas les seuls à équiper Tsahal.

Contrairement aux idées reçues, les États-Unis ne sont pas les seuls à vendre des armes à Israël. Réagissant au conflit à Gaza, deux pays européens, l’Espagne et le Royaume-Uni, ont annoncé, lundi 4 août, leur décision de revoir leurs exportations de matériel militaire vers l’État hébreu.
Madrid a choisi de suspendre totalement ses ventes d’armes à Israël. Mais la mesure est plus symbolique qu'autre chose car elle ne représente que cinq millions d’euros. Le Royaume-Uni ne va pas aussi loin. Le gouvernement britannique a seulement annoncé vouloir s’assurer que l’équipement militaire livré ne serait pas utilisé à Gaza. Mais dans le cas britannique,  les sommes en jeu citées par le "Financial Times" sont bien plus importantes puisqu'il s'agit de 8 milliards de livres sterling (10 milliards d'euros, 13 milliards de dollars).
Ce montant a de quoi surprendre. Le Royaume-Uni aurait-il détrôné les États-Unis ? Washington ne vend, en effet, qu'entre 2,5 et 3 milliards de dollars de matériel militaire à Israël. "C’est vrai que le chiffre avancé par Londres est étonnant, mais il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit pas de matériel livré mais d’autorisation d’exportation [c’est-à-dire la valeur des licences pour d’éventuels exportations, NDLR], qu’on ne connaît pas leur durée de validité et qu’on ne sait pas non plus si ce montant englobe les licences accordées à des filiales d’entreprises israéliennes implantées au Royaume-Uni”, explique Pieter Wezeman, chercheur sénior, spécialiste des ventes d’armes au Stockholm International Peace Institute (SIPRI). Pour lui, les véritables exportations d'armes britanniques vers Israël sont bien moins importantes.
La France petit joueur, l’Allemagne dans la cour des grands
L’Espagne et le Royaume-Uni ne sont pas les seuls pays européens qui fournissent du matériel militaire à Israël. La France, par exemple, a accordé en 2012 des autorisations d’exportations d’une valeur de plus de 200 millions d’euros. Elles concernent, essentiellement, des roquettes, missiles, aéronefs et du matériel électronique (guidage, brouillage de radar etc.). Mais comme Madrid, Paris n’est qu’un petit joueur.
Outre les États-Unis, le seul autre pays à avoir un poids relativement important dans ce commerce avec Israël est l’Allemagne. Berlin “vend des sous-marins et les moteurs pour les tanks israéliens”, explique Pieter Wezeman. Le circuit des exportations de moteurs est cependant cocasse. Ils sont produits en Allemagne puis envoyés “aux États-Unis où ils sont assemblés afin de pouvoir être considérés comme des produits d’exportations américains qu’Israël peut payer avec l’argent avancé chaque année par Washington à Tel Aviv pour s’équiper”, précise cet expert du SIPRI.
Et puis au fil du temps, Israël a développé un complexe militaro-industriel très performant, lui permettant d'être indépendant dans bien des secteurs. “Israël est très fort pour tout ce qui concerne les équipements radars, le matériel pour le renseignement et les puces électroniques”, précise Pieter Wezeman. Le pays est aussi à la pointe de la conception de drones, même si Tel Aviv achète certains composants, comme les moteurs, à l’étranger, notamment au Canada. Le grand point faible d’Israël concerne les avions de chasse, de transport et les navires. “C’est trop lourd et coûteux à construire pour un petit pays”, explique Pieter Wezeman. D’où l’intérêt de Tel Aviv pour les sous-marins allemands, par exemple.
Réduire les importations plutôt que les exportations
Pour l’instant, Israël peut continuer à mener son opération contre le Hamas à Gaza sans craindre d’être à court de munitions… ou autres matériels militaires. “Les États-Unis et l’Allemagne n’ont montré aucun signe d’une volonté de réduire leurs exportations d’armement vers Israël”, souligne Pieter Wezeman. Pour ce spécialiste, tous les autres pays peuvent bien décider d’arrêter de livrer du matériel à l’État hébreu, “ça ne changera rien à la situation”.
Mais si réduire les exportations ne changera pas grand chose, baisser les importations de matériels militaires conçus en Israël pourrait être plus efficace pour les pays européens voulant protester contre la violence à Gaza, d'après Pieter Wezeman. Le commerce d’armes rapporte, en effet, environ sept milliards d’euros à Tel Aviv tous les ans et environ 10 % de ces exportations sont destinés à des pays européens.